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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 12:10

 

 

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP | Publié le 26/12/2013 à 08h28

 

De nombreux militaires français ont été déployés sur les principaux axes de Bangui, au lendemain d'une journée de tirs et de panique.

 

A Bangui ce jeudi 26 décembre, les artères menant à l'aéroport étaient largement investies par l'armée française, dont les nombreux véhicules blindés et de transport de troupes bordent les avenues. Des soldats français menaient des opérations de fouille dans les quartiers proches de l'aéroport autour desquels de nombreux coups de feu ont été entendus ces dernières 24 heures.


Des habitants commençaient à sortir timidement de chez eux. Au sol, sur le bitume ou dans la poussière, des douilles de mitrailleuse lourde témoignaient des affrontements de la veille. Mercredi 25 décembre, des tirs d'origine indéterminée, ponctués de détonations, avaient semé la panique dans les quartiers nord de la capitale puis près de l'aéroport, provoquant la fuite de milliers de personnes. L'origine de ces affrontements, et les belligérants impliqués, restent pour le moment inconnus. Les violences ont progressivement cessé avec la tombée de la nuit qui a été relativement calme et ponctuée de quelques rafales sporadiques.

Centrafrique : de nombreux soldats français déployés à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 12:01

 

 

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 26 décembre 2013 08h45 - Cinq soldats du contingent tchadien de la force africaine en Centrafrique (Misca) ont été tués mercredi dans des affrontements à Bangui, a annoncé jeudi à l'AFP un porte-parole de cette force.


J'ai appris que cinq soldats tchadiens ont été tués, a déclaré Eloi Yao. Hier (mercredi), la ville était dans la confusion totale, et cette confusion a duré jusqu'à la fin de soirée, nous essayons aujourd'hui de comprendre ce qui s'est passé.


Mercredi, des tirs d'origine indéterminée, ponctués de détonations, avaient semé la panique dans les quartiers nord de la capitale puis près de l'aéroport, provoquant la fuite de milliers de personnes. L'origine de ces affrontements, leur bilan humain et les belligérants impliqués restent pour le moment inconnus.


Les violences ont progressivement cessé avec la tombée de la nuit qui a été relativement calme et seulement ponctuée de quelques rafales sporadiques. Jeudi matin, de nombreux militaires français de l'opération Sangaris étaient déployés sur les artères menant à l'aéroport. Des soldats français menaient des opérations de fouille dans des quartiers environnants.


Selon des habitants, interrogés au téléphone par l'AFP, des miliciens anti-balaka (milices d'auto-défense chrétiennes) auraient attaqué des soldats du contingent tchadiens dans le quartier Gobongo, non loin de l'aéroport. Des militaires du contingent burundais auraient également été pris à partie.


Toujours selon des habitants de différents quartiers, interrogés au téléphone par l'AFP, des éléments de l'ex-rébellion Séléka se seraient joints aux soldats tchadiens pour repousser les miliciens anti-balaka. Ces affirmations n'ont pas été confirmées par la Misca, de source militaire française ou indépendante.



(©) 

 

Centrafrique : 5 soldats tchadiens tués dans des affrontements à Bangui
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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 00:12

 

 

 

 

 

 

Je voudrais remercier le Président François HOLLANDE pour son implication à la crise dans notre pays et rendre un hommage aux deux caporaux français Antoine et Nicolas, ils sont rentrés dans l’histoire de République Centrafricaine.

Le Président François HOLLANDE est non seulement un homme d’Etat  mais également un homme de conviction, visionnaire, stratégique qui connait la position géopolitique de son pays : comme disaient certains de mes amis, on ne regrette pas d’avoir de voter pour lui. 

 

Les pseudos hommes politiques français, monsieur Bruno LEMAIRE et monsieur MALMBOUTI, qui disent que la France n’est pas le gendarme du monde et n’a pas vocation à défendre la Centrafrique, ne connaissent pas les relations géopolitiques et surtout économiques qui existent entre la France et la Centrafrique ; ils leur suffisent de demander aux hommes d’affaires et  hommes politiques français qui sont encore en vie.

 

Je remercie Monsieur Jean-Louis BORLOO et Jean-François COPPE pour leurs appuis, soutiens et influences pour nous aider dans ces moments difficiles.

 

L’ennemi s’est dévoilé les traitres de la République, on connait le fond du problème sans être un magistrat chevronné.

 

L’histoire est biblique : la femme qui avait volée le bébé d’une autre et qui s’est fait piégée toute seule quand le juge, Moïse, lui avait posé la question fatale : diviser le bébé à deux et elle avait répondu « OUI ».

 

Une question nous est posée : « Vouliez-vous diviser le pays de B.BOGANDA à deux pourquoi pas à trois pour les Soudanais ? » Mr SABONE est un Tchadien, il s’est fait piéger tout seul, Dieu l’a confondu.

 

Les  hommes politiques Centrafricains assoiffés du pouvoir ont donné la Nationalité  Centrafricaine aux étrangers, les passeports et les armes sont distribués aux étrangers qui viennent aujourd'hui tuer les Centrafricains , ils garderont dans leur conscience toute leur vie, on ne pas peut devenir Président de la République comme on le veut ?

 

La Centrafrique est devenue aujourd’hui le paillasson sur lequel tous les étrangers et différents groupes rebelles Tchadiens, Soudanais, …viennent s’essuyer.

 

C’est mal connaître la jeunesse Centrafricaine, nous ne vous laisserons jamais vous installez dans notre pays : je prends pour responsable tout les anciens régimes, ils nous ont trahis.

 

Je persiste et signe, tous les anciens hommes et femmes politiques doivent partir  ; laisser la place aux jeunes générations : c’est le problème du contrat viager !

 

Ils ont échoué, la preuve est qu’un soit disant ancien Ministre de la République veut diviser notre pays : la Centrafrique est UNE et indivisible !           

 

Nous vivons en harmonie avec les musulmans et on connait les musulmans Centrafricains avec qui ont a étudié : les étrangers possédant des armes doivent rentrer chez eux.

 

Jeunesse Centrafricaine, on sait ce qui nous reste à faire : mobilisons nous, l’ennemi est connu.

Je ne vous dis pas bonne fête mais bon courage !

 

Le  25 Décembre 2013

 

Saint Cyr  NGOUYOMBO

Technicien d’exploitation en Transport de Marchandise

COUP  DE  GUEULE  D’UN  CENTRAFRICAIN
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 23:45

 

 

 

 

 

 

 

RFI   mercredi 25 décembre 2013 à 03:47

 

En Centrafrique, les sept membres de la toute nouvelle Autorité nationale des élections ont prêté serment ce mardi 24 décembre. L'ANE est chargée de la préparation de l'organisation des élections présidentielle et législatives, ainsi que du référendum constitutionnel à venir. Ses membres se réuniront rapidement pour commencer leur évaluation de la situation, du fichier électoral et proposer un calendrier au gouvernement de transition. Il y a quelques semaines, le président français François Hollande avait émis le souhait de voir des élections se tenir en Centrafrique avant la fin 2014, et non pas en 2015 comme le prévoit la transition. Le président de l’ANE, Dieudonné Comboyaya, juge les délais tenables.

 

Dieudonné Comboyaya   Président de l'Autorité nationale des élections

 

 « Techniquement, c’est fort possible [de tenir des élections avant la fin de l’année 2014]. Si les conditions ne sont pas réunies, nous ne pourrons pas le faire dans les délais, mais il faut qu’elles le soient. Les conditions sécuritaires, les conditions matérielles, les conditions humaines, les conditions financières... Nous comptons sur l’appui de tous nos partenaires internationaux »

Centrafrique : des élections possibles avant fin 2014
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 23:01

 

 

 

 

 

 

AFP 25 DÉCEMBRE 2013 À 08:58

 

Le président centrafricain Michel Djotodia a lancé mardi un nouvel appel à la paix, dans une capitale Bangui toujours en effervescence, qui se préparait à passer un réveillon de Noël sous couvre-feu et dans la psychose de nouvelles violences.

 

«Aimez-vous les uns les autres! On retrouve ça dans la Bible et le Coran», a longuement plaidé au cours d’une conférence de presse le président Djotodia, entouré du Premier ministre Nicolas Tiangaye et des chefs des communautés catholique, protestante et musulmane.

 

M. Djotodia, arrivé au pouvoir en mars 2013 à la tête de la rébellion de la Séléka (coalition à dominante musulmane venue du nord du pays), a accusé le président déchu François «Bozizé (en exil) et ses complices» d’être derrière les «massacres» interreligieux qui ensanglantent le pays et ont fait près d’un millier de morts en trois semaines.

 

Il a sévèrement désavoué les propos de son conseiller Abakar Sabone, qui avait évoqué dimanche une sécession prochaine entre le nord et le sud, provoquant un coup de tonnerre politique. Ces déclarations sont une initiative personnelle et «méritent une sanction sévère (...). La Centrafrique est une et indivisible!», a martelé le président de transition, censé quitter le pouvoir avant l’organisation d’élections début 2015.

 

M. Djotodia a par ailleurs annoncé l’interdiction de «toute marche illégale» dans la capitale où se multiplient ces derniers jours «manifestations désordonnées et non-autorisées qui attisent la haine».

 

Le matin même, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblés au PK5, un quartier mixte à dominante musulmane, régulièrement le théâtre d’affrontements entre milices chrétiennes d’autodéfense «anti-balaka» (anti-machette, en langue sango) d’un côté, et civils musulmans et éléments de l’ex-Séléka de l’autre.

 

Après une incursion d’anti-balaka pendant la nuit, les habitants entendaient marcher «pour la paix», et dénoncer «la «partialité» selon eux des 1.600 soldats français de l’opération Sangaris, déployés depuis le 5 décembre en RCA en soutien à une force africaine (Misca) pour tenter de rétablir la sécurité.

 

«Les Français ont pris le parti de ceux qui nous attaquent», affirmait l’un des manifestants, Jibril Assil. «Le pays est attaqué par les anti-balaka, la première action de la France a été de caserner les Séléka, au bénéfice des assaillants anti-balaka qui sont maintenant en train de conquérir la capitale», dénonçait un autre protestaire.

 

C’est le troisième rassemblement du genre depuis dimanche: la minorité musulmane reproche aux Français de les laisser sans défense face à la vindicte populaire des habitants de Bangui, très majoritairement chrétiens, soumis pendant des mois aux exactions de la Séléka et qui ont aujourd’hui soif de vengeance.

 

«Soyons des artisans de paix»

 

Face à ces accusations, les militaires français n’ont de cesse de réaffirmer leur «impartialité». S’exprimant mardi au côté de M. Djotodia, le Premier ministre a défendu leur action: «Il n’est pas dans la vocation de Sangaris de désarmer uniquement les ex-Séléka et de laisser les anti-balaka».

 

«La polarisation sur les troupes tchadiennes est un faux problème», a également assuré M. Tiangaye, qui s’est refusé à critiquer le contingent tchadien de la Misca, mis en cause de façon répétée ces derniers jours.

 

Le chef du contingent burundais a révélé que ses hommes avaient été lundi la cible d’une attaque de soldats tchadiens, avec tirs d’armes automatiques et jets de grenades, au moment où les Burundais étaient en train de désarmer des éléments Séléka.

 

Les Tchadiens, dont trois ont été blessés, ont été repoussés «sans aucun problème» par les militaires burundais qui n’ont «aucune responsabilité dans ces incidents». «Nous n’avons aucun contentieux avec aucune partie de la population centrafricaine, nous», a souligné le lieutenant-colonel Pontien Hakizimana.

 

N’Djamena n’a pas encore réagi officiellement. Mais l’incident est peu ordinaire: des soldats de la paix qui se tirent dessus entre eux. Il pose une nouvelle fois la question de l’attitude du contingent tchadien (850 hommes sur les 3.700 au total de la Misca), vu par de nombreux Banguissois comme «complice» des ex-Séléka.

 

Lundi matin, une patrouille tchadienne avait brièvement ouvert le feu --sous l’oeil des journalistes-- sur des manifestants anti-Séléka devant l’aéroport, faisant un mort.

 

Traditionnellement très influent en Centrafrique, le Tchad du président Idriss Déby Itno est le premier partenaire de la France dans ses efforts pour rétablir la paix dans le pays. La défiance croissante des Centrafricains envers le contingent tchadien complique encore un peu plus la tâche des militaires français.

 

Partout dans la capitale, les tensions intercommunautaires restent très vives et la situation extrêmement précaire. Les patrouilles des soldats français et des troupes africaines ne suffisent pas pour étouffer les haines et éteindre les nombreux incidents qui éclatent quotidiennement au coeur des quartiers.

 

Selon des témoins, les violences du jour fait cinq morts, dont trois dans l’attaque d’un véhicule à Gobongo par des anti-balakas qui interdisent la circulation vers la sortie nord de la ville.

 

Médecins sans Frontières (MSF) a indiqué avoir pris en charge près de 200 blessés pour ces quatre derniers jours à Bangui qui a «renoué avec la violence» après un court répit la semaine dernière.

 

Mardi, un accident, apparemment un véhicule d’ex-Séléka qui s’est retourné en fin de matinée au PK5 après avoir été caillassé, a provoqué la panique et fait fuir des centaines d’habitants du voisinage, selon des témoins.

 

La messe du réveillon de Noël à la cathédrale, qui s’est déroulée dans l’après-midi pour cause de couvre-feu, a attiré de nombreux fidèles qui ont écouté avec ferveur l’émouvant sermon de l’archevêque Dieudonné Nzapalainga: «soyons des artisans de justice et nous serons des artisans de paix».

Centrafrique: Djotodia appelle à la paix, Bangui toujours en ébullition
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 22:45

 

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 25 décembre 2013 à 06:21

 

Invité mardi 24 décembre sur RFI, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a adressé un message de paix aux Centrafricains. Il est également revenu sur l'action de médiation que les dignitaires religieux du pays - musulmans, catholiques et protestants - mènent ensemble depuis des mois pour prêcher la réconciliation et essayer de sortir la Centrafrique du cycle de haine qui la déchire.

 

« Responsables des protestants, responsables des musulmans, et moi-même, nous sommes ensemble », a insisté Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’archevêque de Bangui. « Pour Noël, le président de la Communauté islamique vit ici, à l’archevêché. Et nous partageons la même table. Nous continuons à partager les soucis de nos frères et nos sœurs », a-t-il insisté.

 

Et, face à « ceux qui ont orienté, donné une connotation religieuse » à la crise, « nous sommes là pour dire : "Non" », a-t-il martelé.

 

 « Pour en sortir, il va falloir que nous disions, et nous ne cessons de le dire aux uns et aux autres : "Laissez votre cœur se désarmer". Ce n’est pas en étant prisonnier de notre haine, de notre désir de vengeance que l’on va trouver les solutions. »

 

« Nous devons vivre ensemble dans ce pays »

 

Un appel à la réconciliation auquel Mgr Dieudonné Nzapalainga ajoute un appel pressant à la fin de l’impunité. « L’impunité, certes, dans le passé, il y en a eu. Mais il faut maintenant que celui qui arrive soit le prince de la Justice. Cette justice, il faudrait que les hommes puissent l’incarner, pour apaiser, aussi. Et notre message est de dire que, chrétiens et musulmans, nous avons un seul destin. Un seul dieu qui nous a créés, et nous devons vivre ensemble dans ce pays, sans s’entredéchirer ou donner, encore, la mort à nos frères et nos sœurs. »

 

Un message de paix lancé également par Ahmat Deliris, vice-président de la communauté islamique centrafricaine : « Je dis à mes frères centrafricains, chrétiens, musulmans, animistes : notre pays a beaucoup souffert. On a perdu des hommes, des femmes. Ils ne vont plus revenir. Laissons tout ça là. Vraiment, il faut que l’on s’entende. Pardon, pardon, pardon. Les gens ont confondu tout. C’est le 25. Je prie. Dans le monde, c’est un jour de prière. Mettons-nous autour de la table, laissons tout ça là. C’est ça la famille. On est ensemble. »

Le message de paix des responsables religieux de Centrafrique
Le message de paix des responsables religieux de Centrafrique
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 22:22

 

 

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 25 décembre 2013 à 21:50

 

Beaucoup de violences à nouveau, ce mercredi 25 décembre, à Bangui. Des tirs ont été entendus dans différents quartiers de la capitale centrafricaine, à intervalles réguliers. Les affrontements se seraient intensifiés dans la journée. Des « anti-balaka » s’en seraient pris à des ex-éléments de la Seleka.

 

Des tirs ont été signalés, depuis le matin, dans plusieurs quartiers comme le PK5, le PK12, Ben-Zvi mais surtout Gobongo, dans le nord de la ville. Des habitants accusent les « anti-balaka » d'avoir mis en place des barrages et lancé une offensive.

 

Selon une source contactée par RFI, des ex-Seleka seraient alors intervenus en représailles. Le porte-parole de la présidence dit, lui, que les ex-Seleka sont tous cantonnés et que c’était la Misca - la force africaine - qui affrontait les « anti-balaka. » En tout cas, s'en seraient suivies plusieurs heures de combats violents, comme l'explique un habitant de Bangui joint par RFI.

 

« Ce sont les anti-balaka qui ont commencé à déranger les gens, confie-t-il. Là, vraiment, on est dépassés. Depuis ce matin, c’est sans arrêt ; en ce moment même, ça continue de tirer. On ne sait pas ce qui se passe. Je suis chez moi, caché, avec toute la famille », a témoigné cet habitant de Bangui.

 

Les tirs se sont ensuite déplacés progressivement du nord vers le sud de la capitale, faisant fuir plusieurs centaines d'habitants vers le centre-ville. Les combats se seraient rapprochés de l'aéroport, où des milliers de Centrafricains ont trouvé refuge depuis le début de la crise. Ces combats se seraient ensuite calmés aux alentours de 16 heures.

 

Les militaires français parlent d'un « pic de violence », ce mercredi 25 décembre, après « un regain de tension constaté depuis jeudi et qui persiste de façon très nette » explique le colonel Jaron, porte-parole de l'état-major français.

 

Vu le niveau de violence et la proximité des combats, l'ONG Médecins Sans Frontières a d'ailleurs décidé d'évacuer, temporairement, ses employés travaillant à l'hôpital communautaire où l'organisation humanitaire délivrait des secours d'urgence.

 

Guy Simplice Kodégué   Porte-parole de la présidence centrafricaine

 

« Cette comptabilité macabre doit s’arrêter et cesser immédiatement parce que cela n’honore pas du tout notre pays, la Centrafrique qui est une terre d’asile et d’hospitalité ».

Centrafrique : nouvelle journée de violences à Bangui
Centrafrique : nouvelle journée de violences à Bangui
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 22:10

 

 

 

 

 

 

http://sahel-intelligence.com   25 décembre 2013 par Frédéric Powelton

 

Le lieutenant-colonel Ndong Toutoune, porte-parole de la Misca, (Mission de l’Union africaine en Centrafrique), vient d’annoncer mercredi, le redéploiement de l’ensemble du contingent tchadien, fort de 850 hommes, dans le nord du pays.

 

L’objectif de ce redéploiement, dont les modalités ou encore la localisation exacte n’ont pas été précisées, se rapporte à la sécurisation. Mais cette décision survient après une augmentation, ces derniers jours, d’un sentiment de méfiance d’une bonne partie de la population de Bangui face au comportement des soldats tchadiens. Ceux-ci sont perçus par cette partie de la population comme des « complices » des anciens rebelles Séléka, la coalition des groupes armés majoritairement musulmans venus du Nord du pays qui ont pris le pouvoir en mars dernier.

 

Les soldats tchadiens ont été mis en cause dans plusieurs incidents récents à Bangui au point que ce sentiment de méfiance est devenu ressentiment. Lundi, et devant des journalistes, une patrouille tchadienne avait ouvert le feu sur quelques milliers de manifestants rassemblés devant l’aéroport qui exigeaient, entre autres, leur  départ. L’incident a fait un mort. Le même jour, selon leur chef, des hommes du contingent burundais auraient été la cible d’une attaque de soldats tchadiens. Les soldats tchadiens, dont trois ont été blessés, auraient été repoussés « sans aucun problème », selon le chef du contingent burundais affirmant que ses hommes n’ont eu aucune responsabilité dans ces incidents.

 

Ces exactions ont fini d’attiser l’opposition de plusieurs habitants de Bangui contre les soldats tchadiens qui, depuis mars déjà, avaient été accusés de passivité dans les évènements qui ont permis le renversement par les combattants de la Séléka de François Bozizé, président élu et de confession chrétienne, au profit du musulman  Michel Djotodia.

Centrafrique : Redéploiement du contingent tchadien de la Misca
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:56

 

 

 

 

 

 

Midilibre.fr

 

24/12/2013, 19 h 39 | Mis à jour le 24/12/2013, 19 h 51

 

C'était la messe de minuit, qui cette année avait lieu à 15 heures, couvre-feu oblige, et la cathédrale était pleine à craquer.

 

De la cathédrale de briques rouges de Bangui, une clameur s'élève : des chants joyeux, des rires, des applaudissements enthousiastes qui envahissent tout le quartier, prenant tout à coup le pas sur le claquement des balles auquel les Banguissois sont habituellement résignés. Dieudonné Nzapalainga, le célèbre archevêque de Bangui, entame un long prêche, qui tient plus du discours politique que du discours religieux. En ces temps difficiles, il est impossible de ne pas évoquer les exactions, massacres, viols et lynchages qui font le quotidien des Centrafricains.

 

 "La paix, on va l'avoir!"

 

Tantôt en français, tantôt en Sango, la langue nationale, il harangue la foule qui répond par des applaudissements appuyés: il parle de paix et de réconciliation: "Il faut libérer la parole, crier d'une seule voix plus jamais ça!. Il n'y a pas de paix sans justice (...) soyons des artisans de justice et nous serons des artisans de paix", assène-t-il aux fidèles. Devant la cathédrale, la réalité se rappelle à eux: assis dans la poussière, arme au poing, des soldats sont là pour sécuriser l'office. "La paix, on va l'avoir!" "Je travaille, mais je prie aussi", explique l'une des sentinelles, tout en écoutant la voix de l'archevêque qui grésille dans les haut-parleurs de la cathédrale. "On dit que la Centrafrique est oubliée de Dieu, mais Dieu n'oublie personne, ici comme ailleurs... la paix, on va l'avoir", veut-il croire, la main serrée sur la crosse de sa kalachnikov, alors que les massacres ont fait près d'un millier de morts en trois semaines à Bangui.

 

Chaque jour apporte son lot d'affrontements et d'atrocités

 

En cette fin d'après midi, un soleil rougeoyant se couche doucement sur la ville, donnant aux rues, à la cathédrale et au ciel la même teinte irisée. "Vous auriez dû voir les autres années, avant les évènements! La cour (de la cathédrale) était pleine à craquer! Là les gens ont peur", explique "Baracuda", un jeune scout en uniforme. Dans cet univers de joie, presque surréaliste au milieu de cet océan de violences qu'est devenue Bangui, les fidèles semblent s'abandonner après le prêche de Mgr Nzapalainga, les mines inquiètes du quotidien se décrispent dans la musique. En Centrafrique, chaque jour apporte son lot d'affrontements et d'atrocités, souvent qualifiés un peu rapidement "d'interreligieux": "Regardez nous, regardez nous bien. Les Chrétiens, c'est nous", chuchote un fidèle. "Nous sommes une religion de paix, pas de guerre. Les anti-balakas (milices d'auto défense chrétiennes, ndlr), ce ne sont pas des chrétiens, ce n'est pas nous", dit-il, avant de se remettre à chanter, alors qu'une dizaine de petites filles vêtues de blanc s'enfoncent dans l'allée centrale en dansant.

 

Une spirale infernale des amalgames communautaires

 

La veille, des anti-balakas ivres de violence, disant lutter contre l'ex-rébellion Séléka (à dominante musulmane et qui a pris le pouvoir en mars), ont lynché deux infortunés musulmans au quartier PK5, leur découpant les membres à coups de machettes... Illustration de la folie qui s'est emparée de quelques-uns dans la ville, ivres de vengeances et pris dans la spirale infernale des amalgames communautaires et des représailles. Quelques coups de feu résonnent dans le lointain. Un militaire confie à un civil qu'un nouvel affrontement a lieu dans un quartier éloigné. Ce soir, c'est Noël pourtant. Alors chacun s'empressera de rentrer en famille avant le couvre-feu, en espérant que les balles ne viendront pas éteindre trop vite la flamme d'espoir et de paix allumée en cette messe de réveillon par Mgr Nzapalainga. 

Bangui : à la messe de Noël, "Il faut crier d'une seule voix, plus jamais ça!"
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:41

 

 

 

 

 

 

http://www.medias24.com   Mercredi 25 décembre 2013 15h 50

 

La cérémonie de remise du drapeau au contingent des Forces armées royales, qui sera déployé en Centrafrique suite à la décision royale et en réponse à l'appel de l'Onu, a été organisée, ce mercredi, au siège de l'Etat-Major de la Zone sud.
 

Selon un communiqué de l'Etat-Major Général des FAR, cette cérémonie de remise du drapeau au contingent des FAR, symbolisant la réception de sa mission, a été présidée par le général de corps d'armée, inspecteur général des FAR et commandant la zone Sud, qui a remis le drapeau de l'unité au colonel-Major désigné commandant du contingent.


A cette occasion le Roi Mohammed VI a adressé à l'ensemble des membres de la formation investie de cette mission onusienne, un message dont lecture a été donnée lors de cette cérémonie qui a été clôturée par un défilé du contingent des FAR.

Ont assisté à cette cérémonie des officiers généraux et supérieurs de la Gendarmerie royale et de l'Etat-major général des FAR.

 

(Avec MAP)

 

 

Des troupes marocaines en République Centrafricaine

 

h24info.ma / Publié le 25/12/2013 | 16h00 | H24info

 

Les militaires marocains vont rejoindre ceux d'autres pays africains, comme le Tchad et le Cameroun, pour participer au retour au calme dans en Centrafrique, en proie à des affrontements inter-religieux.

 

Le Maroc s’apprête à envoyer ses militaires en Centrafrique, en réponse à l’appel des Nations Unies. La cérémonie de remise du drapeau au contingent des Forces armées royales s’est déroulée ce mercredi 25 décembre, au siège de l’Etat-Major de la zone sud. Elle a été présidée par le Général Abdelaziz Bennani.

 
Cette cérémonie symbolise la réception officielle de la mission. Elle concrétise l’annonce de la participation du Maroc aux efforts de la MISCA (Mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine), qui a entamé son action depuis le 19 décembre dernier. 

 

Cette mission a été autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 5 décembre dernier, après une demande soumise par la France qui a déployé des troupes en Centrafrique. La MISCA regroupe plusieurs pays africains. Le Tchad, le Cameroun et le Gabon sont les premiers à s’être rendus en Centrafrique. La MISCA devrait compter à terme 3.600 hommes pour une durée de 12 mois. Elle pourrait se transformer en mission de maintien de la paix si les conditions sur le terrain le permettent, note la résolution 2127 du Conseil de sécurité.

 
En trois semaines, près d’un millier de centrafricains ont péri dans des affrontements inter-religieux. 

RCA - Maroc : Cérémonie de départ du contingent des FAR en Centrafrique
RCA - Maroc : Cérémonie de départ du contingent des FAR en Centrafrique
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