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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 23:36
Note d'information de la MINUSCA

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

CP/SPK#054/2015

 

LA MINUSCA CONDAMNE L’ATTAQUE LACHE CONTRE UN CONVOI COMMERCIAL QUI A FAIT DEUX BLESSES PARMI LES CASQUES BLEUS  

 

 

4 novembre 2015 – La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne avec fermeté et indignation l’attaque lâche perpétrée mercredi à Bangui contre un convoi commercial escorté pas les Casques bleus de la MINUSCA, causant trois blessés, parmi lesquels deux Casques bleus dont l’un est dans un état critique.

 

La MINUSCA demande aux autorités nationales compétentes de diligenter une enquête afin que les responsables soient identifiés et répondent de leurs actes devant la justice.

 

Le convoi avait quitté le 3e arrondissement, dans la capitale centrafricaine, pour se rendre dans  la ville de Sibut (180 km au nord de Bangui), lorsqu’il a subi plusieurs attaques par des individus armés non identifiés.

 

La sécurisation régulière des convois commerciaux par la MINUSCA est indispensable pour  l’approvisionnement de Bangui et d’autres régions du pays en biens de première nécessité, tout en assurant la vitalité des activités économiques.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, qui s’est rendu au chevet des deux soldats blessés, a tenu à leur rendre hommage en saluant leur bravoure, leur professionnalisme ainsi que leur esprit de sacrifice.

 

Par ailleurs, des véhicules de la MINUSCA ont essuyé des jets de pierre mercredi matin à Bangui.

 

Le Représentant spécial met en garde contre les attaques visant les Casques bleus qui constituent des crimes de guerre punis par le droit international ainsi que toute violence perpétrée contre les populations civiles.

 

Il lance à nouveau un appel au calme à tous les centrafricains, au moment où leur pays est une fois de plus confronté à des violences injustifiées qui ont déjà occasioné de nombreuses victimes innocentes, dont des enfants et des femmes.

 

Le Représentant spécial tient à souligner que l’immense entreprise de restauration de la paix, de la réconciliation nationale, de l’autorité de l’Etat et du retour à l’ordre constitutionnel exige de tous les centrafricains pondération, courage et esprit patriotique. Il tient à renouveler l’engagement sans réserves de la MINUSCA à oeuvrer avec les autorités de la Transition et toutes les forces vives centrafricaines au prompt retour de la paix et de la cohésion sociale.

 

_______

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA    

                                                          

https://minusca.unmissions.org

 

@UN_CAR​​

 

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 19:09

 

 

 

 

(BANGUI 04 NOVEMBRE 2015)

 

Les Conseillers Nationaux de Transition réunis en concertation le mardi 03 novembre 2015 ont décidé de transmettre au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies un Mémorandum par lequel ils rappellent le mandat assigné à la MINUSCA et la nécessité pour la Mission de renforcer son action de terrain en faveur de l’amélioration du climat sécuritaire en République Centrafricaine et le retour à la paix. 
 

En effet, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté le 10 avril 2014 la Résolution 2149 sur le mandat de la MINUSCA.


Ce mandat comporte plusieurs missions dont les plus essentielles concernent :


- La protection des civils du risque d’atteinte à leur intégrité physique ;


- L’appui à la mise en œuvre de la transition en faveur de l’extension de l’autorité de l’Etat ;


- L’appui au processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des Ex-combattants.
 

Au regard de la poursuite d’actes de violence occasionnant la mort de plusieurs personnes tuées par balle ou égorgées, la destruction et les pillages des biens des particuliers ainsi que des affrontements entre des groupes armés dans la capitale Bangui, à l’exemple des évènements tragiques qui se poursuivent depuis au moins une semaine dans le secteur Sud ouest de Bangui, le sentiment du Conseil National de Transition est que l’exécution du mandat de la MINUSCA n’a pas encore produit son plein effet malgré le déploiement de ses troupes sur le terrain et l’effort qu’elles produisent pour ramener la paix et la sécurité.


Ils demandent, en conséquence, à la MINUSCA :


- Le renforcement de ses patrouilles et l’installation des postes avancés de ses équipes dans les Huit (8) arrondissements de la Ville de Bangui afin de rendre plus efficaces leurs interventions et empêcher les accrochages directs entre les différents groupes des extrémistes qui entretiennent encore l’insécurité ;


- D’appuyer le processus de réarmement des Forces Armées Centrafricaines et leur implication dans les opérations de sécurisation et pacification du pays. 


Fait à Bangui le 03 novembre 2015


Les Conseillers Nationaux de Transition

MEMORANDUM DES CONSEILLERS NATIONAUX DE TRANSITION ADRESSE A MONSIEUR LE REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES EN CENTRAFRIQUE
MEMORANDUM DES CONSEILLERS NATIONAUX DE TRANSITION ADRESSE A MONSIEUR LE REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES EN CENTRAFRIQUE
MEMORANDUM DES CONSEILLERS NATIONAUX DE TRANSITION ADRESSE A MONSIEUR LE REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES EN CENTRAFRIQUE
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Centrafrique-Presse.com
4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 18:39

 

 

 

http://www.aa.com.tr/  04.11.2015

 

Elles peuvent seulement permettre aux tueries de cesser pour passer le flambeau à des autorités issues d'élections, selon Modibo Bachir Walidou

 

Le Ministre de l'administration territoriale en République Centrafricaine (RCA), Modibo Bachir Walidou, a admis, dans un entretien téléphonique avec Anadolu, que les autorités de la transition ne sont pas capables de trouver une issue durable à la crise qui agite le pays depuis fin 2013.

 

Déclenchée par la décapitation d'un jeune musulman vers la fin du mois de septembre dernier, cette énième recrudescence de la violence ne constitue qu'un cycle d'une crise plus profonde, selon Modibo Bachir Walidou. Depuis décembre 2013, cette guerre civile aux dimensions interconfessionnelles, a fait des milliers de morts et plusieurs dizaines de milliers de déplacés et d'exilés.

 

"Vu le temps qui leur est imparti, les autorités de la transition ne peuvent régir de façon profonde l'ensemble des problèmes surgis avec la rébellion Seleka et Anti-Balaka", regrette le Ministre centrafricain de l'administration territoriale, qui exerce dans ce pays, avec le Ministre de la sécurité publique, les fonctions habituellement dévolues à un Ministre de l'intérieur.

 

Ceux-ci consistent, principalement, dans une fragilité intrinsèque de l'Etat, des déséquilibres socio-économiques et une incapacité des différentes communautés, musulmanes et chrétiennes, à se connaître et s'accepter, a jugé Walidou.

 

"De leur côté, les autorités de la Transition font preuve de beaucoup de bonne volonté, mais la question des moyens pour faire régner l'ordre se pose inéluctablement", a-t-il encore relevé.

 

"Nous n'avons pas suffisamment de policiers, de gendarmes, illustre-t-il, il y a trop d'endroits sensibles à sécuriser, et même quand on peut disposer des forces nécessaires, on n'a pas suffisamment d'équipements et d'armes. Nous sommes un peu sous embargo et on n'a pas le droit de nous en procurer."

 

Ce lourd leg sera transféré, tant bien que mal, aux nouvelles autorités qui prendront le relai de la Transition et qui "auront beaucoup à faire."

 

"Il y a des problèmes profonds dans notre société qui refont surface depuis fin 2013 [date du début de la dernière guerre civile en Centrafrique, ndlr] Il y a beaucoup de rancoeur, beaucoup de mécontentement, de part et d'autre, qui ne sait se traduire que par cette recrudescence de l'insécurité", analyse le Ministre.

 

"Ce que les autorités doivent faire actuellement, c'est mettre fin à ces tueries pour aller vers les éléctions et donner la chance aux nouvelles autorités de traiter la crise en profondeur", a expliqué le ministre de l'administration territoriale.

 

Selon le dernier calendrier électoral communiqué par les autorités de transition, les élections générales en Centrafrique devraient se tenir avant la fin de l'année. Une échéance considérée avec suspicion par beaucoup de Centrafricains qui ne croient pas encore voir "la fin du tunnel".

 

Commentant les accusations lancées par des populations, mettant tour à tour sur la sellette, les autorités de la transition, les forces françaises et internationales en RCA, les communautés chrétiennes ou musulmanes, Walidou a reconnu qu'en réalité, "nous sommes tous responsables de cette crise, musulmans et chrétiens."

 

"Je comprends que des gens en situation de difficulté considèrent que les autorités ne font rien. En réalité, la situation est très compliquée. Il y a bien, par exemple, des éléments de la FACA [Armée centrafricaine, dissoute en mars 2013, ndlr] qui ont rejoint les rangs des Anti-Balaka, c'est évident. De même que des membres de la Seleka [ancienne coalition au pouvoir dans le courant 2013, ndlr]  incitent aujourd'hui à boyctotter les élections, et font tout pour qu'on n'arrive pas à cette échéance."

 

"Cela ne sert à rien de considérer qu'une partie, plutôt qu'une autre, est responsable de tous nos maux", résume-t-il. Les communautés musulmane (10%) et chrétienne (80%, selon des estimations semi-officielles), devront enfin apprendre à se connaître davantage, sitôt la violence résorbée, recommande Walidou. "Ils se méconnaissent superbemement, et c'est clair qu'une guerre interconfessionnelle n'est pas pour aider dans cette acceptation mutuelle", conclut-il.

La transition centrafricaine est incapable de trouver une issue durable à la crise (Ministre de l'administration territoriale à Anadolu)
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Centrafrique-Presse.com
4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 18:25

 

 

 

Afrikarabia.com  mardi, 03 novembre 2015

 

Engluée dans un chaos sécuritaire et politique depuis maintenant deux ans, la Centrafrique doit organiser des élections générales le 13 décembre prochain. Un calendrier « intenable » pour la plupart des observateurs, qui plaident pour un report mi-2016 du scrutin et un renforcement des forces internationales.

 

Qui peut encore croire que l’élection présidentielle puisse se tenir en décembre prochain en Centrafrique ? A vrai dire plus grand monde. Trois ans après le début du conflit en RCA, le pays se trouve toujours dans une impasse sécuritaire et politique. Début septembre une nouvelle flambée de violence a embrasé Bangui, faisant 61 morts et 300 blessés. Et la semaine dernière, les affrontements dans la capitale ont encore fait 7 victimes. Une poussée de fièvre qui démontre que la situation sécuritaire est loin d’être stabilisée. Et la présence de la force française Sangaris depuis 2013 et des casques bleus de la Minusca depuis 2014 peinent à contenir les violences des  groupes armés, sans parvenir à les désarmer.

 

Une transition qui « déraille »

 

Dans ce contexte de tension extrême, la transition politique menée par la présidente Catherine Samba-Panza est toujours au point mort et le dialogue enclenché pendant le Forum national de réconciliation de mai 2015 n’a débouché sur aucune mesure concrète : notamment concernant l’accord de désarmement, la démobilisation et la réinsertion des groupes armés. Résultats : les violences intercommunautaires entre musulmans et non-musulmans perdurent à Bangui, mais aussi dans l’Ouest et le Centre du pays. Le centre de recherche International Crisis Group (ICG) se demande comment peuvent se tenir des élections dans de telles conditions. « La feuille de route de la transition qui prévoyait le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des miliciens après le forum de Bangui et avant les élections, a complètement déraillé. Le DDR est maintenant renvoyé à l’après-élection et les élections sont organisées dans des conditions problématiques aux points de vue technique, financier, sécuritaire et politique » notent les experts du think tank dans un rapport.

 

Bangui menacée

 

La tenue des élections dans ce climat d’insécurité peut conduire à un nouvel embrasement de la Centrafrique. Crisis Group affirme que des groupes de miliciens de l’ex-Seleka, menés par Nourredine Adam ont été stoppés début octobre à seulement 150 km de Bangui par les forces internationales. D’un autre côté, les anti-balaka se regroupent dans l’Ouest du pays, à Bossangoa ou Berberati avec un même objectif : « descendre sur la capitale pour porter main fortes aux jeunes anti-balaka de Bangui et chasser les musulmans de Bangui » explique Crisis Group. « Dans un tel contexte, l’organisation précipitée d’élections préconisée par les partenaires internationaux est une fuite en avant porteuse d’instabilité ».

 

Report des élections à la mi-2016

 

Pour Crisis Group, comme pour bon nombre d’observateurs internationaux, « les échéances de décembre ne sont pas tenables ». Les élections ont voulu être organisées dans la précipitation alors que les conditions techniques, sécuritaires et politiques ne peuvent pas débouchées sur des élections transparentes et crédibles. Crisis Group affirme que les élections générales doivent être reportées « à la première moitié de 2016 ». En attendant, il y a urgence à rétablir la sécurité dans la capitale et sur les principales routes du pays. Pour cela, le renforcement des troupes internationales paraît inévitable et notamment « en augmentant les troupes françaises, les plus dissuasives sur le terrain ». Des renforts qui permettraient d’initier le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion avec les groupes armés.

 

Donner du temps

 

Au coeur de la tourmente, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, n’a pas réussi a inverser la courbe de la violence. Tributaire de la bonne volonté des casques bleus et de la force Sangaris, la présidente ne peut faire que des voeux pieux en réclamant, elle aussi, des efforts supplémentaires des forces internationales, notamment en plaçant des postes avancés dans tous les quartiers. Impuissantes, les forces de sécurité centrafricaines, en pleine reconstruction, ne peuvent, pour le moment, pas faire des miracles sur le terrain. C’est donc du temps qu’il faut donner à la Centrafrique pour panser ses plaies. Mais la France presse de toutes parts pour accélérer le mouvement et se désengager au plus vite du bourbier centrafricain. Les élections précipitées de décembre sont d’ailleurs l’oeuvre des « partenaires français ». « Un faux objectif » pour Crisis Group, qui souhaite voir favoriser avant tout « un climat propice pour les élections ».

 

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/11/03/centrafrique-pourquoi-il-faut-reporter-les-elections-de-dece-51218.html#sthash.J1TtCrRP.dpuf

Lu pour vous : Centrafrique : pourquoi il faut reporter les élections de décembre
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 18:22

 

 

 

http://www.senenews.com/  04/11/2015 à 16:12 

 

La capitale Centrafricaine jusque là paisible vit une situation sécuritaire fragile et traumatisante depuis quelques jours.

 

La population locale, victime de ce regain de violence, ne cesse de pleurer les dizaines de morts et les centaines de blessés. On ne compte plus les maisons brûlées, les biens publics et privés détruits, les vies brisées, des familles dispersées, …

 

C’est une situation alarmante qui risque de compliquer ce long processus d’apaisement des cœurs de la population.

 

Rappelons que « Le Conseil de sécurité avait adopté une résolution, à l’unanimité, donnant mandat à une force africaine pour apporter la sécurité, rétablir la stabilité en Centrafrique et protéger la population. La France avait soutenu cette résolution.

 

Nombreux sont les centrafricains qui se posent des questions : savoir ce qu’ils ont fait pour endurer cette situation ? Pourquoi eux et leur famille ? En quoi sont-ils responsables des états d’âme de leurs bourreaux ? Et pourquoi l’immobilisme de la force internationale dans des quartiers de plus en plus exposés ?

 

Rappelons que la R.C.A. pouvait échapper à toutes ces centaines de morts et milliers de blessés si ces acteurs pouvaient s’asseoir et parler d’une même voix et non de manière disperser.

 

Depuis quelques jours, ce sont plusieurs quartiers des 3ème et 6ème arrondissements ( Kina, Fatima, Nzangoyan, Pétévo, Cattin, Bimbo) qui sont victimes d’un déchaînement de violence.

.
Depuis dimanche 1er Novembre 2015, la situation a pris une autre tournure suite au meurtre, jeudi 29 octobre, de deux musulmans dans les quartiers du 6ème arrondissement. En représailles des habitants du KM5, population de majorité musulmane, devenu un bastion des milices de l’ex-Séléka, ont attaqué les quartiers limitrophes de Fatima, Kina, Kokoro, Cattin (http://centrafrique-presse.over-blog.com/2015/11/violences-a-bangui-on-a-fait-un-pas-en-avant-puis-trois-en-arriere.html).

 

Parmi les victimes du quartier Cattin, M. Laguerema Jules Marc, Inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle à la retraite depuis Juillet 1998 après 35 ans de Services connu pour son calme, sa solidarité, son bon voisinage et sa sagesse a vu sa résidence calcinée et pillée par des jeunes habitants du KM5. Ceux-ci sont venus en moto et 4×4 dans le seul but de tout détruire. Cet ancien fonctionnaire de l’état a assumé plusieurs fonctions en 35 ans de service : « Chef de bureaux des recettes directes et indirecte-Inspecteur vérificateur Itinérant-Inspecteurs divisionnaire des salariés-Chef de service des contributions (Directes et Indirectes)-Directeurs des contributions (Directes et Indirectes)- Directeur général des impôts et des domaines- Secrétaire général au ministère chargé des finances, Plan, Économie, Industrie et commerce- Chargé de mission au ministère des finances, Plan, Commerce, et industries- Inspecteur central des finances, Chef de service ( érigé ensuite en inspection générale des finances)-Directeur général de la société d’économie mixte BARC SA- Directeur général des impôts et domaines (2ème fois de 1993 à 1997) et admis à la retraite en 1998 ».

 

C’est avec des distinctions honorifiques de la reconnaissance et de mérite centrafricaine qu’il a bâti en 2 ans (1971-1973 ) sa villa et y a réside sans problème depuis 42 ans afin de garantir l’avenir de ses enfants et aider tant qu’il le peut les habitants de son quartier.

 

La destruction de sa résidence a ému les Centrafricains et peiné les habitant de Cattin. Tout le monde en Centrafrique s’attendait à une réaction hystérique de celui-ci ainsi que de ses enfants ; mais contre toute attente il a lancé par le bais de la presse centrafricaine vouloir tout pardonner à ses bourreaux.

 

C’est une grande particularité dans le paysage centrafricain ce qui n’a pas cessé de faire réagir les internautes et beaucoup de personnalités qui connaissent la discrétion et la neutralité de M. Laguéréma Jules Marc.

 

Toutes les générations salue son patriotisme, sa sagesse et son grand sens de pardon dans une situation exceptionnelle. Afin d’éviter le pire il lance un appel à l’apaisement et la recherche de la paix.

 

C’est un acte de bravoure et républicain.

 

Patrick Kouti

Centrafrique : une situation sécuritaire fragile et traumatisante depuis quelques jours
Centrafrique : une situation sécuritaire fragile et traumatisante depuis quelques jours
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 18:00
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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Les Conseillers de Transition marchent pour le réarmement des FACA

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 4 NOVEMBRE 2015

 

Comme annoncée la veille, les Conseillers Nationaux de Transition ont marché ce mercredi 4 novembre 2015 pour demander le réarmement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). A travers cette marche, ils réclament la stricte application des résolutions des Nations-Unies.

 

Une trentaine au départ, l’effectif des Conseillers Nationaux s’est agrandi au fur et à mesure que ceux-ci poursuivaient leur marche.

 

Vêtus de noir, les parlementaires avec en tête Alexandre Ferdinand Nguendet et Léa Mboua née Koyassoum Doumta,  respectivement président et vice-présidente du CNT ont marché sous un climat caniculaire même si les rayons du soleil n’étaient pas visibles.

 

De l’avenue de l’Indépendance, les marcheurs ont longé la rue qui sépare l’Université d Bangui et la Résidence 14 Villas et ont atteint l’Avenue des Martyrs avec pour point de chute à la Place des Nations-Unies sur l’Avenue Barthélémy Boganda.

 

Après l’entame de La Renaissance (hymne) en Sango et en français, Alexandre Ferdinand Nguendet a pris la parole pour rappeler le bien-fondé de leur mouvement. « Nous avons rencontré le représentant du Secrétaire Général des Nations-Unies pour évoquer la nécessité de doter nos forces en armes mais rien n’a été fait. Aujourd’hui, les faits sont là et ils nous donnent raison. Étant donné les moyens limités des forces internationales, nous marchons pour demander le réarmement des FACA afin qu’elles soient associées à celles-ci », a dit Alexandre Ferdinand Nguendet.

 

« Nous avons estimé que rien n’a été fait et trop c’est trop. C’est pourquoi, nous marchons pour demander le réarmement de nos FACA », dit Maxime Kazagui, président du parti l’Alliance pour la Nouvelle Centrafrique.

 

Une satisfaction pour certains conseillers. C’est ce qu’à témoigné Célestin Yoro, représentant de la Diaspora Afrique au CNT.« Je suis satisfait par ce que nous avons marché pour le peuple centrafricain qui veut que ses FACA soient réarmées. Nous soutenons la déclaration de la présidente de la transition qui a appelé au réarmement des FACA. Les forces internationales ne sont pas impartiales dans l’exécution de leur mandat », a-t-il déclaré.

 

«Nous marchons pour soutenir la population qui a trop souffert de la crise. Des quatre coins de la RCA, la population a assez souffert. La Minusca et la Sangaris sont là mais les gens continuent de perdre leur vie », a confié une conseillère nationale.

 

La marche a été diversement appréciée par les banguissois qui la rencontrent. Tantôt c’est l’approbation tantôt c’est un rejet de ce que la marche intervient « un peu tardivement ».

 

 

Marche pacifique du CNT malgré l'interdiction du Gouvernement

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 4 novembre 2015 13:32

 

Malgré le refus du Gouvernement d'organiser une marche pacifique ce mercredi 4 novembre 2015, les Conseillers nationaux de la Transition ont marché du siège de l'institution dans le 4e arrondissement au rond point ''Place des Nations Unies'', à l'intersection des avenues Boganda et Conjugo. Sur les banderoles, on peut lire : ''Les Centrafricains unis et indivisibles dans la paix'' - ''Un pays, une armée. Oui, au réarmement des FACA et leur implication dans la pacification du pays''.  

Par cette action pacifique, le parlementaires provisoires somment le Gouvernement de Mahamat Kamoun IV de mettre en exécution, dans un bref délai, les propos tenus par le Chef d'Etat de Transition, Catherine Samba Panza, le 2 novembre dernier.

« L'heure n'est plus aux condamnations. Nous attendons du Gouvernement des actes concrets ; le Gouvernement qui a la responsabilité historique, qui a prêté serment devant la représentation nationale d'assurer la sécurité du peuple. Il appartient à ce Gouvernement aujourd'hui et à la communauté internationale d'intégrer nos forces de défense et de sécurité dans un délai d'une semaine dans le processus de sécurisation du pays », a déclaré le président du parlement provisoire, Alexandre Ferdinand Nguéndet, pour attirer l'attention de l'Exécutif sur la situation sécuritaire inquiétante dans le pays. 


« Nous avions, à l'époque, interpellé le représentant du secrétaire général des Nations Unies, le général Babacar Gaye sur la mise en exécution effective des différentes résolutions prises par les nations Unies. Aujourd'hui, les faits sont là. Les faits donnent raison à la représentation nationale qui avait estimé que sans l’implication de nos forces de défense et de sécurité, il sera impossible de sécuriser la ville de Bangui et l'intérieur du pays », a ajouté le parlementaire. 

Ecartés de la marche par mesure de sécurité, nombreux centrafricains se sont massés aux abords des avenues empruntées par les Conseillers nationaux. Certains ont encouragé l'initiative prise par ceux-ci. 


« Je suis très ravi. Ils ont bien agi mais j'estime c'est tardif », a fait savoir un habitant qui poursuit que cette marche « n'est pas une solution immédiate mais pourra conduire à un mieux être ».


Position tranchée du Gouvernement


Le Gouvernement de Kamoun IV, dans une déclaration peu avant la marche sur Radio Ndeke Luka ce 4 novembre, s'était opposé à l'organisation de cette marche. Le ministre de la Sécurité publique, le général de Brigade Pierre Chrysostome Sambia a expliqué que la procédure administrative n'a pas été respectée. 


« Cette marche qui n'a pas obtenu une autorisation au préalable ne saurait être tolérée. Elle est en violation flagrante des dispositions administratives et bien connues de nos Conseillers nationaux, nos législateurs. Je tiens à vous déclarer que cette marche est interdite ». 


Le membre du Gouvernement avait promis mettre en place une stratégie en vue de contrecarrer l'action des Conseillers nationaux. Selon lui, des actes de nature à perturber la sécurité seraient cachés derrière cette marche. 


« Les services techniques du département sont instruits pour prendre toutes les dispositions voire les plus énergiques pour l'interdire. Je prends à témoin la communauté nationale et internationale sur les conséquences de cette marche au cours de laquelle, selon les informations, des intentions belliqueuses seront mises à exécution par l'attaque des infrastructures onusiennes et de la force multinationale africaine si, comme d'habitude, les Conseillers nationaux voudraient coûte que coûte l'organiser. Ils seront devant leurs responsabilités »


Des copies du mémorandum contenant les revendications devront être remises aux représentants de la Minusca, de l'Union africaine, de la CEEAC et de l'ambassade de France à Bangui. 


Les Conseillers nationaux ont prévu interpeller le ministre de la Défense nationale le 11 novembre 2015 sur les questions orales liées au processus de redéploiement des FACA.

 

 

RCA : marche des députés pour la réhabilitation des forces armées nationales

 

APA- Bangui (Centrafrique) - 2015-11-04 12:27:54 Les membres du Conseil national de la transition, qui fait office de parlement en Centrafrique, ont organisé, mercredi, une marche à travers les rues de Bangui pour demander plus d’efforts aux forces internationales et au gouvernement dans la sécurisation des populations et de leurs biens.


La marche, dirigée par le président du Conseil national de la transition, Ferdinand Alexandre Nguendet, a été encadrée par les forces de l'ordre pour éviter tout débordement.

Sur des banderoles brandies par les parlementaires, on pouvait lire notamment : ‘'les Centrafricains unis et indivisibles dans un pays en paix'' et ‘'un pays égale une armée, réhabiliter nous les Forces Armées Centrafricaines pour la sécurisation du pays''.

Cette marche est une des actions initiées par les parlementaires pou endiguer la vague de violences qui a refait surface dans la capitale centrafricaine.


Mardi, les parlementaires de la transition se sont concertés à huis-clos pour donner une semaine au gouvernement de la transition pour réarmer les Forces Armées centrafricaines afin qu'elles appuient les forces internationales dans la sécurisation du pays comme le souhaite la présidente, Catherine Samba-Panza.


Le Conseil national de la transition a demandé à entendre à ce propos le nouveau ministre de la Défense nationale, mercredi prochain.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=837873#sthash.220t8c48.dpuf

 

 

Centrafrique: ‘’Fini Be Africa’’ déplore la persistance de l’insécurité dans le pays

 

http://rjdh.org/ PAR SAMSON ANDJOUKARA LE 4 NOVEMBRE 2015

 

La situation sécuritaire est loin de s’améliorer malgré l’assurance du gouvernement et celle de la communauté internationale, a fait observer Bertrand Kenguetona, coordonnateur stratégique de Fini Be Africa, une association politique de l’ancien diplomate centrafricain auprès de l’ONU, Charles Armel Doubane.

 

« Les assassinats et les techniques des maisons brûlées dignes d’une autre époque nous obligent à interpeler les différentes entités qui ont la charge d’assurer la sécurité du peuple centrafricain », a-t-il martelé.

 

Pour Bertrand Kenguetona le gouvernement centrafricain est le premier responsable de la sécurité du peuple centrafricain. « La persistance de l’insécurité atteste de l’échec des stratégies du gouvernement pour assurer la sécurité du peuple centrafricain. Des interrogations fondamentales méritent d’être posées sur la bonne foi de tous les membres du gouvernements à œuvrer pour instaurer la sécurité dans le pays», a-t-il indiqué.

 

Concernant la présence des forces internationales dans le pays, pour ce dernier, l’espoir du début a laissé la place au rejet. « Aujourd’hui, le peuple centrafricain ne porte plus dans son cœur ces forces internationales qui sont venues lui prêter main forte pour des différentes raisons à savoir la partialité de ces forces internationales, le refus d’exécution les différentes résolutions du conseil de sécurité et leur méthode de travail», a ajouté Bertrand Kenguetona.

 

Le regain de violence dans la ville de Bangui était intervenu suite à l’assassinat des habitants du KM5 dans le 6e arrondissement.

 

 

Six personnes tuées par la LRA près d’Obo

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 4 NOVEMBRE 2015

 

Une partie de  population des villages près d’Obo a témoigné être terrifiée par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony. A l’intervalle d’une semaine, six personnes sont tuées et plusieurs autres déplacées. Les habitants des villages de Nguinguili, Koubou, Legoua et Ngouli continuent de fuir et  sont hébergés dans des familles d’accueil à Obo.

 

Selon les témoignages recueillis auprès d’une structure humanitaire, « les conditions de vie de ces derniers sont hypothétique. Difficile pour eux de vaquer à leurs occupations. Car cette fraction de  population d’Obo à majorité paysanne n’a pas accès aux champs pour survivre. Certains dorment à même le sol. Tandis que  d’autres sont chez leurs familles qui les hébergent avec toutes les conditions sociales précaires ».

 

Une source locale a indiqué que la rentrée scolaire dans ces zones est perturbée. « Les enfants, eux aussi n’ont plus  accès pour l’instant aux soins de santé, ni à l’eau potable », a-t-elle déploré.

 

Joint au téléphone, un habitant en cavale témoigne sous l’anonymat  que, « les assaillants sont venus tuer les hommes valides avant d’incendier des maisons  voire aussi des greniers. Ma famille et moi n’avons pas de quoi à survivre ». Car,  ajoute-t-il « la plupart d’habitants dans la localité ne vit que de la pêche, la cueillette et la chasse mais, ils ne peuvent plus circuler dans la forêt».

 

Une source sécuritaire a confié au RJDH que six personnes sont tuées à l’intervalle d’une semaine par les éléments de la LRA près de la ville d’Obo.

 

Un autre  habitant d’Obo a témoigné que « la population est abandonnée à elle-même ». Car selon lui, « aucune intervention militaire n’ait dépêchée pour assurer la sécurité de la population, et pourtant les Forces tripartites composées des Forces Ougandaises, des FACA et  Forces Américaines sont dans la région ».

 

C’est depuis  sept ans  que l’Armée de Résistance du Seigneur  (LRA) de Joseph Kony sévit dans cette partie de la République Centrafricaine.

 

 

Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 02:29

 

 

 

Par RFI 04-11-2015 à 01:23

 

En Centrafrique, à mesure que la fin prévue de la transition et que les élections approchent, les discours se durcissent. Le Conseil national de transition (CNT) a réagi aux violences qui embrasent Bangui depuis huit jours et à celles de septembre dernier. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 3 novembre, le Parlement de transition s'en prend sans détour au gouvernement accusé d'incapacité à agir face aux violences récurrentes. Il lui lance un ultimatum : une semaine pour réarmer les Faca, les forces armées centrafricaines. Une marche des parlementaires doit même être organisée ce mercredi en fin de matinée.

 

Dans la déclaration qu'il signe, le président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet, accuse le gouvernement d'avoir « laissé les communautés s'entretuer sans interposition », ou encore de n'avoir « pas pris les mesures efficaces pour garantir la sécurité des citoyens ». Les parlementaires parlent même d'une « trahison vis-à-vis du peuple ».

 

Le ton se fait même menaçant quand il donne une semaine au gouvernement pour réarmer les Faca, et les impliquer dans la pacification du pays. Un ultimatum qui témoigne une nouvelle fois des relations exécrables qu'entretiennent le président du CNT et l'exécutif. Mais selon la charte de la transition, le CNT n'a pas le pouvoir de voter une motion de censure contre le gouvernement. Il peut toutefois interpeller un ministre et le convoquer pour répondre aux questions des parlementaires. Selon la déclaration, le ministre de la Défense est d'ailleurs convoqué mercredi prochain.

 

Samba-Panza monte au créneau

 

Ce lundi 2 novembre, Catherine Samba-Panza avait elle-même prononcé un discours ferme, critiquant l'action de la Minusca. Mais elle disait aussi avoir ordonné justement aux forces de sécurités centrafricaines de se joindre aux forces internationales pour s'interposer entre les parties aux conflits.

 

Par ailleurs, la chef de l'Etat de transition avait aussi accusé clairement les signataires des accords de Nairobi d'être derrière les violences récurrentes. L'un de ces signataires, le FPRC de Michel Djotodia et Nourredine Adam lui a aussi répondu ce mardi dans un communiqué. Le FPRC, issu de la Seleka exige depuis des mois une 3e transition. Il maintient cette position parlant même d'un « impératif incontournable ».

RCA: à Bangui, la tension monte à l'approche d'élections incertaines
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 23:43
Nouvelles nationales sur RJDH
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Calme précaire dans les 6ème et 3ème arr. de Bangui après une semaine de troubles

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 3 NOVEMBRE 2015

 

La journée du mardi 3 novembre semble être calme dans les  6ème, 3ème  et une partie du 2ème arrondissement de la ville de Bangui, après les nombreux cas de violences enregistrées dans ces secteurs. Des détonations d’armes ont été entendues dans la nuit du lundi dans le 6ème arrondissement de Bangui.

 

D’après le reporter RJDH, au marché KM5, on note l’ouverture de quelques commerces, malgré l’absence de circulation. La situation est calme dans le 3ème.

 

Dans une partie du 6ème  arrondissement, les activités sont toujours paralysées, aucun mouvement de personnes dans les quartiers Cattin, Kina, Sagbado. Même constat dans une partie du 5ème arrondissement de la capitale où les  habitants ont abandonné certains secteurs par peur des représailles.

 

Seules les barricades érigées par des Anti-Balaka sont visibles encore sur les lieux. Du côté de l’éducation, l’école la Renaissance qui se trouve dans le 6ème arrondissement de Bangui n’a  pu reprendre les cours ce matin par peur des violences enregistrées la semaine passée.

 

Le bilan des dernières violences n’est pas encore rendu officiel. D’après le gouvernement, plus d’une centaine de maisons ont été incendiées.

 

Des hommes armés de grenades ont perturbé l’assemblée générale des étudiants

 

http://rjdh.org/  PAR PRINCE NGAÏBINO LE 3 NOVEMBRE 2015

 

L’explosion de grenade à l’Université de Bangui a fait paniquer les étudiants. Toutefois aucun incident majeur n’a été signalé. Les présumés auteurs ont été arrêtés et battus par des étudiant avant d’être remis aux forces de l’ordre.

 

Sur les lieux, des groupes d’étudiants retranchés sous les arbres commentent l’incident de ce matin. La police investi les lieux. On attend le désamorçage de la grenade laissée par l’un des ravisseurs.

 

« Nous étions en assemblée générale pour discuter des conditions d’octroi des bourses. Mais des inconnus nous ont infiltrés avec des armes blanches et même des grenades. Quand nous avons tenté de les intercepter, l’un deux en voulant prendre fuite, a laissé tomber une grenade qui a explosé automatiquement », a raconté un leader estudiantin.

 

Selon la même source, ils y avaient deux personnes qui portaient ces explosifs, dont l’une a laissé une grenade anti charre, désamorcée peu de temps après par l’organisation non gouvernementale Halto Trust en appui de la police nationale.

 

“C’est une situation qui est regrettable pour ce haut lieu de la formation. Je déplore de tels actes et j’appelle les étudiants à plus de responsabilité”, a réagi le recteur de l’Université de Bangui, le Professeur Abdoulaye Sepou.

 

Notons que les détenteurs des explosifs qui ont occasionné l’incident de ce matin, sans dégât majeur, se trouvent entre les mains de la police nationale et l’ouverture d’une enquête est souhaitée par le Recteur de l’Université de Bangui.

 

L’incident a eu lieu lors d’une assemblée générale de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains, qui n’a bénéficié d’aucune autorisation, selon les responsables de l’Université de Bangui.

 

 

La population de Nzacko se réjouit de l’arrivée prochaine des forces de l’ordre

 

http://rjdh.org/  PAR JEAN-MARIE ANDIBIKOUNDA LE 3 NOVEMBRE 2015

 

Après deux ans d’absence des forces de l’ordre, notamment les gendarmes, le gouvernement de transition a déployé quelques contingents  dans la sous-préfecture de Bakouma et de Nzacko afin de  veiller au maintien de l’ordre.

 

A l’annonce de leur arrivée, les habitants de ces deux préfectures se mobilisent.  Les autorités municipales et  la population ont lancé du 02 au 03 novembre une vaste opération de désherbage des locaux de ces forces de l’ordre, les locaux administratifs en passant par la place publique.

 

« Une satisfaction pour la population qui pensait être abandonnée à elle-même. Les jeunes et les femmes se mobilisent en ce moment pour accueillir ces éléments des forces de l’ordre », a témoigné le président de la délégation spéciale de la ville de Bakouma, Sylvain Ngoulima.

 

L’autorité communale  demande par ailleurs aux habitants de prêter main forte à ces forces afin qu’elles puissent bien faire leur travail.

 

La crise militaro-politique qui a secoué la RCA, a fait que certaines villes de province ne sont plus contrôlées par le gouvernement.

 

 

Centrafrique : Recherche d’une stratégie de pastoralisme et de transhumance

 

PAR SAMSON ANDJOUKARA LE 3 NOVEMBRE 2015

 

Oubangui hôtel a servi de cadre pour la Recherche d’une bonne stratégie sur les orientations du politique pastoralisme en République centrafricaine. Une initiative financée par le Fonds des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

 

Il s’agit pour la FAO d’appuyer le gouvernement centrafricain. Cette activité consiste à réunir la plateforme de pastoralisme et de transhumance pour réfléchir sur les nouvelles orientations qu’il faut donner pour que ce secteur ne puisse pas subir les impacts des dernières crises.

 

Selon David Kadekoy, consultant à la FAO, « durant ces trois dernières années, ce secteur a connu de sérieux problèmes qui ont conduit au déplacement des éleveurs et il se pose aujourd’hui un problème d’obtention de la viande c’est-à-dire de la protéine animale sur le marché ».

 

Durant cette assise, les participants sont appelés  à se pencher sur le problème entre éleveurs et agriculteurs d’une part et sur la sécurité du convoyage des bétails d’autre part.

 

« C’est depuis ces derniers évènements qu’il y a eu accrochage entre les éleveurs et les agriculteurs dans certaines zones. Lors de cette réunion, tous ces aspects seront traités et des solutions seront proposées au gouvernement », a relevé Docteur Emmanuel Namkoisse, chef de cabinet du ministre délégué à l’élevage

 

Cet atelier de deux jours regroupe la plateforme de pastoralisme et de transhumance, plusieurs professionnels de ce  secteur et sur le financement de  FAO.

 

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 22:57

 

 

 

http://www.sen360.com/

 

Dans une déclaration faite mardi, le Conseil national de transition (CNT) a accusé le gouvernement d'être en partie responsable des violences qui secouent Bangui depuis une semaine.

 

C'est un communiqué qui illustre parfaitement les relations délétères qu'entretiennent Alexandre-Ferdinant N'Guendet, président du Conseil national de transition (CNT), et la chef de l'état Catherine Samba-Panza. Dans ce document, publié mardi 3 novembre, N'Guendet réagit au nouveau cycle de violences qui secoue Bangui depuis plus d'une semaine. Et ne mâche pas ses mots.

 

« Le gouvernement a laissé les communautés s'entre-tuer sans interposition. Il n'a pas pris les mesures efficaces pour garantir la sécurité des citoyens et préserver leurs biens », affirme-t-il. « Sinon, comment peut-il aujourd'hui expliquer le sombre bilan que nous connaissons et qui s'évalue à   des morts, des maisons d'habitation de plusieurs familles entièrement détruites, des biens des particuliers pillés ? » poursuit le président du parlement de transition.

 

Et de continuer : « Cette attitude répétée du gouvernement de ne pas être en mesure de prendre des décisions adaptées devant les actes de violence est une trahison vis-à  -vis du peuple qui vit sans défense et qui a espoir dans la protection des autorités qui avaient pourtant prêté serment de leur assurer la sécurité et le bien être social. »

 

Samedi, au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées à   Bangui par des miliciens musulmans qui ont lancé de nouvelles attaques contre des quartiers abritant des chrétiens dans le sud-ouest de la capitale. Selon une source militaire, plusieurs centaines de personnes ont fui ces zones par peur des violences. Ces événements sont survenus après que quatre personnes ont été tuées et une vingtaine blessées jeudi dans des violences à   Bangui où, après la mort de deux d'entre eux, des miliciens musulmans avaient mené des représailles dans des quartiers chrétiens.

 

Samba-Panza critique la Minusca

 

Réagissant à   ce nouveau cycle de violences et de représailles, Catherine Samba-Panza a de son côté mis l'accent sur les lacunes du travail des forces internationales. « Les derniers événements dramatiques intervenus à   un mois d'intervalle de ceux du 26 septembre confirment que les efforts de la Minusca sont insuffisants pour garantir la sécurité à   Bangui et que des efforts supplémentaires doivent être faits pour recadrer les interventions des forces internationales et notamment négocier la mise en place des postes avancés dans tous les quartiers afin d'assurer une sécurité de proximité aux populations », a affirmé le 2 novembre la président de la transition.

 

Dans son intervention, Samba-Panza accuse les milices du KM5 (quartier de Bangui) et les signataires des « accords de Nairobi » (accords signés notamment par François Bozizé, Michel Djotodia et Noureddine Adam) d'être à   l'origine des violences. Elle demande au « Comité de sanctions des Nations unies et à   la Cour pénale internationale ainsi qu'aux pays concernés de tout mettre en œuvre pour appliquer les sanctions qui pèsent sur les leaders politiques impliqués dans ces troubles afin que ces derniers soient arrêtés où qu'ils se trouvent et répondent de leurs actes devant la justice ».

 

Violences à   Bangui : le CNT accuse le gouvernement de laisser "les communautés s'entre-tuer"
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 22:27
Centrafrique: l’inaccessible paix

 

 

 

http://www.ledevoir.com/  3 novembre 2015 15h51 | Jean-Frédéric Légaré-Tremblay 

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par les rebelles musulmans de la Séléka, la Centrafrique est incapable de retrouver la stabilité. D’autres rebelles, les anti-balakas, principalement chrétiens, se sont à leur tour soulevés pour lutter contre la Séléka, attaquant au passage les musulmans, qu’ils associent au nouveau pouvoir. Le conflit a pris un tournant confessionnel. Grâce entre autres à l’envoi de forces militaires onusiennes et françaises, un gouvernement transitoire est installé. Mais il reste fragile et ne parvient toujours pas à organiser des élections. Décryptage de la situation avec Marie-Joëlle Zahar, professeure de science politique associée au CÉRIUM, et qui a participé aux efforts de médiation de l’ONU en Centrafrique.

 

À moins qu’elles ne soient à nouveau reportées, les élections présidentielle et législatives auront lieu le 13 décembre. Pourquoi autant de difficulté à tenir un scrutin ?

 

D’abord parce que les conditions sécuritaires sont loin d’être réunies. Les violences ont repris depuis quelques semaines et les forces internationales ont de la difficulté à y faire face.

 

Il y a ensuite des raisons politiques. Certains acteurs de la transition regrettent aujourd’hui de s’être engagés à ne pas se porter candidats aux élections de décembre et aimeraient rester plus longtemps au pouvoir. D’autres, dont les acteurs militaires de la crise, ce qui inclut les rebelles de la Séléka et les anti-balakas, savent qu’ils ne peuvent traduire leur pouvoir actuel en gains électoraux.

 

Enfin, il y a les raisons de simple logistique. Avec un territoire aussi grand que la France mais dépourvu ou presque d’infrastructures routières à l’intérieur du pays, la tenue des élections est un défi opérationnel majeur.

 

Pourquoi les forces militaires internationales en présence sont-elles incapables de stabiliser davantage le pays ? Les scandales d’abus sexuels qui pèsent sur ces forces nuisent-ils à leur légitimité ?

 

Bien que l’ONU ait autorisé l’envoi d’une importante force en Centrafrique (12 000 personnes), celle-ci n’est pas suffisante pour contrôler effectivement le pays. Les forces françaises, pour leur part, ont un mandat limité, avec seulement 900 soldats stationnés à Bangui et qui forment une force de réaction rapide en appui à la mission de l’ONU.

 

Si les scandales d’abus sexuels nuisent effectivement à la légitimité de ces forces, c’est, à mon avis, la nature de la menace qu’elles combattent qui est la difficulté majeure. Les ex-Séléka [les forces ont été officiellement dissoutes sans être désarmées] et, plus encore, les anti-balaka sont aujourd’hui complètement intégrés aux populations, particulièrement dans les quartiers de Bangui où ils opèrent. Il est difficile pour des forces conventionnelles de faire face à une menace de ce genre : des jeunes, souvent armés de machettes, qui ne sont ni facilement identifiables ni repérables.

 

Les forces étrangères ne peuvent pas non plus s’appuyer sur les forces nationales de sécurité, car les forces armées de Centrafrique sont à la fois faibles et politisées, certaines de ses unités ayant coopéré avec les anti-balaka pendant les violences entre fin 2013 et début 2014.

 

Vous avez participé, sur place, aux efforts de médiation de l’ONU. Selon vous, qu’est-ce qui doit être fait pour ramener la stabilité ? Peut-on espérer cela pour bientôt ?

 

Paradoxalement, la Centrafrique est un pays riche. Bien gérées, les richesses du sous-sol centrafricain permettraient à l’État de répondre à plusieurs des revendications sociales et à parer à la militarisation des mécontents. Mais là est le dilemme : il faut reconstruire les institutions étatiques qui ont été fragilisées au point de pratiquement disparaître et il faut rétablir un contrat social entre l’État et les citoyens, surtout à l’extérieur de Bangui. Aussi longtemps que l’État centrafricain sera contrôlé par des élites à des fins privées, les dynamiques de violence perdureront. Or le renouvellement de la classe politique et la reconstruction des institutions de l’État sont des projets à long terme. Et malheureusement, rares sont les interventions internationales qui accompagnent ce genre de projet dans la durée.

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