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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:49

 

 

 

 

 

http://237online.com/  03 avril 2014

 

Le Président de la République du Cameroun, S.E. Paul BIYA, a reçu en audience, ce jeudi 3 avril 2014 à Bruxelles, la Présidente de transition de Centrafrique, Mme Catherine Samba-Panza.

 

L’audience de ce jour entre le Président Paul BIYA et la Présidente de transition de la RCA, Mme Catherine Samba-Panza, en marge du 4ème Sommet Union Européenne-Afrique, s’inscrit dans le cadre de la recherche des solutions pour aider la République Centrafricaine à sortir de la grave crise qu’elle connaît actuellement. Ce conflit a des conséquences dramatiques pour les populations civiles et un impact régional. En tant que pays voisin qui accueille sur son sol un nombre considérable de réfugiés centrafricains, le Cameroun est préoccupé au plus haut point par cette situation. 



A sa sortie de cette audience, Mme Catherine Samba-Panza a révélé à la presse que, depuis son arrivée à la tête de la transition, elle n’avait pas encore eu l’opportunité de d’aller vers son « frère, le Président Paul BIYA pour profiter de son expérience de Chef d’Etat et pour échanger avec lui sur la situation préoccupante qui sévit en République Centrafricaine ». « Le Président Paul BIYA a tenu à me rencontrer pour s’enquérir de manière plus précise de ce qui prévaut réellement en République Centrafricaine et de la manière la plus efficace de nous aider à sortir de cette crise-là », a-t-elle ajouté.

 

Catherine Samba-Panza a apprécié le fait que « les réfugiés Centrafricains ont été accueillis avec fraternité au Cameroun ». Mais, elle a reconnu qu’ils sont « nombreux au Cameroun ». Ce qui « est un sujet de préoccupation ». C’est la raison pour laquelle, a-t-elle ajouté, « Nous devons faire en sorte que la paix revienne rapidement dans notre pays pour que ces nombreux enfants de la RCA qui ont dû partir, reviennent dans leur pays pour apporter leur contribution au développement de la RCA ». 

 

Le Cameroun est très engagé dans la recherche d’une sortie de crise en République Centrafricaine. Dans son intervention hier, lors de la réunion spéciale sur la RCA organisée en marge du 4ème Sommet UE-Afrique, le Président Paul BIYA a notamment affirmé que : « Nous devons agir (….). L’heure est à l’action. (…) . Mettre fin à la guerre en RCA est un impératif catégorique. Il en va de la stabilité de tous les pays voisins, de toute la sous-région, de la paix en Afrique ». C’est dans cette optique que le Cameroun réclame depuis janvier 2014 la transformation de la MISCA en une opération de maintien de la paix de l’ONU de grande ampleur. Et notre pays ne peut donc que se féliciter de la suggestion récente du Conseil de Sécurité de l’ONU dans ce sens.

Cameroun - Bruxelles - RCA: Audience du Président Paul BIYA avec Mme Catherine Samba-Panza
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:41

 

 

 

 


PARIS AFP / 04 avril 2014 11h40- Les autorités centrafricaines ont fait part vendredi de leur regret, après l'annonce du retrait du contingent tchadien de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca), dans un communiqué publié à Paris.


Nous venons d'apprendre avec beaucoup de regret l'annonce (...) du retrait de la République centrafricaine des troupes tchadiennes de la Misca, a déclaré le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo-Doudou dans un communiqué transmis par l'ambassade de RCA à Paris. 


Le ministre centrafricain, en escale à Paris après le sommet UE-Afrique qui se tenait mercredi et jeudi à Bruxelles, souligne que cette décision, qui survient après la mise en cause de soldats tchadiens dans la mort de civils à Bangui, a été prise en toute souveraineté par le gouvernement tchadien.


Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad, l'un des principaux fournisseurs de la Misca, a annoncé jeudi le retrait de ses 850 soldats de Centrafrique, dénonçant une campagne malveillante à leur encontre.

Cette annonce survient après la mort d'au moins 24 civils à Bangui le week-end dernier, tués par des soldats tchadiens. Il s'agit de l'incident le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane appuyée par le Tchad.


Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises depuis l'arrivée au pouvoir de la Séléka de passivité face à leurs exactions, voire de connivence - certains étaient Tchadiens. N'Djamena a toujours démenti avec force et reçu le soutien appuyé de l'UA et de la France pour son engagement en Centrafrique.


Le Tchad est un pays frère qui a entretenu et continue d'entretenir des liens d'amitié et de fraternité avec la République centrafricaine et qui nous a fortement accompagnés et a payé un lourd tribut dans ce processus, a souligné vendredi M. Kongo-Doudou.

Nous sommes rassurés que le Tchad continuera à accompagner (la Centrafrique) en tant que partenaire dans le processus de la promotion de la paix et de la stabilité, a-t-il ajouté. 


Partageant une longue frontière commune, nous formulons l'espoir que ces relations continueront à se renforcer davantage, dans le respect mutuel et dans l'intérêt de nos populations respectives, a-t-il noté.



(©)

La Centrafrique regrette la décision de retrait du contingent tchadien
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:18

 

 

 

 

L’UNION AFRICAINE RÉITÈRE SON APPRÉCIATION AU TCHAD POUR SA CONTRIBUTION INESTIMABLE AUX EFFORTS DE PAIX EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

L’UA prend acte de la décision du Tchad de retirer son contingent de la MISCA

 

Addis Abéba, le 3 avril 2014: La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, prend acte de la décision du Gouvernement tchadien, annoncée ce jour, de retirer son contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

La Présidente de la Commission souligne qu’au cours des semaines écoulées, les contingents de la MISCA, en particulier celui du Tchad, ont été la cible d’attaques répétées de la part des éléments anti-Balaka et d’accusations infondées de la part d’un certain nombre d’acteurs. Elle note que la stigmatisation par certains du contingent tchadien a contribué à créer un climat d’insécurité et d’hostilité auquel les ressortissants de ce pays ont payé un lourd tribut. Dans ces conditions, et tout en regrettant le départ envisagé du contingent tchadien, la Présidente de la Commission en comprend parfaitement les raisons et voudrait, à cette étape cruciale des efforts de paix en République centrafricaine (RCA), exprimer la pleine solidarité de l’UA avec le Gouvernement et le peuple tchadiens.

 

La Présidente de la Commission relève la contribution inestimable du Tchad aux efforts de paix et de réconciliation en RCA, tant dans le cadre de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), dont le Tchad assure la présidence en exercice, que de l’UA. Elle note les efforts soutenus du Président Idriss Déby Itno pour faciliter l’aboutissement de la transition en cours, la contribution du contingent tchadien à la stabilisation de la situation et le généreux soutien financier que le Tchad a apporté à la RCA, malgré les défis auxquels il est lui-même confronté, faisant ainsi montre d’un sens élevé de solidarité africaine.

 

La Présidente de la Commission note avec satisfaction l’engagement exprimé du Tchad à continuer à  faire preuve du même élan de solidarité envers la RCA pour l’aider à surmonter les graves défis auxquels elle est confrontée. Elle souligne que cet engagement s’inscrit dans la droite ligne de la contribution du Tchad à d’autres entreprises africaines de paix, ainsi que l’a éloquemment illustré le rôle crucial joué par le contingent tchadien lors de l’opération de libération du nord du Mali, il y a de cela un peu plus d’un an.

 

La Présidente de la Commission réitère la forte conviction de l’UA que le règlement de la crise centrafricaine requiert une implication continue et forte de la région, notamment à travers le Président en exercice et le Médiateur de la CEEAC, les Présidents Idriss Déby Itno et Denis Sassou Nguesso de la République du Congo. L’UA, qui réitère son plein soutien à leur rôle, forme l’ardent espoir que le Conseil de sécurité des Nations unies, dans la résolution qui autorisera la transformation de la MISCA en une opération onusienne, reconnaîtra pleinement ce rôle et en affirmera le caractère central. Elle forme également l’espoir que les autres préoccupations de l’UA seront adéquatement prises en compte.

 

La Présidente de la Commission exprime à nouveau la reconnaissance de l’UA au contingent tchadien de la MISCA pour son professionnalisme, et s’incline devant la mémoire des soldats tchadiens et des autres contingents tombés sur le champ d’honneur. Elle se félicite de l’engagement du Tchad à continuer à assumer pleinement sa mission de paix  dans les zones relevant de sa responsabilité dans le cadre de la Mission et à  poursuivre activement ses efforts de promotion de la paix et  de la sécurité  dans la région.

 

 

http://www.peaceau.org/fr/article/l-union-africaine-reitere-son-appreciation-au-tchad-pour-sa-contribution-inestimable-aux-efforts-de-paix-en-republique-centrafricaine#sthash.cktfbn0l.dpuf

L’UA prend acte de la décision du Tchad de retirer son contingent de la MISCA
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 10:22

 

 

 

 

(RFI ) 04/04/14

 

Le logiciel de solde Louvois, est en train de supprimer les primes d'opération extérieures (Opex) des militaires français engagés en Centrafrique. Depuis quelques jours, l'exaspération gagne les soldats français, et inquiète les cadres de l'armée de Terre.

 

Ils ne peuvent pas demander à leurs subordonnés de se consacrer à une mission délicate, alors qu'ils n'ont pas l'assurance de toucher leurs primes en temps et en heure.

 

Depuis quelques jours la colère monte dans les rangs des soldats français de Sangaris. Depuis qu'ils ont appris, qu'ils ne toucheraient pas les primes d'opérations extérieures avant le mois de mai, alors que la relève est arrivée en février-mars en RCA. Avec cette prime, un militaire du rang, multiplie facilement par deux son salaire de base.

 

A Paris, au ministère de la Défense, on rappelle que de toute façon la prime d'Opex n'est jamais versée le premier mois, mais on reconnaît qu'il y a bien un problème et on assure que tout est mis en oeuvre pour accélérer le règlement.

 

Une nouvelle fois, le logiciel de paye Louvois est montré du doigt. Son calculateur de solde n'a pas pris en compte l'opération Sangaris, et refuse donc de verser les primes. Un véritable casse-tête, que le ministère de la Défense tente de résoudre.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a beau l'avoir enterré, en novembre dernier, Louvois est toujours là, et pose encore de sérieux problèmes. D'ailleurs son successeur n'arrivera pas avant de longs mois. On parle même de deux ans au total, le temps de boucler le circuit administratif, en respectant le Code des marchés publics.

1500 soldats touchés

 

Résultat : 1500 soldats de l'opération Sangaris sont touchés à différents titres alors qu'ils sont officiellement 2000 en Centrafrique.

 

Le problème touche aussi les militaires qui sont revenus en France en février-mars. Mais dans l'autre sens. Eux, continuent à toucher une prime d'Opex alors qu'ils sont déjà rentrés. Ils devront par la suite rembourser le trop-perçu, au mois de mai.

 

« De tels dysfonctionnements minent la confiance de nos hommes dans notre institution et nuit au moral de nos troupes engagées dans une opération délicate » laisse entendre un cadre de l'armée française préférant garder l'anonymat.

 

http://www.rfi.fr/france/20140404-info-rfi-logiciel-paie-pri...

Un logiciel de paie prive de primes les soldats de Sangaris
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 10:06

 

 

 

Le Tchad veut retirer ses troupes de Centrafrique

 

Tanguy Berthemet  Le Figaro  Mis à jour le 03/04/2014 à 19:10

 

Lassé des accusations contre ses soldats,  le principal partenaire de l'armée française quitte brutalement la force africaine.

 

Le Tchad quitte la Centrafrique. Dans un communiqué lapidaire, Ndjaména a fait part jeudi de son intention de «retirer le contingent tchadien de la Misca (la mission africaine en Centrafrique)». Annoncée depuis Bruxelles, où se tenait un sommet entre l'Union européenne et l'Union africaine largement consacré à la crise à Bangui, la nouvelle a pris tout le monde de court. Ni le général Mokoko, chef de la Misca, ni les pays de la région ne semblaient au courant. «On ne s'y attendait pas. Il faut voir maintenant quand et comment se fera ce départ», reconnaît un diplomate. Pour l'heure, les autorités tchadiennes se sont en effet contentées de déclarer que «les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées d'un commun accord avec l'Union africaine».

 

Ce manque de précisions, associé au brusque départ du président Idriss Déby de la capitale belge, confirme que cette retraite est le fruit d'un coup de sang. Au cœur du problème, une fusillade, samedi 28 mars à Bangui, impliquant des militaires de l'armée nationale tchadienne (ANT). Le clash a causé la mort de huit à dix civils. Selon des témoins, des soldats de Ndjaména auraient ouvert le feu sans discrimination sur la foule alors qu'ils traversaient le PK12, un quartier chrétien à l'entrée nord de la capitale centrafricaine. Les officiers tchadiens ont pour leur part affirmé avoir répliqué à une attaque à la grenade des Anti-Balaka, une milice chrétienne. «Il y a bien eu une attaque des Anti-Balaka, mais la réponse des Tchadiens était totalement hors de proportion», tranche un militaire africain en poste à Bangui. L'incident a soulevé une vaste protestation. La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a demandé l'ouverture d'une enquête. À l'ONU, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme a affirmé «que des soldats tchadiens avaient tiré sur la foule». Sentant le vent mauvais, Paris a bien tenté de réagir en faisant porter la responsabilité du drame sur les Anti-Balaka.

 

Dans son communiqué, Ndjaména précise en effet que c'est «face aux accusations répétées (…) tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la République centrafricaine» que la décision de quitter la RCA a été prise. Dans les faits, l'incident du 28 mars n'est que le dernier d'une longue liste de litiges opposant la RCA et le Tchad.

 

Pour la Misca, cela reste néanmoins une mauvaise nouvelle. Avec 800 hommes aguerris, le Tchad représentait l'un des contingents les plus puissants et les plus efficaces de la force africaine

 

De fait, les troupes tchadiennes ont régulièrement été taxées par les chrétiens centrafricains de complicité avec les miliciens de la Séléka, une rébellion à majorité musulmane qui avait pris le pouvoir en mars 2013 avant d'être chassée par les troupes de la Misca et les Français de «Sangaris». Non sans raison.

 

La chasse à l'homme et les lynchages qui, depuis trois mois, ont systématiquement visé les membres de la communauté musulmane de Centrafrique, souvent d'origine tchadienne, ont encore un peu plus tendu les choses. Et les relations délicates qu'entretiennent Idriss Déby et Catherine Samba-Panza n'ont rendu le dialogue que plus difficile encore. Pour brutale qu'elle soit, l'annonce du retrait tchadien n'est donc pas une surprise.

 

Pour la Misca, cela reste néanmoins une mauvaise nouvelle. Avec 800 hommes aguerris, le Tchad représentait l'un des contingents les plus puissants et les plus efficaces de la force africaine. Or, avec 6 000 hommes - en comptant les Tchadiens -, cette mission était déjà considérée en sous-effectif pour assurer sa mission.

 

À Paris, l'hypothèse d'un départ de l'ANT n'est pas mieux accueillie. Depuis l'intervention au Mali, la France a fait du Tchad son principal partenaire lors de ses opérations militaires dans cette partie de l'Afrique. Si Ndjaména n'est plus au Mali depuis des mois, l'armée française comptait sur son homologue tchadienne pour contrôler le nord-est de la Centrafrique encore sous domination de la Séléka. Tout n'est cependant pas encore perdu. Si les Tchadiens claquent la porte, ils ne le feront qu'en bon ordre et, dans l'attente, «assumeront, sans failles, (leur) mission de paix dans les zones relevant de (leur) responsabilité».

 

 

 

Centrafrique: le Tchad dénonce «un lynchage médiatique et politique»

 

(RFI 04/04/14)

 

Le Tchad retire son contingent de la force africaine déployée en Centrafrique, la Misca. L'annonce en a été faite à Bruxelles, jeudi 3 avril, à l'occasion du sommet Union européenne-Afrique. Moussa Faki Mahamat, le ministre tchadien des Affaires étrangères explique, pour RFI, les raisons de cette décision.

 

Pourquoi avez-vous décidé le retrait du contingent tchadien de la Misca ?

 

Moussa Faki Mahamat : Le contingent tchadien en Centrafrique est déployé dans le cadre d’une mission internationale. Nous avons constaté depuis plusieurs mois un lynchage systématique qui touchait le Tchad, son contingent et même les citoyens tchadiens vivant en Centrafrique. On fait porter la responsabilité sur le Tchad, sur le contingent tchadien, même si ce contingent agit dans le cadre du mandat. Le week-end passé, des éléments [tchadiens], qui sont en mission, ont été appelés par le commandant de la force de la Misca pour venir à Bangui. Ils sont tombés dans une embuscade tendue par les anti-balaka. Naturellement, ils ont réagi. Cela a soulevé un tollé.

 

Et il faut que les choses soient très claires, pour nous. Les milices anti-balaka ont été qualifiées par les forces internationales, notamment par la Misca et Sangaris [l'opération française en Centrafrique, ndlr], comme des forces ennemies à la paix, et qui devraient être traitées comme telles. Ce sont les propos du général Mokoko [le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, chef de la Misca, ndlr]. Alors, quand les Tchadiens ont réagi à cette attaque, il y a eu un tollé. Il y a des responsables politiques, et pas des moindres, qui ont qualifié les anti-balaka de « patriotes » et dit que les Tchadiens sont venus tuer des citoyens centrafricains. Cette campagne a trop duré. Nous nous sommes vraiment fait violence pendant longtemps, ramant pratiquement à contresens de notre propre opinion [publique], qui ne comprend pas que ses fils se sacrifient, que le Tchad continue, que le gouvernement continue à se taire sur des agissements contre le Tchad et contre les Tchadiens.

 

La même armée tchadienne, dont on loue le courage et le professionnalisme au Mali, on la traite ici comme si elle était une milice venue à la rescousse d’une région ou d’une confession. Pour nous, c’est absolument inadmissible.

 

Est-ce que ce retrait est irrévocable, définitif ?

 

Absolument. Ce n’est pas une décision qui a été prise à la légère. Nous en avions étudié tout le contour. Il est mieux pour nous, peut-être pour la Centrafrique, qu’il n’y ait pas de soldats tchadiens en République centrafricaine. Nous avons suffisamment encaissé et il est tout à fait légitime pour nous de défendre quand même la réputation de nos forces, même si les responsables de la transition et même si bon nombre de milieux pensent que la présence des troupes tchadiennes pose problème. Notre objectif n’est pas de poser des problèmes en Centrafrique. C’est d’aider au rétablissement de la paix et de la sécurité dans ce pays. Si notre retrait peut aider au retour de la paix, nous le ferons volontiers et nous avons pris la décision de le faire.

 

Comment expliquez-vous cette mauvaise réputation du contingent tchadien, alors que les autres contingents de la Misca ne subissent pas le même traitement ?

 

C’est une mauvaise réputation fabriquée ! On n’arrive pas à le comprendre. La même armée tchadienne, dont on loue le courage et le professionnalisme au Mali, on la traite ici comme si elle était une milice venue à la rescousse d’une région ou d’une confession. Pour nous, c’est absolument inadmissible.

 

Un rapport d’experts du Haut commissariat des droits de l’homme de l’ONU, présenté en janvier, pointe un certain nombre d’exactions...

 

Aucun rapport ne nous a été présenté. Si tel était le cas, on n’aurait pas accepté le contingent tchadien dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la République centrafricaine.

 

Aujourd’hui, est-ce une organisation ou un pays qui demande au Tchad de partir ou est-ce une décision du Tchad ?

 

C’est une décision souveraine. Nous avons informé nos partenaires. C’est nous qui avions pris la décision. Personne ne nous l’a demandé.

 

Concrètement, comment va s’articuler ce retrait ?

 

Nous allons en discuter pour que d’autres contingents, éventuellement, occupent les postes occupés par les Tchadiens. De toutes les façons, nous sommes en contact avec la Misca, donc avec l’Union africaine, pour les modalités pratiques du retrait de notre contingent.

 

Le contingent tchadien a participé à organiser et à protéger l’évacuation de populations musulmanes. Ce travail-là est-il terminé ?

 

Il ne devrait pas être du ressort uniquement du contingent tchadien. C’est la mission de l’ensemble des forces internationales. Si on nous reprochait ça, ce serait non assistance à personnes en danger. Tout le monde le sait, même maintenant. Hier [jeudi 3 avril, ndlr] au mini-sommet sur la Centrafrique à Bruxelles, le secrétaire général des Nations unies a dit que « le génocide a été évité parce que les communautés ont fui vers leurs régions d’origine ». Donc, il y a une situation extrêmement grave. Et si notre contingent a escorté ou a protégé, c’est tout à son honneur.

 

Cette décision peut-elle avoir un impact sur l’engagement du Tchad au Mali par exemple ?

 

Nous aviserons.

 

Ce n’est pas exclu ?

 

Nous aviserons.

 

Le Tchad est au Conseil de sécurité de l'ONU en ce moment. Quels sont ses principaux objectifs, ses priorités ?

 

C’est la paix et la sécurité. Aujourd’hui, le Tchad, géographiquement, est pratiquement entouré par des zones de conflit : la Libye au nord, le Darfour depuis une dizaine d’années à l’est, la Centrafrique au sud, à l’ouest c’est le Nigeria avec Boko Haram. Et nous sommes sur le pied de guerre. C’est par volontarisme, volontarisme qui nous coûte parfois extrêmement cher, que nous avons accepté d’envoyer des troupes, parce que notre propre territoire a besoin d’être protégé, parce que ces crises sont pratiquement à nos frontières.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140404-centrafrique-le-tchad-den...

 

 

RCA: les conséquences du retrait des Tchadiens de la Misca

 

(RFI 04/04/14)

 

L'annonce-surprise du ministre tchadien des Affaires étrangères ce jeudi 3 avril est intervenue après la dernière polémique en date. Une fusillade le week-end dernier qui a fait au moins 8 morts à Bangui. Si de nombreuses voix en Centrafrique se sont élevées ces derniers mois pour réclamer le départ des soldats tchadiens accusés de bavures, leur retrait va poser un certain nombre de difficultés à la force africaine.

 

Comment mener à bien la difficile mission de protection des populations civiles, et en particulier musulmanes, une fois que le contingent de 6 000 hommes, actuellement, sera amputé de 850 soldats aguerris ? Cette question et celle des modalités de retrait seront discutées dans les jours et les semaines qui viennent. En attendant, Ndjamena assure que son contingent assumera sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité.

 

Le Tchad perçu comme le protecteur des musulmans

 

Le Tchad qui, ces derniers mois, a rapatrié des dizaines de milliers de ses ressortissants ainsi que des Centrafricains d'origine tchadienne ou non est perçu comme le protecteur des musulmans de Centrafrique. Et son retrait pourrait provoquer des craintes supplémentaires parmi ces populations. Mais les autres contingents ont déjà démontré leur capacité à remplir ces mêmes missions. Petite consolation pour la Misca, la décision tchadienne intervient alors que la force européenne (Eufor-RCA), est attendue à Bangui à partir de la fin du mois. 800 hommes qui auront pour mission de sécuriser l'aéroport et une partie de la capitale, permettant à la Misca de revoir l'organisation de son dispositif en redéployant des hommes dans les secteurs dévolus au Tchad.

 

L'annonce du retrait tchadien intervient aussi au moment où Sangaris entre dans sa troisième phase : son déploiement dans le nord-est du pays. L'armée française a commencé cette semaine à se déployer dans l'est de la Centrafrique, a indiqué jeudi le général Francisco Soriano, dirigeant l'opération. L’arrivée de l’Eufor et de renforts français « nous permettra de consacrer des moyens supplémentaires à notre déploiement dans l’est, dans un premier temps, mais aussi dans le nord ». Une région dans laquelle, a reconnu le général du bout des lèvres, les militaires français sont déjà présents. « Dans le nord, en fait, nous y sommes déjà. Voilà. Nous avons des éléments de reconnaissance, de renseignement, à Ndélé. Nous savons ce qu’il s’y passe. Nous avons des contacts avec des acteurs locaux. Et la Misca s’est déjà déployée dans le nord. Il n’est pas impossible que la Misca poursuive son déploiement dans cette partie-là », a-t-il déclaré.

 

■ ZOOM : Nouvelles pressions sur Pretoria

 

Le retrait tchadien soulève à nouveau le problème de pays contributeurs. L’Afrique du sud a réitéré a plusieurs reprises qu’elle n’enverrait pas de soldats. Pretoria a essuyé de lourdes pertes en Centrafrique, lors de la chute du président François Bozizé. Quinze militaires sud-africains sont décédés l'année dernière. Mais selon Roeland van de Geer, ambassadeur de l’Union européenne en Afrique du Sud, le retrait des troupes tchadiennes va accentuer la pression sur Pretoria.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140404-plus-tchadiens-sein-misca...

 

Centrafrique: le Tchad dénonce «un lynchage médiatique et politique»
Centrafrique: le Tchad dénonce «un lynchage médiatique et politique»
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 16:43

 

 

 

 


Paris AFP / 03 avril 2014 16h39 - L'armée française a commencé cette semaine à se déployer dans l'est de la Centrafrique, a indiqué jeudi le général dirigeant l'opération, au moment où le Tchad annonçait le retrait de son contingent de la force de l'Union africaine.

La troisième phase a débuté cette semaine, nous avons commencé à nous déployer dans l'est, a déclaré à la presse en visioconférence le général Francisco Soriano, qui commande l'opération française Sangaris. L'objectif est de restaurer l'autorité de l'Etat, de mettre fin aux agissements des bandes armées et de les désarmer, a-t-il ajouté.

Cette troisième phase est rendue réalisable grâce (...) aux renforcements accordés par le président François Hollande, qui a décidé à la mi-février l'envoi de 400 militaires supplémentaires, portant ainsi les effectifs du contingent français à 2.000 hommes, a précisé le général.


Quelques 6.000 militaires africains sont aussi déployés au sein de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca). Mais jeudi, le gouvernement tchadien a annoncé le retrait de son contingent de 850 hommes, en dénonçant une campagne gratuite et malveillante contre ses troupes.


Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises depuis la prise du pouvoir à Bangui en mars 2013 de la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka de connivence avec ces combattants - dont certains étaient Tchadiens -, voire de passivité face à leurs exactions, ce que N'Djamena a toujours démenti.


Cela leur a valu l'hostilité d'une partie de la population centrafricaine. Le week-end dernier, des soldats tchadiens ont tué au moins 24 personnes à l'entrée de Bangui après avoir été la cible d'une attaque à la grenade, selon la Misca et le gouvernement centrafricain.


Sangaris et la Misca vont obtenir le renfort de 800 soldats de la mission militaire européenne Eufor-RCA, opérationnelle à la fin mai.


L'arrivée de l'Eufor nous permettra d'augmenter notre déploiement dans l'est et le nord du pays, a affirmé le général Soriano.


Il s'est par ailleurs opposé à la volonté du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) d'évacuer quelque 19.000 musulmans menacés par les milices anti-balaka. 

Ma réponse est claire: je m'y refuse. Notre rôle est de protéger les populations et de tout faire pour qu'elles puissent vivre là où elles ont toujours vécu, a-t-il assuré.

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka, groupes formés à l'origine de paysans chrétiens de l'ouest de la Centrafrique, s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays plongé dans les tueries interreligieuses.

L'armée française a lancé l'opération Sangaris le 5 décembre 2013 pour restaurer la sécurité en Centrafrique, après un vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises d'intervenir.


Le président François Hollande a jugé mardi que la situation sécuritaire en Centrafrique s'était dégradée et que les musulmans y étaient directement visés.

Depuis un an, l'ancienne colonie française traverse une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=464710 

Centrafrique: l'armée française se déploie dans l'Est
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 16:40

 

 

 

 


N'Djamena - AFP / 03 avril 2014 15h59 - Le gouvernement tchadien a annoncé jeudi le retrait de son contingent de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca), en dénonçant une campagne gratuite et malveillante contre ses troupes, dans un communiqué publié à N'Djamena.


Face à des accusations répétées contre le comportement des soldats tchadiens de la Misca, dont ils constituent une des principales composantes, le Tchad, après avoir informé la présidente de la transition centrafricaine, la présidente de la Commission de l'Union africaine et le secrétaire général des Nations unies, décide de se retirer de la force africaine, ajoute le communiqué.


Malgré les efforts consentis, le Tchad et les Tchadiens font l'objet d'une campagne gratuite et malveillante, tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA (République centrafricaine), accuse le texte.


Face à ces accusations répétées, le Tchad (...) décide du retrait du contingent tchadien de la Misca, ajoute le communiqué, précisant: les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées de commun accord entre le Tchad et l'Union africaine.


En attendant le Tchad assumera, sans failles, sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en RCA, selon le texte qui ne fournit pas de détails sur ces zones.


Le Tchad réitère sa solidarité à la RCA et continuera de la soutenir sous d'autres formes, afin qu'elle retrouve la paix et la sécurité, l'unité et réalise la réconciliation de ses fils et filles, divisés par un conflit dont la gravité et les conséquences humanitaires et sécuritaires sont sans précédent par leurs caractères dramatiques et confessionnels, conclut le communiqué.

 
Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises depuis la prise du pouvoir à Bangui en mars 2013 de la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka de connivence avec ces combattants - dont certains étaient Tchadiens -, voire de passivité face à leurs exactions, ce que N'Djamena a toujours démenti.


Cela leur a valu l'hostilité d'une partie de la population centrafricaine. Le week-end dernier, des soldats tchadiens ont tué au moins 24 personnes à l'entrée de Bangui après avoir été la cible d'une attaque à la grenade, selon la Misca et le gouvernement centrafricain.


La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, de passage à Paris avant le sommet de Bruxelles, a annoncé mardi l'ouverture d'enquêtes sur cette affaire.


Cet incident est le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis la chute du président François Bozizé par la Séléka en mars 2013.


Cette version a été démentie par des représentants des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.


La polémique a rebondi au niveau international avec de nouvelles déclarations mardi du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme et de la diplomatie française. Il semble que les soldats tchadiens aient tiré sans discrimination dans la foule, a accusé à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat, Cécile Pouilly.


Pour Paris au contraire, la responsabilité incombe pour une large part aux anti-balaka, selon le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, qui a demandé que toute la lumière soit faite sur ces violences.


Depuis un an, l'ancienne colonie française, pays parmi les plus pauvres de la planète, habitué aux coups d'Etat à répétition et aux rébellions, traverse une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=464711 

Le Tchad se retire de la force africaine en Centrafrique
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 14:54

 

 

 

 

 

Par AFP, publié le 03/04/2014 à 15:37, mis à jour à 15:37

 

N'Djamena - Le gouvernement tchadien a annoncé jeudi le retrait de son contingent de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca), en dénonçant "une campagne gratuite et malveillante" contre ses troupes, dans un communiqué publié à N'Djamena.

 

Face à des "accusations répétées" contre le comportement des soldats tchadiens de la Misca, dont ils constituent une des principales composantes, "le Tchad, après avoir informé la présidente de la transition centrafricaine, la présidente de la Commission de l'Union africaine et le secrétaire général des Nations unies, décide" de se retirer de la force africaine, ajoute le communiqué. 

 

Le Tchad a décidé de se retirer de la mission de maintien de la paix de l'Union africaine en Centrafrique, la Misca, a-t-on appris aujourd'hui à la lecture d'un document officiel.

 

Les militaires tchadiens constituent l'un des rouages essentiels de la Misca, chargée de stabiliser la Centrafrique avec les forces françaises, mais ils sont accusés de parti pris en faveur des rebelles de la Séléka, composés essentiellement de musulmans.

Le Tchad se retire de la force africaine en Centrafrique
Le Tchad se retire de la force africaine en Centrafrique
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 14:51

 

 

 

 

 

http://www.temoignages.re/  

 

Le Commandant de la Force de la Mission internationale de soutien à la Centrafricaine sous conduite africaine (MISCA), le Général de brigade Martin Tumenta, a déploré l’utilisation de civils comme boucliers humains dans l’éruption la plus récente de la violence en République centrafricaine (RCA).

 

BANGUI, République Centrafricaine, 2 avril 2014/African Press Organization (APO)

 

Se référant à l’incident survenu le samedi 29 mars 2014, au cours duquel un convoi de soldats de la paix de la MISCA a essuyé des tirs dans le quartier dit du PK 12, dans la banlieue de Bangui, le Commandant de la Force a déclaré : “Il est inacceptable pour tout groupe ou individu de tirer sur des soldats de la paix.”

 

Le convoi retournait au Quartier général de la Force de la MISCA à M’Poko, à Bangui, avec des armes saisies de groupes de miliciens dans et autour de la ville de Kanga-Bandoro, au Nord, lorsqu’il est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés au PK12. Les assaillants ont alors délibérément ouvert le feu sur les soldats de la paix, blessant deux éléments du contingent tchadien de la MISCA, qui reçoivent actuellement des soins à l’hôpital de la MISCA à Bangui. Les soldats de la paix ont riposté en légitime défense. Selon la Croix-Rouge, quatre corps ont été récupérés sur le lieu de l’incident, et les vingt-et-une personnes qui ont été blessées dans les échanges de tirs sont actuellement traitées à l’Hôpital communautaire de Bangui.

 

Cet incident intervient moins d’une semaine après que plusieurs positions et véhicule de la MISCA ont été attaqués par des miliciens armés, tuant un soldat de la paix de la République du Congo et blessant neuf autres : quatre de la République du Congo, deux de la République démocratique du Congo (RDC), deux du Rwanda et un du Cameroun.

 

Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’UA et chef de la MISCA, le Général Jean-Marie Michel Mokoko, condamne ces attaques avec la dernière énergie et met fermement en garde leurs auteurs, qui seront tenus responsables de leurs actes. Il transmet les sincères condoléances de la Présidente de la Commission de l’UA, Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux soldats de la paix et aux civils blessés.

 

Centrafrique : la MISCA déplore l’utilisation de boucliers humains
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:42

 

 

 

 

 

Pana 03/04/2014

 

L’UE et les dirigeants africains ne doivent pas manquer à leurs obligations envers la population de la République centrafricaine –

 

Le déploiement par l’Union européenne (UE) de 1000 soldats doit marquer le début d’une nouvelle réponse de la communauté internationale à la violence et au nettoyage ethnique en République centrafricaine (RCA), a déclaré Amnesty International alors que s’ouvre, mercredi à Bruxelles, un sommet UE-Afrique crucial.

Depuis maintenant des mois, le nettoyage ethnique dont font l’objet les musulmans ainsi que les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés en République centrafricaine demandent une réaction prompte et ferme.


On s’attend à ce que l’opération militaire EUFOR RCA de l’UE se déploie rapidement. Il s’agit d’une 'mission de transition' visant à soutenir les 8 000 soldats dépêchés par l’Union africaine et la France dans le pays jusqu’à ce qu’une véritable force de maintien de la paix des Nations unies puisse être déployée plus tard cette année.

Pour parer au plus pressé, l’UE avait promis le 10 février dernier le déploiement rapide d’un millier de soldats européens de l’EUFOR, ainsi que le transfert d’équipements et de fournitures militaires en République centrafricaine, afin d’assister les forces internationales déjà sur place. Près de deux mois plus tard, la force de l’UE est toujours en phase de formation, a-t-on constaté.


'La République centrafricaine est en proie à une crise humanitaire et des droits humains aux proportions historiques. En n’intervenant pas de manière plus ferme et plus rapide, la communauté internationale a fait preuve d’une indifférence cruelle à l’égard des civils du pays, assiégés, les abandonnant alors qu’ils avaient besoin d’aide', a déclaré Christian Mukosa, spécialiste de la République centrafricaine à Amnesty International.


'Le déploiement complet de l’EUFOR RCA sera essentiel pour jeter les bases de la future mission de maintien de la paix des Nations unies. Nous espérons que le retard enregistré dans le déploiement des troupes de l’Union européenne ne mettra pas en péril les initiatives de la communauté internationale pour protéger les civils dans toute la République centrafricaine', a-t-il dit.


'L’Union africaine doit aussi apporter un soutien financier, logistique et politique suffisant à ses troupes en République centrafricaine, et veiller à ce que la protection des droits humains soit au cœur de la mission', a relevé M. Mukosa


Le secrétaire général des Nations unies a proposé le déploiement dans le pays d’une force de maintien de la paix de 12 000 hommes, mais cela ne sera pas possible avant septembre 2014.

Pendant ce temps, les 8 000 soldats de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et soldats français se trouvant déjà sur place, éprouvent des difficultés à protéger les civils efficacement, en particulier les musulmans, qui fuient le pays massivement car ils craignent pour leur vie.

À la fin mars, les soldats de la paix de la MISCA ont eux-mêmes été plusieurs fois visés par les milices anti-balaka qu’ils ne sont pas parvenus à désarmer, ce qui est le signe d’une nouvelle grave détérioration de la sécurité dans le pays.


Selon le Bureau des Nations unies du Haut commissariat pour les droits de l'homme, au moins 60 personnes ont été tuées à Bangui, la capitale, entre le 22 mars et le 1er avril. Deux des incidents les plus graves - une attaque à la grenade le 27 mars lors de funérailles chrétiennes, et des soldats tchadiens qui ont ouvert le feu sur des civils deux jours plus tard - ont coûté la vie à des dizaines de civils et blessé plusieurs autres.

A la suite de ces attaques, le gouvernement de transition de la RCA a demandé à l'ONU de diligenter une enquête indépendante pour traduire les responsables en justice. Amnesty International demande à l’Union africaine d’ouvrir une enquête sur toutes allégations selon lesquelles des soldats de la MISCA auraient été impliqués dans des violations des droits humains.


Le Sommet UE-Afrique qui se tient à Bruxelles les 2 et 3 avril, abrite ce mercredi un mini-sommet consacré à la crise en République centrafricaine. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, doit prendre part à ce sommet des leaders des Etats africains et européens.

Centrafrique : Une réponse internationale à la violence et au nettoyage ethnique
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