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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:26

 

 

 

(AFP 26/03/14)

 

GENÈVE, 26 mars 2014 (AFP) - La situation des droits de l'Homme en Centrafrique se détériore malgré les efforts déployés par les nouvelles autorités et la communauté internationale, a averti mercredi l'experte de l'ONU de ce pays, Marie-Thérèse Keita Bocoum.

 

"La faiblesse de l'Etat est importante partout", il est "pratiquement impossible de lutter actuellement contre l'impunité" en raison de l'insécurité qui prévaut dans le pays, a déclaré Mme Bocoum devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

 

L'experte ivoirienne, nommée le 20 janvier lors d'une session extraordinaire du Conseil, s'est rendue en Centrafrique du 4 au 14 mars. Elle s'exprimait mercredi devant le Conseil pour la première fois depuis son retour, et doit présenter un rapport plus complet en juin.

 

Dans ses premières conclusions publiées mercredi, Mme Bocoum note que "les violations et abus des plus atroces et horribles continuent de se produire sans aucune forme de justice".

 

"La situation des droits de l'Homme ne cesse de se détériorer depuis le début de la crise malgré tous les efforts déployés par les nouvelles autorités et la communauté internationale", a-t-elle écrit.

 

Selon Mme Bocoum, "ces violations sont perpétrées par les Séléka et les anti-balaka et aussi les éléments de l'armée de résistance du Seigneur (LRA, guérilla ougandaise opérant en RCA)".

 

"Le diagnostic de la situation montre une continuation des violations graves et atroces des droits de l'Homme même si elles ont diminué par rapport aux mois de décembre et janvier derniers", écrit-elle, citant "les abus y compris les tueries et le déplacement forcé des communautés, plus souvent musulmanes, de leurs localités d'origine."

 

Face à cette situation, Mme Bocoum juge nécessaire de déployer au plus vite "une mission de paix capable de ramener et d'assurer la paix sur toute l'étendue du territoire national".

 

Elle recommande par ailleurs à l'Etat centrafricain de restaurer son autorité et de soumettre les auteurs des violations des droits de l'Homme "à la justice nationale et/ou internationale".

 

De son côté, le représentant centrafricain auprès de l'ONU à Genève, Léopold Ismael Samba, a déclaré qu'"il faut un plan Marshall si on veut sauver la République Centrafricaine du chaos où elle se trouve", et a indiqué qu'il fallait plus de "moyens pour faire régner la justice".

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane.

 

Les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, en majorité musulmans, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants.

 

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, a entamé mercredi une visite de trois jours à Bangui et dans le nord-est du pays. Il entend "se rendre compte par lui-même de la situation qui prévaut dans le pays, où le CICR renforce sa présence".

 

 

Centrafrique: les abus se poursuivent dans l'impunité (experte ONU)
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:08

 

 

 

 

 

(Jeune Afrique 26/03/14)

 

Le président français, François Hollande, et plusieurs de ses homologues d'Afrique centrale se réuniront à Bruxelles pour un mini-sommet sur la Centrafrique en marge du sommet UE-Afrique (2 et 3 avril). La chef de l'État de la transition, Catherine Samba-Panza, a également été conviée.

 

Comme ce fut le cas à Paris en décembre, un mini-sommet consacré à la situation en Centrafrique sera organisé en marge du sommet Union européenne-Afrique (Bruxelles, 2 et 3 avril).

 

Cette rencontre de haut-niveau devrait avoir lieu mercredi 2 avril à la mi-journée. La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, qui a été conviée au sommet UE-Afrique, sera présente. Le chef de l'État français, François Hollande, et ses homologues sud-africain (Jacob Zuma), tchadien (Idriss Déby Into), congolais (Denis Sassou Nguesso) seront également conviés, tout comme le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Azziz, en sa qualité de président de l'Union africaine.

 

Ban ki-Moon (secrétaire général de l'ONU), Herman Van Rompuy (président du Conseil Européen) et Jean Manuel Barroso font également parti des participants.

 

Avant de se rendre à Bruxelles, Catherine Samba-Panza fera un crochet par Paris le 1 avril où elle rencontrera François Hollande.

 

Ce mini-sommet intervient alors que l'Union européenne peine à rassembler le millier d'hommes devant participer à l'opération Eufor-RCA. "Le lancement reste subordonné à la mise en place d'une structure logistique d'une centaine de soldats couvrant des fonctions à la fois de soutien médical, de transport, de manutention et d'aide au déploiement", a récemment expliqué son commandant, le général français Philippe Pontiès.

 

Par Vincent DUHEM

 

Union européenne: un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 2 avril à Bruxelles
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:04

 

 

 

 

 

(AFP 26/03/14)

 

La force africaine en Centrafrique (Misca) a ouvertement déclaré la guerre mercredi aux miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka après la nouvelle flambée de violences qui a fait près de 20 morts ces derniers jours à Bangui.

 

"Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence", a annoncé mercredi le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, dans un entretien à la radio privée centrafricaine Radio Ndeke Luka, après les violences de ces derniers jours à Bangui au cours desquelles les soldats africains ont essuyé des tirs de la part d'anti-balaka et riposté.

 

Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté au PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur.

 

Lundi, un soldat congolais de la Misca - qui compte 6.000 hommes - a été tué dans une embuscade à Boali (90 km au nord de Bangui), a indiqué de son côté l'Union africaine (UA) qui en a attribué la responsabilité aux anti-balaka.

 

"Ils se permettent de tirer sur des gens qui sont venus ici pour essayer de mettre un terme à cette crise au bénéfice du peuple centrafricain dont ils font partie", a accusé le général Mokoko, ajoutant: "nous les tenons pour responsables des attaques ciblées qui ont visé nos éléments ces derniers jours".

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, des tirs sporadiques ont été entendus dans des secteurs de Bangui où sont installés des anti-balaka, qui ont par ailleurs érigé des barricades sur certaines artères de la ville, perturbant la circulation.

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane.

 

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

 

Ces violences ont provoqué un exode des musulmans de régions entières du pays. Pour ceux qui restent, la situation est "insupportable", a dénoncé vendredi Peter Bouckaert, directeur Urgences de l'ONG Human Rights Watch.

 

- "Raidissement des anti-balaka" -

 

Depuis début décembre et le déclenchement de l'opération française Sangaris (2.000 hommes), la Misca a été considérablement renforcée en effectifs et en matériels (blindés notamment).

 

Les forces internationales se sont d'abord attaquées à la neutralisation (désarmement, cantonnement) des combattants Séléka dans Bangui, suscitant au passage des critiques sur une supposée mansuétude - que les militaires ont toujours niée - à l'égard des agissements des anti-balaka.

 

Depuis plusieurs semaines, les forces internationales et les autorités centrafricaines, dont la présidente de transition Catherine Samba Panza - qui a succédé au chef des Séléka Michel Djotodia contraint à la démission en janvier - multiplient toutefois les avertissements à l'égard des anti-balaka, déjà qualifiés d'"ennemis de la paix".

 

Le 20 mars, l'état-major de l'armée française avait indiqué "avoir noté une forme de raidissement des anti-balaka, qui traduit sans doute l'impact qu'ont la force Sangaris et la Misca sur les zones où ils sont implantés (...) Ils se revendiquent anti-balaka, mais nous n'avons pas affaire à une structure organisée".

 

Interrogé mercredi par des journalistes sur les accusations du général Mokoko, un des "coordonnateurs" autoproclamés des anti-balaka, Emotion Brice Namsio, a affirmé que des soldats de la Misca avaient tiré sur la population.

 

"Des éléments de la Misca se sont déployés samedi et dimanche au quartier Foûh et se sont mis à tirer sur la paisible population et on veut à chaque fois faire endosser la responsabilité aux anti-balaka. Non, trop c'est trop", a assuré ce chef anti-balaka.

 

"Les anti-balaka ne riposteront à aucun tir, ni à aucune attaque. Ils ne sont pas des ennemis de la paix, mais c'est la Misca qui est l'ennemi du peuple centrafricain", a-t-il menacé à son tour.

Centrafrique: la force africaine déclare la guerre aux anti-balaka
Centrafrique: la force africaine déclare la guerre aux anti-balaka
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:53

 

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr/   le 26/03/2014 à 07:52

 

Ils avaient quitté Montauban en décembre. Ils sont de retour au quartier Doumerc. Deux sections et un groupe d'appui du 17e RGP ont passé trois mois en Centrafrique.

 

Les sapeurs parachutistes du 17e RGP viennent de regagner le quartier Doumerc après avoir passé trois mois en République centrafricaine qu'ils avaient ralliée à la mi décembre 2013. Ce détachement était composé de deux sections génie combat, d'éléments opérationnels de déminage et dépollution (EOD), et d'un groupe appui. Tous reviennent avec le sentiment d'avoir participé au rétablissement d'une sécurité minimale en ayant travaillé main dans la main avec la mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine (MISCA).

 

Infanterie et génie de combat

 

Cette coopération, les sapeurs parachutistes montalbanais l'ont vécue au quotidien lors de patrouilles mixtes dans les rues de Bangui et en province. Intégrées aux groupements tactiques interarmes, les sections du génie ont effectué un travail d'infanterie mais aussi de génie combat. Ils ont ainsi réalisé un large panel de missions, allant de la reprise de contrôle de zone et d'axes et passant par de la reconnaissance d'itinéraires, de la fouille de personnes et de bâtiments et de la destruction de munitions. Ils se sont notamment déployés à l'ouest jusqu'au poste frontalier avec le Cameroun pour contrôler et rouvrir un axe routier logistique indispensable à l'approvisionnement de Bangui.

 

Dépollution et sécurisation

 

Le groupe hautement qualifié, spécialisé dans le déminage et la dépollution (EOD) a pour sa part réalisé plus de 56 sorties et 35 interventions sur tous types d'engins explosifs. Seuls EOD sur le théâtre, les 4 sapeurs parachutistes du «17» ont travaillé au profit de l'ensemble de la MISCA.Le groupe appui a quant à lui participé au renfort de la sécurité sur l'aéroport de Bangui, tout en restant à disposition des sections de combat pour des missions spécifiques de rétablissement d'axes et de création de check point.

 

Pour les uns, la mission se compte en nombre de kilomètres parcourus. Pour les autres, elle se chiffre en tonnes de munitions détruites. Pour l'ensemble du détachement, la mission aura été particulièrement exigeante et intense.

 

La Dépêche du Midi

Montauban. Ils ont passé trois mois en Centrafrique pour sécuriser et dépolluer
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:48

 

 

 

 

 

 

GENEVE Suisse, 26 mars 2014 (© APO) - Arrivé ce matin en République centrafricaine alors que les violences perdurent, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, entame une visite de trois jours.

 

Il entend ainsi se rendre compte par lui-même de la situation qui prévaut dans le pays, où le CICR renforce sa présence. Depuis des mois, le conflit armé et des violences intercommunautaires sans précédent ont engendré une situation humanitaire catastrophique. D’innombrables familles sont endeuillées ou n’ont pas de nouvelles de leurs proches partis se réfugier dans les pays voisins ou dans différentes régions du pays pour échapper aux violences. Les personnes ainsi déplacées manquent de tout, tandis que celles qui sont déjà retournées chez elles ont tout perdu.

 

Une conférence de presse clôturant la visite du président du CICR en République centrafricaine aura lieu le vendredi 28 mars à 8h30 à l’hôtel Ledger Plaza, avenue de l’Indépendance de la République centrafricaine à Bangui. Un communiqué de presse sera également envoyé.

 

Des photos et des vidéos seront également à la disposition des médias.

 

Tout au long de la semaine, des photos et des déclarations seront publiées sur les comptes Twitter et Facebook du CICR, ainsi que sur son site Internet.

 

Au cours des trois prochains jours, le président du CICR se rendra auprès de personnes directement touchées par la violence ou subissant les conséquences du conflit. À Bangui, M. Maurer s’entretiendra également avec des représentants des autorités nationales, de l’armée française, de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), ainsi que des Nations Unies. Il rencontrera également des dirigeants et des volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine – principal partenaire du CICR dans le pays –, grâce à laquelle des milliers de blessés ont pu être secourus et des centaines de dépouilles inhumées.

 

Le CICR mène en République centrafricaine l’une de ses plus importantes opérations dans le monde, avec près de 400 collaborateurs qui s’emploient à soigner les personnes blessées, visiter les détenus, distribuer des vivres et d’autres articles de première nécessité, rétablir l’approvisionnement en eau et aider les membres des familles dispersées par le conflit à rétablir le contact. Avec ses partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-rouge, le CICR vient également en aide aux personnes qui ont fui la violence pour se réfugier au Tchad, en République du Congo, au Cameroun et en République démocratique du Congo.

 

SOURCE - International Committee of the Red Cross (ICRC)

République centrafricaine : Le président du CICR en visite à Bangui et dans le nord-est du pays
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:46

 

 

 

 

 

http://gabonreview.com/   mercredi 26 mars 2014 à 4:28 par Désiré-Clitandre Dzonteu

 

Toussaint Kongo-Doudou, ministre Centrafricain des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Francophonie, présent à Libreville dans le cadre des travaux du Conseil des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), a échangé, le mardi 25 mars 2014, avec le Premier ministre gabonais, Daniel Ona Ondo, à qui il a adressé les vives remerciement de son pays pour l’appui qu’apporte le Gabon dans la recherche des solutions durables à la crise dans son pays.

 

Il a également été question, au nom de la présidente par intérim de son pays, Catherine Samba Panza, de remercier les autorités gabonaises pour l’hospitalité qu’elles ont réservé à la délégation présidentielle lors de son récent séjour dans la capitale gabonaise.

 

Toussaint Kongo-Doudou a aussi noté avec satisfaction l’appui et le soutien du Gabon à la RCA dans le cadre de la résolution de la crise sociopolitique qui secoue ce pays frère de la sous-région d’Afrique centrale. Evoquant le climat actuel qui sévit dans son pays, le ministre Centrafricain a fait remarquer qu’il était encore fragile à cause de certaines escarmouches qui apparaissent ici et là dans les différents camps. Cependant, a-t-il poursuivi, «elle est moins alarmante qu’en décembre dernier où de nombreuses exactions avaient été commises».

 

S’agissant toujours du climat actuel du pays, l’hôte du Premier ministre a indiqué qu’il y avait un gouvernement en place qui s’évertuait à remettre la machine administrative en marche et à stabiliser les institutions. Pour le ministre des Affaires étrangères Centrafricain,  les autorités de transition ont pris les choses en main et, grâce à l’appui des partenaires et à l’effort du Gabon, elles n’ont d’autres choix que d’apporter la paix dans le pays.

 

Pour y parvenir, elles ont entamé une série de visites à l’invitation des responsables des pays de la sous-région. Elles ont notamment été au Congo Brazzaville où elles ont été reçues par le président Denis Sassou Nguesso, médiateur et facilitateur de la crise Centrafricaine, ainsi qu’au Tchad où des échanges avec le président Idriss Déby Itno ont été pour une véritable avancée dans la résolution de cette crise. Le ministre a également déclaré avoir été en RDC et en Angola où le même accueil leur a été réservé.

 

Sur le plan du travail pratique pour un retour normal en RCA, il a laissé entendre qu’il y avait plusieurs défis à relever, notamment sécuritaire, humanitaire, social et ainsi que de droits de l’homme. En somme, selon lui, c’est à un véritable chantier qui va de la lutte contre l’impunité, au défi électoral qu’est engagée la République Centrafricaine qui devra organiser les élections générales d’ici fin février 2015, au terme de la période de transition.

RCA : Kongo-Doudou sur les traces de Samba Panza à Libreville
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 00:09

 

 

 

 

 

 

25/03/2014 | 19:18

http://www.zonebourse.com/images/spacer.gif

L'Union africaine a qualifié mardi les miliciens "anti-balaka" qui attaquent la population musulmane de Centrafrique de "terroristes" et a promis de les traiter comme des "ennemis combattants" au lendemain de la mort d'un soldat de la paix congolais.

 

Ce soldat de la Misca, la force africaine, a été tué lundi soir à Boali, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale, Bangui, au cours d'affrontements qui ont fait douze morts dans les rangs des "anti-balaka" (anti-machettes), précise l'UA dans un communiqué.

 

"En conséquence, la Misca considère les anti-balaka comme des terroristes et des ennemis combattants et ils seront traités comme tels", dit-elle.

 

Ces milices chrétiennes et animistes, à l'origine formées pour l'autodéfense des villages, tuent et pillent les civils musulmans depuis que la Séléka, une alliance d'ex-rebelles majoritairement musulmans qui se sont rendus coupables de nombreuses exactions, a été chassée du pouvoir en janvier.

 

Le Haut Commissaire de l'Onu aux réfugiés, Antonio Guterres, a dénoncé au début du mois un "nettoyage ethnique" dans le sud et l'ouest de la Centrafrique. (voir )

 

Ni les 2.000 soldats français de l'opération Sangaris, déployés depuis décembre, ni les 6.000 hommes de la Misca n'ont réussi à mettre fin aux violences qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

(Bate Felix; Tangi Salaün pour le service français)

Centrafrique : Les miliciens anti-balaka, des "terroristes" (UA)
Centrafrique : Les miliciens anti-balaka, des "terroristes" (UA)
Centrafrique : Les miliciens anti-balaka, des "terroristes" (UA)
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Centrafrique : Les miliciens anti-balaka, des "terroristes" (UA)
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:10

 

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-03-25 19:55:42

 

Les affrontements déclenchés depuis le week-end dernier par les miliciens du mouvement anti-balaka contre la communauté musulmane retranchée au KM5 ont fait 16 morts et 14 blessés par balles, a-t-on appris de source proche de la Croix Rouge centrafricaine.


Selon la même source, des tirs à l'arme lourde et automatique ont été entendus mardi dans les quartiers Gobongo, fief des anti-balaka dans le 4è arrondissement, à Miskine toujours dominé par les anti-balaka dans le 5è, à Combattant bastion de ces miliciens et KM5 dans le 3è considéré comme l'état-major des musulmans.


‘'Ces miliciens n'ayant pas très bien apprécié l'interposition des troupes de la MISCA qu'ils les ont traités de connivence avec les musulmans, ont ouvert aussi des feux sur eux, puis des jets de grenade'', a la source proche de la Croix-Rouge, ajoutant qu'''un jet de grenade le lundi 24 mars contre le véhicule de la MISCA transportant du personnel civil au rond-point de la Place Réconciliation a fait des blessés''.


Les grandes artères de la capitale, telles que l'avenue de l'indépendance débouchant sur la sortie nord en passant par le quartier Gobongo ont été barricadées. Même situation à l'avenue des martyrs menant à l'aéroport Bangui Mpoko en passant par le quartier Combattant, a constaté APA.


Interrogés, des soldats ont déclaré : ‘'nous avons barricadé ces avenues pour exiger le désarmement de ces musulmans armés au KM5 et aussi la réouverture de l'avenue Koudoukou –KM5. Vous savez que la Mosquée Centrale où se sont retranchés ces musulmans se trouve sur cette avenue''.


Cette escalade de la violence notées ces dernier temps à dans la capitale centrafricaine ont été au centre des rencontres des parlementaires de la CEMAC en mission d'information à Bangui avec les Chefs de Binuca, le général Babacar Gaye et de la MISCA, le général Jean Marie Mokoko.


« Nous considérons les miliciens anti-balaka comme des fauteurs de troubles, des ennemis de la paix. Et pour cela, nous allons les traiter comme un objectif militaire'', a martelé le chef de la MISCA.


Pour des raisons sécuritaires, la visite de travail à Bangui de la première dame de la Guinée Equatoriale, Mme Constancia Mangue Nsue de Obiang, prévue demain, mercredi, a été reportée sine die.

 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511341#sthash.QBP4f1Wm.dpuf

 

 

(le général Martin Tumenta Chumu, comforce de la Misca)

RCA : les dernières violences ont fait seize morts et quatorze blessés par balles
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 21:59

 

 

 

 

 

 

Bangui, le 25 Mars 2014 - Le Représentant spécial du Président de la Commission de l'Union africaine et chef de la Mission d'appui international africaine en la République centrafricaine ( MISCA ), dirigée par le général Jean-Marie Michel Mokoko a appris avec consternation et tristesse la mort d'un soldat de la paix MISCA à Boali , à environ 80 kilomètres au nord de Bangui , en République centrafricaine (RCA ) .

 

Le soldat de la paix de la République démocratique du Congo a été tué aux environs 18h30 hier lorsque le véhicule dans lequel il voyageait avec trois autres soldats Misca a été attaqué par un groupe d'hommes armés. Les troupes de la Misca ont riposté tuant 12 assaillants qui ont ensuite été identifiés comme miliciens anti- Balaka

 

Les assaillants morts comprenaient un commandant anti- Balaka notoire bien connu.

 

Deux autres soldats de la paix Misca dans le véhicule ont été légèrement blessés .

 

Dans un incident séparé hier dans le quartier de Bimbo , à Bangui , un gardien de la paix de MISCA de la République Démocratique du Congo (RDC ) a été blessé dans une attaque menée par des assaillants non identifiés encore . Les deux incidents ont eu lieu un jour après l'attaque d'un véhicule MISCA au rond-point de la réconciliation à Bangui , dans laquelle trois soldats de la paix ont été blessés, dont deux grièvement .

 

Le Représentant spécial condamne fermement ces incidents et rappelle qu'il peut y avoir aucune justification pour tout individu ou groupe, d'attaquer les Casques bleus des pays africains déployés en RCA pour aider les Centrafricains à résoudre leurs crises . Il note avec regret que, dans les derniers jours, les éléments anti- Balaka ont systématiquement pris pour cible les véhicules et le personnel Misca en violation du droit international, et ce faisant, se sont identifiés comme des ennemis de la paix en RCA. Il souligne la détermination continue de MISCA à s'acquitter pleinement de son mandat, y compris en neutralisant tous les groupes armés illégaux .

 

Au nom du Président de la Commission de l'UA, Dr Nkosazana Dlamini Zuma , le Représentant spécial exprime sa profonde sympathie à la famille endeuillée du soldats de maintien de la paix tombé et au Gouvernement et au peuple de la République du Congo. Il souhaite un prompt et complet rétablissement aux soldats de la paix blessés. Le Représentant spécial note avec un profond regret qu'à ce jour, 21 soldats de la paix de Misca sont tombés dans l'exercice de leurs fonctions en RCA .

 

 

(général Jean Marie Michel MOKOKO)

La MISCA condamne fermement l'assassinat d'un soldat de la paix dans la ville de Boali au nord de Bangui
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 20:38

 

 

 

 

 

(Source : Le Pays 25/03/14)

 

Un an après la chute de François Bozizé, la République centrafricaine (RCA) cherche toujours ses marques. Si la Séléka qui a mis fin au règne de Bozizé se fait remarquer de moins en moins sur le terrain de la violence, cela n’est pas le cas pour les anti-balaka. Animés d’une haine viscérale et d’une farouche volonté d’exterminer les musulmans de la RCA, ces derniers continuent de perpétrer des massacres. Les derniers en date ont eu lieu le 23 mars dans le 3e arrondissement de Bangui où, au moins 4 jeunes musulmans ont été tués.

 

Même hors du pays, la capacité de nuisance de Bozizé continue à peser sur la RCA

 

C’est dire que l’an 1 de la chute de Bozizé est fortement marqué par la violence. Cela suffit à dire que même hors du pays, la capacité de nuisance de Bozizé continue à peser sur la RCA à travers les anti-balaka. C’est la preuve qu’il nourrit toujours le secret espoir de reprendre le pouvoir qu’il a perdu le 24 mars 2013 par les armes. Du reste, il ne faisait pas mystère de sa volonté de reconquérir le pouvoir par tous les moyens. Franchira-t-il le Rubicon ? Osera-t-il attaquer son pays par les armes en vue de reprendre le pouvoir au moment où la RCA est dirigée par une femme ? Bozizé voudrait-il s’en prendre à une femme qui a, de surcroît, fait l’unanimité autour de sa personne ? Quelles chances de succès aura-t-il dans la mesure où le pays dispose sur son sol, de forces internationales comme l’opération Sangaris et la MISCA ? En tout cas, théoriquement, une tentative de reprise du pouvoir par les armes en RCA s’avère délicate.

 

Mais comme le dit un adage, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. » François Bozizé dispose d’une milice dont la force de nuisance est reconnue de tous. Qui pis est, il ne s’est jamais départi de l’idée qu’il reste le président démocratiquement élu et qu’il se doit de réintégrer cette fonction. Et pour ne rien arranger, son hôte, Yoweri Museveni, est un va-t-en-guerre. Viendrait-il à l’idée de cet ancien maquisard qui a accueilli Bozizé les bras ouverts, de lui fournir armes, minutions et hommes pour reconquérir le pouvoir en RCA ?

 

Rien n’est à exclure. D’autant plus que Museveni a soutenu bien des rébellions.

 

Bozizé et son fils continuent d’espérer un retour aux affaires

 

Certes, Bozizé a perdu beaucoup de ses soutiens, ce qui a d’ailleurs permis à la Séléka de le chasser du pouvoir. Mais sa volonté de rebondir, on le sait, n’a jamais constitué un mystère. Les hommes politiques sont ce qu’ils sont, capables du meilleur comme du pire. Le mieux donc serait de surveiller Bozizé comme du lait sur le feu.

 

Bozizé qui se considère toujours comme une victime, qui n’a jamais manifesté la moindre intention d’apporter son soutien aux nouvelles autorités, ne serait-ce qu’en appelant sa milice à déposer les armes, pour le retour à la paix en RCA, n’éprouverait aucun regret à déstabiliser son pays dans l’ultime but de reprendre le pouvoir.

 

La preuve est faite que Bozizé et son fils Jean Francis Bozizé continuent d’espérer un retour aux affaires. Et si le pays s’enfonce dans la violence, ils continueront à y travailler activement, aidés en cela par les anti-balaka. Or, à force de vouloir marcher sur des cadavres pour accéder à un pouvoir, Bozizé compromet davantage son avenir. Après le départ de Michel Djotodia, il aurait pu soutenir les nouvelles autorités en travaillant pour la paix.

 

Mais la boulimie du pouvoir, l’impatience de revenir vite aux affaires font de lui, l’un des pires ennemis de la paix en RCA. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’après la chute de Bozizé, la RCA est toujours à la recherche de la paix. Et tout le mal que l’on peut souhaiter à ce pays, c’est que tous ses fils parviennent à s’unir.

 

Dabadi ZOUMBARA

Lu pour vous : RCA: surveiller Bozizé comme du lait sur le feu
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