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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:32

 

 

 

 

http://www.republicoftogo.com  05/01/2014

 

La situation humanitaire en Centrafrique se dégrade. L’autorisation donnée par l’ONU à la France d’épauler la  force africaine -la Misca- n’a qu’une valeur provisoire et il appartient au secrétaire général de l’ONU de proposer au conseil de sécurité une transformation de cette action en opération onusienne de maintien de la paix. Mais les intérêts sont en ce domaine divergents.

 

La France ne souhaite pas s’engager dans le long terme. Conformément à sa doctrine, la France préfère que le poids de l’intervention soit supporté par l’ONU. Prête à intervenir en urgence, elle ne veut pas se laisser aspirer dans une sorte de gouvernorat de la Centrafrique.

 

 Mais  l’Union africaine ne veut pas pour l’instant se laisser déposséder de la mission de maintien de la paix qu’elle assume principalement avec le concours du Tchad . Les ambitions au leadership de ce pays incitent l’UA à retarder le principe d’une intervention onusienne,

 

Il reste cependant à l’organisation d’Addis Abeba de faire la preuve de soin efficacité sur le terrain...

 

Dans ces conditions la France est retenue par la main en Centrafrique et risque de voir entrainée malgré elle à alourdir le poids de son intervention.  

                             

La situation est d’autant plus délicate que l’intervention française applaudie à ses débuts est à présent contestée par une partie de la population.

 

S’engager était pour la France une option nécessaire .

Se dégager sera une opération autrement plus complexe .

 

Koffi Souza

Lu pour vous : Les impasses centrafricaines
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Centrafrique-Presse.com
6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:27

 

 

 

 

 

 

Le 5 décembre 2013, la France lançait l'opération Sangaris, une intervention de ses militaires pour tenter de ramener le calma en Centrafrique. Un mois après, c'est plutôt la déception et l'inquiétude qui dominent. Récit en images de Pascale Bourgaux.

 

http://www.tv5.org  05.01.2014par Pascale Bourgaux

 

L'intervention de l'armée française, -en appui à la Force africaine-, a suscité des espoirs immenses au sein d'une population épuisée par un cycle infernal de représailles entre milices chrétiennes et ex-rébellion Séléka. Mais aujourd’hui Bangui connait toujours la violence et le pays semble plus divisé que jamais.

 

 

Un mois de terreur en Centrafrique

 

http://www.la-croix.com   5/1/14 - 15 H 48

 

Le 5 décembre : l’armée française lance l’opération « Sangaris » pour restaurer la sécurité en Centrafrique, peu après le vote de l’ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir. Elle déploie 1 600 militaires qui viennent en appui de la Misca, la force africaine sur place.

 

 Le 9 décembre : deux soldats français sont tués à Bangui au cours d’un accrochage avec des assaillants.

 

 Le 23 décembre : une patrouille tchadienne ouvre le feu sur des manifestants anti-Séléka devant l’aéroport. Le 24, le chef du contingent burundais révèle que ses hommes ont été la cible d’une attaque de soldats tchadiens.

 

 Le 28 décembre : exode de Tchadiens qui quittent Bangui pour leur pays. N’Djamena a évacué plusieurs milliers de ressortissants par avion et par convois routiers.

 

 Le 3 janvier : l’ONU estime qu’un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis mars 2013. Près de la moitié des habitants de Bangui sont parmi les déplacés.

 

 

 


 

Centrafrique : les événements depuis un mois d'intervention française

 

 

Samedi, 04 Janvier 2014 11:11 AEM – AFP

 

BANGUI, République centrafricaine - Rappel des événements en Centrafrique depuis le lancement le 5 décembre de l'opération Sangaris par la France, qui y a déployé 1.600 militaires en appui à une force africaine sur place, la Misca.

 

La Centrafrique est plongée dans un engrenage de violences communautaires et interreligieuses depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

 

Depuis le début de l'intervention française, les violences se sont multipliées entre les milices chrétiennes "anti-balaka" (anti-machette, en langue sango) et la Séléka. Un millier de personnes ont été tuées par balle ou à l'arme blanche dans le pays, depuis le 5 décembre.

 

--DÉCEMBRE 2013--

 

- 5: L'armée française lance l'opération Sangaris pour restaurer la sécurité. "Vu l'urgence, j'ai décidé d'agir immédiatement", annonce le président français François Hollande, peu après le vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir.

 

Le matin, des milices d'autodéfense chrétiennes infiltrées dans certains quartiers de Bangui avaient lancé une attaque, entraînant des représailles sanglantes des combattants Séléka contre les chrétiens dans la capitale.

 

- 7: Arrivée de renforts terrestres français dans l'Ouest et dispositif musclé à Bangui.

 

Hollande annonce que les soldats de Sangaris ont désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations". Ils demeureront "autant que nécessaire pour cette mission" et jusqu'à la tenue d'élections.

 

- 9: Les troupes françaises entreprennent un vaste désarmement, à commencer par celui des ex-rebelles, mais l'opération s'accompagne de représailles chrétiennes contre les communautés musulmanes.

 

Deux soldats français sont tués à Bangui au cours d'un accrochage avec des assaillants.

 

- 10: La mission de la France est "dangereuse" mais "nécessaire", déclare M. Hollande au cours d'une brève visite à Bangui, où il rencontre le président Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka.

 

- 17: Nouvelle opération française de désarmement à Bangui, visant cette fois les milices "anti-balaka".

 

- 19-20: Plus d'une trentaine de personnes sont tuées à Bangui.

 

- 21: Djotodia renouvelle son offre de dialogue aux milices chrétiennes.

 

- 22: Plusieurs milliers de musulmans manifestent à Bangui pour protester contre l'armée française, après la mort de trois ex-Séléka dans un accrochage.

 

- 23: Une patrouille tchadienne ouvre le feu sur des manifestants anti-Séléka devant l'aéroport. Le 24, le chef du contingent burundais révèle que ses hommes ont été la cible d'une attaque de soldats tchadiens.

 

- 26: Au lendemain d'une nouvelle journée de violences à Bangui (au moins 40 morts), l'armée française lance une vaste opération de "dissuasion" et de sécurisation, mobilisant 600 hommes, dans deux quartiers de la ville.

 

- 28: Exode de Tchadiens qui quittent Bangui pour leur pays. N'Djamena a lancé un pont aérien depuis une semaine et évacué plusieurs milliers de ressortissants par avion et par convois routiers.

 

- 31: Lors de ses voeux télévisés aux Français, Hollande justifie la présence des militaires français au nom de la défense des "valeurs" de la France "dans le monde".

 

--JANVIER 2014

 

- 2: En visite à Bangui, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, écarte le risque d'un enlisement pour la France.

 

- 3: Le président tchadien Idriss Déby Itno condamne les exactions anti-Tchadiens et prévient que leurs auteurs "le paieront un jour".

 

- 3: Selon l'ONU, près d'un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le coup d'Etat de la Seleka, fin mars 2013, et les récents affrontements religieux, et près de la moitié des habitants de Bangui sont parmi les déplacés.

Centrafrique : Sangaris, un mois après
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Centrafrique-Presse.com
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:59

 

 

 

 

 

 

http://french.cri.cn  2014-01-04 04:13:04  xinhua

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en tournée africaine sur la crise en République centrafricaine, s'est entretenu vendredi avec le chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondimba, a-t-on appris de source diplomatique française à Libreville.

 

M. Le Drian est arrivé vendredi après-midi en provenance de la Centrafrique avant une étape à Niamey au Niger.

 

"L'entretien a porté sur la Centrafrique", a indiqué la source diplomatique sous le couvert de l'anonymat.

 

"Comme il a été dit, le Gabon est l'un des pays essentiel dans le cadre de la résolution de cette crise", a-t-il ajouté.

 

Libreville a dépêché en Centrafrique près d'un demi-millier de soldats. Le volet policier de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) est géré par un officier gabonais.

 

Après Libreville, le ministre français se rendra vendredi soir à Ndjamena au Tchad, autre pays fortement impliqué dans la recherche de solution à la catastrophe en cours en Centrafrique.

Le président gabonais discute de la crise centrafricaine avec le ministre français de la Défense
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Centrafrique-Presse.com
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:56

 

 

 

 

 

 

Créé le 03/01/2014 à 09h24 -- Mis à jour le 03/01/2014 à 09h33

 

Médecins sans Frontières (MSF) a décidé, «suite à deux jours consécutifs de violence sur la zone de l'aéroport de Bangui», de «considérablement réduire ses activités» sur l'aéroport de la capitale centrafricaine, a annoncé jeudi l'ONG.

 

Dans un communiqué MSF affirme être «dans l'obligation de considérablement réduire ses activités médicales d'urgence dans le camp de déplacés de l'aéroport. Les violences qui depuis deux jours ont eu lieu à proximité du dispensaire MSF de l'aéroport de Bangui ont provoqué la mort de deux enfants, 40 personnes blessées ont été prises en charge par les équipes MSF travaillant dans le camp de déplacés de l'aéroport».

 

«Notre équipe médicale a été réduite et seuls les cas les plus graves sont désormais pris en charge avant d'être envoyés vers d'autres structures de santé», ajoute le communiqué. «MSF a également dû suspendre ses projets d'extension de l'offre de soins médicaux dans le camp de l'aéroport (ouverture de deux nouveaux postes de santé, lancement d'une campagne de vaccination contre la rougeole et mise en place d'un programme nutritionnel)».

 

MSF précise être la seule organisation médicale présente dans ce camp où se sont réfugiées plus de 100.000 personnes déplacées.

 

«Avant les événements de ces derniers jours MSF dispensait en moyenne 500 consultations, réalisait une centaine de pansements et 7 accouchements par jour (...) Tant que la sécurité ne sera pas restaurée à l'aéroport, MSF ne pourra pas y reprendre pleinement ses activités. MSF maintient sa présence dans deux hôpitaux et deux autres camps de déplacés de Bangui», ajoute l'organisation.

 

 Avec AFP

Centrafrique: MSF va prendre moins de blessés en charge à l'aéroport de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:52

 

 

 

 

 

 

AFP 3 JANVIER 2014 À 19:56

 

Près d’un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le coup d’Etat de la Seleka, fin mars 2013, et les récents affrontements religieux, et près de la moitié des habitants de Bangui sont parmi les déplacés, a annoncé vendredi l’ONU.

 

«La situation humanitaire en République centrafricaine est toujours désastreuse. L’insécurité qui règne dans le pays rend les livraisons d’aide humanitaire de plus en plus difficile et le nombre de déplacés à l’intérieur du pays a désormais dépassé les 935.000 personnes», a déclaré Babar Baloch, porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

 

Ces chiffres comprennent les personnes qui ont fui après le coup d’Etat du 24 mars 2013 par les rebelles de la Seleka contre le président François Bozizé, ainsi que les déplacés des affrontements religieux en cours, a précisé le porte-parole du HCR, ajoutant que de nombreux enfants faisaient partie de ces populations.

 

M. Baloch a déclaré à des journalistes que les attaques contre les civils, les pillages et la présence de groupes armés dans des zones où les habitants du pays ont fui limitaient gravement l’accès des organisations humanitaires.

 

En décembre, les troupes françaises sont intervenues pour tenter d’endiguer les violences opposant les rebelles et les milices de la majorité chrétienne du pays qui ont obtenu le soutien des combattants fidèles à l’ancien régime.

 

Le conflit dans le pays riche en ressources naturelles mais appauvri aurait déjà fait plus de 1.000 morts le mois dernier et des dizaines de milliers de déplacés.

 

«Quelque 512.672 personnes sont actuellement réfugiées sur 67 sites dans la capitale Bangui ou bien vivent dans des familles d’accueil. Cela représente plus de la moitié de la population totale de Bangui. Environ 60% des personnes déplacées sont des enfants», a précisé M. Babar Baloch.

 

La semaine dernière, le nombre de personnes cherchant à se réfugier aux alentours de l’aéroport de Bangui à doublé, atteignant les 100.000 personnes, selon le HCR.

 

L’aéroport de Bangui est surveillé par les troupes françaises, permettant l’arrivée de l’aide internationale mais les organisations humanitaires rencontrent des difficultés à maintenir leur activité en raison des pillages et des violences.

 

«L’amélioration du niveau de sécurité est crucial pour permettre aux travailleurs humanitaires d’atteindre les personnes déplacées», a déclaré le porte-parole du HCR.

 

Au total, 1.600 soldats français sont présents sur le territoire aux côtés de 4.000 soldats des forces africaines pour tenter d’apaiser les violences.

 

Selon M. Baloch, «davantage de troupes et une coordination des opérations efficace» sont nécessaires au sein des forces africaines, qui pourraient compter 6.000 soldats avec le déploiement des soldats congolais et rwandais.

 

Quelque 75.000 Centrafricains ont également fui à l’étranger depuis le mois de mars rejoignant la République démocratique du Congo, la République du Congo, le Tchad et le Cameroun. Cela porte le nombre total de réfugiés en provenance du pays à 240.000 personnes.

Centrafrique: près d’un million de déplacés selon l’ONU
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Centrafrique-Presse.com
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:48

 

 

 

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

 

Malgré l'intervention de la force africaine de la Misca et des troupes françaises, l'escalade des violences entre chrétiens et musulmans semble inévitable.

 

"Probablement encore un anti-balaka !", affirme un habitant du quartier musulman du PK 5, en désignant un corps gisant à même le sol, recouvert de mouches. Les anti-balakas, ce sont des milices chrétiennes luttant contre le pouvoir, et au PK5 désormais, on leur fait la guerre. Dans une rue adjacente, des coups de semonce retentissent : ce sont des éléments de la force de l'Union africaine qui dispersent une foule de curieux, attroupée autour d'un autre corps. En tout sur quelques mètres de distance, le nombre de victimes du jour s'élève à quatre, et il est à peine huit heures du matin. Allongés sur le dos, sobrement recouverts d'un pagne, deux d'entre eux sont encore ligotés. Parfois, un passant s'arrête à leur hauteur, soulève le tissu pour regarder le visage de la victime, puis s'éloigne sans rien dire.

 

"Ces deux petits, on les connaît, ils sont du quartier depuis toujours, et puis ce sont devenus des anti-balakas. Ils ont été tués un peu plus loin et ramenés ici, puisque c'est chez eux", explique l'un d'entre eux. Bangui est une toute petite ville, un "grand village", comme on le dit souvent, et il n'est pas nécessaire de marcher longtemps pour passer d'un quartier de majorité musulmane à un quartier chrétien. Avant les récents évènements, qui ont fait passer la crise de coup d'état à "crise inter-religieuse", les deux communautés vivaient en bonne intelligence. Désormais, la frontière entre le PK 5 et le quartier limitrophe chrétien "Castor", est marquée par des échoppes détruites ou brûlées : ce sont celles des chrétiens. Partout sur la route bitumée qui traverse les quartiers, de larges traces noires rappellent ces moments réguliers de frictions durant lesquels des populations excédées érigent des barricades enflammées.

 

"Personne ne vient chez nous pour nous défendre"

 

À quelques kilomètres de là, à la sortie de la ville, un autre quartier a décidé de vivre autrement : "Après les grosses violences du 5 décembre (qui ont fait plusieurs centaine de morts en une journée, NDLR) nous sommes entrés dans une phase de réconciliation entre musulmans et chrétiens du quartier. Entre nous il n'y a pas de problème, il n'y a jamais vraiment eu d'ailleurs, tout va bien", explique Djibril Ali, un musulman. Comme la plupart des habitants de son quartier, toutes confessions religieuses confondues, il a décidé d'ignorer les tensions qui agitent les quartiers voisins. "Ici, nos frères chrétiens sont aussi embêtés que nous par les anti-balakas. Nous sommes tous des commerçants, se faire la guerre entre nous n'arrangerait personne (...) je suis né ici, je ne vois pas de raison pour m'en prendre à mes frères", affirme un autre riverain, un "vieux" du quartier aux rides profondes.

 

Dans ce quartier où chrétiens et musulmans ont fait cause commune, la plupart se promènent pourtant avec une machette en bandoulière, et même les enfants qui jouent dans le sable ont un couteau a proximité. Ici, tout le monde est d'accord pour se plaindre des conditions de sécurité : "Personne ne vient chez nous, ni les Français, ni la Misca ni personne pour nous défendre", affirme Hassan Oumar, un commerçant. Au PK 5, où des militaires patrouillent pourtant régulièrement, c'est plutôt des Français que l'on se plaint, les musulmans les accusant régulièrement de "prendre partie" en faveur des chrétiens et des anti-balakas. 

 

À deux pas du marché au bétail, centre névralgique du quartier, une petite troupe creuse un trou. Les silhouettes apparaissent et disparaissent dans la poussière soulevée par le mouvement des pelles. "Nous allons enterrer quelqu'un du quartier. Il a été tué par un anti-balaka", explique l'un d'eux, en montrant une dizaine de monticules de terre alignés. "C'est là qu'on enterre nos amis", souligne-t-il avant de désigner du doigt des monticules plus petits, sous lesquels reposent les enfants.

Lu pour vous : Centrafrique : tensions inter-religieuses dans les quartiers de Bangui
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:47

 

 

 

 

 

 

Le Figaro.fr avec AFP   Mis à jour le 03/01/2014 à 14:14

 

Députés et sénateurs, qui suspendront leurs travaux en mars en raison des élections municipales des 23 et 30 mars, devraient revenir cependant brièvement siéger durant cette période pour voter la prolongation de l'intervention militaire en Centrafrique, a annoncé le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

La Constitution prévoit que l'autorisation du Parlement est obligatoire pour prolonger une intervention militaire au-delà de quatre mois. L'intervention militaire en Centrafrique ayant commencé début décembre, le Parlement devra se prononcer avant début avril.


Alain Vidalies a donné cette précision en présentant devant le Conseil des ministres une communication sur le programme de la session parlementaire, selon le compte rendu officiel du Conseil.

 

"Comme le veut la tradition républicaine, une suspension de cinq semaines est programmée à compter du 28 février, en raison des élections municipales des 23 et 30 mars", a indiqué le ministre. "Cet agenda contraint par la suspension des travaux due aux élections devra probablement prévoir une exception pour permettre au Parlement de se prononcer sur la prolongation de l'intervention militaire en République centrafricaine, le délai de quatre mois au-delà duquel son autorisation est requise pour poursuivre cette intervention (article 35 de la Constitution) expirant début avril", a-t-il ajouté.


Le ministre a également confirmé que le projet de loi relatif à la prévention de la récidive et à l'individualisation des peines sera examiné par l'Assemblée nationale juste après les élections municipales, tout comme les textes concernant l'économie sociale et solidaire.


Avant les élections, a-t-il rappelé, le Parlement votera définitivement, durant la troisième semaine de janvier, le projet de loi interdisant le cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale. Il entamera et poursuivra l'examen d'une série de projets de loi, notamment celui reprenant le récent accord sur la formation professionnelle, et ceux sur l'agriculture, le logement, la consommation, l'égalité entre femmes et hommes, le secret des sources, le détachement des travailleurs, ainsi que la proposition de loi constitutionnelle sur les langues régionales et minoritaires.

Centrafrique : le Parlement votera en mars
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Centrafrique-Presse.com
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:40

 

 

 

 

 

Dernière minute : 343 Sénégalais de Centrafrique sont arrivés à l’aéroport de Dakar

 

http://www.ferloo.com   Vendredi 3 Janvier 2014 à 13:54

 

143 Sénégalais en provenance de la République centrafricaine sont arrivés ce vendredi à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar. Il s’agit de 123 hommes, de 83 femmes, 110 enfants et 27 bébés.

 

C’est le deuxième vol affrété par le gouvernement du Sénégal pour rapatrier nos compatriotes qui étaient dans la détresse en Centrafrique où les autorités de transition et des éléments rebellent s’affrontent à travers des tueries des civiles. Lors du premier vol, le président Macky Sall s'était personnellement déplacé à l'aéroport de Dakar pour accueillir les rapatriés de Bangui. Il a promis de tout mettre en oeuvre pour que ces personnes qui ont fui l'enfer de la Centrafrique puisse être dans de bonnes conditions.  

 

Arrivée de 180 autres Sénégalais rapatriés de Centrafrique

 

http://www.leral.net   Rédigé le Vendredi 3 Janvier 2014 à 12:03

 

Le second vol des ressortissants sénégalais rapatriés de la République centrafricaine (RCA) a atterri tout à l'heure à l'aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. Ils ont été accueillis par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Mankeur Ndiaye.

 

Initialement prévue à 7h20, le vol a connu un retard au départ de Madrid (Espagne) d’où l’appareil devait quitter pour se rendre à Bangui, renseigne l'Agence de presse sénégalaise (Aps). "Pour le vol qui arrive aujourd’hui, on a affrété un boeing A330-300 qui fait 387 sièges et qui va amener tous nos compatriotes qui sont là-bas (en RCA) et qui souhaitent revenir. Pour l’instant, on a 180 de nos compatriotes qui ont manifesté le désir de revenir. Mais, on va répondre à un appel du Président malien qui souhaite, s’il reste des places, qu’elles soient occupées par nos voisins maliens. Parce que le gouvernement malien a lancé un appel au gouvernement sénégalais, si jamais il restait des places, de rapatrier leurs compatriotes restés là-bas. Le Président Macky Sall a été sensible à l’appel et les places restantes seront occupées par des Maliens", a déclaré Sory Kaba dans L'Observateur de ce vendredi.

 

 

 

500 Maliens vont être rapatriés dimanche de Centrafrique (officiel)

 

APA 2014-01-03 17:05:55-Bamako (Mali)- Au total, 500 Maliens vont être rapatriés de la Centrafrique à bord de deux vols spéciaux attendus dimanche à Bamako, a annoncé vendredi le ministère des Maliens de l’extérieur.


Les vols seront assurés par la compagnie Ethiopian Airlines et l'accueil par le ministère des Maliens de l'extérieur, avec l'appui des départements en charge des finances, de la protection civile et des Affaires étrangères.


Ces opérations seront les premières à être organisées par le gouvernement malien depuis le début de la crise centrafricaine.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=504875#sthash.VurntwqY.dpuf

 

 

Retour d'une vague de 134 Ivoiriens fuyant la guerre en Centrafrique

 

http://www.ladepechediplomatique.com   Vendredi 3 Janvier 2014

 

Le deuxième contingent, fort de 134 Ivoiriens rapatriés de Bangui, en République Centrafrique (RCA), est arrivé, jeudi en fin de soirée, à l’Aéroport international Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët, au Sud d’Abidjan, où ils ont été accueillis par le ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly.

 

Une source proche du ministère de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur, a déclaré vendredi à APA que c'est à bord d'un Airbus A 319 de la flotte d'Air Côte d'Ivoire, affrété par l'Etat ivoirien que les 134 Ivoiriens, de tout sexe et âge, fuyant les violences en RCA, ont regagné, soulagés, la capitale économique ivoirienne, contrairement à 25 autres « recalés » du fait de la capacité « limitée » de l'avion de la compagnie aérienne nationale. 


Ces derniers dont le sort sera soumis au Chef de l'Etat, selon le ministre Ally Coulibaly, sont retranchés dans le camp d'accueil de Binuka, contigu à l'aéroport de Bangui et sécurisé par les soldats français de l'opération « Sangaris » en Centrafrique. 

Le 30 décembre dernier, un premier groupe de 123 personnes était rentré au bercail grâce à la sollicitude du Président Alassane Ouattara qui avait affrété le même avion pour leur rapatriement. 


Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), s'est déclaré alarmé face à la détérioration de la sécurité en République centrafricaine et a fait part de ses préoccupations sur la sécurité des civils pris au piège dans les derniers combats. 

Selon la Croix-Rouge, les tueries intercommunautaires ont fait un millier de morts à Bangui, la capitale centrafricaine depuis le 5 décembre, date du début de l'intervention française à travers l'opération « Sangaris ».

 
Ces violences meurtrières sont liées aux représailles entre miliciens anti-balaka (à majorité chrétienne) et ex-rebelles de la Seleka (à majorité musulmane).

APA

 

 

 

RDC: la vie difficile des plus de 600 Congolais rapatriés de RCA

 

http://journaldekin.com   Par Radio Okapi - 03/01/2014

 

Plus de six cents Congolais vivant en République centrafricaine ont été rapatriées à Zongo dans la province de l’Equateur par l’ambassade de la RDC à Bangui

 

Plus de six cents Congolais vivant en République centrafricaine ont été rapatriées à Zongo dans la province de l’Equateur par l’ambassade de la RDC à Bangui. Parmi eux, il y a des hommes, femmes et enfants dépourvus de tout. Faute de logement, ces rapatriés ont investi le bureau de la Mairie de Zongo, où ils passent la nuit. Débordées, les autorités urbaines lancent un cri d’alarme.

 

La maire de Zongo, Michel Siazo Yekeyeke, explique que la plupart de ces rapatriés ont été victimes de pillages en Centrafrique. Ils rentrent bredouille en RDC. Le maire lance un appel aux humanitaires et aux autorités congolaises, pour qu’ils puissent intervenir, [i «parce qu’il y a risque d’épidémies devant l’installation de la mairie où ils [les rapatriés] sont amassés.»]


Michel Siazo Yekeyeke dit manquer de moyens conséquents pour faire face à la situation: [i «Si rapidement nous pouvons les déplacer chacun vers son village, ça sera quelque chose de bon. Il faut que ça se fasse très rapidement, puisque la situation risque de dégénérer [...] Localement, on n’a pas de moyens. Les frontières sont fermées [depuis le 5 décembre], on ne sait même pas [percevoir] nos petites taxes.»]


La première vague de 250 rapatriés a traversé la frontière le 31 décembre dernier. La seconde est arrivée le 1er janvier. Ces personnes fuient les affrontements entre miliciens dans la capitale de la Centrafrique.


Leur arrivée à Zongo, selon les autorités locales, pourrait davantage compliquer la situation humanitaire déjà précaire à cause de la présence des réfugiés centrafricains. Jusqu’à la mi-décembre dernier, au moins mille trois cent vingt-neuf Centrafricains avaient trouvé refuge à Zongo, mais six cent soixante-dix seulement ont été enregistrés à la Commission nationale des réfugiés, selon les humanitaires.

Revue de presse des étrangers africains rapatriés de Bangui
Revue de presse des étrangers africains rapatriés de Bangui
Revue de presse des étrangers africains rapatriés de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:37

 

 

 

 

 

http://www.bbc.co.uk   BBC Afrique : 2 janvier, 2014 - 18:46 GMT

 

Le président tchadien Idriss Deby a promis de “punir” ceux qui attaquent des civils tchadiens en Centrafrique.

 

Idriss Déby a visité jeudi trois des six centres où sont hébergés temporairement des Tchadiens ayant fui la Centrafrique, craignant pour leur vie.

 

Plus de 12.000 ressortissants tchadiens ont été rapatriés par avion depuis le 21 décembre de RCA.

 

Idriss Déby a exprimé sa “colère”.

 

“Ceux qui se sont attaqués aux Tchadiens et qui continuent de s’attaquer aux Tchadiens; ceux qui ont assassiné des Tchadiens et qui continuent d’assassiner des Tchadiens ne resteront pas impunis”, a-t-il déclaré.

 

“S’attaquer impunément à une catégorie de population appartenant à un pays qui vous aide me semble être plus que de l’ingratitude, cela est intolérable”.

 

“Les Tchadiens ne méritent pas un tel traitement. Tous le monde sait que nous avons mis notre coeur, nous avons mis tous les moyens nécessaires, matériels, financiers, et nous avons engagé nos troupes depuis 1995 pour aider les Centrafricains à renouer avec la paix”, a ajouté Idriss Déby.

 

Beaucoup de Centrafricains accusent le Tchad d’avoir soutenu l’ex-rebellion Séléka qui a renversé en mars dernier le président François Bozizé.

 

Depuis, le chaos en Centrafrique a fait naître un puissant ressentiment contre les Tchadiens, désormais obligés de quitter le pays.

 

Les soldats tchadiens participent à la Misca, la force de 3600 hommes sous mandat de l’Union africaine en RCA.

 

Idriss Déby intervient depuis longtemps en Centrafrique, soutenant ou défaisant des régimes.

 

Le Tchad a fourni les hommes qui ont permis à François Bozizé de prendre le pouvoir, avant de lâcher le président.

 

 

Centrafrique : tous ceux qui ont tué et pillé les Tchadiens le paieront un jour, menace le président Déby


N'DJAMENA - AFP / 03 janvier 2014 19h31 - Le président tchadien Idriss Déby Itno a condamné vendredi les exactions commises sur les ressortissants tchadiens en Centrafrique, assurant que leurs auteurs paieront un jour, lors d'une visite aux familles rapatriées à N'Djamena, a constaté un journaliste de l'AFP.


Ceux qui se sont attaqués aux Tchadiens et qui continuent à s'attaquer aux Tchadiens, ceux qui ont assassiné les Tchadiens et qui continuent à assassiner les Tchadiens ne resteront pas impunis, je vous rassure, quelle que soit la manière, a déclaré le président tchadien.


Tous ceux qui ont tué et pillé les Tchadiens le paieront un jour. Si ce n'est pas aujourd'hui ce sera demain, a-t-il précisé en arabe. Ce message, largement diffusé à la télévision et à la radio tchadienne vendredi, sonne comme une menace à peine voilée envers les anti-balaka et Centrafricains qui s'en sont pris aux ressortissants tchadiens à Bangui ces dernières semaines.


S'attaquer à des femmes, à des enfants, sélectivement des Tchadiens, les assassiner, les tuer, cela est intolérable a ajouté M. Déby, en visitant l'un des quatre centre sociaux prévus pour les accueillir.


Environ 150.000 Centrafricains vivent au Tchad, ils ne sont pas inquiétés et ils ne seront jamais inquiétés, a-t-il toutefois assuré.


Le président Déby a lancé un appel à la solidarité nationale pour venir en aide aux rapatriés.

Rappelant que le Tchad avait perdu 23 soldats depuis 1995 en Centrafrique, le président a affirmé qu'il venait encore de perdre un nombre important qu'on ne connait pas actuellement de nos compatriotes.


Le rôle du Tchad, considéré comme la puissance régionale qui a mis en place l'ex-chef rebelle et président Michel Djotodia, est très controversé à Bangui.


Les soldats tchadiens membres de la force africaine (Misca), censée être neutre, sont accusés de complicité avec les ex-rebelles de la Séléka - au pouvoir depuis mars - par la population majoritairement chrétienne. Celle-ci, s'en prend, en retour, aux civils tchadiens, des commerçants musulmans pour la plupart, les obligeant à fuir le pays.


Environ 12.000 Tchadiens ont pour l'instant été rapatriés dans leur pays d'origine, essentiellement des femmes et des enfants, selon le président.



(©) 

RCA: la colère du président tchadien
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Centrafrique-Presse.com
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 01:34

 

 

 

 

 

http://www.rfi.fr   VENDREDI 03 JANVIER 2014

 

Par Nicolas Champeaux

 

« Ses propos sont irresponsables, scandaleux, dangereux et suicidaires au regard du contexte actuel de la République centrafricaine. Les Seleka sont cantonés, ce sont les anti-Balaka qui se livrent à ces exactions. Aujourd'hui, nous, responsables politiques devons donner un message de paix et de concorde. »

 

Sur notre antenne hier, jeudi 2 janvier, l'ex-président centrafricain, François Bozizé, a nié toute responsabilité dans les violences intercommunautaires qui ont fait près de mille morts et des centaines de milliers de déplacés dans la capitale et dans l'intérieur du pays en l'espace de quelques semaines. Bozizé, chassé du pouvoir par la coalition rebelle Seleka en mars, a appelé le président de la transition Michel Djotodia à la démission. Il a par ailleurs manifesté son intention de revenir aux commandes du pays. Georges Adrien Poussou, le ministre de la Communication, de la Promotion de la culture civique et de la Réconciliation nationale du gouvernement de la transition, réagit à ses propos.

 

RFI : François Bozize estime que la sortie de crise en Centrafrique passe obligatoirement par la démission de Michel Djotodia. Que lui répondez-vous ?

 

Adrien Poussou : Cela ne manque pas de sel. Ses propos sont irresponsables, scandaleux, dangereux et suicidaires, au regard du contexte actuel de la République centrafricaine.

 

Vous maintenez que François Bozize dirige les anti-balaka. De quelles preuves disposez-vous ?

Nous savons que (François) Bozizé et ses enfants envoient de l’argent par Western Union à des complices. Des positions ont été prises et dans les jours à venir vous en entendrez parler.

 

La responsabilité de la crise, selon vous, n’est pas partagée. Les Seleka qui ont porté au pouvoir Michel Djotodia ne se sont rendus coupables d’aucun crime, notamment vis-à-vis des civils ?

 

Ce n’est pas ce que nous disons. A l’entrée de la coalition Seleka dans la ville de Bangui, il y a eu des éléments incontrôlés, des jeunes désœuvrés, qui ont intégré les rangs de la Seleka et qui se sont livrés à des exactions. De telles exactions, nous le reconnaissons, vont peut-être laisser des traces.

 

Sont-ils encore à l’œuvre aujourd’hui ?

 

Aujourd’hui, les Seleka sont cantonnés, ce sont les anti-balaka qui se livrent à ces exactions. Donc aujourd’hui nous devons, nous responsables politiques, donner un message de paix.

 

Cet appel au calme ne donnera pas de suite si les autorités ne reconnaissent pas que des atrocités sont commises de part et d’autre.

 

Je persiste à vous dire que nous ne pouvons pas nier que des fautes ont peut-être été commises. Que l’essentiel c’est d’amener nos compatriotes à revivre ensemble. C’est d’ailleurs pour cela que le président Michel Djotodia a demandé aux anti-balaka de venir, afin que nous autres Centrafricains, on se retrouve autour de la table. Et depuis, vous conviendrez que cette offre au dialogue est restée lettre morte.

 

Pourtant, des responsables anti-balaka font part de contacts avec les autorités de transition. Où en sont ces échanges et sur quoi pourraient-ils aboutir à court terme ?

 

Nous pensons qu’il appartient aux commanditaires des anti-balaka, au lieu de jeter de l’huile sur le feu, de se saisir de la main tendue du président Michel Djotodia et de faire une offre.

 

Les anti-balaka disent ne plus poser comme préalable la démission de Michel Djotodia. Ils veulent le départ du contingent tchadien. Est-ce une demande recevable à vos yeux ?

 

C’est une demande inadmissible. Le contingent tchadien de la Misca est déployé à la suite d’un mandat international. Ce sont nos frères qui sont venus nous aider pour ramener la sécurité dans notre pays, nous ne pouvons pas aujourd’hui, par ingratitude, leur demander de se retirer.

 

Même si ce contingent est un obstacle à la paix ?

 

C’est vous qui le dites, nous n’avons pas le sentiment que le contingent tchadien de la Misca serait un obstacle à paix. Le retrait du contingent tchadien de la Misca fait partie de ces préalables qui sont inadmissibles.

 

Quelles sont les concessions que pourraient accorder les autorités de transition pour permettre un retour à la paix ?

 

Le président a fait trois offres de dialogue à ceux qui aujourd’hui reprochent un certain nombre de choses aux autorités de la transition d’accepter cette main tendue et de faire des contre-propositions.

 

Mais ne peut-on pas reprocher de façon légitime à Michel Djotodia de n’avoir aucune emprise sur les membres de la coalition qu’il a portés au pouvoir ?

 

Si le président Djotodia n’avait pas d’emprise sur les éléments Seleka, aujourd’hui le pays aurait connu un carnage. C’est justement parce que le président a su demander aux chefs Seleka de regrouper leurs hommes, de les cantonner, qu’aujourd’hui il y a un calme relatif dans la ville de Bangui.

 

Peut-on parler de calme, alors que l’on recense près de 1 000 morts en l’espace d’un mois, que des centaines de milliers de personnes sont déplacées à Bangui et dans l’intérieur du pays ?

 

Ces populations qui sont déplacées, une bonne partie est instrumentalisée par François Bozizé et les siens. Mais il y a une partie qui craint légitimement pour sa sécurité. Mais lorsque vous avez des anti-balaka, qui écument les quartiers et les arrondissements de Bangui, comment voulez-vous qu’elles regagnent leurs domiciles respectifs ?

 

Le tandem formé par Michel Djotodia et son Premier ministre Nicolas Tiangaye ne fonctionne pas. Qu’est-ce qui pourrait permettre d’ici la fin de la transition, à l’exécutif d’aller dans le même sens ?

 

Je ne suis pas de votre avis. Je note que leur entente est cordiale. Donc maintenant ce sont les journalistes, ce sont vos confrères, qui essaient d’amener la zizanie au sein de cette équipe.

 

Dans ce cas, pourquoi est-ce que le président de la transition ne respecte pas la règle selon laquelle ces décisions doivent être approuvées par le Premier ministre ?

 

Il s’agit là de quelque chose qui ne relève pas du ministre de la Communication que je suis.

 

Georges Adrien Poussou, ministre centrafricain de la Communication du gouvernement de transition sur RFI, répond à Bozizé
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