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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:39

 

 

 

 

 

Agence France-Presse BANGUI 05 janvier 2014 à 10h10 | Mis à jour à 10h10

 

Un jet de grenade, lancée dimanche matin dans un marché de Bangui, a fait quatre blessés, dont deux femmes et un soldat burundais de la Force africaine Misca, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

La grenade a été lancée par un homme non identifié en plein milieu du marché Kokoro, un quartier habituellement sensible de Bangui.

 

Cet incident est survenu après trois jours d'accalmie dans la capitale centrafricaine, et alors que des rumeurs persistantes font état d'une possible attaque d'anti-balaka dans les quartiers musulmans, appuyés par d'anciens membres des forces armées centrafricaines du président déchu François Bozizé.

 

À Bangui, la population est épuisée par le cycle infernal de représailles entre milices chrétiennes anti-balaka et ex-rébellion Séléka, qui a pris le pouvoir fin mars 2013.

 

Les tueries intercommunautaires ont plus de 1000 morts le mois dernier et près d'un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le coup d'État de la Séléka.

L'armée française, qui a lancé l'opération Sangaris il y a un mois pour tenter d'enrayer les violences, peine pour le moment à désarmer les combattants et à rétablir l'ordre.

Centrafrique : une grenade fait quatre blessés dans un marché
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:36

 

 

 

 

 

 

Bangui, Samedi 4 janvier 2014 | 10:16 UTC (AFP) - Un mois après le lancement de l'opération Sangaris en Centrafrique, certains observateurs parlent déjà d'enlisement, d'autres de manque de moyens, mais côté centrafricain, c'est surtout l'impatience qui prime, alors que Bangui connaît toujours la violence.

 

"En février, des experts disaient +au Mali, la France commence son enlisement+. Heureusement que nous n'avons pas écouté les experts", a-t-il déclaré devant ses soldats.

 

L'intervention de l'armée française, -en appui à la Force africaine-, le 5 décembre 2013 au lendemain d'une journée sanglante dans la capitale centrafricaine, a suscité des espoirs immenses au sein d'une population épuisée par un cycle infernal de représailles entre milices chrétiennes et ex-rébellion Séléka.

 

Les populations s'impatientent

 

Mais dans l'immense camp de déplacés de l'aéroport de Bangui, où s'entassent plus de 100.000 personnes, l'attente se transforme parfois en exaspération: "Dans ce tout petit Bangui, avec ces tout petits mercenaires étrangers, Sangaris ne peut pas régler le problème en deux jours avec leurs chars ? (...) Donnez-nous des armes, on va s'en occuper, nous!", s'indigne Yaketé Souvenance, un déplacé de ce camp où ne vivent que des chrétiens.

 

Situé sur une zone ultra sensible, ce camp est une poudrière où la tension monte à tel point que l'ONG Médecins sans frontières, qui avait installé un hôpital improvisé, a du en retirer ses expatriés, et que les distributions de vivres sont régulièrement ajournées.

 

"La tâche ne se fait pas en trois jours", expliquait jeudi M. Le Drian. A l'évidence, la multiplicité des forces en présence n'aide pas. Dans les quartiers populaires de Bangui, il est  difficile de distinguer un anti-balaka armé -de la milice d'auto-défense soutenue par une grande partie de la population chrétienne-, d'un citoyen lambda, d'autant qu'au passage des patrouilles, il est aisé pour eux de se fondre dans la nature.

 

L'une des missions principales de la force Sangaris, le désarmement, est au cœur des débats. "Toute personne armée qui n'a pas lieu de l'être est désarmée, et si besoin de force", assure une source militaire. Mais la tâche est colossale, presque irréaliste, dans une capitale où les armes ont coulé à flot depuis l'entrée de l'ex-rébellion Séléka en mars.

 

"Le désarmement n'a pas eu lieu (...) Une partie des Séléka se sont réfugiés dans les casernes et sont restés armés. Quant aux anti-balaka, même si on leur enlève les kalachnikov, ils continuent à se battre à la machette", estime Philippe Hugon, directeur de recherche à l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) en charge de l'Afrique.

 

Les musulmans se méfient de la France

 

Dans les quartiers musulmans, où règne la rumeur, on se persuade que la France soutient les anti-balaka au détriment des civils musulmans, régulièrement victimes de lynchages en pleine rue et en plein jour.

 

Sur les murs du "PK 5", près de l'aéroport, les inscriptions "non à la France" succèdent aux "Sangaris assassins". Depuis deux jours, les tentatives françaises d'installer des points fixes dans ces quartiers ont abouti à des manifestations sauvages de riverains, installant des barricades enflammées.

 

"L'interposition c'est la pire des postures : on est attaqué et critiqué des deux côtés", souligne Thierry Vircoulon, responsable de l'Afrique centrale pour International Crisis Group (ICG).

 

Cette posture inconfortable, beaucoup d'officiers français la reconnaissent, et tentent de faire de la pédagogie: "Nous sommes là pour tous les Centrafricains", martèlent régulièrement les chargés de communication de la force.

 

Mais pour l'heure, les violences continuent. Le problème, selon Philippe Hugon, c'est qu'il s'agit "d'une opération de maintien de l'ordre urbaine, de police et de gendarmerie. Ce n'est pas avec des chars et des hélicoptères qu'on règle ça, aussi bien entraînée que soit l'armée".

 

Plus d'un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le mois de mars, dont la moitié des habitants de Bangui, selon l'ONU. Un millier de personnes ont été tuées.

 

Dans le reste du pays, seul un contingent d'une centaine d'hommes est stationné à Bossangoa, dans le nord-est. "Les troupes françaises ont été recentrées sur Bangui, c'est la priorité, poursuit M. Hugon, il s'agit aujourd'hui d'assurer une paix minimale et d'éviter une guerre civile".

Opération Sangaris en Centrafrique: Attentes, de l'impatience, et des rancoeurs
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:34

 

 

 

 

 

RFI  dimanche 05 janvier 2014 à 12:28

 

En Centrafrique, après un timide répit ces derniers jours, des tirs ont repris samedi tôt dans la matinée dans le nord de Bangui, suivis de violences dans plusieurs quartiers de la ville. Dans la soirée, le calme semblait revenu dans la capitale centrafricaine où patrouillent les forces françaises de l'opération Sangaris et de la Misca, sur fond de calme précaire et trompeur.

 

Les violences de samedi n'atteignent pas l'ampleur des affrontements observés ces dernières semaines, mais la situation reste très volatile à Bangui. Tout a débuté très tôt dans le 5e arrondissement de la capitale. Des tirs ont été entendus, suivis d'affrontements à l'arme blanche.

 

Selon la Croix-Rouge centrafricaine, au moins 7 personnes ont perdu la vie. Quelques heures plus tard, c'est au rond-point de Pétévo dans le sud de Bangui que des violences ont éclaté, suite à une altercation entre un chauffeur de taxi, ses passagers et des commerçants du quartier. Bilan : 4 morts selon plusieurs sources.

 

Ces violences ont semé la panique dans ce quartier de Pétévo décrit comme résidentiel, et relativement épargné par la crise jusqu'à présent. Selon des témoins, une partie de la population aurait fui vers le camp de déplacés de Bimbo situé à proximité.

 

La Croix-Rouge centrafricaine s'inquiète de voir se multiplier les exactions à l'arme blanche. «Les gens savent que les fusillades sont facilement repérables, alors ils utilisent des armes blanches », explique un observateur. Signe selon lui que si les méthodes changent, le niveau de tension, lui, ne baisse pas.

 

 

Un commandant de police de Bangui vient de passer 24 heures aux mains d'ex-Seleka avec son fils, retenu lui aussi. Il s'agit du chef d'une des fanfares de police de la ville. Il a été interpelé vendredi matin en pleine ville par des membres de l'ex-Seleka, selon une source policière, alors qu'il était venu récupérer ses instruments au commissariat central pour les mettre à l'abri après un cambriolage.

 

Les deux hommes, le père et le fils, ont passé 24 heures dans la caserne de Kasai. Ils ont été relâchés samedi matin après avoir finalement été entendus par le procureur de Bangui, selon lequel il ne s'agit que d'un malentendu.

 

 

Centrafrique : nouvelles violences

 

(Source : RFI)  5 jan. 2014

 

La Croix Rouge centrafricaine rapporte qu’au moins 11 personnes ont été tuées hier à Bangui lors de deux incidents distincts. Lors du premier incident, qui a eu lieu dans le 5e arrondissement de la capitale, sept personnes ont perdu la vie dans des circonstances encore inconnues lors de l’éclatement d’une fusillade.

 

Le 2e incident a vu quatre personnes perdre la vie lors d’un accrochage entre un chauffeur de taxi, ses passagers et des commerçants du quartier du rond-point de Pétévo. Les quatre victimes ont succombé à des blessures infligées à l’arme blanche.

 

La Croix-Rouge centrafricaine s'inquiète de voir se multiplier les exactions à la machette. Selon un observateur, les gens savent que les fusillades sont facilement repérables, alors ils utilisent ces armes.

 

Par ailleurs, quatre personnes dont deux femmes et un soldat burundais de la MISCA ont été blessées aujourd’hui par l’explosion d’une grenade dans un marché de Bangui. 

Centrafrique: Bangui connaît toujours la violence (RFI)
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:32

 

 

 

 

http://www.republicoftogo.com  05/01/2014

 

La situation humanitaire en Centrafrique se dégrade. L’autorisation donnée par l’ONU à la France d’épauler la  force africaine -la Misca- n’a qu’une valeur provisoire et il appartient au secrétaire général de l’ONU de proposer au conseil de sécurité une transformation de cette action en opération onusienne de maintien de la paix. Mais les intérêts sont en ce domaine divergents.

 

La France ne souhaite pas s’engager dans le long terme. Conformément à sa doctrine, la France préfère que le poids de l’intervention soit supporté par l’ONU. Prête à intervenir en urgence, elle ne veut pas se laisser aspirer dans une sorte de gouvernorat de la Centrafrique.

 

 Mais  l’Union africaine ne veut pas pour l’instant se laisser déposséder de la mission de maintien de la paix qu’elle assume principalement avec le concours du Tchad . Les ambitions au leadership de ce pays incitent l’UA à retarder le principe d’une intervention onusienne,

 

Il reste cependant à l’organisation d’Addis Abeba de faire la preuve de soin efficacité sur le terrain...

 

Dans ces conditions la France est retenue par la main en Centrafrique et risque de voir entrainée malgré elle à alourdir le poids de son intervention.  

                             

La situation est d’autant plus délicate que l’intervention française applaudie à ses débuts est à présent contestée par une partie de la population.

 

S’engager était pour la France une option nécessaire .

Se dégager sera une opération autrement plus complexe .

 

Koffi Souza

Lu pour vous : Les impasses centrafricaines
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:27

 

 

 

 

 

 

Le 5 décembre 2013, la France lançait l'opération Sangaris, une intervention de ses militaires pour tenter de ramener le calma en Centrafrique. Un mois après, c'est plutôt la déception et l'inquiétude qui dominent. Récit en images de Pascale Bourgaux.

 

http://www.tv5.org  05.01.2014par Pascale Bourgaux

 

L'intervention de l'armée française, -en appui à la Force africaine-, a suscité des espoirs immenses au sein d'une population épuisée par un cycle infernal de représailles entre milices chrétiennes et ex-rébellion Séléka. Mais aujourd’hui Bangui connait toujours la violence et le pays semble plus divisé que jamais.

 

 

Un mois de terreur en Centrafrique

 

http://www.la-croix.com   5/1/14 - 15 H 48

 

Le 5 décembre : l’armée française lance l’opération « Sangaris » pour restaurer la sécurité en Centrafrique, peu après le vote de l’ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir. Elle déploie 1 600 militaires qui viennent en appui de la Misca, la force africaine sur place.

 

 Le 9 décembre : deux soldats français sont tués à Bangui au cours d’un accrochage avec des assaillants.

 

 Le 23 décembre : une patrouille tchadienne ouvre le feu sur des manifestants anti-Séléka devant l’aéroport. Le 24, le chef du contingent burundais révèle que ses hommes ont été la cible d’une attaque de soldats tchadiens.

 

 Le 28 décembre : exode de Tchadiens qui quittent Bangui pour leur pays. N’Djamena a évacué plusieurs milliers de ressortissants par avion et par convois routiers.

 

 Le 3 janvier : l’ONU estime qu’un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis mars 2013. Près de la moitié des habitants de Bangui sont parmi les déplacés.

 

 

 


 

Centrafrique : les événements depuis un mois d'intervention française

 

 

Samedi, 04 Janvier 2014 11:11 AEM – AFP

 

BANGUI, République centrafricaine - Rappel des événements en Centrafrique depuis le lancement le 5 décembre de l'opération Sangaris par la France, qui y a déployé 1.600 militaires en appui à une force africaine sur place, la Misca.

 

La Centrafrique est plongée dans un engrenage de violences communautaires et interreligieuses depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

 

Depuis le début de l'intervention française, les violences se sont multipliées entre les milices chrétiennes "anti-balaka" (anti-machette, en langue sango) et la Séléka. Un millier de personnes ont été tuées par balle ou à l'arme blanche dans le pays, depuis le 5 décembre.

 

--DÉCEMBRE 2013--

 

- 5: L'armée française lance l'opération Sangaris pour restaurer la sécurité. "Vu l'urgence, j'ai décidé d'agir immédiatement", annonce le président français François Hollande, peu après le vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir.

 

Le matin, des milices d'autodéfense chrétiennes infiltrées dans certains quartiers de Bangui avaient lancé une attaque, entraînant des représailles sanglantes des combattants Séléka contre les chrétiens dans la capitale.

 

- 7: Arrivée de renforts terrestres français dans l'Ouest et dispositif musclé à Bangui.

 

Hollande annonce que les soldats de Sangaris ont désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations". Ils demeureront "autant que nécessaire pour cette mission" et jusqu'à la tenue d'élections.

 

- 9: Les troupes françaises entreprennent un vaste désarmement, à commencer par celui des ex-rebelles, mais l'opération s'accompagne de représailles chrétiennes contre les communautés musulmanes.

 

Deux soldats français sont tués à Bangui au cours d'un accrochage avec des assaillants.

 

- 10: La mission de la France est "dangereuse" mais "nécessaire", déclare M. Hollande au cours d'une brève visite à Bangui, où il rencontre le président Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka.

 

- 17: Nouvelle opération française de désarmement à Bangui, visant cette fois les milices "anti-balaka".

 

- 19-20: Plus d'une trentaine de personnes sont tuées à Bangui.

 

- 21: Djotodia renouvelle son offre de dialogue aux milices chrétiennes.

 

- 22: Plusieurs milliers de musulmans manifestent à Bangui pour protester contre l'armée française, après la mort de trois ex-Séléka dans un accrochage.

 

- 23: Une patrouille tchadienne ouvre le feu sur des manifestants anti-Séléka devant l'aéroport. Le 24, le chef du contingent burundais révèle que ses hommes ont été la cible d'une attaque de soldats tchadiens.

 

- 26: Au lendemain d'une nouvelle journée de violences à Bangui (au moins 40 morts), l'armée française lance une vaste opération de "dissuasion" et de sécurisation, mobilisant 600 hommes, dans deux quartiers de la ville.

 

- 28: Exode de Tchadiens qui quittent Bangui pour leur pays. N'Djamena a lancé un pont aérien depuis une semaine et évacué plusieurs milliers de ressortissants par avion et par convois routiers.

 

- 31: Lors de ses voeux télévisés aux Français, Hollande justifie la présence des militaires français au nom de la défense des "valeurs" de la France "dans le monde".

 

--JANVIER 2014

 

- 2: En visite à Bangui, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, écarte le risque d'un enlisement pour la France.

 

- 3: Le président tchadien Idriss Déby Itno condamne les exactions anti-Tchadiens et prévient que leurs auteurs "le paieront un jour".

 

- 3: Selon l'ONU, près d'un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le coup d'Etat de la Seleka, fin mars 2013, et les récents affrontements religieux, et près de la moitié des habitants de Bangui sont parmi les déplacés.

Centrafrique : Sangaris, un mois après
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:59

 

 

 

 

 

 

http://french.cri.cn  2014-01-04 04:13:04  xinhua

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en tournée africaine sur la crise en République centrafricaine, s'est entretenu vendredi avec le chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondimba, a-t-on appris de source diplomatique française à Libreville.

 

M. Le Drian est arrivé vendredi après-midi en provenance de la Centrafrique avant une étape à Niamey au Niger.

 

"L'entretien a porté sur la Centrafrique", a indiqué la source diplomatique sous le couvert de l'anonymat.

 

"Comme il a été dit, le Gabon est l'un des pays essentiel dans le cadre de la résolution de cette crise", a-t-il ajouté.

 

Libreville a dépêché en Centrafrique près d'un demi-millier de soldats. Le volet policier de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) est géré par un officier gabonais.

 

Après Libreville, le ministre français se rendra vendredi soir à Ndjamena au Tchad, autre pays fortement impliqué dans la recherche de solution à la catastrophe en cours en Centrafrique.

Le président gabonais discute de la crise centrafricaine avec le ministre français de la Défense
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:56

 

 

 

 

 

 

Créé le 03/01/2014 à 09h24 -- Mis à jour le 03/01/2014 à 09h33

 

Médecins sans Frontières (MSF) a décidé, «suite à deux jours consécutifs de violence sur la zone de l'aéroport de Bangui», de «considérablement réduire ses activités» sur l'aéroport de la capitale centrafricaine, a annoncé jeudi l'ONG.

 

Dans un communiqué MSF affirme être «dans l'obligation de considérablement réduire ses activités médicales d'urgence dans le camp de déplacés de l'aéroport. Les violences qui depuis deux jours ont eu lieu à proximité du dispensaire MSF de l'aéroport de Bangui ont provoqué la mort de deux enfants, 40 personnes blessées ont été prises en charge par les équipes MSF travaillant dans le camp de déplacés de l'aéroport».

 

«Notre équipe médicale a été réduite et seuls les cas les plus graves sont désormais pris en charge avant d'être envoyés vers d'autres structures de santé», ajoute le communiqué. «MSF a également dû suspendre ses projets d'extension de l'offre de soins médicaux dans le camp de l'aéroport (ouverture de deux nouveaux postes de santé, lancement d'une campagne de vaccination contre la rougeole et mise en place d'un programme nutritionnel)».

 

MSF précise être la seule organisation médicale présente dans ce camp où se sont réfugiées plus de 100.000 personnes déplacées.

 

«Avant les événements de ces derniers jours MSF dispensait en moyenne 500 consultations, réalisait une centaine de pansements et 7 accouchements par jour (...) Tant que la sécurité ne sera pas restaurée à l'aéroport, MSF ne pourra pas y reprendre pleinement ses activités. MSF maintient sa présence dans deux hôpitaux et deux autres camps de déplacés de Bangui», ajoute l'organisation.

 

 Avec AFP

Centrafrique: MSF va prendre moins de blessés en charge à l'aéroport de Bangui
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:52

 

 

 

 

 

 

AFP 3 JANVIER 2014 À 19:56

 

Près d’un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le coup d’Etat de la Seleka, fin mars 2013, et les récents affrontements religieux, et près de la moitié des habitants de Bangui sont parmi les déplacés, a annoncé vendredi l’ONU.

 

«La situation humanitaire en République centrafricaine est toujours désastreuse. L’insécurité qui règne dans le pays rend les livraisons d’aide humanitaire de plus en plus difficile et le nombre de déplacés à l’intérieur du pays a désormais dépassé les 935.000 personnes», a déclaré Babar Baloch, porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

 

Ces chiffres comprennent les personnes qui ont fui après le coup d’Etat du 24 mars 2013 par les rebelles de la Seleka contre le président François Bozizé, ainsi que les déplacés des affrontements religieux en cours, a précisé le porte-parole du HCR, ajoutant que de nombreux enfants faisaient partie de ces populations.

 

M. Baloch a déclaré à des journalistes que les attaques contre les civils, les pillages et la présence de groupes armés dans des zones où les habitants du pays ont fui limitaient gravement l’accès des organisations humanitaires.

 

En décembre, les troupes françaises sont intervenues pour tenter d’endiguer les violences opposant les rebelles et les milices de la majorité chrétienne du pays qui ont obtenu le soutien des combattants fidèles à l’ancien régime.

 

Le conflit dans le pays riche en ressources naturelles mais appauvri aurait déjà fait plus de 1.000 morts le mois dernier et des dizaines de milliers de déplacés.

 

«Quelque 512.672 personnes sont actuellement réfugiées sur 67 sites dans la capitale Bangui ou bien vivent dans des familles d’accueil. Cela représente plus de la moitié de la population totale de Bangui. Environ 60% des personnes déplacées sont des enfants», a précisé M. Babar Baloch.

 

La semaine dernière, le nombre de personnes cherchant à se réfugier aux alentours de l’aéroport de Bangui à doublé, atteignant les 100.000 personnes, selon le HCR.

 

L’aéroport de Bangui est surveillé par les troupes françaises, permettant l’arrivée de l’aide internationale mais les organisations humanitaires rencontrent des difficultés à maintenir leur activité en raison des pillages et des violences.

 

«L’amélioration du niveau de sécurité est crucial pour permettre aux travailleurs humanitaires d’atteindre les personnes déplacées», a déclaré le porte-parole du HCR.

 

Au total, 1.600 soldats français sont présents sur le territoire aux côtés de 4.000 soldats des forces africaines pour tenter d’apaiser les violences.

 

Selon M. Baloch, «davantage de troupes et une coordination des opérations efficace» sont nécessaires au sein des forces africaines, qui pourraient compter 6.000 soldats avec le déploiement des soldats congolais et rwandais.

 

Quelque 75.000 Centrafricains ont également fui à l’étranger depuis le mois de mars rejoignant la République démocratique du Congo, la République du Congo, le Tchad et le Cameroun. Cela porte le nombre total de réfugiés en provenance du pays à 240.000 personnes.

Centrafrique: près d’un million de déplacés selon l’ONU
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:48

 

 

 

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

 

Malgré l'intervention de la force africaine de la Misca et des troupes françaises, l'escalade des violences entre chrétiens et musulmans semble inévitable.

 

"Probablement encore un anti-balaka !", affirme un habitant du quartier musulman du PK 5, en désignant un corps gisant à même le sol, recouvert de mouches. Les anti-balakas, ce sont des milices chrétiennes luttant contre le pouvoir, et au PK5 désormais, on leur fait la guerre. Dans une rue adjacente, des coups de semonce retentissent : ce sont des éléments de la force de l'Union africaine qui dispersent une foule de curieux, attroupée autour d'un autre corps. En tout sur quelques mètres de distance, le nombre de victimes du jour s'élève à quatre, et il est à peine huit heures du matin. Allongés sur le dos, sobrement recouverts d'un pagne, deux d'entre eux sont encore ligotés. Parfois, un passant s'arrête à leur hauteur, soulève le tissu pour regarder le visage de la victime, puis s'éloigne sans rien dire.

 

"Ces deux petits, on les connaît, ils sont du quartier depuis toujours, et puis ce sont devenus des anti-balakas. Ils ont été tués un peu plus loin et ramenés ici, puisque c'est chez eux", explique l'un d'entre eux. Bangui est une toute petite ville, un "grand village", comme on le dit souvent, et il n'est pas nécessaire de marcher longtemps pour passer d'un quartier de majorité musulmane à un quartier chrétien. Avant les récents évènements, qui ont fait passer la crise de coup d'état à "crise inter-religieuse", les deux communautés vivaient en bonne intelligence. Désormais, la frontière entre le PK 5 et le quartier limitrophe chrétien "Castor", est marquée par des échoppes détruites ou brûlées : ce sont celles des chrétiens. Partout sur la route bitumée qui traverse les quartiers, de larges traces noires rappellent ces moments réguliers de frictions durant lesquels des populations excédées érigent des barricades enflammées.

 

"Personne ne vient chez nous pour nous défendre"

 

À quelques kilomètres de là, à la sortie de la ville, un autre quartier a décidé de vivre autrement : "Après les grosses violences du 5 décembre (qui ont fait plusieurs centaine de morts en une journée, NDLR) nous sommes entrés dans une phase de réconciliation entre musulmans et chrétiens du quartier. Entre nous il n'y a pas de problème, il n'y a jamais vraiment eu d'ailleurs, tout va bien", explique Djibril Ali, un musulman. Comme la plupart des habitants de son quartier, toutes confessions religieuses confondues, il a décidé d'ignorer les tensions qui agitent les quartiers voisins. "Ici, nos frères chrétiens sont aussi embêtés que nous par les anti-balakas. Nous sommes tous des commerçants, se faire la guerre entre nous n'arrangerait personne (...) je suis né ici, je ne vois pas de raison pour m'en prendre à mes frères", affirme un autre riverain, un "vieux" du quartier aux rides profondes.

 

Dans ce quartier où chrétiens et musulmans ont fait cause commune, la plupart se promènent pourtant avec une machette en bandoulière, et même les enfants qui jouent dans le sable ont un couteau a proximité. Ici, tout le monde est d'accord pour se plaindre des conditions de sécurité : "Personne ne vient chez nous, ni les Français, ni la Misca ni personne pour nous défendre", affirme Hassan Oumar, un commerçant. Au PK 5, où des militaires patrouillent pourtant régulièrement, c'est plutôt des Français que l'on se plaint, les musulmans les accusant régulièrement de "prendre partie" en faveur des chrétiens et des anti-balakas. 

 

À deux pas du marché au bétail, centre névralgique du quartier, une petite troupe creuse un trou. Les silhouettes apparaissent et disparaissent dans la poussière soulevée par le mouvement des pelles. "Nous allons enterrer quelqu'un du quartier. Il a été tué par un anti-balaka", explique l'un d'eux, en montrant une dizaine de monticules de terre alignés. "C'est là qu'on enterre nos amis", souligne-t-il avant de désigner du doigt des monticules plus petits, sous lesquels reposent les enfants.

Lu pour vous : Centrafrique : tensions inter-religieuses dans les quartiers de Bangui
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:47

 

 

 

 

 

 

Le Figaro.fr avec AFP   Mis à jour le 03/01/2014 à 14:14

 

Députés et sénateurs, qui suspendront leurs travaux en mars en raison des élections municipales des 23 et 30 mars, devraient revenir cependant brièvement siéger durant cette période pour voter la prolongation de l'intervention militaire en Centrafrique, a annoncé le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

La Constitution prévoit que l'autorisation du Parlement est obligatoire pour prolonger une intervention militaire au-delà de quatre mois. L'intervention militaire en Centrafrique ayant commencé début décembre, le Parlement devra se prononcer avant début avril.


Alain Vidalies a donné cette précision en présentant devant le Conseil des ministres une communication sur le programme de la session parlementaire, selon le compte rendu officiel du Conseil.

 

"Comme le veut la tradition républicaine, une suspension de cinq semaines est programmée à compter du 28 février, en raison des élections municipales des 23 et 30 mars", a indiqué le ministre. "Cet agenda contraint par la suspension des travaux due aux élections devra probablement prévoir une exception pour permettre au Parlement de se prononcer sur la prolongation de l'intervention militaire en République centrafricaine, le délai de quatre mois au-delà duquel son autorisation est requise pour poursuivre cette intervention (article 35 de la Constitution) expirant début avril", a-t-il ajouté.


Le ministre a également confirmé que le projet de loi relatif à la prévention de la récidive et à l'individualisation des peines sera examiné par l'Assemblée nationale juste après les élections municipales, tout comme les textes concernant l'économie sociale et solidaire.


Avant les élections, a-t-il rappelé, le Parlement votera définitivement, durant la troisième semaine de janvier, le projet de loi interdisant le cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale. Il entamera et poursuivra l'examen d'une série de projets de loi, notamment celui reprenant le récent accord sur la formation professionnelle, et ceux sur l'agriculture, le logement, la consommation, l'égalité entre femmes et hommes, le secret des sources, le détachement des travailleurs, ainsi que la proposition de loi constitutionnelle sur les langues régionales et minoritaires.

Centrafrique : le Parlement votera en mars
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