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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:37

 

 

 

 

(AFP 27/03/14)

 

BANGUI, (AFP) - La force de maintien de la paix européenne en Centrafrique doit se déployer "immédiatement" pour protéger les civils dans ce pays confronté depuis quelques jours à une nouvelle flambée de violences, a réclamé Amnesty International mercredi.

 

"L'Union européenne (UE) doit immédiatement mettre en oeuvre son projet de déployer des troupes de maintien de la paix pour protéger les civils en République centrafricaine, en proie à une nouvelle vague de violences inquiétante", selon le communiqué de l'organisation de défense des droits de l'Homme.

 

"De plus en plus de quartiers de Bangui passent sous le contrôle des milices anti-balaka, qui ont mené ces derniers jours des attaques répétées contre des civils et des soldats de maintien de la paix de l'Union africaine (Misca)", ajoute le texte.

 

Formées en réaction aux exactions perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka sur la population, les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.

 

"Cette poussée de la violence est très préoccupante, étant donné le contexte de nettoyage ethnique, les crimes de guerre et crimes contre l'humanité à travers la République centrafricaine depuis décembre dernier", affirme Christian Mukosa, chercheur pour l'Afrique centrale à Amnesty International.

 

"Le petit contingent de troupes de maintien de la paix sur le terrain ne sera pas en mesure de protéger efficacement les civils sans plus d'aide de la communauté internationale", martèle M. Mukosa.

 

Depuis début décembre et le déclenchement de l'opération française Sangaris (2.000 hommes), la Misca (6.000 hommes) a été considérablement renforcée en effectifs et en matériels (blindés notamment), mais les violences continuent de façon quotidienne.

 

Une force européenne (Eufor) devait se déployer la semaine dernière en appui aux forces déjà présentes sur place, en attendant une prise de relais par une force de l'ONU, toujours hypothétique.

 

Mais une centaine de soldats européens manquent toujours à l'appel pour lancer l'opération, les pays européens ayant surtout les yeux rivés sur la crise ukrainienne.

Centrafrique: Amnesty International demande le déploiement d'urgence de la force européenne
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:26

 

 

 

 

 

(AFP 27/03/14)

 

BANGUI, AFP) - La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a estimé mercredi que les forces internationales ne doivent pas devenir les "cibles" des groupes armés dans son pays, livré au chaos depuis un an, dans un message diffusé à la radio nationale.

 

"La (force africaine) Misca et la (force française) Sangaris travaillent dans une impartialité totale. Et il n'est pas tolérable que ces forces deviennent des cibles de certains groupes armés qui ne veulent pas la paix", a déclaré la présidente Samba Panza.

 

"Il n'y aura pas de zone de non droit, tant à Bangui qu'à l'intérieur du pays. La Misca et la Sangaris procèderont au désarmement de tous les groupes sur l'ensemble du territoire. Faites-moi confiance", a martelé la présidente.

 

Les forces internationales "sont en cours de déploiement en ce moment sur l'ensemble du territoire (...) L'administration centrafricaine se déploie progressivement et partout sur l'ensemble du territoire national", a averti Mme Samba Panza.

 

Cette déclaration intervient après que la force africaine en Centrafrique (Misca) a ouvertement déclaré la guerre mercredi aux miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka, après une nouvelle flambée de violences qui a fait 20 morts à Bangui ces derniers jours.

 

"Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence", a annoncé mercredi le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, dans un entretien à la radio privée centrafricaine Radio Ndeke Luka, après les récentes violences à Bangui au cours desquelles les soldats africains ont essuyé des tirs de la part d'anti-balaka et riposté.

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane.

 

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

Centrafrique: les forces internationales ne doivent pas être "les cibles" de groupes armés selon la présidente
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:21

 

 

 

 

(AFP 27/03/14)

 

Des tirs et des détonations d'origine indéterminée ont été entendus dans la nuit de mercredi à jeudi à Bangui, où des barricades érigées par des miliciens anti-balaka perturbaient dans la matinée la circulation, ont indiqué des habitants.

 

Les tirs ont cessé à la levée du jour comme les jours précédents. Aucun bilan d'éventuelles victimes n'était disponible dans l'immédiat.

 

La circulation était toujours perturbée sur les principales avenues du nord de la capitale centrafricaine par des barricades érigées par des miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka, selon des habitants joints par l'AFP.

 

La force africaine (Misca), qui a annoncé qu'elle considère désormais les anti-balaka comme des "ennemis", avait dégagé mercredi une partie de ces barricades.

 

Bangui a connu ces derniers jours une flambée de violences qui a fait une vingtaine de morts. Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté dans le quartier PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur.

 

Lors des affrontements, les soldats de la Misca et ceux de l'opération française Sangaris ont essuyé des tirs et ont riposté.

 

Face à ces tirs, le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, a annoncé mercredi que la force africaine considérait "les anti-balaka comme des ennemis" et qu'ils seraient traités "en conséquence".

 

"La Misca et la (force française) Sangaris travaillent dans une impartialité totale. Et il n'est pas tolérable que ces forces deviennent des cibles de certains groupes armés qui ne veulent pas la paix", a réagi la présidente Catherine Samba Panza mercredi soir.

 

Le représentant spécial de l'ONU à Bangui, le général Babacar Gaye, a lui aussi condamné ces attaques "très graves" et a appelé les anti-balaka à "se ressaisir".

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.

 

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés.

Centrafrique: tirs nocturnes et barricades à Bangui
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 01:22

 

 

 

http://www.tv5.org/   26.03.2014  Par Frantz Vaillant

 

Un renfort de 150 soldats des forces spéciales, 5 avions de transport, des drones... Les États-Unis ne lésinent pas sur les moyens pour arrêter Joseph Kony. Ce chef de l'"Armée de résistance du Seigneur" (LRA) est responsable, selon l'ONU, de la mort de plus de 100 000 personnes. Et cela fait vingt-cinq ans que ses soldats rivalisent d'atrocités pour satisfaire leur chef sanguinaire, familier des plus terribles exactions : viols, mutilations, enrôlements forcés d'enfants, esclaves sexuels... Retour sur le parcours sanglant d'un illuminé.

 

La chasse au fou 


Cette fois, les États-Unis semblent bien décidés. Il faut capturer Joseph Kony. Alors, pour y parvenir, l'administration Obama a mis le paquet : 250 hommes des forces spéciales, 5 avions de transport, plusieurs drones... Et aussi, parce qu'il ne faut négliger aucune piste, et donc miser sur une éventuelle trahison, il est également prévu une prime de 5 millions de dollars à quiconque permettra l'arrestation du chef sanguinaire et de deux de ses hommes. 


Si l'opération est d'envergure, le territoire de cette chasse à l'homme l'est tout autant. Joseph Kony et ses combattants pourraient avoir trouvé refuge dans les forêts de Centrafrique, dans le nord-est de la République démocratique du Congo et au Soudan du Sud. Ce n'est certes pas la première fois que les américains et les forces ougandaises unissent leurs efforts pour retrouver Joseph Kony. Mais la capture, le 12 mai dernier à Kampala, de César Acellam, l'un de ses principaux commandants, a peut-être changé la donne. L'officier a parlé. Il a dû fournir quelques renseignements sur les modes opératoires de son chef comme, par exemple, la géographie de ses déplacements. Précieux.

 

Tu ne tueras point

 
Rares sont les informations fiables sur le chef de l'Armée de résistance du Seigneur, la LRA. Mais les légendes abondent sur Joseph Kony. L'homme qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité aurait pourtant commencé sa vie sociale comme… enfant de chœur ! 


Né à Odek en 1961, Joseph Kony a vu le jour au nord de l'Ouganda parmi le peuple Acholi. Ses parents sont des paysans. "Dès sa naissance, il se tenait debout !" affirmera sans ciller sa sœur aînée Gabriella. C'est sa tante, Alice Auma, mystique de la tribu, qui l'initie à la sorcellerie. Elle dirige un groupuscule "le Mouvement Esprit Saint", qui cherche à renverser le gouvernement de Kampala. Son neveu est un jeune homme doué, qui se révèle bientôt obsédé par le concept d'un "homme nouveau", pur. 


Son cercle d'influence grandit peu à peu. On se presse pour écouter sa parole. Il rêve de Dieu et dans ses songes, il l'affirme, le Seigneur lui délivre des messages qui lui montrent le chemin. Kony devient soldat dans l'armée de l'Ouganda démocratique populaire (UPDA). Mais quand ses dirigeants signent un accord de paix en 1988 avec le gouvernement ougandais, accord qui prévoit l'intégration des ex-rebelles dans les forces loyalistes, Kony le refuse. Avec d'autres soldats, il crée un premier mouvement, l'Armée démocratique de l'Ouganda qui devient, en 1991, l'Armée de résistance du Seigneur. Qui l'aime le suive. Gare aux autres !

 
Joseph Kony mêle croyances africaines, islam et christianisme extrémiste. Lui seul est dépositaire de la Parole divine, lui seul connaît les chemins du savoir qui permettra de délivrer le peuple de la souffrance, de la torture et de la faim. Il devient le chef des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et tous se battent contre le gouvernement du président Yoweri Museveni. Le but est de le remplacer par un régime fondé sur les Dix Commandements de la Bible. Dans le livre saint, "Tu ne tueras point" est le sixième. Ils le violeront tous les jours. 

 

Tuer ses parents 


La folie meurtrière peut commencer. Elle dure depuis vingt-cinq ans. 


Joseph Kony et ses hommes vont se livrer à une farandole d'atrocités inouïes, au gré de ses visions toujours plus délirantes. Elles ne peuvent être discutées, sous peine de mort. 

 

Par exemple, le vélo. Il n'est plus un simple objet de locomotion mais, selon Kony, le moyen de locomotion préférée des "indics". Il fait donc sectionner à coup de machettes les jambes des cyclistes qu'il rencontre. Défense est faite à ses interlocuteurs de lui poser des questions ou de le regarder dans les yeux. Avec ses hommes, au nombre de plusieurs milliers, il investit des villages, massacre ses habitants... et enlève les enfants. Des dizaines de milliers de gamins. Ils grossiront les rangs de ses unités combattantes, ces  pillards sanguinaires soumis, eux aussi, à la prière du loar (mot de la langue acholi qui désigne le messager divin). Pour les endurcir, on les  oblige à tuer leurs parents et leurs amis. Un lavage de cerveau à base d’oracles de Kony achève de dissoudre leurs dernières résistances. Les autres, les récalcitrants, sont immédiatement abattus. La fièvre meurtrière s'empare de ces gosses désormais possédés. Les enfants-soldats coupent les lèvres des femmes et incendient les villages. Pourquoi cette cruauté ? "Une punition de Dieu" dit sobrement Kony.

 

"La volonté de Dieu" 


Les fillettes, elles, seront les "femmes" de ses soldats-pillards. Alice, une rescapée, se souvient de son arrivée au camp militaire de la LRA, après avoir assisté à l'exécution de sa famille. Elle avait livré son témoignage à l'hebdomadaire The East African, en 2002 : "Un homme aux cheveux longs, à l'air cruel, est sorti de la hutte devant laquelle nous étions assis. Il nous a tout d'abord fixés sans prononcer une parole. Puis il nous a finalement dit : 'Je vous souhaite la bienvenue à tous ; vous n'êtes pas ici par accident, mais par la volonté de Dieu. Vous allez le servir à travers moi et libérer votre pays. Quiconque essaiera de fuir connaîtra le même sort que ces gens', a-t-il dit en nous montrant la porte de l'une des huttes. A l'intérieur, se trouvaient les corps de trois garçons et d'une fille. Ils avaient été décapités. Kony(car c'était bien lui) nous a dit que c'était une juste punition de Dieu pour avoir refusé de le servir." 


Pour fuir cette terreur, les civils se réfugient dans des camps "protégés" situés dans le nord de l’Ouganda. 

 

L'indignation timide 


Mais rien n'est simple. Les observateurs de défense des droits humains constatent des violations imputables aux rebelles, mais aussi au gouvernement. Désormais, l'ultra-violence de l'Armée de résistance du Seigneur impacte trois pays : l’Ouganda, le Soudan et la République démocratique du Congo (RDC). La LRA s'allie avec l'Armée de libération du Rwanda (ALIR) et d'autres groupes rebelles. L'effet dévastateur est démultiplié. Les bandes armées s'attaquent aux convois humanitaires et continuent de saccager et massacrer des villages entiers lors de raids souvent improvisés. 


Les rapports, nombreux, des ONG qui dénoncent l'atrocité des exactions reçoivent alors un accueil poli, une indignation timide de la part de la "communauté internationale". Cependant, le 5 décembre 2001, le département d’État américain inscrit la LRA sur la liste des organisations terroristes. En novembre 2003, Jan Egeland, le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des affaires humanitaires déclare : "Je ne vois pas d'autre endroit au monde qui connaisse une urgence de la taille de l'Ouganda et qui reçoive aussi peu d'attention". 

 

60 000 enfants enlevés 


Le 20 mai 2013, Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations unies, dévoile son rapport sur l'Afrique centrale. Les chiffres sont terribles. Selon l'ONU, l'Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale, a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale ces vingt-cinq dernières années. Son groupe de rebelles armés est aussi recherché pour l'enlèvement de 60 000 à 100 000 enfants et le déplacement de 2,5 millions de personnes. 

Selon de récentes informations, souvent venues de transfuges, plusieurs cadres de Joseph Kony sont morts tués dans les combats par l'armée ougandaise ou assassinés sur ordre de Joseph Kony lui-même. Okot Oddhiambo, numéro 2 de la LRA, recherché par la Cour pénale internationale, serait mort lors d'une offensive ougandaise. Les forces armées de la LRA se résumeraient à quelques centaines d'hommes. Le moment semble propice pour mener à bien la traque conduite par les Etats-Unis. 

Bien entendu, l'aide armée des Etats-Unis n'est pas exempte d'arrière-pensée politique. 
Pourquoi donc cette assistance ? La LRA ne constitue pas, loin s'en faut, une menace pour les États-Unis. Mais l'administration Obama estime que cette aide peut être un moyen utile, sinon efficace, pour établir ou consolider des partenariats politiques avec les gouvernements africains dans des régions où des organisations terroristes, comme Al-Qaïda, sont en pleine expansion. Par ailleurs, en capturant Joseph Kony, les États-Unis ne seraient pas fâchés de faire un fameux coup d'éclat et démontrer ainsi, avec une telle prise, que le respect aux principes des droits de l'Homme n'est, pour eux, pas un vain mot.

 

Lu pour vous : Ouganda : Joseph Kony traqué
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:28

 

 

 

La Centrafrique sollicite l'appui du Congo pour sortir de la sanction

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 27-03-2014

 

 

Les autorités centrafricaines et la société civile de ce pays veulent s'inspirer de l'expérience congolaise en matière de mise en oeuvre de la feuille de route des activités liées au secteur des mines, en vue de sortir de la sanction qui lui a été infligée par l'organisation internationale de certification de diamants bruts, a--ton appris mercredi auprès du ministère congolais des Mines.

 

A l'issue d'une concertation avec son homologue congolais des Mines et de la Géologie, Pierre Oba, le ministre centrafricain des Mines, Olivier Malibangar, a souhaité le soutien du Congo ainsi que de la communauté internationale pour sortir de cette sanction.

 

"Je suis satisfait de la ligne que nous avons tracé conjointement pour les actions futures à mener dans le cadre de la recherche de solutions sur les mesures prises contre la RCA concernant l'exportation du diamant brute", a-t-il indiqué.

 

Tout en félicitant la Centrafrique pour des avancées déjà réalisées, le ministre congolais des Mines et de la géologie a réitéré l'engagement de son gouvernement à accompagner ce pays dans la recherche de solutions à ce problème.

 

Le processus de Kimberley est un régime international de certification des diamants bruts réunissant gouvernements et industriels du diamant.

 

Il a pour objectif d'éviter de négocier sur le marché mondial, l'achat des diamants dits du sang présentés par des mouvements rebelles dans le but de financer leurs activités militaires.

 

Cet accord est le résultat des discussions tenues en mai 2000 à Kimberley, en Afrique du Sud.

Cette coopération internationale est motivée par le problème des diamants issus des zones de guerre et utilisés par des seigneurs de la guerre pour se doter en armes.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Exportation du diamant : la Centrafrique cherche à réintégrer le processus de Kimberley

 

http://www.adiac-congo.com/   Mercredi 26 Mars 2014 - 19:00

 

La République centrafricaine devrait intéresser la société civile dans les activités liées à la mise en œuvre de sa feuille de route, si elle tient à lever la sanction infligée par le processus de Kimberley

 

La proposition ressort de la concertation bilatérale ayant réuni, le 25 mars à Brazzaville, le ministre congolais des Mines et de la Géologie, Pierre Oba, son homologue centrafricain, Olivier Malibangar, ainsi que les experts du secteur minier des deux parties.

 

Au nombre des recommandations formulées à l’issue de cette rencontre figurent également le maintien d’un langage concerté et cohérent par toutes les parties centrafricaines impliquées dans la recherche de cette levée ; l’implication de la communauté internationale dans la mise en œuvre de ladite feuille de route. À prendre aussi en compte, une communication large et permanente avec les entités dudit processus sur les avancés réalisées ainsi que des échanges réguliers avec le Congo.

 

« Je suis satisfait de la ligne que nous avons tracée conjointement, conclusion relative aux actions futures à mener dans le cadre de la recherche de solutions sur les mesures prises contre la RCA sur l’exportation du diamant brut. Je me félicite également des actions futures que nous entreprendrons avec les experts en vue de la levée de cette suspension », a indiqué le ministre centrafricain des Mines, de l’Énergie et l’Hydraulique, Olivier Malibangar .

 

Félicitant la Centrafrique pour les avancées déjà réalisées, le ministre congolais des Mines et de la Géologie a réitéré l’engagement du gouvernement à accompagner le pays dans la recherche de solutions à ce problème. « Nous nous sommes engagés dans un processus qui peut être long ou court. Nous avons vécu cette situation et nous savons l’impact négatif qu’elle peut avoir sur nos populations », a-t-il rappelé.

 

 

Le processus de Kimberley en quelques mots

 

Le processus de Kimberley est un régime international de certification des diamants bruts, qui réunit gouvernements et industriels du diamant dans l’objectif d'éviter de négocier sur le marché mondial l'achat des diamants présentés par des mouvements rebelles dans le but de financer leurs activités militaires.

 

Cet accord est le résultat des discussions tenues en mai 2000 à Kimberley, en Afrique du Sud. Il a été signé en 2003 par le Canada, les États-Unis , les pays de l'Union européenne. Depuis 2007, le processus compte 54 membres représentant 81 pays. Cette coopération internationale est motivée par le problème des diamants de conflits, produits dans des zones de guerre et utilisés par des seigneurs de la guerre pour se fournir en armes.

 

Lopelle Mboussa Gassia

Exportation du diamant : la Centrafrique cherche à réintégrer le processus de Kimberley
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:26

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/   Mercredi 26 Mars 2014 - 19:28

 

Le souverain pontife a rencontré au Vatican les leaders catholiques, protestants et musulmans de Centrafrique et leur a promis son soutien

 

« Restez unis, aux côtés de votre peuple ». C’est la recommandation que le pape François a prodiguée mercredi aux membres de la Plateforme des religions pour la paix en Centrafrique, actuellement en tournée mondiale pour solliciter l’aide de la communauté internationale. Le pape les a rencontrés en deux temps : d’abord au cours de l’audience générale de mercredi, place Saint-Pierre, au cours de laquelle il les a salués avec effusion malgré la présence de milliers d’autres fidèles venus du monde entier. Ensuite, il les a reçus tous les trois lors d'une audience particulièrement émouvante.

 

Il faut savoir que Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque catholique de Bangui, le pasteur Nicolas Grékoyamé-Gbangou de l’Église évangélique et l’Imam de Bangui, Oumar Kobiné, ont entamé une tournée mondiale pour la paix dans leur pays. Depuis un an et le coup d’État contre le général François Bozizé, la venue au pouvoir des milices musulmanes Séléka a accentué les clivages. Les conflits tournent visiblement aujourd’hui à l’affrontement sur des bases ethniques et religieuses dans un pays qui avait toujours vécu dans la quiétude de toutes ses composantes, chrétiennes et musulmanes.

 

Les trois personnalités, de trois religions différentes, entendent souligner que la paix entre tous est possible. Et le chef de l’Église catholique les encourage visiblement dans cette voie. « Restez aux côtés de votre peuple ; œuvrez pour la fin des divisions », leur a dit le pape François. En signe spectaculaire de soutien, le chef de l’Église catholique a promis de mettre la République centrafricaine au centre de ses entretiens avec le président américain Barak Obama, en visite au Vatican ce jeudi. Le Vatican s’alarme de voir la crise au cœur de l’Afrique prendre pratiquement les religions en otage, les miliciens anti-balaka continuant d’affirmer qu’ils assurent la défense des chrétiens contre les exactions des Séléka.

 

Les responsables des communautés chrétiennes, protestants et catholiques, ont pourtant multiplié les appels au calme ces derniers mois. L’Église catholique a même publié une déclaration dans laquelle elle affirme qu’aucun catholique ne saurait se prévaloir de son appartenance religieuse pour justifier son ralliement aux anti-balaka ni justifier leurs agissements. Mais le feu semble avoir pris. Malgré la présence de la force africaine sur place, la Misca, et celle de l’opération française Sangaris, Bangui se réveille chaque matin en comptant les morts dans chaque camp.

 

La délégation des religieux est allée plaider la cause de la paix aux Nations unies, où elle a demandé au secrétaire général Ban Ki-moon de mobiliser encore plus de Casques bleus pour la République centrafricaine. Au Vatican, les religieux ont aussi rencontré le Premier ministre du pape, le cardinal Pietro Parolin, qui leur a exprimé les encouragements de la diplomatie vaticane pour leur démarche. Bouteille à la mer ou coup d’épée dans l’eau ? La situation en Centrafrique semble chaque jour échapper au schéma classique d’une simple crise dictée par la pauvreté.

 

Lucien Mpama

Le pape soutient les religieux centrafricains dans leur quête de paix
Le pape soutient les religieux centrafricains dans leur quête de paix
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:24

 

 

 

 


BANGUI AFP / 26 mars 2014 20h56 - L'attaque de soldats des forces internationales en Centrafrique par des groupes armés est un acte très grave, a estimé mercredi le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Babacar Gaye, après les violences de ces derniers jours.


Des soldats des forces internationales, (la force africaine) Misca et (française) Sangaris, dont je salue ici l'action inlassable, ont fait l'objet d'attaque de la part de groupes armés. Ce qui est très grave pour des soldats mandatés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a déclaré M. Gaye lors d'une conférence de presse à Bangui.


La capitale centrafricaine a connu une nouvelle flambée de violences qui a fait près de 20 morts depuis ce week-end, au cours desquelles les soldats de la Misca ont essuyé des tirs de la part de miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka et ont riposté.

Nous assistons à une détérioration grave de la situation sécuritaire et de la situation sociale dans ce pays, a-t-il ajouté.


Les domiciles des autorités de la transition ont été attaqués et détruits, sans motif acceptable, parfois avec l'aide des populations voisines (...) Des communautés entières sont assiégées et n'ont d'autres possibilités que de chercher à se défendre. Des personnels du système des Nations unies ont vu leurs véhicules fouillés et ceux d'entre eux, sur des bases confessionnelles, menacés de mort, a énuméré le représentant de l'ONU. 


Je demande (de se ressaisir) aux anti-balaka et à tous ceux qui agissent sous le couvert de ce nom (...) pour faire beaucoup d'exactions, a insisté M. Gaye.


Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.


Ce pays va vers un naufrage dont il risque de ne pas se remettre si un sursaut national n'intervient pas. Il faut que la spirale de la violence s'arrête, a-t-il averti.

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis un an et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.


(©) 

 

 

L'émissaire de l'ONU en Centrafrique appelle à mettre fin à la spirale de la violence

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 27-03-2014

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en République centrafricaine, Babacar Gaye, a appelé mercredi tous les Centrafricains à mettre fin à la spirale de la violence dans leur pays.

 

Gaye a lancé cet appel lors d'une conférence de presse à Bangui, la capitale de la Centrafrique, a indiqué le porte-parole de l'ONU Farhan Haq lors de son point presse à New York.

 

Selon Haq, Gaye a demandé aux groupes armés de se tenir prêts à répondre à l'appel aux négociations des autorités de transition. L'émissaire de l'ONU a demandé à ces autorités de prendre des mesures pour commencer un dialogue politique visant à s'attaquer aux racines à l'origine de l'instabilité en République centrafricaine. L'émissaire de l'ONU a également indiqué que la situation en matière sociale et de sécurité se détériorait, des maisons d'officiels étant même attaquées.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a recommandé début mars de déployer 12 000 soldats de maintien de la paix en Centrafrique, suite aux appels répétés des dirigeants du pays pour une aide afin d'éviter "un désastre humanitaire."

 

Dans un rapport aux membres du Conseil de sécurité, Ban a recommandé de déployer plus de personnels de maintien de la paix afin d'aider au retour de l'ordre en République centrafricaine. Le rapport propose d'envoyer 10 000 soldats et 1 820 policiers. La mission première du déploiement de l'ONU serait "la protection des civils", dans un premier temps, selon le rapport de Ban.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

(le général Babacar Gaye

Centrafrique: l'attaque des forces internationales par des groupes armés est très grave
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 18:11

 

 

 

 

 

(Dw-World ) 26/03/14

 

Les milices chrétiennes sont désormais considérées comme des groupes terroristes par l’Union Africaine. Cette annonce survient quelques jours après la mort d’un soldat congolais de la Misca, la force africaine en RCA. Les milices anti-balaka composées majoritairement de chrétiens sont régulièrement accusées d'attaquer les musulmans. Alors que les organisations de défense des droits de l'homme saluent cette mesure, à Bangui on déplore que les ex-séleka ne soient pas aussi pointés du doigt.

 

Tout en reconnaissant les exactions commises par cette milice, une partie de la société civile centrafricaine parle de deux poids deux mesures. La Ligue centrafricaine des droits de l'homme souhaite ainsi que les crimes commis par les ex-Séléka ne soit pas perdus de vue. Joseph bindoumi, président de la LCDH : « Le parlement centrafricain a bien reconnu que c'est la coalition Séléka qui est venue instaurer le désordre en RCA. Séléka continue d'être très mauvais pour le pays. Mais nous avons comme l'impression que les partenaires qui sont venus nous aider à sortir de cette guerre choisissent plutôt de désigner une partie comme étant l'ennemi. Cette mesure est très partiale. »

 

Mettre fin aux exactions

 

Ce n'est pas le même son de cloche du côté d'Amnesty international, qui estime qu'il était temps d'agir pour mettre fin aux graves violations des droits de l'homme dans ce pays. Violations imputées ouvertement aux anti-balaka selon Christian Mukosa, chercheur associé à Amnesty International :

 

« Depuis le mois de janvier, les anti-balaka commettent de graves violations des droits humains dans beaucoup de parties de la RCA, y compris à Bangui. Une grande partie de la capitale est d'ailleurs contrôlée par les miliciens anti-balaka. La déclaration de l'Union africaine survient après que les anti-balaka ont commencé à s'attaquer aux forces africaines, ce qui est inacceptable. »

 

Dans un contexte marqué par un regain de violence, les miliciens anti-balaka savent désormais à quoi s'en tenir : ils sont désormais considérés comme des « ennemis » par la Misca.

 

http://www.dw.de/les-anti-balakas-dans-le-collimateur-de-lua...

Les anti-balakas dans le collimateur de l'UA
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Centrafrique-Presse.com
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 16:10

 

 

 

 

 

Bien que le pays reste confronté aux risques de l’insécurité, les fossoyeurs de la République trouvent toutes prétextes pour affiner leur plan machiavélique de contrôles pour l’appropriation de la richesse de la République. Ces fossoyeurs ne semblent pas prendre conscience des risques de la partition de notre terre patrie. Au contraire, ces derniers contribuent par leur acte à la destruction de l’unité Nationale, un héritage légué suite au  combat acharné du père fondateur.

 

Pourtant le quotidien centrafricain met en évidence la faillite de l’Etat  centrafricain qui, depuis 20 ans, non seulement sur le plan de la sécurité, mais aussi sur le plan de la gouvernance, plonge chaque fois qu’un changement politique se produit. Le peuple est pris en otage par les dirigeants successifs, qui utilisent les moyens de l’Etat comme leurs  biens personnels.

 

Si nous n’intégrons pas cette évidence maintenant, la RCA disparaitra !

 

Il faut déjà dire que les disfonctionnements  sont les résultats dans les pratiques politiciennes.

 

L’Administration n’est pas structuré et opérationnelle. Or c’est le cadre principal ou devraient évolués tous fils et toutes filles du pays qui ont été formés pour contribuer au  développement économique de notre Pays. Détournée de son objectif primaire, elle est devenue un outil de clientélistes et des copinages. À chaque fois qu’un changement se produit sur la tête de l’Etat, nous constatons les mêmes effets inverses. L’outil de pilotage de la gouvernance de l’Etat est rempli des courtisans, courtisanes issues de copinages, confréries, appartenance ethnique et j’en passe. Cette pratique aberrante est contre productive.

 

L’absence des pratiques du principe de solidarité publique et de l’égalité des chances, est l’une des causes du déclin de notre Pays. Cette pratique a, au fil des ans, produit  ce spécimen qu’on  qualifie de rebelles, ou des anti-balaka. Elle  a  entrainé dans son développement une sorte de révolte dans l’esprit des jeunes qui, en passe de rentrer dans la vie active, se voient laisser pour compte. Ces jeunes s’installent alors dans une logique de rancœurs  et de frustrations indescriptibles.

 

Un Etat quasiment absence, qu’on qualifie d’Etat fantôme.

 

Les supposés dirigeants ou gouvernants manquent réellement de visions d’Etat. Ils manquent simplement de la volonté politique, de conscience citoyenne,  sans engagement d’une vraie politique de construction pour leur Pays. L’échec n’étant pas un vocabulaire dans la logique des intéressés, ces derniers interprètent leur passage dans la vie politique comme étant une réussite, sinon une volonté de blocage de leur adversaires, ceci sans une  démarche de remise en cause, du« un mea-culpa » ; difficile de la part de ces derniers d’affirmer « j’ai échoué, nous avons échoués », un processus naturel d’acceptation. Pourtant une telle attitude pourrait de susciter le cycle d’évolution et de progrès tout simplement.

Au contraire, le supposé dirigeant va se créer et recréer des situations pour exister, afin de recommencer parce que c’est le Pouvoir qui prime, rien que le Pouvoir ! Et l’objectif final reste  « Sauvegarder son intérêt égoïste ». 

 

Faut-il restaurer l’autorité de  l’Etat, et comment ?

 

Les Centrafricains(es), ont les yeux rivés, avec un grand espoir pour la réussite de cette nouvelle Transition.

 

Le diagnostique est fait et le constat est unanime depuis longtemps ; Nous manquons cruellement d’infrastructures modernes et une bonne organisation d’Etat, des ressources compétentes intègres, de la conscience civique, de l’intérêt patriotique. Pourtant tous ces hommes et femmes qui ont eu l’occasion d’aller aux affaires, comme on le dit de manière péjorative, n’y ont rien changé !

                                                                                                               

Oseront-ils un jour parler de leur bilan ou de leur passage aux affaires d’une réalisation concrète ?

 

Nous avons tout vu en Centrafrique, des ministres éphémères de quelques semaines, encore plus arrogants que ceux de quelques mois, sans aucune réalisation concrète mais toujours prêts à prêcher le faux pour cacher leur échec ! Ils sont prêts à donner des informations faussement orchestrés pour encore exister. Très peu des hommes politiques Centrafricains peuvent se permettre d’affirmer «  j’ai contribué au développement économique de mon Pays ». Presque tous ont échoué. Et on peut juger ces passages de manquement à une conscience politique, civique, ou simplement manquement au sens d’intérêt patriotique.

 

Alors pour ne pas verser dans l’amalgame comme dirait l’autre, la situation de notre Pays est à un point  inqualifiable ! À un point mort à cause de ces manquements.

 

Comment faire pour les réveillés sur l’essentielle ?

 

Et avoir cette conscience, se mettre à l’évidence de la gravité de la chose. Nous ne pouvons pas nous aimé tous, ni d’être amis avec tout le monde. Mais nous avons un intérêt commun notre chère République, qui a besoin d’être construite par les fils et filles de ce Pays, chacun à son niveau, ces moyens…etc. Une chose est certaine ; il nous faut notre Pays pour y vivre ensemble, ou retourner se ressourcer quand c’est nécessaire.

 

La mission première de cette Transition et ses objectifs !

 

La mobilisation pour la réconciliation, au vu de l’assainissement des désordres orchestrés jusqu’aujourd’hui sur le plan de la sécurité, la Restructuration de la Défense Nationale, une tâche difficile mais dont les efforts qui se déploient sont salutaires. N’empêche que la faillite de l’Etat est si profonde qu’une attente très élevée de peuple Centrafricain est perceptible. Ce peuple a été mis dans l’espoir à l’annonce d’un Gouvernement des Technocrates. Or le chef du gouvernement de Transition et équipe, il faut leur rappeler, ne pas se contenter des déclarations vides et théoriques. Dixit le lancement d’un « Plan marshale » sans dévoiler au peuple Centrafricain, ce que ce plan marshale veut dire ni comment se déclinera t-il.

 

Il y a lieu de se demander quels seront les différentes phases ? Et quelles en sont les priorités ?

 

Sans rappeler que nous sommes dans une Gouvernance Technocratique, les caractéristiques récurrentes d’une gouvernance de ce type méritent d’être dévoilées aux représentants de la Nation et à la communauté internationale présente à nos chevets. Une explication sur la méthodologie, avec la technicité d’un plan de travail, une communication claire, rigoureuse et rationnelle est attendue depuis deux mois. Sur le plan organisationnel, il est difficile de comprendre les priorités, les différents points d’avancement nécessaire pour gagner la Confiance des peuples et des Partenaires.

 

 Il est important de voir chaque avancement sur le plan de sécurité, suivies des actes posés sur le plan administratif, la remise en Etat de l’autorité de l’Etat Centrale.  C’est un tel avancement qui peut permettre aux agents de l’Etat d’exercer les missions régaliennes, c'est-à-dire effectivité des entités ministérielles, des directions administratives, des Mairies d’arrondissements, des Communes.  La remise en Etat de l’Autorité de l’Etat peut faciliter la re-citoyennisation et permettre les  recensements pour les ré-établissements de l’Etat-civil, un point de départ de la vie économique sur l’étendu de notre territoire.

 

Cette transition devrait aussi organiser une autre mission parallèle, en collaboration avec des ONG’s  auprès des populations fugitives ou refugiés. Chaque zone de crise devrait avoir pour mission d’établir une identification civique citoyenne afin de constituer une base de données d’indentification des populations pour une meilleure évaluation des impacts occasionnés par cette crise.

 

C’est ainsi qu’on peut espérer cette fin, de cette Transition conditionnera tous ces préalables, si une remise de l’ordre constitutionnelle via l’organisation d’une élection en 2015 remettra les pendules à l’heure ! Je dis, et je redis cette équipe de la Transition n’est pas là pour faire de la politique au sens propre. Et par ailleurs, il ne devrait pas y avoir de l’opposition politique non plus. Tout le monde doit retrousser les manches pour aider, et soutenir la nouvelle transition tout en restant vigilant. Il faut se référer, dans toutes les situations d’une transition dans le monde. La priorité c’est le rétablissement, restauration d’une situation en faillite.

 

Il faut rester pragmatique, et ne pas mettre des grands projets de construction d’infrastructures dans les attributions de cette Transition. On ne peut pas élaborer des grands projets sans réparer les vétustes d’ébriétés, causés par les fossoyeurs de la République. Nous ne pouvons prétendre à une construction que sur une plateforme précise. Or, cela ne peut pas être le cas  dans l’Etat actuel de la République Centrafrique, ou il manque une Administration digne de ce nom pour mieux piloté les programmes.

 

Le défi de cette Transition, notre défi, votre défi  votre excellence le chef du gouvernement de la Transition, reste la restauration de l’autorité de l’Etat. Je pense beaucoup des Centrafricains ne se satisferont pas à des déclarations théoriques « Plan marshale », sans aucune orientation claire sur le contenu de ce fameux plan marshale.

 

Votre excellence, Monsieur le chef du gouvernement de la Transition, je pense le peuple centrafricain est en attente de résultats plus palpables entre autre le paiement des salaires, le rétablissement d’un fonctionnement normal de l’Etat sur toute l’étendue du territoire…etc. Nous ne nous contenterons pas des effets d’annonce. Nous ne voulons plus rester dans l’incertitude sur le destiné de notre cher pays.

La faillite de l’Etat Centrafricain se poserait-elle que sur le plan sécuritaire ? par Roger Aubin Komoto
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 15:50

 

 

 

 

(AFP 26/03/14)

 

CITÉ DU VATICAN, 26 mars 2014 (AFP) - Le pape François a encouragé mercredi trois dignitaires catholique, protestant et musulman de Centrafrique à rester "unis, près du peuple, en poursuivant leur oeuvre contre toute division", dans un geste fort de soutien aux partisans de la paix civile.

 

Accueillis à Rome par la communauté italienne de Sant'Egidio, spécialisée dans la médiation de conflits, l'archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, le révérend Nicolas Guerekoyame-Gbangou et l'imam Oumar Kobine Layama, ont rencontré le souverain pontife au terme de l'audience générale, place Saint-Pierre.

 

Selon Radio Vatican, le pape les a encouragés à rester "unis, près du peuple, en poursuivant leur oeuvre contre toute division". Il les a assurés qu'il parlerait du conflit lors de sa rencontre de jeudi avec le président américain Barack Obama.

 

L'archevêque, l'imam et le chef de la communauté protestante avaient confié lundi à l'AFP qu'ils avaient plaidé ensemble, lors d'un séjour aux Etats-Unis et à l'ONU, auprès du secrétaire général Ban Ki-Moon pour le déploiement rapide d'une force de l'ONU.

 

Avec courage et persévérance, les trois hommes interviennent ensemble en faveur de la concorde religieuse depuis le début des massacres. Ils soulignent que le conflit n'est pas "religieux" mais attisé par des intérêts politiques. Ils affirment "être la voix des sans-voix", terrorisés par les milices des deux camps.

 

Centrafrique  le pape encourage les trois chefs religieux
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