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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:56

 

 

 

 

 

http://www.elwatan.com/  le 31.01.14 | 10h0

 

L’Algérie apportera un soutien en transport des troupes africaines en République centrafricaine (RCA), a indiqué le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à la 22e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA), dont les travaux ont débuté hier dans la capitale éthiopienne.

 

«L’Algérie apportera un soutien en transport des troupes africaines de la mission internationale de soutien à la RCA sous conduite africaine (Misca)», a affirmé M. Sellal, lors de son intervention à la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, tenue mercredi soir à Addis-Abeba. Les participants à la réunion du CPS ont appelé aussi à la «nécessité d’apporter un soutien logistique et financier à la Misca» en République centrafricaine.

Algérie-Centrafrique : un soutien en transport aérien des troupes
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Centrafrique-Presse.com
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 21:28

 

 

 

 


BANGUI AFP / 31 janvier 2014 21h21 - La nouvelle présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, a accusé vendredi les ex-rebelles qui ont pris le contrôle de Sibut (180 km au nord de Bangui) de vouloir déstabiliser son mandat, 10 jours après son élection à la tête du pays.


Des informations concordantes relayées par les médias internationaux font état de l'irruption de groupes armés appartenant à l'ex-Séléka à Sibut avec des velléités de sécession, malgré les appels à la paix et à la réconciliation du nouveau gouvernement, a dénoncé Mme Samba Panza dans une déclaration vendredi à la radio nationale.


Je suis informée des actes nuisibles en cours pour déstabiliser mon mandat. Je mets en garde ces aventuriers connus, qui ont pourtant montré leurs limites dans la gestion du pouvoir dans un passé récent, a-t-elle ajouté.


Lourdement armés, ces combattants sont commandés par Mamadou Rakis, ancien directeur général adjoint de la police centrafricaine de l'ex-président Michel Djotodia, et ont commis des exactions contre la population de Sibut, selon une source de la gendarmerie centrafricaine. 


Au moment où le gouvernement appelle au rassemblement, à la tolérance, et à la réconciliation nationale, certains de nos compatriotes veulent prendre sur eux la lourde responsabilité de diviser le pays. Or aucun Centrafricain digne de ce nom ne peut laisser prospérer un tel projet funeste et antipatriotique, irresponsable et dangereux. Le peuple centrafricain ne cédera en aucune manière un pouce de son territoire, a prévenu la présidente.



(©) 

La présidente centrafricaine dénonce une tentative de déstabilisation à Sibut
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Centrafrique-Presse.com
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 21:15

 

 

 

 

http://www.bfmtv.com/  Harold Hyman  Le 31/01/2014 à 17:41

 

L’archevêque de Bangui et le président de la conférence des Imams de Centrafrique étaient en France, ensemble, pour dénoncer les tueries en Centrafrique et appeler à la fin des combats.

 

Ce n'est pas fréquent dans le monde: le clergé catholique, protestant et musulman s'unit pour limiter les tueries en Centrafrique. Et réussit! L’Archevêque de Bangui, Mgr. Dieudonné Nzapalainga, et le président de la conférence des Imams de Centrafrique, Kobine Layama, étaient ensemble à Paris, (leur homologue protestant ayant dû rentrer précipitamment à Bangui), la semaine dernière, pour faire le tour de tous les centres du pouvoir (parlement, gouvernement, partis, ONG, médias) afin d'expliquer le drame centrafricain. Ensemble ces trois chefs confessionnels ont créé la Plateforme, instance agissante qui a sauvé bien des vies.

 

Deux hommes de Dieu exceptionnels

 

Les images de l'archevêque Dieudonné protégeant les civils fuyant les miliciens ont été abondamment diffusées. Souvent cet homme en soutane installe des musulmans dans ses églises, et heureusement que les milices dites "chrétiennes" n'osent pas violer la sainteté de ces lieux.

 

L' Imam, dont les actions sont peut-être moins connues, agit dans le même sens. Mais que peuvent-ils faire au juste? "Les effectifs des forces internationales ne sont pas à la mesure de la mission, dit l'imam Kobine Layama. Ils devraient sécuriser le pays et assurer le bonne tenue d'élections, et surtout sortir les mercenaires du pays."

 

Le risque de scission

 

Pour l'archevêque, le risque de scission du pays existe. En outre, le projet date de la présidence Bozizé, car ce dernier avait des généraux qui étaient liés à la nébuleuse du pouvoir au Tchad. L'archevêque laisse entendre que Bozizé n'étaient pas très regardant sur cette question de partition, plongé qu'il était dans ces calculs de pouvoir clanique et d'enrichissement.

Pour l'imam, les vrais centrafricains musulmans ne veulent pas autre chose qu'un État laïc dans une République centrafricaine unitaire.

 

Pour les deux, les convoitises territoriales sont bien présentes: le nord est diamantifère et pétrolifère, et la volonté existe chez ces milieux de partitionner à l'instar du Sud Soudan.

 

Le risque de génocide

 

En fait, c'est d'un double génocide dont il s'agit, les anti-balaka étant un peu plus proche du déclenchement. Tout fonctionne par zones. Et en septembre l'archevêque a vu dans une ville (il me semble avoir compris Bogangolo, ville à peu près égale en musulmans et en chrétiens) que plus aucun musulman ne restait, les anti-Balaka au pouvoir n'avaient aucune envie de laisser revenir ces musulmans qui eux été cachés dans la brousse, où ils ne pourraient plus survivre très longtemps. "C'est alors j'ai donné l'alerte de génocide à l'extérieur", dit l'archevêque.

 

Appel au jihad?

 

La composante tchadienne de la force inter-africaine de la Misca n'inspire pas confiance à là plateforme. Ils ne sont pas impartiaux, et sont souvent les frères d'armes des Tchadiens de la Séléka, et la plateforme en a informé les autorités françaises.

 

L'archevêque conclut: "La RCA est devenue la poubelle des mercenaires et rebelles du continent. la Lord's Redemption Army d'Ouganda, les Soudanais dont les janjawids (milices arabes lancées récemment contre les habitants du Darfour) et les Tchadiens de divers clans, tous entrent dans ce ventre mou et nous tapent dessus. Nous ne voulons pas héberger les jihadistes et bandits de grand chemin et narcotrafiquants. La plateforme a contré les appels au jihad, et aucun imam n'a rompu les rangs."

 

L'imam d'ajouter: "Des extrèmistes m'ont poussé à faire un jihad, mais cela n'est pas le vrai jihad et j'ai étudié la théologie islamique plusieurs années. Dans la Séleka il y a des radicaux."

Centrafrique: Deux hommes de Dieu font le travail des hommes
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:31

 

 

 

  


http://www.alterinfo.net/ 31/01/2014


L’Algérie ne restera pas indifférente face aux violences civiles qui ébranlent la Centrafrique. L’Algérie a décidé de mettre à la disposition de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force d’intervention sous mandat de l’Union africaine (UA), des avions gros porteurs pour transporter les troupes militaires africaines qui vont se déployer dans ce pays pour faire taire les armes. 

La nouvelle a été annoncée à Addis-Abeba, capitale éthiopienne, par le président guinéen Alpha Condé, au terme d’une réunion de haut niveau de chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, rapporte vendredi l’agence d’information chinoise Xinhua. “Le Premier ministre algérien nous a déjà informés que l’Algérie va mettre à la disposition des troupes des avions gros porteurs”, a ainsi confirmé Alpha Condé. Selon ce dernier, l’Algérie apporte “un soutien total” à ces forces militaires internationales afin qu’elles remplissent leur mandat “d’une durée initiale d’un an”.

 
Pour rappel, la MISCA bénéficie d’un mandat qui l’autorise à désarmer, y compris par la force, les groupes armés actifs en Centrafrique, dont les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas (anti-machettes). Opérationnelle depuis le 19 décembre 2013, la MISCA a pris le relais de la Force multinationale de l’Afrique centrale (FOMAC), une force d’interposition déployée depuis plusieurs années par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui ont contraint à la démission lors d’un sommet extraordinaire le 10 janvier à N’Djamena (Tchad) Michel Djotodia de ses fonctions de président de la transition et Nicolas Tiangaye, Premier ministre du gouvernement d’union nationale nommé par l’accord de Libreville du 11 janvier 2013. 



http://www.algerie-focus.com/blog/2014/01/lalgerie-vole-au-secours-de-la-centrafrique-larmee-algerienne-transportera-les-troupes-militaires-africaines/

Centrafrique : l’armée algérienne transportera les troupes militaires africaines
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:13

 

 

 

 


BANGUI AFP / 31 janvier 2014 19h05 - Une opération militaire (française) est en cours sur Sibut, ville contrôlée par des combattants de l'ex-rébellion Séleka, a déclaré vendredi à l'AFP un officier de communication français. 

 

Deux avions et deux hélicoptères français survolent la ville depuis 15H00 (14H00 GMT), a affirmé, joint par téléphone, un habitant de la ville réfugié en brousse. Ce dernier a précisé que des éléments de la force (militaire française) Sangaris et de la Misca (force de l'Union africaine) sont à 5 km de Sibut en provenance de Bangui. 

Un responsable de la défense à Paris a pour sa part confirmé à l'AFP que des appareils français, avions et hélicoptères, ont survolé Sibut en début d'après-midi, précisant qu'il s'agissait d'une mission d'accompagnement, et qu'il n'y avait pas eu d'intervention des appareils français contre des troupes au sol.


Les habitants de Sibut ont fui leur domicile ces derniers jours devant l'arrivée de combattants de l'ex-rébellion Séléka, qui tiennent désormais la ville. 


99% de la population a quitté Sibut, ils sont dans la brousse, a expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat le même habitant, précisant que les ex-rebelles, une centaine, étaient arrivés de différents endroits de province pour se regrouper. 


Selon cette source, les Séléka se cachent dans des maisons abandonnées par les civils. 

Dans cette ville située à 180 km au nord de Bangui, les combattants musulmans, qui ne s'expriment qu'en arabe, ont commis mercredi des exactions contre les populations civiles, a déclaré, sous couvert d'anonymat, une source de la gendarmerie centrafricaine jeudi. 


La colonne est commandée par Mamadou Rakis, ancien directeur général adjoint de la police centrafricaine de l'ex-président Michel Djotodia, selon cette source.

Une source diplomatique avait expliqué jeudi qu'il y a eu une redistribution des cartes au sein de la Séléka depuis la démission contrainte le 10 janvier de son chef Michel Djotodia, puis le départ de certains officiers vers le Tchad et le cantonnement des combattants à Bangui ces derniers jours.


D'après cette source, la colonne entrée à Sibut est composée de soldats en déshérence. 

En début de semaine, les ex-Séléka, qui avaient porté l'ancien président Michel Djotodia au pouvoir en mars 2013, ont été évacués des divers camps qu'ils occupaient dans Bangui et regroupés au camp RDOT, situé à la sortie nord de la capitale. Toutefois nombre d'entre eux ont préféré fuir avec armes et bagages, sillonant désormais les routes de province sans aucun contrôle. 


D'autres villes du pays ont été désertées par leurs habitants, comme Bocaranga (nord-ouest), une ville fantôme, vide, détruite, pillée. C'est effrayant témoigne Delphine Chedorge, coordinatrice d'urgence pour MSF. Les contacts que nous avons en province nous font part de violences extrêmes et de déplacements de population. La population est terrorisée.



(©) 

 

 

RCA: des troupes de la Misca sont arrivées à Sibut

 

RFI  vendredi 31 janvier 2014 à 19:03

 

Trois unités de la Misca sont arrivées à Sibut dans la journée du vendredi 31 janvier.  Ce détachement est composé de soldats gabonais, camerounais et burundais. Ils sont appuyés par des éléments de Sangaris. En République centrafricaine, la situation est toujours tendue. Des regroupements d'hommes de la Seleka ont été signalés dans plusieurs villes, à Berbérati à l'ouest du pays, et aussi à Sibut à 180 km au nord de la capitale.

 

A Sibut, ces soldats sont attendus avec impatience mais aussi inquiétude. Certains habitants craignent en effet qu'il n'y ait des affrontements avec les hommes de la Seleka qui occupent la ville.

 

Cela fait maintenant deux semaines que les gens vivent dans la peur. La ville s'est vidée d'une partie de ses habitants. Beaucoup ont fui en brousse et plusieurs centaines se sont réfugiés à la paroisse, au petit séminaire, ou chez les soeurs. Le vendredi matin encore, des familles paniquées ont trouvé refuge à l'église. Selon plusieurs témoignages ce sont les populations non-musulmanes qui sont particulièrement prises pour cible à Sibut mais impossible d'avoir un bilan précis des violences. 

 

Un drapeau rouge flotte à Sokada

 

Les hommes de la Seleka présents à Sibut seraient entre 100 et 300 selon les sources. Ils n'ont pas clairement dit leurs intentions. Mais hier, ils ont planté un drapeau rouge à Socada un quartier périphérique de la ville, pour symboliser la partition du pays. Une initiative qui n'est pas confirmée par leur chef que RFI a pu joindre. Mais cela instaure un peu plus un climat d'insécurité.

 

Un habitant assure à RFI que chaque jour des hommes soupçonnés d'appartenir à la mouvance anti-balaka sont tués. Ces deux dernières semaines, plusieurs maisons ont été brûlées et il y a deux jours, le bureau d'une ONG internationale a été également détruit et pillé. En début de semaine, c'est la force africaine qui avait fait les frais de cette situation. Puisque 50 policiers gabonais venus en reconnaissance ont dû écourter leur mission, sous la menace de ceux qui tiennent la ville.

Centrafrique: opération militaire en cours à Sibut
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Centrafrique-Presse.com
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 16:42

 

 

 

 

 

AFP 31 JANVIER 2014 À 11:15 (MIS À JOUR : 31 JANVIER 2014 À 14:49)

 

Dix jours après l’élection d’une nouvelle présidente de transition qui avait redonné l’espoir, la Centrafrique était replongée vendredi dans la violence avec de nouvelles tueries à Bangui et l’occupation de villes par des groupes armés en province.

 

La Croix-Rouge a déclaré avoir ramassé «trente tués et 60 blessés» au cours des trois derniers jours dans les rues de la capitale, un jour après que Médecins sans frontières (MSF) eut signalé «des combats et des actes de représailles entre les éléments de la Séléka et des groupes de miliciens anti-balaka» dans l’intérieur du pays.

 

Le chef de délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Georgios Georgantas, s’est dit devant la presse «extrêmement préoccupé» par la dégradation de la situation dans la capitale centrafricaine, soulignant un «niveau de violences sans précédent» depuis début janvier.

 

La situation se dégrade aussi hors de la capitale, dans un pays grand comme une fois et demi la France, en dépit de la présence de 5.500 soldats d’une force africaine, la Misca, et de 1.600 militaires français de l’opération Sangaris lancée début décembre.

 

Des éléments de l’ex rébellion de la Séléka, que les forces internationales ont pour mission de désarmer, ont pris le contrôle de la ville stratégique de Sibut, à 180 km au nord de Bangui, coupant l’axe reliant la capitale au nord du pays, ont rapporté des témoins.

 

«99% de la population» a fui en brousse, a affirmé vendredi à l’AFP un habitant joint par téléphone et qui estime à une centaine le nombre d’hommes de l’ex Séléka à Sibut.

 

La province hors de contrôle

 

Ces combattants musulmans, qui ne s’expriment qu’en arabe, ont commis des exactions contre les populations, avait déclaré jeudi une source de la gendarmerie centrafricaine.

 

Signe de la confusion sur le terrain et de l’impuissance des forces internationales, ni la force africaine ni l’armée française, absente de cette localité, n’ont réagi dans l’immédiat à ces informations.

 

L’Etat-major de la Misca avait affirmé jeudi «n’être au courant de rien» et les Français de l’opération Sangaris, non présents à Sibut, n’ont pas non plus fait de commentaires.

 

En début de semaine, les ex-Séléka qui avaient porté l’ancien président Michel Djotodia au pouvoir en mars 2013, ont été évacués des divers camps qu’ils occupaient dans Bangui, et regroupés dans un camp à la sortie nord de la capitale. Beaucoup toutefois ont préféré fuir la ville avec armes et bagages, sillonnant désormais les routes sans aucun contrôle.

 

D’autres villes du pays ont été désertées par leurs habitants, comme Bocaranga (nord-ouest), «une ville fantôme, vide, détruite, pillée. C’est effrayant», selon Delphine Chedorge, coordinatrice d’urgence pour MSF.

 

«Les contacts que nous avons en province nous font part de violences extrêmes et de déplacements de population. La population est terrorisée», a-t-elle dit dans le communiqué de MSF publié jeudi.

 

La Croix-Rouge a souligné que sa tâche était compliquée à Bangui par le dispositif sécuritaire.

 

«Quand nous passons des barrages pour évacuer des blessés, chaque fois il faut de longues et difficiles négociations pour avancer. Cela met la vie des blessés en danger», a souligné M. Georgantas.

 

Le bilan annoncé pour la capitale est a minima, puisque de nombreuses familles enterrent elles-mêmes leurs morts ou ne peuvent acheminer leurs blessés à cause de l’insécurité.

 

«Agir avant qu’il ne soit trop tard»

 

La crise est aussi au coeur des travaux du 22e sommet de l’Union africaine qui débat à Addis Abeba de l’opportunité de confier à des Casques bleus la mission que la Misca peine à remplir.

 

Le commissaire de l’UA à la Paix et la Sécurité n’a pas exclu vendredi une transformation de la force africaine en force onusienne si la situation dégénérait encore en Centrafrique.

 

«Mais pour transformer une telle force en force onusienne, il faut au moins six mois», a dit Smail Chergui à la presse.

 

Toujours dans la capitale éthiopienne, l’Union européenne a promis 45 millions d’euros supplémentaires d’aide à la Centrafrique. L’UE a déjà débloqué 150 millions d’euros et approuvé l’envoi d’une force européenne d’environ 500 hommes qui a reçu l’aval de l’ONU mais n’est pas encore déployée.

 

L’ONU estime à 10.000 le nombre de soldats nécessaires pour sécuriser la Centrafrique et son secrétaire général Ban Ki-moon a souhaité jeudi que «la communauté internationale agisse de façon décisive avant qu’il ne soit trop tard».

Centrafrique : nouvelles tueries à Bangui, la situation se dégrade en province
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 15:26

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 31-01-2014

 

Deux jours après la présentation du rapport de la présidente de la Commission de l' organisation panafricaine faisant état de 5.305 hommes au Conseil de paix et de sécurité (CPS), le commissaire à la paix et la sécurité de l'Union africaine (UA), Smail Chergui, annonce vendredi l'atteinte des 6.000 troupes prévues de la Commission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca).

 

« Cette force, au moment où je vous parle, a déjà atteint les 6.000 hommes autorisés par l'Union africaine », a déclaré lors d'une conférence de presse au deuxième et dernier jour du 22e sommet de l'organisation panafricaine vendredi à Addis-Abeba en Ethiopie, le diplomate algérien dans une présentation de la situation en République centrafricaine (RCA).

 

Autorisée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies suite à une recommandation de l'UA avec pour mission d'aider à sécuriser et à stabiliser ce pays pauvre et enclavé d' Afrique centrale confrontée à une grave crise sécuritaire et humanitaire depuis plus d'un an, la Misca était portée à un effectif initial de 3.722 hommes, militaires et policiers confondus.

 

La décision d'augmenter ces troupes fait suite à l' amplification des violences dans le pays due aux affrontements entre les ex-rebelles de la Séléka qui avaient porté leur leader Michel Djotodia au pouvoir en mars 2013 et les milices d'autodéfense villageoises anti-Balakas (anti-machettes) jugées favorables à l'ancien régime de François Bozizé.

 

En réponse aux critique sur l'incapacité de la Misca à ramener l'ordre à Bangui et dans les autres villes centrafricaines affecté es par les violences, le commissaire à la paix et la sécurité de l' UA se défend en affirmant que « cette force fait valablement son travail », ce qu'elle d'ailleurs déjà selon lui, en coopé ration avec la force française Sangaris.

 

Par exemple, informe Smail Chergui, cette force précédée de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) et de la Mission de la CEEAC pour la consolidation de la paix en RCA (MICOPAX) est parvenue à libérer le principal axe qui relie la RCA au Cameroun et constitue le principal corridor de ses échanges avec l'extérieur, via le port de Douala, dans la métropole économique camerounaise.

 

Les troupes présentes en RCA depuis le 19 décembre proviennent de sept pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), à savoir le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo (RDC), le Burundi, le Tchad, auxquels s'associent le Rwanda, sorti de cette organisation régionale pour se tourner vers l'Afrique de l'Est et Australe.

 

Concernant l'éventualité de la transformation de la Misca en mission de paix onusienne, M. Chergui fait observer que « le principale est là, mais pour transformer cette force en mission des Nations Unies, il faut au moins six mois ».

 

Une conférence des donateurs est programmée samedi à Addis- Abeba pour mobiliser plus de 500 millions de dollars en faveur du financement de la force.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : les effectifs de 6.000 bouclés pour la Misca, selon le commissaire à la paix et sécurité de l'UA
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 14:37

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 31 janvier 2014 à 11:57

 

Dernier jour à Addis-Abeba pour le 22e Sommet de l’Union africaine. Les dirigeants des pays du continent sont réunis pour évoquer notamment les crises sécuritaires qui secouent l’Afrique. Il est beaucoup question de la République centrafricaine dont le médiateur est le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, invité de RFI.

 

RFI : Les organes de la transition sont aujourd’hui en place et pourtant les violences se poursuivent. Comment éviter le chaos en Centrafrique ?

 

Denis Sassou-Nguesso : Nous saluons déjà le fait que le Parlement de transition ait pu élire Madame Samba-Panza à la tête de l’Etat pour la période de transition. Nous nous félicitons aussi du fait qu’on ait nommé un Premier ministre et formé un gouvernement. Cela était un pas important. La Misca est en place, les pays de la région ont déjà mobilisé plus de 6 000 hommes. Nous pensons que si la communauté internationale soutient la chef d’Etat de transition, le Premier ministre, le gouvernement, sur le plan humanitaire, sur le plan financier – parce qu’il faut un soutien financier immédiat – nous pensons que si la Communauté internationale soutient la Misca sur le plan financier, sur le plan logistique, il y a des exactions qui se poursuivent, c’est vrai, mais on pourrait sentir qu’il y a aussi des progrès sur le terrain. Si tous ces soutiens viennent et si la décision prise par le Conseil de sécurité qui tend à mener des enquêtes pour punir les auteurs des violences, d’exactions de toutes sortes contre les populations, si toutes ces mesures sont menées de front, je suis persuadé qu’on sortira des problèmes.

 

Il y a beaucoup de « si » ?

 

Je dis « si » parce que les apports dont je parle ne sont pas encore sur le terrain, mais il y a urgence à faire que ces annonces se concrétisent réellement. Le secrétaire général des Nations unies, conformément à la résolution 21-27, devrait début février, envoyer une mission d’évaluation de l’action de la Misca, et peut-être qu’à l’avenir cette mission de la Misca pourrait être transformée en mission de maintien de la paix des Nations unies. Mais toutes ces actions doivent se mener les unes après les autres sans rupture. Ceci est urgent.

 

Selon vous, combien de temps faudrait-il pour pouvoir apaiser le pays et aller aux élections ?

 

Il a été annoncé dix-huit mois, mais on ne va pas mettre le chronomètre. En fonction des résultats sur le terrain on appréciera. Mais le plus tôt serait le mieux, pour que la République centrafricaine retourne à l’ordre constitutionnel. Encore faut-il que les moyens suivent.

 

Dix mois de pouvoir exercés par Michel Djotodia pour un tel bilan, n’êtes-vous pas en train de refaire les mêmes erreurs, après le sommet de Ndjamena ?

 

Quelles mêmes erreurs ? Nous avons décidé d’accompagner les autorités de transition. Pas à Ndjamena, mais depuis les négociations de Libreville. Tout a commencé déjà avec le président Bozizé.

 

Oui, mais il y a eu entre-temps un coup d’Etat. Michel Djotodia est arrivé aux affaires, est resté dix mois. Et vous vous rendez compte à la fin des dix mois que son bilan est catastrophique et vous le démissionnez.

 

Non, nous ne l’avons pas démissionné. Nous avons tenu à Ndjamena un sommet pour évaluer la situation. Tout le monde a constaté qu’il y avait à Bangui absence de leadership, de cohésion au niveau de l’exécutif. Et le président Djotodia, le Premier ministre Tiangaye, tous les deux ont constaté que les faits sur le terrain les amenaient à la démission.

Vous avez fait pression sur monsieur Djotodia pour qu’il démissionne.

 

Pression non ! C’était un constat évident ! Pas seulement par la CEEAC, mais par la communauté internationale, y compris les responsables politiques centrafricains, c’est à dire le CNT, les responsables des partis politiques de la société civile. Ce constat était unanime !

 

Pourquoi Michel Djotodia, président de la République de Centrafrique, n'a pas démissionné en Centrafrique, mais à Ndjamena ?

 

Le président Djotodia ne voulait plus du tout retourner en Centrafrique. Pour nous c’était plus facile qu’il retourne en Centrafrique et que la démission se fasse à Bangui. Mais il ne voulait plus retourner à Bangui, je crois que c’est cohérent.

 

On a l’impression qu’aujourd’hui la Centrafrique est sous tutelle de la CEEAC et de la CEMAC. Pourquoi ne pas mettre une fois pour toutes le pays carrément sous tutelle ?

 

Mais la RCA n’est pas sous tutelle, même pas des Nations unies et à plus forte raison sous tutelle de la CEEAC. On peut citer d’autres pays qui ont connu des situations dramatiques : le Liberia, la Sierra Leone… Aucun de ces pays n’a été mis sous tutelle de la Cédéao ou des Nations unies. Aujourd’hui, ils sont en train de se relever. Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas pour la Centrafrique. Pourquoi devrait-on mettre la République centrafricaine sous tutelle ? Ce n’est pas notre opinion.

 

 

Denis Sassou-Nguesso: «Il faut un soutien financier et humanitaire en Centrafrique»
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 14:35

 

 

 

 

 

Madame la Ministre,

 

À l’initiative des associations centrafricaines, je vous adresse cette lettre afin de vous demander déférer à la procureure de la Cour pénale internationale le dossier concernant la situation de la minorité musulmane en Centrafrique signalée par Amnesty International et bien d’autres ONG. Cette lettre constitue un nouveau signal de la volonté des victimes de lutter contre l’impunité des auteurs des crimes commis en Centrafrique.

 
C’est aussi un appel aux pays membres du Conseil de sécurité à s’engager en ce sens, alors que les exactions commises, en particulier par les précédents régimes et leurs partisans nommés Anti-Balaka et certains ex-Faca et ex-seleka, atteignent une ampleur et une gravité sans précédent.

 
Les associations ont réuni suffisamment d’éléments de fait montrant que des crimes de guerre, des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité ont pu être commis en Centrafrique.

 
Les associations souhaitent que la CPI puisse être saisie du dossier Centrafricain afin que justice soit faite.

 
Dans l’attente d’une suite, je vous prie d’accepter, Madame la Ministre, mes meilleures salutations.

 
Fait à Paris, le 27 janvier 2014

 

Maître Abdou DANGABO MOUSSA 

AVOCAT
Adresse : 102, Rue la Boétie Tél. : 01.40.75.01.60
75008 PARIS Fax : 01.40.75.01.19

 

© Correspondance : Maître Abdou Moussa

CENTRAFRIQUE : UN AVOCAT AU BARREAU DE PARIS INTERPELLE LA MINISTRE DE LA JUSTICE
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 14:32

 

 

 

 

 

"Trente tués et 60 blessés" ont été ramassés par la Croix-Rouge au cours des trois derniers jours dans les rues de Bangui. Un responsable de l'organisation caritative l'a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse.

 

Le chef de délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Georgios Georgantas s'est dit "extrêmement préoccupé" par la dégradation de la situation dans la capitale centrafricaine, soulignant un "niveau de violences sans précédent". 

 

Appelant les autorités centrafricaines et la force internationale a "prendre leurs responsabilités", M. Georgantas a également demandé aux populations civiles de "respecter l'emblème de la Croix-Rouge et le personnel au cours de ses activités".

 

"Quand nous passons des barrages pour évacuer des blessés, chaque fois il faut de longues et difficiles négociations pour avancer. Cela met la vie des blessés en danger et beaucoup de stress sur le personnel", a-t-il souligné.

 

 

Couvre-feu


Le bilan annoncé est a minima. A Bangui en effet, nombreuses sont les familles qui s'occupent elles-mêmes d'enterrer leurs morts, ou ne peuvent acheminer leurs blessés jusqu'aux centres de santé à cause de l'insécurité qui règne dans certains quartiers.

 

En raison du couvre-feu imposé à partir de 18h00, les civils blessés la nuit ou en fin de journée doivent attendre le matin pour bénéficier de soins et c'est au petit matin dans Bangui que les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine s'affairent à ramasser les corps de la nuit, signalés par leurs familles ou des riverains.


(ats / 31.01.2014 13h34) 

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