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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:41

 

 

 

 

 

Communiqué du Pr Gaston Mandata N'Guérékata,

Doyen Associé à la Morgan State University de Baltimore, USA.

 

 

Durement frappé par la folie meurtrière qui s'est emparée de la capitale et de certaines villes de province depuis plusieurs jours, je pleure aujourd'hui la disparition de mes neveux, âgés de 21, 24 et 25 ans. Tous les trois sont froidement assassinés à Bangui le week end dernier.

 

En ce qui me concerne, céder à la vengeance ne sera jamais une option. Je demande à tous les centrafricains, quelle que soit leur obédience, de déposer les armes, d'abandonner ici et sans plus attendre toute velléité de revanche, qui ne fera que nourrir en retour le cycle infernal des deuils et des souffrances.

 

Je mets ma voix à l'unisson de celle des autorités religieuses du pays qui réclament avec force et bienveillance un cessez le feu immédiat et durable.

 

Nous souffrons. Nous connaissons collectivement et singulièrement la perte d'êtres chers emportés dans ce maelström de haine. Réagir en homme responsable impose la trêve, le pardon et le retour à l'unité. La sagesse nous commande de renoncer au combat plutôt que de monter au front. Frères chrétiens, musulmans, centrafricains de toutes confessions, ayez le courage de la Paix. Faites taire les armes. Et rappelez-vous à jamais les enseignements de Boganda: “kodro oko, mara oko, yanga oko”. 

 

Fait à Baltimore, le 12 décembre 2013.

Communiqué du Pr Gaston Mandata N'Guérékata
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:28

 

 

 

 

 

 

 

Une semaine après l'arrivée des nouvelles forces françaises, les violences entre milices chrétiennes et ex-rebelles musulmans perdurent en Centrafrique, selon l'ONU qui fournit ce nouveau bilan.

 

Plus de 600 morts et 159 000 déplacés : une semaine après l'arrivée des nouvelles forces françaises, les violences entre milices chrétiennes et ex-rebelles musulmans perdurent en Centrafrique, selon l'ONU qui fournit ce nouveau bilan.

 

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a par ailleurs annoncé la mort de 27 musulmans, tués la veille dans un village dans l'ouest du pays.

 

Les violences se sont intensifiées, a admis le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ce même jour "La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a-t-il déclaré devant les troupes de l'opération Sangaris.

  

Jean-Yves Le Drian, en déplacement pour deux jours en Centrafrique, a mis en garde contre des risques "d'anarchie", soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes". Il a rappelé aux 1 600 Français que leur mission était d'"enrayer les exactions, les dérives confessionnelles, permettre le retour des humanitaires et le déploiement des structures étatiques de base".

 

Vingt-sept villageois musulmans tués dans l'Ouest

 

Jeudi, 27 musulmans ont été tués par des milices d'autodéfense chrétiennes, dites "anti-balakas", dans un village de l'ouest de la République centrafricaine, Bohong, a annoncé vendredi à Genève une porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme. Ravina Shamdasani a à son tour décrit "un cercle d'attaques et de représailles continues".

 

Dans la capitale, Bangui, la vie quotidienne reprend peu à peu, avec, notamment, l'ouverture des banques. Mais des coups de feu et accrochages entre hommes armés restent fréquents dans certains quartiers. Ils témoignent de la tension persistante, huit jours après le début de l'intervention de l'armée française pour tenter de sécuriser un pays livré au chaos. 

 

Environ 110 000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps à Bangui, dans des conditions très précaires, aggravées par les trombes d'eau déversées jeudi soir par de violents orages.

Centrafrique : plus de 600 morts et 159 000 déplacés en une semaine, selon l'ONU
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:20

 

 

 

 

 

 

http://www.lalibre.be  BELGA ET AFP Publié le vendredi 13 décembre 2013 à 12h37

 

Opération similaire à celle au Mali.

 

Le comité ministériel restreint a donné vendredi son accord à une participation belge à l'opération militaire française en Centrafrique sous la forme de transport aérien stratégique et tactique, a-t-on appris de bonne source. A part les équipages des appareils - on évoque une vingtaine de personnes à la Défense - aucun militaire belge ne devrait être déployé au sol, en dépit d'une demande française "informelle" de fournir un détachement pour la protection de l'aéroport de Bangui, la capitale centrafricaine.

 

La participation belge à l'opération française Sangaris en République centrafricaine (RCA) devrait donc être assez similaire - à l'exception des hélicoptères d'évacuation médicale - à celle affectée en début d'année l'opération Serval au Mali, lancée en janvier dernier par Paris pour chasser les groupes islamistes armés qui occupaient le nord du pays.

 

L'engagement belge au profit de l'opération Sangaris devrait prendre la forme d'un avion de transport gros-porteur Airbus - actuellement un A330, jusqu'à l'expiration du contrat de location de cet appareil et ensuite sans doute un A321 en cas de feu vert gouvernemental à un nouveau contrat - pour effectuer un vol hebdomadaire entre la France et la République centrafricaine (RCA) et d'un avion de transport tactique de type C-130H "Hercules" pour des liaisons internes au théâtre d'opération africain.

 

Selon une source informée, le premier vol devrait avoir lieu "avant la fin de l'année".

 

"La spirale de l'affrontement s'est aggravée"

 

La "spirale de l'affrontement" entre chrétiens et musulmans s'est brutalement aggravée ces derniers jours en Centrafrique, de l'aveu même du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, venu vendredi soutenir les militaires français qui tentent de sécuriser un pays livré au chaos.

 

Si la vie quotidienne a commencé à reprendre à Bangui avec notamment l'ouverture des banques, des coups de feu et accrochages entre hommes armés restent fréquents dans des quartiers de la capitale et témoignent de la tension persistante, huit jours après le début de l'intervention Sangaris de l'armée française.

 

"La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a affirmé M. Le Drian, dont la visite suit de deux jours celle du président François Hollande.

 

Environ 110.000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui, aggravées par les trombes d'eau déversées jeudi soir par de violents orages.

 

M. Le Drian a mis en garde contre des risques "d'anarchie", soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

 

Il a rappelé aux 1.600 français que leur mission était d'"enrayer les exactions, les dérives confessionnelles, permettre le retour des humanitaires et le déploiement des structures étatiques de base".

 

Vendredi, les militaires français continuaient à patrouiller dans la capitale à un rythme intensif pour désarmer et prévenir les affrontements alors qu'une explosion de violences entre chrétiens et musulmans a fait au moins 400 morts en fin de semaine dernière à Bangui.

 

Au moins un accrochage impliquant des soldats de l'opération Sangaris a eu lieu vendredi matin sur la route de l'aéroport, selon des témoins.

 

S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, M. Le Drian a indiqué qu'il était venu "pour (leur) apporter tout le soutien de la nation qui est fière de ses soldats déployés en RCA" avec le feu vert de l'ONU.

 

Il a confirmé que le président François Hollande participerait à l'hommage national qui sera rendu lundi aux Invalides, à Paris, aux deux premiers morts de l'intervention de la France dans son ancienne colonie qui sombre dans l'anarchie depuis la prise du pouvoir par les rebelles de la Séléka en mars.

 

M. Le Drian s'est ensuite rendu en hélicoptère à Bossangoa, à 300 km au nord de Bangui, autre point chaud où sont déployés plusieurs centaines de soldats français et où se trouvent des dizaines de milliers de réfugiés fuyant des semaines de violences.

 

A son retour à Bangui dans la journée, le ministre devait s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka, une rébellion à majorité musulmane dans un pays à dominante chrétienne.

 

Un des sujets abordés pourrait être la mission confiée aux soldats français confrontés à la montée d'un sentiment anti-français dans les communautés musulmanes. Certains y accusent la France de faire le jeu des chrétiens en désarmant les ex-rebelles qui, après s'être livrés à de nombreuses exactions, sont victimes de représailles.

 

Dans la soirée, le ministre français se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby. Puissance régionale, le Tchad a un contingent au sein de la force africaine présente en Centrafrique et ne s'est pas opposé au renversement du président François Bozizé par les rebelles.

 

Au centre-ville les banques ont rouvert et les stations d'essence ont servi du carburant pour la deuxième journée consécutive, permettant la réapparition des taxis, seul mode de déplacement des Banguissois.

 

De longues files d'attente se sont formées pour l'essence et le pétrole qui sert à s'éclairer dans une ville où l'électricité est souvent coupée la nuit.

 

"C'est ma première journée depuis le 5 décembre", affirme Théodore Jusalin, qui a fait deux heures et demi de queue pour le plein de son taxi. "Il y a des courses à faire. Les gens commencent à sortir, ils partent au travail".

 

Mais dans des quartiers la situation reste extrêmement tendue.

 

Ainsi, à Gobongo (nord), des incursions d'hommes armés non identifiés, qui ont tiré de nombreux coups de feu et qui cherchaient à pénétrer dans les maisons, ont conduit des voisins à se regrouper dans la rue pour y passer la nuit, selon un habitant.

 

Dans la matinée, des échanges importants de coups de feu ont retenti au quartier Miskine (ouest), selon Jennifer, une habitante qui préfère taire son nom de famille.

 

Les hommes de la Séléka ne sont en tout cas plus visibles dans les rues depuis plusieurs jours même si les habitants les accusent d'exactions la nuit, sans qu'il soit possible de le vérifier.

Centrafrique : accord du kern pour une participation belge à Sangaris
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:11

 

 

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 13 décembre 2013 à 06:21

 

En Centrafrique, les urgences succèdent aux urgences à Bangui mais aussi à l'intérieur du pays : les ONG tentent de faire face aux besoins urgents des populations qui manquent de tout. C'est dans ce contexte que Médecins sans frontières interpelle les agences humanitaires des Nations unies sur place, déplorant leur manque de réactivité.

 

Des milliers de personnes, femmes, enfants, vieillards, vivent depuis plusieurs jours maintenant sous des tentes ou à la belle étoile : ils ont quitté leur maison pour se mettre au plus près de la protection de l'armée française, aux abords de l'aéroport de Bangui. Manque d'eau, de latrines, de nourritures, les humanitaires sont unanimes sur le constat : la situation est critique. Mais face à l'urgence, MSF hausse le ton en déplorant le manque d'action des agences des Nations unies.

 

« Cela fait depuis jeudi [dernier] que nous avons demandé à l’ONU d’intervenir, explique Sylvain Groulx, chef de mission MSF à Bangui, notamment à l’aéroport et dans les différents camps de déplacés, mais alors que l’on demande à ce qu’il y ait des distributions de nourriture, on voit plutôt des gens qui viennent faire des évaluations. On nous avait dit qu’il y aurait des distributions aujourd’hui, "sans faute", et pourtant on n’a rien vu. »

 

« Négocier les espaces sécurisés »

 

Du côté des Nations unies, on s'inscrit en faux face à ces critiques : « on est là » rétorque Karina Imonen, la coordinatrice humanitaire de l’ONU : « Ce qu’on a fait hier et aujourd’hui, c’est négocier les espaces sécurisés pour que la distribution puisse se faire dans des conditions qui soient meilleures ». Quand ? « Peut-être que ça a déjà commencé. Les collègues du PAM [le Programme alimentaire mondial, ndlr] y sont maintenant. Dès que c’est envisageable, la distribution de nourriture va pouvoir commencer. »

 

Directement visé, le Programme alimentaire mondial répond par des chiffres, qui couvrent pourtant mal l'ampleur du défi à relever en urgence, à Bangui et dans tout le pays.

 

L’attaque des anti-balakas, les représailles des Seleka et les violences interreligieuses qui ont éclaté ces derniers jours ont donc créé une véritable crise humanitaire dans la capitale centrafricaine. Certaines agences de l’ONU parlent de plus de 100 000 déplacés rien qu'à Bangui. Les ONG internationales sont sur le terrain, mais il existe aussi des organisations centrafricaines qui essaient de soulager la souffrance des populations, comme Jupedec (Jeunesse unie pour la protection de l’environnement et le développement communautaire), qui compte une trentaine de permanents. Ci-dessous, reportage dans leur clinique mobile.

 

La clinique mobile de Jupedec s'efforce de soigner chrétiens et musulmans

 

 « Ensemble, on pose le diagnostic et puis on donne le traitement. Ce n'est pas payant, c'est gratuit. Les produits, on les donne gratuitement »

Crise humanitaire en Centrafrique: MSF dénonce le manque de réactivité des agences onusiennes
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 13:52

 

 

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP | Publié le 13/12/2013 à 12h42

 

Une jeune maman a donné le nom du président de la République française à son enfant, né durant le chaos en Centrafrique.

 

A l'aéroport de Bangui, ce jeudi 12 décembre, une quinzaine de femmes enceintes attendent d'être vues par un médecin. Une jeune maman, notamment, présente son nouveau-né qui frôle les 40 degrés de fièvre.


La jeune femme sourit, fière avec son enfant. Une image de bonheur maternel comme une autre. Sauf que le bébé est né mardi 10 décembre dans l'enfer de Bangui, en plein milieu de la visite du président de la République française.


Sofia Findiro a donc logiquement décidé de nommer son fils, qui sera baptisé dans quelques jours, François Hollande. François Hollande Findiro, un hommage comme un autre, un témoignage de reconnaissance après l'intervention des forces françaises dans son pays.

Centrafrique : un bébé François Hollande est né à Bangui
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:50

 

 

 

 

 

 

 

http://www.europe1.fr  Par Xavier Yvon, envoyé spécial en Centrafrique et Maud Descamps

 

 

Publié le 13 décembre 2013 à 07h17

 

45.000 personnes s’entassent dans un camp de déplacés à Bangui, depuis l’arrivée de soldats français.

 

Alors que les opérations de désarmement se poursuivent en Centrafrique, la population commence à subir les effets collatéraux de cette chasse aux milices. Depuis le début de l’opération Sangaris, 45.000 personnes sont allées se réfugier dans un camp de déplacés à Bangui, juste à côté du camp des militaires français.

 

Un camp de fortune aux conditions sanitaires déplorables où l’envoyé spécial d’Europe 1 en Centrafrique s’est rendu.


La zone a beau être la plus sûre de la capitale centrafricaine, la peur reste palpable parmi les déplacés, éparpillés à ciel ouvert ou sous les carcasses d'avions abandonnés sur un terrain dont l'accès est contrôlé par des miliciens chrétiens parfois très jeunes.

 

Les combattants majoritairement musulmans de la Séléka, qui ont porté Michel Djotodia au pouvoir en mars, se sont rendus coupables de nombreuses exactions ces derniers mois et des milices chrétiennes appelées "anti-balaka" se sont constituées pour leur faire face.

 

L'offensive que les anti-balakas ont lancée la semaine dernière à Bangui avec l'appui de partisans de François Bozizé, le président déchu, et les représailles qui ont suivi ont fait un demi-millier de morts et plus de 100.000 déplacés, ce qui porte leur nombre à 500.000 à l'échelle nationale depuis que la Séléka a pris les armes.

 

François Hollande a indiqué jeudi, à Sao Paulo, qu'il demanderait lors du prochain conseil de l'Union européenne la semaine prochaine la création d'un "fonds européen permanent" pour financer des interventions en urgence dans des pays en crise comme celle menée par la France en Centrafrique.

 

Et de son côté, la Commission européenne a indiqué qu'elle allait envoyer samedi 37 tonnes d'aide médicale d'urgence en République centrafricaine (RCA).

Centrafrique : l'urgence humanitaire : ni eau, ni nourriture, ni latrines pour les déplacés
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:45

 

 

 

 

 

 

http://blogs.rue89.com    Sabine Cessou    13/12/2013 à 11h02

 

La France a été félicitée par Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU, pour ses interventions militaires en Afrique. Au même moment, elle est critiquée par le Président malien pour sa gestion de Kidal. Mais aussi pour avoir décidé de faire seule une vaste opération de ratissage anti-islamiste au nord de Tombouctou, en se passant des services de l’armée malienne.

 

Son déploiement en Centrafrique repose sur un paradoxe. D’un côté, la France vole à la rescousse de peuples livrés à leurs soldatesques, groupes rebelles, milices et armée régulière. Des sociétés civiles appellent à l’aide, comme au Mali et en Centrafrique, et souhaitent une intervention militaire extérieure. Sur le terrain, l’armée française est donc applaudie.

 

D’un autre côté, la France continue de jouer ce rôle de « gendarme de l’Afrique » qu’elle n’a pas vraiment envie de tenir. Elle se fait critiquer à Paris, notamment par les tenants de l’anti-impérialisme qui voient dans l’engagement français une attitude post-coloniale.

 

La France pourra-t-elle intervenir partout, si nécessaire ?

 

L’armée française, en acceptant de faire le travail de forces sous-régionales africaines souvent dépassées, met mal à l’aise les ex-colonies britanniques et portugaises, dont les anciennes métropoles n’interviennent pas ou alors très rarement sur le plan militaire. Le fait est resté exceptionnel : la Grande-Bretagne a envoyé en 2000 destroupes en Sierra Leone pour mettre un point final à la guerre civile.

 

Avec les crises à venir, il va falloir réfléchir à cette stratégie militaire de la France en Afrique. Elle se décide pour l’instant au « coup par coup », en fonction des intérêts du moment et de son sentiment de culpabilité. On parle de situation de « pré-génocide » en Centrafrique, un mot qui rappelle la position très contestée de la France au Rwanda en 1994.

 

Des élections sont attendues en Guinée, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso en 2015, qui se présentent plus ou moins bien. La France pourra-t-elle intervenir partout, si nécessaire ? Sinon, il faudra bien qu’elle ait une réponse crédible à cette simple question : pourquoi pas ?

Lu pour vous : Centrafrique : l’intervention militaire française met mal à l’aise
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:20

 

 

 

 

 

 

 

RFI    vendredi 13 décembre 2013 à 01:35

 

Début du déploiement, ce jeudi 12 décembre, des soldats burundais au sein de la Misca, en Centrafrique. Les premiers éléments du contingent burundais ont quitté Bujumbura ce jour à bord d’un avion de l’US Air force envoyé par les Etats-Unis. Les autres soldats devront suivre très rapidement.

 

Les avions promis par l’armée américaine étaient attendus depuis trois jours. Le premier, un gros porteur C17, a atterri à l’aéroport de Bujumbura, ce jeudi 12 décembre au matin. Puis les choses n’ont pas traîné : on a embarqué à bord l’équipement et ensuite les premiers éléments (54 soldats) du contingent burundais qui va être déployé au sein de la force de l’Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

L’adjudant Dieudonné Nimpagaritse sait que la mission ne sera pas de tout repos mais il se dit confiant  : « Nous avons tout l’équipement nécessaire. Nous sommes habitués à ce type de missions car nous avons l’expérience de la Somalie. En plus, nous avons été bien formés aux techniques de combat, notamment par les Américains pendant deux mois. On ne craint rien, le moral est au beau fixe. »

 

C’est le commandant en chef du contingent, le lieutenant-colonel Potien Hakizimana, qui est monté à bord le premier. Sa mission, une fois sur place, sera de « procéder au désarment de nombreuses milices qui pullulent à Bangui et sécuriser la population et ses biens », explique l’officier burundais.

 

Ce sont des avions américains qui vont assurer des rotations entre les deux capitales et, au final, un bataillon de 850 soldats burundais va être déployé en Centrafrique d’ici quatre jours, selon l’armée burundaise.

 

Après quelques jours passés dans la capitale centrafricaine, le contingent burundais sera ensuite chargé de sécuriser une zone située dans l’est de ce pays, une région où opèrent notamment des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur. 

Départ des premiers soldats burundais pour la Centrafrique
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:12

 

 

 

 

 

La République centrafricaine, aussi appelée Centrafrique  est un pays d'Afrique centrale, entouré par lCameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan et le Soudan du Sud à l'est, la République démocratique du Congo et la République du Congo au sud. 

 

Suite au coup d’état survenu en République Centrafricaine le 24 mars, la  population livrée à elle-même continue de subir des faits de pillage, de violence et d'insécurité.

 

Une grande partie de produits de premières nécessités manque. Les hôpitaux sont débordés et croulent sous l‘afflux incessant de personnes blessées.

 

Les administrations, les boutiques et les maisons ont été pillées dans un pays laissé en proie à des rebelles armés.

 

Pour pallier à l’urgence, l’Association Humanitaire pour la CentrAfrique, fait appel à la communauté centrafricaine, panafricaine et aux amis de la Centrafrique pour mettre en place un plan de collecte dans la ville du Mans.     

 

Nous vous donnons rendez-vous le samedi 14 décembre 2013 à partir de 15h30 à la Maison des associations, 4, rue d''Arcole 72000 Le Mans

 

Venez participer à la mise en place de notre projet et ainsi prouver votre solidarité au peuple centrafricain.

 

A l’issue de cette réunion, nous nous retrouverons autour d’une collation.

Rien n'est possible sans votre participation alors nous espérons que vous viendrez nombreux !!! 


CONTACT : 07 71 05 32 60 – 07 81 54 74 07

 

Association type loi 1901 déclarée à la préfecture de la Sarthe le 19/04/2006 sous le n° w723004831 - N° SIRET : 515 129 625 00015

Appel à mobilisation lancé par l’Association Humanitaire pour la CentrAfrique
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:05

 

 

 

 

 

 

Après François Hollande, Jean-Yves Le Drian se rend en Centrafrique. Il doit y rencontrer les soldats français et le président centrafricain.

 

Après la mort de deux militaires français, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian est arrivé à Bangui pour une visite surprise. M. Le Drian a rencontré à son arrivée les chefs de la force africaine en RCA, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) et doit s'envoler dans la matinée vers Bossangoa, autre point chaud de la République Centrafricaine, où sont déployés plusieurs centaines de soldats français. A son retour à Bangui dans la journée, le ministre doit s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la rébellion Séléka. Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby, a-t-on précisé de même source.

 

Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby, a-t-on précisé de même source. A Bangui, le ministre fera un point de la situation avec le chef des forces françaises en RCA, le général Francisco Soriano, une semaine après le début de l'intervention militaire française, Sangaris, dans le pays.

 

Attendu tôt le matin dans la capitale centrafricaine, il doit également rencontrer les chefs de la force africaine en RCA, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Il s'entretiendra par ailleurs avec les principales autorités religieuses du pays, en proie aux violences interconfessionnelles entre chrétiens et musulmans. La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.

 

Le président François Hollande s'est lui-même rendu mardi soir à Bangui, au retour des cérémonies d'hommage à Nelson Mandela auxquelles il a assisté en Afrique du sud. Il a alors jugé la mission française, sous mandat de l'ONU, "dangereuse" mais "nécessaire", si l'on veut "éviter un carnage" dans le pays. La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3.000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises pour maintenir la stabilité du pays. La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais.

 

 

 

Centrafrique : Le Drian craint l'"anarchie"

 

Par Europe1.fr avec AFP

 

Publié le 13 décembre 2013 à 09h04

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, arrivé vendredi matin à Bangui, a estimé que la "spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée" en Centrafrique entraînant un risque de "crise humanitaire".

 

"La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a affirmé le ministre lors d'un discours devant 200 soldats français déployés dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Environ 110.000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa (nord-ouest), où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps.

 

Qualifiant la Centrafrique de "pays à la dérive", Jean-Yves Le Drian a prévenu des risques "d'anarchie" soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

 

S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, Jean-Yves Le Drian a indiqué qu'il était venu "pour (leur) apporter tout le soutien de la nation qui est fière de ses soldats déployés en RCA". Il a confirmé que le président François Hollande assisterait à l'hommage national aux Invalides lundi pour les deux soldats tués.

 

La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.

Centrafrique : Jean-Yves Le Drian en visite surprise à Bangui
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