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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 16:49
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
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Nouveau chronogramme électoral réaction du HCCT

 

http://www.radiondekeluka.org/ mardi 10 novembre 2015 13:19

 

Le Haut conseil de la communication de Transition (HCCT) se montre favorable au nouveau chronogramme électoral. L'instance de régulation des médias centrafricains apprécie à sa juste valeur le nouveau document publié lundi 9 novembre 2015 par l'Autorité Nationale des Elections (ANE). 


Le président du HCCT, José Richard Pouambi, déclare avoir été  associé aux travaux d'élaboration de ce chronogramme révisé jusqu'à sa publication.

 
« La décision a été prise en toute souveraineté. Je sais seulement que le Haut conseil de la communication, à l'instar des autres organes de gestion des élections, a suivi de bout en bout l'évolution de la situation puisque l'ANE rendait compte au fur et à mesure de l'évolution de la situation. Il arrive que nous participions à des réunions organisées par l'ANE, c'est pour cette raison que nous sommes parfaitement au courant de la date qui a été fixée par l'ANE. J'avoue que la date a été fixée en toute liberté, en toute souveraineté en fonction des paramètres techniques. Il n'y a eu aucune influence extérieure »


Selon José Richard Pouambi, « L'Autorité Nationale des Elections (ANE) est une institution indépendante qui ne reçoit d'influences d'aucune autre institution, ni de la part du Chef d’État, ni de la part du Premier ministre, ni de la part du Président du Conseil National de Transition ». 


Tension à Bambari


Pendant que les choses se précisent au sujet des élections, des affrontements ont éclaté ce 9 novembre 2015 à Bambari, chef lieu de la Ouaka. Ils opposent des Peuhls armés à des miliciens Antibalaka. Plus d'une dizaine de maisons sont incendiées dans la ville. D'après certaines sources locales, tout serait parti de l'attaque lundi à 10 km de Bambari sur l'axe Alindao, d'un camion escorté par les éléments de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Ndaras, transportant des commerçants Peuhls en provenance d'un marché hebdomadaire.


« Lundi 9 novembre, trois véhicules ayant quitté le marché hebdomadaire de Bokolobo sont attaqués à 10 Km de Bambari sur la route d'Alindao par des Antibalaka. Trois personnes ont été tuées dont une femme, sept autres blessées et quatre enfants pris en otage. Un des véhicules a été incendié après que les marchandises aient été pillées. Ces Antibalaka sont allés au niveau de Akpé pour incendier leurs propres maisons afin de ternir l'image des sujets musulmans », a expliqué Oumar Tidjani, porte parole de la jeunesse musulmane de la Ouaka. 


Les responsables des Antibalaka de la région parlent, eux, d'éléments incontrôlés qui seraient à l'origine de l'attaque du camion. Ils attribuent l'incendie des maisons aux éléments de l'UPC. 


« Cette accusation est portée sur des Antibalaka non identifiés. Les combattants de l'UPC d'Ali Ndaras cantonnés dans le quartier Akpé ont seulement brûlé des maisons », a déclaré Marcelin Orogbo, secrétaire général de la coordination des Antibalaka de la Ouaka.


Cette énième tension a occasionné d’énormes dégâts matériels. Selon des informations, plus d'une dizaine de maisons sont déjà incendiées par ces hommes armés dans les alentours de l'hôpital régional de Bambari, obligeant la population à se réfugier à l'intérieur dudit hôpital. « Environ dix maisons ont été pillées et ensuite incendiées. Je ne peux pas donner un chiffre exact concernant les maisons éloignées de l'hôpital régional universitaire de Bambari. Les habitants sans abris ont trouvé refuge à l'hôpital », a expliqué sous couvert de l'anonymat un habitant joint au téléphone ce lundi.


La population, en détresse, lance un cri d'alarme aux autorités nationales et aux partenaires. « Je demande au Gouvernement, aux forces internationales et à tous ceux qui oeuvrent dans le cadre de la paix de ne pas oublier la population de la Ouaka », s'est lamenté cet habitant de Bambari.

 

 

Les conducteurs déplorent l’organisation sur le parking à Béloko

 

http://rjdh.org/ PAR FIRMIN YAÏMANE LE 10 NOVEMBRE 2015ACTUALITÉS

 

Les  conducteurs des véhicules du transport commun de l’axe Bangui- Garouamboulaye ont manifesté  le lundi 09 novembre à Béloko, ville frontalière. Ces derniers  déplorent l’alignement  anarchique des véhicules qui devaient se faire en tenant compte de l’ordre d’arriver des véhicules, à partir des bordereaux collectés par la douane.

 

Devant le parking  du bureau des recettes de Beloko, Aaron Sabe, délégué de ligne se dit  mécontent du système de convoyage des véhicules à partir de Beloko-Bangui, « Le convoyage  est mal organisé, ce qui fait trainer beaucoup d’entres nous. Nous sommes obligés de passer 1 à 2 mois à Beloko, sans argent  pour la restauration ni  l’hébergement ».

 

Par ailleurs Aoron Sabe souligne que le stationnement est parfois  monnayé par certains conducteurs. « Les chauffeurs qui ont passé plus d’un mois ne sont pas alignés pour le départ, par contre d’autres  qui viennent d’arriver sont  programmés. Ceci est perçu par certains comme de l’injustice ou de la corruption ».

 

« Sur les 80 véhicules, nombre exigé par les casques bleus qui assurent la sécurité, selon eux, la priorité est accordée aux cargaisons des produits périssables. La douane fait son travail sans discrimination, le receveur à plusieurs fois plaidé auprès de la force Onusienne pour l’augmentation des véhicules. Malheureusement la demande n’a pas eu gain de cause » a dit Rodrigue Beguon, inspecteur a la douane de Beloko.

 

Cette situation met les conducteurs du corridor Bangui-Garamboulai en difficulté, situation qui parfois  les oblige à s’endetter  pour pouvoir  survivre

 

 

Des maisons incendiées après le meeting de la COMUC au km5

 

http://rjdh.org/ PAR VIVIEN NGALANGOU LE 10 NOVEMBRE 2015

 

Des maisons sont encore incendiées au km5 après le meeting organisé hier par la  Coordination de la Communauté des Musulmans de Centrafrique (COMUC) dans le 3ème arrondissement de Bangui devant l’Agence d’Ecobank. Le nombre des maisons et kiosques incendiés n’est pas encore connu.

 

Selon les responsables de la COMUC, les jeunes désœuvrées sont à l’origine de l’incident qui a paralysé hier  le km5.« Nous œuvrons pour la paix et le retour de la sécurité et la cohésion sociale, mais des ennemis de la paix sont toujours prêts à boycotter nos actions », a dit l’un des responsables de ce groupe.

 

Quelques habitants du km5 affirment que des maisons sont encore brulées dans les quartiers Fodé et Kina. Aucun coup de feu n’a été entendu et les forces de l’ordre sont  absentes. « Les forces de la Minusca viennent momentanément patrouiller et restent sur la grande route », a relaté un habitant du km5.

 

Rappelons que l’assassinat des deux jeunes musulmans le 29 Octobre dans le 6ème Arrondissement de Bangui a mis le feu à la poudre. Plusieurs maisons ont été incendiées aux quartiers Cattin, Fatima, Bercy et une partie de Kpetene.

 

 

Retour au calme à Bambari après les incidents de la veille

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 10 NOVEMBRE 2015

 

Un calme précaire est constaté dans la ville de Bambari suite aux affrontements survenus le lundi dernier entre des groupes armés non conventionnel au village Liwa, une localité à 10 kilomètres. Des pertes en vie ont été enregistrées et des maisons incendiées.


« Ce matin, les activités ont repris. Les commerçants ont ouvert les boutiques, la circulation a repris même si la peur se fait sentir au sein des communautés », a constaté une autorité locale jointe par le RJDH.

 

A l’origine des troubles de lundi, un véhicule de transport en commun a été la cible d’une attaque de groupe des hommes armés dont une personne a été tuée et plusieurs autre blessées. « C’est au village Liwa à environs 10 kilomètres de la ville de Bambari sur l’axe Alindao où des Anti-Balaka ont attaqué des véhicules de transport en commun appartenant aux ex-Séléka dont plusieurs cas de morts ont été enregistrés. 

 

Selon une source humanitaire à Bambari, il est difficile pour le moment d’établir le bilan des affrontements qui ont occasionné des pertes en vies humaines et matérielles, dans la ville de Bambari centre et au village Awatché, situé à 25 kilomètres sur l’axe Kouango car, les humanitaires ne se sont pas déployés sur les lieux. 

 

Face à ce regain de tensions, le préfet de la Ouaka Maturin Kanda-Séssé a expliqué que des actions de sensibilisation sont menées pour ramener la paix dans la région, «nous sommes toujours dans le cadre de sensibilisation des deux communautés ainsi que des groupes armés avec l’appui de la Minusca de Bambari afin qu’ils puissent se désarmer», a-t-il avancé. La minusca qui a été contactée à répondu n’avoir pas encore de données fiable à nous fournir.

 

 

Les déplacés du camp des Castors reçoivent des matelas et des moustiquaires

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 2 JUILLET 2015

 

- L’ONG Association missionnaire pour les gagneurs d’âmes (AMGA), une structure nationale chrétienne, a fait don de plus 300 matelas en mousse aux 300 déplacés du site des castors, dans le 3ème arrondissement de Bangui. Le but de cette action humanitaire est de faciliter le retour de ces personnes chez elles.

 

Plus de trois cent déplacés se sont rendus au siège de cette entité chrétienne, située au camp des castors dans le 3ème arrondissement. Des matelas d’une à deux places sont stockés sous un hangar. Chaque personne répondait  à l’appel du coordonnateur, afin d’y bénéficier.

 

Teddy-Arnauld Wouédane, coordonnateur de l’ONG AMGA, a fait savoir que le but de cet appui aux déplacés est de les aider à regagner les quartiers d’origine ou d’autres localités de leur choix.  Il s’agit aussi d’aménager les conditions des déplacés avant leur départ du site des castors, parce qu’ils ont perdu des biens pendant la crise militaro-politique.

 

 « Nous voulons rendre les conditions adéquates à ces personnes vulnérables. Nous allons leur donner aussi des moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée d’action », a ajouté le coordonnateur.

 

La remise des matériaux de construction aux déplacés du site des Castors a été prévue. « , nous allons étendre notre activité auprès de ces personnes  en leur fournissant des matériaux de construction qui sont entre autres, des tôles, pour la réhabilitation de leur domicile détruit », a annoncé Teddy-Arnauld Wouédane.

 

Ursul-Paulin Bémondoloko, bénéficiaire d’un matelas se dit satisfaite de l’action humanitaire qu’a posée l’ONG AMGA. «  Nous allons passer une bonne nuit, sur un matelas de grande épaisseur. Les mots me manquent pour exprimer ce sentiment de joie, après la réception de cette couchette et une moustiquaire», a-t-il affirmé.

 

L’association missionnaire pour les gagneurs d’âmes (AMGA) est une organisation non gouvernementale créée en 1989. Elle œuvre dans le cadre de la lutte contre la corruption et  appuie les personnes en détresse. Cette ONG est appuyée par le gouvernement américain.

 

 

Le corps électoral convoqué par décret présidentiel en vu du référendum

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 10 NOVEMBRE 2015

 

La cheffe de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza a pris, ce jour le décret convoquant le corps électoral en vu du référendum du 13 décembre prochain. Le décret a été lu à la télévision nationale par le ministre, conseillé en matière de communication à la présidence Mr Clément Thierry Tito.

 

C’est par décret n°15.401 Les électeurs centrafricains sont convoqués pour voter la loi fondamentale de leur pays. Selon les termes du document, la campagne relative au vote constitutionnel se déroulera du 02 au 11 décembre 2015.

 

Le corps électoral est convoqué par décret, 24 heures après le lancement officiel de la publication des listes électorales et de la publication du nouveau chronogramme électoral qui a fixé le vote de la nouvelle constitution au 13 décembre, le 1er tour des élections législatives et présidentielles le 27 décembre et le second tour au 31 janvier 2016.

 

Les électeurs quant à eux sont convoqués pour le référendum 33 jours avant le scrutin qui se tiendra le 13 décembre 2015. Après la convocation du corps électoral en vu du référendum, la présidente de la transition devra encore convoquer ce même corps pour le 1er tour des élections.

 

 

Les habitants du 1er arrondissement de Bangui, mécontents de non affichage de la liste électorale comme prévue

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 10 NOVEMBRE 2015

 

Les habitants du 1er arrondissement de la ville de Bangui ont montré leur mécontentement ce matin suite à non affichage de la liste électorale par l’Autorité Nationale des Elections. Pour eux le lancement officiel de l’affichage de cette liste électorale a eu  lundi 09 Novembre 2015 à l’école Assana n’est qu’un scénario de l’ANE. Toutefois, ils se disent prêts pour accueillir cette liste qui leur permettra de connaitre leur position pour les prochaines élections.

 

 «  Je suis voisin de l’école Assana hier après le lancement j’étais passé pour vérifier mon nom, mais à ma grande surprise la liste n’est pas affichée et on se demande c’est dans quelle école Assana qu’ils ont affichée la liste » s’est interrogé Ndacko Freddy habitant du 1er arrondissement.

 

Bernardin Makela un autre voisin de cet établissement,  a  confirmé le lancement r en présence des corps diplomatiques et des responsables de l’Autorité Nationale des Elections. « Hier dans les après-midi, nous avons vu l’ambassadeur de la France avec des délégations y compris ceux de l’ANE, c’était le lancement de la liste électorale puisse que tout les médias ne parlent que de ça. Nous étions fiers de notre secteur car cela a commencé chez nous. Malheureusement la liste n’est pas effectivement affichée après le lancement », a-déploré Bernardin Makela.

 

« Nous avons fait le recensement depuis trois mois, et on attendait la publication de la liste électorale, que l’ANE nous dise pourquoi la liste n’est pas affichée alors qu’elle a demandé à la population du 1er arrondissement de venir vérifier les noms. Nous sommes là depuis le matin rien n’est affichée », a martelé David Bamango.

 

« Nous avons acclamé le travail de l’ANE suite à la publication du chronogramme électoral, mais on ne sait pas réellement ce qui s’était produit pour que la liste ne soit pas affichée, que l’ANE fasse de son mieux afin d’afficher le plus tôt possible la liste, car elle l’a déjà dit, si non cela prouve que y’a pas des choses sérieuses pour les prochaines élections que nous attendons à cœurs ouvert » a-souhaité Jephté Béléké.

 

La cérémonie de la publication de la liste électorale a eu lieu le lundi dernier. Selon l’ANE, Le temps prévue pour la publication sur toute l’étendue du territoire c’est  deux semaines

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Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 15:20

 

 

 

Bangui 10/11/2015 à 14:57 (AFP) Les autorités de transition centrafricaines ont finalement adopté un nouveau calendrier électoral maintenant l'organisation du premier tour de la présidentielle dès décembre, suscitant doutes et inquiétudes sur une telle marche forcée aux élections dans un pays qui reste une poudrière.

 

Sous très fortes pressions internationales, et en premier lieu de la France - ancienne puissance coloniale dont l'intervention militaire Sangaris en décembre 2013 a permis de mettre fin aux massacres intercommunautaires -, les autorités de transition ont fixé lundi soir au dimanche 27 décembre le premier tour de l'élection présidentielle et des législatives et un éventuel second tour le 31 janvier.

 

Ce nouveau calendrier fait suite à une série de reports des élections du fait de l'impossibilité pratique d'organiser des scrutins, par manque de fonds et surtout à cause de l'insécurité régnant dans le pays du fait d'une kyrielle de bandes armées issues de diverses rébellions.

 

Le scrutin doit être précédé dès le 13 décembre d'un référendum constitutionnel. La Centrafrique n'a actuellement pas de Constitution, une charte de transition en faisant office pour le moment, donnant leur légalité aux institutions de transition jusqu'au 31 décembre. S'il n'y a pas d'élections avant cette date, il devra donc y avoir une nouvelle transition.

 

- Référendum test -

 

Le référendum doit servir de test à la tenue des élections. Symptôme du peu d'attention que l'on semble accorder aux électeurs centrafricains, personne n'envisage l'hypothèse qu'ils puissent rejeter la Constitution, ce qui bloquerait tout le processus.

 

Pour la communauté internationale, l'essentiel est de voter, vite et coûte que coûte.

 

"On est en situation d'organiser le premier tour avant la fin de l'année et le deuxième au début de l'année prochaine", a ainsi encore insisté lundi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en marge du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, affirmant que "le recensement (des électeurs) est achevé. Ce n'est plus un argument de report".

 

Mais Paris, engagé sur plusieurs théâtres militaires dans le combat contre les groupes jihadistes, veut aussi se désengager au plus tôt de Centrafrique. L'ONU, qui a 10.000 Casques bleus dans le pays, suit la France sur ce recours à des élections rapides.

 

Les Centrafricains, bien que désireux d'en finir avec la transition et de revenir à la normalité institutionnelle, sont eux beaucoup plus réservés.

 

Martin Ziguélé, un des poids lourds de la classe politique centrafricaine et candidat à la présidentielle, explique certes à l'AFP que "le calendrier nous satisfait car il faut aller à ces élections".

 

- 'L'agenda des va-t-en-guerre' -

 

Toutefois, ajoute-t-il aussitôt, "le paramètre sécuritaire handicape lourdement la situation générale du pays et, bien sûr, il fait peser une lourde hypothèque sur le déroulement pacifique du processus électoral dans tout le pays".

 

"C'est précisément l'objectif des forces politico-militaires qui ne veulent pas de ces élections. Ne pas tenir les élections en raison de la situation sécuritaire effectivement préoccupante a l'inconvénient majeur de se plier à l'agenda des va-t-en-guerre", argumente M. Ziguélé.

 

"Je souligne que des mesures drastiques et urgentes doivent être prises pour la sécurisation de ce processus, car les menaces sont réelles", demande-t-il.

 

C'est là la principale question. Comment neutraliser en un mois les multiples groupes armés qui pour certains contrôlent des portions du territoire depuis des années alors que les forces internationales n'ont pu le faire en bientôt deux ans?

 

Même à Bangui, ils restent actifs, comme en ont témoigné les dernières violences meurtrières fin septembre qui ont fait au moins une soixantaine de morts et plus de 300 blessés.

 

Interrogé récemment par l'AFP sur cette nouvelle flambée de violences, l'analyste Thierry Vircoulon du centre de réflexion International Crisis Group (ICG) relevait qu'elle était "le résultat de l'accumulation des erreurs de la communauté internationale qui veut organiser des élections dans un vide sécuritaire et institutionnel à peu près complet et qui privilégie sa stratégie de sortie de la crise sur une stratégie de résolution de la crise".

 

Par Christian PANIKA à Bangui, Michel CARIOU à Libreville –

 

© 2015 AFP

Centrafrique: la marche forcée aux élections suscite doutes et inquiétudes
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 14:55
Nouvelles nationales sur ACAP

 

 

Denis Wangao-Kizimalé nommé au grade de Général

 

Bangui, 10 nov. (ACAP)-La Présidente de Transition, Catherine Samba-Panza a nommé par décret et à titre exceptionnel, le Colonel Denis Wangao-Kizimalé au Grade de Général de Brigade de l’Armée Centrafricaine, mardi 10 novembre 2015.

 

Le nouveau  promu qui est  du Bataillon de soutien et de services à la retraite, est repris en activité de service pour une durée de deux (2) ans renouvelables selon l’article 1er du décret. 

 

Denis Wangao-Kizimalé a été ministre de Sécurité publique dans le gouvernement Nzapayéké. 

 

 

La libre circulation de la Communauté Musulmane du PK 5, préoccupe l’Imam Camara.

 

Bangui, 10 nov. (ACAP)-L’Imam Camara de la Mosquée « Ali Baboro » du Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui est préoccupé par la libre circulation de la Communauté Musulmane et a interpellé le Gouvernement ainsi que l’opinion Internationale sur la question, à l’occasion d’un meeting organisé par la Coordination de ladite Communauté le 09 novembre 2015, à Bangui.

 

L’objet de cette rencontre était de l’occasion aux Leaders de cette Communauté de rappeler aux autorités tant nationales qu’internationales que la libre circulation est un droit reconnu à tous par les Nations-Unies. 

 

Pour Monsieur Camara le meeting devait interpeller également les Conseillers nationaux qui sont les représentants du peuple afin qu’ils aient de compassion pour la communauté musulmane de PK 5. 

 

« Le réarmement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour la défense territoriale est une bonne nouvelle pour vue que cet réarmement ne soit pas destinée à neutraliser la communauté musulmane de Centrafrique » a-t-il souligné . 

Il faut rappeler que la montée des violences et les récentes crises militaro-politiques ont occasionné le retranchement d’une partie de la population de la communauté musulmane au PK 5, dans le troisième arrondissement de Bangui. 

 

 

La Présidente Catherine Samba-Panza convoque le corps électoral pour le 15 décembre 2015

 

Bangui, 10 nov. (ACAP)- La Présidente de Transition, Catherine Samba-Panza a pris deux décrets convoquant le corps électoral en vue de la tenue du référendum constitutionnel et le corps électoral convoquant les centrafricains pour les élections combinées du Président de la République et des Députés à l'Assemblée Nationale, le 10 novembre 2015 à Bangui.

 

Il s'agit du décret N° 15 401 convoquant le corps électoral sur le projet de la Constitution de la République pour le dimanche 13 décembre 2015. La campagne référendaire débute le 2 décembre 2015 à 06 h 00 et prend fin le 11 décembre 2015 à 24h00 

  
Enfin, le décret N° 15 402 convoquant le corps électoral le 27décembre 2015 en vue de procéder respectivement à l'élection du Président de la République et à celle des députés à l'Assemblée nationale. La campagne électorale du premier tour débute le 12 décembre 2015 à 06H00 et prend fin le 25 décembre 2015 à 24h00. La campagne du deuxième tour débute le 23 janvier 2016 et prend fin le 29 janvier 2016 à 24h00. 


Il convient de noter qu'au premier tour, est élu le candidat ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés. Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour de scrutin est organisé le dimanche 31 janvier 2016 entre les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix. Au second tour, l'élection du Président de la République et de chacun des députés à l'Assemblée nationale est acquise à la majorité des suffrages exprimés. 

  
Il est à signaler que la Présidente de l'ANE est chargée en collaboration avec le gouvernement de transition de l'exécution des termes du présent décret, conformément aux dispositions pertinentes du Code électoral. 

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 14:36

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) - 2015-11-10 11:48:03) (APA)  La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba Panza, a signé ce mardi deux décrets convoquant le corps électoral pour le vote référendaire du 13 décembre et les élections législatives et présidentielle dont le premier tour aura lieu 27 décembre et le second tour le 31 janvier 2016.

 

C’est hier, lundi soir, que la présidente de l’Autorité nationale des élections, Marie Madeleine Hoornaert Koué, avait auparavant rendu public ce nouveau calendrier des élections générales en Centrafrique.

 

Ce n’est pas la première fois que les élections sont programmées sous la transition. La toute dernière programmation avait prévu La tenue des élections au mois d’octobre mais malheureusement n’a pas été pas respectée à cause d’un budget non bouclé. Cela a occasionné des retards dans la mise en œuvre des opérations électorales.

 

Selon la présidente de l’Autorité nationale des élections, Marie Madeleine Hoornaert Koué, le nouveau calendrier électoral tient compte des exigences du code électoral en ce qui concerne le délai de convocation du corps électoral.

 

L’ANE fera tout pour tenir ces délais a-t-elle ajouté à la presse, avant de faire état du démarrage de l’affichage des listes provisoires des électeurs dans les centres d’enrôlement depuis lundi.

 

Malgré ces convocations du corps électoral centrafricain, l’insécurité qui règne encore en Centrafrique pourrait constitue un blocage pour la tenue de ces élections.

 

Copyright : © APA

La présidente de la RCA valide le nouveau chronogramme électoral
La présidente de la RCA valide le nouveau chronogramme électoral
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:31

 

 

 

 

http://news.reponserapide.com/

 

Selon le classement de Forbes, basé sur des données du FMI,  le continent le plus riche du monde (Afrique) a les habitants les plus pauvres au monde. En effet, parmi les 25 pays les plus pauvres au monde, seuls trois ne sont pas africains.


Ci-dessous, un tableau listant les 25 pays les plus pauvres au monde.

 

Rang

Pays

PIB par habitant (en dollars US)

1

Burundi

315,2

2

République centrafricaine

338,7

3

Malawi

352,7

4

Gambie

384,2

5

Madagascar

392,6

6

Niger

403,4

7

Libéria

469,1

8

République démocratique du Congo

478,2

9

Guinée

545,6

10

Togo

578,1

11

Guinée-Bissau

582,2

12

Afghanistan

614,9

13

Ouganda

625,3

14

Mozambique

626,2

15

Erythrée

630,3

16

Burkina Faso

631,4

17

Mali

672,2

18

Sierra Leone

675,2

19

Ethiopie

702,1

20

Bénin

709

21

Comores

736,8

22

Rwanda

742,9

23

Népal

751,1

24

Haïti

829,6

25

Sénégal

934,6

Classement 2015 : Les 25 pays les plus pauvres du monde
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 01:27

 

 

 

Par RFI  10-11-2015 à 00:05

 

L'Autorité nationale des élections (ANE) a fixé de nouvelles dates pour les échéances électorales. Le référendum constitutionnel aura lieu le 13 décembre prochain, le premier tour des législatives et de la présidentielle le 27 décembre, tandis que le second tour aura lieu le 31 janvier 2016. Après deux ans d'une transition chaotique, la communauté internationale, France en tête, fait pression depuis des mois pour que les autorités de transition organisent ces élections. Mais le climat reste tendu, comme en témoigne des incidents survenus à Bambari le 9 novembre.

 

La dernière preuve en date du climat détestable qui règne en RCA, à quelques semaines des élections, est venue de Bambari. Les anti-balaka et les hommes de l'UPC, une faction de l'ex-Seleka, se sont affrontés au lance-roquettes et à la kalachnikov dans la ville, provoquant des incendies et des scènes de panique.

 

Les combats ont éclaté après la mort de trois miliciens de l'UPC à quelques kilomètres de Bambari. Malgré l'insécurité et les tensions, l'Autorité nationale des élections a pourtant fini par dévoiler le calendrier électoral. Et trancher cette question : faut-il attendre un retour à la paix pour voter ? Ou voter pour obtenir un retour de la paix ?

 

Il est vrai que depuis des mois, la communauté internationale, fatiguée d'espérer une normalisation, poussait les autorités à accélérer le processus. D'autant que les préparatifs ont avancé. Ainsi, deux millions de Centrafricains sont déjà inscrits sur les listes électorales.

 

Reste que les dangers demeurent très grands. Début novembre, lors de la visite de la ministre française de la Coopération à Bangui, la présidente Catherine Samba-Panza accusait les anti-balaka et les seleka de vouloir saboter la transition, en complicité, disait-elle, avec « certains politiques ».

Malgré les troubles, la RCA fixe son nouveau calendrier électoral
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 01:25

 

 

        

APA-Dakar (Sénégal) - 2015-11-09 18:20:28 Le chef d'état-major des armées de France, Pierre de Villiers, a préconisé lundi à Dakar, trois lignes de force contre le terrorisme dont une stratégie globale et le respect du droit international.


"Face à la propagation du terrorisme et aux modes d'attaques devenus variés et diversifiés, il faut trois lignes de force. La première porte sur la nécessité d'inscrire nos actions dans la durée, avec des moyens à moyen et long termes", a dit le général Pierre de Villiers.


Il prenait part au premier panel du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité qui se tient les 9 et 10 novembre dans la capitale sénégalaise, en présence de plus de 1000 participants. 


"La deuxième ligne de force doit être le respect du droit international dans l'intervention contre les terroristes. Car le terrorisme se nourrit de la répression aveugle. Ne cédons pas à la violence. La dernière ligne de force doit nous pousser à élaborer une stratégie globale de lutte pour gagner non la guerre, mais la paix. Il ne suffit pas de gagner la guerre, mais la paix. Le cas libyen en est un exemple patent", a poursuivi le chef d'état-major des armées françaises.


Selon lui, ces lignes de force permettront de s'opposer à la propagation du terrorisme et construire une paix durable. "Ne baissons pas la garde et travaillons à une collaboration active de nos forces. Lorsque la force avance, la paix recule. Mais lorsque le dialogue avance, la paix vient à sa rencontre", a-t-il soutenu, plaidant aussi pour le partage de renseignements entre les armées. 


De l'avis d'Elisa Slotkin, assistante du secrétaire d'état américain à la Défense, "l'approche contre le terrorisme ne peut pas être que militaire" et il faut "l'implication des populations locales dans la lutte contre les réseaux terroristes".


"En Afrique, la situation aggravante de la présence des groupes terroristes est surtout due à la porosité des frontière et la pauvreté", a indiqué l'autre paneliste, Mongi Hamdi, envoyé spécial du Secrétaire général de l'Onu au Mali et chef de la Minusma.

Ce qui pousse Alioune Tine, directeur Afrique de l'ouest et du centre d'Amnesty international, à préconiser de " repenser le développement du continent et la répartition des ressources".


Il a souligné que les zones dans lesquelles les groupes terroristes s'installent sont totalement laissées en rade par les politiques publiques de développement. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=838295#sthash.DQjvwcFU.dpuf

Le chef d'état-major français trace trois lignes de force contre la propagation du terrorisme
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:15

 

 

 

BAMBARI, Centrafrique, 09/11/2015 à 21:39 (Reuters) - Des affrontements entre miliciens anti-balaka et combattants de l'ancienne alliance rebelle Séléka ont fait au moins trois morts lundi en République centrafricaine, ont rapporté un responsable de l'Onu et un coordinateur de Médecins sans frontières (MSF), alors que le pays n'arrive pas à sortir de la violence.

 

    Les derniers combats en date ont éclaté à Bambari et dans les environs de cette ville du centre du pays, plus ou moins contrôlée depuis un an par l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), une faction de la Séléka.

 

    Trois combattants de l'UPC ont été tués dans un village situé à une dizaine de kilomètres de la ville, ont déclaré un porte-parole du mouvement et un responsable de l'Onu, dont les casques bleus sont pourtant déployés sur place.

 

    Selon des témoins, leur mort a provoqué une flambée de violence à Bambari, où des hommes armés se sont affrontés dans les rues à coups de lance-roquettes et d'armes automatiques et ont incendié des maisons, provoquant la fuite de centaines d'habitants, pendant que les casques bleus tentaient de ramener le calme.

 

    "Ce sont les pires violences à Bambari depuis la fin septembre", a commenté Nicolas Peissel, coordinateur de MSF dans la province centrale de Ouaka.

 

    "Ce sont dans ces moments-là que les habitants ont le moins accès aux soins médicaux parce qu'ils ne se sentent pas assez en sécurité pour demander de l'aide", a-t-il ajouté. MSF soigne les blessés des récents combats dans le seul hôpital de Bambari en état de fonctionner.

 

    Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a exprimé vendredi sa profonde inquiétude face à l'aggravation des violences en Centrafrique, évoquant des dizaines de morts et des centaines de blessés depuis fin septembre dans la capitale, Bangui.

 

    D'après les chiffres de l'Onu, 360.000 Centrafricains ont été déplacés par les vagues de violences successives, dont près de 40.000 dans la seule ville de Bambari.

 

  (Tom Esslemont; Tangi Salaün pour le service français)

 

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Nouveaux affrontements en Centrafrique malgré les casques bleus
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 21:31

 

 


Bangui - AFP / 09 novembre 2015 21h08 -  Le référendum constitutionnel aura lieu le 13 décembre en Centrafrique, suivi par le 1er tour des élections présidentielle et législatives le 27 décembre, a annoncé lundi soir l'Autorité nationale des élections (ANE) à la radio d'Etat.

Le référendum porte sur un projet de nouvelle Constitution, prévoyant notamment une limitation à deux mandats présidentiels, qui avait été adopté par le Conseil national de transition centrafricain (CNT, parlement provisoire), le 30 août.

Le nouveau chronogramme des élections arrêté par l'ANE est le suivant: le référendum constitutionnel aura lieu le 13 décembre 2015. Le 1er tour de la présidentielle et des législatives est fixé au 27 décembre 2015 et le 2e tour aura lieu le 31 janvier 2016, a déclaré Julius Ngouadé-Baba, le rapporteur général de l'ANE, organe chargé d'organiser les élections.

Un deuxième tour est prévu le 31 janvier 2016, selon la même source. Ce calendrier électoral doit ensuite être entériné par un décret présidentiel.

L'ANE a en outre invité les électeurs à se rendre dans les centres d'enregistrement où ils s'étaient inscrits en vue de vérifier leurs noms pour d'éventuelles corrections sur les listes affichées dans les centres de vote de Bangui.

L'Autorité appelle au sens patriotique des populations pour protéger ces listes des actes de sabotage.

Après deux ans d'une transition chaotique, la communauté internationale - France en tête - faisait pression depuis des mois pour que les autorités de transition organisent d'ici la fin de l'année un référendum constitutionnel, et le 1er tour d'élections présidentielle et législatives. Objectif: mettre un terme formellement à la transition, et remettre enfin le pays sur les rails.

On est en situation d'organiser le premier tour avant la fin de l'année et le deuxième au début de l'année prochaine, a ainsi insisté lundi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en marge du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, affirmant que le recensement (des électeurs) est achevé. Ce n'est plus un argument de report.

Ces échéances ont été plusieurs fois repoussées ces derniers mois, du fait de l'insécurité persistante dans le pays. Elles se tiendront dans un contexte de tensions quotidiennes dans la capitale, après une vague soudaine de violences qui a éclaté fin septembre à Bangui.

Ces violences avaient éclaté le 26 septembre après l'assassinat d'un conducteur musulman de moto-taxi et s'étaient propagées dans plusieurs quartiers de la capitale avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français de Sangaris) ne parviennent à rétablir le calme.

Depuis, les affrontements entre miliciens anti-Balaka majoritairement chrétiens et groupes d'auto-défense musulmans ont provoqué plus de 70 morts et plus de 300 blessés. 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

Au moins une personne a encore été tuée par balle lundi à Bangui, et plusieurs maisons incendiées, au cours d'affrontements entre des musulmans et des miliciens anti-balaka, selon une source policière.


(©) 

 

 

Centrafrique : Les élections législatives et présidentielle fixées au 27 décembre 2015

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 NOVEMBRE 2015

 

Les élections législatives et présidentielles sont fixées au 27 décembre 2015. C’est à l’issu d’un chronogramme tant attendu publié ce lundi 9 novembre, quelques heures après le lancement des affichages de la liste des électeurs à Bangui.

 

Le chronogramme publié par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) prévoit le référendum au 13 décembre 2015. La convocation du corps électoral est prévue pour ce 12 novembre, juste un mois, selon l’article 163 du code électoral.

 

Pour les élections présidentielle et législatives, l’ouverture des candidatures est fixée au 14 novembre et la clôture aura lieu le 27 novembre 2015. La campagne démarre du 12 au 25 décembre 2015 et la publication des résultats définitifs de ce premier tour est fixée au 21 janvier 2016.

 

Le second tour des élections est prévu pour le 31 janvier 2016 et la publication des résultats définitifs le 24 février 2016.

 

Ce chronogramme, comme annoncé par les autorités connait un glissement d’au moins deux mois alors que la transition est censée prendre fin le 31 décembre 2015.

 

C’est le résultat d’une large consultation des forces vives de la nation dont nombreux ont salué le travail fait par l’ANE et ont exprimé la nécessité d’aller aux élections.

 

Ce lundi 09 novembre dans la matinée, la liste des électeurs est progressivement publiée par l’ANE. Au moins 2.000.000 d’électeurs attendent les élections en Centrafrique, malgré un climat d’insécurité qui règne dans la capitale et certaines villes de provinces comme Bambari.

Centrafrique: élections législatives et présidentielle fixées au 27 décembre
Centrafrique: élections législatives et présidentielle fixées au 27 décembre
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 21:27

 

 

CENTRAFRIQUE

 

Par Jean-Louis Le Touzet, Envoyé spécial à Bangui Libération — 9 novembre 2015 à 19:16

 

Alors que la capitale est en proie à un déchaînement de violence et que l’Etat est en lambeaux, le pouvoir de transition fait face aux pressions françaises pour que les élections générales de décembre se tiennent à tout prix.

 

La vérité apparaît parfois comme une affreuse plaisanterie: 900 hommes de la force Sangaris, le dispositif militaire français en place depuis 2013, et 12000 Casques bleus de la Minusca (la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) n’arrivent toujours pas à sécuriser les quatre arrondissements (IIIe, IVe, Ve et VIIIe) de Bangui en proie à une fièvre de violence qui a débuté fin septembre. Tout serait parti d’une moto volée dans le IIIarrondissement le 25 septembre. Le jeune voleur, musulman, aurait été tué par des supposés anti-balaka, les milices chrétiennes. Une épidémie de violence s’est alors emparée de tous les quartiers de Bangui. La seule journée du 26 septembre a fait 77 victimes. «Depuis, chaque matin, on compte les morts à l’aide d’un boulier chinois», dit cet officier français. Ainsi, le mercredi 4 novembre, les équipes de Médecins sans frontières ont admis en urgence à l’Hôpital général 21 blessés, dont quatre femmes, selon un défenseur des droits de l’homme joint à Bangui.

 

«Des forces occultes»

 

C’est dans ce «chaos sécuritaire», comme le qualifie une ONG française, dans une ville fragmentée par les haines communautaires et soumise à la criminalisation qui gangrène désormais tous les quartiers, que s’est déroulée, du 30 octobre au 1er novembre, la visite de la secrétaire d’Etat française chargée du Développement et de la Francophonie, Annick Girardin. Déjà alertée par la décomposition de la société centrafricaine, cette dernière a été confrontée à un pays - tout du moins ce qu’il en reste - laissé face à lui-même. Sa visite venait appuyer le soutien français qui se monte (hors dépenses militaires) à 70 millions d’euros depuis 2014, auquel Paris ajoute une aide supplémentaire de 1,5 million d’euros «afin de renforcer l’administration centrafricaine». Mais l’objectif majeur de ce déplacement était de conforter «la feuille de route» de sortie de crise, qui passe par l’organisation d’un référendum constitutionnel et d’élections présidentielle et législatives le 13 décembre. Selon la secrétaire d’Etat française, «il faut tout faire pour parvenir aux élections avant la fin de l’année pour reconstruire le pays».

 

La déclaration fait écho aux propos de la chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, pour qui il faut «ramener le pays dans l’ordre constitutionnel avant la fin de l’année». La présidente dénonçant «ceux qui instrumentalisent ces violences et ne veulent pas de ces élections». Mais qui vise-t-elle précisément? «Le camp des "nairobistes", avec des ex-Séléka [des milices à dominante musulmane, au pouvoir à Bangui entre mars et décembre 2013, ndlr] et les anti-balaka.» En début d’année à Nairobi, le chef de l’une des quatre factions des Séléka, Noureddine Adam, a en effet noué des alliances avec certaines milices anti-balaka, proches de l’ancien chef de l’Etat François Bozizé, renversé en 2013 par ces mêmes Séléka. Réfugié en Afrique du Sud, un mandat d’arrêt international ayant été délivré contre lui par les autorités de transition, l’ex-président Bozizé ne peut se représenter. Mais ses partisans s’agitent et n’ont pas abandonné l’idée qu’il puisse être de nouveau candidat. «Il faudrait alors que les autorités lèvent ce mandat…» ajoute une source qui ne croit pas à un retour de Bozizé. Dans une allocution à la nation le 2 novembre, la présidente Samba-Panza, qui ne se représente pas, a dessiné un panorama épouvantable de la situation: «Il nous appartient de nous mobilier ensemble pour empêcher un nouveau cycle d’atrocités instrumentalisé par des forces occultes. L’heure est grave.»

 

Devant la presse nationale et française, la Présidente avait un peu mis les formes, en évoquant son «interrogation» face «au travail»de la Minusca. Deux jours plus tard, elle ne s’encombrait plus d’autant de formalités et allait droit au fait: «Je demande à la Minusca de mettre à disposition de nos forces de Défense les armes de l’armée nationale [aujourd’hui mises] sous séquestre afin de renforcer les capacités d’action de nos troupes engagées dans les combats.» En clair, des armes rouillent dans un hangar alors que des troupes formées par le GIGN n’en sont toujours pas dotées. «Ce sont les seules troupes qui connaissent très bien le terrain et qui peuvent rentrer dans les quartiers et neutraliser les éléments qui sabotent le processus» de paix, confie une source militaire sur place. «Sangaris patrouille en ville, mais c’est une autre chose d’aller chercher avec une fourchette à escargots les éléments les plus nocifs. On risque de la casse, avec une opinion française qui ne comprendrait pas que des soldats français tombent dans un conflit qu’on croyait résolu.»

 

«Carotte»

 

Alors que les tirs d’automatiques résonnent en ville à l’heure de l’Angélus, la secrétaire d’Etat française se veut ferme: «La communauté internationale aura du mal à soutenir des projets en République centrafricaine sous un régime de transition à bout de souffle. Ces élections doivent se dérouler.» Entendre: si elles ne se déroulent pas avant la fin de l’année, l’argent ne sera pas débloqué. «Cette carotte est une connerie, remarque un observateur international, car c’est le conseil d’administration du Fonds monétaire international qui décidera de débloquer les sommes ou pas, et non Paris.»

 

Au centre des traitements des données électorales de Bangui, fortement gardé, l’Autorité nationale des élections (ANE) travaille d’arrache-pied à la constitution d’une liste électorale «provisoire». C’est du moins l’idée que l’on peut s’en faire alors que les officiels se réjouissent mutuellement du travail déjà accompli. «Tout est prêt, nous avançons dans le mouvement. Il y a bien entendu les aléas techniques et les contraintes de terrain auxquels nous devons faire face», souligne timidement Marie-Madeine N’kouet, la nouvelle présidente de l’institution. En effet, le vice-président et le président de l’ANE ont tous deux démissionné à deux mois d’intervalle. Officiellement, le premier «pour raison de santé»; le second, qui n’a pas justifié son départ, «aurait jeté l’éponge devant la pression internationale», n’ayant jamais caché qu’il était impossible «de mettre sur pied une élection dans un temps si court».

 

Censément, chaque électeur inscrit est photographié. Mais pour un technicien, «50% des photos sont inexploitables». Une objection que la présidente N’kouet balaye, car il y aurait déjà «près de 2 millions d’inscrits» sur une population estimée à un peu plus de 4,5 millions. Les 300 000 réfugiés centrafricains? «Ils seront naturellement pris en compte dans les pays limitrophes, notamment au Cameroun», assure la patronne de l’ANE.

 

«Coûte que coûte»

 

Pour Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale pour le compte de l’International Crisis Group, cette analyse «est complètement irréaliste. Bangui n’est pas sécurisé et la principale route du pays ne l’est pas plus. En fait, rien n’est sécurisé. Par ailleurs, la préparation technique est loin d’être achevée. Il n’y a aucun consensus politique sur qui est légitimement éligible et qui ne l’est pas. Quant au référendum constitutionnel de décembre, personne n’a encore vu le texte de la Constitution début novembre… Cela revient à faire voter des citoyens sur un texte qu’ils ne connaissent même pas».

 

Yolande travaille pour l’ONG Acord (l’Agence de coopération et de recherche pour le développement). Elle milite pour maintenir un dialogue interconfessionnel et est totalement abattue par la situation: «Mais pourquoi avoir gardé tant d’hommes pour un résultat tellement médiocre et bien pire qu’avant! Nous allons vers des élections par défaut et coûte que coûte.» Quand on évoque le désarmement qui a échoué, c’est la même horloge qu’on entend et qui sonne aujourd’hui avec le même carillon du côté des autorités françaises: «On a pu aller aux élections au Mali et en Côte-d’Ivoire sans la réalisation du préalable désarmement. Pourquoi ça ne marcherait pas en Centrafrique?» C’est effectivement imparable. Mais, oserait-on ajouter qu’il y avait dans ces deux pays encore «une empreinte» de l’Etat… or la Centrafrique n’est plus «qu’un territoire», comme le qualifie dans son remarquable rapport de septembre l’International Crisis Group. «Un territoire» livré aux gangs car «tous les [prisonniers de] droits communs sont dans la rue», assure Evrad-Armel Bondadé, le jeune secrétaire général de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH). «Un territoire» où il ne serait pas de commerce plus rentable, notamment à Bangui, que vendre au détail des grenades défensives «made in China» pour moins d’un euro. «Moins cher qu’un kilo de bananes», se désole un habitant alors que la visite du pape François est toujours prévue le 29 novembre.

 

Le Vatican, ces derniers jours, évoquait d’ailleurs sa grande «préoccupation» et un report de la visite du pape ne serait pas exclu. Comment en effet assurer la venue de François alors que Bangui procède chaque matin au décompte macabre de la nuit? «Il faut vraiment que Sangaris se bouge le cul», déclarait une source expatriée. Et c’est d’autant plus étonnant que les cibles ont été «clairement identifiées». Le nom de Noureddine Adam, par exemple, est sur toutes les lèvres. Le chef de guerre de la Séléka «va et vient comme il veut dans le pays», constate amèrement une source diplomatique. La position de Paris «à ce sujet est contradictoire, explique en effet Thierry Vircoulon, car c’est vouloir des élections et, en même temps, ne pas vouloir se débarrasser des acteurs qui bloquent le processus électoral. Cette contradiction doit absolument être levée et cela passe par deux solutions: les neutraliser ou alors pactiser avec eux».

 

Pour une source sécuritaire jointe sur place en fin de semaine, «un contre-la-montre a été enclenché». Paris, qui veut à tout prix ces élections, pourrait, dans les jours prochains, se décider «à frapper», entendait-on ces dernières heures à Bangui. Le 4 novembre se déroulait l’AG de l’association des étudiants de Centrafrique. Une grenade «chinoise» a été jetée sur les étudiants : «Par chance, elle n’a pas explosé, raconte Evrard-Armel Bondadé, de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme. On peut imaginer la même chose dans un meeting électoral ou sur le passage du cortège du pape.»

 

Jean-Louis Le Touzet Envoyé spécial à Bangui

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