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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:53

 

 

 

 

 

 

http://www.saphirnews.com   Vendredi 20 Décembre 2013

 

La Centrafrique est le théâtre de massacres intercommunautaires mais un quartier de Bangui échappe miraculeusement au climat de violences général. L’église catholique Saint-Mathias, située dans un quartier majoritairement musulman de la capitale, est protégée par de jeunes musulmans du quartier, tout comme la minorité chrétienne qui y réside. 


Cette information rapportée par La Croix tranche avec l’image apocalyptique mais réelle qui nous parvient de Centrafrique. 


Pour protéger au mieux cette église, les musulmans sont mobilisés en formant des équipes de jour comme de nuit, 4 à 30 personnes selon les moments. A l’origine de l’initiative, Mahomat Chaïbu, 25 ans, un étudiant à l’école coranique qui a vite pris la mesure de la situation lors des premiers graves affrontements qui ont secoué sa ville. 

« Quand Mahomat est venu me voir, le dimanche suivant, pour m’exposer leur rôle, j’ai été stupéfait. J’avais bien vu ces jeunes. Je croyais qu’ils nous surveillaient, nous voulaient du mal. Or, ils nous protégeaient. La surprise a été totale. C’est exceptionnel, au regard de ce qui est en train de se dérouler dans tout le pays », a déclaré le prêtre de l’église, Benjamin Tito Soya. 


Sa paroisse accueille des réfugiés du conflit dont le nombre ne cesse de grossir. Une belle histoire qui, s’il ne masque malheureusement pas les , montre que les religions sont des facteurs de paix, non leur instrumentalisation. 


Dernièrement, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, le pasteur Nicolas Guerékoyame Gbangou, président de l'association des églises évangéliques, et l’imam Oumar Kobine Layama, président de la Communauté islamique centrafricaine, se sont affichés ensemble pour appeler la population à ne pas céder aux discours de haine et aux appels à la vengeance, ceci dans l'espoir d'enrayer au plus vite les violences. 

Centrafrique : une église de Bangui protégée par les musulmans
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:46

 

 

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 20 décembre 2013 à 13:32

 

Quelle est la mission des soldats français en Centrafrique ? Comment peuvent-ils éviter le piège de la guerre civile et le parti pris d' un camp contre l'autre ? Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, était la semaine dernière en Centrafrique et au Tchad. De retour à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : En Centrafrique, la mission de vos soldats est difficile. Quand vous désarmez les Seleka, est-ce que vous ne livrez pas leurs frères musulmans à des représailles de la part des chrétiens ?

 

Jean-Yves Le Drian : Notre mission c’est le désarmement impartial. C’est une mission difficile mais le désarmement doit être total, il doit être impartial. Ce qui veut dire que lorsqu’on désarme des milices de la Seleka, ce ne sont pas des règlements de comptes, c’est pour le maintien de la paix. Quand on désarme des milices anti-balaka, ce ne sont pas des règlements de comptes, c’est le maintien de la paix. Nous voulons faire les deux. Evidemment quand on désarme la Seleka, certains disent «Vous ne désarmez que ceux-là !». Non, on désarme tout le monde. Et quand on désarme les anti-balaka, les autres disent, «Vous ne désarmez que ceux-là». Non ! On désarme tout le monde, il n’y a pas de discrimination. Le désarmement est de tous les côtés. Il n’y a pas l’un qui est favorisé par rapport à l’autre. Ca veut dire aussi que, lorsqu’on désarme, il faut protéger. C’est ce que nous essayons de faire.

 

Justement, les Seleka ne veulent pas être désarmés tant que les quartiers musulmans de Bangui ne seront pas protégés. C’est la raison pour laquelle, pour l’instant, vous les cantonnez sans les désarmer ?

 

Le cantonnement, c’est le désarmement. Le but, c’est qu’on ne circule plus avec des armes sauf ceux qui ont le droit de les porter. Il n’y a que deux catégories qui ont le droit d'avoir des armes : la garde rapprochée du président Djotodia pour sa sécurité et les forces de police et de gendarmerie. Le reste est soit cantonné, donc gardé et ça ne circule pas ; soit ramassé par les forces françaises ou par les forces africaines.

 

Vous vous donnez combien de semaines ou de mois pour sécuriser ? 

 

Le plus vite possible, nous faisons pas à pas.

 

Mais combien de temps ?

 

Le plus vite possible. Mais que les uns et les autres, les milices, le sachent bien, il n’y aura pas de retour en arrière. Pas la peine d’attendre qu’éventuellement les Français s’en aillent. Il y a une volonté de la communauté internationale, la France l’accomplit avec des forces africaines. Et les forces africaines vont se renforcer. Elles sont aujourd’hui pas loin de 4 000. On va aller à 6 000, plus les forces françaises, ça fait 7 600. Et avec cela une bonne coordination entre le général Tumenta Chomu Martin et le général Soriano au même endroit, à l’aéroport de M’Poko, ça doit bien se dérouler pour que la paix revienne.

 

Les forces françaises sont 1 600 hommes, vous prévoyez quelques renforts ?

 

Pour l’instant la coordination est bonne avec les forces africaines. Le déroulé se fait sous le format que nous avons prévu.

 

Vous avez 150 parachutistes pré-positionnés à Douala. Peuvent-ils arriver à….

 

Oui, on a les moyens d’agir en cas de pépin, en renfort à la fois à Douala et à Libreville. Dans l’état actuel des choses, la qualité de nos soldats fait le nécessaire.

 

A Bangui, le fait d’armes qui a déclenché l’envoi immédiat des forces françaises, c’est l’attaque coordonnée le 5 décembre de plusieurs quartiers de la capitale par les anti-balaka. Est-ce qu’on sait qui est derrière ? Est-ce que ça peut être l’ancien président Bozizé ?

 

S’il est derrière, il a tort et il faut le condamner. Et ceux qui prendraient la responsabilité d’attiser le conflit aujourd’hui prendraient une grave responsabilité devant l’opinion internationale.

 

Donc il est derrière ?

 

Je ne sais pas. Il ne s’est pas exprimé mais s’il est derrière, il a tort.

 

Vous avez des éléments qui vous permettre de le dire ?

 

Je ne commente pas plus.

 

Avez-vous identifié les responsables de la mort de deux soldats français le 9 décembre à Bangui ?

 

Non pas à cet instant, mais j’ai demandé au président Michel Djotodia, quand je l’ai rencontré vendredi 13 décembre de tout faire pour qu’on identifie les coupables. Je lui ai dit que je m’en sentais personnellement responsable.

 

Vous pensez que ça vient des Seleka ?

 

Je vous ai dit ce que je devais dire.

 

Dans la force africaine, le contingent tchadien est l’un des plus importants mais un grand nombre de Centrafricains accusent les soldats tchadiens d’avoir aidé les Seleka à prendre le pouvoir il y a neuf mois et d’être toujours à leur côté. Est-ce que ce n’est pas un gros problème ?

 

J’ai vu le président Déby samedi 14 décembre. Nous avons une analyse commune de la situation. Il y a les forces tchadiennes qui font partie de la Misca [la Mission internationale de soutien à la Centrafrique]. Elles sont désormais sous l’autorité du général qui est désigné par les Nations unies pour mener la Misca. Elles doivent donc lui obéir. Et le président Déby est tout à fait sous cette logique là. Vous avez à côté dans ce que j’appelle l’ex-Seleka, des éléments provenant du Tchad, comme des éléments qui proviennent du Soudan, du Cameroun ou d’ailleurs. Ces éléments-là n’ont pu leur place dans la milice parce que la milice n’a plus de place dans la vie politique de Centrafrique. Donc il faut qu’ils rentrent chez eux, ils n’ont plus rien à faire là. Cette position est partagée par le président Déby.

 

Oui mais, est-ce qu’il est conscient qu’il peut y avoir des complicités entre ces Tchadiens des Seleka et des Tchadiens de son contingent ?

 

Je ne peux pas parler à sa place, mais c’est la raison pour laquelle, ce que je vous dis là, a été partagé par lui-même. Il y a les forces tchadiennes qui sont sous l’autorité du patron de la Misca.

 

Mais le Tchad et France souhaitent des élections en Centrafrique dès l’année prochaine, 2014. Est-ce que c’est réaliste ?

 

C’est indispensable. Les chefs d’Etat qui se sont réunis à l’Elysée début décembre, chacun a dit, il faut accélérer le processus. La feuille de route de Libreville indiquait février 2015. Il faut aller plus vite.

 

Dernier trimestre 2014 ?

 

Ca me paraît une hypothèse jouable.

 

Mardi 17 décembre, votre collègue Laurent Fabius a annoncé que d’autres pays européens enverraient peut-être bientôt en Centrafrique des troupes au sol ?

Lundi, le ministre des Affaires étrangères a rencontré ses collègues à Bruxelles et chaque pays a dit, je vais regarder comment je vais vous aider. Certains vont le faire par des moyens logistiques, d’autres je l’espère par des moyens au sol. Mais il y a une procédure particulière dans chaque pays donc je laisse chaque pays faire en sorte que cette décision puisse s’appliquer le mieux possible.

 

Les Brésiliens ont dit non à l’avion français Rafale. Est-ce que ce n’est pas une très mauvaise publicité pour les autres clients éventuels de cet avion de chasse ?

 

Ce n’est pas une bonne nouvelle. Ce n’est pas la fin de l’histoire.

 

Et pour l’Inde, ce n’est quand même pas un mauvais présage ?

 

L’Inde est un pays qui a fait ses choix. On n’est plus en Inde de savoir quel avion va être choisi. On est sur la question suivante qui est : comment est-ce qu’on fait pour faire en sorte que l’industrie indienne soit bénéficiaire de la commande de Rafale. Il y a plus que le Rafale en jeu donc ce n’est pas une bonne nouvelle mais ce n’est pas la fin de l’histoire.

 

Jean-Yves Le Drian: en RCA, notre mission c’est le "désarmement impartial"
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:42

 

 

 

 

 

 

RFI  samedi 21 décembre 2013 à 09:25

 

Après la Centrafrique, Samantha Power, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU était hier, vendredi 20 décembre, au Tchad. Elle a suivi le président Idriss Déby à Bongor au sud du pays où il se trouvait à l’occasion des célébrations des 23 ans de sa prise de pouvoir ; il s'agissait de parler du rôle du Tchad en RCA.

 

C’est à bord d’un hélicoptère de l’armée tchadienne que Samantha Power est arrivée à Bongor pour retrouver le chef de l’Etat qui séjourne dans cette ville du sud-ouest tchadien depuis jeudi.

 

Le rôle du Tchad

 

Au cours de l’audience qu’elle a eue avec Idriss Déby, la diplomate américaine est revenue sur le rôle que pourrait jouer le Tchad dans la résolution de la crise centrafricaine : « Les populations centrafricaines ne font plus confiance aux Seleka. Les anti-balaka sont aussi en train de créer la même situation, il est donc important que les leaders de la région se servent de leur influence pour rappeler au peuple centrafricain combien de temps il a vécu dans l’unité et la concorde avant cette crise. »

 

La RCA, un « pays frère »

 

Selon une source diplomatique, Samantha Power s’est dite préoccupée par les accusations portées contre les troupes tchadiennes en opération en Centrafrique. En effet, les Tchadiens sont accusés de prendre position en faveur de la partie musulmane contre les chrétiens dans les affrontements en Centrafrique. Accusations que les autorités tchadiennes ont démenties en rappelant que le Tchad continuera à appuyer et soutenir la Centrafrique qui reste, après tout, un « pays frère ».

Tchad: la Centrafrique au cœur des discussions entre Idriss Déby et Samantha Power
Tchad: la Centrafrique au cœur des discussions entre Idriss Déby et Samantha Power
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:34

 

 

 

 

 

 

 

http://www.afrik.com   MARDI 17 DÉCEMBRE 2013

 

 

Alors que Bangui est en proie aux troubles et à l’insécurité, certains ont manifestement déjà l’esprit tourné vers l’élection présidentielle programmée pour fin 2014. Et visiblement, pas seulement la classe politique centrafricaine ; certains médias aussi. La prise de position univoque de Jeune Afrique, hebdomadaire cinquantenaire installé à Paris, Rue d’Auteuil, suscite des interrogations.

 

L’engagement des troupes de l’ONU et de la France dans la construction de la paix civile en Centrafrique ne semble rien changer : certains acteurs ont manifestement déjà l’esprit tourné vers l’élection présidentielle programmée pour fin 2014. Et visiblement, pas seulement au sein de la classe politique centrafricaine : certains médias aussi s’en mêlent. Ceux – nombreux – créés à des fins partisanes et dont l’objectif premier, voire unique, est de promouvoir celui qui les stipendie (ils fleurissent aujourd’hui sur la toile). Mais aussi d’autres, ou plus exactement un autre, dont la qualité de doyen impose le respect, mais dont les prises de position partisanes depuis plusieurs semaines suscitent l’interrogation :Jeune Afrique.

 

Pour l’hebdomadaire panafricain basé à Paris, les hommes politiques centrafricains engagés dans la transition seraient dans leur écrasante majorité, responsables du malheur qui frappe leur pays à l’heure actuelle. Ce serait le cas du Président actuel de la transition, Michel Djotodia, dont le Président français François Hollande, a indiqué qu’il « n’a rien pu faire, voire même a laissé faire ». Avec toutes les nuances qu’il convient d’apporter dans une situation aussi complexe, force est de constater que ce jugement recoupe une malheureuse réalité.

 

Plus étonnant, ce serait le cas également du Premier ministre de la transition, Nicolas Tiangaye, qualifié par Jeune Afrique de « chef visiblement épuisé d’un gouvernement… sans moyen ni programme ». Mais aussi de Martin Ziguélé, le leader du MLPC, que le Premier ministre soutiendrait « ouvertement ». Ou encore d’Alexandre Ferdinand Nguendet, le Président du Conseil national de la transition. Tous trois auraient « accompagné… le monstre Séléka à Bangui ». Jeune Afrique oublie simplement de préciser que c’est le non respect des accords de Libreville par l’ancien Président François Bozizé, ainsi que l’absence de soutien armé – à l’intérieur comme à l’extérieur du continent – qui a provoqué la chute de l’ancien régime et l’entrée des troupes de la coalition Séléka dans la capitale centrafricaine, à la fin du mois de mars dernier. Dès le mois de mai, le Premier ministre Nicolas Tiangaye exhortait la communauté internationale à donner un mandat clair à la FOMAC et à la France afin qu’elles puissent intervenir pour mettre fin aux exactions à Bangui, comme dans le reste du pays. Celui-ci a réitéré ce message le 25 septembre dernier lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Mais ces faits, Jeune Afrique semble les avoir occultés.

 

La classe politique centrafricaine serait-elle dès lors, sans exception aucune, irrémédiablement décrédibilisée ? Dieu merci, non ! Car une personnalité semblerait être à la hauteur de la situation et trouver ainsi grâce aux yeux de Jeune Afrique. Il s’agit du seul, de l’unique Anicet Georges Dologuélé. Cet ancien gouverneur de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), dont le mandat a été écourté à la tête de l’institution en 2010, est visiblement très en Cours au 57 bis, rue d’Auteuil, à en juger par le traitement de faveur dont il bénéficie depuis plusieurs mois.

 

Celui-ci a d’abord eu droit, le 19 juin dernier, à une interview en bonne et due forme. Intitulée « Pourquoi je serai candidat », elle donne l’occasion à cet ancien Premier ministre de Patassé (dont le mandat fut là aussi écourté après deux années seulement d’exercice) de distribuer bons conseils et mauvais points. Le 20 septembre dernier, un nouvel article, au titre messianique (« Dologuélé, le retour »), lui est consacré. Après onze années d’absence, l’enfant prodigue revient à Bangui !

 

Troisième acte notable, le 27 novembre 2013, Jeune Afrique consacre un dossier à la RCA, sous le titre : « Séléka dégagez ! » Tous les hommes politiques centrafricains sont mis dans le même sac et en prennent pour leur grade. Tous sauf un : l’incontournable Anicet Georges Dologuélé. Celui-ci y va de son commentaire – il est le seul homme politique centrafricain à qui cette opportunité est donnée – sur la situation d’un pays dont il s’est pourtant tenu à l’écart pendant plus d’une décennie : « Un tel degré de sauvagerie, je n’ai jamais vu cela dans l’histoire de mon pays. » Et Jeune Afrique de poursuivre : « La communauté internationale ne sait même pas à qui donner de l’aide d’urgence, car il n’y a aucune autorité fiable pour la recevoir  ».

 

Dernier acte cette semaine. Jeune Afrique consacre sa « une » à la Centrafrique. En pages intérieures, un chapitre de l’article qui s’y rapporte est consacré à l’élection présidentielle à venir. Les candidats potentiels sont égrenés un à un mais un seul, à nouveau, semble réunir toutes les qualités requises : lequel ? Vous l’avez deviné : Anicet Georges Dologuélé, présenté comme un « concurrent sérieux » et qui serait visiblement le seul à pouvoir élargir sa base électorale au-delà de sa région d’origine, en raison de ses « liens matrimoniaux ». Et peu importe que son parti, créé à Paris en août dernier, ne soit enraciné que très superficiellement dans le pays...

 

Entre journalisme impartial et communication politique, Jeune Afrique semble avoir choisi.

Lu pour vous : Centrafrique : Jeune Afrique entre en campagne !
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:32

 

 

 

 

 

 

Par AFP, publié le 21/12/2013 à 09:34, mis à jour à 09:34

 

Bangui - L'activité reprenait timidement samedi à Bangui, où la nuit a été relativement calme, après un regain de violences interreligieuses depuis deux jours qui a fait une trentaine de morts, ont indiqué à l'AFP des habitants de plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine.

 

La circulation automobile a repris progressivement sur les grands axes du centre-ville, des commerces ont également rouvert. 

 

Les taxis roulent de nouveau dans la ville, à l'exception notable des quartiers théâtre des affrontements de jeudi et vendredi, notamment le quartier Combattant à proximité de l'aéroport, où seules circulent les patrouilles véhiculées de l'armée française et de la force africaine (Misca). 

 

Deux cadavres, mains ligotées derrière le dos, gisaient néanmoins au petit matin sur la chaussée de l'avenue de l'Indépendance menant au nord de Bangui, a constaté un photographe de l'AFP. 

 

La nuit a pourtant été relativement calme, selon plusieurs habitants interrogés au téléphone. Un photographe de l'AFP sur l'aéroport a simplement entendu un moment quelques tirs isolés et lointains, et de brèves détonations. 

 

Dans le quartier de Boy Rabe, un fief des milices d'autodéfense chrétiennes "anti-balaka", une rumeur d'attaque d'hommes armés a provoqué la fuite de plusieurs centaines d'habitants pendant la nuit vers la paroisse Saint-Bernard. L'attaque n'ayant pas eu lieu, ces habitants revenaient progressivement chez eux au matin. 

Centrafrique: l'activité reprend timidement à Bangui après les violences
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:31

 

 

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

 

 

Après l'intense fusillade de jeudi soir aux abords de l'aéroport, l'armée française concentre ses moyens dans Bangui pour tenter d'éviter un nouvel embrasement de la capitale centrafricaine où la tension est fortement remontée. L'état-major désarmées a également indiqué qu'en début d'après-midi, les soldats français ont« neutralisé », c'est-à-dire tué, deux pillards qui avaient ouvert le feu sur eux dans le quartier Castor, au sud-est de l'aéroport.

 

La force française avait renforcé la veille ses patrouilles « dans l'ensemble de Bangui », après de premiers incidents au nord de la ville. « Depuis, nous maintenons notre dispositif », « tous nos moyens sont déployés dans Bangui », a déclaré vendredi soir le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron, selon qui « le risque d'embrasement existe ». Plus de mille soldats français sont déployés dans la capitale centrafricaine, où ils contrôlent notamment l'aéroport.

 

TRENTE MORTS DEPUIS JEUDI SOIR

 

Plus d'une trentaine de personnes, dont un officier tchadien de la force africaine, ont été tuées dans les nouvelles violences qui ont éclaté jeudi soir et ont duré jusqu'à vendredi matin à Bangui. Les personnels de la Croix-Rouge centrafricaine ont récupéré 29 corps, a indiqué à l'agence AFP un responsable de cette organisation.

 

Dix cadavres ont été ramassés jeudi soir et dix-neuf autre vendredi, principalement dans les 2e et 3e arrondissement de Bangui, et notamment dans le quartier Baya Doumbia, aux abords de l'aéroport, selon ce responsable qui s'exprimait sous couvert d'anonymat. Le bilan est sans doute plus élevé, certains corps ayant pu être récupérés par les familles ou par d'autres personnes, selon cette même source. Il s'agit de morts « par balle ou suite à des coups de machette », a-t-elle précisé.

 

ENQUÊTE OUVERTE

 

Une quarantaine de blessés en lien avec ces incidents ont été évacués vers l'hôpital communautaire de Bangui depuis jeudi soir, dont trois sont décédés sur place, selon Médecins sans frontières (MSF). Un officier du contingent tchadien de la force africaine (Misca) a par ailleurs été tué dans ces mêmes violences, selon un communiqué de la présidence. La présidence condamne « avec la plus grande fermeté ces agissements de nature à compromettre l'unité nationale et les chances de paix », ajoute le texte, qui précise qu'une « enquête est ouverte ».

 

Alors que la capitale centrafricaine retrouvait un semblant de vie normale ces derniers jours, une intense fusillade a éclaté jeudi soir aux abords de l'aéroport, où les forces françaises et africaines ont établi leur base. Ces tirs ont entraîné une série d'affrontements dans la nuit jusqu'au petit matin, dans plusieurs quartiers de la ville. Les affrontements ont continué dans la nuit et au petit matin dans plusieurs quartiers.

Centrafrique : l'armée française déploie tous ses moyens dans Bangui
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:30

 

 

 

 

 

 

RFI  samedi 21 décembre 2013 à 05:34

 

Après quelques jours d'accalmie, la violence a repris jeudi soir et hier à Bangui. Depuis jeudi soir, la Croix-Rouge a ramassé une trentaine de cadavres et transporté une quarantaine de blessés vers les centres de santé. Parmi les victimes de ces derniers jours, un soldat tchadien de la Misca, selon la présidence centrafricaine. Or, plusieurs personnes accusent les Tchadiens d'être proches des ex-Seleka, les anciens rebelles qui continueraient à commettre des exactions malgré le cantonnement. Faux, répond le porte-parole de la présidence centrafricaine, Guy-Simplice Kodégué.

 

La présidence centrafricaine réfute en bloc les accusations visant les soldats tchadiens de la Misca.

 

Guy-Simplice Kodégué Porte-parole de la présidence centrafricaine

 

« Aucun Séléka ne ère actuellement dans Bangui, ils sont tous cantonnés. Les anti-balaka ont le champ libre : ils écument, ils violent. Deuxième précision: on ne va pas considérer les Tchadiens de la Misca comme étant des Séléka, c'est de l'amalgame »

 

Le lieutenant Konaté est responsable des Combattants de libération du peuple centrafricain (CPLC), un mouvement anti-balaka. Il répond aux propos du porte-parole.

 

Lieutenant Konaté responsable d'un mouvement anti-balaka

 

« La Seleka a été cantonnée, mais subitement nos hommes ont été attaqués par cette dernière. La gendarmerie n'est plus opérationnelle, c'est la Seleka qui porte ces uniformes pour commettre des exactions. Je m'adresse au président de la république du Tchad : ce n'est pas la peine d'attiser le feu ».

Centrafrique: des éléments tchadiens pointés du doigt par les anti-balaka
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 01:29

 

 

 

 

 

 

 

http://www.lesinrocks.com   20/12/2013 | 16h38

 

A Bangui en Centrafrique où se trouve notre reporter, la situation semble de plus en plus tendue. Reportage.

 

[De Bangui] Cinq coups qui viennent rompre un silence de trois nuits. Rendue muette par un couvre-feu qui officie dès 18h, la capitale de la Centrafrique, Bangui, se réveille brusquement. La rue bruisse de moteurs puissants. Ce sont les journalistes et les militaires. Depuis trois jours et le départ de François Hollande – qui avait amené les forces françaises à se retirer de la ville pour sécuriser l’aéroport, provoquant la mort de dizaines de personnes – la ville était calme. Tous les jours, deux enfants mouraient de faim dans le camp de réfugiés entourant l’aéroport. Une ou deux victimes de balles perdues étaient accueillies par l’hôpital de fortune créé par MSF. Mais les armes lourdes avaient fait silence. Et les commerces avaient rouverts.

 

Les tirs se rapprochent des ambassades. Il s’agirait du quartier de Gobongo. Une étrange frénésie s’installe. Les rumeurs fusent – un correspondant d’AP annonce que la femme et les enfants du président de transition Djotodia viennent d’être évacués sirènes hurlantes vers l’aéroport. De correspondants, ils ne sont plus qu’une trentaine – contre 100 deux jours auparavant. Le génocide était alors dans toutes les bouches. L’arrivée des forces françaises avait fait refluer les machettes dans les faubourgs. La mort était devenue invisible.

 

Cinq tirs qui renversent – peut-être le temps d’une nuit – les perspectives. La journée avait été belle. Le Président de transition – qui cristallise toutes les tensions – venait d’annoncer la tenue de nouvelles élections en 2014, un an avant la date prévue. La France se disait satisfaite. Le Général Soriano, en charge de l’opération militaire, présentait lors d’une conférence de presse un bilan sans ombres. Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, avait fait une halte sur place – annonçant une normalisation de la situation que tous les correspondaient pensaient deviner. Les réfugiés continuaient, eux, à traverser la piste de l’aéroport devant son avion aux couleurs d’Air Force One.

 

Cinq tirs ont déchiré l’air cramoisi de Bangui. Cinq tirs qui rappellent la cruelle réalité d’un conflit. Celle de la faim et de la misère, plus présentes que jamais, plus oubliées que jamais. Face à une espérance de vie de 48 ans, les stratégies sécuritaires ont leurs limites. Dans les villages entourant Bangui, les anti-balaka, milices chrétiennes, tiennent toujours les mêmes discours. Et préviennent : si le Président musulman, arrivé au pouvoir par le truchement d’un coup d’État en mars, ne démissionne pas avant Noël, une nouvelle offensive permettra sa chute. Celle qui a coûté la vie à plus de mille personnes début décembre ne serait qu’une répétition générale.

 

“Les Tchadiens et les Soudanais pillent la Centrafrique. Même leurs femmes et leurs enfants veulent nous tuer. Si la communauté internationale ne fait pas tomber le Président, alors les musulmans payeront.”

 

Menace d’un étranger fantasmé, essentialisation d’une communauté, négation de leur appartenance à la même société. Les mots en rappellent d’autres. La pente est présente. Heureusement, les moyens manquent.

 

Cinq tirs ont réveillé Bangui. Un hélicoptère français patrouille toutes lumières éteintes. Les combats se sont étendus à plusieurs quartiers. MSF avait décidé de passer la main à la Croix-Rouge. Ils vont devoir rester.

 

 

Juan Branco

Lu pour vous : Centrafrique : Bangui se prépare au pire
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 01:21

 

 

 

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 

 

Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, a salué l'intervention militaire de la France qui a permis, selon lui, d'échapper à une guerre civile.

 

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a salué vendredi l'intervention française en Centrafrique en estimant qu'elle avait permis d'éviter une guerre civile, voire un "génocide". "La réponse française en Centrafrique a permis d'éviter le désastre d'une guerre civile, voire peut-être un génocide", a affirmé Herman Van Rompuy au terme d'un sommet des dirigeants européens à Bruxelles. "C'est la deuxième fois en l'espace d'une année que la France, courageusement, prend l'initiative face à une grave crise", a-t-il noté faisant allusion au Mali. L'UE soutient "évidemment" l'effort militaire de la France en République centrafricaine, a assuré Herman Van Rompuy. Il a rappelé que l'UE avait versé 50 millions d'euro à la mission africaine de maintien de la paix et 60 millions sous forme d'aide humanitaire "pour un peuple qui souffre".

 

Il a indiqué que les dirigeants européens avaient demandé à la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, "de présenter en janvier aux ministres des Affaires étrangères des options pour contribuer à la stabilisation du pays à travers une mission de l'UE". Herman Van Rompuy a salué "l'importance des contributions bilatérales d'autres États membres à l'opération française", alors que la Pologne a annoncé vendredi l'envoi d'un avion de transport militaire avec 50 hommes. "Cette crise montre à nouveau, si besoin en était, l'importance pour les pays européens de disposer des capacités de réaction et moyens de coordination appropriés, pour assumer nos responsabilités, quand il se doit", a insisté Herman Van Rompuy alors même que Londres a exprimé son hostilité à une Europe de la défense.

Centrafrique : l'intervention française a permis d'éviter un "génocide"
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 01:10

 

 

 

 

 

 

Publié le 20-12-2013 à 21h10 - 

 

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

 

 

Plus d'une trentaine de personnes ont été tuées dans de nouvelles violences au coeur de la capitale centrafricaine, selon la Croix-Rouge.

Plus d'une trentaine de personnes, dont un officier tchadien de la force africaine, ont été tuées dans les nouvelles violences qui ont éclaté jeudi soir et ont duré jusqu'à vendredi matin à Bangui, a-t-on appris vendredi 20 décembre de sources concordantes.

 

Les personnels de la Croix-Rouge centrafricaine ont récupéré 29 corps, a indiqué un responsable de cette organisation. Dix cadavres ont été ramassés jeudi soir et dix-neuf autre vendredi, principalement dans les 2e et 3e arrondissement de Bangui et notamment dans le quartier Baya Doumbia, aux abords de l'aéroport, selon ce responsable qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

 

Le bilan est sans doute plus élevé, certains corps ayant pu être récupérés par les familles ou par d'autres personnes, selon cette même source. Il s'agit de morts "par balle ou suite à des coups de machette", a-t-elle précisé. Une quarantaine de blessés en lien avec ces incidents ont été évacués vers l'hôpital communautaire de Bangui depuis jeudi soir, dont trois sont décédés sur place, selon Médecins sans frontières (MSF).

 

"La sécurité reste gravement menacée à Bangui"

 

Un officier du contingent tchadien de la force africaine (Misca) a par ailleurs été tué dans ces mêmes violences, selon un communiqué de la présidence. 

 

Les milices chrétiennes d'autodéfense "anti-balaka" ont "attaqué hier [jeudi] à la grenade le contingent tchadien de la Misca au marché de Gobongo lors d'une patrouille de routine", indique ce communiqué. Cette attaque a "entraîné la mort d'un officier tchadien et plusieurs blessés, notamment parmi les éléments de la Misca", poursuit le communiqué.

 

"Malgré le déploiement des Forces françaises en appui à la Misca, la sécurité reste gravement menacée à Bangui et plus particulièrement dans certains quartiers pris en otage" par les anti-balaka, affirme la présidence. Toujours selon ce communiqué, les domiciles de certains membres du gouvernement ont également fait l'objet d'attaques.

 

Près de 1.000 morts depuis le début du mois

 

La présidence condamne "avec la plus grande fermeté ces agissements de nature à compromettre l'unité nationale et les chances de paix", ajoute le texte, qui précise qu'une "enquête est ouverte".

 

Alors que la capitale centrafricaine retrouvait un semblant de vie normale ces derniers jours, une intense fusillade a éclaté jeudi soir aux abords de l'aéroport, où les forces françaises et africaines ont établi leur base. Ces tirs ont entraîné une série d'affrontements dans la nuit jusqu'au petit matin, dans plusieurs quartiers de la ville.

 

Les affrontements ont continué dans la nuit et au petit matin dans plusieurs quartiers. Depuis le 5 décembre, les massacres entre chrétiens et musulmans ont fait près d'un millier de morts dans le pays, selon l'organisation Amnesty international.

 

CENTRAFRIQUE : A Bangui, des quartiers "sont pris en otage"
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