Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 23:12
LA CAUSE DU MAL EN RCA,  par Lionel SARAGA MORAIS

 

 

 

«Les larmes des centrafricains, l’alarme de l’humanité »

 

Pour comprendre pourquoi nous n’arrivons pas  à ramener la paix en RCA,  il faut comparer notre guerre à celle de la France.

 

«  L’attaque du 13 Novembre 2015 contre la France »

 

Peut-ont déclarer que l’attaque contre la France est une guerre entre chrétiens Français et musulmans Français » ?

 

La réponse évidente est NON ! C’est une attaque terroriste contre la France.

 

Cependant, pour l’attaque contre  la  RCA à l’arrivée de la SELEKA en 2012 dont quelques terroristes formaient ses rangs, le constat a été différent.  Le monde entier a déclaré qu’il s’agissait d’une guerre entre chrétiens centrafricains et musulmans centrafricains, ce qui a semé la confusion et a alimenté une psychose devenue réalité.

 

«  Mal comprendre la situation en RCA, a rajouté du Mal en  RCA »

 

 Tout comme la France, la RCA est en vérité, victime d’une attaque  terroriste sournoise, qui ne porte pas un nom clairement identifié. 

 

 En France ce peuple qui vivait en toute sécurité, vit désormais dans l’angoisse et la peur ; il a perdu l’insouciance du lendemain.

 

La France Pays des droits de l’homme, Pays des libertés, Pays de Démocratie, doit désormais adopter une politique de rigueur sécuritaire pour protéger son peuple.

 

Trop de démocratie a tué la démocratie ! Trop de liberté a tué la liberté !

 

 La seule liberté qui mérite d’être défendue universellement est la liberté d’autrui, celle de « l’humain ».

 

Pour faire face aux terroristes, la France a rassemblé son peuple et ses politiques autour de la « solidarité nationale ». Hommes et femmes de toutes confessions confondues font bloc contre leurs ennemis : les terroristes. Ils refusent l’amalgame avec la religion musulmane afin d’éviter une guerre irréversible qui serait « chrétiens contre musulmans ».

 

 Car le monde entier sait que les seules guerres qui ne finissent jamais, et qui n’ont jamais  réconcilié  un peuple sont les guerres de religions. Elles s’achèvent toujours par une division matérialisée.

 

Contrairement à la France, le peuple et les politiques de RCA ne sont pas solidaires.

 

Les politiques ne font pas bloc pour prendre ensemble les bonnes décisions afin de sortir de la crise. Chacun d’eux nourrit un fantasme égocentrique carriériste. Ils espèrent être élus et réélus par un peuple aliéné qui a perdu tout repère et vit dans l’angoisse permanente. En Centrafrique, on ignore complètement ce qu’est « l’insouciance »

 

 Le peuple tout entier est tombé dans le piège élémentaire des terroristes  celui de la division : cela va rendre certainement impossible le  retour vers la Paix.

 

De plus, certains Centrafricains continuent à cultiver la différence de culte pour justifier une existence médiatique, occuper le terrain afin de piller  les richesses du Pays, voire accéder à un rang social supérieur. Ils sont en vérité les vrais ouvriers du terrorisme sans avoir vraiment conscience de ce jeu machiavélique, inhumain et  irréversible.

 

Néanmoins, il serait incroyable voire inimaginable que l’attaque en France soit traduite comme une revendication des musulmans de France ne se sentant pas assez représentés dans leurs pays, et exigeraient un quota de postes dans tous les domaines. Inimaginable aussi qu’ils aillent jusqu’à  déclarer Marseille  ville de France proche du Maghreb, comme étant la capitale politique d’un Etat virtuel dit  Islamique.

 

En RCA, ce cas de figure eut lieu à BANBARI : ce ne fut qu’une tentative.

 

En France On pourrait imaginer qu’après plusieurs attaques sporadiques sur le territoire Français, ces terroristes  déclarent à tous les musulmans de France :

 

«  Pour garantir votre sécurité rejoignez-nous dans le sud de la France, terre désormais islamique, et là vous y  serez en sécurité ».

 

Pourtant, ce fut le cas des corridors organisés par les groupes étrangers de défense qui interviennent en RCA. Malgré que  les musulmans Centrafricains éparpillés un peu partout en RCA  dans leurs familles respectives. Ils ont été obligés de quitter leurs villages et escortés dans le Nord. Ceci pour soit disant  garantir leur sécurité et être désormais protégés. En réalité, il s’agissait d’obéir à une intelligence terroriste machiavélique pour se garantir une population musulmane dans le Nord afin de justifier une division matérialisé du pays au profit seul du terrorisme.

 

Oh !  Bien sûr  le cas de la France est différent.  Le simple fait de le comparer me glace le dos. C’est tellement irréel de penser que le terrorisme peut sévir en France. La France, ce pays puissant, laïque qui compte  20% de population musulmane !

 

Pourtant, cette improbabilité  est arrivée en RCA, qui ne compte que 10% de population musulmane. Donc tout est possible quand on manque de discernement concernant le terrorisme.

 

RCA, Pays laïque ! Pays de toutes les facilités ! Pays des brimés ! Pays des soumis par tous !

 

Hélas, la RCA a contracté cet improbable virus de guerre de religion sur son territoire.

Pour résoudre cette situation, il  faut plus que des élections pour briser la tyrannie.

 

J’écris pour sensibiliser. J’écris pour dénoncer. J’écris pour conscientiser. J’écris pour prévenir.

 

J’écris pour que  le monde entier sache que les morts des autres ne sont différent pas des nôtres.

 

La RCA doit rassembler tous ses leaders, laïques, de toutes confessions religieuses,  pour dénoncer au monde entier son ennemi : le terrorisme.  La RCA doit œuvrer avec les familles chrétiennes, musulmanes et autres, pour dénoncer en leurs seins respectifs les incitateurs à la haine, les terroristes qui profitent de leur indigence, de la mauvaise Gouvernance chronique centrafricaine. Ils abusent le peuple ignorant qui surtout manque cruellement d’éducation.

 

 «  Le peuple Centrafricain regarde encore le doigt qui montre la lune, mais ne regarde pas encore la lune ».

 

Les humains du monde entier vivent aujourd’hui ensemble grâce à Internet. Personne ne peut plus ignorer les enjeux  mondiaux selon les besoins des pays puissants, qui dirigent le monde en fonction de leurs intérêts. C’est pourquoi pour protéger leurs intérêts, ils doivent protéger les gardiens de leurs intérêts, donc des plus faibles : c’est l’obligation du fort envers les faibles.

 

 Nous savons que les guerres des territoires ont repris de plus belle.

 

 Dans l’intérêt de l’Homme, il est indispensable d’éduquer un minimum l’être humain aux codes universels pour comprendre comment fonctionne le monde d’aujourd’hui. Le « savoir vivre ensemble » est une donnée essentielle à la Paix.

 

Prévenir pour guérir. Prévenir c’est éduquer, instruire, former pour vivre ensemble dans le monde connecté d’aujourd’hui, pour éviter les frustrations qui font grandir la haine et le terrorisme.

 

La France vit une crise sociale ciblée dans ses banlieues. Le terrorisme a identifié son talon d’Achille et s’y est installé avec la volonté de bouleverser ces valeurs. Il souhaite que la population française fasse l’amalgame entre les musulmans et les terroristes islamistes afin de la diviser. Il veut briser ce grand pays aux références démocratiques, ce pays qui fait rêver, ses libertés, les droits de l’Homme.

 

La RCA vit une crise sociale généralisée avec une indigence avéré. Ce pays est vulnérable. Les terroristes l’ont identifié et  utilisent les faiblesses du peuple de Centrafrique en dressant les uns contre les autres. La RCA est  otage du terrorisme dans son vaste territoire riche et facile à vivre.  Ce pays, terre d’Eden, risque d’être transformé en base arrière du terrorisme comme la Lybie, l’Irak et la Syrie. Ce serait la fin d’un monde que nous connaissons depuis toujours.

 

Au nom de l’humanité toute entière, tous unis contre l’ennemi humain, le terrorisme !!! Cela doit d’être le fer de lance de tous les candidats pour la paix.

 

« Les larmes des Centrafricains, l’alarme de l’humanité. »

 

                                                                                                   Lionel Saraga Morais

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 21:56
USA : Sékouba Konaté arrêté pour fraude (BBC Afrique)

 

 

 

décembre 2, 2015

 

Le commandant de la force régionale de l’Union africaine, le général guinéen Sekouba Konaté, a plaidé « coupable » pour « contrebande » dans un trafic de dizaines de milliers de dollars en espèces.

 

Il a été arrêté dans un aéroport américain en Virginie alors qu’il essayait de sortir du pays. Le général Konaté a été président par intérim de la Guinée.

 

A l’époque des faits qui lui sont reprochés, il avait invoqué son immunité pour retarder l’enquête sur ces faits.

 

Son procès est prévu mardi prochain au tribunal d’Alexandria. Il a plaidé coupable pour contrebande de dizaines de milliers de dollars aux États-Unis. Il risque une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison.

 

Les procureurs ont indiqué que M. Konaté a essayé de faire entrer plus de 64 000$ en espèces aux Etats-Unis en 2013 depuis l’Ethiopie.

 

Il avait déclaré aux douaniers qu’il détenait moins de 10 000$.


Source: BBC Afrique

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 21:33

 

 

 

Bangui 2 déc2015 - En étroite collaboration avec la MINUSCA, le PNUD, divers organisations du système des nations unies, et l’Autorité Nationale des Elections, les plates-formes des partis politiques en Centrafrique organisent depuis ce jour, mercredi 2 décembre, les journées des Leaders politiques de Centrafrique, qui s’étaleront sur deux jours. La première journée dans sa phase d’ouverture, a rassemblé plusieurs officiels dont le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Parfait Onanga-Anyanga, le Ministre d’Etat chargé de la défense nationale et représentant le Premier Ministre, Aristide Sokambi, Le Représentant-résident du PNUD, et par ailleurs Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies, Aurélien Agbenonci, la coordinatrice de ONU-Femmes, Chantal Ekambi et plusieurs représentants du corps diplomatique.

 

A  l’ouverture de ces journées, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, dans une allocution improvisée, a félicité les leaders politiques pour l’intérêt qu’ils portent à cette rencontre et qui témoigne de leur désir de voir se construire une nouvelle Centrafrique dont l’un des passages obligés est l’organisation prompte d’élections transparentes et apaisées. Il dira : « Les 2 millions de centrafricains qui se sont inscrits sur les listes électorales nous envoient à tous et particulièrement à vous, leaders politiques, le message clair qu’ils veulent être gouvernés différemment… Et ces électeurs là, vous demanderont des comptes… »

 

D’où la nécessité pour Monsieur Onanga-Anyanga, de réussir des  échanges supposés cerner les grands enjeux de développement du pays, et prendre en compte l’urgence d’un retour rapide à la paix, loin du climat de violences incessantes, d’exclusions et de haine dont quelques-uns semblent s’accommoder dans une logique sans issue. Le Chef de la MINUSCA exhortera les leaders politiques à prendre leurs responsabilités face à leurs électeurs afin que le processus électoral exempt de violences et de troubles, aboutisse à des élections réussies qui constitueront pour les centrafricains un nouveau départ et surtout pour les plus souffrants, une voie de soulagement et d’espérance. Des souffrants extenués par une misère dont le camp de déplacés de Mpoko, qui affligea si puissamment le Pape au terme de sa visite, est l’une des terribles illustrations.

 

Dans son message d’ouverture, le Ministre d’Etat, Aristide Sokambi, a souligné le « rôle cardinal des leaders politiques dans le processus de démocratisation », et il dira que le vœu du gouvernement « est que les structures politiques fonctionnent comme des forces démocratiques et d’éveil d’une conscience citoyenne. » Il n’achèvera pas son allocution sans réaffirmer la détermination du gouvernement à « organiser des élections crédibles, et à faire repartir l’ensemble du pays vers un développement durable. »

 

Au cours de ces deux journées des leaders politiques, les participants seront informés de l’état de fragilité de la Centrafrique, sur les perspectives de reconstruction, et sur les recommandations du Forum de Bangui, dont ces journées  constituent l’une des émanations. 

LES LEADERS POLITIQUES EN CONCLAVE SUR LA FRAGILITÉ DE LA CENTRAFRIQUE
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 19:58

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/  Mercredi 2 Décembre 2015 - 16:40

 

Dans une adresse à la Nation, le mardi 1er décembre, à l’occasion du 57ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine, la présidente Samba Panza a indiqué qu’il est temps que la RCA se dote des institutions élues et légitimes. La venue du Pape François, a-t-elle dit, pourrait contribuer à la tenue des élections apaisées, transparentes et crédibles.

 

« Aujourd’hui, le peuple centrafricain vit dans l’espérance du retour durable de la sécurité sur toute l’étendue de son territoire, de l’organisation des élections libres, transparentes et démocratiques et au final, d’un retour à l’ordre constitutionnel avec des dirigeants élus qui présideront à sa destinée et assureront son bien-être au quotidien », a déclaré la présidente Catherine Samba Panza. Malgré la détermination d’une minorité d’« extrémistes » de choisir la violence et la terreur comme seul mode d’accès au pouvoir, a poursuivi Samba Panza, il faut aller aux urnes.

 

Après plusieurs reports, la présidentielle et les législatives sont prévues en RCA, le 27 décembre prochain, avec si possible un second tour, le 31 janvier 2016. Entre temps, le 13 décembre, la population centrafricaine sera appelée au référendum pour approuver une nouvelle Constitution du pays.  « Je tiens à remercier particulièrement les chefs d’Etat et délégation de la communauté économique des chefs d’Etat de l’Afrique centrale qui ont bien voulu, à l’issue de notre dernier sommet extraordinaire, nous accorder une extension technique de la transition et adhérer au calendrier électoral fixé par l’Autorité nationale des élections. », a-t-elle déclaré.

 

Par ailleurs, la présidente centrafricaine a invité ses compatriotes à capitaliser la confiance que les pays frères leur accordent par le biais de plusieurs initiatives. « En janvier 2014, j’ai hérité d’un pays, mais pas d’un Etat. J’ai trouvé un pays failli et une Nation à l’agonie. Ce n’est pas une mission facile de réconcilier des cœurs meurtris et en détresse », a-t-elle rappelé avant de saluer les efforts  de la médiation internationale conduite par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso. « Grâce à ces initiatives, nous avons tenu un Forum de paix et de réconciliation en juillet 2014 à Brazzaville, lequel a permis une seconde rencontre inter-centrafricaine en mai 2015 à Bangui», a martelé la présidente.

 

Elle défend son bilan à la tête du pays

 

A la veille de l’arrivée du Pape François à Bangui, la présidente de la Transition a été face à la presse. « Pendant 20 mois, j’ai conduit une transition particulièrement difficile marquée par des turbulences sans arrêt. Nous avons fait face à un groupe de gens déterminés à faire basculer le pays dans le chaos afin de se positionner ;  à des compatriotes qui ne veulent pas entendre parler de la paix et à un milieu d’hommes qui ne faisaient pas cadeau aux femmes. », a dénoncé la cheffe de l’Etat de la Transition. En prenant la tête de la Transition, a poursuivi Samba Panza, les autorités de Bangui étaient animées par la seule volonté de transmettre un pays debout aux futurs dirigeants.  

 

Pour, la crise centrafricaine est d’abord une crise de pauvreté et de manque de perspective pour les jeunes. « Le pays a accusé trop de retard en termes de progrès ce qui a engendré des difficultés et une absence de perspective pour les jeunes. C’est pourquoi, nos enfants sont devenus des instruments de violence et facilement manipulables. Nous avons tenu à être au cours de cette transition un trait d’union entre une RCA détruite et désunie vers un pays uni et en développement. a-t-elle conclu.

 

Fiacre Kombo

 

Centrafrique : la présidente Catherine Samba Panza mobilise ses concitoyens pour les prochaines élections
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 18:57
Le pape remercie l’Afrique pour son accueil

 

 

 

http://www.la-croix.com/  2/12/15 - 16 H 12

 

Le pape François est revenu en détail sur son voyage en Afrique lors de l’audience générale place Saint-Pierre, mercredi 2 décembre.

 

Lors de l’audience générale place Saint-Pierre mardi 1er  décembre, le pape François est revenu en détail sur son voyage au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, qui s’est achevé lundi. « Merci de tout cœur ! », a-t-il lancé à l’intention de ses hôtes africains, en particulier les autorités civiles et les évêques des trois pays.

 

LES INÉGALITÉS, « HONTE POUR L’HUMANITÉ »

 

Le Kenya est un pays qui représente bien le défi global de notre époque, a estimé François : protéger la création en réformant le modèle de développement. Il a cependant dénoncé les inégalités criantes dans le pays. « C’est un scandale, une honte pour l’humanité ! a improvisé le pape. Et pas seulement en Afrique, mais ici aussi ».

 

Il a également évoqué le meurtre d’étudiants chrétiens à l’université de Garissa par des terroristes islamistes, le 2 avril : « Tués parce que chrétiens, leur sang sème la paix et la fraternité dans le monde. »

 

À propos de l’Ouganda, François a tenu à saluer ceux qui œuvrent auprès des plus pauvres, handicapés et malades, particulièrement ceux qui travaillent auprès des malades du sida et ceux qui accueillent des réfugiés.« Tous ces témoins sont un levain pour la société tout entière », a salué le pape.

 

LA PORTE SAINTE DE BANGUI, SIGNE DE FOI ET D’ESPÉRANCE

 

Enfin, le pape a rappelé que sa troisième et dernière étape, la Centrafrique, était sa priorité en raison de la souffrance de la population. « J’ai voulu ouvrir, à Bangui, la première porte sainte du jubilé de la Miséricorde » en signe de foi et d’espérance pour ce peuple, et au-delà, pour toutes les populations africaines qui ont besoin de réconfort.

 

L’apport des différentes communautés religieuses du pays est essentiel pour bâtir la culture de la paix et du développement. « Avec les prêtres et les consacrés mais aussi les jeunes, nous avons partagé la joie de sentir que le Seigneur ressuscité est avec nous sur la barque, c’est Lui qui nous guide sur l’autre rive » s’est réjoui le pape.

 

Il s’est réjoui de la présence de très nombreux jeunes à la messe dans le stade de Bangui. « Plus de la moitié de la population est mineure, c’est une promesse pour aller de l’avant ! », s’est-il exclamé.En conclusion, le pape a invité les jeunes, en particulier en Europe, à réfléchir à la possibilité d’être missionnaires. Tout en rappelant qu’être missionnaire, « ce n’est pas faire du prosélytisme, mais du témoignage ».

 

POUR LE CARDINAL FILONI, LES PAUVRES ONT PROTÉGÉ LE PAPE

 

Témoignant lui aussi à son retour d’Afrique, le cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, qui accompagnait le pape est revenu sur la chaleur des populations africaines qui ont accueilli ce dernier. Interrogé sur les mesures de sécurité, le cardinal italien a estimé que, plus que les forces de sécurité déployées, c’est l’enthousiasme et l’affection du peuple qui ont réellement protégé le pape, de son atterrissage à son départ.

 

« Une ceinture de personnes très pauvres, qui courraient continuellement autour de la voiture du pape, n’a jamais laissé le pape seul et l’ont ainsi défendu y compris de tout possible danger », a-t-il expliqué.

 

Le cardinal Filoni est revenu en particulier sur l’étape centrafricaine, qui a beaucoup marqué les esprits. « Tous s’accordaient pour dire que l’étape centrafricaine serait difficile et l’avaient même déconseillée, a-t-il remarqué, mais la détermination du pape a eu raison de ces nombreuses préoccupations humaines et politiques ».

 

Le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples a aussi souligné que le pape répétait toujours que la prière des pauvres est celle qui le soutient le plus dans son ministère. Une réalité touchée de près lors de ce voyage apostolique.

 

G.V. avec Radio Vatican

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:47
Nécrologie : Décès de Claude LENGA

L'ancien ministre KNK et président du Cadre de concertation pour les élections, Claude LENGA est décédé ce mercredi à l'hôpital communautaire à Bangui des suites d'une longue maladie.

A sa famille et ses proches, la rédaction de CAP présente ses condoléances les plus attristées.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:20
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

La population de PK12 satisfaite de la présence des FACA à la barrière

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 2 DÉCEMBRE 2015

 

La situation sécuritaire  semble stabilisée à PK 12 dans la commune de Begoua, sortie nord de la capitale centrafricaine après des théâtres d’affrontements dans la zone et ses environs. Avec l’arrivée des éléments des forces armées centrafricaines(FACA) sur la barrière de la brigade territoriale, l’ambiance est au calme. Un travail apprécié par la population de PK 12.

 

Dans la plus part des lieux que le RDJH a sillonnés, la situation est stable jusqu’au niveau du pont bascule par rapport au contrôle des FACA et des autres forces comme la gendarmerie.

 

La position de la brigade territoriale de PK12 ne donne pas assez de visibilité aux éléments déployés à pk12, car le lieu est envahi par les habitants. A cela s’ajoute les points de stationnement des taxis, bus et les taxis motos, et le marché qui a presque couvert la barrière de pk 12.  Une situation déplorée par un des éléments des FACA qui a requis l’anonymat.

 

A quelques mètres de la gendarmerie de Begoua, Désiré, mécanicien à PK 12, se dit optimiste de voir la stabilité à PK 12 à travers le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines. « Il y a un changement pour le moment contrairement à l’époque où l’instabilité gagnait du terrain. Avec la présence des FACA à PK12, la situation est un peu stable et je suis très content», a-t-il avancé.

 

Eric Danboye, vendeuse de boissons à la cave dénommée ‘’Vanité des Vanités’’ à Pk 12, se réjouit aussi de la reprise des activités des FACA au niveau de la barrière de PK 12. « Actuellement, nous constatons une stabilité à PK 12, et les gens commencent à circuler normalement. C’est vraiment un travail à encourager», dit-t-elle.

 

La population de PK 12 demande aux autorités de la transition d’augmenter l’effectif des éléments de Forces Armées Centrafricaines dans la commune de Begoua et ses environs afin de bien sécuriser la localité pour le processus électoral dans le pays.

 

 

Des leaders politiques centrafricains réfléchissent sur la situation du pays et les prochaines élections

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 2 DÉCEMBRE 2015

 

Les leaders politiques ont ouvert ce matin 02 décembre 2015 à Bangui les « journées des leaders politiques centrafricains ». Ces journées visent à réfléchir et à analyser la situation actuelle du pays sur le plan économique, politique, social et sécuritaire afin d’avoir une vision claire et réelle du pays. Le ministre d’Etat à l’énergie et à l’hydraulique Aristide Sokambi a ouvert les travaux.

 

Pour le ministre conseiller à la présidence Clément Anicet Guiama Massogo, ces journées sont organisées en prévision de tous les conflits postélectoraux pour que les leaders politiques puissent avoir des éléments d’analyse de la situation actuelle du pays.

 

« Les acteurs du processus électoral veulent à ce que tout le monde se retourne vers une seule vision qui est le processus électoral. Nous voulons aussi que par ces connaissances, ils aient un apaisement de cœur», a souhaité Clément Anicet Guiama Massogo.

 

Il a souligné par la même occasion la volonté du gouvernement de transition d’organiser les élections en Centrafrique. « Les autorités actuelles ont toujours fait de leurs mieux pour discuter avec les acteurs politiques de ce pays. Cet exercice ne vient qu’en appoint car ce que nous voulons c’est qu’on puisse mettre en avant l’intérêt du pays par rapport aux intérêts égoïstes qui ne nous amènent que la désolation, les guerres et les violences. Il faut qu’on mette en avant les débats d’idées à l’encontre des choses qui nous divisent toujours », a proposé le ministre conseiller.

 

Ces journées qui ont commencé ce matin prendront fin demain. Elles ont vu la participation de tous les leaders et animateurs de la vie politique centrafricaine. Elles sont  organisées par les partenaires du processus électoral notamment, le PNUD, la Minusca, l’ANE et l’ONU Femme.

 

 

Les banguissois invités à reprendre les activités au KM 5

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 2 décembre 2015 12:35

 

Le ministre de la sécurité publique, Pierre Chrysostome Sambia, a invité les citoyens centrafricains à reprendre leurs activités au KM 5 dans le 3ème arrondissement de Bangui. C'est à l'issue d'une rencontre mardi dernier entre la communauté musulmane dudit secteur et le ministre de la sécurité publique. 


L'objectif de cet échange est de mettre en place des stratégies visant à faciliter la libre circulation et le bon déroulement des activités commerciales au Km 5. Un secteur en proie à l'insécurité qui ne cesse de faire des victimes innocentes de part et d'autres. 


Et donc pour le ministre de la sécurité publique, « si déjà la majorité des personnes habitant le KM5 s'est engagée à essayer de neutraliser ceux qui seraient enclins à ternir son image, c'est déjà un message de satisfaction ». Ce qui, selon Pierre Chrysostome Sambia devrait pousser les centrafricains à « s'adonner en toute quiétude aux occupations qui ont toujours été celles des banguissois et banguissoises. Le KM 5, c'est chez eux ».


Dans cette même dynamique, Abdoulaye Hissène, un des leaders du FRPC explique qu'il est du devoir du ministre de la sécurité publique d'aller à la rencontre des populations centrafricaines, les écouter pour trouver ensemble des solutions afin de favoriser la libre circulation des personnes et de leurs biens. 


« Il n'y a personne qui peut interdire un ministre de la sécurité publique d'être au KM 5 ou dans un autre quartier puisqu'il commande la sécurité publique sur toute l'étendue du territoire. Il est chargé de sécuriser la population centrafricaine et le KM 5 en fait partie », a précisé Abdoulaye Hissène. 


De part et d'autres, appel est donc fait aux citoyens centrafricains à briser la peur et à reprendre les activités au KM 5 dans le 3ème arrondissement de Bangui.

 

La Minusca annonce renforcer sa présence au village Gala Bouruma vers Bambari après les affrontements de fin novembre

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 2 DÉCEMBRE 2015

 

L’attaque du village Gala Bouruma, situé à 7 kilomètre de la commune de  Ngakobo le lundi 30 novembre dernier par des hommes armés  a fait une dizaine de morts et des  blessés ainsi que des maisons incendiées. Selon les informations reçues par le RJDH, cela s’est produit lors d’un affrontement qui a opposé une faction des ex-Séléka de Bambari à des Anti-Balaka de la commune de Ngakobo. La Minusca a annoncé renforcer sa présence dans la region.

 

« Tout a commencé suite à l’assassinat d’un homme de 73 ans au bord de la rivière Ouaka au village Gala Bouruma par un groupe des ex-Séléka. Ils ont aussi incendié quelques maisons. C’est ainsi que les Anti-Balaka ont aussi riposté, et ils les ont repoussés jusqu’à 10 kilomètres de Ngakobo», a témoigné sous l’anonymat un habitant de ce village qui a regagné la ville de Ngakobo.

 

La même source a aussi souligné que ces ex-Séléka ont reçu le renfort de leur frère d’armes venu de Dimbi, Alindao, Ngbokorobo et autres. « Actuellement, la commune de Ngakobo est occupée par les éléments de l’ex  Séleka. La population vit dans la psychose et certains ont de nouveau regagné les sites des déplacés », a ajouté la source.

 

Lors de la conférence de presse de la Minusca, Salifou Konseiga, lieutenant de la police a confirmé que le village Gala Bouruma a été attaqué par des hommes armés le lundi 30 novembre dernier aux environs de 5 heures du matin.

 

Le bilan de cette attaque fait état de 10 morts parmi lequel le maire de ladite localité et ses deux conseillers.

 

Il a aussi signalé que la zone est actuellement sous contrôle des éléments de la Minusca dépêchés depuis la ville de Bambari et qui sont actuellement basés dans la commune de Ngakobo.

 

Selon les dernières informations du RJDH, un calme précaire règne dans la localité.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 16:55

 

 

RÉCIT

 

Par Anthony Fouchard (Contributeur, Le Monde Afrique, Bangui)  Le Monde.fr Le 02.12.2015 à 13h08

 

Depuis près d’un an, aucun moto-taxi chrétien n’osait s’aventurer sur l’avenue de France qui traverse le PK5, le quartier musulman de Bangui, de part en part. Idem du côté des transporteurs musulmans, qui ne se risquaient pas à rouler sur l’avenue Boganda pour rallier le centre-ville. Or lundi 30 novembre, après la visite éclair du pape François à la mosquée centrale, on a vu « des choses impensables », selon Ali Mahamat un habitant du quartier qui s’en frotte encore les yeux.

 

Des musulmans sont allés en centre-ville, à moto, en taxi, en voiture. Des chrétiens sont allés au PK5, où 12 000 musulmans vivent encore, des commerçants pour la plupart. Des scènes de liesse qui, avant la visite du pape François, n’étaient même pas imaginables. Et mardi matin, le PK5 asphyxié depuis des semaines par un blocus des anti-balaka (miliciens majoritairement chrétien et animistes) avait repris des couleurs, les étals étaient rouverts et la circulation -timide- mais présente.

 

Le miracle de ce désenclavement n’a pas duré. Mardi, sur le coup de 11 heures, deux détonations. A la frontière entre le 3è et le 5è arrondissement de Bangui, dans le quartier dit « Sénégalais ». Un musulman, Zacharia Adoume, 35 ans, père de trois enfants, a été abattu d’une décharge de fusil artisanal, son bras cassé par les billes de métal, sa poitrine transpercée de part en part. Selon certains témoignages, il était sorti acheter des médicaments quand des tireurs postés de l’autre côté du canal « Essayez voir », qui sépare l’enclave musulmane des quartiers chrétiens de Bangui, l’ont abattu. A la petite mosquée Ali Babolo au coeur du PK5, qui accueille à chaque fois les corps des victimes, la déception est sur tous les visages.

 

 « Dommage », lâche, amer, Djamil Babanani, secrétaire général de l’UPC, un des mouvements de l’ex-rébellion Séléka les plus puissants. Une cinquantaine d’habitants du quartier, déconfits, sont rassemblés autour du corps. « On essaye d’apaiser les esprits depuis ce matin, poursuit M. Bananani. Après la visite du Saint-Père, ça ne peut pas juste repartir comme avant. Ceux qui ont fait ça, ce sont des ennemis de la paix ». Un peu plus loin, une bande de jeunes trépignent. « C’est la première et la dernière fois. Après on reprend les véhicules et on va tout brûler ».

 

Lundi, le pape François avait exhorté lors de sa brève homélie à ne pas mélanger religion et politique. Et surtout à « faire un pas l’un vers l’autre ».

 

Les responsables du quartier assurent qu’il n’y aura pas de représailles. D’ailleurs, l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga est venu en urgence témoigner de sa solidarité. « Les ennemis de la paix, il ne faut pas se leurrer, sont nombreux, a-t-il déclaré. Et à l’approche des élections, il y a fort à parier que cela se reproduise. Dans les deux sens. Mais le Saint-Père nous a appris à ne pas céder. Je pense que cette leçon a été retenue ». De fait, malgré de fortes tensions, pas un seul coup de feu n’a été tiré de toute la journée au PK5.

 

Partout, dans la ville de Bangui, la visite du pape François laisse entrevoir des jours meilleurs. Christian Ndotah, un chrétien, est un symbole de cette réconciliation entre les communautés. Depuis deux ans, il se bat pour reconstruire la mosquée de Lakouanga, maintes fois détruite pendant les épisodes de violence. Lundi, il a pris son courage à deux mains pour se rendre au PK5 et suivre le discours du pape : « J’ai pris une moto jusqu’au checkpoint du pont Jackson, puis j’ai marché 600 mètres jusqu’à l’entrée du quartier. Il y a bien eu quelques regards, mais rien de grave. Et je suis reparti dans la folie générale, sur une moto conduite par un musulman. » Inimaginable.

 

D’autres, comme le père Patrick Mbéa, provincial de la congrégation des spiritains en Centrafrique, estime que le pape n’a pas été assez « incisif»« Le Saint-Père a demandé d’éviter les problèmes politiques, militaires, la corruption.. tout ce qui gangrène notre pays en fin de compte. Pas très convaincant. Mais bon, ce n’était pas son rôle d’aller plus loin, il l’a dit. C’était un messager de la paix ».

 

Ce que tous réclament, musulmans comme chrétiens, c’est la fin de l’impunité. Après cette visite du Pontife, le désir de justice, « la vraie », précise l’ex Séléka Djamil Babanani, est réel.

 

Zacharia Adoume a été enterré au PK5. Les taxi-moto chrétiens ne circulent déjà plus sur l’avenue de France. Sur l’avenue Boganda, un milicien anti-balaka traverse la route à petits pas, une kalachnikov à peine cachée sous son large manteau beige.

 

« La paix est fragile », a lancé aux musulmans l’archevêque de Bangui, aux côtés de l’imam de la mosquée d’Ali Babolo.

 

Anthony Fouchard Contributeur, Le Monde Afrique, Bangui


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/12/02/a-bangui-l-assassinat-d-un-musulman-fragilise-la-reconciliation-pronee-par-le-pape_4822364_3212.html#KOCyYRz7g4QueKvC.99

Lu pour vous : A Bangui, l’assassinat d’un musulman fragilise la réconciliation prônée par le pape
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 16:29
En Afrique, le pape François craint surtout les moustiques
En Afrique, le pape François craint surtout les moustiques

 

 

 

http://www.letemps.ch/ mardi 1 décembre 2015 à 17:07

 

Pour les nombreuses foules et surtout les jeunes africains, le pape François, courageux et charismatique, semble être le seul qui puisse leur apporter justice et dignité

 

«En Afrique, je crains surtout les moustiques» : c’est par cette boutade que le pape François a répondu aux journalistes dans l’avion qui l’emmenait le 25 novembre au Kenya, malgré la mise en garde des services secrets français notamment en République centrafricaine (RCA). L’Afrique connaît une croissance économique, sociale, spirituelle et démographique impressionnante, bien qu’elle subisse constamment des conflits sanglants dans certaines régions. A Garissa (Kenya), en avril dernier, 148 étudiants en majorité chrétiens, ont été massacrés de sang-froid par le groupe islamiste Al-Shabab. Il y a environ 40 millions d’habitants au Kenya, dont 8 millions de catholiques.

 

Le but premier du pape a été de rencontrer surtout des jeunes pour qu’ils gardent espoir. Devant les représentants des différentes confessions chrétiennes, des chefs des communautés islamiques et des religions animistes, ainsi que du chef de l’Etat Uhuru Kenyatta et de nombreux politiciens, François a lancé un appel à résister ensemble contre la radicalisation des jeunes et les divisions ethniques qui avaient violemment divisé le pays. Mission accomplie semble-t-il, tant l’enthousiasme et la joie sincère des milliers de jeunes dans le stade de Nairobi, leurs chants, leurs danses – même celle de l’archevêque de Nairobi – ont été impressionnants, comme s’il était vraiment le seul qui puisse secouer positivement la vie politique du Kenya et combattre le fléau de la corruption!

 

Comme en Amérique latine récemment, il est allé aux périphéries, dans le bidonville de Kangemi, où, très choqué par la pauvreté, il a dénoncé les phénomènes de l’injustice dans la répartition et l’accaparement des terres au détriment des plus pauvres, ainsi que le non-accès à des services essentiels: «Priver une famille d’eau sous un prétexte bureaucratique, est une grande injustice, surtout lorsque l’on se fait ainsi du profit», stigmatisant ainsi les organisations criminelles aux services d’intérêts économiques et politiques qui utilisent aussi des enfants et des jeunes pour leurs affaires. Une critique contre les multinationales et ceux qu’elles corrompent dans de nombreux pays. Condamnant le terrorisme, il a appelé les autorités à pratiquer les trois T: terre, toit, travail, un développement durable – le climat est un bien commun –, et à respecter les droits de l’homme et des peuples à vivre dans la dignité.

 

Ce que le pape a dit en Ouganda

 

Arrivé ensuite le 27 novembre en Ouganda (37 millions d’habitants, dont 80% de chrétiens), le pape s’est adressé au président Yoweni Museweni (depuis 30 ans au pouvoir…) et à un parterre de dirigeants politiques et économiques du pays à Entebbe, en mots diplomatiquement choisis, mais clairs, expliquant le besoin d’une gouvernance bonne et transparente qui assure une sage et juste distribution des biens et autorise une large participation à la vie nationale… Une nouvelle loi limite maintenant la liberté des associations, comme dans d’autres pays. Auparavant il avait rencontré 50 000 jeunes enthousiastes au stade de la capitale venus de tout le pays, leur signifiant le besoin d’intégrité et d’honnêteté et mettant en garde contre la corruption, mais en mots plus directs puisqu’il a avoué qu’il y a aussi de la corruption au Vatican! «La corruption n’est pas un chemin de vie, mais un chemin de mort.»

 

Le pape en République centrafricaine

 

Dernière étape et la plus risquée, la République centrafricaine, les 29 et 30 novembre, 4,5 millions d’habitants, plus de 80% de chrétiens, 10% de Musulmans, 6% d’animistes. 400 000 personnes ont fui le pays. Dans un vibrant discours d’accueil plus religieux que politique, la présidente Catherine Samba-Panza confesse tout le mal qui a été fait en Centrafrique et reconnaît un besoin vital de pardon pour entrouvrir un avenir dans son pays. Des cris de joie sur son passage, des pas de danses en boubous colorés devant les casques bleus de la Minusco (qui n’ont pas réussi à ramener la paix…) donne l’impression d’un peuple fatigué de la guerre et pauvre qui accueille son sauveur. La guerre oppose depuis trois ans les anti-balaka, sorte de milices chrétiennes, aux membres de la Séléka, alliance de groupes rebelles à majorité musulmane longtemps marginalisée par le pouvoir, mais qui se renforcent aujourd’hui et menacent le pays de sécession. Le pape François indique tout de suite le chemin: le pardon et la réconciliation. Pas de paix sans pardon. L’évêque Desmond Tutu avait dit en Afrique du Sud: pas d’avenir sans pardon. Le pape, en allant à la cathédrale de Bangui le 29 au soir ouvrir la porte de la Miséricorde (le pardon pour tous), a posé un geste hautement symbolique en Afrique, allant aussi saluer l’imam présent à la messe. Très tôt le matin du 30, il a tenu sa parole et est allé dans le quartier musulman enthousiaste et a rendu visite à la Grande mosquée où flottait le drapeau du Vatican. Tout un symbole!

 

Prière avec un imam

 

Ce qu’il a dit ensuite dans son homélie devant 30 000 personnes avait une profondeur réparatrice inouïe pour ce peuple si éprouvé. Il a invité les jeunes à ne pas quitter le pays, mais à le reconstruire. Le pape veut montrer que ce ne sont pas les religions qui sont la cause de tant de mal, et qu’il faut au contraire les mettre au service de la réconciliation et de la fraternité. C’est pour cela qu’il a prié avec l’imam Omar Kabine Layamana qui, avec l’évêque Nzapalainga, s’efforcent tous les deux, courageusement, depuis des mois, de réconcilier les gens.

Une chose frappe au terme de ce voyage: pour les nombreuses foules et surtout les jeunes, ce pape courageux semble être le seul qui puisse leur apporter justice et dignité. En d’autres termes, cela veut dire que ni l’ONU, ni les institutions internationales, ni leurs propres gouvernements et leurs riches élites ne réussissent à améliorer durablement le sort des peuples. Des peuples et surtout des jeunes, pauvres, souvent délaissés par leurs dirigeants, qui dansent et chantent. Quelle magnifique leçon d’humanité. Un ange a passé.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 14:14

 

 

 

Centrafrique: joie et soulagement après une visite du pape sans anicroche
Centrafrique: joie et soulagement après une visite du pape sans anicroche
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com