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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 09:12

 

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr  16/11/2013 à 03:50

 

En alerte Guépard pour quelques semaines encore, le 3e RPIMa sera-t-il projeté en Centrafrique dans le cadre d’une résolution des Nations Unies ? Jean-Yves Le Drian, l’a affirmé à mots à peine couverts lors de son discours devant les sous-officiers et officiers du «3», avant de se montrer un peu plus prudent lors de sa conférence de presse.

 

Après le Mali, la Centrafrique pourrait donc être le prochain théâtre d’opérations extérieures de l’armée française. «Bien qu’il n’y ait pas de terroristes qui veulent se taper de l’Occidental», a souligné le ministre de la Défense, « cet état africain est au cœur d’une région stratégique entre le Sahel, les grands lacs et la corne du continent africain», a rappelé le ministre.

 

La Dépêche du Midi

 

Lu pour vous : Carcassonne :  Le 3e RPIMA bientôt projeté en Centrafrique ?
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Centrafrique-Presse.com
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 23:30

 

 

 

 

 

http://afrikarabia.com  vendredi, 15 novembre 2013  par Christophe RIGAUD

 

Crise politique, crise sécuritaire et crise humanitaire, la Centrafrique continue de s'enfoncer dans l'anarchie. Dans une lettre au Conseil de sécurité de l'ONU, la présidente d'International Crisis Group (ICG) demande "une action internationale urgente et concertée afin d’enrayer le chaos".

 

Il y a eu la dictature sous Bozizé, il y a maintenant le chaos sous Djotodia. Huit mois après la prise du pouvoir par les rebelles de la Séléka, la Centrafrique n'est aujourd'hui plus vraiment sous le contrôle de l'Etat. Le nouveau président Michel Djotodia, issu de la rébellion, peine à maîtriser ses troupes qui commettent violences, pillages et vols à répétition. Même la capitale, Bangui, n'est pas sécurisée. Que dire alors des zones reculées comme Bossangoa, Bouca ou Bouar, où s'affrontent désormais ex-rebelles de la Séléka et des miliciens proches du président déchu Bozizé. Plane également le risque d'un conflit religieux entre musulmans (majoritaires dans l'ex-rébellion) et les chrétiens… conséquence malheureuse du coup d'Etat de la Séléka.


Confusion totale


Dans ce contexte explosif où 1,6 million de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence et 400.000 centrafricains sont déplacés dans leur propre pays, Louise Arbour décide d'interpeler le Conseil de sécurité des Nations unies. La présidente d'International Crisis Group (ICG) demande à l'ONU d'aider rapidement la Centrafrique à sortir du cycle de la violence. Dans une lettre ouverte, Louise Arbour pointe le manque d'autorité du président Djotodia sur ses hommes et rappelle que se sont "les combattants de la Séléka (qui) attaquent les civils, détournent des véhicules des Nations unies et des ONG, et ont récemment abattu un Casque bleu africain et un travailleur humanitaire". La confusion totale règne en Centrafrique, selon la présidente d'ICG, qui dénonce "les ministères pillés, les infrastructures publiques détruites, les recettes budgétaires quasiment nulles" et décrit des fonctionnaires qui se sont réfugiés dans la capitale".


Chapitre VII pour la Misca


Que fait la communauté internationale ? En octobre 2013, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2121. Cette résolution renforce le mandat du Bureau intégré de l’Organisation des Nations unies en Centrafrique (Binuca), et appelle à la création d’une mission internationale de soutien à la Centrafrique dirigée par l’Union africaine (Misca). Louis Arbour demande que le Conseil de sécurité autorise un mandat de chapitre VII pour la Misca, qui permettrait l'emploi de la force sur le terrain. La Misca doit remplacer les 3.000 hommes de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac), composée de tchadiens, de burundais, de gabonais ou de congolais…

Autoriser la France à rétablir l'ordre


Où est la France ? Paris possède 450 militaires autour de l'aéroport de Bangui et de "points d'intérêt français". Le 8e RPIMa n'est donc pas vraiment là pour sécuriser la capitale : trop peu nombreux et pas positionné pour cela. Le Quai d'Orsay a annoncé le renfort de 250 à 550 hommes supplémentaires avant la fin 2013. Une présence certes timide, mais surtout sans aucun effet sur l'insécurité qui règne dans la capitale. Louise Arbour souhaiterais que le Conseil de sécurité "autorise les forces françaises à participer au rétablissement de l’ordre". Les pays africains sont aussi sollicités par  ICG qui encourage l’Afrique « à fournir à la Misca des contingents supplémentaires, compétents et bien équipés ». Un plan d’urgence doit enfin être mis en place rapidement « pour rétablir et redéployer la police centrafricaine, la gendarmerie, les organismes judiciaires et les services pénitenciers, d’abord à Bangui, puis dans les provinces ».

 

Des élections crédibles

 

Sur le volet politique, alors que la période de transition de 18 mois paraît bien mal engagée, Louise Arbour réclame la création d’une « mission d’évaluation électorale, d’un budget et d’un calendrier réaliste pour la tenue d’élections crédibles. » Louise Arbour explique enfin que le temps presse. « Si la communauté internationale n’agit pas rapidement », note la présidente d’ICG, « cela risque de déstabiliser davantage le pays, ce qui mettrait en danger la République centrafricaine, ses citoyens mais également la région toute entière ». A bon entendeur…

 

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

Lu pour vous : Centrafrique : Louise Arbour demande à l'ONU d'agir au plus vite
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Centrafrique-Presse.com
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 23:13

 

 

 

 

 

Bangui  15 nov 2013 (AFP) –  L'Etat centrafricain a vu ses recettes chuter de 45% et la production du pays a reculé de 20% depuis la prise du pouvoir en mars par les rebelles de l'ex-coalition Séléka, a déclaré vendredi le ministre des Finances à la radio d'Etat.

 

"Le niveau de l'insécurité est très élevé. La crise a fait que la production de notre pays a reculé de manière importante" de l'ordre de 20%, a déclaré Christophe Mbrémaïdou, s'appuyant sur des estimations du Fonds Monétaire International (FMI) dont une délégation a récemment effectué une mission en Centrafrique.

 

De même, "les recettes propres de l'Etat ont diminué de 45%", a-t-il ajouté.

 

"L'activité économique a aussi baissé en raison de l'attentisme des opérateurs économiques et la désorganisation de l'administration", a-t-il expliqué, en mentionnant notamment l'effondrement de la perception des taxes douanières.

 

"Pour l'instant nous n'avons pas de solution interne. La seule possibilité c'est de trouver des ressources extérieures pour nous permettre d'ici avant la fin de l'année de payer au moins un salaire aux Centrafricains", a déploré le ministre.

 

Mais le ministre relève que la situation n'attire pas les prêteurs. "On ne peut pas prêter à quelqu'un qui n'a pas les moyens. Donc il faut négocier très dur avec des partenaires extérieurs et ces partenaires extérieurs sont très rares", a conclu Christophe Mbrémaïdou.

 

Devant ces difficultés, le Conseil national de transition (CNT, parlement transitoire) a adopté une loi de finances rectificative qui a revu le budget 2013 à 86 milliards de FCFA (131 millions d'euros) contre les 260 milliards de FCFA (395 millions d'euros) initialement prévus.

 

Le 7 novembre, le Premier ministre Nicolas Tiangaye avait chiffré à 670 millions d'euros les financements extérieurs dont la Centrafrique aurait besoin dans les 18 prochains mois pour se redresser.

 

Le pays est livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition de la rébellion de la Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août.

 

L'économie, qui connaissait déjà de nombreuses difficultés avant la prise du pouvoir par les rebelles, est aujourd'hui exsangue et l'administration quasiment inexistante dans le pays.

 

Copyright © AFP 2013. Tous droits réservés.

Crise en Centrafrique : les recettes de l'Etat chutent de 45%
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Centrafrique-Presse.com
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 23:03

 

 

 

 

 

http://sahel-intelligence.com  5 novembre 2013 par Frédéric Powelton 

 

Sur initiative de la France, une réunion informelle du Conseil de sécurité des Nations unies devait se tenir vendredi sur la situation en Centrafrique. Elle survient suite à l’approbation, mardi, de ce Conseil  pour l’envoi de 250 militaires en vue de protéger le personnel et les installations de l’ONU dans ce pays.

 

La décision du Conseil de sécurité répond à une demande faite la semaine dernière par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon pour tenter de rétablir l’ordre en République Centrafricaine. L’initiative était déjà prévue dans la résolution sur le Centrafrique, adoptée par le Conseil de sécurité le 8 octobre dernier. Celle-ci prévoyait le renforcement de la MISCA (Mission internationale de soutien en Centrafrique) dépêchée par l’Union africaine.

 

Les 250 militaires déployés à Bangui ne seront pas des Casques bleus mais d’autres  seront déployés après eux dans d’autres régions du pays. En tout, ce sont 560 soldats qui devraient être mobilisés. La France, pays occidental le plus impliqué dans la crise que connaît le Centrafrique, a déployé 450 hommes pour la sécurisation de l’aéroport de Bangui et la protection de ses ressortissants. Paris est disposé à porter cet effectif à 750.

 

Depuis le renversement en mars du président François Bozizé par les rebelles de la coalition Séléka, la République Centrafricaine est livrée à l’anarchie. Des groupes armés multiplient les atrocités contre les civils et environ 400.000 personnes ont dû fuir leurs domiciles en raison des combats depuis le début de l’année. 500.000 Centrafricains sont touchés par la famine et plus de la moitié de la population se trouve dans une situation humanitaire critique.

 

De retour d’une visite à Genève, l’actrice américaine et ambassadrice de l’UNICEF Mia Farrow a avancé les prémices d’un génocide, pressant la communauté internationale d’intervenir en Centrafrique.

Centrafrique : Renforcement du dispositif militaire de l’ONU
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 22:58

 

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com 15/11/2013 à 13:11 Par Jeune Afrique

 

L'ancien président burundais, Pierre Buyoya, serait bien placé pour prendre la tête de la Misca en Centrafrique.

 

Représentant de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya paraît bien placé pour prendre la tête de la Misca, la mission de cette même UA en Centrafrique. Médiateur à poigne, l'ancien président burundais connaît bien le pays. En 2008, il y a présidé le Dialogue politique inclusif sur la paix, puis, en 2010 et en 2012, conduit des missions d'évaluation pour le compte de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).

 

S'il est nommé, il sera chargé du volet politique de la mission, le commandement militaire ayant été confié au général camerounais Tumenta Chomu Martin. Créée en août, la Misca doit remplacer le 19 décembre la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac).

Lu pour vous : Centrafrique : Buyoya à la tête de la Misca ?
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Centrafrique-Presse.com
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 22:30

 

 

 

 

 

http://guylainmoke.wordpress.com 15 NOVEMBRE 2013

 

Les Etats-Unis ont conseillé jeudi à leurs ressortissants en Centrafrique de quitter "immédiatement" ce pays livré aux violences, où l’ambassade américaine est fermée depuis près d’un an et où la France assure les intérêts américains.

 

"Le département d’Etat met en garde les citoyens américains qui se rendraient en République centrafricaine (RCA) et recommande à ceux qui restent en RCA d’en partir immédiatement par les vols commerciaux existants", selon un communiqué du bureau consulaire du ministère.

 

Washington rappelle avoir "suspendu les activités de (son) ambassade à Bangui en décembre 2012" et qu’en l’absence de services consulaires, c’est "le gouvernement de la République française, via son ambassade à Bangui, (qui) sert de puissance protectrice pour les intérêts des Etats-Unis en RCA".

 

La chancellerie américaine, son ambassadeur et ses employés avaient été évacués de Centrafrique à Noël dernier.

 

La Centrafrique est livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition de la rébellion de la Séléka, aujourd’hui officiellement dissoute par son chef Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août.

 

Des groupes d’autodéfense ont pris les armes contre les ex-rebelles, entraînant de nouvelles violences qui prennent un caractère communautaire et ont entraîné le déplacement de dizaines de milliers de civils.

 

Les nouvelles autorités peinent à mener des opérations de désarmement et de cantonnement des ex-insurgés, accusés d’exactions à Bangui et en province. Le parquet de Bangui a ouvert mercredi des enquêtes contre des auteurs présumés de violences qui se multipliaient ces derniers jours.

 

La diplomatie américaine communique régulièrement sur les troubles en Centrafrique. Washington a souvent condamné la Séléka, mais n’a jamais qualifié de "coup d’Etat" le renversement en mars du président Bozizé, aujourd’hui réfugié à Paris.

 

Avec la République démocratique du Congo et le Soudan du Sud, la Centrafrique est considérée par le département d’Etat comme un possible refuge du chef de la sanguinaire Armée de résistance du Seigneur, Joseph Kony, venu d’Ouganda et recherché par la Cour pénale internationale et Washington.

 

Par Guylain Gustave Moke

 

WordPress/AFP

 

 

LES ETATS-UNIS CONSEILLENT À LEURS RESSORTISSANTS DE QUITTER LA CENTRAFRIQUE

 

http://www.camer.be

 

Les Etats-Unis ont conseillé jeudi à leurs ressortissants en Centrafrique de quitter "immédiatement" ce pays livré aux violences, où l'ambassade américaine est fermée depuis près d'un an et où la France assure les intérêts américains. Les Etats-Unis ont conseillé jeudi à leurs ressortissants en Centrafrique de quitter "immédiatement" ce pays livré aux violences, où l'ambassade américaine est fermée depuis près d'un an et où la France assure les intérêts américains.


"Le département d'Etat met en garde les citoyens américains qui se rendraient en République centrafricaine (RCA) et recommande à ceux qui restent en RCA d'en partir immédiatement par les vols commerciaux existants", selon un communiqué du bureau consulaire du ministère.

 

Washington rappelle avoir "suspendu les activités de (son) ambassade à Bangui en décembre 2012" et qu'en l'absence de services consulaires, c'est "le gouvernement de la République française, via son ambassade à Bangui, (qui) sert de puissance protectrice pour les intérêts des Etats-Unis en RCA".

 

   La chancellerie américaine, son ambassadeur et ses employés avaient été évacués de Centrafrique à Noël dernier.

   
La Centrafrique est livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition de la rébellion de la Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août.

 

© Source : Y.T avec Afp

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : Washington conseille à ses ressortissants de partir
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Centrafrique-Presse.com
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 15:05

 

 

 

 

 

 

http://www.humanite.fr  13 Novembre 2013

 

Alors que le pays s’enfonce dans le chaos depuis la prise de Bangui par les rebelles de la Seleka, Paris plaide pour un appui onusien à la force africaine déployée sur place.

 

C’est l’histoire d’un État en ruine et d’un régime, celui de François Bozizé, qui s’est effondré comme un château de cartes lorsque la Seleka, hétéroclite coalition rebelle venue du nord du pays, a pris la capitale, Bangui, le 24 mars dernier, sous l’œil des soldats de la force régionale, la Micopax, et des militaires français du détachement Boali.

 

Depuis, la République centrafricaine n’en finit plus de s’enfoncer dans le chaos, au désespoir des populations civiles, premières victimes des violences et des exactions. Arrivé au pouvoir sur le dos des rebelles, désigné président de transition par acclamation, Michel Djotodia lui-même a perdu le contrôle de la situation. Il a eu beau décréter la « dissolution » de la Seleka, les hommes en armes ont continué de semer la terreur jusque dans la capitale, pillée avec l’arrivée des rebelles. La constitution de milices d’autodéfense dites « anti-balakas », comptant dans leurs rangs des partisans du président déchu, a donné lieu à des affrontements meurtriers et à des exactions, en particulier dans le nord-ouest du pays, à Bossangoa, Bouca, Bouar. La situation est d’autant plus dangereuse qu’une arme automatique se négocie aujourd’hui… entre 25 et 40 dollars.

 

Transition mal engagée

 

Sur fond de grave crise politique, sécuritaire, humanitaire, et alors que la transition est plus mal engagée que jamais, les divisions communautaires, instrumentalisées de toutes parts, menacent de prendre un tour confessionnel. « Certains groupes armés tuent sous couvert de leur religion. Mon sentiment est que les communautés chrétienne et musulmane vont finir par s’entre-tuer », s’alarmait, le 1er novembre dernier, Adama Dieng, chargé de la prévention des génocides à l’ONU. Majoritairement constituée de musulmans au début de l’offensive, fin 2012, la Seleka est née de l’agrégation de groupes armés opérant dans le nord-est du pays, loin de Bangui, dans les régions marginalisées frontalières du Tchad et du Soudan. Appuyée en sous-main par le président tchadien Idriss Déby, cette rébellion a fini par être perçue, dans le Sud majoritairement chrétien, comme le fruit d’une opération téléguidée depuis l’étranger.

 

Et pourtant… Si la République centrafricaine est en proie à la plus grave crise de son histoire récente, elle connaît régulièrement des soubresauts. Le président déchu, François Bozizé, avait lui-même pris le pouvoir par un coup d’État en 2003, avant d’être élu en 2005, puis réélu en janvier 2011 au terme d’une mascarade électorale. Ce militaire s’était replié sur un clan familial corrompu, s’emmurant dans un exercice paranoïaque du pouvoir.

 

« Depuis plusieurs années, la République centrafricaine n’est plus réellement gouvernée et cette démission du politique s’est traduite par une paupérisation et une insécurité croissantes ainsi qu’une forte dépendance financière, humanitaire et sécuritaire. La chute du président Bozizé s’inscrit dans le cycle des crises qui se répètent tous les dix ans», analysait, en juin dernier, un rapport de l’International Crisis Group (ICG). Aucun des accords politiques conclus depuis le début de cette crise, à Libreville avant la chute de Bozizé, puis à N’Djamena après l’arrivée au pouvoir de Michel Djotodia, n’a permis de sortir le pays de l’ornière.

 

C’est que les racines de ces crises plongent loin dans l’histoire. Au lendemain de la proclamation d’une indépendance de façade, le pays a représenté jusqu’à la caricature les dérives de la Françafrique. Il illustre le sort de fragiles États postcoloniaux où les peuples n’ont jamais eu droit au chapitre, où les richesses sont pillées par les grandes puissances et les multinationales. Les ressources dont regorge le pays (diamants, or, uranium, pétrole) aiguisent toujours les appétits. La France, qui a observé, au début de la crise, une position de retrait, refusant de voler au secours de François Bozizé, plaide à présent pour un appui onusien à la force africaine déployée sur place, la Micopax. Paris pousse en avant ses « amis» de la région, le Camerounais Paul Biya, le Gabonais Ali Bongo, le Congolais Denis Sassou Nguesso et, surtout, le Tchadien Idriss Déby, fidèle appui lors de l’opération Serval au Mali. Il est « indispensable de venir en aide aux populations, compte tenu de la gravité de la situation humanitaire», fait-on valoir au Quai d’Orsay. Sans perdre de vue, bien sûr, les intérêts français…

Lu pour vous : Centrafrique : Une tragédie longtemps ignorée
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Centrafrique-Presse.com
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 14:33

 

 

 

L’actrice Mia Farrow s’inquiète pour la population de la République centrafricaine

 

jeudi 14 novembre 2013 à 11 h 31 HNE Radio-Canada avec Associated Press

 

Mia Farrow, ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF, a décrit jeudi la République centrafricaine comme un État défaillant au bord du génocide.

 

L'actrice et militante américaine, célèbre grâce aux films Rosemary's baby et Hanna et ses sœurs, vient de rentrer d'un voyage d'une semaine dans ce pays. Elle a jugé son gouvernement inutile et déclaré que le monde n'y accordait pas assez d'attention.

 

Elle croit que les germes d'un génocide sont présents au pays, faisant ainsi écho à une évaluation de responsables de l'ONU.

 

Elle a déclaré à des journalistes au siège européen de l'ONU, à Genève, qu'il s'agissait d'une population abandonnée parce que le monde avait détourné les yeux.

 

Mia Farrow a montré des images de dessins d'enfants qu'elle a prises montrant des hommes tirant sur les gens. Elle y a vu le reflet de l'anarchie et du massacre de civils qui, selon elle, touchent particulièrement les femmes et les enfants.

 

Elle estime qu'il faudra une intervention de haut niveau et une force autorisée par l'ONU avec un mandat plus fort pour maîtriser le chaos en République centrafricaine.

 

 

Mia Farrow lance un appel pour la Centrafrique au bord du génocide

 

http://www.arcinfo.ch  14.11.13, 19:23

 

L'ambassadrice de l'UNICEF Mia Farrow a lancé jeudi à Genève un appel à agir immédiatement pour empêcher une catastrophe humanitaire en Centrafrique. Elle a affirmé que le pays est au bord d'un génocide.

 

"Les violences et l'instabilité échappent à tout contrôle", a déclaré à la presse Mia Farrow de retour d'un voyage d'une semaine en Centrafrique, dont trois jours à Bossangoa. Selon l'actrice et activiste, les germes sont présents pour un génocide.

 

Elle a déploré que le monde ait abandonné cette population et détourne les yeux de ce conflit. Elle a estimé qu'il faudra une intervention de haut niveau et une force autorisée par l'ONU avec un mandat plus fort pour maîtriser le chaos en République centrafricaine.

 

Les femmes et les enfants paient le prix le plus élevé pour les combats qui ont fait 400'000 déplacés depuis le début de l'année, selon l'ONU.

 

Témoignages d'enfants

 

Mia Farrow a rapporté des récits d'enfants témoins de la mort de leurs pères, de leurs frères et de leurs oncles. Elle a montré des dessins d'enfants avec des hommes tirant sur les gens.

 

L'actrice américaine est ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF depuis l'année 2000. Elle s'est déjà rendue en Centrafrique en 2007 et 2008. Pour l'UNICEF, elle a également visité l'Angola, le Cameroun, la Guinée, Haïti, le Liban, le Nigeria, l'Ouganda, la République démocratique du Congo, le Tchad et le Soudan.

 

Source: ATS

L’actrice Mia Farrow s’inquiète pour la population de la République centrafricaine
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 14:31

 

 

 

 

(Source : ONU) : 14 nov. 2013

 

Le Représentant de l'UNICEF en RCA, Souleymane Diabaté, a appelé aujourd’hui les autorités centrafricaines à enquêter sur les allégations à l’effet que des enfants auraient été assassinés dans le cadre de la recrudescence des violences dans le pays. « De telles allégations doivent être examinées avec le plus grand sérieux et faire l'objet d'enquêtes approfondies », a-t-il déclaré.

 

« Si ces allégations venaient à être vérifiées, ses auteurs devront être traduits en justice. Depuis le début de la crise, la population cherche désespérément à se protéger. L'impunité doit cesser dès maintenant », a-t-il ajouté.

 

« L'UNICEF condamne fermement tous les actes de violence commis contre des enfants et demande au gouvernement de transition de veiller à ce que les auteurs de tels actes soient identifiés et traduits en justice », a-t-il conclu. De nombreux enfants auraient été tués depuis septembre lors des combats opposants des groupes d'autodéfense appelés anti-Balaka et des combattants ex-Séléka. 

 

 

 

Centrafrique : l’UNICEF appelle à enquêter sur des allégations de meurtre d’enfants
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 14:27

 

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com  14/11/2013 à 15:40 Par Vincent Duhem

 

Le sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Edmond Mulet, s'est rendu en Centrafrique du 4 au 8 novembre à la tête d'une mission tripartite ONU-Afrique centrale-Union africaine pour évaluer les conditions d'un soutien international à la Misca. Le 18 novembre, un rapport sera présenté par Ban Ki-moon devant le Conseil de sécurité avant qu'une résolution ne soit adoptée début décembre. Edmond Mulet explique à "Jeune Afrique" les divers options envisagées pour résoudre la crise centrafricaine.

 

JEUNE AFRIQUE : Vous revenez de plusieurs jours en Centrafrique, quelle évaluation faites-vous de la situation sur place ?

 

Edmond Mulet (photo ci-contre) : On a pu constater que la situation interne se dégrade jour après jour. Que ce soit au niveau humanitaire, ou à celui des droits de l'homme. La violence et l'insécurité sont vraiment visibles.

 

Un expert de l'ONU a récemment mis en garde contre les risques de génocide. Partagez-vous son inquiétude ?

 

C'est un terme extrêmement dangereux que je ne trouve pas pour le moment approprié à la situation en Centrafrique. Il y a des affrontements confessionnels, des divisions religieuses qui n'existaient pas avant, mais d'ici à parler de génocide je ne pense pas.

 

Il est indispensable de s'assurer que la Misca soit déployée le plus vite possible.

 

Il est indispensable de s'assurer que la Misca soit déployée le plus vite possible avec tout l'appui nécessaire (logistique, armement, équipement) pour que cette présence puisse changer la donne sur le terrain. L'idée est que cette force soit capable de se déployer dans tout le pays pour garantir la protection des civils, ce que les capacités de la Fomac ne permettaient pas.

 

Comment l'ONU va-t-elle concrètement aider la Misca ?

 

Plusieurs options sont sur la table. C'est au Conseil de sécurité d'identifier la meilleure solution pour que son déploiement soit le plus efficace et le plus rapide possible. On pourrait par exemple créer des fonds d'affectation spéciaux avec la contribution d'États membres ou de certaines organisations (ce que l'Union européenne et les États-Unis ont déjà promis). Ces fonds pourraient couvrir les salaires et les dépenses jusqu'à mi-2014. Des États membres pourraient également coopérer pour doter la Misca du matériel et de l'armement nécessaire.

 

Pour le moment, 3 650 soldats doivent être déployés. Est-ce suffisant ?

 

L'aspect sécuritaire est le plus important, mais il y a d'autres défis.

 

Non. J'estime qu'il faut au moins 6 000 hommes. De plus, pour le moment, le secteur civil de la Misca (environ 150 personnes) est trop réduit si la mission veut pouvoir jouer un rôle dans le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), dans la réforme du secteur de sécurité, la protection des civils et la réconciliation nationale. L'aspect sécuritaire est le plus important, mais il y a d'autres défis.

 

L'envoi d'une mission de maintien de la paix est-il la seule solution ?

 

Mon rôle n'est pas de me prononcer à ce sujet mais de présenter différentes options. Néanmoins, cela fait partie des options que nous avons présentées au secrétaire général. La Misca en serait alors le noyau central. Ses capacités seraient renforcées par la participation de contingents non-africains. 

 

Certains membres du Conseil de sécurité, comme les États-Unis, ne semblent pas soutenir cette option…

 

Tout le monde doit comprendre que, plus on attend plus la réponse à la crise sera difficile et coûteuse. C'est maintenant qu'il faut agir.

 

Propos recueillis par Vincent Duhem



 

Lu pour vous : ONU / Edmond Mulet : "Plus on attend, plus la réponse à la crise en Centrafrique sera difficile et coûteuse"
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