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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:51

 

 

 

 

 

 

 

Alors que François Hollande veut organiser des élections en 2014 en Centrafrique, une ancienne ministre, membre du Conseil national de transition, donne un aperçu de l'immensité de la tâche.

 

Propos recueillis par Simon Gourmellet 

 

Mis à jour le 12/12/2013 | 06:44 , publié le 12/12/2013 | 06:41

 

François Hollande ne veut pas s'éterniser en Centrafrique. En visite à Bangui, le président de la République a détaillé son programme, mardi 10 décembre : "Protéger les populations, garantir l'accès à l'aide humanitaire, accompagner les Centrafricains vers la reprise de contrôle sur leur propre destin et la transition politique en 2014". 

 

Un calendrier serré pour un pays complètement désorganisé. Francetv info a demandé à Béatrice Epaye, une ancienne ministre, députée et aujourd’hui membre du Conseil national de transition, dans quel état est la classe politique centrafricaine, et comment elle envisage cette transition.

 

Francetv info : Que fait aujourd'hui le Conseil national de transition ? 

 

Béatrice Epaye : Rassemblant les diverses forces politiques du pays, ce conseil a été mis en place à l'issue des accords de Libreville (Gabon), en janvier dernier, et doit jouer le rôle de contre-pouvoir et permettre de rétablir la démocratie, aider au développement et rétablir la sécurité. La France et les Nations unies vont nous aider à mener à bien ce processus.

 

Une session ordinaire s'est terminée fin novembre. Nous avons doté le pays d'un nouveau code électoral qui prévoit l'élection d'un président pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Tous les responsables de la transition, président, Premier ministre et membres du CNT, ne pourront briguer la magistrature suprême. Désormais nous sommes dans l'attente. Mais on peut être appelé en urgence pour une réunion extraordinaire. 

 

L'organisation d'élections dès l'automne 2014 vous semble-t-elle possible ? 

 

Si le président Français s'engage sur ce calendrier, c'est en connaissance de cause, mais la tâche est immense. Le code électoral a été voté par le Conseil national de transition avant la dégradation de la situation, il faut désormais que l'Etat reprenne pied dans tout le pays. Ce processus dépendra du rythme auquel les troupes françaises et la Misca [des troupes africaines venues soutenir la Centrafrique] sécuriseront le pays.

 

Au Mali, le calendrier était lui aussi serré, mais il a pourtant été tenu...

 

Les situations sont complètement différentes. Au Mali, le conflit était concentré au nord du pays alors qu'en Centrafrique, il concerne l'ensemble du territoire, c'est-à-dire près de 623 000 km2.  Avant l'intervention de la France, le Mali possédait une administration sur laquelle s'appuyer. Des structures qui n'existent plus aujourd'hui en Centrafrique. Enfin, la géographie du pays, composée de savane et de forêts, rend les communications et les déplacements beaucoup plus compliqués.

 

Dans quel état se trouve la classe politique en Centrafrique ? 

 

La classe politique a été profondément fragilisée. La meilleure preuve, c'est le silence actuel. Aucune voix politique ne se fait clairement entendre depuis l'arrivée des soldats français. Certains hommes politiques se sont compromis avec la Séléka. D'autres se font discrets, car ils sont isolés.

 

Existe-t-il des leaders politiques crédibles ?

 

Dans le méli-mélo centrafricain, c'est aujourd'hui extrêmement difficile à dire. Il faut que l'on tienne compte de notre passé, celui d'un pays corrompu, d'un pays d'impunité, où tout le monde a été impliqué à un moment ou à un autre. Il faut en être conscient avant de rebâtir. Mais de manière générale, le peuple Centrafricain ne croit pas en ses hommes politiques, ni en leurs partis. Pour assister à l'émergence de nouvelles forces politiques, il faut que les armes soient déposées et que ces forces puissent avoir les moyens de s'organiser pour défendre un projet. Tout ça est un immense chantier. 

 

Justement, les troupes françaises ont pour mission de désarmer les factions. 

 

Ce sera là aussi un travail de longue haleine. La population s'est armée pour se défendre. Si on parvient à la rassurer en sécurisant le pays, son désarmement ne devrait pas trop causer de difficultés.

 

Mais pour les membres de la Séléka, cela risque d'être beaucoup plus compliqué. Le mouvement est très hétéroclite, composé notamment de rebelles tchadiens ou d'autres pays frontaliers, qui ont fait de la Centrafrique leur sanctuaire. Mais pas seulement. Depuis leur arrivée, il n'y a plus de coupeurs de routes, ces bandes armées qui contrôlent les axes routiers, car ils ont intégré cette coalition. Les uns comme les autres ont commis des exactions, et ne peuvent plus revenir en arrière. Leur intégration posera elle aussi un problème.

"Dans le méli-mélo centrafricain, aucune voix politique ne se fait entendre" : Béatrice Epaye
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Centrafrique-Presse.com
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:31

 

 

 

 

 

 

12.12.2013 à 13h29 • Mis à jour le 12.12.2013 à 14h58

 

En marge de sa visite du chantier du lycée François-Mitterrand, à Brasilia, première étape de sa visite d'Etat au Brésil, jeudi 12 décembre, François Hollande a confié ceci à quelques journalistes à propos de la situation à Bangui : « la nuit a été calme, la situation est progressivement sécurisée mais enfin il faut être très attentifs, prudents, vigilants et faire le désarmement jusqu'au bout. »

Centrafrique : "La situation progressivement est progressivement sécurisée", selon Hollande
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Centrafrique-Presse.com
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:18

 

 

 

 

 

 

 

http://www.elle.fr 

 

Alors que le chaos se poursuit dans la capitale Bangui, et en province, les femmes centrafricaines, qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes, payent un lourd tribut et sont les cibles des pires exactions, dont le viol utilisé comme arme de guerre par toutes les factions en place. Brigitte Balipou, magistrate à la Cour de cassation de Bangui et membre du bureau exécutif du réseau Femmes Africa Solidarité, lance un cri d’alarme. 

 

ELLE. A quelle échelle le viol est-il utilisé contre les femmes en Centrafrique ? 

 

Brigitte Balipou. A grande échelle, c’est indéniable. Les femmes qui ont réussi à se réfugier dans les églises ou les mosquées dans la capitale, celles qui sont prises en charge par les ONG,  apportent des témoignages circonstanciés. Comme l’a fait Hélène, une jeune grand-mère Centrafricaine qui, avec courage, a raconté son calvaire devant le parterre d’épouses de chefs d’Etat africains réunies il y a quelques jours par Valérie Trierweiler, en marge du sommet France Afrique, pour appeler à une tolérance zéro pour les crimes sexuels commis dans les conflits. Mais les témoignages que nous recueillons dans la capitale ne sont malheureusement que la partie visible de ces exactions commises contre les femmes partout dans le pays : beaucoup sont en province, tentent de rejoindre à pied la capitale pour s’y réfugier avec leurs enfants, dans des conditions de danger extrême. Elles ont été victimes de viols ou risque de l’être pendant leur fuite éperdue. Toutes sont des cibles en puissance … 

 

ELLE. Qui sont les auteurs de ces viols massifs ? 

 

Brigitte Balipou. Toutes les factions qui s’opposent actuellement en Centrafrique  utilisent le viol comme arme de terreur. Ce sont les informations qui ressortent de tous les récits de terreur que nous recueillons. Les corps des femmes sont devenus des champs de bataille. Les combattants, d’un côté comme de l’autre, veulent assouvir ainsi leur soif de vengeance. Les femmes - y compris des petites filles, des adolescentes, des grands-mères – sont violées souvent par plusieurs hommes devant leurs enfants, leurs parents. Les agresseurs veulent faire taire les femmes, issues des communautés chrétienne ou musulmane, parce que celles-ci appellent à la paix et à la réconciliation. Parce que les voix des femmes en Centrafrique, comme dans tant de conflits, vont à l’encontre de celles des miliciens de tout bord qui veulent continuer le cycle de violence et refusent la réconciliation entre les divers camps. En violant les femmes on veut les réduire au silence, les enfermer dans la peur, les empêcher de militer pour le retour de la paix civile. 

 

ELLE. Que réclamez-vous ? 

 

Brigitte Balipou. Femmes Africa Solidarité fait un travail constant de plaidoyer auprès des dirigeants internationaux, et sur le terrain, d’aide aux victimes. Nous avons besoin de la solidarité des femmes du monde entier, de leur mobilisation pour que cesse la tragédie que vivent les Centrafricaines mais aussi toute la population civile de ce pays. Nous réclamons qu’il n’y ait aucune impunité envers les auteurs de  ces viols, et des meurtres qui, souvent, s’ensuivent. La justice en Centrafrique ne pourra à elle seule mener cette action. Nous avons besoin, d’une justice transitionnelle, comme ce fut le cas au Rwanda avec les tribunaux Gacaca chargés d’écouter la parole des victimes du génocide ou comme en Afrique du Sud via la Commission de la vérité et de la réconciliation. La paix civile passera, aussi,  par la lutte contre l’impunité des auteurs de viols et la reconnaissance des victimes de crimes sexuels. En attendant, le message le plus urgent des femmes centrafricaines, de toute confession,  est celui-là : que cessent la violence et la terreur. Nous souffrons trop. 

 

Le 11 décembre 2013 à 17h42.

Lu pour vous : VIOLS, TORTURES : LE CALVAIRE DES FEMMES EN CENTRAFRIQUE
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:08

 

 

 

 

 

 

http://www.lcp.fr  12/12/2013

 

"Centrafrique : la France prend-elle des risques ?" C’était le thème du débat de Ça vous regarde mercredi soir présenté par Arnaud Ardoin. Invité exceptionnel, de passage en France, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de Centrafrique et ancien candidat à l’élection présidentielle. A la question de sa probable candidature en 2014, il répond "Aujourd’hui la priorité pour moi c’est le retour à la paix" "Lorsque cela sera fait on avisera".

 

Est-il le candidat de la France ? Demande le présentateur aux autres invités. "Il n’y a pas de candidat pour la France" répond immédiatement Patricia Adam, "il n’y a pas d’ingérence", assure la présidente PS de la commission de la Défense. "C’est peut-être une question dépassée" et non pas déplacée ajoute Pierre Martinet, ancien agent du Service action de la DGSE.

 

A la fin du débat, Martin Ziguélé ajoute : "J’ai appelé des radios locales pour demander à mes compatriotes d’aller au-delà des passions et de s’accepter les uns les autres".

L’ancien Premier ministre centrafricain était l’invité d’Arnaud Ardoin dans Ca vous Regarde
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Centrafrique-Presse.com
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 15:48

 

 

 

 

 

 

RFI jeudi 12 décembre 2013 à 14:12

 

Depuis ce lundi 9 décembre, les actes de violence à caractère religieux se sont multipliés dans la capitale centrafricaine, Bangui. Une situation qui préoccupe le Premier ministre de la transition Nicolas Tiangaye. Et c’est du camp de la Force d’Afrique centrale (Fomac), où il se trouve depuis quelques jours pour des raisons de sécurité, qu’il répond aux questions de RFI.

 

RFI : Pourquoi êtes-vous aujourd’hui au camp de M’Poko, avez-vous peur pour votre sécurité ?

 

Nicolas Tiangaye : Non, mais mon domicile a été vandalisé en mon absence et donc pour des raisons de sécurité, j’ai préféré rester quelques moments ici, le temps que je puisse arranger ma maison avant de la regagner. Les mesures seront prises pour que ma sécurité soit assurée.

 

Concernant la situation très préoccupante qui prévaut aujourd’hui à Bangui, comment est-ce que vous réagissez aux actes de violences interreligieuses qui se multiplient dans la capitale ?

 

Ce sont des actes que je condamne. Les différentes communautés religieuses ont vécu en toute quiétude ensemble. Aujourd’hui, il est regrettable que des actes de violence soient perpétrés entre ces différentes communautés, entraînant des centaines de morts. Donc, je condamne personnellement, et au nom du gouvernement également, ces actes de violence. Le gouvernement mettra tout en œuvre en vue de faire cesser ces actes de violence.

 

Est-ce que l’explosion de violence à laquelle on assiste n’est pas la conséquence de toute cette colère, de toute cette rancœur accumulée contre les exactions commises par la Seleka depuis plus de huit mois ?

 

C’est possible et c’est fort probable qu’il en soit ainsi. Maintenant, un gouvernement qui est responsable doit chercher à mettre fin à toutes les violences d’où qu’elles viennent.

 

Que pouvez-vous faire pour mettre un terme à ce cycle de violences ?

 

Il faut que ceux qui commettent des violences soient désarmés, et cela relève de la résolution 21 27 du Conseil de sécurité qui donne mandat aux forces internationales en Centrafrique. Le désarmement des uns et des autres amènera donc la pacification du pays.

Pour vous, le désarmement doit se poursuivre ?

 

Absolument. Je ne vois pas d’autres alternatives.

 

Quel est votre message aujourd’hui aux populations de Centrafrique ?

 

Mon message aux populations civiles, c’est éviter de s’entretuer. Mon message, c’est un message pour préserver l’unité nationale, éviter la vengeance aveugle entre les différentes communautés.

 

Est-ce que vous avez eu écho de violences récentes dans d’autres parties du pays ces derniers jours ?

 

Non.

 

Vous avez rencontré le président français François Hollande, en compagnie du président de la transition Michel Djotodia, du président du Conseil national de transition Ferdinand Nguendet, de quoi a-t-il été question lors de cette rencontre ? Est-ce qu’il y a des messages qui ont été délivrés par François Hollande ?

 

Le message du président François Hollande c’est de réaffirmer les positions qui ont été adoptées lors du sommet France-Afrique c’est-à-dire aider la République centrafricaine à retrouver la paix et la sécurité, ensuite apporter l’aide humanitaire à la République centrafricaine et aller à des élections dans un délai plus court que celui qui a été prévu initialement. Autrement dit, aller à des élections avant février 2015, des élections au cours de l’année 2014.

 

Est-ce que justement on peut, selon vous, raccourcir la durée de cette transition ?

 

Je n’ai pas de jugement de valeur à porter sur cette question-là. Mon rôle, ma mission, c’est de mettre en place l’Autorité nationale des élections. Il appartient donc cette Autorité, qui sera un organe indépendant, de procéder à l’évaluation de la situation, de dire si on peut aller aux élections à telle date.

 

Quelle est aujourd’hui l’urgence en Centrafrique ?

 

Tout est urgent, mais d’abord la sécurité. Sans la sécurité nous ne pouvons rien faire. Donc sécuriser la République centrafricaine, sécuriser le pays constitue le préalable pour résoudre et relever tous les autres défis. Deuxièmement, il faut gérer l’aspect humanitaire, il y a urgence humanitaire à venir en aide à des centaines de milliers de personnes qui sont démunies de tout, qui vivent dans la brousse, qui sont privées de soins, qui sont privées de nourriture. Et en même temps, il y a aussi nécessité d’apporter un appui financier à la RCA pour lui permettre de préparer sereinement les prochaines élections.

 

A l’heure actuelle, il y a 400 000 déplacés qui sont en brousse, des personnes qui pour beaucoup ont fui leur village. Qu’est-ce qu’il faut faire pour ces personnes-là ?

 

Il faut qu’il y ait une aide humanitaire d’urgence qui ne peut être fournie que par la communauté internationale. Au-delà des quelque 400 000 déplacés internes, les Nations unies Ocha [pour la coordination des affaires humanitaires] estiment qu’il y a plus d’un million six cent mille qui ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, c’est-à-dire des gens qui sont privés de tout. Ca représente le tiers de la population centrafricaine, c’est extrêmement important.

 

Est-ce qu’il y a un risque de famine aujourd’hui en Centrafrique ?

 

Bien entendu. Il y a un risque de famine parce que les paysans n’ont pas pu cultiver leurs champs. Donc la période des semences étant passée, il y a effectivement des risques de famine.

 

Qu’est-ce que vous demandez à la communauté internationale ?

 

Nous demandons à la communauté internationale de nous appuyer. Nous avons une feuille de route et un programme d’urgence qui nécessitent la mobilisation financière de la communauté internationale à hauteur de 670 millions d’euros. Certains pays et organisations internationales se sont déjà manifestés pour nous venir en aide. A ceux qui ne l’ont pas fait, j’adresse un cri de détresse. Je leur demande de venir en aide à la République centrafricaine qui est dans une situation extrêmement difficile.

Nicolas Tiangaye sur RFI : un tiers des Centrafricains a besoin d’une aide d’urgence»
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 15:45

 

 

 

 

 

 

 

RFI   jeudi 12 décembre 2013 à 13:51

 

 

Comme d'autres quartiers de Bangui, PK13 est frappé depuis plusieurs jours par des violences intercommunautaires. Des chrétiens ont pillé des magasins musulmans et, en représailles, des musulmans ont saccagé des biens appartenant à des chrétiens. Mercredi 11 décembre, après de nouveaux heurts dans la matinée, les chefs religieux chrétiens et musulmans ont décidé de se rencontrer pour tenter une réconciliation entre communautés.

 

La rencontre s'est tenue dans un lieu neutre : la maison du chef du quartier PK13 ; et ce, devant une centaine de notables et d'habitants. Après des jours de violences entre chrétiens et musulmans, le pasteur baptiste, Oscar Faki, avait donné rendez-vous à trois imams du quartier pour tenter une réconciliation : « Je me suis levé au nom des chrétiens pour demander pardon aux musulmans de toutes les exactions qu’ils ont commises sur les chrétiens. Et nous voulons que nos frères musulmans acceptent le pardon des chrétiens qui leur ont fait du tort. Ils ont accepté. Nous nous sommes embrassés. Nous avons échangé nos numéros de téléphone. C’est à partir de ce jour que nous pensons qu’il y a la paix ».

 

Maintenir la paix

 

Et pour maintenir cette paix, les chefs religieux incitent chrétiens et musulmans à mener des patrouilles de surveillance communes pour dénoncer les violences au PK13. « Chacun de nous a besoin de l’autre. Les chrétiens ont besoin des musulmans pour s’approvisionner et les musulmans aussi ont besoin des chrétiens pour s’approvisionner en manioc et légumes », explique Ousman, porte-parole de l'imam du quartier.

Car tous s’accordent sur un point : depuis l'indépendance du pays, chrétiens et musulmans ont toujours vécu pacifiquement en Centrafrique.


 

►Ce jeudi matin, une autre rencontre de ce type a eu lieu dans le 3e arrondissement de Bangui

Bangui : les autorités religieuses œuvrent à la réconciliation entre communautés
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 14:00

 

 

 

 

(11 décembre 2013)

 

Ce que nous vivons, «  est un long processus de désintégration de l'état centrafricain , remontant à plusieurs décennies » M. Serge Michaïloff.

 

 1/Les signes annonciateurs étaient en place depuis fort longtemps : non paiement des salaires des fonctionnaires au milieu des années 70, couplés à un fatalisme d’une grande partie de la population, admettant l'insupportable jusqu'à en « crever », ceux qui ont essayé de broncher, ont été arrêtés, officiers, officiers supérieurs, hommes politiques avertis, dans l'indifférence générale. Les gens avaient peur préférant se coucher. Le centrafricain perdra ainsi son sens de l'honneur et ne saurait plus s'insurger, en disant : « Non ! Je ne suis pas d’accord ».  Les biens mal acquis, la promotion de l'opulence matérielle, la banalisation de la mort, l'indifférence à la souffrance d'autrui, la volonté de puissance pour dominer, humilier, ou se venger, se réclamer de quelqu'un de puissant ou de connu pour exister, le déni de la réalité...

 

Le dirigeant qui ignore que l'on ne gouverne point un état et une nation comme un village ethnique ou un quartier.

 

2/A mon avis, il faut inverser les choses. Les élections présidentielles et législatives devraient suivre une élection fondamentale : les municipales. Les Maires doivent être élus. Ce sont eux qui sont proches du citoyen, capables d'écoute pour faire remonter ses doléances. La pratique de la démocratie doit se faire à la base. Ensuite, le pays doit avoir cinq régions avec des autonomies suffisantes de gestion et de décisions, avec à la tête un Président de région. L'extrême centralisme, ou jacobinisme que nous avons hérité de la colonisation doit donc être remplacé pour que le pouvoir se rapproche du citoyen.

 

Ils ne le savent toujours pas d'ailleurs. Regardez cette effervescence qui les habite encore... Si ce n'était pas les horreurs de ces massacres, de ces tueries, leur désir obsessionnel d'être Khalife après le Khalife, qui semble être le seul moyen qu'ils ont d'exister ou de se faire connaître et avoir une certaine importance, l'aurait emporté.

 

3/Comment conduire une nation et un pays ? Il faut avant tout apprendre à se conduire, et beaucoup aimer les autres pour se mettre à leur service, sans se faire trop d'illusions sur la nature humaine. Voyez cette coïncidence des évènements : le décès de Nelson Mandela, un grand homme, puis un homme d'état. Les qualités qu'il a générées puis encouragées chez ses compatriotes adversaires ou partisans, le monde entier, se retrouve dans son message, dans sa vie où domine le sens du pardon..

.
Je parle de coïncidence car l'annonce de son décès a coïncidé celle du massacre en Centrafrique. L'Afrique du Sud avait entamé un long processus de renaissance post-apartheid. La Centrafrique, elle parachève dans l'horreur indicible, un long processus de désintégration de l’état. L'animalité et la sauvagerie de la Peste, du choléra ont pris le dessus.

Nous nous voyons tout nus. C’est notre inconscient collectif qui anime cette rage autodestructrice. Le centrafricain a perdu toute humanité. La bête qui sommeille en chacun de nous, veut du sang. C'est œil pour œil, dent pour dent.

 

4/Cette terre, ce pays, n'aurait vu naître qu'un seul homme digne de ce nom ? Boganda que nous continuons à pleurer, et dont la plupart attend un clone, reviendra-t-il pour nous sauver ?

 

Ou bien, comme disait Barack Obama,  tirant les leçons du message de Nelson Mandela : « Si nous faisons un effort, tous ensemble, nous pouvons changer le monde »- notre monde, notre pays, la R.C.A., si je puis compléter.

 

5/ Méditons ces pensées  dites aux obsèques de Nelson Mandela et  surtout agissons de façon déterminée et sans complexe, c'est le momment où jamais, Frères et Soeurs !

 

 « Le sauvage est l'antidote à notre civilité » Gandhi.

 

« Si tu veux faire la paix avec ton ennemi, tu travailles avec lui, il devient alors ton partenaire » . Mandela.

 

« Ce qui faisait la force de Mandela, c’était la réflexion collective » Andrew Mlangeni, son compagnon de prison et de lutte.

 

 Et enfin :

 

« C'est le moment de faire une introspection pour savoir si nous avons tiré les leçons de Nelson Mandela. » Barack Obama.

 

Un homme digne de ce nom est capable de prolonger une pensée créatrice plutôt que d’attendre un homme providentiel ! Il ya peut-être un jeune Boganda parmi ces enfants qui meurent, qu’on assassine ou que l'on retrouve tout seuls , en pleine rue !

 

Singuila na siriri na yé kouè.

Du pays et des hommes par Léon Kidjimalé Grant
Du pays et des hommes par Léon Kidjimalé Grant
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Centrafrique-Presse.com
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 13:50

 

 

 

 

Les hommes et femmes politiques français, souvent nombrilistes, se livrent à leurs jeux favoris : se marquer à la ceinture. Le drame centrafricain, dernier souci du plus grand nombre, n'est utilisé à droite que pour paraître.

 

Et la presse, en particulier les chaînes de télévision, s'en donnent à coeur joie. Les fameux "spécialistes des questions africaines", à défaut d'expliquer le drame centrafricain par la sempiternelle incapacité des Noirs à s'entendre et le tribalisme, se rue plus que jamais, sur la nouvelle donne : "guerre de religion, chrétiens contre musulmans".

 

François Hollande est présenté comme isolé, sans soutien de la communauté internationale. On essaye de faire croire aux Français que même les Américains n'apportent aucune aide à la France et à la RCA ! Alors que, après avoir débloqué 40 millions de dollars il y a quelques semaines, Washington vient de décider une rallonge de 60 autres millions de dollars pour financer des soutiens logistiques.

 

Nous savons de source sûre que Barack Obama a titillé les Français pour qu'ils s'engagent franchement en RCA, en raison de leurs liens histoires avec ce pays.

 

Le président américain se tient informé de la situation centrafricaine depuis des mois. Il vient d'adresser un message direct au peuple centrafricain, Cf. lien ci-dessous

 

Quel autre Chef d'Etat a pris de telle initiative ? Prenez le temps de le lire.

 

Paris le 11 décembre 2013

 

Jean-Bosco Peleket (Franco-centrafricain)

 

 

http://www.whitehouse.gov/blog/2013/12/09/president-obamas-message-people-central-african-republic

 

President Obama's Message to the People of the Central African Republic

 

In recent weeks, government affiliated armed groups and independent “self-defense” militias have committed shocking and horrific atrocities against innocent civilians in the Central African Republic. The United States is actively supporting the international community’s efforts to end the violence, protect civilians, prevent atrocities, provide humanitarian assistance, and help create an environment that allows constitutional and democratic governance to be restored.

 

In an audio message taped in Dakar, Senegal, today, President Obama sent a clear and important message to the people of the Central African Republic: that they should reject the violence currently threatening their country, and move together toward a future of security, dignity, and peace.

 

Transcript:

 

Mbi bala ala kouè.  This is President Barack Obama, and today I want to speak directly to you—the people of the Central African Republic.

 

I know that in your lives you have faced great hardship.  But I also know that you’ve lived together in peace—as diverse and vibrant communities, Christian and Muslim.  Together, you celebrate a proud history and a land of extraordinary beauty.  Together, you emerged from colonialism and achieved independence.  Together, you realize that we are all children of God and that—whatever our faith—we all deserve to live in peace and dignity.

 

But the awful violence of recent days threatens the country you love.  Innocent men, women and children have been killed.  Families have fled their homes.  And we know from the bitter experience of other countries what happens when societies descend into violence and retribution.  Today, my message to you is simple: it doesn’t have to be this way.  You—the proud citizens of the Central African Republic—have the power to choose a different path.

 

Respected leaders in your communities—Muslim and Christian—are calling for calm and peace.  I call on the transitional government to join these voices and to arrest those who are committing crimes.   Individuals who are engaging in violence must be held accountable—in accordance with the law.  Meanwhile, as forces from other African countries and France work to restore security, the United States will support their efforts to protect civilians.

 

Most of all, every citizen of the Central African Republic can show the courage that’s needed right now.  You can show your love for your country by rejecting the violence that would tear it apart.  You can choose peace.  You can choose to live up to the rule that is at the heart of all great faiths— that we treat other people the way we want to be treated ourselves.

 

That is how we honor our faiths.  That is how reconciliation occurs.  That’s how the Central African Republic can move forward—and return to a better path, toward a future where you and your fellow citizens can seek the security and dignity and peace you deserve.

 

Singuila.

 

 

 

traduction littérale

 


Bonjour, ici le président Barack Obama.

 

Aujourd'hui, je veux m'adresser directement à vous, peuple centrafricain.

 

Je sais que, dans vos vies, vous avez fait face à de grandes épreuves. Mais je sais aussi que vous avez vécu ensemble pacifiquement – comme des communautés chrétiennes et musulmanes diverses et dynamiques. Ensemble, vous célébrez une fière histoire et une terre d’une beauté extraordinaire. Ensemble, vous êtes sortis du colonialisme, et avez obtenu l’indépendance. Ensemble, vous réalisez que nous sommes tous enfants de Dieu et que – quelle que soit notre foi – nous méritons tous de vivre en paix et dans la dignité.


Mais la violence horrible de ces derniers jours menace le pays que vous aimez. Des hommes, des femmes et des enfants innocents ont été tués. Des familles ont fui leurs foyers. Et nous avons appris de la douloureuse expérience d’autres pays ce qui arrive quand les sociétés sombrent dans la violence et la vengeance. Aujourd'hui, mon message est simple : ça ne doit pas se passer ainsi. Vous, fiers citoyens de la République centrafricaine, avez le pouvoir de choisir une autre voie.

Coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans


Des leaders respectés de vos communautés – chrétiens et musulmans – appellent au calme et à la paix. J’exhorte le gouvernement de transition à joindre sa voix à celles de ces leaders, et à arrêter ceux qui commettent des crimes. Les individus qui s’adonnent à la violence doivent répondre de leurs actes – conformément à la loi.

Entre temps, pendant que les forces d’autres pays africains et de la France oeuvrent à la restauration de la sécurité, les Etats-Unis appuieront leurs efforts pour protéger les civils.


Et surtout, chaque citoyen de la République centrafricaine peut faire montre du courage requis maintenant. Vous pouvez manifester votre amour pour votre pays en rejetant la violence qui le déchirerait. Vous pouvez choisir la paix. Vous pouvez choisir de vous conformer à la règle qui est au cœur de toutes les grandes fois – à savoir que nous traitons les autres comme nous souhaitons nous-mêmes être traités.

C’est de cette manière que nous honorons notre foi. C’est de cette manière qu’intervient la réconciliation. C’est de cette manière que la République centrafricaine peut aller de l’avant et s’engager sur un meilleur chemin, vers un avenir où vous et vos concitoyens pouvez rechercher la sécurité et la dignité que vous méritez.

Merci (singuila)

Message du Président Barack Obama au peuple centrafricain
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Centrafrique-Presse.com
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 13:25

 

 

 

 

 

 

STRASBOURG, 11 déc 2013 (AFP) - Les critiques de responsables politiques français de l'absence d'implication des Européens en Centrafrique sont infondées car Paris ne leur a pas demandé de participer à l'intervention, a estimé mercredi le député européen Arnaud Danjean, spécialiste des questions de défense.

 

"Il ne faut pas que les Français critiquent l'Europe sur la Centrafrique parce que Paris ne l'a pas sollicitée pour déployer des troupes", a déclaré à la presse M. Danjean, membre de l'UMP (droite, opposition) et président de la sous-commission Défense du Parlement européen.

 

Mettre sur pied une action commune "prend du temps", or "il y avait urgence à intervenir" à Bangui, a-t-il expliqué.

 

M. Danjean a toutefois insisté sur l'importance du soutien que s'apprêtent à apporter individuellement plusieurs pays, comme la Belgique, l'Allemagne et le Royaume-Uni, au niveau du transport des troupes et du fret. "Lors de l'intervention au Mali, 66% des rotations logistiques ont été réalisées par des alliés", la France manquant d'avions de transport, a-t-il rappelé.

 

Selon lui, les Français qui critiquent les autres pays européens oublient que la plupart d'entre eux "sont toujours engagés en Afghanistan, contrairement à la France, et que cela pèse très lourd en termes de troupes et de coûts".

 

Pour le député européen allemand Michael Gahler, spécialiste de la défense, il est toutefois nécessaire que les Européens "reconsidèrent leur approche vis-à-vis de la sécurité en Afrique", où ils "se sont habitués à ce que la France intervienne seule".

 

Les députés socialistes français avaient dénoncé mardi une "UE aux abonnés absents" en Centrafrique, tandis que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, mettait en exergue les limites de la politique européenne de défense.

 

M. Danjean, un ancien agent de la DGSE (services secrets français), s'est dit "très inquiet" quant aux suites de l'opération Sangaris, qui sera "plus délicate" à réaliser que celle au Mali. "Elles sont de nature totalement différentes. Au Mali, il s'agissait d'une contre-offensive contre des groupes armés identifiés sur un terrain qui s'y prêtait assez bien. Tandis que celle en Centrafrique ressemble davantage à une opération de police, visant à désarmer des milices dans un milieu urbain dense, pour laquelle l'armée est moins bien préparée", selon l'eurodéputé, qui a approuvé le principe de l'intervention.

 

Les critiques françaises contre l'Europe injustifiées (eurodéputé)
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 13:19

 

 

 

 

 

 

BANGUI, 11 déc 2013 (AFP) - La tension est subitement retombée mercredi à Bangui après des journées explosives marquées par des pillages, des lynchages et des appels à la haine entre chrétiens et musulmans, et l'armée française a poursuivi méthodiquement le périlleux désarmement des groupes armés.

 

Depuis Paris, le président français François Hollande s'est engagé à mener à bien l'intervention armée en Centrafrique, jugeant que "ne pas intervenir, c'était rester les bras ballants à compter les morts", à son retour d'une brève visite à Bangui. Il a estimé que le déploiement de 1.600 soldats français était "essentiel face aux exactions, aux massacres".

 

La tension extrême des derniers jours a soudainement baissé dès le matin dans la capitale centrafricaine écrasée par la chaleur. Contrairement aux dernières 48 heures, aucun pillage massif n'a été signalé dans la ville.

 

"Ce matin, les gens sortent massivement autour de chez moi", a raconté un habitant du quartier de Ben Zvi, non loin de la Primature. "Les gens ont faim. Ils doivent sortir", commentait un autre

 

Cette accalmie s'est confirmée au fil des heures. Quelques taxis ont même recommencé à circuler dans la capitale toujours survolée par des hélicoptères de combat français.

 

A Paris, la compagnie Air France a annoncé mercredi qu'elle reprenait jeudi ses vols vers Bangui, qu'elle avait suspendus mardi après la mort de deux militaires français dans la capitale de la Centrafrique.

 

Profitant de ce répit précaire à Bangui, les fidèles de la mosquée du quartier du PK-5, dans le centre-ville, ont organisé un convoi funéraire pour aller inhumer 16 d'entre eux à la sortie de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Parmi les linceuls blancs se trouvaient, selon eux, le corps d'un "général" de l'ex-rébellion Séléka, Mahamoud Saleh, "tué" par les soldats français.

 

Sur le terrain, outre le désarmement, les soldats français ont désormais aussi pour tâche d'éviter une généralisation des représailles contre les civils musulmans de la part d'une population chrétienne terrorisée pendant des mois par les combattants de l'ex-rébellion Séléka, composée en majorité de musulmans, parvenue au pouvoir en mars 2013.

 

Dans ce contexte, le déploiement des forces françaises dans cette ancienne colonie, débuté la semaine dernière, "durera le temps que les forces africaines prennent le relais", selon M. Hollande, venu mardi soir à Bangui s'incliner devant les dépouilles des deux soldats tués lundi, premiers morts de l'intervention française.

 

"Il s'agit de sauver des vies dans un pays où il n'y a plus ni Etat, ni administration, ni autorité, de rétablir la sécurité", a ajouté le chef de l'Etat cité par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

 

La mission de la France en Centrafrique est "dangereuse" mais "nécessaire" pour éviter "un carnage", avait souligné mardi le président Hollande lors de son étape à Bangui de retour de l'hommage à Nelson Mandela à Johannesburg.

 

François Hollande a ajouté mercredi s'être entretenu à Bangui avec le président et le Premier ministre de transition centrafricains, Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye.

 

"Il leur a rappelé l'importance pour la France d'une transition politique rapide", a dit la porte-parole du gouvernement, évoquant une situation humanitaire et sécuritaire "catastrophique".

 

Le père d'un des deux soldats français tués a d'ailleurs expliqué mercredi que son fils avait été témoin de scènes de lynchage de miliciens musulmans désarmés par les militaires français.

 

"Dès que les soldats français désarmaient des miliciens musulmans, ils les voyaient se faire lyncher par une foule de chrétiens, en pleine rue. Et l'armée ne pouvait rien faire pour empêcher ça", a-t-il dit dans un entretien au Parisien.

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a d'ailleurs reconnu mercredi que l'intervention en Centrafrique "est beaucoup plus difficile" que celle entamée il y a près d'un an au Mali, "parce que l'identification de l'adversaire n'est pas si simple".

 

Les soldats français qui ont reçu le feu vert de l'ONU la semaine dernière ont pour mission de "rétablir la sécurité, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire" en République centrafricaine, pays livré au chaos et à une spirale infernale de violences inter-religieuses depuis la prise du pouvoir par la Séléka, une coalition hétéroclite de groupes rebelles à dominante musulmane.

 

Dans les faits, le désarmement vise en priorité les combattants de l'ex-rébellion Séléka, jusqu'à présent tout-puissants dans la capitale où ils se sont rendus coupables de nombreuses exactions sur la population.

 

Frustrés d'avoir été désarmés et cantonnés dans leurs bases, beaucoup d'hommes de la Séléka sont aussi furieux d'avoir été privés par les Français de tout moyen de se défendre --avec leurs familles et leurs proches-- face à la vindicte populaire.

 

Les violences ont fait quelque 400 morts, comptabilisés par la Croix-rouge - très probablement beaucoup plus - la semaine dernière, rien qu'à Bangui.

 

Malgré l'accalmie de mercredi, la situation dans ce pays plus grand que la France peut à tout moment basculer de nouveau dans une extrême violence. La Centrafrique se trouve face à un "vrai risque de guerre civile" qui n'a "peut-être" pas encore été écarté, a déclaré mercredi le ministre français délégué au Développement, Pascal Canfin.

Bangui : la tension retombe subitement, les soldats français poursuivent le désarmement
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