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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 19:29
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Deux groupes rivaux proches de Bozizé et Djotodia scellent un pacte de paix à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 13 NOVEMBRE 2015ACTUALITÉS

 

Le pacte est signé par Abdoulaye Issène au nom de l’ex-Séléka et Maxime Mokom pour les Anti-Balaka. Les signataires s’engagent à renoncer à la violence et à mutualiser leurs efforts en vue de la réconciliation nationale. La signature a eu lieu à l’Hotel Ledger Plazza lors d’une assise des forces vives de la nation, initiée par la Coordination Générale des Partis, Associations et Personnalités politiques indépendantes (CGPAP).

 

« Pacte de non-agression, premier pas vers la réconciliation nationale », tel est le nom donné à ce document signé ce matin. Anti-Balaka et Ex-Séléka s’engagent à « établir une réconciliation nationale »« faire asseoir les valeurs fondamentales du vivre ensemble », « développer et renforcer les relations de non-agression, de mutualisation des efforts, d’actions communes pour une réconciliation véritable en vu du retour définitif de la sécurité et de la paix en Centrafrique ».

 

Maxime Mokom a rassuré l’assistance de la sincérité de la démarche entreprise afin d’aboutir à ladite signature. « Les hommes de Dieu m’ont beaucoup parlé. Lorsque se déclenchaient les évènements du septembre dernier, je n’étais pas à Bangui. Mais lorsque je suis rentré et ai constaté le nombre des personnes tuées, j’ai automatiquement demandé que les choses cessent. Croyez en ma sincérité ».

 

Cet accord n’est pas le premier entre les principaux belligérants en Centrafrique. Abdoulaye Issène l’a reconnu, « tout le temps nous demandons le pardon mais celui à qui nous demandons ce pardon ne l’accepte pas. Il faudrait que nous soyons sincères cette fois ».

 

En marge de cette assise, une partie des forces vives de la nation présente, a signé un accord politique. Le texte juge intenable les élections et prévoit l’instauration d’une nouvelle transition après le 30 décembre 2015.

 

Maxime Mokom et Abdoulaye Issène sont jugés très proches des anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. Ils signent ce pacte au nom des mouvements fortement morcelés en de petits groupes.

 

 

Les opérateurs économiques de Berberati se concertent pour le suivi du processus de Kimberly

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN CLAUDE GNAPOUNGO LE 13 NOVEMBRE 2015

 

Un  comité sous préfectoral pour le suivi du  processus de Kimberley  a été mis en place le mardi 10 novembre à Berberati, sur initiative des opérateurs économiques de la région. C’est aux termes d’une rencontre convoquée par le directeur régional des mines et de la géologie, Alain Zoumiwa.

 

Le rôle assigné à ce comité sera de  procéder  à l’identification des chantiers de diamants et or en cours d’activité. En plus du suivi des processus de Kimberley, les membres de ce comité évalueront la conformité des secteurs où il n’y a aucune preuve des activités systématiques des rebelles ou des groupes armés ayant un impact sur les contrôles pour la production destinée à la commercialisation.

 

Après le coup d’Etat de l’ex Séléka le 24 mars 2013, un embargo a été mis sur le diamant centrafricain. La levée partielle a été obtenue ; la République centrafricain a été sanctionnée par le processus de Kimberley. Le diamant centrafricain était considéré comme « le diamant de sang », qui finançait la rébellion.

 

Le 3ème arrondissement accueil la visite de l’Ambassadeur des Etats-Unis, Jeffrey Hawkins

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 13 NOVEMBRE 2015

 

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Centrafrique Jeffrey Hawkins a fait une visite, ce matin, à la mairie du 3ème arrondissement de Bangui pour discuter avec l’association des femmes dudit arrondissement. Le but de cette rencontre est de chercher les voies de rétablissement de la paix et la cohésion sociale. Ces femmes réclament la libre circulation des musulmans et le désarmement de toutes les milices.

 

C’est après avoir pris la parole à tour de rôle que ces femmes se sont prononcées sur la paix dans leur milieu. Pour elles, « seule la libre circulation, la non agression des sujets musulmans et le désarmement de toutes les milices pourront ramener la paix et la cohésion sociale».

 

«Depuis le début de la transition, le gouvernement n’a jamais mis pied au Km5 pour discuter avec nous, avec cette résistance comment nous pouvons arriver à la réconciliation ?», s’est- interrogée, Ashta Moussa présidente des associations des femmes du KM5.

 

La visite de l’ambassadeur des Etats-Unis intervient après la rencontre des femmes des autres arrondissements de Bangui. Il a été accompagné par le ministre de la Réconciliation nationale, Lydie Florence Ndouta.

 

Les habitants du 8e arrondissement massivement mobilisés pour consulter les listes électorales

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 13 NOVEMBRE 2015

 

Quatre jours après la cérémonie officielle de la publication de la liste électorale par l’Autorité nationale des élections, les habitants du 8e  arrondissement se sont massivement  mobilisés  ce matin  pour vérifier leurs noms sur lesdites listes. Aucun incident n’est signalé.

 

A  la mairie du 8e  arrondissement de la ville de Bangui, où le RJDH s’est rendu, la cours est envahie par les habitants venus vérifier leurs noms sur la liste. « Je me réjouis parce que mon nom y figure avec toute l’information fournie lors du recensement électorale », a dit   Gilbert Barron, habitant le quartier ngongonon1.

 

A l’école combattant, le constat est similaire mais à la différence que deux cas d’omission sont enregistrés. Jean François Mbaitouloum qui n’a pas retrouvé son nom sur la liste, déplore la situation et demande à l’ANE de corriger les erreurs commises.

 

«Je me suis fait inscrire lors du recensement et aujourd’hui mon nom ne figure pas. L’erreur est humaine. Il appartient à l’ANE de corriger afin que nous qui sommes omis puissions avoir accès au vote  », a-t-il dit.

 

Les dispositifs sont pris pour les cas d’omissions,  a précisé Dongo Relly, un agent recenseur. « Nous avons mis en place une stratégie permettant aux omis de s’enregistrer dans un cahier avec le code barre», affirme-t-il.

 

C’est le lundi 09 Novembre 2015 que l’ANE a lancé la publication de  la liste électorale. Les inscrits disposent de deux semaines pour consulter ces listes.

 

 

Les activités préparatoires relatives à la visite de Pape se poursuivent à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 13 NOVEMBRE 2015

 

Les travaux de réhabilitation des rues menant à la cathédrale Immaculée conception de Bangui avance à grand pas. Une activité menée par l’Office national du matériel (ONM), sous le contrôle du ministère des Travaux publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire et s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la visite prochaine du Saint Père, Pape François.

 

L’Energie Centrafricaine (ENERCA), réhabilite les lampadaires tout au long des avenues du centre-ville.  Du côté de la mairie, les agents procèdent aux  travaux de nettoyage des alentours de la cathédrale. Des barricades érigées sur certaines artères facilitent le bon déroulement des travaux.

 

« Ces activités ont commencé il ya  10 jours déjà. Elles  sont  sous la supervision des autorités de la transition en collaboration avec le comité de préparation des activités relatives à la visite du Pape François », a affirmé une source religieuse.

 

Mathias Mano est Directeur Général de l’ONM. Il confie au RJDH que « Ces derniers temps, il y a plusieurs travaux qui s’effectuent dans la ville de Bangui surtout les travaux de voiries. Ces travaux ont été planifiés par le ministère des Travaux publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire, par rapport à la visite papale dans notre pays ».

 

La visite papale est prévue du 29 au 30 août prochain à Bangui.

 

 

Une accalmie constatée ce matin à Bambari, les activités toujours paralysées

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 13 NOVEMBRE 2015

 

La ville de Bambari connait un calme relatif depuis ce matin. De sources locales, des détonations  d’armes ont été entendues dans la nuit du jeudi à vendredi 13 novembre. Les activités sont toujours paralysées. Une partie de la population est toujours sur le site des déplacés. Les activités n’ont pas encore reprises.

 

Cependant, le jeudi vers deux heures du matin, un groupe d’hommes armés a attaqué le site des déplacés de Saint-Joseph. Ils ont été stoppés par le contingent Congolais de la Minusca basé dans la localité.   Des cas de  morts ont été signalés. Une partie de la population qui craignait les représailles, est restée terrée chez elle.

 

Abel Matipata, maire de la ville de Bambari a souligné que la circulation est bloquée, et les activités sont automatiquement suspendues après des tirs entendus dans la nuit de mercredi à jeudi.  « Les portes des services administratifs sont restées fermées et les activités sont bloquées après cette attaque ».

 

Joint par le RJDH, le porte-parole de la Minusca à Bangui, Vladimir Monteiro, a confirmé l’attaque. « C’est dans la nuit de mercredi à jeudi  que des présumés éléments de l’UPC ont attaqué le site des déplacés mais ils ont été repoussés après une vingtaine de minutes de tirs avec la Minusca »

 

 

Un accord politique pour gérer l'après transition en Centrafrique

 

http://www.radiondekeluka.org/  vendredi 13 novembre 2015 13:11

 

Les forces vives de la nation ont signé ce vendredi 13 novembre 2015 à Bangui un accord politique pour une sortie de crise. Selon ce document, paraphé par une cinquantaine de partis politiques et différentes organisations de la société civile, il n'y aura plus de légalité constitutionnelle en République centrafricaine après le 30 décembre 2015. Après cette date, le Chef d’Etat, le Premier ministre et le Président du Conseil National de Transition devraient cesser leurs fonctions. Le Haut Conseil de la Communication et la Cour Constitutionnelle de Transition sont aussi frappés par cet accord politique.


Les signataires de l’accord politique s’accordent sur la nécessité d’une troisième transition de dix huit (18) mois. L'objectif de cette nouvelle prolongation est de ramener la sécurité, réconcilier les centrafricains, mettre en application le processus Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des ex-combattants, remettre sur pied une armée nationale, qui tienne compte de toutes les sensibilités des différentes régions centrafricaines et enfin organiser des élections inclusives, transparentes et apaisées.


Le nouveau chronogramme électoral fustigé 


Pendant que les forces vives de la nation accordent leur violon, la Concertation Elargie des Plateformes politiques, Partis, Associations politiques et Personnalités politiques indépendantes rejette en bloc le nouveau chronogramme électoral annoncé par l'Autorité Nationale des Electorales (ANE) le 10 novembre 2015. Elle s’est dite profondément indignée et menace de saisir le Conseil d’Etat aux fins d’annulation des textes instituant ce chronogramme. 


Dans une déclaration publiée le mercredi dernier, les partis politiques et associations qualifient ce nouveau calendrier électoral de « non consensuel et d’un saut dans le vide exercé par l’ANE ». Plusieurs irrégularités sont relevées dans ce calendrier électoral. Pour la concertation, « la décision est politiquement influencée ». Le document tel que signé par les autorités de la Transition est « irréaliste dans sa mise en œuvre et illégale dans son agencement juridique ». Le chronogramme électoral est taxé de « dangereux », en ce qu’elle crée les conditions de graves contestations pré et post-électorales.


Faisant référence à la loi électorale en vigueur en Centrafrique, la Concertation Elargie des Plateformes politiques, Partis, Associations politiques et Personnalités politiques  pense que le corps électoral convoqué le 13 décembre 2015 est illégal car le fichier électoral n’est pas complet.


Elle exige de l’ANE l’achèvement des opérations d’enrôlement et la finalisation du fichier électoral avant de penser à l’organisation des scrutins. Prenant à témoin le peuple centrafricain et la communauté internationale face à : « ces pratiques qui sont de nature à compromettre les chances d’un processus électoral apaisé », la Concertation Elargie des Plateformes politiques, Partis, Associations politiques et Personnalités politiques se réserve le droit de saisir le Conseil d’Etat en annulation des textes instituant ce chronogramme.

 

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Centrafrique-Presse.com
13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:22

 

 

 

13/11/15 (AFP)

 

Au nom de la paix et du dialogue avec l'islam, le pape François veut aller à Bangui les 29 et 30 novembre mais pourrait renoncer à sa visite à la dernière minute si les risques de violences devenaient trop élevés.

 

Même si rien n'a changé sur le programme officiel de la visite, le pape a lui-même laissé place à l'incertitude en déclarant fin octobre qu'il "espérait pouvoir réaliser" ce voyage dans un pays qui reste en proie aux violences interconfessionnelles et aux luttes de clans.

 

Pour son premier voyage en Afrique, François doit se rendre au Kenya et en Ouganda, avant de passer 26 heures à Bangui, avec des déplacements à risques: visites dans un camp de réfugiés et à la mosquée de Koudoukou, messes à la cathédrale et au stade Barthélémy Boganda.

 

En cas de nécessité, qui sera évaluée à la dernière minute, l'étape centrafricaine pourrait être réduite à quelques heures, comme celle de Jean Paul II en 1985, ou annulée.

 

S'il dit avoir une "bonne dose d'inconscience" pour lui-même, François ne veut pas mettre les foules en danger. C'est l'argument qui l'avait poussé à renoncer à se rendre au Kurdistan irakien en marge de sa visite en Turquie en 2014.

 

Or il semble difficile d'assurer la sécurité des dizaines de milliers de pèlerins que le pape pourrait attirer à Bangui, y compris de pays voisins comme le Cameroun, le Congo et la République démocratique du Congo.

 

Le ministère français de la Défense, qui déploie 900 soldats dans la force Sangaris sur place, a en effet mis en garde les services de sécurité du Vatican, sans pour autant adresser de recommandation officielle.

 

La force Sangaris n'aura "pas suffisamment de capacités pour s'engager au-delà de ce qu'elle fait d'habitude en soutien de la Minusca", la mission de l'ONU, prévenait mercredi l'entourage du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

La Minusca, qui avec 12.000 hommes fait face à une multitude de bandes armées, est souvent critiquée pour sa lenteur de réaction. Et les forces centrafricaines ne sont pas à même de faire face au défi.

 

- 'Ne pas y aller serait un échec' -

 

Jeudi, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, a souhaité que le pape maintienne une visite qui suscite de grandes attentes dans un pays exténué par la guerre civile.

 

"J'ai reçu le nonce apostolique qui m'a demandé: +Madame la Présidente si vous pensez que le pape ne doit pas venir, dites-le nous+ (...). Je tiens à ce que le pape vienne. (...) Par la grâce de Dieu, le pape viendra et il n'y aura rien", a-t-elle déclaré à la radio française RTL.

 

"Nous entendons bien suivre le programme prévu malgré les avertissements de la France", a assuré une source proche du dossier au Vatican, citée par l'agence spécialisée I.Média.

 

"Pour François, ne pas y aller serait un échec", a confié une autre source vaticane, tandis qu'I.Média relevait un certain agacement au Vatican de voir la France, par ses mises en garde, se décharger de toute responsabilité en cas de problème.

 

La Centrafrique connaît un regain de tensions à l'approche des élections - référendum constitutionnel le 13 décembre, législatives et présidentielle le 27 - et les violences ont encore fait une soixantaine de morts fin septembre.

 

Selon Angelo Romano, expert de l'Afrique à la communauté catholique Sant'Egidio, "c'est clair qu'il y a des risques, mais la volonté du pape est de donner un message d'espoir pour tout le peuple centrafricain".

 

Alors que la menace de "guerre de religion" plane, "François cherche à donner un message exactement inverse, en rencontrant la communauté musulmane et en appuyant les leaders religieux chrétiens et musulmans qui mènent des efforts incroyables pour éviter le pire", a expliqué le père Romano à l'AFP.

 

Pour Luis Badilla, expert de Radio Vatican, "la question la plus délicate porte sur la réaction des groupes islamistes extrémistes", sur lesquels les dirigeants musulmans modérés n'ont pas de contrôle.

 

 

Le pape souhaite aller en Centrafrique malgré les violences

 

13/11/2015 | 17:39 (Reuters)

 

Le pape François prévoit toujours de se rendre en voyage en République centrafricaine fin novembre, a annoncé vendredi le Vatican, malgré les violences qui ont fait des dizaines de morts à Bangui depuis septembre et semblent s'intensifier dans d'autres régions.

 

Au moins 22 personnes ont été tuées cette semaine dans des villages du centre du pays, autour de la ville de Bambari, ont rapporté vendredi un responsable local et la radio d'Etat.

 

Le souverain pontife doit terminer les 28 et 29 novembre en Centrafrique une tournée pastorale qui l'aura d'abord conduit au Kenya et en Ouganda.

 

La France, dont des soldats restent déployés dans le pays en appui de la force de maintien de la paix des Nations unies, a mis en garde le pape François contre les conséquences de son voyage à Bangui, estimant ne pas être en mesure de garantir totalement sa sécurité et celle des fidèles.

 

"Nous avons simplement alerté les autorités du Vatican sur le caractère risqué d'un tel voyage, dans le contexte actuel de pré-élections, pour le pape lui-même et pour les centaines de milliers de fidèles qui pourraient faire le déplacement", a dit une source au ministère de la Défense.

 

"Nous sommes en capacité d'assurer la sécurité de l'aéroport et d'apporter un soutien d'évacuation médical en cas d'accident" mais pas plus, a-t-on ajouté de même source.

 

Des élections présidentielle et législatives censées tourner la page du conflit qui déchire le pays depuis deux ans doivent se tenir le 27 décembre après avoir été à reportées à plusieurs reprises en raison de la poursuite des violences.

 

Les autorités politiques et religieuses centrafricaines se sont employées jeudi à rassurer le Vatican sur les conditions de sécurité dans la capitale, voyant dans cette visite pontificale le moyen d'envoyer un signal de normalisation et de redonner espoir à la population.

 

"RENONCER À CE VOYAGE SERAIT UNE DÉFAITE"

 

Le pape "veut vraiment aller (en Centrafrique) et renoncer à ce voyage constituerait une défaite", a réagi une source au Vatican. Une autre source a précisé que la visite pourrait néanmoins être écourtée et cantonnée à des secteurs jugés suffisamment sûrs.

 

La source au ministère français de la Défense a assuré de son côté que Paris ne chercherait pas à dissuader à tout prix le souverain pontife d'effectuer le déplacement.

 

"Il ne s'agit pas de s'immiscer dans une visite d'Etat dans un pays tiers et ce n'est pas à la France d'empêcher le pape d'aller sur place, ce n'est absolument pas notre démarche", a-t-elle déclaré.

 

Selon un responsable onusien, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) pourrait précipiter l'arrivée d'une partie des 750 soldats et 140 policiers supplémentaires attendus pour les élections de sorte à ce qu'ils soient sur place au moment de la visite du pape.

 

Alors que la France a suspendu le retrait progressif de ses troupes, qui atteignaient 2.000 hommes en début d'année, jusqu'à la fin des élections, la Minusca ne semble pas avoir les effectifs suffisants pour maintenir la sécurité dans l'ensemble du pays.

 

Les violences se sont cristallisées ces dernières semaines autour de Bambari, une ville du centre du pays qui marque plus ou moins la limite de la partition de fait de la Centrafrique, entre musulmans au nord et chrétiens et animistes au sud

 

Selon un responsable local, Yves Mbetigaza, dix villageois ont été égorgés lundi dernier à Ndassima et des dizaines d'autres ont été tués, enlevés ou sont portés disparus dans d'autres villages de la région les jours suivants.

 

La radio d'Etat a parlé d'attaques d'hommes armés de l'ethnie peule, des éleveurs nomades musulmans en conflit avec les agriculteurs sédentaires dans de nombreux pays de la zone sahélienne, mais selon Yves Mbetigaza, des combattants de l'ex-Séléka, l'alliance rebelle qui avait pris le pouvoir à Bangui il y a deux ans avant d'en être chassée un an plus tard, figuraient au nombre des assaillants.

 

(Philip Pullella, avec Marine Pennetier à Paris et Crispin Dembassa-Kette à Bangui; Tangi Salaün pour le service français)

 

 

Bangui attend de pied ferme la visite du pape en Centrafrique

 

www.lacroix.com  12/11/15 - 16 H 44

 

Bangui, capitale de la république de Centrafrique, se prépare activement à recevoir le pape fin novembre 2015. Personne n’envisage un report de la visite pour des raisons de sécurité.

 

 « LA DERNIÈRE CHANCE DE TROUVER LA PAIX » 

 

Vu de Fatima, le voyage du pape François semble très loin et quelque peu irréaliste. Et pourtant, ce n’est pas l’avis de Mgr Nzapalainga : « Tout Bangui n’est pas à l’image de Fatima. Il y a des zones dans la ville qui sont très sécurisées. Et puis, tout le monde attend cette visite avec ferveur et reconnaissance : surtout ceux qui vivent dans le plus grand dénuement. » 

 

Pour le P. Dreyfus Yepoussa, la venue du pape est « la dernière chance de trouver la paix et de créer les conditions de la réconciliation entre les communautés. S’il ne vient pas, nous serons tous à terre, sous terre même. » « Nous allons le voir ouvrir la porte du dialogue. Le pape va nous pousser collectivement sur la bonne voie pour ce pays », pense le P. Giovanni.

 

De leur côté, les déplacés attendent de pied ferme cette visite. « Nous comptons les jours qui nous séparent de l’arrivée du pape François, dit l’un d’eux, Renaud, 40 ans. À Bangui, il va parler de nos problèmes, nous aider à les résoudre. Nous avons tout perdu. Il ne nous reste que notre foi en Dieu et notre confiance en l’Église. » 

 

Léon, 64 ans, retraité de la police, abonde en ce sens : « Nous en sommes réduits à vivre comme des bêtes ici. Cette visite renforcera notre détermination à ne pas sombrer dans le désespoir et à chercher la paix. » 

 

LA VILLE SE PRÉPARE À RECEVOIR FRANÇOIS COMME SI DE RIEN N’ÉTAIT

 

Franck, 20 ans, ajoute : « Le pape François va s’adresser à nous, ses enfants abandonnés de tous. Nous attendons beaucoup de sa parole, ses gestes, sa présence ». Un autre complète : « En venant en Centrafrique, il va obliger les forces internationales à se mobiliser avec plus de détermination pour assurer notre sécurité et nous débarrasser des forces négatives. » 

 

L’insécurité est l’obstacle majeur au voyage du pape, prévu les 29 et 30 novembre. Pourtant à Bangui, personne n’envisage son annulation pour ce seul motif. La ville se prépare à recevoir François comme si de rien n’était. Sur la place de la cathédrale, les bulldozers Caterpillar sont à la manœuvre depuis des jours. Ils refont la chaussée, aplanissent la grande place de la cathédrale, déversent des tonnes de graviers pour restaurer la route que doit emprunter le pape. De l’aéroport au palais présidentiel en passant par la cathédrale, le trajet pontifical est l’occasion d’une remise en état des infrastructures.

 

PRÉPARATIFS DE LA VENUE DU PAPE

 

Mercredi après-midi, la coordination nationale des préparatifs de la venue du pape se réunissait pour faire le point, dans une salle jouxtant la cathédrale. Autour de Mgr Nzapalainga, le nonce apostolique, le P. Franco Coppola, les présidents des différentes commissions pour l’organisation de la visite, les représentants des mouvements d’Église, six ministres, des délégués de la Minusca et des forces de sécurité nationales.

 

La coordination aborde tous les sujets en cours : de la retransmission des cérémonies en eurovision aux emplacements des écrans géants, du nombre de chaises à prévoir au coup de peinture nécessaire sur les murs lépreux du stade Barthelemy Boganda, de la mobilisation de 2 000 scouts à la vente des pagnes commémorant cette visite. À quelques mètres, 500 choristes se retrouvent à la cathédrale pour répéter les chants.

 

 « Dans les médias français, on peut lire que ce voyage est trop risqué, que la sécurité du pape et de la foule ne sera pas assurée », relève l’un des participants de la réunion. Le nonce apostolique lui répond : « Il a été de mon devoir d’approcher les autorités pour établir si ce voyage était envisageable. La Minusca, la force Sangaris (les forces françaises, NDLR) m’ont assuré qu’ils auront le contrôle. » Il ajoute que la Minusca mise sur ce voyage pour lancer un cercle vertueux en Centrafrique.

 

«IL EST VRAI QU’ON N’EST PAS À L’ABRI D’UN ACTE ISOLÉ » 

 

 « Nous n’avons pas de raisons de penser que ce voyage n’est pas souhaitable », affirme l’un des officiers de la Minusca. La force internationale va mobiliser au moins 4 000 soldats, des blindés, et assurer une couverture aérienne permanente de la capitale. « À nos yeux, il n’y a pas de menace directe contre le pape. Il y a une adhésion de toutes les communautés pour ce voyage ». 

 

Les axes empruntés par le pape seront totalement sous contrôle, assure cet officier. Des mesures sont prises pour filtrer la population, contenir et surveiller la foule. « Rien n’est laissé au hasard. Il est vrai qu’on n’est pas à l’abri d’un acte isolé. Mais personne ne l’est dans ce type de rassemblement ». Environ 500 policiers et gendarmes centrafricains auront la charge d’ouvrir le convoi pontifical et de filtrer les passants afin d’intercepter tout suspect.

 

Interrogé sur ce que Sangaris pense de ce voyage, son porte-parole, le commandant Adrien répond, prudent : « La sécurisation de ce voyage est dévolue à la Minusca, elle se conduira sous sa responsabilité. Pour notre part, on se tient prêt à l’aider comme force de réaction rapide comme l’entend notre mandat : être un appui opérationnel de la Minusca. » 

 

Avec 900 hommes déployés dans le pays et des moyens limités, Sangaris n’a évidemment pas le volume pour assurer la sécurité de tous les Centrafricains. « Le pape ne risque rien, je ne vois pas un seul Centrafricain lui vouloir du mal. Quant à la foule, elle sera canalisée par les forces internationales, juge l’une des personnalités les plus influentes de Bangui. En France, on joue à se faire peur ! » 

 

Pour la paix et le dialogue avec l'islam, le pape tient à aller en Centrafrique

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:10

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION

(AFDT)

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 

 

 

Le lundi 09 novembre 2015, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a tenu une conférence de presse au cours de laquelle le nouveau chronogramme électoral a été rendu public.

 

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) réunie en session extraordinaire à Bangui le mardi 10 novembre 2015, en prend bonne note et exprime sa ferme volonté d’aller très vite aux élections afin de permettre le retour du pays à l’ordre constitutionnel.

 

Cependant, après confrontation du nouveau chronogramme  avec le Code électoral, l’AFDT relève que plusieurs incohérences susceptibles d’entraver le bon déroulement de ce processus électoral subsistent toujours:

 

  • L’inexistence du fichier électoral national qui rend  illégale la convocation du corps électoral (article 30 in fine nouveau du code électoral); 
  •  
  • Le délai d’affichage des listes des électeurs est contraire à l’article 30 alinéa 3 nouveau du code électoral. Sur ce point, nous rappelons que l’affichage des listes électorales qui est différent de la production des listes, doit être fait le même jour dans toutes les circonscriptions électorales tant sur le territoire national qu’à l’étranger. Il est d’exécution concomitante  et non successive afin de garantir l’égalité de tous les électeurs devant la loi. Or il est de notoriété publique que le recensement électoral n’est pas terminé sur les sites des réfugiés au Congo et au Cameroun, rendant de ce fait impossible l’affichage des listes sur ces sites ;
  •  
  •  Le non respect des délais de réclamations et de la procédure contentieuse prévus aux articles 98 et 99 du code électoral.

 

Il faut noter que le respect des différents délais sus indiqués conduit à la conclusion  que les élections ne peuvent pas se tenir aux dates prévues par l’ANE.

 

De tout ce qui précède, l’AFDT :

 

-Estime que ce  nouveau chronogramme électoral est non consensuel,  politique et illégal.

 

-Appelle au strict respect du code électoral, seul gage d’élections apaisées et incontestables.

 

-Demande une réunion d’urgence des forces politiques et sociales en vue d’un dialogue serein  au sein du Cadre de Concertation.

 

-Prend à témoin  l’opinion nationale et internationale sur les graves conséquences  qui résulteront d’élections précipitées et imposées en dehors de tout cadre légal.

          

                                                 Fait à Bangui, le 11 novembre 2015

 

Le Président de la Conférence des Présidents

 

 

                                                  Me Nicolas TIANGAYE 

DECLARATION N° 18 DE L'AFDT RELATIVE AU CHRONOGRAMME ELECTORAL

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 00:18

 

 

 

12/11/2015 | 23:38 (Reuters) Les autorités politiques et religieuses de Centrafrique se sont employées jeudi à rassurer le Vatican sur les conditions de sécurité qui entoureront la venue du pape François, les 28 et 29 novembre.

 

Ce voyage pontifical intervient dans un contexte d'intensification des violences entre milices chrétiennes et rebelles musulmans qui ont fait des dizaines de morts à Bangui, la capitale, depuis fin septembre.

 

Le pape a laissé entendre au début du mois que son déplacement pourrait être annulé en soulignant qu'il "espérait" être en mesure de se rendre en Centrafrique, une précaution oratoire qu'il n'avait jusque-là pas utilisée. (voir)

 

Mais plusieurs responsables centrafricains ont exprimé jeudi leur espoir de voir cette visite pontificale maintenue.

 

"On ne peut jamais se porter totalement garant de la sécurité de qui que ce soit. Même en France, il y a eu des problèmes de terrorisme", a reconnu la présidente par intérim Catherine Samba-Panza au micro de la radio française RTL.

 

Mais elle a ajouté que le pape devait venir. "L'arrivée du pape sera une grande bénédiction, et je tiens à ce qu'il vienne quel que soit le destin qui nous sera réservé. Je crois que par la grâce de Dieu le pape viendra et il n'y aura rien", a-t-elle dit.

 

Son ministre de la Sécurité publique, le général Chrysostome Sambia, a précisé que le gouvernement avait mis en plan visant à "sécuriser la visite du pape".

 

Du côté des autorités religieuses, le vicaire général de l'archidiocèse de Bangui, Jésus Martial Dembele, a émis l'espoir que le voyage se déroulerait pacifiquement.

 

La Mission de l'Onu en Centrafrique (Minusca), qui travaille étroitement sur cette visite avec le gouvernement intérimaire et le Vatican, doit renforcer ses effectifs en vue des élections prévues fin décembre: 750 soldats et 140 policiers supplémentaires sont attendus. "Une partie de ces renforts devraient être sur place avant la visite du pape", a dit un responsable de l'Onu.

 

(Crispin Dembassa-Kette avec Michelle Nichols à New York; Henri-Pierre André pour le service français)

Les autorités de Centrafrique s'efforcent de rassurer le Vatican
Les autorités de Centrafrique s'efforcent de rassurer le Vatican

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 00:01
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Une nouvelle vague de violence a fait déplacer presque 10. 000 personnes à Batangafo

 

http://rjdh.org/  PAR VIRGINIE BERO LE 12 NOVEMBRE 2015

 

Environ 10.000 personnes se sont réfugiées à l’hôpital de Batangafo. Une structure gérée par l’ONG Médecins sans frontières (MSF). Ce mouvement fait suite à un affrontement qui a opposé les groupes armés dans cette ville mardi 10 novembre dernier. Selon le communiqué de MSF de pertes en vies humaines ont été enregistrées ainsi que plusieurs blessés.

 

Selon le document, tout  était parti de la mort de deux membres d’un groupe armé, que MSF se réserve de citer. Ce meurtre a eu lieu aux alentours du camp des déplacés. Cependant, les déplacés ont de leur côté déclaré « que cinq personnes ont trouvé la mort ».

 

Ce nouveau cycle de violence a eu des conséquences déplorables sur les déplacés.  « 700 abris du camp ont été brûlés par la suite une flambée de violence et de peur s’est répandue au sein de centaines de familles déplacées qui ont cherché une protection dans l’enceinte des structures appartenant aux organisations humanitaires présentes sur place », relève le communiqué.

 

“Nous espérons que les personnes déplacées vont respecter cet hôpital au sein duquel pour travailler au mieux, les équipes ont besoin de calme et d’espace. Le respect de l’intégrité physique et psychologique de nos patients et de nos travailleurs est essentiel », affirme la chef de mission MSF, Nuria Gonzalez« Notre équipe tente de réorganiser la situation et regrouper les déplacés dans un même endroit », confie le responsable médical MSF en RCA, Pitchou Kasongo.

 

Pendant une année et demi, selon MSF, la ville de Batangafo a connu plusieurs cycles de violence, qui ont poussé les habitants à trouver refuge proche de l’hôpital. Un endroit qui est devenu site des déplacés

 

 

Situation toujours tendue à Bambari

 

http://www.radiondekeluka.org/  jeudi 12 novembre 2015 12:36

 

Au moins deux personnes dont un mineur ont été tués et plus d'une trentaine d'habitations de fortune incendiées dans la nuit de mercredi à jeudi. Des hommes armés assimilés à des Peuhls, mais non encore identifiés, ont attaqué aux environs de 2 heures du matin, le camp de déplacées de l'ancienne base des soldats français de l'opération Sangaris, situé à proximité de la résidence détruite du préfet de la Ouaka. 

Le bilan de deux morts reste encore provisoire, mais la panique s'est installée au sein des populations, malgré les multiples patrouilles effectuées par les soldats onusiens.

Une habitante de Bambari, victime de ces violences, jointe au téléphone ce 12 novembre, explique les faits, « Nous avons été surpris aux environs de 2 heures par des tirs des Peuhls armés. C'était la débandade sur le site. Les enfants ont été abandonnés par les parents. Je suis mère allaitante. Blessée, j'ai eu 25 points de suture. Comment vais-je faire pour m'occuper de mes enfants ? Nous demandons au Chef d’État de Transition de trouver une solution rapide ». 


La ville de Bambari est replongé à nouveau dans un cycle de violences depuis trois jours à la suite de l’attaque d’un véhicule de transport en commun par des hommes armés assimilés à des Antibalaka à la sortie de la ville sur l’axe Alindao ; attaque qui a fait au moins deux personnes décédées.


Nouvelle tuerie dans le 6e arrondissement


Nouvelle attaque contre les déplacés du site de la paroisse Notre Dame de Fatima dans le 6e arrondissement de Bangui. Selon le vicaire de ladite paroisse, Jonas Békas, quatre jeunes hommes déplacés sur ce site ont été pris à partie ce jeudi par des musulmans armés de Pk5. Deux des jeunes sont morts et un autre grièvement blessé. 

Un acte que déplore le prélat. « Ce matin, nous avons été attaqué par ce groupe de musulmans dont on parle toujours. Certains de nos jeunes déplacés voulaient aller récupérer quelques effets à la maison, mais malheureusement ces musulmans armés ont tiré sur eux. Ils ont réussi à tuer un qui est tomber sur le coup, un autre est mort peu de temps après des suites de ses blessures. Un  dernier grièvement blessé est au sein de la paroisse Notre Dame de Fatima », a indiqué le vicaire Jonas Békas joint au téléphone . 


L'homme de Dieu demande par ailleurs aux autorités de la Transition de sécuriser ces déplacés. « On a toujours demandé qu'on déploie une force d'interposition pour sécuriser les quartiers environnant la paroisse Notre Dame de Fatima. Mais personne ne dit rien, personne ne fait rien. Tous les matins, les jeunes musulmans armés viennent. Pourquoi on les laisse tuer les gens gratuitement ? Je demande au Gouvernement d'avoir pitié de ces pauvres gens qui n'ont pas d'armes, qui n'ont rien et qui ont besoin de vivre », s'est-il lamenté.


Un mort dans le 3e arrondissement


Des échanges de tirs ont eu lieu entre des bandits armés et un groupe de musulmans de Pk5 ce mercredi au quartier Sarah dans le 3e arrondissement de Bangui. Un des bandits a été tué selon les témoignages au cours des affrontements avec des propriétaires du bétail. 


« Des commerçants de bétail ont fait venir leurs bœufs de Bambari et les font paître vers Boeing. Compte tenue de la situation sécuritaire, ils les ont ramenés au quartier Sarah. Et c'est là qu'un groupe de malfrats venu du quartier Yassimandji les ont attaqué. Et donc il y a eu affrontement où l'un des malfrats a été tué. Une arme et trois chargeurs ont été récupérés », a expliqué un habitant de Pk5 qui appelle les uns et les autres à la paix, « Pour le moment, le calme est revenu et donc nous voulons la paix, mes frères, ce pays nous appartient, nous devons nous entendre pour le reconstruire, musulmans, non musulmans, nous sommes tous des centrafricains ». 

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 22:48

 

 

 

 

http://www.rtl.fr/  PAR RÉMI SULMONT , LOÏC FARGE  12/11/2015 À 11:18

 

Le pape François veut se rendre à Bangui les 29 et 30 novembre prochains L'Armée française essaie de l'en dissuader pour des raisons de sécurité. "Hors de question, a répondu le souverain pontife".

 

C'est un voyage hors-norme que prévoit le pape François. D'habitude, le programme est publié des mois à l'avance. Là, le Vatican vient de le faire. On s'attendait à une visite réduite à quelques heures, adaptée à la situation explosive du pays, sans grande messe en plein air par exemple. Chaque semaine en moyenne, cinquante personnes seraient tuées par les violences. Le souverain pontife a prévu de passer vingt-six heures sur place.


Son programme comporte une rencontre dans un camp de réfugiés, une visite au palais présidentiel puis aux communautés chrétiennes, une veillée de prière, une nuit sur place, une rencontre avec la communauté musulmane à la mosquée de Bangui, et une messe dans le stade de la capitale qui devrait attirer des centaines de milliers de fidèles, y compris des pays voisins.

 

La Centrafrique s'en remet à Dieu

 

François "veut se présenter en Centrafrique en héros de la paix", nous dit le vaticaniste Jean-Marie Guénois. Il veut faire avancer la réconciliation avec les  musulmans dans un pays à 80% chrétien. Pour la Centrafrique, cette visite est une chance. La présidente Catherine Samba Panza le prient de ne pas annuler. Peut-elle se porter garante de la sécurité du pape ? "On ne peut jamais se porter totalement garant de la sécurité de qui que ce soit. Même en France, il y a eu des problèmes de terrorisme", argue-t-elle.


Elle explique avoir reçu le nonce apostolique qui lui a demandé : "Madame la présidente, pensez-vous que le pape ne doit pas venir ? Dites-le nous !" Elle lui a répondu que le pape devait venir. "L'arrivée du pape sera une grande bénédiction, et je tiens à ce qu'il vienne quel que soit le destin qui nous sera réservé. Je crois que par la grâce de Dieu le pape viendra et il n'y aura rien", insiste-t-elle.

La présidente par intérim, qui tente d'organiser des élections en décembre, s'en remet au destin et à Dieu. C'est ce qui inquiète les militaires français qui sont sur place. Au point que depuis un mois, le ministère français de la Défense a tout essayé pour le convaincre de renoncer. "On se heurte à un mur", nous dit-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, qui laisse entendre que les services de sécurité du pape eux-mêmes sont très préoccupés et regrettent de ne pas avoir pu convaincre le pape.

 

Pour François, les militaires font de la surenchère

 

La France a 900 militaires français sur place dans le cadre de l'opération Sangaris. "Il n'y aura pas de renfort pour la visite papale", fait savoir le ministère de la Défense qui s'inquiète de la sécurité du pape, mais aussi et surtout des pèlerins. La peur, c'est que les rassemblements de foule soient l'occasion de provocations d'un camp ou de l'autre : des ex-Séléka (de confession musulmane) ou des anti-Balaka (des groupes d'autodéfense chrétiens). Si Paris s'exprime aujourd'hui aussi publiquement, c'est aussi un peu pour se dédouaner. Si les choses tournent mal, elles ne veulent pas être tenues pour responsables.


Dans ce contexte vraiment inhabituel, peut-on peut imaginer que François renonce à sa visite ? C'est toujours possible. La Centrafrique est à la fin de la tournée papale en Afrique. Il se rend au Kenya, puis juste à côté en Ouganda. Il peut facilement annuler l'étape en Centrafrique. Les Français voudraient au moins qu'il écourte sa visite. Mais on a affaire à un pape opiniâtre, qu'on commence à connaître. Il est persuadé que les militaires font de la surenchère.


Jamais, au moins depuis Jean Paul II, aucun voyage papal dont le programme a été publié n'a été annulé. En 2014, François tenait absolument à se rendre en Irak en revenant de Corée. Il a dû renoncer, mais rien n'avait été annoncé. Il avait dit dans une interview il y a un an : "Dieu est bon pour moi, il m'a donné une bonne dose d'inconscience. Je fais ce que j'ai à faire".

Le pape François refuse d'annuler son voyage en Centrafrique

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 20:19

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/ (Radio Vatican) 12/11/2015 16:41 Entretien - Le Pape François se rendra en République centrafricaine à la fin du mois. Il est en effet attendu les 29 et 30 novembre à Bangui, la capitale centrafricaine, et devrait notamment visiter la mosquée centrale aux côtés de l'imam Omar Kobine Layama, le président de la communauté islamique de Centrafrique.

 

Le père Federico Lombardi l’a confirmé ce jeudi aux journalistes. Le Directeur de la Salle de presse du Saint-Siège a déclaré au journal La Croix . «Nous continuons de nous organiser pour le voyage, d’aller dans cette direction, sauf imprévu» tout en se disant «bien conscient de la situation dans le pays».

 

Mais alors que les préparatifs se poursuivent des voix s’élèvent pour mettre en garde contre le danger que représente ce voyage apostolique. Ces jours-ci, la presse française s’est largement fait l’écho de craintes exprimées dans l’entourage du ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian qui évoque une visite «à hauts risques». Paris aurait fait savoir que l’armée française déployée en Centrafrique ne disposerait pas des capacités pour assurer la sécurité de la visite du pape au-delà de l’aéroport de Bangui. Deux étapes sont particulièrement redoutés du point de vue sécuritaire : la messe dans le stade Barthelemy Boganda, et la visite du Saint-Père dans la mosquée centrale de Koudoukou à Bangui. Des préoccupations partagées par l’imam, Omar Kobine Layama, qui se veut malgré tout confiant. Il est interrogé par Anne-Sophie Saint-Martin.

 

 

La présidente de transition Catherine Samba-Panza, a souhaité ce jeudi que le pape François maintienne sa visite fin novembre dans ce pays malgré le défi sécuritaire que cela représente. Elle s’exprimait sur les ondes de la radio française RTL.

Malgré l'insécurité, les Centrafricains attendent le Pape François avec espérance

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 19:58

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Par Léonard Vincent RFI jeudi 12 novembre 2015

 

Le président nigérien Issoufou Mahamadou n’est pas venu les mains vides au Sommet de La Vallette sur la crise migratoire. Il a soumis à ses partenaires européens une liste de propositions pour le Niger : renforcement des capacités des forces de sécurité du pays pour lutter contre les trafics, mais aussi divers projets de développement local pour inciter les Nigériens à rester au pays. Pour les détailler, il a répondu aux questions de notre envoyé spécial Léonard Vincent.

 

Le Niger est particulièrement concerné par la question migratoire. Ce sommet à La Valette doit être particulièrement important et attendu par vous ?

 

Issoufou Mahamadou : Oui, tout à fait. Le Niger est particulièrement concerné par ce sommet, parce que le Niger est un pays de transit pour les migrants qui vont vers l’Europe, mais le Niger aussi est un pays d’origine des migrations vers le Maghreb et en particulier vers la Libye. Donc, le Niger est doublement concerné. Les différents partenaires des différents pays, qu’ils soient de destination, d’origine ou de transit, doivent avoir une responsabilité commune, avoir un programme de coopération pour faire face au grave problème que connaît aujourd’hui la migration, avec tout le cortège de morts qu’on constate dans le désert nigérien, libyen ou bien en Méditerranée. Il faut donc que ces différents pays s’attaquent aux causes profondes de la migration. Et ces causes profondes sont le déficit de la démocratie, l’insécurité, la pauvreté, les inégalités. Et pour faire face, il y a deux solutions. Il y a une solution à court terme qui est sécuritaire, il y a une solution à long terme, structurelle, qui porte sur le développement économique et social.

 

Vous êtes venu ici à La Valette avec des propositions. Quelles sont-elles ?

 

Alors nous sommes venus avec des propositions, avec un programme précis. Il y a d’abord des propositions concernant la solution à court terme, c'est-à-dire la solution sécuritaire. Ce que nous proposons, c’est que l’Europe nous aide à renforcer les capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité, que l’Europe nous aide à mettre en place des forces spéciales dédiées à la lutte contre la migration clandestine. Et également, nous proposons, toujours sur le plan légal, qu’il y ait une organisation de la migration légale. Nous sommes d’accord également sur les propositions qui sont faites en ce qui concerne les réadmissions, le retour des migrants dans leur pays d’origine. Mais tout ça, c’est des solutions à court terme. Sur le long terme, c’est le développement, parce qu’il faut s’attaquer à la pauvreté qui chasse les Africains de leur pays d’origine. Il me semble que l’aide publique au développement ne suffira pas. C’est vrai que l’Union européenne propose la création d’un fonds fiduciaire de 1,8 milliards d’euros. Cela ne suffira pas. Les besoins sont énormes. C’est pour cela que dans nos propositions, nous avons estimé qu’il faut monter un véritable plan Marshall pour faire face à ce phénomène migratoire, et au-delà. Je pense que ce, à quoi il faut penser, c’est à la réforme de la gouvernance économique mondiale. Il faut que le commerce entre les pays du Nord et les pays du Sud soient plus équitables. Il faut que les termes de l’échange soient justes. Et il faut davantage d’investissements vers les pays africains. Cela a un double avantage pour les pays européens. Le premier avantage, c’est que ça permet de fixer les migrants dans le pays d’origine. Le deuxième avantage, c’est que, en développant les pays absolument sous-développés, l’Europe va avoir des marchés qui contribueront à la relance de l’économie sur le continent européen.

 

Vos propositions sont très détaillées pour ce qui concerne votre pays. Il est question de plusieurs initiatives locales. Est-ce que vous pouvez nous détailler un peu quelques projets phares ?

 

Nous avons des propositions précises portant sur la mise en place des centres d’accueil pour les migrants. Il s’agit ici d’accueillir les migrants, de les protéger, de respecter leurs droits et éventuellement de créer les conditions de leur retour dans leur pays d’origine. Ça, c’est un premier aspect. Le deuxième aspect porte sur le développement et en particulier pour le développement de l’agriculture, parce que l’agriculture crée beaucoup d’emplois. Dans notre pays, ça permet de retenir les Nigériens qui sont tentés d’aller en migration vers les pays du Maghreb, notamment vers la Libye parce que nous, on ne peut pas arrêter le flux des migrants subsahariens qui passent par notre pays, sans arrêter le flux des Nigériens qui vont vers la Libye par exemple. Donc il faut les retenir sur place. Nous avons prévu des projets de développement de l’agriculture, des projets de développement du tourisme par exemple. Si vous prenez le cas de la région d’Agadez, c’est une région de tourisme par excellence et cela permettra de reconvertir ceux qui s’adonnent au trafic des migrants vers d’autres activités.


Vous avez chiffré les projets que vous proposez ?

 

Absolument. Nous avons chiffré les projets, c’est à peu près 700 millions d’euros qu’il nous faut pour faire face aux solutions que nous préconisons.

 

A la fin de votre discours, vous avez cité Montesquieu. Est-ce que vous pouvez dire ce que vous avez dit ?

 

Ce que j’ai dit, c’est que le problème migratoire, c’est un problème qui concerne toute l’humanité puisque ça ne concerne pas que l’Afrique. Ça concerne aussi le Moyen-Orient, la Syrie, l’Irak, ça concerne les pays d’Amérique latine. Allez-y à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, vous verrez les mêmes drames qu’on voit dans le désert nigérien ou sur la Méditerranée. Donc ça concerne toute l’humanité. Par conséquent, il faut que nous, dirigeants, nous évitons de nous replier sur nos frontières, de nous replier sur nos patries, et Montesquieu disait : « Quand on doit choisir entre sa patrie et l’humanité, il faut choisir l’humanité ».

M. Issoufou: " je veux m’attaquer à la pauvreté qui chasse les Africains de leur pays"

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 19:39

 

 

 

SENENEWS.com | 

 

De nouvelles accusations d’abus sexuels visent encore l’ONU.

 

La Minusca a été informée aujourd’hui d’allégations concernant cinq femmes qui ont eu des relations sexuelles avec des casques bleus. Trois d’entre elles sont âgées de 14 à 17 ans. Elles disent avoir eu des relations sexuelles pendant plusieurs semaines avec des casques bleus Congolais. L’une d’elles, qui dit avoir 14 ans, a donné naissance à un enfant, suite à sa relation avec un soldat Congolais. Une autre, âgée de 17 ans, est enceinte de sept mois.

 

Du siège des Nations unies à New York, la Minusca a déclaré dans un communiqué qu’elle dépêcherait jeudi une équipe à Bambari afin de rassembler des faits et de prendre immédiatement des actions disciplinaires et préventives.

 

Rappelons que la Minusca est opérationnelle depuis avril 2014 en Centrafrique et compte 11 000 hommes. L’ONU s’apprête envoyer encore près de 1 140 casques bleus supplémentaires dans le pays, à l’approche d’élections législatives et présidentielle du 27 décembre prochain.

Centrafrique : Des mineures seraient enceintées par des casques bleus

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 19:34

 

 

 


Cergy-Pontoise (France) - AFP / 12 novembre 2015 19h16 -  Un opposant congolais en exil en France, Ferdinand Mbaou, a été blessé par balles mardi alors qu'il sortait de son domicile à Bessancourt, en banlieue parisienne, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. 

Ce général de 59 ans a été blessé mardi après-midi par un individu qui lui a tiré dans le dos à proximité de son domicile, a indiqué à l'AFP le procureur de Pontoise, Yves Jannier, confirmant une information du journal Le Parisien.

Blessé à l'épaule, Ferdinand Mbaou avait été hospitalisé dans un état sérieux mais son état s'est amélioré, il devrait sortir de l'hôpital, a précisé en fin de journée le procureur, prudent quant aux motivations de l'auteur de cette tentative d'homicide, qui a pris la fuite.

Nous n'avons toujours pas de revendication. Est-ce lié à son activité politique ou est-ce complètement étranger? Rien ne permet de le dire à ce stade, toutes les hypothèses sont envisageables, a souligné Yves Jannier.

La victime n'avait pas fait l'objet de menaces précises contre sa sécurité ces derniers temps, a-t-il ajouté.

Ancien directeur de la sécurité présidentielle du président Pascal Lissouba (1992-1997), Ferdinand Mbaou est parti en exil avec ce dernier en 1997 quand Denis Sassou Nguesso a pris le pouvoir par les armes à l'issue de la guerre civile.

Il est décrit comme l'un des plus ardents opposants au régime de Brazzaville, par un membre de la diaspora congolaise en France, qui a requis l'anonymat. Ferdinand Mbaou est retourné à plusieurs reprises ces dernières années au Congo, où il a été emprisonné au moins deux fois, selon cet interlocuteur, qui se dit très inquiet.

S'il est avéré que c'est une tentative d'assassinat politique, c'est très grave, a-t-il dit.

Nous sommes pantois et inquiets, a également confié à l'AFP Jean-Luc Malekat, ancien ministre de l'Economie (1991-92), responsable des Assises nationales du Congo, rassemblement des partis d'opposition et de la société civile de la diaspora congolaise dans le monde.

Nous nous posons la question: est-ce que ce n'est pas le début d'une chasse à l'homme par le pouvoir de Brazzaville ?, a-t-il ajouté.

Âgé de 72 ans cette année, M. Sassou Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir, a dirigé le Congo sous le régime du parti unique (1979-1992). Après avoir perdu les premières élections pluralistes en 1992, il est revenu au pouvoir par les armes en 1997 à l'issue d'une guerre civile, avant d'être élu en 2002 et réélu en 2009.

Il a fait approuver fin octobre par référendum, qualifié de mascarade par l'opposition, une nouvelle constitution qui lui permet de briguer un nouveau mandat en 2016.

Le 20 octobre, la répression de manifestations contre le référendum à Brazzaville et à Pointe-Noire (sud), la capitale économique du pays, avait fait 17 morts selon l'opposition, quatre selon les autorités.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=648196 

Un opposant congolais en exil blessé par balles près de Paris

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