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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:43

 

 

 http://lepays.bf/  VENDREDI 12 FÉVRIER 2016

 

Les Centrafricains sont appelés aux urnes ce dimanche 14 février pour le second tour de la présidentielle. Dans les starting-blocks, Anicet Georges Dologuélé, ancien Premier ministre de Ange Félix Patassé et Faustin Archange Touadéra, ancien chef du gouvernement de François Bozizé. Chacun d’eux entend remporter le duel. En rappel, la République centrafricaine (RCA) est plongée depuis deux ans, dans une crise des plus meurtrières. La transition politique conduite par Catherine Samba-Panza, a dû, à maintes reprises, reporter les élections devant permettre au pays d’amorcer une sortie de crise. Sur bien des plans, le pays a touché le fond et un sursaut d’honneur de son peuple était indispensable pour la survie même de ce pays. Les choses semblent en bonne voie. Le premier tour de la présidentielle tenue le 30 décembre 2015, malgré les erreurs techniques enregistrées, s’est bien déroulé dans l’ensemble. Même les candidats malheureux ont, nonobstant quelques protestations, fini par faire contre mauvaise fortune bon cœur. C’est tout à leur honneur. Leur attitude permet au pays d’éviter d’ajouter une crise à la crise et de poursuivre sa longue marche vers la lumière d’une gouvernance démocratique.

 

Le scrutin de dimanche est des plus importants pour l’avenir de la RCA

 

La crise militaro-politique, faut-il le rappeler, a plongé le pays dans la précarité et dans l’insécurité des plus chroniques. Les violences intercommunautaires qui ont fait de nombreuses pertes en vies humaines et de nombreux déplacés, sont la matérialisation de la grave fracture au sein des populations. Cette fracture étant symbolisée par les deux camps ennemis que sont les anti-balaka, milices chrétiennes pro-Bozizé et les combattants de l’ex-rébellion de Michel Djotodia, la Séléka. Le défi qui attend le futur dirigeant est des plus immenses. Le pays étant si gravement malade, il urge d’agir. Mais qui pour relever ce grand grabataire ? Le peuple centrafricain bien sûr, devra retrousser ses manches et se mettre au travail. Mais, l’immensité de la tâche fait qu’il lui faut un leader de taille pour conduire, mettre en harmonie tous les efforts. Le scrutin de dimanche est donc des plus importants pour l’avenir de la RCA. Des deux candidats en lice, il revient aux électeurs de choisir celui qu’ils estiment avoir les épaules suffisamment larges et solides pour porter avec efficacité le fardeau de la relance du pays. Les prétendants au trône que sont Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, ont, chacun, fait la cour au peuple et noué des alliances avec les perdants du premier tour. La campagne s’est déroulée dans le calme, comme ce fut le cas au premier tour du scrutin. Le peuple centrafricain peut s’en féliciter.  A lui de se mobiliser maintenant pour participer massivement, à l’instar de ce qu’il a fait au premier tour, à ce scrutin censé tourner la page de la Transition. Le calme qui a jusque-là prévalu augure de perspectives heureuses et est d’autant plus un motif légitime de satisfaction que l’on avait des raisons de redouter le pire au cours de ces élections. L’insécurité dans le pays avait atteint un tel niveau qu’on pouvait craindre que les élections soient éclaboussées, voire remises en cause par des violences. Mais, déjouant les scenarii pessimistes, les Centrafricains, dans leur ensemble, ont jusque-là pris le parti de la responsabilité, du patriotisme. Les acteurs ont visiblement mûri. Ils ont probablement compris que c’est la survie même de leur pays qui était en jeu. C’est certainement ce qui a conduit les autorités de la Transition qui semblaient traîner les pieds, à se décider, malgré les risques sécuritaires ambiants, d’aller enfin à ces élections. C’est peut-être aussi ce qui justifie le fait que des poids lourds de la scène politique centrafricaine comme Martin Ziguélé, malgré leurs récriminations concernant l’organisation du scrutin suite à leur échec au premier tour, n’ont pas trop tiré sur la corde. Tout le monde est visiblement conscient qu’il urge de remettre le pays en selle. Certes, ce réveil des Centrafricains est dû en partie à la pression des partenaires du pays qui montraient de plus en plus des signes de lassitude et d’impatience. Mais, il se justifie probablement aussi par une prise de conscience plus ou moins générale. Chacun a dû se rendre à l’évidence qu’il joue la survie de son pays en tant qu’Etat uni, stable et viable.

 

Il ne faut donner prétexte à personne pour replonger le pays dans le chaos

 

Le fait que les deux candidats ont été exhortés par la présidente de la Transition à privilégier l’intérêt général du pays, a certainement contribué à maintenir le caractère apaisé de la campagne électorale au second tour. Il y a également que les deux finalistes n’ont pas été directement mêlés à la crise qui secoue leur pays, ce qui est certainement une preuve de leur sens de la retenue, mais aussi, de leur capacité à fédérer les différents camps. En effet, chacun de ces candidats a fait l’effort de prôner le vivre-ensemble entre populations chrétiennes et musulmanes. Ce qui est essentiel à la réconciliation nationale et au renouveau tant souhaité de la Centrafrique. En tout cas, il faut espérer que cette campagne apaisée ne soit pas le calme avant la tempête. Pour ce faire, il faudra que les résultats du second tour soient acceptés par toutes les parties, surtout par celle du candidat qui sera perdant. Et pour décupler les chances de l’acceptation de ces résultats, il importe que le scrutin soit le plus transparent possible. Il faut espérer pour ce faire, que l’Autorité nationale des élections (ANE), à la lumière des nombreuses erreurs techniques constatées au premier tour, revoie sa copie. En effet, même si la présidentielle est jusque-là sur de bons rails et qu’on s’en félicite, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Il y a eu bien des dysfonctionnements, une mauvaise organisation du premier tour de la présidentielle et des élections législatives centrafricaines. Cette mauvaise organisation a d’ailleurs fait le lit de certaines contestations qui se sont heureusement vite calmées. L’un des défis majeurs donc de l’ANE, c’est de gommer toutes les scories constatées au premier tour, en tout cas le maximum possible, pour des élections crédibles ce dimanche. Il ne faut donner prétexte à personne pour replonger le pays dans le chaos. Si cela est fait comme il se doit, il ne restera plus au candidat perdant que de féliciter le vainqueur. C’est à ce prix que la RCA pourra éviter de réveiller les démons du passé. L’ANE a eu le temps de rectifier le tir dans l’entre-deux tours et on peut espérer de ce fait, plus de professionnalisme de sa part lors de ce second tour. En ce qui concerne les deux candidats, tout le mal qu’on puisse leur souhaiter, c’est de réussir. Mais comme il est évident qu’il n’y aura qu’un seul président élu, il reviendra au perdant de faire preuve d’élégance, de fair play et au vainqueur d’avoir le triomphe modeste. Tout cela, au nom de l’intérêt bien compris de la RCA. Ceci dit, aux urnes donc citoyens centrafricains, et que le meilleur gagne !

 

« Le Pays »

 

Lu pour vous : SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE CENTRAFRICAINE : Qui pour relever le grand grabataire ?
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Centrafrique-Presse.com
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:28

 

 

http://www.un.org/  11 février 2016 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi la nomination du général Balla Keïta, du Sénégal, comme commandant de la composante militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Le général Keïta succède au général Martin Chomu Tumenta, du Cameroun, qui est décédé le 30 novembre 2015.

 

Selon un communiqué de presse du porte-parole de M. Ban, le général Keïta a accumulé 40 ans d'expérience militaire aux niveaux national et international. Depuis le 7 novembre 2015, il était commandant par intérim de la force de la MINUSCA.

 

Auparavant, il avait été le commandant adjoint de l'Opération de l'Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD), de 2013 à 2015, après avoir été commandant de secteur pour la même force de 2007 à 2010. Le général Keïta a également été Inspecteur général des forces armées sénégalaises, de 2012 à 2013.

 

 

Le général sénégalais Balla Keïta nouveau chef de la MINUSCA

 

APA-Dakar (Sénégal) 2016-02-12 12:24:07 Le général sénégalais de corps d’armée Balla Keïta, est nommé nouveau Commandant de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).


“L'annonce a été faite jeudi soir par Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Balla Keïta succède ainsi au général de division Martin Chomu Tumenta, du Cameroun, décédé le 30 novembre 2015”, écrit l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique) qui donne l'information.


Commandant par intérim de la Force de la MINUSCA depuis le 7 novembre 2015, le général Keïta capitalise plus de 40 ans d'expérience militaire aux niveaux national et international.

Avant sa mission en RCA, de 2013 à 2015, il a été Commandant adjoint de la Force de l'Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), après avoir été Commandant de secteur, de 2007 à 2010.


Le général de corps d'armée Balla Keïta a aussi occupé divers postes de haut niveau au niveau national, y compris celui d'Inspecteur général des Forces armées sénégalaises, de 2012 à 2013, indique t-on dans le même communiqué.

Agé de 60 ans, le général Keita est diplômé de l'École militaire interarmes de Coëtquidan en France, du Command and General Staff College de Fort Leavenworth aux États-Unis et de l'École de guerre de Hambourg en Allemagne.

Le nouveau Commandant de la Force de la MINUSCA est marié et père de quatre enfants.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=845696#sthash.Bdt5vqOx.dpuf

Centrafrique : le général Keïta (Sénégal) nommé à la tête de la force de la MINUSCA
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Centrafrique-Presse.com
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:23

 

 

 

Par RFI  12-02-2016 Modifié le 12-02-2016 à 04:10

 

La campagne se poursuit en Centrafrique en vue des élections présidentielles et législatives de ce dimanche. Les deux finalistes de la présidentielle étaient en province ce jeudi. Faustin Archange Touadéra s'est d'abord rendu en province jeudi, accompagné de Martin Ziguélé, qui a été battu au premier au tour alors qu'il était donné grand favori. Une manière de prendre le pouls dans l'arrière-pays.

 

Martin Ziguélé, ex-candidat au premier tour de la présidentielle et Faustin Touadéra, qui disputera le second tour face à Anicet George Dologuélé, étaient main dans la main jeudi dans l'extrême nord-ouest de la Centrafrique. Le candidat Touadéra est venu voir le chantier qui l'attend si jamais il était élu président.

 

Les attentes dans l'arrière-pays

 

Les habitants, eux, ont une longue liste de doléances : « Vous voyez la ville : on a des maisons inachevées et on a besoin d’en construire de nouvelles. Pour l’instant on a beaucoup de problèmes ici à Bocaranga », rapporte l'un d'eux.

 

« L’école, hôpital, ambulance… Surtout des ambulances pour que les gens de la province puissent venir à l’hôpital. Et même la route n’est pas bonne », indique un autre habitant.

 

Un autre encore plaide pour une meilleure formation des jeunes. « Encadrer la jeunesse, lui donner une meilleure formation technique. Il n’y a même pas de cybercafé ici », déplore t-il.

 

Bien conscient de l'ampleur de la tâche qui attend le futur chef de l'Etat, Faustin Touadéra a pu développer son projet de société, notamment à Bocaranga et Paoua, deux villes très difficiles d'accès où il s’est rendu en campagne. « Pour arriver ici à Bocaranga, les routes sont complètement dégradées. C’est un grenier Bocaranga, rappelle-t-il, donc pour relancer l’agriculture, il faut aussi compléter avec les routes et les pistes rurales pour leur permettre une meilleure commercialisation de leurs produits. »

 

Faustin Touadéra n'aurait jamais pu envisager une victoire dans cette partie du pays sans l'appui de Martin Ziguélé, qui en est originaire. Les élections doivent avoir lieu dimanche.

 

Meeting à Bangui

 

Faustin Archange Touadéra est ensuite rentré à Bangui, la capitale, dans l'après-midi pour tenir un meeting dans un quartier favorable à son adversaire Anicet George Dologuélé.

 

Je ne suis pas un soutien de Touadéra. Moi au premier tour, j'ai voté Désiré Kolingba et je suis venu regarder et écouter ce qui va se dire pour me faire ma propre analyse.

 

Ecoutez ce reportage dans un fief d'Anicet George Dologuélé

 

12-02-2016 - Par Pierre Pinto

 

RCA: une partie de campagne avec Faustin Archange Touadéra
RCA: une partie de campagne avec Faustin Archange Touadéra
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:19

 

 

12/02/16 (AFP)

 

Les deux hommes qui briguent le fauteuil présidentiel en Centrafrique ont plus d'un point en commun. Âgés tous les deux de 58 ans, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra cumulent une expérience de Premier ministre et une réputation de travailleurs plutôt discrets.

 

Arrivé en tête au premier tour du 30 décembre avec 23,78% des voix, M. Dologuélé est sans conteste le plus connu des deux en Centrafrique comme à l'étranger.

 

Ses détracteurs lui reprochent d'avoir passé ces dernières années plus de temps à Paris, où il a monté un cabinet de consultant, qu'à Bangui. Comme pour les faire taire, durant la campagne, le candidat a arpenté l'arrière-pays à grand renfort de communication et ses affiches étaient placardées partout dans la capitale.

 

Mais cet économiste de formation doit avant tout sa bonne réputation à l'image de "M. Propre" qu'il s'est forgée par sa gestion rigoureuse des affaires lorsqu'il était Premier ministre d'Ange-Félix Patassé, entre 1999 et 2001.

 

Il a, pendant sa primature, engagé de nombreux travaux de réfection des édifices publics - notamment scolaires - sur fonds propres de l’État. Il peut aussi compter sur sa silhouette rassurante aux larges épaules, son visage doux barré de ses éternelles lunettes carrées, une voix calme qui s'emporte rarement.

 

M. Dologuélé quitte le gouvernement en 2001 pour devenir président directeur général de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC), où il restera jusqu'en 2010. De retour au pays après une longue absence, il fonde en 2013 l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA). C'est la première fois qu'il est candidat à des élections.

 

Il fait de l'économie son cheval de bataille. Ses priorités: rétablir la "sécurité" et la "justice" en Centrafrique, afin d'"attirer le secteur privé" et créer des emplois, dit-il, soulignant que les crises qui secouent la Centrafrique depuis l'indépendance en 1960 viennent avant tout de l'"extrême pauvreté" de ses habitants.

 

Lors du premier tour, il a bénéficié d'un soutien officiel de poids, celui du parti de l'ex-président François Bozizé - renversé en 2013 et interdit de scrutin par des sanctions internationales-, le Kwa Na Kna (KNK), dont les fiefs de Bangui et de l'ouest comptent parmi les plus peuplés.

 

- 'candidat du peuple' -

 

Plus discret encore, Faustin Archange Touadéra est arrivé deuxième (19,42%) comme candidat indépendant et à la surprise générale.

 

Le dernier Premier ministre de Bozizé (2008-2013), qui détient le record de longévité sous l'ex-président, n'a toutefois bénéficié d'aucun soutien officiel de la part du KNK.

 

Mais les très bons scores enregistrés dans les fiefs bozizistes de l'ouest, montrant qu'il a bénéficié d'une frange importante de son électorat traditionnel malgré les directives du parti, lui ont valu le surnom de "candidat du peuple".

 

D'où lui vient cette popularité? Les fonctionnaires lui doivent d'abord la bancarisation de leurs salaires après plusieurs décennies d'atermoiements les conduisant à s'endetter lourdement, à cause de retards répétés dans les versements, de primes impayées.... "Il restera comme celui qui a payé les fonctionnaires, et il est très apprécié pour cela", souligne une source diplomatique à Bangui.

 

Sur le plan politique, M. Touadéra a conduit le dialogue réunissant à Bangui fin 2008 le pouvoir, l'opposition, la société civile et les mouvements rebelles, à l'issue duquel ont été signés plusieurs accords de paix avec les rébellions.

 

D'un naturel effacé et modeste, il a la réputation d'être un "bosseur". D'ailleurs, durant sa primature, il n'a pas cessé d'enseigner à l'université de Bangui.

 

Professeur en mathématiques pures, diplômé de l'université de Lille 1 (France) et de Yaoundé où il a obtenu un doctorat d’État, l'universitaire a été longtemps enseignant à l’École normale supérieure (ENS) de Bangui, avant de devenir recteur de l'université de Bangui en 2005.

 

Un de ses proches affirme qu'"il n'a pas couru vers la politique. C'est plutôt la politique qui est venue vers lui pour exploiter ses qualités".

 

Chacun des deux adversaires compte des appuis politiques de poids. Dologuélé a obtenu le ralliement de Désiré Nzanga Kolingba, troisième du premier tour avec 12,04 % de suffrages. Quant à Touadéra, il compte le plus grand nombre de soutiens: outre le quatrième, Martin Ziguélé (11,43 %), 21 candidats sur les 30 en lice en décembre se sont prononcés en sa faveur.

 

Présidentielle en Centrafrique: duel d'hommes discrets entre le banquier et l'universitaire
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:15

 

 

12/02/16 (AFP)

 

Les Centrafricains sont appelés dimanche à choisir, entre les anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, leur futur président censé leur permettre de sortir de trois ans de terribles violences intercommunautaires.

 

Le premier tour des législatives qui s'était tenu le 30 décembre 2015 en même temps que celui de la présidentielle, et dont les résultats ont été entièrement invalidés en raison de trop nombreuses irrégularités, se déroulera à nouveau dimanche.

 

M. Dologuélé, qui a remporté 23,78% des voix, faisait avant le premier tour figure de favori, surtout après le ralliement en sa faveur du parti KNK de l'ex-chef de l'Etat François Bozizé, renversé en 2013 par la rébellion Séléka. M. Bozizé ne pouvait se présenter en raison de sanctions internationales et d'un mandat d'arrêt à son encontre émis par les autorités de transition.

 

Mais M. Touadéra (19,42%), qui disposait de moins de moyens que son futur rival, s'est révélé comme la grande surprise du premier tour et est désormais considéré comme un très sérieux concurrent.

 

Le dernier Premier ministre de M. Bozizé (2008-2013) a réalisé de très bons scores dans les fiefs de l'ex-président dans l'ouest du pays, bénéficiant d'une partie importante de l'électorat traditionnel du KNK, malgré les directives du parti.

 

Chacun des deux adversaires compte des appuis politiques de poids. Dologuélé a obtenu le ralliement de Désiré Nzanga Kolingba, troisième au 1er tour avec 12,04 % de suffrages. Quant à Touadéra, il compte le plus grand nombre de soutiens: outre le quatrième, Martin Ziguélé (11,43 %), 21 candidats sur les 30 en lice en décembre se sont prononcés en sa faveur.

 

Malgré de nombreux problèmes logistiques, les deux scrutins du 30 décembre se sont déroulés dans un calme notable, marqués par une forte participation des électeurs (79% selon l'Autorité nationale des élections, ANE).

 

Dans ce pays de 4,8 millions d'habitants, les électeurs, chrétiens comme musulmans, s'étaient massivement inscrits sur les listes électorales et disaient, unanimes en se pressant dans les centres de vote lors du premier tour, "vouloir la paix et ne plus entendre le bruit des armes" alors que le pays a connu plusieurs flambées de violences depuis 2013.

 

Sur près de 2 millions d'électeurs inscrits, 1.362.886 suffrages valides ont finalement été exprimés.

 

- casse-tête des législatives -

 

Trente candidats s'étaient présentés au 1er tour à la présidentielle et plus d'un millier aux législatives.

 

Mais la tenue d'un nouveau premier tour des législatives s'annonce comme un défi. La Cour constitutionnelle avait invalidé le premier scrutin en janvier après avoir constaté de "nombreuses irrégularités" dans la quasi-totalité des 140 circonscriptions: absence de bulletins de vote, de listes électorales, de cartes d'électeurs, procès-verbaux de bureaux de vote inexploitables, fraudes...

 

Acheminer le matériel électoral (urnes, bulletins) dans les temps est un véritable casse-tête dans ce territoire vaste comme une fois et demie la France aux routes quasiment inexistantes. Certains bureaux de vote se trouvent dans des régions isolées très difficiles d'accès, d'autres dans des zones dangereuses où des groupes armés restent actifs.

 

La force de l'ONU (Minusca), forte de 10.000 hommes et appuyée par les Français de l'opération Sangaris, reste mobilisée pour assurer la sécurité du vote et apporter une aide logistique avant le scrutin, notamment en mettant à disposition ses avions vers l'intérieur du pays.

 

Le déroulement du référendum constitutionnel du 13 décembre, émaillé d'intimidations en province et de violences ayant fait cinq morts à Bangui, montre que ces mesures restent indispensables, même si la situation s'est largement calmée depuis.

 

Le renversement du président Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane Séléka de Michel Djotodia, avait précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement de centaines de milliers de personnes, à Bangui et en province.

 

Michel Djotodia a finalement été contraint à la démission début 2014, dans la foulée d'une intervention militaire internationale sous la conduite de la France.

 

Dirigée depuis par la présidente de transition Catherine Samba Panza, la Centrafrique tente de panser ses plaies et de redresser une économie ruinée, sous perfusion des bailleurs qui, France en tête, poussaient à l'organisation rapide d'élections malgré l'insécurité persistante.

Présidentielle en Centrafrique : un second tour dimanche pour sortir de la violence
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Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:52
Centrafrika tu choisis toi-même  par Bambote Makombo

 

                            

              

  Poème bantou 2

 

1

 

C’est l’heure où

Le peuple Centrafrika

Remplit son espace

Du sud au nord

De l’est à l’ouest

2

Les diversités des

Gens de ce territoire

D’œufs d’oiseaux

Dans les airs des

Diamants des eaux

Arbres sont  innombrables

 

3

 

À chaque pas de

Ouara à Bangui

Kété ou à Damara

Là-bas où va-t-on

En Centrafrika

Les personnes se rencontrent

Avec leurs Ancêtres

Le jour et la nuit

Au-delà de minuit

 

4

 

Au milieu de la nuit

De notre territoire

Est-ce notre histoire

Argent c’est argent

Blanc c’est blanc

Jaune c’est jaune

Les tentatives de

Destruction de toutes

Choses citoyennes

Naissance des nègres

Blancs à la sauvette

Inhumains coups d’état permanents

 

5

 

C’est l’heure où

Le peuple Centrafrika

Plante un mango

Aux mamelles au

Milieu du village

Au nord-est à Birao

 

 

6

 

Blanc c’est blanc

Argent c’est argent des urines

Naissance à la sauvette

Nègres-jaunes

Ils croyaient mettre

Main basse sur

Le territoire Centrafrika

Par l’esclavage

Par les bourrages

Des crânes noirs

C’est noir

 

7

 

Leste la première  Race

Éclose dans ce monde

De même l’existence

D’une chose unique

Lestes  de côté laissons

Les dans leur conneries

Est-ce que cette

Mère accouche t-elle

De quelque chose

Un faux con accouche

D’un rien de connerie

 

8

 

Les trainées des essaims

Des mouches des décharges

À travers Centrafrika

Les trafics des armes

Des personnes en bois

Les sangs des urines versées des

Sources des rivières

Changer la nature

Des gens Centrafrika

Pour gober leur substance

Les traînées des conneries

De leurs cons laissent

Les essaims sœurs mouches

Noires rouges de sang

À travers Centrafrika

 

9

 

Leste de côté à cette

Heure-là du dimanche Peuple rempli

De son cœur de son

Esprit unique

Encore une fois tu choisis

Avec les Ancêtres de toute

Chose nous tous nous rions

À l’avenir Centrafrika

 

Le 7 février 2016

 

Bamboté Makombo

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:44

 

 

http://afriqueeducation.com/  Jeudi 11 février 2016 à 19:41

 

Afrique Education : Votre présence au second tour de cette présidentielle très discutée, a été une surprise pour beaucoup de personnes. Le candidat indépendant que vous êtes, a-t-il, aussi, été surpris de sa performance ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Je remercie, tout d'abord, votre journal de m'avoir offert cette opportunité de m'exprimer sur les sujets brûlants de l'heure. Revenons à votre question, je ne suis pas surpris de ma performance, mais, plutôt, de ce que certaines personnes s'étonnent de ma présence au second tour. J'ai, toujours, après mes études universitaires, travaillé dans mon pays jusqu'au jour d’aujourd'hui. J'ai commencé comme enseignant à l'Université de Bangui où j'ai formé des générations de compétences, qui travaillent dans les secteurs tant public que privé. Fort de mon passé d'enseignant, et, récemment, en tant que premier ministre, chef du gouvernement, je ne peux que me prévaloir l’adhésion de bon nombre de nos compatriotes. 

 
Afrique Education : Dans quel état d'esprit abordez-vous ce deuxième tour ? Avec l'assurance de gagner, avec la modestie qui vous a toujours caractérisé ou dans l'incertitude totale, le corps électoral centrafricain n'étant pas manipulable ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : J'aborde ce second tour avec beaucoup de circonspection. Je puis vous assurer que je suis convaincu de ma victoire à ce second tour de l'élection présidentielle. Ce qui me convainc à cet effet, c'est l'engouement de la population, que dorénavant n’est pas manipulable comme  vous-même avez compris. L'on ne peut pas se présenter devant la population pour demander son suffrage en adoptant un profil condescendant, en lui faisant croire qu'on est le deüs ex machina (l’homme providentiel). La population a besoin des dirigeants humbles et efficaces. Voilà ce que j'ai à offrir au peuple pour recueillir son suffrage.

 
Afrique Education : Vous étiez 30 candidats au départ. Il n'en reste que deux pour le deuxième tour. Sur quels candidats comptez-vous pour accéder au Palais de la Renaissance ? 

 
Professeur Faustin Archange Touadera : De prime abord, je respecte la souveraineté du peuple centrafricain dans son choix. Beaucoup de mes frères et sœurs, qui ne sont pas retenus, pour le second tour, ont décidé de me soutenir; je leur en sais gré (Il en est de même de Martin Ziguélé du MLPC qui a totalisé plus de 11% des suffrages, ndlr). Leur engagement est fonction de l’ultime  vision que nous partageons, à savoir, une Centrafrique nouvelle avec des femmes et des hommes intègres, qui sauront relever les défis, qui nous attendent, tous. Je compte, naturellement, sur eux, ainsi que, sur l'ensemble de l'électorat, pour remporter la victoire, qui est la nôtre au second tour.

 
Afrique Education : Que diriez-vous à un électeur centrafricain pour voter pour vous plutôt que pour votre adversaire ? Que lui promettez-vous pour l'attirer dans votre camp ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Il y a une forte mobilisation, qui se met en place sur l'ensemble du territoire et à l'extérieur pour m'accompagner à l’exemple des étudiants que j'ai formés, hier, et que je continue de former, ainsi que, les fonctionnaires, les pensionnaires, et je dirai, toute la couche sociale, qui se sont organisés pour battre campagne, en ma faveur, au premier tour, sans que je les appuie, personnellement.  La maturité du peuple centrafricain l'amène à faire la distinction entre le bien et le mal. L'électeur centrafricain se rappelle, encore, du courage dont j'ai fait preuve pour entreprendre des réformes audacieuses pendant les cinq années que j'ai passées à la tête du gouvernement de 2008 à 2013. Grâce à ces réformes, même si les conditions de vie de la population n'avaient pas atteint le niveau escompté, elles tranchaient, véritablement, avec celles que j'avais héritées. Fort de ces constats, je me considère comme un homme épris de paix, qui a été freiné dans son élan, un homme de consensus et de paix, un rassembleur du peuple centrafricain déboussolé et en détresse, un homme selon la réelle volonté de DIEU TOUT PUISSANT.

 
Afrique Education : Quelles sont les principales mesures que vous mettriez en place dans les 100 premiers jours ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Les 100 premiers jours de ma présidence seront consacrés, en premier lieu, à l'amorce du rétablissement de la sécurité, sur l'ensemble du territoire, avec son corollaire, le désarmement et la lutte effrénée contre la consommation des produits stupéfiants. En second lieu, à la résilience et à la relance économique afin de placer le pays sur la trajectoire du développement.
 
Afrique Education : Quelles sont les grandes lignes de votre programme pendant ce mandat ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Les valeurs, rien que les valeurs. La RCA a souffert, depuis fort longtemps, de la carence de valeurs dans sa gestion. Quelles que soient les stratégies de développement envisagées, si ceux où celles qui sont appelés à les mettre en œuvre ne fondent pas leur gestion sur des valeurs sûres, tout sera voué à l'échec. C'est pour cela que je mènerai une lutte sans vergogne contre la corruption, le népotisme, le clientélisme, l'affairisme, autrement dit, je ferai la promotion de l'excellence. L'éthique sera promue comme principe de base, ainsi que, le leadership efficace. Des valeurs d'intégrité, de lutte contre la corruption, de responsabilité, de respect des lois et des règles et des droits humains, etc., que j'ai mises en œuvre pendant mon magistère à la primature me réconfortent dans cette vision. 

 
Afrique Education : On dit que votre adversaire est plus proche du patronat et des milieux d'affaires, que vous. Pourquoi ne privilégiez-vous pas ce secteur qui peut créer beaucoup d'emplois plus que la fonction publique, si on s'en occupe bien ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : J'entretenais de bonnes relations avec les promoteurs du secteur privé lorsque j'étais premier ministre. D’ailleurs, mon gouvernement avait traduit, en prérogative, la création des conditions propices à l’émergence d’un secteur privé compétitif et dynamique.  Ceci étant, je m'efforçais à améliorer le climat des affaires propice aux investissements, par la lutte contre la corruption et le respect de l'éthique dans le secteur privé. Les emplois de masse ne peuvent être créés que par le secteur privé. A ce titre,  je faisais mener des réflexions aux fins d'inciter les Centrafricains à investir dans le secteur privé, creuset de création de l'emploi. N'eût été la crise qui a sapé les fondements de notre économie, cette initiative aurait abouti. Par ailleurs, les efforts que mon gouvernement et moi faisions pour sécuriser les recettes de l'Etat afin de payer, régulièrement, les salaires aux fonctionnaires et autres agents de l'Etat, qui sont des consommateurs, profitaient au secteur privé.

 
Afrique Education : Vous êtes l'ancien premier ministre de François Bozizé et membre du KNK. Quel est le sort que vous lui réservez si vous êtes élu ? Quel sort réserveriez-vous à Michel Djotodia ? Et à Catherine Samba-Panza ?

Professeur Faustin Archange Touadera : J'ai servi, cinq années, durant, aux côtés du président, François Bozize, comme premier ministre. La logique voudrait que je me départisse de lui pour désapprouver sa gestion lorsque j'étais en fonction. Nous avons collaboré dans un respect mutuel jusqu'au jour où le triste sort que le pays a connu, a mis un terme à cette collaboration. Je ne lui reproche rien. J'ai fait mention dans ma profession de foi que, s'il arrive que j'accède à la magistrature suprême de mon pays, désormais, le président préside, le gouvernement gouverne, la magistrature doit travailler en toute liberté. Le président, François BOZIZE, qui m'a donné l'occasion de faire mes premières armes en politique est justiciable comme l'est chaque citoyen centrafricain. Je ne formule aucun grief contre lui. Cependant, ceux qui sont à même de soutenir leurs accusations contre lui, n'ont qu'à le faire devant la justice. Michel DJOTODIA et Catherine SAMBA-PANZA sont des compatriotes envers lesquels je ne nourris pas d'animosité, aussi bien, que je n'en nourris guère vis-à-vis de quiconque. Ce qu'il faut savoir, et c'est la règle, après avoir servi l'Etat à quelque niveau de responsabilité que cela soit, on est obligé de passer devant le jugement de l'histoire. J'en ai fait l'expérience après avoir servi mon pays comme premier ministre. 

 
Afrique Education : En tant que candidat indépendant, vous n'êtes pas porté par un parti politique. Comment travailleriez-vous au niveau de l'Assemblée nationale pour faire voter vos lois ? Avec quelle majorité ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Une élection présidentielle est le rendez-vous d'une femme ou d'un homme avec ses concitoyens. Je ne doute pas de la lucidité des Centrafricains à me doter d'une majorité à l'Assemblée nationale pour me permettre de concrétiser ma vision à laquelle ils souscrivent. Il y a, certes, des candidats aux législatives, qui partent sous la bannière des formations politiques, mais, il n'en demeure pas moins que beaucoup de ces candidats sont indépendants. 
 
Afrique Education : Les Centrafricains en portant leur choix sur vous, ont signifié leur volonté d'indépendance. La Françafrique a une forte emprise sur votre pays. Que faire pour desserrer cet étau qui étouffe vraiment votre pays ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : La Françafrique ? Je puis vous affirmer,  sans détour, lorsque j'étais premier ministre, je n'étais, guère, soumis aux objurgations d'une puissance quelconque. J'entretenais avec les représentants de la France, en Centrafrique, des relations d'amitié et de coopération sincères sur la base de respects mutuels. La gestion travestie de la République centrafricaine résulte, plutôt, de la carence de valeurs, qui l'étouffe que l'implication d'une puissance dans l'optique de réduire sa capacité à se développer.

 
Afrique Education : Allez-vous composer un gouvernement d'union pour commencer et dire merci à ces partis qui vous soutiennent ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Les Centrafricains ont compris que le partage de gâteau ne sied plus. Tous ceux qui ont décidé de me soutenir ne m'ont, jamais, réclamé quoi que ce soit. Au contraire, ils m'exhortent, tous, à faire feu de tout bois pour redorer le blason de la République centrafricaine. Les Centrafricains ont du génie et je suis convaincu qu'ils mettront, chacun, de leur côté, leur génie au profit du bien-être de tous.

 
Afrique Education : L'entretien tire à sa fin. Y a-t-il un fait non abordé qui vous tient à coeur ? Bref votre dernier mot ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Pour finir, je remercie, une fois de plus, votre journal pour avoir eu à s'intéresser à ma modeste personne, et, par la même occasion, à me donner cette circonstance de présenter, à nouveau, ma vision de la gestion de la chose publique.

 

Propos recueillis par Jean Paul Tédga

 

*Interview parue dans le numéro 432 du 1er au 14 février 2016 d'Afrique Education (actuellement chez les marchands de journaux).

 

PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE - Professeur Faustin Archange Touadera : « Je suis convaincu de ma victoire »
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:29

 

 

ADDIS-ABEBA, 10/02/16 (Xinhua) -- Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l'Union Africaine (UA), a approuvé le redéploiement de la mission d'observation sur le court-terme de l'UA (STO) pour le deuxième tour des élections présidentielles et la réorganisation des élections législatives en République Centrafricaine (RCA) le 14 février 2016.

 

D'après un communiqué de l'UA publié mardi, le déploiement de la mission suit l'invitation officielle du gouvernement centrafricain, et les observateurs de l'UA sont arrivés à Bangui, capitale de la RCA, dimanche, jusqu'au 17 février.

 

La Mission d'observation électorale de l'UA (AUEOM) est menée par Souleymane Ndene Ndiaye, ancien Premier ministre du Sénégal, a indiqué le communiqué.

 

La mission comprend 40 observateurs sur le court-terme (STO) du parlement panafricain, du Comité des représentants permanents de l'Union Africaine, des organes de gestion électorale, des organisations de la société civile, des réservoirs de pensée, des médias et des institutions académiques.

 

Le communiqué indique que les observateurs seront redéployés dans les circonscriptions électorales du pays afin de surveiller le processus électoral et de discuter avec les acteurs clefs impliqués dans le processus électoral.

 

Le document a rappelé que l'UA avait déployé l'AUEOM dans le pays au premier tour des élections organisées le 30 décembre 2015.

 

Ce redéploiement réaffirme le mandat et l'engagement de l'UA en faveur de la promotion des valeurs démocratiques et de la gouvernance sur le continent en accord avec les instruments internationaux et de l'UA, selon le communiqué.

 

La Mission devra contribuer au renforcement du processus de démocratisation en République Centrafricaine en apportant une évaluation objective, indépendante et impartiale de la conduite des élections en accord avec les meilleures pratiques et les normes régionales et internationales et les lois nationales de la RCA, a ajouté le document.

L'UA redéploie des observateurs pour le deuxième tour de la présidentielle en RCA
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Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:02

 

 

http://www.voaafrique.com/  11.02.2016 17:45

 

Okot Odek est l'un des principaux commandants de l'Armée de résistance du seigneur capturé en Centrafrique. Il sera prochainement rapatrié en Ouganda.

 

Okot George Odek, ancien haut responsable de la sanguinaire rébellion ougandaise, avait été capturé le 6 février par une faction de l'ex-rébellion centrafricaine Séléka, puis remis aux forces américaines qui collaborent avec l'Ouganda pour traquer la LRA.

 

"Il s'est rendu à la Séléka et ils nous l'ont remis," a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda, alors que les anciens rebelles centrafricains affirment avoir capturé le chef de guerre.

 

"Des dispositions ont été prises avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour le ramener en Ouganda très bientôt", a ajouté M. Ankunda.

 

Il n'a pas été précisé si M. Odek serait jugé ou gracié.

 

Plus de 12.000 anciens combattants de la LRA ont bénéficié d'une amnistie destinée à encourager les rebelles en fuite à se rendre.

 

L'ex-Séléka avait déjà revendiqué en janvier 2015 l'arrestation de Dominic Ongwen, ancien responsable de la LRA, qui a comparu le 21 janvier devant la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre de 70 chefs d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

Odek était l'un des proches de Joseph Kony, le dirigeant de la LRA. Il avait été enlevé enfant par la rébellion dans le district de Gulu (nord), une pratique coutumière de la LRA. Il était devenu lieutenant-colonel à la tête d'unités d'une cinquantaine de combattants qui menaient des attaques dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

 

Sa capture pourrait représenter pour la LRA une perte plus importante que celle de Dominic Ongwen.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

 

Créée en 1987 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, elle s'est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions en Ouganda, au Soudan du Sud, dans le nord-est de la RDC puis en Centrafrique.

 

Joseph Kony, qui prétend avoir des pouvoirs mystico-religieux, serait lui-même réfugié dans l'enclave de Kafia Kingi, contrôlée par le Soudan, à la frontière avec le Soudan du Sud et la Centrafrique.

 

Avec AFP

 

Ouganda: l'armée affirme détenir un ex-chef de la LRA capturé en centrafrique

 

11/02/16 (AFP)

 

L'armée ougandaise a indiqué jeudi qu'elle détenait Okot Odek, un des principaux commandants du groupe rebelle de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) capturé en Centrafrique la semaine dernière et qui sera prochainement rapatrié en Ouganda.

 

Okot George Odek, ancien haut responsable de la sanguinaire rébellion ougandaise, avait été capturé le 6 février par une faction de l'ex-rébellion centrafricaine Séléka, puis remis aux forces américaines qui collaborent avec l'Ouganda pour traquer la LRA.

 

"Il s'est rendu à la Séléka et ils nous l'ont remis," a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda, alors que les anciens rebelles centrafricains affirment avoir capturé le chef de guerre.

 

"Des dispositions ont été prises avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour le ramener en Ouganda très bientôt", a ajouté M. Ankunda.

 

Il n'a pas été précisé si M. Odek serait jugé ou gracié.

 

Plus de 12.000 anciens combattants de la LRA ont bénéficié d'une amnistie destinée à encourager les rebelles en fuite à se rendre.

 

L'ex-Séléka avait déjà revendiqué en janvier 2015 l'arrestation de Dominic Ongwen, ancien responsable de la LRA, qui a comparu le 21 janvier devant la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre de 70 chefs d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

Odek était l'un des proches de Joseph Kony, le dirigeant de la LRA. Il avait été enlevé enfant par la rébellion dans le district de Gulu (nord), une pratique coutumière de la LRA. Il était devenu lieutenant-colonel à la tête d'unités d'une cinquantaine de combattants qui menaient des attaques dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

 

Sa capture pourrait représenter pour la LRA une perte plus importante que celle de Dominic Ongwen.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

 

Créée en 1987 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, elle s'est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions en Ouganda, au Soudan du Sud, dans le nord-est de la RDC puis en Centrafrique.

 

Joseph Kony, qui prétend avoir des pouvoirs mystico-religieux, serait lui-même réfugié dans l'enclave de Kafia Kingi, contrôlée par le Soudan, à la frontière avec le Soudan du Sud et la Centrafrique.

 

L'armée ougandaise affirme détenir un ex-chef de la LRA capturé en Centrafrique
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 22:11

 

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 11 FÉVRIER 2016

 

Les richesses naturelles de la forêt centrafricaine des frontières, sont en train d’être exploitées anarchiquement par des étrangers. C’est le cas de bambou de chine et des rôniers dans la préfecture de la Vakaga, exploités par des soudanais. C’est un constat du RJDH.

 

Selon les informations du RJDH, l’exploitation anarchique et abusive du bambou de chine et des rôniers à Am-Ndafock, village situé à 75km de Birao, par les Soudanais date d’une décennie.

 

Ces  derniers viennent sans autorisation du ministère des Eaux et Forêt, Chasses et Pèches pour se procurer de ces richesses.

 

Abdel-Sabour Ramadane, un  jeune de Tiringoulou, ville située à 205 km à la frontière Centrafrique-Soudan, a dénoncé cette exploitation anarchique « J’ai vu comment des Soudanais viennent détruire les bambous de chine et les rôniers de notre Pays. Ces richesses constituent le patrimoine du pays. Son exploitation doit être ordonnée par le ministère des Eaux et Forêts. On devrait payer des taxes à l’Etat  avant de les exploiter, malheureusement  ce n’est pas le cas », a t-il déploré.

 

De sources bien informées, ces exploitants viennent du Soudan avec de gros camions pour couper ces bois sans aucune autorisation de la part des autorités administrative. Selon une autorité locale, ces Soudanais utilisent ces bambous de chine pour construire des maisons.

 

Ahmat Soulé, Sultan Maire de la ville de Birao pense que cette situation est favorisée par l’absence des agents des Eaux et Forêt « si les fonctionnaires du Ministère des Eaux et Forêts, Chasses et Pèches étaient à leurs postes, je crois que ces pratiques seraient terminées. Malheureusement à chaque fois que le Ministère affecte les agents, ces derniers refusent en fournissant comme raisons que Vakaga est trop loin de la capitale », regrette ce dernier.

 

C’est depuis environ une dizaine d’années que le service des Eaux et Forêts, Chasses et Pèches est absent de la ville de Am-Ndafock qui fait frontière avec le Soudan.

La population de la Vakaga dénonce l’exploitation anarchique de ressources naturelles par des soudanais
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