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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:40

 

 

 

 

 

 

 

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

 

L’année qui s’achève aura été celle de tous les graves malheurs qui se sont abattus sur vous. Avec la bénédiction des présidents de certains partis dits démocratiques, la coalition rebelle séléka a pris  le pouvoir le 24 mars 2013 dans le sang. Celle-ci a détruit notre  administration  ainsi que des infrastructures économiques et sociales. L’insécurité est généralisée dans tout le pays empêchant chaque centrafricain de vaquer à ses activités de survie. L’école n’existe plus, les hôpitaux sont pillés et détruits.

 

Depuis cette date vous avez été victimes des actes de barbaries jamais égalés dans notre pays : au moins 3500 morts, plus de 70000 blessés, des viols et un quart de population est déplacé, créant ainsi une situation pré-génocidaire opposant les sélékas majoritairement musulmans et étrangers aux  centrafricains chrétiens et animistes.

 

Au nom de mon parti, l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), j’ai écrit à François Hollande le 4 novembre 2013, joignant ainsi ma voix à celles des Organisations Non Gouvernementale et autres pour demander l’intervention  de la France afin de sauver notre peuple et instaurer la paix. C’est la condition pour construire une Centrafrique nouvelle, démocratique, unie et axée sur l’objectif essentiel qui est son développement économique et social.

 

Mais les ennemis du peuple centrafricains  tentent de bloquer l’instauration de la paix et la sécurité par les forces françaises et africaines en  violant au quotidien des droits humains. Les contingents tchadiens et leurs alliés centrafricains s’opposent à l’instauration des idéaux de vivre ensemble.

 

Une partie des ex-séléka veut  réaliser son projet de partition du  pays de Barthélémy Boganda en « partie chrétienne et partie musulmane » alors que jusque-là nos deux communautés ont toujours vécu en harmonie dans la paix et la concorde. L’ADP dénonce cette idée sordide et proclame que notre pays est un et indivisible.

 

Je souhaite de tout cœur,  que l’année 2014 amène la paix et la sécurité  dans notre pays et le bonheur dans chaque famille et présente mes condoléances aux familles éprouvées.

 

Le peuple centrafricain vaincra et retrouvera son unité contre les forces étrangères du mal et celles qui sont également  en son sein.

 

Vive la République Centrafricaine unie et paisible.

                                                                                                                                                                               

     Le 31 décembre 2013                                                  Le Président,

                                                                                         Clément BELIBANGA

VŒUX DE NOUVEL AN DU PRESIDENT NATIONAL de l'ADP
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:35

 

 

 

 

 

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr  mardi 31 décembre

 

Actuellement, la France compte près de 5 000 militaires affectés en permanence en Afrique (350 au Sénégal, 1 900 à Djibouti, 950 au Gabon, 950 au Tchad et 450 en Côte d’Ivoire).

 

En outre, avec Serval, au Mali, avec 2 500 hommes environ, et Sangaris, en Centrafrique elle y mène deux opérations majeures depuis cette année, lesquelles seront largement évoquées lors du déplacement au Sahel du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’occasion des fêtes du jour de l’an, qu’il passera auprès des troupes françaises déployées dans la région.

 

Ainsi, M. Le Drian se rendra au Mali, où il s’entretiendra de la situation avec le président Ibrahim Boubakar Keita, à quelques jours de l’anniversaire du début de l’opération Serval (11 janvier 2013), lancée pour chasser du Nord-Mali les groupes jihadistes qui menaçaient alors de marcher sur Bamako.

 

Puis le ministre français s’envolera ensuite vers le Niger, pays également concerné par la menace jihadiste. Là, il rencontrera le président Mahamadou Issoufou et devrait se faire présenter les deux drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper commandés cette année auprès des États-Unis et récemment arrivés à Niamey, d’où ils seront mis en oeuvre par l’escadron 1/33 Belfort.

 

Enfin, le périple africain de M. Le Drian se terminera au Tchad, dont l’apport militaire a été appréciable lors des combats de l’Adrar des Ifoghas contre les groupes jihadistes. Avec le président Idriss Deby-Itno, il devrait évoquer la situation en République centrafricaine, où les forces tchadiennes engagées au sein de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) ont été impliquées dans plusieurs incidents à Bangui et sont accusées de partialité en faveur des combattants de l’ex-Séléka, responsables de nombreuses exactions depuis leur conquête du pouvoir, en mars dernier.

 

Mais pour ce qui concerne plus particulièrement le Sahel, la France va y "réarticuler" de façon "très progressive" son dispositif militaire, selon l’entourage du ministre. Environ 2 500 militaires français sont encore présents au Mali, les Mirage 2000D jusqu’à alors déployés à Bamako ayant récemment N’Djamena, de même qu’une compagnie du 126e RI de Brive, qui était affectée à Kidal.

 

Au printemps prochain, ils ne seront plus qu’un millier, dont 650 pour mener des opérations de contre-terrorisme et garder un oeil sur les groupes jihadistes, lesquels ont conservé une capacité de nuisance. Les 350 autres se répartiront entre l’état-major de la MINUSMA (la mission des Nations unies au Mali) et l’EUTM Mali, la mission de formation des forces armées maliennes menée sous l’égide l’Union européenne.

 

 

Centrafrique : les États-Unis au secours de Hollande ?

 

 

Le Point.fr - Publié le 

 

L'ambassadrice américaine à l'ONU s'est rendue en Centrafrique et plaide pour que son pays s'implique davantage. Un coup de main qui soulagerait la France.

 

Par 

 

Elle s'appelle Samantha Power et elle est, à 43 ans, la représentante des États-Unis à l'ONU. Et bien que François Hollande ne l'ait sans doute jamais rencontrée, elle est peut-être celle qui pourrait lui donner un sérieux coup de main dans une affaire de plus en plus mal engagée en République centrafricaine.

 

Mrs Power est la nouvelle ambassadrice auprès des Nations unies nommée par Obama en juin 2013. À ce titre, elle siège au Conseil de sécurité pour y représenter son pays. Pourtant, Samantha Power n'est pas une diplomate de carrière. C'est une journaliste. Et même une journaliste engagée dans la défense des droits de l'homme. C'est même ce qui lui a valu en 2002 le prix Pulitzer pour un livre intitulé "L'Amérique à l'heure des génocides", un essai très critique sur la manière dont les États-Unis s'étaient conduits au moment d'affaires comme celles de la Bosnie, du Rwanda ou du Timor oriental.

 

"Recrudescence des atrocités"

 

C'est donc une personnalité très sensible aux souffrances des civils pendant les conflits que Barack Obama a dépêchée en RCA la semaine dernière. Pour évaluer la gravité de la situation et savoir si les États-Unis doivent s'y engager plus qu'ils ne l'ont fait jusqu'à présent. Washington considérait jusqu'alors que c'était l'affaire de l'Europe et se satisfaisait de voir la France s'impliquer dans ce conflit ethnico-religieux dans une de ses anciennes colonies. Début décembre encore, la Maison-Blanche s'estimait quitte en consacrant 100 millions de dollars d'assistance qui ont servi, entre autres, à transporter le contingent africain du Burundi à Bangui.

 

Mais, comme l'a dit l'ambassadrice Samantha Power, "le président et le secrétaire d'État John Kerry ont été récemment profondément troublés par les rapports qui font état d'une recrudescence des atrocités en RCA", et ce, en dépit de la présence des troupes françaises. Autrement dit, alors que les Européens, dans un manque de solidarité assez remarquable, font mine de ne pas voir ce qui se passe en Centrafrique et ne montrent aucune hâte à s'impliquer dans le conflit, les États-Unis, eux, pourraient se réveiller.

 

Concours d'esquive

 

Le rapport que Mrs Power a fait à la Maison-Blanche au retour de son voyage express à Bangui sera déterminant. Et pourrait inciter Washington à donner à François Hollande, certainement pas des troupes, mais au moins l'aide financière que les 28 semblent peu empressés de lui apporter, sous prétexte que c'est de l'ONU et non de Bruxelles que la France tient son mandat (le concours d'esquive lors du récent sommet européen consacré à la défense était sur ce point un modèle du genre).

 

L'envoyée de Barack Obama a un bon argument pour le convaincre de s'impliquer plus aux côtés de la France : une directive officielle d'août 2011, probablement inspirée par Mrs Power, qui était à l'époque au Conseil national de sécurité, énonçait que la protection des civils dans les conflits, notamment lorsqu'il y avait risque de massacres, voire de génocide, était "l'essence même de la responsabilité morale des États-Unis". Or, Obama, qui avait applaudi à ce principe, pourrait être incité par ses conseillers à le mettre en pratique en RCA. Et ce, d'autant plus que la presse américaine lui a largement reproché d'avoir oublié les promesses de 2011 en abandonnant les civils de Syrie aux bombes de Bachar el-Assad. Samantha Power verrait enfin se réaliser, même timidement, ce pour quoi elle milite depuis si longtemps. Et François Hollande se sentirait moins seul dans le bourbier centrafricain.

La France va "réarticuler" son dispositif militaire dans la zone sahélienne
La France va "réarticuler" son dispositif militaire dans la zone sahélienne
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Centrafrique-Presse.com
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:32

 

 

 

 

 

31/12/13 - 08 H 40 - Mis à jour le 31/12/13 - 09 H 46

 

Des tirs ont de nouveau été entendus dans la nuit de lundi à mardi à Bangui et un nouvel accrochage signalé entre éléments de l'armée nationale centrafricaine et des miliciens "anti-balaka", a-t-on appris auprès d'habitants et de source militaire.

 

Des membres de milices d'autodéfense chrétiennes "anti-balaka" (anti-machettes) ont attaqué pour la seconde nuit consécutive à 02H00 (01H00 GMT) un camp de l'armée nationale centrafricaine, situé au niveau du PK-11, à la sortie nord de Bangui, a affirmé à l'AFP le général Mahamat Tahir Zaroga, qui n'a pas fait état de victimes.

 

Dans le quartier de Ben Zvi, au centre-ville, des tirs nourris ont été entendus peu avant l'aube, ont indiqué des habitants, cloîtrés dans leurs domiciles par peur. L'origine de ces tirs n'était pas établie mardi matin et aucun bilan d'éventuelles victimes n'était disponible dans l'immédiat.

 

Aux abords de l'aéroport, base des soldats français de l'opération Sangaris et de la force africaine (Misca), où sont massés près de 100.000 déplacés, plusieurs centaines d'entre eux ont manifesté pour dénoncer des exactions qui auraient été commises selon eux dans un quartier proche par des hommes armés issus des rangs de l'ex-rébellion Séléka, au pouvoir depuis mars 2013.

 

Ces manifestants demandaient également à l'armée française d'accélérer les opérations de désarmement des ex-rebelles, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Les tueries intercommunautaires ont fait un millier de morts dans la capitale centrafricaine depuis le 5 décembre, date du début de l'intervention française, provoquant des déplacements massifs de population dans la ville.

 

Autour de l'aéroport, zone sécurisée par les soldats français et la Misca, ils sont environ 100.000, selon des estimations de responsables humanitaires, vivant sous des tentes de fortune, dormant à même le sol.

 

Chrétiens pour l'immense majorité, ils sont venus se placer sous la protection des militaires français pour échapper aux exactions des ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka. De leur côté, les civils musulmans, centrafricains mais surtout tchadiens, fuient la ville.

 

Ils craignent d'être victimes de représailles de milices d'autodéfense locales chrétiennes "anti-balaka" ou de foules les accusant de connivence avec les Séléka qui ont chassé le président François Bozizé du pouvoir en mars 2013.

 

AFP

 

 

 

Centrafrique : une vingtaine de morts dans une attaque des anti-Balakas contre les ex-rebelles de la Séléka

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 31-12-2013

 

Une vingtaine de personnes dont deux chez les ex-rebelles et plus d'une quinzaine dans le camp des assaillants suite à une attaque des milices anti-Balakas (anti-machettes) contre une position des ex-rebelles de la Séléka mardi à l'aube à Bangui, d'après un bilan communiqué à Xinhua par une source officielle du pouvoir centrafricain.

 

"Ce matin, les anti-Balakas sont venus attaquer les éléments qui se trouvent à Pk12. On les a repoussés. De notre côté, on a eu deux morts et trois blessés. Du côté ennemi, il y a eu plus d'une quinzaine de morts. Pour les blessés, je n'ai aucune idée", a rapporté le colonel Christian Narkoyo, ex-porte-parole militaire de l'ex-rébellion de la Séléka actuellement commandant de la gendarmerie mobile centrafricaine joint à Bangui.

 

L'attaque marquée des détonations d'armes lourdes ayant provoqué une nouvelle panique au sein de la population de Bangui prise en otage par les affrontements persistants entre les ex-Séléka et les anti-Balakas s'est produite aux environs de 4 heures locales (3 heures GMT), a précisé le colonel Narkoyo qui a cependant fait état d'un retour au calme depuis 6 heures.

 

Elle confirme la délicatesse de la mission de sécurisation et de pacification de ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale confiée à de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force africaine autorisée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies au même titre que l'opération française Sangaris. Le 5 décembre déjà dans la capitale, une attaque qualifiée de « généralisée » par le pouvoir avait causé plus de 600 morts dont des civils, d'après un bilan dressé par les Nations Unies.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique: reprise de tirs nocturnes à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:22

 

 

 

 

 

 

L'interview vérité Thomas Sotto  http://www.europe1.fr

 

31/12/2013 - 07:45

 

"Une guerre courte, propre et rapide, ça n'existe pas", explique le général Vincent Desportes.

 

Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de guerre, professeur associé à Sciences-Po, spécialiste des affaires militaires.

Voici ses déclarations :

 

Au vu de ce qui se passe depuis trois semaines, de la situation extrêmement tendue en Centrafrique, est-ce que vous pensez que la France a eu raison d'intervenir ? Est-ce qu'on n'est pas tombé dans un piège ?

 

"Absolument pas, ce n'est pas une piège. La France a eu raison d'intervenir pour au moins deux raisons. La première, c'est que nous étions à Bangui, il y avait des massacres, nous devions intervenir. La question ne se pose pas. Le deuxième point, c'est que cette intervention va exactement dans l'intérêt sécuritaire des Français. A quoi aurait servi de détruire l'académie du terrorisme au Mali pour la voir se réinstaller dans une zone grise qui se serait installée en Centrafrique ? Donc, nous devions y aller."

 

Mais face à la haine que se vouent les communautés musulmanes et catholiques - on la voit tous les jours dans les rues de Bangui -, que peut faire tactiquement l'armée française ?

 

"L'armée française peut parfaitement parvenir à stabiliser et à désarmer mais ne peut probablement pas y arriver avec ses effectifs actuels, 1600 hommes. La situation a changé. Nous comptions avoir une force africaine cohérente et capable de participer à la mission, on voit que c'est très difficile. On a vu les Tchadiens tirer sur les Burundais, on voit les Tchadiens partir, maintenant. Il est important et urgent que la France renforce ses effectifs avant relève, je l'espère, rapide, par une force de l'ONU."

Mais plus d'hommes, ça veut dire combien ?

 

"Il me semble que, dans cette ville de 800 000 habitants, qui est une ville très compliquée - c'est une ville africaine, où seul le centre est moderne, le reste, ce sont des rues de latérite avec des quartiers très pauvres, etc. - en-dessous de 5 000 hommes, il n'y a pas d'espoir de stabiliser la situation. Je vous rappelle que nous avons évidemment à tenir l'aéroport de M'Poko, qui est le cordon ombilical vers la métropole. Nous avons également àintervenir dans le nord-ouest du pays, où la situation est également très difficile. Et nous devons être à Bangui : il ne me semble pas qu'en-dessous de 5 000 hommes, ce soit possible. Je rajouterai qu'il faut envoyer ces forces très rapidement, je dirais en un coup. Une augmentation progressive des effectifs n'aurait pas d'effet. Il faut provoquer un effet de souffle, un effet Canadair si vous voulez, de manière à stabiliser brutalement et à maintenir la situation dans Bangui."

 

Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a entamé hier une tournée de trois jours en Afrique, notamment pour faire le point sur cette intervention et pour voir aussi quel pays pourrait participer et aider la France dans cette opération. Quand vous dites : plus d'hommes en Afrique, je comprends que c'est plus de soldats français. Obligatoirement français ?

 

"Il faut agir vite et stabiliser la situation, éteindre le feu. Aujourd'hui, seul un contingent français est capable de le faire. Ensuite, qu'il faille préparer diplomatiquement et militairement la relève avec les pays voisins, c'est une évidence. Mais dans un premier temps, seule la France est capable de projeter les capacités opérationnelles qui permettront de régler la situation, au moins dans un premier temps."

 

Mais l'armée française est actuellement engagée au Mali. Est-ce qu'on a les moyens d'être engagés sur deux fronts ?

 

"Vous avez parfaitement raison, c'est la difficulté. Techniquement, il n'y a pas de difficultés à projeter quelques milliers d'hommes complémentaires. L'armée française peut le faire, mais pas dans la durée. Hélas, l'armée française manque totalement d'épaisseur stratégique. Les lois de programmation militaire ont progressivement détruit les capacités opérationnelles de l'armée française, les forces terrestres en particulier. Nous ne pourrons pas rester longtemps avec ces effectifs, il faudra donc une relève assez rapidement."

 

Au début de l'opération Sangaris, François Hollande disait que ce serait une opération rapide. A vous entendre ce matin, on a l'impression que la France est pour longtemps en Centrafrique.

 

"Bien sûr. Regardez le Mali : c'était une mission beaucoup plus facile. Il s'agissait de détruire un ennemi rapidement identifié et identifiable, avec une suite relativement claire et qui a fonctionné. Et nous sommes encore là, avec 3000 hommes, et nous sommes là pour longtemps. A Bangui, c'est une situation beaucoup plus difficile, parmi les plus difficiles qu'on puisse donner à une force armée : entrer dans une guerre civile et séparer les parties combattantes sans soi-même utiliser la force. Donc c'est très compliqué, ça prendra du temps. La guerre, c'est comme ça. Le rêve d'une guerre courte, propre et rapide, ça n'existe pas. Regardez ce que nous avons fait en Lybie. Nous sommes intervenus peu de temps, et bien nous avons créé un pays exportateur de violence, de terrorisme et d'armement. Nous devrons rester longtemps, c'est inévitable."

 

Mais répète ce que je disais : François Hollande, au tout début de cette opération Sangaris, a dit que ce serait rapide.

 

"Ecoutez, il ne pouvait pas annoncer aux Français que ce serait une opération très longue et lui-même, à juste titre, espérait qu'elle soit courte. La France espérait un effet dissuasif, qu'en envoyant 1 600 hommes brutalement à Bangui, cela calmerait immédiatement les esprits. Ça n'a pas été le cas. Donc désormais nous sommes là-bas, nous ne pouvons évidemment pas partir. Il faut renforcer les effectifs et rester, ne serait-ce que pour former l'armée centrafricaine. Regardez au Mali : il n'y a pas de ticket de sortie stratégique tant que l'armée malienne n'aura pas retrouvé une certaine structure. Ce sera la même chose en Centrafrique. Nous devons rester suffisamment de temps pour reformer l'armée centrafricaine, en espérant que les pays européens et la communauté internationale dans son ensemble vienne nous aider. Nous ne sommes pas dans un problème franco-français mais un problème international qui concerne toute l'Europe en particulier."

 

Vous parlez du Mali, général Desportes. 2500 soldats français sont toujours sur place. Ça va baisser rapidement, a promis le ministre de la Défense. On peut aujourd'hui retirer sans souci une partie de nos troupes ?

 

"Je ne peux pas l'affirmer mais je pense que c'est souhaitable. Et comme le disait fort justement François Hollande au sujet de la Centrafrique, je pense qu'il faudra rester au Mali aussi longtemps qu'il le faudra. A quoi cela servirait-il de partir maintenant et de voir le pays retomber dans l'instabilité et la violence ? Il est important de laisser progresser la situation politique et rester aussi longtemps que nécessaire."

 

Dernière question, général. On a l'impression, que ce soit au Mali ou au Centrafrique, que la France est seule.

 

"La France est hélas seule. C'est un grand pays qui a le sens des responsabilités, on doit dire également qu'elle a une capacité très particulière en Afrique francophone, qu'elle connait bien. Elle était le pompier disponible, elle a rempli la mission qu'elle devait remplir. J'espère que l'Europe se rendra compte qu'elle est concernée elle-même par cette difficulté et que la communauté internationale aidera la France dans cette mission qu'elle remplit pour elle-même mais également pour de nombreux pays dans le monde."

Lu pour vous : Centrafrique : "La France a eu raison d'intervenir"
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 01:36

 

 

 

 

 

 

http://french.cri.cn   2013-12-31 07:26:31  xinhua

 

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s'est entretenu lundi avec le président du Cameroun Paul Biya au sujet de la situation en République centrafricaine, a annoncé dans la nuit de lundi le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal.

 

Le ministre français a remercié M. Paul Biya pour l'action du Cameroun dans le rétablissement de la sécurité et de la stabilité en Centrafrique, a indiqué le porte-parole.

 

M. Fabius a souligné que l'action de la France visait à protéger l'ensemble de la population centrafricaine des exactions commises à son encontre, sans discrimination, a-t-il précisé .

 

MM. Laurent Fabius et Paul Biya ont rappelé l'attachement de la France et des États voisins à permettre le rétablissement rapide et durable de la sécurité en République centrafricaine et l'organisation d'élections avant février 2015, a ajouté le porte-parole. 

Entretien de Laurent Fabius avec Paul Biya sur la situation en Centrafrique
Entretien de Laurent Fabius avec Paul Biya sur la situation en Centrafrique
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:16

 

 

 

 

COMMUNIQUE OFFICIEL

 

La Présidence de la République tient par la présente apporter un démenti formel quant aux rumeurs savamment entretenues faisant état du fait que l’Ambassade de la République Centrafricaine au Tchad aurait été saccagée ainsi que la communauté centrafricaine prise à partie en représailles aux violences suivies du retour massif de la communauté tchadienne vivant en Centrafrique.

 

Il est rappelé à la Communauté Nationale que les plus Hautes Autorités tchadiennes à savoir SEM Idriss DEBY ITNO, Président de la République et le Premier Ministre Chef du Gouvernement de la République sœur du Tchad ont lancé non seulement un appel solennel à l’apaisement au peuple frère et ami du Tchad à propos des évènements malheureux qui se sont produits dans notre pays, mais aussi ont pris des dispositions pratiques visant à sécuriser notre Ambassade et la communauté centrafricaine vivant sur le territoire tchadien.

 

Le Chef de l’Etat de Transition, le Premier Ministre et le Président du Conseil National de Transition réaffirment de manière solennelle les liens séculaires de fraternité et d’amitié qui ont toujours caractérisé les rapports entre nos deux pays.

 

Les plus Hautes autorités tchadiennes et Centrafricaines tiennent à rappeler que ces évènements tragiques de ces derniers temps ne peuvent en aucun cas mettre en mal ces liens historiques. Par conséquent elles invitent les populations centrafricaines et tchadiennes à la sérénité et à la retenue.

 

Fait à Bangui, le 30 Décembre 2014

 

Le Porte-parole à la Présidence de la République

 

Guy Simplice KODEGUE

RCA : Mise au point du Porte-parole de la Présidence
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:09

 

 

 

 

 

 

HOMMAGE AUX DEUX SOLDATS FRANÇAIS TUÉS À BANGUI

 

L’Ambassadeur centrafricain absent aux Invalides

 

Le sang du président centrafricain de transition, Michel Djotodia, n’a fait qu’un tour, quand il a appris que l’ambassadeur du Centrafrique en France, n’avait pas représenté son pays, à la cérémonie organisée, lundi 16 décembre, aux Invalides, en l’honneur de deux soldats français tués à Bangui, et que présidait, François Hollande, en personne. Six jours, plus tôt, le président français, de retour d’Afrique du Sud où il avait pris part aux obsèques de Nelson Mandela, avait fait une escale de quelques heures, en pleine nuit, à Bangui, afin de saluer la mémoire de ces « deux enfants » morts sur le champ d’honneur, marquer son soutien au travail difficile abattu par l’armée française sur place, et s’entretenir avec le président de transition.

 

Ce dernier avait, pour tant, donné des instructions pour que l’ambassadeur, Emmanuel Bongopassi, et l’attaché militaire de l’ambassade, le général Gaston Ouedane, représentent le Centrafrique, pendant ces instants de recueillement et de très grande douleur pour les familles de Nicolas Vokaer (23 ans) et Antoine Le Quino (22 ans).

 

Cette absence a dû étonner plus d’une personne, mais ce que les autorités françaises ne savent peut-être pas, c’est que cet ambassadeur, très proche de François Bozizé, boude le président François Hollande. Nommé sur le tard, à l’âge de 72 ans, par François Bozizé, cet ancien chambellan à la Cour impériale de Berengo (sous Bokassa 1er) avait présenté ses lettres de créance au nouveau président français, en 2012. Cette étape terminée, sa première action diplomatique fut un harcèlement, sans cesse, des autorités françaises pour que son mentor, François Bozizé, soit reçu, à Paris, dans le cadre d’un voyage officiel ou d’une visite de travail.

 

Ayant eu une fin de non-recevoir, alors que plusieurs dirigeants africains ne cessaient de défiler à l’Elysée pour s’entretenir avec le nouveau président français, le président François Bozizé ordonna, en décembre 2012, le caillassage de l’ambassade de France, à Bangui. Depuis la fuite de Bozizé de Bangui, fin mars 2013, après avoir pris soin d’emporter la caisse avec lui, Emmanuel Bongopassi refuse d’obéir aux autorités de transition. Il refuse toute collaboration avec le président de transition, Michel Djotodia.

 

Plus grave, il continue de recevoir directement les ordres de François Bozizé. Cela dit, Emmanuel Bongopassi est en quarantaine. Il a été rappelé, tout comme, l’autre boziziste de ser vice, le général Gaston Ouedane. Maintenant que le calme commence à revenir dans le pays, les autorités de transition vont s’occuper d’eux. _

 

AFRIQUEDUCATION n° 382-383 - Du 1er au 31 janvier 2014 -www.afriqueeducation.com

 

Emmanuel Bongopassi, plus boziziste que lui, tu meurs

Lu pour vous : Obsèques des deux soldats français tués à Bangui: L’Ambassadeur centrafricain absent aux Invalides
Lu pour vous : Obsèques des deux soldats français tués à Bangui: L’Ambassadeur centrafricain absent aux Invalides
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 23:08

 

 

 

 

 

Chers Compatriotes, Centrafricaines et Centrafricains,

 

Chers Amis,

 

L’année 2013 qui va se terminer aura été celle d’une histoire sombre pour notre cher et beau Centrafrique légué par le Père Fondateur Barthélémy BOGANDA. Durant toute cette année et depuis le commencement de cette crise qui a ébranlé la République Centrafricaine (RCA) le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme sur le danger qui guettait l’intégrité physique de notre pays et ses désastreuses conséquences sur la population civile centrafricaine.

 

Aujourd’hui nous sommes tous touchés au cœur de ce qui constituait encore jusqu’hier notre fierté d’être centrafricain : l’unité et la cohésion sociale par une seule langue, une seule Patrie, un seul Peuple. Inutile de faire ici la genèse des causes de la grave crise que nous vivons.

 

Nous avons déploré et déplorons encore que notre voix ne soit pas entendue au moment opportun afin de nous éviter les pertes massives en vies humaines, les pillages à grande échelle, les viols, les exactions en tout genre, bref le chaos actuel en Centrafrique.

 

C’est ici le lieu de nous incliner devant la mémoire de tous nos parents, frères, sœurs et enfants tombés du fait de la barbarie et de l’inculture politique de certains fils du pays.

 

Nous nous inclinons aussi pour saluer l’effort de la communauté internationale qui n’a jamais ménagé ses efforts pour venir en aide au peuple centrafricain pendant ces difficiles périodes, en particulier notre partenaire de tous temps, la France et son Président, Monsieur François HOLLANDE, les Chefs d’Etat de la CEMAC et de la CEEAC, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations Unies et toutes les ONG œuvrant en République Centrafricaine.

 

Nous allons amorcer une nouvelle année en 2014, une année pleine d’agendas politiques pour la RCA et son devenir dans le concert des nations modernes. Cette année devra être celle de la Paix, paix des cœurs et de l’esprit républicain, du Pardon et de la Réconciliation nationale.

 

Pour ce faire nous lançons un appel pressant :

 

  • A un cessez-le-feu immédiat des combats ou attaques meurtrières afin de permettre aux forces internationales de maintien de la paix de l’opération « Sangaris » et de la MISCA de réaliser un désarmement effectif de toutes les bandes armées, ex-Seleka et milices « anti-Balaka » sur toute l’étendue du territoire national ;
  • Au renforcement des forces de « Sangaris » et de la MISCA par des casques bleus ;
  • A l’organisation d’une conférence nationale de paix dans les prochains jours ;
  •  
  • A la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour tous les crimes et graves atteintes à la dignité humaine, commis depuis le début de cette crise, débouchant sur une réelle arrestation de leurs auteurs ou commanditaires afin de rendre justice aux victimes et à leurs familles ;
  •  
  • Aux Hautes Autorités de la Transition de tout mettre en œuvre pour un véritable retour rapide de notre pays sur le chemin de la paix et de l’unité nationale.
  •  

En ce qui concerne notre Parti, le MLPC, nous continuerons pendant toute cette année 2014 à nous mobiliser auprès de la population centrafricaine et nous battre pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel afin de permettre à notre cher et beau Centrafrique de se reconstruire et de se transformer en pays où il fera bon vivre.

 

Que Dieu vous bénisse et bénisse la République Centrafricaine.

 

Bonne et Heureuse Année 2014 !

 

Fait à Paris, le 30 décembre 2013

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

 

Membre du Bureau Politique

Chargé de communication extérieure

COMMUNIQUE DE PRESSE :  VŒUX DE LA FEDERATION EUROPE -AMERIQUE-ASIE-MOYEN-ORIENT-ASIE-OCEANIE POUR 2014.
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 21:03

 

 

 

 

 

 

par Paul-Marin Ngoupana

 

BANGUI 30 déc  (Reuters) - Des tirs d'armes lourdes ont secoué lundi matin le nord de la capitale centrafricaine, Bangui, où le gouvernement de transition a fait état d'affrontements entre l'armée nationale et des miliciens chrétiens.

 

"Dans le secteur (des affrontements), il y avait quatre cadavres mais je suis sûr qu'il y en aura d'autres", a dit à Reuters le président de la Croix-Rouge locale, Antoine Mbao Bogo, ajoutant que quatre autres corps avaient été découverts en d'autres endroits de la capitale de la Centrafrique.

 

Les violences qui opposent les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, et les miliciens chrétiens "anti-balaka" ont fait un millier de morts ce mois-ci et forcé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers.

 

Les forces françaises et africaines dépêchées sur place tentent de contenir la violence et de séparer les belligérants.

 

"Il y a eu des tirs d'armes lourdes pendant quelques heures dans le nord de Bangui, plusieurs quartiers ont été touchés", a déclaré à Reuters Amy Martin, qui dirige sur place le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'Onu.

 

Les tirs d'artillerie et de mortier ont cessé en fin de matinée.

 

Des armes lourdes avaient été utilisées à Bangui début décembre, au plus fort des affrontements, mais les combats dans la capitale s'étaient limités par la suite à des tirs d'armes légères.

 

Guy-Simplice Kodégué, porte-parole du président par intérim Michel Djotodia, a déclaré que les heurts de la matinée avaient opposé des soldats gouvernementaux à des miliciens chrétiens anti-balaka ("anti-machettes", en langue sango).

 

Il n'a pas dit s'il y avait des victimes.

 

ENFANTS DÉCAPITÉS

 

Selon un habitant de la capitale, un groupe d'une quarantaine d'hommes armés de fusils d'assaut kalachnikov a traversé lundi le nord de la ville, nouvelle illustration de la difficulté à désarmer la population.

 

Un autre habitant d'un quartier du nord de Bangui, Flavier Koma, a dit que des hommes de la Séléka avaient entrepris de traquer des combattants anti-balaka maison par maison à la suite des affrontements de la matinée.

 

On compte actuellement plus de 800.000 personnes déplacées dans tout le pays. Une réunion en vue de coordonner l'aide internationale est prévue le 20 janvier autour de Valerie Amos, secrétaire générale adjointe de l'Onu chargée des affaires humanitaires.

 

L'Unicef, le fonds des Nations unies pour l'enfance, a rapporté qu'au moins deux enfants étaient morts décapités lors des violences des dernières semaines. "De plus en plus d'enfants sont recrutés par les groupes armés et sont la cible d'atroces attaques de représailles", a dit Souleymane Diabaté, le représentant de l'Unicef en République centrafricaine.

 

L'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, figure de l'opposition, a demandé la création d'une commission nationale pour enquêter sur les crimes commis dans le pays.

 

"Il ne peut y avoir de véritable réconciliation sans justice et pardon", a-t-il souligné.

 

Avec Ange Aboa; Guy Kerivel et Bertrand Boucey pour le service français

Tirs d'armes lourdes à Bangui, en Centrafrique, 4 morts signalés
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 21:03

 

 

 

 

 

 

par Paul-Marin Ngoupana

 

BANGUI 30 déc  (Reuters) - Des tirs d'armes lourdes ont secoué lundi matin le nord de la capitale centrafricaine, Bangui, où le gouvernement de transition a fait état d'affrontements entre l'armée nationale et des miliciens chrétiens.

 

"Dans le secteur (des affrontements), il y avait quatre cadavres mais je suis sûr qu'il y en aura d'autres", a dit à Reuters le président de la Croix-Rouge locale, Antoine Mbao Bogo, ajoutant que quatre autres corps avaient été découverts en d'autres endroits de la capitale de la Centrafrique.

 

Les violences qui opposent les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, et les miliciens chrétiens "anti-balaka" ont fait un millier de morts ce mois-ci et forcé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers.

 

Les forces françaises et africaines dépêchées sur place tentent de contenir la violence et de séparer les belligérants.

 

"Il y a eu des tirs d'armes lourdes pendant quelques heures dans le nord de Bangui, plusieurs quartiers ont été touchés", a déclaré à Reuters Amy Martin, qui dirige sur place le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'Onu.

 

Les tirs d'artillerie et de mortier ont cessé en fin de matinée.

 

Des armes lourdes avaient été utilisées à Bangui début décembre, au plus fort des affrontements, mais les combats dans la capitale s'étaient limités par la suite à des tirs d'armes légères.

 

Guy-Simplice Kodégué, porte-parole du président par intérim Michel Djotodia, a déclaré que les heurts de la matinée avaient opposé des soldats gouvernementaux à des miliciens chrétiens anti-balaka ("anti-machettes", en langue sango).

 

Il n'a pas dit s'il y avait des victimes.

 

ENFANTS DÉCAPITÉS

 

Selon un habitant de la capitale, un groupe d'une quarantaine d'hommes armés de fusils d'assaut kalachnikov a traversé lundi le nord de la ville, nouvelle illustration de la difficulté à désarmer la population.

 

Un autre habitant d'un quartier du nord de Bangui, Flavier Koma, a dit que des hommes de la Séléka avaient entrepris de traquer des combattants anti-balaka maison par maison à la suite des affrontements de la matinée.

 

On compte actuellement plus de 800.000 personnes déplacées dans tout le pays. Une réunion en vue de coordonner l'aide internationale est prévue le 20 janvier autour de Valerie Amos, secrétaire générale adjointe de l'Onu chargée des affaires humanitaires.

 

L'Unicef, le fonds des Nations unies pour l'enfance, a rapporté qu'au moins deux enfants étaient morts décapités lors des violences des dernières semaines. "De plus en plus d'enfants sont recrutés par les groupes armés et sont la cible d'atroces attaques de représailles", a dit Souleymane Diabaté, le représentant de l'Unicef en République centrafricaine.

 

L'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, figure de l'opposition, a demandé la création d'une commission nationale pour enquêter sur les crimes commis dans le pays.

 

"Il ne peut y avoir de véritable réconciliation sans justice et pardon", a-t-il souligné.

 

Avec Ange Aboa; Guy Kerivel et Bertrand Boucey pour le service français

Tirs d'armes lourdes à Bangui, en Centrafrique, 4 morts signalés
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