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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 20:51

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE PRESIDENTIEL

 

 

 

Son Excellence le Président de la République Chef de l’Etat de Transition,  Michel DJOTODIA AM NONDROKO tient  à rendre hommage aux deux valeureux soldats  français de l’Opération SANGARIS qui ont perdu la vie cette nuit à Bangui.

 

Il  souligne l’importance de l’action internationale sur le sol centrafricain et remercie la France et ses soldats qui se battent pour la paix, au prix de leurs vies, aux côtés des troupes africaines et centrafricaines

 

Il présente ses sincères et profondes condoléances à leurs familles respectives.

 

Il  adresse aussi au Président François HOLLANDE et à la France les gratitudes du peuple centrafricain.

 

Au moment où le peuple centrafricain traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire, ces sacrifices consentis ne seront pas vains.

 

Fait à Bangui, le 10 décembre 2013

 

 

Michel DJOTODIA AM NONDROKO

 

 

 

MESSAGE  DU PRESIDENT

DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

SON EXCELLENCE MONSIEUR MICHEL DJOTODIA AM NONDROKO

 

(10.12.13)

 

CENTRAFRICAINES, CENTRAFRICAINS,

 

LE PEUPLE CENTRAFRICAIN VIENT UNE FOIS DE PLUS DE SUBIR UNE AGRESSION PERPETREE PAR LES ENNEMIS DE LA PAIX ET DE LA DEMOCRATIE.

 

EN EFFET, DANS LA NUIT DU LUNDI 09 DECEMBRE 2013, DEUX ELEMENTS APPARTENANT A L’ARMEE FRANÇAISE QUI A ETE DEPÊCHEE PAR LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS A MA DEMANDE, AUX FINS DE RESTAURER L’ORDRE ET LA PAIX, AUX COTES DE LA MISCA ET DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE CENTRAFRICAINES, ONT ETE LACHEMENT ASSASSINES PAR LES ENNEMIS DE LA PAIX.

 

IL EST A NOTER QUE LE CONTINGENT FRANÇAIS AU MEME TITRE QUE LES FORCES SOUS REGIONALE DE LA PAIX (FOMAC) SONT NOS PARTENAIRES POUR LA RESTAURATION DE LA PAIX ET DE LA SECURITE DANS NOTRE PAYS.

 

C’EST POURQUOI, JE CONDAMNE AVEC TOUTE LA DERNIERE RIGUEUR CET ACTE QUI MALHEUREUSEMENT JETTE L’ANATHEME SUR LE PROCESSUS DE DESARMEMENT QUI PARTICIPE DE LA VOLONTE DU GOUVERNEMENT DE RETABLIR LA PAIX SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE NATIONAL.

 

CENTRAFRICAINES, CENTRAFRICAINS,

 

EN CES MOMENTS DIFFICILES OU LES ENNEMIS DE LA PAIX ET DE LA DEMOCRATIE CHERCHENT PAR TOUS LES MOYENS A SAPER L’ELAN NATIONAL D’UNE PAIX DEMOCRATIQUE ET LA BASE DE LA COHESION NATIONALE,

 

JE VOUS DEMANDE D’OBSERVER LA DIGNITE ET L’UNITE NATIONALES.

 

IL EST A RAPPELER QUE LA SITUATION DU MOMENT EST LA CONSEQUENCE LOGIQUE DE CE QUE L’ANCIEN PRESIDENT BOZIZE A PROGRAMME A SAVOIR:

 

  • LIBERATION DES PRISONNIERS ET DES BANDITS DE GRAND CHEMIN ET DE TOUS POILS LE 23 MARS 2013;

 

  • LA DISTRIBUTION D’ARMES DE GUERRE ET DE MACHETTES DANS LES QUARTIERS DE BANGUI;

 

  • L’INCITATION A LA HAINE TRIBALE ET RELIGIEUSE.
  •  

LES AUTEURS DE CES ASSASSINATS ODIEUX SERONT RECHERCHES AFIN DE REPONDRE DEVANT LA JUSTICE POUR QUE FORCE RESTE A LA LOI.

 

JE PRESENTE AU PEUPLE FRANÇAIS, AU GOUVERNEMENT, AU PRESIDENT FRANÇOIS HOLLANDE AINSI QU’AUX FAMILLES RESPECTIVES DES ILLUSTRES DISPARUS TOMBES SUR LE CHAMP D’HONNEUR, LES CONDOLEANCES LES PLUS EMUES AU NOM DU PEUPLE CENTRAFRICAIN.

 

ENFIN, JE LANCE UN VIBRANT APPEL A TOUTES LES FILLES ET FILS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A COLLABORER POSITIVIEMENT AVEC TOUTES LES FORCES ETRANGERES QUI SONT VENUES NOUS SECOURIR ET A S’ABSTENIR DE TOUT ACTE DE VIOLENCES DES UNS CONTRE LES AUTRES.

VIVE LA REPUBLIQUE

Soldats français morts à Bangui : Message de condoléances du Président Michel Djotodia
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Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 20:11

 

 

 

 

 

La société civille lance un appel au calme

RCA : Appel au calme de la société civile
RCA : Appel au calme de la société civile
RCA : Appel au calme de la société civile
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Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 16:11

 

 

 

 

Plateforme pour la participation politique de la femme centrafricaine à la consolidation de la paix en RCA

déclaration du G 23 pour un désarmement volontaire et pacifique
déclaration du G 23 pour un désarmement volontaire et pacifique
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 16:00

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 10 décembre 2013 15h49 - Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a assuré mardi à l'Assemblée nationale que l'intervention française en Centrafrique, au cours de laquelle deux soldats français ont été tués dans la nuit, serait l'affaire de quelques mois.

Le Président de la République l'a dit très clairement: notre intervention sera rapide, elle n'a pas vocation à durer, a ajouté le Premier ministre lors d'un débat sans vote au Parlement sur l'opération française en Centrafrique.

 

Le désengagement de nos forces commencera dès que la situation le permettra, en fonction de l'évolution sur le terrain et de la montée en puissance des capacités opérationnelles des forces africaines, a expliqué le chef du gouvernement, pour qui ce doit être l'affaire de quelques mois.

M. Ayrault a affirmé que la France n'agissait pas en gendarme de l'Afrique. Le temps de la Françafrique est terminé! a-t-il lancé, ajoutant que la France répond à l'appel de ses partenaires africains et fait face à l'urgence absolue de prévenir une spirale de massacres.


Pour la France, l'inaction n'était pas une option, a aussi expliqué M. Ayrault, ajoutant: attendre, c'était prendre le risque d'un désastre. Attendre, c'était nous exposer au risque d'une intervention ultérieure, beaucoup plus coûteuse et difficile, a-t-il fait valoir.


Au cinquième jour de l'opération Sangaris, le Premier ministre a rappelé les objectifs de l'intervention.

Premièrement, rétablir la sécurité en République centrafricaine, enrayer la spirale d'exactions et la dérive confessionnelle, et permettre le retour des organisations humanitaires ainsi que le déploiement des structures étatiques de base, a détaillé M. Ayrault.


L'intervention des 1.600 soldats français doit aussi favoriser la montée en puissance rapide de la Misca (la force panafricaine présente en Centrafrique, ndlr) et permettre son plein déploiement opérationnel, a poursuivi M. Ayrault.


La Misca doit en effet être en mesure d'assurer le contrôle de la situation sécuritaire, de désarmer les milices et de faciliter la transition politique, a-t-il dit.


La France n'est pas seule, a-t-il aussi assuré. Elle bénéficie du soutien politique de tous les membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Le secrétaire général des Nations unies a encore lancé, vendredi dernier, un appel d'urgence sur la situation en République centrafricaine. La France agit (...) aux côtés des Africains, regroupés au sein de la Misca.


M. Ayrault a rappelé par ailleurs que l'Union européenne l'accompagne depuis le début, avec des capacités de financement, que le Royaume-Uni a mis des moyens aériens à disposition, que la Belgique se prépare à apporter son appui, ou encore que les Etats-Unis fourniront, dans les prochains jours, des capacités de transport pour les contingents africains et ont promis 40 millions de dollars pour la Misca.


Cette cause est juste. Elle correspond à l'idée même que la France se fait de sa place dans le monde, a-t-il conclu.



(©) 

Centrafrique: l'intervention française sera l'affaire de quelques mois
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 15:51

 

 

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 10 décembre 2013 14h51 - Deux soldats français ont été tués au cours d'un accrochage dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, les premiers à tomber en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris jeudi, a-t-on appris auprès de la présidence française.


Le président François Hollande, qui doit se rendre mardi soir dans la capitale centrafricaine, a appris avec une profonde tristesse la mort au combat, la nuit dernière à Bangui, de deux soldats français du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres (sud-ouest), a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats qui ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres. Il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire, a encore ajouté l'Elysée.


Les deux soldats étaient âgés de 22 et 23 ans et ont été tués lors d'un échange de tirs à très courte distance, a indiqué mardi Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, dans un communiqué. Ils sont décédés des suites de leurs blessures à l'antenne chirurgicale de l'aéroport.


Selon l'état-major des armées, l'échange de feu extrêmement nourri a eu lieu vers 23H30 à environ 1.200 mètres à l'est de l'entrée de l'aéroport. Les deux militaires marchaient en tête d'un groupe d'une trentaine d'hommes. Ils venaient de débarquer de leurs véhicules blindés pour patrouiller à pied quand l'accrochage s'est produit, environ 400 mètres plus loin, a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron. Aucun assaillant n'a été retrouvé sur les lieux de l'incident.


Selon le porte-parole, il n'y a pas eu d'autre accrochage mettant en cause des soldats français durant la nuit.


Les soldats français ont entamé lundi dans Bangui une délicate opération de désarmement des milices et groupes armés, après une nouvelle vague de violences meurtrières qui avait près de 400 morts dans la capitale.


Un bref échange de tirs avait déjà éclaté en fin de matinée lundi près de l'aéroport M'Poko, sans faire de victimes dans les rangs français.


Dimanche, le ministère de la Défense avait fait état d'une tension palpable entre soldats français et certains groupes armés dans les rues de la capitale centrafricaine, faisant référence aux combattants de l'ex-rébellion Séléka qui ont pris le pouvoir en mars et ont depuis lors commis de nombreuses exactions contre les populations.

Lundi soir, l'état-major des armées à Paris avait indiqué que ces groupes armés qui tenaient les rues de Bangui avaient pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp et que la population n'était plus menacée.


La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.


Après avoir obtenu le feu vert de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique, en appui à la force africaine présente sur place, la Misca (3.000 soldats).


(©) 

Premières pertes françaises en Centrafrique: deux soldats tués à Bangui
Premières pertes françaises en Centrafrique: deux soldats tués à Bangui
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 15:43

 

 

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr  10/12/2013 - 13:27

 

Les effectifs militaires français déployés en Centrafrique - 1.600 au total - sont suffisants pour mener à bien le désarmement des milices et la sécurisation du pays, a dit mardi Jean-Yves Le Drian après la mort de deux soldats à Bangui.

 

"Aucune opération militaire n'est facile, il y a toujours beaucoup de risques", a déclaré le ministre de la Défense sur France 2. Prié de dire si des renforts étaient nécessaires au vu de la situation, il a répondu : "Dans l'état actuel des choses, il y a 1.600 militaires français qui assurent progressivement leur mission qui est impérativement le désarmement de toutes les milices".

 

"Ils sont secondés par 3.000 militaires africains, bientôt davantage", a-t-il précisé. "Je pense qu'avec ce périmètre-là, nous serons en mesure progressivement de rétablir la sérénité, la sécurité sur ce territoire", a assuré le ministre.

 

 

Centrafrique : Hollande rencontrera "les autorités de transition"

 

François Hollande doit rencontrer mardi soir lors de son escale à Bangui "les autorités de transition centrafricaines", a-t-on appris dans l'entourage du président français.

 

Le chef de l'Etat devrait ainsi s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, et le Premier ministre Nicolas Tiangaye mais aussi "saluer et encourager" les soldats français engagés dans l'opération Sangaris, a-t-on précisé de même source. Deux d'entre eux ont été tués dans un accrochage à Bangui dans la nuit de lundi à mardi.

 

Centrafrique : pas de renforcement prévu du contingent français
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 14:42

 

 

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr  10 décembre 2013

 

Les soldats français ont commencé lundi à désarmer les milices présentes à Bangui, la capitale centrafricaine. Mardi matin, l'armée française a estimé que "la population n'était plus menacée". François Hollande se rendra à Bangui dans la soirée.

 

Dans un premier temps, il fallait parer à l'urgence et désarmer les groupes armés qui sillonnaient Bangui. Ce serait désormais chose faite selon l'armée française. Les soldats français ont en effet commencé leur opération lundi dans la capitale centrafricaine, traumatisée par de récents massacres le délicat désarmement des milices et groupes armés.

 

Les groupes armés qui tenaient les rues de Bangui ont pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp de la capitale centrafricaine et "la population n'est plus menacée", a indiqué lundi soir à Paris l'état-major des armées, alors que l'opération se poursuivait dans la capitale centrafricaine. Mardi matin, l'Elysée a fait savoir que François Hollande fera étape à Bangui, lors de son voyage retour depuis l'Afrique du Sud. Le chef de l'Etat doit rencontrer son homologue centrafricain et devrait rencontrer des soldats français.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui"

 

Les miliciens, notamment des ex-rebelles de la Séléka, dont les anciens responsables sont aujourd'hui au pouvoir, se sont regroupés au camp Béal, dans le centre de Bangui, qui leur avait été assigné par les forces françaises. Selon l'état-major, "tous ceux" qui étaient encore dans les rues ont été désarmés, l'opération ayant été conduite "en coopération" avec la Misca, la force africaine en RCA.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui. A aucun moment les groupuscules n'ont cherché à engager le combat contre nous", selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron. Les soldats français ont toutefois dû riposter brièvement à "des tirs fugaces" qui ont aussitôt cessé, a-t-il poursuivi. Selon lui, des "accès de violence", notamment de pillages, se sont en revanche produits dans l'après-midi, auxquels les militaires se sont opposés quand ils étaient à proximité.

 

L'opération de désarmement vise expressément les combattants de l'ex-Séléka, coupables de nombreuses exactions ces derniers mois. Les soldats français vont désormais tenter de désarmer les autres forces armées encore présentes dans les régions de Bangui, notamment les Faca (l'ancienne armée régulière fidèle au président déchu François Boziré) ou encore les milices civiles anti-balaka.

 

 

 

Sécuriser l'Afrique sans être son gendarme

 

Alexandre Duyck - Le Journal du Dimanche dimanche 08 décembre 2013

 

Le président de la République a conclu samedi le sommet France-Afrique en précisant la mission des forces françaises en Centrafrique.

 

Promis juré, l'intervention française ne relève en rien de la si décriée "Françafrique". La preuve en est, dit-on au ministère de la Défense, qu'en mars dernier la France a refusé d'entendre l'appel au secours du président Bozizé : "Nous n'avons pas à intervenir pour sauver un régime." Et si Paris a déployé l'intégralité des 1.600 soldats dont elle a annoncé l'envoi en Centrafrique, c'est pour accomplir une mission prioritaire qu'a rappelée François Hollande samedi : "Désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations", afin de "permettre le moment venu des élections libres et pluralistes". L'intervention française sera "rapide, efficace" a ajouté le chef de l'État. Chercheur à l'Iris*, Jean-Pierre Maulny confirme la distinction entre cette intervention et celles qui, par le passé, pouvaient relever de la Françafrique : "C'est contrainte et forcée que la France intervient cette fois-ci. Elle y est obligée."

 

Un diplomate tient à préciser que le sommet qui vient de s'achever à Paris n'a "rien à voir avec celui de La Baule en 1990. À l'époque, les Africains venaient écouter la voix de la sagesse en France et repartaient avec l'ordre d'appliquer ces principes. En 2013, nous sommes dans la concertation. Les Africains sont devenus des acteurs à part entière, ils ne sont plus passifs." Au ministère des Affaires étrangères, on convient tout de même que l'agenda - le déclenchement de l'opération en plein sommet franco-africain - "n'est pas idéal. Envoyer des troupes au moment où l'on insiste sur l'idée que c'est aux Africains d'assurer leur sécurité… Mais il a fallu prendre ses responsabilités".

 

Demande de "mobilisation" financière

 

Un participant à la session consacrée au thème paix et sécurité dit avoir été frappé par l'approbation des chefs d'État africains sur la nécessité de cette intervention de la France. "Puisqu'ils ne sont pas encore capables de le faire eux-mêmes…"

 

Car demeure le manque, cruel, de moyens. La vieille idée d'une "force panafricaine d'intervention rapide" a pourtant ressurgi ce week-end à Paris. Les chefs d'État ont appelé samedi à une "large mobilisation internationale" pour la financer, Paris s'engageant à soutenir sa mise sur pied d'ici à 2015. "Elle monte en puissance", assure-t-on au Quai d'Orsay. "Mais le problème n'est ni la volonté politique ni les effectifs, mais les capacités logistiques et la formation des troupes." D'où la proposition de François Hollande d'aider à former 20.000 soldats africains par an. 

 

"Passer de l'assistance au partenariat" 

 

Au ministère de la Défense, on ajoute que Paris est prêt à doter cette future force d'équipements de transmission et de renseignement : "Nous voulons passer de l'assistance au partenariat." Avec toutefois deux idées derrière la tête : maintenir les effectifs français sur le continent (plus de 8.000 hommes) et passer à une présence plus discrète. D'abord axée sur le renseignement et la lutte antiterroriste pour les troupes au Tchad, au Mali, au Burkina et au Niger, puis avec la présence de deux drones Reaper qui devraient être très prochainement basés au Sahel en permanence.

 

* Institut de relations internationales et stratégiques.

Centrafrique : Hollande va se rendre à Bangui
Centrafrique : Hollande va se rendre à Bangui
Centrafrique : Hollande va se rendre à Bangui
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:40

 

 

 

 

 

 

PUBLIÉ LE MARDI 10/12/2013 À 13H19

 

 

Deux soldats français ont été tués dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, les premiers à tomber en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris jeudi.

 

Par Michel CARIOU et Patrick FORT

 

Bangui (AFP) - Deux soldats français ont été tués "au combat" dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, au cours des opérations de désarmement des milices dans la capitale centrafricaine où le président François Hollande est attendu dans la soirée.

 

Cinq jours après le début officiel de son intervention, l'armée française affirme avoir sécurisé la capitale, mais fait désormais face à des "accès de violence", pillages et tentatives de représailles contre les civils musulmans, lourds de menaces pour la suite des évènements.

 

Mardi matin, les soldats de l'opération Sangaris poursuivaient le désarmement des groupes armés --en fait pour l'essentiel les combattants musulmans de l'ex-rébellion Séléka-- dans plusieurs zones de la ville.

 

Ils opéraient notamment à la sortie nord de Bangui, dans le quartier du PK-12, ont indiqué des habitants contactés au téléphone par l'AFP, sur un axe emprunté par les groupes armés pour évacuer la ville.

 

Dans la matinée, aucun accrochage ou échanges de tirs n'avait été signalé, alors que la population cherchait à se ravitailler après des journées de quasi-paralysie de tout activité.

 

Premiers morts français

 

Selon la présidence française, deux soldats du 8ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres (sud), "sont morts au combat la nuit dernière à Bangui".

 

Il s'agit des premières pertes françaises depuis le déclenchement jeudi soir de l'intervention française Sangaris, dans la foulée d'un feu vert de l'ONU.

 

Alors que la situation est à peine stabilisée dans Bangui après les massacres inter-religieux de la semaine dernière qui ont fait quelque 400 morts, le président Hollande fera étape mardi soir dans la capitale centrafricaine, de retour d'Afrique du Sud où il aura assisté le jour-même à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela.

 

Il rencontrera les autorités de transition centrafricaines, le Premier ministre Nicolas Tiangaye et surtout le président Michel Djotodia, ex-chef rebelle de la Séléka qu'il avait très vivement critiqué samedi dernier.

 

Dans le cadre de l'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge local), la France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique, pour l'essentiel dans Bangui mais aussi dans le nord-ouest du pays, en appui à la force africaine présente sur place, la Misca (2.500 soldats).

 

Les soldats français ont pour mission de "rétablir la sécurité, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire", a rappelé la présidence française dans son communiqué de mardi, rendant hommage aux "sacrifice des deux soldats" tués dans la nuit.

 

Leur patrouille a été accrochée près de l'aéroport, où est basée l'essentiel du dispositif français, a précisé le président de l'Assemblée nationale française, Claude Bartolone.

 

M. Bartolone s'exprimait à l'issue d'une réunion d'information sur la Centrafrique convoquée mardi matin par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avant un débat au parlement.

 

Les inquiétudes en France s'expriment de plus en plus ouvertement sur une opération annoncée comme "humanitaire" et relativement rapide --dans un pays que l'armée française connait par coeur--, mais qui pourrait en définitive s'avérer beaucoup plus longue et délicate que prévu.

 

Selon François Hollande, il s'agit en effet désormais de désarmer tous les groupes armés, ramener la stabilité dans un pays totale décomposition et organiser des élections libres et pluralistes "avant 2015" en remplacement du régime actuel, coalition rebelle à dominante musulmane arrivée au pouvoir par les armes en mars 2013 après avoir renversé le président François Bozizé.

 

Dans Bangui, les hommes en armes de l'ex-Séléka ont disparu des rues. Certains ont abandonné leurs uniformes pour se mêler à la population et ont caché leur arsenal dans les quartiers.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui. A aucun moment les groupuscules n'ont cherché à engager le combat contre nous", a affirmé Paris lundi: les soldats français ont toutefois dû riposter brièvement à "des tirs fugaces" qui ont aussitôt cessé.

 

Soif de vengeance

 

Selon l'état-major français, des "accès de violence", notamment des pillages, se sont en produits lundi après-midi en marge des opérations de désarmement.

Selon la même source, "tous ceux" qui étaient encore dans les rues ont été désarmés, l'opération ayant été conduite "en coopération" avec la force africaine.

 

L'urgence semble désormais de contenir la vengeance des populations de la capitale, en très grande majorité chrétiennes, contre les ex-Séléka isolés et la minorité civile musulmane qui y est associée.

 

Dans une ville de près d'un million d'habitants, le contingent français -numériquement limité- et les hommes de la Misca pourraient ainsi se retrouver en grande difficulté pour contrôler la soif de vengeance.

 

Frustrés d'avoir été désarmés et cantonnés dans leurs bases, beaucoup d'hommes de la Séléka sont de leur côté furieux d'être privés par les Français de tout moyen de se défendre --avec leurs familles et leurs proches-- face à la vindicte populaire.

 

Très peu d'information arrivent par ailleurs des provinces, totalement coupées du reste du pays. "On peut malheureusement s'attendre à découvrir des centaines de corps dans la brousse dans les prochains jours", s'inquiétait un responsable d'une ONG internationale.

 

"Il faut s'attendre aussi à de nouvelles victimes tuées par les Séléka dans leur retraite. Nous sommes dans une dynamique infernale de représailles", analyse cette source.

 

"Les combattants de la Séléka ont été défaits. Après avoir tué des centaines de personnes en trois jours à Bangui, ils peuvent en faire tout autant dans leur dans leur retraite vers leurs bastions du nord".

 

"Du côté chrétien, l'heure de la revanche a sonné, c'est le +match retour+ qui s'annonce, avec le risque de tueries à la machette contre les civils musulmans"

 

© 2013 Agence France-Presse. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. 

Centrafrique: premières pertes françaises, Hollande attendu à Bangui
Centrafrique: premières pertes françaises, Hollande attendu à Bangui
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:34

 

 

 

 

 

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr  10/12/2013

 

 

 

Deux soldats du 8e RPIMa (parachutiste infanterie de marine) de Castres, Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio, ont succombé à leurs blessures dans la nuit après un accrochage lors d'une patrouille, lundi soir à Bangui.

 

Des détails sur les circonstances de ce drame ont été livrés par le ministère de la Défense...

 

Ces deux décès sont confirmés ce matin par l'état-major des armées et le ministère qui apporte des précisions sur le déroulement du drame : Hier soir, peu avant minuit, une section de la force Sangaris a été prise à partie à très courte distance par des individus munis d'armes légères d'infanterie, au cours d'une patrouille menée à Bangui. Les militaires français ont immédiatement riposté. Durant l'échange de tirs, deux militaires français ont été grièvement blessés. Ils ont immédiatement été pris en charge par leurs camarades avant d'être évacués vers l'antenne chirurgicale avancée sur l'aéroport M'Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures. "

 

Le 1re classe Antoine Le Quinio, 22 ans (photo à gauche, militaire depuis novembre 2011), et le 1re classe Nicolas Vokaer, 23 ans (photo à droite, engagé en juin 2011), appartenaient à la 1re compagnie et avaient déjà participé à trois opérations extérieures en Centrafrique et au Gabon.

 

Dès avant le début de l'opération, l'EMA avait alerté les autorités politiques de la très forte probabilité de morts français en Centrafrique face à des éléments incontrôlables et une situation totalement chaotique et imprévisible. Le CEMA, l'amiral Edouard Guillaud, qui devait rencontrer l'AJD (association de journalistes de défense) ce matin à Paris, a annulé l'interview une heure avant en raison "d'une urgence opérationnelle ".

 

Depuis l'Afrique du sud, où il assiste à l'hommage rendu à Nelson Mandela, et par communiqué, le président François Hollande fait part de sa profonde tristesse " : Le chef de l’Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats et il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire. " Le président doit en principe se rendre à Bangui ce soir après la cérémonie de Johannesburg (ce qui paraît un peu prématuré étant donné les circonstances).

 

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, s'associe aux compagnons d'armes de nos deux soldats et à l'ensemble de la communauté militaire pour adresser ses plus sincères condoléances à leur famille et à leurs proches. Un hommage national sera prochainement rendu à nos deux militaires, morts pour la France ".

Toutes nos condoléances aux familles et à leurs camarades.

 

Lu pour vous : Centrafrique : deux soldats de 1re classe du 8e RPIMa tués à Bangui
Lu pour vous : Centrafrique : deux soldats de 1re classe du 8e RPIMa tués à Bangui
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:23

 

 

 

 

 

 

Par AFP | Publié le 10/12/2013 à 12h34

 

La compagnie aérienne a suspendu, ce mardi, ses vols vers la capitale centrafricaine "pour des raisons de sûreté".

 

"Nous avons pris la décision d'annuler le vol hebdomadaire de mardi. Cette liaison est suspendue pour une durée indéterminée", a déclaré, ce mardi, un porte-parole de la compagnie, après la mort de deux militaires français en Centrafrique

Air France est la seule compagnie régulière à desservir Bangui depuis Paris. Le vol est habituellement opéré le mardi à 12h30 depuis l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. "Nous espérons rétablir ce vol dès que possible", a ajouté le porte-parole, précisant que 68 passagers comptaient se rendre à Bangui ce mardi.

 

Les équipages logés au Cameroun

Il a par ailleurs indiqué qu'avant la suspension du vol, les équipages d'Air France étaient logés à Yaoundé (Cameroun) et non plus à Bangui. Deux parachutistes du 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres (Tarn) ont été tués dans la nuit de lundi à mardi à Bangui "au cours d'une patrouille", selon un communiqué du ministre français de la Défense Jean-Yves le Drian, diffusé mardi.

Les deux militaires français, dans un premier temps, "grièvement blessés", "ont immédiatement été pris en charge par leurs camarades avant d'être évacués vers l'antenne chirurgicale avancée sur l'aéroport de M'Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures", a précisé la même source. Les deux parachutistes appartenaient à la première compagnie du "8" qui était arrivée en Centrafrique jeudi.


Il s'agit des deux premières pertes de l'armée française depuis le début de l'intervention en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris pour laquelle 1.600 soldats français sont mobilisés.

Centrafrique : Air France suspend ses vols vers Bangui "pour des raisons de sûreté"
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Centrafrique-Presse.com