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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 23:55

 

 

La population de Zacko au PK 13 s’inquiète de la décomposition des corps jetés dans les puits pendant la crise

 

http://rjdh.org  Par Prince Ngaïbino le 23 juillet 2015

 

Enfui à quelques centimètres sous terre, ou souvent jetés dans des puits un peu partout à Zacko dans la commune de Bégoua, la décomposition des corps sans vie des victimes de l’affrontement des éléments de l’ex-Séléka et des Anti-Balaka en décembre 2014, inquiète la population de la localité.

 

A l’entrée de l’ancien marché à bétail du PK13, où des éléments des ex-Séléka avaient élu domicile, Achille Guitermbi, un agent de la police résidant de Bégoua, explique qu’il y a encore à ce jour, plusieurs corps dans des puits et latrines. Selon l’agent de police, très peu de corps sont repêchés du fait que les éléments de l’ex-Séléka avaient interdit l’accès des lieux aux agents de la Croix Rouge. Jusqu’à ce jour, aucune action de déterrement n’est envisagée. Si ce n’est qu’une identification des puits et autres charniers effectuée par la Sangaris en début d’année. L’agent de police dont une latrine de sa concession a été un charnier d’environs dix morts, aux lendemains du 5 décembre, affirme qu’il est témoin d’un des enterrements anarchiques dans ce secteur.

 

« Nous avons fui le 5 décembre (… ). Je crois trois ou quatre jours après, on m’a informé que des corps avaient été jetés dans une latrine de ma concession. Quand je suis revenu du camp des déplacés de Don-Bosco, j’ai vu moi-même un corps qu’ils transportaient dans une brouette avant d’aller jeter», a témoigné la source avec tristesse et regret.

 

Il est difficile d’identifier la plupart des victimes mais pour « éviter d’éventuelle contamination », certains habitants se sont « engagés volontairement » à déterrer les corps « si les conditions leur étaient données ». Lucienne Krenede, mère de Hilaire Gonoundeu, tué et jeté dans un puits près d’un jardin botanique, souhaite pour sa part récupérer le corps de son fils pour un enterrement digne. La localité de Bégoua dénombre une dizaine de puits et autres charniers repartis dans les quartiers de Zacko 1, 2 et Golf.

 

La municipalité de Bangui reconnait avoir établi une liste des enterrements anarchiques dans ce secteur et promet de donner plus d’information au RJDH prochainement. Selon une recherche publiée sur le site internet scientifique  www.terraeco.com l’eau empêche les bactéries responsables de la décomposition des corps de se développer. Ce qui expose la population au risque d’éventuelle contamination

 

 

Le réseau téléphonique Moov est rétabli à Kaga-Bandoro après trois ans d’interruption

 

http://rjdh.org  Par Daniel Nguerelessio le 23 juillet 2015

 

Le réseau téléphonique Moov interrompu depuis trois ans à Kaga Bandoro est rétabli depuis lundi 13 juillet. Cet arrêt d’activité est dû aux raisons techniques, selon Prisca Ngaïndiro, chef de mission venue en expertise. « C’est depuis plus d’une semaine que le réseau a été remis en marche, la population est invitée à s’y adhérer », a-t- elle dit.

 

« Pour un essai, nous avons amené un petit stock  de 150 téléphones portables qui, s’est très vite écoulé. Nous avons identifié trois points de vente précisément à la gare routière, au marché central et au petit marché du centre commercial. Nous avons mis à la disposition de nos revendeurs des coupons de rechargement, des cartes Sim et de reconduction des lignes », a-t-elle expliqué.

 

Ce retour de la ligne téléphonique Moov à Kaga-Bandoro a été apprécié par les abandonnés.  Adam Mahamat et Jospin Ndougba, tous vendeurs de coupons de rechargement en ont témoigné. Selon ces derniers, les clients se disent satisfaits de la disponibilité permanente du réseau Moov et de la qualité d’écoute. Mais ils sollicitent l’implantation d’une antenne à Kaga Bandoro. Signalons que l’antenne Moov s’est greffée à celle du service Orange.

Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 23:52

 

 

 

http://rjdh.org  Par Fridolin Ngoulou le 23 juillet 2015

 

Le Décret N°15.266, signé le 13 juillet 2015, portant organisation et fonctionnement du ministère de la Communication et fixant les attributions du ministre supprime quatre directions. De l’Agence Centrafrique Presse à la Radio Rurale, en passant par la Direction des Etudes et de la Cinématographie, ces directions sont soit fondues dans un service de la Radio Centrafrique, soit supprimées de l’organigramme.

 

De l’Agence Centrafrique Presse (ACAP)

 

L’ACAP, créée par la Loi en 1961, a été rattachée au Cabinet du Ministre en 1982 par la réforme structurelle. Depuis cette année, elle bénéficie de la subvention de l’Etat pour son fonctionnement. Dans le nouvel organigramme, elle n’apparait nulle part. On peut lire dans le décret une direction de la Radio Centrafrique intitulée ‘’Direction de l’Information et de la presse et un service de reportage, photographie et sport’’. « Rien n’explique dans le décret que c’est l’ACAP qui est fondue. Le décret ne mentionne nulle part la place de l’ACAP et où vont le personnel de l’ACAP », a fait observer un cadre du ministère de la Communication sous l’anonymat.

 

« L’ACAP a été créée par une Loi. Le décret ne peut pas abroger une Loi », a relevé la  source.

 

Les responsables de l’ACAP se réservent de se prononcer sur ce changement, en attendant la réaction officielle.

 

L’ACAP est affilliée à la Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines (FAAPA), avec 32 membres en réseau de partage et de diffusion des informations à l’échelle mondiale. Cette agence de presse nationale est aussi partenaire de l’Agence Marocaine de Presse, qui appui la formation et l’échange d’expérience.

 

Dans le décret dont le RJDH a obtenu copie, la situation du site Internet de l’ACAP n’est pas mentionnée. « Nous ne savons pas comment va fonctionner ce site Internet. Dans le cas contraire, nous allons fermer le site », a dit un agent de cette agence.

 

Selon le décret en son article 26, « La Direction des Informations a pour mission la détermination de l’orientation spécifique de chaque édition tant sur le fond que sur la forme, la recherche, la collecte, l’analyse, le traitement, la diffusion par des moyens modernes de communication, des informations recueillies ».

 

La Direction de la Radio Rurale intègre la Direction des Programmes de la Radio Centrafrique 

La Direction de la Radio Rurale, qui était à part entière doit désormais faire partie de la Direction des Programmes. La Radio Rurale propose des programmes pour le monde rural et dispose des tranches spéciales à la Radio Centrafrique.  Elle compte trois services.

 

« La Direction des Programmes et de la Radio Rurale a pour missions la programmation de toutes les émissions radiophoniques, l’appui de la politique du Gouvernement en matière de développement rural et l’élaboration périodique de la grille des programmes », précise le décret en son article 23.

 

La Radio Rurale est le fruit d’un accord de partenariat entre la République Fédérale d’Allemagne et la République Centrafricaine. Elle est aussi le résultat d’une analyse des moyens de production, de diffusion et de l’organisation de la Radio Centrafrique. Cette structure qui est installée au sein de la Direction Générale de la Radio Centrafrique a été créée en 1984 grâce à la coopération allemande et est devenue opérationnelle  le 17 juillet 1988.

 

Les 16 préfectures du pays sont couvertes par les correspondants de la Radio Rurale, même si la crise retarde encore le redéploiement de certains dans leurs postes.

« Au moment où on cherche des moyens à redéployer nos agents pour appuyer la politique de la Décentralisation et du développement Local, on ramène cette direction sous la direction des programmes qui a aussi ses tâches à accomplir. Au lieu que le gouvernement cherche à développer les choses, il réduit l’effort que font les autres », a commenté un   cadre du ministère de la Communication, qui a ajouté que « les responsables des directions concernées n’ont pas été associés à cette réforme ».

 

Les directions des Etudes et du Cinéma touchées par cette reforme

 

La Direction des Etudes n’apparait nulle part dans le nouvel organigramme du ministère de la Communication. Cette direction s’occupe de l’analyse des projets du ministère. Elle a été rattachée au cabinet.

 

Cette direction accueille les cadres du ministère qui perdent leurs postes ou en attente de leur prise de fonction.

 

La direction de la cinématographie, à la Télévision Centrafricaine a été aussi touchée par cette réforme. Cette direction, selon nos informations appui la réalisation des films sur la RCA et sélectionne des films d’ailleurs qui sont autorisés à passer sur la Télévision nationale. Elle devrait désormais faire partie de la direction des programmes.

 

Des personnels réagissent sur cette reforme

 

Selon les informations recueillies auprès des agents du ministère de la Communication, « cette réforme n’a pas été préparée ». « Nous sommes surpris d’entendre le décret à la radio. Il n’est pas possible au moment où on doit redynamiser les structures, les fragiliser encore », dit un agent.

 

« (…), prenons l’exemple de l’ACAP qui est une agence de presse nationale. C’est inadmissible de la ramener dans un service de la Radio Nationale. Le développement des nouvelles technologies voudraient que cette agence soit soutenue, qu’elle installe des correspondants à travers le pays pour qu’elle reprenne sa place d’autant. C’est une fuite de responsabilité du gouvernement, en signant ce décret », a fait observer une source du ministère sous l’anonymat.

 

« Je pense que ce texte a été préparé par ceux qui ne maitrisent pas le domaine de la communication. Il suffisait d’ériger ces directions aux Directions Générales au lieu de les faire disparaitre », a souligné un journaliste de la presse privée.

 

Au cabinet du ministre et aux directions touchées par cette réforme, les gens préfère garder le silence. Pour eux, le nouveau ministre nommé le 20 juillet, après sa prise de fonction pourra répondre aux préoccupations des journalistes et donner des raisons qui ont poussé le gouvernement à prendre valider ce nouvel organigramme.

 

Ministère de la Communication : Un nouvel organigramme supprime quatre directions (Analyse)
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 23:42

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 23 juillet 2015 13:01

 

Les négociations sont ouvertes à Baboua dans la Nana Mambéré (ouest de la Centrafrique) entre les ravisseurs du Maire et du Sous-préfet de la ville kidnappés dimanche dernier par des hommes armés. Aujourd'hui, les ravisseurs sont identifiés, les autorités locales préfectorales ainsi que le gouvernement de la transition sont entrés en discussion afin d'obtenir la libération des otages. 

 
« Les otages sont toujours aux mains de leurs ravisseurs. Nous avons pris des contacts humains et le gouvernement aussi est en train de se battre pour que ces otages soient libérés. Il y a un effort qui se fait au niveau de la préfecture tout comme au niveau du gouvernement », a confirmé à RNL le préfet de la Nana Mambéré, Frédéric Ouagonda.


La sensibilité de la question et l'engagement des négociations avec les hommes armés nécessite une finesse et plus de diplomatie pour aboutir à des résultats probants et concluants. Politique utilisée par le préfet Ouagonda qui souhaite ne pas dévoiler l'identité des ravisseurs.


« Généralement, dans ces conditions et avec l'expérience que j'ai eue avec la première prise d'otages, ils les font déplacer de temps en temps. Etant donné que nous sommes en train de nous battre pour trouver une solution, je souhaiterais rester dans la discrétion pour ne pas capoter l'effort qui se déploie actuellement ».


Pour le préfet de la Nana Mambéré, ces hommes en armes souhaitent une protection en vue de leur réinsertion dans la société. Seulement, la procédure mise en place n'est pas la bonne. « Ce sont toujours les mêmes revendications : nous avons passé beaucoup de temps en brousse nous voulons sortir. Etant donné que ce sont des gens qui ont mené des actions contre la sécurité, ils souhaiteraient avoir des couvertures, mais avoir une couverture, ce n'est pas toujours de commettre des exactions », a  ajouté le préfet.


Le 19 juillet dernier le Maire, le Sous-préfet de Baboua et un pasteur de la localité ont été kidnappés par les hommes armés qui se réclament du « Groupe d'attaque de l’Église de Fatima ».


Un Communiqué de presse signé le 21 juillet d’un certain Colonel Abakar Sambla, qui dit être auteur de l’attaque de l’Église catholique de Fatima à Bangui le 28 mai 2014, déclare que l’enlèvement du Maire et du Sous-préfet de Baboua constitue une exigence pour revendiquer le versement de la somme de 350 millions de francs CFA promise par une personnalité proche du Chef de l’État de la transition après l'attaque de l’Église.


Le Groupe conditionne la libération des otages au versement de la totalité du montant annoncé, remettant en cause l'accusation portée contre les hommes du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC).


Le gouvernement de la transition avait condamné lundi les multiples rapts sur le tronçon Bouar-Béloko mettant en garde les assaillants.


Le CGPAP hausse le ton


La coordination générale des partis et associations politiques (CGPAP) a réagi jeudi 23 juillet suite à l'enlèvement dimanche dernier par des hommes armés non identifiés des autorités locales de la ville de Baboua dans la Nana Mambéré.


Davy Yama, porte-parole de cette coordination, exige aux autorités centrafricaines en partenariat avec les forces onusiennes de mettre les bouchées doubles en vue d'assurer la sécurité sur le corridor Bangui-Douala, vital pour l'économie nationale.

« Nous saisissons cette occasion pour demander au gouvernement et aux forces internationales de tout mettre en œuvre pour obtenir la libération de ces compatriotes et de tout faire pour intensifier les actions de sécurisation de ce corridor qui est vital pour notre économie nationale et sécuriser aussi l'ensemble du territoire national pour permettre la libre circulation des citoyens centrafricains ».


La coordination générale et associations politiques condamne avec la dernière rigueur ce rapt et somme la mise en liberté des otages. « Nous tenons à condamner cet acte crapuleux et irresponsable de la part des ennemis de la paix. Nous voulons aussi saisir cette occasion pour exiger la libération immédiate et sans condition aucune de ces compatriotes », a martelé Davy Yama.


Réaction de la Minusca


La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca se dit très préoccupée par la montée croissante de l'insécurité sur le corridor Bangui-Béloko. Dans un communiqué publié ce 22 juillet, cette mission annonce des dispositions prises à l'issue d'une réunion de sécurité tenue ce 21 juillet à Bouar dans la Nana Mambéré.

 
Le communiqué précise que des patrouilles régulières seront menées dans le secteur et particulièrement dans la partie située entre Béloko-Baboua, avant d'appliquer les mesures arrêtées de commun accord avec la Force de la Minusca, les syndicalistes et les transporteurs au cours des réunions tenues les 9 et 11 juin dernier à Bangui.


Par ailleurs le Commandant de la Force de la Minusca, le Général Martin Tumenta, a réitéré le renforcement de la collaboration entre tous les acteurs en matière de sécurité pour démanteler définitivement ces groupes armés.

Rapt à Baboua : ouverture des négociations
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 23:24

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) 23/07/15- Quatre camionneurs camerounais desservant le corridor Douala-Bangui ont été tués par des bandes armées qui sévissent en Centrafrique, a annoncé jeudi le Syndicat des chauffeurs professionnels des transports du Cameroun (SCPTC).

 

Selon cette organisation professionnelle, les camionneurs qui transportaient des marchandises vers Bangui, la capitale centrafricaine, ont été assassinés le 18 juillet. L'information qui n'a été révélée que ce jeudi, mentionne que l'attaque du convoi transportant des vivres a eu lieu en début d'après-midi, entre les localités centrafricaines de Baboua et de Bouar, situées à l'Ouest de la Centrafrique, vers la frontière avec le Cameroun.

 

Ces assassinats portent à huit personnes, le nombre de camionneurs camerounais tués par des milices centrafricaines depuis 2013, date à laquelle ce pays dont 80 pour cent du volume des marchandises transite par le port de Douala fait face à une crise sociopolitique.

 

La résurgence de l'insécurité sur le corridor Bangui-Douala a souvent provoqué des mouvements d'humeur des camionneurs camerounais, qui ont souvent bloqué le trafic sur ce corridor par lequel transite officiellement, chaque année, environ 55 milliards de francs CFA de marchandises centrafricaines.

 

La dernière grève en date remonte à moins de deux semaines, lorsque les camionneurs camerounais avaient décidé d'arrêter les dessertes pour cause d'insécurité grandissante.

 

 

Centrafrique: arrêt du trafic routier entre Bangui et le Cameroun à cause de l'insécurité

 

23/07/15 (AFP)

 

Les camionneurs centrafricains et camerounais qui desservent la route Bangui-Garoua-Boulaï (Cameroun), principal axe commercial pour la Centrafrique, ont arrêté le trafic pour protester contre les exactions des groupes armés et l'insécurité, a-t-on appris jeudi auprès d'un syndicat.

 

"Nous avons décidé de l'arrêt du trafic (...) pour protester contre les exactions des groupes armés, les actes de vandalisme de la population, et la mauvaise manière du contingent onusien du Bangladesh de sécuriser les convois" dans le nord-ouest du pays, a déclaré à l'AFP Gilbert Yazimongo, de l'Union syndicale des transporteurs centrafricains.

 

"Depuis hier, aucun camionneur n'est parti" de Bangui vers la frontière camerounaise, ni de Garoua-Boulaï vers Bangui, a affirmé un camionneur centrafricain, Job Modanga.

 

Principale voie terrestre reliant Bangui au port camerounais de Douala, la route Bangui-Garoua-Boulaï est essentielle pour les importations de la Centrafrique, pays enclavé.

 

"Tout le long du corridor les hommes en armes continuent de tirer sur les conducteurs. Samedi, un conducteur camerounais a été tué. Et à chaque fois que se produit un tel incident, la population pille les camions et récupèrent les marchandises et mettent les véhicules hors d'état de fonctionner en enlevant les pièces (détachées) pour les revendre", a-t-il assuré.

 

Dans un communiqué, le Bureau des Nations Unies de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a condamné l'attaque d'un convoi de vivres du Programme Alimentaire Mondial (PAM) samedi dans le nord-ouest de la Centrafrique.

 

Le convoi, "destiné aux populations affectées par la crise", et escorté par les Casques bleus de la Minusca, "a reçu des tirs qui ont mortellement touché le chauffeur" camerounais, a confirmé OCHA.

 

Par ailleurs, a accusé M. Yazimongo, "le contingent du Bangladesh qui sécurise les convois se place en tête et à la fin du convoi. Il roule à vive allure, laissant les véhicules du milieu à la portée des hommes armés et des vandales".

 

"Nous allons observer le mouvement jusqu'à ce que le gouvernement prenne ses responsabilités et que la Minusca (force onusienne de maintien de la paix) nous dise que rien ne sera comme avant", a-t-il conclu.

 

Le renversement en mars 2013 du président centrafricain François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

Si la capitale connait un certain retour au calme depuis des mois, en province de nombreuses "zones grises" restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale.

Quatre camionneurs camerounais tués par des bandes armées centrafricaines
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 21:04

 

 

POINT DE PRESSE HEBDOMADAIRE

 

DU 22 JUILLET 2015

 

Activités du chef de la MINUSCA

 

Le Chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine, Babacar Gaye, a décidé de dépêcher mardi le Commandant de la Force, le Général, Martin Chomu Tumenta, dans la Préfecture de la Nana-Mambéré.suite à la série d’attaques armées de ces dernières semaines dans l’Ouest du pays.

 

Il s’agit de déterminer les raisons de la recrudescence de la violence dans cette partie et d’y trouver des solutions au moment où la tendance générale est au retour progressif au calme. Parallèlement, le Chef de la MINUSCA a multiplié les consultations pour essayer de voir l’implication réelle des éléments du Front Démocratique centrafricain(FPDC) auxquels sont attribuées les attaques ou celle d’autres forces.

 

Le déplacement du Général Tumenta marque aussi la détermination de la MINUSCA à renforcer la sécurité sur un axe vital pour l’approvisionnement de Bangui et surtout pour l’économie centrafricaine.Le Porte-parole militaire vous donnera de plus amples détails sur cette visite.

 

Situation politique

 

La MINUSCA a pris note du décret de la Chef d’Etat de la Transition sur proposition du Premier ministre, portant nomination ou confirmation des membres du Gouvernement de Transition en date du 20 Juillet 2015. La MINUSCA va continuer de travailler avec les autorités de la Transition dans le cadre de son mandat.

 

La Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Diane Corner, a dirigé mardi la rencontre mensuelle de la MINUSCA avec les partis politiques représentés par une quarantaine de responsables dont les anciens Premiers ministres Martin ZIGUELE et Maitre Nicolas TIANGAYE.

 

A cette occasion, Mme Corner a rappelé brièvement les défis auxquels la RCA se trouve confrontée et donné la parole aux représentants de la Police et de la Force de la MINUSCA pour faire le point de la situation sécuritaire aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Ils seront suivis par une présentation sur les enjeux, l’état d’avancement de la réforme du Secteur de la sécurité et la responsabilité des partis politiques/Candidats pendant le processus électoral. Les débats enrichissants et d’un bon niveau ont permis aux participants d’être suffisamment édifiés et de partager leurs appréhensions relatives à l’effectivité de la sécurité dans le pays, au vote des réfugiés, à la nécessité d’un désarmement réel pendant le processus électoral pour des scrutins apaisés.

 

Processus électoral

 

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) a une nouvelle fois prorogé la période d’enregistrement des électeurs de Bangui jusqu’au lundi 27 juillet 2015. Les efforts de sensibilisation et de mobilisation de la population ont commencé à générer des effets avec l’augmentation journalière du nombre de personnes inscrites sur la liste électorale durant toute la semaine dernière. Par contre, il est à noter une tendance à la baisse depuis l’annonce de la prorogation.

 

Les données statistiques partielles de l’enregistrement des électeurs de Bangui à la date du 21 juillet 2015 : au total 278 428 électeurs ont été inscrits sur la liste électorale de Bangui dont 159 766 hommes et 118 662 femmes, soit respectivement 57 % et 43 %.

 

Par ailleurs les données partielles de l’enregistrement de l’aire opérationnelle No2 se présentent comme suit :

 

Ombelle Mpoko (Bégoua, Bimbo, Damara et Boali) : 6010 électeurs inscrits ;

 

Kemo :                                                                         1471

 

     TOTAL GENERAL                                                   7481

 

Pour l’aire opérationnelle 2, la formation des formateurs sous-préfectoraux et des agents recenseurs a été réalisée au cours de la semaine dernière et à l’heure actuelle, l’enregistrement des électeurs est en train de débuter en principe dans tous ces endroits. Ainsi dans l’Ombella Mpoko, l’opération d’enregistrement a débuté dans 4 communes sur 9 depuis samedi 18 et dimanche 19 juillet 2015. Il s’agit de Bimbo, Bégoua, Boali et Damara. Les 5 autres communes restantes n’ont pas encore fini la formation de leurs agents recenseurs.

 

Dans la préfecture de la Kemo, l’enregistrement des électeurs a commencé depuis le 19 juillet à Sibut  et à Dékoa. 

 

Dans la Lobaye, l’enregistrement des électeurs devait commencer ce mardi 21 juillet 2105 à Mbaiki. 

 

Dans l’Ouham-Pende, le lancement de l’inscription des électeurs a démarré depuis lundi 20 juillet 2105 dans la commune de Bocaranga.

 

Le déploiement des matériels et kits d’enregistrement des électeurs est terminé dans l’ensemble du pays sauf à Obo. En effet, l’Assistance Electorale Intégrée avait pris en charge le déploiement des matériels jusqu’au niveau des préfectures.

 

Sensibilisation et Communication :

 

Un plan de déploiement des matériels de sensibilisation est mis en œuvre par l’ANE pour  acheminer vers les préfectures de l’intérieur du pays tous les outils de sensibilisation réceptionnés à Bangui.  Ainsi, certaines préfectures de l’aire opérationnelle 2 comme la Lobaye et Kemo ont déjà reçu tous les outils nécessaires à la sensibilisation des électeurs.

 

Pour l’aire opérationnelle 3, le déploiement de tous les outils de sensibilisation sera fait au même moment que celui des formateurs nationaux chargés de la formation des formateurs sous-préfectoraux et de la supervision de la formation des agents recenseurs.

 

Parallèlement,  les Bureaux Electoraux Régionaux de la MINUSCA continue d’apporter leur appui aux équipes de formateurs nationaux déployés dans leurs zones respectives pour assurer la formation des formateurs sous-préfectoraux ainsi que des agents recenseurs; De même, ils apportent leur soutien aux démembrements de l’ANE sur le déploiement des matériels et kits d’enregistrement des électeurs en vue du démarrage des opérations d’inscription dans leur zone respective ; ils poursuivent l’animation de séances de sensibilisation de la population sur le processus d’enregistrement des électeurs et assurent le suivi de la cartographie électorale.

 

Opération de pré-DDR

 

La MINUSCA , en pleine coopération avec des représentants du gouvernement et de l'équipe de pays des Nations Unies, poursuit ses efforts de sensibilisation vis-à-vis des groupes armés à travers le pays pour expliquer le concept de la phase de pré-DDR, les encourager à accepter le soutien offert au cours de cette phase, et en retour, pour sécuriser leurs armes ; créant ainsi un environnement sécurisé pour garantir un processus électoral apaisé.

 

A cet effet, une délégation de la MINUSCA est aujourd’hui à Bria et sera vendredi à Paoua. La semaine dernière, elle avait déjà rencontré les leaders des groupes armés de Bambari pour le lancement des opérations de pré-DDR. Cette semaine, lundi 20 juillet la délégation s’est déplacée à Kaga Bandoro, où la sensibilisation des leaders des groupes armés a réussi à lever certains doutes dans l’esprit des groupes armés et a contribué à une meilleure compréhension du processus de pré-DDR et du DDRR.

 

De même, la MINUSCA poursuit son assistance humanitaire aux habitants des camps Béal, du Bataillon de Soutien et des Services (BSS) et du régiment de Défense opérationnelle du territoire (RDOT).

 

Du 16 au 22 juillet 2015, la MINUSCA a pu surveiller, vérifier et documenter, aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du territoire, 12 incidents portant violations et/ ou  abus des droits de l’Homme ayant porté préjudice à 18 victimes. Après vérifications et recoupements, les incidents rapportés seraient l’œuvre présumé des groupes armés.

 

La MINUSCA reste vivement préoccupée par les atteintes au droit à la vie, à l’intégrité physique ainsi que par les arrestations et détentions arbitraires de personnes dont des femme (5 ), un homme âgé de 63 ans. Les faits  ont eu pour cadres les préfectures de la Ouaka, de la Haute Kotto et de la Nana-Grebizi.

 

La MINUSCA continue de suivre avec attention les assises de la session criminelle au Tribunal de Grande Instance de Bangui en vue de s’assurer des garanties liées au droit fondamental des prévenus au cours du procès. 

 

Appui à la Cohésion sociale

 

La MINUSCA salue les efforts actuellement déployés par les communautés locales et les autorités centrafricaines pour trouver une solution au cas du cimetière de Boeing dans le 8è arrondissement. La MINUSCA continue d’appuyer le processus de reconciliation avec la participation des communautés chrétienne et musulamane en vue de permettre un accès sécurisé au cimetière pour tous. Il s’agit là d’un pas important vers la paix, la reconciliation et la cohesion sociale.

 

Dans le cadre de sa contribution à la cohésion sociale en RCA, la MINUSCA en collaboration avec les autorités de la Maison Centrale de Ngaragba a organisé une cérémonie qui a réuni les représentants de certaines associations Musulmanes, Catholique, Evangélique et Pentecôtiste autour des pensionnaires de cette prison à l’occasion de la fête de fin du Ramadan. Les représentants de ces différentes communautés ont tour à tour prêché sur les bienfaits et la nécessité de la bonne cohabitation entre Chrétiens et Musulmans à l’intérieur et en dehors de la prison. La cérémonie, présidée par le représentant du Directeur de l’Administration Pénitentiaire a été marquée par un match de football opposant deux équipes composées chacune de détenus chrétiens et musulmans. Des dons en vivres et en espèce ont été offerts aux détenus par les représentants de ces associations.

 

Amélioration des conditions de détention

 

Au courant de la semaine écoulée, la MINUSCA a initié des démarches dans les localités de Bouar et de Bria visant à soutenir les efforts des autorités locales dans l’amélioration de la prise en charge sanitaire des détenus. Au niveau de Bria, ces démarches ont abouti à la distribution des kits d’hygiène aux détenus par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) ainsi que la prise en charge des pensionnaires par le soin des ONGs Médecins sans Frontières et International Médical Corps.  A Bouar, les démarches ont abouti à la reprise des soins aux détenus par les Sœurs de la Paroisse Catholique de la ville. Il faut signaler que les détenus de ces deux localités sont logés soit dans des cellules de commissariats et  gendarmeries soit dans des lieux de détention temporaire et ce, dans des conditions assez précaires. La MINUSCA continue à renforcer les capacités des autorités nationales dans le respect des droits des personnes privées de liberté.

 

Dans le cadre de son soutien au rétablissement de l'autorité de l'État dans l’ensemble du pays, la MINUSCA a fourni un appui logistique et financier qui a permis à 69 des 71 Sous-préfets de rejoindre leurs lieux d’affectation grâce à un appui logistique et financier de la part de la MINUSCA.

 

POINT DE SITUATION DE LA FORCE

 

Le commandant de la Force de la Minusca, le Général de Division Martin Chomo Tumenta, accompagné par certains officiers de son Etat-major, a tenu une réunion de sécurité ce 21 juillet 2015, à l’Etat-major du Secteur Ouest à Bouar, avec le Commandant du Secteur et son Etat-major ainsi que le personnel des Nations Unies œuvrant dans ce secteur.

 

L’objet de la rencontre était d’analyser les voies et moyens d’améliorer la sécurité sur la route principale numéro 1 ( MSR1), régulièrement perturbée par des groupes de bandits armés qui tendent des embuscades occasionnant des morts et blessés ainsi que des biens et matériels endommagés.

 

Le General TUMENTA, profondément préoccupé par cette situation d’insécurité sur cette route d’intérêt capital pour la survie de la population de Bangui en particulier et pour l’économie du pays en général, a pris des mesures énergiques pour neutraliser ces groupes armés.

 

Il s’agit notamment de faire des opérations et des patrouilles régulières dans le secteur et particulièrement dans la partie située entre BELOKO-BEBOUA , occuper en permanence les zones ou se cachent ces bandits armés avant de lancer des attaques sur les convois et d’appliquer à la lettre les mesures arrêtées en commun accord entre la force de la Minusca et les syndicalistes et transporteurs au cours des réunions tenues en dates des 09 et 11 juin 2015.  Pour rappel, les mesures prises dans ces réunions étaient relatives notamment au dispositif des éléments d’escorte dans le convoi, à la vitesse des véhicules, au contrôle technique des véhicules avant le départ, à la conduite à tenir en cas de pannes ,d’accidents et  de halte technique, etc..

 

Le Commandant de la Force de la Minusca a encore une fois réitéré le renforcement de la collaboration entre tous les acteurs en matière de sécurité pour démanteler définitivement ces groupes armés   

 

La Force de la Minusca est en train d’appuyer le gouvernement dans l’escorte et la protection des ministres résident qui se rendent ces derniers jours dans les préfectures sous leur responsabilité pour rencontrer la population locale ;

 

Dans le but de se porter près de la population pour sa protection et de sécuriser le processus électoral en cours, la force  vient de déployer des troupes pour la première fois à OBO. La force de la Minusca a continué aussi à escorter le matériel électoral et les équipes de l’ANE dans les différentes localités du pays.

 

La Force de la Minusca a sécurisé les cérémonies marquant la fin de la période du Ramadhan des musulmans le 27 juillet 2015 ; elle a aussi escorté des aides en vivres offertes par la Présidente de transition Mme Catherine SAMBA PANZA aux réfugiés et déplacés centrafricains de Kaga Bandoro et en a sécurisé la distribution. En date du 15 juillet 2015, la force a sécurisé l’installation d’une antenne de la radio Ndakeluka à Bambari pour permettre à la population de la préfecture de l’OUAKA de capter ses programmes

 

En date du 16 juillet 2015, un groupe d’hommes armés a attaqué le village BANGORO à 10 km sur l’axe Markounda-Paoua. Il a tué une personne, volé du bétail, cassé des boutiques et maisons. Alertés par la population, les casques bleus œuvrant dans le secteur se sont rendus sur les lieux. Après un court moment d’échange de coups de feu, ces bandits se sont enfuis en direction du Tchad dont la frontière se trouve à environ 01 km de la localité. Le bétail volé a été abandonné  par les bandits en fuite et a été récupéré et remis aux propriétaires le lendemain matin.

 

La force de la Minusca a effectué cette semaine passée, 4567 patrouilles dans tous les secteurs. Elle aussi escorté 431 véhicules sur tous les axes.

La réhabilitation de la route Bouar-Baoro, phase II  par le service Génie de la Minusca est à 90% de sa réalisation.

 

POINT DE SITUATION DE LA POLICE

 

La situation sécuritaire à Bangui continue de s’améliorer par rapport aux semaines écoulées, grâce à une présence constante sur le terrain de la Police et la Gendarmerie appuyée par la Police de la MINUSCA. Suivant l’analyse des données en notre possession, 06 infractions ont été recensées par les casques bleus comme la semaine précédente. Il faut cependant déplorer un cas de braquage intervenu hier nuit et un cas d’enlèvement en cours de vérification.. En outre, 02 personnes ont été interpellées cette semaine par la Police de la MINUSCA.

 

Deux cas de découvertes de grenades et un cas de remise volontaire de grenades ont également été enregistrés. A ce propos, la Police de la MINUSCA salue la collaboration des populations qui, de plus en plus, n’hésitent pas à saisir les forces de sécurité pour signaler des armes ou grenades découvertes ou encore des infractions dont elles ont connaissance. C’est le lieu ici de rappeler les numéros mis à leur disposition. Il s’agit des numéros suivants :

 

21 61 33 42

 

21 61 70 98

 

En ce qui concerne le recensement électoral à Bangui, les équipes de la Police de la MINUSCA continuent d’assurer la sécurité dans tous les centres d’enregistrement des électeurs.  A ce jour aucun incident majeur au plan sécuritaire n’a été enregistré. Les forces internationales en liaison avec les forces de sécurité intérieure poursuivent leur mission de sécurisation conformément au Mandat. 

 

La Police de la MINUSCA a renforcé son dispositif sécuritaire dans la ville de Bangui pour permettre aux habitants de passer la fête de Ramadan dans les meilleures conditions. Aucun incident n’a été rapporté.

 

La Police de la MINUSCA continue de soutenir la Police centrafricaine et la Gendarmerie nationale par des projets à impact rapide, conformément à son mandat d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat. En effet, un projet à impact rapide de plus de 24 millions a été initié pour renforcer les capacités fonctionnelles de la Compagnie de la Circulation routière et de la Direction de la Police judiciaire. Ce projet visait deux objectifs :

 

Former 45 policiers de la Compagnie de la Circulation routière en matière de régulation de la circulation, Droits de l’Homme, Genre, Ethique et déontologie, protection des civils.

 

Doter en équipements divers, la Compagnie de la Circulation Routière et de la Direction de la Police judiciaire.

 

Ce 16 Juillet 2015, à l’occasion d’une cérémonie qui s’est tenue à la compagnie Nationale de Sécurité, la Police de la MINUSCA a procédé à la remise officielle de ces équipements à ces deux unités qui sont désormais plus opérationnelles et plus à même d’offrir de meilleures prestations aux populations civiles.

 

La Police de la MINUSCA a renforcé sa présence dans la région de la NANA-MAMBERE. En effet, en plus des UNPOL déjà présents à Bouar et Bossangoa, une unité de police constituée, forte de 147 personnes, a été déployée depuis le 15 juillet dernier dans cette région. L’unité sera basée à Bouar. C’est donc un appui significatif qui est ainsi apporté à la Police et à Gendarmerie locale pour une meilleure sécurisation de la population.

 

MINUSCA - Bureau de la Communication et de l’Information Publique (CPIO)

 Activités du chef de la MINUSCA
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Centrafrique-Presse.com
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 03:25

 

 

 

https://www.laliberte.ch  23.07.2015

 

La responsable de l'ONU la plus haut placée à avoir été informée d'accusations d'abus sexuels commis par des soldats français en République centrafricaine a démissionné, a indiqué mercredi l'ONU. Elle a invoqué des raisons de santé.

 

Flavia Pansieri était la numéro deux du Haut commissariat aux droits de l'homme basé à Genève. De nationalité italienne, elle avait occupé pendant une trentaine d'années divers postes à l'ONU avant d'être nommée il y a trois ans adjointe du Haut commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad al-Hussein.

 

Mme Pansieri avait été informée à l'été 2014 des allégations de viols d'enfants en RCA par Anders Kompass, un diplomate suédois travaillant pour le Haut commissariat.

 

Celui-ci avait aussi transmis de sa propre initiative un rapport de l'ONU sur cette affaire aux autorités françaises. Il avait été sanctionné par sa hiérarchie pour n'avoir pas respecté les procédures en vigueur. L'affaire avait finalement été révélée par le quotidien britannique Guardian.

 

Sangaris comme cadre

 

Devant les critiques accusant l'ONU d'avoir tardé à réagir, une commission d'enquête indépendante a été nommée le mois dernier pour évaluer la façon dont l'organisation a géré cette affaire. Mme Maestracci n'était pas en mesure de préciser si Mme Pansieri avait témoigné devant cette commission. Cette dernière a commencé son travail et doit rendre ses conclusions en septembre.

 

Les accusations de viols, qui visent notamment 14 soldats français, font l'objet d'une enquête judiciaire en France. Les enfants, âgés de 8 à 13 ans, auraient également été violés par des soldats du Tchad et de Guinée équatoriale. Les militaires français faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France en RCA et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

Lu pour vous : Viols en Centrafrique: démission d'une responsable de l'ONU
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Centrafrique-Presse.com
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 03:04

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va 22/07/2015 12:43

 

Coordonnateur humanitaire par intérim, Marc Vandenberghe ainsi que toute la communauté humanitaire en République centrafricaine ont condamné vivement l’attaque contre un convoi de vivres du Programme alimentaire mondial (PAM), perpétrée le 18 juillet 2015, à 20 km de Baboua, une localité située au nord-ouest du pays. Le convoi transportait des vivres destinés aux populations affectées par la crise qui sévit depuis quelques années à Bangui la capitale et dans l’ensemble du pays.

 

Ce convoi de 20 véhicules escortés par les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a essuyé des tirs qui ont causé la mort d’un des chauffeurs, renversant ainsi son véhicule, et blessant d’autres personnes à bord.

 

Exprimant vivement sa préoccupation suite à cette attaque, Marc Vandenberghe, Coordonnateur intérimaire des agences humanitaires déployées en République centrafricaine a condamné mardi 22 juillet cet acte violent en ces termes : « Je condamne cette violence et j’appelle tous les belligérants à respecter et protéger les travailleurs humanitaires qui portent assistance à des milliers de personnes affectées par le conflit dans le pays. La situation humanitaire dans l’ouest du pays est inquiétante et les principes de neutralité, d’indépendance et d’impartialité ainsi que les règles du droit international humanitaire doivent être respectés ».

 

Il faut signaler par ailleurs, qu’en République centrafricaine, l’accès humanitaire continue d’être entravé par diverses contraintes, en particulier par la violence contre les civils, et les agents humanitaires. La recrudescence des attaques armées sur la Route d’Approvisionnement Principale n°1 à l’ouest du pays « met en péril la poursuite des activités humanitaires dans l’ensemble du pays ».

 

Face à ce triste constat, la communauté humanitaire en République centrafricaine « lance un appel pressant à toutes les parties au conflit pour qu’elles s’abstiennent de s’en prendre aux agents humanitaires, et qu’elles leur permettent de faire leur travail et de sauver des vies en toute sécurité dans l’ensemble du pays ». 

 

 

Centrafrique : l'ONU condamne une attaque meurtrière contre un convoi d'aide humanitaire du PAM

 

http://www.un.org 

 

22 juillet 2015 – Le Coordonnateur humanitaire intérimaire, Marc Vandenberghe et toute la communauté humanitaire en République centrafricaine ont vivement condamné mercredi une attaque contre un convoi de vivres du Programme alimentaire mondial (PAM) le 18 juillet, à 20 km de Baboua au nord-ouest du pays.

 

Un camion du convoi de 20 véhicules escortés par les casques bleus de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a reçu des tirs qui ont mortellement touché le chauffeur. Son véhicule s'est renversé, blessant plusieurs personnes.

 

« La communauté humanitaire exprime ses sincères condoléances les plus à la famille de la victime et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », précise le communiqué de presse du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

« Je condamne cette violence et j'appelle tous les belligérants à respecter et protéger les travailleurs humanitaires qui portent assistance à des milliers de personnes affectées par le conflit dans le pays », a déclaré M. Vanderberghe. « La situation humanitaire dans l'ouest du pays est inquiétante et les principes de neutralité, d'indépendance et d'impartialité ainsi que les règles du droit international humanitaire doivent être respectés ».

 

L'accès humanitaire continue d'être entravé par diverses contraintes dans le pays, en particulier par la violence contre les civils, et les travailleurs humanitaires. La recrudescence des attaques armées sur la Route d'approvisionnement principale 1 à l'ouest du pays met en péril la poursuite des activités humanitaires dans l'ensemble du pays.

 

« La communauté humanitaire lance un appel pressant à toutes les parties au conflit pour qu'elles s'abstiennent de s'en prendre aux travailleurs humanitaires, et qu'elles leur permettent de faire leur travail et de sauver des vies en toute sécurité dans l'ensemble du pays », souligne le communiqué de presse.

Centrafrique : Attaque contre un convoi humanitaire près de Baboua
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 02:52

 

 

 

http://www.paris-normandie.fr  23 /07/2015

 

Politique. Centrafrique, Congo, Egypte, Djibouti : le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian s’est envolé hier mercredi soir pour une longue tournée en Afrique, qu’il arpente et où il a noué des relations étroites depuis sa prise de fonction en 2012.

 

De jeudi à lundi, M. Le Drian, parfois surnommé « ministre de l’Afrique », visitera les troupes françaises et discutera avec les dirigeants de ces pays de problèmes variés : transition politique, attaques jihadistes, matériel militaire...

 

Plusieurs des étapes étaient envisagées de longue date, mais Jean-Yves Le Drian a été bloqué en France par la prolongation des débats sur la loi de programmation militaire, finalement adoptée vendredi.

 

En Centrafrique, il fera le point sur le désengagement progressif du contingent français de l’opération « Sangaris », passé de 1 700 à environ 800 hommes. « Si la météo le permet, il ira en province pour voir les dernières troupes se retirer, puisque l’idée est d’avoir un dispositif concentré à Bangui », a expliqué son entourage à l’AFP.

 

Le renversement en mars 2013 du président centrafricain François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans le chaos et la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960. Pour enrayer les massacres entre communautés musulmanes et chrétiennes, la France avait déployé l’opération « Sangaris » en décembre 2013.

 

Après de nombreuses pressions internationales, une autorité de transition avait été mise en place en janvier 2014. Après plusieurs reports (la première date envisagée était novembre 2014) et dans un contexte toujours hautement instable, elle vient de fixer la tenue des élections présidentielle et législatives au 18 octobre.

 

Jean-Yves Le Drian fera le point sur ce processus avec la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, puis ira au Congo pour faire de même avec le président Denis Sassou Nguesso, qui joue le rôle de médiateur chez son voisin.

 

Le ministre français changera ensuite totalement de sujet au Caire, où il discutera de la crise libyenne avec le président Abdel Fattah al-Sissi, avec qui il entretient de bonnes relations.

 

« Vieux couple »

 

Depuis la chute du régime du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est en proie au chaos, avec deux gouvernements qui se disputent le pouvoir et des jihadistes qui profitent de la situation pour gagner du terrain.

 

Des combattants proches du groupe Etat islamique (EI) se sont ainsi implantés dans l’est du pays, non loin de la frontière avec l’Egypte, qui doit déjà affronter la menace jihadiste dans le Sinaï.

 

Dans ce contexte, l’Egypte cherche à renforcer rapidement son armement. En début d’année, Le Caire a acheté à la France 24 avions de combat Rafale et une frégate multimissions, en demandant à ce qu’ils soient livrés le plus vite possible. Trois des Rafale et la frégate viennent de rallier ses rangs. « Le ministre va discuter des suites des livraisons de matériel », a précisé son entourage.

 

Ensuite, cap à l’Est : Jean-Yves Le Drian sera le premier ministre français de la Défense à se rendre à Djibouti depuis 2004, bien que ce petit pays de la Corne de l’Afrique abrite l’une des principales bases militaires françaises à l’étranger (2 000 hommes).

 

La France et Djibouti sont « comme un vieux couple », a déclaré en amont de la visite une source diplomatique locale. « On vit ensemble depuis 150 ans, mais on ne prend pas forcément le temps de faire un dîner aux chandelles. Cette visite, c’est le dîner aux chandelles... »

 

Mais l’heure ne sera pas aux roucoulades : le ministre, qui sera reçu par le président Ismaël Omar Guelleh, devrait officialiser une baisse significative des effectifs militaires français. Selon des sources proches du dossier, le contingent sera réduit de 300 personnes cet été, et d’au moins 300 autres d’ici deux ans.

 

Le ministre de la Défense entame une grande tournée africaine
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 02:30
Des gouttes prometteuses pour réduire la cataracte

 

 


Des gouttes contenant du lanosterol, une petite molécule que l'on retrouve dans des yeux sains, se sont révélées capables de réduire la cataracte sur des chiens. Ce qui constitue un espoir pour cette maladie qui touche un grand nombre de personnes âgées.


Dans une lettre publiée mercredi dans la revue scientifique Nature, une équipe de chercheurs chinois emmenée par Ling Zhao (Université du Sichuan, Chengdu) explique avoir démontré qu'un traitement à base de lanosterol "pouvait réduire la sévérité de la cataracte (...) in vivo sur des chiens".



La cataracte correspond à une opacification partielle ou totale du cristallin de l'oeil. Cette maladie est la première cause de cécité dans le monde. Elle est généralement associée au vieillissement et se manifeste progressivement après 70 ans.


Elle ne peut aujourd'hui se traiter efficacement qu'avec une chirurgie de l'oeil qui consiste à enlever le cristallin opaque pour le remplacer par un cristallin artificiel.


En France, on estime à 600'000 le nombre d'opérations de la cataracte par an alors que ce trouble affecte plus de 20% de la population de plus de 65 ans. Dans le monde, environ 20 millions de personnes sont touchées par cette maladie (estimation OMS de 2010).


Sur chiens et lapins


Dans l'expérimentation, des chiens qui souffraient naturellement de cataracte ont reçu des gouttes contenant du lanosterol. Cette petite molécule naturelle a été identifiée par l'équipe chinoise comme un élément-clé pour prévenir ou empêcher le mécanisme de formation de la cataracte.


Résultat après six semaines de traitement, l'opacité du cristallin des chiens malades a diminué, réduisant la sévérité de la maladie. Des résultats comparables ont été obtenus in vitro sur des cristallins malades de lapin.



Cette recherche pourrait déboucher sur "le premier traitement préventif de la cataracte chez l'homme", estime l'expert indépendant américain Fielding Hejtmancik, dans un commentaire séparé publié par Nature.


Le fait de ralentir et retarder de plusieurs années l'apparition de la cataracte chez les personnes âgées permettait de réduire fortement le recours aux opérations, souligne cet ophtalmologue. Il est aujourd'hui prévu que le vieillissement de la population mondiale se traduise par un doublement des opérations de la cataracte d'ici 20 ans.


(ats / 23.07.2015 02h52) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=614569

 

Des gouttes prometteuses pour réduire la cataracte
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 21:36

 

 

 

22/07/15 (APA) Le Syndicat des chauffeurs professionnels du Cameroun a annoncé une grève à partir de mercredi prochain en vue de bloquer la frontière terrestre avec la République centrafricaine, à la suite d’une agression survenue samedi dernier de rebelles de ce pays ayant fait 8 morts parmi ses membres.

 

Dans une lettre au Premier ministre Philemon Yang, le syndicat des chauffeurs dénonce le ‘’non-respect par le gouvernement de ses engagements » visant à protéger les camionneurs approvisionnant la RCA, avec pour conséquence la poursuite de ‘’nombreuses bavures des rebelles centrafricains » sur ses camarades.

 

‘’Il nous faut des garanties de sécurité robustes, avant la reprise du trafic sur ce corridor », martèle le syndicat de transporteurs.

 

Le syndicat souhaite, entre autres, l’activation de l’action gouvernementale, côté centrafricain, aux fins de la mise en place d’un cadre de concertation au plus haut sommet du Cameroun et de la RCA, avec l’implication de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (MINUSCA).

 

Samedi dernier, en effet, un convoi de marchandises a été attaqué par une bande armée dans la localité de Lokoti-Bangui, située à 70 kilomètres de la frontière avec le Cameroun.

 

Cette agression a fait huit morts parmi les conducteurs ainsi que 11 blessés, dont deux jugés ‘’graves » et qui ont été évacués dans des structures sanitaires camerounaises.

 

Le sous-préfet de l’arrondissement de Garoua-Boulaï, Lawrence Diyem, a affirmé que sept des camions avaient été ‘’criblés de balles », regrettant au passage la mollesse des mesures gouvernementales depuis que les convois d’approvisionnement sur le corridor qui mène en RCA essuient des attaques parfois mortelles.

 

En juin 2014, les camionneurs camerounais avaient déjà entamé un arrêt de travail consécutif à l’assassinat d’un de leurs camarades par des bandes armées centrafricaines, un mouvement d’humeur finalement levé à la suite de promesses des pouvoirs publics de remédier à la situation.

Agressés par des rebelles, les camionneurs du Cameroun menacent de bloquer la frontière avec la RCA
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