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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 16:10

 

 

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo) 2014-03-13 13:57:17 - Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a appelé l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à interpeller la communauté internationale pour qu’elle vienne aider financièrement et en troupes la Centrafrique


Denis Sassou N'Guesso a lancé cet appel au cours d'une audience mercredi à Oyo (environ 415 km de Brazzaville avec l'Envoyé spécial du secrétaire général de l'organisation international de la Francophonie en Centrafrique, Louis Michel, qui avait fait une escale à Brazzaville en route pour la Centrafrique. 


Le président Denis Sassou N'Guesso a partagé avec l'envoyé spécial de l'OIF sur la nécessité de l'urgence d'une aide de la communauté internationale à la Centrafrique afin que cet Etat fortement touché par l'instabilité politico-institutionnelle depuis mars 2013 assure son fonctionnement.


« Nous avons eu un échange de vue et il m'a fourni des informations sur un certain nombre de problèmes. Il a insisté très fortement pour que, je lance un appel à la communauté internationale, pour qu'elle aide en troupes massivement et financièrement la Centrafrique », a –t-il dit.


« Il existe dans ce pays des problèmes de paiement des fonctionnaires, des enseignants qui sont des questions extrêmement importantes »,a déclaré Louis Michel
Par ailleurs, les deux hôtes ont également abordé la question des troupes militaires africaine et française en mission de rétablissement de la paix en RCA.


Selon Louis Michel, le chef de l'Etat Denis Sassou N'Guesso a fait remarquer « le rôle important que les troupes africaines jouent dans la sécurisation de la RCA auprès de troupes françaises ».


En outre a indiqué l'envoyé spécial de l'OIF en Centrafrique : « Denis Sassou N'Guesso, a salué l'action des troupes », en soulignant : « qu'il faudrait que la communauté internationale mesure la contribution d'un certain nombres de pays africains dans ce conflit et ne pas avoir une conception qui n'est pas juste, et ne pas laisser le conflit en RCA s'orienter vers une guerre de religion, une guerre de culture.» 


« Il y a 6 000 militaires africains en RCA dont plus de 1000 Congolais et 2 000 militaires français », a précisé Louis Michel.


Le Congo dont le président est médiateur de ce conflit depuis son déclenchement en mars 2013 avait sous le premier président de la transition dans ce pays Michel Djotodia prêté une somme de 25 milliards de FCFA


Il vient aussi de faire don de 5 milliards de FCFA à ce pays pour qu'il retrouve son équilibre financier.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=510429#sthash.rNMyLzde.dpuf

L'OIF invitée à s'activer pour un retour de la paix en Centrafrique
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 16:07

 

 

 


 

13/03/2014 à 08:00

 

En République centrafricaine comme ailleurs, la France néglige l'importance du fait religieux. A ses risques et périls... L'analyse de Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine à Paris I 

 

Un récent colloque d'histoire à la Sorbonne, sur le thème "Religion et diplomatie", a rappelé l'importance de cet angle mort des relations internationales. Depuis la guerre froide, la religion n'a pas été étudiée en tant que telle dans le champ de ces relations, sauf au titre de décor culturel. Résultat: les élites parisiennes, "sorties du religieux", ont tardivement compris la dynamique du clergé chiite iranien dans la révolution de 1979, puis, dans les années 1980, la dynamique catholique de la révolte polonaise anti-soviétique. De nos jours, le prosélytisme agressif de nos "amis" wahhabites -QatarArabie Saoudite- est perçu comme un aimable folklore. L'armée française en combat pourtant les effets au Mali, et demain en Libye. 

 

Occulter un moteur aussi essentiel des sociétés humaines est risqué. Car à regarder le monde au prisme d'un "rationalisme" qui peine à dépasser la France et la Belgique (1% de la population mondiale), l'action internationale française agit à tâtons. Les hommes d'Etat de la IIIe République, quant à eux, avaient estimé que la "laïcité n'est pas un article d'exportation" (Paul Bert, 1885), et qu'"aux colonies, la religion est partout" (Georges Hardy, Directeur de l'école coloniale, 1940). 

 

Mais après le paganisme hitlérien, le triomphe du marxisme intellectuel, après 1945, a persuadé nos élites de l'obsolescence du religieux. Ainsi la France a-t-elle ignoré la dimension religieuse de la guerre d'Algérie qui, pour le moudjahid (combattant du djihad) de base, haché par la mitraille d'une force très supérieure, relevait d'un combat pour la terre de Dieu, quand nos intellectuels y voyaient une simple lutte anti-impérialiste, et nos militaires, une subversion communiste. 

 

Si de grands mouvements de contestation ont, en France, un fondement religieux, que dire des conflits internationaux! Héritage marxiste, la religion apparaît ici comme une aliénation, appelée à se dissoudre dans l'économie de marché, vision libérale. Mais cette grille ne tient ni en Afrique, ni au Moyen-Orient. L'Afrique est réputée pour sa double croissance, démographique et économique. Mais il est des dynamiques méconnues qui sont tout aussi prégnantes: celle des monothéismes et de leurs diverses confessions est extrêmement vive. 

 

L'islam minoritaire de la République centrafricaine (RCA), épaulé depuis Khartoum et renforcé de migrants tchadiens, a été mal apprécié. Financé par les pétrodollars de Kadhafi (Bokassa se convertit à l'islam en 1976), du Soudan, du Koweït et de l'Arabie Saoudite, il fut aussi poussé par leur prosélytisme. En 2013, la Seleka, coalition de groupes musulmans du nord-est, arrache le pouvoir dans un pays miné par la misère et des conflits ethniques. Cet étrange mouvement conduit le pays à la baguette, humiliant une population chrétienne à 80%. Sa fureur contenue éclate aujourd'hui au grand jour. 

 

Bien qu'il combatte le djihadisme au Mali, l'Etat français reste ambigu vis-à-vis de l'islam politique, ce qui brouille son action internationale. A trop projeter sur l'autre la "mort de Dieu", il tient pour secondaires d'extrêmes manifestations de violence. Au Soudan, à l'est de la RCA, les chrétiens du sud ont lutté dans d'atroces guerres durant des décennies contre Khartoum. Dans le proche Nigéria, les milices islamistes de Boko Haram commettent de furieux massacres antichrétiens depuis les centaines de morts de Jos en 2010. Cent paysans furent encore tués le 15 février 2014, puis 43 collégiens endormis le 25 février... Le mutisme européen n'empêche pas l'effroi de parcourir les peuples d'Afrique. Le brutal embrassement communautaire, et le "nettoyage" en cours en RCA, ne sont-ils pas le miroir de ces évènements? 

 

La partition ethno-religieuse du pays n'a pas été voulue par la France. Elle résulte d'un communautarisme religieux chauffé à blanc par la guerre, que le prosélytisme des puissances islamistes et la violence de leurs pions hystérisent. Dans la fureur locale, le fidèle allié tchadien est démonétisé, renvoyé à son ethnicité d'homme du nord. A force d'euphémiser le religieux, et les vecteurs de terreur véhiculés dans le grand Sahel, l'Etat et son bras armé risquent l'impuissance. Au lieu de déclarations aseptisées, nos dirigeants devraient s'instruire des passions à l'oeuvre, car elles font l'histoire de ce temps. 

 

Pierre Vermeren, Professeur d'histoire contemporaine à Paris I, a dirigé Idées reçues sur le monde arabe (Le Cavalier bleu, Paris, 2012)

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/du-deni-des-religions-et-de-ses-risques_1499556.html#XLCi4B6QLELQdVpr.99

Du déni des religions et de ses risques
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 11:39

 

 

 

 

 

 

La succession dʼAbdou Diouf à la tête de lʼOrganisation Internationale de la Franco phonie (OIF), prévue en novembre prochain, fait dʼores et déjà lʼobjet de nombreuses convoitises.

 

Outre les candidatures “déclarées” de lʼancienne gouverneure générale du Canada, dʼorigine haïtienne, Michaelle Jean, et de lʼancien président du Burundi, Pierre Buyoya, celle de lʼactuelle présidente de la RCA, Catherine Samba-Panza, fait son chemin.

 

 

Source : LETTRE HEBDOMADAIRE D'INFORMATIONS STRATÉGIQUES 12 mars 2014 - n° 925

Samba-Panza à lʼOIF ?
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 11:37

 

 

 

 

 

Le ministre géorgien de la Défense, Irakli Alasania, a confirmé que, outre les 50 militaires présents depuis 2013 au sein de la mission dʼentrainement et de formation des forces armées maliennes (EUTM-Mali), la Géorgie mettrait à disposition, à partir de mai prochain, quelque trois sections, soit 150 militaires géorgiens en RCA. Ils seront principalement affectés à la formation des nouvelles Forces armées de Centrafrique (FACA), dont le volume devrait être porté de 6 000 actuellement à 20 000 à lʼhorizon du calendrier de la stabilisation (février 2015). A la demande répétée de la France, les Géorgiens formeront principalement dans le domaine du déminage et de la lutte anti-IED. Une demande formulée lors de la rencontre du 27 février dernier entre Jean-Yves Le Drian et Irakli Alassania.

 

Ce contingent constituera ainsi le plus gros apport de lʼEUTM-RCA, autorisé par la récente résolution onusienne 2134, composé de 1 000 hommes, dont le quartier général de lʼopération OHQ sera situé à Larissa, en Grèce, et dont le commandement sera assuré par le général français Philippe Pontiès. La Géorgie, avec sa participation en Irak (900 soldats), en Afghanistan (où, avec 1 500 hommes, ils constituent désormais le 3e contingent militaire de la FIAS), au Mali

 

(50) et désormais en RCA (150 hommes), confirme sa place de premier contributeur de la PSDC, hors Etats membres de lʼUE. Les militaires géorgiens, déployés sur lʼaéroport de Bangui, y retrouveront de vielles connaissances, notamment des soldats français du GTIA Savoie (composé des chasseurs alpins du 13e BCA de Gap appartenant à la 27e Brigade dʼinfanterie de montagne), dont une partie connaît bien la Géorgie, à travers la coopération franco-géorgienne en matière dʼaguerissement en zone de montagne.

 

LETTRE HEBDOMADAIRE D'INFORMATIONS STRATÉGIQUES 12 mars 2014 - n° 925

 

PARTICIPATION GÉORGIENNE À EUTM-RCA
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 11:17

 

 

 

 

 

Libreville, Gabon:  12/03/2014 (Xinhua) - Le président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le congolais Pierre Moussa a annoncé mercredi à Libreville que son institution qui a fui les violences en Centrafrique s’installera dans son siège provisoire de Libreville ce 16 mars.

 

 « Le 16 mars, nous allons recevoir la clef du siège », a affirmé M. Moussa à la sortie du palais présidentiel de Libreville où il a été reçu en audience par le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba pour régler les détails de cette relocalisation provisoire.

L’installation de tous les cadres de la CEMAC n’aura cependant pas lieu le même jour. « C’est une opération très lourde », a reconnu M. Moussa.

 

Dans un premier temps c’est le « gouvernement de la communauté » c'est-à-dire les commissaires qui prendront leurs quartiers à Libreville. Ils seront suivis par les cadres administratifs et le personnel de soutien, selon le plan indiqué par le président de la Commission.

 

La Commission de la CEMAC a son siège à Bangui en Centrafrique. Les chefs d’Etat ont finalement accepté de délocaliser provisoirement le siège de l’institution communautaire à cause des violences et pillages qui n’ont pas épargné les « fonctionnaires communautaires » pour tant dotés d’un statut diplomatique.

 

La CEMAC regroupe six Etats d’Afrique centrale à savoir le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Tous ces pays ont une monnaie commune : le Franc de la coopération française en Afrique (FCFA).

 

Le noyau dur de la force de l’Union africaine actuellement déployée en Centrafrique aux côtés des soldats français est constitué par les soldats de la CEMAC. L’on ne sait pas quand la CEMAC pourrait regagner son siège de Bangui. Fin

La CEMAC quitte Bangui et s’installe Libreville le 16 mars
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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 14:40

 

 

 

 

 

 

PARIS, France, 12 mars 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mercredi 12 mars 2014

 

Q – L’archevêque et l’imam de Bangui ont rencontré les ministres Le Drian et Canfin, avant de s’entretenir hier dans l’après-midi avec Fabius. Était-il question d’une crainte d’une nouvelle escalade de violence entre les milices anti-Balaka-Seleka, ainsi que l’appel d’une poignée de jeunes musulmans de Bangui à Boko Haram et Al-Qaida pour sauver les musulmans en Centrafrique?

 

R – Au cours de leurs entretiens avec l’archevêque et l’imam de Bangui, MM. Laurent Fabius et Pascal Canfin ont évoqué les évolutions récentes sur le terrain, la situation humanitaire ainsi que la perspective de la mise en place d’une opération de maintien de la paix des Nations unies.

 

Le ministre des Affaires étrangères et le ministre chargé du développement ont notamment exprimé leur soutien à l’action irremplaçable des autorités religieuses centrafricaines en faveur du dialogue, de la tolérance et de la réconciliation.

 

Ils ont encouragé Mgr Nzapalaïnga et l’imam Kobine à poursuivre leurs efforts, conjointement avec le pasteur Nicolas Guérékoyamé-Gbangou.

 

Q – Le déploiement de l’Opération du maintien de la paix en Centrafrique est-il prévu tout de suite après le vote de la résolution fin mars-début avril? Faut-il attendre le 15 septembre pour que toutes forces passent sous béret bleu? Quel sera alors le statut des forces françaises?

 

R – Le secrétaire général des Nations unies a recommandé dans son rapport du 3 mars le déploiement d’une opération de maintien de la paix. Il permettra d’apporter une réponse intégrée et durable, renforçant à la fois le volet sécuritaire (militaire et policier) et le volet civil de la mobilisation internationale.

 

Sur la base des recommandations du secrétaire général des Nations unies et à la suite des consultations du conseil de sécurité qui se sont tenues le 6 mars, la France va proposer un projet de résolution en ce sens. Il sera discuté avec nos partenaires du conseil de sécurité dans les prochaines semaines. Il visera un passage sous casque bleu des militaires et des policiers de la MISCA au 15 septembre, conformément aux délais dont les Nations unies ont besoin. La France saisit cette occasion pour saluer le travail effectué par les troupes de la MISCA en faveur de la stabilisation en République centrafricaine.

 

Copyright : © APO

RCA / Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole – mercredi 12 mars 2014
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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 13:35

 

 

 

 

 

LIBREVILLE, 12 mars -  Le Département d’Etat américain a remis dimanche dernier à Yaoundé 37 véhicules à la Mission internationale de soutien à la République centrafricaine (MISCA), annonce un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun transmis  à la PANA.

 

Ce don fait suite à une demande urgente de la MISCA sollicitant un appui matériel pour renforcer ses efforts pour un retour à la  la paix et à la stabilité en République centrafricaine (RCA).

 

 Il est constitué de trois ambulances, d’un autobus, d’un camion-citerne et de 32 camions 4x4 pour une valeur totale de 2,4 millions de dollars.

 

 «Ce don est une preuve de la détermination des Etats-Unis à faire de l’Afrique un continent plus prospère et stable. Les Etats-Unis demeurent sérieusement préoccupés par les violences en cours en RCA et encouragent les efforts des Camerounais, Gabonais, Congolais, Equato-Guinéens, Rwandais, Burundais et des soldats français qui opèrent dans des conditions difficiles», indique le communiqué.

 

 La MISCA est une mission de maintien de la paix en RCA, décidée le 5 décembre dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies sur la demande de la France.

 

 Elle succède à la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique et, à terme, son effectif devrait atteindre 6.000 hommes.

 

(Source  Pana).

Centrafrique : Les Etats-Unis offrent 37 véhicules militaires à la MISCA
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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 13:28

 

 

 

 

 

http://www.jolpress.com/

 

Dans un rapport remis début mars aux membres du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a recommandé de déployer une mission de près de 12 000 Casques bleus (10 000 soldats et 1820 policiers) en République centrafricaine. Cette mission internationale, qui doit renforcer la sécurisation du pays, en proie à d’extrêmes violences depuis le coup d’État perpétré il y a un an contre l’ancien président Bozizé, est-elle souhaitable, alors que de nombreux Centrafricains attendent une reconstitution de leur propre armée ? Éléments de réponse avec Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques, en charge de l’Afrique.

 

JOL Press : Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a recommandé la semaine dernière dans un rapport le déploiement de près de 12 000 Casques bleus en Centrafrique. Pourquoi souhaite-t-il l’envoi de cette mission onusienne ?
 

Philippe Hugon : La situation est loin d’être réglée en Centrafrique, où les musulmans de la Séléka [rébellion qui a pris le pouvoir en mars 2013] et les forces anti-balaka [milices d’auto-défense] s’affrontent. C’est évident que les forces africaines ou les forces françaises de l’opération Sangaris [sur place depuis décembre 2013] ne sont pas à même d’être des forces d’interposition suffisantes. De ce point de vue-là, il faut impérativement – et cela a été dit depuis longtemps – que les forces africaines s’intègrent dans les forces des Casques bleus. Les États-Unis sont quand même assez réticents, parce que cela a un coût financier, même s’ils se sont ralliés à la position de Ban Ki-moon. Il  y aura donc vraisemblablement l’envoi de Casques bleus à l’automne prochain.

 

JOL Press : Une mission de l’ONU serait-elle réellement efficace ?
 

Philippe Hugon : Le principal problème, c’est la reconstitution des forces de sécurité centrafricaines (l’armée, la gendarmerie et la police). Or il est évident que les forces étrangères, qu’elles soient bilatérales ou multilatérales, ne sont pas à même de remplacer les forces de sécurité nationales ni d’assurer totalement la paix. La situation actuelle n’est pas du tout calmée : le pays est scindé, de manière schématique, entre la Séléka qui contrôle l’est du territoire et les anti-balaka qui contrôlent l’ouest du pays. Ceci étant, les Casques bleus joueront un rôle absolument indispensable, celui de force d’interposition. C’est d’ailleurs ce qu’a dit le chef d’État, Madame Samba-Panza, qui a demandé d’urgence que des forces des Nations unies soient déployées dans l’espace centrafricain.

 

JOL Press : L’Union européenne doit également déployer une mission chargée de sécuriser l’aéroport et certains quartiers de Bangui. Pourquoi les pays européens, excepté la France, sont-ils si peu impliqués dans le pays ?

 

Philippe Hugon : Il se trouve que le rôle de « gendarme », accepté de fait par l’Union européenne, est assuré par une ancienne puissance coloniale : la France. Vu les drames humanitaires (1 million de Centrafricains sont réfugiés ou déplacés) et les exactions (plus de 2000 morts), il serait normal que l’UE en tant que telle intervienne et non la France. Mais on connaît la forte réticente d’un certain nombre de partenaires européens, à commencer par les Allemands, qui ne souhaitent pas intervenir dans ce qu’ils appellent le « bourbier africain ». Ils ont déjà accepté  d’intervenir au sein d’une brigade franco-allemande au Mali, en contrepartie de leur non-intervention en Centrafrique.

 

Les pays européens sont extrêmement en retrait par rapport à une question qui n’atteint pas leur sécurité proche. Peu d’Européens sauraient même définir ce qu’est la Centrafrique et où elle se trouve. Il y a un problème de culture et de méconnaissance des citoyens européens, ce qui n’est pas totalement le cas des anciennes puissances coloniales – l’Afrique est plus présente dans leurs connaissances et dans leurs représentations.

 

Le principe européen, tout à fait louable mais qui ne se traduit pas par une totale efficacité, c’est de dire : on finance et on appuie les troupes africaines mais la pax doit être africana et on n’a pas à intervenir directement. Il y a consensus sur l’idée qu’après 50 ans d’indépendance, c’est aux Africains d’assurer leur propre sécurité. Le problème, c’est que l’on voit très nettement que les forces multilatérales africaines n’ont pas une totale efficacité, pour ne prendre que le cas de la Centrafrique.

 

JOL Press : Pourquoi les forces africaines présentes sur place (la MISCA) ne parviennent-elles pas à maîtriser la situation ?

 

Philippe Hugon : Le Tchad a été partie prenante dans le conflit. Or lorsqu’un pays appuie une des forces présentes, cela ne permet pas à cette force de jouer réellement son rôle d’interposition. Par ailleurs, les forces veulent aujourd’hui s’interposer par rapport à une cristallisation des affrontements qui ont lieu selon des critères à la fois ethniques et religieux. Mais dans ces affrontements, les opérations doivent être de police ou de gendarmerie. Des opérations militaires ne peuvent aboutir à une sécurisation durable des personnes et des biens. Les troupes africaines de la Misca ne réussissent donc pas plus que les forces Sangaris.

 

Ensuite, il est évident que dans les forces de la Misca, certains pays d’Afrique centrale n’ont pas du tout les mêmes intérêts. Il est donc très difficile d’avoir des mandats extrêmement clairs, sans compter les problèmes classiques des armées africaines : manque de logistique et de commandement, formations militaires différentes... Il y a donc à la fois des causes qui tiennent à la situation en Centrafrique et des causes spécifiques aux forces multilatérales africaines.

 

JOL Press : Pour beaucoup de Centrafricains, la reconstruction d’une nouvelle armée nationale est primordiale pour assurer la sécurisation du pays. Cette reconstruction est-elle aujourd’hui possible ?

 

Philippe Hugon : C’est effectivement la priorité mais cela prendra énormément de temps. Reconstituer une armée signifie former, retrouver une hiérarchie, trouver des financements pour payer les militaires... Un des autres enjeux est de savoir si les ex-Séléka seront ou non réintégrés dans une armée nationale et à quel grade ceux qui ont été des opposants seront intégrés. C’est le problème classique de ce que l’on appelle le DDR (Démobilisation Désarmement Réinsertion).

 

Ainsi, non seulement la reconstitution d’une armée coûte cher, prend du temps et nécessite une logistique, mais en même temps se pose le problème de savoir que faire de ceux qui se sont opposés au pouvoir ou qui ont pris le pouvoir par les armes. C’est le cas de la Séléka qui a pris le pouvoir en Centrafrique en mars dernier en chassant Bozizé par les armes, et cette question reste très difficile à régler.

 

Propos recueillis par Anaïs Lefébure pour JOL Press

 

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Philippe Hugon est directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), en charge de l’Afrique. Consultant pour de nombreux organismes internationaux et nationaux d’aide au développement, il enseigne au sein du Collège interarmées de défense et l’IRIS SUP’. Il a par ailleurs enseigné au Cameroun et à Madagascar. Il est également directeur scientifique de la Revue Tiers Monde et chargé du chapitre « Afrique Subsaharienne » dansL’Année stratégique. Il a récemment publié une note sur « Les défis de la stabilité en Centrafrique ».

 

Centrafrique: une intervention des Casques bleus est-elle souhaitable?
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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 13:25

 

 

 

 

 

Par , publié le 

 

Genève - Une commission des Nations Unies va commencer à enquêter mardi en Centrafrique sur les violations des droits de l'Homme dans ce pays livré depuis près d'un an au chaos et aux tueries entre musulmans et chrétiens.

 

La commission, mandatée par le Conseil de sécurité de l'ONU et dirigée par le Camerounais Bernard Acho Muna, veut "mettre un terme à l'impunité" qui règne dans le pays. 

 

La Centrafrique est "un pays qui est en train de se vider de sa population musulmane", passée de 15% environ à 2% de la population totale, s'est alarmé lundi le conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour la prévention des génocides, le Sénégalais Adama Dieng. 

 

Pour Bernard Acho Muna, juge à la Cour Suprême du Cameroun et ancien procureur en chef adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda, "un génocide commence toujours avec de la propagande incitant à la haine". 

 

"Nous espérons que notre présence et le fait que nous enquêtions soient un signal pour que les gens orchestrant la propagande ne passent pas à l'action", a-t-il déclaré. 

 

- 'établir les faits' - 

 

Depuis mars 2013 et le renversement de François Bozizé par la coalition rebelle Séléka de Michel Djotodia, des crimes massifs ont été commis, en toute impunité jusque présent, contre la population en Centrafrique. 

 

Ces crimes - meurtres, viols, vols, incendies d'habitations - ont été pendant des mois l'apanage des combattants Séléka (majoritairement musulmans), à Bangui mais aussi en province. 

 

L'émergence pendant l'été des milices d'auto-défense villageoises anti-balaka (majoritairement chrétiennes) a donné à ces crimes une nouvelle ampleur avec un cycle de représailles et contre-représailles menées par anti-balaka et Séléka contre les populations civiles, avec des massacres et des villages incendiés. 

 

Depuis décembre et les tueries de masse dans la capitale, les anti-balaka avec dans leur sillage des bandes de pillards s'en prennent systématiquement aux civils musulmans, contraints à l'exode, sur fond de "nettoyage ethnique" selon Amnesty International. Des bandes armées issues de l'ex-Séléka continuent elles aussi à semer la terreur dans des localités de province. 

 

Au total, les violences intercommunautaires ont fait des milliers de morts et un quart des 4,6 millions de Centrafricains sont déplacés, provoquant une situation humanitaire désastreuse. 

 

Parallèlement à la commission d'enquête de l'ONU, la Cour pénale internationale (CPI) s'est elle aussi emparée du dossier centrafricain. Le 7 février, le procureur de la CPI a annoncé l'ouverture d'un "examen préliminaire", préalable à une enquête, sur des crimes "graves" commis en République centrafricaine. 

 

Bernard Acho Muna a relevé que la situation en République centrafricaine "est unique, elle est caractérisée par l'effondrement de l'ordre public, le vide du pouvoir, l'absence d'autorités de police et judiciaires". 

 

La commission d'enquête est composée de trois personnes. Outre le président, elle comprend Fatima M'Baye, présidente de la commission mauritanienne pour les droits de la femme et vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l'homme, et Jorge Castaneda, ancien ministre des Affaires étrangères du Mexique. 

 

Les enquêteurs doivent rester au total deux semaines en Centrafrique, dont trois jours à Bangui. Elle se rendra dans le pays "partout où c'est nécessaire pour établir les faits", a dit son président. 

 

Elle doit rencontrer les autorités gouvernementales, les autorités locales, les chefs de villages, les représentants d'ONG, les commandants des troupes françaises et de la Mission de l'ONU et de l'Union africaine, et se rendre dans les camps de déplacés et de réfugiés. 

 

Elle remettra un premier rapport au Conseil de sécurité de l'ONU en juin prochain. 

 

Centrafrique: l'ONU commence son enquête sur les violations des droits de l'Homme
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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 13:04

 

 

 

 

Par Sarah Diffalah  11-03-2014 à 10h35

 

Pour Toussaint Kongo Doudou, ministre des Affaires étrangères de Centrafrique, le pays connaît "une petite accalmie". Interview.

 

Le ministre des Affaires étrangères de Centrafrique, Toussaint Kongo Doudou, est reçu par son homologue français Laurent Fabius mardi 11 mars. Il a accordé au "Nouvel Observateur" un entretien pour évoquer la situation de son pays.

 

Vous revenez de New York où vous avez plaidé devant les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU en faveur du déploiement de casques bleus en Centrafrique. Une force de maintien de la paix qui ne sera pas sur pied avant l'automne. Trouvez-vous le temps long ?

 

- La formation d'une opération de maintien de la paix prend du temps. Il faut mobiliser les ressources, les troupes, les transporter et les envoyer en action. Ce que nous voulons, c'est que l'engagement se fasse maintenant et qu'une résolution soit votée courant mars, ce qui pourrait être le cas car il semble se dégager un certain consensus sur l'urgence de la situation.

 

Une fois, la résolution votée, l'ONU enverra une équipe préliminaire pour veiller aux questions de logistiques. Il faut réhabiliter certaines infrastructures comme les aéroports et les ponts pour faciliter le transport des soldats. Il faut mettre en place des escadrilles d'hélicoptères pour pouvoir établir le maillage de tout le territoire.

 

En renforçant les capacités opérationnelles de la force française Sangaris comme l'a décidé François Hollande et celles des forces africaines déjà sur place, la Misca, comme le souhaite le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, on pourra assurer l'intérim en attendant le déploiement de la force de maintien de la paix.

 

Quelle est la situation sécuritaire dans le pays ?

 

- Il y a une petite accalmie. Nous ne sommes plus dans les grands combats à l'arme lourde que nous avons connus au mois de décembre et qui ont fait 1.000 morts en un week-end. Dans la capitale, à Bangui, la situation est tendue mais la vie reprend un peu son cours. La force Sangaris est devenue plus percutante sur le terrain en s'attaquant aux groupes les plus extrémistes des "anti-balaka". Les ex-Seleka qui sévissaient après la prise de pouvoir de Michel Djotodia ont, pour la plupart d'entre eux, été cantonnés ou sont partis vers le nord.

 

Mais il y encore beaucoup d'efforts à faire. Il y a encore des tueries à l'arme blanche, des corps qui sont brûlés, mutilés. Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les "anti-balaka" qui étaient au départ des groupes de paysans qui se défendaient contre les exactions des ex-Seleka et qui ont pris une ampleur inattendue. D'autres mouvements extrémistes, certains manipulés par des responsables politiques, d'autres liés au grand banditisme, se sont greffés à eux et ont contribué à l'amalgame entre les anciens Seleka composés majoritairement de musulmans et tous les musulmans du pays.

 

Justement, que sait-on des fidèles des anciens président, François Bozizé et Michel Djotodia, qui continueraient à soutenir chacun dans son camp, les milices à l'intérieur du pays ?

 

- Des écoutes ont confirmé que des proches de François Bozizé étaient en contact avec des éléments des "anti-balaka", avant même l'arrivée des Français, début décembre. On sait que l'attaque coordonnée du 5 décembre des "anti-balaka" était soutenue par des ex-Faca [Forces armées centrafricaines partisans de François Bozizé, NDLR]. Qu'on ne dise pas que ce sont les paysans qui se sont organisés pour attaquer au même moment à différents endroits de la ville de Bangui ! Nous n'avons pas de preuves pour dire que François Bozizé a donné des ordres directement mais il est en contact avec ces milices. Il n'est peut-être pas le seul mais nous n'avons pas les capacités d'enquête nécessaire pour le savoir.

 

Concernant Michel Djotodia, nous n'avons aucun élément sur lui pour l'instant. Il est tenu à la réserve au Bénin. Mais certains de ses généraux sont en fuite à l'étranger et nous restons vigilants pour qu'il n'y ait pas de déstabilisation de la part de ces personnes.

 

De nombreux anciens Seleka, qui refusaient d'être désarmés et cantonnés, se sont réfugiés dans le nord, leur fief. Craigniez-vous une partition du pays ?

 

 

- Il n'y aura jamais de partition, c'est clair. Ce qui nous inquiète le plus, ce ne sont pas ceux qui se sont réfugiés dans le nord car nous sommes ouverts à la négociation avec eux dans le cadre du programme de justice et de réconciliation. Ce qui nous fait peur, c'est que des zones de non-droit s'établissent au nord. La secte islamique de Boko Haram n'est pas loin, Aqmi non plus. Ils peuvent vouloir profiter de la situation, justifier la défense des musulmans victimes du conflit par des actions violentes et s'installer dans le nord. Il faut rappeler que les djandjawids [milices arabes du Soudan, NDLR] faisaient partie des mercenaires qui ont aidé Michel Djotodia à prendre le pouvoir. Si ces groupes s'installent au nord, ce sera irréparable.

 

Par ailleurs, le nord attire toutes les convoitises personnelles : il y a du pétrole, de l'or, des minéraux précieux. Nous ne voulons pas de seigneurs de guerre dans ces zones.

 

Selon vous, l'opération Sangaris a-t-elle les moyens de sa mission ?

 

- Imaginez un seul instant que l'armée française ne soit pas intervenue. Cela aurait été pire. Les populations se sentent en sécurité quand les troupes françaises sont présentes à leurs côtés. La France a eu le courage d'intervenir, elle agit avec les moyens qu'elle a, et cela a calmé les tensions. Les exactions se déroulent surtout à l'intérieur des quartiers et on ne peut pas mettre un homme de Sangaris devant chaque porte. Si un jour, il faut accuser quelqu'un ce n'est pas la France, mais le mutisme de la communauté internationale ces dernières années.

 

Selon le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, le pays est le théâtre d’un "nettoyage ethnique" frappant la minorité musulmane. Qu'en pensez-vous ?

 

- Il n'y a pas de guerre de religion en Centrafrique. "Purification ethnique" est un peu fort, nous n'en sommes pas là. Nous avons affaire à des extrémistes de tous bords qui ont utilisé la religion pour se repositionner politiquement et justifier la violence. Un chrétien ou un musulman ne découpe pas les gens à la machette.

 

Les auteurs des tueries pourront-il un jour être jugés ?

 

- Il ne peut pas y avoir d'impunité car c'est l'impunité qui a fait plonger la Centrafrique. La justice de notre pays n'est pas en état de fonctionner. Nos prisons ont été détruites, nous avons seulement réhabilité la prison de Ngaragba à Bangui pour contenir ceux qui continuent à commettre des exactions. Nous comptons beaucoup sur la communauté internationale et nous avons ouvert toutes nos portes à toutes les missions étrangères venues enquêter sur la Centrafrique, sans obstruction. Personne ne sera protégé.

 

Quelle sont les priorités de votre gouvernement ?

 

- Nous sommes un gouvernement de transition de la dernière chance. Nous devons organiser les élections qui doivent avoir lieu en février 2015, recréer l'état civil pour établir les listes électorales, rétablir la sécurité, gérer l'aspect humanitaire et les 100.000 réfugiés de l'aéroport de Bangui, rétablir l'autorité de l'Etat en nommant des préfets.

 

L'économie est moribonde. Quand nous sommes arrivés, il n'y avait rien dans les caisses de l'Etat, les fonctionnaires n'avaient pas été payés depuis plusieurs mois, la fuite des musulmans, qui tenaient la majorité des commerces, a provoqué l'effondrement du commerce. Les éleveurs Peuls ne font plus venir la viande car ils ont peur. La vie est devenue très chère. Heureusement, les troupes françaises et africaines sont parvenues un peu à protéger le corridor économique entre Douala au Cameroun et Bangui pour faire passer du ravitaillement. Les ex-Seleka avaient détruits les usines et les mairies.

 

Il faut remettre en état les services sociaux. A Bangui, il n'y a que deux hôpitaux mais ils ne répondent pas aux normes sanitaires. Dans certains d'entre eux, les patients sont soignés à même le sol dans la salle d'accueil. Si les écoles privées ont commencé à rouvrir, ce n'est pas le cas des écoles publiques. Les missions sont difficiles mais pas impossibles si nous avons l'appui de la communauté internationale pour créer le cadre nécessaire au règlement de nos problèmes.

 

Propos recueillis par Sarah Diffalah - Le Nouvel Observateur

CENTRAFRIQUE : "Il n'y aura jamais de partition" MAE Toussaint Kongo Doudou
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