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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:20

 

 

 

 

 

http://www.alterinfo.net/     04/04/2014

 

La Norvège ne va pas contribuer des troupes à la force de maintien de la paix de l'Union européenne ( UE) en République centrafricaine (RCA), a déclaré vendredi un diplomate de haut rang au ministère norvégien des Affaires étrangères. 


"La Norvège n'a pas de possibilité de hiérarchiser une contribution militaire à la force de l'UE en République centrafricaine", a affirmé Baard Glad Pedersen, secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères, comme cité par l'agence de presse norvégienne NTB. 


Le Conseil de sécurité des Nations Unies n'a pas encore pris une décision formelle sur la prise en charge de la force de l'Union africaine dans le pays africain déchiré par la violence et il est donc trop tôt pour se prononcer sur une éventuelle contribution de la Norvège, a déclaré M. Pedersen. 


Tourmentée par des décennies d'instabilité et de combats, la Centrafrique a connu une recrudescence de la violence en décembre dernier lors que les rebelles Séléka ont lancé une série d'attaques jusqu'à mars où le président François Bozizé a été contraint de fuir la ville.

 
La Centrafrique est confrontée à une situation humanitaire désastreuse qui affecte quelque 4,6 millions de personnes. 


Au début de décembre 2013, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé le déploiement de 2.000 soldats français et 6.000 soldats africains pour rétablir l'ordre à Bangui, qui jusqu'à présent n'ont réussi à mettre fin au conflit. 


Après de nombreux retards, l'UE a lancé une force de maintien de la paix pour la Centrafrique, le 1er avril après les offres de l'aide de dernière minute venues de certains gouvernements de l'UE. 


La puissante force de 1.000 soldats de l'UE permettra de renforcer l'Union africaine et les troupes françaises pour rétablir l'ordre dans ce pays enclavé et pauvre où la violence a fait des milliers de morts.

 
La force de l'UE restera dans le pays africain pour un maximum de six mois pour assurer la sécurité à Bangui et à l'aéroport de Bangui, où environ 70.000 personnes vivent dans des conditions désastreuses. 


La France a exhorté ses partenaires de l'UE à faire plus pour aider à résoudre la crise dans son ancienne colonie. 



http://french.china.org.cn/foreign/txt/2014-04/05/content_32008680.htm

La Norvège refuse d'envoyer ses troupes en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:14

 

 

 

 

 

© Capture d'écran FRANCE 24 04/04/2014

 

Vidéo par Gauthier RYBINSKI

 

Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter

 

Au cours d'un entretien accordé à FRANCE 24, le ministre centrafricain des Affaires étrangères a mis en garde la communauté internationale contre le risque terroriste, qui pèse sur son pays s’il n’est pas doté de moyens armés suffisants.

 

Le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Toussaint Kongo-Doudou, est intervenu, vendredi 4 avril, sur FRANCE 24 pour commenter la situation, qui agite son pays. Le chef de la diplomatie centrafricaine s’est notamment montré inquiet sur le risque terroriste qui pèse sur sa nation.

 

"La partie à l'est de la Centrafrique a toujours été un peu délaissée, il faut bien le reconnaître, a-t-il concédé. Nous comprenons donc le désespoir de nos frères de l’Est, à qui nous tendons la main dans le cadre du processus de réconciliation."

 

Et d’ajouter : "Mais si cette zone est abandonnée et si l’image effroyable, qui est actuellement diffusée dans les médias occidentaux et arabes, montrent une Centrafrique en train de s’attaquer aux musulmans, alors le risque que le terrorisme international ne s’implante dans cette zone est réel."

 

Risque d’une cristallisation terroriste de la Centrafrique

 

Il est d’autant plus réel, selon le ministre, que des ex-rebelles soudanais se sont déjà implantés dans la région. Tout  porte donc à croire que d’autres groupes comme Boko Haram ou Al-Qaïda pourraient investir à leur tour ces terres fertiles au terrorisme religieux dans les semaines ou mois à venir. "Le terrorisme est un cancer, a-t-il en outre martelé. Quand il s’installe, des métastases peuvent se former un peu partout. Le risque est grand pour la Centrafrique mais il l’est également pour nos pays voisins. Il faut faire vite."

 

Toussaint Kongo-Doudou s’est tout de même voulu confiant. Avec le soutien de la France, de pays africains et européens, l’homme politique est persuadé que "toute la communauté internationale est désormais mobilisée autour de la Centrafrique". Il compte notamment sur la résolution qui sera votée, "probablement la semaine prochaine à l’ONU pour l’envoi d’une opération de maintien de la paix des Nations unies".

 

Le ministre a par ailleurs exprimé ses regrets concernant le retrait des troupes tchadiennes. "Nous regrettons la décision tchadienne qui a été de retirer ses troupes de la Misca et de la République centrafricaine. D’autant plus que nous avons eu de très bonnes relations avec le Tchad. C’est un pays frère qui partage avec nous une très longue frontière et nous vivons sous le prisme d’une communauté de destin. Nous respectons cette décision, qui a été prise en toute souveraineté."

"Le risque que le terrorisme international s’implante en Centrafrique est réel" : Toussaint Kongo Doudou
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Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:10

 

 

 

 


N'DJAMENA AFP / 05 avril 2014 09h56 - Le gouvernement tchadien a accusé la Commission des droits de l'Homme de l'ONU de propos diffamatoires et tendancieux après ses accusations contre les agissements de l'armée tchadienne en Centrafrique, dans un communiqué transmis samedi à l'AFP.


Le gouvernement de la République du Tchad exprime sa surprise et son indignation face à une prétendue enquête publiée par la Commission des Nations unies pour les droits de l'Homme, indique le communiqué. Il qualifie de diffamatoires et tendancieuses les accusations de la Commission selon laquelle des soldats tchadiens ont tiré de façon indiscriminée sur des civils le 29 mars à Bangui, tuant au moins 30 personnes.


Dénonçant une campagne malveillante contre les soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca), N'Djamena avait annoncé jeudi qu'il se retirait de la Misca.

Pour le gouvernement tchadien, le rapport de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU, rédigé sans aucun doute dans un salon huppé, s'inscrit en droite ligne de la campagne malveillante contre notre pays (...) et il est aux antipodes des faits réels.


Il ne fait aucun doute que l'objectif de ce rapport est de ternir encore plus l'image du Tchad. Le Tchad ne saurait accepter davantage que des propos diffamatoires et tendancieux soient quotidiennement portés contre lui et qu'ils soient l'oeuvre d'institutions internationales aussi respectées que la CNUDH, poursuit le texte.


Malgré cette campagne malveillante de grande envergure (...) le Tchad réaffirme sa disponibilité à participer aux opérations (internationales) de maintien de la paix, précise N'Djamena.


Le Tchad a un contingent dans la force de l'ONU engagée au Mali.

La polémique sur la tuerie du 29 mars à Bangui a enflé toute la semaine, avec des versions radicalement différentes.


Présentant vendredi à Genève les premiers résultats des enquêteurs des Nations unies sur la tuerie, un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville, a directement accusé les Tchadiens: ils ont illégitimement ouvert le feu sur la population. Les soldats ont tiré de façon indiscriminée.

La Misca, la France qui a déployé 2.000 soldats dans le pays, et le gouvernement centrafricain ont, eux, pointé du doigt les miliciens anti-balaka, qu'ils accusent d'avoir attaqué à la grenade le détachement tchadien.


Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné de son côté des atrocités épouvantables contre les civils, sans mentionner expressément ces tirs.

Comme son gouvernement, la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a regretté la décision de N'Djamena de quitter la Misca.


Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad, est l'un des principaux contributeurs de la Misca (6.000 hommes au total).

Le ressentiment de la population majoritairement chrétienne (80%) de Centrafrique a redoublé depuis la tuerie du week-end dernier, le plus grave incident impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane appuyée par le Tchad.


Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises, depuis l'arrivée au pouvoir de la Séléka, de passivité face aux exactions de celle-ci contre la population, voire de connivence - certains combattants Séléka étaient tchadiens. N'Djamena a toujours démenti avec véhémence.



(©)

Centrafrique: le Tchad accuse l'ONU de propos diffamatoires
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 13:07

 

 

 

 

 

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a fait part vendredi de ses "regrets", après l'annonce du retrait du contingent tchadien de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

"Nous regrettons cette décision qui a été prise sous l'effet d'un certain nombre d'événements", a déclaré sans plus de précision Mme Samba Panza dans une brève déclaration à quelques journalistes à Paris, peu avant une rencontre avec des représentants de la communauté centrafricaine en France.

 

"Nous allons examiner avec le Tchad et la Misca les conséquences de cette décision de manière apaisée et sereine", a-t-elle ajouté.

 

Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad, l'un des principaux fournisseurs de la Misca, a annoncé jeudi le retrait de ses 850 soldats de Centrafrique, dénonçant une "campagne malveillante" à leur encontre.

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a fait part vendredi de ses "regrets", après l'annonce du retrait du contingent tchadien de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

"Nous regrettons cette décision qui a été prise sous l'effet d'un certain nombre d'événements", a déclaré sans plus de précision Mme Samba Panza dans une brève déclaration à quelques journalistes à Paris, peu avant une rencontre avec des représentants de la communauté centrafricaine en France.

 

"Nous allons examiner avec le Tchad et la Misca les conséquences de cette décision de manière apaisée et sereine", a-t-elle ajouté.

 

Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad, l'un des principaux fournisseurs de la Misca, a annoncé jeudi le retrait de ses 850 soldats de Centrafrique, dénonçant une "campagne malveillante" à leur encontre.

 

Cette annonce survient après la mort de 30 personnes à Bangui le week-end dernier, tués par des soldats tchadiens. Il s'agit de l'incident le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane appuyée par le Tchad.

 

Vendredi, un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a accusé les soldats tchadiens d'avoir "illégitimement ouvert le feu sur la population" et "tiré de façon indiscriminée".

 

"Je n'ai pas pris connaissance de ce rapport. Je verrai de manière sereine et apaisée ce qui a été dit dans ce rapport", a déclaré aux journalistes la présidente de transition.

 

Selon le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo-Doudou, la décision tchadienne a été annoncée jeudi par le président tchadien Idriss Déby à Mme Samba Panza lors d'un entretien en marge du sommet UE-Afrique à Bruxelles.

 

"Nous n'avons aucune information sur le calendrier de retrait du contingent tchadien qui doit être fixé par l'Union africaine", a précisé le ministre lors d'une rencontre vendredi avec la presse à Paris.

 

"Nous avons appris ce retrait avec beaucoup de regret", a-t-il insisté, jugeant que "cette décision va avoir un impact négatif sur la capacité de renforcement (en troupes) de la force africaine".

 

"Cette décision a été prise par le gouvernement tchadien en toute indépendance et souveraineté" mais "les Tchadiens vont continuer de nous appuyer par des aides multiformes, logistiques et autres". "La coopération entre nos deux pays qui partagent une longue frontière est indispensable", a-t-il dit.

 

Comme la présidente, le ministre s'est refusé à commenter les accusations portées par les Nations unies à l'encontre des forces tchadiennes. "On ne peut pas condamner sans enquête. On ne peut pas condamner sans que les faits aient été établis", a-t-il déclaré.

 

Jusqu'à présent, le gouvernement centrafricain, la Misca mais aussi la France qui a déployé 2.000 soldats dans le pays, avaient pointé du doigt les miliciens anti-balaka, qu'ils accusent d'avoir attaqué à la grenade le détachement tchadien, venu à Bangui afin de rapatrier ses ressortissants fuyant les violences.

 

AFP

Centrafrique: la présidente "regrette" le retrait du contingent tchadien
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Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 12:54

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 05-04-2014

 

Des experts des droits de l'homme au sein du Bureau intégré des Nations Unies en République centrafricaine (BINUCA) ont mené une enquête préliminaire sur un incident meurtrier ayant impliqué des soldats tchadiens fin mars, a indiqué vendredi le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).

 

"Selon les conclusions préliminaires de l'équipe d'experts, environ 30 personnes ont été tuées à la suite de la fusillade et plus de 300 ont été grièvement blessées, y compris des enfants, des personnes handicapées, des femmes enceintes et des personnes âgées", a rappelé le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors d'un point de presse à Genève.

 

L'équipe des droits de l'homme du BINUCA s'est rendue en début de semaine dans deux centres médicaux, l'Hôpital communautaire et l'Hôpital général, où la plupart des blessés sont traités. Elle s'est également rendue sur le site de la fusillade qui a eu lieu le 29 mars dans le quartier de PK 12, dans le nord de la capitale Bangui.

 

Selon les informations collectées, les soldats tchadiens, qui se trouvaient dans un convoi composé de plusieurs véhicules militaires, traversaient le quartier de PK 12. Plusieurs sources ont dit aux enquêteurs qu'elles pensaient que les Tchadiens venaient extraire des Tchadiens et d'autres habitants musulmans, afin de les protéger de nouvelles attaques par des milices chrétiennes anti-Balaka.

 

Dès que le convoi est arrivé dans la zone du marché à PK 12, les soldats auraient commencé à ouvrir le feu sur la population sans qu'il n'y ait eu de provocation. A ce moment de la journée, le marché était bondé. Alors que les gens s'enfuyaient dans toutes les directions, les soldats auraient continué à tirer aveuglément.

 

"Selon les informations récoltées par l'équipe de droits de l'homme jusqu'à maintenant, il semble que la force tchadienne a agi de manière totalement disproportionnée en tirant sur un marché rempli de civils non armés", a dit M. Colville.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : l'ONU enquête sur un incident meurtrier impliquant des soldats tchadiens
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Centrafrique-Presse.com
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 11:33

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr/   Mis à jour le 05/04/2014 à 01h41

 

ARMEE – Près de 350 soldats du 13e BCA de Chambéry effectuent une mission de quatre mois, dans le cadre de l’opération Sangaris…

 

Partis depuis le 23 février, 350 soldats du 13e BCA (Bataillon de chasseurs alpins) de Chambéry (Savoie) sont actuellement déployés en Centrafrique, dans le cadre de l’opération Sangaris. Une mission de quatre mois visant à rétablir une sécurité minimale dans un pays déchiré par la guerre civile entre les milices de la Seleka, à dominante musulmane, et les groupes d’auto-défense chrétiens anti-balaka, et favoriser la montée en puissance de la Misca, la force africaine agissant sous mandat de l’ONU.

 

«Pas d’ennemi clairement identifié»

 

«On a plusieurs groupements tactiques», explique le colonel Deckert, qui commande le 13e BCA.  «Deux d’entre eux doivent sécuriser des axes allant vers l’ouest et vers l’est. Les deux autres sont basés à Bangui et dans un village situé à 150 km de la capitale.» A Bangui, l’une des compagnies est «installée en plein cœur du 3e arrondissement, en lien permanent avec la population, les chefs de quartiers et les forces burundaises de la Misca. Nos journées consistent à patrouiller, fouiller des maisons, dresser des check-points et contrôler des véhicules, à la recherche d’armes.»

 

Mais contrairement aux chasseurs alpins du 7e BCA qui affrontent au Mali des djihadistes, le 13e BCA n’a «pas d’ennemi clairement identifié. Sur certaines opérations, on a été obligé de s’attaquer aux anti-balaka et nos convois ont essuyé des tirs. Quand on s’interpose entre musulmans et chrétiens, on est pris entre deux feux.» L’officier évoque une «situation très volatile, avec de nombreux pics de tension et quelques sursauts meurtriers. Les quinze premiers jours, on a vu beaucoup d’attentats à la grenade et d’affrontements à la kalachnikov. Depuis, ça s’est calmé.»

 

Des températures de 38°C et un taux d’humidité très élevé

 

Entraînés au combat en montagne, dans la neige et le froid, les chasseurs alpins ont dû s’habituer à la touffeur centrafricaine et aux missions en milieu urbain et dans la brousse. «En ce moment, il fait 38°C et on est au début de la saison des pluies, précise le colonel. C’est très éprouvant car il y a un taux d’humidité très élevé, qui accroît la fatigue. En plus, les fortes pluies perturbent la traficabilité des véhicules.» Pourtant, assure le militaire, «quand on s’entraîne en montagne, on peut être bon partout.»

 

«Notre spécificité est la rusticité, ajoute-t-il. Les chasseurs doivent partir pour 24 ou 48 heures de sécurisation, dans de conditions de chaleur et tension extrêmes. Ils ont une maîtrise de la force exceptionnelle.» Difficile en effet d’être confronté quotidiennement à des civils. «Cela nécessite du discernement à tous les échelons. En début de mandat, il y avait une énorme insatisfaction dans certains quartiers, avec des manifestations permanentes et une foule hostile, qu’il fallait calmer en montrant la force mais sans l’utiliser.» Aujourd’hui, le colonel Beckert l’affirme, «l’opération Sangaris est unanimement acceptée à Bangui, quelles que soient les communautés.» 

 

 Manuel Pavard

 

Centrafrique : Les chasseurs alpins patrouillent dans les rues de Bangui
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 11:30

 

 

 

 

MEMORANDUM

 

 

A la Très Haute attention de 

 Son Excellence Monsieur BAN KI MOON,
Secrétaire Général de l’Organisation  des Nations Unies
en visite officielle en République Centrafricaine.

 

Bangui, le 4 avril 2014.

 

 

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

 

Nous sommes un Collectif d’Intellectuels Centrafricains.

 

Nous sommes Chrétiens Protestants, Chrétiens Catholiques, Musulmans, de par nos croyances respectives.

 

A l’arrivée de la Séléka, les groupes armés étrangers, essentiellement Tchadiens, Soudanais et Nigérians, ont envahi notre pays et se sont livrés, une année durant, à d’abominables atrocités contre la population (pillages, tueries, viols, destructions des maisons, etc.). L’horreur et l’ampleur de ces exactions ont suscité des mouvements de résistance au sein de la population agressée, sans distinction de confessions religieuses.

 

Nous, Centrafricains, chrétiens et musulmans, savons que notre pays est fortement convoité pour ses richesses par les pays énergivores et autres qui en ont planifié la scission. Le choix délibéré et partial de vouloir soutenir exclusivement une communauté donnée, sous le prétexte qu’elle serait en danger, en prônant la scission comme solution,  participe de ce plan machiavélique qui vise à piller les richesses abondantes de notre pays  

 

Nous nous élevons avec force contre un tel projet funeste. Soyez assuré, Monsieur le Secrétaire Général,  que tous le Peuple Centrafricain, sans distinction de religions, d’ethnies ou de régions,  va se lever comme un seul homme pour se battre jusqu’au dernier souffle afin de  défendre l’intégrité territoriale de son pays.

 

Nous rappelons, à cet effet,  la position officielle du Conseil de Sécurité de l’ONU qui, dans ses résolutions 2121, 2127 et 2134, affirme avec insistance son attachement à l’intégrité du territoire centrafricain :

 

« Le Conseil de Sécurité, réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République Centrafricaine, et rappelant l’importance des principes de non ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale, (…) ».

 

En général, jusqu’à ce  jour, nos provinces les plus reculées sont restées abandonnées également. S’il fallait dans chaque cas en faire un casus belli pour jouer la carte de la partition du pays, la RCA aurait disparu depuis longtemps.

 

Le peuplement du Centrafrique est tel que l’on trouve des chrétiens et des musulmans centrafricains sur toute l’étendue du territoire, cohabitant pacifiquement.  Le critère de religion n’est donc pas une raison valable pour prôner la scission.

 

Tout en remerciant  à juste hauteur tous ceux qui ne ménagent pas leurs efforts pour nous en faire sortir, nous proposons  que le Peuple centrafricain soit pleinement associé aux prises de décisions en vue du  règlement   de la crise :

 

1. Nous demandons que soient pris en compte les observations et points de vue des Centrafricains pour une meilleure lecture des rapports de la BINUCA  sur la question de partition du pays. Nous n’accepterons jamais la mise sous protectorat du Tchad de la partie nord de notre pays.

 

2. Nous demandons la mise en activité des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et leur rééquipement pour assurer l’autorité de l’Etat et participer à la sécurisation du pays aux côtés des forces internationales engagées en Centrafrique, comme cela s’est fait au Mali, en RDC, en Côte d’Ivoire.

 

3. Pour qu’aucune région reculée de la République Centrafricaine ne soit abandonnée et mal administrée comme par le passé, nous proposons aux Autorités centrafricaines la création de sept régions dirigées, chacune par un Gouverneur régional, et l’élévation de toutes les sous-préfectures en préfectures. La capitale politique sera déplacée à Bambari au centre du Pays tandis que Bangui restera la capitale économique. Ainsi la proximité de l’Etat sera assurée partout, rendant inutile toute idée de scission.  

 

4. Les Musulmans Centrafricains qui sont restés sur place  doivent être soutenus et protégés, tout comme les communautés  non musulmanes.

 

5. Le Peuple Centrafricain aspire à la paix, à la cohésion sociale et à la concorde nationale. Il mérite d’être soutenu dans ce sens. Nous demandons que la Communauté Internationale nous accompagne véritablement vers la paix,  la préservation de notre intégrité territoriale et de notre souveraineté nationale.

 

6. Nous demandons la ferme application des résolutions 2121, 2127 et 2134,  en ce qui concerne le désarmement des groupes armés non conventionnels  qui sévissent dans le pays.

 

 Fait à Bangui, le 04 avril 2013

 

 Le Collectif des Intellectuels Centrafricains.

 

Pour Signer la pétition en ligne, Merci de cliquer sur ce lien: 

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Memorandum_a_lattention_des_NationsUnies_Ban_Ki_Moon_SG_Stopper_definitivement_le_Projet_de_scission_de_la_Centrafrique/?cBcRlhb

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:35

 

 

 

 


BANGUI AFP / 04 avril 2014 18h22 - Les soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca) basés à Bangui ont quitté la capitale vendredi pour rejoindre de nouvelles positions en province, après la décision du Tchad de se retirer de la Misca, ont constaté des journalistes.


Escorté par des soldats français de l'opération Sangaris et des militaires burundais, rwandais et de RDCongo de la Misca, un convoi d'une trentaine de véhicules avec à leur bord 200 soldats tchadiens a traversé Bangui et est sorti de la ville, en direction du nord.


Ce convoi devait gagner la ville de Kaga Bandoro (250 km au nord dee Bangui), où sont stationnées des troupes tchadiennes de la Misca, a déclaré à l'AFP le commandant de la Misca, le général camerounais Martin Tumenta Chomu, soulignant qu'ils ne quittaient pas dans l'immédiat la Centrafrique.


Des officiers d'état-major tchadiens devaient quitter Bangui par avion.


Il ne restera pas un seul élément tchadien, militaire ou policier, dans Bangui vendredi soir, a ajouté le commandant de la Misca.


Acteur-clé de la crise centrafricaine, incontournable puissance régionale, le Tchad s'est retirée jeudi de la Misca, dénonçant une campagne malveillante contre ses soldats, à nouveau mis en cause après avoir tué au moins 30 civils le week-end dernier à Bangui.


300 personnes avaient été blessées samedi par les tirs tchadiens à Bangui, selon un nouveau bilan fourni par l'ONU vendredi.


Un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville, a accusé les soldats tchadiens d'avoir tiré sans avoir été provoqués. Ils ont illégitimement ouvert le feu sur la population. Les soldats ont tiré de façon indiscriminée, a-t-il affirmé.


La Misca, la France qui a déployé 2.000 soldats dans le pays, et le gouvernement centrafricain ont pointé du doigt les miliciens anti-balaka, qu'ils accusent d'avoir attaqué à la grenade le détachement tchadien.


En attendant le retrait de son contingent, dont la date n'est pas indiquée, le Tchad assumera, sans failles, sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en RCA dans le cadre de la Misca, dont Kaga Bandoro, a assuré N'Djamena.

Le Tchad, avec 850 soldats aguerris, est l'un des principaux contributeurs de la Misca (6.000 hommes au total).


L'annonce de son retrait survient au moment où les forces africaine et française réclament des renforts pour pacifier le pays, notamment en province, où l'armée française a commencé à se déployer cette semaine dans l'Est.


Mardi, l'Union européenne a décidé d'envoyer une force militaire en Centrafrique, mais ses effectifs - environ 800 hommes - suffiront à peine à combler le vide laissé par le retrait des troupes tchadiennes.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=465088 

Centrafrique: les soldats tchadiens ont quitté Bangui pour la province
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:21

 

 

 

 

 


PARIS AFP / 04 avril 2014 18h49 - La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a fait part vendredi de ses regrets, après l'annonce du retrait du contingent tchadien de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca).

Nous regrettons cette décision qui a été prise sous l'effet d'un certain nombre d'événements, a déclaré sans plus de précision Mme Samba Panza dans une brève déclaration à quelques journalistes à Paris, peu avant une rencontre avec des représentants de la communauté centrafricaine en France.


Nous allons examiner avec le Tchad et la Misca les conséquences de cette décision de manière apaisée et sereine, a-t-elle ajouté.


Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad, l'un des principaux fournisseurs de la Misca, a annoncé jeudi le retrait de ses 850 soldats de Centrafrique, dénonçant une campagne malveillante à leur encontre.

Cette annonce survient après la mort de 30 personnes à Bangui le week-end dernier, tués par des soldats tchadiens. Il s'agit de l'incident le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane appuyée par le Tchad.


Vendredi, un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a accusé les soldats tchadiens d'avoir illégitimement ouvert le feu sur la population et tiré de façon indiscriminée.


Je n'ai pas pris connaissance de ce rapport. Je verrai de manière sereine et apaisée ce qui a été dit dans ce rapport, a déclaré aux journalistes la présidente de transition.

Selon le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo-Doudou, la décision tchadienne a été annoncée jeudi par le président tchadien Idriss Déby à Mme Samba Panza lors d'un entretien en marge du sommet UE-Afrique à Bruxelles.

Nous n'avons aucune information sur le calendrier de retrait du contingent tchadien qui doit être fixé par l'Union africaine, a précisé le ministre lors d'une rencontre vendredi avec la presse à Paris.


Nous avons appris ce retrait avec beaucoup de regret, a-t-il insisté, jugeant que cette décision va avoir un impact négatif sur la capacité de renforcement (en troupes) de la force africaine.


Cette décision a été prise par le gouvernement tchadien en toute indépendance et souveraineté mais les Tchadiens vont continuer de nous appuyer par des aides multiformes, logistiques et autres. La coopération entre nos deux pays qui partagent une longue frontière est indispensable, a-t-il dit.


Comme la présidente, le ministre s'est refusé à commenter les accusations portées par les Nations unies à l'encontre des forces tchadiennes. On ne peut pas condamner sans enquête. On ne peut pas condamner sans que les faits aient été établis, a-t-il déclaré.


Jusqu'à présent, le gouvernement centrafricain, la Misca mais aussi la France qui a déployé 2.000 soldats dans le pays, avaient pointé du doigt les miliciens anti-balaka, qu'ils accusent d'avoir attaqué à la grenade le détachement tchadien, venu à Bangui afin de rapatrier ses ressortissants fuyant les violences.



(©)

Centrafrique : la présidente regrette la décision de retrait du contingent tchadien
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:07

 

 

 

 

(BBC Afrique) 04/04/14

 

L'ONU affirme que les soldats de l'armée tchadienne ont tiré sur la foule à Bangui le weekend dernier, causant la mort de 30 personnes et en blessant 300 autres.

 

Au même moment le gouvernement Centrafricain s'inquiète de la décision des autorités tchadiennes de retirer leur contingent des forces de la mission internationale de soutien à la Centrafrique.

 

Le porte-parole de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville, qui présentait ce vendredi matin à Genève les premiers résultats des enquêteurs des Nations unies sur l'incident, a affirmé que l'armée nationale tchadienne a ouvert le feu sur la population sans qu'il n’y ait eu de provocation.

 

Selon les premiers résultats du l'enquête, au moins 30 personnes ont été tuées et au moins 300 autres blessées, dont des enfants, des handicapés, des femmes enceintes et des personnes âgées.

 

Il a précisé que les soldats tchadiens impliqués étaient des membres de «l'armée tchadienne», et non pas de la force africaine en Centrafrique (Misca).


Avis partagé sur le retrait tchadien

 

Le porte-parole a également estimé que le nombre de soldats tchadiens impliqués ne devait pas être très élevé et que ces individus «avaient dû repartir directement» dans leur pays.

 

Les enquêteurs de l'ONU se sont rendus sur les lieux des faits, une zone de marché, et ainsi que dans deux centres médicaux où ils ont parlé avec des blessés.

 

La Misca, la France et le gouvernement centrafricain avaient tenu pour responsables les miliciens anti-balaka, qui auraient attaqué à la grenade les forces tchadiennes.

 

Le Tchad a annoncé hier sa décision de retirer ses troupes. Un retrait accueilli avec regret par les autorités centrafricaines.

 

La population de la capitale Bangui a exprimé, au contraire, sa satisfaction suite à cette décision.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/04/140404_rca_armee...

Centrafrique: l’armée tchadienne a tiré sur la foule
Centrafrique: l’armée tchadienne a tiré sur la foule
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