Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 17:47

 

 

 

 

 

 

ANALYSE

 

 Par Thomas Hofnung Libération  AFP 10 JANVIER 2014 À 12:43 (MIS À JOUR : 10 JANVIER 2014 À 13:25)

 

Le président centrafricain Michel Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses dans son pays, a démissionné vendredi à N’Djamena sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale qui l’y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire.

 

Son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, avec qui Michel Djotodia entretenait des relations notoirement mauvaises contribuant à paralyser toute action publique face aux tueries à grande échelle, a également démissionné.

 

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), réunis au sommet depuis jeudi à l’initiative du chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno, «ont pris acte de la démission» du président et du Premier ministre centrafricains, selon le communiqué final du sommet lu en séance plénière.

 

Le sommet «prend acte de la démission du chef de l’Etat de la transition et du Premier ministre et se félicite de cette décision hautement patriotique pour une sortie du pays de la paralysie», indique le texte. A Bangui, signe de la tension qui montait à mesure que l’heure du verdict du sommet approchait, plusieurs milliers d’habitants ont manifesté vendredi matin contre le retour de M. Djotodia, aux cris de «Djotodia démission», ont constaté des journalistes de l’AFP.

 

Les manifestants étaient massés aux abords du quartier de Boy-Rabe, non loin de l’aéroport, sous la surveillance de soldats français et de la force africaine (Misca).

 

Vendredi peu avant 4 heures, les dirigeants d’Afrique centrale avaient suspendu leurs tractations marathon entamées la veille avec les membres du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire centrafricain), des proches de Michel Djotodia issus de l’ex-rebellion Séléka qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013 et des représentants de milices anti-balaka, hostiles à Michel Djotodia.

 

Les voisins de la Centrafrique avaient demandé au CNT de préparer un accord aboutissant à une mise à l’écart de Michel Djotodia et de son Premier ministre, Nicolas Tiengaye, selon des sources proches des négociations, malgré le refus de proches de Michel Djotodia. Le vote du CNT était indispensable à un changement de la Constitution provisoire de Centrafrique pour décider du départ de Michel Djotodia et du Premier ministre.

 

 

 

Centrafrique : démission du président Djotodia et de son Premier ministre

 

http://www.leparisien.fr   Publié le 10.01.2014, 12h46 | Mise à jour : 15h15

 

Depuis quelques jours, c'était pressenti. C'est désormais chose faite : Michel Djotodia, le président centrafricain, a démissionné. Dès son arrivée au sommet des pays d'Afrique centrale, qui démarré jeudi à N'Djamena, au Tchad, le président de transition se savait sur la sellette. Arrivé au pouvoir en mars 2013 au moment du coup d'Etat de la Séléka, une coalition composée de musulmans originaires du Nord et de mercenaires venus des Tchad et Soudan voisins, il était depuis plusieurs mois abandonné par ses troupes. 

 

Jamais il n'est parvenu à enrayer les violences communautaires en Centrafrique.

Même Idriss Déby, l'influent président tchadien qui le «protégeait» jusqu'ici, a fini par l'abandonner. «Un seul constat doit être fait et il est amer : la République centrafricaine subit au plus profond d'elle-même les agissements de ses propres fils, plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir. Il nous faut des actes concrets et décisifs», déclarait Idriss Déby jeudi. Le sort de Michel Djotodia était scellé et ne s'est pas fait attendre : le président a démissionné ce vendredi, tout comme son Premier ministre Nicolas Tiangaye.


Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) «ont pris acte de la démission» du président et du Premier ministre centrafricains, selon le communiqué final du sommet lu en séance plénière.


Des chars français prennent position devant le palais présidentiel


A Bangui, la capitale de la Centrafrique, des scènes de liesse ont eu lieu à l'annonce de la démission de Djotodia. Plusieurs chars français de type Sagaie ont pris position vendredi en début d'après-midi, à proximité du palais présidentiel.


Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a souhaité ce vendredi à Mérignac (Gironde) un remplacement «dans les plus brefs délais» du président centrafricain Michel Djotodia, qui a démissionné, estimant que «le but, c'est d'aller avant la fin de l'année à des élections».


«Il faut que le Conseil national de transition, dont c'est la responsabilité, établisse l'alternative provisoire parce que le but c'est d'aller avant la fin de l'année à des élections», a indiqué M. Le Drian en marge d'un déplacement en Gironde. Il a également souhaité que le Conseil «décide dans les plus brefs délais» du remplacement du président de transition centrafricain «et que cela se fasse dans la sécurité. Le principal enjeu c'est aussi le désarmement».

 

 

 

 

Centrafrique : le président Michel Djotodia, dirigeant fantoche aux abois

 

THOMAS HOFNUNG ENVOYÉ SPÉCIAL À BANGUI 9 JANVIER 2014 À 21:06

 

Le sommet de N’Djamena devrait sceller le sort du chef de l’Etat honni par les chrétiens.

 

Qu’il parte ou qu’il reste, de nombreux habitants de Bangui craignaient hier une nouvelle explosion de violences à l’issue du sommet extraordinaire à N’Djamena (Tchad), convoqué à la hâte par les pays de la région pour décider du sort de Michel Djotodia. Après plusieurs heures de conclave, la réunion a été suspendue dans la soirée, le temps de ramener par avion les 135 députés du Parlement centrafricain afin, vraisemblablement, d’avaliser la nomination de nouveaux dirigeants de la transition.

 

Le nom d’un ex-chef d’état-major était cité pour prendre la succession de Djotodia. Il pourrait être flanqué d’un Premier ministre de confession musulmane, afin de donner des gages à l’ex-Séléka, au pouvoir à Bangui depuis mars.

 

Falot. Propulsé chef de l’Etat par les rebelles qui ont chassé l’ex-président François Bozizé, puis confirmé par les pays de la région comme chef de la transition jusqu’à la tenue de nouvelles élections, Djotodia était devenu l’ennemi public numéro 1 pour la majorité de la population, révoltée par les dérives de la Séléka. Ces dernières semaines, cet homme falot était totalement dépassé par l’ampleur du désastre humanitaire et sécuritaire à Bangui. Ecrasé par la tâche, il avait semblé au bord de la rupture lors de ses vœux à la nation, le 31 décembre, butant sur chaque phrase du texte qu’il a lu avant de disparaître. Depuis des jours, les rumeurs sur sa démission allaient bon train à Bangui, Djotodia ayant déjà exfiltré sa famille à l’étranger. Dès mercredi, des manifestations de liesse ont éclaté dans les quartiers de Bangui où la population chrétienne est majoritaire.

 

Avant son départ pour le sommet de N’Djamena, le président par intérim vivait «reclus dans son bureau au camp de Roux», où siège la présidence. «Il ne quitte plus du regard les écrans de vidéosurveillance, car il a promis à un tas de gens des choses qu’il ne peut donner», ajoutait alors un observateur étranger.

 

Un pantin. Pour beaucoup, le président Djotodia n’était déjà plus qu’un pantin actionné par le vrai patron de la Séléka, Noureddine Adam, influent chef des services secrets et farouche adversaire de la France. Une réalité qui pourrait expliquer le discours de Paris, qui assurait jusqu’à récemment qu’il fallait maintenir à son poste le président par intérim. Mais la situation catastrophique à Bangui et l’incapacité de Djotodia à s’entendre avec son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, ont probablement scellé son sort.

 

Sa démission était exigée par les milices d’autodéfense anti-balaka qui, selon une source proche du dossier, bénéficient depuis peu d’armements lourds. Soupçonné d’être derrière au moins une partie d’entre eux, l’ex-président Bozizé s’est rendu récemment dans plusieurs pays de la région, en Ouganda, et au Soudan du Sud, où le clivage entre chrétiens et musulmans ne laisse pas indifférent.

 

Assimilée collectivement à la Séléka honnie par la majorité chrétienne, la communauté musulmane de Bangui retient son souffle. «De nombreux chefs de famille ont mis à l’abri à l’étranger les femmes et les enfants, note un observateur étranger à Bangui. Ils ont des armes et sont prêts à s’en servir pour défendre leurs foyers et leurs biens en cas d’attaques.» Dans le même temps, les forces tchadiennes déployées à Bangui ont montré dans un passé récent qu’elles ne resteraient pas les bras croisés en cas de pogroms antimusulmans.

Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye ont quitté leurs fonctions, comme prévu dans le cadre du sommet de N'Djamena
Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye ont quitté leurs fonctions, comme prévu dans le cadre du sommet de N'Djamena
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 03:15

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 10 janvier 2014 à 00:25

 

Ce jeudi, il reste beaucoup d’interrogations autour du sort de Michel Djotodia. L'homme fort de la Centrafrique sera-t-il encore à son poste au terme du sommet extraordinaire que les chefs d'Etat de la sous-région doivent tenir à Ndjamena au Tchad ? Le général Mahamat Ali Abdallah n'est pas convaincu que la solution passe par un changement d'homme ou un changement d'équipe. Ce proche du président tchadien Idriss Déby est le secrétaire général adjoint du parti au pouvoir, Mouvement patriotique du salut (MPS) et il est l’invité de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : Des civils tchadiens traqués et lynchés dans les rues de Bangui. Comment réagissez-vous ?

 

Général Mahamat Ali Abdallah : C’est vraiment déplorable. Nous n’avons jamais pensé que la population centrafricaine puisse réserver un tel traitement, avoir une telle réaction qui est irréfléchie et disproportionnée pour une population qui est intégrée depuis très longtemps et qui ne fait que du bien pour la Centrafrique. Mais je comprends, c’est peut-être une population qui est à la fois manipulée et instrumentalisée par quelques intellectuels qui vivent très loin des réalités, quelques politico-militaires et quelques hommes politiques en mal de pouvoir.

 

Beaucoup de Centrafricains accusent les Tchadiens d’être derrière l’arrivée au pouvoir des Seleka. De fait, en décembre 2012, vous les avez bloqués. Mais en mars 2013, vous les avez laissés passer. Avec le recul, est-ce que vous ne regrettez pas ?

 

Ce sont vraiment des accusations à la fois grotesques et gratuites. Le Tchad n’a aucun intérêt à soutenir tel ou tel camp. Le Tchad souhaite la stabilité et la paix pour la Centrafrique et pour toute la zone. Cela étant, on accuse prétendument la présence de quelques aventuriers tchadiens dans le rang des Seleka. Pour ceux-là, les autres Tchadiens, les populations, les civils ou les innocents, les enfants, les femmes, doivent payer. Ca, je comprends très mal. Le Tchad institutionnel, en tant que nation, en tant qu’Etat n’a aucun intérêt à se mêler de tel ou tel côté.

 

Mais ces aventuriers à l’intérieur de la Seleka, est-ce qu’ils ne sont pas de connivence avec un certain nombre de soldats tchadiens de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) avec qui ils ont été frères d’armes dans le passé ?

 

Non, l’armée tchadienne a un comportement exemplaire et obéit aux ordres du commandement de l’armée nationale tchadienne, et également de la Misca.

 

Ces tirs fratricides entre soldats tchadiens et burundais de la Misca, le 23 décembre dernier à Bangui ?

 

Nous avons entendu dire, mais est-ce que déjà l’enquête a défini, a cité les responsabilités ?

 

Selon l’état-major de la Misca, quand le contingent rwandais arrivera à Bangui sous une quinzaine de jours, il remplacera le contingent tchadien qui se redéploiera au nord de la Centrafrique. Est-ce que vous confirmez ?

 

Le Tchad se conformera à la décision de la Misca. Il n’y a pas de position figée pour l’armée tchadienne, il n’y a pas des zones préférées. L’armée tchadienne est là pour apporter sa contribution, pour la stabilité de son pays.

 

Ce jeudi, sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) à Ndjamena, on parle de l’annonce éventuelle d’un départ du pouvoir de Michel Djotodia, le chef de la transition centrafricaine.

 

Je ne suis pas du tout au courant, mais si lui-même, avec les partenaires de la CEEAC, estime que c’est la meilleure solution pour la Centrafrique, c’est à eux de décider. Je n’ai pas de commentaires à faire.

 

Est-ce qu’un changement à la tête de cette transition pourrait créer un bon électrochoc ?

 

Ce qui est sûr, c'est que la situation est compliquée. Il y a beaucoup de forces non contrôlées. Et il est difficile de dire qu’il y a un remède immédiat avec un changement d’homme ou d’équipe.

 

Pourquoi ne souhaitez-vous pas l’envoi de casques bleus de l’ONU en Centrafrique dans les semaines à venir ? Est-ce que parce que le Tchad craint peut-être de perdre son influence sur un pays où il exerce de fait un droit de regard depuis près de vingt ans, depuis l’époque des mutineries contre le président Patassé ?

 

Non, le Tchad a estimé qu’une force africaine qui vient d’être installée et qui n’a qu’un mois, il faut lui donner de la chance et des moyens nécessaires pour voir à quel point cette force peut faire des choses là-bas.

 

Mais pourquoi ces interventions tchadiennes à répétition en Centrafrique depuis près de vingt ans ? Est-ce parce que la Centrafrique est le ventre mou de la sous-région ?

La Centrafrique a beaucoup de liens séculaires avec le Tchad. Parmi les choses les plus importantes pour le Tchad, ce sont les aspects sécuritaires et surtout la présence de nombreuses familles tchadiennes. Aujourd’hui, cette situation a mobilisé le Tchad tout entier. Nous sommes en train d’abord de les protéger sur place, les regrouper, les rapatrier et, une fois arrivés au pays, les accueillir, les intégrer dans la mesure du possible, cas par cas. Donc, il est évident que le Tchad ne peut pas rester indifférent de ce qui se passe en Centrafrique. Maintenant si le Tchad intervient, c’est aussi pour apporter en tant que pays voisin concernant directement par la situation dégradée qui ouvre la voie à tous les désordres, c’est pour apporter une contribution sincère dans le cadre de solidarité de la sous-région. Et c’est dans ce contexte que le Tchad, voisin, a des possibilités d’intervention plus efficaces, plus immédiates, toujours par de la sollicitation, soit de la sous-région, soit du pays lui-même. Et ce sont des interventions salutaires et jusqu’ici que le président de la sous-région apprécie, y compris nos partenaires français.

 

Mais n’intervenez-vous pas en Centrafrique pour sécuriser les frontières tchadiennes d’où viennent souvent les dangers pour le pouvoir de Ndjamena ?

 

Nous n’avons jamais été menacés par une force venue de Centrafrique, nous avons nos propres moyens pour sécuriser notre pays. Mais cela étant, nous avons également les intérêts économiques, surtout des intérêts vitaux qui longent la frontière de la Centrafrique, telle que l’activité sucrière, les puits de pétrole de Doba qui ne sont pas loin. Si n’importe quel désordre s’installe en Centrafrique, naturellement ça nous préoccupe. On doit être vigilants.

 

Vous ne voulez pas une nouvelle rébellion Kodo au sud du Tchad comme il y a 15 ans avec une base arrière en Centrafrique ?

 

Nous ne voulons aucune rébellion. On veut que l’Afrique connaisse enfin une paix.

 

Mahamat Ali Abdallah: en Centrafrique, «le Tchad n’a aucun intérêt à soutenir» un camp
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 03:06

 

 

 

 

 

RFI   vendredi 10 janvier 2014 à 01:13

 

Un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) a débuté à Ndjamena ce jeudi 9 janvier. Il est consacré à la situation en RCA, en présence du président par intérim Michel Djotodia. Ces derniers jours, les rumeurs sur sa démission se sont multipliées. Elles semblent se confirmer par la convocation au Tchad de l'ensemble du Parlement transitoire centrafricain par la CEEAC. Du jamais vu.

 

Ce jeudi, les travaux de la CEEAC, l'organisation sous-régionale d'Afrique centrale, ont été suspendus à Ndjamena, au Tchad, pour attendre l'arrivée d'un avion qui a décollé à la hâte de Bangui en tout début de soirée.

 

A son bord : la plupart des membres du Conseil national de transition centrafricain (CNT), sorte de Parlement de la transition qui compte au total 135 membres, les conseillers nationaux. Mais aussi des personnalités politiques, des membres de la société civile, et des représentants catholiques, protestants, musulmans, dont l'imam Omar Kobine Layama, à la tête de la plateforme religieuse (très active ces derniers mois).

 

A l'arrivée de ces forces vives centrafricaines au Tchad, des bus ont été apprêtés pour les conduire sans délai de l'aéroport au palais du 15-Janvier, dans la capitale tchadienne. Ils y sont désormais.

 

Il devaient plus tard rejoindre les chefs d'Etat pour rouvrir solennellement les débats. Il était prévu que les chefs d'Etat les laissent ensuite seuls pour débattre. « On est partis pour une très, très longue nuit », confiait notre correspondant à Ndjamena en soirée.

 

Certains conseillers refusent de monter à bord

 

Les membres du CNT ont été convoqués en urgence. Au début, seuls les chefs religieux et les leaders de la société civile étaient invités à se rendre au Tchad.

 

L'archevêque de Bangui, Mgr Nzapalainga, a confié à RFI : « Moi, j'ai été contacté par le général Mokoko (chef de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, la Misca, NDLR). On ne nous a pas expliqué l'ordre du jour, l'objet des discussions. » Lui ne peut pas se rendre au Tchad.

 

« En cours de route, on nous a dit que c'est l'ensemble des membres du CNT qui étaient convoqués », a déclaré à RFI un conseiller national. La plupart des personnalités conviées n'ont pas été prévenues de l'ordre du jour de cette « délocalisation » du Conseil. Certains n'auraient pas accepté de prendre place dans l'avion.

 

Situation inédite à la Communauté des Etats d'Afrique centrale

 

Alors, que vont donc faire à Ndjamena les membres du CNT ? L'un d'entre eux, qui était sur le point de prendre place à bord, a indiqué à RFI qu'on leur demandait de venir pour « réfléchir à la suite à donner à la démission de Djotodia ». « On nous a parlé d'une session extraordinaire du CNT à Ndjamena ! », ajoute cette source.

 

Il n'est sans doute pas seulement question de réfléchir, mais sûrement d'agir. Selon la charte constitutionnelle de transition, le CNT est l'organe qui choisit le président. Michel Djotodia avait été élu par le CNT le 13 avril par acclamation. Les chefs d'Etat des pays d'Afrique centrale répètent avec insistance qu'ils ne peuvent imposer de solution politique aux Centrafricains.

Mais la démission de Michel Djotodia semble de plus en plus certaine. D'autant qu'il serait prêt à rendre le pouvoir de lui-même. C'est ce qu'indiquait mercredi 8 janvier à RFI une source diplomatique. Cela veut-il dire qu'un éventuel successeur de M. Djotodia sera choisi ou nommé dans la foulée ? Difficile à dire pour l'instant.

 

« C'est à ses responsables de décider du sort de la RCA »

 

Ce sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, assez inédit, il faut bien le dire, se poursuivra ce vendredi à Ndjamena. Ci-dessous en audio, le secrétaire général de l'organisation sous-régionale fait un point d'étape et précise les intentions de la CEEAC.

 

Ahmat Allami se veut en effet rassurant : « Personne ne peut parler à la place des Centrafricains d'un changement à la tête de la Centrafrique, fait-il valoir. Nous ne sommes pas ici pour changer de régime. Il y a un régime, qui a ses institutions, qui a une charte nationale, il appartient à ses responsables de décider du sort de leur pays. »

 

Ahmat Allami  Secrétaire général de la CEEAC

 

« La solution ne peut venir que des Centrafricains eux-mêmes. Les consultations vont se poursuivre avec d'autres acteurs politiques centrafricains, qui sont attendus incessamment à Ndjamena. Les discussions seront beaucoup plus approfondies et nous espérons qu'il en sortira une solution crédible »

CEEAC: le Parlement transitoire centrafricain envoyé d'urgence à Ndjamena par avion
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 02:55

 

 

 

 

 

 

Par Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour le 09/01/2014 à 14:35

 

La situation "s'améliore lentement" à Bangui, la capitale centrafricaine plongée pendant des semaines dans le chaos et la violence, a estimé aujourd'hui le chef de l'opération française Sangaris, le général Francisco Soriano. "La situation s'améliore, lentement, mais elle s'améliore", a déclaré le général, venu rencontrer le maire du 5e arrondissement de Bangui, le plus grand de la capitale.


Cette visite marquait le début d'une opération de communication de l'armée française, visant, en commun avec les responsables civils et les ONG, à tenter de rassurer les populations et inciter les déplacés à revenir chez eux. "Nous produisons notre effort sécuritaire, mais nous avons décidé de mettre au point des actions dans un quartier pilote pour redonner envie aux gens de revenir vivre dans leur quartier. La sécurité, c'est bien sûr le désarmement mais c'est aussi la liberté de circulation, de déplacement. Il faut désarmer les mains, mais aussi désarmer les esprits", a poursuivi le général.


Quartier mixte de quelque 190.000 habitants, le 5e arrondissement est situé non loin de l'aéroport de Bangui où des dizaines de milliers de chrétiens se sont réfugiés depuis début décembre, lorsque les violences ont commencé à se déchaîner entre chrétiens et musulmans. "Il faut qu'on dise tous ensemble aux gens que nous sommes à la recherche de la paix. Il faut créer un climat pour persuader les déplacés qu'ils doivent revenir chez eux, à petits pas", a estimé pour sa part le maire du 5e arrondissement, Simon Ganakamba.


La capitale centrafricaine, où le calme semble revenir depuis quelques jours, présentait jeudi un visage "normal": les taxis circulaient, le marché central était ouvert, les rues affairées. "On sait qu'il y a encore beaucoup d'armes qui circulent, et que la situation reste très volatile, mais le retour au calme est possible. C'est comme une mayonnaise: il faut que ça prenne", a estimé un officier français.

Centrafrique: la situation s'améliore lentement
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 02:30

 

 

 

 

EXCLUSIF

 

 

http://www.lexpress.fr   Par Vincent Hugeux, publié le 09/01/2014 à  12:36

 

Voici ce qui, sauf coup de théâtre, devrait se passer dans les trois prochains jours. Entre le sommet de N'Djamena et l'installation, à Bangui, d'une nouvelle équipe de transition.

 

REUTERS

 

[Exclusif] Pour Michel Djotodia, président de facto d'une Centrafrique (RCA) en lambeaux, N'Djamena est un peu l'autre nom de Canossa. Car c'est dans la capitale tchadienne, théâtre ce jeudi et demain d'un sommet exceptionnel de la Communauté des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), que lui sera signifié son congé. Comme annoncé dès mercredi par L'Express


Une "démission assistée", ironise-t-on dans l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. En clair, une éviction, orchestrée par les cadors de la CEEAC -à commencer par son ex-parrain Idriss Déby Itno, maître du Tchad et patron en exercice de cette instance régionale-, en étroite coordination avec la France, hier tutrice coloniale de l'ancien Oubangui-Chari, aujourd'hui chef d'orchestre, via l'Opération Sangaris, de l'ingrate et laborieuse tentative de pacification d'une Centrafrique faillie et dévastée par les vents mauvais de la haine et de la vengeance. Que paye donc Djotodia, qui entraînera selon toute vraisemblance dans sa chute Nicolas Tiangaye, un Premier ministre avec lequel il entretenait des relations oscillant entre le conflictuel et l'exécrable? Avant tout, son incapacité -pourvu qu'il en eût vraiment la volonté- d'entraver les exactions perpétrées par les soudards de la Séléka, cette nébuleuse rebelle hétéroclite dont il fut la figure de proue, et de restaurer un semblant d'ordre.

 

Casting d'un nouveau tandem

 

Voici à quoi devrait ressembler la partition de "l'après", écrite à plusieurs mains. A N'Djamena, les chefs de file de la CEEAC -Déby bien sûr, mais aussi le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Gabonais Ali Bongo Ondimba et le Camerounais Paul Biya- sont censés statuer sur le sort, donc le point de chute, de Djotodia, mais aussi et surtout s'accorder sur le casting du tandem appelé à conduire la transition politique jusqu'à la tenue, avant la fin de l'exercice 2014 conformément aux exigences de Paris, d'un scrutin présidentiel.  

 

Binôme composé de préférence d'un musulman et un chrétien. L'une des hypothèses envisagées consisterait à confier cette succession acrobatique à un officier général au pedigree acceptable par tous les belligérants, pour peu qu'on en dénichât un. "On a le profil, mais pas les noms, concède Jean-Yves Le Drian. Reste donc aux Africains à trouver l'oiseau rare." Ou plutôt le duo de régents providentiels, dont on parierait volontiers qu'il sera adoubé par la France. Une certitude : les "élus" devront s'engager à ne pas briguer la magistrature suprême à la fin de l'année... Acte 2 : l'installation solennelle à Bangui, dès samedi, de la nouvelle équipe. Et ce sous la présidence de "Sassou", médiateur officiel de la crise déclenchée par le renversement en mars 2013 du général-président François Bozizé. L'occasion sans doute d'annoncer le lancement prochain d'une Conférence nationale de réconciliation, à laquelle seraient associés les chefs de file des trois principales confessions du pays : l'église catholique, la galaxie évangélique et l'islam. Initiative aussi indispensable que prématurée, au regard de l'intensité des ressentiments communautaires.  

 

Contenir les dérapages

 

L'impromptu de l'ex-Fort-Lamy ouvre à l'évidence une séquence à hauts risques. Vu de Paris, deux scénarios sont à redouter. D'abord, un regain de violence venu des milices chrétiennes "anti-balaka" et des nostalgiques du régime Bozizé déchu, dopés et enivrés par la disgrâce de l'ennemi Djotodia. Ensuite, une tentative, par l'un des caïds de l'ex-Séléka, de s'emparer de l'ersatz de pouvoir laissé vacant par le sortant. "Voilà pourquoi il faut aller très vite, insiste Le Drian. Dans les deux cas, nous avons les moyens de contenir d'éventuels dérapages. Délicat, mais gérable. Les mesures appropriées sont prises depuis deux jours." Si la Défense exclut de gonfler les effectifs de Sangaris -1600 hommes à ce stade-, le locataire de l'Hôtel de Brienne souligne qu'en cas de besoin, il ne faudrait guère plus de cinq heures pour acheminer des renforts ad hoc. De même, lui et son équipe réfléchissent à l'envoi le moment venu d'un contingent de gendarmes mobiles, formés -à la différence des paras- au contrôle des foules et au maintien de l'ordre.  

 

Conscient qu'il joue sa crédibilité, voire son avenir, Idriss Déby a semble-t-il "lâché", non seulement Djotodia, mais aussi le général autoproclamé et chef milicien Noureddine Adam, connu pour ses postures ouvertement francophobes. Lequel Adam aurait d'ailleurs quitté Bangui voilà peu. Une épine de moins dans l'aile du sangaris, ce papillon choisi pour emblème par l'état-major bleu-blanc-rouge. "Déby doit lui aussi sortir de la nasse, commente un proche de François Hollande. D'où son activisme et le compromis passé avec Sassou Nguesso au regard du leadership régional." 

 

Toujours des accrochages

 

Même si l'épisode de N'Djamena obéit peu ou prou au schéma esquissé ici, l'hypothèque sécuritaire ne sera pas pour autant soldée comme par miracle. Il manque à la Misca -la mission africaine engagée au côté du dispositif Sangaris- environ 2000 soldats pour atteindre le total convenu, à savoir 6000 hommes. De même, on attend toujours le bataillon rwandais appelé à relever les collègues tchadiens, honnis par la majorité chrétienne. Autre impératif: pallier sans tarder les carences logistiques, notamment en matière de moyens de communication, et muscler un état-major défaillant, en dépit du concours de la dizaine d'officiers français mis à sa disposition. Pour autant, Jean-Yves Le Drian juge que "la situation sur le terrain s'améliore". "La tension, avance-t-il, a baissé d'un cran ou deux. Certes, il y a toujours des accrochages, mais plus de massacres." De là à imaginer un retour à la maison des centaines de milliers de déplacés entassés dans des camps dantesques... 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-le-scenario-de-l-apres-djotodia_1312720.html#Z37PE5oM2BQ2H2qE.99

Lu pour vous : Centrafrique : le scénario de l'après-Djotodia
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 02:07

 

 

 

 

 

 

N'DJAMENA (AFP) - 09.01.2014 22:50 - Par Stéphane YAS à N'Djamena et Cécile FEUILLATRE à Bangui

 

Le sommet d'Afrique centrale sur la crise en Centrafrique a repris ses travaux jeudi en fin de soirée à N'Djamena par une séance à huis clos entre les dirigeants de la région et les membres du Parlement provisoire centrafricain, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

De son côté M. Djotodia, à qui la communauté internationale reproche de ne pas avoir mis fin aux violences interreligieuses et aux exactions dans son pays, s'est retiré dans une autre salle pour des discussions avec des proches issus de l'ex-rébellion Séléka qui a pris le pouvoir à Bangui en mars.

 

Le vote du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) est indispensable à un changement de la Constitution provisoire de Centrafrique qui pourrait décider du départ de M. Djotodia, ou d'une modification profonde de la répartition des pouvoirs au sein des institutions de transition, au détriment du président.

 

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), réunis à l'initiative du chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno - puissant voisin tutélaire de la Centrafrique - ont envoyé en fin de journée un avion à Bangui pour amener dans la capitale tchadienne les 135 membres du CNT et avaient suspendu leurs travaux en attendant leur arrivée à N'Djamena.

 

"Pour le moment, il n'y a pas de résultat probant" au sommet, avait expliqué à la presse le secrétaire général de la CEEAC, Allami Ahmat à la suspension des travaux.

 

"La consultation la plus importante portait sur les autorités de la transition. Les consultations vont se poursuivre avec les autres acteurs politiques attendus à N'Djamena (...) Nous espérons qu'il en sortira une solution crédible", a-t-il ajouté.

 

"Personne ne peut parler d'un changement à la place des Centrafricains. La solution ne peut venir que des Centrafricains eux-mêmes (...) Il y a un régime, ses institutions et une charte, des responsables : il appartient à ses responsables de décider du sort de leur pays", a relevé M. Ahmat.

 

"On ne sait pas de quoi il s'agit"

 

A Bangui, placé sous couvre-feu à 18H00 (17H00 GMT), les parlementaires avaient été pris au dépourvu. "On a eu l'information il y a juste une heure. On ne sait pas de quoi il s'agit. On a pris les contacts, on s'est regroupés pour y aller", avait expliqué à l'AFP la vice-présidente du CNT, Léa Koyassoum Doumta.

 

En ouvrant le sommet de la CEEAC, M. Déby avait invité les participants à observer une minute de silence "face à cette tragédie vécue par les Africains en Centrafrique".

 

"Un seul constat doit être fait et il est amer : la RCA (République centrafricaine) subit au plus profond d'elle-même les agissements de ses propres fils plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir", avait ajouté M. Déby, en présence notamment de M. Djotodia et de son Premier ministre Nicolas Tiangaye, en demandant "de plus en plus des actes concrets et décisifs".

 

La première préoccupation des pays de la CEEAC, et en premier lieu du Tchad est la paralysie totale du pouvoir de Bangui et son incapacité à rétablir l'ordre depuis des mois dans un pays livré à des violences interreligieuses.

 

A cet égard, "par rapport notamment à la transition politique, au fait que l'Etat est paralysé, il y a certainement des décisions à prendre et on va voir ce que nos amis africains décident (...)", avait déclaré de son côté jeudi matin le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius sur la chaîne de télévision France 2, pressé de dire si une démission de M. Djotodia faciliterait les choses.

 

La présidence centrafricaine a cependant démenti toute velléité de démission de M. Djotodia.

 

L'autre grand volet du sommet devait être le renforcement rapide de la force africaine en Centrafrique (Misca), réclamée par la France -qui ne veut pas renforcer son dispositif Sangaris de 1.600 soldats- et l'Union africaine (UA) afin de stabiliser Bangui, puis la province.

 

A Bangui, les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé et la ville a retrouvé une activité quasi-normale pendant la journée. "La situation s'améliore, lentement, mais elle s'améliore", a estimé jeudi le chef de l'opération française Sangaris, le général Francisco Soriano.

 

© 2014 AFP

 

Le Parlement centrafricain en conclave à N'Djamena pour statuer sur le sort du président Djotodia
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:51

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 10-01-2014

 

Alors que s'ouvrait à N'Djamena un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) où il s'est fait représenter par son Premier ministre, le président camerounais Paul Biya a plaidé jeudi à Yaoundé à la transformation de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) en mission de maintien de la paix de l'Onu.

 

Déjà partie prenante de la Mission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (MICOPAX) et de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC), deux forces d' interposition déployées depuis années et qui après avoir échoué à faire restaurer la stabilité dans ce pays ont cédé la place à la MISCA en décembre 2013, le Cameroun compte environ 850 soldats au sein de cette force africaine autorisée par les Nations Unies.

 

C'est aussi un général de l'armée camerounaise, Martin Tumenta Chomu, qui en assure le commandement opérationnel dans un contexte de poursuite des violences imposées à la population par les ex- rebelles de la Séléka (au pouvoir) et les miliciens anti-Balakas jugés fidèles à l'ancien régime de François Bozizé, en dépit par ailleurs de la présence de la force française Sangaris.

 

Le président camerounais a noté jeudi dans un discours lors de la présentation des voeux du corps diplomatique que l' accélération de la transformation de la MISCA en une mission de maintien de la paix des Nations Unies, un processus en cours de discussions au Conseil de sécurité à New York à l'initiative de la France, ex-puissance colonisatrice de la République centrafricaine (RCA), est la solution idoine à la solution d'une crise "complexe" et aux défis énormes.

 

Cette crise a également des répercussions au Cameroun où des mouvements rebelles dont les ex-Séléka et d'autres groupes armés opèrent de temps en temps des incursions parfois meurtrières dans des localités de la région de l'Est, où se sont réfugiés en outre des dizaines de milliers de Centrafricains fuyant notamment les violences dans leur pays qui ont causé des milliers de morts et près de 950.000 déplacés, d'après les Nations Unies.

 

Depuis la signature de l'accord politique intercentrafricain conclu le 11 janvier 2013 à Libreville au Gabon sous l'égide notamment des dirigeants de la région, Paul Biya n'a pris part à aucun sommet sur cette crise. Lors de l'actuel tenu à N'Djamena au Tchad, il s'est fait représenter par son Premier ministre Philemon Yang.

 

Il en suggère toutefois un règlement par une solution " holistique" qui signifie d"accélérer la transformation de la MSCA en mission de maintien de la paix" de l'ONU.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : transformer la MISCA en mission de maintien de la paix des Nations Unis (président camerounais)
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:44

 

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 09-01-2014

 

En ouvrant le 6ème sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), le président tchadien Idriss Déby Itno a exhorté ses pairs de la région à rester fermes et vigilants et à faire montrer plus de solidarité et de détermination pour sortir la Centrafrique de son abîme.

 

"Il faut de plus en plus des actes concrets et décisifs. Nous aurons au cours de nos travaux à rechercher tous les voies et moyens pouvant permettre à la République soeur de la Centrafrique à retrouver sa stabilité. C'est pour cette raison que nous avons le devoir, l'obligation de trouver une issue à la crise centrafricaine. Nous aurons besoin pour cela de la collaboration franche et sincère des trois responsables centrafricains conviés à ce sommet", a déclaré le chef de l'Etat tchadien qui préside également la CEEAC.

 

Ces derniers mois, la communauté régionale et internationale s'est mobilisée au chevet de la Centrafrique, plongée dans une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent depuis le renversement du président Bozizé par une rébellion en février 2013.

 

Des recommandations, des résolutions ont été formulées et une feuille de route établie pour une sortie de crise. Mais en dépit de tous les efforts déployés et des sacrifices consentis, la situation se détériore.

 

"Aujourd'hui, un seul constat doit être fait et il est amer: la Centrafrique demeure et subit au plus profond d'elle-même les agissements de ses propres fils, plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir et celui du peuple centrafricain", a déploré le président Déby Itno.

 

Le chef de l'Etat tchadien a rappelé que toute solution au problème centrafricain ne peut provenir que des Centrafricains mê me si la situation particulière dans laquelle se trouve la RCA nécessite un accompagnement régional et international.

 

Six chefs d'Etat de la région prennent part au sommet de N'Djaména: Déby Itno, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Denis Sassou Nguesso du Congo, Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo, Manuel Pinto da Costa de Sao Tomé & Principe, et le président de transition centrafricain Michel Djotodia. Le Cameroun s'y est fait représenter par son chef du gouvernement Philémon Yang, et la Guinée Equatoriale par son ministre d'Etat en charge de l'Intégration régionale, Balthazar Engoga Edjo.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

La transition centrafricaine en discussion à N'Djamena

 

http://www.france24.com  09/01/2014

 

Les États de l'Afrique centrale (CEEAC) se réunissent jeudi à N'Djamena au Tchad pour discuter de la crise en Centrafrique. Le secrétaire général de la CEEAC a coupé court aux rumeurs donnant le président centrafricain Michel Djotodia sur le départ.

 

Le sommet extraordinaire convoqué jeudi 9 janvier à N’Djamena sur la Centrafrique n’a pas pour objet "de changer de régime, ni de changer de transition", a déclaré Allami Ahmat, le secrétaire général de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), qui souhaite mettre fin aux rumeurs donnant le président centrafricain Michel Djotodia sur le départ.

 

"Le sommet a été convoqué à cause de la détérioration de la situation sécuritaire", a-t-il déclaré, avant d’ajouter : "Il s'agit de prendre des dispositions pour restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique".

 

Depuis plusieurs heures, le bruit courait que Michel Djotodia, vivement critiqué pour son incapacité à endiguer les violences qui secouent son pays, serait sur le point de quitter ses fonctions afin de faciliter une sortie de crise.

 

"Rebattre les cartes"

 

Mercredi 8 janvier, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait évoqué la possibilité d'un départ de Michel Djotodia dans une interview publiée par "Le Parisien". "Il est envisagé que les pays de la région [Afrique Centrale] se réunissent jeudi pour prendre des décisions", avait affirmé le chef de la diplomatie française.

 

Une source française avait également indiqué mercredi matin que les présidents tchadien Idriss Deby et congolais Denis Sassou Nguesso voulaient "rebattre les cartes" et étaient à la recherche d'un "plan B" pour remplacer Djotodia.

 

Porté à la tête de l’État par la Séléka après le renversement de François Bozizé en mars, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle de ses troupes, essentiellement composées de musulmans. Les exactions des anciens rebelles ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-Balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

Avec AFP

 

 

Centrafrique : ouverture du sommet extraordinaire de la CEEAC

 

(Source : AFP)  9 jan. 2014

 

Le 6e sommet extraordinaire de la CEEAC s’est ouvert aujourd’hui à N’Djamena, avec la crise en Centrafrique pour principal point à l'ordre du jour. « Pour le moment, il n'y a pas de résultat probant », a déclaré en fin de journée le Secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-mi. Les travaux du sommet ont en effet été suspendus en attendant les membres du CNT, le Parlement centrafricain transitoire, qui ont été convoqués dans la capitale tchadienne afin de pouvoir voter un changement de la Constitution provisoire de Centrafrique et décider du départ du président Michel Djotodia, sur la sellette depuis les incidents du 5 décembre dernier à Bangui.

 

« La consultation la plus importante portait sur les autorités de la transition. Les consultations vont se poursuivre avec les autres acteurs politiques attendus à N'Djamena (...) Nous espérons qu'il en sortira une solution crédible », a ainsi expliqué M. Allam-mi. « Personne ne peut parler d'un changement à la place des Centrafricains. La solution ne peut venir que des Centrafricains eux-mêmes (...) Il y a un régime, ses institutions et une charte, des responsables: il appartient à ses responsables de décider du sort de leur pays », d'ajouter le Secrétaire général de la CEEAC.

 

« Un seul constat doit être fait et il est amer : La RCA subit au plus profond d’elle-même les agissements de ses propres fils plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir », avait déclaré le président tchadien, Idriss Déby Itno, à l’ouverture du sommet. 

Centrafrique: un sommet décisif ouvert à N'Djaména
Centrafrique: un sommet décisif ouvert à N'Djaména
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:40

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com  jeudi, janvier 09, 2014 Heure locale: 23:40

 

Les chefs d'Etat d'Afrique centrale sont réunis au Tchad pour discuter de la crise en République centrafricaine (RCA). Le pays a sombré dans l'anarchie après que les rebelles eurent renversé le président Idriss Déby Itno en mars dernier. Le gouvernement centrafricain a nié que les dirigeants régionaux projettent de réclamer la démission du président par intérim, Michel Djotodia, lors du sommet de jeudi. 

Les violences intercommunautaires qui ont éclaté il y a un mois à Bangui, ont coûté la vie à plus de 1.000 personnes dans le pays et entrainé le déploiement de troupes françaises et régionales dans la capitale.


Depuis le début de la rébellion Séléka en décembre 2012, les chefs d'Etat d'Afrique centrale tentent de servir de médiateur dans la crise. Ils se sont à nouveau réunis à N'Djamena pour évaluer la situation.


Certaines agences de presse rapportent que les chefs d'Etat régionaux sont désabusés par l'ancien chef rebelle devenu président par intérim, Michel Djotodia, et pourraient exiger sa démission.


Mais le  gouvernement centrafricain a démenti. Selon le porte-parole présidentiel Guy-Simplice Kodegue, le sommet vise seulement à évaluer la situation sécuritaire et politique et n’a « rien à voir » avec un changement possible de direction avant la fin de la transition.


Des élections sont attendues dans environ un an et M. Djotodia a dit qu'il ne se présentera pas. Mais selon des analystes, il faudra beaucoup plus pour sortir le pays de ce pétrin.


Roland Marchal, spécialiste de l'Afrique subsaharienne au Centre de recherche en sciences sociales de l'international (CERI), affirme que le gouvernement n'a pas fait beaucoup au cours des huit derniers mois, et que le départ de M. Djotodia ne serait pas une solution magique. Qui remplacera M. Djotodia, s’interroge l’expert. Le prochain gouvernement sera-t-il en mesure de faire davantage, de faciliter la réconciliation nationale, ce que l’administration Djotodia a été incapable de faire.

Entre-temps, la crise persiste en Centrafrique, où M. Djotodia semble incapable de maitriser l'anarchie.

Nouveau sommet sur la Centrafrique à N'Djaména
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:36

 

 

 

 

 

 

De son côté, Paris ne veut pas engager plus de troupes et demande un renforcement de la Misca.

 

Les pays d'Afrique centrale tiennent jeudi 9 janvier un nouveau sommet à N'Djamena sur la Centrafrique, convoqué par le Tchad, ulcéré par l'incapacité des autorités de Bangui à mettre fin aux violences et alors que la France veut une montée en puissance au plus vite de la force africaine (Misca).

 

"Le sommet a été convoqué à cause de la détérioration de la situation sécuritaire", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), Allami Ahmat, ajoutant: "il ne s'agit pas de changer un régime, ni de changer la transition, il s'agit de prendre des dispositions pour restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique".

 

Des "décisions" sur l'avenir de Michel Djotodia

 

"Les autorités centrafricaines seront interpellées pour mieux faire au lieu de perdre leur temps à se quereller, à s'insulter sur la place publique", a indiqué Allami Ahmat en référence aux relations notoirement mauvaises entre le président Michel Djotodia et le Premier ministre Nicolas Tiangaye qui assisteront tous les deux aux débats.

 

"On assiste à une situation déplorable: d'un côté les autorités de la transition qui font montre d'une certaine incapacité, voire impuissance, à résoudre le problème, de l'autre une société civile et une classe politique qui s'évertuent à jeter de l'huile sur le feu", selon le secrétaire général.

 

Selon Paris, qui ne veut pas engager plus de troupes sur le terrain et réclame plus d'hommes pour la Misca, le sommet pourrait également aboutir à des "décisions" sur l'avenir de Michel Djotodia.

 

A Bangui, les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé et une partie de la ville avait retrouvé mercredi une activité quasi-normale.

 

Mais des exactions et des tirs sporadiques sont encore signalés presque toutes les nuits malgré le déploiement massif des soldats français de l'opération Sangaris et de ceux de la Misca. Mercredi soir, des manifestants criaient "dehors la France" et brûlaient des barricades dans un quartier musulman, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Soldats rwandais à Bangui 

 

Le sommet a été convoqué par le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la Misca.

 

Mis en cause par des habitants de Bangui pour sa proximité avec les ex-rebelles de la Séléka coupables d'innombrables exactions, le contingent tchadien a malgré tout reçu un soutien très net de l'Union africaine (UA) le 28 décembre.

 

L'UA, comme la France, cherche toujours plus de troupes pour la Misca, forte actuellement d'environ 4.000 hommes. Or le Tchad, puissant voisin tutélaire de la Centrafrique, possède l'une des armées les plus aguerries de la région.

 

"La Misca monte en régime"

 

Selon une source diplomatique africaine, la convocation du sommet "n'est pas étrangère" à la tournée dans la région la semaine dernière du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

"On appréciera la situation au début février (...) La Misca devra être absolument opérationnelle dans ces délais-là", a déclaré mardi Jean-Yves Le Drian.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a lui aussi écarté mercredi tout renforcement du dispositif français.

 

"La Misca monte en régime et passera bientôt à 6.000 hommes (...) Elle joue déjà son rôle sur le terrain. Donc, il n'y aura pas de renforts en Centrafrique. Nous maintiendrons notre contingent de 1.600 hommes", a-t-il dit au quotidien "Le Parisien".

 

Le Rwanda a annoncé mercredi l'envoi de 800 hommes sous une dizaine de jours dans la Misca.

 

Pas d'union nationale en perspective

 

Un peu plus d'un mois après le début, le 5 décembre de l'intervention française, aucune perspective politique durable de sortie de crise ne se dessine, alors que les violences ont provoqué des déplacements massifs de population à Bangui comme en province.

 

A N'Djamena, les chefs d'Etat pourraient également opter pour une clarification des accords politiques actuels interdisant à tous ceux qui gèrent la transition d'être candidats aux futures élections.

 

En l'état actuel, tous les chefs de partis refusent de participer à la transition en cours, bloquant toute tentative d'"union nationale".

 

Le président français François Hollande souhaite que des élections générales soient organisés au plus tôt, avant la fin 2014.

 

Michel Djotodia s'est engagé, sous la pression de la CEEAC, à ne pas se présenter à la présidentielle.

 

Depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, dirigée par Michel Djotodia, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses.

La transition au menu du sommet sur la Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com