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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:18

 

 

 

 

 

 

 

Le Monde.fr | 27.12.2013 à 14h23

 

Les troupes tchadiennes sont à nouveau décriées, après la mort d'au moins un civil, atteint par des grenades lancées par ces soldats de la force africaine (Misca) à Bangui, vendredi 27 décembre. Plusieurs enfants ont également été blessés. Les soldats tchadiens protégeaient un convoi de leurs compatriotes fuyant la ville, a-t-on appris de sources militaire et humanitaire.

 

Les grenades ont été lancées par les soldats en direction de la foule, qui s'est massée au bord de la chaussée pour injurier des réfugiés tchadiens. Ces derniers prenaient par la route la direction de leur pays, sous la protection de militaires, selon une source militaire.

 

Avec 850 hommes, aguerris et bien équipés, le contingent tchadien est omniprésent à Bangui. Il y joue le rôle de protecteur de la minorité musulmane, mais également du pouvoir du président, et ex-chef rebelle, Michel Djotodia. Mais les Tchadiens sont accusés par une majorité de la population de soutenir les ex-rebelles Séléka, dont certains sont originaires du Tchad.

 

REDÉPLOIEMENT PROGRAMMÉ DU CONTINGENT

 

Mercredi a été annoncé le redéploiement du contingent tchadien de la Misca dans le nord de la Centrafrique, après plusieurs accrochages l'impliquant dans la capitale. Des échanges de tirs avaient en effet opposé lundi différents groupes de soldats de la paix. Le chef du contingent burundais de la force africaine a révélé que ses hommes avaient été la cible de soldats tchadiens, avec tirs d'armes automatiques et jet de grenade. Les Tchadiens, dont trois ont été blessés, ont été repoussés « sans aucun problème » par les militaires burundais qui ont déclaré n'avoir « aucune responsabilité dans ces incidents ».

 

Le matin même, une patrouille tchadienne avait brièvement ouvert le feu, sous les yeux des journalistes, sur des manifestants anti-Séléka devant l'aéroport, faisant un mort.

Lu pour vous : Centrafrique : nouvel accrochage impliquant le contingent tchadien à Bangui
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:16

 

 

 

 

 

27/12/2013 à 16:58 Par Jeune Afrique

 

L'état-major des forces françaises de l'opération Sangaris est formel : il y aurait la main de Jean-Francis Bozizé, fils aîné de l'ancien président centrafricain François Bozizé, derrière l'assaut lancé le 5 décembre contre des positions de la Séléka à Bangui.

 

Bozizé junior, ancien sous-officier parachutiste dans l'armée française, a gardé des cinq années où il fut ministre délégué à la Défense (2008-2013) de solides relations au sein des Forces armées centrafricaines (Faca) qui lui auraient permis de monter cette "opération coordonnée et professionnelle" le 5 décembre à Bangui. Venus pour certains de la RDC, les assaillants ont réussi, toujours selon les sources françaises, à faire leur jonction avec les milices "anti-Balaka" recrutées longtemps à l'avance, puis prévenues le jour même à l'aide de talkies-walkies. Avant d'être repoussées par la Séléka.

 

Devancer Sangaris

 

Autre certitude des militaires français : les éléments engagés dans l'opération du 5 décembre disposaient d'armes lourdes et légères neuves achetées grâce à des fonds réunis par la famille Bozizé, notamment en Ouganda auprès du président Yoweri Museveni. Selon les autorités françaises, qui savaient que "quelque chose" se préparait, Jean-Francis Bozizé aurait précipité le déclenchement de l'attaque sur Bangui après le vote de la résolution 2127 du Conseil de sécurité, afin de devancer l'opération Sangaris.

Lu pour vous : Centrafrique : Bozizé derrière l'attaque du 5 décembre à Bangui ?
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 16:30

 

 

 

 

 

 

http://www.europe1.fr  Par Jean-Philippe Balasse et Charles Carrasco  Publié le 27 décembre 2013 à 13h39

 

 

L'AVIS DE - Un sentiment d'insécurité a gagné la population sur place dont les conditions de vie se sont dégradées, selon MSF.

 

L'INFO. Depuis plusieurs jours, Bangui connaît une flambée de violences meurtrières. Des tirs ont à nouveau été entendus dans la nuit de jeudi à vendredi dans la capitale. Mais leur origine reste pour l'instant inconnue, signe que la confusion est grande en Centrafrique où sont engagés 1.600 soldats français et les contingents de la force africaine (Misca).

 

Si le calme a de nouveau été retrouvé vendredi matin, le nombre de morts sur place ne cesse d'augmenter de jours en jours. Une centaine de corps ont été retrouvés dans la capitale depuis le début de la semaine.

 

La situation n'a donc jamais été aussi tendue, confirme Sylvain Groux, chef de mission à Médecins sans frontières. Le général Bertrand Cavallier plaide pour une intervention des gendarmes mobiles sur place.

 

Un vif sentiment d'insécurité a gagné la population sur place dont les conditions de vie se sont considérablement dégradées. Les violences ont provoqué d'importants déplacements de population dans tout le pays, selon l'ONU. Près de 710.000 déplacés ont été comptabilisés sur tout le territoire. "Je suis dans le pays à plusieurs reprises depuis 2003 et c'est certainement une des situations les plus dures à vivre pour la population centrafricaine que j'ai pu voir. Ce n'est pas juste la situation sur Bangui. Cela fait maintenant près d'un an que la population, même à l'extérieur de Bangui, vit en brousse dans des conditions déplorables", alerte ce responsable humanitaire. Malgré l'arrivée des soldats français sur place, "il y a encore beaucoup de personnes qui ne se sentent pas en sécurité et qui fuient toujours, encore aujourd'hui, cette violence", ajoute-t-il.

Lu pour vous : La Centrafrique est "hors de contrôle"
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 16:18

 

 

 

 

 

AFP 27 DÉCEMBRE 2013 À 14:15

 

Au moins un civil a été tué et plusieurs enfants blessés vendredi à Bangui par des grenades lancées par des soldats tchadiens de la force africaine qui protégeaient un convoi de leurs compatriotes fuyant la ville, a-t-on appris de sources militaire et humanitaire.

 

«Des éléments tchadiens ont jeté plusieurs grenades sur des civils ce matin, faisant un mort et deux blessés», dans le quartier Fouh, dans le nord de la ville, a expliqué à l’AFP sous couvert d’anonymat une source militaire.

 

Plusieurs enfants blessés dans cette attaque ont également été admis au complexe pédiatrique de Bangui, selon une source humanitaire, qui n’a pu dans l’immédiat indiquer le nombre d’enfants hospitalisés.

 

Les grenades ont été lancées par les soldats en direction de la foule qui s’est massée au bord de la chaussée pour injurier des réfugiés tchadiens qui prenaient par la route la direction de leur pays, sous la protection de militaires, selon cette source.

 

Avec 850 hommes, aguerris et bien équipés, le contingent tchadien est omniprésent à Bangui. Il y joue le rôle de protecteur de la minorité musulmane, mais également du pouvoir du président (et ex-chef rebelle) Michel Djotodia.

 

Mais les Tchadiens sont accusés par une majorité de la population de soutenir les ex-rebelles Séléka-dont certains sont originaires du Tchad- et ont été impliqués récemment dans plusieurs incidents.

Centrafrique : un mort et des blessés par des grenades lancées par des soldats tchadiens
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 13:05

 

 

 

 

 

 

 

http://www.france-amerique.com   AFP 27 décembre 2013

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé jeudi les autorités centrafricaines à tout faire pour immédiatement mettre fin aux violences et à l'usage de la torture, après la découverte à Bangui d'une fosse commune contenant une vingtaine de corps.

 

"Les Etats-Unis s'alarment des attaques des 24 et 25 décembre en République centrafricaine, menées à la fois par les combattants de (l'ex-rébellion) Séléka et ceux des anti-balaka (milices d'auto-défense chrétiennes, ndlr) contre des populations civiles dans la capitale Bangui", a déclaré M. Kerry dans un communiqué. Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs dizaines de personnes, y compris des membres de la Misca, la force africaine en Centrafrique, ainsi que le déplacement de personnes vivant dans le nord de la capitale, a déploré le secrétaire d'Etat.

 

Celui-ci s'est également dit "profondément inquiet" de la découverte jeudi à Bangui d'une fosse commune contenant plus d'une vingtaine de corps, appelant "les autorités intérimaires de la République centrafricaine à immédiatement mettre fin aux violences, à cesser le recours à la torture et à enquêter et juger toutes les personnes impliquées dans des violations graves des droits de l'homme". "Ces combats sectaires continus ne font qu'aggraver les blessures du pays et rendre la réconciliation plus difficile", a-t-il insisté.

 

Le chef de la diplomatie américaine a assuré que cette crise "ne pourra se résoudre que par la voie d'un processus politique, conduisant à des élections justes et ouvertes le plus vite possible, mais pas plus tard que février 2015". Il a aussi noté que les Etats-Unis étaient "confiants dans le fait que les forces françaises et celles de la Misca sur place agiront pour protéger de façon égale tous les civils, peu importe leur appartenance ethnique ou religieuse", pressant les autorités de Centrafrique de leur apporter tout le soutien nécessaire pour désarmer les milices anti-balaka et de la Séléka et permettre l'accès à l'aide humanitaire.

 

Au lendemain d'une nouvelle journée de chaos sanglant à Bangui qui a fait au moins 40 morts, l'armée française a sécurisé jeudi deux quartiers de Bangui d'où l'archevêque et l'imam ont demandé l'envoi "de toute urgence" de Casques bleus.

Centrafrique : Washington appelle à mettre fin à l'usage de la torture
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 12:58

 

 

 

 

 

 

RFI   vendredi 27 décembre 2013 à 11:31

 

Inquiétudes après la découverte d'un charnier à Bangui, la capitale centrafricaine. Des traces de tortures et des assassinats dont les motivations échappent aux acteurs sur place.  Depuis le début de la semaine, une centaine de corps ont été retrouvés dans la ville qui reste en proie à l'insécurité la plus généralisée.

 

« Il y a une violence qui n’a aucun objectif, de nature politique ou autre, analyse le général Babacar Gayereprésentant spécial du secrétaire général de l'ONU en CentrafriqueC’est une violence absolument aveugle. Des personnes ont été tuées aux abords d’endroits où ils avaient trouvé refuge. Des soldats de la paix ont été attaqués dans leur déplacement. Des personnes tout à fait innocentes ont été tuées sur la base de leur appartenance religieuse. »

 

« A l’évidence, poursuit-il, il faut qu’au plan militaire on assure une meilleure protection des populations vulnérables, que l’on essaie de concentrer plus d’effort dans les quartiers du 4ème arrondissement, qui sont ceux qui sont actuellement le théâtre de la violence. Mais il faut aussi que tous les responsables élèvent leur voix pour arrêter cette violence. »

 

Identifier les responsables

 

« Cette découverte ne peut que nous perturber, regrette pour sa part Me Bruno Yacinthe Gbiegba, membre de l'Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat). Nous exigeons l’ouverture d’une enquête, la détermination des auteurs de ces crimes et leur traduction devant la justice. L’une des causes de ces multiples crises que nous vivons, c’est l’impunité accordée aux criminels. »

 

« Généralement, quand on nous dit qu’on ouvre une enquête, c’est une manière d'endormir les personnes. On n’a jamais eu les résultats de celles-ci », regrette-t-elle.

Centrafrique : l'ONU dénonce une «violence absolument aveugle»
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 12:54

 

 

 

 

 

Centrafrique : les armées étrangères doivent être «professionnelles et impartiales»

 

RFI  vendredi 27 décembre 2013 à 11:03

 

A Bangui, la violence redouble depuis quelques jours. Les soldats de la paix, pris entre deux feux, sont de plus en plus critiqués par la population. Notamment les soldats français et tchadiens. Qu'en pensent les hommes politiques centrafricains ? Anicet Georges Dologulélé a été Premier ministre de Centrafrique de 1999 à 2001. Il vient de créer le parti URCA, l'Union pour le renouveau centrafricain.

 

RFI : Comment expliquez-vous le regain de violence depuis quelques jours à Bangui ?

 

Anicet Georges Dologuélé : Il me semble que les anti-balakas, de plus en plus, lancent des attaques qui perturbent un peu les opérations de désarmement. Et cela fausse la donne.

Est-ce la raison qui a conduit à la mort des soldats tchadiens de la Misca, tués ce mercredi 25 décembre dans les quartiers nord de Bangui ?

 

D’après ce que j’ai appris, oui.

 

Beaucoup de musulmans de Centrafrique reprochent aux Français de ne désarmer que les Seleka et, donc, d’exposer les quartiers musulmans à la vindicte populaire de la part des quartiers chrétiens...

 

En théorie les Seleka ne représentent pas les musulmans centrafricains. Désarmer les Seleka, cela devrait être un bien pour tous les Centrafricains, musulmans comme non musulmans. De la même manière que de désarmer les anti-balakas devrait être une bonne chose pour tout le monde. Il n’y a aucune raison d’être solidaire avec un camp ou un autre. Toutes ces personnes n’ont rien à faire avec des armes.

 

Et est-ce que les Français sont impartiaux ?

 

Je pense qu’ils sont impartiaux, puisqu’ils désarment ceux qui détenaient des armes. Le problème a été créé par les Seleka qui sont arrivés au pouvoir avec les armes et qui ont écrasé la population. C’était normal de commencer par les Seleka.

 

Autre contingent sur la sellette, celui des Tchadiens. D’après le chef du contingent burundais en Centrafrique, le colonel Akizimana, il y a eu lundi 23 décembre une fusillade entre ses hommes et les soldats tchadiens. Ces soldats tchadiens, sont-ils impartiaux, ou pas ?

 

La République centrafricaine et le Tchad ont plus de 1 000 kilomètres de frontières. Les populations ont toujours vécu en symbiose. On s’appelle même d’ailleurs « des cousins ». Donc, il n’y a jamais eu de problème entre les Centrafricains et les Tchadiens. Si, maintenant, au sein du contingent tchadien il y a des brebis galeuses, ces brebis galeuses doivent être traitées ainsi par les instantes compétentes, c'est-à-dire la Misca.

 

Que pensez-vous de vos compatriotes qui demandent le retrait les soldats tchadiens de Centrafrique ?

 

Vous savez, c’est un peuple qui vit un certain ressentiment, dû à une histoire avec l’armée ou, tout au moins, avec une partie des militaires tchadiens qui date de plusieurs années. Là-dedans, il y a du vrai, et il y a des choses qui sont certainement exagérées. Je pense qu’il ne m’appartient pas, à moi, de demander le retrait des soldats tchadiens. En revanche, je pense que tous les soldats qui viennent dans ce type d’opérations et qui n’ont pas un comportement impartial doivent être retirés.

 

Le redéploiement de ces soldats tchadiens de la Misca vers le nord de la Centrafrique ne serait-il pas une solution ?

 

La solution, l’unique, c’est que toutes les forces qui viennent pour désarmer les Centrafricains se comportent de manière professionnelle et impartiale, que ce soit à Bangui ou en province. S’il y a quelques brebis galeuses parmi les militaires tchadiens, si ces brebis galeuses ne sont pas retirées et si elles ont le même comportement dans le nord, ça produit le même effet.

La présence au sein de la Misca de contingents des pays limitrophes de votre pays - des Tchadiens, des Congolais-Brazzaville, des Congolais-Kinshasa, des Camerounais - ne pose-t-elle pas un vrai problème ?

 

Nous sommes membres de la Cemac et de la CEEAC. Ces pays ont toujours été à nos côtés. Pas seulement militairement. Souvent financièrement, d’ailleurs, ces dernières années. Et donc, aujourd’hui, à cause des problèmes que nous avons créés nous-mêmes, ces pays viennent nous aider. Nous n’avons pas à nous en plaindre !

 

Il y a également le problème de tous vos compatriotes, qui ne sont même plus chez eux en ce moment...

 

Ça c’est désastreux. Ça a commencé par les provinces : Bossangoa, Boka... Toutes ces populations, qui sont à l’archevêché ou ailleurs, qui ne sont plus rentrées chez elles depuis plusieurs mois, parce qu’elles ont peur d’y repartir et d’être assassinées.

 

Depuis le 5 décembre à Bangui, on signale qu’il y a déjà plus de 300 000 personnes dehors, qui vivent affamées, dans le froid la nuit, dans la chaleur le jour. Dans une promiscuité qui peut amener des épidémies. C’est invivable à l’intérieur d’une capitale. Il faut absolument que ces personnes rentrent chez elles ! Vous savez, on vient de passer Noël et ces fêtes dans tous les pays du monde… En Centrafrique ça a été un jour de malheur !

 

Dimanche, un conseiller du numéro un, Michel Djotodia, a menacé de faire sécession dans le nord de votre pays, avec tous les musulmans de Centrafrique. Prenez-vous cette menace au sérieux ?

 

J’espère qu’il ne s’exprimait pas en tant que conseiller de Monsieur Djotodia ! Parce qu'un Centrafricain qui aime son pays ne peut même pas imaginer ce type de solution !

 

Michel Djotodia a dénoncé les propos en question. Mais si les Seleka se replient dans le fief du nord-est, est-ce qu’il n’y aura pas une sécession de facto ?

 

Les Seleka sont essentiellement des mercenaires. C’est peut-être 2 ou 3 000 Centrafricains et plus de 20 000 mercenaires. Ce n’est pas dans le nord centrafricain qu’ils doivent se replier. Ils doivent sortir du pays et rentrer chez eux !

 

Les Centrafricains qui ont pris l’initiative de créer ce mouvement de rébellion l'ont fait parce que leur région avait été négligée pendant plusieurs années. C’est une revendication légitime, que l’Etat doit prendre en compte.

 

J’en appelle au chef d’Etat de transition, qui est garant de l’unité nationale et qui est, lui, Centrafricain. Il ne faut pas, parce que des mercenaires l’ont accompagné au pouvoir, qu’il se sente solidaire de ces derniers. Il est Centrafricain, il doit être solidaire de tous les Centrafricains, musulmans comme chrétiens. Il est temps que nous puissions penser à l’unité nationale qui était chère à notre premier président, le président Boganda.

Invité Afrique du jour sur RFI : Anicet Dologuélé
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:22

 

 

 

 

 

 

RFI   jeudi 26 décembre 2013 à 17:08

 

Depuis trois semaines, les Français sont engagés en RCA et les tensions sont loin d’être apaisées. Six soldats tchadiens sont morts après des échanges de tirs avec des miliciens « anti-balaka ». La France a-t-elle les moyens d’intervenir ? Sa présence est-elle justifiée ? Le général Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de guerre, professeur associé à Sciences Po, soutient l'intervention française.

 

RFI : Quel premier bilan peut-on tirer de la mission Sangaris en République centrafricaine, où sont engagés 1 600 soldats français ?

 

Vincent Desportes : La situation est évidemment loin de celle que la France espérait en envoyant son contingent. Donc, je crois que nous sommes dans la réalité de la guerre aujourd’hui. Ce type de mission d’interposition entre deux forces, au milieu de ce qu’on doit bien appeler une guerre civile, est la mission la plus délicate, la plus difficile que peut avoir à conduire une force. Cette situation n’est pas étonnante.

 

Il y a des pics de violence comme celui de mercredi, il y en aura encore. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes là pour longtemps. La difficulté, c’est qu’il n’y a que 1 600 soldats français et que la force africaine sur laquelle nous comptions est très loin, évidemment, d’avoir la cohérence opérationnelle qui lui permettrait de travailler côte à côte avec les Français pour stabiliser la ville. Donc, il y a une difficulté, et nous devrons très probablement aller vers un renforcement rapide et important des forces françaises.

 

RFI : Vous dites que c’est une mission compliquée. Pour quelle raison ?

 

C’est une mission très compliquée, beaucoup plus compliquée que celle du Mali. Au Mali, les forces armées françaises avaient la mission simple, ou au moins claire, de détruire un adversaire parfaitement identifié et identifiable. Là, la situation est très différente. Il s’agit de s’interposer entre des factions. Donc, nous n’avons pas à détruire, nous n’avons pas d’adversaire. Le seul adversaire, ce sont les désordres et les massacres.

 

Donc, les forces armées françaises ne peuvent pas utiliser tous les moyens - de feu en particulier - pour parvenir à leurs fins. Elles doivent rester à un niveau d’emploi de la force le plus bas possible et surtout - et surtout ! - ne pas prendre parti, être une force d’interposition impartiale, ce qui évidemment est très compliqué, on le voit bien, les « anti-balaka » estimant que quand on les désarme, on prend fait et cause pour les ex-Seleka et réciproquement.

 

David Assouline, le porte-parole du PS, a réaffirmé la nécessité de l’intervention française, qui n’est pas facile, mais qui relève selon lui du devoir de la France. Vous êtes d'accord ?

 

Absolument. La France a eu raison d’intervenir. Et ce n’est pas parce que la situation est difficile qu’il ne faut pas la poursuivre. La France, de toute façon, n’a pas le choix de repartir, évidemment. Mais par contre, elle doit intervenir plus rapidement, plus massivement. Vous savez, c’est l’affaire du feu ; si vous avez un verre d’eau pour éteindre un feu, le feu se propage. Donc, aujourd’hui, il faut y aller franchement pour arriver à rétablir rapidement la situation. C’est une mission qui était nécessaire et la France a bien fait d’y aller.

 

Par contre, il y a une contradiction entre les moyens militaires de la France, entre la politique militaire de la France et sa politique interventionniste. Interventionniste à juste titre, que ce soit au Mali ou en Centrafrique. Mais la dernière loi de programmation militaire qui a été votée la semaine dernière par le Parlement organise véritablement la dégradation de ces forces conventionnelles et terrestres en particulier, dont la politique étrangère de la France a besoin.

 

Sur le terrain, comment se passe le travail avec la force africaine ? On a vu qu’il y avait des affrontements réguliers au sein de la Misca...

 

Cela se passe évidemment de manière tout à fait difficile. Les Français ne sont pas là pour faire régner l’ordre au sein de Misca. Evidemment, l’ordre devrait régner naturellement.

 

Les Français ont plusieurs missions dans cette affaire-là. Ils doivent d’abord impérativement tenir l’aéroport de M’Poko, qui est le cordon ombilical entre la force française et la métropole, et par où peuvent venir les renforts. Donc, tenir cet aéroport, c’est déjà beaucoup de centaines d’hommes.

 

Ensuite, on le sait, une partie de la force a été envoyée dans le nord-ouest pour essayer de régler la situation dans cette partie du pays. Donc il ne reste, hélas, que quelques centaines d’hommes qui sécurisent les principaux axes allant vers l’aéroport et qui très probablement continuent leur travail de désarmement, mais dans des conditions très difficiles puisqu’on a vu que les uns et les autres commençaient à prendre parti contre la force française.

 

C’est pour ça qu’il faut agir vite, de manière résolue. C’est dans l’intérêt des Centrafricains et aussi dans l’intérêt de la France, puisque la France est là pour défendre ses propres intérêts sécuritaires également.

 

Mission Sangaris : pour le général Desportes, «il faut agir vite» en Centrafrique (RFI)
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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 22:58

 

 

 

 

 


http://lci.tf1.fr  le 26 décembre 2013 à 20h46, mis à jour le 26 décembre 2013 à 20h51

 

Les violences de ces 2 derniers jours à Bangui ont provoqué la mort d'une quarantaine de personnes, a indiqué ce jeudi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

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Une quarantaine de corps ont été retrouvés depuis mercredi à Bangui par la Croix-Rouge centrafricaine, a indiqué jeudi un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). "Une quarantaine de corps ont pour l'instant été ramassés et des premiers soins ont été apportés à une soixantaine de blessés", a déclaré le porte-parole David Pierre Marquet. Bangui a connu mercredi une nouvelle journée d'affrontements violents.

 
Par ailleurs, "une soixantaine" de corps ont également été retrouvés le 23 décembre dans la capitale centrafricaine, a-t-il précisé. La Croix-Rouge centrafricaine ramasse les corps et les amène à la morgue de l'hôpital communautaire de la capitale centrafricaine. David Pierre Marquet a également indiqué que le CICR ne disposait pas encore d'un bilan complet des morts recensés depuis le début des violences le 5 décembre. "On en saura plus demain (vendredi) car il y a un couvre-feu maintenant et personne ne sort, pas même les secours", a expliqué le porte-parole.

 
D'importants déplacements de population

 
"Il y a deux quartiers sensibles: Boy-Rabe et St-Jean de Galabadja", a-t-il dit. Toute la journée de mercredi et dans la soirée, des tirs d'origine indéterminée ont semé la panique dans les quartiers nord de la capitale centrafricaine puis près de l'aéroport, sécurisé par les Français et où stationnent les hommes de Sangaris et les contingents de la force africaine (Misca).

 
L'origine de ces violences restait largement inexpliquées jeudi, des habitants parlant d'une attaque de miliciens "anti-balaka" (milices chrétiennes d'auto-défense) sur des éléments du contingent tchadien, qui ont perdu cinq hommes. L'armée française n'a donné aucune explication. Ces violences ont provoqué d'importants déplacements de population, selon l'ONU. "Un problème majeur est l'hygiène, avec les diarrhées. Un énorme travail est fait au niveau de l'hygiène, y compris la construction de latrines pour les déplacés", a souligné M. Marquet.

 

 

Centrafrique : découverte d'une quarantaine de corps à Bangui

 

 

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

 

La Croix-Rouge centrafricaine a par ailleurs déclaré que "les premiers soins ont été apportés à une soixantaine de blessés".

 

L'armée française, au lendemain d'une nouvelle journée de chaos sanglant à Bangui qui a fait au moins 40 morts, a sécurisé jeudi deux quartiers de la capitale centrafricaine, alors que l'archevêque et l'imam de la ville ont demandé l'envoi "de toute urgence" de Casques bleus. "Une quarantaine de corps ont pour l'instant été ramassés et des premiers soins ont été apportés à une trentaine de blessés", a indiqué jeudi à l'AFP à Genève un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), David Pierre Marquet.

 

Par ailleurs, "une soixantaine" de corps ont également été retrouvés lundi 23 décembre dans la capitale centrafricaine, a-t-il précisé. La Croix-Rouge centrafricaine ramasse les corps et les amène à la morgue de l'hôpital communautaire de la capitale centrafricaine. Le CICR ne dispose pas encore d'un bilan complet des morts recensés depuis le début des violences le 5 décembre. Certaines estimations font état d'un millier de personnes tuées à Bangui et en province, dans les attaques des milices "anti-balaka" (anti-machette, en langue sango) et dans les représailles de la Séléka (ex-rébellion) contre la population.

 

Les soldats de l'opération Sangaris se sont déployés jeudi à l'aube pour sécuriser les quartiers de Gobongo, proche de l'aéroport dans le nord de Bangui, et à Pabongo, un quartier sud. "Le but est de dissuader", a expliqué l'un des patrons de l'opération Sangaris, le lieutenant-colonel Sébastien Pelissier. "Ce déploiement appuyé" est une opération "ponctuelle" qui mobilise environ 600 hommes, selon l'officier, avec une "concentration des efforts sur les quartiers qui ont subi le plus de violences ces derniers jours".

 

Des tirs sèment la panique

 

Toute la journée de mercredi et dans la soirée, des tirs d'origine indéterminée avaient semé la panique dans les quartiers nord puis près de l'aéroport, sécurisé par les Français et où stationnent les hommes de Sangaris et les contingents de la force africaine (Misca). L'origine de ces violences restait largement inexpliquées jeudi, des habitants parlant d'une attaque de miliciens "anti-balaka" contre des éléments du contingent tchadien. L'armée française n'a donné aucune explication sur ces incidents. Cinq soldats tchadiens ont également été tués pendant ces affrontements, a indiqué la Misca.

Centrafrique : une quarantaine de corps retrouvés à Bangui depuis mercredi
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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 22:55

 

 

 

 

 

 

Bangui, le 26 décembre 2013Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et chef de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le Général Jean-Marie Michel Mokoko, condamne l’attaque perpétrée, hier, à Bangui, par des éléments armés non identifiés, contre des membres du contingent tchadien de la MISCA qui étaient en patrouille dans le cadre de leur mandat de restauration de la sécurité et de protection des populations civiles. Cette attaque a causé la mort de six soldats, cependant que quinze autres étaient blessés.

 

Le Représentant spécial tient à réaffirmer la détermination de la MISCA à mettre en œuvre son mandat, notamment en ce qui concerne la protection des populations civiles. Il souligne que les actes de provocation perpétrés par des éléments cherchant à saper les efforts de restauration de la paix et de la sécurité et de promotion de la réconciliation entre tous les Centrafricains ne sauraient entamer cette détermination, pas plus  qu’ils ne pourraient affaiblir la cohésion et la solidarité entre les personnels de la Mission.

 

 Le Représentant spécial présente ses condoléances aux familles des soldats morts, ainsi qu’au Gouvernement du Tchad, et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

 

Pour plus d’informations, prière de contacter:

 

M.Eloi Yao, Porte-parole de la MISCA, Bangui,

 

Tel: (+236) 70 07 41 28

 

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Le Représentant spécial de l’Union africaine en RCA et Chef de la MISCA condamne les attaques perpétrées contre la Mission
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