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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 14:36

 

 

       

APA-Bangui (Centrafrique) -2015-11-14 13:27:12 Trente journalistes centrafricains, réunis en assemblée générale, samedi à Bangui, ont adopté un code de bonne conduite rédigé par l’Observatoire national des médias avec l’appui du Centre du dialogue humanitaire, une organisation qui intervient dans le processus électoral en Centrafrique.


Ce code de bonne conduite permettra aux professionnels des médias en Centrafrique de respecter les règles d'éthique et de déontologie dans leur travail en cette période électorale.


Le but de ce code est de contribuer à rendre possible la tenue d'élections libres, transparentes, apaisées et acceptables par tous les Centrafricains.


Vu l'implication des médias dans le processus électoral, les instances de régulations des médias se préoccupent de leur contribution efficace pour éviter des dérapages pendant ces moments cruciaux en RCA.


Selon Marie Solange Yahoumbi, présidente de l'Observatoire des médias en Centrafrique, les journalistes ont montré dans le passé leurs limites pour faire une bonne couverture des processus électoraux en Centrafrique.


Compte tenu des élections groupées de 2015 qui vont se dérouler dans un contexte particulier marqué par la persistance et la généralisation de l'insécurité, les journalistes sont appelés à jouer un rôle positif afin d'éviter le pire à la République Centrafricaine.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=838728#sthash.j7uKIXkM.dpuf

Couverture des élections en RCA : un code de bonne conduite adopté

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 14:25

 

 

Autorité Nationale des Élections


Dépôt des candidatures ce matin au bureau de l'ANE à BANGUI.


Une quarantaine de dossier sont retirés depuis hier,ce matin six candidats à la présidentielle ont déposé leur dossier. Il s'agit:


1-Anicet Doleguele
2-Archange Touadera
3-Jean Michel Mandaba
4-Martin Ziguele
5-Armel Doubane
6-Fidèle Gouandjika

 

 

 

http://adiac-congo.com/ Samedi 14 Novembre 2015 - 12:30

 

Les candidats déclarés notamment à la présidentielle du 27 décembre prochain, disposent de deux semaines pour officialiser leur candidature, selon l’Autorité nationale des élections(ANE). L’on remarque, cependant, un nombre pléthorique ( près d’une trentaine) de prétendants à la magistrature suprême dans un pays meurtri par la guerre civile.

 

Plusieurs figures politiques centrafricaines ne devront pas manquer cette compétition électorale. Le scrutin s’annonce très ouvert, puisque, jusqu’alors quelque 29 candidats se sont prononcés. Des partis politiques ayant une assise nationale comme le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, du défunt président Ange-Félix Patassé), le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, de l’ex-président André Kolingba), le KNK du président déchu, François Bozizé,  ne seront pas non plus des abonnés absents.    

 

Les deux premiers partis seront représentés respectivement par l’ancien Premier ministre, Martin Ziguélé (MLPC) et par l’ancien ministre de la Jeunesse, Désiré Nzanga Kolingba (RDC). Deux autres anciens Premiers ministres: Anicet Georges Dologuélé et Maître Nicolas Tiangaye représenteront respectivement leur jeune formation politiquel’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) et  la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS). Quant au parti KNK qui a désigné l’ex-président Bozizé comme son candidat unique, mais le doute subsiste encore sur cette candidature. François Bozizé est sous le coup des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, pour son rôle supposé dans la crise actuelle dans le pays. Sa milice, anti-balaka, est accusée d’avoir commis plusieurs exactions notamment contre la communauté musulmane.

 

En dehors de Michel Amine qui va certainement officialiser sa candidature sous la bannière de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) et de Cyriaque Gonda, chef du Parti national pour une Centrafrique nouvelle (PNCN), la plupart des candidats seront des indépendants. La liste de ceux-ci est longue:  l’ancien Premier ministre, Faustin Archange Touadéra; l’ancien maire de Bangui, Jean-Barkès Gombe-Ketté; l’ancien ministre d’Etat aux Affaires étrangères, Karim Meckassoua; l' ancien ministre et ambassadeur de la RCA à l’ONU, Charles Armel Doubane; l’homme d’affaires, Sylvain Patassé; l’ancien ministre, Jean-Serge Bokassa; l’ancien proche de François Bozizé, Fidèle Gouandjika et Jean Willybiro Sako.

 

Trois candidatures féminines, attendues

 

Par ailleurs, des personnalités, enseignants chercheurs, hommes d’église vont aussi tenter leur chance. Les noms de  Crépin Mboli-Goumba (ancien ministre d’Etat),  Joseph Bendounga, Timoléon Mbaikoua,  Laurent Gomina Pampali,  Magloire Lamine, le général à la retraite, Xavier Sylvestre Yangongo, Théodore Kapou, Gaston Mandata Nguérékata, Sylvain Sami, Tahéruka Shabazz, Aristide Briand Reboas et Marcel Diki-Kidiri, ont été cités.   

 

Enfin, l’ancienne ministre et conseillère en charge des urgences humanitaires,  Régina Konzi-Mongot,  la candidate du Mouvement pour le rassemblement et le changement en Centrafrique (MRC-Centrafrique) puis de la Renaissance Laïque de Centrafrique (RLC), Marie-Reine Hassen, et la présidente de l’Organisation chrétienne «Les Parvis», Valentine Modamet, confirmeront leurs candidatures pour tenter de succéder à la présidente de la transition, Catherine Samba Panza.

 

Fiacre Kombo

Elections en RCA : le dépôt des candidatures ouvert ce samedi

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 13:36
Opération Barkhane et Sangaris: vigilance et solidarité s’imposent

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/  Samedi 14 Novembre 2015 - 12:53

 

L’Etat-major des armées françaises(EMA) a fait le bilan de la semaine des opérations Barkhane  dans la Bande sahélo-saharienne (BSS) et Sangaris en Centrafrique.

 

Barkhane : « une logique de solidarité vis-à-vis des forces armées partenaires » 

 

Sur la force Barkhane qui lutte contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne (BSS), on note un premier ravitaillement aérien, en vol, d’un hélicoptère Caracal par un C130 Hercules américain, ainsi que la mise en place d’un cycle d’instructions opérationnelles au profit de 150 soldats maliens déployés à Gao, au Mali.

 

Cette opération a été réalisée dans le cadre de la coordination des opérations multipartites, dont la mission d’instruction vise à harmoniser les procédures de travail entre militaires français et maliens.

 

L’EMA est revenu sur la visite du général d’armée, Pierre de Villiers, les 2 et 4 novembre, à Ouagadougou( Burkina Faso), pour assister à la 4ème réunion des chefs d’état-major du « G5 Sahel », instance au sein de laquelle les pays de la BSS coordonnent leurs efforts pour lutter contre le terrorisme.

 

Cette réunion a permis la signature, par les chefs d’état-major, d’une charte précisant le volet militaire de leur coopération transfrontalière, dénommée: « Charte de fonctionnement du partenariat militaire de coopération transfrontalière des forces armées du G5 Sahel ».

 

Le général de Villiers a rappelé que « l’opération Barkhane constitue l’effort prioritaire des armées françaises. Elle s’inscrit dans une double logique : une logique de « défense de l’avant » de notre territoire national et une logique de solidarité vis-à-vis des forces armées partenaires ».

 

Sangaris : la nécessité d’une vigilance constante des forces internationales

 

En Centrafrique, l’EMA souligne que la situation reste fragile. A Bangui, il constate toujours une concentration des tensions intercommunautaires. Ce qui « nécessite une vigilance constante des forces internationales, en particulier, dans les arrondissements situés au sud de la capitale ( 3ème et 6ème arrondissement) ».

 

Les forces Sangaris  seraient intervenues à plusieurs reprises «  de façon autonome ou en appui direct » de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca), indique l’EMA. Les éléments français ont ainsi été engagés dans « des accrochages d’intensité variable, au cours desquels aucune perte n’a été subie », poursuit l’EMA.

 

Dans ce contexte, la force Sangaris  a décidé de maintenir un dispositif de réaction rapide lui permettant d’intervenir, en appui des Casques bleus de l’ONU, dans les zones de tensions. En province, la situation semble plus calme malgré, là encore, la persistance  des tensions, conclut l’EMA. 

 

Noël Ndong

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 13:27

 

 

 


Nairobi - AFP / 14 novembre 2015 13h01 - Plusieurs pays d'Afrique, dont certains eux-mêmes frappés par l'extrémisme islamiste, ont exprimé samedi leur solidarité avec la France après les attentats de Paris qui ont fait au moins 128 morts et appelé à renforcer la coopération contre le terrorisme.

Les réactions les plus fortes sont venues du Nigeria et du Kenya, victimes respectivement des shebab somaliens et du groupe Boko Haram.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a été très choqué et profondément attristé en apprenant que des innocents avaient été victimes d'attentats terroristes haineux et lâches, a rapporté un communiqué de ses services.

M. Buhari condamne les attentats barbares qui représentent une insulte inacceptable à toutes les valeurs humaines et aux normes de la civilisation.

Il a appelé toutes les nations éprises de paix dans le monde à intensifier la coopération multilatérale et la collaboration au niveau de l'action pour mettre rapidement fin au fléau du terrorisme international.

Le Nigeria affronte depuis six ans les islamistes armés de Boko Haram dont l'insurrection a fait quelque 17.000 morts.

Au Kenya, le président kényan Uhuru Kenyatta a déclaré que le peuple et le gouvernement du Kenya se tiennent au côté de la France en ce moment où notre humanité commune a été attaquée.

Les Français ont rendu célèbre l'appel +Liberté, Egalité, Fraternité+ qui reflète les valeurs communes que les Kényans partagent avec eux et qui sont attaqués par les terroristes, à Paris et à travers le monde, souligne M. Kenyatta.

Ces ennemis de l'humanité (...) tentent de justifier le meurtre d'innocents par une foi pervertie, ils rejettent l'acceptation de la diversité des croyances et des cultures dans une humanité commune, préférant une identification étroite, intolérante et haineuse, a-t-il lancé.

Depuis que son armée est entrée en octobre 2011 en Somalie pour combattre les shebab, le Kenya a été le théâtre régulier d'attaques, dont plusieurs de grande ampleur: centre commercial Westgate de Nairobi (au moins 67 morts), localités de la région côtière de Lamu (une centaine de morts) et Université de Garissa (148 morts).

Ailleurs en Afrique de l'Est, le Premier ministre de l'île Maurice, Aneerood Jugnauth, a également condamné le plus sévèrement possible cet acte terroriste. 

Le combat contre le terrorisme doit continuer, a-t-il affirmé à l'AFP, en exprimant sa solidarité avec le gouvernement français et la population française.

De son côté, le président du Gabon, Ali Bongo, a exprimé toute (sa) solidarité au peuple français touché une nouvelle fois par des attaques terroristes abjectes. 

Face à l'horreur de ces actes qui touchent la France, ce sont tous les peuples libres du monde qui sont visés, a ajouté le président gabonais sur Twitter.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=648813 

 

 

NDLR : Toute la rédaction de Centrafrique-Presse condamne avec la plus grande fermeté ces odieux attentats et tueries aveugles et insensées de Paris ayant oté la vie à d'innombrables victimes innocentes et faisant plusieurs blessés graves. Elle adresse ses condoléances les plus attristées aux familles françaises éprouvées et souhaite prompt rétablissement aux blessés. 

 

 

Le monde solidaire après une "attaque contre l'humanité"


Dirigeants politiques et religieux, artistes et sportifs du monde entier ont affiché leur solidarité avec la France après les attentats qui ont fait au moins 128 morts vendredi soir. Ces attaques ont suscité une vague d'horreur et d'émotion.


Apportant la seule note discordante après ces attaques revendiquées par le groupe Etat islamique, le président syrien Bachar al-Assad a estimé que la France avait contribué à l'"expansion du terrorisme" en intervenant dans le conflit qui secoue son pays.


Les dirigeants européens étaient quant à eux mobilisés en première ligne, les gouvernements britannique, allemand et italien tenant des réunions de crise samedi. "L'Europe est avec la France et le peuple français", a twitté la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini, faisant part de sa "douleur" et de son "effroi".


Les terroristes ne vaincront pas


Le Premier ministre britannique David Cameron a dénoncé les "attentats terroristes terrifiants et écoeurants". Il a promis que son gouvernement fait "tout ce qui est possible pour aider".


"Comme tous les Italiens, je sais aujourd'hui que les terroristes ne vaincront pas. Que la liberté est plus forte que la barbarie. Que le courage est plus fort que la peur", a déclaré le Premier ministre italien Matteo Renzi.



Un avis partagé par son homologue espagnol Mariano Rajoy. "Aujourd'hui nous sommes tous la France", les terroristes "peuvent nous faire du mal comme ils nous en ont fait hier mais ils ne vont pas nous vaincre", a-t-il proclamé.


Valeurs universelles
"Nous pleurons avec vous", a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l'adresse du peuple français, auquel elle a promis de "mener le combat ensemble contre ces terroristes".


A Washington, Barack Obama a affirmé que ces attentats "ne sont pas seulement une attaque contre Paris" mais "une attaque contre toute l'humanité et nos valeurs universelles". Le président américain a cité en français la devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité", en affirmant que ces valeurs étaient partagées par le peuple américain.


S'unir contre l'extrémisme


Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a appelé la communauté internationale à "s'unir contre l'extrémisme" et à "apporter une réponse forte aux actions des terroristes". Son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a pour sa part estimé que ces attentats "justifient" d'intensifier la lutte contre l'Etat islamique (EI), qui a revendiqué les attaques.


Face aux proclamations des djihadistes, l'imam de la mosquée Al-Azhar, plus prestigieuse institution de l'islam sunnite, Ahmed Al-Tayeb, a condamné les attaques "odieuses" et a appelé "le monde entier à s'unir pour faire face à ce monstre" du terrorisme.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir a pour sa part condamné des "attaques terroristes odieuses", estimant qu'elles constituent une "violation de toute éthique, toute morale et toute religion".


"Crimes contre l'humanité"


Le président iranien Hassan Rohani a reporté un voyage prévu en Europe et qualifié les attentats de "crimes contre l'humanité". Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réclamé un "consensus de la communauté internationale contre le terrorisme".


"Israël se tient au côté du président François Hollande et du peuple français dans la guerre commune contre le terrorisme", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.


Par ailleurs, de nombreuses personnalités célébrités du sport et du spectacle ont exprimé leur solidarité sur les réseaux sociaux, partageant le mot-dièse #PrayForParis. "La haine ne vaincra jamais", a twitté l'actrice Salma Hayek en français, anglais et espagnol.


(ats / 14.11.2015 13h34)

Attentats à Paris: L'Afrique solidaire, appelle à poursuive le combat anti-terroriste

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 11:55
Le pape souhaite aller en Centrafrique malgré les violences

 

 

 

CITE DU VATICAN, 13/11/2015 à 17:38 (Reuters) - Le pape François prévoit toujours de se rendre en voyage en République centrafricaine fin novembre, a annoncé vendredi le Vatican, malgré les violences qui ont fait des dizaines de morts à Bangui depuis septembre et semblent s'intensifier dans d'autres régions. Au moins 22 personnes ont été tuées cette semaine dans des villages du centre du pays, autour de la ville de Bambari, ont rapporté vendredi un responsable local et la radio d'Etat. Le souverain pontife doit terminer les 28 et 29 novembre en Centrafrique une tournée pastorale qui l'aura d'abord conduit au Kenya et en Ouganda.

 

La France, dont des soldats restent déployés dans le pays en appui de la force de maintien de la paix des Nations unies, a mis en garde le pape François contre les conséquences de son voyage à Bangui, estimant ne pas être en mesure de garantir totalement sa sécurité et celle des fidèles. "Nous avons simplement alerté les autorités du Vatican sur le caractère risqué d'un tel voyage, dans le contexte actuel de pré-élections, pour le pape lui-même et pour les centaines de milliers de fidèles qui pourraient faire le déplacement", a dit une source au ministère de la Défense. "Nous sommes en capacité d'assurer la sécurité de l'aéroport et d'apporter un soutien d'évacuation médical en cas d'accident" mais pas plus, a-t-on ajouté de même source.

 

Des élections présidentielle et législatives censées tourner la page du conflit qui déchire le pays depuis deux ans doivent se tenir le 27 décembre après avoir été à reportées à plusieurs reprises en raison de la poursuite des violences. Les autorités politiques et religieuses centrafricaines se sont employées jeudi à rassurer le Vatican sur les conditions de sécurité dans la capitale, voyant dans cette visite pontificale le moyen d'envoyer un signal de normalisation et de redonner espoir à la population.

 

 "RENONCER À CE VOYAGE SERAIT UNE DÉFAITE"

 

Le pape "veut vraiment aller (en Centrafrique) et renoncer à ce voyage constituerait une défaite", a réagi une source au Vatican. Une autre source a précisé que la visite pourrait néanmoins être écourtée et cantonnée à des secteurs jugés suffisamment sûrs. La source au ministère français de la Défense a assuré de son côté que Paris ne chercherait pas à dissuader à tout prix le souverain pontife d'effectuer le déplacement. "Il ne s'agit pas de s'immiscer dans une visite d'Etat dans un pays tiers et ce n'est pas à la France d'empêcher le pape d'aller sur place, ce n'est absolument pas notre démarche", a-t-elle déclaré.

 

Selon un responsable onusien, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) pourrait précipiter l'arrivée d'une partie des 750 soldats et 140 policiers supplémentaires attendus pour les élections de sorte à ce qu'ils soient sur place au moment de la visite du pape. Alors que la France a suspendu le retrait progressif de ses troupes, qui atteignaient 2.000 hommes en début d'année, jusqu'à la fin des élections, la Minusca ne semble pas avoir les effectifs suffisants pour maintenir la sécurité dans l'ensemble du pays. Les violences se sont cristallisées ces dernières semaines autour de Bambari, une ville du centre du pays qui marque plus ou moins la limite de la partition de fait de la Centrafrique, entre musulmans au nord et chrétiens et animistes au sud. Selon un responsable local, Yves Mbetigaza, dix villageois ont été égorgés lundi dernier à Ndassima et des dizaines d'autres ont été tués, enlevés ou sont portés disparus dans d'autres villages de la région les jours suivants.

 

La radio d'Etat a parlé d'attaques d'hommes armés de l'ethnie peule, des éleveurs nomades musulmans en conflit avec les agriculteurs sédentaires dans de nombreux pays de la zone sahélienne, mais selon Yves Mbetigaza, des combattants de l'ex-Séléka, l'alliance rebelle qui avait pris le pouvoir à Bangui il y a deux ans avant d'en être chassée un an plus tard, figuraient au nombre des assaillants.

 

(Philip Pullella, avec Marine Pennetier à Paris et Crispin Dembassa-Kette à Bangui; Tangi Salaün pour le service français)

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 11:52

 

 

 

14/11/15 (Radio Okapi)

 

Les douaniers congolais de Zongo, à la frontière entre la RDC et la République centrafricaine, sont victimes d’agressions de façon récurrente, déplore l’inspecteur-chef du Bureau de la DGDA (Direction Générale des Douanes et Accises).

 

Clément Assia Ondia soutient qu’en raison de cette insécurité, seuls quelques agents essaient de travailler tant bien que mal. Plusieurs marchandises en provenance de Bangui échappent à tout contrôle faute de patrouilles le long de la rivière Oubangui.

 

Conséquence, les recettes de la Douane de Zongo ont beaucoup diminué dans les derniers mois. Elles étaient de 40 millions de francs congolais en août, 21 millions en septembre, 15 millions en octobre et seulement 200 000 francs pour le mois en cours, en date du 12 novembre.

 

M. Ondia demande que l’État restaure son autorité, «avec comme signe l’arrestation immédiate de tous les agresseurs de douaniers, dont la liste a été déposée par la Douane au parquet, à la mairie et dans tous les services spécialisés de sécurité».

 

Le dernier cas d’agression est celui d’un agent sérieusement blessé qui attend actuellement son évacuation vers Kinshasa pour obtenir des soins appropriés.

 

Frontière RDC-Centrafrique: des douaniers victimes d’agressions

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 23:08

 

 

 

http://www.msf.fr/  12 Novembre 2015

 

A Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), plus d’un mois après la résurgence des violences, et alors que les tensions persistent, plus de 44 000 personnes ont dû fuir les affrontements et sont actuellement regroupées sur divers sites de déplacés de la ville (comme MPoko, BenZvi, Saint-Sauveur ou encore Jean XXIII), où elles vivent dans des conditions insalubres avec peu voire pas d’accès aux soins.  

 

De nombreuses familles - anciennement déplacées par le conflit en RCA - sont désormais devenues les familles d’accueil des nouveaux déplacés fuyant les dernières violences. C'est notamment le cas dans le camp de MPoko, situé près de l’aéroport de Bangui, où MSF gère une structure médicale et où nos équipes renforcent leurs activités en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement.

« A cause des conditions de vie souvent insalubres dans ces camps surpeuplés, les déplacés font face à de nouveaux problèmes de santé . Il est primordial aujourd’hui de permettre à ces personnes de continuer à avoir accès aux soins », insiste Emmanuel Lampaert, chef de mission MSF à Bangui.


Du fait de l’insécurité, de nombreux centres de santé des alentours de MPoko ne sont plus opérationnels et la population vient donc se faire soigner dans la structure MSF du camp. Avant les violences et l’afflux de nouveaux déplacés, les équipes MSF de Mpoko dispensaient en moyenne entre 250 et 300 consultations par jour ; aujourd’hui, ce sont plus de 400 personnes qui viennent, chaque jour, à l’hôpital ; et le nombre d’accouchements est passé de 25 à 42, par semaine.

Les blessés sont transférés en ambulance vers des structures comme l’Hôpital Général. En moins d’une semaine, les équipes MSF y ont reçu plus de 80 blessés par balles, grenades ou armes blanches. Quelques jours seulement après le début des violences du mois de septembre, MSF a mis en place des dispensaires mobiles sur cinq sites de déplacés. Aujourd’hui, plus de 1 000 consultations y sont dispensées chaque semaine,  principalement pour des cas de paludisme et d'infection respiratoire. Dans un contexte sécuritaire toujours instable et imprévisible, ces dispensaires permettent à la population d'accéder à des soins de qualité et gratuits. MSF a aussi mené une campagne de vaccination contre la rougeole pour les enfants âgés de 6 mois à 10 ans sur 12 sites jugés prioritaires, et notamment tous ceux où l’organisation intervient comme la Mosquée Centrale de PK5 où MSF mène un dispensaire mobile hebdomadaire.

 

Malgré l'insécurité toujours omniprésente, les équipes MSF continuent et continueront - tant qu'il y aura des besoins - à prendre en charge des patients et des blessés à l’Hôpital Général, à dispenser des soins maternels à Castor et à soutenir le centre de santé Mamadou Mbaiki de PK5.

 

Lu pour vous : RCA : Un mois après la résurgence des violences à Bangui, MSF poursuit et renforce ses activités auprès des blessés et déplacés »

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 21:57

 

 

 

 

  • Monsieur le Ministre  de la Défense Nationale, Chargé de la Restructuration des Armées,  des Anciens Combattants et Victimes de Guerre
  • Monsieur le Ministre de la Sécurité Publique
  • Mesdames et Messieurs les Conseillers nationaux,
  • Distinguées  personnalités,
  •  

Je tiens, avant tout,  à exprimer à nos compatriotes qui connaissent dans leurs familles des cas de deuils et à tous ceux qui vivent en ce moment des moments difficiles liés aux différents évènements qui se poursuivent tant à Bangui que dans l’arrière pays, toutes les compassions du Conseil National de Transition.

 

Cette tragédie nationale qui devient chronique nous inquiète au plus haut point et trouve son origine dans l’insécurité endémique qui ne connait pas encore de fin.

 

Le Conseil National de Transition dans son parcours et conformément à ses prérogatives tirées de la Charte Constitutionnelle de Transition, a toujours attiré l’attention du Gouvernement sur la nécessité de tout mettre en œuvre en vue du rétablissement de la sécurité pour le bien de notre peuple et la sérénité nécessaire à l’organisation des élections.

 

Mais nous sommes tous témoins que le climat sécuritaire reste délétère avec ses implications tragiques que sont des nombreux morts, de milliers de déplacés internes et externes, des pillages systématiques des biens des particuliers, et l’incendie des maisons d’habitation des particuliers tant à Bangui (3ème et 6ème Arrondissements) que dans l’arrière pays (cas de la ville de Bambari depuis le week- end dernier).

 

  • Comment nier tout cela ?
  •  
  • Le Conseil National de Transition pouvait –il se taire devant ces tristes réalités en tant que Institution de transition représentant le peuple ?
  •  

Pour ceux qui ne le savent toujours pas, je rappelle que le Conseil National de Transition est le représentant du peuple. Il parle en son nom, vote les lois et contrôle l’action du Gouvernement.

 

Lorsqu’il survient des évènements tragiques dans le pays, le Conseil National de Transition est en droit de s’exprimer pour appeler l’attention du Gouvernement sur ce qu’il convient de faire s’il observe des limites  dans les interventions de ce dernier.

 

Tel a été le sens de sa Déclaration rendue publique à l’issue des derniers évènements intervenus dans le 6ème arrondissement de Bangui.

 

En effet, les Conseillers Nationaux de Transition ont été appelés en concertation pour faire une analyse des évènements et étudier la manière de les arrêter durablement en relation avec le Gouvernement qui est l’institution responsable de la gestion de la sécurité.

 

Au cours de cette concertation,  les Conseillers Nationaux de Transition se sont inquiétés de la dimension que prennent les évènements et la persistance des actes de violence qui continuent de se perpétrer en pleine capitale Bangui.

 

Ils ont fait le constat que les communautés s’entre tuent sans interposition des forces de défense et de sécurité.

 

Un regard critique a été aussi jeté sur le niveau d’intervention de la MINUSCA.

Une Déclaration a été conçue et publiée dans ce cadre.

 

 Il s’agissait de demander à la MINUSCA de renforcer son intervention sur le terrain au regard de la persistance de la crise et de la nouvelle dimension qu’elle prend, d’une part, et de réarmer les Forces Armées Centrafricaines pour qu’elles participent aux opérations de pacification du pays.

 

Les Conseillers Nationaux de Transition ont aussi décidé d’organiser une marche pacifique pour exprimer leurs compassions.  

 

L’objectif de cette marche qui était exclusivement limité aux Conseillers Nationaux de Transition n’était pas de troubler l’ordre public, encore moins de manipuler les populations contre le Pouvoir Exécutif.

 

Il s’agissait d’une manifestation républicaine constituant un véritable appui aux demandes exprimées par Madame le Chef de l’Etat de Transition, lesquelles demandes étaient déjà formulées par le Conseil National de Transition en son temps.

 

Comme vous pouvez vous en rendre compte, il s’agissait d’une Déclaration du Conseil National de Transition et non celle de Monsieur Alexandre Ferdinand N’GUENDET.

 

Mais pourquoi toute cette incompréhension et spectacle ridicule offert à travers un communiqué gouvernemental  orienté exclusivement sur la personne du Président du Conseil National de Transition qui n’est que le porte voix des Conseillers Nationaux de Transition?

 

Du jamais vu dans l’histoire politique des institutions en République Centrafricaine.

 

Un Gouvernement qui refuse d’apprécier objectivement les réalités et qui se lance dans des diatribes ubuesques à un moment où le peuple exprime un besoin plus accru  de sécurité et de tant bien d’autres besoins.

 

On parle de complot, de manipulations, de démagogies et que sais-je encore ?

 

Complot contre qui ? Pour prendre quel pouvoir ?

 

Le vrai détenteur du pouvoir dans ce pays, c’est le peuple et je l’ai toujours dit.

 

Le peuple n’a pas besoin de faire un coup d’état pour prendre un pouvoir qu’il détient déjà.

 

Cette obsession du gouvernement à regarder les complots partout l’empêche de se fixer sur l’essentiel et donner le meilleur de lui-même.

 

Les résultats de ses actions en matière de sécurité sont là : on continue de tuer et d’incendier les maisons dans les 3ème et 6ème arrondissements de Bangui et dans l’arrière pays (Cas de Bambari).

 

On ne dira pas au peuple meurtri que tout cela est faux et que le Conseil National de Transition raconte des histoires.

 

Le peuple Centrafricain est mature, on ne peut donc pas le manipuler.

 

C’est une insulte lancée à ce peuple que de dire qu’il est ouvert à la manipulation.

 

La démagogie non ! Le délai de sept (7) jours fixé  en vue du réarmement des Forces Armées Centrafricaines traduisait le souci de voir les choses se mettre en place rapidement.

 

Ce n’était pas un ultimatum puisque nous connaissons les impératifs liés à la gestion de ce problème.

 

Je comprends, depuis, l’hostilité viscérale qui habite les personnages qui se cachent derrière le porte parole du gouvernement et leur ressentiment contre ma personne.

 

L’histoire retiendra que les actions du Conseil National de Transition, sous ma présidence, n’ont été guidées que par l’intérêt national. J’en veux pour preuve l’épuisement de la Feuille de Route du parlement de transition.

 

Le peuple est seul juge des résultats que chaque institution de la transition produit.

 

Mais, je n’accepterai jamais qu’on bâillonne le Conseil National de Transition ou que l’on revienne à l’ère de la pensée unique avec un parlement qui est le suppôt du Pouvoir Exécutif.

 

Nous allons certes vers des élections, mais cela n’empêche pas les institutions de continuer à jouer pleinement leurs rôles.

 

C’est tout ce que le Conseil National de Transition souhaite et qu’il demande au pouvoir Exécutif de respecter pour un fonctionnement harmonieux des institutions de la transition.

  • Mesdames et Messieurs,
  •  
  • Distinguées personnalités,
  •  

Je suis arrivé au terme de cet éclairage que j’ai cru nécessaire.

 

Je pensais que le Pouvoir Exécutif allait demander au Ministre en charge de la défense nationale de ne pas venir puisqu’il s’inscrit dans la logique de ne pas reconnaitre les prérogatives du Conseil National de Transition et de ne le considérer que comme l’institution qui dérange.

 

Avec vos présence, Messieurs les Ministres de la Défense Nationale et de la Sécurité Publique, je vois que la raison a pris le dessus.

 

L’heure n’étant plus aux palabres et disputes inutiles, je reviens aux motifs de l’interpellation.

 

Je donne la parole au Rapporteur Général du Conseil National de Transition pour la lecture de l’exposé de motif de cette interpellation.

 

Monsieur le rapporteur Général vous avez la parole !

 

                                                                                                                                                   CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION  

                            REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

                     =======                                                            Unité – Dignité – Travail

                  PRESIDENCE                                                                =======

                      ======

         RAPPORTEUR GENERAL

                      =====

 

 

INTERPELLATION DE DEUX MEMBRES DU                    

GOUVERNEMENT DE TRANSITION :  

   

  1. MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE, CHARGE DE LA                 

RESTRUCTURATION DES ARMEES,  DES ANCIENS COMBATTANTS ET VICTIMES DE GUERRE.

 

  1. MINISTRE DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE L’EMIGRATION -
  2.  

---------

Description  sommaire de l’objet    

                                                                         

 Hémicycle, le 11 novembre 2015

 

Honorable Monsieur le Président du Conseil National de Transition, Chers Collègues Conseillers Nationaux, Mesdames, Messieurs.

 

Le Conseil National de Transition dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale procède aujourd’hui à l’interpellation de deux (2) Membres  du Gouvernement aux fins d’obtenir d’eux, des informations sinon des éclaircissements sur les actions du Gouvernement dans le domaine de la sécurité qui  préoccupe toute la population Centrafricaine.

 

En effet, la question  sécuritaire, préoccupation constante du Conseil National de Transition,  résonne de façon particulière au regard des derniers évènements.

 

C’est ce qui justifie ce jour,  l’interpellation  du Ministre de la Défense Nationale et celui de la Sécurité Publique.

 

Messieurs les Membres du Gouvernement,

 

Madame le Chef de l’Etat de la Transition dans sa déclaration en date du 02 novembre 2015 a reconnu les limites des actions des Forces Internationales. Aussi, avait-elle  en sa qualité de Chef Suprême des Armées, donné des instructions pour que les Forces Armées Centrafricaines (FACA) soient réarmées aux fins d’être opérationnelles auprès des Forces Internationales.

 

Le Parlement de transition ne jouant que son rôle a apporté  sa caution à cette décision salutaire de réarmement en organisant une marche pacifique.

 

 Au cours de cette marche, les Représentants du peuple ont estimé urgent,  au regard de la gravité de la situation sécuritaire,  de fixer un délai d’une semaine au Gouvernement pour rendre exécutoire les instructions du Chef de l’Etat de la Transition.

 

Le Ministre de la Défense Nationale, conforté par ce soutien du Parlement a, lors de sa prise de fonction,  rassurer la population en ces termes « Je demande à  la population de se calmer. Vous avez votre Armée ». (Fin de citation).

 

Aujourd’hui, la Représentation Nationale voudrait savoir  où en est-on avec l’opérationnalité des Forces Armées Centrafricaines (FACA) suite aux instructions du Chef d’Etat,  Chef Suprême des Armées ?

Quant au  Ministre de la Sécurité Publique, les Conseillers Nationaux  aimeraient savoir si les Gendarmes et les Policiers sont-ils dans une posture de ramener la sécurité, au regard de la complexité de la situation sur le terrain ?

 

Le Ministre de la Sécurité peut-il dire si la population Centrafricaine, sans la présence de l’Armée peut-on  compter sur la Gendarmerie et la Police ?

 

Tel est ici résumé, Honorable Monsieur le Président du Conseil National de Transition, Messieurs les Ministres, l’objet de l’interpellation de ce jour.

 

                                                                          Fait à Bangui, le

                       P. Le Conseil National de Transition    

 

                                                        Le Rapporteur Général

                                     

 

                                                          Thierry Patrick AKOLOZA

PROPOS LIMINAIRE DU PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 19:41

 

 

 

13/11/15 (AFP)

 

Le gouvernement de transition centrafricain vient d'annoncer, après trois reports et sous la pression de Paris, la tenue des élections pour le 27 décembre dans un pays sous grande tension. Un scrutin mal préparé selon Roland Marchal, chercheur à Sciences politiques, qui craint "une descente aux enfers".

 

Question: Que pensez-vous de la tenue des élections avant la fin de l'année fixées sous forte pression de la communauté internationale, notamment de Paris, malgré de fréquents affrontements armés dans la capitale et plusieurs régions du pays?

 

Réponse: Je comprends qu'une transition doive se terminer. Mais ce qui m'inquiète, c'est le schéma de pensée consistant à croire que le jour d'après sera différent du jour d'avant. Actuellement, la réconciliation entre communautés est inexistante, et j'ai peur que la situation n'empire, après les élections. Car une fois un président élu, on quitte la transition pour entrer dans une situation irréversible, et beaucoup d'+opérateurs armés+ seront mécontents. Certes, Paris veut partir (opération militaire française Sangaris - 900 hommes), mais l'instabilité va durer longtemps. Je crains une descente aux enfers.

 

Q: Que faire avec ces groupes armés, ex-rébellion Séléka comme milices anti-balakas qui tiennent des pans entiers du pays, et s'affrontent jusque dans Bangui?

 

R: Il faut s'en occuper, car ils ont tout à perdre. Qu'ils obtiennent un minimum de choses, et je ne parle pas, comme cela a été fait pour certains, de les acheter avec quelques millions de FCFA. Entendre leurs revendications: c'est trop facile de tous les considérer comme de grands bandits. Il faut aller à la réconciliation. Prendre l'exemple de la photo, même forcée, de François Bozizé et de Michel Djotodia (son tombeur en 2013) se serrant la main pendant les pourparlers de Nairobi cette année et dire aux groupes: pourquoi pas vous?

 

Sinon, on alimentera les arguments illégitimes des extrémistes des deux camps. L'intervention actuelle est humanitaire et onusienne mais on a rien réglé politiquement, les musulmans se sentent exclus. Et la dimension internationale avec les voisins Soudan et Tchad n'est pas prise en compte. Il y a toujours une vraie menace de partition, avec les musulmans, qui, chassés de Bangui, partiraient se réfugier dans l'Est.

 

Q: Voyez-vous des personnalités politiques qui, une fois élues, pourraient porter un projet satisfaisant pour l'ensemble des Centrafricains, chrétiens comme musulmans?

 

R: La classe politique colle trop à la France, ce pays a besoin de se réveiller. Je vois trois, quatre candidats susceptibles de tenir la route, dont Martin Ziguelé, l'ancien Premier ministre et ami de la France, relativement raisonnable et propre. C'est un bon candidat, comme Anicet Georges Dologuélé, Abdou Karim Méckaouassa et Désiré Kolingba.

 

Mais ce pays pauvre a avant tout besoin d'une politique de réconciliation et d'une gestion saine: actuellement, les entreprises nationales d'eau et d'électricité sont déficitaires, personne ne paie les factures, parlementaires et membres du gouvernement en tête !

Elections en Centrafrique: un risque de "descente aux enfers" pour le chercheur Roland Marchal

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 19:36

 

 

 

Communiqué de presse du MLPC relatif aux violences dans le pays
Communiqué de presse du MLPC relatif aux violences dans le pays

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