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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 15:50

 

 

 

 

 

 

27/05/14 (RFI)

 

Lundi matin 26 mai, le camp de Mpoko en RCA, situé près de l’aéroport de Bangui, a connu un mouvement de panique lié à des rumeurs d’attaque. Un évènement qui a accentué l’inquiétude des humanitaires déjà soucieux d’un projet d’aménagement de l’aéroport lié à l’arrivée de la mission de l’ONU, la Minusca. Ce projet va contraindre 20 000 déplacés à abandonner leurs aménagements pour être relocalisés.

 

Quelques branches, des clous, des sacs de toile. Julienne et sa famille reconstruisent leurs abris de fortune : « La pluie et le vent ont détruit ma hutte, tout s’est écroulé. J’ai besoin qu’on me donne une bâche. »

 

Près de 60 000 déplacés continuent à vivre dans le camp de Mpoko, au bout de la piste de l’aéroport, près de la base de la force française Sangaris. Des points d’eau ont été aménagés. Faute de distribution d’aide alimentaire, certains ont même planté de petits jardins pour se nourrir. L’arrivée de la Mission des Nations unies, la Minusca, va cependant obliger une grande partie des déplacés à abandonner leurs aménagements.

 

« La Minusca va arriver au mois de septembre et souhaite agrandir le parking avions de l’aéroport pour pouvoir gérer sa flotte d’avions et sa logistique sur l’aéroport de Bangui, explique Agnès Faure de l’ONG Première urgence. Malheureusement, l’agrandissement de l’aéroport va toucher cinq zones sur les onze du site et ces cinq zones représentent une bonne moitié de la population du site actuellement. On nous a demandé dans ce cadre de faire déménager ces parties de la population sur le site même. C’est vraiment la double peine pour eux. Ils étaient déjà déplacés et ils vont être doublement déplacés. Ils vont se retrouver dans des conditions sanitaires encore plus déplorables que ce qu’on peut constater aujourd’hui sur Mpoko. »

 

Pour l’instant, aucun moyen financier n’a été proposé par les Nations unies pour accompagner cette relocalisation, notamment pour aménager la zone où les déplacés doivent être réinstallés.

 

ZOOM : Les populations réclament plus de sécurité

 

Une sécurité qui pour l’instant est laissée en grande partie aux forces internationales. La gendarmerie et la police centrafricaine se remettent cependant progressivement en route.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140527-rca-humanitaires-inquiets...

RCA: les humanitaires inquiets face au réaménagement du camp de Mpoko
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 14:59

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2014-05-27 12:30:05 - La mission conjointe Nations Unies-CEEAC-Union africaine a attiré l’attention du gouvernement de transition sur les violences basées sur le genre à l’endroit des femmes et filles ainsi que la nécessité de prendre des mesures pour lutter contre ces pratiques et de raffermir le rôle de la femme dans le processus de la réconciliation nationale.


Sur tous ces points, la mission a rassuré le gouvernement centrafricain du soutien continu de la communauté internationale en vue de faire aboutir les efforts qu'il déploie dans la pacification du pays.

 

''En ce qui concerne la lutte contre la violence basée sur le genre, nous savons que la RCA a besoin de beaucoup d'assistance et nous sommes engagées à collaborer avec d'autres partenaires et le gouvernement à trouver les moyens qu'il faut. Parce que la violence à l'égard des femmes et filles est le principal objet de notre mandat'', a confié à APA Mme Phumzile Mlambo Ngcuka de l'ONU, en marge d'une réunion entre le gouvernement et la mission conjointe, tenue lundi à la primature à Bangui.

 

''Dans un programme aussi varié nous avons mis en place un code de bonne conduite pour les casques bleus qui vont venir pour protéger les femmes et les filles et apporter assistance à celles violentées'', a-t-elle ajouté, réclamant du gouvernement la stricte application des textes en vigueur pour réprimander les auteurs de ces violences.

 

S'adressant aux femmes centrafricaines, elle a dit : ‘'je leur demande la solidarité et beaucoup de leadership pour défendre leurs droits. Car personne ne viendra le faire à leur place''.
 

 

http://apanews.net/article_read-604744-le-gouvernement-centrafricain-invite-lutter-contre-la-violence-basesur-le-genre.html#sthash.uSFQQIGq.dpuf

Le gouvernement centrafricain invité à lutter contre la violence basée sur le genre
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 14:04

 

 

 

 

27/05/14 (Le Parisien)

 

Selon nos informations, le Parquet de Paris a décidé d’ouvrir une information judiciaire pour assassinat après la mort de la photojournaliste Camille Lepage, tuée en Centrafrique lors d’une embuscade le 11 mai, alors qu’elle circulait avec un groupe de miliciens anti-balaka (chrétiens).

 

Deux juges d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris ont été désignés : Raphaëlle Agenie-Fécamp et Virginie Van Geyte. Les enquêteurs de l’OCRVP de Nanterre (office central pour la répression des violences aux personnes) ont prévu de se rendre sur le terrain, dans la région de Bouar, à la frontière avec le Cameroun, avec l’aide de l’armée française. Là où l’accrochage s’est déroulé. Mais aucune date n’est arrêtée pour l’instant.

 

D’après le rapport d’autopsie, selon une source proche de l’enquête, Camille Lepage, 26 ans, qui travaillait sur le conflit en RCA depuis septembre 2013 serait morte après avoir reçu une balle dans la tête.

 

Après l'annonce de sa mort, le président François Hollande avait promis «tous les moyens nécessaires» pour élucider «cet assassinat et retrouver les meurtriers». Une enquête préliminaire avait alors été ouverte par le parquet de Paris.

 

Frederic Gerschel et Sandrine Briclot

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/deux-juges-d-instructi...

Deux juges d’instruction vont enquêter sur la mort de Camille Lepage
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 13:59

 

 

 

 

27/05/14 (AFP)

 

L'ex-rébellion Séléka vient de se réorganiser en Centrafrique, avec pour objectif affiché de reprendre en main des combattants hors de contrôle, mais les autorités soupçonnent ce mouvement affaibli et divisé de nourrir des projets "sécessionnistes".

 

Six mois après sa débâcle qui s'est soldée par la démission contrainte le 10 janvier à N'Djamena de Michel Djotodia, premier président musulman de Centrafrique qu'elle porta au pouvoir à Bangui le 24 mars 2013, l'ex-coalition Séléka, composée de mouvements armés hétéroclites en débandade, essaie de refaire son unité alors que certains de ses "généraux" ont perdu toute autorité sur leurs combattants.

 

Pour l'ex-coalition à dominante musulmane, cela s'est traduit à la mi-mai par la formation d'un nouvel état-major, lors d'une réunion à Ndélé (nord-est) qui a ensuite pris ses quartiers à Bambari (centre), donnant lieu la semaine dernière à deux accrochages avec les soldats français de l'opération Sangaris présents dans la ville.

 

L'arrivée massive de combattants Séléka a également éveillé les craintes de la population dans cette ville jusqu'à présent épargnée par les violences intercommunautaires entre chrétiens et musulmans qui ont plongé le pays dans le chaos.

 

Mais les autorités de transition, censées organiser des élections générales en 2015, et la classe politique voient derrière cette restructuration un projet de partition du pays, l'ex-Séléka se repliant sur ses fiefs traditionnels du nord-est dont sont issus la plupart de ses chefs.

 

"Je voudrais dire à ceux qui mûrissent ce projet funeste que la RCA ne cédera aucun pouce de son territoire", a averti la présidente de transition Catherine Samba Panza, qui a succédé à Michel Djotodia et bénéficie d'un fort soutien international.

 

Le Premier ministre André Nzapayéké a, lui, "condamné avec force les velléités sécessionnistes des aventuriers qui placent leurs intérêts égoïstes au-dessus de l'intérêt national".

 

"Aucune justification ne peut être donnée à ces agissements si ce n'est l'amorce de la partition du pays au profit d'extrémistes bien connus", s'est insurgé Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du Conseil national de transition (CNT, parlement transitoire).

 

- "On est contre la partition" -

 

Les dirigeants de l'ex-rébellion se défendent avec véhémence d'avoir de telles intentions.

 

"On considère que la partition est une mauvaise idée. (...) On est contre la partition, c'est écrit noir sur blanc", a assuré à l'AFP Eric Massi, membre de la nouvelle direction du mouvement.

 

Pour le nouveau coordonnateur politique de l'ex-Séléka, le "général" Abdoulaye Hissène, le mouvement a voulu mettre en place une chaîne de commandement, car "seule une chaîne de commandement pourrait ramener l'ordre au sein de l'ex-Séléka en attendant la mise en route du programme DDR" (Démobilisation, désarmement, réinsertion) des combattants.

 

Car, de facto, l'ex-Séléka est en mauvaise posture sur le terrain. Le déploiement progressif en province des forces internationales française (Sangaris) et africaine (Misca) les contraint à abandonner du terrain, ce qui donne lieu régulièrement encore à des exactions contre les populations.

 

Les combattants Séléka sont en outre régulièrement attaqués par les milices chrétiennes anti-balaka, qui elles aussi se livrent à des exactions contre les civils, soumis à un calvaire depuis plus d'un an.

 

Et inexorablement, ils regagnent le nord-est de la Centrafrique, zone de non-droit depuis des lustres où ils se sont taillé des fiefs qu'ils dirigent à leur guise.

 

Surtout, la communauté internationale, via le Conseil de sécurité de l'ONU qui va déployer en septembre 12.000 Casques bleus et une importante mission civile, entend aider à restaurer l'Etat centrafricain.

 

Or, le retour d'une véritable administration, s'appuyant sur des forces de sécurité, compromettrait grandement l'avenir des combattants Séléka.

Centrafrique: la rébellion Séléka se réorganise, au milieu des soupçons
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:26

 

 

 

 

27/05/14 (BBC Afrique)

 

Une dizaine d’ordinateurs de bureaux dont celui du ministre, ont été emportés au ministère centrafricain de la communication et de la réconciliation nationale à la suite d’un cambriolage.

 

Les agents du ministère ont découvert la désagréable surprise lorsqu’ils sont arrivés à leur lieu de travail lundi matin.

 

Le cambriolage a été perpétré dans la nuit de dimanche à lundi.

 

Les bureaux fermés à clefs la veille ont été ouverts de force par des inconnus avant eux et plusieurs matériels de travail ont disparu.

 

Le bureau du ministre a été également visité.

 

"Outre son ordinateur et un écran-plasma emporté, des armoires dans le bureau ont été ouvert et des documents qui s’y trouvaient, jetés par terre", a déclaré le directeur de cabinet Jean Gabin Zalaouane à la BBC; il était le premier sur les lieux.

 

Les mystérieux visiteurs n’auraient pas eu beaucoup de peine à commettre leur forfait parce que l’immeuble a toujours été sans agents de sécurité.

 

Le siège du ministère de la communication et de la réconciliation se trouve juste en face du bâtiment de la radio nationale, où la sécurité est assurée par des soldats burundais de la force de la Misca.

 

Pour le premier ministre centrafricain André Nzapayeke arrivé sur place, il s’agit ni plus ni moins d’un sabotage des actions du gouvernement.

 

Avant le ministère en charge de la communication, deux autres départements ministériels avaient déjà subi le même sort.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/05/140526_car-minis...

 

 

Le ministère centrafricain de la Communication cambriolé

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2014-05-27 12:49:11 - Le cabinet du ministère de la Communication et de la Réconciliation nationale a été cambriolé dans la nuit de dimanche à lundi par des individus non encore appréhendés qui ont emporté avec eux du matériel informatique et une enveloppe de 500.000 FCFA.


Situé dans un immeuble d'un étage en plein centre ville, le cabinet du ministre a vu sa portée d'entrée défoncée par les cambrioleurs qui ont ensuite fait sauter les serrures des portes des bureaux avant de s'emparer des ordinateurs du secrétariat ainsi que des écrans téléviseurs plasma. 

''Avec le vol de ces ordinateurs, c'est toute la mémoire virtuelle du ministère qui est partie et c'est malheureux'', a regretté un cadre du ministère là où l'une ses collègues, une secrétaire, a déclaré : ‘'nous sommes obligés de saisir de nouveau toutes les correspondances, et autres documents''.

''Ce sont les voleurs habitués au cambriolage des ministères. Ils ont tous les outils nécessaires pour leur opération'', s'est alarmé un autre cadre du département, ajoutant qu''' après plusieurs cas de vols perpétrés au ministère de l'éducation nationale, maintenant c'est le ministère de la communication qui est dans la ligne de mire de ces cambrioleurs''.


Selon la ministre de la communication, Antoinette Montaigne, ‘'ils ont emporté, en plus de ces matériels informatiques, une somme de cinq cent mille francs cfa''.


Informé, le Premier ministre André Nzapayéké a fait une descente sur les lieux pour constater l'étendue des dégâts. ‘'C'est l'acte des ennemis de la réconciliation nationale. Ils veulent par là saboter le travail qui se fait dans ce sens. Il faut que nous changions de mentalité'', s'est-il insurgé.

 

''Les auteurs ne resteront pas impunis'', a promis le chef du gouvernement avant de demander à la ministre de la Justice de s'occuper de l'affaire.

 

 http://apanews.net/article_read-604747-le-ministe-centrafricain-de-la-communication-cambriole.html#sthash.lGVdoWPv.dpuf

 

 

 

(Antoinette Moussa Montaigne, ministre de la communication et réconciliation)

RCA : un ministère cambriolé
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:06

 

 

 

 

YAOUNDE, 27/05/14 (Xinhua) -- Concernée par les sanctions d'interdiction de voyager et de gel des avoirs décidées par l'ONU et les Etats-Unis contre un groupe de personnalités centrafricaines accusées d'obstruction au processus de paix comprenant le général Nourredine Adam, son stratège, l'ex-coalition rebelle Séléka fait profil bas, affirmant se soumettre aux décisions internationales et de justice.

 

"Chacun doit répondre de ses actes face à la justice. Nous ne sommes pas contre la CPI (Cour pénale internationale) et les Nations Unies. On laisse la justice faire son travail", a déclaré le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de l'ex-alliance rebelle joint lundi par Xinhua à Bambari, localité à quelque 400 km au nord de Bangui où l'organisation vient d'établir son commandement opérationnel.

 

Après sa prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui au terme de trois mois de conflit avec le régime de François Bozizé, l'ex-Séléka a été rendu coupable de pillages et d'exactions à l'égard de la population centrafricaine.

 

Responsable de la "police politique" de ce dernier jusqu'à la démission forcée de son leader Michel Djotodia de la présidence par intérim en janvier, le général Nourredine Adam en est particulièrement visé.

 

Son nom est cité sur une liste de sanctions récemment publiée par les Nations Unies et comprenant aussi l'ex-président François Bozizé et son ancien ministre et conseiller Lévy Yakété, une décision survenue au moment même où une commission d'enquête internationale désignée par l'organisation mondiale examine les responsabilités dans les violences commises depuis fin 2012 en Centrafrique.

 

Un travail qui laisse supposer la possibilité de l'extension des sanctions individuelles, que les responsables de la Séléka affirment ne pas redouter. "Il n'y a aucune crainte. Ceux qui ont mal géré, auront des comptes à rendre. Et ceux qui n'ont commis aucun délit n'ont pas de raison de se faire du souci", soutient le colonel Narkoyo.

 

A Bambari, la présence depuis trois semaines des ex-rebelles en majorité musulmans accentue la peur chez une partie de la population, en l'occurrence les quelque 4.000 habitants d'obédience chrétienne ayant trouvé refuge à l'archevêché depuis décembre 2013, qui hésitent pour nombre d'eux encore à regagner leurs domiciles.

 

"La Séléka a pris Bambari depuis longtemps. Il n'y a pas un problème de cohabitation. Nous ne sommes contre personne. Nous sommes là pour protéger toute la population. Nous demandons à tous les déplacés de rentrer", tente de rassurer le colonel Narkoyo.

 

Principale cible du désarmement lancée en décembre par la force française Sangaris, chargée d'aider à restaurer la paix et la sécurité dans le pays en appui de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), l'ex-rébellion accuse plutôt cette mission d'attiser les haines interconfessionnelles en manipulant les milices chrétiennes anti-Balakas (anti-machettes) contre les populations musulmanes.

Centrafrique/sanctions onusiennes : les accusés doivent répondre de leurs actes devant la justice (porte-parole Séléka)
Centrafrique/sanctions onusiennes : les accusés doivent répondre de leurs actes devant la justice (porte-parole Séléka)
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:01

 

 

 

 

 

27/05/14 (Le Point)

 

Qui est cette femme qui, à l'instar des autres femmes à la tête d'un État africain, a hérité d'un pays au bord du gouffre ?

 

Portrait.

 

Le regard droit, le port altier. Elle a été choisie pour décider. Drapeau de la République, bouclier, couteau et calebasse d'abondance, les attributs du pouvoir lui ont été remis sous les applaudissements de l'Assemblée. Élue présidente de l'État de transition par le Conseil national, Catherine Samba-Panza est la première femme à prendre la tête de la Centrafrique et la troisième à accéder à la magistrature suprême en Afrique.

 

Samba-Panza a ouvert une fenêtre d'espoir

 

La mise en avant de sa féminité n'est pas anecdotique. Les Centrafricains sont nombreux à penser qu'une femme, mère de surcroît, est la mieux placée pour gérer la guerre fratricide qui meurtrit le pays. "Tout ce que nous avons vécu a été la faute des hommes", a déclaré après la nomination Marie-Louise Yakemba, dirigeante d'une organisation de la société civile, au journal américain The New York Times. "Nous pensons qu'avec une femme, il y a au moins une lueur d'espoir", a-t-elle ajouté.

 

À l'annonce de sa nomination, les danses et les cris de joie n'étaient point en accord avec une capitale, Bangui, dévastée. La nouvelle a eu bien de quoi sonner comme une rupture dans un pays qui a subi les dérives autoritaires et mégalomaniaques des présidents successifs. Le sacre de Jean-Bedel Bokassa, autoproclamé empereur alors qu'il arborait une couronne napoléonienne n'a en fait été que l'amorce d'un cycle infernal. "Je suis contente. Les hommes ont échoué, à partir de maintenant, ce sont les femmes qui gèrent", a asséné une Centrafricaine sur la chaîne publique française France 3.

 

Catherine Samba-Panza, accueillie en prophète, s'est elle-même positionnée en mère de la nation. Son triomphe annoncé, elle s'est adressée à ses "enfants" anti-balaka et ex-Séléka afin qu'ils déposent les armes. "À compter de ce jour, je suis la présidente de tous les Centrafricains", a-t-elle ajouté. Consciente de l'espoir qu'elle représente aussi pour les femmes, dans un pays où le nombre de candidates aux élections est quasi nul alors que le taux de mariage précoce atteint 60 %, elle a déclaré, devant la caméra de Reuters : "J'honore les femmes de Centrafrique."

 

Comme Ellen Johnson-Sirleaf, elle est arrivée à un moment de crise

 

Elles sont au nombre de trois, les femmes qui ont accédé au fauteuil suprême sur le continent. Toutes sont parvenues à s'imposer en temps de crise, venant à la rescousse d'une classe politique démunie et parfois désavouée. Joyce Banda s'est vu confier un Malawi embourbé dans la tourmente politique et économique. Ellen Johnson-Sirleaf a été chargée de reconstruire le Liberia après quatorze ans de guerre civile.

 

Comme cette dernière, Catherine Samba-Panza a pris les rênes d'un pays en proie aux coups d'État et aux guérillas depuis son indépendance en 1960. Le Nord-Est, qui a donné naissance au mouvement de rébellion de la Séléka, n'a jamais été véritablement intégré au pays, marginalisant une partie de sa population. Cette filiation avec Ellen Johnson-Sirleaf, Catherine Samba-Panza la revendique. "Je prends comme point de référence la présidente du Liberia pour qui j'ai beaucoup d'admiration", a-t-elle déclaré au journal britannique The Guardian. "C'est une femme qui est arrivée au pouvoir dans presque la même situation que moi."

 

Chrétienne, c'est d'abord sa neutralité qui lui a permis d'être élue. La nouvelle présidente de la Centrafrique n'est apparentée à aucun camp politique. Nommée maire de Bangui après que la Séléka a renversé Bozizé, elle a montré sa ténacité avec la gestion du sac de la capitale, embrasée par la rébellion. En contact avec les chefs anti-balaka et Séléka, elle a, dès cet événement, su inspirer la confiance des deux camps, en plus de celle de la communauté internationale.

 

Elle est sur tous les fronts et la tâche est immense

 

Catherine Samba-Panza se définit également comme "un parfait exemple d'intégration régionale". Un argument de poids, pour prendre les rênes d'un pays où cohabitent plusieurs dizaines d'ethnies et une soixantaine de langues différentes. Née au Tchad, d'une mère centrafricaine et d'un père camerounais, elle a grandi à Bangui, et appartient donc à trois pays. Elle n'a pourtant gardé qu'une seule nationalité. Femme d'affaires qui a fait fortune dans les assurances, elle n'en demeure pas moins engagée sur le plan politique. Son action la plus ancienne est celle menée en faveur du droit des femmes au sein d'une association dont elle est vice-présidente. Femme de dialogue, elle est également impliquée dans les processus de réconciliation nationale après le coup d'État de François Bozizé en 2003, puis celui de Michel Djotodia en mars 2013.

 

Si les premières actions de la présidente ont été de se tourner vers la communauté internationale, l'ampleur de la tâche qui lui reste à accomplir est immense. On le voit bien avec la situation actuelle. Alors que les chrétiens, majoritaires, ont pris le dessus, la menace d'une tuerie généralisée des musulmans plane. Et le souvenir du Rwanda en 1994 est dans toutes les têtes. Autant dire qu'entre la communauté internationale, les rivalités sous-régionales, la guéguerre intestine entre Centrafricains..., Catherine Samba-Panza a du pain sur la planche avant la dernière ligne droite vers la présidentielle. Elle a donc tout le loisir de mesurer si sa qualité de femme fera d'elle un surhomme.

 

http://www.lepoint.fr/afrique/actualites/catherine-samba-pan...

 

Catherine Samba-Panza, une trajectoire africaine, un chemin en chantier
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 10:56

 

 

 

 

 

« L’action politique n’est valable et n’a du sens que si elle rime avec l’intérêt du pays et les aspirations du peuple au nom duquel et pour lequel mandat a été reçu »

 

Franck SARAGBA.

 

Une fois de plus, l’’histoire de notre pays, celle qui s’écrit avec un grand « H » est en train de  s’accomplir sans une véritable emprunte au sens positif du terme de nos hommes politiques. La très remarquable et condamnable absence de nos hommes politiques soi-disant de premier plan dans la recherche d’une solution salvatrice dans un conflit hautement politique a fini par dégouter et révolter nos concitoyens qui se sentent plus que jamais seuls, délaissés à leur triste sort. Un conflit politico-militaire que l’on voudrait le transformer coûte que coûte et à tort pour des objectifs inavoués en conflit confessionnel. Le bégaiement de nos hommes politiques de tout bord confondu étonne, surprend et les discréditent à jamais. Se tromper une fois est une chose mais se tromper tout le temps en est une autre. Nulle part ailleurs dans le monde, jamais a-ton vu un peuple aussi brave et courageux, prêt à tous les sacrifices pour prendre sa destinée en main se faire bâillonner dans son élan émancipateur par sa propre classe politique. Notre bon et généreux peuple a été trahi par sa classe politique avec des leaders aux pratiques surannées, aussi démissionnaires, incompétents, inconscients,  cupides qu’ils sont irresponsables les uns que les autres.

 

Au nom d’une solidarité nationale, par patriotisme et pour la réussite du processus de transition pouvant ramener rapidement un Etat de droit dans notre pays,  nombreux sont parmi d’entres-nous qui avions choisi volontairement de taire nos critiques et autres désaccords au regard de graves manquements du régime en place. Et voilà que jour après jour, la pratique du régime de transition nous révèle toutes les  tares que nous reprochions aux anciens régimes qui ont régné dans notre pays depuis une cinquantaine d’années. Finalement, le régime de transition dont nous avions mis tous nos espoirs n’est rien d’autre que  la perpétuation  des pratiques de ces prédécesseurs contre la volonté émancipatrice de notre peuple. L’espérance suscitée par le régime au départ fait place aux doutes, aux questionnements, aux accusations qui sont provoqués par les terribles tâtonnements, les actes de compromission du moment. Les cafouillages politiciens à très court terme ont eu raison des objectifs politiques à long terme qui sont celles entres-autres d’assurer la phase de transition. Au lieu d’un gouvernement très restreint, constitué plutôt d’hommes politiques d’envergure qui sont secondés et conseiller par des technocrates parce que la situation l’exige, on décrétât benoîtement un gouvernement de technocrate avec une pléthore de ministre. A présent, on projette tout aussi benoîtement un remaniement gouvernemental dont les membres ne seront plus des technocrates mais les ressortissants de chaque préfecture. Une autre absurdité qui consoliderait la logique de partition du pays.

 

S’il est vrai que la présidente de transition avait hérité d’une situation chaotique, il n’en demeure pas moins qu’elle disposait et de la légitimité des représentants du peuple et de la reconnaissance au niveau internationale, lesquelles devraient lui permettre de profiter de cet état de grâce et de la sympathie suscitée par son élection pour prendre dans les premières heures certaines décisions fortes qui lui auraient permis d’affirmer son autorité en tant que telle envers toutes les entités, de ce fait, se préserver une marge de manœuvre conséquente. Nous pensions alors à l’amorçage d’une nouvelle ère dont elle assurerait le pilotage éclairé qui consacrerait une nouvelle gouvernance… hélas !

 

La fabrication des pagnes à l’effigie de la présidente de transition est la goute d’eau de trop, à un moment où l’argent fait défaut alors que les priorités, voir les urgences sont ailleurs. Elle nous ramène aux vieilles pratiques populistes et du culte de la personnalité des années’60 que nous avions tant décrié à se rompre les cordes vocales. Nous ne pouvons plus nous taire. Trop, c’est trop !  Si l’on peut reprocher surtout au régime de transition en place de ne pas faire preuve d’audace et d’opportunisme politique, on notera toutefois que l’ancienne classe politique de notre pays  a échoué également, pire, elle n’essaie même pas de se rattraper au point de nous interroger. Les seules préoccupations qui les animent  en ce moment douloureux sont l’annonce de leur candidature à l’élection présidentielle, la création d’un énième parti politique et autres stratagèmes foireux pour faire parti du prochain gouvernement.

 

 Où sont donc passés ceux qui  ont introduit le loup dans la bergerie ? Qu’ils se rattrapent ! Où sont donc passés ceux qui occupent des fonctions régaliennes et qui sont les dépositaires de la violence légitime ? Qu’ils prennent leur responsabilité ! Où sont donc passés les opposants ? Qu’ils jouent leur rôle ! Où sont donc passés ces innombrables candidats à l’élection présidentielle ? Qu’ils parlent et prennent position ! A toute cette classe politique, aux pléthoriques candidats à l’élection présidentielle, aux patriotes animistes, chrétiens et musulmans, nous réitérons à leur endroit au nom de la patrie en danger de se regrouper dans une union sacrée pour se défaire du démon séparatiste qui guette notre nation et sauver ce qui peut l’être encore. Hommage au courage du peuple de Centrafrique et honte à nos hommes politiques.

 

Franck SARAGBA

Hommage au courage du peuple de Centrafrique et honte à nos hommes politiques par Franck SARAGBA
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 14:26

 

 

 

 

 

 

DECLARATION N°009/2014

 

 

L’Alliance des Forces démocratiques de la Transition (AFDT) a appris par voie de presse la tenue du Congrès de l’ex-Coalition SELEKA à Ndélé, et ensuite pris connaissances des résolutions visant à mettre en place un Etat-Major d’une Armée appelée Force Républicaine, une Direction Générale de la Police, et une Direction Générale de la Gendarmerie à Bambari dans la Ouaka, ainsi que les principales administrations d’un Etat constitué dans l’Est de notre pays.

 

Pourtant, la mise en place d’une entité politique  interlocutrice des différents partenaires de l’ex-Coalition Séléka avait été présentée à l’opinion publique nationale et internationale comme l’objectif principal de ce Congrès de Ndélé.

 

Au vu des décisions prises, l’AFDT constate que la démarche entreprise constitue de fait la mise en place d’un Etat parallèle à l’Etat centrafricain, mettant ainsi explicitement en cause le principe intangible de l’unicité de la République centrafricaine et de l’intégrité du territoire national.

 

Dans cette folle enchère visant à fragiliser et à dépecer notre pays, les milices Anti-Balakas ont de leur côté annoncé la mise en place d’un Etat-major au quartier  Boeing à Bangui, et d’une coordination politique que se disputent leurs responsables.  

 

Devant cette situation, l’AFDT soucieuse de la sauvegarde de notre intégrité territoriale, de la paix, de la concorde nationale, et du bien vivre-ensemble de toutes les filles et de tous les fils de notre pays, sans considération de leur sexe, de leurs origines ni de leurs confessions, tient à faire la mise au point suivante :

 

  1. Nous dénonçons et condamnons sans réserve aucune les décisions antirépublicaines arrêtées par les ex-Séléka au Congrès de Ndélé, et les considérons comme nulles et non avenues au regard de la Charte Constitutionnelle de la Transition ;
  2.  
  3. Nous exigeons que les  représentants de l’ex-coalition SELEKA au Conseil National de Transition dénoncent sans ambigüité les velléités séparatistes du Congrès de Ndélé ;
  4.  
  5. Nous dénonçons également les décisions prises par les Anti-Balakas de mettre en place un Etat-Major au quartier  Boeing à Bangui ;
  6.  
  7. Nous demandons au gouvernement de transition de tout mettre en œuvre pour rétablir sans délai l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de notre pays, et d’accélérer la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines.
  8.  
  9. Nous exhortons les forces étrangères de la MISCA, de l’opération Sangaris et de l’Eufor à appuyer le gouvernement dans sa mission de rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

 

Enfin, l’AFDT appuie toutes les initiatives visant à consolider l’unité nationale et la paix dans notre pays,  et présente à nouveau à toutes les familles éprouvées par les graves évènements de Bambari ses condoléances les plus attristées, ainsi que sa compassion pour toutes ces épreuves que nous subissons.

 

Fait à Bangui le 24 mai 2014

 

Le Président de la Conférence des Président

 

 Martin ZIGUELE

DECLARATION DE L'ALLIANCE  DES  FORCES  DEMOCRATIQUES   POUR  LA  TRANSITION  (AFDT)
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Centrafrique-Presse.com
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 14:18

 

 

 

 

 

BANGUI 26/05/14 (Reuters) - Au moins trois jeunes musulmans ont été tués et mutilés dimanche par une milice chrétienne en République centrafricaine alors qu'ils se rendaient à un match de football organisé pour inviter les deux communautés religieuses à la réconciliation, a-t-on appris auprès des organisateurs de l'événement.

 

Les corps des jeunes garçons, originaires du quartier musulman PK5 de Bangui, ont été transportés dans une mosquée de la capitale. Leurs agresseurs leur ont retiré le coeur et les organes génitaux. Des jeunes du quartier ont bloqué la rue principale du quartier pour manifester leur colère.

 

Sébastien Wenezoui, un coordinateur des milices chrétiennes anti-balaka, a condamné ces attaques et déclaré que dix jeunes au total avaient été enlevés par une faction du quartier Boy-Rabe. "Nous ne savons pas où sont les autres", a déclaré Wenezoui. "Nous condamnons fermement ces actes."

 

"Alors que nous oeuvrons actuellement pour la paix, d'autres continuent à tuer", a-t-il dit.

 

Lazare Djader, président du Collectif Urgence 236, une association travaillant à la réconciliation entre communautés, a déclaré que des mois de travail avaient été anéantis par cette attaque.

 

"J'essaie de calmer tout le monde mais ils sont tous très en colère pour l'instant", a déclaré ce militant, ajoutant que le corps d'un jeune non musulman avait également été découvert.

 

Plus d'un an après le coup d'Etat de la Séléka, puis son départ du pouvoir en janvier, les violences confessionnelles restent quotidiennes en Centrafrique malgré la présence des 6.000 hommes de la Misca et des 2.000 soldats français de l'opération Sangaris.

 

(Crispin Dembassa-Kette; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

 

 

 

RCA: pas de répit pour les habitants du PK5, chrétiens et musulmans

 

26/05/14 (RFI)

 

Des tirs ont éclaté dès la fin de la matinée ce 25 mai dans le quartier du PK5, à Bangui. Les corps de trois personnes assassinées ont également été apportés à la mosquée Ali Babolo. Les miliciens anti-balakas imposent sur ce quartier une sorte de blocus : tout musulman qui tente de sortir le fait au péril de sa vie.

 

Les menaces touchent de plus en plus également les chrétiens du PK5, car on l’ignore trop souvent, le Kilomètre 5 n’est pas uniquement un quartier musulman. C’est en fait le dernier quartier de Bangui où chrétiens et musulmans parviennent à cohabiter.

 

Abdelaziz Sabidja Adam est un grand commerçant musulman du PK5. Sa voisine est chrétienne. Ici pas de méfiance, pas de tension. Les années et l’entraide ont noué de solides liens. Voilà maintenant que les deux familles doivent faire face ensemble à la même épreuve : le blocus des anti-balakas sur le quartier. Abdelaziz Adam n’est quasiment pas sorti du Kilomètre 5 depuis plusieurs mois : « On est bloqués. Depuis presque 4 ou 5 mois je ne suis pas allé en ville alors que je suis un commerçant. On n’a pas de sécurité. On a peur ».

 

Aminata, l’une des jeunes femmes de la cour d’à côté, est chrétienne. Mais cela ne la met pas à l’abri des anti-balakas. « Quand je sors et qu’ensuite je traverse la route pour revenir au PK5, les anti-balakas me traitent comme une copine des musulmans. Ils disent que je trahis les chrétiens et ils me menacent de mort », confie-t-elle.

 

Pas de répit pour les habitants du PK5, quelle que soit leur confession. Les miliciens attaquent le quartier régulièrement, comme ce dimanche en fin de matinée. Des coups de feu particulièrement proches qui ont une nouvelle fois provoqué la peur et l’exaspération.

 

De nouvelles violences dimanche dans le troisième arrondissement de Bangui

 

Selon la Misca, des jeunes musulmans et des anti-balakas se sont affrontés obligeant la mission de l'Union africaine à intervenir. Parmi les incidents qui ont échauffé les esprits, la mort de trois jeunes musulmans dont les corps ont été ramenés à la mosquée. Et parmi eux, deux jeunes qui avaient participé samedi 24 mai à une grande rencontre de réconciliation dans le 3e arrondissement et qui dimanche devaient se rendre au quartier Fondo dans le 5e arrondissement pour poursuivre la sensibilisation.

 

Le ministre conseiller, Joachim Kokaté, était à la réunion de réconciliation de samedi dans le 3e arrondissement. Il est l'un des anciens conseillers politiques des anti-balakas et ne décolère pas après la mort de ces jeunes.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140526-rca-cohabitation-le-quart...

De jeunes musulmans tués et mutilés en Centrafrique
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