Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:11

 

 

 

 

Par RFI  dimanche 18 août 2013 à 23:43

 

La transition en République centrafricaine a démarré ce dimanche 18 août, avec la prestation de serment du président intérimaire Michel Djotodia. Cette phase va durer 18 mois, à l’issue desquels un scrutin démocratique doit être organisé. Deux chefs d’Etat africains, le Tchadien Idriss Déby et le Congolais Denis Sassou Nguesso, ont pris part à cette investiture.

 

La cérémonie d’investiture de Michel Djotodia à la tête de la transition centrafricaine a commencé avec un léger retard, lié à l’arrivée des présidents du Congo-Brazzaville et du Tchad, invités à cette cérémonie. Denis Sessou Nguesso était présent en sa qualité de médiateur de la crise en Centrafrique. Idriss Déby, comme président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), qui a une mission militaire en Centrafrique.

 

C’est devant les membres de la Cour constitutionnelle de transition que le nouveau président centrafricain a prêté serment. La main gauche posée sur la Charte constitutionnelle et la main droite levée, Michel Djotodia a juré, « devant Dieu et devant la nation, d’observer scrupuleusement la Charte constitutionnelle de transition, de garantir l’indépendance et la pérennité de la République. »

 

Outre les présidents congolais et tchadien, qui ont donc fait le déplacement à Bangui, on notait aussi la présence du corps diplomatique accrédité en Centrafrique. Un important dispositif militaire avait été déployé pour sécuriser le siège de l’Assemblée nationale, où la prestation de serment a eu lieu.

 

Dans son discours de circonstance, Michel Djotodia a reconnu la délicatesse de sa mission à la tête du pays. Il a promis de tout mettre en œuvre pour aboutir à une transition apaisée. Il a également promis la tolérance zéro pour les auteurs de crimes et autres violations des droits humains.


Et le nouveau président de transition d'enfoncer le clou en annonçant la création d’un fonds pour l’indemnisation des victimes de la crise. « Un fond d’indemnisation au profit des victimes innocentes sera mis en place. D’ores et déjà, les auteurs des crimes contre l’humanité perpétrées lors des derniers évènements, qui sont déjà appréhendés, seront traduits à la plus prochaine session criminelle », a annoncé M. Djotodia.« Je vous affirme qu’il n’y aura plus de place pour l’impunité, car l’on ne saurait construire un Etat de droit sans la justice. A cet effet, tous les auteurs - et ceci sans exception - des crimes et délits seront systématiquement traduits en justice et sévèrement sanctionnés », a déclaré Michel Djotodia.

 

Du pain sur la planche, avec également la réforme du secteur de sécurité, celle de l’administration, et la relance de l’économie. Beaucoup de choses à faire en peu de temps.


Pendant ce temps dans les rues de la capitale centrafricaine, le calme est revenu, après les crépitements d’armes qui ont été entendus dans plusieurs quartiers dans les premières heures de la matinée ce dimanche. Le bilan provisoire fait état d’un mort et de deux personnes blessées.

 

Cependant, le quartier Boy-Rabe, réputé proche de l’ancien président François Bozizé, s’est vidé de ses habitants à la tombée de la nuit, à cause de rumeurs d’attaque des éléments de la Seleka.

 

 

 

NDLR : La prestation de serment de Michel Djotodia a définitivement marqué la mise hors jeu politique du sanguinaire dictateur François Bozizé Yangouvonda qui a commandité à ses milices armées qui continuent de prendre le quartier de Boy-Rabe en otage, de tenter un dernier barroud d'honneur pour perturber la cérémoie de prestation de serment de Michel Djotodia mais en vain. Leur manoeuvre a lamentablement échoué. La cérémonie de prestation de serment de Michel Djotodia Am Nondroko comme chef d'Etat de la Transition a été un franc succès. Deux chefs d'Etat de pays voisins et frères étaient présents ainsi que plusieurs hauts représentants de Chefs d'Etat et de gouvernement. 

Centrafrique : coup d’envoi de la transition de 18 mois
Centrafrique : coup d’envoi de la transition de 18 mois
Centrafrique : coup d’envoi de la transition de 18 mois
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 15:48

 

 

Reportage/Enquête

 

Par Blandin SONGUEL, Journaliste.

 

 

Privés d’accès aux antirétroviraux, officiellement en quantité insuffisante, des dizaines de milliers de personnes vivant avec le VIH (PVVIH), en quête d’une guérison miracle, prennent d’assaut les églises charismatiques et se christianisent.

 

Finalement, après plusieurs décennies de mensonges officiels, d’étouffement de la réalité, la dure vérité sur les antirétroviraux en Centrafrique s’est dressée en pic, comme le côté monstrueux de l’iceberg longtemps submergé par les flots. Du coup, le long espoir entretenu chez des dizaines de milliers de personnes infectées, d’être un jour l’objet d’une prise en charge gratuite en ARV, s’est rompu comme le cordon ombilical d’un fœtus. Et pour cause : la faible quantité des ARV commandés…

 

Le Comité national de lutte contre le Sida (CNLS), officiellement rattaché par Décret à la Présidence de la République, avait fini par avouer à demi-mot, devant la pression et l’exigence croissante des personnes éligibles aux ARV, qu’il ne disposait pas d’une quantité suffisante des médicaments pour assurer une prise en charge collective de tous les malades du Sida. Cette révélation terrible, après plusieurs mois d’attente et d’espérance vaine, Kader Toka Massri, actuellement membre d’une cellule de prière charismatique, l’avait reçue une année plutôt comme un coup de poignard dans le dos. Aujourd’hui âgé de 46 ans, il s’en souvient encore avec le même emportement dans la voix. Le crâne échevelé et le visage émacié, rongé certes par la maladie, il dénonce sans lasse l’irresponsabilité de l’Etat quant à la prise en charge effective des personnes vivant avec le VIH. « C’est un devoir de souveraineté de la part de l’Etat, d’assurer la prise en charge des malades atteintes du VIH. Malheureusement, personne au sommet de la République n’en fait une préoccupation. Abandonnés ainsi, nous nous résignons dans l’attente d’un salut divin, d’une guérison miracle de Dieu », avoue-t-il avec une ferme assurance, en montrant du doigt trois jeunes gens et une adolescente « délivrée », qui méditent  ensemble la bible sous un hangar transformé en temple de prière.

 

« N’allez pas demander à elle comment elle a été guérie de sa maladie. C’est un don gratuit de Dieu, annoncé par un message prophétique. Elle était arrivée ici sur une civière, maintenant elle se porte à merveille et elle vit heureuse, partagée entre ses activités religieuses et son petit commerce de légumes frais », explique le quadragénaire. Mais quand à savoir si un test de contrôle a été effectué pour confirmer la guérison effective de la jeune fille, Kader Toka Massri apparait réticent dans ses réponses : « Se faire dépister, c’est simplement douté de sa foi ».

 

Musulman pourtant de naissance, Kader Toka Massri s’est christianisé dans l’espoir d’être guéri de sa maladie. Il envisage surtout, en dépit de son âge avancé, de s’inscrire au Département des Sciences juridiques et prendre des cours de droit, quand la paix effective reviendra en Centrafrique. « Je veux devenir Avocat aux barreaux de Centrafrique et défendre toutes les personnes vivant avec le VIH, injustement maltraitées. Je crois qu’il y’a un délit grave : la non assistance à personne en danger. Le pays ne fait rien pour ses malades », dénonce-t-il de vive voix.

 

En effet, la contribution financière de l’Etat centrafricain pour couvrir l’immense besoin en ARV reste désagréablement faible. L’écart abyssal entre l’apport financier de la Banque mondiale, principal partenaire qui assure 95% des dépenses d’achat des antirétroviraux contre 5% seulement de l’Etat centrafricain, démontre à suffisance le manque de volonté des autorités républicaines de faire de la lutte contre le Sida une priorité nationale. « Même les fonds alloués dans le budget aux cellules de lutte contre le VIH/Sida, implantées dans chaque ministère pour sensibiliser les fonctionnaires et autres agents de l’Etat sur l’épidémie du Sida, ne sont jamais versés pour favoriser le travail desdites cellules », s’insurge Mlle Lilie, Point-Focal de lutte contre le VIH/SIDA au ministère des Affaires étrangères. 

 

Aujourd’hui, plus de 60.000 personnes éligibles aux antirétroviraux sont comptabilisées dans le registre du CNLS et du Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH (RECAPEV). Malheureusement, suivant les statistiques officielles des prises en charge gratuites des malades, 15.000 PVVIH seulement ont accès aux ARV, faute de quantité suffisante disponible. « Et le comble, c’est que la prise en charge de ces 15.000 PVVIH se fait par cooptation. Au lieu de mentir tout le temps en parlant de rupture des produits, les personnes en charge du suivi des malades devraient dire la vérité, même dure, sur la quantité insuffisante des ARV », dénonce Monsieur Gilbert Grémalet, le Coordonnateur national du RECAPEV, avant d’extérioriser cette crainte : « Le grand danger aujourd’hui suspendu comme une épée de Damoclès sur la tête des personnes vivant avec le VIH en Centrafrique, c’est la peur de voir la Banque mondiale, principal donateur, prendre un jour la décision de suspendre son financement. Je vous assure…ce sera la catastrophe ! »

 

En effet, la crainte est perceptible chez tous les PVVIH. Même si la Banque mondiale vient d’annoncer une bonne nouvelle d’augmenter de deux milles le nombre des personnes à mettre sous ARV, pour atteindre 17.000 bénéficiaires d’ici 2014, « cela ne constitue qu’une goutte d’eau dans la mer, avec les 45.000 personnes éligibles qui attendent toujours d’être prises en charge », affirme Noëlla, une séropositive sous ARV

.

En dehors de Bangui où un semblant de calme s’est installé, la situation sanitaire des PVVIH en provinces s’annonce au jour le jour plus alarmante, avec l’équation sécuritaire visiblement insoluble. L’inexistence d’un couloir humanitaire d’urgence, afin de ravitailler en ARV disponibles les Formations sanitaires (FOSA) implantées dans chaque préfecture du pays, vient s’ajouter au drame. « Je vous affirme, loin d’être pessimiste sur cette question, la situation sanitaire des PVVIH sera catastrophique d’ici 2015. Le slogan de l’Organisation mondiale de la santé « zéro nouvelle infection à VIH, zéro nouveau décès lié au VIH, zéro discrimination et stigmatisation liée au VIH/SIDA d’ici 2015 » ne sera qu’une vue de l’esprit ; c’est le contraire qui va en effet se produire : « millier infection à VIH, millier décès liés au VIH, millier discrimination et stigmatisation liée au VIH d’ici 2015 », déplore le Coordonateur Gilbert Grémalet.

 

L’agression des éléments de Médecins sans frontières (MSF) lors des récents événements par des éléments incontrôlés de la coalition SELEKA complique en effet la donne. Le Docteur Marcel Massanga du Comité national de lutte contre le VIH/SIDA s’inquiète profondément du climat sécuritaire délétère en montrant du doigt un stock d’ARV dans son bureau du CNLS : « Nous avons peine à acheminer ces produits aux intéressés, avec cette situation sécuritaire préoccupante. Personne n’est aujourd’hui disposée à prendre le risque de s’aventurer à l’intérieur du pays, avec toutes les menaces pendantes, pour distribuer les ARV aux ayants droit. C’est écœurant d’assister ainsi passifs à un drame qui se dessine, sans rien faire pour des compatriotes en difficulté de santé ».

 

Toutes ces équations sécuritaires rendent effectivement impossible les opérations de ravitaillement des Formations sanitaires en ARV. « Avec ces atrocités militaires exercées partout par les rébellions, nombreuses PVVIH en provinces se sont terrées en brousse ; et toutes vont développer certainement des résistances par cause de traitement interrompu. Pour pallier à cela, il faudrait d’une offensive biologique avec des médicaments de 2e ligne, qui sont chers et rares déjà, pour les rétablir ; cependant les PVVIH de la 2e ligne vont passer à la 3e ligne et n’auront pas de produits à leur disposition. La catastrophe est donc prévisible, pour les personnes vivant avec le VIH dans nos provinces », explique le Coordonnateur du RECAPEV.

 

La campagne intensive de lutte contre le VIH/SIDA a réellement démarré en République centrafricaine en 2005, après la promulgation par le ministère de la Santé publique et de la Population des statistiques globales du taux de prévalence en VIH en République centrafricaine. Estimé à 16%, ce taux de prévalence a aussitôt placé le pays dans le contingent des Etats les plus touchés de la planète : 10e au rang mondial, 3e au rang du continent africain et premier dans la sous région d’Afrique centrale. Aujourd’hui, grâce aux énormes moyens financiers déployés par les bailleurs, ce qui a favorisé de vastes campagnes de sensibilisation des masses, le taux de prévalence en VIH/SIDA en Centrafrique a chuté vertigineusement et se stagne désormais à 4,5%.

 

Réfractaires au début durant deux décennies aux tests de dépistage du VIH/SIDA, les Centrafricains se sont peu à peu faits dépister lorsqu’ils ont compris que le Sida ne constitue plus une fatalité, qu’un patient mis sous ARV peut vivre des décennies et surtout faire des enfants saints. Malheureusement, cette volonté populaire de se faire dépister n’a toujours pas été suivie d’une volonté manifeste des autorités en charge de la santé publique, de mettre les moyens financiers conséquents pour assurer les soins des malades éligibles aux ARV.

 

Le profond regret c’est qu’avec la récente crise militaro-politique, qui a soumis le pays à un pillage et une destruction sans précédent, la situation sanitaire des personnes vivant avec le VIH en Centrafrique sera plus catastrophique. Quand on sait que les patients des hôpitaux centrafricains payent tout jusqu’aux toilettes (50F/passage), il y’a pire à craindre. « L’Etat centrafricain ne s’occupe jamais de ses malades ! » regrette M. Grémalet d’une voie fragilisée par l’émotion.

 

Par Blandin SONGUEL

Centrafrique : Séropositifs et ARV : une prise en charge sélective
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 12:33

 

 

Monsieur SEKODE NDEUGBAYI Chancel

Association Justice Sans Frontières

31 rue Savary 29300

QUIMPERLE   

FRANCE                                                                                      Monsieur

                                                                                       Le Procureur de la République

                                                                                       4 boulevard du Palais

                                                                                       75055 PARIS CEDEX 01

                                                                                       France

 

 

Objet : Plainte contre Monsieur François BOZIZE et ses complices.



Je soussigné Monsieur  SEKODE NDEUGBAYI Chancel, citoyen centrafricain  demeurant au 31 rue Savary 29300 QUIMPERLE, exerçant la profession d’Ecrivain,

Ai l'honneur de porter plainte entre vos mains contre :
 

Monsieur  BOZIZE YANGOUVONDA François, ancien président de la République Centrafricaine, demeurant actuellement  à Paris en France,
en raison des faits suivants :

_ assassinats, arrestations, séquestrations et détentions arbitraires,

 

_destruction et incendie des maisons d’habitation,


_exécutions sommaires  et toutes autres qualifications qui pourraient se révéler utiles.

 

En effet, dès sa prise de pouvoir en Mars 2003, monsieur François Bozizé Yangouvounda s’est illustré par des assassinats ciblés restés impunis jusqu’à son renversement le 24 Mars 2013: 

 

Le Capitaine KOYANGAO a été abattu   au PK 12 à Bangui en 2004 ; 
Le Lieutenant ASSOMBELE a été assassiné dans son bar à Bangui en 2005; 
Le Lieutenant MAMADOU NGAÏSSONA Alfred, assassiné en 2005; 
Le Lieutenant MARZANE Apollinaire a été assassiné, et son corps jeté dans la rivière M’poko en 2006; 

 

Le Sergent-chef SANZE qui s’était réfugié au Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA) suite à une rixe mortelle avec le Lieutenant YANGO KAPITA, a été livré à la gendarmerie. Il sera torturé, puis exécuté dans les locaux de la Section de Recherches et d’Investigation (SRI) de la Gendarmerie, et François Bozizé Yangouvounda lui-même déclarera plus tard sur les ondes de la radio nationale «ce n’est que justice »;

 

Maître Ignace BANDASSA, Avocat, a trouvé la mort suite aux bastonnades des éléments de la Sécurité Présidentielle le 12 Février 2006 à l’Aéroport Bangui-M’poko ; 

 

Les commissaires de Police Daniel SAMA et Hervé SETHE TREPASSE ont été assassinés en 2009 ; 

 

Charles MASSI, Colonel de l’armée et Ancien Ministre, en désaccord avec monsieur François Bozizé Yangouvounda, a été arrêté au Tchad en 2009 et remis à celui-ci qui, sans autre forme de procès, l’a fait exécuter  en janvier 2010; 

 

Le Lieutenant HASSAN ALKAL, l’Adjudant KAMIS et plus d’une dizaine de personnes ont été froidement abattus par le lieutenant DOKABONA au cimetière de N’DRES le 23 Mars 2013 ;

 

Après l’incendie du magasin appartenant à son ami El AKRAS BASSAM,  François Bozizé Yangouvounda s’est personnellement déplacé sur les lieux du sinistre avant de passer par le Parquet où il a ordonné le »charcutage » de Me Symphorien BALEMBY alors Bâtonnier en exercice de l’Ordre des Avocats, et de Monsieur NDENGOU Jean Daniel, alors Premier Vice Président du Conseil Economique et Social, dénoncés par le commerçant EL AKRAS BASSAM, en l’absence de toute enquête judiciaire. Ces derniers étant contraints à l’exil, leurs familles et leurs employés ont été pris en otage et emprisonnés pendant deux ans à la prison militaire de BOSSEMBELE, sur instructions de François Bozizé Yangouvounda avant d’être libérés par la Cour de Cassation ;

 

Une dizaine de douaniers et autres personnes étaient maintenus au Camp de Roux sur instruction de François Bozizé Yangouvounda pendant plusieurs mois en dépit d’une décision définitive de relaxe de la Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Bangui. Ces personnes n’ont recouvré la liberté qu’à la faveur du renversement du régime de François Bozizé Yangouvounda ; 

 

Le capitaine David NGAÏTOUA son pilote d’hélicoptère était devenu son prisonnier personnel depuis le 14 Mai 2012, sans aucune inculpation; 


Sous le fallacieux prétexte d’atteinte à la sureté de l’Etat certains expatriés ont été arrêtés, dépouillés de leurs biens, avant d’être expulsés manu militari à l’exemple de M.COHEN de nationalité française; 

 

Les douaniers BESSARANGAÏ Gilbert, HOPO GRENGBO Elie, BANDATIA Alain et autres ont été arrêtés à Bouar et déportés à Bossembélé sans aucune procédure par le Commandant Aimé Vincent BOZIZE alias Papy ; 

 

Des prisons spéciales  ont été instituées au Camp militaire le Roux à Bangui et à la garnison militaire de Bossembélé, ville située à 155 kms de Bangui dans l’illégalité totale. Elles dépendent directement et uniquement de l’autorité de François Bozizé Yangouvonda qui y exerçait des exactions extra judiciaires; 

 

C’est dans cette prison de BOSSEMBELE qu’avait été détenu Serge MAGNAN, ancien collaborateur de l’un des acolytes de François Bozizé Yangouvounda qu’il a élevé au rang de ministre d’Etat aux finances, Sylvain NDOUTINGAÏ. Ce dernier avait été enlevé et séquestré pendant plusieurs mois sans que ses proches aient des nouvelles de lui au point que son épouse Anita Fernande Nelly née Ndamo étudiante au Sénégal, soit morte de soucis en laissant orphelin un bébé de 5 mois ; Des citoyens Centrafricains, Serge BIANGA, Crépin MOUSSA, Hassan OUSMAN, Abdel Kani DJIME, Brice Quentin GOUHOUTOU, Abdoulaye SENTENE, Nouhtou, Yaya Idriss, Amadou Tidjiane, Abdoulaye Hamat, Dido Hamat, Chaïbou Abraham, Théophile Malembo, Marcel Nzelou, Onun Egibe, Arthur Humé, Goni Mandja, Junior Ogrembé, Tano Max, étaient détenus dans cette sinistre prison destinée à recevoir les prisonniers personnels de BOZIZE et de sa famille, kidnappés par les militaires à la solde du clan Bozizé, sans aucun motif connu de la justice centrafricaine ;

 

Aimé Vincent Bozize alias papy, Joseph François Bozize alias Jojo, Rodrigue Bozize et le capitaine GBANGOUMA arrêtaient, torturaient et séquestraient impunément des dizaines d’innocents à Bangui et en provinces où ils régnaient en maîtres absolus; 

 

Son fils Joseph François BOZIZE avait procédé à l’érection du Centre National de Basket-ball en un lieu de détention où il incarcérait les personnes qui le contrariaient ; 

 

Monsieur Joseph BENDOUNGA, Président d’un parti politique centrafricain de l’opposition le MDREC et actuel ministre centrafricain de l’élevage, fut passé à tabac sur ordre de M. François Bozizé Yangouvounda, après qu’il eut donné l’ordre à sa garde de l’expulser manu militari de la salle où se trouvaient également des diplomates. Il fut grièvement blessé à la tête ; 

 

DEDE SOMBO a été enlevé et torturé au cimetière de N’DRES par Teddy BOZIZE. 

- Depuis décembre 2005, les forces de François Bozizé Yangouvounda, en particulier la Garde Personnelle, ont été pratiquement les seules responsables de l’incendie de plus de 10.000 habitations dans le nord-ouest de la CENTRAFRIQUE. Des centaines de villages ont été détruits à travers de vastes étendues du nord-ouest du pays. Les troupes arrivent dans les villages et tirent au hasard sur la population civile, forçant les habitants à fuir avant de réduire en cendres leurs maisons, les pillant parfois au préalable. En décembre 2005, les éléments de la Garde Personnelle ont incendié de 500 à 900 maisons dans la région de MARKOUNDA. Dans la région de BATANGAFO-KABO-OUANDAGO-KAGA BANDORO, il a été recensé 2923 habitations incendiées, dont plus de 1000, rien que dans la circonscription de OUANDAGO. A certains endroits, toutes les maisons de chaque village avaient été incendiées, sans exception. 

 

- De même, des destructions à grande échelle peuvent être constatées tout autour de la ville de PAOUA, sur toute la route vers l’est menant à NANA BARYA soit des centaines de kilomètres de villages détruits par les forces de sécurité de M. François Bozizé Yangouvounda. 

 

- Les forces de François Bozizé Yangouvounda ont commis des violations graves des droits humains, notamment des incendies d’habitations, lorsqu’elles ont repris le contrôle de villes et de villages fin 2006, ce qui s’est répété en mars 2007. 

 

Dans un conflit de l’Eglise Protestante de Kina où François Bozizé Yangouvounda a pris fait et cause pour son frère TOUANGAYE en faisant arrêter par les éléments de sa Garde Personnelle des diacres de cette Eglise et en ordonnant l’incendie de leurs maisons en guise de vengeance ; 

 

Par ailleurs, Cent dix neuf (119) exécutions sommaires sont imputables aux éléments de la garde personnelle de François Bozizé Yangouvounda dans le nord-ouest et le nord-est dont cinquante une (51) au moins commises depuis fin 2005 par une seule et même unité militaire, l’unité dite de la GP (Garde Personnelle) basée à Bossangoa et commandée à l’époque par le lieutenant Eugène NGAIKOISSE alias « le boucher de Paoua », assisté du Lieutenant Eric Danboy, et du soldat NGANAWARA, tireur d’armes lourdes qui s’est illustré par des meurtres de femmes et d’enfants abattus à la mitrailleuse sur l’axe Nana-Barya et Bémal en 2005 et 2006. On estime que les  décès sur lesquels des informations ont été recueillies ne représentent qu’une infime partie des crimes imputables à cette unité ; 

 

Des squelettes humains ont été découverts dans une fosse à la résidence privée de François Bozizé Yangouvounda à Sassara, après sa fuite le 24 mars 2013.

 

Je tiens à rappeler qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui en mai dernier par les Gouvernement centrafricain.

 

Aussi, je tiens à signaler  que Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA vient de quitter le Cameroun pour la France où il  séjourne depuis quelques jours en compagnie de certains de ses nombreux complices, précisément en région parisienne.

 

Vous trouverez ci-joint une première  liste des villages brûlés par la garde présidentielle.


En vous priant de donner à cette affaire la suite légale qu'elle comporte,

 

Veuillez agréer, Monsieur le Procureur de la République, l'expression de ma considération distinguée.

 

 

 

                                                                        Fait à Quimperlé, le 13/08/2013

 

 

 

Première liste.

 

 

 21 villages  brûlés en 2009

 

 

1 villages brulés depuis 2009 :
- Villages Ngarba (Pka 15) et Ngarba (Pk 10) - brulés
- Villages Boulkina 1,Boulkina 2, Boulkina 3 - brulés
- Villages Dill 1 et Dill 2 - brulés
- Village Doum - brulé
- Village Ambassana - brulé
- Village Koursourbac - brulé
- Villages Koudé 1 et Koudé 2 - brulés
- Village Diboul Tinga - brulé
- Village Zoukoumba - 21 personnes assassinées sans sommation alors qu'elles participaient à une veillée mortuaire (accusées d'être des rebelles - village brulé - demander confirmation à l'ambassadeur des Etats-Unis en République centrafricaine qui s'est lui même rendu surplace).
- Villages Zoukoutou nyda 1 et Zoukoutou nyda 2 - brulés et  villageois déplacés
- Villages Gadaye 1 et Gadaye 2 - brulés & villageois déplacés
- Village Gouzbeida - brulé
-Village  Kouroubou – village incendié
-Village  Alyo – village brûlé
-Village  Mbambalé 1 et Mbambalé 2 - brulés
- Village Dimi - brulé
- Village Tiri – brûlé et  villageois déplacés

 

D’ autres listes et pièces à convictions vous seront prochainement versés au dossier.

 

 

 

NDLR : A signaler que François Bozizé fait déjà l'objet d'une plainte déposée en 2002 par Mme Viviane N'DOUBA pour enlèvement et séquestration de son mari. Après sa libération, Prosper N'DOUBA a également déposé plainte lui-même en personne auprès du Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de son lieu de résidence, plainte non instruite en raison de la fonction de Président de la République de Bozizé mais maintenant qu'il n'est plus rein, la plainte de Prosper reprend vigueur. 

 

 

Un Centrafricain vivant en France dépose plainte à Paris contre François Bozizé
Un Centrafricain vivant en France dépose plainte à Paris contre François Bozizé
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 12:27

 

 

 

Conseil National pour la Renaissance

Centrafricaine - Finî Bêafrîka

(CNRC-FB)

BP 3288 Bangui RCA

Renaissanceca2@gmail.com

 

 

Bureau Exécutif Provisoire

 

Le Président

 

Réf : 17-08-13/003/COM/PR/

 

Le 17 Juillet 2013

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Depuis quelques jours, de violents combats mortels ont lieu dans le Nord-Ouest de notre pays. Les paisibles et laborieuses populations locales tentent de résister tant bien que mal à certains seigneurs de guerre de la Séléka qui veulent les assujettir sur la terre même de leurs ancêtres. Ces seigneurs de guerre, faut-il le rappeler, se sont érigés en véritables maîtres en lieu et place de l’administration légale.

 

Abandonnées par le régime de transition et les forces de défense du territoire national, du reste évanouies dans la nature par la volonté de Djotodia, ces populations mènent seules une lutte courageuse et héroïque contre l'occupant dénommé Séléka et autres criminels venus d’ailleurs.

 

J’apporte ici tout mon soutien aux résistants de Paoua, Béboura et Markounda, ainsi qu’à tous les compatriotes à travers le pays qui refusent l'asservissement et la tyrannie.

 

Je réitère par ailleurs mon appel à la démission du Chef de l'Etat de Transition pour incapacité, incompétence et amateurisme politique au plus haut niveau de l'Etat.

 

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata

 

Le Pr Gaston Nguérékata continue de demander la démission de Michel Djotodia
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 12:21

 

 

Fidèle GOUANDJIKA                            
Ancien Ministre
139 Route de Ndri Boyrabe                                                    Carpati, le 17 août 2013
Boîte Postale 1895 Bangui
République Centre Africaine


A Monsieur le Président du KNK
BANGUI.

 

Objet : Lettre de démission du KNK.

 

 

Monsieur le Président,

 

Par la présente, j’ai le regret de porter à votre connaissance que je ne pourrais plus militer dans un parti politique dont le président fondateur et certains membres du bureau politique sont en train de créer une branche armée au dit parti dans le but d’une conquête du pouvoir par les armes.

 

Par conséquent je vous prie de considérer la présente lettre comme étant ma démission de ce parti politique.

 

Veuillez croire Monsieur le Président en l’assurance de ma haute considération.

 

 

Fidèle GOUANDJIKA

Copie :
Président Fondateur du KNK
Bureau politique
Presse

 

 

 

Fidèle GOUANDJIKA
Homme Politique

Ancien candidat aux élections présidentielles

 

Carpati le 19 août 2013

Lettre ouverte
 

Au Président de la République et son Gouvernement;
A la Cour Constitutionnelle;
Au va-t-en-guerre et nostalgiques du pouvoir

 

Objet : Pour la Réussite de la Transition consensuelle

 

Que le Président de la République Monsieur Djotodia et son Gouvernement respectent scrupuleusement la Charte de la Transition afin de permettre au Peuple de choisir librement et démocratiquement ses futurs dirigeants dans 18 mois.

 

Que la Cour Constitutionnelle veille impartialement à la stricte application de la dite Charte.

 

Que toute tentative de conquête ou de reconquête du pouvoir par les armes ou par d’autres moyens que les urnes soit strictement prohibée car elle augmenterait davantage la souffrance du Peuple et plongerait notre nation dans l’inconnue.

 

Que le Gouvernement et la Seleka cessent sans délai de considérer à tord la paisible et vaillante population sans défense du 4eme arrondissement de Bangui en Générale et celle du quartier Boyrabe en particulier comme des rebelles armés et arrêtent définitivement de les massacrer jours et nuits comme des bêtes sauvages avec les risques de compromettre le bon processus de la Transition consensuelle.

 

 

 

Fidèle GOUANDJIKA

Le "milliardaire de Boy-Rabe" démissionne du KNK de Bozizé
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 09:53

 

 

La famille PILIOUA

 

Les enfants PILIOUA, petits-enfants, oncles, tantes. etc.

 

Ont l’immense peine de faire part du rappel à Dieu de leur père, grand-père et oncle Gilbert PILIOUA, décès survenu à Paris le 12 août dernier.

 

La famille PILIOUA communique également le programme provisoire ci-après :

 

Mercredi 21 Août - 08H30 : Mise en bière du corps à l’hôpital Georges Pompidou (Paris 15e)

 

Mercredi 21 Août - 10H30 : Cérémonie religieuse à la Paroisse Saint-Pierre de Montrouge, avant le départ pour Bangui.

 

                  (9 Passage Rimbaud, 75014 Paris, Métro Alésia ).

 

Jeudi 22 Août : Arrivée de la dépouille à Bangui, Chapelle ardente au domicile familial du (SICA 3)

 

Vendredi 23 Août : INHUMATION.

 

 Les familles remercient d’avance toutes les personnes qui s’associent à leur deuil.

 

 Pour la famille

 

Valentin PILIOUA

 

 

Annonce nécrologique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 09:49

 

 

RCA : flambée de violence dans plusieurs localités du pays

 

RFI  jeudi 15 août 2013 à 21:14

 

En Centrafrique, depuis 72 heures, plusieurs localités du nord du pays sont en proie aux violences. On parle de plusieurs morts, mais aucun bilan définitif des altercations n’a encore été établi. Des sources parlent de la naissance d’une nouvelle rébellion, mais il est difficile de confirmer les faits sur le terrain. Pendant ce temps, les autorités centrafricaines ont rejeté, ce jeudi 15 août, les conclusions du rapport de l’ONU qui met en cause la Seleka.

 

Se dirige-t-on vers la naissance d’une nouvelle rébellion ? C’est du moins la question que l’on se pose à Bangui. En effet, plusieurs localités du nord de la Centrafrique connaissent une montée de violence sans précédent, depuis la prise du pouvoir par la Seleka, en mars dernier. Il est difficile d’établir un bilan des affrontements des derniers jours mais on parle de nombreux morts et de personnes déplacées.

 

Ce que l’on sait de ces affrontements, c’est que des jeunes, de plusieurs localités - constitués désormais en groupe d’autodéfense - s’opposent aux hommes de la Seleka qui font irruption dans les villages, pour se livrer à des pillages. Ainsi, il y aurait eu des morts, du côté de la Seleka, dans les villages de Maïtikoulu, Markounda et Béboura. Des représailles musclées de la Seleka auraient aussi causé des morts du côté civil.

 

L’accès à ces zones est resté fermé. D’après des informations RFI, ces affrontements ne sont, pour l’instant, l’œuvre d’aucun mouvement en gestation. Cependant, l’inquiétude est de voir ces agitations gagner l’ensemble du pays, voire la capitale, Bangui.

 

Mardi déjà, le HCR a parlé de 62 714 personnes qui ont quitté la Centrafrique vers des pays voisins, depuis le début de la crise, en décembre. Ce chiffre est en constante hausse et les évènements des derniers jours pourraient allonger la liste.

 

 

Les autorités centrafricaines rejettent le rapport de l’ONU

 

Les autorités centrafricaines ont rejeté les conclusions du rapport de l’ONU examiné, mercredi 14 août, au Conseil de sécurité des Nations unies. Ce dernier a notamment estimé que la crise en Centrafrique était une « grave menace » pour la région et s’est déclaré « prêt à envisager toutes les options possibles pour stabiliser » le pays.

 

Le récent rapport du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur la situation en République centrafricaine, couvre la période allant du 3 mai au 31 juillet 2013 et fait état « d’importants clivages au sein de la Seleka ».

 

Il cite l’exemple du général Mohamed Moussa Daffhane - jusqu’alors une des figures de proue de la Seleka - arrêté et démis de ses fonctions de ministre d’Etat des eaux et forêts, au motif qu’il aurait recruté des mercenaires. Une arrestation qui a déclenché, au sein de la Seleka, des affrontements à la suite desquels les partisans du général Daffahane auraient été chassés de Bangui.

 

Par ailleurs, le rapport se réfère également aux factions de la Seleka qui se sont opposées à Bangassou, le 15 juillet, en de violents heurts qui ont poussé la population à se réfugier dans la brousse.

 

Sur la sécurité et l’état de droit en Centrafrique, selon le rapport, bien que la situation à Bangui - la capitale - soit restée relativement calme en mai dernier, le mois de juin a été marqué par la multiplication d’exactions et d’incidents (pillages, vols, cambriolages, cas de viol et autres formes de violence sexuelle ainsi que des meurtres et enrôlement d’enfants soldats) attribués à des éléments non contrôlés de la Seleka.

 

Joint par RFI, Christophe Gazambéti, ministre centrafricain de la Communication et de la Réconciliation nationale, conteste ces faits.

 

« Ce rapport des Nations unies, je le conteste. Il y a des énormités qui ne sont pas acceptables. Quand on dit que les gens se seraient opposés à Bangassou c’est faux ! Quand ont dit que les éléments de monsieur Dhaffane se seraient opposés à d’autres, c’est faux ! », a déclaré à RFI, Christophe Gazambéti.

 

Le ministre centrafricain de la Communication a tenu à souligner qu’il se battait pour essayer d’apporter « un changement qualitatif » à la situation quotidienne et a invité l’ONU à « ne pas penser seulement aux sanctions. Qu’est-ce que ça veut dire, sanctions ? Cela veut dire quoi », s’est-t-il insurgé.

 

« Nous avons réhabilité la prison, nous sommes en train de procéder à des arrestations. Maintenant, ceux qui disent qu’il faut arrêter des gens, cela ne suffit pas. Quels gens ? On va arrêter tout le monde, comme ça, dans le désordre ? C’est l’anarchie que vous préconisez ? Ce n’est pas sérieux ! », s'est indigné Christophe Gazambéti.

Les autorités centrafricaines rejettent le rapport de l’ONU
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 09:24

 

 

 


On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois d’août, Mme María Cristina Perceval (Argentine):


Le 14 août, les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé sur la situation en République centrafricaine présenté par le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies en République centrafricaine (BINUCA), le général de corps d’armée Babacar Gaye, la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Valérie Amos et le Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme, Ivan Šimonović.


Ils se disent profondément préoccupés par la situation en matière de sécurité en République centrafricaine, qui se caractérise par un effondrement complet de l’ordre public et l’absence de l’état de droit. Ils soulignent que le conflit armé et la crise qui sévit en République centrafricaine font peser une grave menace sur la stabilité dans ce pays et dans la région. Ils déplorent aussi vivement la détérioration de la situation humanitaire ainsi que les violations du droit humanitaire international et les informations faisant état de violations généralisées des droits de l’homme, en particulier par les éléments de la Séléka, notamment des cas d’arrestation et de détention arbitraires, des actes de violence sexuelle à l’égard des femmes et des enfants, des cas de torture, des viols, des exécutions extrajudiciaires, le recrutement et l’utilisation d’enfants, et des attaques perpétrées contre les civils. Ils condamnent dans les termes les plus forts les attaques ciblées visant le personnel des Nations Unies.


Ils soulignent que c’est aux autorités centrafricaines qu’il incombe au premier chef de protéger la population civile. Ils exigent que toutes les parties s’abstiennent de tout acte de violence contre les civils, permettent aux organisations humanitaires d’accéder à la population en toute sécurité et sans entrave dans l’ensemble du pays et respectent pleinement le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme. Ils engagent la communauté internationale à répondre aux appels humanitaires lancés par l’ONU et à pourvoir aux besoins de la population centrafricaine. Ils soulignent que les auteurs de violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire doivent être tenus responsables aux niveaux national et international, et prennent note à cet égard de la déclaration faite par le Procureur de la Cour pénale internationale, le 7 août 2013, concernant la République centrafricaine.


Ils soulignent que des avancées rapides doivent être réalisées sur le plan politique, ce qui sera déterminant pour accomplir des progrès dans le pays. Ils exhortent toutes les parties à observer les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, ainsi que la Déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013, qui posent les bases voulues pour permettre un règlement politique pacifique de la crise en République centrafricaine. Ils leur demandent instamment de redoubler d’efforts pour respecter l’Accord. À cet égard, ils recommandent de mettre rapidement en œuvre les mesures de transition qui doivent conduire à la tenue d’élections libres, régulières et transparentes, conformément au calendrier préconisé dans la Déclaration de N’Djamena.


Ils saluent les efforts déployés par le Communauté économique des États de l’Afrique centrale et son Médiateur concernant la crise en République centrafricaine, ainsi que les initiatives prises par l’Union africaine (UA) pour résoudre la crise.


Ils réaffirment leur ferme appui à l’action menée par l’ONU, notamment par le biais du Représentant spécial du Secrétaire général, le général de corps d’armée Babacar Gaye, et invitent la communauté internationale à appuyer ces efforts. Ils expriment en outre leur soutien au BINUCA pour qu’il résolve cette crise et se disent prêts à examiner le mandat du Bureau à la lumière de la crise politique, humanitaire et des droits de l’homme, qui est particulièrement inquiétante.


Ils déplorent la reprise des activités de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) en République centrafricaine, due en partie à l’insécurité qui règne, et appellent tous les pays et les organisations sous-régionales et régionales concernées à poursuivre leurs efforts et à renforcer leur coordination pour faire face à la menace posée par la LRA.


Ils se félicitent de la décision prise par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, le 19 juillet 2013, d’autoriser le déploiement de la Mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine (MISCA).


Ils prennent note à cet égard de la lettre de l’UA datée du 26 juillet 2013, qui souligne l’importance d’un solide partenariat avec les Nations Unies. Ils prennent en outre note du rapport du Secrétaire générale en date du 5 août 2013 et se déclarent prêts à examiner toutes les options possibles pour stabiliser le pays. Ils attendent avec intérêt de poursuivre les discussions avec l’UA en vue de la création rapide de la MISCA, qui représentera une contribution essentielle pour créer les conditions nécessaires à un État centrafricain stable et démocratique exerçant son autorité sur le territoire national et assumant son rôle de protection de sa population civile. 

 

 

 

14 août 2013

 

Centrafrique : l’ONU prête à adopter des sanctions pour stabiliser le pays

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu aujourd’hui une réunion sur la situation en Centrafrique, où la situation humanitaire continue de se dégrader. Le Représentant spécial de l’organisation au pays et chef du BINUCA, Babacar Gaye, a indiqué que des sanctions seraient envisagées pour tenter d’enrayer les violations des droits humains, notamment de la part des membres de la Séléka.

 

 M. Gaye a par ailleurs estimé que la décision de l’UA de déployer 3600 personnels dans le cadre de la MISCA était louable mais que cela serait insuffisant « pour tenir le terrain ». « Il faudra voir dans quel délai cette force sera entièrement générée et quelles seront les réactions des autorités et de la Séléka à son déploiement », a-t-il poursuivi.

 

De leur côté, les pays-membres du Conseil de sécurité ont demandé aux autorités de Bangui des progrès rapides pour appliquer les accords de transition et organiser des élections libres, transparentes et équitables.

 

Enfin, la Secrétaire générale adjointe de l’ONU chargée des affaires humanitaires, Valerie Amos, a déploré que seulement 32% seulement des 195 millions de dollars demandés par l'ONU aient été recueillis à date pour endiguer la crise humanitaire qui sévit au pays et a souligné l’importance de fournir à la MISCA tous les moyens nécessaires pour remplir son mandat.

 

Selon plusieurs diplomates, une mission d’évaluation de l’UA doit se rendre à Bangui la semaine prochaine et la France devraient proposer dans les prochaines semaines une résolution visant à préciser le mandat de la mission de l’UA.

 

 (Sources : ONU et AFP)

 

DÉCLARATION À LA PRESSE FAITE PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 00:36

 

Voici la composition de la nouvelle Cour constitutionnelle de Transition

 

  

1. Zacharie DOUBA
2. Alain OUABY-BEKAI
3. Jean Pierre OUABOE
4. Emile NDJAPOU
5. Mme DEMAFOUTH (Darlan)
6. Maitre Alexis BACKY-GUIWANE (avocat)
7. Mme Clémentine NAPALA
8. Mme Yahwe KENGUELEOUA (avocat)
9. Mme Marie SERRAT

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 00:28

 

 

 


NEW YORK (New York) AFP / 15 août 2013 00h15 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a estimé mercredi que la crise en Centrafrique était une grave menace pour la région et s'est déclaré prêt à envisager toutes les options possibles pour stabiliser le pays.

La déclaration adoptée unanimement par les 15 pays membres ne précise pas ces options. Dans un récent rapport, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon recommandait des sanctions contre les responsables de la coalition Séléka coupables d'exactions.


Selon le représentant spécial de l'ONU en République centrafricaine (RCA) Babacar Gaye, ces menaces de sanctions sont une forme de pression pour améliorer la situation des droits de l'homme en RCA.


Le conflit armé et la crise en RCA représentent une grave menace pour la stabilité de la RCA et de la région, ont estimé les 15 pays membres.

 
Ils se disent très inquiets de la détérioration de la sécurité -- soulignant l'absence d'Etat de droit -- et de la situation humanitaire. Ils déplorent de nombreuses violations des droits de l'homme, en particulier par des éléments de la Séléka (meurtres, viols, enrôlement d'enfants soldats).


Le Conseil lance un appel urgent aux donateurs à mieux financer l'aide humanitaire.

Il affirme que les responsables d'exactions doivent être tenus pour responsables aux niveaux national et international.


Il salue la décision de l'Union africaine (UA) de créer une Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), forte de 3600 hommes, qui va contribuer de manière importante à stabiliser le pays.


Le général Gaye a cependant estimé devant la presse que les 3600 hommes de la Misca ne seront pas suffisants si on veut tenir le terrain.

 
Il faudra voir dans quel délai cette force sera entièrement générée et quelles seront les réactions des autorités et de la Séléka à son déploiement, a-t-il expliqué. Une mission d'évaluation de l'UA doit se rendre à Bangui la semaine prochaine.

Sur le plan politique, les membres du Conseil ont réclamé des progrès rapides pour appliquer les accords de transition et organiser des élections libres, transparentes et équitables.

Ils se sont inquiétés de la recrudescence des opérations de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) à la faveur du chaos en RCA. La LRA, une des guerillas les plus meurtrières du continent, est réputée active en RCA, République démocratique du Congo (RDC) et Soudan du Sud.


Plusieurs hauts responsables de l'ONU, dont M. Gaye et la patronne des opérations humanitaires Valerie Amos, avaient invité mercredi le Conseil à se mobiliser pour éviter que la RCA ne devienne un Etat failli.


Selon l'ONU, 1,6 million de Centrafricains ont besoin d'une aide d'urgence et 206.000 personnes ont été déplacées, dont 60.000 ont fui dans les pays voisins.


Pour Mme Amos, il est essentiel, pour que les opérations humanitaires puissent se poursuivre en toute sécurité, que la mission de l'Union africaine (Misca) ait les fonds et le soutien logistique nécessaires pour agir efficacement.


Elle a aussi demandé d'accroître le financement international: 32% seulement des 195 millions de dollars demandés par l'ONU ont été recueillis pour l'instant.


Selon des diplomates, la France a l'intention de présenter dans les prochaines semaines un projet de résolution pour préciser le mandat de la Misca.


L'UA a demandé à l'ONU un soutien et un appui financier et logistique pour la Misca. Celle-ci intègrera des soldats camerounais, congolais, gabonais et tchadiens mais n'est pas encore opérationnelle.



(©) 

La crise en Centrafrique, grave menace pour la région (ONU)
La crise en Centrafrique, grave menace pour la région (ONU)
Repost 0
Centrafrique-Presse.com