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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:23

Réaction de condamnation du Bureau Politique du MLPC face aux attaques personnelles dans certains journaux de la presse privée contre la présidente Catherine Samba-Panza

Attaques personnelles de certains journaux contre la présidente Catherine Samba-Panza : Le MLPC rappelle la presse privée nationale à ses obligations déontologiques
Attaques personnelles de certains journaux contre la présidente Catherine Samba-Panza : Le MLPC rappelle la presse privée nationale à ses obligations déontologiques
Attaques personnelles de certains journaux contre la présidente Catherine Samba-Panza : Le MLPC rappelle la presse privée nationale à ses obligations déontologiques
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:10

 

 

 

 

 

14/04/2014 à 15:11 Par François Soudan et Rémi Carayol


 

Mali, Centrafrique, Libye... Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, reconduit à son poste le 2 avril, est sur tous les fronts africains. Entretien avec un Breton sans états d'âme.

 

Quand ils ont appris l'imminence d'un remaniement gouvernemental, certains, de l'autre côté de la Méditerranée, se sont inquiétés de voir Jean-Yves Le Drian quitter l'Hôtel de Brienne et de perdre ainsi leur principal interlocuteur en France. Depuis le déclenchement des opérations Serval au Mali et Sangaris en Centrafrique, le ministre de la Défense joue en effet un rôle majeur sur le continent. Mais ce Breton de 66 ans, proche de François Hollande, a été maintenu à la tête des armées. Il a accordé sa première interview de ministre "reconduit" à J.A.

 

Jeune Afrique : Vous venez de renouveler votre contrat au ministère de la Défense. Est-ce dû au fait que les deux guerres que vous avez engagées avec François Hollande au Mali et en Centrafrique sont les seuls sujets qui font consensus en France ?

 

Jean-Yves Le Drian : Je ne sais pas si c'est la raison pour laquelle le président m'a renouvelé sa confiance. Ce que je sais, c'est qu'être à la tête de ce ministère est passionnant. C'est un grand honneur que d'être chargé d'assurer la sécurité extérieure de la France et d'aider à la mise en oeuvre de ses responsabilités internationales. Si François Hollande a voulu que je poursuive cette mission, c'est qu'il a dû trouver que je la menais conformément à ce qu'il souhaitait.

 

On dit que vous avez fortement poussé à la nomination de Manuel Valls à Matignon. C'est exact ?

 

J'ai beaucoup de considération pour Jean-Marc Ayrault. Il a mené son action avec beaucoup d'abnégation. Mais à un moment donné, dans un quinquennat, il faut ouvrir une nouvelle étape. Et je pense, étant donné la gravité de la situation, que le moment était venu et que Manuel Valls était le bon choix.

 

Voilà quatre mois que vous avez lancé l'opération Sangaris en Centrafrique. C'est un papillon éphémère qui dure...

 

J'ai toujours dit : "Cela ira de six à douze mois."

 

Vous partez sur une opération à la Serval, une opération coup de poing, et vous pensez que le problème va se résoudre de lui-même...

 

Oui, mais on découvre l'ampleur des haines interreligieuses, probablement sous-estimées et qui justifient d'autant plus notre intervention et son urgence.

 

N'avez-vous pas sous-estimé les risques que comportait cette intervention ?

 

Il faut savoir que l'on revient de très loin en Centrafrique. Les exactions, les règlements de comptes, les massacres, les assassinats avaient commencé depuis longtemps. En septembre 2013, c'est la France qui a interpellé la communauté internationale sur la gravité de la situation par la voix du président de la République. On se tuait dans l'anonymat. Il fallait une intervention. En lançant Sangaris, nous avons pu non pas mettre fin à toutes les violences, mais empêcher des massacres de masse. C'est une première réalité.

 

Deuxième réalité : il fallait aider à la mise en place d'un processus politique. C'était impossible avec Michel Djotodia. Les Séléka n'étaient pas dans une démarche de paix. L'intervention de la France a aussi permis cela. Aujourd'hui, il y a un gouvernement de transition qui doit engager un processus politique. Troisièmement, notre présence a permis de faire en sorte que la route qui mène au Cameroun soit à nouveau accessible et fluide. C'est important pour l'aide humanitaire.

 

Mais il y a encore beaucoup de travail. Il est vrai qu'à Bangui tout n'est pas sécurisé. Il est vrai aussi qu'un certain nombre de musulmans, par peur, partent vers l'est et vers le nord, qu'ils fuient des groupes de bandits qui mettent à feu et à sang une partie du territoire. Et il est vrai que nous avions sans doute sous-estimé l'ampleur des haines qui existent. Mais nous n'étions pas les seuls !

 

Des haines qui s'exprimaient depuis des mois...

 

Oui. Nous n'avons pas suffisamment apprécié l'ampleur de ces haines. J'entends les critiques. Mais nous sommes dans un pays qui a besoin de retrouver une sérénité qu'il n'a pas connue depuis de nombreuses années. Et on voudrait qu'en moins de quatre mois la paix revienne...

 

N'était-ce pas une erreur d'appréciation de désarmer en priorité les miliciens de la Séléka sans avoir la capacité de protéger les populations musulmanes ?

 

Je pense que l'objectif du désarmement systématique de l'ensemble des acteurs est déterminant. Mais il est vrai que nous avions sous-estimé la capacité de nuisance des anti-balaka, qui sont pour la plupart des groupes de bandits.

 

Le risque de partition de la Centrafrique est-il réel ?

 

C'est une menace, et nous ferons tout pour l'empêcher.

 

Que se passe-il dans le Nord-Est, où la Séléka règne en maître ?

 

Nos forces et celles de la Misca [Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine] commencent à progresser vers l'est. Je suis déterminé à ce que ça aille jusqu'au bout. Nous avons pour cela besoin d'une OMP [opération de maintien de la paix, sous mandat des Nations unies], qui comprendra 11 000 hommes. En même temps, il faut ouvrir le processus politique. Et ça, c'est la responsabilité de Mme Catherine Samba-Panza. Elle doit faire un geste, et cela doit se faire en bonne intelligence avec les chefs d'État voisins, qui n'ont aucun intérêt à ce qu'il y ait une partition de la Centrafrique. Je n'ai pas à m'immiscer dans la politique d'un gouvernement, quel qu'il soit, mais je dis qu'il y a des initiatives à prendre pour mener à la réconciliation et à la paix civile.

 

Pourquoi demandez-vous des sanctions contre l'ex-président François Bozizé et ses fils ?

 

Parce qu'ils animent sans aucune pudeur, de manière directe ou indirecte, une partie des réseaux anti-balaka.

 

François Bozizé serait en Ouganda. Êtes-vous intervenu auprès des autorités de ce pays ?

 

Nous disons aux uns et aux autres ce que nous pensons du comportement de l'intéressé.

 

Craignez-vous des infiltrations de Boko Haram en Centrafrique ?

 

Si on n'y fait pas attention, à terme, oui.

 

Le Tchad vient d'annoncer le retrait de ses troupes de la Misca. Quelle est votre réaction ?

 

Il n'y aura pas de solution politique ni sécuritaire en Centrafrique sans le plein engagement du Tchad. Nous savons pouvoir compter sur la totale détermination du président Déby à trouver, sous quelque forme que ce soit, les moyens de contribuer au relèvement de ce pays.

 

Le contingent tchadien faisait-il partie du problème ou de la solution ?

 

Le problème qui peut se poser, c'est qu'il y a une histoire entre le Tchad et la Centrafrique. Une histoire à la fois sociologique et économique, et un peu politique. C'est une réalité dont il faut tenir compte. Il y a eu aussi à un moment donné la préoccupation des autorités tchadiennes de protéger les populations tchadiennes ou originaires du Tchad. C'était compréhensible.


C'est vous qui avez demandé la tête de Djotodia auprès d'Idriss Déby Itno, de Denis Sassou Nguesso et d'Ali Bongo Ondimba ?

 

Non. Ce sont eux qui ont oeuvré.

 

Mais vous étiez dans les trois capitales juste avant son limogeage !

Oui, et j'ai constaté que ce que je pensais de Djotodia était aussi ce que pensaient les trois présidents que j'ai vus à ce moment-là. Nous avons partagé le même diagnostic sur le pouvoir Séléka.

 

Vous ne craignez pas l'enlisement ?

 

Non. Je ne suis pas dans cette perspective. Je suis dans la détermination.

 

Au Mali, l'un des objectifs de l'opération Serval était de frapper au coeur les groupes terroristes. Ils l'ont été, mais ils sont de retour, semble-t-il...

 

La guerre de libération du Mali a été menée à bien. Aujourd'hui, nous sommes dans une autre phase. Nous menons des opérations de contre-terrorisme. Notre objectif est d'empêcher les groupes jihadistes de se reconstituer. Nous faisons du contre-terrorisme à partir de Gao, mais aussi de Niamey et de N'Djamena. Et grâce aux nouveaux outils dont nous disposons, comme les drones basés à Niamey, nous avons une visibilité considérable.

Sont-ils armés ?

 

Nous n'avons pas de drones armés. Si l'on doit frapper, on engage des avions de chasse ou des hélicoptères de combat. En quatre mois, nous avons ainsi neutralisé une quarantaine de jihadistes dans le nord du Mali, y compris Omar Ould Hamaha, qui était le beau-père de Mokhtar Belmokhtar.

 

Savez-vous où se cache Belmokhtar ?

 

Nous suivons un certain nombre de terroristes. Je ne vous en dirai pas plus.

 

Considérez-vous Iyad Ag Ghaly comme un terroriste ?

 

C'est à lui de dire comment il se considère lui-même. Ses derniers actes de bravoure, en janvier 2013, portent une signature précise.

 

Le fait que, selon certaines informations, il se trouverait dans le Sud algérien pose-t-il un problème ?

 

Je n'ai pas de réponse à cette question.

 

Que pensent les Algériens du poste avancé que vous avez installé à Tessalit ?

 

C'est à l'Algérie qu'il faut le demander. Depuis le début de l'opération Serval, notre coopération s'est révélée utile, particulièrement pour ravitailler nos troupes.

 

Où en est le processus de réconciliation nationale au Mali ?

 

Je trouve qu'il n'avance pas assez vite, je le dis très clairement. Je pense que l'heure est venue. Le processus de réconciliation est impérieusement nécessaire pour garantir l'intégrité du Mali, la paix et le développement. Je l'ai déjà dit à Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en janvier dernier.

 

Sur ce sujet, il y a une radicalisation de l'opinion à Bamako.

 

Oui. Cet élément est à prendre en compte.

 

Le sud-ouest de la Libye vous préoccupe-t-il ?

 

De plus en plus, oui. C'est un nid de vipères. C'est le lieu où les jihadistes reviennent s'approvisionner en armes, recruter, se ressourcer... Il y a danger ! Et les conditions ne sont pas réunies aujourd'hui pour trouver des solutions. La seule réponse possible, pour l'instant, est une collaboration forte avec les États voisins pour assurer la sécurité des frontières, car il n'y a pas d'État en Libye.

 

Une opération militaire franco-américaine est-elle envisageable ?

 

La Libye est un pays souverain. Ce qu'il faut faire, c'est aider les Libyens à sécuriser leurs propres frontières. Mais pour cela, il faut avoir des forces de l'ordre, une douane, une gendarmerie... Nous sommes prêts à former des policiers, mais il n'y a pas de volontaires.

 

Aujourd'hui, la France compte près de 8 000 soldats sur le continent africain : c'est le déploiement militaire le plus important depuis la guerre d'Algérie. Paradoxal, pour un gouvernement de gauche ?

 

Pensez-vous réellement qu'un gouvernement socialiste ne devrait pas défendre la sécurité de la France et agir au nom des Nations unies ? Il se trouve qu'il y a des risques sécuritaires graves. La France fait son devoir, en application du droit international.

 

Cette situation ne fait-elle pas de vous le "ministre de l'Afrique" ?

 

Je suis le ministre de la Défense et je me passionne pour l'Afrique et ses enjeux de sécurité. Il se trouve qu'il y a eu, en 2013, deux crises sur le continent. La France était au rendez-vous.

 

Y a-t-il une Françafrique militaire ?

 

Absolument pas. Appliquer les résolutions des Nations unies et faire respecter le droit international, cela n'a rien à voir avec la Françafrique.

 

Vous êtes proches de chefs d'État que le Parti socialiste, il y a peu encore, jugeait peu fréquentables. Vous n'avez pas d'états d'âme ?

 

Au nom de quoi aurais-je des états d'âme quand je fais respecter le droit international ? Qu'on me le dise !

Lu pour vous : France - Afrique | Jean-Yves Le Drian : "IBK doit négocier, Samba-Panza aussi"
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 14:06

 

 

 

 

 

 

BANGUI, 14 avril 2014 (AFP) - Deux personnes ont été tuées et d'autres blessées au centre de Bangui lors de l'attaque par des individus armés de la résidence de l'ex-chef d'état-major de l'armée centrafricaine, une attaque qui a été repoussée par la Misca, a appris l'AFP lundi auprès d'un officier de la force africaine.

 

"Des tirs ont été entendus autour de la résidence de l'ex chef d'état-major (dimanche) vers 21 heures. D'après nos éléments (...) il s'agissait d'éléments armés qui seraient des anti-balaka dont le nombre avoisinerait une dizaine", a affirmé la source.

 

Il a ajouté que la garde, appuyée par la force africaine, avait aussitôt riposté.

 

"Les échanges de tirs ont duré quelques minutes. Deux assaillants ont été tués. D'autres blessés ont pu s'échapper. Mais on ignore leur nombre exact. Les deux corps portent des gris-gris, des amulettes, des couteaux. L'un d'eux avait une kalachnikov", a ajouté l'officier.

 

L'ex chef d'état-major, le général d'aviation à la retraite Ferdinand Bombayéké, haute figure militaire centrafricaine, avait été rappelé pour deux ans dans l'armée par le président Michel Djotodia, l'ancien chef de la coalition rebelle Séléka, au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

 

L'attaque de sa résidence intervient après plusieurs autres attaques visant des personnalités proches des ex-Séléka.

 

Les milices anti-balaka, à majorité chrétienne, dont les exactions répétées à l'égard de proches du pouvoir de l'ex-Séléka, sont désormais au coeur de la crise centrafricaine.

 

Outre les attaques visant ces personnalités, la plupart de leurs résidences ont été saccagées, pillées, incendiées, ou détruites totalement.

Centrafrique: deux morts dans l'attaque de la résidence d'un ancien chef d'état major
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 14:03

 

 

 

 

 

RFI 14/04/14

 

En début de semaine dernière, la situation s'était tendue après l'arrivée des soldats des forces africaine (Misca) et française (Sangaris) dans la ville, où se trouvent plusieurs centaines d’éléments de l’ex-Seleka.

 

Des manifestations d'hostilité ont été organisées, puis des affrontements, jeudi 10 avril, ont fait au moins deux blessés au sein de la Misca. Dimanche 13 avril, l’heure était aux pourparlers.

 

Des hauts responsables rebelles, de Sangaris et du gouvernement sont venus de Bangui pour faire baisser les tensions. Le contexte est d'autant plus compliqué que les forces ex-Seleka sont elles-mêmes divisées entre les partisans du compromis, menés par le commandant de la zone, le colonel Ousta, et d'autres dirigés par le général Yaya, qui refusent la présence internationale.

 

Ce dernier reproche aux troupes internationales de s'en être prises aux musulmans de Bangui, laissant le champ libre aux anti-balaka, et critique le colonel Ousta, pour sa proximité avec Sangaris et la Misca.

 

Dimanche, une réunion entre les deux adversaires a permis d'apaiser un peu plus les esprits. Réunis au domicile d'un sage, chacun a exposé ses griefs, et au sortir de la réunion, le général Yaya s'est voulu conciliant : « Nous sommes au contraire ensemble. Il n’y a pas de problème avec le colonel Ousta. »

 

L'officier reprochait également aux troupes internationales d'avoir fait paniquer la population à leur arrivée. La réponse du général Tumenta, commandant militaire de la Misca, est sans ambiguïté.

 

« Nous n’avons pas à négocier avec les gens, nous avons à désarmer. Lorsque nous arrivons dans une ville avec une force musclée, c’est normal que la population puisse s’inquiéter, mais après, le calme est revenu et tout se passe bien.»

 

Du côté du colonel Ousta, on reproche notamment au général Yaya d'avoir piloté les manifestations. Par la voix de son porte-parole Amat Amadine, le colonel Ousta lui demande de rentrer dans le rang : « Nous ne voulons pas remettre en cause le processus du DDR (désarmement démobilisation réinsertion, ndlr), que nous avons engagé avec le gouvernement. Nous sommes en train de lui dire de cesser avec cette façon de faire. Nous, nous allons lui accorder le pardon, mais qu’il ne recommence plus. »

 

Les deux hommes sont néanmoins d'accord sur un point : oui au désarmement, mais pas sans condition. Tous deux réclament un processus clair et sécurisé, afin que les hommes soient pris en charge, mais aussi protégés contre les anti-balaka.

 

Ce lundi, une grande réunion est prévue dans la salle des délibérations de la mairie entre notamment des représentants du comité de sensibilisation, du conseil des sages, des forces Sangaris et Misca, de l'ex-Seleka, et de la population.

 

Une réunion destinée à apaiser définitivement les esprits et à préparer le désarmement de l'ancienne rébellion. Selon plusieurs sources, des éléments rebelles pourraient ensuite servir de guides en ville aux troupes internationales, pour les familiariser avec le terrain.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140414-rca-intenses-negociations...

Centrafrique: intenses négociations à Bria
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 14:00

 

 

 

 

(France 24) 14/04/14

 

Alors que la Centrafrique attend l'arrivée de 12 000 casques bleus en septembre, les soldats de la Misca tentent de sécuriser le pays et d'empêcher les anti-balaka de terroriser la population musulmane. Reportage.

 

Au lendemain de l'annonce du déploiement dans cinq mois de 12 000 casques bleus, la situation reste extrêmement tendue en Centrafrique, où les violences entre milices anti-balaka et les ex-Séléka n’ont pas cessé malgré la présence de la Misca.

 

Sur l’une des principales routes qui relie Bangui à Bossangoa, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, une brigade de la force africaine s’apprête à démanteler un barrage d'anti-balaka, une milice chrétienne. Les soldats ont repéré que les miliciens détenaient des armes.

 

Les anti-balaka "prennent la population en otage"

 

Les moyens d'attaque sont rudimentaires, mais ils suffisent à intimider les voyageurs. Les armes sont aussitôt confisquées par les soldats tandis que le capitaine de la brigade met la main sur un carnet de comptes, preuve irréfutable du racket auquel se livre l’un responsable du check point. L’homme, pris en faute, est arrêté sur le champ.

 

Au même moment l'évêque de Bossangoa, Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia, qui rentre dans son diocèse, stoppe son convoi pour tenter une médiation et rassurer les villageois. "Je sais qu'ils ont peur, explique le prélat. Ils ont mené une bataille pour la bonne cause. Mais maintenant ils font pire que la Séléka et ils prennent la population en otage".

 

Des miliciens chrétiens de Centrafrique bloquent les routes vers le Cameroun pour empêcher les fuyards musulmans de trouver refuge à l'étranger, les obligeant ainsi à prendre des chemins détournés dans la brousse. Ces réfugiés mettent parfois deux ou trois mois pour atteindre la frontière camerounaise, épuisés et affamés.

 

En moyenne, 10 000 réfugiés, surtout des femmes, des enfants et des vieillards, franchissent chaque semaine la frontière camerounaise en provenance de Centrafrique. Depuis le début de l'année, ils ont été au total près de 70 000, selon les chiffres du HCR.

 

http://www.france24.com/fr/20140412-video-reportage-centrafr...

Reportage : "les anti-balaka font pire que la Séléka"
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 22:18

 

 

 

 

par RFI 13-04-2014 à 08:47

 

En Centrafrique, les forces tchadiennes ont quitté les villes du Nord et Nord-Est dans lesquelles elles étaient postées et regagnent actuellement le Tchad. C'est ce qu'a confirmé, samedi 12 avril, le chargé de communication de la Misca, Francis Ché.

 

Un départ qui s'est effectué entre lundi et vendredi, sans problèmes majeurs, d'après des sources locales. Selon plusieurs témoins, malgré quelques tensions, la situation reste pour le moment calme dans l'ensemble de ces villes.

 

« Le contingent tchadien s'est désengagé de Bossangoa, Bouca, Batangafo, Kaga-Bandoro et Ndélé. Il est en train de regagner son pays », a confirmé Francis Ché, chargé de communication de la Misca.

 

Pour Bouca, le départ a eu lieu dès lundi. Selon des témoins, des anti-balaka sont alors venus patrouiller en ville, sans incidents majeurs. Ils auraient regagné la brousse vendredi à l'arrivée, par hélicoptère, d'une vingtaine de Congolais et Gabonais de la Misca.

 

Nouveaux éléments à Bossangoa et Batangafo, mais pas à Kaga-Bandoro

 

De nouveaux éléments de la Misca ont aussi rejoint Bossangoa et Batangafo ces deux derniers jours, quelques heures seulement après le départ des Tchadiens.

 

A Bossangoa, ils devront cohabiter avec des membres des anti-balaka, toujours présents en ville, tandis qu'à Batangafo, c'est avec l'ex-Seleka, l'ancienne rébellion, basée non loin de sa caserne, que la Misca devra composer.

 

Pas de relève, pour l'instant, à Kaga-Bandoro. Depuis le départ des soldats tchadiens jeudi, seule l'ex-Seleka est présente en ville, racontent des témoins.

 

« Les anti-balaka sont à 5 km du centre. L'ex-Seleka, elle, a repris la caserne de la Misca près de l'église. Il n'y a ni policier, ni gendarme, ni maire », explique un habitant. « Les ex-Seleka provoquent les jeunes et se livrent au racket, mais malgré les tensions, il n'y pas eu d'incidents majeurs », affirme un autre.

 

Pas de précisions en revanche sur Ndélé, si ce n'est la confirmation par la Misca du départ des Tchadiens.

 

Calme relatif à Bria

 

La tension s'apaise petit à petit à Bria. La situation était très volatile notamment depuis une fusillade, jeudi, entre des ex-Seleka d'un côté, et les troupes des forces Misca et Sangaris de l'autre. Deux soldats de la force africaine avaient été blessés.

 

Vendredi s'est tenu sur place une réunion avec le général Issa Issaka, haut responsable de l'ancienne rébellion, le général Soriano, patron de la force française Sangaris, et le ministre de l'Administration du territoire Aristide Sokambi. Cette visite a permis de faire baisser la pression. Samedi, une nouvelle négociation a été menée avec succès avec les rebelles installés en ville.

 

« On avance dans le bon sens », explique un notable. Dans la matinée, le comité de sensibilisation et le conseil des sages ont négocié avec des responsables de l'ex-Seleka, notamment avec le colonel Ousta. Le groupe armé a fait des concessions, en faisant d'abord retirer les barricades érigées en ville et tenues par des civils souvent très jeunes.

 

L'ancienne rébellion serait également prête à rentrer dans le rang. « Le mouvement a accepté le principe d'un cantonnement et d'un désarmement », explique Gilbert Dalkia, du conseil des sages, ajoutant que le cantonnement est en cours près de la préfecture. Dans le détail, les parties se sont aussi mises d'accord sur une surveillance des armes afin d'éviter les vols. Enfin les hauts gradés pourront se déplacer avec un aide de camp armé. Mais avant d'en arriver là, l'ex-Seleka exige des garanties. « Les anti-balaka ne sont pas loin. Nous sommes sous leur menace. Donc on ne va pas désarmer pour rien », déclare un officier rebelle.

 

Pourtant selon un habitant, seule cette étape permettra le retour de ceux qui ont fui en brousse.

Retrait des Tchadiens de Centrafrique: la Misca se réorganise
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 22:11

 

 

 

 

 

 

http://www.africatopsports.com/    PAR  RODOLPH TOMEGAH – 01 MARS 2014 À 10:00 

 

Quentin Ngakoutou obtient le fruit de ses efforts. Auteur de huit buts cette saison avec l’équipe réserve de Monaco, il a été récompensé ce vendredi par un premier contrat professionnel.

 

L’attaquant centrafricain de 19 ans a paraphé un bail de trois ans en présence du vice-Président du club monégasque, Vadim Vasilyev.

 

Ngakoutou n’a évidemment pas caché sa joie. « Je suis très fier de signer mon premier contrat pro avec mon club formateur. Je dois encore beaucoup travailler pour progresser », a-t-il laissé entendre sur le site officiel de l’ASM.

 

Quentin Ngakoutou, qui rêve de marcher dans les pas de Thierry Henry, a remporté la Coupe Gambardella 2011 et le championnat de France U19 2013 avec Monaco.

Monaco: Premier contrat pro pour le Centrafricain Ngakoutou
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 22:10

 

 

 

 

 

 

http://www.africatopsports.com/   PAR  STEVEN LAVON – 13 AVRIL 2014 À 11:53

 

Déchirée par une guerre ethnico-religieuse depuis des mois, la Centrafrique est au cœur des préoccupations des sportifsLe capitaine de sa sélection nationale, Enza-Yamissi a sonné l’alerte à plusieurs reprises. Mais que nenni. Toujours dans l’optique de faire ramener la paix, un match de solidarité est prévu pour le 20 mai prochain.

 

Cette rencontre opposera les Fauves de l’Oubangui à la sélection de Bretagne à Vannes. L’équipe de Bretagne souvent entrainée par Claude Leroy sera emmenée par de nombreux joueurs de Ligue 1 dont Romain Danzé, Gaël Danic, Etienne Didot, etc.

Le match a été dénommé « Centrafrique demain ».

Foot: la Centrafrique en amical contre la Bretagne pour la « paix »
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 21:59

 

 

 

 

 

Dimanche, 13 Avril 2014 10:58 AEM - AFP

 

Par Jean-Pierre CAMPAGNE

 

BANGUI, République centrafricaine - "Maintenant, c'est l'état de guerre, le temps de la destruction. Mais nous, on vit de la construction. Alors, le business, ça va un peu, un peu..."

 

Sinclair, tout en muscles, remplit avec trois autres jeunes "pêcheurs de sable" à coups de vives pelletées l'arrière d'un camion benne au bord du fleuve Oubangui dans la capitale centrafricaine.

 

Ils ont 20, 25, parfois 30 ans. Maximum. Plonger en apnée au fond de l'Oubangui pour remplir un seau de sable fin ou de graviers, à cinq mètres en saison sèche, jusqu'à 12 mètres en saison des pluies, dix, vingt, trente, quarante fois par jour n'assure pas une longévité de vie exceptionnelle.

 

Mais ils sont les enfants de la Centrafrique, pays classé dans les derniers à l'Indice de développement humain des Nations unies, c'est-à-dire l'un des plus miséreux. Une pauvreté aggravée par l'état de guerre qui a saisi le pays depuis la prise de pouvoir en mars 2013 de la rébellion Séléka et perdure malgré son départ en janvier dernier.

 

Alors, ces jeunes langbachi, une ethnie riveraine du fleuve comme les yakoma, qui eux, pêchent des poissons, n'ont pas le choix pour survivre. Ils pêchent le sable, le gravier, à bord de pirogues en bois.

 

"Mon père faisait déjà ça, et même son père". Mais Sinclair ne possède pas de pirogue. Il se loue à la journée, comme les autres jeunes, il peut gagner jusqu'à 2.500 FCA, soit 3 euros, les jours fastes, quand il charge, avec un compagnon, 6 à 7 pirogues.

 

Sinclair travaille pour Faustin Madungou, la trentaine, qui possède deux pirogues. La grande "fait" 60 seaux, la petite 25.

 

Les pirogues sont construites dans la forêt, par des villageois. Celle en bois rouge tient 10, 15 ans, celle en bois blanc 3, 4 ans.

 

Barthélémy Mikiliya, plus âgé, possède aussi une pirogue.

 

"Mon père m'a enseigné, m'a cédé sa place". Tout en parlant, il surveille le débarquement de sa pirogue par les jeunes qui, paniers de 30 kg sur la tête, gravissent silencieusement sous l'effort la berge pour jeter le sable sur le tas de l'acheteur. Lequel le revend aux rares clients en cette période difficile pour toute la société centrafricaine.

 

"L'activité a un peu repris en février", quand les violences dans Bangui ont commencé à s'apaiser, explique Barthélémy.

 

- "On plonge sans casque sur les oreilles, des tympans sautent" -

 

Un mètre cube de bon gravier (plus cher que le sable) se vend 14.000 CFA, soit 20 euros.

 

Sinclair a la joue gauche déformée par un ganglion enflammé, pas soigné efficacement, faute d'argent. Chaque fois qu'il plonge, l'eau avive la plaie.

 

Les maladies sont nombreuses, explique Barthélémy: hernies, paludisme, oreilles et yeux fragilisés. "On plonge sans casque sur les oreilles, des tympans sautent".

 

"Il y a aussi des problèmes de noyade, les plongeurs ne savent pas tous nager", dit Barthélémy.

 

Certaines pirogues vont loin, jusqu'à la rive de la République démocratique du Congo, en face.

 

Celles qui rentrent sont lourdement chargées, leur bord affleure l'eau. Un faux mouvement, une vague, elles peuvent chavirer. "Si une pirogue rentre trop légère, le patron renvoie les pêcheurs chercher d'autres seaux avant qu'ils n'accostent", explique Barthélémy.

 

Combien de temps dure une plongée en apnée? Sinclair dit "deux secondes", Barthélémy et Faustin le reprennent, "non, au moins 10 secondes!".

 

Le plus dur moment: lorsque, une fois le seau rempli de sable au fond du fleuve, le plongeur doit se propulser vers le haut. "Notre travail nécessite beaucoup d'énergie, et, en ce moment, les gens ne construisent pas, alors y a pas d'argent pour bien manger, pas d'énergie", explique Sinclair.

 

Que faire d'autre? Sinclair ne sait pas.

Centrafrique : les "pêcheurs de sable" de l'Oubangui à bout de souffle
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Centrafrique-Presse.com
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 21:58

 

 

 

 

 

http://www.atlasinfo.fr/   Dimanche 13 Avril 2014 - 16:41

 

Le contingent espagnol qui prendra part à l'opération militaire de transition de l'UE "EUFOR RCA", en République centrafricaine, sera déployé dans ce pays africain à partir de la première quinzaine de mai, ont annoncé, dimanche, des sources du ministère espagnol de la Défense.

 

Composé de 50 militaires et 25 membres de la Garde civile, le contingent espagnol sera renforcé, plus tard, par dix autres militaires, ont ajouté les mêmes sources, précisant que la mission principale des troupes espagnoles sera axée sur la préservation de la sécurité. 


Le contingent espagnol dépêché en République centrafricaine sera installée principalement à Bangui. 


L'UE a ouvert la voie, en mars dernier, au lancement de sa mission militaire en Centrafrique. Cette mission européenne doit appuyer les forces françaises et africaines déjà présentes sur le terrain. 


L'opération "EUFOR RCA" a pour objectif de créer un environnement sécurisé en Centrafrique afin que puisse démarrer un processus politique qui permettra de rétablir l'ordre dans le pays. L'UE et les Nations Unies soutiennent ce processus de concert avec leurs partenaires internationaux.

Mission de l'UE en RCA : les troupes espagnoles seront déployées en mai
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