Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 12:37

 

 

30/09/2015

 

Le regain de violence à Bangui, la capitale de la République centrafricaine après une période de calme relatif est un développement qui provoque une grande inquiétude. La situation actuelle apparaît extrêmement précaire, avec des rapports d’actes de violence graves et des allégations de comportements susceptibles de constituer des crimes graves, commis à l’encontre des populations civiles et des travailleurs humanitaires.

 

Je demande instamment à tous les individus et les groupes en République centrafricaine engagés dans ces affrontements, y compris ceux qui semblent être liés aux groupes anti-Balaka et ex-Séléka, à cesser immédiatement toute violence. Je mets en garde les personnes présumées avoir commis des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale qu'elles peuvent être tenues individuellement responsables.

 

Il y a un an, à la suite d'un renvoi par les autorités centrafricaines, j'ai annoncé l'ouverture d'une deuxième enquête sur les crimes commis dans le pays depuis le 1er août 2012. Cette enquête est en cours et mon Bureau continuera à recueillir et à compiler tous les éléments de preuve disponibles, y compris des témoignages fiables, en vue de demander la délivrance de mandats d'arrêt dès que possible à l’encontre des personnes responsables de ces crimes extrêmement graves.

 

Mon Bureau continuera à suivre de près l'évolution de la situation en République centrafricaine dans les prochaines semaines, ainsi qu’à prendre note de tout acte de violence ou d'incitation à la violence. Ceux qui incitent ou commettent des crimes atroces doivent être tenus responsables. Les crimes doivent cesser; la violence n’est jamais une solution.

 

Source: Bureau du Procureur

 

http://www.icc-cpi.int/FR_Menus/icc/press and media/press releases/pages/otp-stat-30-09-2015.aspx

Déclaration du Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, concernant la montée récente d’actes de violence en République centrafricaine
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 00:42

 

 

 

Par RFI 05-10-2015 à 21:48

 

Le président tchadien Idriss Deby, très influent en Centrafrique, a estimé ce lundi à Paris que la transition en cours dans ce pays devait « s'arrêter » et des élections être organisées avant la fin 2015, après une flambée de violences à Bangui.

 

« Nous regrettons ce qui est arrivé en RCA », a souligné Idriss Deby devant la presse à l'issue d'un entretien à Paris avec le président François Hollande en réaction aux violences qui ont embrasé la capitale centrafricaine fin septembre, faisant 61 morts et 300 blessés, d'après un dernier bilan.

 

Selon le président Déby, le Tchad ne s'est jamais désengagé de la RCA. Et avec le président François Hollande, l'Afrique centrale a la même position : « Il faut que la communauté internationale trouve les moyens financiers nécessaires pour permettre à la transition de faire les élections avant la fin de l'année 2015 ».

 

« Nous avons avec le président Hollande une même position, cette transition doit s'arrêter, il faut une mauvaise élection plutôt qu'une transition chancelante (...) Il faut régler la question des hommes en armes »

 

Idriss Deby Président du Tchad 05/10/2015 - par Boniface Vignon

 

Idriss Deby demande la fin de la transition et des élections en RCA
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 00:25
Congo : référendum constitutionnel fixé au 25 octobre

 

 


Brazzaville - AFP / 06 octobre 2015 01h15 -  Le projet de nouvelle Constitution qui permettra au président congolais Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016 sera soumise à référendum le 25 octobre, a annoncé lundi soir le gouvernement de Brazzaville.


Au terme d'un débat enrichissant (...) le Conseil des Ministres, chacun ayant pleinement conscience du caractère historique de l'événement, a décidé d'adopter avec amendements le projet de loi portant Loi constitutionnelle, indique un compte-rendu officiel du Conseil des ministres transmis à l'AFP. 


Le référendum sur le projet de loi constitutionnelle est convoqué pour le dimanche 25 Octobre 2015, ajoute le texte, précisant que la campagne en vue de cette consultation populaire s'étendra du 9 au 23 octobre 


Si elle est adoptée par le peuple congolais, la nouvelle Constitution donnera naissance à une Nouvelle République, ajoute le Conseil des ministres.


La nouvelle Constitution ramènerait la durée du mandat présidentiel de 7 ans à 5 ans mais stipule que le mandat du chef de l'État est renouvelable deux fois.


Conformément aux recommandations du dialogue national de juillet - dénoncé comme une farce par l'opposition - le projet de nouvelle constitution abaisse à 30 ans (contre 40) l'âge minimum pour être candidat à la magistrature suprême en faisant disparaître l'âge maximal de 70 ans inscrit dans la Constitution de 2002.


M. Sassou, 72 ans cette année, cumule plus de trente ans à la tête du pays. Il a dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues.


Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.


La Constitution actuelle lui interdit à double titre de se présenter à la prochaine présidentielle devant avoir lieu mi-2016 en ce qu'elle limite à deux le nombre des mandats que peut exercer un chef de l'État et interdit à toute personne âgée de plus de 70 ans de concourir à la présidentielle.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=636315

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 00:19

 

 

 

http://www.rtl.be/  05 octobre 2015 à 09h12

 

Le procès de François Toussaint débute devant les assises de Liège ce lundi. L'homme est poursuivi pour l'assassinat de manuel maroquin tué de deux balles dans la tête en 2005 à Xendremal, en province de Liège. Sa personnalité est au centre de ce procès, il est présenté comme un tueur professionnel.

 

La cour d'assises de Liège a constitué mercredi dernier un jury composé de 7 femmes et 5 hommes en vue de juger François Toussaint, un Welkenraedtois de 49 ans accusé d'avoir commis l'assassinat de Manuel Maroquin en mars 2005. Le procès est encadré de mesures de sécurité particulières en raison de la personnalité de l'accusé.


Limiter le risque d'évasion de l'accusé ou empêcher qu'il soit éventuellement victime d'une agression extérieure


François Toussaint est accusé d'avoir abattu Manuel Maroquin de deux balles dans la tête le 8 mars 2005 à Xhendremael (Liège). Manuel Maroquin avait été tué alors qu'il quittait son domicile, un ancien dancing, au volant de sa voiture. Des mesures de sécurité particulières ont déjà été mises en place lors de l'ouverture du procès. Les services de sécurité ont installé ces mesures de protection afin de limiter le risque d'évasion de l'accusé ou d'empêcher qu'il soit éventuellement victime d'une agression extérieure. La police du palais de justice de Liège, renforcée dans ses effectifs par le peloton anti-banditisme et la brigade canine, a sécurisé l'ensemble de la salle d'audience et les couloirs qui l'entourent. Chaque personne qui sera amenée à pénétrer dans la salle d'audience durant le procès sera fouillée. 


Il dispose de compétences pointues en matière de technique de combat et de formation policière


François Toussaint était entouré d'une dizaine de policiers lors de son transfert vers la salle d'audience. Il dispose de compétences pointues en matière de technique de combat et de formation policière. Deux procès se sont déjà déroulés dans le cadre de cette affaire. Mais les arrêts ont été cassés par la Cour de cassation. Les accusés Yves Hody et Hugues Dewit seront rejugés le 11 janvier 2016 à Arlon à l'occasion de leur troisième procès. 


Il était devenu mercenaire en Centrafrique


Pour François Toussaint, il s'agira d'un second procès. Lors des débats à Liège, il avait fait défaut, réfugié en République de Centrafrique où il avait des activités de mercenaire. L'affaire s'inscrit dans le cadre des activités commerciales réalisées par Yves Hody et du démantèlement d'une société située à Engis. Yves Hody était intéressé par la récupération des métaux. Il aurait trouvé sur son chemin Manuel Maroquin, qui assurait la sécurité du site. Ensuite, Hody aurait engagé François Toussaint pour assurer sa propre sécurité après un conflit avec ses associés et Manuel Maroquin.


Proche de Kabila ou former du personnel pour Jean-Pierre Bemba?


La personnalité de François Toussaint sera au centre du procès. L'accusé, spécialiste des arts martiaux, est réputé dangereux. Les services de la sûreté de l'Etat ont dressé un rapport sur lui. Il est connu pour avoir entretenu de bons contacts avec les responsables de la police congolaise. Il aurait également été proche de Kabila ou formé du personnel pour Jean-Pierre Bemba. Il aurait, dans un autre temps, présidé un mouvement d'opposition pour combattre la dictature de Kabila. François Toussaint est aussi décrit comme un fantaisiste et un bluffeur. Lors de l'enquête, l'accusé avait fait des aveux sur le fait qu'il était l'auteur des tirs sur Manuel Maroquin. François Toussaint est accusé d'assassinat par l'avocat général Paul Catrice. Il sera défendu par Me Jean-Louis Gilissen et Me Raphaël D'Amico. Le procès présidé par Annick Jackers devrait durer deux semaines. Les débats au fond s'ouvriront lundi à 9h00 par la lecture de l'acte d'accusation.

Procès sous haute sécurité à Liège: François Toussaint est présenté comme un tueur professionnel, ancien mercenaire en Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 00:16
Communiqué UDPP

 

 

DECLARATION

 

L’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (U. D. P. P.), suit avec amertume et une très grande consternation les évènements tragiques qui endeuillent depuis hier, Samedi 27 Septembre, des familles innocentes. Ayant pris pour  prétexte l’assassinat suspect d’un Mototaxi, qui serait de confession musulmane, les extrémistes musulmans à la solde de la Séléka, basés au Km5, ont attaqué tôt ce Samedi, les paisibles populations de Bazanga dans le 5è, et du quartier Sara et des Castors dans le 3è Arrondissement, semant la mort et la désolation.

 

L’UDPP déplore le lâche assassinat de ce taxi-moto mais estime toutefois que cet assassinat ne saurait constituer un motif pertinent pouvant amener ces tueurs à plonger la capitale dans le chaos. Cette guerre n’est pas le nôtre ; elle nous est imposée par les ennemis bien identifiés de notre pays qui trouvent leur compte dans les souffrances de notre peuple. Cette flambée de violence, en cours, est un plan savamment ourdi, de longue date, et mis en exécution par les suppôts des intérêts obscures qui rêvent depuis toujours de mettre le grappin sur les immenses richesses dont regorge notre pays au détriment du peuple centrafricain.

 

 Des témoignages concordants attestent péremptoirement que le taxi-moto aurait été tué et jeté dans les locaux de la F.N.E.C., dans le 8è Arrondissement par des hommes non identifiés, se déplaçant à bord d’un véhicule militaire. Si ces témoignages venaient à être vérifiés, cela voudrait dire que cet assassinat ne saurait être imputé aux Chrétiens.

 

L’UDPP constate avec étonnement la passivité notoire de la MINUSCA, dont la mission première est de s’interposer entre les belligérants afin d’éviter des massacres. Cette passivité incompréhensible de la MINUSCA est une forfaiture qui la place à l’encontre des différentes résolutions de l’ONU relatives à la crise centrafricaine. On comprend aisément l’hostilité légitime des populations du 3è et du 5è arrondissements contre les patrouilles des forces onusiennes, qui ne s’effectuent généralement que dans les zones épargnées par le conflit.

 

L’UDPP dénonce fermement l’attitude ambigüe du Gouvernement qui, en l’absence de la Cheffe de l’Etat, aurait dû multiplier des appels au calme en attendant le retour de celle-ci. La timide réaction du gouvernement se résumant à un ridicule « couvre-feu » dont il sait qu’il ne dispose pas les moyens de faire respecter.

 

L’UDPP identifie clairement Messieurs François Bozizé et Michel Djotodia, partenaires des accords de dit de Nairobi, comme principaux responsables des tueries de Bangui et du chaos dans lequel est plongé notre pays. Ces deux assoiffés de pouvoir se sont entendus sur le dos du peuple centrafricain pour revenir aux affaires, même au prix du sang des compatriotes.

L’UDPP appelle tous les patriotes et démocrates centrafricains ainsi que tous les amis de la Centrafrique à se mobiliser pour barrer la route aux ennemis du peuple.

 

L’UDPP présente aux familles endeuillées ses profondes et sincères condoléances.

 

Elle apporte son soutien indéfectible à la Transition en cours, sous la triple direction du Chef de l’Etat de Transition, du Président du CNT et du Chef du gouvernement de transition ; exhorte l’ANE a accélérer les préparatifs des consultations en vue pour permettre au peuple d’aller aux urnes , dans les meilleurs délais, afin de choisir librement ses dirigeants légitimes.

 

Vive la Centrafrique, notre Patrie !

 

Vive le peuple centrafricain !

 

Fait à Bangui le 30 Septembre 2015

 

 

Communiqué UDPP
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 17:51

 


Paris - AFP / 05 octobre 2015 18h42 -  Le président tchadien Idriss Deby, très influent en Centrafrique, a estimé lundi que la transition en cours dans ce pays devait s'arrêter et des élections être organisées avant la fin 2015, après une flambée de violences à Bangui.


Nous regrettons ce qui est arrivé en RCA, a souligné Idriss Deby devant la presse à l'issue d'un entretien à Paris avec le président François Hollande en réaction aux violences qui ont embrasé la capitale centrafricaine fin septembre, faisant 61 morts et 300 blessés, selon un dernier bilan.


Nous avons avec le président François Hollande la même position en ce qui concerne la RCA : cette transition doit s'arrêter. Il faut (mieux) une mauvaise élection plus qu'une transition chancelante, a déclaré le président Deby, dans une critique implicite des autorités de transition en place depuis janvier 2014.


Que la communauté internationale trouve les moyens financiers nécessaires pour permettre à la transition de faire les élections avant la fin de l'année 2015, a-t-il insisté.

Cela ne suffit pas, il faut régler la question des hommes en armes. Parallèlement, il faut que la communauté internationale trouve le moyen pour déclencher le système DDR (démobilisation, désarment, réinsertion) pour permettre aux anti-balakas (milices animistes et chrétiennes) et ex-Séléka (ex-rébellion à dominante musulmane) qui sont armés et dans la nature de regagner le bercail.


Avec le président français, M. Deby a aussi abordé la question-clé de la situation économique et financière difficile que traverse le Tchad aujourd'hui.


Ces difficultés sont les conséquences directes de l'implication du Tchad dans les questions de sécurité de la sous-région, a-t-il estimé, sans préciser cependant quelles demandes de contrepartie N'Djamena avait formulées sur ce point.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=636229 

Centrafrique: le président tchadien réclame la fin de la transition et des élections avant fin 2015
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:57

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 5 octobre 2015 13:30

 

Dans une déclaration lue ce 5 octobre sur les ondes de la radio nationale, le porte-parole du gouvernement, Dominique Saïd Panguindji, a donné le bilan officiel provisoire des dégâts humains des événements déclenchés le 26 septembre à Bangui. Le gouvernement de transition a donc décrété trois jours de deuil national en mémoire des victimes de cette crise.


« Le bilan provisoire de ce plan machiavélique qui pourrait s'alourdir est catastrophique et macabre. 61 morts et 307 blessés graves selon les sources hospitalières. Le gouvernement tient une fois de plus renouveler ses condoléances aux familles éprouvées et sa compassion aux victimes qui demeurent dans la souffrance », s'est indigné le membre du gouvernement de transition. 

« C'est dans cet esprit de solidarité qu'un deuil de trois jours a été décrété par le Chef de l’État de la transition en la mémoire de toutes les victimes innocentes de cette barbarie sans nom », a-t-il ajouté. 


Cette crise pour le Gouvernement de transition, n’est qu’un coup d’état devant aboutir à la mise en place d’une troisième transition. Le porte-parole du gouvernement parle d’un complot minutieusement préparé de longue date afin de renverser les institutions de transition en cours. 


« Cette énième crise est l’œuvre d'un plan machiavélique méticuleusement préparé depuis de longue date destiné à marquer un coup d'arrêt au processus de paix, de réconciliation nationale ainsi qu'au processus électoral suffisamment avancé malgré le contexte particulièrement difficile », a précisé M. Saïd Panguindji.


Le ministre Saïd Panguindji considère que l'appel de la société civile à travers le mouvement ''Le temps de Bêafrika'' s'inscrit dans la logique d'un appel à la violence.

« L'appel irresponsable à la désobéissance civile lancé par un conseiller national de transition, soit disant au nom de la société civile, s'inscrit dans cette logique de barbarie et n'est ni plus ni moins qu'un appel à l'insurrection populaire contre les institutions de la transition, les forces internationales, Minusca et Sangaris, les agences du système des Nations Unies et les ONG nationales et internationales ». 


Selon lui, « Les conséquences de ces agissements constituent un désastre pour la paix et l'action humanitaire dont ce conseiller national et certaines personnalités tant politiques que militaires, devront porter l'entière responsabilité devant la justice et devant l'histoire. Il n'y aura pas de place à l'impunité ni à l’immunité devant ces faits aussi graves et flagrants. Dores et déjà, une procédure judiciaire est enclenchée, force doit rester à la loi ».


Par ailleurs, une séance de travail a eu lieu ce lundi 5 octobre au Palais de la Renaissance entre le Chef de l’État de la transition, Catherine Samba-Panza et le Premier ministre, Mahamat Kamoun. Il s’agit, pour le chef du gouvernement de transition, de dresser le bilan de la situation à l’Exécutif de la transition. 


Quant à l’organisation des prochaines consultations avec les Forces vives de la nation annoncées par le Chef de l’État de la transition dans son discours à la nation quelques heures après son retour de New York, le Premier ministre a affirmé que les dispositions sont en cours.

 

 

Centrafrique : 61 morts, 300 blessés dans les violences de fin septembre à Bangui

 

05/10/15 (AFP)

 

La flambée de violences qui a embrasé Bangui fin septembre a fait 61 morts et 300 blessés, a annoncé lundi le gouvernement centrafricain, révisant à la hausse de précédents bilans faisant état d'une quarantaine de morts.

 

"Le dernier bilan des violences établi de source hospitalière est de 61 morts et plus de 300 blessés", selon un communiqué du ministre de la Sécurité publique et porte-parole du gouvernement, Dominique Saïd Panguindji.

 

Ces violences avaient éclaté le 26 septembre après l'assassinat d'un conducteur de moto-taxi de confession musulmane et s'étaient propagées dans plusieurs quartiers de la capitale avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français de Sangaris) ne parviennent à rétablir le calme.

 

La ville avait également été paralysée pendant quelques jours par des barricades érigées par des manifestants réclamant notamment la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza.

 

Lundi, Bangui avait retrouvé son visage habituel. Les banques, les magasins de gros, les boutiques ont rouvert. Les taxis, taxis-bus et taxis-motos ont également repris le service. Mais certains axes ne sont pas totalement desservis.

 

"Nous avons des problèmes d'approvisionnement en carburant et nous redoutons aussi les braquages qui se font de jour comme de nuit. C'est pourquoi il n'y a pas de véhicules de transport urbain sur certaines artères", a expliqué à l'AFP Jean-Charles Tayo, chauffeur de taxi.

 

Les vols en partance et à destination de Bangui ont repris. "Avec le concours des forces nationales et internationales, nous avons mis en place un dispositif très efficace. Les passagers peuvent accéder à l'aéroport sans pour autant être inquiétés", a affirmé à la radio d'Etat Arnaud Djoubaye Abazène, ministre des Transports.

 

La semaine dernière, Mme Samba Panza avait qualifié ces violences de "tentative de prise de pouvoir par la force".

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, un des pays les plus pauvres au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir.

 

Le gouvernement de transition publie le bilan des derniers événements à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:55

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 5 OCTOBRE 2015

 

Le parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a exprimé sa disponibilité à participer à la prochaine concertation promise par la présidente de la transition dans son discours du 30 septembre dernier, face au regain de tensions en Centrafrique. Il a par ailleurs déploré la réunion de New York du 01er octobre en marge de la 70ème Assemblée Générale des Nations Unies, qui n’a pas joué en faveur de la République Centrafricaine vu la résurgence des violences, trois jours avant sa tenue.

 

Des réactions exprimées le 04 octobre lors d’un point de presse au domicile du président du MLPC, Martin Ziguélé. « Le dialogue demeure le principal moyen de résolution de crise en démocratie. La présidente de transition a invité la classe politique à un dialogue. Lorsque vous invitez quelqu’un, c’est vous qui lui présentez les mets. Nous attendons qu’on nous dise les sujets sur lesquels nous allons discuter. Et fidèles à nos principes et fidèles à notre tradition de républicain, nous apporterons autant que nous pourrons notre contribution pour qu’au bout de cette démarche, il y ait la paix », a dit Martin Ziguélé, une déclaration qui va dans le sens de celle des partis, associations et personnalités politiques indépendantes exigeant la communication des sujets de débats de cette concertation préalable.

 

Le MLPC a dans la même logique déploré les produits obtenus à la réunion de New-York du 01er octobre 2015. « La réunion prévue le 01er octobre 2015 en marge de la 70ème Assemblée Générale de l’ONU était une vitrine pour la RCA, car elle devrait permettre de préparer l’après transition et de présenter les préoccupations de la population centrafricaine. Lorsque la communauté internationale à d’autres soucis se mobilise pour votre pays et qu’à trois jours avant vous vous entretuez, vous lancez des messages incompréhensibles, que vous demandez à vos compatriotes de plus travailler, que vous êtes dans la déstabilisation permanente de votre pays, ils ont autre chose à faire que d’aller financer des personnes qui ne savent pas ce qu’ils veulent », trouve-t-il.

 

Selon certaines indiscrétions, « la salle où devait se tenir la réunion de New-York était quasiment vidé des bailleurs et donateurs. Les autorités centrafricaines ont dû prononcer leurs discours devant un public assez petit ».

 

Aucune date n’est encore prévue pour la concertation annoncée par la cheffe de l’État de transition.

Le MLPC favorable à la concertation promise par la cheffe de l’État de transition
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:53
Une vie qui renait, des causes du conflit qui persistent

 

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 5 OCTOBRE 2015

 

Après dix jours de regain de tensions dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine, les Centrafricaines et les Centrafricains ont repris ce jour le chemin du travail comme l’a souhaité le gouvernement de transition à travers les nombreux appels à la reprise faits à la radio et sur les téléphones portables. La peur au ventre, les travailleurs du secteur public comme du secteur privé ont marché pour certains et d’autres à bord de quelques rares engins roulants (moto, taxi et bus), veulent se conformer à l’une des composantes de la devise de la RCA : Travail.

 

Entretemps, les causes de cet incessant conflit restent intactes et intégrales, aucun iota n’a bougé même les textes et les engagements pris pour résoudre la crise en Centrafrique n’ont pas été fermes sur l’identité de ses responsables, les méthodes et les moyens qu’ils devaient employer.

 

Pour parler clair, les supposés fauteurs de troubles ont quitté l’espace (carrefour, artères etc.) occupé durant les dernières semaines afin de paralyser la ville, aux casques bleus de la Minusca avec lesquels ils se remplacent lorsqu’il y a conflit ou calme relatif dans le pays. Armes à la main, ils repartent, mijoté certainement d’autres crimes afin de les reproduire à une autre occasion. Sont-ils du marché de Pk5 dans le 3ème arrondissement de Bangui ou encore de Boy-Rab dans le 4ème arrondissement, forces internationales, autorités de la transition, population civile, tous en savent quelque chose.

 

Étant donné « les mêmes causes produisent les mêmes effets » et que la paix se construit lorsque la nation (dirigeants, population) dans son entièreté regarde dans la même direction, la paix est loin de revenir en Centrafrique. Devrait-on encore parler du désarmement forcé des groupes armés, de la véritable lutte contre l’impunité si après des mois de mis aux arrêts des présumés coupables, une maison d’arrêt comme la fameuse Ngaragba se vide en une fraction de seconde de son contenu? A-t-on mis fin à la proclamation de la théorie de la manipulation, du complot permanent contre la transition? Et si cette hypothèse était vraie, devrait-on en faire un cheval de bataille encore moins la raison d’être de notre gouvernement, de notre État? Quelque part, les Saintes Écritures ont dit que la malédiction sans cause n’a point d’effet », pourquoi alors tant de crainte de la haute sphère de l’État si l’on a géré dans les règles de l’art.

 

A défaut de la construction d’une paix véritable, de la renaissance du vivre ensemble, prennent racine la peur de perdre sa« petite » vie et la crainte de l’autre, tout cela engendre la psychose générale. Des continents à l’instar de l’Europe ont connu des périodes d’atrocités incomparables et dommageables mais ces mêmes moments ont permis de construire un avenir meilleur. Devant les réalités actuellement constatées en Centrafrique, l’on doute que ce vécu européen ne puisse s’avérer réel en RCA tant la propension vers l’intolérance et le « dents pour dents, œil pour œil » sont loin de nous quitter.

 

Les nations civilisées respectent les règles et se conduisent selon le bon sens.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 12:50
Communiqué de la Nonciature Apostolique en Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com