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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 21:06

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 24 SEPTEMBRE 2015

 

La clause d’inéligibilité et la période qui suivra le 30 décembre date de la fin de la transition sont deux sujets encore préoccupants de la transition en Centrafrique. Ils défraient la chronique et continuent d’alimenter les discussions dans le pays et partout ailleurs. Si sur l’inéligibilité, un arrêt de la Cour Constitutionnelle de Transition avait été rendu le 28 août 2015 déclarant inéligibles les anciens et nouveaux acteurs de la transition, les débats autour de la fin de la transition, eux vont crescendo.

 

Une interview avait été accordée au RJDH par le Ministre Conseiller politique de la cheffe de l’État, le Pr Anicet Guiyama Massogo sur la fin de la transition. Serein le philosophe plus serein que la sérénité déclarait que l’expression « ultime » n’avait jamais été utilisée dans la lettre de la CEEAC du 30 juillet dernier concédant la prorogation de la transition en Centrafrique. Il est allé plus loin en invoquant les dispositions de la Charte Constitutionnelle d’après lesquelles, « la transition finit avec les élections », une manière de renvoyer aux calendes grecques la fin de la transition.

 

Ces sujets étaient en trame des thèmes abordés ce 23 septembre 2015 par le RJDH avec son invité du débat « Actualité et Nous », Charles Armel Doubane.

 

L’ancien ministre et candidat déclaré à la prochaine présidentielle, Charles Armel Doubane, tout en refusant de commenter la décision, selon lui émanant de la plus haute juridiction qu’est la Cour Constitutionnelle de Transition en a trouvé un motif de satisfaction et de fierté. « Pour le juriste que je suis, quand j’ai lu la décision, j’étais fier d’être centrafricain. Les argumentaires développés en se fondant sur les textes et au regard du contexte ont permis de trancher définitivement cette question. Je ne vais pas faire de commentaire mais simplement l’avenir de la RCA doit se bâtir avec deux dynamiques. Première chose à faire c’est toujours respecter ce qui est du cadre légal. Deuxième manche c’est le compromis politique », a-t-il confié aux journalistes du RJDH.

 

La décision de la Cour bien qu’irrévocable et opposable à tous, pouvoirs publics en premier lieu sans oublier tout l’ensemble politique pourrait se déjuger sur le terrain politique. La jurisprudence largement évoquée par les partisans de la levée du verrou de l’inéligibilité est celle de 2005 où des candidatures déclarées d’abord irrecevables par la Cour Constitutionnelle, ont fini par l’être suite à des arrangements politiques. Au grand dam des défenseurs de l’État de droit, les recalés des élections de cette époque ont emboité le pas sans scrupule aux autres candidats qui, eux jouissaient de leur plein droit. Charles Armel Doubane ne nie pas cette situation mais la regrette au cas où elle adviendra, « Ce sera la volonté des Centrafricains. Malheureusement, autant nous devons construire ce pays en acceptant les compromis politiques ou les arrangements politiques mais je crois que le véritable État de droit ne peut se construire que sur le respect scrupuleux des textes que nous nous donnons ».

 

Quant à la problématique de la troisième transition qui n’émeut ni ne fait bouger la présidence centrafricaine, Armel Doubane a ressuscité son génie de juriste pour réponde au Conseiller politique de la présidente de la transition. Anicet Guiyama Massogo estimait au début de ce mois que la transition est encore envisageable après 30 décembre. « Les autorités actuelles pourront adresser une demande aux Chefs d’Etats de la CEEAC pour solliciter un autre report et aussi la Charte Constitutionnelle dit que la transition finit avec les élections », proclamait le Ministre Conseiller. En réponse, « Voilà encore ce qui tue ce pays. Je respecte les uns et les autres. Nous tous aimons ce pays et par moment il faut prendre des actes courageux pour avancer. Les textes sont clairs, les trois têtes avaient demandé au président en exercice de la CEEAC l’ultime report et une réponse a été donnée à cela. J’ai lu le texte, on parle de nécessité et la nécessité c’est ce qui a justifié l’ultime report. Donc il n’y a plus de nécessité par ce qu’il n’y a pas de nécessité avec (S). Il faut par conséquent dire la vérité au peuple centrafricain, que nous courons vers une difficulté majeure pour notre pays. Il faut sortir des calculs politiciens et dire que c’est notre pays à nous et on ne peut pas le construire avec des clivages parce qu’on veut garder sa position », une véritable interpellation pour tout le Centrafrique.

 

Il appelle la présidente de la transition à convoquer un dialogue qui permettra de déboucher sur un accord politique et de continuer le processus.

 

 

 

 

 

La clause d’inéligibilité et l’après 30 décembre, C.A Doubane en parle
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 20:48
Burkina Faso : «Le coup d’Etat le plus bête du monde»
Burkina Faso : «Le coup d’Etat le plus bête du monde»

 

 

 EDITO

 

Par Isabelle Hanne — 24 septembre 2015 à 19:56

 

Qu’il semble loin, le temps où quelques treillis maladroits installaient un homme pour vingt, trente ans au pouvoir ! Le coup d’Etat de la semaine dernière au Burkina Faso est anachronique. Hors sujet, presque. Les acteurs déjà : des putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré, renversé en octobre 2014. Le lieu, ensuite : un pays d’Afrique de l’Ouest, à la société civile très structurée et dont le soulèvement, l’an dernier, a donné des envies de printemps à tout un continent. Le premier acte, enfin : prendre le contrôle de la télé publique, et laisser un militaire ahuri annoncer l’avènement d’une nouvelle autorité à l’intitulé pour le moins antiphrastique - le «Conseil national de la démocratie» - alors que la population écoute les radios pirates, communique via Whatsapp et reste vissée sur Twitter et Facebook…

 

Une semaine plus tard, le «coup d’Etat le plus bête du monde» - si tant est qu’il en existât d’intelligents -, comme l’ont surnommé des manifestants burkinabés, est terminé. L’armée loyaliste a permis d’inverser le rapport de force, et de contraindre le RSP à déposer les armes. Le Président et le Premier ministre, renversés jeudi dernier, ont repris les rênes du pouvoir. Idem pour l’ensemble du gouvernement et l’assemblée intérimaire.

 

Même si une série de questions épineuses restent en suspens. Le RSP, armée dans l’armée et épée de Damoclès des autorités de transition, va-t-il être désarmé et dissous ? Les putschistes vont-ils être amnistiés pour les violences depuis le coup d’Etat, comme le proposait la première médiation, désastreuse, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ? Les proches de Compaoré pourront-ils se présenter aux prochaines élections ? Des décisions d’importance devraient être prises, ce vendredi, lors du premier conseil des ministres post-crise. Quel bilan tirer de ce coup d’Etat ? Dix morts et plus d’une centaine de blessés pour sept petits jours de pouvoir d’un homme, le général Gilbert Diendéré, qui a piteusement avoué «regretter» cet acte. Des autorités de transition ébranlées, déjà épuisées par une année de gestion d’un pays exsangue. Le report des élections présidentielle et législatives.

 

Il aura, néanmoins, eu quelques vertus inattendues. Comme mettre hors d’état de nuire le général Diendéré, à la tête des putschistes, ce à quoi la transition n’était pas parvenue. Malgré le palmarès qu’on lui attribue - l’assassinat de l’icône Thomas Sankara, entre autres -, il n’avait pas jugé nécessaire de s’exiler après la chute de Blaise Compaoré.

 

De libérateur d’otages occidentaux décoré par Sarkozy, Diendéré est devenu en une semaine un «terroriste», pour l’Union africaine. Et ses déclarations de gosse pris la main dans le pot de confiture ont fini de le décrédibiliser, aux yeux du monde - «Le putsch est terminé, on n’en parle plus […]. Le plus grand tort a été d’avoir fait ce putsch. Aujourd’hui, quand on parle de démocratie, on ne peut pas se permettre de faire des actions de ce genre.» Pas faux. Le coup d’Etat aura également permis de rappeler l’engagement et la détermination des Burkinabés. Leur humour aussi, comme cette invention du verbe «diendérer». Pour «faire le mal, s’entêter, puis dire qu’on n’en parle plus». 

 

Isabelle Hanne

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 20:33

 

 

        

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-09-24 17:27:13 Des bons d’achat ont été distribués à quelque 2 650 réfugiés congolais de Zémio, localité de la préfecture du Haut Mbomou, à l’est de la République centrafricaine, pour leur permettre de s’approvisionner en denrées alimentaires sur le marché local à l'occasion d’une foire agricole.


La manifestation entre dans le cadre d'un partenariat entre le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM), a annoncé le HCR dans un communiqué de presse publié jeudi à Bangui.


Les réfugiés passent de stand en stand et achètent avec leur bon, manioc, riz, haricots, arachides, viande, poisson, tomates en conserves, lait en poudre, huile, sucre et condiments. 


Chaque réfugié a reçu un bon de 5 000 FCFA par personne à charge. C'est ainsi que le chef d'une famille de 4 membres doit recevoir 4 coupons pour un montant total de 20 000 FCFA. 


Les réfugiés congolais avaient fui les violences de l'Armée de libération du Seigneur (LRA) en 2009 et trouvé refuge à Zemio. En 2010, le gouvernement centrafricain leur a octroyé des parcelles de terre pour les encourager à développer des activités agricoles. 

Mais les attaques persistantes de la LRA dans la zone frontalière avec la République démocratique du Congo (RDC) a entrainé un ralentissement des activités agricoles et maraichères des réfugiés qui ne peuvent toujours pas subvenir à leurs besoins essentiels. 


Près de 80 Congolais, arrivés la semaine dernière à Rafai, à 150 km de Zemio, ont fui devant les nouvelles attaques lancées par la LRA au chantier minier de Mabia, dans le Bas-Uele en RDC, à une quinzaine de km de la frontière centrafricaine

Le HCR et ses partenaires facilitent l'accès à l'eau potable aux réfugiés congolais et leur fournissent également les services de santé et l'éducation. 


Une assistance particulière est également fournie aux personnes vulnérables, notamment les personnes âgées et les orphelins.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834621#sthash.aHXkAO52.dpuf

Centrafrique : Programme d'assistance alimentaire pour les réfugiés congolais
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 19:31

 

 

 

http://www.lapresse.ca/  Agence France-Presse  LA HAYE  24 septembre 2015 à 13h24 

 

La Cour pénale internationale a dévoilé jeudi au moins 60 nouvelles accusations de crimes contre l'humanité et crimes de guerre à l'encontre de Dominic Ongwen, un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion de la LRA, née dans les années 1980 en Ouganda.

 

«L'accusation a formellement fait état de son intention d'augmenter l'étendue des charges contre Dominic Ongwen», a annoncé la CPI, qui siège à La Haye, dans un communiqué, précisant que le procureur soumettrait officiellement ces charges le 21 décembre.

 

«Une notification précoce de ces charges additionnelles était requise afin de laisser à la défense suffisamment de temps pour se préparer», a souligné la CPI.

 

Dominic Ongwen, écroué à La Haye après sa reddition en janvier en Centrafrique auprès des forces spéciales américaines, est le premier haut responsable de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), dirigée par Joseph Kony, à comparaître devant la CPI.

 

Les nouvelles charges portent toutes sur des attaques menées entre octobre 2003 et juin 2004 sur des camps de civils forcés à fuir leurs foyers suite à la sanglante rébellion de la LRA, débutée dans les années 1980.

 

Plus de 100 personnes, dont de nombreux enfants et bébés, avaient été tuées lors de ces attaques. La CPI a également évoqué le recours à des enfants-soldats et à des esclaves sexuels.

 

Dominic Ongwen, qui a environ 40 ans, est poursuivi pour sept crimes contre l'humanité ou crimes de guerre. L'accusation souhaite lui imputer au moins 60 autres exactions.

 

Lors d'une des attaques, contre le camp Lukodi dans le nord de l'Ouganda, «de nombreux civils dont des enfants ont été brûlés vifs dans des huttes que les combattants de la LRA avaient mises en feu», a affirmé l'accusation dans un document de la CPI.

 

M. Ongwen est dans l'attente d'une audience de confirmation des charges, étape préalable à un éventuel procès.

 

Créée dans la deuxième partie des années 80, la LRA opérait dans le nord de l'Ouganda, où elle a multiplié les exactions - enlèvements d'enfants transformés en soldats et en esclaves, mutilations et massacres de civils.

 

Elle en a été chassée au milieu des années 2000 par l'armée ougandaise avant de s'éparpiller et de semer la terreur dans les forêts équatoriales des pays alentour, dont la Centrafrique.

 

Dominic Ongwen est lui-même un ancien enfant-soldat. Il avait été enlevé à l'âge de 10 ans sur le chemin de retour de l'école.

 

Selon l'ONU, depuis sa création la rébellion a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60 000 enfants.

 

La CPI dévoile 60 nouvelles charges contre un chef de la LRA
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 19:04

 

 

 

http://adiac-congo.com/  Jeudi 24 Septembre 2015 - 13:34

 

Selon l’ONU, le financement marocain de 250 millions de FCfa et japonais de 334 millions de FCfa, contribuera au budget électoral notamment à la participation des réfugiés centrafricains aux prochaines élections.

 

Le besoin financier global suscité par l’Autorité nationale des élections (ANE), l’administration chargée d’organiser les élections en RCA, est estimé à environ 10 milliards de FCfa. Cependant, des interrogations subsistent quant à la tenue du calendrier électoral car le fonds électoral géré par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) n’a pour l’heure pas reçu l’intégralité de l’enveloppe concourue.

 

La préoccupation des autorités de la transition centrafricaine, tout comme de celle des partenaires du pays, est de parvenir à tenir dans le délai les prochaines échéances électorales en vue du retour à l’ordre constitutionnel. « Le déroulement des élections pacifiques contribuera à la stabilité et au développement social et économique du pays. C’est la raison pour laquelle le Japon a décidé de soutenir les élections pour l’avenir éclatant de la population centrafricaine », a indiqué l’ambassadeur du Japon en poste au Cameroun, Kunio Okamura, rapporte le RJDH.

 

L’un des volets importants du processus en cours, est l’opération de recensement électoral amorcée depuis fin juillet. La divergence liée à la participation ou non des déplacés ou réfugiés centrafricains dans les pays voisins, n’a pas du tout facilité l’allure du processus. L’enrôlement des réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains dans les pays limitrophes ayant été achevé, l’ANE ne parvient pas à rendre public le fichier électoral complet.

 

D’après des chiffres provisoires publiés par l’administration électorale, le 10 septembre dernier, environ 1,4 millions de personnes sont déjà inscrites soit 64, 97% de l’électorat attendu. Des détails ont été affichés par préfecture et grande-ville, « l’Ombella-M’Poko et de la Lobaye raflent respectivement, 97% et 93% ; l’Ouham 26% ; la Bamingui-Bangoran avec 114% et le Haut-Mbomou 66% ainsi que la Ouaka et la Vakaga avec 11% chacun. », a dévoilé dans un communiqué le président de l’ANE, Dieudonné Kombo Yaya cité par la même source.

 

Le calendrier électoral en Centrafrique prévoit la tenue d’un referendum constitutionnel, le 4 octobre, alors que le premier tour de la présidentielle et des législatives est fixé pour le 18 octobre 2015.  

  

Fiacre Kombo

Élections en Centrafrique : les gouvernements marocain et japonais accordent 800.000 dollars
Élections en Centrafrique : les gouvernements marocain et japonais accordent 800.000 dollars
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 18:52
La BDEAC va relancer ses projets en Centrafrique

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-09-24 17:47:29  - Les experts de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) en provenance du Cameroun, du Congo et de la Centrafrique sont réunis à Bangui depuis mercredi pour se pencher sur le dossier de financement d’une centrale hydraulique sur les chutes de Ndjimoli, dans la localité de Nola à l’ouest de la Centrafrique, à la frontière du Congo et du Cameroun.


La construction d'un barrage hydraulique sur les chutes de Ndjimoli est un projet intégrateur sous-régional. Financé par la BDEAC, le projet, réalisé avec l'appui du pôle énergétique en Afrique centrale, un organisme chargé de l'électrification des villes de la sous région, vise à fournir plus de 200 mégawats d'électricité aux villes camerounaise, congolaise, centrafricaine et même à la République démocratique du Congo (RDC).


La BDEAC tient beaucoup à ce projet qui va fournir une électricité en quantité et en qualité aux populations de l'Afrique centrale, a souligné le coordonnateur du pôle énergétique, Blaise Mavoula.


Outre ce projet énergétique, la banque finance aussi d'autres projets destinés à fournir de l'eau potable aux habitants de Bangui, ainsi que des projets des opérateurs économiques centrafricains.


Le financement de ces projets a été bloqué par la BDEAC à cause de l'insécurité qui a régné en Centrafrique.


Avec l'accalmie retrouvée, la banque est à la recherche des voies et moyens pour débloquer le financement de ces projets. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834624#sthash.GP48MHQm.dpuf

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 18:44

 

 

ENTRETIEN

 

Propos recueillis par Laurence Caramel  LE MONDE Le 24.09.2015 à 15h51

 

Isabelle Gaudeuille est ministre des eaux et forêts de Centrafrique depuis août 2014. Elle fait partie des quelques femmes appelées au gouvernement par la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Juriste de formation, elle avait jusqu’alors occupé de hautes fonctions dans l’administration et dans les cabinets ministériels. De passage à Paris, elle a accordé un entretien au « Monde Afrique » alors qu’elle est confrontée depuis cet été à la crise ouverte par les révélations de l’ONG britannique Global Witness sur les liens entre le commerce du bois et le financement des rebelles de la Séléka en 2013.

 

Vous contestez vigoureusement les accusations de Global Witness. Pourtant, les entreprises forestières elles-mêmes reconnaissent avoir versé des sommes importantes aux rebelles de la Séléka pour acheter leur sécurité et pouvoir continuer à travailler. Ce bois a ensuite été exporté vers l’Union européenne.

 

Je reproche à Global Witness d’avoir sorti les faits de leur contexte et de vouloir nous ramener en arrière alors que le gouvernement de transition fait des efforts importants pour stabiliser un secteur qui assure environ un tiers des recettes de l’Etat et est le premier employeur privé du pays. Le pays va à nouveau traverser une épreuve délicate avec la tenue des élections et la démobilisation des groupes armés qu’il va falloir intégrer. Nous ne pouvons pas en plus avoir des milliers de personnes au chômage parce que notre bois ne serait plus accepté par l’Europe qui constitue notre principal débouché. Nous demandons à ce qu’on nous fasse confiance. Nous étions engagés dans la négociation d’un accord de partenariat volontaire avec l’Europe qui doit nous permettre d’exporter dans un cadre légal reconnu par tous. La crise a interrompu les discussions. Nous devons maintenant les reprendre et aller jusqu’au bout. Lui seul fera taire les doutes.

 

Votre ministère a été pillé pendant la crise de 2013 et beaucoup de fonctionnaires ont dû quitter leur poste en province pour s’éloigner des conflits. De quels moyens disposez-vous réellement pour contrôler l’exploitation forestière ?

 

Je ne vais pas vous dire que je dispose de moyens suffisants. On repart de zéro mais la situation s’améliore. D’abord, les conditions de sécurité dans le sud-ouest du pays où se trouvent les grandes concessions industrielles bénéficient de la présence de la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) et des forces de l’ordre centrafricaine. Nous avons redéployé des fonctionnaires en province et tous les postes frontières ont été pourvus. Le ministère a six véhicules dont quatre tout-terrain. Et il ne faut pas oublier le travail de Bivac (filiale de l’entreprise de certification Veritas), qui vérifie la provenance du bois exporté et lève les taxes auprès des exploitants forestiers.

 

Vous avez un contentieux fiscal avec les exploitants, de quoi s’agit-il ?

 

C’est exact. Les exploitants forestiers connaissent une situation difficile depuis la crise financière internationale de 2008 et ils ont subi des pertes importantes pendant les troubles de 2013. Nous en sommes conscients et nous en avons tenu compte dans les régimes de taxation. Ceci étant, des arriérés de paiement se sont accumulés et il faut maintenant trouver une solution. Le pays a besoin de cet argent que nous avons évalué à 3 milliards de francs CFA (4,5 millions d’euros).

 

J’ai par ailleurs commandé un audit pour disposer d’informations précises sur les contraintes qui pèsent sur l’exploitation du bois en RCA. L’enclavement du pays représente une charge importante pour les entreprises qui doivent, en moyenne, acheminer leur marchandise sur plus de 1 000 km, avant d’atteindre le port de Douala (Cameroun). Mais même en tenant compte de ces coûts de transport, je crois que nous faisons beaucoup de facilités. Il faudra trouver un juste prix. Les forêts sont un bien national. Leur exploitation doit profiter à la population.

 

Dans un récent rapport, l’ONG International Crisis Group estime que la prédation à grande échelle des ressources naturelles par des intérêts privés, avec dans le cas du diamant des dérives criminelles, est une des causes structurelles de l’instabilité de la RCA. Etes-vous d’accord ?

 

Il faut être lucide. La Centrafrique n’a pas les moyens d’exploiter seule ses ressources naturelles. Mettre en valeur les mines de diamant, l’uranium, l’or, et les forêts demande d’importants investissements qui imposent aujourd’hui de se tourner vers des partenaires étrangers. Ceci étant, l’Etat doit pouvoir poser ses conditions sur la répartition des revenus et exercer son contrôle. L’utilisation de ces recettes doit ensuite être faite en toute transparence. Dans le cas des forêts, notre position est claire : l’instauration de plans d’aménagement qui garantissent la préservation de la ressource forestière demeure notre priorité et nous allons intensifier les contrôles.

 

Nous souhaitons que les exploitants aillent vers des normes de certification de gestion durable. Le code forestier adopté en 2008 imposait de transformer sur place 70 % du bois récolté. Aucune société ne respecte ce cahier des charges. Mais je mets en garde contre les amalgames. En 2013, le processus de Kimberley qui garantit l’exportation légale de diamants sur le marché international a suspendu la Centrafrique. L’exploitation ne s’est pas pour autant tarie. Elle a simplement glissé davantage vers le secteur informel en privant les caisses de l’Etat de recettes. Appliquer un tel embargo au secteur forestier conduirait à un marasme.

 

Laurence Caramel


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/24/l-exploitation-des-forets-de-centrafrique-doit-profiter-a-la-population_4770368_3212.html#RI6fEJEZcwRca5s9.99

Lu pour vous : « L’exploitation des forêts de Centrafrique doit profiter à la population » : Ministre centrafricain des eaux et forêts
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 18:35

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR JOB MOHOUNA LE 24 SEPTEMBRE 2015

 

Plusieurs cas de braquages ont été enregistrés sur l’axe Baboua  Beloko. Le dernier remonte   au Mardi 22 Septembre 2015. Un jeune  homme âgée de 23 ans partais sur une moto pour vendre le manioc  a été tué au village Koundé situé a 17 Km de la ville de Baboua  par des hommes armés non identifiées  et ont emporté sa moto.

 

Selon les informations parvenues au RJDH, les malfrats ont braqués plusieurs voyageurs et ont emporté trois motos le lundi dernier 21 Septembre, environs 18 heur  à  30 km de la ville de Baboua.

Une source bien informée a fait savoir que « les contingents Congolais basé a Baboua ont effectués une mission d’enquête et ont réussi a mettre la main sur quatre personnes dont deux femmes et deux hommes suspectés  été complice des malfrats. Ces personnes sont gardé a vue au commissariat  de police de Baboua » a confié la source.

 

« L’insécurité, la cohésion sociale et le retour des déplacés et réfugié ont fait l’objet d’un forum des jeunes tenu le 15 Septembre dernier dans la salle  paroissiale de Baboua, croyant que les choses allaient  s’amélioré, main c’est le contraire » a déploré un notable.

 

La population de Baboua demande au gouvernement de la transition de déployé les Forces Armée Centrafricain dans la sous préfecture, afin d’avoir une solution durable au sujet de l’insécurité qui perdure dans la zone.

 

L’insécurité perdure sur l’axe Baboua-Garoua-Mboulaï
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 18:26

 

 

 

Deux millions d’hectares plus

270.000 de forêt Centrafrique

notre État sacré saccagé depuis 1925       

 

1

 

Les rougier de la gauche française

d’aujourd’hui après la droite

d’un seul coup fumant

prémédité de longue date

vient de se trancher

270.000 hectares de notre forêt

de Centrafrique

l’équivalent de Ville de Paris.

Avec les Italiens, les Libanais,

les Chinois, les Français unis

hyènes, têtes baissées

depuis 1925 les forêts

du Cameroun du Gabon

du Kongo du Centrafrique

sont aux travaux forcés

et fusillées pan ! pan !

Centrafricains notre corps ôté

que nous reste t-il ?

a la yé gné ?

kwa ti é ?

 

                   2

 

On suit la Bête puante

aux traces de ses odeurs

les têtes tranchées des Royautés

de nos Ancêtres à sa Ceinture

avec le tirailleur et le mounzou

voukou président aujourd’hui

derrière elle sur ses pas tranchées

les cadavres des forces morales d’afrika

 

                   3

 

Bête puante que nous as-tu apporté ?                   

 

4

 

En 1930 les compagnies portugaises et

Grecques les moura y goveia

le caoutchouc la cire vendus

immédiatement à côté les impôts

par tête sinon les fouets les

travaux forcés les prisons

les hétacombes du Kongo-

Océan des deux guerres mondiales.

 

5

 

Fraternité que nous as-tu apporté ?

l’assimilation de notre Âme Bantoue

antique dans ton ventre

tout ce qui nous appartient

se trouve dans le tien

l’égalité est de ton côté seulement

 

                   6

 

Depuis 1881 le partage de l’Afrique

à Berlin Allemagne

que nous as-tu apporté

ton drapeau marche en tête

aux vents des compagnies

avec les Galieni et les soudards

sanguinaires recrutés

 

                   7

 

Tu nous as apporté des cités de

pauvreté de plus en plus des jeunes

gens égarés nos terres pétroles saignés

la forêt primaire du Kongo fusillée

depuis 1925 sur deux millions

d’hectares plus 270.000 hectares

de Centrafrique encore en 2015

                  

 

8

 

Que nous apporteras-tu ?

conférence puante des usines de l’environ-

nement de ce mois de novembre à Paris ?

 

                   9

 

Tu nous as apporté

Un gouvernement bicephale ?

les compagnies entreprises des démolitions

des personnes naissant de cette

Terre ?

 

                   10

 

La ministre de l’Environnement

française se rend chez notre

frère Botswana en cause

la sécheresse qui pleure

le sort des éléphants qui se

promènent en quête de la

source antique de leur eau

à boire ?

 

                   11

 

La Francophonie c’est de l’illogisme

Il n’y a pas de préservation de

Forêt ni d’antilope ni de Lion

Ils ont tué tous les éléphants

et les Hommes Lions de notre Race

Ils ont rasé toutes nos forêts

qui font les pluies des torrents

qui pleurent maintenant.

 

                   12

 

Ils ont recruté les présidents tirailleurs

Le ministre Fabius des Affaires étrangères

aura imposé de longue date stratagème

cette femme noire agente d’assurance

La présidente de la transition vers

les Élections sabotées par eux-mêmes

la Présidente c’est leur agente

d’assurance pour dévaliser notre

Centrafrique avec les traîtres

avec les Compagnies étrangères

telle la dénommée Les Rougier.

 

                   13

 

C’est ainsi que cette Compagnie

Les Rougier maintenant française

de gauche ôte la chemise

du ministre qui rougit

d’avoir reçu un coup fumant

de son côté droit tranchant

arracher 270.000 hectares

aux pauvres Centrafricains dont

l’État cherche en vain l’Unité

Dignité, Travail en Centrafrique de 2015

Ils ont volé 3% du Territoire national

 

                   14

 

Quel illogisme fou à deux

crânes la Liberté des Compagnies

ou des entreprises ! ce sont les idéologies

qui créent donc nos divisions

nos misères qui brouillent

les chemins de penser par nous-mêmes

qui donc interdit l’enseignement

de notre Langue Sangho

Sa viande de bœuf c’est le Centrafricain

Qui se ramollit à la sauce d’arachide

sous ses vieilles dents de colon

qui donc nous considère

comme des hommes nés sans femmes

de Centrafrique ?

sans Forces armées de Centrafrique FACA

dont cette France-là découpe ôte

de notre chair en plein jour

270.000 hectares sans notre combat

notre auto-défense interdite,

notre chair découpée ôtée

 

                   15

 

contre la Fraternité de leur bouche

dévorante seulement !

Parole des compagnies

Colonialistes

quelle chair de nous arrachez-vous

encore

parole cruelle de menteur

Ala yé

kwa ti é

depuis 1925

billionnaires

cannibales des gens-arbres

millionnaires démocrates c’est ça ?

 

Le 29 août 2015

 

BAMBOTÉ MAKOMBO

 

écrivain

Deux millions d’hectares plus 270.000 de forêt Centrafrique notre État sacré saccagé depuis 1925 par Bambote Makombo
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 18:22

 

 

Catherine Samba-Panza invitée à l'ONU

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 23 septembre 2015 13:42

 

Le Chef d’État de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza,  s'est envolée ce mercredi pour New-York aux Etats Unis. Elle va prendre part au quartier général de l'Organisation des Nations Unies, à la 70e session de l'organisation sur invitation de son Secrétaire général, Ban Ki-moon. 


Un dossier spécial sera ouvert sur la crise centrafricaine le 1er octobre prochain, en marge des travaux de l'Assemblée générale, d'où l'importance de la présence de Mme Samba-Panza. 


Le débat général est ouvert mardi 22 septembre 2015. C'est là que seront adoptés les objectifs de développement durable pour l'après 2015. 


Six (6) grandes commissions devront débattre chacune des questions spécifiques : la commission des questions de désarmement et de sécurité internationale, la commission économique et financière, la commission des questions sociales, humanitaires et culturelles, la commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation, la commission des questions administratives et budgétaires enfin la commission des questions juridiques.


Objectif 

L’objectif du Danois Mogens Lykketoft, en tant que président de la 70e session de l’Assemblée générale, est de porter l’action au cœur d’un nouvel engagement en soutenant les États Membres dans la mise en œuvre d’un programme ambitieux et porteur de changement. Quatre points sont retenus comme objectif :


Développement durable : Avancer vers la mise en œuvre des Objectifs de développement durable en renforçant les moyens de cette mise en œuvre ainsi que l’engagement des parties prenantes ; 


Paix et sécurité : Encourager les efforts visant à renforcer le rôle et l’efficacité de l’engagement des Nations Unies en matière de paix et de sécurité, notamment les opérations de maintien de la paix ; 


Droits de l’homme : Soutenir l’intégration des droits de l’homme dans tous les processus et événements avec un accent sur les besoins des millions de personnes touchées par les conflits et les catastrophes ; 


Bonne gouvernance : Veiller au bon fonctionnement de l’Assemblée générale, apporter son aide dans l’avancement du processus de sélection du prochain Secrétaire général de l’ONU et soutenir les efforts visant à améliorer le fonctionnement général des Nations Unies et de ses principaux organes. 


L'Assemblée générale et la crise des réfugiés


Le nouveau président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Mogens Lykketoft, a exhorté ce lundi tous les pays à contribuer à résoudre la crise mondiale des réfugiés, alors que la communauté internationale célèbre la Journée internationale de la paix.


Mardi dernier, lors de sa première conférence de presse en tant que président de la 70e session de l'Assemblée générale, M.Lykketoft a appelé les Etats membres de l'ONU à être à la hauteur de leurs obligations internationales et à prendre des décisions courageuses pour répondre aux besoins des réfugiés dans le monde.

« Le monde n'a pas connu une crise humanitaire mondiale de cette ampleur depuis la Seconde Guerre mondiale et avec l'hiver qui approche dans l'hémisphère nord, cela ne peut qu'empirer », a-t-il alerté.


Lors de sa première semaine en fonction, M. Lykketoft a discuté de la crise des réfugiés avec plusieurs États membres concernés. Il a projeté convoquer prochainement une réunion de l'Assemblée générale sur cette question, à la suite d'une réunion de haut niveau organisée par le Secrétaire général de l'ONU le 30 septembre.

« La majorité des personnes fuyant la guerre et la violence sont des réfugiés et ont le droit de demander l'asile sans aucune forme de discrimination. Ce n'est pas un crime de chercher refuge et asile. L'avenir de millions de femmes, d'hommes et d'enfants est en jeu », a souligné le président de l'Assemblée générale.

M. Lykketoft a déclaré qu'il avait l'intention de discuter de la question avec le Souverain pontife François lors de sa visite à l'ONU vendredi.

 

 

 

Centrafrique: La présidente de la Transition à la 70ème Assemblée générale des Nations unies

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-09-24 12:59:11 La présidente de la Transition en Centrafrique, Mme Catherine Samba Panza, a quitté Bangui mercredi, pour les États-Unis où elle va participer à la 70ème assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre le 30 septembre prochain à New York.


En marge de l'Assemblée générale, se tiendra un sommet spécial sur la RCA au cours duquel Mme Samba Panza, qui est à la tête d'une importante délégation, défendra son bilan à la tête du pays et sollicitera de nouvelles ressources pour l'aider à terminer la transition.


Dans une déclaration à la presse, le conseiller politique de la présidente, Anicet Clément Guiyama Massogo, qui fait partie de la délégation centrafricaine, a indiqué que la 70ème assemblée générale devrait permettre à la République centrafricaine de trouver les ressources additionnelles pour financer les élections prévues pour le mois d'octobre.


L'Autorité nationale des élections (ANE) n'a pas encore bouclé son budget électoral et doit par conséquent élaborer un nouveau calendrier électoral.


M. Anicet Clément Guiyama Massogo a indiqué que la présidente de Transition doit solliciter des Nations unies un apport financier pour le relèvement de la République centrafricaine.


Il a rappelé que le sommet spécial sur la République centrafricaine avait été annoncé par Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations lors de son passage à Bangui le mois dernier. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834606#sthash.OSOmvI7T.dpuf

Centrafrique: La présidente de la Transition à la 70ème Assemblée générale des Nations unies
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