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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:42

 

 

 

 

 

 

 

MICHEL CARIOUPATRICK FORT  Agence France-Presse BANGUI   08 décembre 2013 à 08h29

 

Les soldats français ont étendu dimanche leur champ d'action dans tout Bangui, où de premières tensions sont perceptibles avec des éléments de l'ex-rébellion Séléka, en attendant le désarmement des groupes armés promis par Paris.

 

«La période d'impunité est terminée», a prévenu dimanche soir le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'exprimait sur des médias français.

 

«Demain» (lundi), «tout le monde pose les armes», a affirmé le ministre. Ou alors «on utilise la force pour les faire poser», a-t-il mis en garde.

 

En véhicules blindés ou à pied, pour la deuxième journée consécutive, les soldats français de l'opération «Sangaris» ont été très visibles dimanche sur les boulevards et carrefours stratégiques de Bangui, où l'activité est restée réduite malgré le retour à un calme relatif après les massacres des jours derniers.

 

Les militaires de Sangaris patrouillent désormais «dans l'ensemble» de la capitale, selon l'état-major français: «Là où nous sommes, nous ne constatons pas de menace à l'encontre de la population, mais la situation sécuritaire reste tendue».

 

Les soldats français ont notamment observé une certaine «tension» à l'approche d'éléments armés de l'ex-rébellion de la Séléka (au pouvoir), selon l'état-major: «(...) ils ont compris qu'ils vont devoir être regroupés, désarmés, que la force française est en train de s'imposer à leurs dépens dans la capitale, ce qui crée une tension».

 

Patrouille française visée par des tirs

 

Près de l'aéroport, une patrouille française a répliqué dimanche après avoir été la cible de tirs, selon des témoins. Il n'y a eu aucun blessé côté français, d'après une source militaire. Jeudi, un premier incident survenu également près de l'aéroport avait fait quatre morts dans les rangs de l'ex-Séléka.

 

De facto, l'avertissement français s'adresse en priorité à ces ex-combattants rebelles, coupables de nombreuses exactions ces derniers mois -pillages, exécutions sommaires- à l'encontre de la population.

 

Haïs des habitants, qui les voient le plus souvent comme des «occupants» venus du Tchad et du Soudan voisins, les ex-Séléka, majoritairement musulmans, sont les seuls à évoluer en armes dans la capitale, face aux milices villageoises et chrétiennes «anti-balaka» (anti-machettes, favorables à l'ancien régime), présentes en brousse ou infiltrées dans les quartiers.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et interreligieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

 

Ces violences se sont multipliées à Bangui comme en province, dans un pays de 4,6 millions d'habitants en totale décomposition, précipitant l'intervention française dans le pays, officiellement lancée jeudi soir après le vote d'une résolution de l'ONU.

 

Le matin même, des miliciens anti-balaka avaient lancé une vaste offensive dans plusieurs quartiers de Bangui, massacrant de nombreux civils musulmans, et entrainant des représailles sanglantes des ex-Séléka contre la population terrorisée.

 

En trois jours, 394 personnes ont été tuées, selon un dernier bilan donné dimanche par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

 

«Le calme est revenu dans Bangui, même s'il y a encore ici ou là des exactions», a-t-il expliqué, alors que l'armée française a véritablement lancé ses opérations de sécurisation.

 

L'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge local) mobilise 1600 militaires français, déployés en appui à une force africaine sur place, la Misca (2500 soldats).

 

Avec pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de «désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations», ils demeureront dans le pays «autant que nécessaire», et jusqu'à la tenue d'élections, selon Paris.

 

L'essentiel des forces françaises est concentré à Bangui, mais des unités sont également déployées dans le nord-ouest du pays, où les affrontements à caractère interreligieux sont réguliers depuis septembre.

 

Arrivée la veille par la route du Cameroun, via les villes de Bouar (ouest) et Bossembélé, une colonne de blindés français a fait son entrée dimanche soir à Bangui sous les vivats la foule, a constaté l'AFP.

 

Une centaine d'autres soldats, venus eux de Bangui, se sont déployés à Bossangoa (270 km au nord-ouest de la capitale), une localité où la tension reste extrêmement vive.

 

Un président «qui a laissé faire»

 

La plupart des militaires de Sangaris sont issus de la 11e brigade parachutiste, avec une nette prédominance des troupes de marine. L'opération dispose aujourd'hui de huit hélicoptères, et du soutien d'avions de chasse Rafale, en provenance du Tchad voisin, qui ont de nouveau survolé Bangui dimanche matin en guise de démonstration de force.

 

«On attend que les Français rentrent dans nos quartiers pour qu'on ne voie plus tous ces gens armés», expliquait dimanche matin à l'AFP un habitant de Bangui, en référence aux hommes de la Séléka.

 

Les combattants de l'ex-rébellion ont presque disparu des rues de la ville, après avoir reçu l'ordre des autorités de rentrer dans les casernes.

 

Le président centrafricain Michel Djotodia -arrivé au pouvoir en mars à la tête de la coalition Séléka, qu'il a ensuite dissoute- a décrété un deuil national de trois jours, en mémoire des victimes «des tragiques évènements» de ces derniers jours.

 

Samedi soir, l'ancien chef rebelle, apparemment incapable de garder le contrôle d'une partie de ses troupes (supposées être intégrées aux forces de sécurité) avait fait l'objet de vives critiques de la part du président François Hollande, plutôt inhabituelles dans la bouche d'un président français.

 

«On ne peut pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire, a laissé faire», a accusé le chef de l'État français à propos de M. Djotodia, censé quitter le pouvoir fin 2014 avant l'organisation d'élections.

Centrafrique: la situation demeure tendue à Bangui
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:27

 

 

 

 

 

 

 

Leonor Hubaut   http://www.bruxelles2.eu

 

(BRUXELLES2 – à Paris/ Elysée) DÉC 8, 2013 « En République centrafricaine, il fallait frapper fort tout de suite ». Le président français a résumé ainsi toute la problématique qui se posait face à l’intervention.

 

Intervenir ou ne pas intervenir

 

« La seule question qu’il convient de se poser était : Intervenir ou ne pas intervenir ? Laisser les massacres continuer ou les arrêter ? Regarder femmes et enfants se faire violenter ou y mettre fin ? » a-t-il commenté lors de la conférence de presse de clôture du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, samedi (7 décembre). Et pour le président de la République, l’intervention était justifiée. « Il y a déjà une respiration pour les Centrafricains. Nos troupes ont pu être accueillies dans villages et villes avec la liesse des Centrafricains, comme hier des Maliens, car nous sommes perçus comme des libérateurs ». 

 

1600 soldats et aussi longtemps que nécessaire

 

Le déploiement monte en puissance rapidement. « Jeudi soir, il y avait 600 militaires français. Hier soir, il y en avait 1 000. Et ce soir (7 déc.), il y en aura 1600. Et ce sera l’effectif qui demeurera autant que nécessaire pour cette mission », a précisé le président français. Ce seront donc 400 de plus que ce qui était prévu jusqu’à maintenant. « Le déploiement sera le plus rapide possible et se fera partout où il y a des risques pour la population. » Un déploiement qui se fera « avec les forces africaines présentes », estimées à 2500 soldats. « L’opération sera rapide et efficace » et « devra permettre avec les Centrafricains, de rétablir la stabilité et permettre des élections libres et pluralistes dans ce pays ».

 

Les trois étapes de l’intervention

 

Pour François Hollande, il y a effectivement trois étapes à l’intervention :

 

« Dans un délai court, nous pourrons faire cesser les exactions et massacres. Aujourd’hui il y en a peu mais jeudi les chiffres effraient » attribuant ce changement à l’annonce du déploiement français.

 

« Le deuxième temps de la mission sera de désarmer toutes les milices et les groupes qui terrorisent les populations. »

 

« Le troisième temps doit permettre aux autorités de pouvoir reprendre le contrôle du territoire et d’assurer la défense de la population. »

 

Les élections en ligne de mire

 

« Comme au Mali, il s’agit de conclure l’opération par la tenue d’élections » tenu . « Au Mali, il s’agissait de lutter contre une offensive terroriste de groupes particulièrement armés et entrainés. En quelques mois, nous avons désarmé son offensive, nous l’avons vaincue et permis au Mali d’organiser des élections présidentielles en juillet et maintenant des législatives (15 décembre). » « Il n’y a pas de sécurité, s’il n’y a pas de démocratie et de pluralisme. Parce que toute entorse, toute violation conduit des groupes à utiliser d’autres moyens que les bulletins de vote pour parvenir à leur fin. » 

 

La défense de l’Afrique est la défense de l’Europe

 

« L’Union européenne pourra prendre sa part » à cet effort. Les Européens ne doivent pas oublier que « pour que l’Europe assure sa défense, il faut aussi que l’Afrique assure la sienne ».Car « il n’y a pas de mer qui empêche le terrorisme de traverser. » Une conclusion en guise d’avertissement à ceux qui sont tentés de rester passifs.

Centrafrique. Il fallait frapper fort et vite (Fr. Hollande)
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:18

 

 

 

 

 

 

http://www.lefigaro.fr   Par rLaure Mandeville  Mis à jour   Publié 

 

La méfiance installée depuis l'époque de la guerre de Bush en Irak semble aujourd'hui révolue.

 

C'est un mélange de soulagement, d'admiration et de curiosité que les États-Unis semblent éprouver à regarder la France s'engager à nouveau pour éteindre un énième brasier africain, cette fois en Centrafrique. Alors que 52 % des Américains penchent aujourd'hui pour la sobriété en matière d'interventions de l'Oncle Sam à l'étranger, selon un récent sondage du Pew Center, les élites de Washington sont reconnaissantes à la France d'assumer une partie du fardeau de gendarme ou de pompier des crises, dans leur ex-empire colonial où ils disposent d'une réelle expertise. «Nous sommes certains que le puissant leadership de la France, qui a envoyé 800 soldats supplémentaires sur le terrain, de même que son soutien à la force panafricaine présente en Centrafrique (Misca), envoie à toutes les parties le message clair que la violence doit cesser», a déclaré vendredi la porte-parole adjointe du département d'État Marie Harf.

 

«Puissant leadership» de la France! La formule, chaleureuse, révèle le chemin parcouru, depuis l'époque de méfiance amère qui avait marqué la relation bilatérale, pendant la guerre de Bush en Irak. La presse américaine, jadis prompte à dénoncer les vieux démons de la «Françafrique», est positive dans sa description de l'activisme militaire français, soulignant que Paris agit désormais selon un schéma éprouvé, avec l'accord de l'ONU, et en coopération étroite avec les forces de l'Union africaine, quand elle intervient. Bref, «en légitimité», note un observateur. La manière dont les militaires français sont intervenus au Mali, avec une tactique mixte d'engagement au sol et d'appui aérien, est étudiée de près au Pentagone. «Dans tous nos contacts, on constate que les Américains continuent d'être bluffés par notre opération au Mali et plus généralement par notre réactivité sur les crises», explique une source diplomatique française. Le rôle d'aiguillon de Paris dans la négociation avec Téhéran est également respecté, notamment dans les milieux républicains.

 

Partage des tâches

 

Longtemps concurrents et soupçonneux en Afrique, Français et Américains y pratiquent aujourd'hui une coopération étroite en matière de contre-terrorisme. Depuis les crises de Côte d'Ivoire, de Libye, du Mali, et maintenant de Centrafrique, un partage des tâches s'affirme, les Américains s'en tenant à un rôle de soutien logistique dans les zones où les Français sont prêts à s'engager, tandis qu'eux se concentrent sur la Corne de l'Afrique. Sur la Centrafrique, ils ont annoncé qu'ils allaient débloquer 40 millions de dollars pour soutenir les forces de l'Union africaine. «Un geste significatif», se félicite un diplomate français. La seule interrogation, qui taraude les diplomates américains spécialistes de la France, concerne la capacité de Paris à maintenir cet engagement militaire à long terme, vu la crise budgétaire profonde qui frappe l'Hexagone.

Centrafrique: Washington salue le «puissant leadership» de la France
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:42

 

 

 

 

 

 

 

 RFI  dimanche 08 décembre 2013 à 19:52

 

Tandis que Bangui connaît depuis ce jeudi une situation d’extrême violence, le président de la transition, Michel Djotodia, a reçu ce dimanche 8 décembre la presse au camp de Roux, le siège de la présidence. Il a lu une brève déclaration puis répondu aux questions des journalistes.

 

Avec notre envoyé spécial à Bangui

 

Lors de la conférence de presse qu’il a accordée ce dimanche après-midi, Michel Djotodia a tout d’abord demandé à ses éléments de regagner les casernes, d’ici à ce lundi. « On va laisser, a-t-il dit, la Misca, la police, la gendarmerie et les éléments français patrouiller dans Bangui ».

 

Les éléments qui entreront dans les casernes, selon lui, ne seront pas désarmés, mais ceux dits «incontrôlés », eux le seront. « S’ils n’obtempèrent pas, nous allons utiliser des moyens durs, forts », a indiqué Michel Djotodia.

 

Le président de la transition a aussi réagi aux propos de François Hollande. « On ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire et qui a même laissé faire », a prévenu le président français au sujet du président de transition, lors de l'entretien qu'il a accordé samedi à RFI, France 24 et TV5 Monde, à l’issue du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique.

 

Mais Michel Djotodia n’a pas souhaité polémiquer. Il dit avoir eu des explications des autorités françaises selon lesquelles la France ne venait pas remplacer qui que ce soit. Et qu’il s’agissait juste de demander une transition plus courte que l’échéance de février 2015 prévue initialement.

 

« C’est des allégations pures et simples, le président français n’a jamais dit cela… J’ai reçu un message personnel, par l’ambassade de France ici, qui dit que le président français me soutient et soutient la transition. La seule chose, la petite modification qui a eu lieu, c’est que la transition a été écourtée. La France est claire à ce sujet, elle ne vient pas pour remplacer qui que ce soit, elle ne vient pas pour perturber la transition, mais elle vient pour soutenir ce processus qui est déjà en place, pour que d’ici peu de temps, qu’il y ait un ordre constitutionnel en Centrafrique ».

 

Lors de cette rencontre avec les journalistes au camp de Roux, le siège de la présidence, Michel Djotodia a souhaité « que les Nations unies diligentent une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités » sur les dernières violences. Des violences dont il attribue la responsabilité aux partisans de l’ancien président, François Bozizé.

 

« Il y a des mesures de confiance, il y a certains points qui ont été évoqués dans ces mesures de confiance. Notamment le désarmement des éléments qui vont errer. Les éléments incontrôlés seront désarmés puisqu’on ne les connait pas… Et s’ils n’obtempèrent pas, nous allons utiliser des moyens durs, forts, mais tous ceux qui seront dans les casernes ne seront pas désarmés. Parce que nous-mêmes nous sommes en train de sensibiliser nos éléments, ceux qui se feront attraper, ils seront responsables de leur comportement. Demain matin, tout le monde dans les casernes, on va laisser la Misca , la police, la gendarmerie, et les éléments français patrouiller dans Bangui ».

 

Michel Djotodia a enfin a lancé aux Centrafricains un appel au calme et réaffirmé qu’il n’y aurait pas de place à l’impunité en Centrafrique.

Centrafrique: Michel Djotodia appelle ses éléments à regagner les casernes
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:30

 

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr | Publié le 08/12/2013 à 19h10 | Le Grand Jury international

 

GRAND JURY - Le ministre de la Défense assure que les opérations débuteraient dès ce lundi. Si les groupes armés s'y opposent, la force pourrait être employée pour les contraindre.

Pas question de perdre du temps. Invité du Grand Jury, Jean-Yves Le Drian a indiqué dimanche que l'opération de désarmement des groupes armés en Centrafrique commencerait dès "demain" lundi. 


"La période d'impunité est terminée, on entre dans une phase où on pose les armes. Tout le monde pose les armes", a insisté le ministre de la Défense. "D'abord on le demande gentiment. S'ils ne répondent pas on le fait par la force."


A la suite du vote de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en République centrafricaine, en appui de la force internationale africaine Misca. Le pays est actuellement la proie de troubles meurtriers.

 

Source : http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/centrafrique-le-drian-annonce-le-debut-du-desarmement-des-lundi-si-besoin-par-la-force-7767713997

Centrafrique : Le Drian annonce le début du désarmement dès lundi, si besoin par la force
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:02

 

 

 

 

JJD  08/12/2013 - 14:06

 

Les habitants de Bangui attendaient fiévreusement dimanche que les militaires français déployés dans la capitale rentrent désormais dans les quartiers pour neutraliser les hommes en armes, après le massacre de 400 personnes au cours des dernières 72 heures. Après une nuit relativement calme, ponctuée de rares tirs isolés, la ville est restée sans grande activité dimanche matin.

 

La majorité des églises, habituellement bondées pour la messe dominicale, étaient désertes, à l'exception notable des quelques lieux de culte où des milliers de déplacés ont trouvé refuge ces derniers jours. A bord de véhicules blindés ou à pied, les soldats français de l'opération "Sangaris" étaient désormais très visibles sur les boulevards, les grandes artères et les carrefours stratégiques.

 

Les hommes en armes et les pick-ups de combattants de l'ex-rébellion Séléka (au pouvoir) ont quant à eux quasiment disparu des rues. "Le calme est revenu dans Bangui, même s'il y a encore ici ou là des exactions", a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, interrogé sur la chaine de télévision française France 3. "On dénombre dans les trois derniers jours 394 morts", a indiqué M. Fabius, après les massacres inter-religieux qui ont ensanglanté la ville jeudi. Un précédent bilan de la Croix-Rouge locale faisait état d'environ 300 morts.

Centrafrique : 400 morts en trois jours à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:41

 

 

 

 

 

 

http://infos.fncv.com  le samedi 7 décembre 2013, 18:30

 

Si certains l’espéraient, la Centrafrique ne sera pas l’occasion du premier déploiement d’un groupement tactique européen (GTUE). A moins que les choses n'évoluent d’une manière radicale dans les jours qui viennent. Comme pour le Mali, les forces françaises pourront cependant compter sur quelques soutiens, ce qui permettra d’avancer que la France n’est pas la seule nation européenne à s’engager en Afrique.

 

Ainsi, le Royaume-Uni a d’ores et déjà fourni un avion de transport C-17 de la Royal Air Force en soutien de l’opération française Sangaris, dont le coup d’envoi a été donné le 5 décembre par le président Hollande. Selon le Foreign Office, l’appareil a quitté la Grande Bretagne “à la mi-journée”.

 

“Nous avons décidé avec le gouvernement français que nous aiderions à transporter les équipements français vers la Centrafrique au moyen d’un avion de transport C17″, a expliqué William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères. “Trois vols séparés auront lieu ce mois-ci, le premier devant atterrir en Centrafrique sous peu”, a-t-il précisé.

 

L’Allemagne a également proposé ses bons services via son ministère de la Défense. “Berlin dispose de cinq Airbus A310, capables d’effectuer du transport de troupes, et pour certains d’entre eux du ravitaillement aérien ou du transport de matériels, qui peuvent être mis à la disposition de la France”, a indiqué un porte-parole. Cependant, ce dernier a précisé qu’il ne serait question que de transports “vers un pays voisin de la République centrafricaine”.

 

Par ailleurs, l’intervention française en Centrafrique est soutenue par le Maroc. Le roi Mohammed VI  a décidé d’y “déployer des éléments des FAR (ndlr, forces armées marocaines) qui constitueront l’Unité de garde de la BINUCA (Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la Paix en République Centrafricaine)” et s’est dit “prêt à soutenir la RCA dans son chemin vers la paix et la stabilité”.

 

Source : Zone Militaire

 

Centrafrique - Sangaris : Soutien de Londres, Berlin et SM le roi du Maroc à la France
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:30

 

 

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr  le 8 décembre 2013

 

En moins de trente-six heures, les forces françaises se sont entièrement déployées en Centrafrique, après douze mois de préparation.

 

Cela fait un an que les autorités militaires françaises planchent sur le dossier Centrafrique. La première réunion sur le dossier s'est tenue le 3 décembre 2012 au ministère de la Défense. À l'époque, les rebelles de la Séléka menaçaient de descendre sur Bangui et de renverser le président Bozizé… Paris n'avait pas bougé. Depuis, la situation s'est nettement dégradée, et c'est sur la base de trois sources différentes (services de renseignements, ONG et institutions religieuses chrétiennes et musulmanes) que la France a pu mesurer l'ampleur du drame et décider d'intervenir une nouvelle fois en Afrique. Cinq compagnies de combat sont désormais présentes en République centrafricaine, avec l'arrivée ces dernières heures de parachutistes du 1er RCP basé à Pamiers et de 350 hommes stationnés au Cameroun. Elles disposent de quatre hélicoptères Puma et de deux Gazelle. À ce jour, seuls les Britanniques ont fourni un avion transporteur C-17. Des aides matérielles de la part des armées belge ou lituanienne devraient arriver prochainement.

 

"Un simple détartrage alors que vous souffrez de caries"

 

Serval au Mali, Sangaris en Centrafrique… La France mène aujourd'hui deux opérations d'envergure en Afrique. "Elles ne sont pas incompatibles", estime Jean-Pierre Maulny, chercheur et spécialiste des questions de défense à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). "Sangaris ne bénéficiera pas d'une opération aérienne massive et ne sera pas la plus coûteuse des missions. Le retrait d'Afghanistan permet son financement qui est nécessaire, cette crise relevant de la déstabilisation de la bande sahélienne. Mais je dirais que cette opération revient à effectuer un simple détartrage chez le dentiste alors que vous souffrez de multiples caries. On ne s'attaque pas au fond du problème, qui est la gouvernance de ces pays."

 

À l'état-major des armées, un officier explique de son côté qu'il existe deux grandes différences entre Serval et Sangaris : pour Serval, la plupart des hommes ont été envoyés de France, alors qu'en Centrafrique la France s'appuie d'abord sur les troupes stationnées en Afrique. L'autre différence étant que pour Serval l'ennemi djihadiste est clairement identifié, alors qu'en Centrafrique il ne l'est pas. "Il peut venir des deux côtés. Mais ceux qui tourneront leurs armes vers les soldats français subiront le sort des dix qui nous ont attaqués jeudi." Bilan : quatre morts et six blessés.

 

 

50 ans d'interventions militaires françaises en Afrique

 

La France entame, avec l'opération Sangaris en Centrafrique, une nouvelle intervention sur le continent africain. Un rôle que Paris a déjà eu à de nombreuses reprises, depuis la décolonisation.

 

1961 : opération Bouledogue pour le maintien de la base militaire de Bizerte, en Tunisie.
1978 : les paras du 2e REP sautent sur Kolwezi, au Zaire.


1979 : opération Barracuda en Centrafrique destitue Bokassa et replace David Dacko au pouvoir.


1983 : opération Manta au Tchad. Quatre mille soldats français mobilisés en soutien au président Hissène Habré.


1993 : évacuation des ressortissants français après la mort de l'ambassadeur de France au Zaire.


1994 : opérations Amaryllis puis Turquoise au Rwanda. L'armée française face au génocide rwandais…


1995 : aux Comores, l'armée française neutralise le mercenaire Bob Denard et le ramène en France.


2002 : début de l'opération Licorne en Côte d'Ivoire.


2004 : destruction des aéronefs de l'armée de Côte d'Ivoire après le bombardement de Bouaké (9 soldats français tués, 35 blessés).


2008 : protection de l'aéroport de N'Djamena et évacuation des ressortissants français du Tchad.


2011 : arrestation du président Laurent Gbagbo à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et intervention franco-britannique en Libye.


2013 : opérations Serval au Mali et Sangaris en Centrafrique

Lu pour vous : Les coulisses de l'opération Sangaris
Lu pour vous : Les coulisses de l'opération Sangaris
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 13:40

 

 

 

 

 

 

http://www.rtbf.be   samedi 7 décembre 2013 à 21h40

 

Une cache d'armes a été découverte lors d'une perquisition chez le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité centrafricain Josué Binoua, a déclaré samedi à la radio nationale le procureur du tribunal de Bangui, annonçant l'ouverture d'une enquête.

 

"Une perquisition a été opérée au cours de laquelle des armes, des munitions de guerre et des effets militaires ont été saisis" au domicile du ministre, un proche de l'ancien président François Bozizé, à la suite d'une dénonciation, a affirmé le procureur Ghislain Grézenguet.

 

A cette occasion, "dix (fusils d'assaut kalachnikov) AK 47, une carabine, 47 chargeurs garnis, 4 caissettes de munitions, 40 chargeurs vides, une (mitrailleuse) 12.7, 13 sacs contenant des tenues de combat, 5 cartons de rangers" ont été saisis, a-t-il précisé. "Au vu de cet arsenal de guerre, le parquet a immédiatement ouvert une enquête judiciaire", a ajouté le magistrat.

 

Le pasteur Binoua est un ancien ministre et proche de l'ex-président François Bozizé, qu'il avait soutenu jusqu'à sa chute en mars, dénonçant à plusieurs reprises "le péril islamique" représenté par la coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane.

 

En août, le président Michel Djotodia, ancien chef rebelle désormais au pouvoir, avait nommé dans un geste d'apaisement Josué Binoua ministre de l'Intérieur et de la Sécurité en remplacement du numéro 2 du Séléka, Noureddine Adam, à la surprise générale.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences inter-communautaires et inter-religieuses entre chrétiens (80% de la population) et musulmans depuis la prise du pouvoir par la Séléka.

 

Jeudi, des massacres ont ensanglanté Bangui, faisant près de 300 morts selon la Croix-Rouge locale. Le soir-même, dans la foulée d'un feu vert de l'ONU, l'opération française "Sangaris" a été lancée, sur ordre du président François Hollande, en appui à une force africaine sur place. Paris a annoncé samedi que le contingent français déployé en Centrafrique allait être porté à un total de 1.600 soldats samedi soir, tandis que les effectifs de la force africaine présente en Centrafrique devraient être plus que doublés à terme, à 6.000 hommes.

Belga

Lu pour vous : Centrafrique : un arsenal de guerre trouvé chez le ministre de l'Intérieur
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Centrafrique-Presse.com
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 11:44

 

 

 

 

 

 

07/12/13 - 19H58  http://www.lechorepublicain.fr 

 

L'armée française a renforcé samedi dans l'urgence son dispositif en Centrafrique, avec l'arrivée de renforts terrestres dans l'ouest et un dispositif musclé à Bangui, chargés désormais en priorité de désarmer "milices et groupes armés".

 

Dans la matinée, près de 200 militaires de l'opération française "Sangaris", venus par la route du Cameroun, ont fait leur entrée à Bouar (ouest), où ils ont été accueillis en sauveurs par la population.

 

A Bangui, les soldats français sont montés en puissance dans les rues toujours jonchées de cadavres, après les tueries inter-religieuses de jeudi qui ont fait près de 300 morts.

 

Depuis Paris, le président François Hollande a annoncé à l'issue d'un sommet France-Afrique que le contingent français atteindra 1.600 hommes samedi soir, soit 400 de plus qu'annoncé jusqu'à présent. "Il n'y en aura pas davantage, ça suffira", a souligné M. Hollande.

 

Les soldats de Sangaris auront désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations", a expliqué M. Hollande.

 

Ils demeureront dans le pays "autant que nécessaire pour cette mission", et jusqu'à la tenue d'élections, a souligné le chef de l'Etat français, alors que Paris n'évoquait jusqu'à présent qu'une intervention limitée dans le temps, autour de six mois.

 

"On ne peut pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire, a laissé faire", a par ailleurs commenté M. Hollande, dans un entretien à RFI-TV5Monde, en référence au président Michel Djotodia (issu des rangs de l'ex-Séléka), censé quitter le pouvoir fin 2014 avant l'organisation d'élections.

 

"Entrez comme chez vous"

 

Quelques heures plus tôt, venue du Cameroun, une colonne blindée d'environ 200 soldats français avait traversé la frontière à 07H15 (06H15 GMT) et atteint dans la matinée la ville de Bouar (370 km au nord-ouest de Bangui), sous les applaudissements d'une foule en liesse saluant les "libérateurs".

 

"Entrez comme chez vous!", criait un homme dans la foule. "Sauvez nous! on a trop souffert!", s'égosillait un autre, en référence aux exactions de l'ex-rébellion Séléka (au pouvoir) sur les populations locales.

 

Longtemps base militaire française, Bouar est un centre névralgique de l'ouest de la Centrafrique. La région voisine de Bossangoa a été le théâtre ces dernières semaines de violences à grande échelle entre les combattants Séléka et les populations locales, très majoritairement chrétiennes.

 

Dans Bangui, les militaires français quadrillaient samedi les principaux axes, alors que reprenait un semblant de vie. Blindés postés aux carrefours, patrouilles à pied, survol d'avions de chasse à basse altitude: après avoir été comme pris de court par les tueries de jeudi, les soldats français de Sangaris (nom d'un papillon rouge local) ont montré leur force. En fin de journée, des hélicoptères ont tournoyé au-dessus de la ville.

 

"Ca nous rassure de voir les Français. On attend la libération des Centrafricains", témoignait un commerçant, résumant l'état d'esprit des Banguissois traumatisés.

 

Cadavres en putréfaction dans les rues

 

Les combattants de la Séléka, qui avaient reçu la veille l'ordre des autorités de rester dans leurs casernes, se sont contentés d'observer le déploiement des Français, impassibles et l'arme au pied.

Les personnels de la Croix-rouge ont continué leur macabre ramassage des cadavres mutilés qui jonchent encore certaines rues et dégagent une odeur pestilentielle.

 

Alors que la ville a connu un semblant de reprise d'activités, la présidence centrafricaine a appelé les fonctionnaires à retourner au travail. Signe cependant de la peur toujours omniprésente dans les esprits, les rues se sont vidées dès l'après-midi, bien avant l'heure du couvre-feu (18H00).

 

Dans la foulée d'un feu vert de l'ONU, l'opération française avait été lancée jeudi soir, sur ordre du président Hollande, en appui à une force africaine sur place (Misca).

 

L'Union africaine (UA) a décidé de porter les effectifs de cette force à 6.000 hommes, selon la présidence française. Composée de contingents venus notamment du Tchad, du Congo, du Gabon et du Cameroun, elle ne compte actuellement que 2.500 hommes, et peine déjà à atteindre son effectif théorique initial de 3.600 soldats, manquant par ailleurs cruellement de moyens.

 

Pour la France, cinq compagnies de combat sont désormais présentes en RCA, appuyées par quatre hélicoptères Puma et de deux Gazelle, et le soutien aérien d'avions de chasse Rafale basés au Tchad voisin.

 

Selon l'état-major français, la densité des patrouilles françaises, à pied ou motorisées, a été multipliée par trois sur les principaux axes de Bangui, mais aussi les voies secondaires. Des patrouilles conjointes ont été conduites avec la Misca.

 

Les Séléka l'arme au pied

 

Des détachements de cette force africaine sont allés sécuriser deux églises de la ville où des habitants terrorisés vivaient reclus depuis 48 heures, sous la menace des combattants armés rôdant dans le voisinage.

 

Des milliers de personnes, venues des quartiers de Boeing et Boy-Rabe, restaient réfugiés près de la base française sur l'aéroport par crainte des violences des ex-rebelles.

 

Les hommes en armes, pour la plupart éléments de l'ex-Séléka, étaient également nettement moins nombreux à déambuler que les jours précédents dans la capitale, où seules les forces africaine, française et la sécurité présidentielle sont désormais autorisées à patrouiller.

 

Après avoir subi des mois durant les exactions des ex-rebelles Séléka, venus du nord du pays et pour la plupart musulmans, beaucoup de Centrafricains, très majoritairement chrétiens, aspirent à la vengeance. Cette colère des populations contre les Séléka s'est progressivement reportée contre les civils musulmans, avec massacres et cycle infernal des représailles.

 

Jeudi, des groupes armés anti-Séléka infiltrés dans Bangui avaient lancé une offensive dans plusieurs quartiers. Ces incidents avaient débuté quelques heures avant le vote d'une résolution à l'ONU donnant mandat à la force africaine et à l'armée française pour rétablir la sécurité en RCA.

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