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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:33

 

 

DÉCRYPTAGE

 

Par Joan Tilouine  Le Monde.fr Le 15.12.2015 à 12h55 • Mis à jour le 15.12.2015 à 12h59

 

Entaché de violences qui ont fait au moins cinq morts, notamment dans le quartier à majorité musulmane de PK5 à Bangui, le référendum constitutionnel du 13 décembre avait valeur de test avant la présidentielle. Plusieurs fois repoussé, le premier tour devrait finalement se tenir le 27 décembre.

 

La Cour constitutionnelle de transition a retenu les noms de trente candidats. Quatre d’entre eux font la course en tête. Leurs défis sont immenses : mettre un terme aux violences, restaurer la souveraineté de l’Etat, ressusciter des institutions exsangues et relancer l’économie d’un pays dont la richesse des sous-sols a alimenté le conflit.

 

Anicet Georges-Dologuélé

 

D’aucuns disent qu’il passe plus de temps à Paris, où est implanté son cabinet de consultance qu’en Centrafrique. Ce qu’il réfute, arguant que sa campagne de proximité couvre tout le territoire et qu’il se montre particulièrement dynamique. Premier ministre de 1999 à 2001 sous Ange-Félix Patassé puis président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale, il a eu à gérer plusieurs affaires de malversations et de corruption impliquant l’institution. Jamais condamné, il s’est toujours dit étranger à ces montages.

 

De retour à Bangui en 2013 après des années d’exil, l’ancien chef du gouvernement a créé son propre parti politique, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), dont la devise est « Rassemblement, paix, développement ». Le mouvement, essentiellement constitué d’anciens cadres du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), est peu présent sur le terrain.


Agé de 58 ans, l’économiste de formation a axé sa campagne sur la nécessité de rétablir la sécurité et la justice pour pouvoir mettre en œuvre un programme économique ambitieux, attirer les investisseurs et créer de l’emploi. « Pour édifier cette nouvelle République centrafricaine, une rupture radicale s’impose. Ce n’est qu’ainsi que nous construirons une République de l’unité retrouvée dans la paix et la concorde nationale », dit-il. Et de marteler : « de 1996 jusqu’à aujourd’hui, la seule période où il n’y a pas eu une crise militaro-politique dans le pays, c’est quand j’étais premier ministre ».

 

Karim Meckassoua


Il est le premier candidat à avoir tenu un meeting, le 5 décembre, au Stade 20 000 Places de Bangui, une semaine après la visite historique du pape François. « Elu demain président de la République, je défendrai deux projets simples. Simples, mais attendus depuis si longtemps. Le premier : nous réconcilier. Le second : nous développer », a-t-il proclamé à la tribune. Convié, le candidat rival, Anicet-Georges Dologuélé, était présent.

 

Candidat musulman indépendant de 63 ans né à Bangui dans une famille de Haoussa du Nigeria, Karim Meckassoua se présente comme un « candidat de l’union ». Ingénieur ergonome de formation, il a fait campagne à grands frais grâce au soutien financier et politique du président congolais Denis Sassou Nguesso, également médiateur de la crise centrafricaine, dont il est proche.

 

Ces derniers mois, ce candidat sans parti politique ni réel ancrage local a multiplié les va-et-vient entre Bangui et Brazzaville tout en faisant des escales à Paris où il dispose de soutiens, au ministère de la défense notamment. En 2014, Paris et Brazzaville avaient appuyé sa candidature au poste de président par intérim de la transition, en remplacement de Michel Djotodia. Son dossier fut rejeté en raison de son passé d’ex-putschiste.

 

Cet ancien homme d’affaires, qui a été actif dans le secteur minier, a joué un rôle de premier plan dans les préparatifs du coup d’Etat du 15 mars 2003 aux côtés de François Bozizé renversant le président d’alors, Ange-Félix Patassé. A cette date, Karim Meckassoua est un fidèle allié de François Bozizé qui, une fois au pouvoir, le nomme ministre des affaires étrangères. Il occupera cinq ministères différents. Et c’est à l’ambassadeur de Centrafrique en République démocratique du Congo, Elie Ouefio, l’ancien secrétaire général du parti de François Bozizé, Kwa Na Kwa (« le travail rien que le travail » en sango), qu’il a confié sa campagne.

 

Martin Ziguélé

 

« Réconciliation, rassemblement, reconstruction ». A la tête du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le dernier premier ministre d’Ange-Félix Patassé (2001-2003) a fait de ce triptyque son slogan de campagne. « Il n’y a pas de télévision ni de radio en Centrafrique, hormis à Bangui, alors, il faut aller sur le terrain, dans toutes les grandes villes d’un pays dont je connais chaque commune, chaque préfecture, ce qui est ma force », estime celui qui avait sans doute remporté l’élection présidentielle de 2005, face à François Bozizé, et n’a pas reconnu les élections truquées de 2011.

 

Il peut compter sur une formation très bien implantée sur le territoire avec des antennes dans chacune des seize préfectures. Martin Ziguélé bénéficie également des réseaux de l’Internationale socialiste, qui lui ouvre les portes du Parti socialiste français, de l’Elysée, mais aussi des palais présidentiels d’Ibrahim Boubacar Keïta au Mali, d’Alpha Condé en Guinée et de Mahamadou Issoufou au Niger. Une « diplomatie » qui lui vaut d’être perçu comme le « candidat de la France » par certains rivaux, qui mettent en cause son bilan de premier ministre. Lui s’en défend et rappelle avoir mis en œuvre la première opération « mains propres », qui avait notamment valu l’incarcération de son ministre d’Etat aux finances.

 

Agé de 58 ans, cet expert en assurances, investi par son parti en novembre 2014, se veut la figure de proue de l’opposition à François Bozizé et le candidat leader de cette élection présidentielle. « Mon premier acte si je suis élu ? Mettre en œuvre un programme efficace de désarmement, de démobilisation et de réintégration tout en complétant le mandat de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) pour occuper les zones minières. »

 

Bilal Désiré Nzanga-Kolingba

 

Candidat malheureux face à Catherine Samba-Panza pour la présidence de la transition, Bilal Désiré Nzanga-Kolingba pâtit d’un manque de charisme qui le rend inaudible ou presque. Pourtant, c’est cet ancien député passé par la Banque mondiale, plusieurs fois ministre sous François Bozizé, que le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a désigné en février pour prendre les rênes du parti et briguer la magistrature suprême. Une destinée dynastique pour ce fils de l’ancien président André Kolingba arrivé au pouvoir par un putsch en 1981 et défait lors de la première élection démocratique de 1993 remportée par Ange-Félix Patassé.

 

Le parcours de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba, 59 ans, qui a mené activement campagne pour François Bozizé en 2010 dans le fief familial de Basse-Kotto, l’a mené à se rapprocher de ceux qui l’ont renversé, à savoir la coalition rebelle Séléka et l’un de ses chefs, Michel Djotodia.


Chrétien converti à l’islam en 1983, selon ses dires, il s’est discrètement rendu à plusieurs reprises chez l’un des parrains présumés de la Séléka, le chef d’Etat tchadien, Idriss Déby, qui cherche à renforcer son influence politique et militaire en Centrafrique. Toutefois, le RDC de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba souffre d’un manque de moyens et d’une implantation limitée à deux préfectures sur les seize que compte la Centrafrique. Ce qui peut être compensé par un soutien de l’ex-Séléka. Mais si son nom renvoie à l’histoire politique du pays, ce « fils de » est également cité aux côtés des anciens ministres Simplice Zingas et Abdallah Kadre dans une affaire de détournement de 20 millions de francs CFA déboursés en 2010 par le Trésor pour une couverture médiatique du cinquantenaire de l’indépendance. Ce que tous deux démentent. L’affaire est entre les mains de la justice.

 

Joan Tilouine

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/12/15/centrafrique-qui-sont-les-principaux-candidats-a-l-election-presidentielle_4832542_3212.html#ImIFDl8hP4ujWR8L.99

Lu pour vous : Centrafrique : qui sont les principaux candidats à la présidentielle ?
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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:27
Meeting de Martin ZIGUELE Place Marabéna à Bangui ce Mercredi 16 décembre à 13 heures
Meeting de Martin ZIGUELE Place Marabéna à Bangui ce Mercredi 16 décembre à 13 heures

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:22

 

 

 

*************

 

 

Le Gouvernement de Transition a suivi avec un grand intérêt le déroulement de la campagne et du vote référendaire, tant à Bangui que sur le reste du territoire national.

 

Le Gouvernement de Transition félicite le peuple Centrafricain qui, à travers son vote massif, a  manifesté son attachement aux valeurs démocratiques et républicaines et sa détermination pour le retour à la Légalité Constitutionnelle.

 

Le Gouvernement de Transition saisit également cette occasion pour adresser ses sincères compliments à toutes les forces vives de la Nation, à tous les partis politiques et à tous les leaders des communautés pour leur adhésion spontanée et massive au message des autorités de la Transition en faveur de la nouvelle constitution.

 

Malgré les campagnes d’intimidation et de terreur, déclenchées par des groupuscules de terroristes, aussi bien dans certains quartiers de Bangui que dans certaines villes de nos provinces, le peuple centrafricain dans son écrasante majorité a vaincu la peur pour se mobiliser en faveur d’un vote massif decette nouvelle Constitution de la République.

 

Le Gouvernement de Transition condamne avec la dernière rigueur ces actes odieux et criminels qui portent atteinte aux droits civiques et politiques de tout citoyen centrafricain.

 

Il témoigne la profonde gratitude du peuple centrafricain à la communauté internationale en général et aux forces internationales des Nations Unies et de la SANGARIS en particulier, pour leur appui multiforme ayant permis la tenue du vote référendaire dans notre pays.

 

Toutefois, le Gouvernement de Transition demeure préoccupé par la libre circulation des terroristes comme NOURRELDINE ADAM, AROUN GUEYE, TIDJIANE , Abdoulaye ISSENE, Edouard NGAISSONA, Eugène NGAIKOSSET, KODEMO Alias GBANGOUMA  et autres, tous auteurs à répétition d’actes de violences meurtrières et de crimes odieux contre les paisibles populations centrafricaines. Ces mêmes terroristes sont également responsables des derniers faits criminels perpétrés durant le scrutin du 13 décembre 2015 à Bangui au KM5 et dans le 4ème Arrondissement, ainsi qu’en province dans les préfectures de la Nana-Gribizi, de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran et de la Vakaga.

 

Le gouvernement exhorte les forces de sécurité intérieures, la MINUSCA et la SANGARIS à déployer tous les moyens nécessaires pour neutraliser et mettre hors d’état de nuire ces ennemis de la Paix et du retour à l’ordre constitutionnel, car la suite du Processus électoral en dépend.

 

Le Gouvernement appelle une fois de plus, le peuple centrafricain à doubler de vigilance età participer massivement aux futures élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2015.

 

Fait à Bangui, le 14 décembre 2015

 

Pour le Gouvernement de Transition

 

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

 

 

Porte-Parole

 

 

 

RCA: l'ONU exhorte les autorités à sévir contre les fauteurs de troubles

 

14/12/15 (AFP)

 

L'ONU a exhorté lundi les autorités centrafricaines à sévir contre les fauteurs de troubles au lendemain des incidents qui ont marqué le referendum constitutionnel en RCA.

 

"J'exhorte les autorités de la RCA, avec le soutien de la Minusca (Misison de l'ONU en RCA), à poursuivre les instigateurs et les auteurs de crimes graves", a déclaré devant le Conseil de sécurité le patron des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous.

 

Le Conseil a tenu ensuite des consultations à huis clos sur la situation en RCA.

 

"Nous ne devons pas laisser une poignée de gens, comme cela a été le cas hier, perturber les aspirations de beaucoup à un succès du processus électoral", a-t-il ajouté.

 

Il a souligné que "la Minusca, soutenue par l'opération (française) Sangaris, continue d'adopter une posture robuste pour protéger les civils et créer un environnement sécuritaire propice à la tenue d'élections libres et justes".

 

M. Ladsous a aussi "appelé tous les candidats à faire campagne pacifiquement" en vue des élections présidentielles et législatives du 27 décembre.

 

Le scrutin du referendum constitutionnel en Centrafrique a été exceptionnellement prolongé lundi dans le quartier musulman de Bangui en raison des violences qui ont perturbé ces élections dimanche.

 

Cinq personnes ont été tuées et une vingtaine d'autres blessés dimanche à Bangui, alors que des centaines d'électeurs affluaient dans les bureaux de vote.

 

M. Ladsous a précisé que trois Casques bleus de la Minusca avaient été blessés dans les incidents qui ont marqué le scrutin à Bangui et à Bria (centre).

 

Il s'est néanmoins félicité de ce que le scrutin de dimanche "se soit déroulé avec succès dans la plus grande partie du pays, y compris dans un certain nombre de points chauds comme Bambari" (centre).

 

Les élections, repoussées plusieurs fois, sont censées clore une transition politique à bout de souffle et permettre un retour à l'ordre constitutionnel.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même chassée du pouvoir par une intervention internationale début 2014.

 

 

 

Un chef rebelle déclare un Etat autonome en Centrafrique

 

15/12/2015 | 21:09 (Reuters)

 

Le chef rebelle centrafricain Nourredine Adam, qui a rejeté le processus électoral visant à mettre fin aux violences dans le pays, a déclaré un Etat autonome dans son fief du Nord-Est, moins de deux semaines avant la date prévue pour les élections, a annoncé mardi un de ses porte-parole.

 

"La République du Logone a été proclamée le 14 décembre à Kaga-Bandoro", a déclaré à Reuters Maouloud Moussa, porte-parole de Noureddine Adam, un commandant militaire d'une faction des ex-rebelles musulmans de la Séléka, qui dirige désormais un Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). "Nous voulons avant tout l'autonomie. Ensuite, nous verrons comment accéder à l'indépendance."

 

La ville de Kaga-Bandoro est située à 245 km au nord de Bangui.

 

Dans la ville de N'Délé, le drapeau de la république rebelle (trois bandes horizontales jaune, verte et noire, avec une étoile blanche) a été hissé mais les casques bleus de la mission de l'Onu (Minusca) sont intervenus pour l'enlever.

 

"La Minusca condamne la déclaration du FRPC sur l'autonomie du Nord-Est (...) et emploiera tous les moyens, y compris l recours à la force, contre toute tentative séparatiste, conformément à son mandat", a prévenu la mission dans un communiqué.

 

Le gouvernement centrafricain a condamné l'initiative de Nourredine Adam.

 

"Nous appelons la communauté internationale et les forces internationales présentes en République centrafricaine à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour neutraliser la capacité de nuisance de ces terroristes", a déclaré Saïd Panguindji, porte-parole du gouvernement.

 

Il y a huit jours, le gouvernement de Bangui avait présenté Nourredine Adam comme "l'ennemi public numéro un" en raison de son rejet processus électoral.

 

A Bangui, le ministre de l'Administration territoriale, Walidou Modibo Bachir, a déclaré lors d'une conférence de presse que les résultats partiels du référendum indiquaient une victoire des partisans de la nouvelle Constitution.

 

"L'ANE (Autorité nationale des élections) a pour mandat de délivrer les résultats définitifs du référendum. Mais pour ce que l'on sait à ce stade, le vote pour le 'oui' l'a emporté", a-t-il dit.

 

Le vote, qui a commencé dimanche, a été prolongé lundi dans certains secteurs comme l'enclave musulmane de PK5 à Bangui, où les forces de l'Onu sont intervenues pour repousser des attaques contre des électeurs.

 

Les casques bleus, au nombre de 11.000 dans le pays, et les soldats français, au nombre de 900, ont protégé des bureaux de vote mardi à Kaga-Bandoro et N'Délé, ainsi qu'à Bossangoa, fief des partisans de l'ancien président François Bozizé, trois localités où les opérations de vote ont été prolongées.

 

L'adoption attendue de cette Constitution doit ouvrir la voie à des élections présidentielle et législatives prévues le 27 décembre dans le but de parachever le retour à la démocratie dans un pays toujours dirigé par un gouvernement et une présidente de transition.

 

(Crispin Dembassa-Kette; Danielle Rouquié et Guy Kerivel pour le service français)

 

COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL RELATIF AU VOTE REFERENDAIRE DU 13 DECEMBRE 2015

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:19

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 15/12/15 (Xinhua) -- Au lendemain d'un référendum constitutionnel en République centrafricaine qui a été marqué par une série d'incidents, le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a jugé nécessaire de tenir bon face aux fauteurs de troubles qui tentent de faire dérailler le processus électoral.

 

"Les efforts pour fragiliser le référendum constitutionnel d'hier démontrent qu'il y a des personnes qui restent déterminées à faire dérailler le processus électoral en République centrafricaine", a dit M. Ladsous lors d'un exposé devant le Conseil de sécurité lundi à New York.

 

Le référendum s'est déroulé en général avec succès dans l'ensemble du pays, même si des éléments des anti-Balaka et des membres du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (ex-Seleka) de Noureddine Adam ont tenté de fragiliser le processus dans certains quartiers de Bangui et dans les régions. Au total, trois Casques bleus de l'ONU ont été blessés dans des incidents à Bangui et à Bria.

 

"Alors qu'il ne reste que deux semaines avant le premier tour des élections, il est essentiel de contenir ces tentatives par les fauteurs de troubles", a ajouté M. Ladsous. Selon lui, la communauté internationale doit rester unie et montrer que ceux qui tentent de fragiliser le processus politique en subiront les conséquences.

 

Le premier tour des élections présidentielle et législatives doit se dérouler le 27 décembre. M. Ladsous a estimé que l'enregistrement de près de deux millions d'électeurs, soit 95% de l'électoral estimé, "montre le désir de changement de la population".

 

"Nous devons nous assurer que les Centrafricains, à la fois dans le pays et à l'extérieur, puissent voter pour élire leur futur gouvernement sans être intimidés. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et le système des Nations Unies dans son ensemble continueront à apporter leur soutien technique, logistique et sécuritaire pour permettre aux autorités de transition de réaliser ces objectifs", a-t-il ajouté.

 

Selon lui, "bien que la situation sécuritaire reste fragile, et que des poches d'insécurité demeurent dans l'ensemble du pays, y compris à Bangui et le long de la route principale menant à la frontière avec le Cameroun, la MINUSCA, soutenue par l'opération Sangaris, continue d'adopter une posture robuste pour protéger les civils, et créer un environnement sécuritaire propice à la tenue d'élections libres et justes".

 

Le secrétaire général adjoint a précisé que la MINUSCA avait redéployé une partie de ses forces dans les zones identifiées comme points sensibles potentiels. Simultanément, des efforts ont été consentis pour renforcer la Mission en accélérant les déploiements en cours. M. Ladsous a remercié à cet égard le Conseil d'avoir approuvé le redéploiement temporaire de près de 300 membres de la force de réaction rapide de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) auprès de la MINUSCA grâce à la coopération entre les missions.

 

De son côté, la MINUSCA a salué dimanche le courage des électeurs du PK5 (3ème arrondissement de Bangui) qui ont bravé les menaces et les attaques des saboteurs afin de prendre part au scrutin référendaire.

 

La MINUSCA note que par leur vote, les populations du PK5 ont brisé la peur dans laquelle elles étaient prises en otage depuis quelque temps. Elle a regretté les pertes en vie humaine ainsi que les blessés survenus suite à ces attaques qu'elle condamne avec la plus grande énergie.

Centrafrique : l'ONU appelle à tenir bon face aux fauteurs de troubles

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:08

 

 

 

15/12/15 (AFP)

 

Le secrétaire général du Kwa Na Kwa (KNK), le parti du président déchu François Bozizé, a été interdit de quitter le territoire centrafricain à la frontière camerounaise, a appris l'AFP mardi de source policière.

 

"M. Bertin Béa a été refoulé lundi à la frontière centrafricano-camerounaise, au poste de Garoua-Boulaï et interdit de quitter le territoire centrafricain", a indiqué cette source.

 

Bertin Béa, déjà interdit par deux fois cette année de quitter par avion son pays, a déclaré vouloir se rendre à Douala (Cameroun), pour prendre possession de matériel électoral pour sa campagne aux législatives, dont le premier tour est prévu le 27 décembre en même temps que la présidentielle.

 

"Tout porte à croire que c'est une façon de se soustraire à la justice", a estimé la source policière en rappelant que Bertin Béa fait l'objet d'une enquête judiciaire à la suite de déclarations en juin dernier que les autorités de transition avaient jugées comme étant à l'origine de troubles à l'ordre public.

 

Selon la même source, "une enquête a été aussi diligentée au sujet des violences entrainant des blessés" qui se sont produites dimanche dans le 4e arrondissement de Bangui pendant le référendum constitutionnel.

 

Cet arrondissement de Bangui est le fief du KNK et des milices chrétiennes et animistes anti-balaka que François Bozizé, en exil depuis son renversement en mars 2013 par la rébellion musulmane Séléka, est soupçonné de soutenir activement. Il est pour cela sous le coup de sanctions internationales et sa candidature à la présidentielle prochaine a été rejetée par la Cour Constitutionnelle.

 

Lors de sa première interdiction de sortie en août, Bertin Béa avait été arrêté et placé en garde à vue. Le jour de de sa comparution devant le président du Tribunal de grande instance de Bangui, une centaine de militants du KNK étaient venus le sortir de force de l'enceinte judiciaire pour le conduire à l'archevêché.

 

Ancien ministre et ancien député, Bertin Béa avait annoncé puis déposé la candidature de François Bozizé à la prochaine présidentielle, avant que celle-ci ne soit rejetée par la Cour Constitutionnelle.

 

Le secrétaire général du parti de l'ex-président Bozizé interdit de quitter la Centrafrique

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:01

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#065/2015

 

LA MINUSCA MET EN GARDE CONTRE TOUTE PERTURBATION DU PROCESSUS ELECTORAL

 

Bangui, le 15 décembre 2015 - La Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est intervenue ce mardi à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran (nord-est), et contrôle désormais les points stratégiques de la ville. L’intervention a eu lieu après que des éléments du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) aient hissé leur drapeau au poste de gendarmerie locale dans la nuit de lundi.

 

La MINUSCA et ses partenaires stratégiques poursuivront la mise en œuvre du plan de sécurisation du processus électoral pour permettre aux électeurs centrafricains de voter en toute sécurité lors des prochains scrutins.

 

La MINUSCA rend hommage au courage et à la détermination des Centrafricains de Ndélé, de PK5, de Boye Rabe et de toute la Centrafrique qui ont bravé les menaces des fauteurs de trouble pour aller exercer leur droit de vote et décider librement de l’avenir de leur pays.

 

La MINUSCA met en garde le FPRC et tout groupe armé qui tenteraient de perturber la paix et empêcher la poursuite du processus électoral que ce soit à Ndélé, à Bossangoa ou partout ailleurs sur l’ensemble du territoire national.

 

La MINUSCA condamne la déclaration du FPRC sur l’autonomie du Nord-est de la Centrafrique et usera de tous les moyens, y compris le recours à la force, contre toute tentative séparatiste, conformément à son mandat.

 

La MINUSCA rappelle que son intervention, en coordination avec les forces de sécurité intérieures et Sangaris, ont permis la poursuite du scrutin référendaire ce lundi dans certains quartiers de Bangui et dans le reste du pays. Le Commandant de la Force de la MINUSCA s’est rendu ce 15 décembre à Kaga Bandoro où il a supervisé les opérations de la Force et ainsi permis aux électeurs de Kaga Bandoro et de Ndélé de voter. A Bossangoa, la sécurisation du processus a permis le déroulement du scrutin dans 29 bureaux de vote sur 35.

 

La MINUSCA et l’ensemble du système des Nations Unies ainsi que la communauté internationale restent aux côtés des autorités de transition et du peuple centrafricain pour les accompagner dans leur marche vers un retour à l’ordre constitutionnel et à la stabilité.

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LES PATRONS DE PRESSE S’ENTENDENT SUR UNE SYNERGIE DES MEDIAS POUR DES ELECTIONS APAISEES EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, le 15 décembre 2015 – Les patrons de presse centrafricains se sont réunis ce 15 décembre 2015 pour définir le cahier des charges d’une Synergie des médias pour des élections apaisées en Centrafrique. Cette réunion convoquée la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a permis de définir la nature de la contribution, le rôle et les responsabilités des medias membres de la Synergie.

 

La rencontre a enregistré la participation de plus de 45 patrons de presse qui ont adhéré au projet et se sont engagés à contribuer à son fonctionnement en détachant des journalistes auprès de la rédaction commune de la Synergie. Elle sera subdivisée en trois sous-groupes, à savoir : presse écrite, médias audiovisuels et presse en ligne.

 

Comme en 2005, le sous-groupe presse écrite, se propose d’éditer un journal des élections qui sera encarté dans les journaux membres de la Synergie.

 

Le sous-groupe «Audiovisuel » a, pour sa part, prévu de débuter la synergie dès le samedi 19 décembre 2015 avec une émission sur le déroulement de la campagne électorale. La deuxième émission aura lieu le 25 décembre, à l’occasion de la fin de la campagne. Enfin, la troisième aura lieu le 27 décembre, jour du vote. Leurs activités impliqueront bien entendu les radios communautaires.

 

En ce qui concerne la Presse en ligne, elle devrait publier une rubrique «Synergie » sur les sites web de tous les membres dans laquelle seraient centralisés des reportages, interviews, articles. La contribution des bloggeurs seront signées «Synergie ». Leurs activités se poursuivront jusqu’à l’investiture des nouvelles autorités issues de la transition.

 

La Synergie des médias pour des élections apaisées en RCA est la réponse à la fragilité du paysage médiatique centrafricain. Vulnérabilité qui n’est pas structurelle mais liée à une conjoncture défavorable. En effet, la crise que la République centrafricaine traverse depuis 2013, a forcé plusieurs organes de presse à la fermeture et ceux qui ont pu résister au choc en ressentent encore les conséquences.

 

« Seul on va plus vite mais ensemble nous allons plus loin », a dit Myriam Dessables, Chef du Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA, à l’ouverture des travaux.

 

L’objectif de la Synergie est de contribuer au bon déroulement du processus électoral en informant le plus grand nombre sur les enjeux des élections et sur le changement qu’il apportera à la Centrafrique.

 

Pour le Directeur de l’Unité de l’assistance électorale, Mathieu Bile Bouah, « dans un contexte des élections dans un pays comme la Centrafrique où le taux d’analphabétisme est élevé, où la rumeur domine, le rôle des journalistes est aussi important que celui des autorités, afin d’établir la réalité des faits ».

 

L’Administrateur de la Maison de la presse et des journalistes, Célestin-David Gamou, a reconnu que « pour que les élections se déroulent dans des conditions "démocratiques", l’information doit être livrée de manière honnête impartiale et responsable ». Il a mis en garde ses confrères à respecter la déontologie et l’éthique de leur profession, pendant cette période électorale.

 

Les sous-groupes ont convenu de se réunir dès le jeudi 17 décembre 2015 pour arrêter la date de lancement officiel de la synergie et pour affiner les produits proposés ainsi que leur mode de fonctionnement.

 

LA MINUSCA MET EN GARDE CONTRE TOUTE PERTURBATION DU PROCESSUS ELECTORAL

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Centrafrique-Presse.com
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 23:56
Votes prolongés en Centrafrique
Votes prolongés en Centrafrique

 

 

 

Par lefigaro.fr avec agences 14/12/2015 à 22:49  14/12/2015 à 22:28

 

Les opérations de vote du référendum constitutionnel se sont poursuivies lundi dans les zones de République centrafricaine perturbées dimanche par des violences et problèmes logistiques.

 

Selon un responsable de la Croix-Rouge, cinq personnes ont été tuées et 34 autres blessées durant les violences de dimanche dans la capitale Bangui, déclenchées, selon le commandant militaire des casques bleus de l'Onu, par des éléments voulant empêcher le scrutin.


"Depuis sept heures du matin (08h00 GMT), des milliers de personnes votent", a déclaré Ousmane Abakar, porte-parole de l'enclave musulmane de PK5, aux abords de laquelle ont éclaté des heurts dimanche.


"Nous sommes résolus à voter, malgré les tirs d'hier", a ajouté le porte-parole.
 

Les opérations de vote ont pris fin dans l'après-midi et les résultats seront communiqués dans les 72 heures, a déclaré Marie-Madeleine N'Kouet, présidente de l'Autorité nationale électorale (ANE).


Le calme régnait lundi dans les rues de la capitale. Des casques bleus de la Minusca étaient en position aux carrefours les plus importants.


Un porte-parole des services du Premier ministre a indiqué que des électeurs de certains secteurs du nord du pays n'avaient pas pu aller voter parce que des combattants fidèles à Noureddine Adam, commandant militaire des ex-rebelles de la Séléka, empêchaient les opérations de vote.

 

 

Reprise du référendum dans le quartier musulman de Bangui après les violences de dimanche

 

14/12/15 (AFP)

 

Les opérations de vote pour le référendum constitutionnel en Centrafrique ont exceptionnellement repris lundi dans le quartier musulman du PK5 à Bangui, où le scrutin a été perturbé dimanche par des tirs à l'arme lourde qui ont fait cinq morts, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

Un imposant dispositif militaire des forces internationales (Casques bleus et soldats français de Sangaris) était en place autour du quartier, notamment aux abords du bureau de vote de l'école Baya Dombia visé dimanche par des tirs de mitrailleuse et de lance-roquette.

 

Ces tirs ont fait cinq morts et une vingtaine de blessés, dont plusieurs dans un état très grave, selon un nouveau bilan établi lundi matin par la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Aucune violence n'a été signalée lundi en début de matinée dans la capitale centrafricaine, où le vote devait initialement se terminer dimanche. Aucun résultat du scrutin n'était disponible lundi matin.

 

Le référendum vise l'adoption d'une nouvelle constitution et constitue également un test avant les élections présidentielle et législatives prévues le 27 décembre, sous pression de la communauté internationale.

 

La participation au scrutin a divisé l'ex-rébellion musulmane Séléka et les rangs des milices chrétiennes anti-balaka, où des factions opposées au processus électoral ont tenté de dissuader la population de participer au vote.

 

En province également, plusieurs incidents ont été signalés dimanche, surtout dans le Nord et l'Est, selon une source anonyme au sein de la Minusca.

 

A Ndele, Birao et Kaga Bandoro, fiefs de la faction Séléka de Nourredine Adam, les habitants intimidés par des tirs et des menaces ne se sont pratiquement pas rendus dans les bureaux de vote. De même à Bossangoa, fief anti-balaka dans l'ouest, des tirs ont dissuadé les gens de voter.

 

Ces échéances électorales repoussées plusieurs fois dans ce pays dévasté par trois années de violences intercommunautaires, sont censées clore une transition politique à bout de souffle et permettre un retour à l'ordre constitutionnel.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale début 2014.

 

 

Centrafrique : La population du km5 vote le référendum constitutionnel dans la sérénité

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 14 DÉCEMBRE 2015

 

Après une tentative dimanche 13 décembre du boycott du vote référendaire au Km5, les électeurs sont à nouveau convoqués aux urnes ce lundi 14 décembre suite à décision de l’ANE de poursuivre le vote référendaire. Des électeurs se sont rendus massivement ce matin au centre de l’école Koudoukou où ils votent dans la sérénité la nouvelle Constitution.

 

Très tôt le matin, à 6 heures, des habitants du km5 qui sont en âge de voter se sont présentés devant chaque bureau de vote pour répondre à l’appel  de leurs noms afin d’accomplir leur devoir civique. L’engouement de la population pour le vote référendaire était très manifeste à l’école Koudoukou, car, chacun se bouscule pour le vote.

 

Abdouramane Sylla,  président du bureau de vote numéro 1 a fait savoir qu’aucun incident s’est encore produit. « Le bureau de vote était ouvert à 8h40. Les matériels sont venus à temps, il n’ya pas de difficultés majeur. Nous avons fait d’abord voter le Ministre de l’Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou et nous continuons avec les autres personnes en âge de voter », a signifié Abdouramane Sylla.

 

Mariam Assoul Benita, l’une des électeurs qui vient de remplir son devoir citoyen  se dit très  satisfaite de ce scrutin. « Je suis  fière de mon pays. Je veux le développement, c’est pourquoi je suis venue voter la constitution », s’est-elle exprimé.

 

Un autre électeur qui n’a pas encore eu l’occasion de voter attend avec patience son tour pour aller voter. «  Je n’ai pas encore voté, mais j’attends avec patience. Pour ceux qui ne veulent pas voter, je les invite à le faire car,  c’est  le devoir d’un bon citoyen », a-t-il dit.

 

La fin des opérations de vote à l’école Koudoukou était prévue à 16 heures. Mais compte tenu de l’insécurité dans le secteur, cela est ramenée à 15 heures GMT.

 

Le vote dans une partie du 3e arrondissement, notamment au KM5 a été perturbé dimanche 13 décembre par des attaques d’hommes armés.

 

 

Centrafrique : Une forte mobilisation de la population de Bangassou pour le vote référendaire

 

http://rjdh.org/  PAR VICTOR KOMAS LE 14 DÉCEMBRE 2015

 

La population de Bangassou dans la préfecture de Mbomou s’est fortement mobilisée le dimanche 13 Décembre 2015 pour voter la nouvelle  constitution. Selon Alain Bissialo, Président de  l’Autorité Sous Préfectorale  de Bangassou,  le taux de participation est élevé. Aucun incident majeur n’est signalé dans la région.

 

Selon les informations du RJDH, l’heure de l’ouverture des bureaux de matin a été respectée. La population de Bangassou s’est rendue massivement aux différents bureaux pour s’exprimer sur la nouvelle constitution.

 

Alain Bissialo, président de  l’Autorité Sous Préfectorale  des Elections de Bangassou  se dit très satisfait de la participation « sur les 32 bureaux de vote installés dans la ville de Bangassou, on peut noter provisoirement le taux de participation  98%  »

 

Il a par ailleurs souligné que la population de Bangassou manifeste sa volonté pour le retour à l’ordre constitutionnel.

 

Les organisations non gouvernementales, les autorités locales et les forces onusiennes ont sensibilisé la population en faveur de la loi fondamentale avant ce vote référendaire.

 

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:53

 

 

SUITE A LA CAMPAGNE DE DIFFAMATION ET DE CALOMNIE CONTRE MARTIN ZIGUELE, LE CANDIDAT FAVORI DU MLPC A L'ELECTION PRESIDENTIELLE, DECLENCHEE PAR Wilfried Maurice SEBIRO ET LES INTERPRETATIONS MALVEILLANTES ET SANS FONDEMENTS AUXQUELLES CELUI-CI S'EST LIVRE DANS SON ORGANE DE PRESSE "CENTRAFRIQUE LIBRE", TENDANT A FAIRE CROIRE QUE C'EST EN TANT QU'ENVOYE SPECIAL DE MME CATHERINE SAMBA-PANZA QUE MARTIN ZIGUELE A ETE RECU LE 11 DECEMBRE DERNIER A LUANDA PAR SON EXCELLENCE JOSE EDUARDO DOS SANTOS, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ANGOLAISE, LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES A TENU A RECADRER LE CONTEXTE DE CETTE IMPORTANTE VISITE EN APPORTANT LES PRECISIONS ET CLARIFICATION NECESSAIRES DANS LE COMMUNIQUE DE PRESSE CI-DESSOUS AFIN DE LEVER TOUTE AMBIGUITE 

 

LE MINISTERE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES RETABLIT LA VERITE SUR LA VISITE DE MARTIN ZIGUELE A LUANDA
LE MINISTERE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES RETABLIT LA VERITE SUR LA VISITE DE MARTIN ZIGUELE A LUANDA
LE MINISTERE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES RETABLIT LA VERITE SUR LA VISITE DE MARTIN ZIGUELE A LUANDA

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:43

 

 

 

LA CONVENTION REPUBLICAINE POUR LE PROGRES SOCIAL (CRPS) DE Me NICOLAS TIANGAYE, PARTI MEMBRE DE L'ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT) SOUTIENT MARTIN ZIGUELE A L'ELECTION PRESIDENTIELLE DU 27 DECEMBRE 2015

 

 

CONFERENCE DE PRESSE DU PRESIDENT DE LA CRPS 

 

QUAND ?       MARDI 15 DECEMBRE 2015  A 10 HEURES

 

OU  ?             DOMICILE DE Me NICOLAS TIANGAYE A BANGUI

 

 

 

 

 

CONFERENCE DE PRESSE DE LA CRPS DE Me NICOLAS TIANGAYE
CONFERENCE DE PRESSE DE LA CRPS DE Me NICOLAS TIANGAYE
CONFERENCE DE PRESSE DE LA CRPS DE Me NICOLAS TIANGAYE

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:38

 

 

 

Installés dans la ville de Yokadouma à l'Est du Cameroun, ils restent dans l'espoir de regagner la Centrafrique  à la suite des élections qui se tiendront à la fin du mois de décembre 2015.

 

Ils font partie des 158 358 réfugiés installés dans la région de l'Est Cameroun. Il s'agit précisément de ceux basés dans le département de la Boumba et Ngoko, à 3 km de la ville de Yokadouma.

 

Il est environ 6h30 min ce jeudi 10 décembre 2015 dans ce Camp des réfugiés. C'est une ambiance de calme qui règne ici. Sur le site quelques cases construites en matériaux provisoires servent d'abris pour ces derniers. C'est également un jour de deuil, on apprend que le délégué du bloc 1 vient de perdre son épouse. Pour cette circonstance triste, hommes et jeunes  garçons se sont retrouvés dans la cour pour rendre un dernier hommage à la disparue. Une prière d'après la religion musulmane est dite et place à la collation. Sur des plateaux, l'on transporte du riz et des beignets, à cet effet, les uns et les autres se régalent. Mais sur les visages se lit une froideur. Ce n'est pas seulement l'effet du deuil, mais le mal est bien profond.

 

Retour à la paix

 

Si ces réfugiés sont installés loin des tensions de la Centrafrique, les souvenirs ne sont pas si lointains. Ouseni est actuellement mototaximan dans la ville de Yokadouma. Ce jeune Centrafricain  de 20 ans a tout abandonné dans son pays, pour s'installer au Cameroun avec ses parents. «J'étais élève, mais j'ai interrompu mes études pour venir m'installer ici», renseigne-t-il. Si pour lui le Cameroun est un bon pays d'accueil, il reste qu’«on est plus à l'aise chez soi». Par conséquent l'espoir est orienté vers les élections qui sont annoncées dans quelques semaines. D'ailleurs à l'entrée dudit camp, on peut lire sur une banderole, «vote des réfugiés: inscription des électeurs sur la liste électorale», de quoi comprendre que, même loin, ces derniers participent  à la destinée politique de leur pays. Difficile pour eux de donner  un avis pour un candidat. Le seul challenge reste le retour à la paix en Centrafrique. «nous avons envie que  les élections se passent bien, que la paix soit rétablie et que nous rentrons chez nous», indique un réfugié.

 

Une vie difficile

 

En effet, la vie de réfugiés est loin d'être une partie de plaisir. Installés dans cette zone depuis la crise Balaka et Anti-Balaka, ces derniers  doivent braver les difficultés qui s'imposent au quotidien. La  plus téméraire, l'intégration avec les populations locales. Une équation difficile à résoudre. «Au départ le contact avec les riverains n'était pas facile, le forage qui avait été construit au camp était également utilisé par les populations riveraines, mais les délégués et les responsables de la ville en ont discuté et tout est revenu dans l'ordre», explique Ashta Oumarou, qui en dépit de la guerre, a abandonné les études et est aujourd'hui mère de 4 enfants. D'autres problèmes auxquels ils font face, la restriction de l'exploitation de la forêt (chasse et bois), qui les entoure. Autre chose, ces hommes et femmes sont sans activité rentable, et pour se nourrir, ils doivent se contenter de la distribution des  vivres des Nations-Unies qui se fait deux fois par mois apprend-on. Des difficultés  qui justifient certainement la prolifération de la prostitution au sein des jeunes filles Centrafricaines dans les rues de Yokadouma. Toujours est-il que la chose la mieux partagée ici est le retour de la paix en Centrafrique  et surtout une paix durable.

 

 Lucienne Wouassi à Yokadouma

 

RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS DANS L'ESPOIR DE RETROUVER LA TERRE NATALE

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