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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:52

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 

 

Le chef de l'État sera à Bangui vendredi, mais les musulmans qui subissent les assauts des anti-balaka disent avoir perdu confiance en la France.

 

Retranchés dans leur quartier, attaqués par les miliciens anti-balaka, les musulmans de la zone PK-5, à Bangui, sont à bout de nerfs. Jeudi, les soldats français se montrent dans les rues. Patrouilles à pied dans le centre-ville. Hélicoptère dans les airs. Blindés qui sillonnent la ville. À l'entrée du PK-5, au centre-ville, une trentaine de soldats français supervisent même une opération de fouilles de voitures menée par les gendarmes centrafricains.

 

Le quartier est sous le choc. Depuis deux jours, l'une des dernières enclaves musulmanes de Bangui essuie des attaques répétées de la part de miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka. Des attaques à la machette. Mardi et mercredi, la plupart des onze cadavres ramassés à Bangui l'ont été dans ce quartier, où musulmans et chrétiens avaient l'habitude de vivre ensemble. "Beaucoup étaient découpés en morceaux", témoigne un agent de la Croix-Rouge centrafricaine, chargée de la macabre besogne de ramasser les cadavres.

 

"Ils sont où les soldats de Sangaris ?"

 

Devant une pancarte où des gens ont écrit "NON à la France" à la peinture blanche, un groupe de musulmans discute. "PK-5, c'est le dernier quartier qui nous reste, mais, depuis trois jours, la situation est pourrie. Les musulmans sont découpés en morceaux, nos maisons détruites et pillées. On ne comprend pas à quoi servent les Français depuis qu'ils sont là", accuse un homme sous le couvert de l'anonymat. "La France pourrait sécuriser Bangui en 48 heures si elle le souhaitait, mais elle laisse faire les attaques et les pillages. On a perdu confiance en la France", affirme Miradje Asfarany, un économiste de 45 ans.

 

Pendant qu'il parle, une femme en tchador s'approche, furieuse. On lui apprend que François Hollande doit faire une halte à Bangui vendredi. "Qu'est-ce qu'il va faire ? Nous sommes déjà tous morts, M. Hollande. Les anti-balaka sont là, à 200 mètres, ils tuent nos enfants, ils détruisent nos maisons. Ils sont où les soldats de Sangaris ?" demande-t-elle avant de partir. Le cheikh Daoud Muslim Mbockani est plus virulent. Il dit que sa famille a été emportée par les anti-balaka malgré ses appels à l'aide à l'adresse des soldats français. "Je vis les actions de Sangaris dans mon sang, dans ma chair. Dieu ne laissera pas la France impunie", clame-t-il. La petite foule rassemblée autour de lui opine du chef : "c'est vrai".

 

Opérations punitives

 

Les soldats français ne sont pas très loin. Quelques blindés légers autour d'un rond-point déserté, où des soldats africains de la Misca ont installé leurs armes automatiques derrière des sacs de sable. Un peu plus loin, des familles ont trouvé refuge dans les jardins de la mosquée centrale, où ils espèrent être protégés par les soldats burundais. Plus au nord, au PK-12, où une poignée de musulmans vivent reclus, entourés de chrétiens et de miliciens qui les harcèlent, le quartier vit au rythme des incursions de combattants musulmans et d'anti-balaka.

 

Mercredi, des Séléka sont sortis du camp RDOT tout proche, où ils sont censés être cantonnés, pour aller lancer une grenade qui a explosé sur des civils, sans faire de victimes. Pour se venger, des chrétiens en ont attrapé un et l'ont découpé en morceaux, exhibant à la foule un de ses pieds en sang. Jeudi matin, nouvelle incursion de Séléka. Mais, cette fois, les Français ont pu intervenir à temps pour sauver un chrétien à qui les ex-rebelles venaient d'asséner un coup de machette dans le dos. "Pour nous, c'est difficile, tout va très vite", dit un soldat français posté pas loin : "Nous avons des règles d'engagement. Ils le savent. On ne va pas tirer sur tout ce qui bouge."

Centrafrique : "Nous sommes déjà tous morts, M. Hollande"
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Centrafrique-Presse.com
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:29

 

 

 

 


BRAZZAVILLE AFP / 27 février 2014 13h58 - Le coordonnateur autoproclamé de milices d'autodéfense chrétiennes anti-balaka en Centrafrique a été arrêté mardi dans le nord du Congo, puis transféré à Brazzaville, a-t-on appris jeudi auprès d'une source policière congolaise.


Ancien ministre sous le régime Bozizé, ancien député, Patrice Edouard Ngaïssona s'était autoproclamé chef des anti-balaka. Il a été arrêté avec deux de ses collaborateurs.

L'arrestation de M. Ngaïssona s'est faite sans heurts, a précisé à l'AFP une source policière s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Il s'est presque rendu. Actuellement, il est gardé en lieu sûr dans la capitale (Brazzaville).


La région de la Likouala (nord), lieu de son arrestation, est séparée de la Centrafrique par le fleuve Oubangui. Elle accueille depuis fin 2013 plus de 11.000 réfugiés centrafricains (chrétiens et musulmans confondus), selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés.


Jeudi, le quotidien pro-gouvernemental Les Dépêches de Brazzaville affichait en Une une grande photo de M. Ngaïssona.


A l'annonce de cette information, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) a remercié vivement les autorités congolaises pour leur soutien et leur a réitéré sa reconnaissance pour leur contribution à la promotion de la paix, de la stabilité en RCA, indique le journal.


L'arrestation de ce responsable des anti-balakas et de ses collaborateurs, a été précédée de celle de huit autres chefs de milice du même groupe, poursuit le quotidien, disant citer un communiqué de la Misca.


M. Ngaïssona a été député à l'Assemblée nationale et président de la Fédération centrafricaine de football, avant de diriger le ministère de la Jeunesse sous le régime du président déchu François Bozizé (2003-2013). Il s'est ensuite autoproclamé chef des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.


La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane. Devenu président, Djotodia a ensuite été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et anti-balaka.


Les violences ont déplacé près d'un million de Centrafricains, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, provoquant une crise humanitaire sans précédent dans un pays parmi les plus pauvres du continent, malgré son potentiel agricole et minier.

Le Congo est très impliqué dans la crise centrafricaine.


Le président congolais Denis Sassou Nguesso assure une médiation depuis janvier 2013 et son pays a déployé un millier d'hommes dans la Misca.


La Misca, dirigée par le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, compte en tout 6.000 hommes, et le Congo y dispose du plus gros contingent. Elle est appuyée par les 2.000 français de l'opération Sangaris.


Pour sa première visite à l'extérieur, Catherine Samba Panza, présidente de la transition en Centrafrique, a séjourné du 8 au 9 février à Brazzaville.



(©) 

Centrafrique: un chef milicien anti-balaka arrêté au Congo
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Centrafrique-Presse.com
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:56

 

 

 

 

Par avec AFP - 27/02/2014

 

Cette liste, qui comprend huit noms, dont ceux de Bozizé et certains de ses fils, ceux de responsables Séléka, ainsi que de responsables des milices anti-balakas, n'est toutefois pas définitive et est susceptible d'évoluer, indiquent des sources diplomatiques. "Il faut des preuves et de nombreuses vérifications" pour mettre en cause les responsables à sanctionner", relève une des sources diplomatiques. Les discussions sont actuellement en cours à l'ONU en P3 (avec Etats-Unis et Grande-Bretagne), et ces pays peuvent également avancer des noms. Lorsque la liste définitive est établie, elle est présentée au Comité des Sanctions et chaque nom de personnalité à sanctionner doit être voté à l'unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité.

 

Le Conseil a adopté le 28 janvier une résolution menaçant de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager) "les individus ou entités qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA (...), font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l'Homme". La Centrafrique est plongée dans le chaos et les violences inter-religieuses depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé, chassé du pouvoir par une coalition de rebelles musulmans, la Séléka, qui a mis le pays en coupe réglée pendant 10 mois. Ces rebelles ont à leur tour été évincés avec le départ du président de transition Michel Djotodia, contraint le 10 janvier à se retirer sous la pression internationale.


Depuis, ce sont les anti-balakas, au départ des milices d'auto-défense à dominante chrétienne constituées en représailles aux exactions des Sélékas, qui font désormais régner la terreur dans une grande partie du pays. L'ex-président François Bozizé, qui se trouverait en Ouganda, est "assez actif" et "essaye d'organiser les anti-balakas à son profit, selon une des sources diplomatiques. Cette nébuleuse difficile à cerner compte en son sein de nombreux partisans du président déchu, selon de nombreux observateurs.

Centrafrique: les noms des personnalités à sanctionner en discussion à l'Onu
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:53

 

 

 

 

27/02/2014 à 10:59 (AFP)

 

Le commandant des forces françaises en Centrafrique a appelé les Centrafricains à "participer à la reconstruction de leur pays".

 

Les Centrafricains ne peuvent pas "tout attendre de la communauté internationale", a déclaré le général Francisco Soriano. Le commandant des forces françaises en Centrafrique répondait aux déclarations de la présidente de transition Catherine Samba Panza qui a exhorté les forces françaises et africaines "à faire usage réellement des mandats" de l'ONU.

 

"Les Centrafricains doivent participer à la reconstruction de leur pays. Nous faisons déjà beaucoup. Maintenant, on est passé dans des opérations de sécurité intérieure où il faut qu'on implique davantage la gendarmerie et la police centrafricaines", a-t-il expliqué. "On travaille de plus en plus avec la gendarmerie pour la remettre en selle. C'est important de remettre en place l'autorité de l'Etat", a-t-il souligné. Depuis le 5 décembre, la Croix-rouge centrafricaine a ramassé 1.251 cadavres dans les rues de Bangui, dont onze encore mardi et mercredi.

 

La résolution adoptée par l'ONU le 5 décembre 2013 autorise notamment les forces internationales à "rétablir la sécurité et l'ordre public" en Centrafrique. Le Parlement français a approuvé mardi une prolongation de l'intervention française, lancée le 5 décembre, au-delà des quatre mois initialement prévus.

 

François Hollande pourrait faire une halte en Centrafrique vendredi, sur le trajet de retour d'un déplacement au Nigeria, a-t-on appris mercredi de source diplomatique.

 

La Centrafrique "ne peut pas tout attendre de la communauté internationale" (général Soriano)
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 11:04

 

 

 

 

 

PARIS, 26 fév 2014 (AFP) - Le président français François Hollande pourrait faire une halte en Centrafrique vendredi, sur le trajet de retour d'un déplacement prévu au Nigeria, a-t-on appris mercredi de source diplomatique confirmant des informations de presse.

 

Le chef de l'Etat avait déjà effectué le 10 décembre une visite surprise aux troupes françaises engagées dans ce pays, cinq jours après le déclenchement de l'opération militaire baptisée "Sangaris".

 

 Il avait atterri à l'aéroport de Bangui - placé sous couvre-feu- en provenance d'Afrique du Sud où il venait d'assister à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela, décédé quelques jours plus tôt.

 

Cette fois, François Hollande pourrait profiter de sa visite officielle au Nigeria, programmée jeudi et vendredi, pour s'arrêter à Bangui au retour. Selon le quotidien Le Parisien, "les repérages sont en cours" pour accueillir le Falcon présidentiel "vendredi matin" à l'aéroport M'Poko de Bangui.

 

La présidence a refusé de confirmer ces informations. "On est sur un terrain de guerre, comme dans le cas du Mali. Donc, il doit forcément décider au dernier moment", a-t-on fait valoir de source proche de la présidence.

 

Au Nigeria, où il doit participer aux cérémonies du centième anniversaire de l'unification du pays, François Hollande sera accompagné d'un seul ministre, le chef de la diplomatie Laurent Fabius, selon la présidence française. Si la halte à Bangui se confirme, le chef de l'Etat pourrait être rejoint sur place par son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

LE PRÉSIDENT FRANÇAIS HOLLANDE POURRAIT FAIRE UNE HALTE EN CENTRAFRIQUE VENDREDI
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:35

 

 

 

 

http://www.ouest-france.fr/    

 

Sur Europe1, Jean-Yves Le Drian est revenu sur la situation en RCA et l'opération Sangaris. Il a aussi recadré le général Desportes.

 

Le Parlement français a massivement approuvé mardi une prolongation de Sangaris, lancée le 5 décembre. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a qualifié de "oui important" le vote du parlement. 

 

"C'est un oui important", "ce consensus porte un signe d'encouragement et de soutien à nos militaires présents là-bas", a dit le ministre sur Europe 1. "C'est un signe fort à l'égard de la présidente de l'autorité de transition à Bangui" Catherine Samba Panza "qui attendait ce soutien unanime de la France", selon Jean-Yves Le Drian. 

 

"Tout ne va pas bien, mais nous avons beaucoup avancé"

 

C'est encore un "signe à l'égard des Africains engagés dans cette opération et à l'égard des Nations unies parce que nous souhaitons que rapidement, une opération de maintien de la paix soit diligentée par les Nations unies".

 

Sur place ? "Tout ne va pas bien, mais nous avons beaucoup avancé depuis deux mois et demi et nos forces ont fait le travail qu'il convenait de faire", selon M. Le Drian. 

 

Le général Desportes recadré

 

Rappelant que la France a été missionnée pour six mois par les Nations unies, et doit revenir au bout de ce délai devant le Conseil de sécurité, il a mis en garde contre les conséquences qu'aurait "un vide sécuritaire" en RCA "qui provoquerait tous les appétits et les risques terroristes, jihadistes et autres provenant à la fois du Nigeria et de la Somalie".

 

Le ministre en a également profité pour recadrer le général Desportes qui s'est montré très critique de la politique de défense menée par le gouvernement. "Je travaille en fait avec les généraux de terrain, pas avec des experts qui regardent tout ça de Paris" a répondu le ministre à propos des déclarations du général, dans lesquelles ce dernier évoquait une mauvaise anticipation.  

Centrafrique. Le Drian fait le point et recadre un général
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:57

 

 

 

 

 

 

ADDIS-ABEBA- L’ancien président de la transition guinéenne, le Général Sékouba Konaté envisage de se rendre dans les prochains jours dans la capitale Centrafricaine pour s’enquérir des réalités que vivent les soldats de la force Africaine, a appris Africaguinee.com.

 

Lors d’un entretien téléphonique avec notre rédaction, le haut représentant de l’Union Africaine pour l’opérationnalisation de la force africaine en attente a exprimé toute sa préoccupation pour un retour rapide de la paix en Centrafrique.

 

“Je suis un soldat avant tout. Je voudrais donc connaître comment les choses évoluent sur le terrain du côté de la Centrafrique“ a confié l’ancien homme fort de Conakry.

 

Au cours d’une audience avec le vice-président de la commission de l’Union Africaine M. Erastus Mechta, le Général Sékouba Konaté a évoqué certains sujets liés à sa mission au sein de cette institution. Il évoquera le cas de l’exercice Amani Africa 2 prévu au Lesotho entre octobre et décembre 2014. Aux dires du haut représentant de l’Union Africaine pour l’opérationnalisation de la force en attente, l’Union Européenne a déjà déboursé 5 millions de dollars, le Kenya 1 million de dollars. Plusieurs autres pays se sont aussi engagés à participer à la mise en place de cette force.

 

Devant le numéro deux de la commission de l’Union Africaine, l’ancien président de la transition guinéenne a apporté un démenti face aux rumeurs qui faisaient allusion à sa démission au sein de l’institution. Le Général Sékouba Konaté exprimera toute sa détermination à aller au bout de sa mission.

 

Le vice-président pour sa part se félicitera de la décision  du Haut Représentant de continuer sa mission et lèvera la nuance entre la CARIC et la FAA en précisant  que la CARIC est créée pour les interventions rapides dans les zones de conflits en attendant la mise en place effective de la FAA.

 

Au lendemain de cet entretien avec le vice-président de la commission de l’Union Africaine, le Général Sékouba Konaté a rencontré les ambassadeurs de Grande Bretagne et de l’Allemagne en poste à Addis-Abeba. Avec ces deux diplomates européens il a surtout été question des remerciements que l’ancien président de la transition guinéenne a bien voulu leur adresser au nom de leurs Etats respectifs pour leur implication dans le processus de transition en Guinée.

 

Comme lors de son dernier séjour du côté de la Belgique et des Etats-Unis, il félicitera ces grandes puissances pour le soutien qu’elles ne cessent d’apporter à l’Union Africaine dans le cadre de sa mission de mise en place de la force en attente.

 

SOUARE Mamadou Hassimiuou

 

Pour Africaguinee.com

 

Tél. : (+224) 664 93 51 31

 

Lu pour vous : Crise centrafricaine : Le Général Sékouba Konaté envisage de se rendre à Bangui…
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Centrafrique-Presse.com
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 03:26

 

 

 

 

 

par RFI  26-02-2014 à 13:10

 

 

En Centrafrique, la situation humanitaire est dramatique sur le terrain. Selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU, au moins 15 000 personnes, essentiellement des musulmans, sont exposées sans aucune défense à des groupes armés dans différentes régions du pays. Mais dans les camps de réfugiés au Tchad et au Cameroun, la situation n’est guère enviable : le manque de nourriture et l’insécurité croissante pourrissent le quotidien.

 

Au Tchad, Médecins sans frontières (MSF) tire la sonnette d'alarme. Une équipe est déployée depuis deux semaines à Sido, l'un des villes du sud du Tchad où arrivent les réfugiés centrafricains. Ils sont 13 200 aujourd'hui rien que dans cette localité et ils manquent de tout, selon l'ONG. Ils n'ont pas d'abri, ni d’accès à l'eau en quantité suffisante et surtout ils meurent de faim.

 

Augustin Ngoyi est le coordinateur de l'équipe de MSF à Sido où l'ONG a un centre de santé. Il appelle les agences de l'ONU, le Programme alimentaire mondiale (PAM) et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés à leur apporter une assistance immédiate car les cas de malnutrition se multiplient. « Pour la journée de lundi, nous avons reçu 11 enfants atteints de malnutrition sévère, indique ce dernier. 

 

Eloigner des frontières

 

Autre pays accueillant un flot ininterrompu de réfugiés centrafricains : le Cameroun. Ce voisin en accueille actuellement plus de 107 000. Ils sont majoritairement Tchadiens, mais aussi Centrafricains, Camerounais ou Maliens.

 

Par familles entières, ils cherchent depuis des semaines à fuir l'horreur et les massacres perpétrés par les groupes armés. Leur accueil au Cameroun n'est pas simple. Mbaiorem Djerassem est le porte-parole du HCR en Centrafrique. Il suit de près la situation de ces réfugiés. « Les gens affluent de toutes parts de la frontière, une frontière de 5 000 km avec la Centrafrique, explique-t-il. Ces populations vivent dans une situation sans pareil. Les gens qui arrivent sont profondément meurtris. […] Les communautés d’accueil essayent de leur venir en aide, mais elles sont débordées donc beaucoup vivent à la belle étoile alors qu’il fait extrêmement froid en ce moment. »

 

Pour Mbaiorem Djerassem, l'urgence est d'éloigner ces populations de la frontière trop insécurisée. « On ne peut pas les assister à la frontière donc on les éloigne. Ceux qui sont arrivés dans les sites de Lolo et Mborguene ont commencé à recevoir de l’assistance. Et nous sommes en train de travailler à l’ouverture de deux autres sites, dans la région de la Damawa. » Le tout étant de tenir les nouveaux arrivants à distance des tensions centrafricaines.

 

 

 

(ici des réfugiés centrafricains quittent Garoua Mboulaye)

RCA: malnutrition et insécurité menacent les réfugiés à l’étranger
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Centrafrique-Presse.com
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 03:09

 

 

 

 

 

 

BANGUI (AFP) - 26.02.2014 21:44 - La Croix-rouge centrafricaine a annoncé mercredi avoir ramassé onze cadavres, dont certains gravement mutilés, entre mardi matin et mercredi soir à Bangui, en raison des violences qui ont secoué notamment le quartier musulman PK5.

 

Neuf cadavres et dix blessés ont été recensés par la Croix Rouge mardi à Bangui, dont une grande majorité sont liés aux violences qui ont éclaté mardi matin au PK5 où de nombreux coups de feu ont été entendus.

 

Deux cadavres et six blessés ont été recensés dans la journée de mercredi, dont certains à PK5, a précisé sous couvert d'anonymat un responsable de la Croix-rouge centrafricaine, dont les membres sont chargés de la macabre besogne de ramasser les corps dans la ville.

 

Ce responsable a souligné que certains de ces cadavres étaient "découpés en morceaux". "Les tueries sont sauvages, la journée de mardi a été sombre à PK5", a témoigné ce responsable auprès de l'AFP.

 

Neuf cadavres, des musulmans et des chrétiens tués par balles ou à coups de machettes, avaient été ramassés par la Croix Rouge lundi, ce qui portait à l'époque à 1.240 le nombre de tués découverts dans la capitale depuis décembre.

 

Le responsable de la Croix Rouge a souligné que le total des morts est "sans doute" bien plus élevé, certains corps disparaissant ou étant directement récupérés par les familles. Par ailleurs, ce chiffre ne prend pas en compte les exactions en province.

 

Depuis le 5 décembre, où quelques heures avant le déclenchement de l'opération française Sangaris des affrontements entre miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka et combattants musulmans Séléka avait provoqué de nouvelles tueries interreligieuses, la Croix-Rouge a ramassé 1.24O corps dans les rues de Bangui, selon ce responsable.

 

Il a souligné que le total des morts est "sans doute" bien plus élevé, certains corps disparaissant ou étant directement récupérés par les familles. Par ailleurs, ce chiffre ne prend pas en compte les exactions en province.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: les violences font au moins 11 morts en deux jours
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 02:56

 

 

 

 

 

 

Centre d'actualités de L'ONU mercredi 26 février 2014 23:22

 

Le Président de la Commission internationale chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme en République centrafricaine, Bernard Acho Muna, a entamé mercredi sa première visite dans le pays depuis sa nomination le mois dernier.

 

L'objectif de cette visite, qui dure jusqu'au 1er mars, est d'établir des contacts formels avec les autorités du pays, dont la Cheffe de l'État de la Transition, Catherine Samba-Panza, et d'autres acteurs clef, a précisé le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) dans un communiqué de presse.

 

Créée par le Conseil de sécurité le 5 décembre 2013 pour une période initiale d'un an, la Commission internationale d'enquête a pour mandat d'enquêter sur toutes les violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme et d'atteintes aux droits de l'homme qui auraient été perpétrées en République centrafricaine depuis le 1er janvier 2013. Elle est également chargée de rassembler des informations devant aider à identifier les auteurs de ces violations et abus, à déterminer leur éventuelle responsabilité pénale et à les traduire en justice.

 

La Commission internationale d'enquête, qui commencera ses travaux dans les prochaines semaines, est composée de trois experts de haut niveau, les deux autres étant Jorge Castañeda, du Mexique, et Fatimata M'Baye, de la Mauritanie. Elle est assistée d'un secrétariat qui arrivera en République centrafricaine le 4 mars.

 

De nationalité camerounaise, Bernard Muna est avocat auprès de la Cour suprême de son pays. Il est un ancien magistrat et un ancien procureur en chef adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Il a aussi été président du barreau d'Afrique centrale.

 

De son côté, la chanteuse Angélique Kidjo, qui est Ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), a enregistré un court message radio appelant au retour à la paix en République centrafricaine.

 

« Ces dernières années j'ai visité des pays déchirés par la guerre. J'ai vu des familles qui ont tout perdu. J'ai rencontré des enfants qui n'ont plus rien à espérer. La Centrafrique est riche de sa diversité. Ne détruisez pas cette richesse », déclare Mme Kidjo dans ce message.

 

« Votre pays est le cœur de notre continent. S'il vous plait, déposez vos armes. Chrétiens ou Musulmans, la Centrafrique est votre pays. Vous devez y vivre ensemble », ajoute-t-elle.

Centrafrique : première visite du Président de la Commission internationale d'enquête
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