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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:11

 

 

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 13 décembre 2013 à 06:21

 

En Centrafrique, les urgences succèdent aux urgences à Bangui mais aussi à l'intérieur du pays : les ONG tentent de faire face aux besoins urgents des populations qui manquent de tout. C'est dans ce contexte que Médecins sans frontières interpelle les agences humanitaires des Nations unies sur place, déplorant leur manque de réactivité.

 

Des milliers de personnes, femmes, enfants, vieillards, vivent depuis plusieurs jours maintenant sous des tentes ou à la belle étoile : ils ont quitté leur maison pour se mettre au plus près de la protection de l'armée française, aux abords de l'aéroport de Bangui. Manque d'eau, de latrines, de nourritures, les humanitaires sont unanimes sur le constat : la situation est critique. Mais face à l'urgence, MSF hausse le ton en déplorant le manque d'action des agences des Nations unies.

 

« Cela fait depuis jeudi [dernier] que nous avons demandé à l’ONU d’intervenir, explique Sylvain Groulx, chef de mission MSF à Bangui, notamment à l’aéroport et dans les différents camps de déplacés, mais alors que l’on demande à ce qu’il y ait des distributions de nourriture, on voit plutôt des gens qui viennent faire des évaluations. On nous avait dit qu’il y aurait des distributions aujourd’hui, "sans faute", et pourtant on n’a rien vu. »

 

« Négocier les espaces sécurisés »

 

Du côté des Nations unies, on s'inscrit en faux face à ces critiques : « on est là » rétorque Karina Imonen, la coordinatrice humanitaire de l’ONU : « Ce qu’on a fait hier et aujourd’hui, c’est négocier les espaces sécurisés pour que la distribution puisse se faire dans des conditions qui soient meilleures ». Quand ? « Peut-être que ça a déjà commencé. Les collègues du PAM [le Programme alimentaire mondial, ndlr] y sont maintenant. Dès que c’est envisageable, la distribution de nourriture va pouvoir commencer. »

 

Directement visé, le Programme alimentaire mondial répond par des chiffres, qui couvrent pourtant mal l'ampleur du défi à relever en urgence, à Bangui et dans tout le pays.

 

L’attaque des anti-balakas, les représailles des Seleka et les violences interreligieuses qui ont éclaté ces derniers jours ont donc créé une véritable crise humanitaire dans la capitale centrafricaine. Certaines agences de l’ONU parlent de plus de 100 000 déplacés rien qu'à Bangui. Les ONG internationales sont sur le terrain, mais il existe aussi des organisations centrafricaines qui essaient de soulager la souffrance des populations, comme Jupedec (Jeunesse unie pour la protection de l’environnement et le développement communautaire), qui compte une trentaine de permanents. Ci-dessous, reportage dans leur clinique mobile.

 

La clinique mobile de Jupedec s'efforce de soigner chrétiens et musulmans

 

 « Ensemble, on pose le diagnostic et puis on donne le traitement. Ce n'est pas payant, c'est gratuit. Les produits, on les donne gratuitement »

Crise humanitaire en Centrafrique: MSF dénonce le manque de réactivité des agences onusiennes
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Centrafrique-Presse.com
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 13:52

 

 

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP | Publié le 13/12/2013 à 12h42

 

Une jeune maman a donné le nom du président de la République française à son enfant, né durant le chaos en Centrafrique.

 

A l'aéroport de Bangui, ce jeudi 12 décembre, une quinzaine de femmes enceintes attendent d'être vues par un médecin. Une jeune maman, notamment, présente son nouveau-né qui frôle les 40 degrés de fièvre.


La jeune femme sourit, fière avec son enfant. Une image de bonheur maternel comme une autre. Sauf que le bébé est né mardi 10 décembre dans l'enfer de Bangui, en plein milieu de la visite du président de la République française.


Sofia Findiro a donc logiquement décidé de nommer son fils, qui sera baptisé dans quelques jours, François Hollande. François Hollande Findiro, un hommage comme un autre, un témoignage de reconnaissance après l'intervention des forces françaises dans son pays.

Centrafrique : un bébé François Hollande est né à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:50

 

 

 

 

 

 

 

http://www.europe1.fr  Par Xavier Yvon, envoyé spécial en Centrafrique et Maud Descamps

 

 

Publié le 13 décembre 2013 à 07h17

 

45.000 personnes s’entassent dans un camp de déplacés à Bangui, depuis l’arrivée de soldats français.

 

Alors que les opérations de désarmement se poursuivent en Centrafrique, la population commence à subir les effets collatéraux de cette chasse aux milices. Depuis le début de l’opération Sangaris, 45.000 personnes sont allées se réfugier dans un camp de déplacés à Bangui, juste à côté du camp des militaires français.

 

Un camp de fortune aux conditions sanitaires déplorables où l’envoyé spécial d’Europe 1 en Centrafrique s’est rendu.


La zone a beau être la plus sûre de la capitale centrafricaine, la peur reste palpable parmi les déplacés, éparpillés à ciel ouvert ou sous les carcasses d'avions abandonnés sur un terrain dont l'accès est contrôlé par des miliciens chrétiens parfois très jeunes.

 

Les combattants majoritairement musulmans de la Séléka, qui ont porté Michel Djotodia au pouvoir en mars, se sont rendus coupables de nombreuses exactions ces derniers mois et des milices chrétiennes appelées "anti-balaka" se sont constituées pour leur faire face.

 

L'offensive que les anti-balakas ont lancée la semaine dernière à Bangui avec l'appui de partisans de François Bozizé, le président déchu, et les représailles qui ont suivi ont fait un demi-millier de morts et plus de 100.000 déplacés, ce qui porte leur nombre à 500.000 à l'échelle nationale depuis que la Séléka a pris les armes.

 

François Hollande a indiqué jeudi, à Sao Paulo, qu'il demanderait lors du prochain conseil de l'Union européenne la semaine prochaine la création d'un "fonds européen permanent" pour financer des interventions en urgence dans des pays en crise comme celle menée par la France en Centrafrique.

 

Et de son côté, la Commission européenne a indiqué qu'elle allait envoyer samedi 37 tonnes d'aide médicale d'urgence en République centrafricaine (RCA).

Centrafrique : l'urgence humanitaire : ni eau, ni nourriture, ni latrines pour les déplacés
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:45

 

 

 

 

 

 

http://blogs.rue89.com    Sabine Cessou    13/12/2013 à 11h02

 

La France a été félicitée par Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU, pour ses interventions militaires en Afrique. Au même moment, elle est critiquée par le Président malien pour sa gestion de Kidal. Mais aussi pour avoir décidé de faire seule une vaste opération de ratissage anti-islamiste au nord de Tombouctou, en se passant des services de l’armée malienne.

 

Son déploiement en Centrafrique repose sur un paradoxe. D’un côté, la France vole à la rescousse de peuples livrés à leurs soldatesques, groupes rebelles, milices et armée régulière. Des sociétés civiles appellent à l’aide, comme au Mali et en Centrafrique, et souhaitent une intervention militaire extérieure. Sur le terrain, l’armée française est donc applaudie.

 

D’un autre côté, la France continue de jouer ce rôle de « gendarme de l’Afrique » qu’elle n’a pas vraiment envie de tenir. Elle se fait critiquer à Paris, notamment par les tenants de l’anti-impérialisme qui voient dans l’engagement français une attitude post-coloniale.

 

La France pourra-t-elle intervenir partout, si nécessaire ?

 

L’armée française, en acceptant de faire le travail de forces sous-régionales africaines souvent dépassées, met mal à l’aise les ex-colonies britanniques et portugaises, dont les anciennes métropoles n’interviennent pas ou alors très rarement sur le plan militaire. Le fait est resté exceptionnel : la Grande-Bretagne a envoyé en 2000 destroupes en Sierra Leone pour mettre un point final à la guerre civile.

 

Avec les crises à venir, il va falloir réfléchir à cette stratégie militaire de la France en Afrique. Elle se décide pour l’instant au « coup par coup », en fonction des intérêts du moment et de son sentiment de culpabilité. On parle de situation de « pré-génocide » en Centrafrique, un mot qui rappelle la position très contestée de la France au Rwanda en 1994.

 

Des élections sont attendues en Guinée, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso en 2015, qui se présentent plus ou moins bien. La France pourra-t-elle intervenir partout, si nécessaire ? Sinon, il faudra bien qu’elle ait une réponse crédible à cette simple question : pourquoi pas ?

Lu pour vous : Centrafrique : l’intervention militaire française met mal à l’aise
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:20

 

 

 

 

 

 

 

RFI    vendredi 13 décembre 2013 à 01:35

 

Début du déploiement, ce jeudi 12 décembre, des soldats burundais au sein de la Misca, en Centrafrique. Les premiers éléments du contingent burundais ont quitté Bujumbura ce jour à bord d’un avion de l’US Air force envoyé par les Etats-Unis. Les autres soldats devront suivre très rapidement.

 

Les avions promis par l’armée américaine étaient attendus depuis trois jours. Le premier, un gros porteur C17, a atterri à l’aéroport de Bujumbura, ce jeudi 12 décembre au matin. Puis les choses n’ont pas traîné : on a embarqué à bord l’équipement et ensuite les premiers éléments (54 soldats) du contingent burundais qui va être déployé au sein de la force de l’Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

L’adjudant Dieudonné Nimpagaritse sait que la mission ne sera pas de tout repos mais il se dit confiant  : « Nous avons tout l’équipement nécessaire. Nous sommes habitués à ce type de missions car nous avons l’expérience de la Somalie. En plus, nous avons été bien formés aux techniques de combat, notamment par les Américains pendant deux mois. On ne craint rien, le moral est au beau fixe. »

 

C’est le commandant en chef du contingent, le lieutenant-colonel Potien Hakizimana, qui est monté à bord le premier. Sa mission, une fois sur place, sera de « procéder au désarment de nombreuses milices qui pullulent à Bangui et sécuriser la population et ses biens », explique l’officier burundais.

 

Ce sont des avions américains qui vont assurer des rotations entre les deux capitales et, au final, un bataillon de 850 soldats burundais va être déployé en Centrafrique d’ici quatre jours, selon l’armée burundaise.

 

Après quelques jours passés dans la capitale centrafricaine, le contingent burundais sera ensuite chargé de sécuriser une zone située dans l’est de ce pays, une région où opèrent notamment des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur. 

Départ des premiers soldats burundais pour la Centrafrique
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:12

 

 

 

 

 

La République centrafricaine, aussi appelée Centrafrique  est un pays d'Afrique centrale, entouré par lCameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan et le Soudan du Sud à l'est, la République démocratique du Congo et la République du Congo au sud. 

 

Suite au coup d’état survenu en République Centrafricaine le 24 mars, la  population livrée à elle-même continue de subir des faits de pillage, de violence et d'insécurité.

 

Une grande partie de produits de premières nécessités manque. Les hôpitaux sont débordés et croulent sous l‘afflux incessant de personnes blessées.

 

Les administrations, les boutiques et les maisons ont été pillées dans un pays laissé en proie à des rebelles armés.

 

Pour pallier à l’urgence, l’Association Humanitaire pour la CentrAfrique, fait appel à la communauté centrafricaine, panafricaine et aux amis de la Centrafrique pour mettre en place un plan de collecte dans la ville du Mans.     

 

Nous vous donnons rendez-vous le samedi 14 décembre 2013 à partir de 15h30 à la Maison des associations, 4, rue d''Arcole 72000 Le Mans

 

Venez participer à la mise en place de notre projet et ainsi prouver votre solidarité au peuple centrafricain.

 

A l’issue de cette réunion, nous nous retrouverons autour d’une collation.

Rien n'est possible sans votre participation alors nous espérons que vous viendrez nombreux !!! 


CONTACT : 07 71 05 32 60 – 07 81 54 74 07

 

Association type loi 1901 déclarée à la préfecture de la Sarthe le 19/04/2006 sous le n° w723004831 - N° SIRET : 515 129 625 00015

Appel à mobilisation lancé par l’Association Humanitaire pour la CentrAfrique
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:05

 

 

 

 

 

 

Après François Hollande, Jean-Yves Le Drian se rend en Centrafrique. Il doit y rencontrer les soldats français et le président centrafricain.

 

Après la mort de deux militaires français, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian est arrivé à Bangui pour une visite surprise. M. Le Drian a rencontré à son arrivée les chefs de la force africaine en RCA, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) et doit s'envoler dans la matinée vers Bossangoa, autre point chaud de la République Centrafricaine, où sont déployés plusieurs centaines de soldats français. A son retour à Bangui dans la journée, le ministre doit s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la rébellion Séléka. Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby, a-t-on précisé de même source.

 

Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby, a-t-on précisé de même source. A Bangui, le ministre fera un point de la situation avec le chef des forces françaises en RCA, le général Francisco Soriano, une semaine après le début de l'intervention militaire française, Sangaris, dans le pays.

 

Attendu tôt le matin dans la capitale centrafricaine, il doit également rencontrer les chefs de la force africaine en RCA, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Il s'entretiendra par ailleurs avec les principales autorités religieuses du pays, en proie aux violences interconfessionnelles entre chrétiens et musulmans. La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.

 

Le président François Hollande s'est lui-même rendu mardi soir à Bangui, au retour des cérémonies d'hommage à Nelson Mandela auxquelles il a assisté en Afrique du sud. Il a alors jugé la mission française, sous mandat de l'ONU, "dangereuse" mais "nécessaire", si l'on veut "éviter un carnage" dans le pays. La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3.000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises pour maintenir la stabilité du pays. La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais.

 

 

 

Centrafrique : Le Drian craint l'"anarchie"

 

Par Europe1.fr avec AFP

 

Publié le 13 décembre 2013 à 09h04

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, arrivé vendredi matin à Bangui, a estimé que la "spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée" en Centrafrique entraînant un risque de "crise humanitaire".

 

"La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a affirmé le ministre lors d'un discours devant 200 soldats français déployés dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Environ 110.000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa (nord-ouest), où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps.

 

Qualifiant la Centrafrique de "pays à la dérive", Jean-Yves Le Drian a prévenu des risques "d'anarchie" soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

 

S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, Jean-Yves Le Drian a indiqué qu'il était venu "pour (leur) apporter tout le soutien de la nation qui est fière de ses soldats déployés en RCA". Il a confirmé que le président François Hollande assisterait à l'hommage national aux Invalides lundi pour les deux soldats tués.

 

La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.

Centrafrique : Jean-Yves Le Drian en visite surprise à Bangui
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 11:56

 

 

 

 

 

 

Le Figaro 13/12/2013 à 08:46

 

Sao Paulo (Brésil), Solenn de Royer envoyée spéciale

 

Une nouvelle fois rattrapé par la guerre. Alors qu'il rentrait mardi d'un aller et retour express en Afrique du Sud pour rendre un dernier hommage à Nelson Mandela, François Hollande s'est arrêté quelques heures en Centrafrique, où la France vient de lancer l'opération Sangaris, pour tenter de stopper la folie meurtrière qui s'est emparé du pays. Nouvelle immixtion du registre guerrier dans l'agenda présidentiel, jeudi soir: le chef de l'Etat, qui effectue jeudi et vendredi matin une visite officielle de 48 heures au Brésil, a choisi de s'expliquer devant les Français de Sao Paulo.

 

Ces derniers attendaient depuis plusieurs heures le président, retardé par un planning surchargé, dans un salon de l'hôtel Hyatt de Sao Paulo. A la tribune, Hollande s'est lancé dans un long plaidoyer pour tenter de convaincre une nouvelle fois du bien-fondé d'une opération militaire qui s'annonce beaucoup plus périlleuse et complexe que celle initiée au Mali, il y a un an. «Si la France n'y était pas, qui pourrait y être? Personne!, a lancé le président. Qu'est ce qui se passe en Centrafrique? Des massacres, des exactions, dont des femmes et des enfants sont les premières victimes. Si nous n'y étions pas, y aurait il des Africains pour aider ce pays? Même pas sûr…»

 

Un fond européen pour financer les interventions extérieures

 

Alors que la nuit et la fatigue enveloppaient ce grand hôtel international de Sao Paulo, Hollande, qui est en butte à une impopularité record dans l'hexagone, a tenté de se poser en chef de guerre, racontant son expédition à Bangui, en proie au chaos, dans la nuit de mardi à mercredi. «J'ai vu des soldats morts», tués «dans la nuit même précédant notre venue», a-t-il lancé, dans un silence de plomb. «Ils avaient 22, 23 ans. Ils ont donné leur vie pour une cause. J'ai vu d'autres soldats, frappés par ce drame», a-t-il ajouté. Et le président d'assumer et de mettre en scène cette décision, qui a déjà couté la vie de ces deux soldats français, tout juste après le déclenchement des opérations: «J'ai pris la décision d'envoyer des soldats ; une décision grave», a insisté Hollande, qui évoque aussi «ces centaines de personnes qui ne savaient pas où aller, et qui regardaient le drapeau français comme si celui-ci allait lui assurer protection». «Il y avait une fierté de savoir que la France pouvait être là, a-t-il martelé. On nous dit: «Vous êtes seuls en Europe». Mais en Europe, c'est la France qui a une responsabilité imminente. C'est ce qui fait que la France est la France.»

 

Après la Marseillaise, chantée en cœur par plusieurs centaines de Français expatriés, Hollande a poursuivi dans la même veine auprès des journalistes qui le suivaient dans ce déplacement brésilien. Il a expliqué qu'il proposerait lors du prochain conseil européen, les 19 et 20 décembre prochains, la création d'un «fond permanent» européen, destiné à financer les interventions extérieures. Actuellement, les opérations conduites par un Etat membre sont à la charge de celui-ci. «L'Europe fait beaucoup mais elle fait ponctuellement, opération par opération», c'est insuffisant, a argué le chef de l'Etat. Cette idée de la création d'un «fond OPEX européen» n'est pas nouvelle. Elle a notamment été proposée par le groupe UMP dans un rapport d'information de la commission des Affaires étranges de l'Assemblée nationale sur l'Europe de la défense. Il s'agit pour l'heure d'une idée franco-française, qui n'a pas l'aval des autres pays européens. «Quand on a besoin des autres, il faut leur parler, a défendu Hollande. L'idée chemine…» Le président s'est toutefois défendu de jouer aux «gendarmes de l'Europe». «Nous ne sommes pas des mercenaires», qui voudraient être payés, a-t-il insisté.

 

Alors que Hollande paraît souvent plus déterminé sur la scène internationale que sur la scène intérieure, il s'est défendu de pousser son avantage: «Je ne suis pas venu aux responsabilités du pays pour faire la guerre. Ce sont les circonstances», a-t-il martelé.

Lu pour vous : Depuis le Brésil, Hollande se pose en chef de guerre
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 11:26

 

 

 

 

 

 

Comme le Président Michel Djotodia, le PM a aussi lancé un appel au calme et à la réconciliation et demande que l'on arrête les violences.

 

Dans le camp militaire de M'Poko à Bangui, Matthieu Mabin reporter de France 24 actuellement à Bangui, a rencontré le premier ministre centrafricain du gouvernement d'union nationale de transition. Au cours de cet entretien, Nicolas Tiangaye regrette que des communautés religieuses, qui ont toujours vécu ensemble, se mettent à s’entre-tuer et appelle « le peuple centrafricain à préserver l’unité nationale et la cohésion sociale » afin que le pays ne sombre pas dans le chaos. Concernant sa relation avec Michel Djotodia, il assure qu’il n’y a pas de « crise institutionnelle entre le chef de l’Etat de la transition et le chef du gouvernement de transition ».

 

Enfin, il déclare que le processus de désarmement des groupes armés est indispensable mais qu’il prendra du temps.

 

Avant même qu’il ne se rende à Paris pour prendre part au sommet de l’Elysée sur la sécurité en Afrique, Nicolas Tiangaye a été menacé de mort par quelques extrémistes séléka qui lui ont même dit de « rester définitivement en France ».

 

Pendant qu’il se trouvait à Paris et avant même l’ouverture du sommet de l’Elysée, la situation s’étant détériorée à Bangui la veille, son domicile a été vandalisé et entièrement pillé en règle. Ses enfants ont même dû passer 48 heures dans le plafond de la villa mais Nicolas Tiangaye qui en a déjà vu d’autres sous le règne Bozizé a le moral haut et veut continuer à œuvrer pour son pays.

 

Depuis son retour à Bangui et en attendant que son domicile soit réhabilité pour le regagner, le Premier Ministre est momentanément hébergé au camp de la FOMAC de Bangui Mpoko. On ne peut que déplorer que le commandement de la dite FOMAC n’ait point pris un minimum de dispositions sécuritaires autour du domicile du Premier Ministre pendant son absence.

 

La Rédaction de CAP 

Le premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye sur France 24
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 10:58

 

 

 

 

 

 

 

RFI   vendredi 13 décembre 2013 à 03:48

 

Le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, a imputé, ce jeudi 12 décembre, la responsabilité des derniers événements à François Bozizé. Michel Djotodia a également rendu un « hommage appuyé » au président français, François Hollande, pour la visite qu'il vient d'effectuer en Centrafrique. Il a aussi appelé à la réconciliation entre les différentes communautés du pays.

 

Il semble que l'heure soit à la volonté d'apaisement même si quelques incidents ont été signalés ce jeudi 12 décembre. D’après un responsable religieux, cinq corps ont été amenés à la mosquée Ali Babolo mais des habitants de la capitale centrafricaine commencent à organiser des réunions de réconciliation entre chrétiens et musulmans.

 

Et la réconciliation, c'est aussi ce pour quoi plaide le président de la transition,

 
Michel Djotodia. Dans une déclaration, ce jeudi 12 décembre, il a tout d’abord accusé le président qu’il a renversé, François Bozizé, d’être responsable des dernières violences. Selon lui, l’ancien président a décidé de reprendre le pouvoir par les armes, et il a donc insisté sur la nécessité de la réconciliation.

 

« J’ai la conviction que notre priorité immédiate, c’est de trouver le ressort nécessaire dans cette tragédie pour réapprendre à vivre ensemble : chrétiens, musulmans, non croyants unis dans la forme laïque de notre République et la foi dans un avenir commun », a insisté Michel Djotodia

 

Le président centrafricain de transition a également salué la récente visite de François Hollande à Bangui. « Je rends un hommage appuyé au président français, François Hollande, qui a fait preuve d’humanité et de courage en venant personnellement à Bangui nous témoigner sa compassion et sa détermination à aider notre pays », a-t-il déclaré avant d’ajouter qu’il avait eu, avec le président Hollande, un « entretien fructueux » tout en soulignant que « la France soutiendra la transition jusqu’aux élections transparentes et équitables. Elle respectera également la durée de la transition ».

 

Michel Djotodia a par ailleurs insisté pour que les prochaines élections soient organisées « dans les règles de l’art » et qu’on n’assiste pas « à un bégaiement tragique de l’histoire avec une reprise de la mascarade électorale de 2011 ». Pour le président centrafricain de transition, il faut éviter de répéter les mêmes erreurs qui risqueraient de replonger la Centrafrique dans le chaos.


 

  ZOOM : A Bossangoa, vidée de ses habitants, la tension est toujours palpable

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian est attendu ce vendredi matin 13 décembre en Centrafrique. Il doit y rencontrer les forces françaises à l'oeuvre pour rétablir l'ordre dans le pays, comme par exemple à Bossangoa, au nord de Bangui. L’envoyé spécial de RFI est arrivé, ce jeudi, dans cette ville où la plus grande méfiance règne entre communautés.

 

A Bossangoa, les blindés français patrouillent dans une ville fantôme

 

Reportage

 

« Dans un nuage de poussière rouge, l'hélicoptère «Puma» de l’aviation légère de l’armée de Terre se pose dans l’enceinte d’une ancienne manufacture de coton. Une usine chinoise qui est devenue la base avancée des soldats français à Bossangoa... »

Centrafrique : Michel Djotodia appelle à la réconciliation
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