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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:05

 

 

 

 

 

 

Après François Hollande, Jean-Yves Le Drian se rend en Centrafrique. Il doit y rencontrer les soldats français et le président centrafricain.

 

Après la mort de deux militaires français, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian est arrivé à Bangui pour une visite surprise. M. Le Drian a rencontré à son arrivée les chefs de la force africaine en RCA, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) et doit s'envoler dans la matinée vers Bossangoa, autre point chaud de la République Centrafricaine, où sont déployés plusieurs centaines de soldats français. A son retour à Bangui dans la journée, le ministre doit s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la rébellion Séléka. Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby, a-t-on précisé de même source.

 

Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby, a-t-on précisé de même source. A Bangui, le ministre fera un point de la situation avec le chef des forces françaises en RCA, le général Francisco Soriano, une semaine après le début de l'intervention militaire française, Sangaris, dans le pays.

 

Attendu tôt le matin dans la capitale centrafricaine, il doit également rencontrer les chefs de la force africaine en RCA, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Il s'entretiendra par ailleurs avec les principales autorités religieuses du pays, en proie aux violences interconfessionnelles entre chrétiens et musulmans. La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.

 

Le président François Hollande s'est lui-même rendu mardi soir à Bangui, au retour des cérémonies d'hommage à Nelson Mandela auxquelles il a assisté en Afrique du sud. Il a alors jugé la mission française, sous mandat de l'ONU, "dangereuse" mais "nécessaire", si l'on veut "éviter un carnage" dans le pays. La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3.000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises pour maintenir la stabilité du pays. La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais.

 

 

 

Centrafrique : Le Drian craint l'"anarchie"

 

Par Europe1.fr avec AFP

 

Publié le 13 décembre 2013 à 09h04

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, arrivé vendredi matin à Bangui, a estimé que la "spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée" en Centrafrique entraînant un risque de "crise humanitaire".

 

"La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a affirmé le ministre lors d'un discours devant 200 soldats français déployés dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Environ 110.000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa (nord-ouest), où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps.

 

Qualifiant la Centrafrique de "pays à la dérive", Jean-Yves Le Drian a prévenu des risques "d'anarchie" soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

 

S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, Jean-Yves Le Drian a indiqué qu'il était venu "pour (leur) apporter tout le soutien de la nation qui est fière de ses soldats déployés en RCA". Il a confirmé que le président François Hollande assisterait à l'hommage national aux Invalides lundi pour les deux soldats tués.

 

La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.

Centrafrique : Jean-Yves Le Drian en visite surprise à Bangui
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 11:56

 

 

 

 

 

 

Le Figaro 13/12/2013 à 08:46

 

Sao Paulo (Brésil), Solenn de Royer envoyée spéciale

 

Une nouvelle fois rattrapé par la guerre. Alors qu'il rentrait mardi d'un aller et retour express en Afrique du Sud pour rendre un dernier hommage à Nelson Mandela, François Hollande s'est arrêté quelques heures en Centrafrique, où la France vient de lancer l'opération Sangaris, pour tenter de stopper la folie meurtrière qui s'est emparé du pays. Nouvelle immixtion du registre guerrier dans l'agenda présidentiel, jeudi soir: le chef de l'Etat, qui effectue jeudi et vendredi matin une visite officielle de 48 heures au Brésil, a choisi de s'expliquer devant les Français de Sao Paulo.

 

Ces derniers attendaient depuis plusieurs heures le président, retardé par un planning surchargé, dans un salon de l'hôtel Hyatt de Sao Paulo. A la tribune, Hollande s'est lancé dans un long plaidoyer pour tenter de convaincre une nouvelle fois du bien-fondé d'une opération militaire qui s'annonce beaucoup plus périlleuse et complexe que celle initiée au Mali, il y a un an. «Si la France n'y était pas, qui pourrait y être? Personne!, a lancé le président. Qu'est ce qui se passe en Centrafrique? Des massacres, des exactions, dont des femmes et des enfants sont les premières victimes. Si nous n'y étions pas, y aurait il des Africains pour aider ce pays? Même pas sûr…»

 

Un fond européen pour financer les interventions extérieures

 

Alors que la nuit et la fatigue enveloppaient ce grand hôtel international de Sao Paulo, Hollande, qui est en butte à une impopularité record dans l'hexagone, a tenté de se poser en chef de guerre, racontant son expédition à Bangui, en proie au chaos, dans la nuit de mardi à mercredi. «J'ai vu des soldats morts», tués «dans la nuit même précédant notre venue», a-t-il lancé, dans un silence de plomb. «Ils avaient 22, 23 ans. Ils ont donné leur vie pour une cause. J'ai vu d'autres soldats, frappés par ce drame», a-t-il ajouté. Et le président d'assumer et de mettre en scène cette décision, qui a déjà couté la vie de ces deux soldats français, tout juste après le déclenchement des opérations: «J'ai pris la décision d'envoyer des soldats ; une décision grave», a insisté Hollande, qui évoque aussi «ces centaines de personnes qui ne savaient pas où aller, et qui regardaient le drapeau français comme si celui-ci allait lui assurer protection». «Il y avait une fierté de savoir que la France pouvait être là, a-t-il martelé. On nous dit: «Vous êtes seuls en Europe». Mais en Europe, c'est la France qui a une responsabilité imminente. C'est ce qui fait que la France est la France.»

 

Après la Marseillaise, chantée en cœur par plusieurs centaines de Français expatriés, Hollande a poursuivi dans la même veine auprès des journalistes qui le suivaient dans ce déplacement brésilien. Il a expliqué qu'il proposerait lors du prochain conseil européen, les 19 et 20 décembre prochains, la création d'un «fond permanent» européen, destiné à financer les interventions extérieures. Actuellement, les opérations conduites par un Etat membre sont à la charge de celui-ci. «L'Europe fait beaucoup mais elle fait ponctuellement, opération par opération», c'est insuffisant, a argué le chef de l'Etat. Cette idée de la création d'un «fond OPEX européen» n'est pas nouvelle. Elle a notamment été proposée par le groupe UMP dans un rapport d'information de la commission des Affaires étranges de l'Assemblée nationale sur l'Europe de la défense. Il s'agit pour l'heure d'une idée franco-française, qui n'a pas l'aval des autres pays européens. «Quand on a besoin des autres, il faut leur parler, a défendu Hollande. L'idée chemine…» Le président s'est toutefois défendu de jouer aux «gendarmes de l'Europe». «Nous ne sommes pas des mercenaires», qui voudraient être payés, a-t-il insisté.

 

Alors que Hollande paraît souvent plus déterminé sur la scène internationale que sur la scène intérieure, il s'est défendu de pousser son avantage: «Je ne suis pas venu aux responsabilités du pays pour faire la guerre. Ce sont les circonstances», a-t-il martelé.

Lu pour vous : Depuis le Brésil, Hollande se pose en chef de guerre
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 11:26

 

 

 

 

 

 

Comme le Président Michel Djotodia, le PM a aussi lancé un appel au calme et à la réconciliation et demande que l'on arrête les violences.

 

Dans le camp militaire de M'Poko à Bangui, Matthieu Mabin reporter de France 24 actuellement à Bangui, a rencontré le premier ministre centrafricain du gouvernement d'union nationale de transition. Au cours de cet entretien, Nicolas Tiangaye regrette que des communautés religieuses, qui ont toujours vécu ensemble, se mettent à s’entre-tuer et appelle « le peuple centrafricain à préserver l’unité nationale et la cohésion sociale » afin que le pays ne sombre pas dans le chaos. Concernant sa relation avec Michel Djotodia, il assure qu’il n’y a pas de « crise institutionnelle entre le chef de l’Etat de la transition et le chef du gouvernement de transition ».

 

Enfin, il déclare que le processus de désarmement des groupes armés est indispensable mais qu’il prendra du temps.

 

Avant même qu’il ne se rende à Paris pour prendre part au sommet de l’Elysée sur la sécurité en Afrique, Nicolas Tiangaye a été menacé de mort par quelques extrémistes séléka qui lui ont même dit de « rester définitivement en France ».

 

Pendant qu’il se trouvait à Paris et avant même l’ouverture du sommet de l’Elysée, la situation s’étant détériorée à Bangui la veille, son domicile a été vandalisé et entièrement pillé en règle. Ses enfants ont même dû passer 48 heures dans le plafond de la villa mais Nicolas Tiangaye qui en a déjà vu d’autres sous le règne Bozizé a le moral haut et veut continuer à œuvrer pour son pays.

 

Depuis son retour à Bangui et en attendant que son domicile soit réhabilité pour le regagner, le Premier Ministre est momentanément hébergé au camp de la FOMAC de Bangui Mpoko. On ne peut que déplorer que le commandement de la dite FOMAC n’ait point pris un minimum de dispositions sécuritaires autour du domicile du Premier Ministre pendant son absence.

 

La Rédaction de CAP 

Le premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye sur France 24
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 10:58

 

 

 

 

 

 

 

RFI   vendredi 13 décembre 2013 à 03:48

 

Le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, a imputé, ce jeudi 12 décembre, la responsabilité des derniers événements à François Bozizé. Michel Djotodia a également rendu un « hommage appuyé » au président français, François Hollande, pour la visite qu'il vient d'effectuer en Centrafrique. Il a aussi appelé à la réconciliation entre les différentes communautés du pays.

 

Il semble que l'heure soit à la volonté d'apaisement même si quelques incidents ont été signalés ce jeudi 12 décembre. D’après un responsable religieux, cinq corps ont été amenés à la mosquée Ali Babolo mais des habitants de la capitale centrafricaine commencent à organiser des réunions de réconciliation entre chrétiens et musulmans.

 

Et la réconciliation, c'est aussi ce pour quoi plaide le président de la transition,

 
Michel Djotodia. Dans une déclaration, ce jeudi 12 décembre, il a tout d’abord accusé le président qu’il a renversé, François Bozizé, d’être responsable des dernières violences. Selon lui, l’ancien président a décidé de reprendre le pouvoir par les armes, et il a donc insisté sur la nécessité de la réconciliation.

 

« J’ai la conviction que notre priorité immédiate, c’est de trouver le ressort nécessaire dans cette tragédie pour réapprendre à vivre ensemble : chrétiens, musulmans, non croyants unis dans la forme laïque de notre République et la foi dans un avenir commun », a insisté Michel Djotodia

 

Le président centrafricain de transition a également salué la récente visite de François Hollande à Bangui. « Je rends un hommage appuyé au président français, François Hollande, qui a fait preuve d’humanité et de courage en venant personnellement à Bangui nous témoigner sa compassion et sa détermination à aider notre pays », a-t-il déclaré avant d’ajouter qu’il avait eu, avec le président Hollande, un « entretien fructueux » tout en soulignant que « la France soutiendra la transition jusqu’aux élections transparentes et équitables. Elle respectera également la durée de la transition ».

 

Michel Djotodia a par ailleurs insisté pour que les prochaines élections soient organisées « dans les règles de l’art » et qu’on n’assiste pas « à un bégaiement tragique de l’histoire avec une reprise de la mascarade électorale de 2011 ». Pour le président centrafricain de transition, il faut éviter de répéter les mêmes erreurs qui risqueraient de replonger la Centrafrique dans le chaos.


 

  ZOOM : A Bossangoa, vidée de ses habitants, la tension est toujours palpable

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian est attendu ce vendredi matin 13 décembre en Centrafrique. Il doit y rencontrer les forces françaises à l'oeuvre pour rétablir l'ordre dans le pays, comme par exemple à Bossangoa, au nord de Bangui. L’envoyé spécial de RFI est arrivé, ce jeudi, dans cette ville où la plus grande méfiance règne entre communautés.

 

A Bossangoa, les blindés français patrouillent dans une ville fantôme

 

Reportage

 

« Dans un nuage de poussière rouge, l'hélicoptère «Puma» de l’aviation légère de l’armée de Terre se pose dans l’enceinte d’une ancienne manufacture de coton. Une usine chinoise qui est devenue la base avancée des soldats français à Bossangoa... »

Centrafrique : Michel Djotodia appelle à la réconciliation
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 10:19

 

 

 

 

 

 

http://www.rtl.fr 12/12/2013 à 18h41

 

INVITÉ RTL - L'ancien secrétaire général des Nations Unies s'est déclaré "fier" de la France et de son intervention en Centrafrique, jeudi 12 décembre.

 

"Je suis très content que la France se soit engagée en Centrafrique parce qu'on a besoin d'une action rapide", a déclaré Kofi Annan, jeudi 12 décembre. Au micro de RTL, l'ancien secrétaire général des Nations Unies et ami de Nelson Mandela s'est dit "fier" de l'action de la France, qui est présente en RCA depuis jeudi 5 décembre.

"Je suis sûr que l'ONU va créer une force onusienne. Normalement, ça prend trois ou quatre mois (...). J'espère que l'ONU va vite prendre le relais", a-t-il poursuivi. "La France et le président Hollande ont eu raison d'agir. Je suis fier", a-t-il ajouté, estimant qu'en "ce qui concerne l'action a prise soit au Mali ou en Centrafrique, il avait raison, je suis d'accord avec lui et je le félicite".

 

Il espère "avoir été utile"

 

"Nous autres qui sommes dans un pays concerné, avons aussi des responsabilités", a ajouté celui qui a dirigé l'ONU pendant dix ans. "On ne peut pas s'asseoir, croiser les bras et dire que c'est une affaire interne", a-t-il expliqué.  "Ça n'a rien à voir, nous sommes obligés de dire que c'est inacceptable et nous nous devons de réagir", a-t-il continué, précisant qu'il était "prêt à parler avec n'importe qui pour sauver la vie".

 
"Souvent, pour sauver et protéger les gens, il faut parler avec les individus qui sont responsables des conflits. J'étais obligé de le faire et je le ferais encore", a-t-il confié. Et de conclure : "J'espère avoir été utile, 'j'ai fait de mon mieux".

 

 

 

Centrafrique : "La France a raison d'agir mais elle ne doit pas être seule" (Kofi Annan)

 

LE VENDREDI 13 DÉCEMBRE 2013 À 10:58

 

 

Par Rédaction de France Info

 

De passage à Paris, l'ancien secrétaire général des Nations unies a approuvé l'intervention française en Centrafrique. Mais il a regretté  frilosité du reste de la communauté internationale sur le continent noir. Il souhaite notamment que l'Onu envoie des forces sur place. Il  estime aussi que c'est surtout aux Africains de se prendre en main. Kofi Annan avec Olivier de Lagarde.

Centrafrique : "Je suis fier de la France", dit Kofi Annan
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:46

 

 

 

 

 

Par Europe1.fr avec AFP

 

Publié le 13 décembre 2013 à 08h53Mis à jour le 13 décembre 2013 à 08h53

 

L'ancienne ministre UMP de la Défense Michèle Alliot-Marie a dénoncé vendredi la "légèreté, l'amateurisme" de François Hollande au sujet des interventions militaires dont celle engagée en Centrafrique, qui fait à ses yeux de la France "le pompier de l'Afrique".

 

"Je suis frappée de voir la légèreté, l'amateurisme avec lequel François Hollande nous engage dans un certain nombre d'opérations", a déclaré Michèle Alliot-Marie sur I>TELE. "Il est évident que toute personne qui voit des massacres, des tueries comme celles-là se dit il faut agir", a-t-elle poursuivi, rappelant son soutien à l'intervention.

 

"Mais quand on est un chef d'Etat, on ne doit pas simplement être dans le registre émotionnel, on doit aussi penser en terme de stratégie, penser à ce qu'il y a après une opération militaire".

 

"On aurait du se préoccuper avant, notamment sur le plan diplomatique, de mobiliser nos principaux partenaires. Je n'ai pas l'impression que le ministre des Affaires Etrangères ait fait un tour de toutes les capitales européennes pour motiver, pour expliquer à nos partenaires qu'il était important d'agir, pour proposer également une solution qui ne soit pas une solution à court terme", a poursuivi l'ex-ministre de la Défense de 2002 à 2007.

Centrafrique : MAM critique Hollande
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:43

 

 

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 13 décembre 2013 08h59 - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, arrivé vendredi matin à Bangui, a estimé que la spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée en Centrafrique entraînant un risque de crise humanitaire.


La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire, a affirmé le ministre lors d'un discours devant 200 soldats français déployés dans le cadre de l'opération Sangaris.


Environ 110.000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa (nord-ouest), où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps.


Qualifiant la Centrafrique de pays à la dérive, M. Le Drian a prévenu des risques d'anarchie soulignant que la situation pouvait déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes.


S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, M. Le Drian a indiqué qu'il était venu pour (leur) apporter tout le soutien de la nation qui est fière de ses soldats déployés en RCA.


Il a confirmé que le président François Hollande assisterait à l'hommage national aux Invalides lundi pour les deux soldats tués.


Avant de s'envoler vers Bossangoa en hélicoptère, M. Le Drian a rappelé aux soldats la mission française: enrayer les exactions, les dérives confessionnelles, permettre le retour des humanitaires et le déploiement des structures étatiques de base.

A son retour à Bangui dans la journée, le ministre doit s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la rébellion Séléka. Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby.


Le président François Hollande s'est lui-même rendu mardi soir à Bangui, au retour des cérémonies d'hommage à Nelson Mandela auxquelles il a assisté en Afrique du sud. Il a alors jugé la mission française, sous mandat de l'ONU, dangereuse mais nécessaire, si l'on veut éviter un carnage dans le pays.


La France a déployé en quelques jours 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.


La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3.000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises pour maintenir la stabilité du pays. La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais.



(©) 

 

 

 

Le Drian à Bangui: "la spirale de l'affrontement s'est aggravée"

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, arrivé vendredi matin à Bangui, a estimé que la "spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée" en Centrafrique. Il a ajouté que cette situation pourrait provoquer une "crise humanitaire".

 

"La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a affirmé le ministre lors d'un discours devant 200 soldats français déployés dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Environ 110'000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa (nord-ouest), où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps.

 

Qualifiant la Centrafrique de "pays à la dérive", M. Le Drian a prévenu des risques "d'anarchie" soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

 

S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, M. Le Drian a indiqué qu'il était venu "pour (leur) apporter tout le soutien de la nation qui est fière de ses soldats déployés en RCA". Il a confirmé que le président François Hollande assisterait à l'hommage national aux Invalides lundi pour les deux soldats tués.

 

La France a déployé en quelques jours 1600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.



(ats / 13.12.2013 09h52)

Centrafrique : la spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:17

 

 

 

 

 

YAOUNDE Jeudi 12 décembre 2013 | 15:17 UTC (Xinhua) - La gendarmerie et la police centrafricaines ont repris leurs patrouilles jeudi matin à Bangui, suite à un accord avec l'armée française lors d'une réunion mercredi au camp de Roux, siège de l'état-major de l'armée centrafricaine à Bangui, en présence du président centrafricain par intérim Michel Djotodia, qui a d'ailleurs fait de ces lieux sa résidence, a-t-on appris jeudi d'informations en provenance de la capitale centrafricaine.

 

Ces patrouilles avaient été suspendues mardi à cause d'un regain de tension dû à de graves incidents provoqués par le désarmement forcé d'ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir) entrepris par les soldats français déployés en renfort pour appuyer la Mission internationale de soutien à la Centrafrique ( MISCA), une force panafricaine chargée de permettre la pacification et la sécurisation de ce pays plongé dans le chaos depuis la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars dernier. "Il y a un changement ce matin, les gens recommencent à circuler : les taxis mobiles, la piétons, les voitures civiles. On a fait sortir nos véhicules, ils sont dans les rues", a déclaré dans un entretien téléphonique à Xinhua le commandant de la gendarmerie nationale centrafricaine, le colonel Michel Narkoyo, ancien porte-parole militaire de la Séléka.

 

Handicapé par une capacité d'intervention limitée en raison d’un manque de matériels roulants, le corps des Forces armées centrafricaines (FACA) composée pour l'heure en majorité des ex- rebelles, qui ont renversé le régime du président François Bozizé le 24 mars 2013 après trois mois de combats, a mobilisé à l’occasion 30 hommes à bord de deux véhicules, à en croire son patron. La concertation de mercredi est intervenue après une première journée de désarmement lundi, marquée par la mort de deux soldats français, tué lors d'un échange de tirs.

 

Tenue notamment au lendemain d'une visite éclair mardi à Bangui du président français François Hollande, cette réunion de plus de 4 heures a mise face à face les responsables des force de défense et de sécurité centrafricaines dont le chef d'état-major de l' armée centrafricaine, le général de brigade Ferdinand Bombayéké, et ceux de l'armée française, en présence de Djotodia, laisse entendre le colonel Narkoyo. L'une des conclusions de cette séance de discussions réside dans la décision de reprise des patrouilles de la gendarmerie et de la police centrafricaines. "Sans la gendarmerie et la police, ces Français-là ne peuvent rien faire. Leurs gros véhicules blindés ne peuvent pas rentrer dans les quartiers pour bien mener leurs opérations", observe Michel Narkoyo.

 

Le désarmement a aussi repris. Il concerne à la fois les ex- rebelles de la Séléka et d'autres groupes armés et milices actifs dans le pays, dont les anti-Balakas (anti-machettes). Ces fameux groupes d'autodéfense villageois chrétiens ont été créés du temps de Bozizé dans le but de lutter contre les coupeurs de route et qui ont pris les armes pour se défendre contre les exactions des ex-Séléka à dominante musulmane.

 

Pour l'heure, aucun chiffre n'est avancé sur le nombre d'ex- Séléka à désarmer. Les estimations faisaient état de 20.000 à 25. 000 combattants lors de la prise du pouvoir en mars, dont les deux tiers constitués de mercenaires tchadiens et soudanais. Le colonel Narkoyo recense plutôt "environ 7.000 à l'arrivée à Bangui, avec moins de 100 qui sont dans les quartiers, car la quasi-totalité est présente dans les villes pour assurer la sécurité ". L'ancien porte-parole de l'ancienne rébellion, officiellement dissoute, revendique l'adhésion à l'opération de désarmement. "Moi- même qui vous parle, je veux être désarmé", martèle-t-il.

 

Selon lui, même si les ex-Séléka sont responsables des violences et de l'insécurité qui règnent aujourd'hui en Centrafrique et ont causé plus de 400.000 déplacés et des milliers de morts, les exactions persistantes à Bangui et d'autres villes du pays relèvent des anti-Balakas, pour qui les communautés musulmanes jugées fidèles au nouveau pouvoir incarné par un leader lui-même musulman, sont la cible principale.

 

Ces groupes d'autodéfense auxquels s'ajoutent d'anciens militaires déserteurs se fondent dans la population, avec leurs armes lourdes et sophistiquées, dénonce Narkoyo, qui oublie cependant de se rappeler les scènes de terreur faites de massacres, d'exécutions sommaires, de viols, d'agressions, de vols à main armée et de pillages que cette même population civile a eu à subir de la part des ex-Séléka à leur arrivée au pouvoir.

 

 A la terreur des ex-rebelles, les anti-Balakas ont répondu par d'autres actes de barbarie qui ont fini par ouvrir la voie à un conflit intercommunautaire et inter-religieux entre notamment partisans de l'ancien régime et du nouveau pouvoir. 

Centrafrique : Gendarmerie et police reprennent les patrouilles à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 23:06

 

 

 

 

 

http://www.fait-religieux.com  La rédaction | le 12.12.2013 à 10:48

 

Mercredi 11 décembre, des dignitaires religieux chrétiens et musulmans ont effectué ensemble un geste symbolique : distribuer de la nourriture à plus de 10.000 déplacés. 

Depuis mars 2013, le pays est plongé dans le chaos. Le président François Bozizé, chrétien, a été renversé par les rebelles de la Séléka, une coalition à majorité musulmane. La Séléka a ensuite porté au pouvoir Michel Djotodia, premier chef d'Etat musulman d'un pays en majorité chrétien. La République Centrafricaine compte 5 millions d'habitants, dont environ 45 % de protestants, 35 % de catholiques et 15 % de musulmans.


Jeudi 5 décembre, avant le vote de l'Organisation des Nations unies qui a autorisé une opération africaine et française, des « anti-balaka » - groupes d'autodéfense majoritairement chrétiens et favorables à l'ancien régime - avaient lancé une attaque coordonnée sur Bangui. Les ex-Séléka ont repris le contrôle de la capitale en menant une chasse à l'homme. Environ 400 personnes ont péri dans ces affrontements, portant à plus de 500 victimes le bilan des affrontement à caractère confessionnel dans le pays.


Aussi, les dignitaire religieux ont voulu mener une action de réconciliation : « Nous sommes ici parce que nous sommes avant tout des frères », a déclaré l'imam Oumar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique (à gauche sur la photo). Les personnes venues chercher des vivres sont restées méfiantes : de nombreuses personnes ont refusé de prendre la nourriture en présence de l'imam. Un chrétien a ainsi déclaré : « Depuis que nous sommes ici, les musulmans ne nous ont rien donné. On ne sait pas ce qu'ils ont mis à l'intérieur, c'est peut-être empoisonné. »


Lundi 9 décembre, l'armée française a déployé 1.600 soldats en Centrafrique. Les Hommes ont pour mission de désarmer les deux camps et d'éviter les représailles entre chrétiens et musulmans.



Sources : Reuters, AFP.

Les religieux tentent de réconcilier les Centrafricains
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Centrafrique-Presse.com
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 22:50

 

 

 

 

 

 

http://www.lefaso.net  mercredi 11 décembre 2013

 

C’était, nous disait-on, une opération « humanitaire » et « sécuritaire ». Mais, sur le terrain, il est vite apparu que les choses ne seraient pas aussi simples que l’état-major français pouvait le penser. On est passé de la phase de « rétablissement de l’ordre » à celle du « désarmement » généralisé. Et les journalistes sur place ont assisté, effarés, à des règlements de compte sanglants.

 

Normal, dans « Sangaris » (nom de l’opération de l’armée française en RCA) il y a « sang ». Mauvais présage. Alors que ce matin la presse française reproduisait les déclarations du colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major : « Les choses se passent plutôt bien », les radios et télé confirmaient la mort de deux jeunes soldats français du 8ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPima) de Castres.

 

Dans le même temps, L’Elysée annonçait que François Hollande escalerait ce soit à Bangui au retour de la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela. Pour admonester Michel Djotodia, auteur de l’offensive armée qui, le dimanche 24 mars 2013, lui a permis de s’installer au pouvoir à Bangui avec le soutien de la Séléka ? Djotodia, que d’aucuns s’évertuent, en France, a appeler le « président Djotodia », a depuis fait la preuve de son irrésolution. Il avait déclaré, le samedi 30 mars 2013, à Bangui : « Si nous nous retrouvons à la tête de l’Etat, ce n’est pas, croyez-moi, par une quelconque ambition politique, mais par devoir national ».

 

Beaucoup avaient pensé alors que le mieux était de feindre de le croire en espérant un miracle, trop heureux que l’incertain François Bozizé soit dégommé (cf. LDD Centrafrique 017/Mardi 2 avril 2013). Sauf que, bien sûr, la Centrafrique venant d’où elle vient et Djotodia venant de nulle part, il était peu probable que la mayonnaise prenne. Djotodia avait eu, cependant, la bonne idée de conserver à la primature l’homme qui avait été nommé à ce poste dans le cadre de l’accord du 11 janvier 2013 à la suite de la médiation menée à Libreville : Nicolas Tiangaye. Ce qui donnait un zeste de crédibilité à son opération.

 

Et, aujourd’hui, permet à Paris d’avoir un interlocuteur bien plus présentable que celui qui se voulait, voici neuf mois, « le nouvel homme fort de la Centrafrique ». Légaliste, Hollande a choisi de consigner Djotodia à Bangui tandis qu’à Paris se tenait la conférence sur la paix et la sécurité en Afrique et a préféré inviter… Tiangaye. Mais quelques jours plus tard, compte tenu de l’évolution de la situation sur le terrain, voilà Hollande attendu ce soir (mardi 10 décembre 2013) à Bangui, au milieu du pire chaos, pour discuter avec l’un et l’autre. Ce qui aurait pu se faire à Paris sans doute au cours du week-end passé, mais bon, le « chef de guerre » c’est Hollande et l’envie était forte sans doute, pour lui, de se retrouver au milieu de ses hommes.

 

Tiangaye, lui, préfère le terrain médiatique (il n’aime rien tant que les entretiens avec la presse, les radios et les télés) et, entre-deux interviews, les salons VIP des aéroports. Il y a trois mois environ, le 27 septembre 2013, Tiangaye avait dressé un tableau apocalyptique de la situation qui prévalait en RCA devant l’Assemblée générale des Nations unies. Pour l’occasion, il s’était engouffré dans la brèche ouverte par Hollande le 19 septembre 2013 qui, avec emphase, avait proclamé : « Lorsque le droit est bafoué, lorsque des femmes et des enfants sont massacrés, c’est là que la communauté internationale doit se lever et assurer la solidarité ». Hollande avait été écouté ; Tiangaye aussi. Mais ni l’un ni l’autre ne seront pour autant entendus. Il est vrai que l’Assemblée générale avait baillé d’ennui à l’écoute des résolutions prises par le nouveau pouvoir centrafricain, bien loin de la réalité décrite par Tiangaye.

 

Tiangaye avait annoncé ce jour-là, parmi les mesures en « vue du renforcement de la sécurité » : la « dissolution de l’ex-coalition Séléka » ; « les opérations de déguerpissement des éléments de la Séléka dans les commissariats de police, les maisons de particuliers et de certains bâtiments administratifs, afin de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire » ; « la reprise de service par les policiers dans les commissariats longtemps occupés par des hommes de l’ex-Séléka avec comme corollaire la libération de personnes arrêtées illégalement par ces derniers » ; « le lancement des opérations de désarmement forcé des éléments de l’ex-Séléka qui refusent leur cantonnement dans les casernes retenues »…

 

On voit ce qu’il en est aujourd’hui. Mais on sait depuis toujours qu’en Afrique centrale il vaut mieux avoir un AK 47 qu’une carte Amex : on a le 4 x 4, les filles, l’alcool, les cigarettes sans oublier les « joints » ! On peut donc se poser la question de savoir quelle autorité Djotodia a sur les hommes qui l’ont porté au pouvoir. Hollande a d’ailleurs dit clairement à l’issue de la conférence de Paris sur la paix et la sécurité : « On ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire, a laissé faire ». Autant dire que l’entretien de Hollande et Djotodia, ce soir, risque fort de tourner au dialogue de sourds sauf à ressortir les vieux discours coloniaux.

 

Cyril Bensimon, dans Le Monde de ce soir (daté du mercredi 11 décembre 2013) rapporte le récent échange entre Djotodia et l’ambassadeur de France, Charles Malinas : « On nous mène à une catastrophe, à un Rwanda… On ne peut pas continuer comme cela […] Il faut protéger la minorité. Si vous n’êtes pas capable, nous foutons le camp au nord avec nos femmes, nos enfants. Si nous ne sommes plus Centrafricains, dites-le nous… Maintenant combattez ceux qui nous ont attaqués et on verra après […] Si on ne veut pas que je sois au pouvoir, dites-le et je vais démissionner. On fait nos bagages ». Réponse embarrassée de l’ambassadeur (il n’est là que depuis quelques jours) et à des années lumières des préoccupations de Djotodia : « La France soutient le processus de transition et vous êtes chargés [le pluriel est celui employé par l’envoyé spécial du quotidien Le Monde ; il laisse penser que le « vous » concerne Djotodia mais aussi Tiangaye] de le conduire. Aucun doute à cela ».

 

Djotodia peut en douter : il est le patron de l’ex-Séléka, c’est grâce aux hommes de cette « organisation » qu’il a pu prendre le contrôle de Bangui, sa présence à la tête de la RCA a été entérinée par la Déclaration de N’Djamena (18 avril 2013) et les chefs d’Etat de la CEEAC, il a prêté serment en tant que chef d’Etat de la transition après avoir formé un gouvernement d’union nationale de transition, un Conseil national de transition (organe constituant et législatif de transition), fait adopter et promulguer la Charte constitutionnelle de transition, etc.

 

Malgré tout cela, il est exclu du débat organisé à Paris sur la paix et la sécurité en Afrique, est mis en cause publiquement par le président de la République française et voit celui-ci poser son avion à Bangui, sur un aéroport contrôlé par l’armée française, sans demander l’autorisation à quiconque. Bonjour la souveraineté de la RCA. Il est vrai que Tiangaye n’a cessé de marteler, depuis des mois, qu’il fallait que la « communauté internationale » et en tout premier lieu la France, intervienne en Centrafrique pour « sécuriser Bangui, les grands axes économiques que sont le corridor Bangui-Douala et Beloko-Bangui et d’autres corridors secondaires. Puis les régions très sensibles comme Bossangoa et Bouca, ensuite les autres provinces ». Paris avait largement anticipé cette intervention avant même le feu vert de la « communauté internationale ». Dès le 27 novembre 2013, le ministre des Relations extérieures du Cameroun, Pierre Moukoko Mbondjo, avait annoncé que le gouvernement camerounais a « répondu favorablement à la demande de la France de faire transiter sur son territoire la logistique nécessaire » à l’opération « Sangaris ».

 

Le lendemain, jeudi 28 novembre 2013, le Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude (déployé dans le golfe de Guinée dans le cadre de l’opération « Corymbe ») s’amarrait au port de Douala, vers15 h. Les 350 hommes de la 11ème brigade parachutiste, deux hélicoptères Gazelle, une centaine de véhicules (du type VAB, VBL ainsi que des camions logistiques)… étaient prépositionnés dans l’attente du feu vert onusien. Dans le même temps, dit-on, Paris débloquait une ligne de crédit de 1,2 milliard de francs CFA pour que Yaoundé améliore son système d’état-civil. Ainsi va l’Afrique…

 

Jean-Pierre BEJOT


La Dépêche Diplomatique

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