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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 20:09
Centrafrique : la France souhaite mettre fin à son opération Sangaris en 2016

 

 

 

http://www.lepoint.fr/  31/01/2016 à 13:28 - Modifié le 31/01/2016 à 13:59 | AFP

 

La France souhaite mettre fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique en 2016, a déclaré dimanche le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

"L'objectif c'est que l'opération Sangaris en tant que telle, opération militaire, s'arrête", a-t-il dit au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro en rappelant le "processus démocratique" en cours en Centrafrique et l'élection prochaine d'un président, le second tour de la présidentielle étant prévu le 14 février.

 

"Je souhaite que cela soit fait au cours de l'année 2016 et qu'il reste sur le territoire de Centrafrique de petites unités comme c'était le cas auparavant", a ajouté Jean-Yves Le Drian.

 

Les effectifs français, qui s'élèvent à 900 soldats - après avoir atteint jusqu'à 2.500 hommes au début de l'opération fin 2013/début 2014 - seront alors ramenés à environ 300 soldats, a-t-il laissé entendre.

 

"Il y a par ailleurs en Centrafrique une mission des Nations-Unies, la Minusca, dont le rôle va être croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique", a-t-il poursuvi.

 

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs émis l'espoir que l'Union européenne s'engage à former l'armée centrafricaine, lors d'une réunion informelle des ministres européens de la Défense les 3 et 4 février à Amsterdam.

 

"J'ai souhaité - et je pense que j'aurai satisfaction cette semaine - qu'il y ait aussi, comme nous l'avons fait au Mali, une mission de formation de l'UE pour reconstituer l'armée de la République centrafricaine, en faire une véritable armée", a-t-il dit. "J'espère pouvoir obtenir cela de mes collègues dans quelques jours", a-t-il ajouté.

 

31/01/2016 13:58:05 - Paris (AFP) - © 2016 AFP

 

 

Centrafrique : Jean-Yves Le Drian veut mettre fin à l'opération "Sangaris" en 2016

 

PAR JAMES ABBOTT 

 

Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI dimanche 31 janvier, Jean-Yves Le Drian est notamment revenu sur la présence de militaires français en Centrafrique. Le ministre de la Défense a ainsi expliqué que la France souhaite mettre fin à son opération "Sangaris" en 2016. "L'objectif c'est que l'opération Sangaris en tant que telle, s'arrête", a-t-il expliqué en rappelant que le "processus démocratique" est en cours dans le pays et l'élection prochaine d'un président, le second tour de la présidentielle étant prévu le 14 février.

 

"Je souhaite que cela soit fait au cours de l'année 2016 et qu'il reste sur le territoire de Centrafrique de petites unités comme c'était le cas auparavant", a ajouté Jean-Yves Le Drian. Les effectifs français, qui s'élèvent aujourd'hui à 900 soldats, après avoir atteint jusqu'à 2.500 hommes au début de l'opération à la fin de l'année 2013. Le chiffre pourrait être ramené à environ 300 soldats cette année, a-t-il laissé entendre.

 

#LeGrandJury @JY_LeDrian : "L'objectif c'est que l'opération militaire Sangaris en Centrafrique s'arrête au cours de l'année 2016"

 

— Le Grand Jury (@LeGrandJury) January 31, 2016

 

Reformer l'armée du pays et laisser place à l'ONU

 

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs le rôle important de l'Union européenne en Centrafrique en vue de la reconstitution de l'armée centrafricaine. "J'ai souhaité, et je pense que j'aurai satisfaction cette semaine, qu'il y ait aussi, comme nous l'avons fait au Mali, une mission de formation de l'UE pour reconstituer l'armée de la République centrafricaine, en faire une véritable armée", a-t-il expliqué.


Le ministre de la Défense a également ajouté que l'ONU à travers la "Minusca", va avoir un rôle "croissant pour assurer la sécurité sur le territoire et la sécurité du nouveau pouvoir politique". 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 14:59
RCA : démarrage heurté de la campagne pour les législatives

 

 

        

 APA-Bangui (Centrafrique)- 2016-01-31 12:04:27 - La campagne électorale pour le premier tour des législatives a démarré samedi en Centrafrique sur fond de tensions provoquées par certains candidats qui estiment que ces élections devraient se tenir 60 jours après leur annulation par la Cour Constitutionnelle de transition lors son audience du 25 janvier 2016.


Dans tous les cas, certains candidats ont timidement commencé à faire des affiches en vue de ces élections qui seront organisées conjointement avec le second tour de la présidentielle ce 14 février.


La campagne pour le second tour de la présidentielle démarre le 6 février et prendra fin le 12 du même mois, tout comme la campagne des législatives qui a commencé ce 30 janvier.


Pour ce second tour de la présidentielle, les électeurs qui sont près de deux millions auront à faire le choix entre deux anciens Premiers ministres : Anicet Georges Dologuélé qui est arrivé en tête du scrutin lors du premier tour avec 23% des voix et Faustin Archange Touadéra, classé deuxième avec 19%des suffrages.


Vendredi dernier, des centaines des jeunes se réclamant de l'Alliance des forces démocratiques pour la transition, un regroupement des partis politiques opposés au pouvoir de François Bozizé, ont au terme d'une marche, déposé auprès de la MINUSCA un mémorandum dans lequel ils exigent l'annulation de la présidentielle au même titre que les législatives.


Une quarantaine de candidats indépendants aux législatives disent s'opposer à la tenue de ces élections au motif qu'ils n'ont plus de ressources pour repartir en campagne électorale.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=844710#sthash.KBhc405L.dpuf

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 14:36

 

 

 

www.maliweb.net Par Le Challenger - 30 Jan 2016

 

La Cour Constitutionnelle Centrafricaine, en décidant de confirmer en début de semaine, les résultats provisoires de l’élection présidentielle et d’invalider ceux des Législatives qui se sont pourtant déroulées le même jour, contribue implicitement à offrir de l’argumentaire aux candidats qui ont dénoncé un désordre électoral lors du scrutin groupé du 30 décembre 2015. Une situation, toutefois prévisible, que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), médiatrice désignée pour la Centrafrique, n’était pas censée ignorer notamment depuis l’échec du scrutin référendaire qui les ont précédées. Des arguments qui ne devraient ni conduire la CEEAC, ni le reste de la Communauté Internationale (CI) à accorder leur quitus pour l’exécution du calendrier électoral centrafricain. Tant, les conditions pour la réalisation d’élections crédibles n’étaient point réunies dans le pays de l’Empereur Bokassa 1er.

 

Mais puisqu’il fallait vaille que vaille fournir un calendrier électoral afin de pouvoir se sortir du bourbier centrafricain, dont la gestion financière devenait de plus en plus chère pour la Communauté Internationale avec à sa tête, l’ONU, la France et les pays de l’Afrique Centrale, tout le monde avait préféré fermer les yeux. Surtout qu’à la veille du double scrutin, la menace du Président français, François Hollande, de rapatrier les soldats de l’Opération Sangaris, sous-tendait une exécution péremptoire du calendrier électoral en Centrafrique.

 

Un pays dont la CI, en tant que tutrice légale, savait aussi qu’il est désormais enfoncé, par la volonté manifeste de certains politiciens et chefs de guerre véreux, dans un clivage grandissant entre populations chrétiennes et musulmanes. Mais pourquoi la CI et la France, malgré de nombreuses dégradations du climat social et du tissu économique que connait la Centrafrique, ont donc choisi de mettre la pression afin que les Centrafricains aillent néanmoins à des élections dont les résultats ne seraient ni crédibles ni acceptés ?

 

Certaines sources ont systématiquement suspecté l’ancienne puissance coloniale d’avoir hâte qu’un Exécutif et un Parlement sortis des urnes puissent s’installer le plus vite possible afin de ratifier les nombreux accords économiques sur l’acquisition de gisements de Pétrole et de Diamant qu’elle a déjà signés avec le pouvoir de Transition. Alors que pour le cas de la CI, il se trouve que les Nations-Unies sont financièrement et logistiquement dépassées par leur présence sur les nombreux champs de bataille qui pullulent dans le monde.

 

A cet effet, elles chercheraient par tous les moyens à se désengager de ces zones de conflit. Lesquelles sont hélas en train de devenir endémiques. Ainsi après de nombreux reports, l’organisation d’élections présidentielle et législative en Centrafrique, quelles que soient les conditions de son déroulement, devenait une exigence pour la CI et la France. En l’occurrence, lorsqu’il est établi que les Nations-Unies ont pour souhait de traiter avec des gouvernements légitimement sortis des urnes, l’on comprend aisément cette complicité notoire.

 

Gaoussou M. Traoré

Lu pour vous : Echecs électoraux en RCA : Une complicité de la Communauté Internationale
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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:48
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Certains candidats aux législatives jugent intenable le nouveau chronogramme de l’ANE

 

http://rjdh.org/  PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 30 JANVIER 2016

 

Alors que les campagnes législatives démarrent ce samedi 30 janvier 2016, la plupart des candidats aux législatives interrogés par le RJDH ne sont pas prêts pour se lancer dans la course.

 

La plupart de ces candidats pensent que ce nouveau chronogramme n’est pas tenable, car cette date risque de reprendre les mêmes scenarios du scrutin du 1er tour.

 

Antoine Théophile Nguérengou, candidat au ballotage dans la circonscription de Bambari 2, se doute du nouveau chronogramme qui ne tient pas compte de la réalité du terrain, « c’est vrai que l’ANE se bat pour respecter le calendrier de la transition, mais je trouve ça trop brusque. Il y a certains candidats de la circonscription de Obo, Birao et autres villes qui se trouvent présentement à Bangui, et comment ils vont faire pour revenir et battre les campagnes dans leurs circonscriptions respectives »  dit-il.

 

Un avis partagé par Jean Bertrand Wilibona, candidat à la législative dans le 1er arrondissement de Bangui.

 

« Ce calendrier n’est pas raisonnable. Etant donné que la CTT dans son verdict, avait précisé qu’on avait un délai de 60 jours pour organiser ces élections, une occasion pour corriger les erreurs du 1er tour au niveau de l’ANE. Et maintenant avec les deux semaines ils vont  arriver à organiser ces scrutins ? » S’interroge-t-il.

 

Le nouveau chronogramme de l’ANE a été publié après l’annulation des élections législatives par la Cour Constitutionnelle le 25 janvier 2016. La cheffe de l’Etat de transition Catherine Samba Panza a pris un décret le 28 janvier 2016, convoquant le nouveau corps électoral pour le 14 janvier 2016.

 

 

La campagne électorale s'ouvre sur fonds d'inquiétude

 

http://www.radiondekeluka.org/  samedi 30 janvier 2016 13:03

 

La campagne électorale pour les législatives fixées au 14 févier 2016 s'est ouverte ce samedi sur l'ensemble du territoire national. Les candidats en compétitions ont 14 jours pour convaincre et persuader les électeurs. La campagne pour la présidentielle va, quant à elle, démarrer le 6 février et va durer une semaine. Les électeurs iront aux urnes le 14 février. Ils voteront en même temps pour le second tour de la présidentielle et le 1er tour des législatives.


Le 25 janvier dernier, la Cour Constitutionnelle de Transition a annulée le 1er tour des législatives du 30 décembre 2015.


Par ailleurs, la haute juridiction de la République Centrafricaine a retenu pour le deuxième tour de la présidentielle, les candidatures de Anicet Georges Dologuélé de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) et du candidat indépendant, Faustin Archange Touadéra.


Inquiétudes des candidats aux législatives


Dans les QG des partis et associations politiques, les candidats aux législatives n'accordent pas leur violon au sujet de la campagne électorale qui s'ouvre ce 30 janvier. 

Certains candidats affirment qu'ils n'iront pas aux élections. Selon eux le délai intenable. 

« Conformément à la loi, la Cour Constitutionnelle avait prévu qu'en cas d'annulation totale, la loi prévoit  une reprise dans les 60 ou 90 jours. Aujourd'hui, un décret du gouvernement centrafricain nous invite à repartir tout de suite aux élections. Techniquement, nous ne sommes pas prêts. La loi est claire et ce n'est pas pour rien que le législateur a prévu 60 ou 90 jours », a expliqué Timothée Feïkoumon-Mandja, président du comité de suivi et d'appui aux candidats législatifs. Il est candidat à la députation dans la circonscription électorale n°2 du 8e  Arrondissement de Bangui.


Par contre, Anne Marie Goumba, candidate indépendante à la députation dans la 1re     circonscription du 5e arrondissement, affiche sa disposition à battre campagne en dépit du délai difficile et du désordre.

 
« Nous avons écouté le décret du Chef d’État de transition, convoquant le corps électoral. Comme nous avons commencé dans le désordre, nous continueront dans le désordre et nous verront ce que cela va nous donner, tout en espérant que les choses vont bien se passer », a-t-elle indiqué. Elle précise toutefois qu’elle est prête pour le terrain.


Le public attend de voir concrètement qui ira ou non à la nouvelle campagne qui démarre ce samedi 30 janvier.

 

 

40 jeunes recrutés par le CICR pour les travaux de conduites d’eau potable à Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 30 JANVIER 2016

 

Une quarantaine de jeunes ont été recrutés par le comité international de la croix rouge (CICR) afin de mener des activités de curage pour le remplacement des conduites d’eau de la Sodeca. Cette initiative qui entre dans le cadre de la réduction du taux de chômage. Le constat a été fait le vendredi 29 janvier lors du lancement officiel devant la primature.

 

Une quarantaine de jeunes recrutés par le CICR sont habillés en uniforme de couleur bleue. Les travaux de remplacement des vieux conduits d’eau de la Sodeca allant du rond-point Marabéna à l’avenue Barthélémy Boganda ont commencé.

 

Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR, a souligné que le soutien du comité international de la croix rouge ne se limite pas seulement aux échanges des conduites d’eau, mais aussi de donner du travail à la population jeune des localités où les activités de remplacement vont se dérouler.

 

Le chef de la délégation a fait savoir que cet appui se poursuivra dans la sous-préfecture de Ndele, afin de réhabiliter les conduites d’eau dans cette localité en fournissant la main d’œuvre à la jeunesse.

 

Arsène Ndayoungou, un des ouvriers de l’équipe A se dit satisfait du travail de CICR qui a apporté un soutien aux jeunes en leur donnant du travail. « Cette initiative nous permet de générer de l’agent, afin de répondre aux besoins de la famille. C’est un appui qui entre dans le cadre du développement et la relance économique de la Centrafrique » a-t-il affirmé.

 

Le lancement officiel des activités de remplacement des vielles conduites d’eau de la Sodeca a eu lieu le vendredi 20 janvier devant la primature. Cet  appui du CICR à la SODECA va permettre à la population de Bangui et de Ndele d’avoir accès à l’eau potable et de donner du travail à la jeunesse désœuvrée.

 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:46
Les affaires de viols en RCA n'épargnent aucune force internationale

 

 

 

Par RFI  30-01-2016 Modifié le 30-01-2016 à 04:28

 

De nouvelles allégations de viols et d'abus sexuels sur mineurs commis par des soldats étrangers en Centrafrique. C'est le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme qui les révèlent ce matin. Des accusations qui visent des militaires français de Sangaris et des soldats Géorgiens de l'Eufor, la force européenne en RCA.

 

Le contingent géorgien est arrivé en Centrafrique dans le cadre du déploiement d'Eufor-RCA. En mai 2014, on lui confie la protection de l'aéroport de Bangui qui jouxte le site de déplacé de Mpoko et qui se trouve à quelques centaines de mètres de la base française. Les faits allégués se seraient produits dans ce périmètre, selon les entretiens que l'équipe onusienne a eus avec plusieurs mineurs.

 

Des entretiens dont il ressort six allégations de viols, abus et exploitations sexuels mettant en cause, non seulement des Géorgiens mais aussi des soldats français de la force Sangaris.

 

Sangaris est aux prises avec d'autres accusations de ce type depuis mai 2015 pour des faits présumés remontants à 2013-2014 et dont la justice française a déjà été saisie. Dans l'entourage du ministre français de la Défense, on indique avoir là encore saisi la justice dès réception du dossier du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, le 19 janvier, justement pour établir s'il s'agit ou non de faits distincts de la première affaire.

 

Sangaris, Misca, Minusca et maintenant Eufor : aucune force de paix internationale en Centrafrique n'aura donc été épargnée par les scandales sexuels. Les casques bleus sont régulièrement l'objet de telles allégations. Ce qui a valu à l'ancien patron de la Minusca, Babacar Gaye de quitter son poste en août dernier. Conséquence de la politique affichée désormais par l'ONU de zéro tolérance dans ce domaine.

 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:41
La jeunesse de l’AFDT exige l'annulation de la présidentielle de décembre 2015

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  vendredi 29 janvier 2016 14:34

 

La jeunesse de la plateforme politique de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) exige l'annulation pure et simple des résultats définitifs de l'élection présidentielle du 30 décembre dernier. Malgré l'interdiction du ministre de la sécurité publique, le général Pierre Chrysostome Sambia, cette jeunesse a  marché ce vendredi matin pour exprimer son ras-le-bol. Elle a pris d'assaut aux environs de 8 heures, le siège de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique (Minusca). 


Ils étaient plusieurs dizaines de jeunes de l'AFDT à manifester devant le siège de la Minusca à Bangui. Sur les banderoles, on peut lire : ''la jeunesse de l'AFDT demande l’annulation de l'élection présidentielle du 30 décembre''. Les manifestants évoquent comme raison de leur mouvement de mécontentement, les multiples irrégularités enregistrées lors de ce scrutin. 


« Je voudrais dire qu'il y a eu tout sauf élection. C'est plutôt une sélection. Nous demandons à tous ceux qui ont organisé ces élections de prendre leurs responsabilités. Puisqu'ils ont annulé les législatives, nous leur demandons simplement d'annuler la présidentielle », a martelé  Dominique Yandoka, coordonnateur de la jeunesse de l'AFDT.


 « La jeunesse comptait énormément sur la Cour Constitutionnelle qui devait dire le droit, mais le droit n'a pas été dit », poursuit-il.


Les manifestants ont également prévu remettre un mémorandum au Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, Parfait Onanga Anyanga. Le coordonnateur de la jeunesse de l'AFDT sollicite une intervention des responsables de la Minusca, du Secrétaire général de l'ONU, Ban-Ki-moon et des membres du G8 pour mettre fin à la crise qui a trop duré.


La manifestation de la jeunesse de l'AFDT intervient au lendemain de la publication du nouveau calendrier électoral fixant au 14 février prochain le second tour de la présidentielle et le premier tour des législatives.


Réaction du ministre de la Sécurité publique 


Le ministre de la Sécurité publique, le général Pierre Chrysostome Sambia, dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce vendredi, a aussitôt condamné ce mouvement de grogne. Pour le membre du gouvernement, cette marche est de nature à entraver le bon déroulement du processus électoral. 

 
« La manifestation en vue est entachée par une double illégalité. La première tient à l'existence juridique de l'AFDT. Quoique composée de partis politiques d'une certaine proportion, l'AFDT pose problème au niveau de son existence juridique parce non autorisée et non reconnue par l'administration. Si son existence juridique pose problème, la jeunesse AFDT n'existe pas. Ni les services du ministère de l'Administration du Territoire, ni ceux de la sécurité publique, n'ont connaissance de l'existence d'un mouvement dénommé ''jeunesse indépendante et consciente''. Les libertés d'association, d'opinion, d'expression sont garanties au citoyen centrafricain par la Charte constitutionnelle entre autre, mais à condition que celle-ci ne remette pas en cause les fondements de la République ». 

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 12:31
Centrafrique: l'ONU pointe du doigt 5 pays accusés dans des scandales sexuels
Centrafrique: l'ONU pointe du doigt 5 pays accusés dans des scandales sexuels

 

 

 

 29.01.2016, 21:38  

 

Un haut responsable de l'ONU a révélé ce vendredi que des soldats ou policiers de cinq pays de Centrafrique sont accusés d'avoir commis des abus sexuels sur des mineurs.

 

Des soldats ou policiers de cinq pays (Bangladesh, Maroc, RDCongo, Niger et Sénégal) sont accusés d'avoir commis des abus sexuels sur des mineurs. Ils agissaient dans le cadre de la Mission des Nations unies en République centrafricaine, a révélé vendredi un haut responsable de l'ONU.

 

C'est la première fois que l'ONU nomme publiquement et de sa propre initiative les pays dont sont originaires des responsables d'abus sexuels ou d'exploitation sexuelle parmi ses missions de maintien de la paix. Anthony Banbury, secrétaire général adjoint chargé de la logistique des missions, a fait valoir une "volonté de transparence".

 

Sanctions sur Internet

 

Il a expliqué que ce serait bientôt la règle pour toutes les accusations de ce genre. L'ONU doit publier, le mois prochain, un rapport dans lequel les pays seront nommés. Un site internet permettra, autant que possible, de suivre l'évolution des enquêtes et les sanctions éventuelles contre les Casques bleus reconnus coupables.

 

Il revient aux pays contributeurs de troupes de mener ces enquêtes et de gérer leurs éventuelles suites judiciaires.

 

M. Banbury a détaillé devant la presse cinq affaires parmi les plus récentes impliquant dix membres de la Minusca: deux soldats du Bangladesh, un soldat de RDCongo, un soldat marocain, quatre soldats nigériens et deux policiers sénégalais. Ils sont accusés d'avoir abusé en tout de six victimes, toutes mineures, parfois en échange d'argent, entre janvier 2014 et décembre 2015.

 

ONU pas seule en cause

 

En tout, l'ONU a recensé, l'an dernier, 22 cas d'accusations d'abus sexuels portées contre ses Casques bleus en République centrafricaine, sur un total de 69 pour l'ensemble de ses 16 missions dans le monde. En 2014, l'ONU avait confirmé 51 cas, beaucoup moins que les 85 cas recensés en 2010, a souligné M. Banbury.

 

 

Accusations d'abus sexuels en Centrafrique: la Géorgie coopérera avec les enquêteurs

 

29/01/16 (AFP)

 

Les autorités géorgiennes ont promis vendredi de faire tout leur possible pour que soient jugés les soldats géorgiens soupçonnés d'abus sexuels sur mineurs en Centrafrique.

 

Plusieurs filles mineures ont déclaré à une équipe de l'ONU en Centrafrique avoir été abusées sexuellement en 2014 par des soldats étrangers, dont des soldats du contingent géorgien opérant au sein de la force de l'Union européenne (Eufor-RCA), a révélé vendredi le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.

 

"Nous croyons fermement que chacun de nous, au niveau national comme international, doit faire tout son possible pour s'assurer que les personnes commettant ces crimes soient jugées", a annoncé dans un communiqué le ministère de la Défense.

 

"Nous avons pour objectif d'enquêter sur cette affaire en détail et si des crimes aussi graves sont avérés, les auteurs de ces crimes devront être traduits en justice", a-t-il ajouté, précisant que cette enquête devait se tenir "dans les plus courts délais".

 

"Jusqu'à ce que cela soit établi et en accord avec les ordres du ministère géorgien de la Défense, chaque personne qui avait le devoir d'enquêter sur les faits et établir la vérité dans cette affaire en 2014 sera relevée de ses fonctions", est-il encore annoncé.

 

Interrogé par l'AFP, un haut responsable militaire géorgien a précisé que cette décision avait été prise afin de garantir une enquête "transparente".

 

"Les membres du ministère de la Défense qui enquêtaient ont été relevés de leur fonction jusqu'à la fin de l'enquête afin que soit menée une investigation transparente, les enquêteurs et les accusés appartenant au même département", a déclaré le colonel Omar Begoïdze, commandant adjoint de la Garde nationale géorgienne.

 

"Cette affaire est de la plus haute importance à la fois pour le gouvernement géorgien et les Forces armées géorgiennes", a par ailleurs affirmé le ministère. "Il est inacceptable que les actions présumées de plusieurs personnes, si elles sont prouvées, fassent honte à l'image et prestige des Forces armées géorgiennes."

 

Environ 150 soldats géorgiens participaient à l'Eufor-RCA, présente de février 2014 à mars 2015 à Bangui où elle avait pour mission de rétablir la sécurité avec 700 hommes au plus fort de son déploiement.

 

Début janvier déjà, l'ONU avait annoncé avoir ouvert une enquête sur de nouvelles accusations d'abus sexuels portées contre des soldats de trois pays participant à la Mission de l'ONU en RCA (Minusca). Les victimes présumées étaient quatre fillettes.

 

L'ONU sort également d'un autre scandale retentissant, concernant des militaires français accusés d'avoir violé des enfants en 2013 et 2014, et entendus par la justice début décembre.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 12:03
RCA: un processus électoral qui ne tourne pas rond

 

 

30/01/16 (Dw-World)

 

Les Centrafricains sont rappelés aux urnes le 14 février 2016 pour un double scrutin, présidentiel et législatif, censé mettre terme à trois années de crise communautaire. Mais tout ne se déroule pas pour le mieux. L'imbroglio électoral n'en finit pas.

 

Selon les décrets qui convoquent le corps électoral, les candidats aux législatives entrent en campagne demain, le 30 janvier, à 6 heures du matin, soit une semaine avant l'ouverture de la campagne pour la présidentielle.

 

Mais sur le terrain, cette campagne électorale est marquée par des désistements de nombreux candidats à la députation et des contestations de la validation par la cour constitutionnelle des résultats du 1er tour de la présidentielle.

 

Le point avec Jeff Murphy Barès à Bangui.

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Centrafrique-Presse.com
29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 20:39
Des jeunes de l’AFDT arrêtés suite à la manifestation devant la Minusca
Des jeunes de l’AFDT arrêtés suite à la manifestation devant la Minusca
Des jeunes de l’AFDT arrêtés suite à la manifestation devant la Minusca
Des jeunes de l’AFDT arrêtés suite à la manifestation devant la Minusca
Des jeunes de l’AFDT arrêtés suite à la manifestation devant la Minusca
Des jeunes de l’AFDT arrêtés suite à la manifestation devant la Minusca

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 29 JANVIER 2016

 

Certains jeunes de l’Alliance Démocratique pour la Transition (AFDT) ont été arrêtés suite à la manifestation qu’ils ont organisée ce matin pour réclamer l’annulation de la présidentielle du 30 décembre dernier. Selon les informations du RJDH, ces jeunes ont été arrêtés par les éléments de la police centrafricaine.

 

L’information a été donnée par les leaders des jeunes de l’AFDT avant d’être confirmée par des sources au niveau du ministère de la sécurité publique. Selon Chancel Sékode, porte-parole des jeunes de l’AFDT, quatre des leurs ont été arrêtés. Elle dénonce cette attitude qui, selon elle, est antidémocratique « il y a quatre jeunes qui sont arrêtés et mis aux arrêts. Nous avons tenu une marche pacifique. Il est inadmissible que les autorités agissent de cette manière là, ce n’est pas démocratique » a-t-elle déclaré.

 

Une source proche du cabinet du ministre de la sécurité publique parle de sept jeunes interpellés. Cette source a indiqué que la marche n’a pas été autorisée « nous sommes dans un Etat de droit. En matière de manifestation publique, il y a des procédures à suivre. Ces jeunes ont saisi le ministère le mercredi et jeudi mais, leur manifestation n’a pas été autorisée. Ils se sont entêtés, c’est pourquoi, sept ont été interpellés » a-t-elle confié.  Pour le moment, il est difficile de savoir où ces jeunes sont détenus.

 

Les jeunes de l’AFDT ont organisé ce matin, cette marche pour protester contre la validation de la présidentielle de décembre dernier. Ils appellent à l’annulation de cette élection.

 

 

AFDT: la jeunesse demande l'annulation de la présidentielle

 

Par Journaldebangui.com, source Rjdh - 29/01/2016

 

Sur les banderoles et les cartons portés par les manifestants, on pouvait lire « la jeunesse de l’AFDT demande l’annulation des élections présidentielles du 30 décembre 2015 »

 

 Sur les banderoles et les cartons portés par les manifestants, on pouvait lire "la jeunesse de l’AFDT demande l’annulation des élections présidentielles du 30 décembre 2015", "la jeunesse indépendante et consciente condamne le dictat des autorités de transition sur la Cour Constitutionnelle de Transition". Plus d’une centaine des jeunes a pris part à cette marche.


Dominique Yandocka, coordinateur national de la jeunesse de l’AFDT, a indiqué que l’annulation de la présidentielle était logique parce que les législatives ont été annulées. Cette marche selon lui, vise à combattre la décision de la cour "nous organisons cette marche pour protester contre la décision de la cour constitutionnelle de transition. Des élections qui ont été organisées dans les mêmes conditions et au même moment aboutissent à des résultats différents. Ce n’est pas possible, si la CTT annule les législatives pourquoi pas les présidentielles?", s’est il interrogé.

 

Dominique Yandocka a accusé les autorités de la transition "il s’agit d’une décision politique qui vient des autorités de la transition". Le coordonnateur national de la jeunesse de l’AFDT appelle la présidente de la transition à réagir pour mettre un terme à cette forfaiture "nous reconnaissons que la décision de la cour est irrévocable, toutefois la présidente de transition, Catherine Samba Panza peut prendre une décision politique, et ça aura de l’effet. Il faut arrêter cette forfaiture", a-t-il souhaité.


Plusieurs policiers et gendarmes ont été déployés devant la Minusca pour sécuriser l’institution. Le ministre de la sécurité publique, Jean Chrysostome Sambia a chassé certains lors d’un point de presse qu’il a organisé par rapport à ce dossier.

Les jeunes ont accompagné leur marche d’un mémorandum destiné au représentant de la Minusca. C’est une première manifestation publique contre le verdict de la cour constitutionnelle de transition, verdict rendu le 25 janvier 2016.

 

 

Sit-in de la jeunesse devant la MINUSCA pour l’annulation de la présidentielle

Bangui, 29 janvier 2016 (CAP)  Une manifestation pacifique de la jeunesse des partis membre de l’Alliance des Forces Démocratiques de la Transition (AFDT) élargie aux membres de la Jeunesse indépendante et consciente s’est déroulée depuis ce matin devant le siège de la MINUSCA à Bangui.

 

L’objectif de cette manifestation vise essentiellement à obtenir l’annulation de l’élection présidentielle dont la tenue le même jour et dans les mêmes conditions que les législatives qui ont été, elles, annulées par la Cour Constitutionnelle de la transition.

 

Le coordonnateur de cette jeunesse de l’AFDT, M. Dominique Yandocka justifie la demande de cette annulation par « l’incohérence de la décision de cette cour constitutionnelle de transition et le diktat des autorités de transition sur la Cour Constitutionnelle de transition ».  Les forces de l’ordre ont procédé à des interpellations de certains manifestants dont celle de Dominique Yandocka, Léon Junior Zouma, Eric Mbério, Romaric Tononi et Aristide Ziguélé 

 

 

NDLR : Il est tout de même paradoxal et révoltant de constater d'une part que de notoires criminels dont tout le monde demande en vain l'arrestation circulent librement dans ce pays et qui sont même scandaleusement autorisés à briguer des sièges de députés dans la nouvelle assemblée nationale tandis que d'autre part, les autorités d'une transition dont plus personne ne veut et qualifiée à juste raison de "chancelante" par quelqu'un, s'acharner sur des jeunes aux mains nues qui ont parfaitement le droit de manifester pacifiquement leur colère et leur exigence d'annulation de l'élection présidentielle dont ce n'est un secret pour personne que son organisation a été un véritable fiasco et une honte nationale. 

 

 

Le nonce apostolique se félicite des avancées enregistrées en RCA depuis la visite Pape François

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 29 JANVIER 2016

 

Le nonce apostolique en Centrafrique, Mgr Franco Coppola s’est dit rassuré par l’évolution de la situation en Centrafrique depuis la visite du Pape. Il l’a dit dans un entretien accordé le jeudi 28 Janvier 2016 à nos confrères de la Radio Vatican.

 

Pour Mgr Franco Coppola, la situation en Centrafrique s’est améliorée depuis que le Pape François a visité le pays.  « Le cessez-le- feu d’une manière informelle instauré par les groupes armés avant la visite du pape se poursuit.  Depuis la visite du Saint Père, il n’y a pas eu d’accrochage entre les groupes qui détiennent les armes. La situation s’est améliorée sur tous les plans », a-t-il souligné.

 

Selon le nonce, c’est l’évolution de la situation qui a favorisé la tenue des élections. Pour lui, les Centrafricains sont déterminés à aller au bout du processus. « Une semaine après la venue du Pape, il y avait le vote référendaire. Les deux groupes des milices ont essayé de reprendre les mauvaises habitudes, ils ont tiré en l’air afin d’empêcher la population de voter. Mais la population a désobéi cette fois-ci, et elle est allée auprès de la Minusca pour demander la sécurité afin qu’elle puisse aller voter. Le dimanche même, le vote avait eu lieu dans certaines zones  dans le calme et le lendemain dans les secteurs menacés par ces hommes en armes. Je pense que les choses évoluent depuis la visite papale. Il y a eu les élections sans problème », a-t-il dit.

 

Après la visite du Pape en Centrafrique, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque de Bangui a organisé plusieurs caravanes dans le 3ème arrondissement, un secteur à majorité musulmane.

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Centrafrique-Presse.com
29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 20:35

 

 

 

29/01/16 (AFP)

 

Des mineurs en Centrafrique auraient été abusés sexuellement par des soldats étrangers, notamment géorgiens, a indiqué vendredi le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, qui s'est déclaré "très alarmé" par ces nouvelles allégations.

 

Les crimes présumés, a-t-il ajouté dans un communiqué publié à Genève, ont principalement eu lieu en 2014, mais n'ont été découverts que ces dernières semaines.

 

Une équipe de l'ONU en Centrafrique a interviewé plusieurs filles ayant déclaré avoir été abusées sexuellement ou exploitées par des soldats étrangers.

 

Selon quatre de ces filles, âgées de 14 à 16 ans au moment des faits présumés, leurs agresseurs appartenaient à des contingents opérant au sein de la force de l'UE (Eufor-RCA).

 

Trois d'entre elles ont déclaré qu'elles pensaient que leurs agresseurs faisaient partie du contingent géorgien de l'Eufor.

 

L'équipe de l'ONU a interviewé également une soeur et un frère respectivement âgés de 7 et 9 ans lorsqu'ils auraient été abusés en 2014 par des membres des troupes françaises Sangaris.

 

La fillette a déclaré avoir pratiqué des actes sexuels par voie orale sur des soldats français en échange d'une bouteille d'eau et d'un sachet de biscuits.

 

Elle a déclaré, tout comme son frère de neuf ans, que d'autres enfants avaient été abusés de la même manière lors d'incidents répétés impliquant plusieurs soldats français.

 

Ces six allégations, qui impliquent des forces militaires étrangères n'appartenant pas aux Nations Unies, ont eu lieu dans les environs ou à l'intérieur du camp de déplacés internes de M'Poko, situé près de l'aéroport de Bangui.

 

Début janvier déjà, l'ONU avait annoncé avoir ouvert une enquête sur de nouvelles accusations d'abus sexuels portées contre des soldats de trois pays participant à la Mission de l'ONU en RCA (Minusca). Les victimes présumées étaient quatre fillettes.

 

L'ONU sort d'un scandale retentissant de viols d'enfants impliquant des soldats français déployés sous commandement français en Centrafrique.

 

 

Abus sexuels visant des soldats français en Centrafrique: Le Drian saisit la justice

 

Par AFP agence  29/01/2016 à 18:56

 

Le ministre de la Défense a pris connaissance de documents relatifs à un nouveau scandale mettant en cause des militaires de l'opération Sangaris.

 

Ce vendredi à Genève, Zeid Ra'ad Al Hussein, le Haut Commissaire aux droits de l'homme (HCDH), a dénoncé un nouveau scandale d'abus sexuels présumés sur des enfants commis par des soldats étrangers en Centrafrique. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a saisi la justice «dès qu'il a pris connaissance des documents transmis le 19 janvier par le Haut Commissaire aux droits de l'Homme», a précisé son entourage.

 

Les crimes présumés auraient eu lieu principalement en 2014 - comme lors d'un premier scandale mettant en cause des soldats français - mais n'ont été découverts que ces dernières semaines, d'après l'ONU. Une sœur et un frère âgés respectivement de 7 et 9 ans auraient aussi été abusés par des militaires de l'opération française Sangaris. La fillette aurait pratiqué des actes sexuels en échange «d'une bouteille d'eau et d'un sachet de biscuits». Selon leur récit, d'autres enfants ont été «abusés de la même manière lors d'incidents répétés impliquant plusieurs soldats français». Une équipe de l'ONU en Centrafrique a interviewé plusieurs adolescentes ayant déclaré avoir été abusées sexuellement ou exploitées par des soldats participant à une mission européenne (Eufor-RCA) ou à la mission française Sangaris. Trois jeunes filles ont mis en cause des soldats du contingent géorgien de l'Eufor.

 

«Scandale sans précédent»

 

Malgré ces témoignages, «les soldats n'ont pas été identifiés» à ce stade, précise à Bruxelles une source européenne, assurant que les accusations concernaient au total «moins de dix soldats» mais décrivant un scandale «absolument sans précédent». «Si les faits étaient avérés, des sanctions disciplinaires exemplaires seraient prononcées à l'égard des responsables», a affirmé l'entourage de Jean-Yves Le Drian soulignant la «détermination» totale du ministère et des armées en la matière.

 

Afin que la justice puisse établir s'il s'agit de «faits distincts ou non» de ceux reçus dans la première affaire et qui ont donné lieu à l'ouverture d'une enquête, le ministre de la Défense a transmis à la justice les éléments reçus du HCDH. «Les Nations unies et la France coopèrent pleinement afin de faire toute la lumière sur ces allégations très graves», explique son entourage.

 

Enquêtes similaires

 

Quatorze soldats français sont déjà suspectés dans une affaire similaire. Une enquête sur des accusations d'abus sexuels sur des enfants commis entre décembre 2013 et juin 2014 a été ouverte par la justice française en mai 2015, après les révélations du quotidien britannique The Guardian.

 

En septembre 2015, d'autres accusations d'abus sexuels commis sur une jeune fille par un soldat français en Centrafrique ont amené Jean-Yves Le Drian à saisir le Parquet de Paris.

 

Au Burkina Faso également, deux soldats des forces spéciales françaises soupçonnés d'attouchements, sur deux petites filles, ont été par ailleurs renvoyés en juillet 2015 en France. L'un des deux a depuis été mis en examen, sur la foi d'images vidéo.

 

 

Centrafrique: nouveau scandale d’abus sexuels présumés sur des mineurs

 

Par AFP — 29 janvier 2016 à 10:43 (mis à jour à 22:01)

 

L’ONU a dénoncé vendredi un nouveau scandale d’abus sexuels perpétrés par des soldats étrangers en Centrafrique et a nommé pour la première fois cinq pays dont des Casques bleus ont commis d’autres abus dans ce pays.

 

Selon le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, plusieurs enfants et adolescentes ont affirmé avoir été abusés ou exploités sexuellement par des soldats participant à une mission européenne (Eufor-RCA) ou à la mission française Sangaris.

 

Ces deux contingents font partie des forces internationales déployées pour assurer la sécurité en RCA mais ne dépendent pas de l’ONU.

 

Selon quatre des jeunes filles, âgées de 14 à 16 ans au moment des faits présumés, leurs agresseurs appartenaient à l’Eufor-RCA.

 

Trois d’entre elles ont mis en cause des soldats géorgiens. Des soupçons pèsent également sur «un autre pays» de l’Eufor-RCA, mais l’ONU n’a pas donné de précisions.

 

Les faits se seraient produits en 2014, mais n’ont été découverts que ces dernières semaines.

 

«Les soldats n’ont pas été identifiés» à ce stade, a précisé à Bruxelles une source européenne, assurant que les accusations concernaient au total «moins de dix soldats» mais décrivant un scandale «absolument sans précédent».

 

- Cinq pays -

 

Parallèlement, à New York, un haut responsable de l’ONU a pointé du doigt dix soldats ou policiers de cinq pays (Bangladesh, Maroc, RDCongo, Niger, Sénégal), accusés d’avoir profité en 2014 et 2015 de mineurs dans le cadre de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca).

 

C’est la première fois que l’ONU nomme publiquement et de sa propre initiative les pays dont sont originaires des Casques bleus soupçonnés de viols parmi ses 16 missions de maintien de la paix.

 

Anthony Banbury, secrétaire général adjoint chargé de la logistique des missions, a fait valoir une «volonté de transparence» et a affirmé que ce serait bientôt la règle. Sur 69 cas d’abus sexuels présumés recensés l’an dernier, 22 concernent la Minusca.

 

Un récent rapport d’experts indépendants avait révélé de graves dysfonctionnements dans la gestion par l’ONU d’une précédente affaire de viols d’enfants en RCA impliquant des soldats français de Sangaris.

 

Pour sa part, le ministère géorgien de la Défense a promis de «faire tout ce qui est possible» pour que ses soldats suspects soient jugés «dans les plus courts délais».

 

Environ 150 soldats géorgiens participaient à l’Eufor-RCA, forte de quelque 700 hommes et présente de février 2014 à mars 2015 à Bangui.

 

L’UE, qui prend ces accusations «très au sérieux», a promis de fournir toutes les informations «potentiellement pertinentes».

 

Selon l’ONU, une soeur et un frère, âgés de 7 et 9 ans ont par ailleurs affirmé avoir été abusés en 2014 par des militaires de la mission française Sangaris en RCA.

 

La fillette aurait pratiqué des actes sexuels par voie orale sur des soldats français en échange «d’une bouteille d’eau et d’un sachet de biscuits». Selon leur récit, d’autres enfants ont été «abusés de la même manière lors d’incidents répétés impliquant plusieurs soldats français».

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a saisi la justice «dès qu’il a pris connaissance des documents transmis le 19 janvier par le Haut Commissaire aux droits de l’Homme», a-t-on précisé dans son entourage.

 

Les abus auraient eu lieu dans les environs ou à l’intérieur du camp de déplacés internes de M’Poko, proche de l’aéroport de Bangui, protégé par l’Eufor et Sangaris en 2014.

 

- Enquêtes en cours -

 

Les violences sexuelles sont très répandues en Centrafrique et les forces armées «ont joué un rôle très important dans ce contexte», a relevé un porte-parole du Haut-Commissariat.

 

Début janvier déjà, l’ONU avait annoncé avoir ouvert une enquête sur des accusations contre des soldats de cinq pays participant à la Minusca. Les victimes présumées étaient quatre fillettes.

 

Le chef de la Minusca, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, a promis des «sanctions fortes».

 

Dans l’affaire des viols d’enfants qui auraient été commis entre décembre 2013 et janvier 2014 par des soldats français de Sangaris, cinq militaires ont été entendus mi-décembre 2015 par la justice française.

 

Cependant, aucun d’entre eux n’a été mis en examen et ces auditions n’ont pas permis d’avancer, selon une source proche de l’enquête. Les soldats ont dit avoir donné aux enfants des rations alimentaires, mais sans rien exiger en retour, a-t-on indiqué.

 

D’autres enfants se sont plaints de viols après les premiers témoignages.

 

Les juges ont par ailleurs entendu l’employée de l’ONU, une Française, qui avait la première entendu les enfants et sonné l’alarme.

 

Enfin, une autre enquête est en cours en France après les accusations d’une jeune Centrafricaine affirmant avoir été violée à l’été 2014 par un militaire de Sangaris.

Centrafrique : nouvelles allégations d'abus sexuels sur des mineurs par des soldats étrangers (ONU)
Centrafrique : nouvelles allégations d'abus sexuels sur des mineurs par des soldats étrangers (ONU)
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