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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:26

 

 

 

 

 

 

http://jactiv.ouest-france.fr/   Publié le lundi 24 mars 2014 à 09:57.

 

C'était il y a un an, le 24 mars. Les combats plongeaient la République centrafricaine dans l'horreur. Médecins sans frontières (MSF) envoie des chevronnés comme Juliane, une Normande de 29 ans, auprès des civils.

Le 16 décembre, j'étais censée rejoindre un hôpital dans le sud-est de la Centrafrique. La veille de mon arrivée, changement de programme, je dois rester à Bangui, la capitale, pour prêter main-forte à l'équipe de MSF. Des milliers de déplacés se sont installés, à même le sol, près du tarmac de l'aéroport de Mpoko.

 

Tout juste le temps de poser mes affaires, de grignoter un peu, un briefing... je suis opérationnelle. Chaque jour, 150 à 200 femmes enceintes, âgées de 14 à plus de 45 ans, attendent pour une consultation prénatale. En Centrafrique, la situation est très tendue, il y a une dizaine de camps dans les mosquées ou les monastères. Les civils fuient les exactions et les femmes enceintes subissent un stress énorme. Certaines doivent courir sous les balles. Et chaque jour, le camp de Mpoko s'agrandit un peu plus...

 

Sur place, je fais partie d'une équipe de sept personnes. Une maternité improvisée d'une capacité de 10 lits... qui procède à 8 à 12 accouchements par jour ! Le système de santé n'est pas fonctionnel, sans compter qu'il est très difficile pour ces femmes de se rendre dans les rares hôpitaux. Le gouvernement a instauré un couvre-feu entre 18 h et 6 h du matin. Même pour nous, organiser des transferts à l'hôpital Castor, pour celles qui ont des complications obstétricales ou gynécologiques, devient compliqué. Les ambulances aussi restent bloquées ou ne circulent pas la nuit.

 

« Pas dans une bulle »

 

Il faut en permanence s'adapter. Être aux aguets. Changer de route. Les attaques ne nous visent pas directement, mais il y a des moments tendus. Il nous arrive de devoir évacuer la clinique, après des menaces ou des tirs croisés très rapprochés.

 

Les expatriés logent dans une maison. Des conditions plutôt sommaires. Une trentaine pour une maison de sept pièces. On essaie de se reposer un maximum. Le soutien moral et la bonne ambiance sont primordiaux. Mais on n'est pas dans une bulle.

 

Je suis rentrée en Europe cinq semaines plus tard, en janvier. La situation à Bangui est catastrophique et les habitants vivent dans la terreur.

 

Ce qui m'a frappée, c'est la situation de détresse de ces femmes, qui accouchent à même le sol, sous les bâches, ou contre un arbre. Elles n'ont presque pas accès aux soins. Un certain nombre de femmes sont à menace d'avortement, qu'ils soient provoqués ou spontanés et la situation reste critique. Les équipes encore sur place font un travail considérable.

 

Malgré cela, les locaux restent positifs. Cette note d'espoir qui les accompagne en permanence est, pour les expats, une petite « capsule » de bonheur. »

 

Propos recueillis par Yann-Olivier BRICOMBERT.

Lu pour vous : [Témoignage] Une sage-femme au chevet de la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:14

 

 

 

 

 

Bangui, 23 mars (ACAP) – L’Evêque du diocèse de Bossangoa, Vice-Président de la Conférence Episcopale des Evêques de Centrafrique, Monseigneur Nestor Nongo Assiagbia, a célébré à la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Bangui, une messe d’action de grâce à l’occasion de la 55ème anniversaire du décès du Président Fondateur de la République Centrafricaine, Barthelemy Boganda, en présence du Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, dimanche 23 mars 2014 à Bangui.

 

Dans son homélie extrait de l’évangile de Jean chapitre 4 les versets  5 à 42, Monseigneur Nestor Nongo Assiagbia, s’inspirant du récit de la samaritaine qui consiste à transcender nos antagonistes, a exhorté le peuple centrafricain à privilégier la voie du dialogue, de la réconciliation et du pardon dans la vérité et la justice. 
 

Il a fait observer que « tout autres options nous mènerons dans l’impasse ». 
  
Cette célébration eucharistique s’est déroulée également en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement de la transition André Nzapayéké quelques ambassadeurs accrédités en Centrafrique. 

 

Il est à noter que dans le même cadre des offices religieux marquant la commémoration du 55ème anniversaire du décès du Président Fondateur Barthelemy Boganda, le ministre de la Sécurité  publique, de l’émigration-immigration, Colonel Denis Wangao Kizimale  a représenté le gouvernement à l’Eglise baptiste Ngoubagara dans le 4ème arrondissement de Bangui. 

  
Le Président Fondateur Barthelemy Boganda était décédé le 29 mars 1959, dans un accident d’avion dans la région de Boda, localité située dans la préfecture de la Lobaye, lorsqu’il revenait d’une mission de travail à Berberati à l’ouest de la Centrafrique 

Messe d’action de grâce en mémoire du Président Fondateur de la République Centrafricaine Barthelemy Boganda
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:33

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr/   le 23.03.2014, 23h57 | Mise à jour : 24.03.2014, 00h28

 

Un groupe jihadiste a renouvelé son appel à assassiner le président François Hollande en réponse aux interventions militaires récentes de la France en Afrique, a indiqué dimanche le groupe d'observation des sites terroristes SITE. 


Le Al-Minbar Jihadi Media Network, un site islamiste militant lié à Al-Qaïda, a appelé les musulmans à monter des attaques en France et contre les intérêts français dans le monde en soutien aux musulmans du Mali et de la République centrafricaine. «Les soutenir (les musulmans de ces pays) est une tache facile pour toute personne honnête et loyale, parce que les ambassades de France occupent les terres des musulmans, sans parler des lions de notre oumma (communauté) qui vivent à l'ouest», précise le message d'introduction de la nouvelle campagne anti-française selon le SITE.


Sur le forum internet du site islamiste, 22 messages, une vidéo, un article et un poème alimentent cette campagne engagée depuis le début du mois et appelant à mener des attaques terroristes en France ainsi qu'à assassiner François Hollande. «Nous appelons nos loups bien aimés à assassiner le président de la mécréance et de la criminalité, à semer la terreur dans son gouvernement maudit, à poser des bombes et à les terroriser par solidarité avec les gens vulnérables de la République centrafricaine», précise un message du 9 mars.

 
L'intervention française en Centrafrique en ligne de mire


«Ni Hollande ni ses soldats ne connaîtront la paix aussi longtemps que les les musulmans du Mali et de la République centrafricaine ne pourront pas vivre normalement dans leur pays», ajoute le message.


François Hollande avait réagi à l'époque en affirmant que ce n'était pas la première fois que son pays était menacé et que la France «restait extrêmement vigilante». La France a envoyé des troupes au Mali en janvier 2013 pour en chasser les islamistes et rebelles touaregs qui avaient pris le contrôle du nord désertique du Mali. Bien qu'ils aient été arrêtés dans leur progression vers le sud du pays où se trouve la capitale Bamako, les combattants restés fidèles à des groupes islamistes mènent encore de temps en temps des attaques.


La France a également envoyé environ 2000 militaires en Centrafricaine en soutien à une force de maintien de la paix de l'Union africaine de 6000 militaires à la suite d'une vague d'affrontements sanglants entre chrétiens et musulmans après un coup d'État.

Un groupe islamiste appelle à assassiner François Hollande
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:22

 

 

 

 

 

http://www.lejourguinee.com/    Publié le dimanche 23 mars 2014 23:14

 Écrit par Waziri BIBOUBA HOUSSEINI/ALADJI OUSMANOU ALIHOU

 

L’Association pour l’Intégration et le Développement Social des peuhls - MBororo de Centrafrique (AIDSPC), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, lance aujourd’hui un appel aux gouvernements camerounais, tchadien, aux agences humanitaires et à la communauté internationale :

 

Nous, Peuhls-MBororo de la R.C.A, par la voix de notre organisation l’Association pour l’Intégration et le Développement Social des peuhls - MBororo de Centrafrique (AIDSPC), venons vous informer de la situation des peuhls centrafricains, une communauté minoritaire, marginalisée et très souvent premières victimes des crises successives qu’a connues notre pays.

 

Nous sommes des éleveurs et des gardiens de bétail dont nous ne sommes souvent pas les propriétaires. Depuis plusieurs années, à chaque changement de régime, nous sommes victimes de représailles : le nouveau nous accusant d’être à la solde du précédent.

 

Par exemple, lorsque Monsieur Ange Félix PATASSE arrive au pouvoir en 1993, son entourage et les membres de la garde présidentielle arrêtent et rackettent les éleveurs Peuhls-MBororo en les accusant d’être les gardiens du bétail et les partisans de son prédécesseur André Kolingba.

 

Plus tard après la chute du président PATASSE, les membres de la garde rapprochée de son tombeur, François BOZIZE, ont également arrêté arbitrairement et rançonné notre communauté, nous accusant d’être des coupeurs de route et des partisans du président Ange Félix PATASSE.

 

L’an dernier, après que quelques groupes peuhls centrafricains aient rejoint la Séléka, toute la communauté a été stigmatisée par le régime de Monsieur BOZIZE qui a ensuite mené des représailles contre nous.

 

Après son coup de force, la Séléka nous a accusés d’être les complices et gardiens de bétail des figures de l’ancien régime. C’est ainsi que depuis l’année dernière, nous sommes victimes de meurtres et de rackets. Sous la Séléka, les éleveurs peuhls se sont vus imposer « un droit de pâturage » illégal variant de 500 000 à 10 000 000 FCFA par famille en fonction de la taille du bétail. Cette rançon était dix fois plus élevée que celle qui nous était imposée sous le régime de François Bozize.

 

Ce sont maintenant les anti-BALAKA également, qui tuent, torturent, violent et massacrent les Peulhs Bororo du fait de leur appartenance religieuse musulmane et en les accusant d’être de connivence avec les Sélékas.

 

Toutes ces exécutions et violations des droits des Peulhs ont entraîné des déplacements massifs des populations à l’extérieur du pays où la situation est loin d’être favorable.

Au Cameroun, les membres de la communauté qui ont fui la R.C.A et ont réussi à traverser la frontière camerounaise ne sont pas encore pris en charge par le HCR. Quelques-uns sont encore bloqués à la frontière pour des raisons qui nous sont inconnues.

 

Selon nos représentants, les peuhls centrafricains à l’intérieur du territoire camerounais seraient déjà plus de 22.580 réfugiés majoritairement composés de femmes et d’enfants. Ces derniers rencontrent d’énormes difficultés à se faire enregistrer auprès du HCR et de la Croix Rouge internationale car nos communautés n’ont pas l’habitude de vivre en ville et de se confronter aux autres communautés. On nous a déjà signalé qu’à Kentzou, ville camerounaise situé à 210 km de Bertoua la capitale de la région de l’Est du Cameroun, la communauté peuhl – Mbororo centrafricaine a déjà enregistré de nombreux morts parmi lesquels des enfants de moins de 5 ans victimes de paludisme et de la malnutrition. Il nous a également été signalé des cas d’avortements involontaires faute de consultations prénatales. Les mêmes cas sont également enregistrés dans la ville de Garoua-Boulaïà 244 km de Bertoua.

 

Ils seraient également plus de 15 800 toujours bloqués en Centrafrique faute de moyen de transport pour leurs familles respectives pour arriver à la frontière. Les réfugiés peuhls Mbororos dont il est ici question sont dans la brousse. Leurs campements ont été attaqués par les anti-Balakas et le bétail est pillé par les Sélékas. Ils cherchent à rejoindre les zones habitées mais n’ont plus d’argent pour se déplacer. Pour traverser la frontière du Tchad ou du Cameroun on leur demande parfois des taxes illégales de 5000 francs par famille pour leur permettre de passer.

 

Au Tchad, de nombreux peulhs venant de la Centrafrique sont stationnés dans la zone de Mandoul, du Logone oriental et du Chari-Baguirmi avec une forte présence en milieu rural (zones frontalières avec la RCA) et dans les périphéries des villes telles que Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro, Bépopen et Sahr. Des familles entières ne sont pas pour le moment prises en charge.

 

D’après nos représentants, les réfugiés peuhls centrafricains au Tchad sont repartis comme suit : 800 (Koumra) 3000 (Moyenne-Sido), 2435 (Sahr), 350 (Ndjamena), 4320 (Goré) 2500 (Moundou). La majorité d’entre eux hésite à s’approcher du HCR de peur d’être à nouveau marginalisés comme dans leur pays d’origine.

 

Il faut signaler que de multiples champs non récoltés ont été dévastés sur le sol tchadien parcertains troupeaux appartenant à des peuls centrafricains qui ont traversé la frontière tchadienne avec une partie de leur bétail. Une forte insécurité des biens et des personnes est perceptible dans les villes suscitées à cause de la circulation d’armes légères.

 

Ne rien faire serait suicidaire. Nous lançons un appel aux partenaires cités plus haut de venir au secours de cette communauté en détresse.

Nous demandons au Gouvernement camerounais de faciliter la traversée des frontières camerounaises à cette communauté victime de toutes sortes de violences, de dénis de leurs droits et de leur réserver une hospitalité raisonnable conformément au droit international.

 

Nous demandons au Gouvernement tchadien d’intervenir sans délai dans les villes de Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro et Sahr pour la sécurité des réfugiés peuhls centrafricains et de leur prise en charge raisonnable conformément au droit international.

 

Nous demandons au HCR, aux partenaires internationaux et à la communauté internationale, en attendant la stabilisation de notre pays d’origine et le retour au calme, d’utiliser tousles moyens requis pour l’installation des réfugiés Peulhs MBororo, de les accompagner pendant cette période difficile, matériellement, financièrement et juridiquement etde les aider à se réinstaller dans leur pays d’origine le moment venu.

 

Nous demandons au HCR et à la Croix Rouge Internationale de mettre en place, en lien avec nos représentants, un dispositif particulier adapté à la communauté peuhl.

La communauté internationale doit aider à identifier et à traduire devant les juridictions compétentes les auteurs des crimes et des violations des droits des Peuls, donner aux forces internationales déployées en République Centrafricaine le mandat d’assurer la sécurité des Peuls MBororo présents dans les campements.

 

En espérant que notre mémorandum retiendra votre haute attention, Veuillez recevoir notre sincère gratitude.

 

Monsieur Waziri BIBOUBA HOUSSEINI


Président AIDSPC,


Réfugié à Ndjamena (Tchad)

Monsieur ALADJI OUSMANOU ALIHOU


Chargé de communication AIDSPC


Réfugié à Bertoua (Cameroun)

 

Lu pour vous : Les Peuhls Mbororo centrafricains réfugiés au Cameroun et au Tchad : des communautés en danger
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:05

 

 

 

 

 

par RFI 24-03-2014 à 05:05

 

Il y a un an, jour jour,  le président François Bozizé était renversé par une coalition rebelle dirigée par Michel Djotodia. S'ouvrait alors une période de transition de dix mois, avant la démission de Djotodia, au cours de laquelle le pays à sombré dans la violence et l'anarchie.

 

Lorsque François Bozizé fuit vers le Cameroun le 24 mars 2013, la Centrafrique vient déjà de subir quatre mois de combats entrecoupés de cessez le feu. Mais la prise du pouvoir par Michel Djotodia donne le coup d'envoi d'une rapide descente aux enfers pour la République centrafricaine. De mars à juin les exactions se multiplient.

 

La Seleka, assemblages de rebelles nordistes, de mercenaires tchadiens et soudanais, multiplie les massacres, les viols et les pillages. Michel Djotodia ne parvient pas à imposer sa volonté à la Seleka qui l'a propulsé au pouvoir. L'un de ses collaborateurs se souvient d'un chef que les commandants militaires n'écoute pas. D'ailleurs, lorsque Michel Djotodia ordonne la dissolution de la Seleka en septembre 2013, cette décision n'est pas suivie.

 

Les milices, le point de bascule

 

En septembre, face à la poursuite des violence, naissent les milices d'autodéfense, les anti-balakas. Elle s'en prennent à la Seleka et aux musulmans. En décembre lors de l'offensive conjointe des ex Faca et des antibalakas, marque une accélération des violences interrreligieuses. L'intervention internationale ne peut empêcher l'épuration.

 

Dépassé, sans aucune prise sur les évènements, Michel Djotodia est poussé vers la sortie par la France et les pays de la région. Selon l'un de ses collaborateurs sa démission est actée dès le 2 janvier. Elle sera mise en scène le 10 à Ndjamena au cours du sommet extraordinaires de la CEAC.

 

Le rôle de la France

 

En Centrafrique, Paris a été rattrapée par l'histoire. Dès le début de l'offensive de la Seleka, la France se montre réticente à soutenir François Bozizé, multipliant les appels au dialogue entre le président et son opposition armée.

 

En décembre 2012, lorsque François Bozizé réclame l'aide des autorités françaises, Paris détourne la tête. Trois mois auparavant, à Dakar, François Hollande annonçait la fin de la France Afrique. Terminés les clauses secrètes, Paris ne signe plus des accords de défense pour soutenir les régimes en place. François Bozizé est de fait la première victime de la doctrine Hollande.

 

L'envoi de la mission Sangaris

 

Pourtant l'année 2013 est une rapide descente aux enfers pour les Centrafricains. Et face au désastre centrafricain qui menace d'embraser toute la région, la France est obligée d'intervenir. Changement de cap à l'Elysée : en décembre l'opération Sangaris est lancée. Paris veut désarmer les Centrafricains.

 

La France estime aussi que le changement passe par un départ de Michel Djotodia et de son gouvernement de transition. Avec l'appui des pays de la CEAC Paris pousse Michel Djotodia à démissionner. En périphérie de la crise centrafricaine début 2013, Paris est coeur du problème un an plus tard.

La RCA toujours en crise un an après le renversement de François Bozizé
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Centrafrique-Presse.com
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:21

 

 

 

 

 

 

La situation des musulmans en Centrafrique est très inquiétante. Les milices chrétiennes Anti-Balaka pourchassent et assassinent leurs voisins centrafricains parce qu’ils sont musulmans. Il arrive par ailleurs que ces derniers mangent les dépouilles des musulmans croyant que cela est bénéfique pour leur intelligence… 

Un véritable nettoyage ethnique qui n’épargne pas femmes et enfants cibles eux aussi des miliciens chrétiennes. Les « arabes » – comme ils les appellent – sont condamnés à fuir la Centrafrique ou mourir. Des scènes de mort se déroulant sous les yeux de l’armée française censée protéger la population. 


Le conflit ne fait plus l’objet d’une couverture médiatique conséquente pourtant les morts se comptent tous les jours. L’émission « l’effet Papillon » de Canal + y a consacré un reportage. Comme le montre l’image ci dessous, on peut y voir des hommes s’entraîner à égorger des musulmans.

 

Dimanche 23 Mars 2014 - 18:04

 

http://www.ndarinfo.com/VIDEO-Reportage-de-Canal-sur-les-chasseurs-de-musulmans-en-Rca_a8160.html

Vu pour vous : [VIDEO] Reportage de Canal + sur les chasseurs de musulmans en Rca
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:12

 

 

 

 

Vous pouvez réécouter l'émission d'Alain FOKA de  RFI, du dimanche 23 mars 2014  sur :

 

 Télé-MLPC http://livestre.am/4OimJ

 

 

 

Avec

 

Martin Zigueleprésident du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ancien Premier ministre de la RCA

 

Marie Noëlle Koyara : Ministre du Développement Rural du Gouvernement Nzapayeké

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga: Archevêque de Bangui

 

L'imam Omar KobineLayama:  Président de la conférence islamique de Centrafrique

 

Pascal Bida Koyagbélé : Parti paysan centrafricain « KITE »

 

Centrafrique : non, ce n’était pas une guerre de religion - réécouter l'émission d'Alain FOKA de  RFI, du dimanche 23 mars 2014 avec notamment comme invité Martin ZIGUELE
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:01

 

 

 

 

 

 

YAOUNDE Samedi 22 mars 2014 | 20:22 UTC - (Xinhua) - Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime à 70 millions de dollars les besoins pour nourrir les personnes déplacées et 17 millions de dollars les réfugiés dans les pays voisins jusqu'en août suite à la crise en République centrafricaine (RCA), selon sa Directrice exécutive Ertharin Cousin au terme d'une visite de deux jours au Cameroun après la RCA.

 

"Les donateurs ont généreusement financé les opérations d’urgence du PAM en Centrafrique à hauteur de 37 millions de dollars mais près de 70 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires pour financer ces activités jusqu'à la fin août. Quant aux besoins financiers pour nourrir les réfugiés dans les pays voisins, ceux-ci s'élèvent à plus de 17 millions de dollars", souligne un communiqué de presse publié par cette agence onusienne vendredi soir à Yaoundé. 

 

Un an après la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui de l'ex- coalition rebelle de la Séléka contre le régime de François Bozizé, la RCA reste en proie aux violences et à l'insécurité, malgré le déploiement depuis décembre, sous mandat des Nations Unies, de la force française Sangaris suivie de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force africaine. 

 

Une nouvelle escalade de violences due à une attaque armée dite "généralisée" le 5 décembre d'anciens soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et des milices d'autodéfense anti-Balakas ( anti-machettes) opposés à ce pouvoir conduit par Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier, a provoqué un exode massif de populations à l'intérieur du territoire national et dans les pays voisins tels le Cameroun.  

 

A ce jour, les Nations Unies estiment à quelque 296.000 le nombre de réfugiés dont 42.000 depuis le début de l'année au Cameroun et établissent entre 4.000 et 5.000 le nombre de nouveaux arrivants chaque semaine. Le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville en sont les autres pays d’accueil.

 

C'est une population constituée majoritairement de personnes de confession musulmane, cible d'une chasse à l'homme menée, dans le sillage d'un conflit mué en affrontements intercommunautaires et interreligieux, par les miliciens anti-Balakas d'obédience chrétienne en représailles aux exactions commises par les ex- rebelles de la Séléka à dominance musulmane.

 

Représentant-résident du PAM en RCA, le Portugais Carlos Veloso a rapporté à Xinhua que "de janvier jusqu'à maintenant, on a donné à manger à plus ou moins 400.000 personnes déplacées", sur un total de 600.000 en ce moment contre près d'un million auparavant, une diminution de chiffres due à une amélioration progressive du climat sécuritaire, a expliqué le responsable onusien.

 

"La situation sécuritaire s'améliore. A Bangui, le site de déplacés de la partie Nord de l'aéroport s'est vidé, la MISCA a pris possession. Dans la partie Sud, les estimations sont de 20. 000 déplacés actuellement contre 130.000 auparavant. A Bossangoa (Nord-Ouest), les gens ont aussi commencé à rentrer chez eux. Il y avait 40.000 déplacés (à la paroisse catholique de la ville, NDLR), c'est environ 3.000 aujourd'hui", a-t-il précisé.

 

 Ces retours sont aussi justifiés par l'arrivée de la saison des pluies qui représente pour les populations paysannes le moment de cultiver leurs champs. De plus, indique en outre Veloso, cette période ne permet pas d'offrir "les conditions de logement adéquates" dans les camps constitués pour la plupart de camps de fortune.

 

 Résultat : de 80 auparavant, le nombre de sites de déplacés dénombrés sur le territoire centrafricain a chuté à 25 à l'heure actuelle, d'après le représentant-résident du PAM.

 

 Bangui, Bossangoa, Bouar, Kaga Bandoro, Paoua et Bambari (depuis vendredi en principe) constituent les principaux sites d’intervention de cette agence onusienne pour la distribution de vivres aux populations sous assistance alimentaire, avec le concours des forces internationales pour les mesures de sécurité nécessaires pour l'acheminement de l'aide.

 

La capitale centrafricaine et Bossangoa, ville natale de l'ex- président François Bozizé qui s'était presque vidée de ses quelque 50.000 habitants fuyant les attaques des ex-rebelles Séléka d'une part et des miliciens anti-Balakas d'autre part, sont notamment les étapes de la visite de deux jours en RCA de la directrice exécutive du PAM.

 

Ertharin Cousin a fait état d'une "tragédie oubliée" par une communauté internationale davantage tournée vers d'autres crises, dont en l'occurrence la Syrie et le Sud-Soudan. "Historiquement, a-t-elle déclarée lors d'une conférence de presse vendredi soir à Yaoundé, près d'un million de personnes ont toujours eu besoin d'assistance alimentaire en Centrafrique, surtout en période de soudure."

 

"Le PAM est sous-financé et éprouve des difficultés à répondre aux besoins de la population centrafricaine", a-t-elle poursuivi dans un appel à une mobilisation de ressources qui dépasse le cadre des contributeurs traditionnels, c'est-à-dire les gouvernements, pour solliciter des personnes de bonne volonté au sein du grand public.

 

Après des consultations avec les autorités de Yaoundé dont le Premier ministre Philemon Yang, Mme Cousin a salué l'ouverture des frontières par le Cameroun pour accueillir les réfugiés centrafricains et d'autres nationalités en transit.

Centrafrique : Le PAM cherche 70 millions USD pour l'assistance alimentaire
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:20

 

 

 

 

 

 

21/03/2014 à 16h56 -- Mis à jour le 21/03/2014 à 16h58

 

ARMEE - Pour que la force militaire européenne en Centrafrique passe de 375 à 500 personnes

 

François Hollande a lancé un appel vendredi à Bruxelles pour que la force militaire européenne en Centrafrique (Eufor) soit suffisamment dotée à partir de lundi pour pouvoir intervenir au plus vite. «Il faut 500 personnels, il y en a pour l'instant 375, donc il y a un effort à faire», a déclaré Hollande lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen largement consacré à l'Ukraine. «Je pense que l'appel que j'ai lancé, qui a été relayé par Herman Van Rompuy (président du conseil européen) et Catherine Ashton (chef de la diplomatie européenne) sera entendu», a-t-il ajouté.

 

Les pays européens rechignent jusqu'à présent à mobiliser les effectifs et les moyens, notamment logistiques, nécessaires au lancement d'Eufor-RCA destiné à venir en appui aux forces africaines et françaises. Une centaine de soldats manquent pour pouvoir lancer l'opération militaire européenne en Centrafrique, qui devait initialement démarrer cette semaine, a indiqué mercredi le commandant de cette force, le général français Philippe Pontiès, jugeant la situation «préoccupante».

 

Une question de «crédibilité de l'Europe»

 

«J'ai insisté là-dessus auprès des chefs de gouvernement qui avaient déjà fait des gestes ou qui avaient émis de promesses pour que nous puissions, lundi, avoir les effectifs suffisants», a dit Hollande. Il ne s'agit «pas de troupes combattantes mais essentiellement de personnels qui pourraient se déployer pour le transport notamment des troupes africaines, pour la logistique et pour la santé». Il a jugé que le lancement d'Eufor-RCA était une question de «crédibilité de l'Europe».

 

Aucun dirigeant n'a publiquement indiqué vendredi de nouvelles contributions à l'opération, qui devrait notamment s'appuyer sur le déploiement d'une centaine de soldats de Géorgie, un pays non-membre de l'UE. La crise ukrainienne et les risques militaires associés polarisent l'attention de nombreux pays de l'UE, notamment ceux d'Europe de l'est qui étaient initialement prêts à participer à Eufor-RCA, selon un responsable européen. Hollande a par ailleurs indiqué qu'il recevrait la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza avant le prochain sommet UE-Afrique prévue les 2 et 3 avril à Bruxelles. 

 

 Avec AFP

Centrafrique: Hollande demande à l’Europe de se bouger
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:13

 

 

 

 

 

 

S’acheminerait-on vers une guerre sans fin en République centrafricaine ? La Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) a découvert la semaine dernière un important arsenal de guerre dans les environs de la base aérienne de Bangui. La nature de l’armement trouvé (des armes lourdes) fait dire au chef de la MISCA, le général Jean-Marie Miche Mokoko, que ce sont des armements soustraits des arsenaux des forces armées centrafricaines. Ces armes proviennent-elles réellement de l’arsenal national ? Qui les y a mises là et à quelle fin ? 

 

Totalement enclavé au centre du continent, la Centrafrique tient son nom de sa situation géographique. Les importations, dans ce pays pauvre, y sont difficiles et la moindre pièce détachée nécessite des semaines avant de parvenir à son destinataire. Les approvisionnements connaissent souvent des ruptures ; curieusement seules les armes et les munitions y sont largement présentes. Alors, par quel miracle tous ces matériels sont parvenus au Centrafrique alors que l’essentiel y est souvent difficile, voire, impossible à trouver ?

 

On sait que l’armée mise en place par Bozizé, l’ancien locataire du palais de Bangui, s’était suffisamment servie en armes dans l’intention de contrer la Séléka qui avançait sur Bangui. On sait aussi que François Bozizé avait mis d’importants moyens militaires à la disposition de sa milice, les anti-balaka.

 

On sait également que les tombeurs de Bozizé disposent également d'un arsenal militaire de haute gamme

 

Perdue en plein cœur de l’Afrique, forte de près de 5.000.000 d’habitants pour une superficie de 623 000 km² avec un sous-sol riche, la Centrafrique reste la référence d’un pays sans Etat qui n’existe que de nom. La Centrafrique (RCA) est un pays enclavé sans accès à la mer. La République centrafricaine dispose par ailleurs de nombreuses ressources naturelles, notamment l’uranium, l’or et les diamants. Le pétrole et l’énergie hydroélectrique sont d’autres ressources potentiellement importantes mais inexploitées à ce jour. 

 

Selon certains analystes, la crise centrafricaine n’a rien de religieux. Mais plutôt un conflit orchestré par des politiques, avec l’appui de la France et du Tchad, pour des intérêts purement économiques 

 

La France craint de voir ses intérêts tomber sous le giron chinois à qui le Président déchu avait concédé l’exploration et l’exploitation pétrolifère de la région du Nord-est », rappelle le coordinateur de la jeunesse du MPA, Jöel Moyéyégue. Qui souligne que « la France ne désarme ni la Séléka, ni les anti-balaka et n’intervient pas la nuit ». 

 

Le Tchad est aussi accusé de « déstabiliser la Centrafrique pour siphonner son pétrole et empêcher son exploitation, car ces deux pays bénéficient d’un bassin pétrolifère commun ».

 

La rumeur, dit « que se serait l’ancien Président François Bozizé, qui est derrière cette milice qui terrorise les populations », mais aussi « que des jeunes exacerbés par les pratiques de la soi-disant Séléka se sont mobilisés ». Dans tout ce micmac orchestré par les politiques, ils manipulent une population centrafricaine majoritairement analphabète, et lui font croire à un conflit inter religieux. Dans un pays, « où jadis, toutes les communautés cohabitaient en parfaite harmonie ». -

 

Qui se cache derrière le chaos en Centrafrique ? Telle est la question de la semaine

Vouloir régler la crise centrafricaine sans répondre à cette question relèverait de l’hypocrisie la plus totale. Les occidentaux savent, depuis des années, qui s'amuse à livrer fonds et armements nécessaires aux déclenchements des conflits. Jour après jour on feint de s’étonner des explosions soudaines de violences, ponctuées de pillages. Malgré un dispositif de plus en plus serré, au fil des semaines, les soldats français et africains ont de plus en plus de mal à les endiguer.

 

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© Camer.be : Fabrice Nembi

 

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