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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 02:52

 

 

 

 

http://cameroonvoice.com/   19/02/2014 21:49:33

 

Visiblement, le président déchu tient à achever son mandat.  Dans une lettre adressée aux centrafricains, François Bozizé, ancien président de Centrafrique renversé par la coalition Séléka le 24 mars 2013, annonce son intention de retourner au pays. Au vu de la situation qui prévaut en Centrafrique, cette décision pourrait mettre à mal la cohésion nationale. 

 

Centrafricaines, Centrafricains depuis le 23 mars 2013, je ne me suis pas adressé à vous directement, pour vous expliquer les origines des événements criminels qui se produisent, jusqu’à assassiner notre jeune démocratie tout en créant une confusion dans notre beau Centrafrique.
 
Par la confiance que vous m’avez faite dans les urnes successivement en 2005 et 2011, je vous prie de retenir que ces actes graves, criminels planifiés et exécutés depuis des mois dans notre pays dont, je vous ai informé, ont fini malheureusement par se réaliser et, surtout, par une mise en place de stratégies ayant pour objectif de nous anéantir brutalement. Nos envahisseurs s’imposent aujourd’hui sur le sol de nos ancêtres. Ces forces du mal ont été irrésistibles dans leurs entreprises de destruction de notre pays, réduisant à néant tous les efforts, les investissements socio – économiques réalisés par nous ces dernières années.
 
Aujourd’hui, à plus de 10 mois de la fin brutale des uns et des autres de la démocratie dans notre pays, nous pouvons nous rendre compte des erreurs et retenir les responsabilités qui sont les nôtres à la lumière des désastres crées pars ces étrangers venus capter notre pouvoir et mettre à néant notre indépendance politique. Face à ces crimes multi formes, plus d’un d’entre nous est victime des rebelles de la séléka actuellement. Je ne peux que demander aux mercenaires étrangers sévissant sur notre territoire de déposer leurs armes et de quitter sans conditions notre Centrafrique.
 
Je demande aux forces rebelles de la séléka et autres groupes d’auto défenses citoyennes de cesser toutes violences, persécutions, viols et menaces confessionnelles sur nos populations. Nous condamnons ces exactions fermement.
 
Trop de vies de nos compatriotes ont été mises en danger grave depuis le 10 décembre 2012 à ce jour.
 
Par la confiance que vous me tenez, je vous prie de ne pas transformer notre beau pays en une espace criminogène.
 
Il est temps que nous nous réunissons autour d’une table entre Centrafricaines et Centrafricains pour élucider ce dont nous souffrons. Nos problèmes de communication entre nous qui sont à l’origine des violences que nous déplorons.
 
Centrafricaines, Centrafricains, c’est dans la paix, l’acceptation de l’autre avec sa différence dans notre pays qu’il nous sera possible de nous rassembler pour rechercher des solutions sincères aux maux qui nous gangrènent.
 
Nous ne pouvons établir une paix actuellement en ignorant nos sœurs et frères regroupés au sein de l’entité « anti - balaka ». Car, ce sont eux, qui ont défendu la dignité nationale et concouru à limiter nos malheurs, souffrances, aux côtés des forces étrangères face aux mercenaires embauchés par la séléka qui ont capté notre pouvoir.
 
Votre confiance en moi, ne m’autorise pas à prendre des initiatives sans vous en rapporter. Je resterai celui sur qui vous pouvez compter pour notre unité nationale, la paix et la concorde nationale comme nous avons su les faire ensemble.
 
Je vous promets un retour au pays dès que possible si, les conditions sont réunies.
 
Merci à toutes et à tous.
 
Que dieux vous bénisse.
 
Fait le 14 février 2014,
Pour le  FROCCA(*)

(*) Front pour le retour à l'ordre constitutionnel en Centrafrique
 
Son président,


Général François BOZIZE YANGOU VONDA

Lu pour vous : Nostalgie du pouvoir : Bozizé annonce son retour en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 02:47

 

 

 

CONFERENCE DE PRESSE

DU GENERAL MOHAMED MOUSSA DHAFFANE,

ANCIEN MINISTRE D’ETAT,

2ème VICE-PRESIDENT DE LA SELEKA

----------------------

 

PROPOS LIMINAIRE

 

De prime abord, je voudrais saluer la mémoire des soldats Sangaris et MISCA morts dans l’exécution de leur mission de sécurisation de la Centrafrique. Ils sont morts pour notre patrie, ils ont mené notre combat. J’adresse nos sincères condoléances à chacun de leurs pays et à leurs familles respectives. Je n’oublie pas les victimes Centrafricaines, j’adresse à leurs familles nos condoléances les plus attristées, ainsi qu’aux familles des victimes des expatriés qui vivaient chez nous, paisiblement, et qui sont morts chez nous par notre faute.

 

Aujourd’hui cette conférence de presse se tient dans un contexte particulièrement dramatique car d’aucuns n’ignorent l’ampleur sans précédent des crimes odieux et autres violations des droits humains ces derniers temps.

 

Tout ceci malgré les inlassables efforts de la Communauté Internationale sensibilisée et mobilisée par la remarquable détermination du Président Français, François Hollande, ainsi que les efforts de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) mise en orbite par l’initiative salutaire du Président Tchadien, Idriss Déby Itno, Président en exercice de la CEEAC, et de l’infatigable Haut Médiateur dans la crise Centrafricaine, le Président Denis Sassou Nguesso du Congo. Je n’oublie pas les pays amis et frères, les hommes et les femmes de bonne volonté, qui contribuent à la résolution pacifique et durable de la crise. Que tous ces intervenants trouvent ici, par ma bouche, l’assurance de nos sentiments de respect et de reconnaissance pour tous leurs efforts multiformes. Le Peuple centrafricain n’oubliera jamais cette assistance combien indispensable pour sa survie.

 

Qu’il me soit aussi permit d’adresser des hommages appuyés aux combattants de la Séléka qui, malgré les difficiles conditions de cantonnement, ont fait preuve de patience, de discipline et de courage exemplaires. Ils ont plusieurs fois été poussés à la faute, incités à la confrontation, mais ils ont résisté à la tentation, ils n’ont pas cédé un seul instant à la provocation. Je voudrais leur dire tout simplement : merci ! Merci d’avoir exécuté l’ordre donné.

 

Nous avons contenu notre colère pour sauver notre pays des démons de la division. Parce que la violence engendre la violence, nous avons évité la vengeance. Cependant, la justice, dès à présent, doit commencer à rechercher, arrêter, juger et condamner tous les coupables de crimes graves. Des criminels, il y’en a eu. La Séléka est une coalition de plusieurs tendances.

 

Il n’est un secret pour personne que lorsque je lançai Séléka en août 2012, je portais dans cette dénomination un projet politique républicain de Bonne gouvernance pour un développement économique durable. Malheureusement, cet outil de travail a été détourné à des fins autres que l’intérêt général pour lequel nous sous sommes engagés. J’ai été roulé dans la farine. J’ai été trahi, honni et au final, le 29 juin 2013, jeté comme un objet après usage.

 

Que cela ne surprenne personne que ce soit moi, deuxième Vice-président de la Séléka, qui condamne aujourd’hui, devant le monde et devant l’Histoire, avec la plus grande fermeté toutes les exactions et autres crimes odieux perpétrés par une partie de la Séléka. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois, puisque, très tôt déjà, je m’étais insurgé contre cette mauvaise manière de servir la République. Et lorsque mes injonctions à l’intérieur ne produisaient pas l’effet attendu, j’ai haussé le ton en appelant à un dialogue inter Séléka pour arrêter la dérive. Cette démarche a été matérialisée par un mémorandum que j’ai initié et rendu public le 27 juin 2013.

 

Et ce sont les crimes du 28 juin 2013 au quartier Gobongo qui avaient été pour moi la dernière qui a débordé le vase. Alors, par devoir envers le Peuple centrafricain et par fidélité à mon idéal de la Séléka, j’ai donné une interview sur RFI pour prendre position de condamnation et de démarcage vis-à-vis de ces pratiques répréhensibles et inacceptables. Pour cela, j’ai été arbitrairement mis aux arrêts, immédiatement limogé de manière irrégulière, puis incarcéré pendant 6 mois et 6 jours avec mon petit frère.

 

Tout cela, parce qu’une sorte de mafia s’était constituée à l’intérieur de la Séléka. Et c’est ce groupe-là qui a déçu l’espoir du Peuple centrafricain quand on sait que l’euphorie et l’enthousiasme des populations, dès les premières heures de l’arrivée au pouvoir de la Séléka, se sont transformés très vite en un regret amer. Ne pas reconnaître ce qui s’est passé, c’est manquer de respect au Peuple centrafricain, et aux nombreuses familles victimes directes ou indirectes des actions négatives de ce groupuscule.

 

C’est en toute responsabilité que j’ai décidé de dire ce que je pense, car la Centrafrique, notre pays, court le risque de disparaître structurellement en tant qu’Etat si nous ne prenons pas garde dès maintenant, sans tarder. C’est pourquoi, il faut renforcer les capacités opérationnelles des forces internationales en mission dans notre pays.

 

L’accession de la Séléka au pouvoir est due à la faute de François Bozizé qui s’était entêté malgré le sens élevé de la solidarité africaine et surtout l’implication personnelle des Chefs d’Etats de la CEEAC à travers les Accords de Libreville du 11 Janvier 2013.

 

En venant au pouvoir, nous étions engagés dans la dynamique républicaine, celle de créer les conditions idoines pour un développement harmonieux de la Nation centrafricaine. Notre vision est celle d’une société représentative et inclusive de la diversité. Malheureusement, au sommet de l’Etat, nombre d’engagements pris ont cédé le pas à des intrigues ayant favorisé des enrichissements illicites personnels.

 

C’est dire qu’en réalité, l’exercice du pouvoir de l’Etat a échappé à bon nombre d’entre nous. Les principaux responsables n’ont pas su garder un cap fédérateur de la coalition au pouvoir et aussi des forces vives de la Nation.

 

Aussi, faut-il le souligner, les effets néfastes des actions de ceux qui ont perdu le pouvoir avec à leur tête François Bozizé et son bras armé que sont les Anti-Balakas, forme contractée de ANTI BALLE AK 47, ont ébranlé le fondement de l’Unité nationale.

 

Il est clair que cette nébuleuse faussement présentée comme une résistance populaire, est coordonnée par des psychopathes qui pensent qu’ils sont une race supérieure aux autres Composantes de la Nation centrafricaine. Nous avons vu ce dont ils sont capables en matière de cruauté, de barbarie et de violence : les meurtres à la machette, la décapitation, l’anthropophagie, les tueries ciblées et massives, les actes de génocide, l’islamophobie, l’aliénation des jeunes par des moyens de dépendance à la drogue en vue de perpétrer les crimes programmés, etc.

 

Aujourd’hui, suite à ce terrorisme clanique, les recettes de l’Etat ont dégringolé. Puisque la plupart des opérateurs économiques qui contribuent par leurs recettes au bon fonctionnement de l’Etat et les éleveurs Peuls sont tous des musulmans. Ayant peur pour leur vie, ils sont partis se mettre en sécurité sous d’autres cieux.

 

S’il n’y avait pas eu une branche modérée qui n’a eu pour objectif que le départ de Michel Djotodia du pouvoir de l’Etat, j’aurai continué à faire la guerre aux principaux responsables de ces crimes odieux. Mais l’Accord politique de Ndjamena nous a obligés à cesser toutes représailles, afin de ramener la paix.

 

Vous comprendrez que le dernier sommet CEEAC de Ndjamena devait avoir l’avantage de minimiser la spirale de la violence si non de la stopper définitivement. Malheureusement, la réalité donne une nouvelle contradiction, car la démission de l’ancien Chef d’Etat de Transition, Michel Djotodia, a été négociée et obtenue grâce à un accord politique portant sur la gestion du pouvoir de l’Etat et le choix des dirigeants de la nouvelle transition. Une fois de plus, malgré notre insistance, ces engagements de haut niveau n’ont pas été respectés. Un mauvais départ a été donc constaté.

 

Toutefois, nous croyons fermement à un succès de la Transition, mais à la condition que cette transition se consacre aux priorités suivantes :

 

  • Le retour de la sécurité avec l’implication des vrais acteurs aux côtés de la Communauté Internationale,
  • Le refus du communautarisme dans la perspective de la consolidation de l’Unité nationale, de l’indivisibilité du Territoire national, et
  • L’amorce d’un processus véritable de réconciliation nationale.

 

Pour ce faire, il faut réorienter la Transition en tenant compte de l’Accord de Ndjamena suite à la démission de Michel Djotodia. C’est cet Accord qui constitue le fondement, le socle de l’actuelle transition.

 

Il ne faudra pas perdre de vue que nous sommes dans une crise non seulement militaire mais aussi et surtout politique. Il faut donc une solution politique. Le DDR est un processus irréversible.

 

Nous avons l’obligation de sauver l’Unité nationale.

Je vous remercie.

 

 

PROPOS LIMINAIRE A LA CONFERENCE DE PRESSE  DU GENERAL MOHAMED MOUSSA DHAFFANE 2ème VICE-PRESIDENT DE LA SELEKA
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Centrafrique-Presse.com
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 02:45

 

 

Centrafrique: violents incidents à l'aéroport de Bangui

 

Par RFI  le 19-02-2014 à 16:42

 

Des tirs nourris d'armes automatiques et des explosions de roquettes et de grenades étaient entendus ce matin aux abords de l'aéroport de Bangui où des manifestants ont érigé des barricades contre la présence des forces internationales. A la mi-journée, la situation reste tendue avec toujours des tirs sporadiques.

 

Hier soir, un convoi de l'armée tchadienne est venu pour évacuer les quelque 3 000 ressortissants tchadiens qui se trouvaient encore dans le centre de transit près de l'aéroport. Ces opérations d'évacuations ont lieu régulièrement depuis décembre et à chaque fois des groupes présumés anti-balaka tentent de s'y opposer.

 

C'est ce qui s'est à nouveau passé ce mercredi matin. Ces groupes qualifiés de « criminels » par la Misca, la Mission africaine de maintien de la paix, ont érigé des barricades sur toutes les routes qui menaient à l'aéroport. Il y avait plusieurs barrages - certains parlent de huit - rien que sur l'avenue des Martyrs.

 

Le convoi de l'armée tchadienne a finalement pu partir aux environs de 8h ce matin mais il y a eu des échanges de tirs à l'arme lourde, assez nourris. Les troupes de la Misca sont intervenues mais il leur a fallu du temps pour démonter les barricades car elles étaient tenues non seulement par des milices mais aussi par des civils qui, comme chaque fois, étaient venus manifester contre la présence des forces étrangères. Des manifestations que plusieurs observateurs qualifient d'« orchestrées ».

 

Finalement, à la mi-journée, la Misca a assuré avoir démantelé tous les barrages et a affirmé que les activités ont pu reprendre à l'aéroport. C'est encore difficile de faire un premier bilan de ces affrontements... Mais 16 blessés, majoritairement par balles, ont été acheminés vers l'hôpital communautaire de Bangui.

 

 

Centrafrique: barricades à Bangui contre les forces internationales

 

par   20-02-2014 à 01:54

 

En Centrafrique, la situation reste tendue à Bangui après les violences mercredi autour de l'aéroport, où des manifestants ont érigé des barricades. Il y a eu des échanges de tirs nourris d'armes automatiques et des explosions jusque dans l'après-midi entre les forces étrangères et des groupes qualifiés de «criminels» par la Misca. Des manifestants avaient érigé des barricades protestant contre la présence des forces internationales.

 

Il y a eu d'abord, dans la nuit, l'arrivée d'un convoi de militaires tchadiens. Ce convoi visait à évacuer, au petit matin, plusieurs centaines de ressortissants tchadiens qui étaient toujours dans un centre de transit, près de l'aéroport. Pour éviter tout incident, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) avait décidé de l'escorter. Le général Tumenta Chomu, chef d'état-major de la Misca a lui-même pris la tête des opérations.

 

« Je me suis fait renforcer par deux éléments blindés du détachement burundais qui nous ont donc ouvert la route. Arrivés au niveau du PK10, nous nous sommes heurtés à un barrage qui venait d’être mis en place. En nous rendant compte que nous pouvions être embusqués, j’ai moi-même ordonné les tirs de dissuasion par les engins blindés armés », a déclaré, à RFI, le général Tumenta Chomu.

 

Les militaires tchadiens ont eux aussi tiré en l'air. Plus de peur que de mal puisque le convoi a pu repartir sans encombre alors qu'au même moment, selon la Misca, des barricades étaient érigées à proximité de l'aéroport avec des manifestants contre la présence des troupes étrangères mais aussi des milices anti-balaka.

 

« Ce sont juste des criminels », précise la Misca qui, appuyée par les hommes de Sangaris, est intervenue. Les échanges de tirs parfois nourris se sont prolongés jusque dans l'après-midi dans les quartiers périphériques de l'aéroport de Bangui.

 

Centrafrique: barricades à Bangui contre les forces internationales
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:29

 

 

 

Les déplacés internes de Bangui regagnent progressivement leurs domiciles  

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-02-18 15:07:51

 

Certains des habitants des quartiers Sara, Gbakodja, Ngou-ciment, principales zones du 5è arrondissement de Bangui touchées par le conflit, qui ont trouvé refuge dans des paroisses, commencent à regagner progressivement leurs domiciles.


Ces déplacés internes avaient trouvé refuge dans des lieux de culte comme la paroisse Saint Sauveur du 2è arrondissement, Sainte Trinité des Castors et l'Eglise évangéliques des Frères des castors dans le 3è.


« Nous avons constaté qu'il n'y a pas eu d'affrontements, ni d'attaques durant les semaines écoulées. Cela nous a rassurés et nous avons pris la décision de rentrer », a témoigné l'un des déplacés à APA sur le chemin de retour dans son quartier de Ngou-ciment.


Les conditions de vie sont devenues difficiles dans ces lieux de refuge, a témoigné un déplacé mis en confiance par le calme, bien que précaire, dans son quartier. 

Les anti-balaka, mouvement d'autodéfense à qui on attribue le départ de Michel Djotodia du pouvoir et le départ massif de la communauté musulmane, soulève des polémiques entre les Centrafricains.


« Les anti-balaka, c'est vrai qu'ils ont fait un bon travail, nous les félicitons mais pour le moment ils exagèrent, c'est eux qui sont en train de commettre des exactions comme les ex-rebelles de la Séléka », s'insurge un Centrafricain.

 
D'autres par contre sont favorables aux anti-balaka dont le « sacrifice » est salué. « C'est grâce à eux que nous sommes enfin libres de l'oppression des Séléka », martèle un groupe de jeunes.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=508524#sthash.eu8yjiO9.dpuf

 

 

 

Reprise timide des activités scolaires dans la capitale centrafricaine  

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-02-18 13:36:37

 

Les activités scolaires ont repris timidement à Bangui, la capitale centrafricaine où presque toutes les écoles catholiques associées de Centrafrique (ECAC) ont rouvert leurs portes.


Les vertus de l'amour, de la paix et de la réconciliation sont répétés à l'envie à l'endroit des jeunes élèves suite aux atrocités qui ont mis à mal la cohésion sociale du pays. 


L'objectif est de « rompre avec cet enfermement à l'intérieur de son cœur, à l'intérieur de la maison et redonner un peu une autre vie et un autre regard aux enfants », a fait savoir la Sœur Monique Orhant, directrice de l'Ecole Saint Charles à Bangui.


Elle a évoqué comme raison l'insécurité grandissante qui a freiné le bon déroulement des activités académiques.

 Les enseignants sont présents dans les salles de classe bien qu'on relève l'absence de plusieurs élèves.


A l'Université de Bangui, après plusieurs semaines d'interruption, les cours ont repris le 10 février dernier selon la décision prise le 6 février à l'issue d'un conseil restreint.

Selon cette instance de décision, « le staff rectoral et les chefs d'établissements universitaires ont envisagé de faire un plaidoyer auprès du gouvernement pour que soit accéléré le processus de sécurisation de la capitale et de paiement des charges sociales ».


Sur le campus universitaire, on peut voir affichés sur les babillards les emplois du temps, les concours d'entrée dans certaines facultés et l'organisation des conférence-débats sur la culture de la paix.


Par contre dans les écoles et les lycées publics, le constat est amer, puisqu'une partie des déplacés internes y habitent encore. Les salles de classes sont toujours occupées, seuls le personnel administratif et quelques enseignants sont présents.

En dépit de plusieurs appels à la reprise lancés par les autorités scolaires, certains parents refusent catégoriquement que leurs enfants reprennent les cours à cause de l'insécurité. 

« Tant que la situation sécuritaire ne sera pas rétablie, tant que les déplacés ne retourneront pas chez eux, je ne laisserai pas mes enfants aller à l'école », a déclaré à APA un parent d'élèves. 


« Les enfants ne peuvent pas étudier dans ces conditions d'insécurité », a-t-il insisté.

« Je ne peux pas laisser mes enfants aller à l'école sous les balles, c'est inadmissible », a fait remarquer une maîtresse.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=508517#sthash.jezRTddQ.dpuf

 

Les déplacés internes de Bangui regagnent progressivement leurs domiciles
Les déplacés internes de Bangui regagnent progressivement leurs domiciles
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:25

 

 

 

 

 

http://www.swissinfo.ch/    18 février 2014 - 15:59

 

L'aide internationale est dramatiquement insuffisante en République centrafricaine (RCA), a déploré mardi à Genève Médecins sans frontières (MSF). La présidente de l'ONG médicale a dénoncé "un manque choquant d'engagement" de la communauté internationale.


"Notre plus grande préoccupation est la protection. Nous nous sentons impuissants face à une violence extrême qui pousse des centaines de milliers de personnes à fuir pour éviter d'être tuées", a déclaré à la presse la présidente de MSF Joanne Liu, de retour de RCA.


L'ONG accuse la communauté internationale d'avoir abandonné la population centrafricaine. Elle lance un appel au Conseil de sécurité de l'ONU à se mobiliser et à déployer une aide massive pour répondre aux besoins.


"Nous sommes les témoins d'atrocités tous les jours. Une catastrophe humanitaire majeure se déroule dans l'indifférence. Ne pas y répondre équivaut à faire le choix, conscient et délibéré, d'abandonner le peuple centrafricain", a affirmé le Dr Liu.


"Le manque d'engagement et de mobilisation des dirigeants politiques du Conseil de Sécurité de l'ONU est choquant. La mobilisation trop limitée de pays africains et de l'Union Africaine, insuffisante pour lutter contre la violence, est en train de déchirer littéralement la RCA", a-t-elle dit.


Négligence délibérée 


Depuis le 5 décembre, MSF a soigné plus de 3600 blessés par balles, par des grenades, à coups de machettes, de couteaux, certains défigurés. L'ONG est la plus grande organisation humanitaire dans le pays, avec 240 expatriés et plus de 2000 employés locaux.


Selon Lindis Hurum, coordonnatrice des secours de MSF à Bangui, quelque 60'000 personnes déplacées, toutes de confession chrétienne, survivent dans le camp de Mpoko, proche de l'aéroport, sans toilettes, sans assez d'eau et de nourriture.


Au cours des deux dernières semaines, à Bangui, Baoro, Berbérati, Bocaranga, Bossangoa, Bouca, Bozoum et Carnot, les équipes MSF ont vu des dizaines de milliers de personnes - issues de la communauté musulmane - fuir ou être transportées par camion vers les pays voisins. Elles sont escortées par des forces armées internationales dans l'incapacité de les protéger par ailleurs.

 

 

 

MSF déplore une internationale insuffisante en Centrafrique
MSF déplore une internationale insuffisante en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:23

 

 

 

 

BANGUI Mardi 18 février 2014 | 10:09 UTC (Xinhua) - La coordonnatrice des secours d'urgence et secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies, Valérie Amos, est annoncée en visite mardi à Bangui en vue d'évaluer les interventions humanitaires dans la capitale centrafricaine et à Bossangoa au Nord-Ouest du pays, indique un communiqué de presse du bureau du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu (OCHA) en Centrafrique parvenu à Xinhua.

 

Valérie Amos conduit au cours de sa visite une délégation comprenant le directeur exécutif d'ONUSIDA, Michel Sidibé, la commissaire aux affaires politiques de l'Union africaine, Aicha L. Abdullahi.

 

La Centrafrique sombre dans un chaos sécuritaire depuis la prise du pouvoir le 24 mars 2013 de Michel Djotodia, chef de l'ex- rébellion de la Séléka contraint à la démission le 10 janvier des fonctions de président de la transition.

 

Massacres, exécutions sommaires, lynchages et pillages continuent d'être perpétrés en raison des rivalités entre les milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) et les ex- rebelles de la Séléka sur une bonne partie du territoire centrafricain, à commencer par la capitale Bangui.

 

 « Amos souhaite faire le point sur la grave crise humanitaire qui touche la République centrafricaine, qui s'est détériorée depuis début décembre, et aussi comprendre les défis que rencontrent les acteurs humanitaires », précise le communiqué.

 

Selon les agences du système des Nations Unies, suite à une escalade de violences intercommunautaires survenue début décembre entre les milices anti-Balakas et les ex-Séléka, le nombre de personnes déplacés internes a dépassé les 714.000. Plus de 288.000 d'entre eux se trouvent à Bangui, 60% sont des enfants.

 

De manière générale, plus de la moitié des 4,6 millions de la population du pays nécessite une assistance immédiate, annoncent par ailleurs les Nations Unies.

 

Le programme de la visite de la chef des affaires humanitaires de l'organisation mondiale s'étend du 18 au 20 février et comporte des visites de terrain dans les zones touchées par la crise, des entretiens avec les autorités et des responsables religieux.

 

 « Michel Sidibé quant à lui vient traiter des questions d'intégration du Sida dans les urgences humanitaires », déclaré à Xinhua Dr. Vincent Takpa, responsable du bureau-pays de l'ONUSIDA. La lutte contre le Sida en Centrafrique est paralysée suite à l'insécurité qui touche le pays. Avec un taux de prévalence estimé à 4,9% , l'épidémie a une tendance à la stabilisation. Cependant, elle demeure de type généralisé avec des spécificités qui demandent l’intensification des actions  de lutte contre le Sida, d'après l'ONUSIDA.

 

En Centrafrique, au total 15.000 personnes vivant avec le VIH sont sous traitement ARV (antirétroviraux), alors que 60.000 sont éligibles à ce traitement. Cette prise en charge est entièrement supportée par le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Centrafrique : la chef des affaires humanitaires de l'Onu Valérie Amos à Bangui pour évaluer les interventions d'urgence
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Centrafrique-Presse.com
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:20

 

 

 

 

18/02/2014 08:57:00

 

Les Commandos des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc)/Misca ont découvert une fosse commune dans le réservoir à carburant du camp Beard, situé sur la grande avenue Indépendance, occupée par les rebelles Seleka, depuis le mois de décembre dernier.

 

C’était hier aux environs de 17 heures, que cette fosse mortuaire a été découverte, a indiqué un Officier des Fardc, avant d’alerter le Général de Brigade de la Misca. « C’est un sentiment de tristesse(…) ceux qui ont commis cette scène macabre, odieuse. Le sentiment qui m’anime aujourd’hui, c’est de démasquer ces présumés auteurs afin qu’ils puissent répondre de leurs actes.

 

Et donc, je profite là, pour remercier la vigilance du contingent de la République démocratique du Congo de la Misca qui, par sa vigilance, a pu découvrir cette fosse où sont enfouis les corps, et une fois que cette découverte était faite, nous avons été informés par le même canal.

 

C’est ainsi que nous avons pris les dispositions de descendre sur le terrain afin de constater et de prendre des mesures nécessaires, qui s’imposent », a indiqué le Procureur de la République de la Rca, Justin Gresenge, précisant à la presse que l’enquête est déjà ouverte afin de conduire à la découverte de la vérité. C’était en présence du président de la Croix Rouge centrafricaine.

 

Plusieurs éléments Seleka sont cantonnés dans ce camp, placé sous surveillance des Fardc. Ces rebelles centrafricains sont encore armés, mais ne peuvent pas sortir du lieu et opposer ou déclencher une quelconque opération belliqueuse, en attendant le processus de leur désarmement qui, selon un officier des Fardc, sera déclenché d’ici peu par la Mission de soutien en Centrafrique (Misca).

 

« Quand il y a mort d’homme, ce n’est pas un plaisir, c’est toujours triste, une perte quelle que soit la personne. Un être humain, c’est un être humain. Il n’y a pas un être humain qui est bon pour être tué mais il doit être protégé. Tout le monde mérite d’être protégé par la loi », a fait savoir le Colonel Maharamade Aboubacar des rebelles Seleka, précisant que ses hommes sont en cantonnement dans ce camp, ils ne peuvent pas sortir.

« Alors, s’il s’est passé quelque chose, ça je ne peux pas répondre. Les enquêtes nous le diront. Seleka ne veut rien dire. Ils sont des citoyens comme les autres centrafricains, et parmi eux, il y a de morts, partout il y a de morts en Centrafrique aujourd’hui », a renchéri ce seigneur de guerre, affirmant par ailleurs, qu’il y a eu des gens brûlés vivant, voire mangés, aussi des morts brûlés dans des mosquées. « Cette mort n’a pas une particularité, c’est une mort comme les autres », a-t-il ajouté.

 

Bien avant l’arrivée des officiels, les Fardc/Misca, dont un détachement s’occupe de la surveillance de ce site, qui a servi de « killing » (mortuaire), pendant les temps forts et courts du règne de la rébellion, s’étaient déployées dans ce camp prenant positions dans toute la surface, tenant ainsi à l’œil les quelques rebelles Seleka trouvés dans la cour, avec armes au nez. Ceux qui se trouvaient encore à l’intérieur des salles et autres ne devraient pas sortir pendant tout le temps de la visite. La consigne a été donnée et respectée.

« Jusque-là, nous n’avons pas encore accédé dans le grand bâtiment, ça cache certainement de choses », a renseigné un militaire des Fardc, placé à la surveillance du camp, alors que de l’autre côté de l’entrée principale, les restes d’un corps incinéré étaient encore visibles. Selon ce militaire, qui a gardé l’anonymat, c’était à partir d’une très mauvaise odeur, qui empestait l’enclos qu’ils sont arrivés à cette découverte.

 

« Nous allons nous organiser avec des pelles, des échelles, des insecticides, des désinfectants,… pour faire sortir ces corps de ce réservoir de carburant », a expliqué Pascal Ngawo Bobo, un des secouristes de la Croix rouge de la Rca.

 

Yassa /Depuis Bangui (Rca)

 

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Lu pour vous : Centrafrique : Les Commandos de RDC découvrent une fosse commune
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:18

 

 

 

 

 

http://www.laprovence.com/   MARDI 18/02/2014 À 22H29

 

Patron de l’état-major de projection basé dans la cité phocéenne, le général Pontiès va piloter l’intervention militaire européenne en Centrafrique. Il nous a accordé une interview exclusive depuis son PC de Larissa, en Grèce

 

À la demande de la France et à la suite de la résolution des Nations Unies, l'Union européenne a souhaité intervenir au plus vite en République centrafricaine afin de prévenir la catastrophe humanitaire qu'entraînerait un nouvel embrasement du pays. Les 28 pays membres ont donné leur feu vert, le 20 janvier dernier, à une action militaire sur le terrain et décidé le 10 février d'en confier le commandement au général français Philippe Pontiès. Ce dernier a donc quitté Marseille où il dirige habituellement l'État-major de Force n°3 pour rejoindre le centre de commandement de l'opération baptisée Eufor-RCA situé à Larissa, à 4h de route au Nord d'Athénes. Dans un premier temps, il aura sous ses ordres environ entre 500 et 1000 soldats issus des six pays ayant répondu à cet appel international mais d'autres nations pourraient venir renforcer ce dispositif dans les heures et les jours qui viennent.

 

Quelle est la situation qui vous attend sur place ?

 

Elle reste très tendue et imprévisible. Se sentant toujours très menacées par les milices anti-balakas, les populations musulmanes tentent soit de migrer vers le Nord ce qui les oblige à traverser les secteurs chrétiens de Bangui, soit de se regrouper au Nord-Est de l’aéroport de M’Poko, espérant être évacués par des avions tchadiens. Or les anti-balakas restent lourdement armés et continuent à perpétrer règlements de comptes, pillages et destructions de biens. D’autre part, Bangui connaît de graves difficultés d’approvisionnement car l’axe routier la reliant au Cameroun n’est pas sécurisé. Tout cela nourrit la défiance de la population et explique le non-retour chez elles des personnes situées dans le camp de déplacés, près de l’aéroport. Ce camp constitue d’ailleurs un double défi humanitaire et opérationnel pour la force Eufor RCA car il abrite entre 70 000 et 100 000 personnes dans des conditions qui avec l’arrivée de la saison des pluies, peuvent rapidement tourner à la catastrophe sanitaire.

 

En quoi va donc consister l’opération dont vous avez la responsabilité ?

 

Nous devons permettre un retour durable des personnes déplacées et assurer une liberté de mouvement aux habitants comme aux humanitaires. Pour cela, il nous faut sécuriser l’aéroport et mener de nombreuses patrouilles permanentes et bien visibles dans une zone certes réduite mais très symbolique. Cela permettra à la Misca, la force africaine, de dégager des effectifs pour sécuriser l’axe logistique Ouest et lutter contre l’impunité; le but final étant de lui transférer des secteurs pilotes totalement désarmés qui pourront faire tache d’huile sur les secteurs voisins.

 

A quel moment serez-vous en mesure d’intervenir effectivement sur le terrain ?

 

Nous nous déploierons dès que le Conseil de l’Europe aura pris la décision de lancer l’intervention. Il attend pour cela le plan d’opérations auquel nous mettons la dernière main et que allons lui présenter dans les tout prochains jours. Il exige également des règles d’engagement précises, ainsi qu’une force appropriée, générée par les états membres et les nations invitées. Mme Ashton a évoqué un millier de soldats; c’est l’ordre d’idée. Une 1re conférence sur le sujet s’est tenue avec succès la semaine dernière; une seconde est prévue le 25 février. Il faut enfin un budget. Celui-ci a été fixé à 25,9 M d'euros et couvre la phase préparatoire de 3 mois puis le mandat de 6 mois maximum après que la pleine capacité opérationnelle a été atteinte. Ma responsabilité est de prononcer ces deux capacités. Raisonnablement, je vois la première pas après la fin du mois de mars, et la seconde pas après la fin du mois d’avril.
 

Philippe Gallini

Lu pour vous : Centrafrique : Marseille au coeur de Bangui
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:16

 

 

 

 

Libreville, Gabon 18/02/2014 (Gabonactu.com) - Le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké qui a visité le Gabon pour la première fois depuis sa nomination a remercié le Gabon et son président pour les énormes sacrifices en faveur de son pays toujours en crise, a-t-il déclaré mardi à la sortie d’une audience avec le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba.

 

« Le Gabon est un véritable pays frère », a martelé M. Nzapayéké accompagné de plusieurs membres de son gouvernement.

 

Le Gabon a dépêché en Centrafrique près de 500 soldats opérationnels dans la MISCA. Actuellement, des soldats espagnols sont stationnés au Gabon dans le cadre d’une mission humanitaire en faveur de la Centrafrique.

 

« La sortie de crise est politique », a déclaré M. Nzapayéké.

 

« Il faut beaucoup dialoguer et la crise terminera grâce à un profond dialogue », a-t-il martelé en précisant que son gouvernement dialogue beaucoup et « nous devons impliquer toutes les parties ».

 

« La crise ne concerne pas uniquement les anciens Séléka et les anti-balaka. Il y a aussi les partis démocratiques et les autres mouvements rebelles », a-t-il précisé.

Le 1er ministre centrafricain dit merci au Gabon
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:12

 

 

 

 

BANGUI Mardi 18 février 2014 | 09:52 UTC (©AFP) - La présidente centrafricaine a déclaré lundi qu'elle souhaitait une prolongation de l'intervention militaire française dans son pays jusqu'en 2015, trois jours après l'annonce par Paris de l'envoi de renforts pour une mission "plus longue que prévu".

 

"La présidente de transition (Catherine Samba Panza) nous a dit qu'il faut qu'ils (les soldats français) restent jusqu'aux élections, c'est-à-dire le début 2015", a déclaré la présidente de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale -la chambre basse du Parlement français-, Elisabeth Guigou, qui conduit une délégation de neuf parlementaires à Bangui, et qui a rencontré la présidente lundi matin.

 

Au moment du déclenchement de l'intervention française, début décembre, le président François Hollande avait évoqué une opération "rapide", mais samedi toutefois, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a jugé que l'opération serait "plus longue que prévu".

 

Vendredi, Paris a décidé, à la demande notamment du secrétaire général des Nations unies Ban Ki Moon, d'envoyer 400 soldats supplémentaires, ce qui portera à 2.000 hommes les effectifs militaires français dans le pays.

 

L'Assemblée nationale française doit se prononcer par un vote le 25 février sur la prolongation au-delà de début avril de l'opération, qui a pour mission de rétablir la sécurité en Centrafrique, plongée dans le chaos et des violences intercommunautaires.

 

"La solitude française doit cesser"

 

Pour le principal parti d'opposition UMP, le député Pierre Lellouche a fait état à Bangui de "beaucoup d'interrogations". "Quel est l'objectif fondamental de cette mission ?, s'est-il interrogé. "Quand est ce qu'on en sort et comment ? Qui sont les alliés de la France dans cette affaire ?", a-t-il encore demandé, ajoutant que "la solitude française doit cesser dans ce type d'opérations".

 

"La France ne peut pas tout faire toute seule" a également dit Mme Guigou. "Il est impératif qu'il y ait des renforts de l'Union européenne. Il est prévu jusqu'à 900 personnes, il faudrait qu'elles arrivent rapidement", a-t-elle souhaité.

 

L'UE envisage de déployer un millier de soldats en Centrafrique avait annoncé vendredi le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, sans donner de date.

 

A cet égard, la Finlande a fait savoir qu'elle pourrait à elle seule dépêcher jusqu'à 110 hommes dans ce cadre. "Ce pourrait être un chiffre compris entre 20 et 110", a déclaré lundi le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja après avoir rencontré à Paris son homologue français Laurent Fabius.

 

Mais d'après le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise en Centrafrique, qui s'exprimait dans un entretien avec Le Figaro, "pour avoir une présence dans tout le pays, il faudrait un contingent international d'au moins 10.000 hommes en tout, contre 6.000 actuellement".

 

"L'opération française change de nature de fait, a estimé le député centriste (UDI) Philippe Folliot. Au début, c'était une opération pour stopper les massacres et ça devient une opération d’accompagnement jusqu'aux prochaines élections". Cela suscite des "interrogations sur le financement de l'opération et la nécessité qu'elle devienne une opération réellement multinationale, a-t-il insisté.

 

Les Français se déploient en province

 

Dans des localités de province, la situation demeure extrêmement tendue, notamment à Bang (ouest), où, selon Florent Geel, directeur Afrique de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) en mission à Bangui, trois attaques imputées par des sources locales à d'ex-rebelles Séléka ont été menées depuis le 13 février, faisant au moins 22 morts.

 

Principalement concentrée dans Bangui, en proie à des violences intercommunautaires, la force française Sangaris a accéléré son déploiement en province ces dernières semaines.

 

Depuis le 12 février, les 150 soldats (dont trois femmes) du 3e escadron du 1er régiment de hussards parachutistes (RHP) de Tarbes, dans le sud-ouest de la France, appuyés par une section d'infanterie, ont pris position à Berbérati, deuxième ville de Centrafrique, située à 600 km au sud-ouest de la capitale.

 

Occupée pendant des mois par les combattants en majorité musulmans de la Séléka, au pouvoir à Bangui de mars à janvier, Berbérati est tombée le 8 février sous la coupe de la milice d'autodéfense antibalaka, composée de chrétiens animistes, aujourd'hui accusée d'atrocités à l'encontre des populations musulmanes.

 

La lutte contre les antibalaka, auxquels la présidente de transition a promis de "faire la guerre", est devenue l'une des priorités de la force internationale.

 

"L'action militaire à Bangui est terminée", a déclaré dimanche le général Francisco Soriano, chef de l'opération Sangaris, rappelant que la sécurisation de la capitale était désormais essentiellement aux mains de la force africaine Misca (5.500 hommes).

 

Six semaines après l'arrivée de 1.600 soldats français en Centrafrique, les unités de combat de Sangaris, initialement concentrées dans la capitale, sont aujourd'hui déployées "pour moitié à Bangui et pour moitié en province", a-t-il dit.

 

Centrafrique : La présidente veut une prolongation de la mission francaise
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