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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:06

 

 

 

 

RFI lundi 16 septembre 2013 à 12:32

 

En Centrafrique, officiellement le désarmement de Bangui s'est terminé le samedi 14 septembre 2013. Selon le porte-parole du comité de désarmement, Christian Narkoyo près de 130 armes ont été saisies dans la capitale au terme de cette opération. Une annonce qui intervient alors que Michel Djotodia, le président de la transition a décrété, vendredi, la dissolution de la Seleka.

 

Christian Narkoyo  porte-parole du comité de désarmement

 

 « Notre opération a duré 12 jours. »

RCA : fin des opérations de désarmement à Bangui
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:37

 

 

 

 

Par RFI  dimanche 15 septembre 2013 à 05:09

 

En Centrafrique, les tensions restent vives après les violences du week-end dernier. Beaucoup d'observateurs qualifient la situation d'explosive. D'autant que dans la région, certains civils sont armés. Constitués en groupes d'autodéfense, ils n'ont pas pris part aux dernières attaques, mais on craint qu'ils ne viennent aviver les tensions.

 

Tout débute il y a une petite dizaine d’années avec un conflit entre agriculteurs et éleveurs. Ces derniers, venus du nord du pays et du Tchad, viennent tous les ans faire paître leurs troupeaux dans les champs verts de la région de Bossangoa. Mais au passage, ils occupent des parcelles, abiment des cultures et exaspèrent les villageois. Les agriculteurs s’organisent et s’arment de machettes et de fusils artisanaux. Les groupes d’autodéfense apparaissent, les débordements violents sont réguliers.

 

Unis contre l'ex-Seleka

 

Mais avec le coup d’Etat de mars dernier, ces organisations changent de forme et de fonction. Face aux exactions commises dans certains villages et grâce à la circulation d’armes plus sophistiquées, c’est contre les hommes de l’ex-Seleka que des villageois s’unissent. Ainsi, à Bohong, en août dernier, après de nombreux rackets, des arrestations arbitraires et des pillages, la population s’est violemment soulevée contre les éléments de l’ancienne rébellion. Des conflits qui, comme à Batangafo cette semaine, ont pu se doubler de considérations religieuses.

 

Plusieurs observateurs redoutent ainsi qu’avec la recrudescence des violences dans le nord-ouest, les groupes d’autodéfense, jusqu’alors absent du conflit, avivent à leur tour les tensions.

En Centrafrique, la présence de groupes d'autodéfense alimente les craintes
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:35

 

 

 

Centrafrique: la CEEAC veut accélérer le déploiement de la MISCA

 

15 sep. 2013

 

Le Secrétaire-général adjoint de la CEEAC, Guy-Pierre Garcia, a annoncé hier que des experts de la CEEAC se sont réunis à Libreville afin d’étudier les propositions de l’UA en vue d’accélérer le déploiement de la MISCA. « Il faut rapidement mettre la MISCA en place à Bangui », a-t-il déclaré à l’ouverture de cette concertation d’expert.

 

« Les experts militaires et les diplomates de l’Afrique centrale examinent minutieusement les propositions de l’Union africaine au sujet de la projection de cette force de 2000 à 3000 hommes. Les experts remettront leurs recommandations aux ministres de la Défense de la région. Ceux-ci se réuniront à Libreville lundi prochain (le 16 septembre) », a-t-il expliqué.

 

Le commissaire à la paix et la sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, avait annoncé le 6 septembre dernier que les effectifs de la MISCA passeraient de 1 400 hommes à 3 600, tel qu’autorisé par le Communiqué PSC/PR/COMM.2(CCCLXXXV) du Conseil de paix et sécurité.

 

(Source : RFI)

 

 

Centrafrique: pour la CEEAC, « il faut rapidement mettre la Misca en place à Bangui »

 

Par RFI dimanche 15 septembre 2013 à 12:21

 

La situation en Centrafrique est toujours préoccupante. Après la dissolution de la Seleka, la Communauté économique d’Afrique centrale veut accélérer le déploiement dans le pays de la MISCA, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, force de paix sous l’égide de l’Union africaine. Ce samedi 14 septembre, des experts de la CEEAC ont ouvert à Libreville une réunion pour étudier les propositions de l’Union africaine.

 

Âpres discussions sur le mandat de la Misca

 

« Il faut rapidement mettre la Misca en place à Bangui !» C’est ce message fort que Guy-Pierre Garcia secrétaire général adjoint de la CEEAC a martelé à l’ouverture de la concertation de Libreville... les experts militaires et les diplomates de l’Afrique centrale examinent minutieusement les propositions de l’Union africaine au sujet de la projection de cette force de 2 à 3000 hommes. Les experts remettront leurs recommandations aux ministres de la Défense de la région. Ceux-ci se réuniront à Libreville lundi prochain... »

 

 

Centrafrique: pour la CEEAC, « il faut rapidement mettre la Misca en place à Bangui »
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Centrafrique-Presse.com
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:19

 

 

 

( Xinhua )16.09.2013 à 08h50

 

Suite aux nouvelles violences, qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes dont deux humanitaires le 7 septembre à Bossangoa (nord-uest), le responsable de communication du Comité international de la Croix- Rouge (CICR) en Centrafrique, Vincent Pouget, a plaidé samedi dans un entretien à Xinhua pour le respect des populations comme des humanitaires dans ce pays.

Le CICR qui espère une augmentation de son budget en 2014 afin de poursuivre son action pour améliorer l'accès aux soins de santé des populations dont celles de la préfecture de Nana-Gribizi où près de 6.200 consultations ont été menées en quatre semaines par des cliniques mobiles, a permis l'évacuation jeudi de 13 blessés graves des combats ayant opposé en début de semaine l'armée et des groupes armés dan le Nord-Ouest, annonce M. Pouget.

Question : Comment le Comité international de la Croix-Rouge vit-il les violences et l'insécurité en République centrafricaine ?

Réponse : Le Comité international de la Croix-Rouge travaille avec la Croix-Rouge centrafricaine d'une manière neutre et impartiale pour alléger les conséquences humanitaires des violences actuelles pour les populations de la République centrafricaine, en particulier au niveau de l'accès aux soins de santé qui s'est dégradé ces derniers mois. Parce qu'il y a eu la fuite du personnel qualifié des provinces vers Bangui, la dégradation des ambulances, des centres de santé qui ont été pillés et du matériel qui a été volé. Le CICR a mis sur pied dans la préfecture de Nana-Gribizi des cliniques mobiles qui ont commencé au mois de juin. Pour prendre un exemple, ces quatre dernières semaines, ces cliniques mobiles ont réalisé près de 6. 200 consultations qui ont permis à des personnes qui vivent loin de l'hôpital préfectoral de recevoir des soins de santé.

Q : Combien de ces cliniques mobiles dénombrez-vous ?

R : Il y a deux équipes de personnel soignant qui sillonnent chaque semaine trois axes de la Nana-Gribizi, depuis le chef lieu de la préfecture vers Ouandago, Dissikou et Mbrès pour atteindre les populations des lieux reculés.

Q : Quel est le budget alloué par le CICR à ces urgences humanitaires ?

R : On espère que notre budget annuel va s'accroître l'année prochaine pour faire face aux besoins en augmentation en particulier pour l'accès aux soins des populations. On est en train de préparer un soutien à l'hôpital préfectoral de Kaga- Bandoro. Ça va être un soutien en infrastructures et en personnel de manière à pouvoir fournir des soins de meilleure qualité à la population. La population bénéficiaire est évaluée à 134.000 personnes. On prévoit également de renforcer en 2014 les capacités du service de chirurgie de l'hôpital de référence de Bangui.

Q : Combien de déplacés interne recense-t-on aujourd'hui sur le territoire centrafricain ?

R : C'est extrêmement difficile d'avoir un chiffre précis. Chaque semaine, on a des cas de personnes qui vont en brousse. Ce qu'il faut savoir, c'est que ces personnes pour la plupart se déplacent de manière disparate.

Q : Est-ce qu'on peut néanmoins avoir quelques estimations ?

R : On peut situer le nombre à plusieurs milliers. Sinon, la préoccupation aujourd'hui réside dans le sort des déplacés qui se trouvent là où il y a eu et il y a encore parfois des violences. Il s'agit principalement des zones de Bossangoa, Bassangasso et Bouka dans le Nord-Ouest. Pour nous, les populations les plus vulnérables sont les enfants de 0 à 5 ans et les femmes enceintes. On a constaté que ce sont les principaux bénéficiaires des soins de santé administrés par nos équipes mobiles. Ce sont des personnes particulièrement sensibles et fragiles à la malaria et à la diarrhée liée à la consommation d'eau non potable lorsqu'ils sont en brousse.

Q : Est-ce que vous confirmez le bilan de plus 100 morts dans les deniers combats entre l'armée et des groupes armés dits fidèles au président déchu François Bozizé dans cette région en début de semaine ?

R : Il y a eu plusieurs dizaines de morts. On n'a pas encore un chiffre précis à l'heure actuelle. On a une équipe à Bouka, constituée de personnels du CICR et de volontaires secouristes de la Croix-Rouge centrafricaine. Ils sont là pour délivrer les premiers secours et faire la gestion des dépouilles mortelles, permettre aux familles de récupérer leurs corps et de les enterrer. Le CICR a évacué jeudi sur Bangui 13 blessés graves par avion pour leur permettre de recevoir des soins qu'ils ne pouvaient pas recevoir sur place. Notre action consiste également à dialoguer avec les autorités et l'ensemble des parties prenantes pour rappeler leur obligation de respect des populations et des prisonniers.

Q : Quel commentaire faites-vous au sujet de l'assassinat de deux agents humanitaires de l'Ong Acted ?

R : On déplore la mort de ces deux humanitaires qui souligne la nécessité de garantir des conditions de sécurité adéquates pour permettre aux humanitaires de porter assistance aux populations. Parce qu'aujourd'hui dans bien des cas les humanitaires sont les seuls à fournir des soins de santé à la population. S'ils n'arrivent pas à travailler, cela a des conséquences dramatiques pour les populations bénéficiaires. 

 

Centrafrique : le CICR plaide pour le respect des populations et des humanitaires, face aux nouvelles violences (INTERVIEW)
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:07

 

 

JOURNAL LA REVELATION


 

Opérateur Culturel en République Centrafricaine

 

La RCA traverse actuellement une grave et profonde crise. Le point culminent de cette crise est l’insécurité gravi cime et récurrente dont souffre la population dans sa globalité. En témoignent les tueries de Gobongo, de Boy Rabe et de Boeing accompagnées de scènes de pillages, viols, et de violations flagrantes des droits humains. Ceci au su et aux vues de la communauté nationale et internationale qui semblent l’ignorer de façon complice et coupable. Le dernier développement des événements de Bangui amène notre rédaction a collecter les réactions des filles et fils du pays à travers cette interview que nous vous proposons. Merci d’avance pour votre gentillesse et votre disponibilité à nous répondre par écrit.

 

Journal la Révélation: Depuis le début de la crise Centrafricaine avec l’offensive de la Séléka en décembre 2012, la France semblait ne pas s’en préoccuper, on constate un changement de ton avec la déclaration de François HOLLANDE lors de sa rencontre avec les Ambassadeurs Français en Afrique. Quelle lecture faites-vous de la politique de la France en Centrafrique ?

 

C.Sacré MACKPAYEN : Je me sens démuni face aux questions purement politiciennes. Le simple promoteur socioculturel que je suis, ne saurait apporter une analyse d'ordre politique. Cependant, n'importe quel observateur peut, face à ce que vous nommez « la politique de la France en Centrafrique » faire les observations ci-après :

  • J'ai beaucoup de mal à comprendre d'une part, les choix des hommes politiques de la Centrafrique, choix qui n'ont entraîne que misère et désolation pour mon peuple depuis plusieurs décennies, à travers un chapelet de crises politico-militaires, à travers des coups d'état moyenâgeux, d'autre part, force est de constater que l'accompagnement de la France s'est parfois exonérée de la vision humaniste qu'en est en droit d'attendre de la Patrie des droits de l'Homme. En lieu et place nous avons parfois constaté une cécité volontaire qui n'a servi que l'intérêt personnel des dirigeants du moment. Le couronnement de l'Empereur Bokassa « encensé » par la politique en Centrafrique de l'époque, est, sur ce sujet, suffisamment éloquent.
  • La déclaration de François Hollande lors de sa rencontre avec les Ambassadeurs Français en Afrique semble rompre avec ce qui précède et je ne peux qu’appeler de tous mes vœux la concrétisation sur le terrain de cette volonté si louable. N'est-elle pas de nature à panser les plaies de la population lasse et impuissante face aux exactions qui se nomment assassinats, viols, vols, insécurité, toutes choses qui entraînent famine, maladies et désolation de tous ordre ?

 

 

Journal la Révélation : La France avait systématiquement enclenché une opération militaire au Mali pour chasser les djihadistes qui ont occupé le nord-Mali. Aujourd’hui, HOLLANDE en appelle à la CEEAC, l’Union Africaine et les Nations Unis pour voler au secours de la RCA dont-il qualifie la situation de somalisation. Qu’en pensez-vous ?

 

C.Sacré MACKPAYEN : Permettez que dans un premier temps je puisse louer l'initiative du Président François Hollande, d’appeler la CEEAC, L'union Africaine et les Nations Unis à voler au secours du peuple de la République Centrafriciane. Même si certains trouvent qu'il y a avec le cas du Mali, « deux poids deux mesures », moi, je veux signifier que comparaison n'est pas toujours raison.

Le monde doit savoir que le peuple Centrafricain vit l'insoutenable, c'est une honte pour l'humanité. L'humain est sacré et le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ne doit plus être l'apanage  que de quelques peuples sur terre.

 

Que l'Humain arrête de sacrifier l'Humain pour des intérêts politiques, géopolitiques ou pour d'autres enjeux qui existeraient au détriment de l'Homme.

 

Journal la Révélation : Plus d’un million et demi de Centrafricains sont aujourd’hui des déplacés internes sur leur propre territoire et sont sujets à une humanitaire qui ne dit pas son nom.

Qu’envisage faire la diaspora Centrafricaine pour venir en aide à leurs sœurs ; frère et surtout les enfants en situation difficile aujourd’hui ?

 

C.Sacré MACKPAYEN : Vu l'ampleur des dégâts causés sur le peuple Centrafricain et de celui des infrastructures de notre pays la République Centrafricaine tout entier, l'apport de la Diaspora Centrafricaine, malgré sa bonne volonté, n'est qu'une goutte d'eau dans cette mer de misère. Cela dit, j'encourage cette diaspora à mieux structurer ses rangs pour enrichir ses initiatives et pour mieux cibler son aide.

 

Par-delà l'action de la diaspora, j'ose espérer que les organisations humanitaires internationales seront très bientôt au chevet de la population marginalisée de Centrafrique.

 

Journal la Révélation : Cela ne peut plus être caché. La RCA, d’une manière ou d’une autre semble être envahie par des mercenaires étrangères composant la coalition Séléka. Et qui prennent déjà goût a massacre des populations. Que faudra –t-il à la RCA comme solution appropriée ; une solution militaire ou une solution politique ?

 

C.Sacré MACKPAYEN : La solution de la crise en République Centrafricaine sera, à la fois ,une solution politique et militaire. Militaire parce que ceux que vous nommez « mercenaires » n'obéiront qu'à une force supérieure à la leur, politique car nous savons que toutes les crises du monde ne cessent définitivement qu'autour d'une table. S'il était possible de faire l’économie de la violence des armes, je m'en réjouirai. Je souhaite que la sagesse permettant de comprendre ces choses simples prenne le dessus dans l'esprit des hommes politiques de la République Centrafricaine.

 

Qu'ils cessent de vouloir le bonheur du peuple et de s'allier dans le même temps à tout diable leur permettant de diviser pour régner. L'incompatibilité de ces choses est évidente. La bassesse de recourir à une telle extrémité ne peut qu'être criminel.

 

Sans entrer dans le détail, il convient d'ajouter que chaque acteur politique en République Centrafricaine devrait se débarrasser de son penchant « politique de l'autruche », regarder avec courage les réalités du pays et celles du monde pour s'engager résolument dans une politique courageuse de vision morale, audacieuse d'humanité, indomptable de résolution véritablement démocratique. Il faut une refondation courageuse. Seule l'humilité des grands hommes peut nous y conduire.

 

Journal la Révélation : Que dites-vous des défenseurs des droits de l’homme et des droits politiques Centrafricains qui semblent ne plus exister face à un peuple meurtri et abandonné à son triste sort ????

 

C.Sacré MACKPAYEN : La meilleure qu'il de dire à ce sujet serait d'inviter les défenseurs des droits de l'homme et des droits Centrafricains à ôter les œillères qui, sans doute, les empêchent de visualiser l'immensité de la détresse de notre peuple pour enfin actionner tous les leviers dont ils disposent pour voler  au secours des misérables. Dieu sait combien ils sont légions ! Cependant, il convient de noter, à leur décharge combien la dictature des armes empêche d'être pleinement ce qu'ils devraient être. Que ceux d'entre eux qui peuvent encore s'exprimer donne de la voix, mieux, que ceux d'entre eux qui  peuvent encore agir le fassent. Il n'est jamais tard pour porter secours à ceux qui espèrent encore.                                                                                                                                                                                                       

Journal la Révélation : En tant que Centrafricaine ou Centrafricain d’abord , quel est, votre mot de cœur pour redonner confiance et espoir aux Centrafricains ? Qui souffrent aujourd’hui dans leur chair ? Je vous remercie.

 

C.Sacré MACKPAYEN : Centrafricains, mes frères, ma voix qui peut encore s'exprimer appelle de toutes mes forces toutes les nations libres, toutes les organisations, toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté à ne pas vous abandonner. Je crois en leur détermination et c'est dans cette foi que je loue l'appel du Président François Hollande. Gardez confiance, j'ai espoir que vos souffrances trouveront apaisement et que le soulagement arrivera bientôt ! Ceci est mon cri de cœur et je vous remercie de le porter à tous ceux qui savent entendre.

 

 

 

Interview de monsieur Coeur-Sacré MACKPAYEN
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:02

 

 

 

 

 

Ce qu’on vous dit, du coup vous le savez tous déjà, mais il y a des choses qu’on dit et qu’on ne vous dit pas bien et qu’un grand nombre ignore.

 

1- Notre fiche signalétique

 

Ce qu’on vous dit

 

C’est que la Centrafrique est un petit pays enclavé situé au coeur de l’Afrique comme l’indique son nom. Elle est sans intérêt pour la communauté internationale car elle n’a pas de richesses. C’est un pays qui a à peine 5 millions d’habitants pour une superficie de 623 000 km². C’est pays où la population vit à peine avec deux(2) euros par jour. La Centrafrique est classée parmi les pays pauvres très endettés (PPTE) par la Banque mondiale.

 

Ce qu’on ne vous dit pas

 

C’est que la Centrafrique est aussi grande que la France et la Belgique réunies. Qu’elle dispose des ressources naturelles et minières. Un pays où le sol-sous est vachement riche en diamant, en or etc. Un pays où on trouve de différentes essences de bois industriels à commercialiser.

Qu’elle est riche en faune et flore. Quand il s’agit de parler safaris, les touristes se tournent vers Kenya, Tanzanie, Afrique du Sud, mais en aucun moment la République Centrafricaine. Ce qui est un manque à gagner pour ce pays, car le pays abrite une faune très variée, on peut visiter en son sein de parcs nationaux, à l'exemple du Manovo-Gounda Saint Floris. C'est la plus grande réserve naturelle de la sous-région, sa superficie s'étend sur plus d'un million sept-cent quarante mille hectares. On y trouve de nombreuses espèces menacées, à l'instar de l'hippopotame ou du rhinocéros noir. Le parc Dzanga Sangha, à l'ouest du pays vaut également le détour pour son écosystème exceptionnel, encore préservé du tourisme de masse à ce jour ; on y retrouve du gorille ou d’éléphant. Les richesses de ce pays dont personne n’en parlent ou refusent volontairement d’en parler médiatiquement provoquent la convoitise d’autres les pays riches et des particuliers fortunés qui y financent des groupes rebelles armés pour mieux se servir illégalement sans que les recettes passent par la caisse de l’Etat, et tout ceci, grâce aux complices de certains dirigeants avides et égoïstes ; conséquences, des unités actives qui oeuvrent de partout pour contrôler ces riches qui échappent totalement au contrôle du pouvoir central.

 

2- Nos dirigeants, notre société et notre vie politique…

 

C e qu’on vous dit

 

On vous dit que la Centrafrique vit depuis plus d’un demi-siècle un cycle décennal de coups d’Etat. On vous dit aussi que ses dirigeants n’ont pas le sens du patriotisme, qu’ils ne

soucient pas du peuple, qu’ils viennent uniquement se servir, se remplir les poches. Et il est vrai. On ne voit pas qui viendra démentir ceci.

 

Ce qu’on ne vous dit pas

 

On ne vous dit pas que les futurs dirigeants voraces centrafricains, généralement, tiennent leurs réunions de partage du gâteau à l’extérieur du pays, plus particulièrement en France dans des maquis africains au sous-sol, dans des entrepôts ou dans des fast-food, on les voit et on les croise à tout moment, mais on ignore ce qui se dit entre eux; c’est là où il y a des plans d’assassinats, d’exactions, de viols, de toutes sortes de violences se dessinent. Les murs de ces différents locaux entendent tous et savent tous, mais n’ont pas de bouches pour tout dévoiler. Y demeurent de vrais secrets que le grand public ignore complètement. Ils savent très bien ce qu’ils veulent faire une fois le pouvoir conquis. Ces différents opposants aux différents pouvoirs en place n’ont jamais fait des réunions publiques, des conférences de presse.

 

Tout se passe à huit-clos car le plan est machiavélique. Ces conquérants de pouvoir par des armes n’ont jamais une feuille de route. On ignore totalement leur projet de société ; pourtant dans la diaspora ils sont là avec nous, ils bouffent avec nous, ils fêtent avec nous. Ils ne disent pas qu’ils sont des « sous-marins », des renseignements généraux officieux qui éditent des fiches sur vous, sur vos moindres gestes, des « judas » ; ils ne se déclarent pas des bandits du grand chemin. Vous ignorez que les trois grandes fêtes nationales centrafricaines sont entrain d’être mises au placard par ces différents dirigeants du pays. A savoir, les 1er décembre, 29 mars et 15 août.

 

3- Les mauvais coups

 

Ce qu’on vous dit

 

On le dit tout le temps depuis un certain temps et ça fait la une des médias. On dit que la Séléka, qui est un nom sango (RCA) et lingala (les deux Congo) qui signifie « alliance ». Alors alliance des différents groupes armés hostiles au régime de Bozizé qui a décidé depuis le 10 décembre 2012 de prendre le pouvoir et qui est parvenue à le faire depuis le 24 mars 2013. Et que certains éléments de cette coalition commettent les pires exactions que la Centrafrique n’a jamais connues.

 

Ce qu’on ne vous dit pas

 

On ne vous dit pas que la Séléka était déjà dans le pays de Boganda depuis l’assassinat des grandes figures politiques de l’époque telles que le colonel Christophe Grélombé, le général Bédaya Djader, j’en passe. Les différentes mutineries incessantes meurtrières des années 90 étaient déjà fomentées par une coalition, ces unités actives internes étaient donc des Séléka. On ne vous dit pas que si les centrafricains ne changent pas radicalement la façon de faire

leur politique, les coalitions désastreuses militaires et pseudo démocratiques demeureront toujours et toujours dans ce pays.

 

La Séléka n’est pas arrivée en Centrafrique seulement suite à l’assassinat de Monsieur Charles MASSI ou exactement le 10 décembre 2012 qui est le début de sa marche sur la capitale Bangui pour prendre le pouvoir à François Bozizé. Les Séléka étaient même déjà là en Centrafrique en 2001 et 2003 sous une autre appellation que nous oublions aujourd’hui (les zaggahawas).

 

Ce qu’on vous dit

 

On vous dit que depuis le 24 mars 2013, il y a des exactions perpétrées en Centrafrique par certains éléments non contrôlés de la seleka.

 

Ce qu’on ne vous dit pas

 

On ne vous dit pas que d’autres groupes armés tuent, massacrent, violent, kidnappent les centrafricains de partout. Qu’une rwandatisatisation se profile dans le paysage centrafricain, qu’une guerre confessionnelle se dessine. Qu’il y a eu plus de 1155 morts depuis décembre 2012, 3000 réfugiés en Equateur (RDC )et plus 1000 au Cameroun. (Bilan non officiel).

 

4- Au-delà de nos frontières

 

Ce qu’on vous dit

 

On dit au peuple centrafricain que c’est le président tchadien Idriss Déby Itno qui met et destitue les présidents centrafricains au pouvoir depuis 2003 à aujourd’hui, qu’il veut remplacer le feu Omar Bongo. Que la plupart des sommets ou des rencontres concernant la République fantôme centrafricaine se tiennent à Ndjamena. Déby manipule les dirigeants centrafricains comme ses marionnettes.

 

Ce qu’on ne vous dit pas

 

On ne vous dit pas qu’Idriss déby veut la réunification du Tchad-Centrafrique-Darfour afin d’être le super président d’un Etat en Afrique centrale. Déby veut utiliser le fleuve Oubangui pour ravitailler le lac Tchad qui tarit. Déby ne veut pas entendre parler d’exploration et d’exploitation du pétrole centrafricain, ce qui mettra à mal l’économie tchadienne, vu que c’est la Rca qui est son principal client en kérosène . On ne vous dit pas que ce sont les officiers tchadiens qui forment l’armée centrafricaine sur son propre territoire et connaissent toutes les stratégies militaires de cette même armée depuis les années 90 sous le règne de Patassé via la MISAB et aussi son espace géographique.

 

On ne vous dit pas que non seulement Déby considère les dirigeants centrafricains comme ses gouverneurs provinciaux marionnettes, mais c’est aussi Ndjamena qui paie depuis 2003 jusqu’aujourd’hui les fonctionnaires de l’Etat fantôme centrafricain. Il décide avec son

homologue congolais Sassou Nguesso par exemple le montant du salaire qui doit être versé aux conseillers nationaux du nouveau régime au CNT.

Du coup c’est eux qui gèrent les administrations civiles et militaires centrafricaines, d’ailleurs qui n’existent plus depuis le 24 mars 2013.

 

5- Nous, centrafricains

 

Ce qu’on vous dit

 

On vous dit que les centrafricains sont un peuple désuni. C’est ce qu’on a l’habitude d’entendre le plus souvent.

 

Ce qui sort aussi souvent de la bouche des centrafricains quand il s’agit de parler de leurs compatriotes est la phrase suivante en sango, la langue nationale généralement « mbi yéka milieu ti a centrafricain apè, mbi yéka sarango yé ti ala pè » littéralement : « je n’aime pas le milieu centrafricain, je n’aime pas leur façon de faire », or celui qui parle est un centrafricain en question.

 

Paradoxe ; il ou elle se considère du coup différent de l’autre, se comporte comme un étranger vis-à-vis de l’autre ou des autres, se met en avant et dénigre immédiatement l’autre en face, il ou elle se croit mieux loti que ce dernier ou cette dernière. Ils s’accusent mutuellement ; ce n’est jamais de sa faute, toujours celle de l’autre ; ils aiment se dédouaner, se justifier, critiquer, mais ne sont jamais solidaires. Ils aiment prendre des exemples sur les autres peuples, ne s’encouragent pas, sont aigris, mesquins, avides.

 

Un centrafricain quand il veut se servir de toi ne te le dit pas ouvertement, il pense qu’il est plus intelligent que toi et que tu ne comprendras pas les choses, se prend pour une élite. Il marche en « sous-marin », t’utilise comme marchepieds pour arriver à ses fins. Vous savez qu’un centrafricain est un vicieux, un récupérateur de situation, prêt à trahir pour arriver à ses fins. Il déteste la réussite de l’autre. Il n’encourage pas. Est toujours dans le dénigrement. N’est pas mobilisable, ni militant, ne s’investit pas dans les affaires citoyennes, ne s’engage pas au niveau associatif, il préfère faire une politique du sous-sol. Un centrafricain pense que c’est par la politique qu’il peut réussir sa vie professionnelle et que c’est par là que sa vie sur le plan social va changer. Il n’est pas confidentiel.

 

On dit que le centrafricain à toutes les vices ou encore possède les sept(7) pêchés capitaux interdits par la Sainte Bible pour les chrétiens.

Ce qu’on ne vous dit pas

 

On ne vous dit qu’il existe des centrafricains qui ont de très bonnes idées, qui aimeraient les partager avec d’autres centrafricains comme eux, dans un groupe, dans un parti politique, au sein d’une communauté ou dans un conseil de quartier;

Mais hélas, ceux là ont peur, peur de faire émerger leurs idéologies, peur de les partager, peur d’être combattus, peur de voir leur famille en pâtir par représailles. Ils ont peur tout court.

 

On ne vous dit pas que certains centrafricains de la diaspora ont vraiment une très grande envie de retourner dans leur pays fantôme pour en être utiles. Mais n’ont pas cette baguette magique pour faire changer les mentalités. Ils ont besoin d’être unis, d’avoir la même vision des choses, mais hélas, ils ne sont qu’une poignée. On ne vous dit pas que les centrafricains ont un patrimoine commun qui est la langue sango parlée sur toute l’étendue du territoire. On ne vous dit pas non plus que les centrafricains ne se marient pas par affinité clanique ou tribale.

 

Pour finir, Monsieur Jean-Dominique MERCHET, journaliste et spécialiste des questions de défense et d’autres spécialistes doivent in fine savoir que tout ce qui vient d’être dit constitue la Centrafrique.

 

Elle n’est donc pas UNIQUEMENT UN PETIT PAYS SANS RICHESSE, comme il la qualifie......dans l’émission Opinion décryptage.

 

Que la Centrafrique n’est pas non plus LE SPARADRAP DU CAPITAINE HADDOCK.

On vous dit beaucoup de choses et on vous en cache pleins ; ce titre, je l’ai emprunté à un écrivain britannique Xiang Ying d’origine coréenne. Il y a bien d’autres points à aborder et j’espère que d’autres personnes pourront compléter ce texte.

 

Rocka Rollin LANDOUNG

 

Analyste du système international, ancien étudiant 3è cycle, Institut Catholique de Paris-ICP

landoungr@gmail.com

CES CHOSES QU’ON VOUS DIT ET CE QU’ON NE VOUS DIT PAS SUR LA CENTRAFRIQUE ET LES CENTRAFRICAINS par Rocka Rollin LANDOUNG
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 10:40

 

 

Suite à la demande de beaucoup d’internautes au sujet de la participation de Martin ZIGUELE à l'émission AFRIQUE PRESSE du vendredi 13 septembre sur  TV5Monde et RFI sur la situation en République centrafricaine, TéléMLPC a le plaisir d’informer les internautes qu’ils peuvent visionner l’enregistrement de l’émission en se rendant sur le lien suivant :



http://www.livestream.com/telemlpc/video?clipId=flv_3426427f-2ebd-43d9-ad71-719d5ec558e5

Martin ZIGUELE à AFRIQUE PRESSE sur TV5 et RFI
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 10:28

 

 

 

Séminaire de la Fédération CRPS-Sénégal 

Annonce de la Fédération CRPS - Sénégal
Annonce de la Fédération CRPS - Sénégal
Annonce de la Fédération CRPS - Sénégal
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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 12:15

 

 

 

 

RFI  vendredi 13 septembre 2013 à 09:01

 

La situation reste toujours instable dans le nord de la Centrafrique. Depuis le week-end dernier, on assiste à un regain de violence à Bossangoa. Le bilan fait état d’une centaine de morts et des maisons incendiées. Plusieurs personnes ont fui la ville et plus de 4500 autres ont trouvé refuge, à l’évêché, pour se mettre à l’abri des règlements de compte. Par ailleurs, chrétiens et musulmans s’accusent mutuellement de créer des tensions.

 

Avec notre envoyé spécial à Bossangoa,

 

La tension reste toujours vive à Bossangoa. Chrétiens et musulmans ne s’affrontent pas directement pour l’instant ici, mais ils se regardent en chien de faïence.

 

Tout a commencé quand des hommes armés ont attaqué la position des ex-Séléka et les membres de la communauté musulmane samedi dernier. Les représailles de la Séléka ont été cruelles. Il y a eu des morts et plus 4500 personnes ont trouvé refuge chez les prêtres catholiques et comptent y rester, malgré le manque d’assistance. « Nous allons rester ici aussi longtemps qu’il le faut. Nous voulons la présence d’une force neutre, pour sécuriser la ville. C'est à ce moment-là que nous rentrerons chez nous » raconte un témoin.

 

Du côté de la communauté musulmane, on se dit aussi victime et on affirme qu’il ne faut pas assimiler des éléments de la Séléka aux musulmans. « Actuellement nous, les musulmans, nous souffrons beaucoup. C’est notre pays, nous sommes nés ici. Mais nos frères nous prennent toujours pour des étrangers. Ils nous assimilent à leur malheur et nous ne comprenons pas. Nos enfants souffrent de faim. Qu’allons-nous faire, qu’allons-nous faire ? La ville de Bossangoa est aussi la nôtre. Nous demandons la paix, nous voulons que la paix se fasse » assure un autre homme.

 

La représentante du secrétaire général des Nations unies chargée des affaires humanitaires, Kaarina Immonen, qui s’est rendue jeudi à Bossangoa, a appelé les autorités à vite agir afin de mettre de l’ordre.

 

Centrafrique : situation toujours tendue à Bossangoa (RFI)
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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:40

 

 

 

Je me félicite de la dissolution de la Coalition rebelle seleka par le Chef d’Etat de la Transition et encourage l’intensification des opérations du désarmement des détenteurs et porteurs illégaux d’armes et munitions de guerre sur toute l’étendue du territoire et de leur neutralisation.

 

Dans moins de 18 mois le gouvernement de la Transition devra organiser les élections présidentielles et législatives dans notre pays.

 

Afin de donner une autre chance à la République Centrafricaine d’exister en tant qu’Etat démocratique et respectueux des droits humains, le respect scrupuleux de la Charte Constitutionnelle de Transition consensuelle par le Président de la République Monsieur Michel DJOTODIA et l’ancien Chef d’Etat Monsieur François Bozizé est une obligation non négociable.

 

C’est pourquoi il devient urgent d’organiser une grande campagne d’information et de sensibilisation de tous nos compatriotes (surtout les électeurs) sur la parfaite connaissance de la Charte Constitutionnelle, des enjeux et alternatives politiques des toutes prochaines élections dans notre pays.

Fait à Carpati le 14 septembre 2013.

 

Fidele Gouandjika

Ancien ministre,  Homme Politique indépendant.

 

 

Le "milliardaire de Boy-Rabe" approuve la dissolution de Séléka
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