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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:22

 

 

23/03/15 (Afrique Actualité)

 

Au moins une vingtaine de personnes ont péri samedi et dimanche dans des attaques attribuées à un groupe armé dans la région de Kaga-Bandoro à environ 340 kms dans le nord-centre du pays. Plusieurs villages sur l'axe Kaga Bandoro-Mbrès ont été la cible d'attaques.

 

Selon des sources locales, plusieurs dizaines de combattants ex Séléka associés aux Peuls armés s'en sont pris à des civils en représailles au vol de bétails des éleveurs par des miliciens Antibalaka présumés.

 

« Tout a débuté vendredi lors que ces Peuls ont constaté la disparition de leurs bœufs. Pour ces Peuls ce sont des Antibalaka qui ont volé leurs bétails », explique Auguste Magoussou, un habitant du village Ndenga dans la commune de Mbrés qui a fui les attaques pour se réfugier à Kaga-Bandoro centre.

 

« En représailles, ces Peuls se sont armés grâce à l'appui des ex-Séléka basés à Kaga-Bandoro, et ont ratissé 9 villages dans un rayon de 35 km dans la localité de Kaga-Bandoro (principale ville du centre-nord sous contrôle de l'ex-rébellion Séléka) » précise-t-il.

 

« Les assaillants, divisés en deux groupes, étaient lourdement armés. Ils ont d'abord fait incursion au village Kassaï, puis Ndenga avant de progresser sur Mbrés, Ndomete et Bagaza-Kako. Ils tuaient systématiquement tous ceux qu'ils croisaient sur leur chemin. Sur cet axe, ils ont tué 11 villageois, » explique la même source.

 

« L'autre groupe d'assaillants qui a emprunté l'axe inverse menant vers Dékoa en passant par le village Ngomango, a occasionné la mort d'au moins 9 personnes. »

 

Les ex-Séléka de Kaga-Bandoro qui déclinent toute implication dans cette attaque, pointent du doigt les éleveurs Mbororo (Peuls) armés qui ont agi eux-mêmes en représailles au vol de leurs troupeaux.

 

« Les Antibalaka sont partis emporter 6 troupeaux de bœufs appartenant à des éleveurs Mbororos après avoir tué 4 éleveurs. Ayant été alertés, ces Peuls se sont organisés pour attaquer les voleurs. Nous (Séléka), nous ne sommes pas associés à cette affaire », explique Mahouloud Moussa-Moctar, porte-parole de l'état-major de Séléka basé à Kaga-Bandoro.

 

Au moins 9 villages sont vidés de leurs habitants qui se sont massés pour l'instant à Kaga Bandoro centre, précisément au site de l'évêché. Dimanche matin, des villageois continuaient d'affluer vers ce site fuyant les attaques des hommes armés qui continuent de patrouiller les villages.

Une vingtaine de villageois tués dans le centre-nord de la RCA

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:18

 

 

23/03/15 (APA)

 

Les tarifs de transport des marchandises sur les corridors Douala (Cameroun)-Bangui (Centrafrique) et Douala-N’Djamena (Tchad) connaîtront une revue à la hausse dès lundi prochain, a appris APA de source officielle.

 

Cette annonce, indique-t-on dans les services compétents du ministère des Transports, intervient au terme d’âpres négociations entre le Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) et les syndicats des transporteurs.

 

Plus prononcée vers le Tchad en raison de la distance à parcourir, cette hausse des tarifs de transit, dont le niveau va sur certaines rubriques jusqu’à 8,6 millions FCFA pour Bangui et 11,5 pour N’Djamena, concerne les produits alimentaires, les boissons, le ciment, les engins lourds, les matériaux de construction ainsi que les colis volumineux.

 

L’annonce de cette revalorisation tarifaire, qui elle-même fait suite à l’augmentation des prix des carburants à la pompe intervenue début juillet dernier au Cameroun, fait néanmoins hurler les associations de transitaires.

 

Avant ces augmentations, le niveau des tarifs de transit des marchandises sur les corridors Douala (Cameroun)-Bangui (Centrafrique) et Douala-N’Djamena (Tchad) oscillait entre 2 et 5 millions FCFA.

 

Hausse des tarifs de transport des marchandises sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N‘Djamena

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 23:18

 

 

D’aucuns  disent que toute société s’appuie sur un socle précis, c'est-à-dire constituée d’un ensemble de règles fondamentales  de la vie en Communauté. L’idée que l’on se fait de la police, couvre soit des services différents soit comme la police et la gendarmerie, soit des fonctions différentes comme assurer la circulation, arrêter les voleurs ou démasquer les espions. Ces exemples montrent  l’importance  et  l’utilité  de  la police dans la société car sans la police plus de contrôle et de frein à l’activité de chacun. Ce serait le règne du plus fort, par conséquent l’anarchie et le désordre.

 

En effet, on n’en parlera jamais assez. Les policiers centrafricains jusqu’au 21eme siècle n’ont pas encore acheté des lunettes prescrites par un ophtalmologue  digne de ce nom pouvant leur permettre de faire  une bonne lecture des événements.

 

Le Général Ministre sortant de la Sécurité se croyait très malin en mettant en place des commissions pour régler le dossier d’application du statut de la police ; rien n’a avancé d’un cran jusqu'à son  débarquement du gouvernement et ses victimes (policiers) ont compris qu’il les  avait trompé, car ils étaient sous forte tension  qui allait déboucher sur une grève illimitée en créant lesdites commissions dont  l’une avait pour mission l’étude de l’applicabilité du statut de ce noble corps et l’autre de préparer l’avancement aux ayants droits. Force est de constater que ces deux commissions ne sont constituées que  de parents, amis, et traitres qui ont toujours brillé et animé par l’esprit de népotisme et clientélisme au sein de la police à chaque occasion.

 

La Présidente de la  Transition dont le terme du mandat arrive à grand pas  doit être plus qu’attentive pour sortir grandit de  cette noble mission. Pour éviter de tomber dans une situation similaire à la magistrature, l’urgence de l’applicabilité du statut spécial de la police  s’impose.

 

La Police, corps  paramilitaire  comme la Gendarmerie, de même que l’Armée, au service de la nation pour sa défense et sa sécurité  ne doit pas être dirigée par un chef  avec une vision clanique comme le Général  JBO(paix à son âme) à l’époque qui allait enterrer  définitivement ce corps en le polluant  de parents et amis sans formation requise ou formés à son initiative et  image négative ancrée aux centrafricains.

 

De même le Général Ministre sortant, a suivi les traces de son homologue Général à la tête de ce département à une époque en se laissant manipuler par ce même groupe  ci-haut décrié. NAPOLEON BONAPARTE ne disait-il pas que : « un Général qui regarde avec les yeux des autres n’est pas digne de commander une troupe. » ?

 

Que le Ministre entrant de la Sécurité se démarque d’un tel fonctionnement. Il doit savoir que ce groupe de traitres  est encore très actif dans la collecte de fonds pour acheter sa conscience et le rendre esclave de leurs rites, et surtout qu’il a déjà un passé peu élogieux en matière d’argent. Malheureusement le dernier mouvement qu’il vient d’opérer est emprunte de l’équipe de fossoyeurs de la police. La composition de la Direction Générale de L’EMIGRATION-IMMIGRATION en est une parfaite illustration .Outre le Directeur Général, Commissaire Divisionnaire de son Etat, les autres responsables portent le pseudonyme de : « AIR OUANDE » ou «  BRAS CASSES ».

 

A bas le népotisme à la Police ;

 

A bas la traitrise à la Police 

 

Vive le mérite ;

 

Vive le statut spécial de la Police centrafricaine.

 

La Police  aux Policiers

 

A BON ENTENDEUR SALUT

 

NGUERESSI  Le Policier

L’urgence d’une nouvelle image de la Police centrafricaine  s’impose par un policier en colère

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 23:12

 

 

 Père Paul Sylvain SONGHO

 

Né le :

 

A :

 

Ordonné Prêtre de Jésus-Christ Pour le compte des pères Comboniens en la paroisse N.D de Fatima, le 11/12/1999 Par. Mgr Joachim Ndayen,

 

PROGRAMME DES OBSEQUES

 

JOURNEE DU MERCREDI 25 MARS 2015

 

16h00 : Levée du corps à l’hôpital Communautaire de Bangui

 

 La Prière de levée du Corps : Père Claude Bernard WAKOUZOU, mccj

 

17h00 : Exposition à la Paroisse Notre Dame de Fatima

 

18h00 : OFFICES DES DEFUNTS (La grande famille religieuse des Comboniens)

 

18h30 : Recueillement

 

20h00 : Veillée de prière animée par le Renouveau Charismatique (Révérend Abbé Marc BELIKASSA)

 

JOURNEE DU JEUDI 26 MARS 2015

 

07H00 : LAUDES (Animées par les Soeurs de Saint Paul de Chartre)

 

07H30 : Recueillement

 

09H00 : *Témoignages = 1°) Père Giorgio ALTHERI, mccj

 

2°) Mr Raphaël KAKPAEN

 

3°) Sr Pauline OLAWO

 

*dépôt des gerbes des fleurs : Flora + Estelle + + +

 

10H30 : Messe

 

- Présidence : Mgr l’Archevêque de Bangui, Dieudonné NZAPALAINGA, Cssp

 

- Homélie : Père Giovanni ZAFFANNELLI, mccj

 

- Les signes :

 

 Lumière :

 

 Croix : Père Mozes OZITI, mccj

 

 Fleurs : Abbé Appolin De SOUZA

 

 Etole : Père Adélino BRUNELLI, mccj

 

- Absout : Abbé Mathieu BONDOBO

 

- Animation liturgique (Notre Dame de Fatima)

 

12H30 : Inhumation à Saint Paul.

 

 Rite au cimetière : Abbé Alter BOLIBO

 

 

Pour l’Archevêché de Bangui

 

Abbé Xavier-Arnauld FAGBA, Chancelier !

PROGRAMME DES OBSEQUES DU Père Paul Sylvain SONGHO

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:09

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) - 2015-03-22 12:51:00 Le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, est attendu lundi au Cameroun pour une visite de travail de trois jours, a appris APA de source officielle.


En dehors des rencontres avec des autorités locales, il se rendra au camp de réfugiés de Minawao (Extrême-Nord) qui abrite aujourd'hui plus de 33.000 ressortissants nigérians fuyant les exactions de la secte islamiste Boko Haram.


Au total, ce sont plus de 200.000 réfugiés de ce pays, mais aussi des Centrafricains que le Cameroun a vu affluer sur son sol en l'espace d'un an.


Ces dernières semaines, les équipes de terrain du HCR semblaient de plus en plus débordées par le nombre de nécessiteux arrivés en un temps très court et qu'on dit en manque d'abris, de soins, d'eau et de nourriture.


S'agissant des réfugiés centrafricains aujourd'hui abrités dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua, le HCR et l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) viennent d'initier, en collaboration avec le ministère camerounais de l'Education de base, une initiative d'accès des enfants nécessiteux à l'éducation à travers une contribution de plus de 300 millions FCFA de l'Union européenne.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=819969#sthash.W6ZWCOby.dpuf

 

Le patron du HCR attendu lundi au Cameroun

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 14:10

 



par Rebecca Tickle   21 mars 2015

 

Le Forum de Réconciliation à venir ne concerne pas la réconciliation des divers chefs de guerre entre eux, Djotodia et Bozize y compris, pour un énième partage de la mangeoire. 

Il ne s'agit pas non plus d'une réconciliation de coquille vide, terrain de chasse pour divers opportunistes et transhumants politiques à force d'autoglorifications agissantes et autres bidonneries soi-disant inclusives, dans le seul but de s'arracher des postes à responsabilité dans ce gouvernement ou dans les suivants. 

La vraie Réconciliation est de la responsabilité de CHAQUE citoyen centrafricain de faire en sorte que ceux qui ont dû fuir le territoire centrafricain ou simplement leur village ou leur quartier, pour sauver leur peau, puissent retrouver leur foyer coûte que coûte. 

La vraie Réconciliation n'a de sens qu'entre  les citoyens centrafricains qui ont perdu confiance et dignité, et non entre - ou avec ceux - qui les ont utilisé comme instrument politique et qui les ont terrorisés, massacrés et poussé à une haine extrême, fabriquée pour brûler la terre centrafricaine. 


La réconciliation ne peut pas être un alibi pour des complots et autres calculs ego- ou clanocentriques de profiteurs et autres prédateurs, ennemis de la Nation centrafricaine. 

La Réconciliation appartient exclusivement à tous ceux qui souffrent dans leur chair et leur esprit de la non-réconciliation et du déchirement profond du tissu socio-économique centrafricain. 


Pour une Réconciliation digne de ce nom et une véritable Paix en Centrafrique, la sécurité, un vrai désarmement, le hola aux braquages et une justice au plus vite appliquée à tous les crimes et non seulement aux "crimes les plus graves", à travers les différents mandats accordés aux acteurs internationaux notamment, pour permettre à tous les citoyens centrafricains de se retrouver d'abord, et de se réconcilier pour une nouvelle ère de vivre-ensemble. 

République Centrafricaine et réconciliation nationale : les vrais enjeux par Rebecca Tickle
République Centrafricaine et réconciliation nationale : les vrais enjeux par Rebecca Tickle
République Centrafricaine et réconciliation nationale : les vrais enjeux par Rebecca Tickle
République Centrafricaine et réconciliation nationale : les vrais enjeux par Rebecca Tickle
République Centrafricaine et réconciliation nationale : les vrais enjeux par Rebecca Tickle
République Centrafricaine et réconciliation nationale : les vrais enjeux par Rebecca Tickle

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 12:56

 

 

Par RFI 22-03-2015 à 10:37 Avec nos envoyés spéciaux à Ndélé,Pierre Pinto et Bertrand Haeckler

 

Catherine Samba-Panza était à Ndélé dans le nord du pays, ce samedi 21 mars, accompagnée d'une imposante délégation de responsables centrafricains et étrangers. L'occasion pour la présidente de transition en République centrafricaine (RCA) de marquer symboliquement le retour de l'Etat dans cette ville et cette préfecture enclavée, le Bamingui-Bangoran. La visite a été accueillie par des milliers d'habitants, la fête, les chants et la danse. Mais à Ndélé, on manque de tout, et la population espère que cette fois Bangui ne les oubliera pas.

 

Le retour de l’autorité de l’Etat à Ndélé, c’est pour l’instant un préfet et cinq gendarmes. Tout reste donc à faire dans cette commune du nord de la République centrafricaine. « Depuis longtemps, depuis toujours, on est abandonnés, depuis une cinquantaine d’années, ce qui fait que vraiment nous voulons que notre région se développe, malgré les perturbations qui sont arrivées dans le pays, explique Mahama Tissen, un habitant de Ndélé. Pour lui, l’éducation est aujourd'hui la priorité en RCA. Vraiment, l’éducation nous préoccupe, nous avons des enfants, nous avons des étudiants, nous avons des élèves, des lycéens qui sont là. [C'est] primordial. »

 

Les financements étrangers soutiennent le retour d’enseignants à Ndélé et dans la province. Mais le chantier est gigantesque. Outre l’éducation, il y a la sécurité. Ndélé est située dans le berceau de la Seleka et beaucoup attendent d’ailleurs une solution pour pousser les combattants à déposer les armes et ainsi rendre la zone plus sûre.

 

Isolement

 

Eau, électricité et infrastructures, tout est prioritaire. Mais pour Sidney Sanna, il faut d’abord désenclaver Ndélé. « Ici, il manque beaucoup de choses. Il y a beaucoup de chômage. Surtout, ce qui nous préoccupe beaucoup, c’est la route. Puisqu’elle est impraticable, comment les gens d’ici peuvent amener leurs récoltes à Bangui pour avoir de l’argent ? Il n’y a pas de véhicules qui viennent ici, la route est impraticable, donc tout est cher. »

 

A Ndélé, on s’accorde à dire qu’une chose va bien : la cohésion sociale. Les communautés vivent ensemble, mais dans le dénuement.

 

Espoirs

 

Cette région a été délaissée, abandonnée, marginalisée, exclue même du processus de développement. Et c’est ce qui a poussé les gens à prendre les armes et aujourd’hui mettre notre pays dans le chaos.

 

Ibrahim Senoussi Kamoun, sultan de Ndélé

 

Dans ce contexte, la visite de la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza, pourrait redonner espoir aux habitants. Encore faut-il que les paroles s'accompagnent d'actes. Personnage à la fois jeune et anachronique, le sultan de Ndélé, Ibrahim Senoussi Kamoun, également maire, est l'autorité morale de la ville. Il attend maintenant les retours concrets de la visite présidentielle.

 

« Le problème réel de Ndélé et de la région du nord en général, c’est un problème de développement. Depuis très longtemps, cette région a été délaissée, abandonnée, marginalisée, exclue même du processus de développement. Et c’est ce qui a poussé les gens à prendre les armes et aujourd’hui mettre notre pays dans le chaos le plus absolu, explique le maire de la ville. C’est une visite souhaitée et demandée par moi-même pour montrer que la population de Bamingui-Bangoran, en dépit de tout ce qui se passe, nous sommes unis, fidèles à la politique de la République. »

 

Pour Ibrahim Senoussi Kamoun, le passage de la présidente doit aussi permettre« un retour du développement pour nous, pour que la ville soit mise au diapason des autres villes avec le problème de l’eau potable, la scolarité, la santé et je passe beaucoup de choses. [...] Très sincèrement, elle m’a promis beaucoup de choses. Entre autres, l’Union européenne a promis d’éradiquer le problème de santé, les problèmes d’éducation, donc je suis rassuré. »

 

 

NDLR : Ndélé n'est pas la seule ville de l'arrière-pays centrafricain à être à l'abandon depuis des lustres et à connaître des difficultés d'eau potable, de santé ou de scolarité pour les enfants. La plupart des villes de provinces ont aussi été détruites par les rébellions successives de Bozizé, de l'APRD, de la CPJP, de l'UFDR, de Baba Laddé, Séléka et autres anti-balakas. 

 [Reportage] RCA: les habitants de Ndélé veulent rompre l'isolement
 [Reportage] RCA: les habitants de Ndélé veulent rompre l'isolement
 [Reportage] RCA: les habitants de Ndélé veulent rompre l'isolement
 [Reportage] RCA: les habitants de Ndélé veulent rompre l'isolement

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 12:41

 

 

 

Cameroun : une quinzaine de voyageurs enlevés près de la frontière centrafricaine

 

20/03/15 (AFP)

 

Une quinzaine de voyageurs camerounais ont été enlevés dans le nord-est du Cameroun, près de la frontière centrafricaine, lors d'une attaque attribuée au groupe armé du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

 

"Seize personnes ont été enlevées" dans la nuit de jeudi à vendredi dans le village de Gbabio, à une dizaine de kilomètres de Garoua-Boulaï, a déclaré à l'AFP une source sécuritaire camerounaise ayant requis l'anonymat.

 

"Nous soupçonnons la rébellion de Miskine d'avoir organisé la prise d'otages", a ajouté cette source.

Les otages "ont été kidnappés à 23 heures (22H00 GMT) alors qu'ils rentraient de Bertoua", capitale de la région de l'Est, a-t-elle précisé.

 

Les otages "sont tous des habitants de Lagdo", une ville de la région camerounaise du Nord. "Deux chefs traditionnels et le maire de Lagdo" font partie des otages, selon la même source.

 

"Les preneurs d'otages ont ouvert le feu avant de partir avec les occupants d'un car de transport", a rapporté une autre source proche des services de sécurité, évoquant le même incident.

 

Abdoulaye Miskine est un ancien allié de la rébellion de la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane qui a été au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013. Il avait été arrêté l'année dernière à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, et détenu au Cameroun durant plusieurs mois.

 

Les hommes de Miskine, réclamant sa libération, avaient enlevé en octobre 2014 un prêtre polonais dans l'ouest de la Centrafrique - frontalier de la région camerounaise du Nord - finalement libéré après 44 jours de détention.

 

Le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine avait lui aussi été libéré de sa prison camerounaise moins de 48 heures après la libération du prêtre et transféré au Congo.

 

Lorsque la Centrafrique a plongé dans le chaos en 2013-2014, ravagée par de sanglants affrontement inter-communautaires, les attaques et enlèvements attribués aux groupes armés centrafricains se sont multipliés dans la région frontalière de l'est du Cameroun. Un calme relatif était revenu depuis plusieurs mois.

 

 

Cameroun : Le Maire de Lagdo enlevé, des rebelles centrafricains soupçonnés

 

 Seize personnes dont le maire de Lagdo (Nord), Mama Abakai, ont été enlevées par des inconnus lourdement armés dans la nuit de jeudi à vendredi dans la zone de Garoua-Boulai (Est) alors qu’elles étaient à bord d’un autobus, a appris APA de sources concordantes.

 

Une embuscade a été tendue ‘’ par des hommes au français approximatif, qui ont ensuite laissé partir le chauffeur et son convoyeur avant de fondre dans le noir avec leurs otages ‘’ aux victimes du rapt qui revenaient d’un deuil.

 

Jusqu’à la mi-journée du vendredi, aucune nouvelle des captifs, encore moins des revendications, n’avaient été enregistrées. Joint au téléphone une autorité préfectorale de l’Est du Cameroun, livrant ses impressions à APA,  indique n’être pas étonnée « qu’il s’agisse d’un acte perpétré par l’une des nombreuses rébellions centrafricaines qui écument la frontière est du Cameroun».

 

Selon l’APA, la dernière affaire d’otages entre ce pays et la Centrafrique remonte au 26 octobre dernier, date à laquelle 16 personnes, dont un missionnaire polonais, enlevés deux mois plus tôt de part et d’autre de la frontière, furent libérés et acheminés à Yaoundé.

 

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU (Burkina H 24)

Le FDPC de MISKINE dément avoir pris des otages camerounais
Le FDPC de MISKINE dément avoir pris des otages camerounais
Le FDPC de MISKINE dément avoir pris des otages camerounais
Le FDPC de MISKINE dément avoir pris des otages camerounais

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 14:01

 

 

http://afrique.lepoint.fr   21/03/15 (Le Point)  par Clara Brunel

 

Lundi, à Brazzaville, les membres du Groupe international de contact sur la crise en République centrafricaine ont appelé à une mobilisation d'au moins 20 millions de dollars pour la réalisation des opérations de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), en vue d'un rétablissement rapide et effectif de la paix et de la sécurité en Centrafrique. Cet appel a été lancé au cours de la septième réunion de ce groupe, dédiée à l'examen de l'évolution de la situation dans ce pays et des efforts déployés pour mener à bien la transition en train de s’opérer. Les participants à cette réunion se sont accordés sur les prochaines étapes de leurs actions collectives en appui au gouvernement et aux acteurs centrafricains pour le retour à l'ordre constitutionnel dans les délais impartis et le retour à la normalité dans ce pays. Ils ont également lancé un appel à la contribution de 3 millions de dollars pour la réalisation du DDR pour une période de 6 mois.

 

La décision de l'Union européenne saluée

 

"Les participants ont exprimé leur préoccupation face au retard pris dans la mobilisation des fonds nécessaires pour le regroupement des combattants de différents groupes armés afin de permettre le retour progressif de la stabilité du pays, ainsi que pour le désarmement, la démobilisation et les programmes de réinsertion communautaires qui garantissent la réussite du programme dans le long terme", ont révélé les conclusions de cette réunion. Au cours de leurs assises, les membres du Groupe international de contact sur la RCA ont en outre salué la décision de l'Union européenne de procéder à un décaissement par tranches de la somme de 20 millions d'euros consacrée au lancement des opérations du processus électoral et se sont également félicités de la mise en place en novembre dernier d'un programme d'appui au cycle électoral centrafricain, programme qui met en place un fonds fiduciaire d'un montant de 44 millions de dollars pour soutenir le processus électoral.

 

Des effets de la crise limités grâce à ces aides

 

Le commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine et coprésident du Groupe de contact sur la RCA Smaël Chergui a déclaré que l'Union africaine se proposait de verser dans les prochaines semaines une enveloppe d'un demi-million de dollars en appui au processus électoral. De son côté, le chef de la mission des Nations unies en RCA (Minusca), Babacar Gaye, a indiqué qu'il s'agissait pour l'ensemble des acteurs au processus de paix centrafricain de se mobiliser pour contribuer au financement des élections, à celui du processus du DDR, du forum de Bangui ainsi qu'à celui de mise en œuvre de l'article 4 des accords de cessation des hostilités du forum sur la réconciliation inter-centrafricain de Brazzaville. 

 

Selon Mahamat Kamoun, le Premier ministre centrafricain, depuis la première réunion du GIC-RCA tenue en mai 2013 en République du Congo, le gouvernement de transition a pu mobiliser avec ses partenaires une somme de 73 milliards de FCFA sous forme d'appui budgétaire en 2014. Cette somme a permis de contenir certains effets de la crise et de soutenir les efforts du gouvernement de transition.

Lu pour vous : Centrafrique - Appel de fonds : 20 millions de dollars pour le rétablissement de la paix

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 00:08

 

 

 

http://www.lejournalinternational.fr   Marie Pothin  20 Mars 2015

 

Depuis son indépendance en 1960, la République centrafricaine est sujette à une instabilité chronique. Mais depuis 2013, cette instabilité a pris une ampleur nouvelle, dans un conflit interne mêlant clivages politiques, ethniques et religieux, dans un pays peuplé de 80% de chrétiens contre 10% de musulmans. Deux ans après, état des lieux d’une République toujours en difficulté.

 

C’est au début de l’année 2013 que tout bascule, lorsque les forces de la Séléka, l'« alliance », coalition de partis politiques et de groupes armés majoritairement musulmans, renversent le président François Bozizé après avoir ravagé le nord-est du pays. Dès décembre 2012, le président en place avait appelé à l’aide ses « cousins Français et les États-Unis d’Amérique » pour lutter contre les rebelles. La France, qui comptait à l’époque plus de 1200 ressortissants en Centrafrique, avait alors exclu toute intervention. Le 24 mars, les rebelles placent à la tête du pays Michel Djotodia, premier chef d’État musulman de la République centrafricaine. Le pays sombre alors immédiatement dans la violence, la Séléka semant la terreur et la mort dans les villages chrétiens, faisant des dizaines de milliers de victimes dans la population civile.

 

Des violences interconfessionnelles au nettoyage ethnique

 

Victimes des violences de la Séléka, les chrétiens de la République centrafricaine développent une haine solide contre l’ensemble des musulmans. Dès le démantèlement de la Séléka en septembre 2013, les anciennes milices d’autodéfense à majorité chrétienne, les Anti-balaka ou « anti-machette », prennent les armes pour se venger des violences commises par la Séléka. Depuis, c’est sans distinction que les membres des milices chrétiennes de l’Anti-balaka  s’en prennent à la communauté musulmane, semant la mort chez les femmes et les enfants comme chez les anciens membres de la Séléka. Dans la mesure où la communauté musulmane constitue une minorité en Centrafrique, les Nations unies et Amnesty International évoquent et condamnent un véritable « nettoyage ethnique ».

 

La démission de Michel Djotodia en janvier 2014 et son remplacement à la tête du pays par une présidente de transition, Catherine Samba Panza, maire de Bangui et de confession chrétienne, ne change rien à la situation : les membres de l’Anti-balaka continuent de massacrer les musulmans pendant que l’ex-Séléka se replie vers le Nord en rasant les villages chrétiens sur son passage. Même au sein de la capitale, les violences font rage, les mosquées sont incendiées, les livres détruits, et des chrétiens sont brûlés vifs dans les églises, comme à Notre-Dame de Fatima à Bangui en mai 2014. Pendant ce temps, des milliers de personnes tentent de fuir le pays pour trouver refuge chez leurs voisins d’Afrique centrale… Au total, ce sont près de 200 000 personnes qui ont quitté le territoire de la République centrafricaine depuis le début du conflit. Parmi ceux qui sont restés, 100 000 s'entassent dans un camp de réfugiés improvisé à l’aéroport de la capitale, croyant être plus en sécurité. Du moins, plus à même de fuir rapidement en cas d’attaque des Anti-balaka.

 

Une présence inefficace

 

Dès le début de la crise, en décembre 2012, a été formée la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA), sous l’égide de l’Union africaine et l’autorisation des Nations unies. Environ 6000 hommes issus des forces armées des pays voisins ont été répartis sur le territoire. En plus d’être inefficace et sous-équipée, cette Mission internationale n’est pas vue d’un bon œil par la population qu’elle est censée protéger. Et pour cause : le 29 mars, à Bangui, ce ne sont pas moins de vingt-quatre civils qui sont tués par le contingent tchadien de la MISCA, qui s’est retiré depuis. Une insécurité qui ne peut que mettre en difficulté les organismes humanitaires qui tentent de répondre à cette crise humanitaire, comme en témoignent les nombreux communiqués de Médecins Sans Frontières, dénonçant la multiplication des enlèvements, rackets et vols de matériel médical. Autant d’entraves au bon déroulement de ces missions humanitaires essentielles.

 

Même la présence de troupes françaises, qui n’ont jamais quitté le pays depuis l’indépendance, n’a eu aucun effet : 200 militaires étaient présents à Bangui lors du coup d’État de la Séléka en mars 2013, impuissants. Tout comme les soldats des troupes envoyées par l’Union européenne en janvier 2014 n’a eu aucun effet sur les opérations de l’Anti-balaka depuis. L’embargo sur les armes décrété par les Nations unies n’a pas été en mesure de faire diminuer les entrées d’armes sur le territoire.

 

Un conflit encore loin d’être résolu

 

Le mois de juillet 2014 laissait entrevoir une lueur d’espoir quant à la résolution du conflit. Le 21 juillet, à Brazzaville, un accord de paix, du moins de cessez-le-feu a été signé par des représentants de la Séléka et de l’Anti-balaka. Les deux milices avaient accepté de signer un accord sur la fin des exactions et le rétablissement de la libre circulation des populations dans les différentes régions du pays, sans évoquer cependant la question du désarmement. Cet accord a été menacé dès sa signature, créant le mécontentement chez les membres les plus extrêmes des deux camps. De plus, il ne s’est pas montré des plus efficaces dans l’apaisement du conflit… 

 

Au cours du mois de janvier 2015, des représentants de la Séléka et de l’Anti-balaka, au grand dam des autorités de transition, se sont attelés à la rédaction d’un nouvel accord, signé le 27 janvier à Nairobi. Souhaitant engendrer, cette fois pour de bon, un processus de pacification, cet accord comprenait un volet sur le désarmement. Ce mécanisme de DDR (Désarmement, Démobilisation et Réintégration), prévoyant de réintégrer, après un tri rigoureux, les combattants des deux camps dans l’armée régulière centrafricaine. Par la signature de cet accord, les signataires militaient aussi pour un remplacement des autorités de transition.

 

Non seulement loin de faire l’unanimité au sein des deux mouvements opposés, les accords de Nairobi ont été rejetés quelques jours plus tard par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, considérant qu’ils ne constituaient pas un bon moyen de rétablir la paix en Centrafrique. À ce jour, le conflit centrafricain n’a donc pas trouvé de solution stable et durable, tandis que les enlèvements d’hommes politiques et d’étrangers engagés dans l’humanitaire se multiplient depuis le début de l’année, et que les forces françaises se retirent progressivement.

Lu pour vous : Centrafrique : une République à feu et à sang

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