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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 12:50

 

 

 

NEW YORK (Nations Unis), 03/08/15 (Xinhua) -- Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné dimanche le meurtre d'un casque bleu en mission à Bangui, capitale de la République Centrafricaine.

 

Les casques bleus de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République Centrafricaine (MINUSCA) ont été attaqués par un groupe armé lors d'une opération de recherche, selon un communiqué du porte-parole de M. Ban.

 

Durant cette opération, dont l'objectif était d'arrêter un criminel en application d'un mandat judiciaire du Procureur publique de Bangui, les officiers ont été attaqués, un casque bleu se faisant tuer et huit autres blesser, indique le communiqué.

 

M. Ban a appelé à une réaction rapide pour traduire en justice les auteurs de ce crime, et a exhorté les groupes armés à respecter l'impartialité de la MINUSCA.

 

"Le secrétaire général de l'ONU réaffirme l'engagement de l'ONU dans le soutien des autorités centrafricaines dans leur lutte contre la criminalité et pour mettre fin à l'impunité, en accord avec le mandat de la MINUSCA au sien de sa zone de déploiement", précise le communiqué.

 

La MINUSCA a été créée en avril 2014 pour protéger les civils des violences, ainsi que pour soutenir le processus de transition dans le pays et faciliter l'aide humanitaire. Son mandat a été renouvelé en avril dernier pour une année de plus.

Le secrétaire général de l'ONU condamne le meurtre d'un casque bleu en RCA

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 12:41

 

 

 

http://www.la-croix.com/  3/8/15 - 11 H 12

 

Amnesty International publie un rapport intitulé Identité effacée : les musulmans dans les zones de la République centrafricaine soumises au nettoyage ethnique. L’organisation évoque la conversion forcée de musulmans par les rebelles anti-balaka.

 

► Que dénonce le rapport ?

 

Depuis 2013, la Centrafrique est déchirée par une guerre civile qui a progressivement pris l’apparence d’un conflit interconfessionnel opposant chrétiens et musulmans.

 

Les combats entre les coalitions rebelles de l’ex-Séléka (à majorité musulmane) et des anti-balaka (chrétiennes et animistes) se sont accompagnés de pillages et d’exactions à grande échelle.

 

En 2014, le nettoyage ethnique mené par les anti-balaka, avec le soutien d’une partie des habitants, a vidé la population musulmane de l’ouest du pays, détruisant au passage les mosquées, les commerces et les maisons des musulmans.

 

Ceux qui restent « sont devenus extrêmement vulnérables », avertit Amnesty International, dans un rapport intitulé Identité effacée : les musulmans dans les zones de la République centrafricaine soumises au nettoyage ethnique .

 

Pour l’ONG, l’absence de sécurité dans l’ouest du pays « empêche les musulmans » de prier, de porter des vêtements distinctifs ou de reconstruire leurs mosquées. « Dans au moins cinq villes et villages, poursuit le rapport, des musulmans se sont convertis sous la pression, entre autres sous la menace de mort. »

 

► Quelles questions soulève ce rapport ?

 

Les conversions forcées ont immédiatement focalisé l’attention au détriment du reste du rapport. Or, cela concernerait une soixantaine de personnes sur les 30 000 musulmans qui résident encore dans l’ouest du pays, dont une partie est sous la protection de la Minusca, la force de maintien de la paix des Nations unies.

 

« Ce sont des actes graves mais isolés, note le P. Aurelio Gazzera, un missionnaire carmélite italien installé dans la localité de Bozoum. J’ai entendu parler de baptêmes menés par des pasteurs, mais pas par des prêtres. S’il y en a eu, il ne s’agit pas d’une volonté de la hiérarchie. »

 

Du rapport, le missionnaire retient surtout les destructions massives des maisons et des mosquées ainsi que les problèmes de sécurité. À Bozoum vivent un millier de musulmans, principalement des femmes et des enfants, contre 6 000 à 7 000 avant la crise.

 

Beaucoup d’exilés appellent la paroisse pour demander s’il est dangereux ou non de retourner dans la commune. « L’Église fait un gros travail pour apaiser les esprits », poursuit le P. Aurelio Gazzera, qui espère voir la mosquée reconstruite dans quelques mois.

 

Olivier Tallès

 

 

Invité Afrique RFI

 

Ilaria Allegrozzi: en RCA, l'Etat doit garantir la «liberté de religion»

 

Par Florence Morice lundi 3 août 2015

 

Amnesty International s'alarme de l'insécurité dont sont victimes les populations musulmanes dans certaines zones de l'ouest de RCA encore sous le contrôle des groupes armés anti-balaka. Alors que l'immense majorité des musulmans de Centrafrique est encore réfugiée à l'étranger ou bien contrainte de vivre dans des enclaves sécurisées, la minorité, qui a décidé de rester dans ses villages vit encore aujourd'hui sous la menace de groupes anti-balaka qui l'empêche de pratiquer sa religion. L'organisation déplore même quelques cas de conversion forcée.

 

 L'identité effacée est le nom d'un rapport dénonçant ces graves manquements aux droits fondamentaux. Ilaria Allegrozzi, chercheuse auprès d’Amnesty International pour l’Afrique centrale et notamment la RCA, a participé à sa rédaction. Elle est l'invitée de Florence Morice.

 

RFI : Dans ce rapport, Amnesty International explique le prix payé dans l’ouest du pays par les populations musulmanes qui ont décidé de rester dans leur communauté d’origine. Vous écrivez : « Ce prix, c’est celui de l’invisibilité ». Qu’est-ce que ça signifie concrètement ?

 

Ilaria Allegrozzi : Les populations musulmanes, qui sont restées ou qui sont retournées dans des zones qui ont fait l’objet d’un nettoyage ethnique, ne peuvent plus pratiquer leur religion librement. Elles ne peuvent pas prier en public. Elles ne peuvent pas porter leurs habits de musulmans. Elles ne peuvent pas reconstruire leur mosquée. Elles sont obligées de payer des milices anti-balaka pour pouvoir rester en vie. Elles sont dans une situation où elles n’existent pratiquement plus en tant que communauté.

 

Ça signifie qu’aujourd’hui encore, plusieurs mois après le Forum pour la réconciliation de Bangui, dans ces zones, les groupes anti-balaka détiennent encore beaucoup de pouvoir ?

 

Oui, on parle des populations musulmanes qui ne sont pas sous la protection de forces des Nations unies et qui se trouvent donc dans des zones encore ravagées par les milices anti-balaka qui détiennent un pouvoir considérable dans ces zones de l’ouest de la Centrafrique.

 

Un pouvoir qui s’exerce de différentes manières. Des musulmans que vous avez interrogés racontent que certains anti-balaka vont jusqu’à s’habiller avec des habits traditionnels que les musulmans eux-mêmes n’ont plus le droit de porter. Qu’est-ce que cela signifie ?

 

Ça signifie, comme quelqu’un nous a dit quand on était à Bangui, si on voit quelqu’un qui porte un vêtement de musulman, ça sera un anti-balaka. C’est une manière d’humilier les personnes musulmanes qui ont été par exemple contraintes à se convertir et dont l’identité est en train d’être effacée.

 

Vous évoquez des cas de conversion forcée qu’Amnesty a documentés. Est-ce que ces cas sont nombreux ?

 

Les cas de conversion forcée ne sont pas nombreux, mais sont quand même extrêmement graves parce qu'ils révèlent de l'intolérance tout à fait injustifiée à l'égard de la pratique de l'islam. Et le fait que ces restrictions soient imposées par des milices anti-balaka, et pas par l'Etat, ne dispense pas celui-ci de prendre ses responsabilités et de veiller à ce que toute personne puisse, librement, exercer ses droits et notamment la liberté de religion.

 

Quel type de témoignage Amnesty a pu recueillir concernant ces conversions forcées ?

 

Ça se passe sous la menace. Certaines personnes nous ont dit qu’elles ont été contraintes à se convertir au christianisme sous pression et qui n’avaient pas d’autres choix que de faire ça pour pouvoir rester en vie et continuer à vivre dans leur communauté.

 

Ça signifie qu’ils négocient au quotidien les conditions de leur survie ?

 

Pour pouvoir rester en vie, ils sont obligés de négocier de jour en jour constamment avec les milices anti-balaka et les groupes d’auto-défense.

 

Est-ce que cette intolérance a uniquement des fondements religieux ou bien est-ce que d’autres critères entrent en jeu, notamment ethniques, familiaux ou même historiques ?

 

Il ne s’agit pas seulement de religion, mais il y a aussi une question d’appartenance ethnique, de liens familiaux et d’origine nationale. Une proportion vraiment importante de musulmans qui ont pu rester dans certains villages sont ceux qui ont, par exemple, des parents de la famille chrétienne, originaires de la région, et qui sont donc considérés comme étant moins étrangers que ceux qui ont des descendants, par exemple, tchadiens ou soudanais qui sont perçus comme étant des complices de la coalition de l’ex-Seleka.

 

Dans ces conditions, est-ce qu’aujourd’hui encore des musulmans quittent leur village pour rejoindre les enclaves où la plupart d’entre eux sont regroupés sous protection internationale ?

 

Oui, ça signifie exactement ça. Pour une protection, certains sont obligés de se rendre dans les enclaves qui sont constamment protégées, 24 heures sur 24, par les forces de maintien de la paix des Nations unies. Les conditions pour un retour en sécurité avec pour volontaire des populations déplacées réfugiées ne semblent pas réunies aujourd’hui vu la manière dont on traite ces populations et justement, la violation des droits de ces populations qui ne sont pas placées sous protection des forces internationales représente exactement le baromètre de la sécurité pour d’autres musulmans qui ont été contraints à partir et qui sont actuellement déplacés soit dans une autre région de la RCA, soit à l’étranger.

 

Quelles sont les solutions et quelles sont les recommandations d’Amnesty International ?

 

De prendre, en collaboration avec les forces de maintien de la paix des Nations unies, des mesures immédiates pour améliorer déjà la sécurité de ces populations. Faire en sorte que les conditions pour un retour volontaire d’autres musulmans qui se trouvent à l’étranger ou qui semblent déplacés dans d’autres régions de la RCA. Donc de renforcer les initiatives de cohésion sociale et de réconciliation, également s’efforcer, dans la limite des ressources disponibles, de reconstruire les mosquées qui ont été détruites et qui jusqu’à présent ne peuvent pas être reconstruites.

 

J’imagine qu’Amnesty International salue la récente décision de la Cour constitutionnelle d’autoriser le vote des réfugiés pour les élections prévues dans quelques mois ?

 

C’est une décision importante. Toute la population de la Centrafrique doit participer au processus électoral en vue de la réconciliation du pays.

Lu pour vous : À l’ouest de la Centrafrique, le quotidien précaire des musulmans

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 11:25

 

 

Un nouveau parti politique des ex-Séléka naît à Kaga-Bandoro

 

Par Daniel Nguerelessio le

 

Le  Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) est le nouveau parti-politique que des membres de l’ex-Séléka de la ville de Kaga-Bandoro ont mis en place lors d’une assemblée tenue  27 au 28 Juillet 2015. MPC se fixe les objectifs d’œuvrer pour la paix.

 

Le Général Mohamed Bahar, président de ce mouvement politique, s’est exprimé à l’occasion de la naissance du MPC et justifie les raisons de cette création. « C’est pour des initiatives de la paix et la libre circulation des personnes et des biens que nous avons décidé de créer ce parti  afin d’œuvrer pour la paix dans la région de Kaga-Bandoro en particulier et en République Centrafricaine en général», a-t-il justifié.

 

Il a souligné que « les membres du parti se disent engagés à protéger les populations civiles conformément aux engagements et résolutions du Forum de Bangui,  mais aussi de suivre le processus électoral dans ladite localité».

 

Le bureau de ce mouvement est composé de seize (16) membres. Le chef d’état major  de ce mouvement politique qui prend la coloration d’un mouvement armé est assuré par le Général de division Alkatim Mahamat, un des principaux leaders de l’ex-coalition Séléka, résidant à Moyen Sido, extrême nord de la Centrafrique.

 

La cérémonie de la présentation  de ce parti a eu lieu  le samedi 01 août dans l’enceinte du bureau de KNK de la ville de Kaga-Bandoro, en présence des autorités locales, des représentants de la Minusca, des ONG nationales et internationales ainsi que du Général Mohamed Bahar, président de ce mouvement.

 

 

COMMUNIQUE FINAL DES ETATS GENERAUX DU

MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE

 

A l’issue des Etats Généraux tenus du dimanche 27 au 30  juillet 2015, à Kagabandoro, les principaux responsables militaires ont décidé de quitter massivement le Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC)ex-coalition SELEKA, dont les dirigeants se sont résolument opposés à toute initiative de paix pour une sortie de crise acceptable par toutes les parties.

 

Ils informent l’opinion nationale et internationale qu’ils ont créé le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), regroupant tous les fils et filles de l’ex-coalition Séléka du FPRC pour œuvrer efficacement pour un retour à une paix durable en République Centrafricaine.

 

Composition13Ils respectent tous les engagements pris concernant la cessation des hostilités ainsi que les résolutions du Forum de Bangui. 

 

Les membres du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique s’engagent solennellement pour la protection des populations, des ONG nationales et internationales.

 

Désormais les violences contre les personnes, les actes de pillages, les vols et les viols seront sévèrement réprimés.

 

Les Etats Généraux ont aussi recommandé d’intensifier la collaboration avec les autorités locales pour la restauration de l’autorité de l’Etat et ils mettront tout en œuvre pour assurer la libre circulation des personnes et particulièrement le bon déroulement de tout le processus électoral.

 

Les dirigeants du FPRC ex-SELEKA par contre ont rejeté l’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration, Réinsertion et Rapatriement (DDRRR) et Réintégration dans les corps en uniforme de l’Etat Centrafricain, signé le 10 mai 2015, qui prenait en compte nos préoccupations et permettait d’envisager une issue favorable pour ceux qui ont pris les armes.

 

Ils continuent de privilégier l’option militaire et sont farouchement opposés  à toute initiative de dialogue, et à la bonne volonté de la communauté internationale de nous aider à sortie de la logique des armes.

 

Ils demeurent insensibles au sang des Centrafricains quotidiennement versé et aux larmes des victimes des exactions, des rapts, des vols et des viols.

 

Nous tiendrons une conférence de presse dans les prochains jours pour expliciter notre position

 

                                                        Fait à Kagabandoro, le 01 Août 2015

 

                                                        Le Président

 

 

                                                         Mohamed BAHAR

 

******************************************************************

 

COMPOSITION DU BUREAU POLITIQUE

 

Président :                    Général Mahamat Bahr

 

1er Vice-Président :   Général Mahamat Ousmane

 

Chargé de l’organisation politique de la mise en place des structures de base

 

SECRETAIRE GENERAL Abel BALENGUELE       Chargé de l’Administration et des relations avec les organisations internationales

 

COORDONATEUR Général en Matière de DDRR/RSS        Anour TIDJINA

 

2eCOORDONATEUR Général en Matière de DDRR/RSS      Abdel KARIM MOUSSA                    

 

COORDONATEUR Général ADJOINT  Ghislain BRIA

Chargé de l’organisation politique de la planification, de la cohésion sociale

 

Conseiller Politique Porte-Parole            IDRISS  AMAT

 

Conseiller Politique Porte-Parole         ALHAFI Ali

Adjoint

 

Conseiller Juridique               ZAKARIA Idriss

 

CONSEILLERS POLITIQUES en matière de DDRR/RSS

 

HASSAN HISSEN KOURCI

Abdelaziz RAKIS

 

Conseiller en matière de DDRR auprès du Bureau Politique

 

DJIDA Ali

 

Conseillère en matière de DDRR/RSS chargée de la sensibilisation

 

Madame SARAPE Didiane

 

Conseillère en matière en de réinsertion des femmes,

Chargée de la logistique

Madame

 

Conseiller, en matière de réconciliation nationale, chargé de la Plate-forme Religieuse

 

NGUETEMALE Dieu-béni.

 

Fait à KAGABANDORO le

 

 

Le Président

 

Mohamed BAHAR

 

 

 

DISCOURS  DE CLOTURE DES ETATS GENERAUX DU MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE (MPC)

 

Excellence Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, Ministre résident de la Nana Gribizi ;

 

Excellence, Monsieur le Ministre Délégué chargé de l’Elevage;

 

Honorable, Docteur NDAMA Jean Louis, Conseiller National de Transition ;

 

Excellence Monsieur le Représentant du Bureau de la Minusca ;

 

Monsieur le Préfet de la Nana Gribizi ;

 

Mesdames Messieurs,Représentants des ONG Nationales et Internationales ;

 

Mesdames, Messieurs 

:

Distingués invités

 

Nous nous vous remercions d’avoir bien voulu faire le déplacement pour honorer de votre présence, la cérémonie de clôture des Etats Généraux du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, MPC.

 

Notre Mouvement, composé des valeureux et dignes fils de Centrafrique, qui avaient pris les armes contre les injustices, l’exclusion et la marginalisation, ne voulant pas s’inscrire comme des bandits de grands chemins, ils se sont regroupés au sein de la SELEKA.

 

Malheureusement l’expérience n’a pas été à la hauteur des espoirs que beaucoup de femmes et d’hommes de Centrafrique avaient placé dans le renversement de BOZIZE.

 

Nous avions alors accepté notre regroupement et notre cantonnement en attendant une issue favorable de toutes les initiatives pour la paix, qui nous permettraient de revenir à une vie normale au sein de la société centrafricaine et de vaquer à nos occupations respectives.

 

Excellence, Mesdames, Messieurs

 

Distingués Invités,

 

Nous réaffirmons solennellement notre attachement à :

 

L’Accord de Cessation des hostilités signé, le 23 Juillet 2014 à Brazzaville, par les organisations politico militaires de la République Centrafricaine ;

 

L’Accord d’engagement entre le Gouvernement et les groupes politico militaires, signé à Bangui le 23 avril 2015 ;

 

L’Engagement des Groupes Armés participant au Forum de Bangui, signé le 5 Mai 2015, de mettre fin au recrutement et à l’engagement des enfants, ainsi que les autres violations graves des droits de l’enfant.

 

L’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) et Réintégration dans les corps en uniforme de l’Etat Centrafricain, signé le 10 Mai 2015, a été la base de notre réflexion et de l’action qui a conduit aux Etats Généraux.

 

Je voudrai vous parler du rejet par les dirigeants politiques de ne pas reconnaitre la pertinence d’une initiative aussi  déterminante pour la paix en République Centrafricaine. Ce faisant ils ont prouvé que laComposition13 vie des populations n’avait aucune valeur pour eux, notre avenir encore moins. Seule leur ambition de mettre le pays à feu et à sang pour s’emparer du pouvoir les guide.

 

Ils se sont alors déclarés ennemis de la paix en Centrafrique ennemis du peuple.

 

Nous avons alors ensembles, entamé une concertation qui a abouti à la création du Mouvement des Patriotes pour la Centrafrique MPC doté d’une direction politique et militaire afin de nous démarquer très nettement de ceux qui sont farouchement opposés à un retour à la paix et à une vie normale en République Centrafricaine.

 

Nous sommes pour une Centrafrique unie et indivisible. Vous comprendrez alors facilement que, désormais, nous ne pouvons pas tolérer une cohabitation avec les éléments opposés à la paix, à la réconciliation et au vivre ensemble. Nous leur donnons soixante-douze heures (72 heures) pour quitter les zones sous notre contrôle. Nous avions tout essayé, les discussions, les rencontres fraternelles, les explications sur le bien-fondé de l’Accord du DDRRR/RSS.

 

Ils se sont enfermés dans les manœuvres division par les mensonges, les calomnies, répandant quotidiennement leur venin en guise d’argument.

 

La difficile coexistence actuelle renferme tous les germes d’une issue dramatique que tout le monde déplorera.

 

Excellences,

Mesdames,

Monsieur

 

Composition13Nous sommes des professionnels formés dans le cadre des Forces Armées Centrafricaines avec les moyens mis à la disposition de l’Etat Centrafricain. Nous avons tous nos matricules militaires. C’est la raison pour laquelle nous sommes particulièrement concernés par l’Accord du DDRR.

                                                                      

Nous souhaitons, à une très grande majorité, retrouver nos frères d’armes lors de la restructuration et de la recomposition des Forces Armées Centrafricaines.

 

Les membres du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique s’engagent solennellement pour la protection des populations, des ONG nationales et internationales.

 

Désormais les violences contre les personnes, les actes de pillages, les vols et les viols seront sévèrement réprimés.

 

Les Etats Généraux ont aussi recommandé d’intensifier la collaboration avec les autorités locales pour la restauration de l’autorité de l’Etat et ils mettront tout en œuvre pour assurer la libre circulation des personnes et particulièrement le bon déroulement de tout le processus électoral.

 

Depuis notre arrivée, la zone de Kaga-bandoro ravitaille Bangui en viande de bœuf c’est le résultat d’une cohabitation harmonieuse que nous avons instaurée et protégée. Nous nous engageons à étendre cette expérience et en nous appuyant sur les structures qui fonctionnaient très bien, nous identifierons, de concert avec tous les intéressés, des zones de pâturage protégées et la sécurisation des couloirs de transhumance.

 

Excellences,

Mesdames,

Messieurs,

 

Nous demeurons toujours ouverts à toutes les contributions qui nous permettront d’apporter une paix durable à notre pays.

                                  

Nous vous remercions d’avoir accepté de venir nous assister pour ces premiers pas que nous venons pour la longue marche de la paix.

 

 

 

                                Fait à KAGABANDORO le 26 Juillet 2015

 

 

Le Général Mohamed BAHAR

Encore une scission au sein de l'ex-Séléka : Nouredine Adam de plus en plus isolé

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 20:13

 

 

2 août 2015

 

Le Journal Jeune Afrique révèle dans sa parution de demain lundi, en se basant sur une source de service de sécurité camerounais, que Yaoundé avait, en janvier, prévenu N’Djamena de l’imminence d’une attaque contre le président Idriss Deby Itno. Avant d’ajouter que les services camerounais avaient en effet capté des communications dont les auteurs s’informaient sur les itinéraires empruntés par le cortège du président Tchadien Idriss Deby Itno, de la fréquence de ses déplacements et de l’importance de ses déplacements.

 

D’après Jeune Afrique, le projet a été déjoué grâce au partage des renseignements entre le Tchad et le Cameroun.

 

La révélation de Jeune Afrique sur le projet d’attaque préparé par Boko Haram contre le cortège du chef de l’Etat tchadien prouve à suffisance que Boko Haram veut à tout prix attenter à la vie du président Deby Itno pour permettre, non seulement de prendre sa revanche contre l’intervention militaire tchadienne au Cameroun, au Niger et au Nigéria, mais surtout de chercher à créer un vide juridique au Tchad, et d’entretenir un désordre ambiant pour permettre d’étendre son hégémonie dans la sous-région.

 

L’intervention militaire Tchadienne a permis considérablement d’affaiblir militairement Boko Haram et de réduire la secte en peau de chagrin sur ses espaces conquis. Pourtant, Boko Haram, avant l’intervention militaire du Tchad dans la sous-région, disposait d’une vaste portion de territoire, après avoir chassé les militaires nigérians de plusieurs zones au nord du pays. La secte menace régulièrement le Cameroun dans sa partie septentrionale par des incursions armées et des harcèlements contre ses militaires.

 

N’eut-été l’intervention Tchadienne déclenché par le président Déby Itno, une bonne partie septentrionale du Cameroun, compte tenu de la démoralisation des troupes camerounaises face à la puissance du feu de ces « fous de Dieu », serait sous la coupe de Boko Haram.

 

L’intervention militaire tchadienne a permis d’éviter la chute de la capitale nigériane du Nord du pays, Maïdugri -entre les mains de Boko Haram- qui aurait été quasi-probable, asphyxiant le Tchad sur le plan économique en vue d’étendre son Khalifat dans la sous-région.

 

Le Tchad aurait également été étranglé sur le plan économique vis à vis de son enclavement sachant que la plupart de ses marchandises en provenance de l’extérieur, transitent par le Cameroun et le Nigéria. Le Tchad, sous la conduite du président Déby, voyant ses intérêts vitaux menacés et sollicité pour sauver la coopération dans la sous-région à la demande expresse des pays voisins, est intervenu pour porter un coup dur sur le plan militaire, inversant le rapport de force sur le terrain en défaveur de Boko Haram.

 

La peur a complètement changé de camp et la secte islamiste qui a tendance à terroriser les pays de la sous-région et leur population respective, s’est vue terrorisée par l’armée Tchadienne, considérée comme l’une des plus aguerrie d’Afrique.

 

Menacée dans sa propre existence par l’armée Tchadienne qui la traquait dans sa dernière tanière, la secte islamiste a adopté une nouvelle stratégie, celle de porter une guerre à caractère asymétrique par des attentats suicides, de manière à faire pression sur l’opinion publique tchadienne, en vue de contraindre les autorités à retirer leurs forces sur tout le front, permettant ainsi à Boko Haram de souffler.

 

Boko Haram considère le président Idriss Deby Itno comme une menace sérieuse pour son existence et un obstacle majeur dans sa course effrénée à la conquête de territoires pour imposer une idéologie destructrice et contraire aux préceptes de l’islam. Pour cette secte, il faut s’en prendre à la vie du président Deby par une attaque terroriste pour lui permettre de reprendre ses rapports de force sur le terrain, sachant pertinemment que le départ de ce dernier dans de telles conditions pourrait entrainer le chaos et la guerre fratricide au Tchad et une instabilité dans la sous-région avec la secte islamiste qui s’en sortirait renforcée.

 

Ces agissements de Boko Haram finissent par donner raison à ces lobbys militaires et diplomatiques français qui défendent bec et ongle le président Deby et qui le considère comme un agent de stabilité dans la sous-région, sachant que son départ pourrait faire sombrer le Tchad dans ses pages sombres de l’histoire. Il faut saluer l’efficacité et la coopération des services de renseignements qui ont prévenu les autorités tchadiennes afin de déjouer ce projet d’attentat contre le président Deby, pendant que le patron de l’Agence Nationale de Renseignement (ANS) prouve son inefficacité et son amateurisme à ne pas pouvoir détecter une menace contre le président. Le service de renseignement Tchadien est sous la conduite d’un directeur de l’ANS incompétent qui cherche à utiliser ce service pour faire des règlements de compte à ses anciens camarades et à traquer la presse libre pour combler ses carences dans ce domaine.

 

Djimet Wiche Wahili


Alwihda Info

Lu pour vous : La sécurité du Président tchadien en question après un attentat déjoué par le Cameroun

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 19:15

 

 

 

Bangui (AFP) - © 2015 AFP  02/08/2015 18:25:11 - Un Casque bleu de la mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca) été tué et au moins huit personnes blessées par balles, lors d'un accrochage avec des hommes armés à Bangui, a appris l'AFP de sources concordantes dimanche.

 

D'après une source de la Minusca, "les Nations unies ont lancé une opération en envoyant une patrouille" dans le quartier musulman KM5 suite à un mandat d'arrêt délivré par le parquet de Bangui "ordonnant l'arrestation" d'un ancien chef de l'ex-rébellion Séléka, qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d'en être chassée l'année suivante.

 

"Pendant que des Casques bleus s'approchaient de la zone, ils ont été pris pour cible par des individus armés et ont riposté", a affirmé à l'AFP cet officier de la Minusca.

 

"On dénombre un mort du côté des Casques bleus de la Minusca et au moins huit personnes blessées par balles, d'après un bilan provisoire. Un véhicule de la force onusienne a été sérieusement endommagé", a ajouté cette source, sans préciser la nationalité du Casque bleu décédé.

 

Des habitants du quartier KM5, joints par téléphone, ont fait état d'"échanges de tirs nourris" dans la matinée, au cours desquels plusieurs civils auraient été blessés par des balles perdues.

 

"La tension reste vive au KM5. Les échoppes, boutiques, quincailleries, magasins de gros ainsi que les marchés sont fermés", a affirmé l'un d'eux en milieu d'après-midi.

 

Le ministre centrafricain de la sécurité, Dominique Saïd Paguindji, a précisé que "les opérations se poursuivent encore sur le terrain", se refusant à confirmer ce premier bilan.

 

"Lorsque le calme et la sécurité seront revenus (...) on pourra faire ce bilan des opérations aussi bien du côté des forces internationales que de celui des forces de sécurité intérieures", a-t-il ajouté.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

En représailles aux exactions des Séléka, des milices chrétiennes anti-balaka s'en sont pris aux civils musulmans. Des dizaines de milliers d'entre eux ont ainsi été contraints de s'exiler dans les pays voisins, notamment au Cameroun et au Tchad, pour fuir les exactions dans cette ex-colonie française.

 

C'est au KM5, dernier quartier musulman de Bangui, que s'était retranchée la population musulmane au plus fort des violences, pourchassée par les milices chrétiennes. Depuis des mois, la capitale centrafricaine a retrouvé une stabilité relative, même si la délinquance et le banditisme armé persistent.

Centrafrique: un Casque bleu tué dans des échanges de tirs à Bangui
Centrafrique: un Casque bleu tué dans des échanges de tirs à Bangui
Centrafrique: un Casque bleu tué dans des échanges de tirs à Bangui

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 18:56

 

 

 

http://www.cameroon-info.net  GAROUA - 02 AOUT 2015 © Peter KUM | Cameroon-Info.Net

 

Depuis le Congo où il est en exile après sa sortie des cellules des services secrets camerounais, le leader du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), dans une interview exclusive accordée à Cameroon-Info.Net ce 02 Aout 2015, parle de la guerre contre Boko Haram, le rapt du Maire de Lagdo et la crise en RCA.

 

Nous constatons que des groupes armés centrafricains continuent  de s’attaquer à l’Est du Cameroun. Peut-on conclure que le processus de désarmement en RCA a échoué ?

 

Abdoulaye Miskine : On ne peut parler de désarmement dans un pays ou les dirigeants possèdent des groupes armés et les alimentent à des fins politiques et politiciennes. Faute d’une véritable politique de cohésion  et d’unité nationale ; un désarmement volontaire est quasi impossible dans l’état actuel des choses.

 

Quand j’étais en détention au Cameroun  la localité de Biti(Cameroun) faisait l’objet d’une attaque armée. Les autorités camerounaises ont  automatiquement accusé notre mouvement le FDPC. Pour eux, l’objectif de cette attaque sur leur territoire était de réclamer ma libération. J’ai réagis en disant que ce ne sont pas mes hommes. Mais ils ne m’ont pas cru. Ils finiront par mettre la main sur les vrais auteurs qui sont des peulhs camerounais et des tchadiens  qui sont par la suite transféré à la DGRE. Connaissant déjà les vrais auteurs, les autorités camerounaises n’ont jamais pensé depuis lors faire un communiqué pour nous blanchir laissant alors la population dans le flou totale. Ce qui n’est pas normal du tout. C’est la même chose avec le Maire de Lagdo et les 15 autres. Malgré la revendication ouverte des assaillants et les cris de détresse du Maire du Lagdo, les autorités n’ont toujours rien fait pour réparer le préjudice qu’ils nous ont causé en nous accusant très tôt innocemment.

 

S’agissant des attaques de l’Est du Cameroun par des groupes armés centrafricains ; je ne peux ni confirmer ni infirmer car n’étant pas au Cameroun ni en Centrafrique. Ce qui est sûr, la région frontalière avec le Cameroun est infestée de groupes et bandes armés dont des peulhs camerounais avec lesquels nos hommes ne cessent d’avoir régulièrement d’affrontements sur le territoire centrafricain. Nous avons suffisamment de preuves de ce que nous disons et avons même informé les autorités camerounaises.

 

En Avril 2013 lors de votre accrochage avec la Séléka, vous avez reçu 09 balles et vous avez perdu plusieurs de vos hommes. Cette perte a-t-elle affaibli votre groupe ?

 

Abdoulaye Miskine : Effectivement du  1er  au 04 Avril 2013, sept jours après avoir pris le  pris le pouvoir à Bangui, Nouredine le numéro deux de cette Séléka a envoyé un de ses bras droits aller attaquer les positions avancées de notre base à Biti (RCA).Partant  en renfort à mes hommes attaqués, je serai tombé dans une embuscade tendue par ceux qui était préparé spécialement pour me tuer. Pendant les accrochages, je suis atteint par neuf balles et  ai perdu quelques hommes. Pourquoi alors la Séléka a décidé de m’éliminer  en attaquant  mes positions? Connaissant leur but et étant contre leur objectif qui est d’islamiser coute que coute le pays ; vivant, je serai un obstacle et donc une épine dans leurs chaussures. Il faut vite m’éliminer. C’est pourquoi une fois arrivée à Bangui, une colonne lourdement armées de nombreux mercenaires étrangers  payée avec des financements obscurs obtenus pour des objectifs malsains, est allée nous attaquer. Il était donc question de me tuer.

 

Par ailleurs, nos hommes sont très bien formés, entrainés et éduqués. Et l’idéal que nous nous sommes fixé est la libération totale du peuple centrafricain. Cet objectif constitue l’essence même du FDPC. C’est ce qui caractérise notre mouvement. Rien ne peut donc nous arrêter ni nous désorienter. Lawrence Sterne avait dit : « Si la cause est bonne, c’est la persévérance. Si la cause est mauvaise, c’est de l’obstination ».

 

Que proposez-vous pour une sortie définitive de la crise en RCA ?

 

Abdoulaye Miskine : En Centrafrique, le pouvoir est clanique. Et même les alliances sont scellées à base de ce principe. Sortir la RCA définitivement de cette longue et meurtrière crise nécessite beaucoup de sacrifices. Les dirigeants actuels doivent se démarquer de ce fléau en abandonnant cette politique d’exclusion dont ils sont maitres. Ils doivent abandonner totalement l’hypocrisie et le cynisme qui font d’eux des demi-dieux.

 

La paix n’ayant pas de prix, il faut donc une réconciliation véritable et totale. Une réconciliation sans exclusion. Cependant, le départ des milliers de mercenaires étrangers qui, depuis 2003, envahissent le pays est plus qu’une nécessité. Les autorités actuelles ne peuvent rien concrètement. Il faut  donc à mon avis une troisième transition avec des hommes crédibles dont la mission serait de désarmer tout le pays et d’organiser des élections crédibles et acceptés de tout le monde car ceux qui sont là ne voient que leurs propres intérêts.

 

Nous signalons en passant que la Séléka est sur le point de lancer des opérations de reconquête du pouvoir et cela avec des complicités internes au sein même de ce gouvernement et  des appuis externes.

 

Certaines presses indiquent que vous êtes financés par la France. Est-il vrai? Sinon d’où proviennent vos ressources ?

 

Abdoulaye Miskine : Depuis sa création en 2004, le FDPC n’a pas eu de contact avec  des autorités politiques ou militaires françaises. D’ailleurs nous n’en connaissons même pas un.

 

Notre mouvement est né pour dire non à la manière dont ceux qui dirigent le pays nous gouvernent. S’est donc cette énergie de vaincre qui nous fait résister aussi longtemps.

 

Les moyens ; nous les avons eu aux combats entre les mains de l’ennemi. Celui qui n’a pas d’objectifs, ne risque pas de les atteindre. Et l’objectif premier du FDPC est donc la libération du peuple centrafricain de tous les maux qui le tiennent captif.

 

Des élections libres et transparentes peuvent-elles avoir lieu en RCA dans le contexte actuel ?

 

Abdoulaye Miskine : Le souhait de notre mouvement est que notre pays soit doté rapidement de nouvelles institutions avec à la clé des dirigeants choisis librement par le peuple centrafricain lors d’élections transparentes, crédibles et sans exclusions. Mais dans le contexte actuel la situation est loin d’être favorable et propice. Car  ceux qui sont là ne sont tout de même pas prêts. Ils veulent rester encore aux affaires rafler les miettes qui restent à prendre et  le temps de préparer des pions.

 

Aussi, on ne peut parler d’élections crédibles sans désarmement car les armes sont partout. Ce samedi, un gendarme a été froidement abattu à Bria contrôlé par la Séléka. Le 31 juillet dernier, lors de sa visite à Bambari (Centre du pays) fief de la Séléka ; la Présidente de la Transition  a été reçu par des tirs nourris  d’armes lourds et automatiques. Et  les éléments de la Séléka présent dans la ville se promènent fièrement  les armes en bandoulières aux vus impuissants de Catherine Samba-Panza et sa suite. Véritable humiliation et démonstration de force. Même les éleveurs peulhs en brousse sont hyper armés. Au risque de se faire tuer, les populations ne peuvent s’hasardés aux champs ni à la chasse

 

Pour une élection transparente et crédible, il faut donc la sécurité des électeurs et des candidats. Il faut aussi que les résultats soient acceptés par tous. Or ceci est hypothétique. Donc il faut une force plus puissante pour désarmer d’abord tout le monde.

 

En fin, les nombreux mercenaires qui sont dans le pays doivent être désarmés et chassés de force car gentiment ou volontairement, ils ne partiront pas car ayant trouvé un terrain fertile ou coule le lait et le miel.

 

Quelle appréciation pouvez-vous faire sur le récent Forum National de la réconciliation de Bangui ?

 

Abdoulaye Miskine : Est-ce un Forum National de réconciliation ? De quelle réconciliation s’agit-il ? Une réconciliation sous-entend les présences de toutes les parties en conflit. C’est un Forum taillé sur mesure. Les participants y  ont été sélectionnés selon des critères obscurs et occultes. Les intervenants également sont retenus d’avance. C’était de la saleté Monsieur le journaliste.

 

Durant les périodes difficiles, s’est toute la communauté internationale qui  était au chevet de notre pays. Et même le Président français s’est déplacé personnellement pour constater les crimes et abominations commis par les parties en confits. Mai au moment mémorable à savoir l’ouverture  de ce Forum, aucun Chef d’Etat de la sous-région ne s’est déplacé excepté le Président Denis Sassou Nguesso car étant le Médiateur International. A la clôture anticipée, aucun invité de marque. A cause de leur orgueil dans le néant, de leur hypocrisie, des détournements qui sont devenus leur véritable  passion et de leur manque de maturité politique, les pays de la sous-région et la Communauté Internationale se lassèrent et finissent par comprendre que les soit disant leaders centrafricains ne sont pas encore mures. Ce sont des personnes  qui sont très affamées. Ne voyant que leurs intérêts, ils abandonnent  le peuple à son triste sort.

 

Que  pensez-vous de la guerre que le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et le Niger mènent contre la secte Boko Haram et quelles solutions proposerez-vous pour mettre un terme à cette guerre?

 

Abdoulaye Miskine : La guerre que le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et le Niger mènent contre la secte Boko Haram est une guerre noble. C’est une guerre contre l’obscurantisme. C’est une guerre contre des barbares. Une guerre contre une secte criminelle. Mais cette guerre ne doit pas être seulement militaire. Il faut avant tout les neutraliser spirituellement si on veut vraiment les anéantir totalement. Qu’est-ce qu’une secte ?

 

C’est un groupe mystique dans lequel on pratique des manipulations mentales, des endoctrinements, des contrôles de la pensée ; pour la destruction de l’individu, de la famille, voire de la société.

 

Spirituellement, nous savons déjà comment les chefs  de Boko Haram procèdent lors de leurs rites mystiques. Stratégiquement nous  savons comment cette nébuleuse agit car Boko Haram mène une guerre asymétrique en utilisant tous les moyens criminels. Nous avons ainsi donc tout ce qu’il faut pour agir efficacement sur le terrain.

 

Nous pouvons donc gagner rapidement cette guerre si nous cherchons à vaincre Boko Haram avant de le combattre. « Connais donc ton adversaire, connais-toi et tu ne mettras pas ta victoire en danger » a dit le Général Sun Tzi.

 

Dans votre récent communiqué, vous avez signalé la présence de Boko haram et d’autres groupes armés en RCA. Selon vous, pourquoi se sont-ils repliés en RCA? Et que fait le Conseil National de la Transition pour éviter des éventuels troubles qui pourraient venir de ces groupes ?

 

Abdoulaye Miskine : Dans le domaine de la sécurité, le maillon le plus faible de la sous-région Afrique centrale il faut le dire s’est notre pays la Centrafrique du fait de la disparition de l’Etat central. L’armée National est disloquée. Et ceux qui font semblant de gouverner le pays sont là pour leurs intérêts mesquins.

 

Boko Haram est une organisation très structuré avec beaucoup d’idéologues et des ramifications dans nos pays respectifs. Etant sérieusement désorganisé car attaqué par les vaillants soldats camerounais et tchadiens ; ne pouvant pas résister, pour se refaire du sang neuf et se réorganiser le seul coin facile à y accéder et à s’y implanter durablement pour pouvoir attaquer de revers c’est la Centrafrique. Les ressources financières (produits de braconnage, diamants, or …) et humains(les combattants de la Séléka) sont déjà fin prêts à leurs disposition. Rappelons également qu’en 2014, au plus fort de la crise centrafricaine, le Chef de Boko Haram avait déclaré qu’il va  régler  le compte des chrétiens  centrafricains. Notons aussi que le projet de cette organisation n’est pas seulement de désorganiser  les pays que vous avez cités citez ci-haut dans cette lutte. La secte a pour objectif la conquête de toute l’Afrique centrale. Donc la lutte contre Boko Haram est l’affaire de tout le monde. Ce n’est donc pas par hasard que les spécialistes en géostratégie considèrent la Séléka d’une organisation terroriste et non d’un groupe politico-militaire ! Séléka est effectivement affilié à Boko Haram.

 

Vous avez décliné votre responsabilité sur l’attaque des citoyens camerounais sur l’axe Garoua-Boulai et Bouar et surtout le kidnapping du Maire de Lagdo et 15 autres personnes en Mars dernier. Selon vous qui pourrait être le commanditaire ?

 

 Abdoulaye Miskine : Plusieurs fois nous avons réagi pour décliner notre responsabilité sur les violences se produisant sur l’axe Garoua-boulai et Bouar. Comme nous l’avons toujours dit, plusieurs groupes et bandes armés sévices dans cette zone.

 

S’agissant du kidnapping du Maire de Lagdo et des 15 autres personnes en Mars dernier ; le Ministre de la Défense de notre mouvement (le FDPC) le Colonel Pierre Yakoua dans un communiqué de presse daté du 31 Mars 2015, a fait état d’un accrochage entre le poste avancé de notre base et 05 individus armés de fusils de types kalachnikovs. Et que ces assaillants sont de nationalité camerounaise parce que détenant des cartes nationales d’identités de ce pays et s’exprimant en foulbé, haoussa et arabe chouar et non en sango notre langue nationale.

 

Un des assaillants blessé  nommé Modibo dira : « nous sortons du Cameroun et sommes en train de rejoindre nos frères qui sont sur le sol centrafricain et que nous sommes en train de lutter pour la libération de notre Chef Aboubakar Sidiki détenu au Cameroun. Et c’est la raison pour laquelle nous avons pris ces otages ».Comme vous, tout récemment nous avons suivi sur alwihda l’appel allant dans ce sens  de ce Maire de Lagdo en captivité.

 

Le Cameroun est un pays grand et souverain avec toutes les institutions étatiques et des lois en vigueurs. Je ne suis pas bien placé pour parler d’une possible libération. Et personnellement je ne connais pas cet Aboubakar Sidiki dont il est question. Je vous conseillerai de poser cette question aux autorités politiques et judiciaires du Cameroun car eux seules sont habilités à se prononcer sur une pareille situation.

 

Que faut-il faire pour libérer le Maire de Lagdo ?

 

Abdoulaye Miskine : Cette question mérite la réponse des autorités ou des spécialistes camerounais en matière de sécurité.

 

Quelle est votre relation avec le Cameroun ?

 

Abdoulaye Miskine : Une très bonne relation.

 

Parlez-nous un peu de votre séjour en détention au Cameroun et que faites-vous pour vous occuper depuis votre départ du Cameroun ?

 

Abdoulaye Miskine : Durant mon séjour en détention, j’ai été bien traité. Officiellement dans une correspondance remis à l’Ambassade de Cameroun au Congo, j’ai  remercié le Président Paul Biya. Et depuis mon départ du Cameroun, j’occupe mon temps en lisant des grands penseurs comme Machiavel, Confucius, Jean Jacques Rousseau, Levy Strauss, Maitre Sun Tzi ainsi que des auteurs camerounais comme Ferdinand Léopold Oyono et Calixte Beyala.

 

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez du Cameroun ?

 

Abdoulaye Miskine : Une hospitalité légendaire.

 

Je vous remercie mon Général.

 

Abdoulaye Miskine : C’est moi qui vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer.

 

Propos recueillis par Peter Kum

Lu pour vous : Cameroun / RCA (Interview Exclusive) - Le Général Abdoulaye Miskine: «Les ravisseurs du maire de Lagdo sont des camerounais du Grand Nord et non des centrafricains»

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 12:12
Au moins un casque bleu tué en Centrafrique
Au moins un casque bleu tué en Centrafrique
Au moins un casque bleu tué en Centrafrique
Au moins un casque bleu tué en Centrafrique

 

 

 

DAKAR, 02/08/2015 à 12:40 (Reuters) - Au moins un casque bleu de la  Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu déployée en  Centrafrique, a été tué au cours d'affrontements avec des hommes  armés qui ont éclaté dimanche dans un quartier de la capitale,

 

Bangui, annonce un porte-parole de la mission des Nations unies.

 

"La mission a lancé une opération destinée à arrêter une  personne recherchée par la police pour divers crimes. Nos forces  ont alors été prises sous un feu nourri", précise ce même  porte-parole, joint à Bangui par téléphone.

 

 "Un membre de la Minusca a été tué et plusieurs autres ont été blessés", précise-t-il.

 

 

  (Bate Felix; Simon Carraud pour le service français)

 

Reuters © 2015 Thomson Reuters. All rights reserved.

 

 

RCA: la Minusca attaquée à Bangui

 

Par RFI 02-08-2015 à 14:53

 

En Centrafrique, la force des Nations unies, la Minusca et la police centrafricaine ont mené une opération visant à arrêter le chef d'une faction musulmane dans le quartier de PK5 à Bangui. Rien ne s'est déroulé comme prévu.

 

Très tôt dans la matinée de ce dimanche 2 août, les forces internationales de l’ONU appuyées par la police centrafricaine ont voulu arrêter un chef de faction dans le quartier musulman du PK5. L'homme était recherché pour divers crimes et délits.

 

Selon le porte-parole des casques bleus en Centrafrique, des hommes armés de grenades et d’armes automatiques se sont alors interposés. Les échanges de tirs se sont propagés dans tout le quartier une bonne partie de la nuit et jusqu’au milieu de la matinée. Un casque bleu a trouvé la mort, huit autres sont blessés dont certains dans un état grave.

 

Lourd bilan

 

Alors, le quartier est toujours bouclé, mais, selon des habitants joints par RFI, au moins un véhicule blindé des Nations unies aurait été gravement endommagé et brûlé par les assaillants, une information pour l’instant non confirmée par la Minusca.

 

Côté civil, le bilan est également très lourd et s’alourdit d’heure en heure : deux morts, selon l’imam de la mosquée Ali-Babolo et plusieurs blessés pris en charge par Médecins sans frontières (MSF) à l’hôpital général. « Nous avons douze victimes de violences qui ont été blessées par balle ou bien par des éclats de grenade, signale une responsable de MSF. Huit d'entre eux vont être pris au bloc opératoire. Trois d'entre eux sont dans un état critique ».

 

Un bilan qui continue sans doute de s’alourdir car le quartier est toujours très difficile d’accès et il est très difficile également d’en sortir. Selon des habitants, il resterait encore de nombreux blessés, bloqués à l’intérieur du quartier.

 

 

 

NDLR : Il s’agit en effet de la tentative d’arrestation par la MINUSCA avec mandat d'arrêt dûment délivré par le Procureur de la République d’éléments extrémistes de la bande à Tidjani, Haroun Gueye et autres supplétifs de Nouredine Adam de l’ex Séléka, retranchés aux alentours de la mosquée centrale du Km 5. Ce sont leurs éléments qui ont riposté en balaçant une grenade et en ouvrant le feu sur les forces internationales.  On espère qu’on en restera pas là et que cette bande de criminels sera mise hors d’état de nuire pour que la paix revienne définitivement au Km 5 actuellement quadrillé par les casques bleus.

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 11:22
Burundi : Le bras droit du président Nkurunziza assassiné

 

 

 


Le général Adolphe Nshimirimana, bras droit du président burundais Pierre Nkurunziza et chef de la sécurité intérieure, a été tué dimanche à Bujumbura. Il a été victime d'une attaque à la roquette, selon des sources officielles.


Ancien chef d'état-major de l'armée et souvent présenté comme le numéro 2 du régime, le général Nshimirimana a été victime d'une attaque contre sa voiture en fin de matinée dans la capitale burundaise, ont indiqué des témoins. Sa mort a été confirmée peu après l'attaque par le chef de la communication de la présidence, Willy Nyamitwe: "j'ai perdu un frère, un compagnon de lutte, la triste réalité, c'est que le général Adolphe Nshimirimana n'est plus de ce monde", a-t-il indiqué dans un message posté sur Twitter.


La disparition du chef des services de sécurité burundais intervient une semaine après la proclamation de la victoire à la présidentielle du sortant Pierrre Nkurunziza, pour un 3e mandat. Sa victoire a été dénoncée par l'opposition, la société civile et plusieurs pays occidentaux.


Le mouvement de contestation contre un troisième mandat du président a été émaillé depuis fin avril de violences qui ont fait une centaine de morts et ont poussé quelque 170'000 personnes, selon l'ONU, à fuir dans les pays voisins.


(ats / 02.08.2015 12h09)

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 11:06
Désiré Bilal Nzanga KOLINGBA à Kadei Vox

 

 

Au micro de Rocka de kadei Vox,

 

Monsieur Désiré Bilal Nzanga KOLINGBA me répond et vous répond. Un avant-goût de votre nouvelle émission de la rentrée : « A vous de convaincre ».

 

Durant une vingtaine minutes d’entretien, j’ai essayé de connaître la bête politique qui n’est autre que Désiré KOLINGBA dit DK dans son proche milieu. L’ancien député de son Etat, plusieurs fois ministre, ancien fonctionnaire international et candidat au président de transition en janvier 2014 a fait le plaisir de répondre à mes questions. Et l’invité du plateau Kadéï Vox l’a fait sans langue de bois.

 

Ainsi, j’ai cherché à comprendre pourquoi après sa désignation comme président pour prendre les rênes du RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain), certains centrafricains d’ici et d’ailleurs évoquent la notion de scission au sein de ce parti politique crée par son feu père et président de la Centrafrique de 1981 à 1993,   André KOLINGBA.

 

Notre invité a martelé qu’il n’y a aucune mésentente au sein de son mouvement. Les ténors et les militants du parti travaillent en toute symbiose.

 

La question sur la notion de l’impunité zéro voulue par les centrafricains et les participants au forum national de Bangui du mai dernier a fait réagir mon invité.

 

Selon Monsieur KOLINGBA, l’impunité est l’un des facteurs qui crée de l’injustice dans la société centrafricaine. Il est donc contre l’amnistie et fera respecter la volonté des centrafricains s’il est élu futur président de son pays.

 

Pour répondre à la question de savoir si les ex-présidents François Bozizé ont encore un rôle à jouer sur la scène politique en Centrafrique, il pense que les deux anciens présidents sont et demeurent centrafricains. Ils ont le droit de revenir dans leur pays mais néanmoins, si la justice a des choses à leur reprocher, qu’elle fasse son travail dans une impartialité totale vue qu’elle demeure indépendante.

 

S’agissant de l’accomplissement de la mission de la présente de transition Mme Catherine SAMBA-PANZA, notre invité nous fait comprendre qu’il y a eu un net progrès au niveau de la sécurisation du pays. Mais il faudra souligner que la présidente n’a pas encore fini son mandat de transition. « La transition n’est pas terminée », dit-il.

 

Lors de cet entretien, nous avons évoqué le forum de Bangui qui s’est tenu au mois de mai dernier.

 

M. KOLINGBA retient qu’il y a une forte mobilisation très forte des populations centrafricaines de la capitale et des 16 préfectures suivie des recommandations qui ont été prises. Donc pour lui le forum est une réussite nationale. Il prône de ce fait la liberté d’aller et de venir en rétablissant l’autorité de l’Etat et la sécurisation des frontières avec les pays voisins de la RCA.

 

Monsieur KOLINGBA se dit d’être rattaché aux valeurs républicaines telles que la justice sociale, la laïcité. La bonne gouvernance aussi semble être son cheval de bataille s’il est élu président de la Centrafrique. L’exemplarité sonne désormais comme un glas pour lui.

 

 

Rocka Rollin LANDOUNG, Directeur de Publication Kadéï Vox

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 22:36
Guinée : Les essais cliniques d'un vaccin contre Ebola concluants

 

 

 

APA-Conakry (Guinée) 2015-08-01 15:36:17 Les résultats d’un essai clinique réalisé en Guinée ont montré qu’un vaccin contre le virus Ebola dénommé ‘’Ebola VSV-EBOV (Merck, Sharp & Dohme’’ s’est avéré « très efficace » et qu’un produit final était « à portée de main », a indiqué vendredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).


« C'est une avancée très prometteuse », a déclaré la Directrice générale de l'OMS, Dr. Margaret Chan dans un communiqué de presse. 


Pour elle, ces résultats ont été obtenus « grâce au gouvernement guinéen, aux personnes vivant dans les communautés et aux nombreux partenaires de ce projet. Un vaccin efficace sera une arme supplémentaire très importante dans la lutte contre l'actuelle flambée d'Ebola et les flambées futures ».


L'OMS avertit cependant qu'il faudra disposer de données plus concluantes pour savoir si le vaccin peut conférer une « immunité collective » à des populations entières. 

« C'est le cadeau de la Guinée à Afrique de l'Ouest et au monde », a déclaré le Dr Sakoba Keita, coordonnateur national de la riposte à Ebola en Guinée. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=830201#sthash.mByhP7hv.dpuf

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