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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 23:49

 

 

 

Le Bureau de la Coordination Politique du Front Populaire Pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC Ex-SELEKA) constate avec amertume l’absence de toute volonté politique de la Présidente de Transition Madame Catherine SAMBA-PANZA et de son gouvernement de résoudre la crise centrafricaine par la tenue d’un Forum National Inclusif tel que souhaité par le peuple centrafricain et la Communauté internationale.

 

Le flou et les nombreuses irrégularités constatés ces derniers jours dans les préparatifs de cette concertation nationale, l’arrestation arbitraire de notre 2eme vice Président Mahamat OUSMAN et certains membres de notre mouvement, le dysfonctionnement et l’absence de transparence dans la répartition des quotas et la fixation de la durée du Forum de Paix de Bangui apparaissent comme un véritable fiasco du Forum Exclusif que nous ne pouvons cautionner.

 

Madame la Présidente Catherine SAMBA-PANZA reste sourde aux nombreux conseils de ses compatriotes, du Médiateur International dans la crise centrafricaine, son Excellence, Monsieur Dénis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo et du Président en exercice du CEAC, Son Excellence, Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad.

 

C’est pourquoi, en raison de la rigidité de la Présidente de Transition Madame Catherine SAMBA-PANZA de ne pas prendre en compte nos revendications pour la réussite du Forum de Paix de Bangui, le Front Populaire Pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC Ex-SELEKA) suspend sa participation à toutes les activités du Forum Exclusif de Paix de Bangui du 04 au 11 Mai 2015.

 

Le FPRC Ex-SELEKA réaffirme son ferme attachement à la sécurité, à la stabilité, à la paix, à la démocratie et au respect de Droit de l’homme. Nous rappelons les nombreux efforts consentis par le Bureau Exécutif National de notre mouvement dans le processus d’édification d’une Paix Durable dans notre pays, la République Centrafricaine:

 

1) Au Congrès de Kaga-Bandoro organisé par le FPRC Ex-SELEKA, les participants ont lancé un appel général en faveur de la paix. A cette fin, nous avons marqué notre engagement au strict respect du Droit international humanitaire et au Droit de l’Homme sur les 9 Préfectures du pays qui sont sous notre contrôle. Les populations vaquent tranquillement à leurs occupations.

 

2) Sous l’impulsion du Médiateur International dans la crise centrafricaine, son Excellence, Monsieur Dénis SASSOU-NGUESSO, l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville a été signé entre les Ex-SELEKA et les ANTI-BALAKA en présence des forces vives de la Nation et de la Communauté Internationale représentée par l’Union Africaine et l’Organisation des Nations-Unies.

 

3) Au mois de Décembre 2014 à Nairobi au Kénya, sous l’égide de l’Union Africaine, durant cinq mois, des négociations ouvertes entre les hauts responsables du Front Populaire Pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC Ex-SELEKA) et la délégation des ANTI-BALAKA dirigée par Monsieur Joachim KOKATE ont abouti à la signature de l’Accord de cessation des hostilités de Nairobi et de la Reconnaissance des Autorités de Transition en Centrafrique par les groupes armés et par les anciens Présidents de la République Monsieur François BOZIZE et Monsieur Michel DJOTODJA.

 

Nous rendons hommage aux femmes et aux hommes pour leur dévouement constant et sans faille à cause de la Paix et de la Stabilité en République Centrafricaine par la tenue d’un Forum national purement inclusif.

Fait à Kaga Bandoro, le 02 mai 2015

 

La Coordination Politique Générale

 

Du FPRC EX-SELEKA

 

 

Ampliations

 

Ambassadeur de l’union Européen en RCA

Ambassadeur des Etats Unis en RCA

Ambassadeur de la France en RCA

Représentant des Nations Unis en RCA

Représentant de l’Union Africaine en RCA

Les ambassades en RCA

Les Organismes internationaux en RCA

L’Organisation de la conférence islamique (OCI)

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 23:40

 

 

 

Par RFI 03-05-2015 à 14:45

 

Jean-Yves le Drian, le ministre de la Défense est revenu longuement sur l'affaire de viols d'enfants par des soldats, parmi lesquels des soldats français lors de la mission Sangaris en Centrafrique. Dans une interview accordée à nos confrères du Journal du dimanche, il appelle les coupables à se dénoncer.

 

« Si un seul d'entre eux à commis de tels actes, qu'il se dénonce ! » Jean-Yves le Drian est clair : si l'accusation très grave portée contre des soldats français de la mission Sangaris est avérée, c'est la France qui est salie. Quatorze militaires sont concernés par ces accusations de viols sur mineurs en Centrafrique et certains d'entre eux ont été identifiés.

 

Les faits se sont déroulés entre décembre 2013 et mai 2014. Le ministre de la Défense affirme en avoir été informé deux mois plus tard, le 27 juillet, à la lecture d'un rapport de l'Onu. Un rapport qui a aussitôt été transmis à la justice, avec l'ouverture en parallèle d'une enquête de commandement.

 

L'affaire ne sera pourtant révélée que la semaine dernière, par un article du quotidien anglais The Guardian. Pourquoi les autorités françaises ont elles alors gardé le silence ? « Pour respecter le travail d'enquête » répond Jean-Yves le Drian dans le Journal du dimanche.

 

Une enquête judicaire qui pourtant piétine : neuf mois après son ouverture, elle en reste au stade préliminaire. C'est normal, elle est complexe estime le ministre qui précise que la plupart des soldats concernés ont depuis quitté la Centrafrique. Mais que cela n'empêchera pas la justice de faire son travail.

Viols en RCA: que chaque coupable «se dénonce» demande Le Drian

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 23:32

 

 

 

Ava Djamshidi | 01 Mai 2015, 20h36 | MAJ : 01 Mai 2015, 20h49

 

Au bout du fil, sa voix est agacée. Ghislain Grésenguet, procureur de la République de Bangui a découvert en même temps que le grand public le scandale qui éclabousse l’armée française. C’était mercredi, lorsque le quotidien britannique «The Guardian» a dévoilé le contenu d’un rapport explosif de l’ONU faisant état de l’exploitation sexuelle d’enfants centrafricains par des militaires français. Entretien.

 

Vous venez d’ouvrir une enquête à Bangui. Pour quelle raison ?

 

GHISLAIN GRESENGUET. Nous avons été très surpris d’apprendre mercredi sur les ondes de RFI qu’un rapport interne des Nations Unies faisait état d’accusations de viols d’enfants centrafricains par des soldats français entre décembre 2013 et juin 2014. Ces faits, d’une extrême gravité, ne pouvaient pas nous laisser insensibles. Nous avons immédiatement ouvert une enquête pour viols sur mineurs et pédophilie. L’enquête a été confiée à une section de recherche et d’investigation de la police judiciaire centrafricaine. Nous sommes impatients de faire la lumière sur cette affaire. Si elle venait à se confirmer, elle discréditerait totalement l’armée française en Centrafrique.

 

Etes-vous en colère contre la France ?

 

Nous avons toujours été dans une parfaite coopération judiciaire avec la France. Là, on se demande pourquoi nous n’avons pas été associés dès le départ. D’autant que beaucoup de déplacés ont quitté le camp M’Poko (où seraient déroulés les faits NDLR) depuis. La question mériterait d’être posée à l’armée française : pourquoi les autorités judiciaires centrafricaines n’ont pas été informées de l’ouverture d’une enquête au parquet de Paris.

 

Comment l’expliquez-vous ?

 

Une enquête doit se faire dans la transparence. Nous sommes les autorités judiciaires centrafricaines habilitées. On devrait pouvoir contribuer à la manifestation de la vérité ! J’ai entendu le porte-parole de l’Etat-Major de l’armée françaises dire que la justice étant saisie, il se devait de garder le silence pour la laisser faire son travail. Mais nous sommes aussi la justice de la Centrafrique ! On devrait nous laisser faire notre travail.


Avez-vous eu des contacts avec vos homologues français ?


Une rencontre est prévue dans les prochaines heures à l’ambassade de France à Bangui.

Que vous inspire cette affaire ?

 

En tant que magistrat, une telle affaire me laisse le coeur serré. Nous sommes dans un processus de lutte contre l’impunité. Les différentes crises qui ont secoué la République centrafricaine ont occasionné des violations massives des droits de l’homme. Aujourd’hui, il est temps de les réprimer et permettre à la justice de s’instaurer dans le pays.


Quel message adressez-vous aux autorités françaises ?

 

Je leur lance un appel. Je me réjouis d’entendre François Hollande affirmer qu’il sera «implacable» si les faits étaient avérés. Nous sommes sur la même longueur d’onde. Mais je demande que nous puissions œuvrer main dans la main. Que les éléments dont dispose la justice française puissent être communiqués au parquet de Bangui. Nous recherchons le même but. Nous devons être dans une parfaite collaboration pour que la justice triomphe.

 

De quelles peines sont passibles les faits de viols sur mineurs en Centrafrique ?

 

Les peines peuvent aller au-delà de 10 à 15 ans de prison ou de travaux forcés. Nous avons des accords de coopération judiciaire avec la France. Je souhaiterais que les militaires soient jugés à Bangui. S’il y avait un procès, il vaudrait mieux qu’il se tienne à Bangui, là où les faits ont été commis et où se trouvent les victimes.

Lu pour vous : Viols en Centrafrique : la colère du procureur de Bangui

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 23:21

 

 

Le Point - le 01/05/2015 à 20:35

 

Après les accusations de viols d'enfants contre des soldats français, les habitants de Bangui demandent que justice "soit faite".

 

"Inhumain", "inadmissible", "criminel" : suite aux accusations de viols d'enfants centrafricains par des soldats français, des habitants de Bangui, partagés entre dégoût et colère, demandent que justice "soit faite". Des enquêtes, ouvertes par la justice française et centrafricaine, doivent déterminer si ces soldats français ont réellement abusé d'enfants au camp de réfugiés de M'Poko, près de l'aéroport de Bangui, comme l'affirment des témoignages circonstanciés d'enfants compilés dans un document de l'ONU. Mais dans les rues de la capitale, des habitants estiment que les soldats français de l'opération Sangaris, en Centrafrique depuis décembre 2013 pour mettre fin aux violences contre la population, sont déjà coupables.

 

"Ceux qui sont censés nous protéger se comportent aujourd'hui comme des violeurs. Il faut absolument qu'ils soient retrouvés, traqués et traduits devant la justice afin qu'ils répondent de leurs actes", affirme d'un ton furieux Judickaël Kpéngoulougna. Pour ce jeune chômeur, "depuis que la crise a éclaté en Centrafrique, les Centrafricains ont perdu le droit au respect. Même pour donner quelque chose à manger aux enfants, il va falloir qu'on les viole, ça doit finir". Florentine Guinawiune, mère au foyer d'une trentaine d'années, indignée : "Ce que les Sangaris ont fait, je pense que c'est inadmissible, (...) traiter les enfants comme ça parce qu'ils ont faim. Ils devaient assister ces enfants. C'est pas du tout humain." "Ils sont venus pour aider et non pour violer", renchérit Ibrahim Ahamat, membre de la Coordination des musulmans de Centrafrique, qui parle d'actes "criminels".

 

Image de la France ternie

 

L'affaire est explosive et entache la réputation de l'armée française, très présente en Afrique. Les Français avaient pourtant été accueillis en héros dans les rues de Bangui à leur arrivée il y a un an et demi.

 

Le 5 décembre 2013, une explosion de haine embrase Bangui : des miliciens anti-balaka ont lancé une vaste offensive dans plusieurs quartiers de la capitale, massacrant de nombreux civils musulmans et entraînant des représailles sanglantes des combattants Séléka, au pouvoir, contre la population. Des centaines de cadavres jonchent les rues. Quelques heures plus tard, la France, intervenue six fois déjà dans son ancienne colonie depuis son indépendance en 1960, lance l'opération Sangaris. La foule acclame les soldats à leur passage, mais déchantera nombre de fois car des massacres se poursuivent les semaines et mois suivants. Sangaris sera parfois accusée de soutenir une communauté au détriment d'une autre. "Sangaris nous avait apportés de l'espoir au début de notre crise. Nous l'avions saluée. Nous ne comprenons plus ce qui se passe. Auraient-ils un agenda caché ? Pourquoi n'ont-ils pas mis fin à la crise et se comportent négativement ?" s'interroge Jean-Louis Damoino, étudiant. "C'est un comportement qui ternit l'image de la France venue en RCA aider les Centrafricains", déplore pour sa part Fred Patrick Mokoteme, 33 ans, enseignant dans une école privée de Bangui.

 

L'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, a pour sa part souligné vendredi que la force Sangaris "est un grand groupe et dans tout groupe, il peut y avoir des brebis galeuses mais ça ne veut pas dire qu'on doit jeter l'anathème ou l'opprobre sur un groupe, bien au contraire (...)". "La mission Sangaris doit rester avec ses objectifs et aussi les moyens qu'on lui a assignée pour continuer ici", a-t-il ajouté, appelant ses compatriotes à ne pas "faire d'amalgame", ni "considérer que tous les éléments Sangaris sont maintenant des pédophiles".

 

Bars, petits commerces, marchés : si l'indignation est la même partout, la situation reste calme à Bangui depuis les révélations parues mercredi dans le quotidien britannique The Guardian. Les patrouilles françaises continuent à circuler sur les grands axes et leur passage ne déclenche pas de réactions d'hostilité particulière. Et le gouvernement centrafricain de transition n'a pour l'instant fait aucun commentaire.

 

Pour Ibrahim Ahamat, ce n'est pas la première fois que des troupes étrangères commettent des viols de civils en Centrafrique, habituée aux coups d'État et rébellions armées depuis l'indépendance en 1960, et où se sont succédé de nombreuses opérations internationales de maintien de la paix. "Une cour pénale spéciale (chargée de juger les crimes graves commis durant la crise) a été créée en Centrafrique. Qu'elle se saisisse de cette affaire, que les auteurs soient jugés, voire radiés de l'armée. Rien ne nous garantit que ces soldats, une fois rapatriés en France, seront réellement jugés pour que les victimes aient réparation", poursuit-il. Mais Aïcha se veut plus mesurée. Dans son salon de coiffure, la jeune femme a "seulement écouté à la radio que c'est l'armée française qui a violé des enfants de 9 ans". Mais, juge-t-elle, il faut désormais laisser la justice "faire son travail".

Viols en Centrafrique : Bangui entre colère et désillusion

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 23:18

 

 

http://rapideinfo.net 

 

Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits humains, est à l'origine du scandale qui secoue l'armée française.

 

Après les révélations de soupçons d'abus sexuels sur mineurs de moins de 15 ans de la part de l'Armée française en Centrafrique, les regards se tournent vers Anders Kompass. 

 

Selon le quotidien britannique The Guardian qui a révélé l'information, le rapport des Nations unies accusant les soldats français aurait été transmis aux autorités françaises par ce fameux Anders Kompass, choqué par l'inertie de sa hiérarchie.

 

Omertà à l'ONU ?

 

Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits humains qui a transmis ce rapport intitulé « Abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales » en juillet 2014 a été suspendu le 17 avril. Il fait depuis l'objet d'une enquête des Nations unies, a confirmé le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq. Pour l'ONU si Kompass avait voulu voir les  les choses s'accélérer, il aurait pu envoyer le rapport dès le mois de juillet, au Guardian.

 

Mais pour Florent Geel, responsable du bureau Afrique à la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) l'ONU se tait « en particulier sur la question des crimes sexuels commis par les casques bleus ». « Lorsque cela arrive, ils mettent en place des process internes pour que ça se sache rarement ou jamais », explique le responsable.

 

« Ce fonctionnaire suédois n'est pas un téméraire, il a trente ans de carrière (...) il a dû agir ainsi parce que ça touchait la France : quand ça touche le Tchad, il n'y a jamais de suite. Là ça touche la France, où il y a une justice indépendante, ça peut permettre de faire bouger les choses ».

 

Lanceur d'alerte ?

 

Pour autant, le porte-parole de l'ONU refuse d'accorder à Kompass le statut de lanceur d'alerte« Notre conclusion préliminaire est qu'une telle conduite ne peut pas être considérée comme celle d'un lanceur d'alerte », explique-t-il au Monde.

 

Ce qui provoque l'ire de Bea Edwards, directrice de l'association Government Accountability Project, spécialisée dans la défense des lanceurs d'alertes. 

 

« Nous avons défendu de nombreux lanceurs d'alerte dans le système des Nations unies ces dernières années et, en général, plus grave est la divulgation, plus féroces sont les représailles, explique-t-elle au Guardian. Malgré les discours officiels, il y a très peu d'engagement pour protéger les lanceurs d'alertes au sein de l'Onu ».

 

« Qu'obtenez-vous lorsque vous signalez et potentiellement arrêtez l'abus présumé d'enfants innocents? Un prix? La reconnaissance du public? Essayez plutôt une suspension, une enquête fouillée sur votre vie et une possible révocation », s'interroge par le site GAP de soutien aux lanceurs d'alerte.

 

 Déjà visé par une enquête de l'ONU

 

Anders Kompass était par ailleurs déjà dans le viseur de l'ONU. Selon Le Monde une enquête interne avait déjà été diligentée à la suite de soupçons de fuite sur des informations confidentielles concernant le conflit du sahara occidental au Maroc.

 

Slate.fr remarque que plusieurs blogs pro-Sahara occidental avaient publié des documents qui révélaient son lien supposé avec les autorités marocaines

 

Par Antoine VICTOT (avec agences)   Ouest-France  

 

redon.maville.com

Centrafrique : Anders Kompass, lanceur d'alerte ou franc-tireur ?

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 15:12

 

 

 

AFP 1 mai 2015 à 13:56)

 

 

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a jugé vendredi «offensant» d’être accusé d’avoir étouffé les accusations d’abus sexuels sur des enfants par des soldats français en Centrafrique.

 

«Toute insinuation affirmant que Zeid Ra’ad Al Hussein (actuel Haut-Commissaire aux droits de l’Homme) aurait essayé de couvrir des abus sexuels sur des enfants est franchement offensante», a déclaré aux médias à Genève son porte-parole, Rupert Colville.

 

Il a expliqué que M. Zeid était d’ailleurs reconnu au sein des Nations unies comme un des plus importants spécialistes de la question des violences sexuelles commises par les troupes de maintien de la paix car il avait écrit un important rapport à ce sujet en 2005. Un rapport surnommé «le rapport Zeid», a précisé le porte-parole.

 

Plusieurs ONG ont demandé aux Nations unies de faire toute la lumière sur cette affaire d’abus sexuels en Centrafrique, certains accusant l’ONU d’avoir voulu étouffer l’affaire après la suspension d’un de ses cadres humanitaires.

 

Anders Kompass, un haut responsable du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme basé à Genève, avait transmis en juillet aux autorités françaises, au mépris des procédures de l’organisation selon elle, un rapport intitulé «Abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales» en réaction à l’inaction de l’ONU.

 

Il a été suspendu le 17 avril et fait depuis l’objet d’une enquête des Nations unies.

 

Après des révélations du quotidien britannique The Guardian, le ministère français de la Défense a expliqué mercredi avoir été saisi «de témoignages d’enfants centrafricains accusant d’agressions sexuelles des militaires français de l’opération Sangaris».

 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête en juillet 2014.

 

Ces témoignages ont été recueillis par des personnels de l’ONU déployés en Centrafrique. Ils «retracent des faits qui auraient été commis sur une dizaine d’enfants, sur le site de l’aéroport de M’Poko (à Bangui), entre décembre 2013 et juin 2014», précise le ministère, qui dit avoir «pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour permettre la manifestation de la vérité».

Centrafrique: l’ONU juge «offensant» d’être accusé d’avoir étouffé l’affaire

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 15:04

 

 

COMMUNIQUE

 

Monsieur Joseph TOUANGAYE et La Famille TOUANGAYE-TOMBORA informent les Parents, Ami(e)s et Connaissances, qu’une Veillée mortuaire pour le décès de leur Fils et Frère, Monsieur Martial TOUANGAYE-TOMBORA aura lieu le Samedi 2 Mai 2015 à l’adresse suivante :

 

De 20h à l’aube

SALLE SERGE BONNEAU

RUE JEAN BOUVET

91100 CORBEIL ESSONNES

 

Les obsèques se dérouleront le Mardi 5 Mai 2015, l’organisation et les horaires convenus sont les suivants :

10h00 - Mise en bière

FUNERARIUM CORBEIL LESCARCELLE

92, Boulevard Henri Dunant

91100 Corbeil Essonnes

 

10h30 - Départ du Funérarium et Convoi            

11h00 - Cérémonie religieuse

EGLISE SAINT ETIENNE

Place Leon Casse

91100 Corbeil Essonnes

 

12h00 - Inhumation

CIMETIERE CORBEIL

Ancien cimetière des Tarterets

Rue Lafayette

91100 Corbeil Essonnes

 

Fait à Paris, le Vendredi 1er Mai 2015.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:48

 

 

Centrafrique/Bangui : A quatre jours du forum de Bangui, les réclamations sur les quotas restent vives

 

Bangui, 30 avril 2015 (RJDH)— C’est la société civile, les partis politiques et les groupes armés réclament plus de représentativité. Ces revendications sont encore vives même si tout semble être prêt pour la tenue de ces assises le lundi prochain.

 

 A Bangui, des banderoles sont attachées aux principaux carrefours de la capitale banguissoise, des peintres badigeonnant les mêmes coins sont autant de signes avant-coureurs de la tenue du forum le 04 mai prochain. Mais les revendications restent aussi visibles.

 

Les premières réclamations ont émané des groupes armés. Abdoulaye Isseine, ancien ministre et cadre de l’ex-Séléka trouvait insuffisant le nombre de places réservées aux groupes armés. Pour lui, « l’ex-Séléka est un groupe plus important que les Anti-Balaka. Il ne peut donc pas avoir le même nombre de places que ces derniers ».

 

La société civile a rejoint la danse peu après en demandant que soit revu à la hausse le nombre de places qui lui est réservé. Il y a entre autres la Coordination des Organisations des Musulmans Centrafricains (COMUC), pour qui 13 places pour la communauté musulmane signifie rejet de ces derniers du processus de la réconciliation en République Centrafricaine.

 

« Sur la question de la représentativité de la communauté musulmane aux  assises de Bangui, nous rejetons en bloc le quota actuel. Car la statistique démontre que c’est au sein de la communauté musulmane qu’on trouve un grand nombre des victimes venant des 16 préfectures, ainsi que les 8 arrondissements de la ville de Bangui. Mais ceux-ci se voient aujourd’hui délaissés par le gouvernement qui préfère accorder plus de places aux hommes politiques et à la communauté internationale», a déclaré Ibraïm Hassane Frédé, chargé de communication de la COMUC, lors de la marche organisée le 29 avril 2015 à Bangui.

 

Les partis politiques sont allés loin dans leurs réclamations. Ils menacent de boycotter les assises du forum si les 30 places initialement prévues ne deviennent pas 70. Une rencontre avec le Comité Technique du forum de Bangui et le Professeur Abdoulaye Bathily, président du Présidium du forum, le 29 avril 2015, s’est montrée contre-productive.

 

« Les politiques se sont montrés intransigeants et appellent toujours au boycotte du Forum de Bangui si le pouvoir exécutif ne leur accordait pas les 70 places qui correspondent au nombre de partis légalement constitués dans le pays », a expliqué un membre du Comité d’organisation du forum de Bangui, sous l’anonymat.

 

Du côté du Comité Technique du forum de Bangui, plusieurs contraintes sont évoquées pour justifier la répartition des quotas aux différentes entités, devant prendre part au forum de Bangui. Sous l’anonymat, l’un de ses membres parle de « contraintes financières, budgétaires et l’absence d’une grande salle de conférence ».

 

Malgré la justification du Comité Technique, les réclamations restent intégrales et les menaces de boycott n’ont pas diminué d’intensité. Or, dans quatre jours, les assises du forum devraient logiquement s’ouvrir et les Centrafricains vont espérer pour une énième fois enterrer la hache de guerre./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Centrafrique/Bangui : Le KNK conditionne sa participation au Forum à la présence de François Bozizé


Bangui, 30 avril 2015 (RJDH)---Le KNK maintient sa position de ne pas participer au Forum de Bangui si François Bozizé n’y est pas invité. Cette formation politique dénonce aussi le nombre de quota donné à la classe politique pour ce forum. C’est le secrétaire général de ce parti politique qui l’a dit le mercredi dernier, lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti.

 

Bertin Bea, Secrétaire Générale du parti KNK a commencé par dénoncer le nombre de quota attribué aux partis politiques. Il juge ce quota «  inique et injuste et donc nous nous insurgeons contre cela », a-t-il précisé.

 

Bertin Bea a dénoncé ce qu’il a appelé «  une tentative de mise à l’écatd de François Bozizé ».  Pour le Secrétaire Général du KNK, « tous les acteurs de la crise centrafricaine dont François Bozizé, doivent participer à ce Forum afin de contribuer à la recherche des solutions. C’est tout ce que nous demandons, au lieu de s’acharner contre lui sur le plan judiciaire en dressant des artifices pour le disqualifier, il faut voir l’essentiel ».

 

Ce dernier a réitéré la position de cette formation politique quant à sa participation au forum en ces termes « le KNK conditionne sa participation au forum de Bangui par celle du président François Bozizé. Nous l’avons dit, c’est une position de principe. Et nous pensons que nos autorités ne vont pas faire en sorte que ce forum soit un échec. Nous pensons que les autorités aujourd’hui sont animées par la bonne volonté pour que nous puissions tous ensemble participer à ce Forum avec un cœur apaisé », a-t-il souligné.

 

Le parti KNK a attiré l’attention du représentant spécial des Nations Unis en Centrafrique pour que le conseil de sanction puisse tenir compte de l’exception prévue dans la résolution 21.96 afin que François Bozizé et Michel Djotodja aient la possibilité de venir participer à ce Forum.

 

François Bozizé, président fondateur du KNK est frappé d’interdiction de voyage. C’est le conseil de sécurité des  Nations Unies qui l’a sanctionné./

 

Flora Sandrine Mbagna


 

Centrafrique/Bangui : La société civile revoit les derniers détails pour le Forum de Bangui

 

Bangui, 30 Avril 2015 (RJDH)- La désignation des membres de la société civile et les revendications à présenter lors du prochain forum de Bangui, sont au centre d'une assise organisée du  29 au 30 mars par cette structure.  La paix,  la sécurité, la justice et la réconciliation, la bonne gouvernance et développement socioéconomique sont les réclamations qui seront faites  par la société civile.

 

Il s'agit également pour les membres, selon Gervais Lakosso, coordonnateur de la société civile, d’initier les représentants afin qu’ils puissent parler au nom du groupe.  Aux termes de cette rencontre, les représentants au forum vont être désignés.

 

 « Nous avons énuméré ces quatre points selon les priorités,  nous allons aussi suggérer, le rétablissement de la paix et la sécurité des centrafricains sur toute l’étendue du territoire, la justice et la réconciliation, la bonne gouvernance et le développement socioéconomique », a cité  Gervais Lakosso.

 

Le quota octroyé à la société civile sera également débattu au cours de cette rencontre.  Selon Gervais Lakosso, le nombre de place qui leur a été réservé n'est pas suffisant.

 

Le pré-forum de la société civile qui a démarré ce mercredi 29 prendra fin le jeudi 30 avril, au stade 20000 places. L’objectif de cette assise est de se préparer au grand forum qui va se tenir le lundi 4 mai à venir à Bangui. Au total 40 participants venus de 30 structures de la société civiles participent à cette assise./ 

 

Auguste Bati-Kalamet.


 

Centrafrique/Bangui: Des véhicules et motos remis au ministère du Plan
 

Bangui, 30 avril 2015 (RJDH) - Le ministère de l’économie du plan et de la coopération international a reçu  le mercredi 29 avril, un don constitué de sept  véhicules, et  onze motos. Cette  aide dont le montant s’élève à cent soixante-sept millions cent mille (167 1000 F.CFA), est faite par  le Fonds africain de développement (FAD) sur financement de la Banque  Africaine de développement(BAD).

 

Michel Yogo coordonnateur du projet d’appui au ministère du plan  a montré l’importance du projet et la répartition de ces dons. Selon lui, il a été prévu  qu’une partie de ces moyens roulants soit affectée aux structures bénéficiaires du Projet d’appui au renforcement des capacités de gestion économique et financière (PARCGEF).

 

"Il était alors urgent de renforcer les capacités de notre administration, car le rendement de l’administration publique a été dramatiquement réduit du fait que la récente crise ait été  caractérisée essentiellement par la destruction et le vol des équipements", a dit un agent de ce département  sous l’anonymat.

 

Florence Limbio,  ministre de l'économie du Plan et de la coopération internationale, qui a reçu cette aide a mis en garde ses collaborateurs  et les a appelé à faire bon usage. " A l’attention des utilisateurs pour, l’impérieuse nécessité je leur demande d’en prendre soin et de ne l’utiliser que pour les besoin de service", a-t-elle dit.

 

Elle a par ailleurs mis l’accent sur la collaboration avec la BAD qui est 'l’un de nos principaux partenaires  au développement qui a entendu cet appel et a apporté un appui conséquent à travers le projet d’appui au renforcement des capacités de gestion économique et financière", a poursuivi Florence Limbio./

 

Carole Bycekoan


 

Nouvelles nationales sur RJDH
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:32

 

 

 

http://www.20minutes.fr   30.04.2015 à 18:12  le 30.04.2015 à 18:12

 

INTERVIEW Alors qu’une enquête est menée sur des soupçons de viols commis par des soldats français, Jean-Vincent Brisset, chercheur et ancien militaire, apporte son éclairage…

 

L'enquête conduite par le parquet de Paris sur de possibles abus sexuels sur des enfants commis par des soldats en Centrafrique, dans laquelle 14 militaires français sont mis en cause, est-elle révélatrice d’abus réguliers? Quand des soldats, français ou autres, veillent sur les populations de pays en crise, peuvent-ils profiter de la situation pour abuser des civils? Directeur de recherche à l’Iris et ancien haut gradé de l’armée de l’air, Jean-Vincent Brisset apporte son éclairage à 20 Minutes.

 

Avérés ou non, que des militaires commettent de tels abus, est-ce déjà arrivé?

 

Il y a régulièrement des cas d’abus, individuels à chaque fois à ma connaissance –en tout cas pas de système d’abus organisé, en réseau. Dans des circonstances très difficiles comme en Centrafrique à ce moment-là, des gens peuvent péter un plomb. On en parle parce que les militaires, occidentaux en particulier, s’auto-inspectent et ne cachent pas ces dérives. Il y a des sanctions en interne, et la hiérarchie militaire le fait savoir. Mais des travailleurs d’ONG compromis individuellement, il y en a tout autant.

 

De quels comportements parle-t-on?

 

Les dérives qui peuvent exister, c’est donner plus de confort, au sens très large – soins, vêtements, abris – en échange de faveurs sexuelles. Militaires et autres apportent du secours, de l’eau, de la nourriture, il y en a malheureusement qui sont tentés de monnayer cette aide; on est dans le classique de l’âme humaine. Ça existe depuis toujours, quand un pays est en train de tomber en ruines, les gens les plus à l’aise en profitent – c’est l’éternel rapport entre le «fort» et le «faible».

 

Quels sont les garde-fous?

 

Les armées françaises sont toujours accompagnées, en opération, de gendarmes, les prévôts, ce qui fait qu’il y a moins de risques de dérives, tout simplement grâce à la peur du gendarme. D’autres pays sont moins regardants sur leurs ressortissants. Je viens de l’armée de l’air, en opération on a toujours des gendarmes autour de nous. Même si quelqu’un était tenté d’abuser de sa position, il ne pourrait pas le dissimuler – on ne peut rien leur cacher, ils font très bien leur travail.

 

A-t-il pu y avoir, dans ce cas ou dans d’autres, volonté de dissimuler l’affaire au public?

 

Non, l’enquête de la justice française est en cours, il est normal qu’il n’y ait pas de communication. C’est le fonctionnement normal de la justice. En tout cas ce type d’affaire est toujours pris au sérieux, parce que pour les militaires ce n’est pas acceptable. Notamment depuis le Rwanda, où ils avaient été accusés des pires travers, il y a une volonté de renforcer la légalité chez les militaires.

 

Quelle est la réaction des populations quand de tels abus sont subis et révélés?

 

Si c’était un système organisé il n’y a pas beaucoup de moyens de réagir sur le moment. Si c’est un acte isolé, il faut trouver quelqu’un d’honnête et dénoncer les agissements. Manifestement, l’affaire qui nous occupe n’est pas sortie ni sur place, ni en France. Or plusieurs milliers de militaires français sont allés en Centrafrique et en sont revenus, et aucun n’a parlé de tels agissements. Si ça avait été quelque chose d’organisé, il y aurait eu des retours. Je ne pense pas que cette affaire, si elle est avérée, mette en jeu beaucoup de monde, sinon on en aurait entendu parler rapidement.

Accusations de viols en Centrafrique: «Il y a régulièrement des cas d’abus individuels»

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:14

 

 

 

Par   Le Figaro le 30/04/2015 à 22:41

 

L'armée française fait face au scandale après les accusations d'enfants selon lesquels des soldats les ont violés lors de l'opération Sangaris en 2014 en Centrafrique. Quatorze soldats français, dont une partie a été identifiée, seraient mis en cause, selon les témoignages de six enfants de moins de 15 ans.

 

«Si les faits sont avérés par la justice et le commandement militaire (...) il y aura des sanctions qui seront à proportion des faits qui auront été constatés, et si c'est grave, les sanctions seront graves, elles devront même être exemplaires», a affirmé le président François Hollande. Le ministère de la Défense a précisé de son côté avoir saisi le parquet de Paris dès qu'il a été alerté par le rapport onusien de l'existence de ces plaintes, en juillet dernier.

 

C'est donc le parquet de Paris qui a été saisi de l'enquête. Car en France, une loi datant de juillet 1982 a supprimé, en temps de paix, les tribunaux permanents des forces armées. Puis la loi du 10 novembre 1999 a créé une juridiction unique, le tribunal aux armées de Paris (TAP), pour les infractions commises par des militaires hors du territoire national. La loi du 13 décembre 2011 a ensuite permis d'intégrer pleinement la justice militaire dans le dispositif de droit commun, entraînant la dissolution du «TAP», alors critiqué pour ses liens trop étroits avec l'institution militaire. Depuis 2012 donc, les enquêtes sur des crimes et délits commis par des forces françaises en opération à l'étranger relèvent de la compétence d'une formation spécialisée unique au sein du tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Et les militaires sont soumis aux règles de droit de commun des civils.

 

La gendarmerie prévôtale enquête sur le terrain

 

Dans le cas des accusations en Centrafrique, sur le terrain, les investigations sont confiées aux membres de la gendarmerie prévôtale, composée de militaires disposant de prérogatives judiciaires et placés sous le contrôle du procureur de Paris. Ils sont ainsi partis une première fois en août 2014 en Centrafrique pour y commencer leur enquête, et y sont depuis retournés pour la poursuivre.

 

Une enquête dite de commandement est par ailleurs conduite au sein de l'armée pour «vérifier la réalité des faits», a fait savoir mercredi un porte-parole du ministère de Défense. Ses conclusions peuvent être versées à l'enquête judiciaire, sous réserve de déclassification du document. Le parquet a indiqué qu'il demanderait cette déclassification.

 

Si les faits sont avérés, les soldats comparaîtront donc devant une cours d'assise, qui ne comprend pas de jurés populaires mais est composée de magistrats professionnels, comme c'est le cas pour des affaires de terrorisme. En France, le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle s'il est commis sur un mineur de moins quinze ans, comme cela pourrait être le cas dans cette affaire.

 

En parallèle, le ministère de la défense pourrait prendre des mesures disciplinaires, indique BFMTV: les soldats pourraient être suspendus le temps de l'enquête puis exclus définitivement de l'armée s'ils sont jugés coupables. Toutefois, rappelant les difficultés à enquêter sur ce genre d'affaires, la chaîne d'information en continu cite le cas de plaintes pour viol déposées contre des soldats français au Rwanda en 1994: à ce jour, l'instruction n'est toujours pas bouclée.

 

(Avec AFP)

Lu pour vous : Ce que risquent les soldats français soupçonnés de viols en Centrafrique

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