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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:34

 

 

 

 

 

http://www.alterinfo.net/   07/07/2014

 

La situation en Centrafrique est inégale. Si elle semble stable dans l’ouest, où déployée le Groupement tactique interarmes (GTIA) de Boissieu, elle est en revanche nettement plus tendue dans l’est, plus précisément dans les environs de Bambari où le GTIA Scorpion fait face à un cycle d’affrontements et de représailles entre les différentes communauté et autres groupes armés, parmi lesquels on compte les milices anti-balaka, les combattants de l’ex-coalition rebelle de la Séléka et une faction dissidente de cette dernière. 


Aussi, c’est au cours d’accrochages avec l’un de ces groupes armés que 7 militaires français de la force Sangaris ont été blessés à Bambari, le 3 juillet. Deux d’entre eux, plus sérieusement touchés que leurs camarades par des éclats de grenades, ont été évacués. Leurs jours ne sont cependant pas en danger. Les combats ont eu lieu après l’arrestation, par les forces de sécurité centrafricaines, d’un milicien anti-balaka. 

Une semaine plus tôt, dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations, l’État-major des armées (EMA) faisait état d’une « amplification des tensions intercommunautaires » et de « l’apparition de scission au sein de l’ex-Séléka » à Bambari, où l’ex-coalition rebelle a installé son état-major, à la mi-mai. 


Ces tensions au sein de l’ex-coalition rebelle, à dominante musulmane, ont donné lieu à des affrontements entre les différentes factions, notamment à Bria, le 23 juin dernier. 

À Bangui, si la situation paraît plus calme, il n’en reste pas moins que des violences peuvent éclater à tout moment. Le 4 juillet, 4 autres militaires français ont ainsi été légèrement blessés. Il reste encore, dans la capitale centrafricaine, des éléments extrémistes qui cherchent à s’en prendre aux populations civiles et à les dépouiller, ce qui a obligé le GTIA Acier, qui arme une force de réaction rapide (Quick Reaction Force), à prendre dernièrement de « vive force » les barrages qu’ils avaient érigés à PK9. 

C’est donc dans ce contexte que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est envolé pour Bangui ce 7 juillet. Et cela pour la 6e fois depuis le lancement de l’opération Sangaris, le 5 décembre 2013. « Ils ont vécu des tensions et des accrochages très significatifs, au cours desquels ils ont fait preuve d’une grande maîtrise, d’un grand sang-froid », a-t-il affirmé au sujet des militaires français impliqués dans les accrochages de la semaine passée. 


Quant à la situation du pays, M. Le Drian a estimé qu’elle est due essentiellement au blocage du processus politique. « Le règlement de tout ça ne peut être que politique, or la politique est en panne », a-t-il confié à l’AFP. Et l’arrivée de Catherine Samba Panza à la tête de la Centrafrique, après l’éviction de Michel Djotodia, qui était arrivé au pouvoir grâce à l’action de la coalition de la Séléka, « n’a pas permis la relance d’un processus politique qui est bloqué », a déploré le ministre français.

 
Outre la question politique, ces violences s’expliquent aussi en partie par le commerce illicite des diamants. Théoriquement, la Centrafrique a été suspendue en mai 2013 du processus de Kimberley, dont l’objet est d’interdire le négoce de pierres précieuses dans le but de financer les activités militaires de mouvement rebelles. Mais en pratique, il en va tout autrement au point que Conseil mondial du diamant (CMD) a été obligé de faire un rappel à l’ordre, la semaine dernière. 


« Les contrevenants seront bannis de toutes les bourses de diamant dans le monde », a-t-il rappelé dans un communiqué, dans lequel il a également invité les industriels de ce secteur à dénoncer toute activité suspecte aux autorités en charge du processus de Kimberley. 


http://www.opex360.com/2014/07/07/11-militaire-francais-ont-ete-blesses-en-centrafrique-ou-la-situation-reste-toujours-aussi-tendue/

 

11 militaires français ont été blessés en Centrafrique
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:32

 

 

 

 

08/07/14 (Agence Ecofin) - La République Centrafricaine est décidée à réagir contre la hausse vertigineuse qu’ont connue les prix des produits de première nécessité dans le pays. Aussi, le vendredi 4 juillet dernier, grossistes, exportateurs, représentants des consommateurs et cadres du ministère centrafricain du commerce se sont-ils réunis afin de déterminer les difficultés à l’origine de la situation et d’y apporter des solutions efficaces.

 

Au terme de la rencontre, il ressort des explications fournies par Gertrude Zouta, ministre centrafricaine du commerce, à l’APA, que « certains importateurs justifient la hausse des prix par la rareté des camions, à cause du conflit.» Cependant, la dirigeante remet en cause la véracité de cette justification et n’hésite pas à menacer des foudres de la loi ces acteurs qu’elle juge indélicats. «Si ceux-là ne reviennent pas à la raison, s’ils n’appliquent pas les prix qu’il faut sur le marché, alors la loi sera appliquée dans toute sa rigueur» déclare-t-elle.

 

Cette fermeté a reçu l’approbation de Thomas Reynaud, qui dirige la Sucrerie centrafricaine (Sucaf). Selon ce responsable de la filiale du français Somdiaa, le sucre vendu par sa société à 700 francs cfa le kilogramme se retrouve sur le marché à 1500 francs cfa. Aussi appuie-t-il l’adoption éventuelle de mesures coercitives pour un retour rapide à la normale dans le pays.

 

Aaron Akinocho

Centrafrique : Gertrude Zouta exige un retour à la normal des prix des produits de base
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:28

 

 

 

 

(Agence Ecofin) - La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) vient d’annoncer qu’elle allait prochainement porter son capital 250 milliards FCFA à 1200 milliards F CFA.

 

Selon communiqué publié par l’institution, cette augmentation de capital devrait permettre à la BDEAC de soutenir les projets lancés par les  Etats membres, notamment dans les domaines de l’agro-alimentaire, de la transformation du bois et de la réalisation des études destinées à la restructuration des filières porcine et avicole.

 

«Les besoins sont énormes, il faut devoir les couvrir en terme de financement en vue d’accompagner les Etats dans leurs efforts de développement», a déclaré le président de la BDEAC, Michaël Adandé, cité par l’agence PANA.

 

M. Adandé a également réaffirmé la prédisposition de la banque à participer à la reconstruction de  la Centrafrique, un pays déchiré par un conflit intereligieux. « La Banque n’attend pas. Récemment nous avons signé des conventions pour des projets en République centrafricaine (RCA), grâce à un accompagnement de la France. Nous avons également lancé des études dans les secteurs qui sont prioritaires à la banque, notamment l’énergie, les routes et le chemin de fer », a-t-il  indiqué.

 

La BDEAC regroupe six pays: le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

La BDEAC va augmenter son capital  à 1200 milliards de FCFA
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 22:47

 

 

 

 

 

par RFI  07-07-2014 à 22:53

 

Lundi après-midi, des combattants musulmans ont encerclé la cathédrale Saint-Joseph dans le centre de Bambari, là où se trouve un site de réfugiés. Et apparemment, il y aurait un mort et des blessés graves. La ville a longtemps été regardée comme un foyer de calme entre communautés religieuses.

 

La cathédrale Saint-Jospeh se situe juste à côté de l'évêché et d'une école privée. C'est là que depuis plusieurs semaines se sont réfugiées des milliers de personnes fuyant les violences entre Seleka et anti-balaka. Ce lundi, cette cathédrale et ses abords ont été directement visés par des combattants musulmans.

 

Selon un prêtre réfugié dans le presbytère, les tirs ont débuté à 15h45 (heure locale), précédés d'un appel annonçant l'attaque contre ce symbole de la chrétienté. Selon ce prêtre, qui a pu se cacher, plusieurs dizaines de personnes ont trouvé refuge dans le presbytère et dans les chambres avoisinantes. Il témoigne dans la panique et la peur : « Des musulmans tirent des coups de feu. Nous n’avons personne pour nous aider. Nous sommes réfugiés au presbytère. Il y a déjà un mort au presbytère. »

 

Le Drian maintient son programme

 

Le prêtre, réfugié dans le presbytère de la cathédrale Saint-Joseph de Bambari, évoque un mort et plusieurs blessés graves. Il dit son désarroi face à l'absence apparente d'intervention militaire française ou africaine. Toutefois, selon un porte-parole de la Misca et un porte-parole de Sangaris, il y a eu un sérieux accrochage entre des assaillants venant du nord de la ville, armés d'AK47, et des militaires français. Deux hélicoptères ont survolé la ville, mais malgré la nuit qui est tombée, les attaques contre les populations des quartiers alentours de l'évêché se poursuivaient en soirée. Cette attaque serait intervenue en représailles d'une précédente attaque des anti-balaka contre des populations musulmanes de Bambari.

 

Plusieurs autres attaques ont eu lieu dans le centre et le nord du pays ces dernières 48 heures. Entre autres, l'explosion d'une grenade dans une mosquée à Paoua, à la frontière nord avec le Tchad. Trente-quatre musulmans ont été blessés. Et c'est dans ce climat globalement très tendu que le ministre français de la Défense est arrivé ce lundi à Bangui. Jean-Yves Le Drian maintient son déplacement mardi à Bambari. Il a rencontré dans la soirée de lundi la présidente de transition Catherine Samba-Panza, et restera deux jours en Centrafrique pour sa septième visite du genre.

 

Un rendez-vous entre Centrafricains à Brazzaville ?

 

Avant de décoller vers Bangui, Jean-Yves Le Drian a expliqué les violences actuelles par un processus politique « bloqué ». Selon le ministre, l'arrivée au pouvoir de Catherine Samba-Panza « n'a pas permis la relance du processus politique ». « La politique est en panne », a-t-il expliqué à l'Agence France-Presse. « Mme Samba-Panza a beaucoup de bonne volonté, a précisé M. Le Driance n'est pas elle qui est en cause, mais ça n'aboutit pas. »

 

En somme, Catherine Samba-Panza apparaît une nouvelle fois sous pression. Le 27 juin, lors du sommet de l'Union africaine organisé à Malabo, ses homologues africains lui adressaient en creux un message similaire, tout en affichant officiellement leur soutien. Les chefs d'Etat du continent lui ont laissé entendre qu'elle devait faire plus et envisager d'ouvrir son gouvernement à la communauté musulmane du nord de la Centrafrique. Un rendez-vous de dialogue inter-centrafricain est annoncé à Brazzaville, au Congo, dans les semaines qui viennent. Une bonne initiative, une « pointe d'espoir », selon Jean-Yves Le Drian.

 

Le ministre français de la Défense est d'abord venu à Bangui pour afficher une nouvelle fois son soutien aux soldats français engagés sur le terrain centrafricain. Onze d'entre eux ont été blessés dans les affrontements de la semaine dernière. A sa descente d'avion, Jean-Yves Le Drian a immédiatement fait le point avec le général Eric Bellot des Minières et s'est rendu auprès des forces françaises au camp de Mpoko.

 

Centrafrique: la cathédrale de Bambari encerclée par des musulmans
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 22:36

 

 

 

 

 

 

http://afriqueinside.com/   juillet 7, 2014

 

La France dresse un bilan négatif de la transition qui dirige la Centrafrique en proie aux violences depuis un an. Les accrochages de ces derniers jours impliquant les soldats français et européens ainsi que le niveau d'insécurité dans le pays, inquiètent Paris qui juge la transition incapable de trouver une issue politique à la crise.

 

Depuis plusieurs semaines, la situation sécuritaire en Centrafrique s’est largement dégradée au point que le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a entamé ce lundi une visite de deux jours en Centrafrique. Il y a quelques jours, des accrochages ont fait dix blessés dans les rangs de l’opération Sangaris et de la force Eufor-RCA à Bangui, la capitale et à Bambari dans le centre du pays. Si au sein de l’état-major français, on fait remarquer que la Centrafrique est fragmentée en zones plus ou moins stables et en zones fortement marquées par des pics de violences, le bilan humain sur le plan civil et militaire reste extrêmement préoccupant. Ces dernières semaines, de nombreux civils ont perdu la vie lors d’attaques perpétrées par les milices anti-balaka et l’ancienne rébellion Séléka.

 

Autant dire que les tensions restent vives alors que le pays semble divisé en deux, au nord, l’ex-Séléka de confession musulmane et au sud, les milices chrétiennes anti-balaka. Sur place en Centrafrique, les forces internationales ne parviennent pas à désarmer ces anciens rebelles et les miliciens. Pourtant, il s’agit de leur première mission pour sécuriser le pays. La France a ainsi déployé 2000 soldats dans le cadre de l’opération Sangaris sur place depuis le 5 décembre dernier au côté de la force africaine (5.800 hommes au sein de la MISCA) et tout récemment des soldats européens de l’Eufor-RCA (700 hommes). Aujourd’hui au sein de l’état-major français, on pointe les lacunes de la transition. Faute de cadre politique, impossible de mettre sur pied le processus de désarmement, le programme DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion). Un programme que les transitions successives à la tête du pays ne sont pas parvenues à concrétiser. Du temps de Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’état contre l’ancien président François Bozizé, le processus DDR avait pourtant été relancé mais sans un soutien financier et logistique prioritaire de la part de la communauté internationale.

 

Les jours de Catherine Samba-Panza sont-ils comptés?

 

Un an après le début de la crise centrafricaine, retour à la case départ. Et voilà maintenant que le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian en visite à Bangui dresse un bilan négatif de la transition actuelle dirigée par Catherine Samba-Panza soulignant les lacunes du processus politique en panne selon lui. Il est vrai que la présidente de la transition avait promis d’oeuvrer en faveur d’une réconciliation nationale, une promesse impossible à tenir tant les divisions communautaires et l’insécurité dominent dans le pays. Il est vrai aussi que les divisions politiques au sein même de la transition représentée par une forte diaspora ont freiné l’avancée d’un dénouement politique, seule réponse possible à la crise centrafricaine, martèle désormais Jean-Yves Le Drian. Ce dernier devait s’entretenir avec Mme Samba-Panza ce lundi. Ainsi après le départ forcé de Michel Djotodia banni par la France et les pays d’Afrique centrale en raison d’un bilan marqué par des violences et des divisions inter-religieuses, c’est au tour de Catherine Samba-Panza de justifier son bilan et son action que la France juge peu efficace. Les autorités françaises et centrafricaines se tournent désormais vers les pays d’Afrique centrale qui ont décidé en juin dernier à Malabo d’organiser une conférence de réconciliation au Congo à Brazzaville, chez l’un des médiateurs en titre dans la crise centrafricaine.

 

La date reste incertaine mais la France souhaite que la réunion se déroule en septembre. Cette initiative diplomatique coïnciderait ainsi avec le déploiement des 12.000 Casques bleus en RCA. Interpellée par l’Union africaine en juin dernier à Malabo lors du sommet de l’organisation panafricaine, Catherine Samba-Panza de retour à Bangui a mis un point d’honneur à éclaircir sa feuille de route, rappelant aux centrafricains dans un discours à la nation les trois piliers du processus politique de sortie de crise, le dialogue politique au sommet, la réconciliation nationale et la justice. Pourtant l’essentiel, à savoir le dialogue inclusif incluant la classe politique, la société civile et les plateformes religieuses semblent avoir échoué. Ce lundi, la classe politique centrafricaine a annoncé son intention de boycotter la conférence de réconciliation prévue à Brazzaville. Un pied de nez à la présidente de la transition qui avait annoncé la formation d’un nouveau gouvernement mais a décidé de différer sa décision après la rencontre de Brazzaville. Parviendra-t-elle à mobiliser le soutien unanime des voisins de la RCA ? Rien n’est moins sûr… Il se pourrait même que son sort et son destin à la tête du pays se joue lors cette conférence cruciale pour l’avenir du pays.

 

Véronique Mansour

 

Lu pour vous : Centrafrique : la France « mécontente » du bilan de Catherine Samba-Panza
Lu pour vous : Centrafrique : la France « mécontente » du bilan de Catherine Samba-Panza
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:28

 

 

 

 

 

Bangui, 7 juil. (ACAP) – Le nouveau Président de la Fédération Centrafricaine de basket-ball, Jean De Dieu Mageot a promis de faire de cette discipline sportive collective un vecteur de la paix et de cohésion sociale, lors de son élection à la tête de la Fédération Centrafricaine de basketball pour un mandat de deux ans, samedi 5 juillet 2014 à Bangui.


L’enjeu de ce scrutin est de pourvoir aux trois postes vacants au sein de la fédération dont ces membres ont fait défection pour des raisons de convenance. 
  
Pour le Président Jean De Dieu Mageot, son plan d’action s’articule autour de la formation des encadreurs techniques, la relance du championnat féminin, la réhabilitation des infrastructures sportives et la mise en place des équipes nationales. Ce plan d’action devant permettre à cette discipline de retrouver sa lettre de noblesse. 

  
Voici la composition du bureau fédéral : 

 

Président : Jean de Dieu MAGEOT 

1er vice Président : Fiacre NDINGATOLOUM

 2ème Président : Cécille Digo KOLINGBA 

  
Il convient de rappeler que la République Centrafricaine est classée 13ème  rang lors du dernier Afro basket 2013 déroulé à Abidjan en Côte d’Ivoire.   

Jean de Dieu Mageot promet de faire du basketball centrafricain un vecteur de la paix
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:10

 

 

 

 

 

07/07/14 (AFP)

 

Le regain de violences en Centrafrique est la conséquence du blocage du processus politique pour stabiliser le pays, actuellement "en panne", a estimé le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian dans un entretien à l'AFP.

 

L'arrivée en février de la présidente de transition Catherine Samba Panza "n'a pas permis la relance d'un processus politique qui est bloqué", a souligné le ministre français avant son départ lundi pour la Centrafrique, où une dizaine de soldats français de la force Sangaris ont été blessés la semaine dernière lors d'accrochages avec des groupes armés.

 

S'il y a, selon M. Le Drian, moins d'accrochages entre groupes armés ou impliquant les forces internationales sur le terrain, "la gravité de ces accrochages s'accroît". Certains groupes, notamment les milices anti-balaka à dominante chrétienne, se mêlent à la foule pour s'en prendre aux soldats français.

 

"C'est quand même significatif d'une tension encore accrue, d'une part entre les communautés, d'autre part à l'encontre de ceux qui sont mandatés par les Nations unies pour aboutir à une plus grande sérénité", a estimé le ministre.

 

"Le règlement de tout ça ne peut être que politique, or la politique est en panne", a-t-il souligné dans un entretien à l'AFP.

 

- 'Une pointe d'espoir' -

 

Les tensions entre communautés restent en particulier vives dans la région de Bambari, à l'est de Bangui, où de violents accrochages ont fait des dizaines de morts fin juin.

 

Selon M. Le Drian, l'absence de perspective a conduit à la radicalisation de certains groupes "parce que l'on ne voit pas se tracer un avenir pour l'ensemble du pays". Mme Samba Panza a "beaucoup de bonne volonté, ce n'est pas elle qui est en cause, mais ça n'aboutit pas".

 

Face à cette impasse politique, il voit "une pointe d'espoir" dans l'initiative des dirigeants des pays d'Afrique centrale réunis fin juin à Malabo, en Guinée équatoriale, qui ont "convenu de la mise en oeuvre d'une conférence de réconciliation qui paraît indispensable pour qu'on sorte de la situation désastreuse actuelle".

 

"L'initiative de Malabo est bonne, la France souhaite qu'elle aboutisse en septembre, que ça se passe le plus vite possible et qu'il y ait conjonction entre l'arrivée de la Minusca et la réconciliation nationale indispensable. Avec tout le monde autour de la table", a-t-il dit.

 

La Minusca, la force de maintien de la paix des Nations unies en Centrafrique, doit se mettre progressivement en place à partir du 15 septembre et prendre le relais de la force française, sans qu'aucune date de retrait, même partiel, ne soit fixée.

 

Lundi à Bangui, M. Le Drian doit en outre s'entretenir avec la présidente centrafricaine de la reconstitution d'une chaîne sécuritaire dans le pays. "C'est un élément important, surtout quand on a affaire à des groupes plus criminels que militaires. Il faut qu'il y ait une chaîne sécuritaire, des gendarmes, une justice, des prisons...", a-t-il expliqué.

 

La force européenne présente à Bangui compte désormais 150 gendarmes pour aider à la formation d'une gendarmerie centrafricaine.

 

Environ 2.000 militaires français sont déployés en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris, aux côtés de quelque 5.800 soldats de la Misca, pour stopper les massacres intercommunautaires. La Misca doit constituer la base de la Minusca, qui comptera à terme 12.000 personnes.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka à dominante musulmane, la Centrafrique vit une crise sans précédent marquée par de terribles violences interconfessionnelles. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

 

 

NDLR : Le processus politique devrait accompagner et non précéder le désarmement des bandes armées qui tarde à se faire. On a perdu beaucoup de temps autour de faux problèmes comme celui du réarmement des Faca dont tout le monde sait qu'ils sont en réalité presque tous armés et que leurs armes sont dans des caches et leur servent surtout à commettre des braquages et des vols comme l'éprouvent au quotidien les Banguissois dans certains quartiers. 

Centrafrique: Paris juge que le processus politique "est en panne"
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:01

 

 

 

 

 

07/07/14 (AFP)

 

Plusieurs personnes ont été tuées et des dizaines blessées ces dernières 48 heures dans le centre et le nord de la Centrafrique dans des attaques de l'ex-rébellion séléka et de milices anti-balaka, notamment le jet d'une grenade dans une mosquée en plein ramadan, ont déclaré lundi la gendarmerie et la force africaine Misca.

 

Ces violences surviennent alors que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, était attendu lundi à Bangui pour sa septième visite en Centrafrique. Onze soldats français ont été blessés la semaine dernière à Bambari (centre) et Bangui au cours d'opérations de sécurisation, selon l'armée française.

 

"Plusieurs personnes ont été tuées et blessées dimanche à la suite de heurts entre anti-balaka et ex-séléka" à Dékoa, dans le centre, a déclaré un gendarme sous couvert de l'anonymat.

 

"Ces affrontements se sont produits alors que les ex-séléka ont mis la main sur un milicien anti-balaka suspecté de recueillir des informations sur leur lieu de cantonnement. Les heurts ont gagné le marché, faisant fuir de nombreux habitants", a précisé cette source.

 

Dans le nord, une source de la force africaine Misca indique qu'"au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées au village Kouki, dans la sous-préfecture de Bossangoa par des peuls armés et des ex-séléka".

"Les assaillants sont arrivés sur des motos. Ils se sont mis à tirer sur les habitants qu'ils croisaient".

 

A Paoua, dans le nord frontalier du Tchad, 34 musulmans dans une mosquée ont été blessés samedi par l'explosion d'une grenade lancée par des individus non identifiés. Quatre des blessés sont dans un état grave, selon la source de la Misca.

 

Dans le centre-nord, dans la région de Mbrés, "plus de 12.000 personnes sont en fuite après l'invasion de neuf villages par des anti-balaka qui se livrent à des exécutions sommaires, coups et blessures, prises d'otages et rackets", selon des témoins joints par téléphone par l'AFP.

 

"Ces miliciens ont retenu deux chefs de villages et exigent de fortes rançons contre leur libération". Des témoins ont rapporté que les miliciens à majorité chrétienne étaient venus des localités environnantes de Bakala, Grimari et Bambari et rentrés à Mbrés "pour y combattre les ex-séléka", majoritairement musulmans.

 

Le Premier ministre André Nzapayéké avait demandé à ses compatriotes d'observer une trêve durant la coupe du monde de football et le ramadan.

 

Ces nouvelles violences affectent les régions centre et nord, alors que Bangui connaît un calme relatif depuis le début du ramadan la semaine dernière.

 

M. Le Drian a estimé avant son départ que le regain de violences était la conséquence du blocage du processus politique pour stabiliser la Centrafrique.

 

L'arrivée en février de la présidente de transition Catherine Samba Panza "n'a pas permis la relance d'un processus politique qui est bloqué", a-t-il dit à l'AFP.

 

Depuis le début des violences intercommunautaires à grande échelle en décembre 2013, la Centrafrique, qui compte près de 5 millions d'habitants, déplore plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés.

Centrafrique: Regain de violences avant l'arrivée du ministre français de la Défense
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 18:52

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-07-07 15:22:50 - La classe politique centrafricaine envisage de ne pas prendre part au prochain dialogue inter-centrafricain prévu à Brazzaville (Congo) à une date non encore déterminée, a appris APA, lundi, au cours d’une réunion de prise de contact et de concertation avec la plateforme interreligieuse regroupant les trois principaux leaders religieux (Catholique, Protestant et Islam) de Centrafrique.


« Je voudrais tout d'abord vous dire que nous, en tant que politiques, le déplacement de Brazzaville n'est pas à l'ordre du jour » a dit Mme Prisca Renazou, Présidente du Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement.


« Nous allons à Brazzaville pour peut-être deux jours et avaler une décision prise au préalable par nos frères de la sous-région. Je ne pense pas que, Brazzaville est vraiment la solution à notre crise » a-t-elle soutenu.

 

Le but de cette réunion est d'accorder leurs violons et harmoniser leurs interventions avant la tenue à Brazzaville du dialogue inter centrafricain, annoncé en marge du 23è sommet de l'union africaine à Malabo, en Guinée Equatoriale. 


« Notre objectif en initiant la présente rencontre, est de réaffirmer notre attachement à la place et au rôle de la classe politique centrafricaine à un moment de l'histoire de notre pays, de dénoncer toute forme d'humiliation et de mépris infligés depuis toujours à notre classe politique » a expliqué Imam Oumar Kobine Layama.


La plate-forme interreligieuse a proposé une analyse faite sur la crise en Centrafrique, axée autour de 10 points: de la modification de la charte constitutionnelle, le remaniement ministériel et le forum de Brazzaville.


Le point 10 concernant le Forum de Brazzaville stipule : « sans un dialogue inter-centrafricain et un dialogue préliminaire avec le médiateur de la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique centrale) en terre centrafricaine, nous ne trouvons pas judicieux, un autre déplacement qui ressemblera à celui de Libreville et Ndjamena. Il est temps que les centrafricains comprennent que la pauvreté n'est pas synonyme de l'incapacité ». 

 

 http://www.apanews.net/article_read-607953-rca-la-classe-politique-envisage-de-boycotter-le-prochain-dialogue-inter-centrafricain-de-brazzaville.html#sthash.qBEdcSyV.dpuf

RCA : La classe politique envisage de boycotter le prochain dialogue inter-centrafricain de Brazzaville
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 18:41

 

 

 

 

Par Paul-Joël Kamtchang, à Gado dans l’Est-Cameroun - 07/07/2014

 

L’un des plus grands sites des réfugiés centrafricains au Cameroun quoique maitrisé, est toujours demandeur de soutien

 

Djaratou, 25 ans, mère de 7 enfants, attend depuis un mois dans un abri communautaire du camp des réfugiés centrafricains de Gado dans l’Est- Cameroun pour avoir, elle aussi, un abri familial. Pour arriver dans ce village situé à 27 Km de Garoua-Boulai, elle a parcouru la distance séparant Bangui la capitale centrafricaine à Gado en 5 mois, fuyant dit-elle, les exactions des anti-balaka. Malheureusement, l’un de ses enfants, Mikaila âgé de 3 ans, souffre de malnutrition aiguë sévère (Mas) depuis leur arrivée. Médecins sans frontière (Msf) et le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), l’ont pris en charge et de jour en jour, le petit Mikaila retrouve sa bonne mine. Pendant ce temps, son père passe ses journées aux portes du Haut commissariat des réfugiés (Hcr), dans l’espoir d’obtenir un abri familial parmi les milliers implantés dans ce camp.


Comme eux, ils sont nombreux qui arrivent par centaine toutes les semaines fuyant l’insécurité qui prévaut en Centrafrique. Selon Aka Louis Philippe, chef de camp de la Fédération des sociétés de la Croix rouge et du Croissant rouge (Ficr), "300 réfugiés ont foulé le camp la semaine dernière". Ils viennent ainsi gonfler les chiffres dont les organisations internationales aidées par les Ong s’évertuent à contenir. Selon le Firc, l’espace a été aménagé pour 10 000 personnes, cependant l’on dénombre environ 13 000 réfugiés à ce jour.

 

Les chiffres qui parlent

 

Selon Gwenael Rebillon chef du sous-bureau de l’Unicef à Bertoua et des sources du Hcr, la région de l’Est et de l’Adamaoua se taillent la part belle du nombre de réfugiés. Il s’agit d’environ 41 932 personnes dûment enregistrées depuis 2014. Si la région de l’Adamaoua n’a qu’un seul site dont Bargop avec ses 9 100 réfugiés, la région de l’Est quant à elle, compte cinq sites dont le plus grand, Gado avec environ 13 000 à 97% musulmans. Lolo avec 10 375, Mbilé 7 385, Timongolo 1 891 et Yokadouma 476. Des sources du système des Nations unies au Cameroun indiquent que pour la seule période allant de mars au 22 juin 2014 le Cameroun a accueilli 71 820 nouvelles venues en provenance de la Rca fuyant la crise sociopolitique qui a cours dans ce pays voisin.


Ainsi, parmi ces réfugiés, l’on dénombre 57% d’enfant de moins de 18 ans tandis que 20% sont des enfants en dessous de 5 ans. 75% sont les femmes et les enfants. Une situation que l’Unicef Cameroun place sous le sceau d’une "situation d’urgence".

Ces réfugiés font face à plusieurs maux dont la première cause de morbidité ici, reste le paludisme suivie des infections respiratoires. La malnutrition chez les enfants, occupe aussi une place importante et un tour dans le vaste camp de réfugiés, le prouve suffisamment. Outre ces aspects sanitaires, le camp connait des problèmes d’éclairage. "L’éclairage est personnel ici" indique le chef de camp du Firc. Les problèmes en approvisionnement d’eau ; le camp a besoin de 100 000 litres d’eau par jour. Les latrines ne sont pas en reste. Dans cette situation d’urgence, une latrine a été faite pour 50 personnes contre 25 selon les standards internationaux.

Crise centrafricaine: Gado ou l’urgence d’agir
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