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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 16:59

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

relatif au compte rendu chimérique de la Coordination provisoire de la Séléka

 

La Séléka a décidé de se réunir en congrès extraordinaire à Ndélé pour contribuer politiquement et militairement aux efforts déployés afin d’arrêter les violences dans le pays et sortir totalement de la crise qui perdure et qui n’a fait que trop de victimes.

 

A la fin de ce congrès, il a été décidé de mettre en place un bureau provisoire de coordination dont le communiqué a été signé par le Chef d’Etat Major le 12 mai 2014 en présence de tous les chefs militaires de l’ex-coalition Séléka. Ce premier Communiqué portant le N° 001/2014 indique clairement que « Cette Coordination qui est composée de six membres est chargée de préparer et d’organiser UNIQUEMENT l’élection des membres du futur bureau politique dans un délai d’un mois ».

 

Ainsi, la coordination n’a nullement mandat de représenter la Séléka devant aucune instance nationale ou internationale que de préparer l’assemblée générale dans un mois à Bambari.

 

Par conséquent, nous informons l’opinion publique que le compte rendu signé par le Coordonnateur Abdoulaye Issène en date du 11 mai 2014 est purement chimérique et revêt un caractère usurpateur de pouvoir.

 

Nous demandons à Madame la Présidente de la République, à la MISCA et au Sangaris ainsi qu’à la Communauté internationale de rester vigilants jusqu’à la prochaine assemblée de la Séléka dans un mois à Bambari.

 

Nous tenons à informer l’opinion publique de notre attachement au respect de l’Accord de N’Djamena ayant permis la démission du Président Michel DJOTODIA et l’élection de la Présidente Catherine SAMBA-PANZA, et de notre farouche opposition à la partition de notre cher et beau la République Centrafricaine. A cet effet, il n’y a jamais eu d’ambiguïté dans nos propos.

 

Nous demeurons disponibles à œuvrer pour le retour de la paix en Centrafrique dans le respect mutuel de toutes les communautés.

 

Fait à Bangui, le 16 mai 2014

 

 

Général Mohamed Moussa DHAFFANE,

Ancien Président intérimaire de la Séléka,

Ancien Ministre d’Etat

COMMUNIQUE DE PRESSE relatif au compte rendu chimérique de la Coordination provisoire de la Séléka
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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 13:08

 

 

 

 

 

 

17 mai 2014 |  Par Joseph Akouissonne

 

REMANIEMENT

 

La Présidente de la Transition, Madame Catherine Samba-Panza nous a annoncé la formation d’un nouveau Gouvernement de Transition. Si la Présidente a pris cette initiative de remaniement, c’est qu’elle a constaté la caducité de l’équipe en place depuis environ trois mois. Alors que les Centrafricains espèrent, souhaitent un changement rapide, en profondeur de l’équipe en place. Alors que les Centrafricains, souffrent de l’illisibilité, de la communication de l’exécutif de Transition. Alors que l’impatience et le découragement gagnent la population.

 

Ce remaniement tant attendu, n’a toujours pas eu lieu. Une angoissante question étreint tous les patriotes Centrafricains : Qui détient la réalité du pouvoir à Bangui ?, La Présidente de la Transition a-t-elle réellement les mains libres ? Dans l’état calamiteux où est le pays, ce serai une faute politique, de se livrer à un rafistolage en guise de remaniement. Bien entendu, il faut favoriser le dialogue avec tous les Centrafricains. Pour autant, il ne faut pas perdre de vue les souffrances endurées, qu’endurent encore et toujours, les Centrafricains. Ceux qui ont porté les glaives et le feu en Centrafrique, doivent rendre des comptes devant les juridictions centrafricaines et le C.P.I.

 

UN BILAN MI-FIGUE MI- RAISIN

 

Les menaces sanglantes qui pèsent, sur ce pays, damné par les Dieux n’a jamais été aussi prégnantes, et comminatoires. Chaque jour, apporte son lot d’abominations. Le Centrafrique vient de vivre son ORADOUR-SUR GLANE (LIMOUSIN) treize personnes environ Femmes, enfants, personnes âgées et handicapés, ont été rassemblés par des éléments de l’ex- SELEKA dans une maison. Comme les nazis à Oradour –Sur/ GLANE. Ces personnes ont été brulées vif. Les charniers et les ossuaires, jonchent les bordures des forets dans les provinces. L’autorité de l’Etat centrafricain, a disparue des provinces.

 

Livrées aux diktats des EX SELEKA. Ce sont aussi, des quartiers de Bangui sous la férule, des mercenaires et des brigands. Rendus inaccessibles, pour la population, qui y habitent. C’est l’instabilité chronique d’une Nation en voie de partition. Il faut cesser les conciliabules sécrètes, tramées sur le dos des Centrafricains qui n ‘en peuvent plus. Que fait la France qui décide tout, dans ce pays de cocagne ? Madame la Présidente. Prenez les Centrafricains à témoin et exercez toute la plénitude de votre autorité. Pourquoi ne pas organiser un grand rassemblement, au stade Barthélemy Boganda. Pour parler à tous les Centrafricains, et expliquer vos projets pour le pays. Ils ne demandent qu’à vous aider à sortir le pays de ce chaos interminable. Afin d’aboutir à e Réconciliation Nationale.

 

REEQUIPER LES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES (F.A C.A.)

 

C’est une urgence absolue. Les centrafricains le réclament. Une Nation sans armée est une Patrie impuissante. On ne délègue pas indéfiniment, sa sécurité à d’autres nations. Le congrès des EX- SELEKA à Ndele, est une provocation. C’est un défi de partition lancé au peuple centrafricain. Qui a autorisé ce congrès sur le territoire centrafricain ? Des rumeurs persistantes circulent comme quoi, le Gouvernement de la Transition aurait dépêché des observateurs à cette mascarade. Si cette information est avérée, cela signifierait que le Gouvernement de la Transition a acté secrètement la gestion autonome, d’une partie du territoire centrafricain par les mercenaires de la SELEKA.

 

Ceux la même qui ont apporté le malheur en Centrafrique. Ils veulent étendre leur administration autonome et leur contrôle sur: La Ouaka, le Mbomou, le Haut –Mbomou, la Haute–Kotto, et le Bamingui- Bangoro…etc. Il faut d’urgence une armée nationale pour mettre fin au carnaval de l’EX-SELEKA qui veut toujours prendre le pouvoir à Bangui. Si non les ANTI-BALAKAS vont resurgirent, plus déterminés que jamais. Pour les Centrafricains, l’Unité de leur territoire ‘est pas négociable .

 

UNE COMMUNICATION DÉFICIENTE DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

 

A propos de la mort des trois journalistes. Deux Centrafricains et une consœur Française. Le comportement et la communication du Gouvernement de la Transition ont été maladroits. Quand les deux journalistes centrafricains, ont été abattus comme des chiens dans les rues de Bangui. Les réactions du Gouvernement de la Transition, n’ont pas été à la mesure, du lâche assassinat de nos confrères Centrafricains. Par contre, Le Premier Ministre Centrafricain et plusieurs membres du Gouvernement ont assisté, à la levée du corps de notre consœur tombée dans une embuscade, dans l’exercice de son métier. Nous lui rendons ici un hommage vibrant. Elle aimait la République Centrafricaine. Le Gouvernement de la Transition aurait du avoir la même attitude devant les corps des journalistes Centrafricains. Ce qui s’est passé à Ndele est insupportable. Cette mystification exigeait des autorités, une condamnation vigoureuse, et l’interdiction de ce soit disant congrès des serpents de la SELEKA. Il faut se ressaisirent vite. Si non c’est toute l’Afrique Centrale qui va basculer dans l’inconnue.

 

A. DE KITIKI AKOUISSONNE 16/05/2014

 

Lu pour vous : FRANCE – CENTRAFRIQUE : IMPUISSANCES ET JEUX DE DUPES LES CENTRAFRICAINS AU BORD DE LA CRISE DE NERF EXIGENT : UNE ARMÉE NATIONALE CENTRAFRICAINE
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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 12:37

 

 

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/content/cemac-la-crise-centrafricaine-sera-debattue-au-sommet-de-libreville-13380

 

Samedi 17 Mai 2014 - 11:00

 

Les chefs d’État membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CÉMAC) se réuniront la semaine prochaine à Libreville, en marge du New York Forum Africa (NYFA) qui aura lieu du 23 au 25 mai. L'annonce est faite par le promoteur de ce forum économique international, Richard Attias, au cours d’une conférence de presse tenue le 16 mai dans la capitale gabonaise

 

La troisième édition du New York Forum Africa portera essentiellement sur les résultats de la première étude panafricaine consacrée aux jeunes et révèlera la vision et le vécu de cette génération à l’égard des systèmes éducatifs, de l’offre de formation professionnelle et du soutien apporté aux jeunes entrepreneurs sur le continent. Réalisée par le fonds « Train My Generation », l’étude dévoilera, les véritables attentes de ceux qui constituent plus de 40% de la population africaine. Les enseignements de l’étude feront l’objet de débats ouverts entre les participants du NYFA, les étudiants de l’Université Omar Bongo et des élèves des lycées de Libreville qui joueront le rôle d’ambassadeurs de leurs différents pays.

 

Les résultats seront partagés également à travers le réseau de partenaires du NYFA : lycées, universités, ONG, organisations de jeunes entrepreneurs, réseaux sociaux appuyés par la plateforme mobile « Powering Action » qui mobilise les jeunes générations à travers le monde à agir pour construire leur avenir. Lors du dernier New York Forum Africa tenu en juin 2013, les dirigeants de la CÉMAC avaient également tenu un autre sommet consacré aux problèmes de la sous-région.

 

À cette occasion, les six pays membres de la CÉMAC avaient décidé d’instaurer la libre circulation des biens et des personnes entre les États membres dès le 1er janvier 2014. Malheureusement, cet engagement n’a pas été tenu car la Guinée Équatoriale avait fait valoir ses craintes concernant sa sécurité. La question est désormais à l’étude entre les experts des États membres. « L’examen de cette question a été perturbé suite à la crise actuelle en Centrafrique », a affirmé un expert gabonais proche du dossier.

 

En effet, la crise en Centrafrique pourrait d’ailleurs figurer parmi les principaux points à l’ordre du jour du sommet de Libreville, selon Richard Attias. La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a déjà confirmé sa participation à la rencontre de Libreville même si la date de la tenue du sommet de la CÉMAC n’a pas encore été communiquée.

 

Les six pays membres de la CÉMAC sont : le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Tchad. La présidence tournante est actuellement assurée par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba.

 

Yvette Reine Nzaba

CÉMAC : la crise Centrafricaine sera débattue au sommet de Libreville
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 18:47

 

 

 

  

       

APA Bangui (Centrafrique) 2014-05 -16 17:03:24 - Le comité national olympique et sportif centrafricain (CNOSCA) piloté par Jacob Gbéti persiste dans sa décision de suspendre jusqu’à nouvel ordre toutes les assemblées générales des fédérations sportives


Selon le CONSCA, la décision de suspension des assemblées générales est motivée par l'insécurité généralisée en Centrafrique.

 
C'est pour dire que, l'assemblée générale élective de la fédération centrafricaine de basket-ball prévue pour demain, samedi 18 mai, n'aura pas lieu.

Ceci malgré la requête de la fédération sollicitant auprès du CNOSCA une dérogation exceptionnelle, est tombée sous le coup de cette décision.


« Le staff de la fédération va se réunir le dimanche pour prendre position par rapport à la décision du CNOSCA » a confié à APA, le secrétaire général adjoint Narcisse Gloum Dékéezandji, ajoutant que « une copie de la réponse du CNOSCA suite à notre requête est envoyée à chaque candidat au poste de la présidence ».


« Le comité d'organisation a statué et retenu les deux dossiers de candidatures au poste de la présidence. Il s'agit des candidatures de Jean de dieu Mageot et du colonel Alfred Service »a-t-il conclu


Cette assemblée générale devrait pourvoir le poste de la présidence abandonnée par son Président Jean François Bozize parti en exil.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=603924#sthash.U0tfCvlu.dpuf

Annulation de l'assemblée générale élective de la fédération centrafricaine de basket-ball
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:32

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)- 2014-05-16 14:38:05 - Radio Evangile Néhémie, une des stations confessionnelles en Centrafrique, a temporairement suspendu ses émissions depuis mercredi, une mesure prise après 12 ans et 10 mois de diffusion ininterrompue de programmes à cause de l’insécurité généralisée et d’un manque de financement.


Lancée le 14 juillet 2001 par l'ONG Ambassade Chrétienne et émettant depuis le centre ville à Bangui sur 104.4 MégaHertz, Radio Evangile Néhémie a beaucoup œuvré dans la lutte contre le SIDA et la pauvreté mais aussi dans l'évangélisation des peuples non atteints.


Cette station fait partie intégrante des structures étatiques et privées saccagées et pillées à la faveur du coup d'état du 24 mars 2013.


L'insécurité qui sévit en ce moment en Centrafrique avec l'assassinat de la journaliste Camille Lepage a fait que ‘'le conseil d'administration de REN basée en France a jugé utile pour des raisons d'ordre sécuritaire et financier de suspendre l'émission des programmes de cette radio'', a confié à APA le coordonnateur de cette radio confessionnelle, Apôtre Robert Kpéko Damona.


Il a par ailleurs déploré l'acte de vandalisme perpétré sur les installations de la radio pendant les évènements du 24 mars 2013. ‘'De temps en temps, on pille les équipements, puisqu'on n'a pas de subvention nous sommes obligés d'arrêter un peu'', a-t-il ajouté.


La fermeture temporaire de cette radio vient s'ajouter aux arrêts d'activités du Centre de formation en Informatique et du Centre culturel Béoko.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=603908#sthash.gW03IHkl.dpuf

 

Fermeture temporaire de Radio Evangile Néhémie à Bangui
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:18

 

 

 

 

(AFP 16/05/14)

 

L'Organisation des Nations unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO) a distribué semences et outils aux paysans centrafricains livrés aux violences pour garantir la prochaine campagne de semis, indique-t-elle vendredi dans un communiqué.

 

L'opération, la plus vaste entreprise par la FAO et ses partenaires dans ce pays, cible la distribution à chaque famille de "25 kg de semences et deux binettes pour pouvoir produire au moins 500 kg d'arachides, de maïs et de riz, qui leur permettront de survivre pendant environ 4 mois" précise-t-elle.

 

Elle concernera d'ici fin mai 75.700 familles vulnérables - soit 378.500 personnes, a précisé l'organisation de l'ONU. Le secteur agricole a été gravement perturbé par les combats entre milices rivales qui durent depuis décembre 2012 et ont entraîné "une malnutrition chronique, une pauvreté extrême et un manque d'hygiène", explique l'organisation.

 

"Quelque 1,6 million de personnes ont un besoin pressant de nourriture, tandis qu'un habitant sur cinq a abandonné son logement face aux violences". Les distributions ont commencé fin avril et "au 15 mai près de 90% des semences et des outils ont déjà été prépositionnés par la FAO dans des centres locaux". Le reste devrait arriver d'ici la semaine prochaine.

 

La FAO agit de concert avec 16 organisations internationales et locales, dont le Programme alimentaire mondial (PAM) pour les rations d'urgence, afin de secourir les populations. Elle entend aussi relancer les marchés en favorisant la production de semences "dont elle achètera et vendra une partie sur les marchés locaux dans le cadre des foires aux semences organisées par les ONG", indique-t-elle.

 

A ce jour, la FAO a reçu plus de 30 millions de dollars pour ses opérations en République centrafricaine, dont 14 millions sont alloués à la fourniture de kits agricoles aux ménages vulnérables. Mais elle estime que 17,5 millions de dollars supplémentaires sont encore nécessaires. 

L'ONU au secours des paysans centrafricains
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 17:14

 

 

 

 

(AFP 16/05/14)

 

Au moins trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans des attaques de villages au nord-ouest de la Centrafrique par des hommes armés cette semaine, faisant fuir les populations, a appris l'AFP auprès de la force africaine vendredi. Selon une source au sein de la Force africaine Misca, "Au moins trois personnes ont été tuées entre mercredi et vendredi dans deux villages situés à moins de 10 km de Batangafo (nord ouest), par des hommes armés décrits comme étant des peuls armés qui les ont assiégés.

 

 "Les assaillants ont aussi blessé cinq autres personnes (...) On signale deux cas de viol de femmes", a poursuivi la source, soulignant que le bilan "pourrait bien s'alourdir". De même source, les violences se sont suivies de pillages. Joint par téléphone, Eustache Déganaye, un habitant de la ville de Batangafo où se sont réfugiés les villageois, s'est indigné "de la passivité" des soldats de la Misca présents sur place "qui assistent sans réagir".

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos lorsque l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions. S'en est suivi un cycle infernal de représailles et de contre représailles entre milices chrétiennes anti-balaka et ex-Séléka, auxquels s'associent parfois des groupes de Peuls armés.

 

Les régions Centre et Nord sont les plus dangereuses depuis plusieurs semaines, au cours desquelles de nombreux villages ont été attaqués, ainsi qu'un hôpital géré par l'ONG Médecins sans frontières début mai. 

Centrafrique : trois morts et pillages dans des attaques de villages
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:52

 

 

 

 

 

 

http://oumma.com/202212/associations-humanitaires-musulmanes-catholiques-trav

 

le 15. mai 2014 - 23:36      

 

Ils font cause commune pour secourir et panser les plaies de la détresse humaine en République centrafricaine (...)

 

Ils font cause commune pour secourir et panser les plaies de la détresse humaine en République centrafricaine, les principaux organismes musulmans de bienfaisance à l’échelle européenne ont uni leurs forces avec l’agence officielle de secours catholique de Grande-Bretagne (CAFOD), formant une grande chaîne humanitaire, dont chacun des membres est un maillon fort et indispensable face à une crise dramatique et à son long cortège de victimes.

 

Alors que le pays vit ses heures les plus sombres depuis son indépendance en 1960, plongé dans les ténèbres d’un conflit inter-communautaire effroyable, les musulmans payant un lourd tribut à une purification ethnique sanglante, Muslim Aids et Islamic Relief, entre autres, oeuvrent sans relâche sur le terrain pour prévenir et endiguer la famine qui guette et menace de se propager sous l’effet d’une instabilité dévastatrice.

 

"L’union fait la force, et nous sommes convaincus qu’en travaillant main dans la main, animés par la même détermination, nos organismes de bienfaisance musulmans associés aux associations catholiques peuvent sauver bien des vies mais aussi faire renaître l’espoir de l’unité au milieu de la désespérance", a déclaré le Dr Hany El-Banna, président du Forum de la bienfaisance musulmane.

 

"Notre assistance permettra à 10.000 familles d’obtenir les denrées de première nécessité afin de subvenir aux besoins vitaux des leurs dans les mois difficiles qui se profilent à l’horizon. Le partenaire de CAFOD travaillera en lien avec le Programme alimentaire des Nations Unies, le PAM, afin de s'assurer que ces familles reçoivent une aide alimentaire d'urgence", a expliqué Catherine Mahony, coordinatrice en chef du CAFOD, qui se réjouit de la collaboration étroite et fructueuse nouée avec les organisations musulmanes, réputées pour leur efficacité et leur sens du dévouement.

 

Après avoir sillonné la Centrafrique et visité les régions meurtries par les ravages d’une guerre sans merci, dont on ne compte plus les terribles exactions commises par des milices à l’encontre des populations civiles, Imran Madde, responsable du Département humanitaire d’Islamic Relief, a perçu une lueur d’espérance alors que les témoignages de l’horreur qui se succèdent l’ont plongé dans un profond accablement. Le remarquable niveau de coopération et de solidarité observé entre les associations religieuses du pays est ce faisceau de lumière qui  réchauffe les coeurs et transperce le rideau de la haine.

 

"Le courage exemplaire, le formidable élan d'entraide et de compassion des dignitaires religieux rencontrés, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, auprès des victimes de représailles sanglantes forcent l’admiration et invitent à l’humilité", a confié ce dernier, revenu marqué par son immersion au cœur de régions endeuillées, avant de souligner : "Les églises et les mosquées à travers tout le pays sont un refuge pour toutes les familles déplacées, et souvent au péril de la vie des religieux catholiques et musulmans qui ouvrent grand leurs portes à leur prochain. Ils déploient une incroyable énergie pour prodiguer des soins, fournir une aide essentielle, et dresser des ponts d’humanité entre tous,  alors que le cycle infernal de la violence semble avoir atteint un point de non-retour."

 

Depuis l’éruption du conflit en décembre dernier, l’état des lieux de la Centrafrique à feu et à sang fait ressortir une réalité chiffrée macabre, où l’on a laissé parler les machettes contre une population musulmane démembrée, éclatée, et contrainte de déserter les lieux : environ 1 million de Centrafricains ont été déplacés à l'intérieur de la république ; plus de 82.000 musulmans ont fui vers les pays voisins, dont le Cameroun, la République du Congo, la République démocratique du Congo et le Tchad ; enfin, le nombre de décès culmine à plus de 2.000 personnes, pour la plupart issues de la communauté musulmane, parmi lesquelles on déplore la mort de nombreuses femmes et enfants.

 

Par la rédaction d'Oumma.com.

 

Les associations humanitaires musulmanes et catholiques travaillent main dans la main en Centrafrique
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 13:29

 

 

 

photos de Camille Lepage chez les anti-balakas du Nord Ouest 

Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
Quelques photos de l'album de la photo reporter Camille Lepage
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 12:14

 

 

 

 

 

Il n’est un secret pour personne que depuis au moins la fin du régime impérial de 1979, les fins du mois en Centrafrique représentent un véritable casse-tête chinois pour les pouvoirs successifs. C’est pour eux- je suppose- un moment particulier d’angoisse, de stress, se demandant par quel tour de passe-passe, trouver l’équivalent de la masse salariale mensuelle- soit à peu près la somme de quatre milliards de francs CFA- pour régler les traitements et salaires des quelque 20 000 fonctionnaires et agents publics, les pensions de retraite, les bourses des stagiaires et des étudiants, les soldes des forces de défense et de sécurité. Sans compter le remboursement du service de la dette, le paiement des dépenses dites de souveraineté et de celles consacrées à la part du budget d’investissement public.

 

Alors que dans les autres pays du continent- pour ne pas les citer et diable !ceux pas nécessairement aussi bien lotis que nous- les choses se passent plutôt bien. J’ai envie de dire- pour usiter une formule devenue triviale- qu’elles se passent comme sur des roulettes ; ces pays n’éprouvent aucune difficulté, le moindre du monde, à faire face à leurs obligations ordinaires d’Etats souverains.

 

Je martèle que depuis plus de 35 ans, la RCA tend la main du mendiant à la France, l’ancienne puissance coloniale et Dieu merci, elle a toujours répondu présente, à la communauté internationale et depuis quelques années- comble d’humiliation- aux pays de la sous-région pour l’aider à régler ses problèmes de fins de mois, de trésorerie, accroissant d’autant sa dépendance politique et économique vis-à-vis de ces pays et entités donateurs en vertu naturellement de l’adage « la main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit » ou de celui plus usuel « qui paie commande ».

 

Retenons que toute aide- fut-elle à titre gratuit- comporte les relents pervers de sujétion et de domination.

 

Comment en est-on arrivé à cette situation ubuesque, d’ignominie d’autant plus que les ressources matérielles et compétences technocratiques ne manquent pas à la RCA? Circonstance si déplorable que la RCA continue d’être - à son corps défendant- la risée du monde.

 

La RCA peut-elle aspirer à une gestion plus saine, plus orthodoxe, plus conforme aux normes et standards internationaux de gestion des finances publiques pour mériter enfin- un tant soit peu- la confiance et la considération de la communauté internationale ?

 

Actuellement, si les ressources financières publiques peuvent être plus rapidement mobilisées et rentabilisées pour peu que la volonté politique existe et se manifeste, les fonctionnaires véreux et autres bandits de grand chemin continuent malheureusement de faire florès tantôt dans les rangs des services financiers de l’Etat tantôt écumant nos routes à Bangui et à l’intérieur du pays, hypothéquant du coup ses capacités d’intervention et, par ricochet, la mise en œuvre de ses projets sociaux.

 

Dans le contexte de crise multiforme sans précédent que connaît, aujourd’hui, la RCA, nous pensons que les finances publiques sont l’un des principaux leviers sur lesquels le gouvernement de transition peut agir plus rapidement pour relever une partie des nombreux défis de l’heure en attendant la mise sur pied d’une politique ambitieuse de développement qui s’exécute nécessairement sur le plus ou moins long terme et que nous avions déjà développée dans nos précédentes livraisons.

 

Pour tenter de répondre à ces préoccupations de premier ordre, nous pensons qu’il est plus qu’impérieux de changer nos pratiques de gestion administrative en mettant fin à la coutume des nominations intempestives et de complaisance au sein des structures des régies financières et qui n’est pas sans conséquence sur l’avenir de nos finances publics (I) et en poursuivant une politique volontariste d’assainissement permanent de ces finances publiques (II).

 

I.Il faut mettre fin à la pratique des nominations de complaisance au sein des structures des régies financières et dommageable à la bonne santé des finances publiques

 

Faut-il rappeler que les régies financières concernent principalement les services du trésor, des impôts et des domaines, des douanes, de la direction du budget, les services de la perception des recettes publiques.

 

Ces services, censés faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, doivent impérativement être assurés par du personnel -aussi bien d’encadrement que d’appui- de qualité c’est-à-dire des ressources humaines compétentes, intègres et dont la moralité doit être, en permanence, passée au crible afin de s’assurer du respect par ces dernières des règles de déontologie de leur profession. Dans cette optique, une politique rigoureuse d’évaluation de ces fonctionnaires et agents publics doit être menée.

 

Cela signifie aussi que les ministres en charge de ce département-j’entends le ministre des finances et du budget- doivent éviter de procéder à des nominations intempestives ou de complaisance afin de garantir la bonne marche et les bonnes performances de ces services vitaux pour les besoins du fonctionnement de l’Etat.

 

Les ministres doivent s’abstenir de pratiquer notamment le « libotisme » (de libota en lingala signifiant la famille), le népotisme, le clientélisme ou le sectarisme partisans qui sont autant de méthodes de gouvernement gravement préjudiciables à la bonne exécution des services publics.

 

A cela s’ajoutent la corruption et la fraude organisées par les fonctionnaires et agents publics qui gangrènent les structures de ces régies financières.

Ces comportements inciviques et déloyaux, venant parfois d’en haut, pèsent sur nos rentrées fiscales. Et immanquablement sur la capacité de l’Etat à faire face à ses obligations salariales et assimilées et à honorer le service de sa dette.

 

Les obligations salariales et assimilées, ce sont les traitements et salaires de la fonction publique, les soldes des militaires, les pensions de retraite, les bourses des étudiants et des stagiaires.

 

La dette publique se subdivise tantôt en dette intérieure et extérieure tantôt en dette bilatérale et multilatérale. La dette intérieure, c’est schématiquement la dette de l’Etat vis-à-vis des ses partenaires, fournisseurs ; c’est également les arriérés de traitements, salaires, soldes, retraites, bourses dus au titre des régimes précédents. Quant à la dette extérieure, c’est celle due vis-à-vis de nos partenaires au développement ; ça peut provenir des Etats ou organismes multilatéraux.

 

La dette bilatérale, c’est celle qui lie la RCA à des Etats étrangers comme la France, l’Allemagne, le Japon, la Chine, les Etats-Unis, le Congo, l’Angola, etc. puisque ces deux derniers pays nous ont, ces dernières années, octroyé des aides budgétaires exceptionnelles pour honorer les traitements des fonctionnaires. La dette est dite multilatérale lorsqu’elle est contractée dans le cadre de relations financières avec le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne (UE), Banque africaine de développement (BAD), etc. Sans oublier de faire mention de la dette contractée par la RCA dans le cadre du club de Paris et de Londres et qui concerne les créanciers privés internationaux de l’Etat.

 

Les financements multilatéraux devraient servir au pays à mettre en œuvre ses programmes de développement socio-économique plutôt qu’à régler les problèmes de trésorerie.

 

Malheureusement, sans cette manne financière, l’Etat centrafricain se trouve dans la quasi-impossibilité de remplir ses principaux engagements financiers c’est-à-dire payer à terme échu les traitements et salaires de la fonction publique et s’atteler au problème de la dette tant intérieure qu’extérieure.

 

Notons que le paiement régulier de sa dette est la condition sine qua non pour la RCA de pouvoir réemprunter sur le marché international. Qui paie sa dette s’enrichit. Au-delà des cas exceptionnels d’effacement de notre dette opérés par exemple dans le cadre de l’initiative en faveur des PPTE- c’est avec le levier de l’impôt, des taxes, du timbre, des droits d’enregistrement et de mutations, des droits de douanes que l’Etat parvient à payer ses dépenses obligatoires permanentes et sa dette.

 

Les rentrées fiscales représentent par contrecoup une opportunité capitale pour l’Etat ; s’en priver s’avère suicidaire. D’autant plus que les bases productives du pays ont été littéralement détruites à la suite des différents évènements politico-militaires.

 

Quand on sait qu’en Centrafrique, on n’hésite pas à fabriquer parfois des faux documents ou à s’entendre avec les opérateurs économiques pour se voir attribuer des avantages indus et c’est l’argent public qui en pâtit.

 

Si, à ce jour, la RCA- contrairement à ses pairs africains- peine à régler ses problèmes de fins de mois, s’obligeant ainsi à toujours faire appel à l’aide extérieure, c’est bien, entre autres, parce qu’elle n’a su ou voulu mettre en œuvre les bonnes méthodes de gestion de ses ressources humaines à l’intérieur de ses régies financières. Même si on considère que des réformes structurelles profondes doivent également être opérées dans ces services.

 

II.Il faut poursuivre une politique volontariste d’assainissement permanent des finances publiques

 

L’assainissement des finances publiques commence par le strict respect des règles de la comptabilité publique notamment le respect du sacro-saint principe de l’unicité de caisse. Cela devrait être de nature à mettre fin à la pratique de la double comptabilité ou à la multiplication des comptes dans les banques privées à l’initiative de personnes haut placées  dans le seul but de siphonner les recettes publiques.

 

Cette situation favorise, à n’en point douter, l’évaporation continue des recettes publiques.

 

Ainsi, ces recettes, au lieu de prendre la destination de la caisse publique unique, vont alimenter des comptes parallèles, bien connus, servant notamment les intérêts personnels de leurs promoteurs.

 

Je saisis cette occasion pour réaffirmer que la pratique des exonérations fiscales accordées, à tout va, doit également être stoppée.

 

Aussi, la RCA gagnerait-elle à mettre un terme définitif à la pratique des missions à l’étranger inventées de toutes pièces ou abusives parfois allant au-delà d’une période de 3 mois et destinées uniquement à servir les intérêts financiers de leurs auteurs.

 

Un recensement périodique et physique des fonctionnaires et agents de l’Etat doit être régulièrement opéré afin d’éviter de faire émarger indûment au budget de l’Etat les fonctionnaires fictifs et ainsi régler au demeurant le problème lancinant des fonctionnaires fantômes et absentéistes.

 

Une des réponses possibles à la pratique de la prévarication et des détournements des deniers publics serait la mise en route d’un programme d’informatisation généralisée et sophistiquée des services financiers de l’Etat. Cela pourrait sécuriser les recettes publiques.

 

Nous pensons qu’avec la mise en place d’une politique budgétaire et fiscale basée sur une croissance économique soutenue et accélérée, la RCA devrait pouvoir accroitre la compétitivité de son économie en créant les conditions favorables à l’éclosion et à la pérennité des entreprises et en attirant l’investissement direct étranger (IDE) et national. Cela suppose l’amélioration du climat, de l’environnement des affaires. Dans un contexte de stabilité politique.

 

Le gouvernement de transition doit s’attaquer, d’ores et déjà, à la question du démantèlement des barrières illégalement installées à l’intérieur du pays et ayant pour but de soustraire les recettes fisco-douanières.

 

Tant que les méthodes de bonne gouvernance des finances publiques ne seront pas durablement appliquées, la RCA ne sera pas en mesure d’assumer sa souveraineté économique et financière et partant ne pourra remplir les conditions de son indépendance politique. L’avenir de notre pays en dépend.

 

                                                                                    Fait à Paris le 15/05/2014

 

                                                                                   Wilfried Willy ROOSALEM 

En finir avec la gestion hasardeuse des finances publiques : en filigrane, l’épineux problème des arriérés de paiement de la RCA par Wilfried Willy ROOSALEM
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