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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 22:00

 

 

 

 

 

YAOUNDE Vendredi 29 novembre 2013 | 20:33 UTC (Xinhua) - Un groupe de 700 personnes déplacées de Bouca vit dans la crainte d'une attaque des ex- rebelles de la Séléka, au pouvoir à Bangui, qui a leur a lancé mardi un ultimatum de quitter l'enceinte de la mission catholique de cette localité du Nord de la République centrafricaine (RCA) où elles ont trouvé refuge pour fuir les violences, selon des sources humanitaires.

 

D'une population estimée à 15.000 habitants, Bouca est l'un des théâtres des affrontements meurtriers qui opposent ces derniers temps les combattants de l'ex-coalition rebelle qui s'est emparée du pouvoir le 24 mars à Bangui à des groupes d'autodéfense villageois anti-Balakas (anti-machettes) constitués en réaction aux exactions des ex-rebelles sur la population.

 

En septembre, 100 personnes avaient été tuées dans des attaques menées à l'encontre des civils par ces milices dites pour certaines proches de l'ancien régime de François Bozizé et qui à l'origine combattaient les coupeurs de route, d'après un bilan publié dans un rapport de l'Ong internationale Médecins sans frontières (MSF) présente dans le pays pour apporter l'assistance sanitaire aux victimes de la crise centrafricaine.

 

Au cours des mêmes attaques, 700 maisons avaient été brûlées et des milliers de personnes déplacées, mentionnait en outre MSF qui se dit également préoccupée par "une nouvelle vague de dé placement de populations suite à de nouveaux affrontements la semaine dernière entre anti-Balakas et forces de l'ex-Séléka".

 

Ces sinistrés, décrit MSF, s'entassent sur des sites surpeuplés où planent des menaces d'épidémies. Ce sont pratiquement les mê mes conditions de vie pour les quelque 35.000 déplacés de Bossangoa (Nord-Ouest) également hébergés dans l'évêché depuis août et qui "ont toujours besoin d'assistance".

 

Le sort des populations cachées en brousse, sans accès aux soins, à la nourriture et à l'eau potable, est aussi préoccupant.

 

Avec ses équipes d'une trentaine d'expatriés et d'une cinquantaine de d'employés locaux, MSF annonce une assistance sanitaire qui comptabilise une moyenne de 5.000 consultations classiques mensuelles auxquelles s'ajoutent des interventions chirurgicales d'urgence pour la prise en charge des blessés graves.

 

 En collaboration avec le ministre de la Santé publique centrafricain, cette Ong, à cause des abandons de postes par les fonctionnaires et agents de l'Etat dans les zones de conflit, gère aujourd'hui les hôpitaux publics de Bria, Paoua, Carnot, Kabo, Batangafo, Ndélé, Zémio, Boguila et Bossangoa ainsi qu'une quarantaine de centres de santé, de l'avis d'Albert Caramés, chargé des affaires humanitaires.

 

Même si "aucun changement n'est observé pour l'instant", elle se dit "très attentive" à l'ultimatum des responsables de l'ex-Séléka aux 700 déplacés de Bouca.

 

Avant les nouvelles vagues de déplacement, les Nations Unies à travers le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) recensait 400.000 déplacés centrafricains depuis la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars à Bangui.

 

Dans son discours à l'ouverture de la 68e session de l'Assemblée générale de l'Onu en septembre à New York, Nicolas Tiangaye, Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition nommé par les accords de paix du 11 janvier à Libreville (Gabon), faisait état de ce que "62.000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins dont 45.000 en République démocratique du Congo (RDC)".

 

Alors que "650.000 enfants au moins ne peuvent pas se rendre à l'école" et 60.000 autres "risquent de mourir de malnutrition", notait-il encore, l'évaluation de la crise que traverse la RCA depuis près d'un an révélait par ailleurs que "484.000 habitants (10,5% de la population) sont en situation d'insécurité alimentaire sévère". Car, "la population a abordé la saison des pluies dans un état de dénuement total".

 

"Moins de 20% des structures médicales du pays sont opérationnelles" et "13.700 personnes en traitement antirétroviral risque de ne plus pouvoir prendre leurs médicaments à cause des risques d'interruption de la chaîne d'approvisionnement", faisait encore remarquer Nicolas Tiangaye.

 

Pour Amy Martin, représentante résidente d'OCHA dans le pays, une augmentation des besoins humanitaires est évidente, avec l'aggravation de la crise depuis août. "Les besoins sont trois fois plus que ce qu'on a prévu au début de l'année. On est passé de 400.000 à 1,6 million de personnes qui ont besoin d'assistance humanitaire", a-t-elle affirmé à Xinhua.

 

Cette agence onusienne avait lancé en juin en appel d'urgence de 195 millions de dollars. "On a mobilisé 44%, soit à peu près 84 à 85 millions dollars. Donc, il y a un grand gap à combler", a établi Mme Martin qui recense près de 2 millions de personnes vulnérables à l'insécurité alimentaire.

 

Une nouvelle évaluation des besoins est annoncée pour la semaine prochaine. Entre-temps, "la situation reste précaire et sensible", déplore Amy Martin ajoutant que, comme à Bossangoa par exemple, "il y a toujours le sentiment qu'il n'y a pas la sécurité, malgré le renforcement des forces de la MICOPAX (Mission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale pour la consolidation de la paix en RCA, NDLR) et de la FOMAC (Force multinationale de l'Afrique centrale)".

 

 "Nous sommes en train d'appuyer le gouvernement pour le redéploiement de l'administration", informe cependant sur une note d'optimisme la représentante résidente d'OCHA. Elle fait aussi part de discussions au cours de la semaine qui s'achève avec les autorités pour "une solution rapide" relative à la libération des bâtiments administratifs occupés par les ex-rebelles de la Séléka.

 

Centrafrique  700 déplacés de Bouca sous la menace d'un ultimatum des ex-rebelles de la Séléka
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 21:40

 

 

 

 

 

Paris (AFP) - 29.11.2013 14:36 - La France a décidé de changer son ambassadeur en République centrafricaine, au moment où elle s'apprête à déployer un millier de soldats dans ce pays en plein chaos, a indiqué vendredi le ministère des Affaires étrangères.

 

"Nous avons proposé aux autorités centrafricaines la nomination d'un nouvel ambassadeur", a déclaré à la presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal. Il a précisé qu'une nouvelle affectation avait été proposée à Serge Mucetti, dont c'était le premier poste d'ambassadeur et qui n'était en Centrafrique que depuis un an et demi.

 

Le porte-parole n'a pas fourni d'explication sur les raisons de cette mutation mais de source diplomatique, elle est liée "aux changement de circonstances".

 

En mars, deux mois après l'intervention française au Mali, Paris avait aussi changé d'ambassadeur, remplaçant Christian Rouyer par Gilles Huberson, un diplomate atypique au passé militaire.

 

Le magazine Jeune Afrique, qui a révélé le rappel de M. Mucetti sur son site internet, a souligné qu'au moment du coup d'Etat qui a renversé l'ex-président centrafricain François Bozizé, le 24 mars 2013, l'ambassade de France avait été "critiquée pour sa gestion légère des ressortissants français".

 

Le nom du remplaçant de M. Mucetti à Bangui n'a pas été annoncé à ce stade.

 

M. Mucetti avait été nommé ambassadeur en mars 2012, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et avait pris ses fonctions en mai 2012. Diplomate de carrière, ayant effectué plusieurs postes à l'étranger, il était auparavant directeur de cabinet du secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger, à l'époque Edouard Courtial.

 

© 2013 AFP

La France change d'ambassadeur en Centrafrique avant une action militaire
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 21:29

 

 

 

 

 

http://www.zonebourse.com   29/11/2013 | 20:30

 

La République centrafricaine, plongée dans le chaos depuis l'éviction du président François Bozizé au printemps dernier, demande la levée de l'interdiction de ses exportations de diamants afin de soulager son économie.

 

En mai dernier, deux mois après l'occupation de Bangui par les combattants rebelles de la Séléka, la Centrafrique a été exclue du Processus de Kimberley, dispositif international de certification des diamants destiné à lutter contre le commerce des "diamants du sang" servant à financer les conflits dans la région.

 

"Les diamants n'ont rien à voir avec la situation actuelle en République centrafricaine", a déclaré Herbert Goyan Djono-Ahaba, ministre des Mines dans le gouvernement de transition.

 

"Notre pays a été suspendu (du Processus de Kimberley) en raison des risques qu'il pouvait y avoir mais il n'y a aucune preuve que les diamants ont financé la guerre", a-t-il ajouté dans une interview accordée jeudi à Reuters.

 

Les diamants représentent une importante source de revenus pour le gouvernement de Bangui et l'absence de cette manne depuis plusieurs mois complique les efforts du gouvernement provisoire pour stabiliser la situation.

 

Selon Djono-Ahaba, le pays remplit toutes les conditions pour réintégrer le Processus de Kimberley mais aucun expert, selon lui, n'a daigné se rendre sur place pour constater les progrès réalisés.

 

L'organisation Partenariat Afrique Canada (PAC), membre du processus de Kimberley, affirme de son côté que le gouvernement de Bangui est bien loin de voir l'interdiction levée.

 

Alan Martin, un responsable du PAC, a précisé qu'aucune mission de vérification n'avait pu se rendre en Centrafrique pour des raisons de sécurité, le gouvernement ne contrôlant pas les zones minières.

 

La France prévoit de porter sa présence en Centrafrique à un millier de soldats dès qu'aura été adoptée une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu lui permettant d'appuyer la force de l'Union africaine en cours de déploiement. (voir: )

 

(Joe Penney avec Emmanuel Braun; Guy Kerivel pour le service français)

La Centrafrique veut pouvoir exporter de nouveau ses diamants
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:38

 

 

 

 

 

 

PARIS, 29 novembre (Reuters) - Des députés français plaident dans un rapport rendu public vendredi pour l'utilisation de forces européennes, les "groupements tactiques européens", dans les phases de démarrage des opérations de maintien de la paix.

 

La présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Elisabeth Guigou, estime que la situation actuelle en Centrafrique est un cas typique dans lequel ces GTUE pourraient être mis à la disposition de l'ONU.

 

"Il serait souhaitable que l'Union participe aux actions de stabilisation de la République centrafricaine", écrit-elle dans ce rapport, fruit d'un travail majorité-opposition.

 

Mis sur pied en 2007, les GTUE représentent chacun une force d'environ 1.500 hommes, fournis à tour de rôle par les Etats membres. Ils sont mis en alerte deux par deux pour six mois.

 

Ils constituent le seul instrument commun de projection de forces et de réaction rapide de l'Union européenne. Mais ils n'ont jusqu'ici jamais utilisés, alors qu'un groupe en alerte lors de la crise malienne, par exemple, était constitué de soldats français, allemands et polonais.

 

De même, le groupe en alerte lors du lancement de l'opération de démantèlement des armes chimiques syriennes, composé de soldats britanniques, n'a pas été utilisé.

 

Selon le rapport de la commission des Affaires étrangères, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie proposent de réduire l'ambition des GTUE en les dédiant à des actions dites de basse intensité ou à des missions non combattantes.

 

Elisabeth Guigou et les autres auteurs du rapport s'élèvent contre cette suggestion et dénoncent un manque de volonté politique des Etats membres.

 

EUROPE DE LA DÉFENSE EN PANNE

 

Ils plaident aussi pour une mutualisation des dépenses induites par les opérations militaires extérieures "qui contribuent à la défense européenne".

 

Ce rapport se veut une contribution à une relance de l'Europe de la défense en panne, censée être au menu du Conseil européen des 19 et 20 décembre.

 

La politique de sécurité et de défense commune, auquel ce dernier sommet des dirigeants européens en 2013 devait initialement être consacré, n'est plus qu'un chapitre de l'ordre du jour parmi d'autres, notamment l'union bancaire.

 

Interrogée sur le risque de voir cette question de nouveau expédiée au sommet de Bruxelles, Elisabeth Guigou, répond : "Oui j'ai cette crainte. C'est pour ça que j'ai fait ce rapport."

 

Ce document invite les dirigeants de l'UE à se mettre au moins d'accord sur une "feuille de route" prévoyant notamment l'élaboration d'une nouvelle stratégie européenne de sécurité.

 

Aujourd'hui, le seul texte de référence sur le rôle de l'UE dans le monde et sur une conception commune des menaces pesant sur elle a été rédigé en 2003 et actualisé en 2008.

 

Il serait "souhaitable" que le Conseil donne mandat aux institutions de l'UE de définir une nouvelle stratégie d'ici 2015, dit le rapport de la commission des affaires étrangères.

 

RISQUE DE DÉCLASSEMENT STRATÉGIQUE

 

Il invite aussi le Conseil à inscrire dans cette feuille de route une relance des programmes de coopération en matière d'armement et l'élaboration d'un partenariat renouvelé avec les Etats-Unis, dont l'attention se tourne aujourd'hui vers l'Asie.

 

Les auteurs du rapport estiment enfin que c'est à la France de jouer les aiguillons au sommet de décembre et de s'assurer que les décisions éventuellement prises ne resteront pas sans lendemain. "Seule la France peut impulser une nouvelle dynamique dans le domaine de l'Europe de la défense", écrivent-ils.

 

Le rapport insiste sur le risque d'une "rupture capacitaire" et d'un "déclassement stratégique" de l'UE en raison de l'impact des restrictions budgétaires sur les dépenses de défense.

 

Les dépenses militaires cumulées de la France, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de l'Italie ne représentent plus que 13% des dépenses mondiales contre près de 20% en 2000, souligne le rapport, qui juge l'industrie de défense européenne en danger.

 

Dans un domaine où l'Europe se caractérise par une très forte hétérogénéité des budgets de défense, des conceptions en matière de stratégie et de coopération et d'implication dans les questions de sécurité, ses auteurs plaident pour une convergence entre la France, le Royaume-Uni, la Pologne et l'Allemagne.

 

Cette convergence, favorisée par la prise de distance de la Pologne avec l'Otan, se heurte aux réticences de Berlin envers toute intervention extérieure et à l'opposition britannique de principe à une intégration européenne.

 

 (Edité par Yves Clarisse)

 

Des députés français pour un rôle militaire accru de l'UE
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:24

 

 

 

 

 

 

Le Point.fr - 29/11/2013 à 09:42 - Modifié le 

 

Les armées françaises renforcent leur présence en République centrafricaine. L'annonce en sera faite officiellement par François Hollande, mais quand ?

 

Par JEAN GUISNEL

 

À la une du Point.fr

 

La France, qui se prépare à intervenir avec ses forces en Centrafrique, n'attend plus que l'ordre explicite de François Hollande pour engager cette nouvelle mission qu'elle se prépare à mettre en place seule, sans appui européen et sous commandement national. L'état-major des armées a précisé jeudi soir sur son site internet que des éléments (personnels et matériels) de la base aérienne 125 d'Istres, et du 25e régiment du génie de l'air présent à Libreville (Gabon) ont commencé à être déployés sur l'aéroport M'Poko de Bangui, pour y effectuer quelques réparations et aménagements. Comme d'habitude dans les cas d'urgence, ces moyens sont acheminés par des Antonov 124 loués, puisque les deux premiers A400M Atlas livrés par Airbus à la France ne sont pas encore opérationnels. Les forces françaises présentes à Bangui sont actuellement au nombre de 450, dont 240 au titre de l'opération BOALI, le reste étant en renfort de ce détachement permanent depuis mars 2013.

 

En réalité, la décision de François Hollande est déjà prise, bien qu'elle ne soit pas encore formellement annoncée. Quand le sera-t-elle ? C'est "le président qui le décidera", indique-t-on simplement au ministère de la Défense. Depuis le 16 novembre, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude, a quitté Toulon pour prendre en charge le 21 novembre la mission Coymbe dans le golfe de Guinée. À son bord, il emporte plusieurs centaines d'hommes de la brigade parachutiste, dont le débarquement à Douala (Cameroun) serait imminent. Les troupes débarquées et leurs matériels partiront ensuite par la route en direction de Bangui. La sécurisation de l'axe Douala-Bangui sera d'ailleurs l'une des missions des troupes françaises qui ne sortent guère actuellement de Bangui. Elles demeureront sous une chaîne de commandement exclusivement françaises, les dépenses occasionnées par cette mission étant supportées par la France seule. Le nom que prendra cette nouvelle opération extérieure (OPEX) française n'a pas encore été annoncé. Elle ne sera militairement appuyée à ce stade par aucune autre armée occidentale.

 

Mission de 6 mois

 

Le mandat des troupes françaises n'est pas fixé dans la durée, mais le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian - en visite à Libreville le 22 novembre - a évoqué une période de 6 mois. Son entourage annonce "quatre à six mois", mais en réalité personne ne la connaît à l'avance. Sur la nécessité d'intervenir, Paris évoque "un pays en anarchie complète, dans un vide sécuritaire absolu entraînant un risque majeur de déstabilisation pour toute la région". Élément aggravant : la situation sécuritaire a encore empiré ces dernières semaines, des éléments débandés de la rébellion Seleka - renforcés par des groupes armés venus du Soudan et du Tchad - s'en prenant aux populations civiles, notamment chrétiennes, livrées aux exactions. En riposte, ces dernières ont mis en place des milices armées, les anti-balaka. En ce sens, la situation n'est pas du tout comparable à celle prévalant au Mali.

 

Le rôle des troupes françaises consistera officiellement à soutenir les troupes africaines présentes en Centrafrique dans le cadre de la mission Micopax (la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine) mise en place depuis le juillet 2008 par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEEAC) et comptant actuellement 2 000 militaires venant de plusieurs États africains, ainsi que 350 policiers congolais. Le 19 décembre, cette mission sera officiellement transférée à la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique), émanation cette fois de l'Union africaine. Elle devrait passer à terme à 3 600 ou 4 000 hommes, mais souffre de plusieurs difficultés. Elle manque de moyens, situation qui pourrait évoluer grâce à l'apport de 30 millions d'euros par les États-Unis et de 50 millions par l'Union européenne. Mais on souligne à Paris que la Misca "souffre d'un problème de commandement", que l'arrivée de troupes françaises, et de conseillers français affectés auprès des forces africaines, pourrait contribuer à traiter. Par la suite, la Misca devrait se transformer en mission de maintien de la paix de l'ONU, qui pourrait compter jusqu'à 6 000 hommes. La France a soumis lundi au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution en ce sens, qui pourrait être adopté la semaine prochaine.

Lu pour vous : Opération en Centrafrique : c'est (presque) parti !
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:20

 

 

 

 

 

 29/11/2013 à 10:41 Par Vincent Duhem Jeuneafrique.com

 

François Hollande et plusieurs de ses homologues d'Afrique centrale se réuniront, le 7 décembre, à Paris, pour un mini-sommet sur la Centrafrique. Seront également présents Ban Ki-moon et Nkosazana Dlamini-Zuma. Les discussions auront lieu en marge du sommet de l'Élysée sur la paix et la sécurité.

 

L'actualité centrafricaine chamboulera quelque peu l'organisation du sommet de l'Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique (Paris, 6 et 7 décembre). À la demande de plusieurs pays de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (Ceeac), une réunion consacrée à la RCA se tiendra, samedi 7 décembre vers 16h30. Elle aura lieu à l'Élysée immédiatement après la conférence de presse de clôture du sommet paix et sécurité.

 

Outre le chef de l'État français François Hollande, les présidents des principaux pays membres de la Ceeac (Gabon, Tchad, Congo-Brazzaville, Cameroun, Burundi, notamment), le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon y prendront part. L'Union africaine sera représentée par son président, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Dessalegn, et par Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l'UA. Le premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye devrait également être présent.

 

Les discussions porteront sur la coordination de l'action en RCA. Elles interviendront quelques jours après la probable adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une nouvelle résolution dotant la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) et les troupes françaises d'un mandat robuste, sous chapitre 7 de la charte de l'ONU, qui autorise l'emploi de la force. Le vote est attendu pour le 4 décembre.

Lu pour vous : Diplomatie : Un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 7 décembre à Paris
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 02:40

 

 

 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR ANNE GUION 


http://www.lavie.fr  29/11/2013 29/11/2013 À 15H42

 

Membre du Conseil national de transition, femme politique centrafricaine et membre de la société civile, Béatrice Epaye témoigne de la situation en Centrafrique, alors que la France a envoyé jeudi 28 novembre les premiers avions militaires dans le pays en vue d'une intervention imminente.

 

Laurent Fabius a évoqué une situation pré-génocidaire ? Etes-vous d'accord avec le terme utilisé ?

 

Difficile de prononcer ce mot. Mais il est vrai aujourd'hui que les hommes de la Séléka s'en prennent particulièrement aux chrétiens et aux non musulmans.

S'agit-il d'un conflit d'ordre religieux ?

 

Les rebelles ont attaqué les Eglises et les intérêts religieux. Leurs agissements font croire qu'ils procèdent à la manière de djihadistes, mais il me semble qu'il n'y a pas de véritable idéologie derrière tout cela. Les rebelles centrafricains qui ont créé la Séléka ne sont pas nombreux, il ont donc noué des alliances avec des résidus de rébellion du Darfour et du Tchad, mais aussi des braconniers soudanais qui ont l'habitude de piller les forêts du pays. Ce sont des gens qui ont vécu dans des pays de charia. Ils véhiculent cette mentalité. En retour, une résistance s'est formée. Des jeunes dans les villages ont commencé à prendre les armes pour se défendre. Mais il y a beaucoup de confusion. Ceux-ci attaquent par exemple des peuls bororo : des musulmans qui parlent la même langue que les membres de la Séléka ont le même type sahélien, mais qui n'ont rien à voir avec eux.

 

Quel est selon vous l'objectif de la Séléka ?

 

Depuis que les rebelles de la Séléka ont commencé à progresser vers Bangui, en décembre 2012, ils se sont attaqués à chaque fois à ce qui représente l'Etat : les bâtiments administratifs, les écoles et les centres de santé. Ils ont détruit les archives de l'état civil. Comme s'ils voulaient effacer les traces de l'Etat. Une fois arrivés au pouvoir, au lieu de s'en contenter, ils se sont redéployés partout dans le pays. Chaque petit groupe s'est approprié un territoire. Et aujourd'hui, le pays est divisé entre des chefs de guerre qui contrôlent les mines de diamants et d'or du pays, en tirent les revenus qui permettent de financer leur emprise. Parfois ils se font même la guerre entre eux ! Le président lui-même est un chef de guerre comme les autres. Il faut prendre aussi en compte la dimension régionale de la crise. Le pays abrite également d'autres groupes comme la LRA de Joseph Kony qui est arrivé d'Ouganda en 2008. La position centrale de la Centrafrique et l'impunité qui y règne en fait une sorte de refuge pour tous les groupes armés de la région. C'est à mon avis, leur objectif : créer un sanctuaire pour les rebelles.

 

Êtes-vous favorable à une intervention française ?

 

Elle est nécessaire. Il y a urgence. Des gens meurent tous les jours. Les forces africaines ont montré leurs limites. On ne peut plus attendre. A Bossangoa par exemple, 40 000 personnes se sont réfugiées depuis septembre dans l'enceinte de l'évêché et tentent de survivre. Les pays amis doivent nous aider. La France a toujours été un partenaire privilégié.

 

 

 

 

Béatrice Epaye : "La Centrafrique devient un sanctuaire de rebelles"
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 02:35

 

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 29 novembre 2013 à 00:05

 

Environ 800 soldats sont attendus en renfort, pour porter à 1 200 le nombre de militaires français présents sur le terrain. Objectif : épauler la force africaine déjà sur place, pour enrayer le cycle des représailles, permettre le retour des travailleurs humanitaires, jusqu'à ce que la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) soit pleinement opérationnelle et puisse prendre en charge la sécurité de la RCA. L'armée française, en tant que « force relais », une posture qui à l'avenir pourrait être représentative des futurs engagements de la France en Afrique

 

En Centrafrique, la France veut frapper fort, à un moment décisif, avec des moyens dont les pays africains ne disposent pas nécessairement. « Il y a des choses que nous ferons tout seuls », précise-t-on à Paris, avant que les forces africaines ne prennent pleinement en compte la suite des opérations.

 

C'est ce qui était envisagé au Mali, avant l'offensive jihadiste de janvier dernier, c'est selon ce schéma que l'armée française compte désormais travailler sur le continent. L'armée française, en tant que force de « transition », voire d'accompagnement en opération, dans le cas de la RCA. Au ministère de la Défense, « on ne parle même plus d'opération de guerre ».

 

Avantage : les missions courtes mobiliseront moins de personnels et solliciteront moins de matériel roulant. En revanche, ce type de mission implique aussi une forte mobilité des éléments engagés en Afrique, des capacités de projection, et un réservoir de forces spéciales conséquent.

 

Du côté des partenaires africains aussi, des évolutions seront nécessaires. La France promet un renforcement du nombre de coopérants et de formateurs. « Nous n'allons pas les aider à acheter des gilets pare-balles, mais à augmenter leur capacité à gérer eux même la planification et la conduite des opérations », indique-t-on à Paris

 

Les organisations sous-régionales comme la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), et/ou la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) doivent notamment faire porter leurs efforts sur les structures de commandement, de renseignement et de soutien logistique, souvent qualifiées de déficientes.

Les objectifs de la nouvelle opération française en Centrafrique
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 02:16

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  29-11-2013

 

Comme la population meurtrie par les violences incessantes dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale, le pouvoir de Michel Djotodia affirme attendre avec impatience le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) sous mandat de l'Union africaine (UA) pour aider au redéploiement de l'administration.

 

Depuis l'aggravation du climat sécuritaire et humanitaire suite à l'arrivée au pouvoir de l'ex-coalition rebelle de la Séléka, dirigée par l'actuel chef de l'Etat de la transition en République centrafricaine (RCA), les services administratifs, sanitaires et scolaires ont été abandonnés par les fonctionnaires et agents de l'Etat dans bien des localités de provinces du pays.

 

Par exemple, les hôpitaux publics de Bria, Paoua, Carnot, Kabo, Batangafo, Ndélé, Zémio, Boguila et Bossangoa et une quarantaine de centres de santé centrafricains sont aujourd'hui gérés par Médecins sans frontières France (MSFF), selon Albert Caramés, chargé des affaires humanitaires de cette ONG internationale qui fournit à la population en détresse une assistance sanitaire.

 

"Les moyens de l'Etat ne permettent pas de supporter toute la situation du pays", a indiqué à Xinhua Guy Simplice Kodégué, porte-parole de la présidence, un aveu qui est celui de l'impuissance du nouveau pouvoir de Bangui à ramener la paix et la sécurité dans un pays qu'il a contribué à mettre en coupes réglées et enfoncé dans une grave crise sociopolitique sans précédent.

 

Du coup, assure l'ex-porte-parole de l'ancien président Ange-Félix Patassé (renversé en mars 2003 par le chef de l'Etat déchu François Bozizé), le déploiement de la MISCA dont le début d'opération est annoncée pour les prochains jours, nourrit des espoirs pour "permettre la restauration de l'Etat" grâce notamment au redéploiement de l'administration.

 

De manière générale, ces attentes sont exprimées pour la sécurisation et la pacification du territoire centrafricain, car, note en outre M. Kodégué, "il manque cruellement des moyens logistiques de manière à permettre la prise en charge des forces de l'ordre et de sécurité" en nombre très insuffisant.

 

Composée de 3.652 militaires et civils, la MISCA, qui devrait être dotée d'un mandat fort pour faciliter le désarmement des groupes armés dont l'ex-rébellion de la Séléka elle-même, a été décidée pour prendre le relais de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) présente dans le pays depuis plusieurs années avec un rôle limité à l'interposition. Elle sera commandée par le général congolais Jean-Marie Mokoko.

 

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : le pouvoir compte sur la MISCA pour favoriser le DDR et le redéploiement de l'administration
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 01:52

 

 

 

 

 

 

L'UMP, l'UDI et le FN saluent globalement la décision d'engager prochainement des troupes françaises en République centrafricaine, même si l'intervention ne fait pas l'unanimité. Plusieurs responsables relèvent cependant le manque de "cohérence" de la France, en plein examen de la loi de programmation militaire.

 

Ce n'est pas l'union sacrée mais l'engagement militaire français en Centrafrique fait globalement consensus auprès des responsables politiques français. Après le Mali, la France s'apprête à intervenir en Centrafrique en envoyant sur place un millier de soldats. L'opération se fera sous mandat de l'ONU, qui réclame une action rapide pour mettre fin aux exactions dans le pays. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a jugé mardi que "l'inaction et la passivité" n'étaient "pas une option". Mais, a averti le député-maire, "s'il s'agit juste d'envoyer nos soldats sans que la feuille de route ne soit précisée, ça ne pourra pas aller".

 

La Centrafrique, "zone d'influence de la France en Afrique"

 

"Nous soutenons le président", a également indiqué mercredi matinsur BFMTV le leader de l'UDI, Jean-Louis Borloo. Le Front national est lui aussi favorable à cette intervention. "C'est un pays francophone dans lequel nous avons des intérêts à agir, cela fait partie de la zone d'influence de la France en Afrique", explique pour leJDD.fr son vice-président, Florian Philippot. Président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan juge cette opération est "plus qu'urgente"  pour éviter un "massacre communautaire". Membre, comme le député de l'Essonne, de la commission des Affaires étrangères, l'UMP Pierre Lellouche pense quant à lui que la France doit intervenir au nom de la "crise humanitaire" et de "l'inflammation islamiste" en Afrique.

 

A droite, tous ne sont pourtant pas sur la même ligne. Sur LCI, l'UMP Bruno Le Maire s'est dit "préoccupé de voir la France multiplier les interventions militaires un peu partout". Aussi, en Centrafrique, l'ex-ministre souhaite "une force des Nations unies où la France peut prendre une part réduite" mais pas d'engagement "massif sur un nouveau théâtre d'opération". Beaucoup plus sévère, le député UMP Thierry Mariani déplore pour leJDD.fr qu'il n'y ait "aucun politique derrière" cette intervention. "La France prend la responsabilité du devoir humanitaire sur beaucoup de points de la planète", regrette l'élu, lui aussi membre de la commission des Affaires étrangères.

 

"Le gouvernement est en train de saborder l'outil de défense!"

 

Mais qu'ils soient favorables ou non à cette opération, une critique récurrente revient toutefois dans les rangs de l'opposition. "Notre budget de défense est en chute libre, les moyens derrière ne suivent pas, nous sommes en train d'arriver au bout de la logique", regrette Pierre Lellouche. La loi sur la programmation militaire est précisément examinée mercredi à l'Assemblée nationale. Malgré un budget annuel maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016, à hauteur de 1,5% du PIB, des restructurations sont engagées. 34.000 suppressions de postes supplémentaires dans les armées sont prévues jusqu'en 2020. Le Budget 2013 prévoyait également une réduction de 650 millions d'euros de crédits d'équipement de la Défense.

 

A l'Assemblée nationale mardi,  François Fillon s'est ainsi dit "surpris" de cette baisse des crédits "alors qu’il n’y a pas d’année sans que nos intérêts nous conduisent à engager des actions importantes (…) hier au Mali, aujourd’hui en République centrafricaine. "Le gouvernement est en train de saborder l'outil de défense!", s'alarme lui aussi Nicolas Dupont-Aignan. "C'est surréaliste de lancer une action en Afrique au moment même du débat de la loi de programmation militaire qui va réduire de moitié notre capacité de projection militaire  (de 30.000 à 15.000 hommes, Ndlr)", affirme le dirigeant souverainiste. "Il faut se donner les moyens des ambitions", abonde Florian Philippot. Pour Thierry Mariani, la France s'engage sur une voie périlleuse, même avec un mandat de l'ONU. "A force de réduire les budgets, il y a un moment ou tout cela finira mal", prévient-il.

 

Arnaud Focraud - leJDD.fr

 

mercredi 27 novembre 2013

 

Source : http://www.lejdd.fr/Politique/Intervention-en-Centrafrique-l-avertissement-de-l-opposition-640887

 

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