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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 06:27

 

 

 

 

 

par RFI le 01-05-2014 à 23:56

 

Le Sénégalais Abdoulaye Bathily succède au Tchadien Abou Moussa à la tête de l'Unoca, le bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale, qui est basé à Libreville. Cinq mois avant l'arrivée programmée de quelque 12 000 Casques bleus en Centrafrique, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, décide de se faire représenter sur place par un fin connaisseur de la politique africaine.

 

Le professeur Abdoulaye Bathily, 67 ans, est un homme à multiples facettes. Certains connaissent le brillant historien qui a fait ses études en Angleterre et a publié un lexique soninké-français. D'autres se souviennent du leader marxiste de la Ligue démocratique qui n'a pas hésité à s'allier avec le libéral Abdoulaye Wade pour chasser le socialiste Abdou Diouf du pouvoir. C'était en 2000. Beaucoup, enfin, l'ont rencontré lors de ses multiples missions de paix, au Liberia, en Guinée Bissau, au Niger ou au Mali.

 

Bathily le polyglotte connait tous les chefs d'Etat africains. C'est pourquoi, il y a deux ans, Macky Sall l'a nommé ministre d'Etat à la présidence du Sénégal. Bathily le vieux routier a beaucoup de flair politique. Il y a un an, Ban Ki-moon lui a confié le poste de n°2 de la Minusma à Bamako.

 

Aujourd'hui, le professeur Bathily est face à un immense défi : la Centrafrique. Mais il n'est plus le n°2 de quelqu'un. Il est enfin le n°1. Sûr qu'il mettra tout son talent, toute son énergie au service de cette mission à haut risque.

ONU: Abdoulaye Bathily, nouveau représentant pour l’Afrique centrale
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Centrafrique-Presse.com
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 06:25

 

 

 

 

 

|02-05-2014] xinhua -Le Tchad est un acteur incontournable de la grave crise sociopolitique qui se déroule depuis plusieurs mois en République Centrafricaine (RCA), a déclaré à Xinhua, jeudi à N'Djaména, capitale tchadienne, M. Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix.

 

"Avant de nous rendre à Bangui, j'ai voulu faire une tournée des principales capitales de la région. C'est normal que je passe par N'Djaména pour écouter, prendre les conseils du président de la République et parler de cette tâche qu'il va falloir mener à bien pour aider la Centrafrique à sortir de cette crise terrible", a ajouté M. Ladsous qui s'exprimait ainsi à l'issue d'une audience de trois quarts d'heure que lui a accordée jeudi le président tchadien, Idriss Déby Itno.

 

M. Ladsous, qui était accompagné du général Babacar Gaye, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en République Centrafricaine, a indiqué comprendre la décision souveraine du Tchad, prise le 3 avril 2014, de retirer son contingent de la Mission internationale de stabilisation en République Centrafricaine sous conduite africaine (MISCA).

 

Mais pour lui, "la contribution du Tchad pour la paix définitive en RCA reste plus que déterminante".

 

"Je crois que la question maintenant, c'est de regarder vers l'avenir, de voir que la République du Tchad est un acteur incontournable dans toutes ces affaires qui concernent la région au titre de la présidence de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, Ndlr), au titre aussi de pays riverain avec un vrai rôle à jouer, un rôle qui est d'abord politique pour essayer de fédérer tous les efforts des acteurs centrafricains et de la communauté internationale pour trouver ensemble de bonnes solutions", a conclu le haut responsable onusien.

 

Début avril, le contingent tchadien, composés de 850 hommes, a quitté la Centrafrique où il a enregistré dans ses rangs quinze morts et trente-sept blessés.

 

Déployés début 2013, dans le cadre de la MISCA, les soldats tchadiens ont été cependant au coeur de nombreuses controverses. Ils ont été régulièrement accusés, notamment par les milices chrétiennes anti-Balaka, de soutenir les ex-Séléka, la coalition rebelle ayant chassé le président Bozizé du pouvoir en février 2013. Le déclenchement des exactions en début décembre 2013 entre les deux factions centrafricaines, a causé des déplacements massifs de population.

 

L'intensité des violences et des combats, ainsi que le ciblage des ressortissants tchadiens (estimés par le gouvernement tchadien à plus de 300.000 Tchadiens en Centrafrique avant les événements), a atteint une telle dimension que les autorités tchadiennes ont lancé, fin décembre 2013, un pont aérien et envoyé des convois de véhicules de l'armée pour évacuer leurs nationaux en Centrafrique.

 

A ce jour, ils sont plus de 95.000 Tchadiens, Centrafricains et citoyens d'autres pays d'Afrique, à être acheminés dans la capitale et au sud du Tchad, selon l'Organisation internationale des migrations (OIM).

 

©xinhua

Selon l'ONU. Le Tchad est un acteur incontournable de la crise centrafricaine
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 06:23

 

 

 

 

 

 

Lutte Ouvrière n°2387 du 2 mai 2014

 

Depuis le début de l'intervention militaire française, les mois passent et la situation en Centrafrique est loin de s'améliorer. À Bangui, la capitale, les troupes françaises et africaines se révèlent tout juste capables d'accompagner la fuite des populations musulmanes espérant échapper à la fureur des milices anti-balakas.

 

Dans d'autres régions, ce sont au contraire les populations chrétiennes qui sont victimes des attaques meurtrières des bandes de l'ex-Séléka. Quant au gouvernement centrafricain mis en place par la France et dirigé par Catherine Samba-Panza, personne ne semble en tenir compte, pas plus les armées françaises et africaines présentes sur le terrain que les chefs des milices rivales.

 

Les troupes africaines de la Misca ont ainsi procédé dimanche 28 avril à l'évacuation des 1 300 derniers musulmans bloqués dans le quartier du PK12 à Bangui. Ils y étaient assiégés depuis décembre par les miliciens ex-balakas. Beaucoup s'y étaient réfugiés pour fuir d'autres quartiers pillés et y survivaient tant bien que mal. Ils ont quitté la ville dans un immense convoi de camions pour se diriger vers les villes de Kabo et Sido, près de la frontière tchadienne, où les musulmans sont majoritaires.

 

Les autorités françaises n'avaient pas jugé bon de prévenir le gouvernement centrafricain de cette opération, ce qui en dit long sur le degré d'autonomie de celui-ci. Il n'a pu que protester par la voix de sa ministre de la Santé, qui a déclaré : « Le gouvernement a été mis devant le fait accompli. Les forces internationales doivent protéger les habitants dans leur communauté d'origine, et non les relocaliser à l'insu du gouvernement. » Mais ce gouvernement centrafricain n'a d'existence que celle que lui accorde Paris. Les seules forces armées dont il pourrait disposer, les anciennes Forces armées centrafricaines, structurent en fait les milices anti-balakas qui mènent l'assaut contre les quartiers musulmans.

 

Dans une autre partie du pays, ce sont au contraire les milices anti-Sélékas qui font régner la terreur. 22 personnes, dont trois employés de Médecins sans frontières, ont été tuées par des ex-Sélékas à Nangua Boguila, une ville située à 400 kilomètres de Bangui. Ils sont entrés dans un hôpital où se tenait une réunion des notables de la ville et ont ouvert le feu. Pendant ce temps une autre équipe rackettait les habitants présents sur le marché.

 

L'armée française a débarqué à Bangui il y a bientôt cinq mois pour soi-disant « sauver des vies humaines », en fait pour ramener le pays dans l'orbite de l'impérialisme français. Elle s'est avérée bien incapable de désarmer les différentes bandes armées, mission que le gouvernement présentait au début comme une simple formalité. La population centrafricaine vit aujourd'hui dans l'insécurité, quelle que soit son origine, sa religion ou la région où elle habite. C'est l'unique bilan de la dernière en date des interventions françaises sur le continent africain.

 

Daniel MESCLA

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2387&id=40  

Centrafrique  toujours la même insécurité pour la population
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Centrafrique-Presse.com
2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 06:17

 

 

 

 

Justin DELÉPINE   29 avril 2014 à 13:13 Libération

 

Samedi, l’hôpital de Nanga Boguila soutenu par Médecins sans frontières a été attaqué, 22 personnes ont été tuées et six gravement blessées. Boguila se situe dans le nord de la Centrafrique, une zone que ne contrôlent ni les soldats français ni la force africaine. L’attaque a été attribuée à l’ex-Séléka. Entretien avec Tarak Bach Baouab, conseiller humanitaire au bureau de MSF Amsterdam, et bon connaisseur de la Centrafrique.

 

Que savez-vous de l’attaque de samedi sur l’hôpital de Nanga Boguila ?

 

Samedi en début d’après-midi, nous avions organisé une rencontre à l’hôpital de Nanga Boguila entre les différents leaders de la région pour discuter de l’accès aux soins pour la population. Trente minutes après le début de la réunion, des hommes armés ont encerclé l’hôpital, ils ont demandé au personnel international de sortir. Nous avons entendu une fusillade, et quand nous avons pu rentrer dans l’hôpital, nous avons trouvé 16 corps de civils criblés de balles, dont trois membres de MSF, six personnes ont également été gravement blessées. Nous ne confirmons pas le chiffre de 22 morts donné par la Misca (la mission africaine de maintien de la paix, ndlr).

 

L’attaque a été attribuée aux ex-Séléka, confirmez-vous ?

 

D’après les premières discussions avec la population de Boguila, des membres de ce groupe armé étaient connus comme étant membre de la Séléka ou connus comme s’étant greffés à cette mouvance qu’on appelle ex-Séléka

 

(mouvement de rebelles majoritairement musulmans ayant pris le pouvoir par la force en mars 2013 et l’ayant exercé jusqu’en janvier, ndlr).

 

Qui contrôle cette zone ?

 

C’est malheureusement une zone à l’abandon, isolée. A Boguila, deux groupes armés contrôlaient la ville. Ils l’ont abandonnée samedi, après l’attaque, comme c’est souvent le cas en Centrafrique. Il y avait un groupe armé issu de la région et une sorte d’antenne locale des anti-balaka (milice à dominante chrétienne qui s’est formée en réaction aux exactions de la Séléka, ndlr). L’attaque avait comme objectif de récupérer de l’argent pour notamment acheter des armes. Ils dépouillent la population, et imposent leur loi depuis que l’effondrement de l’Etat, en mars 2013. La violence qui a frappé samedi Médecins sans frontières n’est qu’une de celles qui touchent le pays depuis des mois. Des attaques comme celle-ci, il y en a chaque jour.

 

Est-ce que cette attaque va modifier l’action de MSF en Centrafrique ?

 

Ce qui est clair, c’est que nous sommes obligés de suspendre l’action dans la zone de Boguila. Nous allons réfléchir et discuter avec les différents acteurs de la région, pour voir comment revenir. Pour la population, c’est un véritable désastre. MSF assurait 9 000 à 15 000 consultations médicales par mois, pour une population de 45 000 personnes. Des gens venaient de 100 km à la ronde pour se faire soigner. Notre retrait est une décision lourde pour cette population. Nous nous rendons compte de l’impact, mais on ne peut pas travailler quand le sanctuaire de la santé, l’hôpital, n’est pas respecté.

 

Craignez-vous d’autres attaques ?

 

Nous avons vécu des incidents assez sérieux depuis des mois. Nous n’acceptons pas que l’aide soit remise en cause par des hommes en armes. Nous nous battons tous les jours pour que l’action continue malgré les risques encourus. Nous devons trouver un équilibre avec les groupes armés, il faut chercher des solutions pour continuer à travailler, nous espérons trouver cet équilibre.

 

Comment anticipez-vous l’évolution de la situation humanitaire en Centrafrique ?

 

La situation humanitaire reste assez grave, l’Etat s’est effondré en mars 2013, il y a un déplacement massif de population. Il est possible que la situation nutritionnelle se dégrade dans les prochains mois avec la saison des pluies. Je ne suis pas très optimiste pour les mois qui viennent.

 

Justin DELÉPINE

Source : http://www.liberation.fr/monde/2014/04/29/centrafrique-msf-ne-peut-plus-travailler-quand-l-hopital-n-est-pas-respecte_1006605

 

Lu pour vous : Centrafrique : «MSF ne peut plus travailler si même l’hôpital n’est pas respecté»
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Centrafrique-Presse.com
1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 20:49

 

 

 

 

internet@lesoir.be (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga)

 

Jeudi 1 Mai 2014 à

 

Un journaliste centrafricain a été tué et un autre grièvement blessé après avoir été attaqués à leurs domiciles dans la nuit de mardi à mercredi, marquée par des tirs nourris et des violences dans la capitale Bangui, a-t-on appris jeudi de source policière.

 

«Le journaliste Désiré Sayenga, rédacteur au journal Le Démocrate, a été atteint au thorax par une balle tirée par des individus armés qui sont entrés chez lui dans la nuit», a déclaré cette source sous couvert d’anonymat.

 

Selon cette source, les deux journalistes, qui n’étaient spécialement visés, ont été victimes des violences qui ont éclaté mardi soir, après qu’un jeune musulman du PK5, dernière enclave musulmane de la ville, eut été tué et son corps mutilé. Les massacres ont été les plus violents à Bangui, où plus de 90% des 60 à 80.000 musulmans qui y vivaient ont fui la capitale. 

Un journaliste tué dans des violences intercommunautaires en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 20:18

 

 

 

 

 

 

http://www.afriqueexpansion.com/   Jeudi, 01 Mai 2014 11:41 AEM – AFP   Par Joris FIORITI

 

BANGUI, République centrafricaine - Des siècles de vie commune puis la cohabitation devient impossible : l'hostilité entre chrétiens et musulmans croit invariablement sur le territoire de la Centrafrique, au fil d'exactions commises par les deux camps, rendant très hypothétique toute réconciliation.

 

Des milliers de morts séparent les deux communautés, en dépit du déploiement des forces africaine et française.

 

Nombre de chrétiens, qui représentent 80% de la population, utilisent le mot "Séléka" pour désigner les musulmans, en référence à cette rébellion venue du nord musulman et du Tchad voisin, qui prit le pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, multipliant les exactions, surtout contre les chrétiens.

 

Les musulmans appellent de leur côté les chrétiens "anti-balaka", du nom de ces milices pro-chrétiennes, extrêmement sanglantes, qui ont commis ensuite les pires atrocités, visant particulièrement des musulmans, pour se venger de la Séléka.

 

Séléka et anti-balaka ne représentent pourtant qu'une partie infime des musulmans et des chrétiens.

 

Mais aux horreurs des uns répondent les malheurs des autres. Quatorze mille musulmans, encerclés par des chrétiens parmi lesquels les anti-balaka font la loi, sont méthodiquement affamés à Boda (ouest).

 

À Bouca (centre), 4.000 chrétiens vivent depuis sept mois dans la boue d'une paroisse, terrorisés par la Séléka. Plus de 1.800 maisons ont été incendiées. Quelque 120 chrétiens sont morts, contre une quarantaine de musulmans, tués par les anti-balaka.

 

À Grimari (centre), 4.600 chrétiens s'étaient également réfugiés la semaine dernière dans une paroisse, alors que Séléka et anti-balaka s'affrontaient. Les musulmans étaient presque absents, femmes et enfants ayant déjà été évacués au Tchad.

 

Les massacres intercommunautaires ont été les plus violents à Bangui, où plus de 90% des 60 à 80.000 musulmans ont fui la capitale.

 

Quelque 1.300 d'entre eux, qui se terraient depuis cinq mois dans l'insalubre quartier de Bangui, au PK-12, ont pris le départ dimanche pour le nord du pays.

 

A moment de leur départ, des centaines de chrétiens ont accouru, hurlant leur haine des musulmans, pillant méthodiquement leurs biens.

 

Les partants, victimes de la cruauté des anti-balaka, qui avaient tué 18 d'entre eux, ont toutefois laissé trois charges explosives dans et autour de leur mosquée, dont ils avaient pourtant exigé la protection.

 

Leur convoi a été attaqué dimanche par des anti-balaka, faisant deux morts et six blessés.

 

Explication historique

 

"La réconciliation est impossible", avaient estimé les leaders du PK-12, interrogés par l'AFP, quelques jours avant l'exode.

 

"Maintenant, il ne reste plus que kilo 5", soit le PK-5, dernier endroit de Bangui où vivent encore quelques milliers de musulmans, menaçait dimanche soir un chef anti-balaka, grenade à la main.

 

Autorités et dignitaires religieux appellent les populations à se parler à nouveau. Mais celles-ci ne les écoutent guère, demandant au mieux la paix, mais n'exigeant pas la réconciliation.

 

La méfiance est la règle même dans les coins les plus calmes. A Bambari, leaders chrétiens et musulmans ont lancé une plate-forme de dialogue et une radio multi-confessionnelle pour promouvoir l'harmonie dans leur ville du centre du pays.

 

Mais les nombreux crimes commis par la Séléka à Bambari restent dans les mémoires. Les chrétiens se plaignent des agissements du général anciennement en charge de Bambari, qui se faisait appeler "Ben Laden".

 

"Au début, l'entente catholique-musulmans était bonne. Elle s'est progressivement détériorée avec les pillages. Quand on volait chez les catholiques, on emmenait (le butin) chez les musulmans, qui eux n'étaient pas inquiétés", se souvient l'abbé Firmin.

 

Un argumentaire repris par de nombreux chrétiens interrogés par l'AFP en Centrafrique pour justifier leur méfiance à l'encontre des musulmans.

 

Ceux-ci, à Bambari, disent avoir aussi été "victimes" des Séléka.

 

Et leurs leaders de lister le pillage de magasins, voitures, bétail, appartenant à des musulmans, ou encore le tabassage de l'imam local, coupable d'avoir prêché contre la Séléka. Des chrétiens auraient également profité des ex-rebelles, accusent-ils.

 

Alors que des anti-balaka se rapprochent de Bambari, le "fossé" se creuse entre les deux communautés, constate l'abbé Firmin.

 

"Nous ne partirons pas. Il y a des balaka (machettes) dans tous les magasins. On ira aussi en acheter", avertit le chef du comité islamique de Bambari.

 

Interrogée sur le problème religieux, la ministre de la Réconciliation tente d'en minimiser l'ampleur, mettant en avant la volonté des personnes interviewées de plaire aux journalistes étrangers.

 

"Vous êtes assimilées à des personnes attirées par le religieux. C'est pour cela qu'on vous sert cela", explique Antoinette Montaigne. "Mais à moi, personne n'en parle."

 

Un diplomate présente une explication historique du problème. "Sous l'ère coloniale, l'administration était réservée aux chrétiens. Les non-chrétiens avaient accès à l'artisanat et au commerce."

 

Des musulmans ont ainsi fait fortune, notamment grâce au diamant. "Leur richesse" a suscité la "jalousie" des chrétiens, estime-t-il.

 

"Et puis il y a la différence. On a toujours l'impression que l'autre vous vole. Cette irrationalité", observe ce diplomate, qui tranche : "plus ce sentiment était fort, plus les exactions l'ont été".

 

En Centrafrique, un abîme religieux se creuse, la réconciliation hypothéquée
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 17:09

 

 

 

 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=32473&Cr=Centrafrique&Cr1=#.U2EVlE2KDIV

 

29 avril 2014 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a souligné mardi la nécessité d'assurer une protection physique aux communautés déplacées au lendemain d'une attaque meurtrière à la grenade contre un convoi humanitaire qui transportait des membres de la communauté musulmane vers des lieux sûrs à Kabo et à Moyen Sido dans le nord du pays. L'attaque qui a eu lieu à Dissikou a fait deux morts et six blessés.

 

« Le HCR condamne l'attaque et présente ses condoléances aux familles des victimes. L'organisation souligne la nécessité d'assurer la protection physique des communautés déplacées qui sont menacées », a déclaré une porte-parole du HCR, Fatoumata Lejeune-Kaba, lors d'une conférence de presse à Genève.

 

Le convoi, comportant 18 camions, transportait 1.300 personnes qui avaient fui les violences intercommunautaires dans leur quartier du PK12 dans la capitale Bangui. En prenant en compte leur demande de transfert vers des lieux plus sûrs et du fait de la menace grave et imminente pour leur vie, l'ONU a organisé leur transfert qui a débuté ce dimanche.

 

Le convoi a effectué une étape dimanche soir près de Sibut, avant de poursuivre son voyage d'une durée totale de trois jours. Lundi, malgré l'attaque, le convoi a continué sa route vers Kaga Bandoro, où les personnes blessées ont reçu une assistance médicale. Selon une équipe du HCR accompagnant le convoi, trois enfants sont nés durant le voyage. Il s'agit de la deuxième opération de transfert depuis le quartier du PK 12, après le transport vers Bambari le 20 avril dernier, de 93 personnes, y compris 35 enfants.

 

« Le HCR a participé à ces opérations en vue de notre engagement à promouvoir les droits de l'homme de toutes les personnes déplacées internes, en particulier le droit à la sécurité physique, indépendamment de leur appartenance communautaire. Le HCR s'engage à sauver des vies humaines et à améliorer le sort de toutes les personnes déplacées en travaillant avec les autorités à cet objectif », a expliqué la porte-parole.

 

Actuellement, il y a plus de 600.000 personnes déplacées en République centrafricaine, y compris plus de 15.000 musulmans dont la vie est menacée. Ils sont encerclés et menacés par des miliciens dans 15 localités à travers tout l'ouest du pays.

 

Le HCR et ses partenaires soutiennent les efforts de médiation visant à la coexistence pacifique. Ces efforts ont déjà donné des résultats positifs par exemple à Bouboua, où les habitants sont récemment rentrés de la brousse où ils avaient trouvé refuge. Le HCR et d'autres membres de la communauté humanitaire cherchent, via cette opération de médiation, à augmenter les retours de personnes restant déplacées en République centrafricaine, ainsi que pour la population de plus de 348.000 réfugiés ayant fui vers les pays voisins.

 

Pour sa part, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a condamné mardi une attaque contre un centre de santé à Boguila, qui a causé la mort de 22 civils, dont trois travailleurs humanitaires de l’ONG Médecins sans Frontières (MSF).

 

« L’UNICEF est scandalisée par cette attaque », a dit le Directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, Manuel Fontaine. « L’attaque contre le personnel de MSF est une attaque contre tous les travailleurs humanitaires. »

 

M. Fontaine a appelé toutes les parties au conflit en République centrafricaine « à respecter les centres de santé comme des institutions humanitaires neutres et des refuges pour le traitement des enfants ainsi que des blessés et des malades. »

 

Lors d’une cérémonie à New York, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a de son côté remis des documents de l’ONU au chargé d’affaires de la Mission permanente de la République centrafricaine auprès des Nations Unies. Ces documents remplaceront ceux qui ont été détruits, pillés ou perdus au Ministère des affaires étrangères à Bangui lors de récents combats.

 

Ces documents incluent des traités, des résolutions, des publications et des rapports de l’ONU remontant jusqu’à 1960, l’année où la République centrafricaine a rejoint les Nations Unies. 

Centrafrique : le HCR appelle à protéger les déplacés après l'attaque d'un convoi humanitaire
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 15:38

 

 

 

 


Bruxelles - AFP / 30 avril 2014 16h08 - La force de l'Union européenne en Centrafrique a été déclarée mercredi opérationnelle et a commencé à assurer la sécurité de l'aéroport de Bangui, a-t-on appris de source européenne.

Les soldats de la mission Eufor-RCA ont pris le relais de ceux de la force française Sangaris, jusqu'à présent chargés de la protection de l'aéroport M'Poko, le seul de la capitale centrafricaine.


Eufor-RCA est actuellement composée d'environ 150 hommes, essentiellement des militaires français issus de Sangaris et de soldats du contingent estonien.

La force montera progressivement en puissance jusqu'à compter en juin 800 hommes, dépêchés notamment par la Géorgie et plusieurs pays de l'UE comme l'Espagne, la Finlande ou l'Italie.


La France y joue un rôle prépondérant en étant sa nation-cadre, avec plusieurs centaines d'hommes dont le commandant, le général Philippe Pontiès, présent à Bangui mercredi.


Eufor-RCA est d'abord chargée de sécuriser la zone de l'aéroport M'Poko, qui accueille un vaste camp de personnes déplacées par le conflit, avant d'élargir ses missions à deux quartiers de la capitale. Son mandat a été fixé à six mois.

La formation de cette force, annoncée en décembre, a été plus longue que prévu en raison de la réticence de nombreux Etats européens à y participer alors que se déclenchait la crise en Ukraine.


Le général Pontiès avait appelé début avril les 28 pays de l'UE à un effort supplémentaire afin que les effectifs atteignent un millier d'hommes.


Il avait indiqué que la mission était compliqué à mettre sur pied sur le plan logistique en raison de la situation géographique enclavée de la Centrafrique et du manque d'infrastructures pour loger les soldats.


Eufor-RCA a été lancée dans le cadre de la résolution 2134 du Conseil de sécurité des Nations Unies et vise, en appui de la Misca, la force de l'Union Africaine , à contribuer au rétablissement d'un environnement stable et sécurisé à Bangui.

Son déploiement intervient alors que les violences persistent avec des attaques de villages et des embuscades visant la population musulmane.


L'ONU a autorisé début avril le déploiement d'environ 12.000 Casques bleus mais celui-ci ne devrait pas intervenir avant septembre.



(©)

Centrafrique: la force de l'UE opérationnelle, déployée à l'aéroport de Bangui
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 13:08

 

 

 

 

(Organisation de la Presse Africaine 30/04/14)

 

BANGUI, République Centrafricaine, 30 avril 2014/African Press Organization (APO)/

 

Des groupes armés ont perpétré, le 26 avril, dans les localités de Nanga-Boguila et de Bodjomo, dans la préfecture de l’Ouham-Pende, des attaques ayant entrainé la mort de 22 personnes, dont trois membres de l’ONG international Médecins sans Frontières, plusieurs blessés et la destruction de nombreuses habitations. Le 28 avril 2014, un convoi de personnes déplacées en direction du Nord a été également attaqué et deux civils tués, aux environs de Dissikou, dans la préfecture de la Nana Grebizi. L’endroit qui leur servait d’abris a aussi été saccagé et pillé.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) condamne ces attaques contre les civils, qui sont inacceptables. Les auteurs de ces actes, individus ou groupes armés, doivent impérativement arrêter ces violences aveugles et délibérées qui exacerbent les souffrances des populations, aggravent l’instabilité et compromettent les efforts de paix et de réconciliation.

 

« La République centrafricaine est à nouveau le théâtre d’une résurgence de la violence », souligne le Représentant spécial du Secrétaire général, le Général Babacar Gaye. « La MINUSCA invite le Gouvernement à mener une enquête afin que les responsables soient présentés devant la justice. Elle exhorte, par la même occasion, tous les responsables politiques, religieux et communautaires, ainsi que les media, à œuvrer davantage à l’apaisement des relations intercommunautaires et à s’abstenir de toute incitation à la haine. Elle encourage également le peuple centrafricain, épris de paix et de tolérance, à œuvrer à la construction d’une Centrafrique unifiée ».

La MINUSCA condamne des attaques contre des civils
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 13:03

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 30/04/14 (Xinhua) -- Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a transmis mercredi des copies de documents des Nations Unies à un envoyé de la République centrafricaine, qui remplacent les documents détruits, pillés ou perdus au ministère centrafricain des Affaires étrangères lors des derniers combats à Bangui.

 

"Je suis ravi de pouvoir vous donner ces documents essentiels", a indiqué M. Ban au Chargé d'affaires de la Mission permanente de la République centrafricaine, Mesmin Dembassa Worogagoi, lors d'une cérémonie spéciale.

 

Selon le chef de l'ONU, cette remise de copies de documents a été faite à la demande du ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo-Doudou, qui avait "exhorté le Département de l'information publique de l'ONU de remplacer les documents -- dont des copies de la Charte de l'ONU -- qui ont été perdus ou pillés au cours de la récente violence".

 

Ces copies de documents rassemblent des traités, de résolutions, des publications et des rapports, remontant jusqu'à 1960, lorsque la République centrafricaine est devenue membre de l'ONU.

 

Des copies électroniques de cartes sur DVD sont également fournies à la RCA, compte tenu des problèmes d'accès à Internet et de téléchargement.

 

Selon les estimations, des milliers de personnes auraient été tuées en Centrafrique, et 2,2 millions, soit la moitié de la population totale du pays, ont actuellement besoin d'aide humanitaire à cause du conflit qui a éclaté en décembre 2012 avec la première vague d'attaques des rebelles de la Seleka.

 

Plus de 650.000 personnes se sont déplacées dans le pays, et plus de 290.000 autres se sont enfuies vers les pays voisins, selon des sources.

 

 

L'ONU transmet à la République centrafricaine de nouvelles copies des documents détruits, pillés ou perdus dans les combats
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Centrafrique-Presse.com