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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:31

 

 

 

 

http://cameroonvoice.com/  03/04/2014 01:44:33

 

François Hollande, qui a reçu, le 1er avril, à l’Elysée, Catherine Samba Panza, la présidente centrafricaine, a fait part de son inquiétude au sujet de la situation sécuritaire en Centrafrique.


Après avoir toutefois rappelé les avancées obtenues depuis le lancement de l’opération Sangaris, le 5 décembre, et de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), comme par exemple « mise en place des autorités de la transition » ou encore le « des services publics les plus essentiels, les écoles, l’hôpital, la prison », le président français a estimé que la « situation sécuritaire » s’est «détériorée, dégradée dans un certain nombre de lieux et même à Bangui ».


Depuis plusieurs jours maintenant, la capitale centrafricaine est le théâtre d’affrontements sanglants, des groupes armés, affiliés aux milices anti-balaka, s’en prenant aux populations musulmanes.


A cela, s’ajoute la mort d’au moins 24 personnes lors d’un accrochage, dans des circonstances non encore éclaircies, avec des soldats tchadiens, dans le nord de Bangui, le 29 mars. Il s’agit du plus grave incident impliquant des forces étrangères en Centrafrique depuis le renversement du régime du président Bozizé par la coalition rebelle de la Séléka, laquelle n’a d’ailleurs pas été en reste pour commettre de nombreuses exactions à l’égard des chrétiens.


« Il semble que les soldats tchadiens aient tiré sans discrimination dans la foule », a accusé, Cécile Pouilly, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH). Cette affirmation a été contestée par le Quai d’Orsay, pour qui la responsabilité de cet incident revient « pour une large part aux anti-balaka ».

Reste que pour le président Hollande, la situation est surtout difficile pour les musulmans, « directement visés » par des milices anti-balaka. Ces dernières ne sont pas toutes dotées de vieux fusils, de tromblons et de machettes. « Les forces françaises, à travers l’opération Sangaris, mettent tout en oeuvre pour qu’il puisse y avoir, à la fois, la sécurité en Centrafrique et en même temps la lutte contre ces groupes qui utilisent (…) des armes modernes pour mettre en cause l’Etat centrafricain », a-t-il affirmé aux côtés de Mme Samba Panza.


Quand les milices anti-balaka ont commencé à faire parler d’elles, leur armement était des plus sommaires. Il a ainsi été fait mention de vieilles « pétoires », de machettes,  d’arcs et de flèches. Or, depuis février, des groupes se réclamant de ce mouvement sont apparus à Bangui avec des armes (des AK-47 Kalachnikov notamment) neuves, ou donnant l’impression de l’être. Et cela alors que la Centrafrique est sous embargo. Aussi, il est quasiment certain que ces factions sont contrôlées de l’extérieur, les soupçons allant vers l’ancien président Bozizé, même s’il s’en défend.


De son côté, le même jour, le HCDH s’est aussi dit préoccupé « par la détérioration de la situation de la sécurité à Bangui ». « Nous demandons une fois de plus aux États de soutenir l’appel urgent du Secrétaire général pour des milliers de soldats de la paix et de policiers supplémentaires », a ainsi déclaré Cécile Pouilly.


Même chose pour le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui s’est dit inquiet de la récente vague de violences qui s’est abattue sur Bangui. « Depuis les attaques dans la capitale en début de cette semaine, le nombre des personnes déplacées internes en République centrafricaine a augmenté et comprend désormais 637.000 individus, y compris 207.000 à Bangui. Ce chiffre représente une hausse d’environ 16.000 personnes », a expliqué Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole de cette organisation.


« Les anti-balaka menacent tout particulièrement les musulmans dans le quartier PK12 de Bangui, à Boda, Carnot et Berberati, dans l’ouest de Bangui et dans la ville de Bossangoa, plus au nord. Nous craignons pour la vie de 19.000 musulmans dans ces localités. Le HCR est prêt à aider à leur évacuation vers des zones plus sûres à l’intérieur ou à l’extérieur du pays », a-t-elle expliqué.


Cependant, si les musulmans sont visés, les chrétiens et les Peuls continuent à l’être, dans une moindre mesure, par des combattants de l’ex-Séléka. Ainsi, selon le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme en RCA (RJDH), « les membres de la communauté chrétienne et les peulhs de la ville de Ndélé (Nord-est) témoignent subir depuis quelques jours, des abus de la part » de ces derniers.

Centrafrique : Hollande évoque des fauteurs de troubles dotés « d'armes modernes »
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:28

 

 

 

 

 

 

2014-04-03 03:19:34  xinhua

 

Le gouvernement zambien a condamné les atrocités qui se déroulent en République centrafricaine (RCA), appelant à intensifier les efforts pour assurer la stabilité de la région des Grands Lacs, a rapporté mercredi le Post of Zambia.

 

Le ministre des Affaires étrangères Harry Kalaba a déclaré que des défis subsistaient dans la région des Grands Lacs, comme le montre la situation déplorable dans laquelle se trouvent la RCA et d'autres pays.

 

"C'est pourquoi je veux ajouter ma voix à la condamnation des atrocités qui se déroulent en République de Centrafrique, et exprimer la pleine solidarité de la Zambie avec la direction de Son Excellence Madame Catherine Samba-Panza, qui assume la tâche difficile de travailler à la réconciliation nationale afin de restaurer la paix et la stabilité", a-t-il déclaré à l'occasion d'une réunion des ministres des Affaires étrangères dans le cadre du 4ème sommet UE-Afrique à Bruxelles.

 

L'UE a formé des plans pour l'envoi de 800 à 1.000 soldats supplémentaires qui rejoindraient les 6.000 soldats africains et les 2.000 soldats français aux prises avec un conflit éclaté suite à la prise de pouvoir il y a un an des rebelles Seleka, en majorité musulmans, dans ce pays à majorité chrétienne, selon le Post.

 

Toutefois, cette mission est freinée par l'échec des gouvernements européens à fournir des soldats et du matériel.

 

Le ministre zambien a également déclaré que l'UE et l'Afrique devaient examiner les leçons tirées du processus de paix de la République démocratique du Congo (RDC) comme un exemple de la manière dont l'engagement collectif des pays africains peut produire des résultats positifs.

La Zambie dénonce les atrocités en Centrafrique
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:24

 

 

 

 

 

Par Jacques Deveaux | Publié le 03/04/2014 à 09H16  http://geopolis.francetvinfo.fr/ 

 

La France se félicite d’un frémissement de normalisation en Centrafrique. Le commerce redémarre dans certains quartiers de Bangui. Pourtant, les exactions se poursuivent et la violence se réveille sporadiquement. Du coup, l’Europe vient enfin de constituer une force d’intervention.


C’est toujours la même histoire de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide. La situation s’améliore-t-elle en Centrafrique ? Oui et non !

 

Côté non, le HCR sonne l’alarme sur le récent regain de violence. Selon l'organisation internationale, 16.000 personnes ont fui leur foyer à Bangui en une semaine. 50 personnes ont été tuées, les musulmans «sont directement visés», a déclaré le président Hollande.

 
Côté aggravation encore, l’implication d’un détachement de soldats tchadiens accusés d’avoir tué 24 personnes. Aussitôt, les chrétiens anti-balaka ont accusé les Tchadiens d’avoir délibérément tiré dans la foule.

 

Rien de moins simple. Les Tchadiens sont venus rapatrier des compatriotes quand ils ont été pris à parti. Ils auraient répliqué à une attaque à la grenade.

 
Du reste, les propos du coordonnateur autoproclamé des anti-balakas prouve que les chrétiens ne sont pas que des victimes. Patrice-Edouard Ngaïssona se dit prêt à cesser les hostilités en échange de l’ouverture d’un dialogue avec le gouvernement.


Les troupes françaises font du reste état de barricades qu’il faut régulièrement dégager.
 
Redémarrage de l'économie

 

Côté bonnes nouvelles, le ministère français de la Défense se félicite du «redémarrage des activités économiques dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui». Des patrouilles conjointes des forces Sangaris et de la MISCA ont permis la réouverture de certains marchés fermés.

 
Une trentaine de taxis ont également chargé des clients. Or, les taxis sont souvent le seul moyen de se déplacer en absence de transport en commun.


Selon le communiqué, «cette relance des activités économiques dans ce quartier particulièrement sensible vise à favoriser la reprise du dialogue entre les communautés».

 
Autre bonne nouvelle, selon le ministère français, la sécurisation de la MSR, route reliant Bangui au Cameroun et principal axe économique du pays. Elle a permis le passage de trois convois d’environ 70 camions.

 

Cette route, avant d’être sécurisée, était coupée par des barrages d’hommes armés. Il est clair que désormais l’aide alimentaire pénétrera plus facilement dans le pays.
 
L’état-major français se félicite enfin d’une réouverture progressive des bâtiments publics que ne troublent pas des incidents jugés sporadiques.

 
La création d’une force européenne d’intervention pourra permettre d’apporter une véritable accalmie. 1000 soldats seront placés sous le commandement du général français Philippe Pontiès. Cette force doit sécuriser l’aéroport et certains quartiers de Bangui. Mais son déploiement risque de prendre plusieurs semaines.

Lu pour vous : Une force européenne pour la Centrafrique
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 03:34

 

 

 

 

http://www.journaldafrique.com/ afp.com 

 

A Bangui, des enfants courent derrière le convoi de la présidente intérimaire de la république centrafricaine Catherine Samba-Panza après une visite dans un camp de déplacés, le 1er février 2014

 

 

Des dirigeants européens et africains, emmenés par la France, ont réaffirmé mercredi leur engagement à enrayer la spirale de la violence en Centrafrique, où l’UE va déployer d’ici la fin mai quelque 800 soldats.

 

Une réunion de haut-niveau ouvrant le 4e sommet UE-Afrique à Bruxelles, « a mis en avant l’engagement conjoint de l’UE et de l’Afrique de répondre » à cette crise, « et contribuer à une stabilisation durable du pays », selon les conclusions adoptées par les dirigeants de plus de 20 pays européens et africains.

 

Ils ont « appelé solennellement tous les Centrafricains à déposer les armes », inquiets de la recrudescence des violences entre communautés chrétienne et musulmane.

 

Sur ce dossier, comme sur l’ensemble des relations avec l’Afrique, le président français François Hollande et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont affiché leur volonté de davantage travailler ensemble.

 

M. Hollande a proposé une « alliance » entre les deux continents, « autour de trois enjeux: la sécurité, le développement et l’environnement ».

 

Berlin et Paris veulent « jouer un rôle moteur » en Afrique, a souligné Mme Merkel, y voyant un « nouveau parcours » pour son pays, qui a finalement décidé de participer, avec deux avions de transports, à l’opération en Centrafrique.

 

 Dans l’attente de l’ONU

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté la communauté internationale à « fournir les troupes supplémentaires nécessaires et des fonds ».

 

L’ONU prévoit de déployer d’ici la mi-septembre 12.000 soldats et policiers en Centrafrique pour prendre le relais de la force africaine (Misca) présente sur place aux côtés des 2.000 soldats français de l’opération Sangaris.

 

La Misca a dû se défendre cette semaine d’accusations portées contre des militaires tchadiens ayant tué au moins 24 personnes à Bangui samedi en tirant sur la foule. Le Premier ministre centrafricain André Nzapayaké a affirmé mercredi qu’ils ripostaient à une attaque, confirmant la thèse de la Misca.

 

Eufor-RCA, l’opération de l’UE ayant tardé à se concrétiser faute de suffisamment de contributions des Etats membres, doit appuyer ces forces, pour « assurer que les projets humanitaires puissent être menés à bien », a souligné son commandant, le général Philippe Pontiès.

 

« Trois quarts » des 800 hommes devant être déployés d’ici mai « travailleront directement à sécuriser » l’aéroport et deux arrondissements de Bangui, a-t-il souligné. Si nécessaire, cette force pourrait être renforcée pour atteindre jusqu’à un millier d’hommes. L’UE avait retenu ce chiffre total en annonçant mardi sa décision de déployer la force.

 

L’UE a aussi décidé de consacrer 30 millions d’euros – sur le total des 352 millions d’euros qu’elle a engagés en faveur de la stabilisation de la Centrafrique – à la reconstruction d’un embryon d’Etat.

 

Faire taire les armes

 

Refonder une structure étatique est un impératif pour permettre l’absorption et la distribution de tous les fonds déjà promis au pays, a souligné une source européenne.

 

Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a pour sa part annoncé le déblocage de 7,2 millions d’euros supplémentaires, portant l’aide humanitaire britannique à 27,8 millions d’euros.

 

La nécessité de « faire taire les armes » dans ce pays, mais aussi sur tout un continent miné par des crises à répétition, a été mise en avant par la présidente de la Commission de l’Union Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, à l’ouverture du sommet.

 

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a confirmé un accord au sein de l’UE pour abonder la « Facilité africaine » de 800 millions d’euros pour la période 2014-2016. Ce fonds vise à renforcer les capacités africaines de prévention et gestion des conflits.

 

« L’accent doit être mis sur l’investissement humain, afin que l’Afrique, sûre d’elle-même, puisse résoudre ses problèmes », a assuré Mme Merkel, y voyant la logique à faire prévaloir dans le partenariat UE-Afrique.

 

L’Europe a aussi « besoin de l’aide de l’Afrique », notamment pour tarir l’immigration irrégulière et faire face au changement climatique, a souligné le président du Conseil européen, M. Herman Van Rompuy.

 

Ces dossiers, ainsi que la coopération économique avec l’Afrique, où la Chine avance ses pions, doivent être au menu jeudi de la seconde journée du sommet.

 

 

 

Les 28 acceptent d’envoyer 1 000 soldats européens en Centrafrique

 

 

http://fr.euronews.com/   02/04 01:24 CET

 

Après des mois de tergiversation, l’Union européenne annonce le déploiement d’un contingent européen en Centrafrique. Un contingent d‘à peine 1 000 hommes qui ne sera pas disponible avant plusieurs semaines, au grand dam de la présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, de passage hier à Paris :

 

“Nous avons reçu beaucoup de promesses, beaucoup d’annonces. Nous sommes confiants en ce qui concerne les engagements de nos partenaires, mais il y a des procédures à respecter. Nous demandons simplement à la communauté internationale, compte tenu de la situation fragile de la République centrafricaine, d’alléger ces procédures et de ne pas traiter les problèmes en République centrafricaine comme un État normal, mais comme un État en crise”.

 

Ce contingent était réclamé par la France, qui a envoyé quelque 2000 hommes en décembre pour renforcer la force africaine sur place. Des troupes qui peinent à mettre fin aux violences inter-religieuses qui ont fait 1 400 morts en moins de quatre mois.

 

Copyright © 2014 euronews

Soutien réaffirmé à la Centrafrique au sommet UE-Afrique
Soutien réaffirmé à la Centrafrique au sommet UE-Afrique
Soutien réaffirmé à la Centrafrique au sommet UE-Afrique
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 03:04

 

 

 

 

 

(Le Monde ) 02/04/14

 

Ce fut « un véritable chemin de croix », selon l'expression d'un diplomate à Paris. Il aura fallu des mois de discussions, et quatre réunions de « génération de forces », ces rencontres où chacun annonce sa participation, qui un avion, qui une section de combat, pour arriver à boucler une mission militaire européenne en République centrafricaine (RCA). Lancée officiellement à l'occasion du sommet Union européenne (UE)-Afrique mercredi 2 avril, Eufor-RCA comptera quelque 650 hommes sur le terrain dont 120 gendarmes, 850 en tout – la différence étant versée dans les états-majors.

 

La mission n'a été bouclée qu'avec l'aide de la Géorgie, non membre de l'UE, qui envoie 150 soldats, le plus gros contingent. Personne ne voulait les transporter. Ce sont finalement les Britanniques, soucieux d'adresser un signal à Vladimir Poutine dans la crise ukrainienne, qui le feront. Les grands pays européens se sont joints tardivement aux Estoniens et aux Lettons, volontaires de la première heure. Le nouveau premier ministre italien, Matteo Renzi, a fait un geste en acceptant de financer les travaux d'installation à Bangui. Réticente, l'Allemagne, sous l'impulsion de sa nouvelle ministre de la défense, Ursula Von Der Leyen, mettra finalement deux avions de transport. La Suède va convoyer les soldats Estoniens. La Pologne envoie des gendarmes.

 

« LA CRISE CENTRAFRICAINE EST DANS UN ANGLE MORT »

 

La France a choisi de lancer seule son opération « Sangaris » avec 1 600 soldats sous mandat de l'ONU le 5 décembre 2013, et cette absence de « portage européen » dès l'origine a été préjudiciable à une mobilisation, font valoir certains alliés. La Belgique, sur laquelle les espoirs de soutien reposaient au départ, n'a pu suivre pour des raisons de politique intérieure, à un mois d'élections. Autre point, la mission en RCA est difficile, et Paris peine déjà à convaincre sa propre opinion de sa pertinence. A la différence de la situation au Mali, dans laquelle des Européens ont pu faire le lien entre la menace djihadiste locale et leur sécurité intérieure, « la crise centrafricaine est dans un angle mort pour tout le monde », convient une source proche du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, à Paris.

 

De fait, le ministère la défense ne jugeait pas jouable de mobiliser les Européens, à la différence de celui des affaires étrangères, qui, par la voix de Laurent Fabius, avait annoncé dès le 17 décembre 2013 des « troupes au sol » européennes en renfort. L'entourage de M. Le Drian indique aujourd'hui ne pas tirer de leçon générale sur un échec de la politique européenne de défense à l'occasion de cette crise : car à l'inverse, les soutiens militaires européens s'accroissent pour la mission menée au Mali. Les Européens se sont néanmoins attirés les reproches du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, qui les trouvés bien trop timorés au regard du désastre humanitaire et sécuritaire centrafricain. A plusieurs reprises ces derniers mois, celui-ci a invité l'UE à accélérer le déploiement de sa mission militaire.

 

La mission Eufor-RCA, commandée par le général français Philippe Pontiès, se déploiera à partir de la fin avril au mieux. Elle pourra soulager la force Sangaris sur l'aéroport de Bangui. Si les effectifs sont complétés, deux quartiers de la capitale centrafricaine pourraient aussi être sécurisés comme prévu au départ. L'enjeu est de permettre aux soldats français et africains de la Misca d'être davantage présents en province, où les populations musulmanes réfugiées sous la protection des forces étrangères sont toujours menacées par les milices anti-balaka à majorité chrétienne.

 

Nathalie Guibert

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/04/02/la-georgie-...

Lu pour vous : La Géorgie, plus gros contingent des forces européennes en RCA
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 02:21

 

 

 

 

 

http://www.rtbf.be/  mercredi 2 avril 2014 à 21h27

 

 

La Belgique est disposée à faire davantage au profit de la Centrafrique, à la fois militairement et financièrement, pour favoriser un "redémarrage" à terme du pays, plongé dans une crise sans précédent, a indiqué mercredi le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

 

"On va examiner maintenant sur le plan bilatéral, au delà de ce qu'on fait à travers les agences onusiennes et l'Union européenne, ce que l'on peut faire par le biais de la Coopération (au développement) et/ou la prévention des conflits au département des Affaires étrangères", a-t-il dit à quelques journalistes à l'issue d'un entretien avec la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, présente à Bruxelles pour participer au 4ème sommet UE-Afrique.

 

Mme Samba-Panza y a fait le point sur les besoins de son pays, tant en matière de sécurité et d'assistance humanitaire, que pour reconstruire un embryon d'Etat.

 

Selon M. Reynders, la Belgique est aussi prête à participer, notamment avec des forces spéciales, à l'opération militaire de l'Union européenne en Centrafrique (Eufor-RCA), qui a été lancée mardi mais "à condition d'avoir un financement partagé". La question, discutée vendredi dernier en conseil ministériel restreint, n'a pas été tranchée.

 

Un avion de transport militaire C-130 a participé durant deux mois, de fin janvier à fin mars, à l'opération française Sangaris, lancée en décembre pour tenter de stabiliser la RCA et qui a reçu le renfort d'une force africaine, la Misca, et prochainement de troupes européennes, avant un passage de flambeau aux Casques bleus de l'ONU d'ici fin septembre.

 

Sur le plan humanitaire, le gouvernement a aussi débloqué en 2013 un million d'euros en faveur des personnes déplacées en République centrafricaine (RCA) par le biais de l'Unicef et ce montant a été porté à quatre millions d'euros cette année via le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a rappelé le ministre.

 

La RCA a adressé des demandes à la Belgique et plus largement à l'UE en matière d'aide budgétaire, afin de "remettre en route l'administration" défaillante après des mois de violences.

 

Depuis un an, l'ancienne colonie française, l'un des pays parmi les plus pauvres de la planète, traverse une crise sans précédent avec des violences interreligieuses et des centaines de milliers de déplacés.

 

Mme Samba-Panza, une ancienne maire de Bangui, a d'autre part confirmé mercredi qu'elle ne serait pas candidate à la prochaine élection présidentielle, conformément à son engagement lorsqu'elle est devenue présidente de transition, et qu'elle ne souhaitait pas prolonger son mandat.

 

En vertu du calendrier actuel, la transition doit s'achever en février 2015, à l'issue d'élections que M. Reynders espère qu'elles soient "non contestables".

 

Belga

Didier Reynders : la Belgique disposée à en faire plus en Centrafrique
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 02:18

 

 

 

 

 

 

02/04/2014 à 19:15 Par Vincent Duhem, envoyé spécial Jeune Afrique

 

Une réunion consacrée à la République centrafricaine a eu lieu mercredi avant l’ouverture du sommet UE-Afrique. Coprésidée par François Hollande, Herman Van Rompuy et le chef de l'État mauritanien, Mohamed Ould Abdelazziz, elle a réuni une trentaine de dirigeants européens et africains.

 

La réunion consacrée à la Centrafrique mercredi 2 avril à Bruxelles avait tour d’un sommet à part entière : 14 nations européennes représentées, 14 dirigeants africains dont 2 de l’Union africaine, 3 de l'Union européenne… Coprésidé par le chef de l’État français, François Hollande, Herman Van Rompuy (président du Conseil européen) et le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelazziz, en sa qualité de président de l'Union africaine, elle a réuni, outre les chefs d’État d’Afrique centrale, les présidents angolais, rwandais et ougandais.

 

"C’était l’occasion de présenter aux partenaires européens l’évolution de la situation sur place et l’avancée de l’action régionale et internationale. Beaucoup de dirigeants de l’UE ne connaissent pas bien la RCA, encore moins sa présidente", indique-t-on à l’Élysée.

 

Herman Van Rompuy, José Manuel Barroso (président de la Commission de l'UE), Ban ki-Moon (secrétaire général de l'ONU), les présidents François Hollande, Mohamed Ould Abdelaziz, Idriss Déby Into (Tchad), Denis Sassou Nguesso (Congo), mais aussi Nkosazana Dlamini-Zuma (présidente de la Commission de l'UA), se sont tour à tour exprimés. 

 

Lors de son allocution, Ban ki-Moon a détaillé les grandes lignes de la future mission de maintien de la paix de l’ONU, dont le vote au Conseil de sécurité doit avoir lieu mi-avril. Composée de 10 000 soldats dont 1 800 policiers, elle devrait, si elle est approuvée, être déployée le 15 septembre.

 

Des troupes de réaction rapide devraient être déployé à Bangui dans les prochains jours.

 

Dégradation de la situation sécuritaire

 

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a bénéficié d’un temps de parole plus conséquent. Elle a notamment remercié l’UE pour sa contribution, tout en appelant les pays européens à poursuivre leur soutien à l’État centrafricain.

 

Au lendemain de l’officialisation du lancement de la mission européenne en Centrafrique, le commandant de cette dernière, le général de division Philippe Pontiès, a quant à lui annoncé que des troupes de réaction rapide devraient être déployé à Bangui dans les prochains jours. "La situation sécuritaire se dégrade à nouveau, les violences sont récurrentes, il y a urgence", a-t-il déclaré, précisant qu’il espérait que 800 soldats soient déployés d’ici à la fin du mois de mai ; 150 militaires seront eux basés au centre de commandement à Larissa, en Grèce.

 

Au total, neufs nations européennes (Géorgie, France, Portugal, Espagne, Italie, Estonie, Lettonie, Pologne) enverront des soldats. L’Allemagne et la Grande-Bretagne mettront à disposition des capacités de transport aérien. Chaque nation prendra en charge le coût de sa contribution.

 

Mandat sous chapitre 7

 

"Cette opération de transition en appui aux forces internationales présentes pourra se déployer jusqu’à six mois après la pleine capacité opérationnelle, a précisé le général Pontiès. Il s’agit de créer les conditions de l’établissement d’un environnement sécurisé dans la région de Bangui afin de passer le relai à la force africaine, Misca".

 

L’opération Eufor-RCA, doté d’un mandat de l’ONU sous chapitre 7 ("action en cas de menace contre la paix"), aura pour mission la sécurisation de l’aéroport M’Poko, de plusieurs quartiers de la capitale, ainsi que la protection des organisations internationales et gouvernementales.

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Vincent Duhem, envoyé spécial


 

Lu pour vous : Sommet UE-Afrique : la Centrafrique au coeur des préoccupations
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 02:15

 

 

 

 

http://sahel-intelligence.com/   Posté le 2 avril 2014 par Frédéric Powelton 

 

Le dernier incident samedi dernier à Bangui qui a impliqué des soldats tchadiens et qui s’est soldé par au moins une vingtaine de morts, a réalimenté les interrogations sur les objectifs poursuivis par le Tchad en République centrafricaine.


Ce pays a toujours eu une influence considérable sur les évènements en République centrafricaine. Après avoir, pendant un moment, soutenu François Bozizé, et de manière plus ou moins floue, l’ancienne rébellion musulmane Séléka qui s’est opposée à lui, le pays d’Idriss Déby a été l’un des rares partisans de son successeur, Michel Djotodia.

 

Aujourd’hui participant à la Misca, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine, le comportement du Tchad suscite des interrogations. Il se positionne plus en force de protection des populations musulmanes, centrafricaine et africaine, que comme une véritable force d’interposition, ce qui explique l’hostilité dont il est l’objet de la part de la population centrafricaine, majoritairement chrétienne.

 

Le Tchad considère également la Centrafrique comme son chasse-garder. Forte de sa puissance économique, grâce à la manne pétrolière, et militaire, il souhaite demeurer au premier plan dans la gestion de la crise, ce qui pourrait bien ne plus être le cas si la Misca devenait une force des Casques Bleus de l’ONU.


L’immense intérêt que le Tchad porte à la Centrafrique trouve sa source dans les énormes ressources pétrolières qui se trouvent notamment le long de la frontière centrafricaine. Ce sont ces ressources qui ont permis la formation de l’armée tchadienne forte de 60 000 hommes qui s’est tellement distinguée au Mali, aux côtés de l’armée française, dans la lutte contre les groupes djihadistes. Mais cette richesse a également alimenté les circuits de corruption qui ronge ce pays.

Lu pour vous : Positions ambigües du Tchad en Centrafrique
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 02:13

 

 

 

 

http://www.maghrebnaute.com/   Publié le 02.04.2014, 15h26

 

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a insisté à Bruxelles sur les crimes "abominables", commis contre la minorité de confession musulmane en République centrafricaine, affirmant que ces crimes ont alerté la communauté internationale sur la nécessité d’une intervention "sérieuse" et "musclée" afin d’éviter une dimension "génocidaire" à la crise prévalant dans ce pays.

 

M. Lamamra, qui s’exprimait aux journalistes en marge de la conférence internationale sur la prévention aux génocides dont les travaux étaient clôturés mardi en fin de journée à Bruxelles, a également affirmé que s’agissant de la crise secouant ce pays africain, la communauté internationale doit "se mobiliser avant qu’il ne soit trop tard", soulignant à ce propos qu’elle (la communauté internationale) "n’a pas toujours été prompte à réagir vite et bien comme au Rwanda où une force onusienne était déployée avant, pendant et après le génocide, mais elle n’avait pas pu s’opposer au génocide",  l’Algérie a récemment évacué deux familles algériennes qui étaient installées depuis longtemps au Centrafrique.

 

Interrogé sur le rôle de l’Algérie dans les efforts visant à trouver une solution au conflit dans ce pays, le ministre a indiqué que les forces aériennes de l’Armée nationale populaire (ANP) ont assuré une partie du transport des troupes africaines de maintien de la paix. 

 

"C’est dans ce créneau que nous travaillons et il s’agit d’une contribution qualitative importante dans la mesure où les troupes ne manquent pas en Afrique, mais, la mobilité stratégique est extrêmement importante et  l’Algérie l’a déjà fait en transportant des forces burundaises et ougandaises en Somalie dans des conditions difficiles", a-t-il encore précisé.

 

Les forces aériennes de l’ANP contribueront également, a-t-il ajouté, à transporter des unités de la police du Burundi vers Bangui, selon le ministre.

Centrafrique : l'Algérie appelle à une mobilisation internationale
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Centrafrique-Presse.com
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 02:12

 

 

 

 

 

http://fratmat.info/   mercredi, 02 avril 2014 10:10

 

Les musulmans ne peuvent rester que dans un seul quartier, et c'est une tragédie, constate Mahamat Awal, le maire de la ville.

 


Dans l'ouest de la Centrafrique, des villes entières ont été vidées de leurs habitants musulmans. Certains ont été tués, et des milliers d'autres ont fui les attaques des anti-Balaka suite au retrait des ex-Seleka. A Boda, dans le sud-est, des milliers de musulmans sont pris au piège, signale notre correspondante, Anne Look.

Un mur invisible divise la ville de Boda. D'un côté la population musulmane et de l'autre les chrétiens. Un musulman a été abattu il y a deux jours pour avoir franchi cette ligne.


Chaque partie accuse l'autre d'avoir commencé les hostilités. Le 29 janvier, les ex-Séléka, essentiellement musulmans, ont quitté la ville. Depuis, le dialogue est rompu, et la violence n'a baissé que lorsque les soldats français ont établi cette frontière virtuelle à l'intérieur de Boda. Elle est surnommée la ligne rouge. C'est une ligne pas tout à fait droite, elle est plutôt circulaire et cernée par les anti-balaka.


Les musulmans ne peuvent rester que dans un seul quartier, et c'est une tragédie, constate Mahamat Awal, le maire de la ville.


Les attaques continuent, obligeant les musulmans des environs à venir se réfugier en ville. L'un d'entre eux a marché 40 kilomètres après avoir été l'unique survivant d'une attaque des anti-Balaka qui a fait 20 morts, dont 2 femmes et cinq enfants.

Il y a quelques jours, la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (MISCA) a déployé des soldats de la République démocratique du Congo (RDC) à Boda. Le capitaine Ghislaine Singui, qui dirige ces soldats, a adressé à la population un message clair sur les objectif de sa mission : « Nos ordres sont de maintenir la paix », a-t-elle dit, promettant de poursuivre ceux qui nuisent à la population.


Mais Dopani Firmin, le chef des anti-balaka de Boda, a de son côté un message simple : « Les musulmans doivent partir c'est la seule solution. Et beaucoup d'habitants chrétiens de Boda remercient les anti-Balaka et répètent en chœur : « Les musulmans doivent partir ».


Ce sont les musulmans qui géraient le commerce, notamment ceux de l'or et du diamant à Boda. Beaucoup ont peur de partir car ils redoutent la destruction de leurs maisons et de leurs biens. Même ceux qui veulent partir ne le peuvent pas, et restent comme pris au piège à Boda.

 

VOA

Centrafrique: Les musulmans bloqués à Boda
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