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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 18:42

 

 

 

 

 

http://lci.tf1.fr/  par Alexandra Guillet  le 17 janvier 2014 à 13h47, mis à jour le 17 janvier 2014 à 13h58.

 

Le quai d'Orsay a pris vendredi un arrêté suspendant les procédures d'adoption des enfants centrafricains. Motif : la situation actuelle sur place ne permet de garantir suffisamment qu'il en va "de l'intérêt supérieur de l'enfant".

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43 adoptions en 2012, 66 en 2013... La Centrafrique est devenue ces dernières années le premier pays d'adoption pour la France sur le continent africain. Vendredi, le ministère des affaires étrangères a décidé de mettre un coup d'arrêt immédiat à ces adoptions. "Les procédures d'adoption internationale par toute personne résidant en France ou ressortissant français résidant à l'étranger concernant des enfants de nationalité centrafricaine résidant en République centrafricaine sont suspendues jusqu'à nouvel ordre", indique l'arrêté. 

 
Interrogé par MYTF1News, le quai d'Orsay explique que cette décision a été prise en raison "du climat qui a changé sur place". "La RCA connaît une crise sans précédent. Les conditions politiques, administratives et sécuritaires ne permettent plus de garantir le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant et de la famille adoptante", précise le ministère. En clair, les autorités craignent de ne pas pouvoir s'assurer de toutes les garanties quant à l'origine et à l'adoptabilité des enfants, dont beaucoup sont actuellement déplacés et séparés momentanément de leurs parents. Si la mesure est immédiate, elle reste provisoire, précise le ministère, le temps que la situation se stabilise dans ce pays.

 

Les procédures en cours sont maintenues

 
Le quai d'Orsay précise que cette suspension des adoptions s'applique "à compter de l'entrée en vigueur de l'arrêté". "Toutes les procédures déjà entamées restent valides et nos services et ceux de notre ambassade à Bangui seront là pour épauler les parents en train d'adopter", précise-t-on à MYTF1News. 

   
L'Onu a averti jeudi que toutes les conditions étaient réunies pour un génocide en Centrafrique et appelé à une stabilisation politique à Bangui, secoué par des tueries à répétition, où le Parlement élira lundi un nouveau président.

La France suspend les adoptions d'enfants de nationalité centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 18:38

 

 

 

 

 

AFP 17 JANVIER 2014 À 16:43 (MIS À JOUR : 17 JANVIER 2014 À 16:43)

 

La capitale centrafricaine Bangui a renoué vendredi avec la vie politique, préparant l’élection lundi du nouveau président de transition d’un pays à la dérive où les violences baissent mais persistent.

 

Le président français François Hollande a jugé que la situation en Centrafrique s’améliorait lentement.

 

«Depuis un mois, il n’y a pas un arrêt de tous les combats, mais une forme d’apaisement, avec l’accès de l’aide humanitaire, et une amélioration encore trop fragile de la situation sécuritaire», a-t-il déclaré à Paris.

 

Plus de 1.600 soldats français sont déployés depuis plus d’un mois en Centrafrique, sous mandat de l’ONU, pour tenter de stabiliser le pays en proie aux tueries.

 

A Sibut (160 km au nord de Bangui), des habitants fuyant la ville ont témoigné de violences et parlé de nombreux morts. Un responsable de la force africaine de maintien de la paix (Misca) a confirmé que «depuis trois ou quatre jours, il y a des affrontements à Sibut entre Séléka et anti-balaka», sans pouvoir donner un bilan.

 

Un officier français a également dit «avoir connaissance d’affrontements à Sibut», sans donner plus de détails. Ni la Misca ni les Français ne sont présents à Sibut, mais selon cette source, «on reste très attentif à ce qui se passe en province et on ne reste pas inactifs».

 

A Bangui aussi, le feu couve toujours. Quadrillée par les forces internationales, la capitale présente chaque jour un peu plus une trompeuse apparence de normalité - comme au PK-12 vendredi matin, après une nouvelle bouffée de violences meurtrières la veille qui avait fait au moins sept morts.

 

La moitié des 800.000 habitants de la capitale vivent entassés dans des camps insalubres, refusant de rentrer chez eux.

 

Dans le centre de Bangui, des centaines de jeunes ont manifesté leur soutien à un candidat au siège présidentiel, Emile Gros Raymond Nakombo, un homme d’affaires candidat malheureux au scrutin présidentiel de 2011.

 

«C’est un des rares hommes politiques qui vit sur place et (qui) a refusé d’intégrer la Séléka», le mouvement ayant porté au pouvoir en mars 2013 Michel Djotodia, expliquait l’un des manifestants, Junior Kowes.

 

Le président Djotodia a été contraint au départ le 11 janvier par les dirigeants d’Afrique centrale - soutenus par la France - excédés par son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses.

 

Chargé d’arrêter l’implosion du pays, le nouveau président de transition doit être élu lundi par le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire).

 

Le CNT a fixé des critères draconiens d’éligibilité excluant beaucoup de monde: les responsables politiques sous la présidence Djotodia, les chefs de partis, les militaires d’active, et les membres d’une milice ou d’une rébellion armée sur ces 20 dernières années.

 

Il n’y a «plus d’Etat»

 

La clôture des candidatures est fixée à samedi 10H00 (09H00 GMT). Le CNT examinera ensuite les dossiers et annoncera les candidats dimanche, pour une élection lundi.

 

Les partenaires occidentaux et africains de Bangui veulent «un président technique», selon un diplomate occidental. Et il devra agir en urgence.

 

«Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie, les éléments sont là pour un génocide. Cela ne fait pas de doute», a affirmé jeudi le chef des opérations humanitaires de l’ONU, John Ging, de retour d’une mission en Centrafrique: «Les gens ont peur des autres communautés».

 

Bossangoa, à 250 km au nord-ouest de Bangui, en est un exemple.

 

Les violences interreligieuses à grande échelle y avaient débuté en septembre. Aujourd’hui, Bossangoa est une ville de déplacés qui vivent dans deux camps: les chrétiens d’un côté, rassemblés près de l’église, les musulmans de l’autre, près de l’école Liberté. Au total, près de 35.000 personnes, soit la quasi-totalité des habitants.

 

Il n’y a «plus d’Etat, plus d’administration», résume l’évêque de la ville, Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia.

 

Aucune attaque meurtrière n’a été signalée depuis deux semaines, mais la peur est toujours là et les déplacés ne retournent pas chez eux.

 

Sur les 4,6 millions de Centrafricains, environ un million ont été chassés de chez eux par les violences et la moitié de la population est directement touchée par la crise, selon des sources humanitaires.

Centrafrique: Bangui renoue avec la politique avant l’élection d’un président
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Centrafrique-Presse.com
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 17:47

 

 

 

 

 

 

RFI vendredi 17 janvier 2014 à 15:36

 

Des Casques bleus francophones dans les pays francophones. C'est l'objectif de Abdou Diouf. Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie a annoncé le 14 janvier à Paris que l'OIF va mettre en place un "Réseau d'expertise et de formation francophone pour les opérations de paix". A ses côtés, le Français Hervé Ladsous, secrétaire général-adjoint de l'ONU chargé des Opérations de maintien de la paix. Entretien avec le chef des Casques bleus parle aussi de la Centrafrique, du Congo-Kinshasa et de la Côte d'Ivoire.

 

RFI Vos Casques bleus seraient-ils plus efficaces s’ils parlaient tous français?


Hervé Ladous : Il y a une nécessité de francophonie parmi les Casques bleus. Tout simplement parce que plus de la moitié de nos effectifs sont déployés dans des pays francophones, depuis la Côte d’Ivoire jusqu’au Mali, en passant peut-être demain par la Centrafrique.

 

Le Français peut-il être un multiplicateur de force ?


C’est d’abord une question d’efficacité. Quand on opère dans des pays où le Français est prédominant, qu’on soit militaire, policier ou a fortiori spécialiste de tel ou tel volet des affaires civiles, l’interaction avec la population locale est nécessaire. Nous avons à peu près un tiers de nos personnels qui sont francophones. Mais la très grande majorité de ces personnes francophones sont africaines. Ce qui signifie qu’il faut aussi que les pays francophones non africains fassent eux-mêmes un effort.

 

Vous pensez aux Suisses, aux Belges, aux Canadiens ?


Oui. Je pense aussi par exemple aux Cambodgiens, qui sont en train de déployer une unité de génie civil dans l’entretien des pistes d’aéroport. Ils vont se déployer au Mali dans les prochains jours... Et je crois que c’est une indication de ce qu’il faut faire.

 

Ne faut-il pas aussi apprendre le français, peut-être, à des officiers ou sous-officiers du Bangladesh et du Pakistan ?


Le chef d’état-major général des armées bangladaises, passant me voir il y a quelques mois à New York, m’a annoncé fièrement qu’il créait à Dakar un institut pour enseigner le français à ses officiers, qui sont destinés à être déployés dans ces pays-là.


Le Conseil de sécurité s’est décidé à envoyer très vite des Casques bleus au Sud-Soudan. En Centrafrique, le même Conseil de sécurité tergiverse. Est-ce qu’il n’y a pas deux poids, deux mesures ?

 

Non. Au Soudan du Sud, face à la crise qui s’est développée ces dernières semaines, il y a eu décision d’envoyer à peu près 50 % de troupes en plus. Nous sommes en train de déployer actuellement 5 500 soldats, pour l’essentiel prélevés sur des missions dans d’autres pays africains, ainsi qu’en Haïti. En Centrafrique, on est dans une situation très différente. Il y a d’abord l’opération Sangaris, montée par la France. Il y a peut-être la perspective d’une opération européenne, cela se discute en ce moment à Bruxelles. Enfin, et ce n’est pas la moindre, il y a l’opération Misca qui a été montée par la Communauté économique d’Afrique centrale, devenue une opération de l’Union africaine mi-décembre. Et donc, la question se pose, à terme, de savoir si elle pourrait devenir une opération des Nations unies. Le Conseil de sécurité aura à en décider dès qu’il sera possible.

 

Les Casques bleus à Bangui d’ici trois mois ?

 

Je ne me prononcerai pas sur une date, car c’est l’un des points dont nous discutons avec nos collègues et nos amis africains. Mais je pense que le sujet est clairement dans l’air du temps et il va falloir qu’on poursuive les discussions là-dessus.

 

En tout cas, vous y êtes favorable ?


Oui. Je pense que tout en reconnaissant la contribution tout à fait importante des pays africains, c’est quelque chose sur quoi nous devons clairement travailler la main dans la main, comme nous l’avons fait d’ailleurs l'an dernier au Mali.

 

La Misca est utile, mais pas suffisante ?


On peut dire ça comme ça. Les Nations unies, quand il s’agit de gérer des processus de démobilisation, de réintégration des combattants et de la réforme du secteur de la sécurité - ce sont des sujets lourds, complexes -, nous avons pas mal d’expérience dans ce domaine.

 

Dans l’est du Congo-Kinshasa, vous craignez une résurgence de la rébellion du M-23. D’après vos informations, une offensive est-elle en préparation ?


Non. Le M-23, d’abord, a reconnu sa défaite. Il a signé les accords de Kampala.

 

Oui, mais le chef de la Monusco dit qu’il craint une résurgence.


Il y a des éléments qui sont toujours dans la nature. J’ai été moi-même au Congo début décembre, j’ai été en particulier à Pinga dans le Nord-Kivu. Le Conseil de sécurité nous a demandé – c’était la résolution du mois de mars dernier – d’empêcher la progression des groupes armés, de les neutraliser et de les désarmer. C’est une tâche qui est en cours, avec notamment la brigade d’intervention que le Conseil de sécurité nous a autorisé à créer au printemps dernier.

 

Le mois dernier, des experts de l’ONU sur le Congo ont dénoncé le soutien constant du Rwanda aux rebelles du M-23. Ils ont même évoqué ces chars rwandais qui ont tiré en territoire congolais au mois d’août dernier. Est-ce que ce soutien continue ?


Il faut voir. Nous sommes dans un processus. Il y aura, fin janvier, à Addis-Abeba, en marge du Sommet de l’Union africaine, une réunion de suivi et je pense que tout ceci sera discuté.

 

Au Congo Kinshasa, plus de 90 % de vos quelque 20 000 Casques bleus sont déployés dans l’Est. Mais au vu du renforcement des sécessionnistes des Bakata Katanga, au sud, autour de Lubumbashi, ne faut-il pas redéployer une partie de vos troupes ?


Pour le moment, la priorité, c’est vrai, c’était les Kivu. Mais nous suivons évidemment l’ensemble de ces questions. Et s’il faut, à un stade quelconque, redéployer une partie vers le Katanga, nous le ferons, évidemment en rappelant que nous sommes en appui des forces armées congolaises.

 

En Côte d’Ivoire, voilà bientôt trois ans que la crise postélectorale est terminée. Les 10 000 Casques bleus de l’Onuci doivent-ils encore rester ?

 

Nous sommes en train de les réduire progressivement. Beaucoup a été fait en Côte d’Ivoire, y compris par le gouvernement ivoirien, pour ramener la loi et l’ordre. Il y a encore des progrès à faire, notamment pour désarmer et surtout recaser les ex-combattants. Mais avec les chiffres de croissance économique qui sont flatteurs, et avec un retour de l’ordre essentiellement, il y a à terme à imaginer qu’effectivement, le « job » aura été fait et que les Casques bleus pourront rentrer chez eux.

 

D’ici combien de temps ?


A l’ouverture du prochain cycle électoral, à l’automne 2015, ce pourrait être le moment pour envisager des décisions importantes. Si tout se passe bien, comme nous l’espérons tous.

 

Hervé Ladsous: «Il faut travailler à une intervention de l'ONU en Centrafrique» (RFI)
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Centrafrique-Presse.com
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 17:32

 

 

 

Centrafrique : Vingt personnes tuées dans l'ouest du pays

 

Centrafrique - 07h38 http://www.ouest-france.fr/

 

L'attaque d'un convoi de musulmans par les membres d'une milice chrétienne "anti-balaka" a fait une vingtaine de morts jeudi près de Bouar.

 

Les musulmans parmi lesquels se trouvaient beaucoup de femmes et d'enfants fuyaient Bohong, une localité voisine (à l'ouest de la Centrafrique), attaquée par des miliciens.

 

"Il y avait une vingtaine de corps sans vie répandus ça et là sur la route. Certains ont été tués par balles, d'autres à coups de machette", témoigne Achille Yakende, un commerçant qui se rendait à Bouar à moto. 

 

Les "anti-balaka" ont l'intention de défiler ce vendredi à Bangui pour dénoncer le projet de désignation d'un nouveau président intérimaire après la démission la semaine dernière de Michel Djotodia, arrivé au pouvoir à la suite d'un coup d'Etat de la Séléka en mars 2013.

 

 

Centrafrique : la France appuyée par l'Estonie d'ici fin février

 

avec AFP  le 16 janvier 2014 à 14h24, mis à jour le 16 janvier 2014 à 14h29.

 

L'Estonie est le premier pays européen à annoncer officiellement l'envoi d'un contingent sur place -en l'occurrence 55 hommes- pour aider, symboliquement et donc diplomatiquement, la France.

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Evidemment, le nombre de soldats concernés -55- est faible et ne permettra donc qu'une aide limitée. Qu'importe puisqu'il s'agit de montrer symboliquement que la France n'est pas le seul pays non-africain à intervenir en Centrafrique, comme François Hollande le demandait à ses partenaires  depuis début décembre.

 

Vendredi, c'est donc finalement l'Estonie qui a été la première à répondre concrètement à l'appel du chef de l'Etat en annonçant sa participation à la future mission européenne pour soutenir les interventions en Afrique. Leur première affectation sera évidemment la Centrafrique. "L'intervention de la France en Centrafrique a contribué à éviter une catastrophe humanitaire dans ce pays",  explique le Premier ministre Andrus Ansip. 

 
Cette décision doit cependant encore être soumise au Parlement la semaine prochaine. Même si la réponse positive ne fait aucun doute, cela rallongera les délais.  "L'unité estonienne pourra être envoyée en Afrique à la fin février au plus tôt", explique Andrus Ansip. Elle pourrait rester en Afrique jusqu'à quatre mois.

 

Par ailleurs, l'Onu a averti une nouvelle fois que les éléments étaient réunis pour qu'il y ait un génocide en Centrafrique.

 

 

 

Centrafrique: à peine 300 à 400 soldats européens pour soutenir les Français

 

Mis à jour le vendredi 17 janvier 2014 à 17h08

 

Les ministres européens des Affaires étrangères devraient donner lundi leur aval au lancement d'une mission militaire de l'Union européenne forte de quelques centaines d'hommes en Centrafrique pour renforcer temporairement les efforts français et de l'Union africaine (UA), ont indiqué vendredi des responsables européens.

 

Ils devraient, lors de leur réunion mensuelle à Bruxelles, prendre la "décision politique" en faveur d'un "engagement général" pour une mission de la politique commune de sécurité et de défense (PESD), a indiqué un de ces responsables sous le couvert de l'anonymat. A moins que les Britanniques ne s'y opposent, a toutefois prévenu un diplomate, notant "le peu d'enthousiasme" manifesté jusqu'à présent par les Européens pour une telle mission, réclamée par la France pour venir en appui de son opération Sangaris.

 

Les effectifs de la mission européenne resteront toutefois modestes, de l'ordre de 400 à 600 soldats, et leur déploiement n'interviendra pas avant la fin février au plus tôt pour une durée de quatre à six mois, dans l'attente d'un renforcement de la force de l'Union africaine (Misca). Celle-ci peine à mettre en place son dispositif composé actuellement de 4.400 soldats, dont les deux tiers dans la capitale. L'objectif de l'UA est de la porter à 6000 hommes fin février. La France dispose quant à elle de 1600 hommes en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris.


Belga

Centrafrique : la France appuyée par l'Estonie d'ici fin février
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Centrafrique-Presse.com
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 16:40

 

 

 

 

http://www.slateafrique.com/  17/01/2014 à 16:05

 

Le pays a besoin d'un nouveau président. Mais dans le contexte actuel, cela équivaut à chercher une aiguille dans une botte de foin.

 

Depuis la démission du tandem Djotodia-Tiangaye, le 10 janvier, la RCA est en quête d’une nouvelle «race» d’hommes et de femmes, aux qualités morales exceptionnelles, prêts à se sacrifier en vue de faire renaître leur pays. Ainsi, des critères d’éligibilité, pour élire le nouveau chef de l'Etat en vue d’assurer la nouvelle transition, ont été clairement établis: intégrité, indépendance intellectuelle, compétence, refus absolu de la violence armée, etc.

 

Comme on le voit, le prochain président ou la prochaine présidente de la nouvelle transition, doit être un homme ou une femme doté d’une vision noble et profonde, armé d’une puissante vocation politique pour barrer définitivement la route au chaos, à l’anarchie et à la guerre. Cela dit, ces critères d’éligibilité sont beaux à entendre. Mais, concrètement, comment réussira-t-on à leur donner corps?

 

Un politicien hors pair

 

Certes, après Djotodia et la Séléka qui avaient fait de la RCA un objet d’effroi et de dégoût en la menant à une catastrophe politique sans précédent, on ne peut, désormais, occulter «les dimensions morale et éthique» dans la désignation du futur président de la transition. Bien sûr, il faut éviter, de nouveau, à Bangui, l’arrivée au pouvoir de nouveaux médiocres animés par le désir d’amasser de gigantesques fortunes, et aussitôt recasés à l’étranger.

 

En d’autres termes, le peuple centrafricain doit en finir avec tout soutien à certains aventuriers qui portent en eux le chaos, la haine et la guerre. Oui, il doit se trouver des hommes nouveaux. Or, en vérité, la plupart des hommes nouveaux dans la vie politique de la RCA sont de vieux briscards. Pourtant, il faut bel et bien trouver quelqu’un pour diriger l’Etat centrafricain, sans occulter le critère moral, vertueux. Cela dit, la RCA peut se trouver un homme vertueux, mais qui pourrait se révéler politiquement incompétent.

 

Il faut éviter le syndrome Cheickh Modibo Diarra. Considéré à l’époque, au Mali, comme un homme intègre issu de la diaspora, à l’épreuve des faits, il s’est révélé un piètre politicien, ne maîtrisant aucunement le terrain. Du début à la fin, l’illustre chercheur de la Nasa n’a jamais réussi à asseoir, encore moins à affirmer son autorité sur la vie politique malienne. Bref, il a incarné jusqu’au bout un pouvoir fantomal.

 

Apprendre de ses erreurs

 

A l’heure actuelle, la RCA se trouve confrontée à un vertigineux processus de peurs et de tourments. Le pays sort d’infinies souffrances, d’humiliations et de blessures de toutes sortes. Pire, certains Centrafricains restent encore possédés par un irrépressible désir de vengeance. C’est pourquoi, il faut éviter que ce moment d’union et de communion, marqué par la désignation du chef d’Etat de la transition, ne se transforme, à l’arrivée, en un grand moment de division et d’intolérance entre Centrafricains. Malgré la «destruction» des valeurs fondatrices de la modernité politique, le peuple centrafricain a toujours foi en «la démocratie».

 

Et, le pays ne peut parvenir à une maturité historique et politique qu’en tirant des leçons de ses échecs passés. Décidément, avec les exigeants critères d’éligibilité du futur dirigeant de la transition, commence, pour la RCA, un très long et douloureux chemin de croix. Pourra-t-elle trouver l’Homme providentiel tel qu’elle le perçoit dans son imaginaire ?

 

Abdoulaye Barro

 

Cet article a d'abord été publié dans Le pays

Lu pour vous : Un président pour la Centrafrique? Autant chercher une aiguille dans une botte de foin
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Centrafrique-Presse.com
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 16:03

 

 

 

 

 

AFP- Publié le 

 

 

Un clairon de la fanfare municipale gît dans un lavabo. Il n'y a plus une vitre aux fenêtres, des papiers administratifs jonchent le sol de la cour. La mairie de Bossangoa, à 250km au nord-ouest de Bangui, résume cruellement la situation de la ville.

 

"8 septembre 2011, c'est la journée de l'alphabétisation", proclame une affiche encore collée sur un mur. Une enveloppe libellée à l'adresse de "Monsieur le directeur général de l'administration" traîne sur un bureau. Autant de reliques d'une époque "normale", avant que tout s'évanouisse dans un tourbillon de violences et de peurs.

 

A Bossangoa, où les violences intercommunautaires à grande échelle ont commencé en septembre, il n'y a plus rien.

 

"Plus d'Etat, plus d'administration, plus de juge, personne", résume l'évêque de la ville, Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia.

 

Le préfet, le sous-préfet, le maire, sont partis. Il reste bien une dizaine de gendarmes et de policiers, mais ils ont peur, et ne peuvent rien contre les pillards et bandits qui terrorisent la ville. "De toute façon, il n'y a plus de geôles", dit l'évêque.

 

Bossangoa est une ville de déplacés. Les habitants vivent dans deux camps: les chrétiens d'un côté, rassemblés près de l'église, les musulmans de l'autre, près de l'école Liberté. Au total, près de 35.000 personnes, soit la quasi-totalité de la population de Bossangoa.

 

Entre eux, la méfiance, et le cercle vicieux des "rumeurs qui nourrissent la peur et entraînent le conflit", déplore le général Francisco Soriano, chef de l'opération militaire française Sangaris en Centrafrique, en visite jeudi à Bossangoa.

 

Depuis début décembre, une centaine de soldats français sont basés dans l'ancienne usine de coton de Bossangoa, et tout le monde s'accorde à dire que leur présence, ainsi que celle d'un contingent congolais de la Misca, la force africaine, ont largement contribué à apaiser la situation. "On est passé du rouge à l'orange", résume un officier français.

 

"Dans ma vie, je fais rien, rien, rien"

 

Les Séléka (les rebelles musulmans qui ont renversé en mars le président François Bozizé et régné en maîtres sur le pays pendant 10 mois) ont été cantonnés.

 

Les anti-balakas (milices chrétiennes) se sont faits plus discrets depuis quelques semaines. Aucune attaque meurtrière n'a été signalée depuis une quinzaine de jours.

 

Mais cela ne suffit pas à éteindre la peur, et les déplacés ne retournent pas chez eux.

 

"Je suis mal à l'aise, je n'ose pas rentrer. Les Séléka, les musulmans, ils savent se faufiler chez nous", explique Justin Andet, un homme de 48 ans dans le camp des déplacés chrétiens.

 

"Dans ma vie, maintenant, je fais rien, rien, rien", soupire ce cultivateur dont la plantation de manioc a été totalement détruite.

 

Depuis le début de la crise, l'évêque Aziagbia et l'imam Ismail Nafi tentent d'éteindre le feu et de réconcilier les deux communautés. A grand peine. "On a fait des réunions, entre nous, avec tout le monde. Mais à chaque fois les attaques ont continué", déplore l'imam.

 

Pourtant, Bossangoa "est plutôt bien lotie", comparé à la situation en brousse, constate Salima Mokrani, responsable d'Ocha, le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

 

"Dans la région, les populations ont fui leurs villages et vivent en brousse depuis quatre mois. Ils ont épuisé jusqu'à la dernière miette de subsistance. c'est un désastre", explique-t-elle.

 

Et alors que la Centrafrique devrait lundi avoir un nouveau président de transition, le général Soriano demande à ses troupes de rester "très vigilantes" pendant ces jours d'incertitude politique.

 

Les ex-militaires restés fidèles à François Bozizé --originaire de la région de Bossangoa--, sont toujours en embuscade, à une soixantaine de km au nord. "Ils ont des armes de guerre. Et on risque d'avoir des problèmes avec eux", confie une source militaire.

 

 

 

Centrafrique: à Bossangoa, "plus d'Etat, plus personne, que des déplacés"
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:55

 

 

 

 

 

 

Mardi soir, alors qu’ils patrouillaient dans les rues de Bangui, des hommes du 3e escadron du 1er RHP de Tarbes engagé en Centrafrique ont fait face à une situation exceptionnelle. Une femme s’est littéralement jetée devant un des véhicules blindés du peloton dirigé par l’adjudant Thierry. Les militaires ont stoppé à temps leur engin et répondu à l’appel au secours de la jeune femme. Celle-ci les a conduits auprès d’une amie, victime d’une crise de paludisme et sur le point d’accoucher. Les militaires ont découvert cette femme au bord de la route, en détresse. Ils ont demandé un soutien sanitaire qui n’a malheureusement pu arriver à temps.

 

Conséquence, l’adjudant et les deux brigadiers ont procédé eux-mêmes à l’accouchement de cette jeune femme, avec des moyens rudimentaires puisqu’ils ne disposaient que de leur trousse de secours. Les soldats bigourdans ont fait preuve d’un sang-froid sans faille et mené l’opération à son terme. La jeune maman a appelé son enfant Jérôme, le prénom du brigadier-chef qui a procédé à l’accouchement. La mère et son fils ont été conduits à l’hôpital de Bangui.

 

Le lendemain, les soldats du peloton sont retournés au chevet de la jeune femme pour constater son bel état de santé. «C’est dans des situations comme celles-ci qu’on se sent utile, a commenté le chef de corps du 1er RHP, le colonel Peltier. Ce sont des moments qui marquent un homme et en font sa fierté pour toute une vie.» Ironie du sort, l’adjudant Thierry, qui commandait le peloton, est devenu papa lors des premiers jours de l’engagement, alors qu’il se trouvait à 4.500km de Tarbes…

 

Andy Barréjot

Lu pour vous : Centrafrique : Les soldats du 1er RHP de Tarbes accouchent une femme malade dans la rue
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:36

 

 

 

 

 

Par Le Nouvel Observateur avec AFP le 17-01-2014 à 14h17 

 

La capitale centrafricaine Bangui a renoué vendredi 17 janvier avec la vie politique, préparant l'élection lundi du nouveau président de transition d'un pays à la dérive.

 

Dans le centre de Bangui, des centaines de jeunes manifestaient vendredi leur soutien à un des candidats au siège présidentiel, Emile Gros Raymond Nakombo, un homme d'affaires, candidat malheureux au scrutin présidentiel de 2011. "C'est un des rares hommes politiques qui vit sur place et (qui) a refusé d'intégrer la Séléka", mouvement qui a porté au pouvoir en mars 2013 Michel Djotodia, expliquait l'un des manifestants, Junior Kowes.

 

Le président Djotodia a été contraint au départ le 11 janvier par les dirigeants d'Afrique centrale - soutenus par la France - excédés par son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses. Le cortège qui voulait se rendre au parlement a ensuite été bloqué par la force africaine (Misca), ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Une autre marche de quelques dizaines de militants de la "société civile" a elle aussi été bloquée par la Misca, le commandant en chef de la force, le général Martin Tumenta Choni, étant venu leur rappeler en personne que les manifestations étaient interdites.

 

Au carrefour de la Réconciliation, une banderole proclamait: "Non aux exactions des Séléka. Oui au retour à l'ordre constitutionnel. Soutien à la France et à la Misca".

 

A Bangui aussi, le feu couve toujours. Quadrillée par les forces internationales, la capitale présente chaque jour un peu plus une apparence trompeuse de retour à une forme de normalité. Comme au PK-12 vendredi matin, après une nouvelle bouffée de violences meurtrières la veille qui avait fait au moins sept morts.

 

Critères d'éligibilités draconiens

 

Chargé d'arrêter l'implosion du pays, le nouveau président de transition doit être élu lundi par le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire).

 

Le CNT a fixé des critères draconiens d'éligibilité qui excluent de la candidature tous ceux ayant exercé des responsabilités politiques sous la présidence de Michel Djotodia, mais aussi les chefs de partis politiques et les militaires d'active.

 

Le CNT a également écarté ceux ayant été "membre d'une milice ou d'une rébellion armée durant les 20 dernières années".

 

La clôture des candidatures, ouverte vendredi matin, est fixée à samedi 10 heures (8 heures à Paris). Le CNT examinera ensuite les dossiers et annoncera les noms des candidats dimanche pour une élection lundi.

 

Pour les partenaires occidentaux et africains de Bangui, l'élu doit être "un président technique", selon un diplomate occidental.

 

Renfort européen

 

Plus de 1.600 soldats français sont déployés depuis plus d'un mois, en Centrafrique, dans le cadre d'un mandat de l'ONU, pour tenter de stabiliser le pays, en proie à des violences meurtrières. "Le 20 janvier, les ministres des Affaires étrangères européens vont engager une opération (...) aussi bien sur l'aspect sécuritaire que sur l'aspect humanitaire", a rappelé le président Hollande.

 

Il a ajouté que l'ONU préparait une opération de maintien de la paix pour assurer la sécurité et la stabilité pour des élections. Celles-ci devraient avoir lieu l'an prochain.

 

A Paris, le président François Hollande a jugé que la situation en Centrafrique s'améliorait même si cela restait fragile. "Depuis un mois, il n'y a pas un arrêt de tous les combats, mais une forme d'apaisement, avec l'accès de l'aide humanitaire, et une amélioration encore trop fragile de la situation sécuritaire", a-t-il déclaré en présentant ses voeux au corps diplomatique.

Lu pour vous : La Centrafrique se prépare à l'élection du nouveau président
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:34

 

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP | Publié le 17/01/2014 à 12h13

 

Même s'il a jugé la situation sécuritaire de la Centrafrique encore "trop fragile", le chef de l'État a estimé ce vendredi que la situation allait vers "l'apaisement".

 

Des critiques de plus en plus nombreuses s'élève ces derniers jours sur l'action militaire de la France en Centrafrique. Mais François Hollande s'est voulu rassurant ce vendredi 17 janvier : "Depuis un mois, il n'y a pas un arrêt de tous les combats, mais une forme d'apaisement, avec l'accès de l'aide humanitaire, et une amélioration encore trop fragile de la situation sécuritaire", a déclaré le chef de l’État, en présentant à l'Élysée ses vœux au corps diplomatique.


Plus de 1.600 soldats français sont déployés depuis plus d'un mois, en Centrafrique, dans le cadre d'un mandat de l'ONU, pour tenter de stabiliser le pays, en proie à des violences meurtrières. "En Centrafrique, une catastrophe de grande ampleur était redoutée, il y avait déjà des exactions et des violences (...). Il pouvait y avoir un risque génocidaire, j'avais forcément à l'esprit ce qui s'était produit au Rwanda", a-t-il souligné.

"Qu'aurait-on dit de la France si elle n'avait rien fait ? (...). On aurait compté les morts, non par dizaines, non par centaines, mais pas milliers", victimes du "poison insidieux de l'affrontement inter-religieux", selon lui. "Le 20 janvier, les ministres des Affaires étrangères européens vont engager une opération qui viendra en soutien (de l'action de la France, ndlr), aussi bien sur l'aspect sécuritaire que sur l'aspect humanitaire", a-t-il rappelé.


"L'ONU prépare une opération de maintien de la paix indispensable à terme pour assurer la sécurité et la stabilité de la Centrafrique, et, demain, l'organisation d'élections libres et transparentes", a souligné le président français. "La France est solidaire de l'Afrique, mais elle n'en est pas le gendarme et ne va pas le redevenir", a-t-il assuré.

 

Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP

Centrafrique : pour Hollande, la situation va vers "l'apaisement"
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 15:30

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : L’AVEU D’IMPUISSANCE

 

http://www.vosgesmatin.fr/  17/01/2014 à 05:00

 

Le génocide a-t-il déjà commencé ? Le directeur des opérations humanitaires de l’Onu a révélé hier que « des atrocités sont commises de façon continue… »

 

La vérité sur la Centrafrique se dévoile petit à petit. Elle apparaît bien éloignée de la description rassurante faite par le gouvernement français, avant le lancement de la mission Sangaris, décrite comme une simple opération de police. La conférence donnée hier à Genève par John Ging, directeur des opérations humanitaires de l’Onu, marque un tournant. « Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie, les éléments sont là pour un génocide. Cela ne fait pas de doute », a déclaré ce haut responsable onusien, de retour d’une mission en Centrafrique. « Des atrocités sont commises de façon continue », a-t-il affirmé, soulignant que « les communautés ont peur. Les gens ont peur des autres communautés ».

 

Une nouvelle fois, donc, l’Onu tire la sonnette d’alarme. « Les conséquences vont être dramatiques si nous n’agissons pas immédiatement », a encore indiqué John Ging, pointant l’effondrement total du pays. L’Onu exhorte la communauté internationale à fournir une aide financière majeure. Sur les 247 millions de dollars demandés en décembre, 15,5 millions seulement ont été débloqués. Cela ne suffit pas à fournir l’eau potable et la nourriture aux centaines de milliers de déplacés qui vivent dans des conditions désastreuses.

 

Meurtres, mutilations…

 

À Bangui, dans le camp de réfugiés de l’aéroport, plus de 100 000 personnes s’entassent dans l’anarchie la plus totale. Chaque jour, des enfants meurent de malnutrition ou maladie.

 

John Ging a qualifié le drame centrafricain de « méga-tragédie ». La France aussi commence à prendre la mesure du bourbier dans lequel ses soldats sont engagés. Gérard Araud, l’ambassadeur de France aux Nations unies, a finalement reconnu que « nous avons peut-être sous-estimé la haine et le ressentiment entre communautés ». Enfin, l’aveu !

 

Sur place, pourtant, le général Francisco Soriano, commandant de l’opération Sangaris, estime qu’il y a une « baisse réelle de la tension dans la capitale ». C’est relatif. Chaque nuit, des atrocités sont commises. Les civils se regroupent par confession, chrétiens d’un côté, musulmans de l’autre.

 

Et Bangui n’est qu’une petite partie de la Centrafrique, un pays plus grand que la France. Qui peut, aujourd’hui, donner une image juste de ce qui se passe en brousse ? Les militaires sécurisent les grands axes, notamment vers le Cameroun voisin. Des informations inquiétantes viennent des derniers religieux encore sur le terrain. Les descriptions se suivent et se ressemblent. Meurtres, mutilations, pillages, incendies… La mécanique de la haine est enclenchée. Dans ce contexte, l’annonce de l’arrivée prochaine de 55 soldats estoniens dans le cadre d’une future mission européenne paraît bien dérisoire. Tout comme l’élection programmée d’un nouveau président de la République intérimaire prévue pour lundi.

 

Ludovic BASSAND

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