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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 11:56

 

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 29-12-2013

 

L'armée congolaise conduite par son chef d'état-major général, Guy -Blanchard Okoï, a rendu samedi à Brazzaville, le dernier hommage au sergent Rufin Juif Ngali, mort une semaine avant en République centrafricaine (RCA).

 

Ce sous-officier est mort au champ d'honneur le 22 décembre à Bossangoa, une localité située à 350 kilomètres de la capitale centrafricaine Bangui. Il était le quatrième soldat congolais mort au cours de cette dernière mission de paix dans ce pays.

 

Le sergent Rufin Juif Ngali accomplissait pour la seconde fois une mission de paix en RCA depuis le 15 septembre 2013. Il avait déjà effectué en 2004 une mission similaire dans ce pays où il avait suivi une instruction opérationnelle préparatoire pour servir dans la force de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale.

 

Deux autres soldats congolais sont ensuite morts le 27 décembre, cette fois-ci à Bangui, où ils accomplissaient une mission de protection du Palais présidentiel attaqué par des miliciens armés. Les corps de ces deux derniers soldats seront rapatriés à Brazzaville dans les prochains jours. Ils porteront le nombre de victimes congolaises en RCA à six.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Congo : enterrement à Brazzaville d'un soldat mort en Centrafrique
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 11:54

 

 

 

 

http://www.lavoixdefrance.fr

 

Alors que la France reste engagée au Mali, Paris vient de déployer 1 600 hommes en Centrafrique. Leurs objectifs: rétablir l'ordre, désarmer les milices et assurer un cadre favorable à une transition apaisée. Mais sur place, la situation est explosive et les partenaires européens de la France sont aux abonnés absents.

 

Depuis la fuite de l’ancien dictateur François Bozizé, une anarchie complète règne sur la Centrafrique. En s’emparant du pouvoir par la force, le 24 mars dernier, les milices de la Seleka, ont achevé de désintégrer les derniers reliquats de l’État. Elles ont également commis de très nombreuses violations des droits de l’Homme. Les victimes se comptent par centaines.

 

C’est dans ce contexte particulièrement tendu que les militaires français se sont déployés sur place. L’opération Sangaris, légale au regard du droit international puisque la France a obtenu un mandat des Nations Unies, a entraîné un effet pervers : des milices d’auto-défense, essentiellement composées de Chrétiens, mènent des actions de représailles contre les membres de la Seleka (terme qui signifie "coalition"), d’obédience musulmane.

 

Hollande au cœur d'une situation inextricable 

 

Pour Serge Michaïlof, chercheur associé à l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), "François Hollande s’est retrouvé pris au piège d’une situation inextricable. En intervenant militairement, il prend le risque de l’enlisement. S’il avait décidé de ne rien faire, il aurait été taxé d’indifférence au sort d’une ancienne colonie française". Cet ancien directeur des opérations de la Banque de développement ne cache pas son inquiétude : "la situation n’est pas du tout la même qu’au Mali, où l’État, le ministère des Finances en particulier, continuait de fonctionner. À Bangui, il n’y a plus rien".

 

Une situation qu’il attribue à des raisons démographiques. Grande comme la France et la Belgique, la Centrafrique ne compte que 5 millions d’habitants. "Les Centrafricains ne sont tout simplement pas assez nombreux pour entretenir des infrastructures de base, les routes notamment, et administrer leur territoire".

 

Autre point noir, celui constitué par la désagrégation des forces de sécurité : "il faut désormais reconstruire une armée, une gendarmerie, une police. Ce sont des tâches très difficiles à réaliser dans un pays multi-ethnique comme celui-là", précise Serge Michaïlof. Le pays est en effet partagé entre une majorité chrétienne et animiste et une minorité musulmane.

 

Et le chercheur de l’IRIS de s’interroger sur les moyens déployés pour stabiliser le pays : "Aux 1 600 soldats français s’ajoutent quelques milliers de soldats africains. Ces derniers ne sont ni formés, ni équipés pour mener à bien leur mission. Reste donc les forces françaises. Mais que peuvent faire quelques centaines d’hommes dans un pays aussi vaste ?"

 

L'Europe, la grande absente


La crise centrafricaine souligne une nouvelle fois l’absence d’une force de réaction européenne. Les partenaires de la France au sein de l’Union européenne soutiennent Paris mais seulement sur le principe car aucun autre État n’a envoyé de troupes sur place. Quant à une éventuelle aide financière, elle tarde à se mettre en place.

 

Un manque de soutien qui risque de se faire particulièrement sentir dans les mois qui viennent car cette opération s’annonce risquée, comme en atteste la mort de deux soldats français à la mi-décembre. Comment, en effet, organiser des élections démocratiques alors même qu’il n’ y a plus d’état civil. Serge Michaïlof espère "une intervention des Nations Unies, avec ce que tout cela implique en terme de dispositifs et de moyens déployés. Car la France, seule, ne peut rien faire."

 

 

 

 

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : LES MÂCHOIRES DU PIÈGE SE REFERMENT SUR LA FRANCE
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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 11:44

 

 

 

 

 

 

http://www.directmatin.fr  29 déc 2013 à 12:24 AFP

 

 

Familles massées autour de l'aéroport pour se placer sous la protection des soldats français, civils tchadiens qui fuient sous les menaces: Bangui, malgré l'absence de tirs dimanche, présente le visage d'une ville dévastée par des semaines de violences meurtrières.

 

L'Unicef a recensé 55 sites de déplacés dans la capitale centrafricaine, où s'entassent - dans des conditions sanitaires désastreuses - 370.000 personnes -- hommes, femmes, enfants. Il s'agit de gens de la ville, qui compte 800.000 habitants, mais aussi de Centrafricains venus de province en espérant trouver un peu de tranquillité à Bangui.

 

Autour de l'aéroport, zone sécurisée par les soldats français de l'opération Sangaris et ceux de la force africaine (Misca), ils sont environ 100.000, selon des estimations de responsables humanitaires, vivant sous des tentes de fortune, dormant à même le sol.

 

"Jusqu'à maintenant, on n'a rien obtenu", dit l'un d'eux, Eric Tabassi: "ça fait bientôt un mois qu'on est là et la situation ne fait qu'empirer".

 

Chrétiens pour l'immense majorité, ils sont venus se placer sous la protection des militaires français pour échapper aux exactions des ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka. De leur côté, les civils musulmans, centrafricains mais surtout tchadiens, fuient la ville.

 

Ils craignent d'être victimes de représailles de milices d'autodéfense locales chrétiennes "anti-balaka" (anti-machettes) ou de foules les accusant de connivence avec les Séléka qui ont chassé le président François Bozizé du pouvoir en mars 2013.

 

Les tueries intercommunautaires ont fait un millier de morts dans la capitale depuis le 5 décembre, date du début de l'intervention française.

 

Dimanche, comme les jours précédents, camions et voitures particulières bondés de civils tchadiens prenaient la route du nord, menant au Tchad, sous les huées de passants et sous la protection de soldats français, comme dans le quartier du PK-5, au centre-ville, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Indifférence générale face à un cadavre

 

Témoignage macabre du climat de violences régnant dans la ville, un cadavre gisait sur le sol, dans l'indifférence générale.

 

Le gouvernement du Tchad, dont des centaines de milliers de ressortissants sont établis en Centrafrique, a lancé un pont aérien depuis une semaine et a déjà évacué plus de 3.000 personnes par avion. Des milliers d'autres sont parties par la route.

 

Faiseur de roi en Centrafrique, N'Djamena a armé et soutenu la Séléka, dont certains combattants viennent du Tchad, selon plusieurs observateurs, dix ans après avoir favorisé le coup de force de François Bozizé.

 

La proximité des soldats tchadiens de la force africaine avec certains ex-rebelles auteurs d'exactions a été dénoncée à plusieurs reprises.

 

Samedi soir, l'Union africaine (UA) a balayé ces accusations, en apportant un soutien clair à N'Djamena et en "saluant les actions" en Centrafrique de l'armée tchadienne.

"Tout ce qui se raconte sur le contingent tchadien, nous à l'UA nous ne le croyons pas: nous soutenons l'armée tchadienne, nous saluons ses actions et nous l'encourageons dans sa mission au sein de la Misca", la force africaine en Centrafrique, a déclaré le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ismaël Chergui.

 

Il s'exprimait lors d'une conférence de presse à Bangui à l'issue d'une réunion de membres du groupe international de contact sur la Centrafrique.

 

"Ce qui se dit dans la presse est une manipulation. Le Tchad est en RCA depuis 20 ans. Le Tchad n'a pas un agenda sur la RCA", s'est insurgé de son côté le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, ajoutant: "je lance un appel au peuple centrafricain de ne pas se laisser manipuler par des politiciens qui ont échoué".

 

Le chef de la diplomatie tchadienne a également accusé l'ex-président Bozizé d'être à l'origine de la crise actuelle. Après avoir été renversé, François Bozizé s'est d'abord réfugié au Cameroun mais il s'est depuis rendu dans d'autres pays africains.

 

"L'ancien président et ses partisans ont jeté la responsabilité de leur échec sur le Tchad. Les Tchadiens ne sont pas les ennemis du peuple centrafricain", a-t-il insisté.

CENTRAFRIQUE : FUITE DES POPULATIONS
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 23:50

 

 

 

 

 

 

Notre pays, la République centrafricaine, dont le premier mot de la devise est l’Unité, connait aujourd’hui une situation exceptionnellement  dramatique de son histoire, déjà difficile depuis notre indépendance arrachée au prix de sa vie par notre Père fondateur Barthelemy BOGANDA.

 

Je compatis à la douleur de toutes les familles éprouvées, et depuis mon passage comme Premier Ministre, il y a de cela dix ans, et encore depuis l’élection présidentielle de 2005, je n’ai cessé d’attirer l’attention de tous sur la nécessité de construire notre citoyenneté dans la bonne gouvernance, car je voyais venir ces périls.

 

Pour moi, être Centrafricain, ce n’est pas appartenir à une communauté ou à une confession religieuse, mais c’est un état d’esprit qui nous permettra de développer ce pays potentiellement riche.

 

Notre situation n’est pas désespérée, mais ma conviction est qu’il n’y aura pas d’avenir pour notre pays sans une réconciliation véritable  de toutes ses filles et de tous ses fils, dans toute sa diversité.

 

Mais il faut le souligner avec force, il n’y aura pas de réconciliation véritable sans justice et sans pardon, c’est pourquoi, je propose la création immédiate d’une « Commission Nationale Justice et Pardon », pour nous permettre de nous réconcilier et de nous accepter comme l’ont fait nos frères d’Afrique du Sud avec Mandela, le peuple cambodgien après les dures années de Pol Pot, le peuple haïtien après les Duvalier et enfin plus près de nous, le peuple rwandais après le génocide de 1994.

 

 Merci à la France, merci à tous les pays frères contributeurs de la MISCA, merci à l’ONU, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne et à la CEEAC, qui nous aident à ramener la Sécurité et la Paix dans notre pays, au prix du sacrifice suprême de leurs enfants devant la mémoire desquels je m’incline.

 

Je le dis avec force, le bien-vivre ensemble et la paix des cœurs, c’est à nous centrafricains de les construire pierre par pierre.

 

Ensuite seulement, nous devons aller à des élections dès que possible pour que le peuple Centrafricain puisse choisir ses dirigeants dans la paix et l’unité retrouvées. Car ne l’oublions pas, nous avons deux batailles à gagner avant toute élection : l’une contre la dissémination des armes de guerre dans tout notre pays, et l’autre, la plus difficile, contre nos propres peurs.

 

Que Dieu bénisse notre pays, le Centrafrique.

 

Je vous remercie.

 

Fait à Bangui ce  28 décembre 2013

 

 

 

                                                    Martin ZIGUELE          

DECLARATION DE MARTIN ZIGUELE, Ancien Premier Ministre, Président du MLPC
DECLARATION DE MARTIN ZIGUELE, Ancien Premier Ministre, Président du MLPC
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 23:47

 

 

 

 

 

 

BANGUI 29-12-2013 à 18h31 (Reuters) - Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé dimanche un appel à une aide d'urgence pour les 100.000 occupants du camp de réfugiés proche de l'aéroport de Bangui, entassés dans des conditions sanitaires déplorables après avoir fui les violences à caractère religieux en Centrafrique.

 

MSF dit recevoir chaque jour entre 15 et 20 nouveaux blessés, victimes des affrontements qui perdurent dans la capitale malgré le déploiement au début du mois de renforts militaires français et africains.

 

Les attaques des anciens rebelles de la Séléka, principalement musulmans, et, face à eux, de milices "anti-balaka" surtout chrétiennes ont fait plus de 1.000 morts et 400.000 déplacés à Bangui en décembre.

 

MSF rapporte que le camp de l'aéroport, qui s'étend sur des kilomètres à côte de la piste, ne dispose pas d'installations sanitaires adéquates et n'est pas assez approvisionné en nourriture et en eau car les agences de l'Onu sont débordées par l'ampleur de la situation.

 

"Si rien n'est fait au cours des deux prochaines semaines, une épidémie risque d'éclater", a déclaré Lindis Hurum, coordinatrice de l'ONG sur le camp. "MSF demande aux agences humanitaires d'accroître leurs actions."

 

En l'absence d'infrastructures, des milliers de familles s'abritent du soleil sous des cartons ou des tentes de fortune confectionnées à l'aide de couvertures et de bâtons.

 

Ces conditions n'ont cependant pas découragé des dizaines de milliers de personnes de venir chercher refuge au cours des dernières semaines à l'aéroport, où patrouillent des forces burundaises de la Misca, force de maintien de la paix de l'Union africaine (UA) et près duquel se trouve une base militaire française.

 

Dimanche, Bangui est restée calme pour le second jour consécutif, mis à part quelques pillages isolés. Des militaires français ont empêché de jeunes chrétiens du quartier nord de Boy-Rabe de s'attaquer à des musulmans du district voisin de Miskine, selon un journaliste de Reuters.

 

Paul-Marin Ngoupana, Julien Dury pour le service français

Alerte de MSF sur un camp de réfugiés surpeuplé en Centrafrique
Alerte de MSF sur un camp de réfugiés surpeuplé en Centrafrique
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 23:45

 

 

 

 

 

Centrafrique - http://www.ouest-france.fr   12h14

 

Après des semaines de violence, Bangui, la capitale centrafricaine sombre dans le chaos.

 

Familles massées autour de l'aéroport pour se placer sous la protection des soldats français, civils tchadiens qui fuient sous les menaces: Bangui, malgré l'absence de tirs dimanche, présente le visage d'une ville dévastée par des semaines de violences meurtrières.

 

Conditions sanitaires désastreuses

 

L'Unicef a recensé 55 sites de déplacés dans la capitale centrafricaine, où s'entassent - dans des conditions sanitaires désastreuses - 370 000 personnes -- hommes, femmes, enfants. Il s'agit d'habitants de la ville, qui en compte 800 000 mais aussi de Centrafricains venus de province en espérant trouver un peu de tranquillité à Bangui.

 

100 000 personnes massées autour de l'aéroport

 

Autour de l'aéroport, zone sécurisée par les soldats français de l'opération Sangaris et ceux de la force africaine (Misca), ils sont environ 100 000, selon des estimations de responsables humanitaires, vivant sous des tentes de fortune, dormant à même le sol.

 

Un millier de morts à Bangui depuis l'intervention française

 

Chrétiens pour l'immense majorité, ils sont venus se placer sous la protection des militaires français pour échapper aux exactions des ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka. De leur côté, les civils musulmans, centrafricains mais surtout tchadiens, fuient la ville.

 

Ils craignent d'être victimes de représailles de milices d'autodéfense locales chrétiennes "anti-balaka" (anti-machettes) ou de foules les accusant de connivence avec les Séléka qui ont chassé le président François Bozizé du pouvoir en mars 2013. Les tueries intercommunautaires ont fait un millier de morts dans la capitale depuis le 5 décembre, date du début de l'intervention française.

Centrafrique : Bangui, capitale dévastée
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 23:41

 

 

 

 

 

 

N'Djamena (AFP) Publié le 29 décembre 2013 à 18h31

 

Ils sont venus tuer mon mari devant sa boutique qu'ils ont pillée ensuite. Je suis née en Centrafrique, je ne connais personne au Tchad. Je vais faire comment?", désespérée Mariam Moussa, 40 ans, évacuée sur N'Djamena par l'armée tchadienne témoigne des journées d'horreurs à Bangui.

 

Mariam Moussa fait partie de ces milliers de Tchadiens qui ont fui les tueries intercommunautaires ayant fait un millier de morts en Centrafrique depuis le 5 décembre, date du début de l'intervention française, et sont rentrés dans leur pays.

 

Ils craignent d'être victimes de représailles de milices d'autodéfense chrétiennes "anti-balaka" (anti-machettes) ou de foules les accusant de connivence avec les Séléka, des rebelles majoritairement musulmans et pour certains venus du Tchad qui ont renversé le président François Bozizé en mars 2013.

 

Pendant des mois, les ex-rebelles ont multiplié en toute impunité les exactions contre la population très majoritairement chrétienne du pays, nourrissant ressentiment, soif de vengeance et créant un climat délétère de haine religieuse.

 

"Quand ils ont ensuite attaqué notre maison, j'ai pu m'échapper pour passer quatre jours dans la mosquée et deux jours à l'aéroport avant de quitter en avion pour N'Djamena. Mais j'ai une fille de 15 ans qui est partie visiter quelqu'un dans une localité environnante de Bangui. Je n'ai plus de ses nouvelles et je ne sais comment faire", ajoute Mariam, hébergée temporairement dans un des trois centres d'accueil d'urgence de la capitale tchadienne abritant les "retournés forcés", comme on les appelle déjà.

 

Dans le centre social No1 de N'Djamena, les témoignages fusent, tous plus atroces les uns que les autres.

 

Mahamoud Amine Moussa, 25 ans, étudiant à Bangui raconte: "j'ai perdu plusieurs collègues de l'université qui ont été lapidés, découpés en morceaux avec des machettes et des houes par des Centrafricains. Dieu merci, j'ai eu la vie sauve. Je préfère rester au Tchad pour commencer une nouvelle vie".

 

"Je ne veux plus repartir à Bangui"

 

Faiseur de roi en Centrafrique, N'Djamena a armé et soutenu la Séléka, selon les spécialistes de la région, dix ans après avoir favorisé le coup de force de François Bozizé et la proximité des soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca) avec des ex-rebelles auteurs d'exactions - meurtres, viols, pillages - a été dénoncée à plusieurs reprises.

 

Olivier Toguiam, 20 ans, lycéen, se souvient: "j'ai vécu des moments les plus cauchemardesques de ma vie. J'ai vu les Centrafricains décapiter leurs semblables comme des animaux. Je les ai vu tuer deux étudiants tchadiens que je connais bien. Ils étaient sortis pour chercher à manger, c'est ainsi qu'ils ont été rattrapés par les soi-disant anti-balaka".

 

"J'ai trop peur pour mon père qui est toujours là-bas, puisque je suis rentré au Tchad avec ma mère et mes trois petits frères seulement", ajoute-t-il.

 

Au centre social No3, Amina Youssouf, 45 ans, veuve, mère de huit enfants témoigne: "j'ai vu des scènes horribles là-bas. J'ai vu les anti-balaka décapiter même les enfants".

 

"J'ai pu m'échapper avec trois de mes enfants, les cinq autres sont restés terrés dans notre maison. Je m'inquiète beaucoup pour eux. Je les laisse entre les mains de Dieu. J'ai quitté (la Centrafrique) sans rien prendre. Je suis veuve, je souhaite que mes cinq enfants reviennent au Tchad pour qu'on y reste définitivement, puisque je ne veux plus repartir à Bangui".

 

Mahamoud Moussa, 47 ans, garagiste à Bangui, assis par terre, la tête baissée, abattu: "je ne comprends pas ce qui est arrivé à mes frères centrafricains. On ne peut pas imaginer qu'on s'en prenne aux cinq cent mille Tchadiens qui vivaient en paix avec eux".

 

Selon la ministre tchadienne de l'Action sociale, Rosine Baïwong Djibergui, "plus de 5.000 Tchadiens sont déjà rapatriés de RCA à N'Djamena, pour la plupart des enfants, des femmes et des vieillards, et environ 8.000 sont en train d'être acheminés par la voie terrestre de RCA vers le sud du Tchad".

 

Dans ce déluge d'horreurs, une petite lueur d'espoir. Olivier, le lycéen: "je souhaite retourner vite à Bangui, dès que la guerre va finir, pour reprendre mes études".

 

© 2013 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. 

Des Tchadiens rentrés à N'Djamena racontent des journées d'horreurs à Bangui
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:49

 

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 28 décembre 2013 20h29 - L'Union africaine (UA) salue les actions en Centrafrique de l'armée tchadienne, dont la proximité avec certains ex-rebelles auteurs d'exactions a été dénoncée à plusieurs reprises, a déclaré samedi soir à Bangui le Commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ismaël Chergui.


Tout ce qui se raconte sur le contingent tchadien, nous à l'UA nous ne le croyons pas: nous soutenons l'armée tchadienne, nous saluons ses actions et nous l'encourageons dans sa mission au sein de la Misca, la force africaine en Centrafrique, a déclaré le commissaire lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion de membres du groupe international de contact sur la Centrafrique.

La question de déploiement d'une force de l'ONU en RCA (République centrafricaine) est une question évoquée bien avant le vote de l'ONU pour le déploiement de la Misca, a-t-il poursuivi, ajoutant: cette question n'est pas à l'ordre du jour. Les forces africaines sont capables d'assumer leur mission si nous mettons tous les moyens à leur disposition.


Il ne s'agit toutefois pas d'un refus à la démarche du président français François Hollande qui a demandé vendredi à l'ONU de jouer un rôle plus important en Centrafrique, où l'armée française a engagé début décembre 1.600 hommes pour soutenir la Misca.


Au cours d'un entretien téléphonique avec Ban Ki-moon, le dirigeant français a souhaité que les Nations unies jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique, après l'avoir remercié pour l'action déployée par les Nations unies en vue de renforcer la Misca.


Après cet entretien, les Nations unies ont annoncé qu'elles comptaient intensifier les discussions sur l'éventuel déploiement d'une force de maintien de la paix, ce qui signifie qu'aucune décision n'est attendue avant au moins plusieurs mois.


De son côté, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, également présent à Bangui pour la réunion, a dénoncé comme une manipulation les accusations sur le comportement des forces tchadiennes en Centrafrique.


Ce qui se dit dans la presse est une manipulation. Le Tchad est en RCA depuis 20 ans. Le Tchad n'a pas un agenda sur la RCA: nous sommes au regret de constater cette campagne éhontée contre le Tchad, s'est-il insurgé lors de la conférence de presse.


Je lance un appel au peuple centrafricain de ne pas se laisser manipuler par des politiciens qui ont échoué. L'ancien président (François Bozizé, renversé en mars par la coalition rebelle Séléka après avoir été lâché par son allié tchadien) et ses partisans ont jeté la responsabilité de leur échec sur le Tchad. Les Tchadiens ne sont pas les ennemis du peuple centrafricain, a-t-il insisté.



(©)

Centrafrique: l'UA salue les actions de l'armée tchadienne
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:05

 

 

 

 

 

A l’initiative de l’Association Centrafrique Demain (ACD) deux réunions des centrafricains de la diaspora se sont tenues respectivement les 21 et 28 décembre 2013 au siège de la Bourse du Travail dans le 10è arrondissement de Paris.

 

La réunion des Centrafricains de la Diaspora de France a passé en revue la situation de la République Centrafricaine devenue un objet de désolation et de stupéfaction à travers des images de plus en plus épouvantables sur des chaines de télévision du monde entier.

 

La réunion s’inquiète de l’impasse dans laquelle se trouve le pays, due à des violences croissantes que subit la population dans une crise purement politique tendant par des manipulations d’hommes politiques inciviques  vers un glissement volontairement interreligieux pour briser l’unité, la cohésion nationale et créer le chaos.

 

Elle note  avec indignation  le mutisme, l’absence d’initiative ou d’action commune  des leaders de l’ancienne opposition  et de la classe politique centrafricaine d’une manière générale pour sauver la nation,  attendant seulement des élections alors que le pays  qu’ils espèrent diriger se déchire, se détruit,  est en sang et en feu.

 

La Réunion des Centrafricains de la Diaspora constate avec une très grande préoccupation que les dirigeants de la Transition manque d’esprit républicain dans leurs déclarations à la nation ou conférences de presse, dans un contexte aussi sensible, avec pour conséquence une absence de confiance nécessaire à la résolution de la crise.

 

Tout en condamnant avec fermeté la déclaration du Conseiller du Président de la Transition tendant à une scission du territoire centrafricain en Nord destiné aux musulmans et Sud aux chrétiens et animistes , la Réunion des Centrafricains de la Diaspora de France dénonce  l’absence de sanction administrative et de poursuites judiciaires contre l’intéressé pour atteinte à l’intégrité du territoire,  à l’unité nationale.

 

Au vu de tous ces louvoiements et de la tournure de plus en dramatique de la crise mettant visiblement en péril la nation centrafricaine, les centrafricains de la Diaspora en France ont :

 

1° Adopté un projet de Mémorandum prévoyant la réunion d’une Table Ronde à l’extérieur de la République Centrafricaine sous les auspices d’une organisation internationale regroupant les représentants des différentes composantes de la nation pour se pencher sur le très grave danger que court la nation,  réfléchir librement  à des solutions urgentes  pour faire  face à son   déchirement ;

 

2° Lancé un appel pressant  au Secrétaire général de l’ONU en vue d’une mission de la paix avec des troupes conséquentes pour des opérations de police nécessaires à la cessation des violences au sein de la population centrafricaine.

 

 

Fait à Paris le 28 décembre 2013

 

Pour la réunion des Centrafricains de la Diaspora de France, le Président de la séance

 

E.O. GABIRAULT

RESOLUTION FINALE DE LA REUNION DES CENTRAFRICAINS DE LA DIASPORA
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 00:00

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE NECROLOGIQUE

 

Les Familles BEREAU , MAPAKOU, MAVOUNGOU ,ZIGUELE, ELIEN, DOBARA ,WILSSON ,FENEKAMI et NGUENISSARA ont la profonde douleur d’annoncer aux parents de Paoua et d’ailleurs , aux amis et connaissances le décès de leur père , beau-fils , oncle , neveu et beau-frère BEREAU Serge-Fidèle, Magistrat hors hiérarchie à  la retraite, Premier Président Honoraire à la Cour des Comptes, survenu le 26 Décembre 2013 à  Bangui des suites d’une courte maladie.

 

La place mortuaire se trouve au domicile de Monsieur Martin ZIGUELE sis derrière l’ACFPE (Ex : ONIFOP) et le  comité d’organisation a été mis en place et se compose ainsi qu’il suit :

 

Coordonnateur : Joseph BALCILIA

Coordonnateur Adjoint : Jude DOBAYA FENEKAMI

Trésorier : Emmanuel HOULKOY KEREKPING

Trésorier Adjoint : Simon-Pierre HOULBARA

Rapporteur : Martial KEYENDOU

 Membres : Ida ZIGUELE et Marie Gabriel EPONDY

 

Ce Comité est chargé de liaison entre la famille et toutes autres entités.

 

Contacts utiles :

 

Coordonnateur : Joseph BALCILIA 75 50 45 22

 

Trésorier : Emmanuel HOULKOY KEREKPING 70 01 57 18

 

Membre : Ida  ZIGUELE 75 12 25 39

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