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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 15:33

 

 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) 2015-11-19 13:36:59 - 300 militaires sénégalais du détachement de la force de réaction rapide (QRF) de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), seront déployés en Centrafrique à partir du 22 novembre 2015 pour une durée de 6 à 8 semaines, a-t-on appris de source onusienne.


Leur mission en Centrafrique s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités sécuritaires de la Mission intégrée des Nations-Unies de stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) en période électorale, a déclaré, jeudi, à Abidjan, la Porte-parole adjointe de l'ONUCI Rosamond Bakari, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission.


S'agissant de la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire, elle a indiqué dans une déclaration transmise à APA que, ‘'la force de l'ONUCI continue de remplir sa mission dans de bonnes conditions''. 

‘'Les rencontres planifiées de la force de l'ONUCI, des Forces Françaises en Côte d'Ivoire (FFCI) et des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), se poursuivent (…) en vue de contribuer à l'amélioration de l'environnement sécuritaire'', a ajouté Rosamond Bakari .

La Force onusienne continue de veiller au maintien d'un environnement sécurisé au profit de la population. Dans cette perspective, le Bataillon du Niger maintient depuis le 09 novembre dernier des patrouilles au niveau et aux alentours de Neko, localité située à 15 Km de Lakota) dans le Sud-Ouest de la Côte d'Ivoire, pour montrer la présence et contribuer à la sécurité dans ce village.

La Force onusienne continue d'organiser ses activités d'entraînement de routine et de formation de son personnel à travers des manœuvres militaires de différentes envergures. 

A cet effet, a expliqué la Porte-parole adjointe de l'ON UCI, le bataillon du Sénégal a effectué du 09 au 11 novembre dernier, une manœuvre de grande envergure le long de la rivière Comoé (Est), à partir de Yamoussoukro, sur l'axe Daoukro vers Toupé et retour à Yamoussoukro via Dabakala et Bouaké, pour la reconnaissance de la zone et pour montrer la présence le long de cet itinéraire.

Actuellement, a-t-elle ajouté, du 18 au 20 novembre 2015 le Bataillon du Togo effectue un exercice de mobilité le long de la rivière Comoé, entre Daoukro et Grand Bassam, pour la reconnaissance des ponts sur zone. 

La Force de l'ONUCI a effectué au total 2435 patrouilles terrestres et 11 vols de reconnaissance aérienne. La composante police des Nations-Unies a effectué 1218 patrouilles simples UNPOL, 376 patrouilles mixtes UNPOL/Forces locales, 268 patrouilles conjointes et une patrouille robuste.

Elle a poursuivi ses activités de renforcement de capacités à travers des sessions de formation et de mentorat au profit de policiers et gendarmes ivoiriens. La section reforme et restructuration a procédé à l'évaluation des campagnes de sensibilisation sur la sécurité routière qui ont eu lieu à Katiola (Centre-Nord) et Séguéla (Nord-Ouest) au profit des motocyclistes.

La police des Nations Unies a effectué 38 séances de Mentoring à l'intention de 107 Policiers, 260 Gendarmes et 42 FRCI en maintien de l'ordre, enquêtes de violences basées sur le genre, accueil du public et types d'infractions.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=839144#sthash.5PaVrhyt.dpuf

300 militaires sénégalais de l'ONUCI seront déployés en Centrafrique à partir du 22 novembre (Porte-parole)

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 15:31

 

 

 

19 novembre 2015 à 12h56 Par Mathieu Olivier Jeune Afrique

 

La visite du pape François est dans tous les esprits en Centrafrique. Mercredi, l’ex-Séléka a notamment appelé les Centrafricains à sortir en grand nombre pour témoigner de leur hospitalité, tout en garantissant la sécurité de la visite pontificale, sur laquelle le doute plane toujours.

 

« Nous invitons nos compatriotes entre autres musulmans centrafricains, à sortir en grand nombre pour  témoigner notre hospitalité, notre gratitude et démontrer au pape François que les problèmes que nous vivons en République centrafricaine ne sont pas des problèmes d’ordre confessionnels, bien au contraire, mais des problèmes de mal gouvernance », explique le communiqué du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’ancienne coalition Séléka.

 

« Nous  sommes convaincus de la nécessité d’encourager le dialogue entre les différentes composantes de la société centrafricaine pour la cohésion sociale, (…) le retour des réfugiés, (…) la mise en place des institutions consensuelles pour une transition apaisée et des élections libres et crédibles », ajoute le document signé du coordonnateur général politique, Moustapha Saboune.

 

Celui-ci appelle encore les Séléka, les anti-Balaka et la société civile à « tenir la parole donnée et à respecter l’esprit et la lettre des accords de paix » signés à Nairobi au Kenya.  « Le FPRC-Coalition-Séléka est disposé à apporter sa modeste contribution en matière de sécurité et d’accueil si nécessaire, lors de cette visite pontificale », ajoute-t-il.

 

Doute sur Bangui

 

La tournée du pape François en Afrique doit le mener au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, du 25 au 30 novembre. Le doute plane pourtant toujours sur cette dernière étape, prévue pour le 29 novembre. « On verra ensuite sur la base de la situation du moment, sur le terrain, si nous effectuons la troisième et dernière étape en Centrafrique », a ainsi averti le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, interrogé par le quotidien des évêques italiens, le 17 novembre.

 

« Le voyage en Afrique et le passage en République centrafricaine ont été fortement voulus par le pape », a-t-il rappelé. Mais, précise-t-il, « il est possible au dernier moment de décider si la situation locale ne le permet pas ». En attendant l’arrivée du pape en Centrafrique, 300 casques bleus sénégalais doivent y être envoyés afin de renforcer la mission de l’ONU déjà présente sur le terrain.

 

Mathieu Olivier

Lu pour vous : Centrafrique : l’ex-Séléka joue l’apaisement avant la visite du pape à Bangui

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 11:47
La Minusca veut se séparer de son contingent de la RDC(RFI)

 

 

 

Par RFI 19-11-2015 à 04:38

 

Les militaires du Congo Kinshasa pourraient prochainement quitter la Centrafrique. Actuellement environ 400 militaires originaires de la RDC participent à la Minusca, la mission de maintien de la paix en RCA. Plusieurs éléments de ce contingent font l'objet d'accusations de viols ou d'abus sexuels. Dans sa politique de réaction aux scandales sexuels à répétition qui éclaboussent leur Mission, les Nations unies ont décidé de ne pas renouveler ce contingent lors de la rotation qui est sur le point de s'opérer.

 

« Ils ont mené un travail exemplaire sur le plan sécuritaire » explique une source diplomatique qui pointe en revanche les « problèmes de discipline » et de « mauvaise conduite ». En août, trois éléments de ce contingent de la RDC, basés à Bambari, ont été mis en cause dans des accusations de viols.

 

Dans ce genre de cas, il appartient au pays contributeur d'enquêter et, le cas échéant, de poursuivre ses éléments. Fin août, la RDC dépêche donc sur place des magistrats militaires. Selon le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, les familles de deux accusatrices ont démenti les propos des jeunes filles. La troisième aurait refusé de rencontrer les magistrats

 

« Lenteurs administratives »

 

Mi-novembre, de nouvelles accusations de viols mettent en cause les Casques bleus congolais de Bambari. A l'ONU on ne croit plus à la volonté des autorités congolaises de faire justice dans ce dossier, et on déplore des « lenteurs administratives » qui « n'inspirent pas confiance ».

 

Ban Ki-moon s'est entretenu avec Joseph Kabila au téléphone et lui a fait savoir qu'il serait préférable que le contingent congolais, présent depuis environ deux ans en Centrafrique, ne soit pas remplacé.

 

D'autant que parmi les unités choisies par Kinshasa pour participer aux opérations de maintien de la paix, certaines seraient soupçonnées d'avoir participé à des crimes graves dans leur pays selon une source onusienne. Quoiqu'il en soit, le département des opérations de maintien de la paix en a référé au Conseil de sécurité.

 

Le gouvernement congolais attend la notification

 

Mais le gouvernement congolais, de son coté, dit ne pas avoir été officiellement notifié. « Nous n’avons pas encore reçu confirmation de cette information. Nous attendons d’être notifiés. Les deux fois où l’on a porté des accusations contre notre contingent, il a été prouvé que c’était des informations fausses », assure le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé.

 

Il dément en effet que ces abus en RCA aient été commis par ses troupes. « La première fois, on a confondu délibérément le Congo-Brazzaville et le Congo Kinshasa, détaille-t-il. La deuxième fois, ces familles, qui ont été visitées par des magistrats militaires congolais, ont démenti de façon formelle que leurs filles aient été violentées de quelque manière que ce soit par des militaires congolais et donc nous serions très étonnés que, sur cette base-là, l’on prenne des mesures contre la RDC. Mais je ne pense pas qu’il faille anticiper avant que la note officielle du Conseil de sécurité ne nous parvienne. »

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 21:33
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

La communauté musulmane du 3e arr. de Bangui se mobilise pour la venue du Pape François

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 18 NOVEMBRE 2015

 

Les habitants du Km5 dans le 3e arrondissement de Bangui se mobilisent au sujet de la visite du Pape François en Centrafrique. Des affiches et banderoles bornent les rues de cet arrondissement.

 

Du rond point 5e sur l’avenue  Koudoukou au  monument du 3e  arrondissement sur l’avenue Barthélemy BOGANDA, des drapeaux de la France, de l’Italie et de la République Centrafricaine sont affichés. Des banderoles blanches sur lesquelles l’on peut lire : «  La communauté musulmane veut que la visite du Pape François soit maintenue au KM5 et sans inquiétude », sont dressées sur les poteaux d’Enerca.  Pour d’autres, « Pape François soit la bienvenue au KM5».

 

Selon El Hadj Mahabrouk Hassan, Imam à la mosquée Adraman Yongoro, cette visite est un signal fort pour la cohésion sociale. « La visite du pape peut nous apporter la tolérance entre les fils et les filles du pays », a-t-il affirmé.

 

La fondation de la jeunesse musulmane pour la paix en Centrafrique soutient également la visite du pape en RCA. « La visite du pape nous permettra de mieux identifier si cette crise est confessionnelle ou politique comme pensent certaines personnes. Car, nulle part est inscrit dans le Coran ni la Bible qu’il faut tuer son semblable», a signifié une responsable de cette fondation, sous l’anonymat.

 

La visite du pape est prévue du 29 au 30 novembre 2015 à Bangui. Des mobilisations sont visibles à travers toute la capitale centrafricaine.

 

 

L’archevêque de Bangui rassure sur les préparatifs de la visite du pape

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 18 NOVEMBRE 2015

 

L’archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, a tenu ce matin une conférence de presse à la cathédrale Notre Dame  immaculé conception de Bangui.  Selon l’Archevêque, des dispositions sont déjà prises pour la visite du Pape François du 29 au 30 novembre 2015 dans la capitale Centrafricaine.

 

L’archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalaïnga a fait savoir que « le chemin a été fait, des nombreuses bonnes volontés se sont mobilisées dans tout le pays, et ont donné de leur temps, leur savoir-faire  pour faire avancer les travaux d’organisation, sans oublier le gouvernement qui est en première ligne ».

 

« En tant que Centrafricain, nous pouvons vous confirmer que  le Pape François sera en République Centrafricaine. Les différents diocèses de l’Afrique Centrale ainsi que le gouvernement ont fait de leur mieux pour que l’aspect matériel puisse être prêt d’ici le 26 de ce mois », a précisé Marie Noel Koyara, Ministre d’Etat au développement du monde rural.

 

Aurélien Simplice Zingas, un des organisateurs a souligné que la notion sécuritaire est une question très sensible.  « Les différentes commissions au niveau de l’Etat  ont pris des dispositions sécuritaires, tant au niveau national et qu’international», a-t-il avec certitude.

C’est la 2ème visite d’un souverain pontife. La première fois c’était en 1986 celle de Jean Paul II.

 

Abdoul Karim Meckassoua soutient que ‘’les élections sont les issues de la crise centrafricaine’’

 

http://rjdh.org/ PAR VIRGINIE BERO LE 18 NOVEMBRE 2015

 

Le candidat à la prochaine élection présidentielle Abdou Karim Meckassoua, s’est opposé à l’idée d’une troisième transition et propose comme issue de crise centrafricaine les élections. Une position prise lors d’une rencontre avec des professionnels de médias ce mercredi 18 novembre 2015.

 

« Je suis absolument et radicalement contre la 3ème transition. Quand le peuple dit allons aux élections, avec quel pouvoir, un homme politique peut-il s’opposé », s’est-il interrogé.

 

Il a ajouté que « le vrai problème c’est que la transition doit prendre fin ».

 

En réponse à la presse sur la question de réarmement des Forces Armées Centrafricaines (FACA), le candidat Abdou Karim Meckassoua a fait savoir que « se sont les FACA qui connaissent mieux le terrain. Ces forces doivent être mobilisées, afin de procéder au désarmement des milices et récupérer les armes pour leur réarmement ».

 

Toutefois, il propose à ce que les éléments des FACA soient impartiaux et qu’il n’y ait pas l’idée de tribalisme, de clanisme, ni de division au sein de l’armée nationale.

 

Abdou Karim Meckassoua sera candidat à la prochaine élection présidentielle. Il a indiqué que sa candidature n’a pas encore été déposée.

 

 

L'accord politique du 13 novembre, un non-événement, selon la Présidence

 

http://www.radiondekeluka.org/ mercredi 18 novembre 2015 11:56

 

Le porte-parole de la présidente Catherine Samba-Panza ne mâche pas les mots.« C'est un non-événement », dit-il. Il rejette ainsi l'accord politique signé le 13 novembre par les membres de la Concertation élargie des partis politiques, associations politiques et personnalités politiques indépendante qui souhaitent une nouvelle transition au lendemain du 30 décembre, date butoir de l'actuelle transition.


« Ce fameux accord du 13 novembre est un non-événement pour les autorités de la transition, il n'a aucune valeur juridique puisque jusqu'à nouvel ordre, la transition est régie par la charte constitutionnelle de transition et en dehors de celle-ci, on ne peut prétendre avoir une autre voie ou un autre support de la transition », a déclaré Clément Anicet Guiyama, conseiller à la Présidence de la République. 

« Cet accord n'est rien d'autre qu'une énième tentative de tous ceux qui depuis Naïrobi veulent changer les choses à leur goût sans tenir compte de la volonté du peuple centrafricain », renchérit le conseiller de la Présidence. 


Il explique par ailleurs que les signataires dudit accord ne sont que des « inéligibles, des désargentés qui n'ont pas les moyens d'aller aux élections ainsi que des tortionnaires et autres bourreaux du peuple centrafricain ». 


Clément Anicet Guiyama a également effleuré la question de la mise en place d'un commandement intégré des Forces Armées Centrafricaines (FACA), proposé par le président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet. 


Pour le conseiller à la présidence de la République, « les propositions formulées par le président du CNT auraient pu être faites il y a bien longtemps. Aujourd'hui, tout un processus a été suivi pour la restructuration et la refondation des FACA ». Il ajoute enfin que « cette question de commandement intégré des FACA devra être examinée par les techniciens en la matière et non par les hommes politiques ».

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 18:00

 

 

 

Martin ZIGUELE et le MLPC condamnent fermement les odieux attentats de Paris
Martin ZIGUELE et le MLPC condamnent fermement les odieux attentats de Paris

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:05

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 18 novembre - La Minusca reste engagée à renforcer la situation sécuritaire à Bangui, d’où le lancement par son Etat-Major conjoint a lancé, lundi dernier, de l’opération “liberté de mouvement” au quartier Fatima, dans le 6eme arrondissement de la capitale. L’annonce faite ce mercredi 18 novembre à Bangui, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca par son Porte-Parole Vladimir Monteiro.

 

L’objectif de l’opération “Liberté de mouvement” est de lever les barricades illégales qui ont été érigées dans le quartier de Fatima depuis les évènements du 26 septembre afin de restaurer la liberté de mouvement des populations et de sécuriser cette zone. Cette opération fait partie du mandat de la MINUSCA de contribuer à la sécurisation et à la stabilisation de Bangui pour que tous ses habitants, quelque soient leurs quartiers, puissent y circuler librement et en toute sécurité. Le Porte-Parole a ajouté que cette opération devrait se poursuivre dans toute la ville de Bangui et n’est, en aucun cas, dirigée contre la population et a rappelé  la totale impartialité de la MINUSCA dans la mise en œuvre de son mandat de protection de la population civile. 

 

Sur ce point, le Porte-parole de la Minusca a rappelé l’annonce, par le porte-parole du Secrétaire général, du prochain redéploiement temporaire et le transfert immédiat de quelques 300 membres du personnel de la Force de réaction rapide de l’ONUCI à la MINUSCA. Le Secrétaire général devrait soumettre une demande dans ce sens au Conseil de sécurité. Ces casques bleus sénégalais devraient être déployés en Centrafrique pour une période d'environ huit semaines. Ce déploiement traduit les efforts continus entrepris par les Nations Unies destinés à accroître ses capacités en Centrafrique et mettre en oeuvre son mandat. Cette présence va notamment permettre à la Mission de faire face aux défis immédiats, en particulier la sécurisation du processus électoral dans le pays. 

 

Quant au processus électoral, le Porte-Parole a fait savoir que jusqu’au mardi 17 novembre, 11 candidats avaient déposé leur candidature pour les présidentielles (pas de candidature féminine) alors qu’ils sont 67 pour les élections législatives, dont quatre femmes. L’ANE a également déjà publié la liste des bureaux de vote sur l’ensemble du pays. Ainsi, l’ANE prévoit 5.596 bureaux de vote pour une population électorale inscrite s’élevant à 1.928.190 probables électeurs.

 

Toujours dans le cadre des actions de la stabilisation de la Centrafrique, le Porte-Parole de la MINUSCA, a révélé que des avancées dans le cadre du pré- DDR à Bangui et à Birao avec le profilage de nombreux combattants. Ces combattants enregistrés bénéficient des travaux à haute intensité de main d’œuvre et reçoivent une assistance alimentaire hebdomadaire.

 

Au niveau des droits de l’homme, le Porte-parole a indiqué que la MINUSCA avait vérifié et documenté à Bangui et dans l’arrière-pays, 33 cas de violations et d’abus des droits de l’homme qui ont touché 65 personnes dont 05 femmes et 6 mineurs. Des sources concordantes, les auteurs présumés sont, en plus des individus armés non identifiés, des groupes armés appartenant aux anti-Balaka, aux ex-Seleka (UPC, FPRC) et quelques agents de l’Etat de l’OCRB, des FACA et de la gendarmerie. 

 

De son côté, le Lieutenant Konseiga Salifou, Porte-Parole de la police de la Minusca, a fait savoir que malgré la situation sécuritaire qui reste préoccupante en Centrafrique, la composante Police de la MINUSCA et la Force Militaire de la MINUSCA, ainsi que la Force SANGARIS ont travaillé en collaboration avec les forces de sécurité intérieure Centrafricaines, dans le cadre de la protection des populations civiles et du renforcement des capacité des Forces de Sécurité Intérieure centrafricaine. C’est ainsi que la semaine dernière, 39 policiers et gendarmes centrafricains, dont quatre femmes, ont terminé avec succès, une session de formation qui leur a permis d’acquérir les connaissances nécessaires, pour la transmission du savoir, organisée par l’Etat-Major conjoint des opérations de la MINUSCA.

 

De son côté, le Porte-Parole militaire de la Minusca, le Lieutenant-Colonel Adolphe Manirakiza a pour sa part mentionné que les forces internationales continuent à faire des patrouilles dans tous les arrondissements et une attention particulière est actuellement portée sur les 3eme, 5eme et 6eme arrondissements. Des réunions sont régulièrement organisées avec les représentants de la population de ces zones, pour étudier ensemble avec les forces internationales les voies et moyens adéquats de leur protéger. Cependant, la force de la MINUSCA déplore par la voix de son Porte-Parole la mort d’un chauffeur tué par une balle tirée par des bandits armés  sur le convoi le 10 novembre dernier sur la route principale numéro 1, entre Bossembele et Boali. Un autre civil a été blessé. La force a riposté  à cette attaque et a appréhendé cinq bandits avec deux armes de chasse. Le même groupe de bandits a aussi tiré sur le convoi du 14 novembre 2015 sans faire de dégâts, mais l’élément d’escorte a arrêté quatre bandits et saisi sur eux une arme de chasse et deux  machettes.

L’OPERATION DE LA MINUSCA AMELIORERA LA SECURITE ET LA LIBRE CIRCULATION

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 14:45

 

 

 


New York, Nov 17 2015  4:50PM - Le Coordonnateur humanitaire, Aurélien Agbénonci, et l';ensemble de la communauté humanitaire en République centrafricaine (RCA) ont condamné mardi les attaques commises contre les déplacés internes à Batangafo et à Bambari les 10 et 11 novembre.

 

Selon un communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l';ONU (OCHA), une brusque flambée de violence a eu lieu à Batangafo, dans la Préfecture de l';Ouham, le 10 novembre, et aurait fait au moins 10 morts et plusieurs blessés. Plus de 730 abris auraient été incendiés sur le site des déplacés internes de la ville, le plus grand du pays, comptant 30.976 personnes.

 

Les nouveaux affrontements ont forcé des milliers de personnes à fuir vers les ONG internationales, la base de la MINUSCA et certains bâtiments publics. A Bambari, dans la Préfecture de l';Ouaka, le regain de violence aurait fait trois morts, plus de 30 blessés et de nouveaux déplacements.

 

« Je condamne toutes les attaques causant des morts et des blessés parmi la population civile et rappelle à toutes les parties concernées que l';attaque aveugle contre des civils est un crime de guerre », a déclaré M. Agbénonci. « Les parties impliquées dans les affrontements doivent respecter le droit inaliénable des hommes, des femmes et des enfants à la vie. Les civils ne doivent pas être ciblés », a-t-il ajouté.

 

Cette nouvelle spirale de violence est en train de générer des besoins humanitaires supplémentaires en RCA et l';insécurité croissante rend le travail des acteurs humanitaires encore plus difficile, indique encore le communiqué. Malgré des défis croissants, les acteurs humanitaires se sont engagés à rester et à fournir une assistance vitale, notamment des soins médicaux, de l';eau, des articles non alimentaires et alimentaires et des services sanitaires.

 

« Il est urgent que les lois et les conventions internationales soient respectées et que toutes les parties au conflit prennent des mesures immédiates pour respecter l';espace humanitaire et garantir les droits des Centrafricains, qui sont parmi les personnes les plus vulnérables au monde. Il faut en finir avec toute cette souffrance qui n';est pas acceptable », a ajouté M. Agbénonci.

 

Jusqu';aux dernières violences, la RCA avait une population déplacée interne estimée à plus de 399.000 personnes, tandis que près de 460.000 ont fui vers les pays voisins.

CENTRAFRIQUE : LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE CONDAMNE DE NOUVELLES ATTAQUES SUR LES SITES DE DÉPLACÉS INTERNES

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 03:27
Le Pape «tient énormément» à sa visite en Centrafrique

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/

 

17/11/2015 18:28 (Radio Vatican) - La mission de l'ONU en République centrafricaine va être renforcée par 300 Casques bleus sénégalais pour assurer la sécurité à l'approche des élections de décembre et de la visite du Pape François fin novembre, comme l’ont indiqué lundi 16 novembre 2015 des responsables de l'ONU.

 

Le Saint-Père est attendu à Bangui les 29 et 30 novembre prochain et, pour l’heure, toutes les étapes de ce voyage apostolique sont confirmées. Le Souverain Pontife tient énormément à cette visite. Fin octobre, il avait dit «espérait pouvoir réaliser» ce voyage. Un voyage dans un pays ravagé par la violence. La semaine dernière, le ministère français de la Défense, qui déploie 900 soldats dans la force Sangaris sur place, avait mis en garde face au défi sécuritaire.

 

«Si le voyage du Pape François en Centrafrique est annulé, ce sera un échec pour la communauté chrétienne». L’auteur de cette affirmation est un Centrafricain bien informé qui occupe une fonction importante dans son pays. Il préfère garder l’anonymat car il craint pour sa vie.

 

Le tableau qu’il brosse devant une poignée de journalistes est consternant. Le pays qui attend le Saint-Père est en proie au chaos humanitaire et sécuritaire. Tout a été pillé, détruit, incendié. Les églises, les quartiers, les villages. Tous les matins, on compte les morts et les blessés, tandis que les réfugiés s’entassent dans des camps de fortune.

 

Les racines du mal plongent depuis toujours dans les richesses du sous-sol centrafricain: pétrole, uranium, diamants. Paradoxalement, ce pays à l’agonie a de quoi susciter les convoitises. Notre orateur pointe du doigt «une main invisible», des puissances ou peut-être une seule puissance étrangère qui aurait selon lui armé les milices.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé, qu’on veuille l’admettre ou non, la crise a pris une tournure confessionnelle: chrétiens contre musulmans. Ceux qui cohabitaient jadis en bonne intelligence, se détestent et s’entretuent. Et ceux qui tentent de les réconcilier finissent pas être isolés dans leur propre camp, comme l’imam Kobiné Layama, contraint de se faire héberger dans la résidence de l’archevêque catholique, Mgr Dieudonné Nzapalainga avec lequel il a créé une plateforme interreligieuse, ainsi qu’avec le président de l’alliance évangélique. Les fidèles musulmans ne l’écoutent plus; il n’a plus aucune audience.

 

En toile de fond, les Casques bleus de la Minusca, sont chargés de protéger les civils et de désarmer les milices. Ils n’ont pas rempli leur mandat, soupire le même orateur. Les gens descendent dans la rue régulièrement pour s’en plaindre. Ce qu’il souhaite par-dessus tout, c’est que le Vatican entame une médiation interreligieuse, car il est essentiel, selon lui, de réconcilier les chrétiens et les musulmans. Et pour que le pays retrouve sa souveraineté à l’issue d’élections libres et indépendantes, sans pression extérieure. Ce qui semble difficile à envisager dans le contexte actuel.

 

Romilda Ferrauto

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 23:37
"Pas de nouvelle transition en RCA" : Hervé Ladsous

 

 

 

http://www.bbc.com/  17 novembre 2015

 

Le Secrétaire Général Adjoint de l'ONU aux Opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a déclaré à la BBC qu’il n’y aura pas de nouvelle transition en Centrafrique.

 

Le Secrétaire Général Adjoint de l’ONU aux Opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a déclaré à la BBC qu’il n’y aura pas de nouvelle transition en Centrafrique.

 

« Il n’y aura pas de nouvelle transition. Les pays de la région sont sur cette ligne. Ils vont se réunir sur ce sujet le 25 Novembre. Il y a un calendrier électoral qu’il faut respecter. Il faut aussi que les élections se passent de manière convenable », a indiqué M. Ladsous.

 

A en croire le diplomate français, tous ceux qui se mettent en travers du processus en créant des menaces sécuritaires et des menaces politiques doivent être mis hors-jeu

 

Selon M. Ladsous, jamais la Centrafrique n’a eu autant d’électeurs potentiels enregistrés.
« Nous sommes à 93%. C’est un signal politique très fort »
,
ajoute-t-il.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 22:38
Conclusions du Conseil de l’UE sur la République Centrafricaine

 

 

 

BRUXELLES, Belgique, 17 novembre 2015/APO (African Press Organization)/ -- 

 

1.             L'Union Européenne (UE) reste déterminée à accompagner la Transition en République Centrafricaine (RCA) vers sa conclusion avec la tenue d'élections crédibles et transparentes. L'UE condamne les violences et les tentatives de déstabilisation récentes qui visent à compromettre le retour à l'ordre constitutionnel et à raviver la haine communautaire. Il ne doit y avoir aucune tolérance pour les parties qui refusent de se conformer à l'accord de désarmement signé le 10 mai 2015, à l'accord de cessation des hostilités et de la violence signé le 23 juillet 2014 à Brazzaville, ainsi qu'aux engagements des groupes politico-militaires participant au Forum de Bangui pour mettre fin au recrutement et à l'utilisation des enfants signés le 5 mai 2015. Dans ce contexte, il est essentiel d'améliorer la protection de la population civile et de poursuivre sans tarder les efforts en matière de lutte contre l'impunité. La mise en œuvre des recommandations formulées dans le cadre du Forum de Bangui demeure cruciale afin d'assurer la sécurité, la paix, la justice et la réconciliation nationale.

 

2.             L'UE se réjouit de l'annonce le 9 novembre d'un chronogramme électoral ainsi que les convocations du 10 novembre 2015 du corps électoral pour le referendum et les élections présidentielles et législatives par les autorités de la Transition. Le taux élevé d'enregistrement des électeurs en RCA témoigne de la volonté de la population d'aller aux élections. Il importe maintenant de mobiliser tous les efforts internes et externes pour organiser avant la fin de l'année 2015 le référendum constitutionnel et le premier tour des élections présidentielles et législatives. Il est notamment important de permettre dans toute la mesure du possible aux citoyens centrafricains réfugiés dans les pays voisins de s'enregistrer. Il est également important de poursuivre les efforts pour la publication rapide d'une liste électorale définitive, crédible et inclusive afin de renforcer la cohésion nationale de la RCA. Les efforts engagés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et les pays de la région impliqués pour permettre le vote des réfugiés centrafricains sont à cet égard à saluer.

 

3.             L'UE invite le Médiateur international, le Président de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) et les pays de la sous-région à apporter leur plein soutien au nouveau chronogramme électoral approuvé par toutes les parties prenantes centrafricaines et à endosser, dans les meilleurs délais, l'extension technique de la période de transition pour l'ajuster au nouveau chronogramme. L'UE continue d'étudier les conditions nécessaires à l'envoi d'experts électoraux lors des prochains scrutins en RCA dans la continuité des efforts déjà engagés, dans un environnement sécuritaire adéquat grâce à l'appui des forces internationales. Par ailleurs, l'UE, qui fournit la contribution la plus importante au financement du processus électoral, se félicite des promesses de contribution exprimées par différents États et encourage la communauté internationale à honorer ses engagements rapidement.

 

4.             L'UE salue l'action de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et l'appui de l'opération Sangaris qui restent indispensables pour assurer un environnement sécurisé, notamment lors des élections, afin de permettre à toute la population d'y participer. Au-delà des élections, l'action de la MINUSCA pour soutenir une stabilisation durable de la RCA et la réforme du secteur de la sécurité (RSS) est essentielle, y compris à travers la progression du processus de DDR, et doit se faire en lien avec la communauté internationale.

 

5.             Pour assurer une stabilisation durable du pays, les autorités de Transition doivent poursuivre leurs efforts en matière de lutte contre l'impunité, avec l'appui de la MINUSCA et de la communauté internationale. La justice transitionnelle, ainsi que la reconstruction de la chaîne pénale et pénitentiaire, sont essentielles pour parvenir à mettre fin aux violations des droits de l'Homme, y compris les violences sexuelles et fondées sur le genre. Dans ce contexte, l'UE appelle toutes les parties à faire tout effort afin de prévenir de tels actes de violence et réitère l'importance du respect du droit international des droits de l'Homme.

 

6.             Dans ce contexte sécuritaire et politique difficile, le Conseil salue le travail de la mission EUMAM dans son soutien à la restructuration des forces armées centrafricaines. Le récent lancement de formations non-opérationnelles est une nouvelle étape dans l'appui à la restructuration des Forces Armées Centrafricaines (FACA), dont le Conseil se félicite. Dans ce prolongement, le Conseil estime qu'il est nécessaire d'approfondir l'appui aux FACA et de répondre aux besoins centrafricains, en appui des Nations Unies qui sont mandatées par le Conseil de Sécurité pour soutenir la réforme du secteur de la sécurité en RCA. C'est dans ce contexte que le Conseil invite la Haute Représentante à entamer un travail de planification en vue de la présentation d'un concept de gestion de crise début 2016, décrivant un processus d'évolution de EUMAM vers une mission de conseil stratégique et de formations opérationnelles, lancée après l'installation des autorités démocratiquement élues et en temps utile avant la fin du mandat d'EUMAM. Ce en coordination avec les Nations Unies et en cohérence avec le processus en cours de réforme du secteur de la sécurité en République Centrafricaine. Cependant, le Conseil souligne l'importance d'un travail intensif de la mission EUMAM RCA avec la MINUSCA et les autorités centrafricaines face aux actes de violence de fin Septembre.

 

7.             Dans le cadre de son approche globale, l'UE, qui jusqu'à présent a apporté un appui de l'ordre de 238 millions Euros pour soutenir les actions principales du gouvernement de Transition, réitère son engagement en faveur du renforcement de la résilience de la population centrafricaine grâce aux actions financées par le Fonds fiduciaire Bêkou. Elle appelle d'autres partenaires à rejoindre ces efforts, notamment en appui au budget national, afin d'accroître la capacité du secteur public à fournir les services essentiels à sa population, entre autres la santé et l'éducation, et d'assurer la pérennité de l'Etat. L'UE poursuit le dialogue avec les autorités centrafricaines en vue d'une amélioration de la gestion des finances publiques.

 

8.             L'UE continue son effort humanitaire en faveur de tous ceux qui souffrent des conséquences de la crise, tant à l'intérieur de la RCA que dans les pays voisins. Elle rend hommage aux organisations humanitaires et de développement pour le travail accompli dans des conditions de sécurité difficiles, comme les derniers évènements à Bangui l'ont montré. L'UE appelle le gouvernement centrafricain et les forces internationales présentes à poursuivre leurs efforts de sécurisation du personnel de ces organisations afin de faciliter leur redéploiement rapide. Il est en effet crucial de garantir aux organisations humanitaires et de développement présentes en RCA un accès sans entrave et en toute sécurité aux populations dans le besoin. L'UE appelle les parties au conflit à arrêter et à prévenir le recrutement et l'utilisation d'enfants dans les groupes armées et à poursuivre l'identification, la libération et la réintégration de ces enfants dans la vie civile. L'UE réitère l'importance du respect des obligations en matière de Droit International Humanitaire.

 

Distribué par APO (African Press Organization) pour Council of the European Union.

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