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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 11:15

 

 

 

 

Les membres du G8 se félicitent des progrès réalisés par l’Autorité Nationale des Elections dans l’organisation des prochains scrutins en République centrafricaine (RCA), prévus les 13 et 27 décembre pour le référendum constitutionnel et le premier tour des élections présidentielles et législatives, suivies le 31 janvier 2016 par le deuxième tour.

 

Le G8 félicite les deux millions de Centrafricains qui se sont inscrits sur les listes électorales et clairement exprimé leur volonté de décider de leur propre destin et de choisir leurs propres dirigeants. Le G8 note que dans tout le pays, les Centrafricains disent " votons ", et souligne que personne, nulle part en RCA, n’a le droit de les empêcher de façonner leur propre avenir.

 

Le G8 se réjouissent de l’adhésion des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC au calendrier des dites élections, l’appui financier qu’ils ont apporté à la conduite du processus électoral ainsi que leur ferme mise en garde contre tous ceux qui ambitionnent d’en perturber le bon déroulement.

 

Les membres du G8 saluent les amendements du Code électoral effectués par le CNT afin de faciliter la tenue sans délais d’élections libres, transparentes et crédibles. Ils notent avec satisfaction l’engagement des Autorités de la Transition de mener à terme le processus électoral, dans le respect du calendrier en vigueur. Le G8 tient à renouveler son appui aux efforts entrepris par les autorités centrafricaines pour réussir cette noble entreprise.

 

Le G8 prend note de la décision de la Court Constitutionnelle relative aux candidatures à l’élection présidentielle et invite la classe politique centrafricaine à la respecter. Le G8 lance un appel à tous les acteurs  politiques centrafricains ainsi qu’aux groupes armés d’éviter toute action qui serait de nature à entraver le processus électoral qui représente le seul gage vers une sortie de la crise politico-sécuritaire qui affecte la RCA depuis de longues années. Le G8 se félicite à cet égard de la signature, le 9 décembre 2015, du Code de bonne conduite des Partis politiques et des Candidats et les encourage à en respecter l’esprit et la lettre.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 00:25

 

 

 

Bangui 10 déc (CAP) - En cet après-midi ensoleillé du jeudi 10 décembre 2015, des boxeurs musulmans et chrétiens de catégories allant de gamins de 7 à 8 ans jusqu’aux jeunes adultes de plus de 25 ans d’une soixantaine de kg qui pourraient devenir les champions nationaux de demain, se sont affrontés sur un ring de fortune dressé en plein air dans le quartier musulman PK5 de Bangui, dans le cadre d’une initiative pour la paix à travers le sport de la Fédération centrafricaine de boxe et de la Communauté musulmane de Centrafrique (COMUC).

 

C’était en présence de quelques invités et du représentant de Lydie Florence Ndouba, la ministre de la réconciliation nationale et de la culture civique ainsi que de Laurent Foucher, un homme d’affaire ami du Centrafrique et citoyen français vivant à Genève, un passionné de ce noble sport. Laurent Foucher qui est très respecté des responsables de la fédération de boxe est par ailleurs président d’honneur de la dite fédération centrafricaine et surtout son généreux donateur en divers équipements dont celle-ci est très démunie.

 

Sur l’avenue Barthélémy Boganda à quelques mètres du ring, attirés qu’ils sont par les cris et applaudissements, passent de temps à autre les véhicules blindés  des Casques bleus de la Minusca dont les conducteurs ralentissent et jettent un coup d’œil l'air amusé vers les boxeurs et le spectacle qu’ils offrent dans cette enclave musulmane qui fait peur aux chrétiens et que certains ont bravée ce jour.

 

En une heure et demi, des combats d’exhibition ont défilé en deux ou trois rounds selon les catégories, à la grande satisfaction d’environ deux ou trois centaines de jeunes spectateurs essentiellement attroupés le temps de ce gala qui s’est terminé par une photo de famille autour du président de la fédération de boxe, Roger Junior Loutomo qui a dû arbitrer lui-même la plupart des combats et du bienfaiteur Laurent Foucher qui a fait remettre aux vainqueurs des combats de petites enveloppes et quelques cadeaux.

 

Pour Roger Junior Loutomo, « la boxe est symbole de paix! Quand deux boxeurs combattent, ils s'embrassent après quel que soit le vainqueur, c'est le message qu'on veut faire passer". A la fin des combats, le président de la fédération de boxe fait se lever l’assistance et entonne l’hymne national « la renaissance » que tout le monde chante avant de se séparer. 

Bangui : Un gala de boxe pour la paix en pleine enclave musulmane du Km 5
Bangui : Un gala de boxe pour la paix en pleine enclave musulmane du Km 5
Bangui : Un gala de boxe pour la paix en pleine enclave musulmane du Km 5
Bangui : Un gala de boxe pour la paix en pleine enclave musulmane du Km 5
Bangui : Un gala de boxe pour la paix en pleine enclave musulmane du Km 5
Bangui : Un gala de boxe pour la paix en pleine enclave musulmane du Km 5
Bangui : Un gala de boxe pour la paix en pleine enclave musulmane du Km 5
Bangui : Un gala de boxe pour la paix en pleine enclave musulmane du Km 5
Bangui : Un gala de boxe pour la paix en pleine enclave musulmane du Km 5

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 23:22

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

CP/SPK#063/2015

 

 

Bangui, le 11 décembre 2015 - Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, a appelé aujourd’hui tous les électeurs centrafricains à se rendre massivement aux urnes, dimanche, à l’occasion du référendum sur la Constitution. A cet effet, le Représentant spécial a promis la poursuite de l’appui total de la mission aux autorités du pays.

 

Le Représentant spécial invite les Centrafricains à voter dans la paix et souligne que le référendum de dimanche ainsi que les élections combinées présidentielles et législatives prévues le 27 décembre sont des étapes cruciales vers un retour à une vie constitutionnelle normale en Centrafrique alors la transition prend fin le 31 mars 2016.

 

Tout en reconnaissant les difficultés liées à l’organisation d’élections en Centrafrique, pays plongé depuis plusieurs années dans une crise politico-sécuritaire, le Représentant spécial a encouragé les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts en vue de la bonne organisation des élections. Le Représentant spécial s’est réjoui du chiffre record d’électeurs inscrits ainsi que de la signature du Code de bonne conduite des partis politiques et acteurs, signes évidents de l’adhésion du peuple centrafricain au processus électoral.

 

Le Représentant spécial a réitéré la disponibilité de la MINUSCA à poursuivre son appui aux autorités centrafricaines pour leur permettre d’assumer leurs responsabilités et rappelle les moyens humains, techniques et logistiques de la Mission mis à la disposition des institutions gouvernementales compétentes. Au cours des dernières 48 heures, la MINUSCA a effectué plus de 60 vols et acheminé environ 100 tonnes de matériel électoral vers les chef-lieux des 15 préfectures du pays.

 

"Nous sommes aux côtés de nos frères et sœurs de la Centrafrique. La Mission continuera à tout faire pour s’assurer que ce processus soit le grand succès dont le peuple de Centrafrique cherche et mérite amplement. Alors qu’il ouvre un nouveau chapitre de son histoire, le moment est venu pour le peuple de Centrafrique de prendre son avenir entre les mains”, a conclu le Représentant spécial.

LE REPRESENTANT SPECIAL LOUE LE PEUPLE ET LE GOUVERNEMENT DE CENTRAFRIQUE EN VUE DU REFERENDUM

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 23:12

 

 

 

 

 

Communiqué de l'Autorité d'Ambassade des élections du Maroc
Communiqué de l'Autorité d'Ambassade des élections du Maroc

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 22:29

 

 

 

            La République Centrafricaine est à un tournant décisif de son Histoire. Après 02 années de crises militaro-politiques qui ont ébranlé l'unité nationale, sapé les fondements de la République, entraîné des milliers de morts, des centaines de milliers de réfugiés et de déplacés internes, le peuple de ce pays meurtri est appelé à prendre lui-même son propre destin en main.

 

            Trois échéances électorales se profilent à l'horizon:

 

- 13 décembre 2015: référendum constitutionnel;

-27 décembre 2015: 1er tour des élections groupées présidentielle et législatives;

- 31 janvier 2016 :  2ème tour des élections groupées présidentielle et législative.

 

            La CRPS salue la maturité politique du peuple centrafricain exprimée par une inscription massive sans précédent malgré la crise sécuritaire et humanitaire sur les listes électorales en vue d'accomplir son devoir civique dans le libre choix de ses dirigeants.

 

            La CRPS est consciente du fait que les élections ne pourront pas apporter à elles seules des solutions immédiates, mais celles-ci constituent indéniablement un passage obligé pour sortir le pays de l'impasse politico-institutionnelle afin qu'il reprenne sa place dans le concert des Nations dans une normalité constitutionnelle.

 

            Ces futurs scrutins peuvent constituer des risques si les forces politiques et sociales du pays ne prennent pas clairement conscience de l'impérieuse nécessité de placer leurs actions dans une perspective historique globale de paix, de cohésion sociale et de réconciliation nationale.

 

            La CRPS appelle à une forte mobilisation des électeurs en vue de voter OUI au référendum constitutionnel.

 

            Les divergences relatives au Sénat sur l'institution de laquelle la CRPS avait exprimé ses réserves tant sur les formalités que sur l'opportunité ne sauraient constituer des raisons majeures pour un appel au boycott.

 

                        Le retour à une vie constitutionnelle normale ouvre au contraire un espace de liberté pour des réformes institutionnelles et pouvant porter sur le maintien ou la suppression du Sénat.

 

            La nouvelle Constitution étant la seule Norme Supérieure qui aura vocation à structurer toutes les Institutions de l'Etat y compris l'Assemblée Nationale, les partisans du boycott ou de la victoire du NON  qui présentent néanmoins des candidats aux législatives sont dans une posture politique totalement incohérente!!!

 

TOUS AUX  URNES CHERS COMPATRIOTES ET REPUBLICAINS LE DIMANCHE 13 DECEMBRE 2015 POUR LE OUI

 

 

                                                                       Le Président

 

                                                              Me Nicolas  TIANGAYE

 

APPEL  DE LA CRPS A VOTER OUI AU REFERENDUM CONSTITUTIONNEL

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 20:51

 

 

 

http://www.un.org/ 11 décembre 2015 – Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a condamné vendredi les récentes violences intercommunautaires en République centrafricaine (RCA) et a averti que cela pourrait avoir des conséquences dramatiques au regard de l'atmosphère pré-électorale extrêmement instable qui règne dans le pays.

 

« Je condamne fermement les incitations à la violence et les provocations avivant les tensions intercommunautaires qui sont le fait de certains groupes armés et responsables politiques. Elles pourraient très facilement conduire à une nouvelle vague d'attaques ciblées dans le pays », a déclaré M. Zeid dans un communiqué de presse.

 

Le Haut-Commissaire s'est dit profondément préoccupé par le fait que toutes les parties en présence, y compris les plus hautes autorités étatiques, appellent à la création de groupes d'autodéfense. « La tendance croissante parmi les chrétiens et les musulmans à s'organiser en groupes d'autodéfense et à exclure toute personne considérée comme n'appartenant pas à leur communauté est très inquiétante », a-t-il poursuivi, en notant que les quartiers mixtes pourraient être bientôt amenés à disparaître.

 

M. Zeid a déploré les incidents violents qui ont eu lieu plus tôt cette semaine à Bangui, suite à la publication de la liste des candidats éligibles à l'élection présidentielle. Il a appelé les autorités étatiques à prendre des mesures urgentes pour stopper les incitations à la violence et à la haine et pour garantir que justice soit faite en cas de violations des droits de l'homme.

 

Il a aussi exhorté les dirigeants politiques à lancer un appel à leurs partisans afin qu'ils participent de manière pacifique au référendum constitutionnel ce week-end et aux élections présidentielle et législatives dans deux semaines.

 

Une nouvelle vague de violences intercommunautaires a fait au moins 130 morts et blessé 430 personnes depuis la fin septembre. Onze cas de violences sexuelles ont aussi été documentés. Les attaques contre le personnel de la mission onusienne de maintien de la paix (MINUSCA) et contre les troupes internationales sont aussi en hausse dans plusieurs parties du pays.

 

« La récente visite du Pape et sa déclaration forte en faveur de la réconciliation intercommunautaire, le pardon et la paix a créé une dynamique qui pourrait renverser la spirale négative des derniers mois », a déclaré le Haut-Commissaire. Il a également salué les efforts continus pour promouvoir le dialogue inter-religieux du pasteur Nicolas Guerekoyamene-Gbangou, Président de l'Alliance évangélique, de l'Imam Oumar Kobine Layama, Président du Conseil islamique, et de Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui.

 

« Pour ramener le pays vers la paix et la stabilité, l'une des priorités principales de la RCA, si ce n'est la plus importante, est de mettre un terme à l'impunité qui prévaut depuis si longtemps », a dit M. Zeid. « L'établissement de la Cour pénale spéciale sera une étape cruciale pour garantir que justice soit faite ». Il a demandé à la MINUSCA d'accroître son assistance aux enquêtes et poursuites nationales, et à la communauté internationale d'augmenter son soutien financier dans ce secteur.

 

Il a aussi exhorté les autorités étatiques à réformer, à passer minutieusement en revue et à former les Forces armées centrafricaines (FACA), et à enquêter sur le nombre croissant de violations des droits de l'homme dont elles sont accusées.

Centrafrique : l'ONU met en garde contre le risque de nouvelles violences à l'approche des élections

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 20:14

 

 

 

http://www.la-croix.com/  11/12/15 - 16 H 58

 

La signature du pacte entre chefs Séléka et anti-Balaka a été préparée à Bangui par la gendarmerie vaticane et la communauté Sant’Egidio, selon le site Vatican Insider.

 

Un chef de la milice Séléka, composée à majorité de musulmans, et un autre de la milice anti-Balaka, à majorité chrétienne, avaient signé, vendredi 13 novembre, un pacte secret de non-agression en vue de la visite du pape François en Centrafrique, les 29 et 30 novembre. Cet accord a été permis grâce à la médiation de la gendarmerie vaticane et de la communauté Sant’Egidio, annonce le site Vatican Insider jeudi 10 décembre.

 

Le document porte les signatures d’Abdoulaye Hissène, pour la Séléka, et de Maksim Mokom, pour les anti-Balaka.

 

Le cardinal Angelo Becciu, sous-secrétaire d’État du Vatican, qui voyageait avec le pape, a expliqué avoir reçu une copie de l’accord durant la messe en plein air que le pape a célébrée à Bangui, le 30 novembre.

 

CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ DU PAPE

 

La veille, le pape François avait inauguré le Jubilé de la miséricorde en ouvrant la porte sainte de la cathédrale de Bangui, pour le deuxième jour d’une visite qui avait fait craindre pour sa sécurité, tant la situation est tendue dans la capitale Centrafricaine.

 

La République centrafricaine (RCA) a été ravagée par la violence depuis 2013, quand la Séléka s’est emparée de la capitale Bangui et a renversé le gouvernement en place. À la suite des crimes commis par le groupe, des chrétiens ont mis sur pied les milices de défense anti-Balaka, qui se sont elles-mêmes rendues coupables d’exactions.

 

Bien que les deux factions aient signé un cessez-le-feu en 2014, les escarmouches meurtrières ont continué. La situation sécuritaire des derniers mois était tellement incertaine que des appels à l’annulation de la visite du pape avaient été lancés, notamment de la part de l’armée française.

 

DEPUIS LA VISITE DU PAPE FRANÇOIS, DE NOUVEAUX TROUBLES

 

Depuis la visite du pape François, de nouveaux troubles ont éclaté dans la capitale, notamment après l’invalidation par les autorités compétentes de la candidature de l’ex-président François Bozizé à l’élection présidentielle du 29 décembre prochain.

 

Cependant, la visite du pape a profondément marqué la communauté musulmane, selon Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui qui affirme que « ce sont d’abord les musulmans qui disent :”Le pape est venu, nous voulons la paix, nous ne voulons plus la guerre.” »

 

Mercredi 9 décembre, l’archevêque de Bangui s’est rendu à pied dans le quartier musulman du PK5 pour apaiser les tensions intercommunautaires, parcourant un no man’s land que personne ne se risque à franchir, rapporte RFI.

 

C.C. avec Vatican Insider, Apic, Fides

Lu pour vous : Des milices auraient signé un pacte de non-agression pour la venue du pape en Centrafrique

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 20:11

 

 

 

Par Pierre Pinto RFI 11-12-2015 à 17:50

 

Ce dimanche 13 décembre, les Centrafricains sont appelés à se prononcer par référendum sur le projet de nouvelle Constitution adopté par le CNT, le 31 août dernier. Un texte de 159 articles qui comprend un certain nombre de nouveautés dans les institutions. La plus emblématique étant, sans, doute la création d’un Sénat qui n’existait pas en Centrafrique. Passage en revue des principales dispositions de ce texte.

 

« Le peuple centrafricain, fier de son unité nationale, linguistique et de sa diversité ethnique culturelle et religieuse… », c’est par ces mots que commence le préambule de ce projet de Constitution sur lequel les électeurs sont appelés à se prononcer. Un préambule qui réaffirme le « (…) principe du Zo Kwe Zo énoncé par le Père fondateur de la République centrafricaine, Barthélémy Boganda (…) », qui détaille l’esprit qui a prévalu à la rédaction de ce texte et réaffirme l’adhésion de la République centrafricaine à l’Union africaine, à l’Organisation des Nations unies et « à toutes les Conventions internationales dûment ratifiées ».

 

Viennent ensuite les 23 premiers articles qui concernent les libertés fondamentales et les bases de la société. Article premier : « La personne humaine est sacrée et inviolable ». A noter l’article 10 qui prévoit la liberté de culte, mais précise : « Toute forme d’intégrisme religieux et d’intolérance est interdite ». Plus loin, l’article 22 réinstaure le service militaire ou civique « obligatoire ».

 

Les articles 24 à 31 détaillent les principes d’Etat et de souveraineté. Les symboles de l’Etat ne changent pas. Même drapeau, même hymne – La Renaissance — même devise (Unité - Dignité -Travail) même fête nationale, le 1er décembre. L’article 26 appuie sur un point précis : « La souveraineté nationale appartient au peuple centrafricain (…) Aucune fraction du peuple, ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ni l’aliéner ». Une pierre dans le jardin de certains groupes armés s’arrogeant des prérogatives régaliennes sur des portions de territoires qu’ils contrôlent.

 

Autre disposition notable : l’article 28 qui revêt une importance particulière dans un pays miné par les rébellions armées et les putschs depuis des décennies. « L’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non démocratique constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain ». « Les auteurs, co-auteurs et complices (…) sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’Etat ». Voilà comment le texte écarte des affaires publiques une partie des protagonistes des dernières crises qui ont embrasé le pays.

 

Un mandat de cinq ans renouvelable une fois

 

Au sujet de la fonction du président de la République, l’article 35 précise qu’il est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. « En aucun cas, le président de la République ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit », précise le texte qui va même plus loin à l’article 153. Les éventuelles révisions de la Constitution ne pourront pas concerner le nombre et la durée des mandats présidentiels. Quant à une possible destitution du président de la République mentionnée aux articles 124 et 125, elle ne pourra avoir lieu qu’en cas de crimes de haute trahison commis par le chef de l’Etat. Des crimes qui comprennent notamment : « Les homicides politiques, l’affairisme, la Constitution ou l’entretien de milice » ou encore « le refus de doter les forces de défense et de sécurité de moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission ».

 

Création d’un Sénat

 

Grande nouveauté de ce projet de Constitution, l’article 63 instaure un Parlement à deux chambres : l’Assemblée nationale constituée de députés élus au suffrage universel direct pour cinq ans, et un Sénat, élu pour cinq ans également, mais au suffrage universel indirect, par les représentants des collectivités territoriales. Les sénateurs examineront les textes de loi adoptés par l’Assemblée nationale. Ils pourront le cas échéant les amender avant de les renvoyer vers l’Assemblée. Toutefois, le Sénat centrafricain ne devrait pas voir le jour avant plusieurs mois puisque l’article 155 précise qu’il sera mis en place après les élections municipales et régionales dont la date n’a pas encore été fixée.

 

Enfin, on peut noter la mise en place d’une « Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance ». Une institution indépendante qui veillera notamment « à proscrire toute gestion familiale, clanique, patrimoniale et partisane de la chose publique ». Cette Haute Autorité assurera aussi la « protection du patrimoine national et la transparence dans l’exploitation et la gestion des ressources naturelles ». Une loi déterminera la composition et le fonctionnement de cette institution.

RCA : ce que dit le projet de nouvelle Constitution

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 20:06

 

 

 

11/12/15 (AFP)

 

Sous un grand préau en bois de Bangui, des dizaines de travailleurs journaliers découpent et rangent les cartes électorales: 48h00 avant le référendum constitutionnel de dimanche, et à 15 jours de la présidentielle en Centrafrique, il reste encore beaucoup à faire pour que tout soit prêt.

 

Ces scrutins doivent permettre le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays, deux ans après les massacres intercommunautaires qui ont précipité la Centrafrique dans le chaos.

 

Près de deux millions de cartes d'électeurs éditées en France sont arrivés mercredi à Bangui, pour être distribuées dans tout le territoire centrafricain: à temps pour le premier tour des élections législatives et présidentielle prévues le 27 décembre, mais trop tard pour le référendum sur l'approbation de la nouvelle constitution.

 

L'Autorité nationale des élections (ANE) - soutenue à bout de bras par la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) - a donc décidé d'autoriser les Centrafricains à se présenter dans les quelques 5.600 bureaux de vote avec leur récépissé d'enregistrement sur les listes électorales.

 

Organiser un tel scrutin en Centrafrique, ruinée après trois années de violences durant lesquelles la plupart des documents d'état civil ont été détruits, et où l'autorité de l'Etat a disparu de régions entières est un véritable casse-tête.

 

Exemple, pour acheminer les bulletins de vote ("OUI/NON") à l'intérieur du pays: des convois routiers partent tous les jours de Bangui vers les localités les plus accessibles (Sibut, Mbaïki, Damara...) sous escorte de l'ONU, en raison de l'insécurité persistante.

 

Ailleurs, les kits électoraux arrivent par avion -les derniers vols étant prévus samedi, veille du scrutin- au siège de chaque préfecture, où un autre voyage commence. Car le matériel devra ensuite être redéployé en brousse vers des villages souvent isolés, et reliés au reste du pays par des pistes défoncées.

 

"Tout les moyens dont nous disposons sont mis à contribution", assure le rapporteur général de l'ANE, Julius Ngouade Baba, dont le téléphone n'arrête pas de sonner, tant les retards s'accumulent. "Y compris des motos et vélos offerts récemment par la Chine à l'Etat centrafricain", précise-t-il.

 

- 'Tourner la page' -

 

Les Centrafricains ont massivement répondu présents à l'approche de ces échéances électorales, avec deux millions d'inscrits sur une population totale de 4,8 millions d'habitants.

 

"Nous voulons tourner la page, c'est pour ça que j'irai voter au référendum et aux élections", affirme Bienvenu Ngotto, un jeune commerçant, tout en reconnaissant ne pas "vraiment savoir" ce que dit cette fameuse constitution.

 

Depuis des semaines, les rumeurs les plus folles circulent d'ailleurs sur les dispositions du texte, imprimé à seulement 15.000 exemplaires. Ainsi, la légalisation du mariage homosexuel (fausse) a beaucoup alimenté les conversations dans les maquis (cafés) de la capitale, bien que les principales innovations de la nouvelle loi fondamentale concernent surtout le nombre maximum de mandats présidentiels (2), la lutte contre la corruption, l'éviction des groupes armés du processus politique et la création d'une Haute Cour de Justice.

 

Sous l'impulsion du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), quelques caravanes de sensibilisation sillonnent les quartiers où des jeunes gens utilisent mégaphones et affiches pour expliquer les enjeux du vote. Mais l'insécurité - tirs et barricades - à Bangui ces dernières 48h00, et les intimidations de certains groupes armés en province, les obligent à se faire discrets et à privilégier le porte-à-porte.

 

Au PK5, dernière enclave musulmane de Bangui où les habitants vivent retranchés, les responsables ont profité d'un tournoi de boxe amateur "pour la paix" jeudi soir pour arborer des tee-shirt imprimés d'un grand "OUI" au référendum.

 

Hormis le parti de l'ex-président François Bozizé - exclu de la course à la présidentielle-, certains chefs de milices anti-balaka et de l'ex-rébellion Séléka, la plupart des partis politiques ont appelé à approuver la constitution.

 

"L'enjeu n'est pas énorme, les gens voteront sûrement +OUI+", estime Hilaire, cadre au ministère des Transports. Tout en demandant d'un ton sarcastique: "Mais si c'est le +NON+ qui l'emporte, on va faire comment pour les élections?"

 

Célia LEBUR

Centrafrique : derniers préparatifs et casse-tête logistique avant le référendum constitutionnel
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 20:03

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#062/2015

 

 

 

Bangui, le 11 décembre 2015  La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) ont présenté ce vendredi 11 décembre 2015 à Bangui et à Genève le premier Rapport public sur la situation des droits de l’Homme dans le pays. Le Rapport demande aux autorités centrafricaines de «mettre la priorité sur la lutte contre l'impunité pour les graves violations et atteintes aux droits humains passées et présentes» et de «continuer à travailler urgemment pour la mise en place effective du Tribunal pénal spécial».

 

Le rapport est le résultat d’enquêtes menées par la Division des droits de l’Homme de la MINUSCA entre le 15 septembre 2014 et le 31 mai 2015, soit depuis le transfert d’autorité entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et la MINUSCA. Il fait état de violations sérieuses des droits de l’Homme et du Droit humanitaire, y compris des assassinats, des violences basées sur le genre, de restriction de mouvements et d’actes de torture, entre autres.

 

Le rapport fait une série de recommandations pour assurer l'amélioration progressive de la situation des droits de l'Homme en Centrafrique à l’endroit des autorités centrafricaines, de la communauté internationale et des groupes armés.

 

S’agissant des groupes armés, y compris les anti-Balaka et les ex-Séléka, le Rapport demande qu’ils réitèrent «leur engagement au référendum constitutionnel et à des élections pacifiques» en s’abstenant de toute forme de violence.Le Rapport leur demande également de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui. Il précise que «les membres des groupes armés et leurs dirigeants qui mettent en péril la paix et le processus de réconciliation en commettant des violations graves des droits de l'Homme et du droit international humanitaire seront poursuivis devant les tribunaux nationaux ou internationaux et traduits en justice. »

 

«Ce premier rapport public, qui s’inscrit dans la droite ligne des résolutions du Conseil de sécurité établissant la MINUSCA, sert de référence stratégique aux autorités judiciaires centrafricaines, à la Cour pénale spéciale, lorsqu’elle sera opérationnelle, et à la Cour pénale internationale », a souligné le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

 

Au cours de la période sous revue, la Division des droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA a documenté 775 cas de violations des droits de l’Homme qui ont fait au moins 785 victimes, dont 88 femmes, 18 garçons et 25 filles. Le Rapport précise que la protection des civils continue d'être entravée par la présence très limitée d’institutions de l'État en particulier en dehors de Bangui. La lenteur des progrès dans la reconstitution des forces de sécurité régulières, leurs capacités et présence limitées sur l’ensemble du pays et le contrôle de certaines régions du territoire par des groupes armés, constituent d’autres défis à relever. L'administration de la justice continue d'être largement dysfonctionnellemalgré l'augmentation de l'appui et du renforcement des capacités par la MINUSCA ainsi que d'autres acteurs en vue de la réouverture des tribunaux et des centres de détention.

 

Le Rapport recommande aux autorités de mettre en place une Commission nationale des droits de l’homme en conformité avec les Principes de Paris, en promulguant le projet de loi ainsi qu’un plan d'action pour les droits de l'Homme ; à mener des actions de sensibilisation pour prévenir les violations et les abus des droits de l’Hommeconsécutifs aux accusations de pratique de sorcellerie et à soutenir les victimes des violences sexuelles basées sur le genre.

 

Enfin, le Rapport invite la communauté internationale à intensifier l’appui et l’extension de l'autorité de l'État et àapporter un soutien financier et technique pour la mise en place et le fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale. Elle est aussi invitée  à mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour traduire en justice les auteurs de violations des droits de l'Homme en République centrafricaine.

 

LES NATIONS UNIES INTERPELLENT LES AUTORITES CENTRAFRICAINES ET LES GROUPES ARMES DANS UN RAPPORT SUR LES DROITS DE L’HOMME

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