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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:13

 

 

 

PARIS, France, 14 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole et programme des ministres – 14 février 2014

 

Q – Un conseil de défense a lieu ce jour sur la Centrafrique, le président tchadien est reçu par François Hollande, que peut-on en attendre?

 

R – S’agissant du conseil de défense et de l’entretien du chef de l’Etat avec son homologue tchadien, je vous renvoie vers la Présidence de la République.

 

La France appuie les efforts des soldats africains de la MISCA pour mettre fin aux violences en République centrafricaine et assurer la protection de l’ensemble des populations civiles. Le Tchad apporte une contribution importante sur le terrain. Il joue également un rôle international de premier plan en tant que présidence en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. L’intérêt de l’ensemble des États africains est de rétablir durablement la sécurité de la République centrafricaine, afin d’assurer la stabilité de la région.

 

Signature : APO

 

Copyright : © APO

 

http://www.lesechos.fr/  Par Jean-Baptiste Bonaventure | 14/02 | 16:09 | mis à jour à 17:09

 

La France a accepté d’envoyer des troupes supplémentaires en Centrafrique à hauteur de 400 hommes. La mission de l’Union européenne pourrait, elle, passer de 500 à 900 soldats.

 

La France a décidé vendredi 14 février d'envoyer 400 hommes supplémentaires en Centrafrique dans le cadre de son opération de maintien de la paix, Sangaris. La force française sur place compte actuellement 1.600 hommes et ce renfort comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de gendarmes français qui participeront à l’opération de l’Union européenne à venir.

 

La situation en Centrafrique s’est récemment aggravée entre les ex-miliciens de la Séléka et les groupes armés chrétiens « anti-balakas », « ennemis de la paix », dégénérant en conflit confessionnel. Certains commentateurs internationaux parlent déjà d’une « épuration ethnique » et les troupes sur place éprouvent des difficultés à contenir la violence. Les enfants sont les premières victimes sur place comme en témoigne le communiqué de l’Unicef qui s’est dit « horrifié » par le traitement qu’ils subissent.

 

Cette décision a été prise au cours d'un conseil de Défense restreint présidé vendredi 14 février par François Hollande et fait écho à l'appel que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, avait lancé à la France pour qu'elle envoie plus d'hommes. François Hollande avait en retour exhorté Ban Ki-Moon a accéléré la mise ne place d'une mission des Nations unies pour assister l'opération française Sangaris.

 

L’Union européenne a déjà décidé d’envoyer 500 hommes pour créer une zone de sécurité autour de la ville de Bangui, capitale du pays, et la force de l’Union africaine compte, elle, un peu plus de 5.000 hommes.

 

L’Union européenne plus mobilisée que prévu

 

Le contingent militaire de l’Union européenne devrait se déployer à partir du mois de mars et compter plus d’hommes que les 500 prévus initialement. Les mêmes sources diplomatiques ont évoqué une contribution « substantielle » qui pourrait monter jusqu’à 900 hommes d’après les premiers décomptes. En plus de la France, cinq Etats-membres se sont prononcé pour l’envoi d’hommes, dont la Pologne qui devrait mobiliser à elle-seule 140 hommes. L’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie n’ont pour l’instant pas communiqué sur une participation militaire à l’opération. L’Union européenne examinera les contributions lors d’une réunion à Bruxelles le 27 février, d’autres pays pouvant décider de s’y joindre d’ici là.

 

En plus des hommes, la mission est à la recherche d’autres ressources, du matériel et du personnel médical ainsi que des drones pour assister les soldats.

 

Une autre structure, la Force européenne de Gendarmerie, pourrait être mobilisée en Centrafrique. Composée de gendarmes français, italiens, néerlandais, espagnols, roumains et portugais, elle a déjà été envoyée par le passé en Haïti et en Bosnie.

 

A noter que la Georgie qui n’est pas membre de l’UE a proposé de se joindre à l’opération européenne en envoyant une force de cent hommes.

 

Source : Reuters

 

 

Paris décide d'accroître son contingent en Centrafrique

 

PARIS 14/02/2014 à 16:09 (Reuters) - La France a décidé d'accroître son contingent en République centrafricaine, qui s'élève actuellement à 1.600 hommes, a-t-on appris de source française à l'issue d'un conseil de défense.

 

La France a lancé en décembre l'opération Sangaris pour aider les 5.000 hommes de l'Union africaine à mettre fin aux affrontements entre les ex-miliciens de la Séléka et les "anti-balakas" chrétiens mais les violences persistent dans le pays.

 

"Nous allons augmenter nos effectifs", a déclaré la source, sans plus de précision.

 

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait exhorté mercredi Paris à renforcer sa présence en Centrafrique, l'implication de la communauté internationale n'étant selon lui pas encore à la hauteur de la gravité de la situation.

 

Répondant aux demandes de François Hollande, l'UE a décidé d'envoyer une force de 500 hommes qui cherchera à obtenir des résultats rapides en créant une zone de sécurité à Bangui, a déclaré jeudi son chef, le général français Philippe Pontiès.

 

Service France, édité par Yves Clarisse

 

 

Centrafrique: 400 soldats français de plus, l'UE appelée à accélérer son déploiement


PARIS AFP / 14 février 2014 17h32 - La France s'est résolue vendredi à envoyer 400 militaires en renfort en Centrafrique, portant ainsi son dispositif militaire sur place à 2.000 hommes, et a appelé les Européens à accélérer le déploiement de leurs soldats alors que les violences meurtrières restent quotidiennes.


La décision a été prise par le président François Hollande à l'issue d'un Conseil de Défense restreint vendredi à l'Elysée.


Le Conseil a pris en considération l'appel du Secrétaire Général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, à une mobilisation de la communauté internationale, ainsi que la décision de l'Union européenne d'engager une opération militaire en Centrafrique, indique l'Elysée dans un communiqué.


François Hollande a décidé de porter temporairement à 2.000 les effectifs militaires français déployés en Centrafrique. Cet effort supplémentaire de 400 hommes comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de Gendarmes français qui participeront ensuite à l'opération militaire de l'Union Européenne dès son déploiement, ajoute la présidence.


Le chef de l'Etat français appelle également l'Union Européenne à accélérer le déploiement de la mission Eufor, y compris la Force de gendarmerie européenne, ajoute-t-elle.

Eufor-RCA, dont le quartier général d'opération sera basé à Larissa (Grèce), se concentrera sur Bangui avec la mission de sécuriser la zone de l'aéroport Mpoko qui abrite un immense camp où vivent plus de 70.000 personnes.


La Force européenne de Gendarmerie est une structure créée par six pays indépendamment de l'UE. L'Urogendfor (FGE) est composée de gendarmes français, italiens, néerlandais, portugais, espagnols et roumains et a déjà été utilisée dans des situations de crise en Bosnie et à Haïti.


La France a pour l'heure déployé 1.600 militaires dans le cadre de l'opération militaire Sangaris commencée début décembre.


Selon des sources diplomatiques, un nombre plus important que prévu de pays européens pourraient envoyer des soldats dans le cadre de l'opération militaire de l'UE. Au total, l'opération pourrait comporter au total près de 900 militaires, soit davantage que les 500 prévus jusqu'à présent, selon le décompte du site Bruxelles 2 spécialisé dans la défense européenne.


Outre la France, nation cadre de l'opération, cinq pays de l'UE ont proposé une contribution substantielle à Eufor-RCA afin qu'elle puisse commencer à se déployer à Bangui à partir de mars, selon un diplomate.


La Pologne pourrait envoyer environ 140 hommes. La Géorgie, pays non-membre de l'UE mais désireux de s'en rapprocher, a également proposé plus de 100 soldats. Une autre compagnie pourrait être formée de militaires déployés par l'Estonie, la Lettonie, le Portugal et la Roumanie, qui enverraient chacun entre 30 et 50 hommes. L'Espagne envisage également d'être présente.


Jusqu'à présent, ni l'Allemagne ni le Royaume-Uni ni l'Italie n'ont fait part de leur intention d'envoyer des troupes.



(©) 

La France augmente de 400 hommes son contingent en Centrafrique
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 13:09

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

 

Fourmillant d'anecdotes et de révélations, ce livre raconte comment l’Afrique a pris la main à Paris

 

PARIS, France, 14 février 2014-- Le nouveau livre d'Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du continent, vient d'être publié aux éditions Fayard (http://www.fayard.fr/africafrance-9782213677309).

 

Télécharger la couverture : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/couv.png (Africafrance : Le nouveau livre d'Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du continent)

 

Photo Antoine Glaser : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/antoine-glaser.jpg (Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du continent, raconte comment l’Afrique a pris la main à Paris)

 

Et si l’Afrique avait marabouté la France ? Depuis les indépendances des années 1960, l’ancienne métropole se croit toute-puissante dans son pré carré africain. Un leurre qui plaît aux pays des masques : le chef doit être invisible !

 

À l’issue de la guerre froide, les dirigeants africains ont totalement inversé les rapports de dépendance. Ce sont désormais eux les vrais patrons. Le monde entier trépigne dans leur salle d’attente. Pour la France, fini le temps du pétrole et de l’uranium à des prix « politiques », des marchés protégés pour une poignée d’entrepreneurs qui figurent dans le « top 50 » des grandes fortunes de l’Hexagone. Les interventions militaro-humanitaires, comme au Mali ou en Centrafrique, et les déclarations d’amitié de l’Élysée n’y changent rien. Habiles à se présenter en « victimes » de la Françafrique, les dirigeants africains profitent de cette nouvelle situation pour imposer à huis clos leurs exigences à leurs interlocuteurs officiels. Et ce n’est pas sans condescendance qu’ils traitent leurs anciens parrains tricolores.

 

L’Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Tchadien Idriss Déby, le Camerounais Paul Biya, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Sénégalais Macky Sall, le Guinéen Alpha Condé, le Gabonais Ali Bongo : en une dizaine de chapitres enlevés fourmillant d’anecdotes et de révélations, ce livre raconte comment l’Afrique a pris la main à Paris.

 

Adieu Françafrique, bonjour AfricaFrance. Qui paie commande !

 

Antoine Glaser a été pendant trente ans le directeur de La Lettre du continent, une publication de référence sur l’Afrique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Comment la France a perdu l’Afrique (Calmann-Lévy, 2005) et Sarko en Afrique (Plon, 2008), tous deux coécrits avec Stephen Smith.

 

Ce livre existe aussi en version numérique.

 

Commander le livre Africafrance : http://bit.ly/1ew7I8u

 

Distribué par APO (African Press Organization) pour Antoine Glaser.

 

Contact presse :

 

Marie Lafitte

+33638674270 

mlafitte@editions-fayard.fr

 

Plus d'information sur http://www.fayard.fr/africafrance-9782213677309

 

EAN : 9782213677309

Témoignages/Doc/Actu

Parution : 12/02/2014

352 pages

Format :135 x 215 mm

Prix public TTC: 20.00 €

 

SOURCE : Antoine  Glaser

 

 

 

Biographie et informations

Nationalité : France 

Biographie : 

Antoine Glaser est un journaliste et écrivain français.

Glaser est rédacteur en chef de La Lettre du Continent, lettre confidentielle bimensuelle consacrée à l'Afrique, et directeur de la rédaction d'Africa Intelligence depuis 1983.

Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages :

* « Ces Messieurs Afrique : Le Paris-village du continent noir » (1992) chez Calmann-Lévy
* « L'Afrique sans africains, le rêve blanc du continent noir » (1995) chez Stock
* « Ces Messieurs Afrique 2 : Des réseaux aux lobbies » chez Calmann-Lévy (1997)
* « Comment la France a perdu l'Afrique » (2005) chez Calmann-Lévy (en co-édition avec Stephen Smith)
* « Sarko en Afrique » (2008) chez Plon (en co-édition avec Stephen Smith)

Il intervient régulièrement en tant que spécialiste de la françafrique dans des émissions telles que C dans l'air et est fréquemment interviewé ou cité par de nombreux médias internationaux.

Antoine Glaser est également membre du collectif Victor Noir.

 

Africafrance : Le nouveau livre d'Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du continent
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:45

 

 

 

 

 

Par lefigaro.fr avec AFP  Mis à jour le 14/02/2014 à 09:54

 

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est dit "horrifié" par "la cruauté des auteurs des meurtres et des mutilations d'enfants" en Centrafrique et indigné "par l'impunité dont ils jouissent".


"Ces dernières semaines ont été marquées par des niveaux de violence sans précédent contre les enfants lors d'attaques sectaires et de représailles menées par les milices (majoritairement chrétiennes) anti-balaka et d'ex-combattants Séléka (à dominante musulmane)", indique l'organisation dans un communiqué.


"Les enfants sont de plus en plus ciblés en raison de leur religion, ou en raison de la communauté à laquelle ils appartiennent", selon le directeur régional de l'Unicef pour l'Afrique de l'Ouest et centrale, Manuel Fontaine, cité dans le texte.


"Un pays où des adultes peuvent, en toute impunité, cibler cruellement des enfants innocents, n'a pas d'avenir", a-t-il ajouté: "il est impératif de mettre fin à l'impunité".

"Des enfants décapités"


"Au moins 133 enfants ont été tués et mutilés, certains d'une manière particulièrement horrible, alors que la violence ethno-religieuse ne cesse de s'intensifier depuis deux mois", selon la même source.


"L'Unicef a ainsi vérifié les cas d'enfants décapités et mutilés intentionnellement et sait que des enfants blessés lors de fusillades ont dû se faire amputer parce que l'insécurité les a empêchés de se rendre à l'hôpital à temps pour un traitement", rappelle le communiqué.


"Tous les groupes ont commis des actes de violence mais le ciblage tout récent des populations musulmanes a entraîné l'évacuation de communautés entières et une augmentation significative du nombre d'enfants non accompagnés, séparés de leur famille dans la tourmente. Ces enfants sont particulièrement vulnérables", souligne l'Unicef.


La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane. Devenu président, il a été contraint à la démission par la communauté internationale le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et milices anti-balaka, qui ont entraîné un exode massif de civils musulmans.

Centrafrique: "actes horribles" sur les enfants
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:28

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2014-02-14 10:32:37

 

Un supplément de dix millions de dollars tirés du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) a été décaissé en vue de soutenir les opérations d'aide humanitaire d'urgence en République centrafricaine, a annoncé la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires.


Selon Valérie Amos qui s'exprimait jeudi, il s'agit là de la deuxième allocation de 10 millions de dollars du CERF pour l'intervention humanitaire en République centrafricaine depuis décembre 2013.


‘'Mme Amos a lancé un appel aux partenaires humanitaires d'accorder la priorité à la fourniture de l'aide parce que les besoins sont énormes en Centrafrique, même s'il est également urgent de rétablir la sécurité et la stabilité'', a indiqué une source onusienne. 

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en Centrafrique, la violence en République centrafricaine a fait fuir environ 714.000 personnes. Près de 300.000 d'entre elles sont dans la capitale Bangui, dans les 69 camps de déplacés.


Dans le nord-ouest du pays, les groupes anti-Balaka et Séléka continuent de commettre des atrocités contre les civils. Des villages entiers ont été pillés et incendiés, forçant les communautés à se refugier, soit dans la brousse, soit vers les pays voisins, notamment le Tchad et le Cameroun.


À ce jour, les bailleurs de fonds ont promis 207 millions de dollars pour financer l'aide humanitaire en Centrafrique, notamment lors d'une réunion à Bruxelles le 20 janvier. 

Cependant, seulement 28% de ces fonds ont été engagés ou déboursés, soit un montant de 57,5 millions de dollars. Le plan d'intervention stratégique, qui affirme avoir besoin de 551 millions de dollars, est financé à hauteur de 13% seulement.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=508204#sthash.rkweRl5g.dpuf

Dix millions de dollars de l'ONU pour l'aide humanitaire à la Centrafrique
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:22

 

 

 

 

 

http://www.45enord.ca/   par Jacques N. Godbout le 13 février 2014 à 14:00.

 

Les chefs autoproclamés des miliciens anti-balaka ont mis en garde jeudi contre toute attaque les visant, au lendemain de la déclaration de la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza promettant «une guerre» s’ils ne cessaient pas leurs crimes contre les musulmans, rapporte l’AFP

 

Rassemblés dans leur fief du quartier de Boy-Rabe, dans le nord de la capitale, les chefs autoproclamés des anti-balaka ont mis en garde contre toute offensive des forces internationales contre eux, se défendant d’être des «voyous».

 

«Déclarer la guerre aux anti-balaka, c’est déclarer la guerre à la population centrafricaine», a affirmé leur «chef d’état-major», Richard Bejouane.

 

«Nous sommes prêts à être cantonnés», a-t-il ajouté, assurant avoir «les listes des anti-balaka», qui seraient 52.000 selon ses dires, dont 12.000 à Bangui.

 

Mais l’armée française a fermé la porte à cette éventualité. «Les cantonner, ce serait leur donner une légitimité qu’ils n’ont pas, ce serait leur donner la possibilité de devenir une force qu’ils ne sont pas au service d’un sombre dessein», a indiqué lundi le commandant du contingent français, le général Francisco Soriano, après avoir qualifié les miliciens de «principaux ennemis de la paix» en Centrafrique.

 

Le cantonnement est la première étape à l’intégration à un futur programme de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion (DDR), avec à la clé une prise en charge financière, très recherchée dans un pays dévasté par une crise humanitaire sans précédent et parmi les plus pauvres du continent.

 

En début de semaine, Patrice Edouard Ngaissona, qui se présente comme le « coordonnateur politique » des anti-balaka, avait évalué le nombre de miliciens anti-balaka à 70.000, dont plus de la moitié à Bangui.

 

Ces estimations sont jugées «farfelues» par des sources militaires, qui mettent en doute l’existence même d’un réel commandement unifié.

 

Les milices anti-balaka, myriade de groupes formés à l’origine de paysans chrétiens de l’ouest de la Centrafrique pour se défendre contre les exactions des combattants majoritairement musulmans de la Séléka, sont devenues en quelques mois une nébuleuse qui se caractérise par des crimes visant les civils musulmans.

 

Les crimes attribués aux anti-balaka ont redoublé depuis la fin de l’année, provoquant un exode des populations musulmanes de régions entières et amenant Amnesty Interntional à dénoncer un «nettoyage ethnique». L’expression a été récusée par la présidente centrafricaine, qui a évoqué «un problème d’insécurité».

 

Dans la capitale, la population, épuisée par bientôt un an de violences incessantes, a accueilli favorablement la mise en garde de Mme Samba Panza, rapporte l’agence française

 

Majoritairement chrétiens, «les anti-balaka veulent nous entraîner loin, plus loin que les ex-Séléka» à dominante musulmane qui avaient porté l’ancien président Michel Djotodia au pouvoir en mars 2013, a déclaré à l’agence de presse Arthur Bissiko, cadre dans le secteur de la santé, exprimant une opinion largement répandue.

 

Pour lui, «la présidente a raison de déclarer la guerre à ces bandits. Tout le monde aspire à la paix après tout ce que les ex-Séléka ont fait vivre à la population».

 

Au quotidien, les Banguissois continuent d’entendre des tirs, bien souvent d’origine indéterminée, dans leur ville quadrillée par les soldats français et la force de l’Union africaine (Misca).

 

Des poches de tensions extrêmes perdurent autour du PK-5, le grand quartier commerçant de la capitale, majoritairement musulman, qui attise depuis des semaines la convoitise de pillards et des miliciens anti-balaka.

 

Les exactions passées continuent aussi d’être découvertes.

 

«Une fosse commune a été découverte dans un ancien camp Séléka situé près du camp Béal», a indiqué le procureur de la république de Bangui, Ghislain Grezenguet: «Plusieurs corps ont été découverts dans un ancien réservoir de carburant par des soldats de la Misca chargés de la surveillance du site. Ils ont été alertés par l’odeur nauséabonde sortant du réservoir».

 

*Avec AFP

 

Centrafrique: mise en garde des «anti-balaka» contre toute attaque contre eux
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Centrafrique-Presse.com
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:14

 

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr/  Publié le 14/02/2014 à 08:24

 

expert : Bruno Martinelli, anthropologue, spécialiste de la Centrafrique

 

Faut-il craindre une répétition du Rwanda ?

 

Non, ce n’est pas un scénario “à la rwandaise”. Mais selon moi, la Centrafrique est bien confrontée au risque génocidaire. Que ce soit en Europe ou en Afrique, un processus génocidaire passe par plusieurs phases d’affrontements, de violences croissantes et de pillages discriminatoires jusqu’à atteindre un point de non-retour entre communautés. C’est ce que nous observons depuis une vingtaine d’années en Centrafrique et cela s’est accéléré sous le pouvoir de François Bozizé puisque dès 2009-2010, des milices de jeunes ont été armées à Bangui avec pour objectif d’éliminer les musulmans. Aujourd’hui, on ne pourra plus revenir à la coexistence négociée qui avait prévalu autrefois dans le pays.

 

Est-ce pour autant une guerre de religions ?

 

Il ne faut pas confondre les milices anti-balaka avec des milices chrétiennes. L’archevêque de Bangui l’a encore rappelé avant-hier : l’église n’y est pour rien. On est dans un cycle de représailles et les musulmans de Centrafrique payent au prix fort l’année de pouvoir de la séléka avec laquelle seuls quelques-uns ont collaboré. Le séléka n’est pas non plus homogène. Il rassemble des partis du nord, des mercenaires tchadiens ou soudanais et des pillards sans identité politique. Ce n’est donc pas un face-à-face identitaire.

 

Existe-t-il un risque de partition de la Centrafrique ?

 

Il n’y a plus d’état en Centrafrique et la prolifération des milices comme les appétits de forces étrangères convoitant un riche sous-sol peuvent accélérer la dislocation. On ne peut donc rien exclure.

 

recueilli par Pierre Challier

 

Lu pour vous : Un processus génocidaire en Centrafrique
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:59

 

 

 

 

 

Au téléphone, Marie-Elisabeth Ingres. Chef de mission de Médecins sans Frontières (MSF) en République centrafricaine, elle ne cache pas la profonde inquiétude des humanitaires, à Bangui comme dans le reste du pays. Dans la capitale ? «C’est un calme apparent qui est revenu depuis quelques jours, mais la ville est toujours l’objet de nombreux pillages et d’une violence encore importante dans les quartiers. Une grande partie de la population de Bangui reste sur les sites de déplacés et dans des conditions sanitaires assez déplorables», témoigne-t-elle, la zone de l’aéroport enregistrant encore à elle seule la présence d’environ 70 000 personnes.

 

En janvier, MSF a soigné 1 650 blessés mais quant aux tués depuis le début de l’année… «notre grande difficulté, c’est de savoir combien il y a de morts. Autant au mois de décembre il y avait un chiffre qui était d’environ 1000, autant nous avons actuellement du mal à savoir la proportion de personnes décédées. Nous pensons que nous serons surpris du chiffre, lorsque nous l’aurons, car nous ne sommes pas forcément au courant de ce qui se passe dans les quartiers et lorsque nous étions présents à l’hôpital communautaire, nous avions pu constater que nous ne recevions pas forcément tous les blessés, les gens ayant peur de bouger du fait des exactions.»

 

Ailleurs, dans les régions de ce pays grand comme la France et la Belgique où MSF déploie au total 240 volontaires expatriés et 2 000 personnels locaux sur une vingtaine de sites ?

 

«On est toujours aussi inquiets de la situation dans l’ouest. On a toujours des villes où des populations musulmanes sont cloîtrées dans un quartier, à Bossangoa, elles sont dans l’enceinte d’une école, dans celle d’une église à Carnot, et on assiste toujours à un exode de la communauté musulmane vers le Tchad ou le Cameroun tandis qu’en brousse, on voit également des populations chrétiennes qui ne reviennent que timidement vers certaines villes. L’insécurité est forte aussi du fait de la remontée des sélékas vers le nord, comme dans le secteur de Kaga Bandoro, ou dans l’est.»

 

Populations musulmanes subissant des représailles et auxquelles on fait payer par amalgame les pillages des mercenaires sélékas d’un côté, populations chrétiennes victimes d’exactions de ces derniers en pleine retraite, de l’autre… «Le désir de revanche est terrible des deux côtés et nous constatons sur le terrain un déchaînement de violence, un acharnement, une sorte d’excitation des jeunes en colères, car les anti-balakas sont essentiellement des hommes jeunes, des ados mêmes pour certains. Ils ont des chefs, mais jusqu’à quel point sont-ils organisés ? à Carnot, ils sont huit groupes armés différents et dans le nord ouest on voit l’émergence de nouveaux groupes. C’est un pays où tout est en train de bouger et ce sont les populations civiles qui en payent le prix fort, car il ne faut pas oublier qu’avant le 5 décembre, la Centrafrique était déjà un pays avec un système sanitaire qui ne fonctionnait pas, avec un taux de mortalité très élevé, beaucoup d’enfants mourant du paludisme. Vu les conditions sanitaires déplorables dans lesquelles vivent les déplacés, le risque d’épidémie est toujours là», rappelle encore Marie-Elisabeth Ingres. Mais au-delà des vaccinations contre la rougeole, ce sont surtout des blessures par balle, éclats de grenade et armes blanches que soignent les médecins, respectés dans l’ensemble par les deux camps, leur mission restant «d’apporter des soins aux populations et de soulager leurs souffrances.»

 

Une autre voix au téléphone, à présent. Celle de Mathias M’Bilissia, coordonnateur au lycée français de Bangui. «Nous avons pu rouvrir notre établissement, et les établissements privés voisins, comme Sainte-Thérèse ou Saint-Charles ont pu ouvrir aussi», explique-t-il, l’armée française étant là pour surveiller. Ce faisant, «il y a un léger mieux depuis quelques jours. Le lundi 10 février, une trentaine d’élèves de terminale a pu franchir les grilles de l’établissement pour préparer les examens», poursuit Mathias qui reconnaît cependant que «pour ce qui est de la vie quotidienne, on a encore peur, même à Bangui. On peut à tout moment être surpris par une troupe d’anti-balakas, et si on n’est pas d’accord avec eux, on peut être agressé ! Ils sont toujours présents, mais on les voit moins. Simplement, ils se sont regroupés dans certains quartiers.»

 

«Depuis le début du mois de février, on note quand même une amélioration», assure Mathias. «Les gens peuvent commencer à retourner à leur travail, la vie reprend dans les entreprises, les administrations. Et puis la population commence à ressortir le soir. Auparavant, tout le monde rentrait chez soi avant la tombée de la nuit, et n’en bougeait plus. Là, on voit dans certains quartiers des gens qui recommencent à sortir un peu.», poursuit-il, rappelant que «lorsque l’armée française est arrivée, les gens ont poussé un «ouf» de soulagement.» Cependant, si les habitants de Bangui aspirent à un retour de la vie normale, les choses restent difficiles. Les marchés sont approvisionnés, mais «tous les prix sont à la hausse», déplore Mathias,

 

Dans ce pays qui n’en est même pas encore à la convalescence, peut-on alors espérer une paix durable entre des communautés qui se sont déchirées ?

 

«Il faut que les autorités fassent un véritable travail sur cette question. Une vraie éducation, presque un «lavage de cerveau» ! Il faut dire que le temps de la guerre est passé, il faut oublier. Mais hélas certains religieux en sont encore à encourager les criminels !»

 

Mathias espère : «Il faut désormais ouvrir une belle page pour notre reconstruction nationale. Il faut retrouver un pays prospère et développé ! Mais pour cela il faut que nos militaires retrouvent une vraie déontologie. Qu’ils comprennent, du caporal au général, que le temps n’est plus aux vengeances, mais qu’il faut que tout le monde se mette au travail.»

 

Un vœu que partage sans doute Robert, également de Bangui, mais d’un autre quartier et dont le constat est moins optimiste que celui de Mathias. «Chez moi, la violence est toujours là, les anti-balakas font n’importe quoi et dans mon quartier, après 18 heures tu ne peux plus sortir de chez toi car ils ont attiré à eux les grands voleurs qui te guettent pour te prendre tout ce que tu as, ton argent, ton téléphone», témoigne-t-il.

 

D.D./P.C

Lu pour vous : Centrafrique : «le cycle infernal des représailles»
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:52

 

 

 

 

 

Afriquinfos 14/02/2014 03:32:57

 

850 soldats camerounais appartenant à la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (Misca) ne perçoivent plus de salaires depuis 2 mois. Aucune grève ou manifestation n’est prévue aujourd’hui mais si la situation ne s’améliore pas prochainement, des actions pourront avoir lieu.

 

Le gouvernement camerounais dément toute implication dans ce problème de financement, affirmant que cette anicroche relève de la compétence de l’Union Africaine.

Centrafrique. Des soldats camerounais sans salaire depuis 2 mois
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:47

 

 

 

 

 

 

Paris (AFP) - François Hollande présidera ce vendredi à 11H00 un conseil restreint de défense consacré à la situation en Centrafrique, et recevra en fin de journée le président tchadien Idriss Deby, a annoncé l'Elysée.

 

Cette réunion intervient après que le chef de l'Etat a demandé jeudi à Ban Ki-moon "d’accélérer la préparation d’une opération de maintien de la paix" de l'ONU en Centrafrique, lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général des Nations unies.

 

M. Hollande, qui n'a pas fait mention jeudi d'éventuels renforts français alors que M. Ban avait demandé à la France "d'envisager" de renforcer sa présence militaire dans ce pays, recevra en fin de journée à 18H00, le président tchadien Idriss Deby.

 

Sur le terrain, la situation s'envenime. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est dit vendredi "horrifié" par "la cruauté des auteurs des meurtres et des mutilations d'"enfants".

 

"Ces dernières semaines ont été marquées par des niveaux de violence sans précédent contre les enfants lors d'attaques sectaires et de représailles menées par les milices (majoritairement chrétiennes) anti-balaka et d'ex-combattants Séléka (à dominante musulmane)", a indiqué l'organisation dans un communiqué.

Centrafrique: conseil restreint de défense à l'Elysée
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 11:44

 

 

 

 


PARIS AFP / 14 février 2014 10h40 - Le président français François Hollande recevra vendredi en fin d'après-midi son homologue tchadien Idriss Deby Itno avec lequel il devrait parler de la crise en Centrafrique, a annoncé la présidence française.

Cette rencontre, au caractère inopiné et annoncée à quelques heures de sa tenue, est prévue à 17H00 GMT, a précisé la présidence dans un communiqué. Elle interviendra après un Conseil de défense consacré à la situation en Centrafrique, réunissant autour de François Hollande dans la matinée responsables militaires et ministres concernés (Affaires étrangères, Défense).


Cette semaine, la France et l'ONU se sont renvoyés la balle sur l'éventualité d'envoyer des renforts en Centrafrique, où la situation reste très tendue avec des violences meurtrières encore quotidiennes.


Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé mardi à la France d'envoyer en Centrafrique de nouvelles troupes. Jeudi François Hollande lui a répondu en lui demandant d'accélérer un déploiement d'une force de Casques bleus, encore très hypothétique.


Paris dispose de 1.600 militaires sur le terrain, qui épaulent une force de l'Union africaine de plus de 5.000 hommes, et jusqu'à présent refuse d'augmenter son contingent. Le Tchad de son côté comprend aussi un fort contingent en Centrafrique mais rechigne à voir la présence militaire africaine se transformer en opération de maintien de la paix de l'ONU.


Sur le terrain, la situation s'envenime. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est dit vendredi horrifié par la cruauté des auteurs des meurtres et des mutilations d'enfants. 


Ces dernières semaines ont été marquées par des niveaux de violence sans précédent contre les enfants lors d'attaques sectaires et de représailles menées par les milices (majoritairement chrétiennes) anti-balaka et d'ex-combattants Séléka (à dominante musulmane), a indiqué l'organisation dans un communiqué.



(©) 

Centrafrique: rencontre vendredi à Paris Hollande-Deby
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