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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 11:08

 

 

 

 

« La menace de déstabilisation est partout. Il y a aussi des risques en Centrafrique. »

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http://www.centre-presse.fr  02/01/2014 04:29

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est en visite depuis trois jours en Afrique à quelques jours du premier anniversaire, le 11 janvier, de l'intervention de l'armée française pour chasser les islamistes armés qui contrôlaient le nord du Mali et menaçaient de descendre vers le sud et Bamako.

 

 

 

Canfin : "la situation est difficile en Centrafrique"

 

Par Europe1.fr   Publié le 2 janvier 2014 à 08h36

 

INTERVIEW E1 - Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, est revenu jeudi sur Europe 1 sur l'intervention de la France en Centrafrique. Tirs meurtriers à Bangui, mouvements de panique de centaines de civils vers des camps de fortune, l'année 2014 a commencé dans la capitale centrafricaine avec de nouvelles violences. "Il y avait un risque de guerre civile, il y a des enfants qui sont découpés à la machette, il y a 1,5 million de personnes - un tiers des habitants de la Centrafrique - qui sont en risque grave sur leur situation humanitaire (…) a indiqué Pascal Canfin.

 

Même s'il reconnaît "une situation difficile", le ministre en charge du Développement a rappelé le choix et la volonté prise par le président Hollande d'intervenir. "Nous avons la responsabilité de ne pas laisser faire ce massacre. Nous sommes donc engagés avec la communauté internationale pour éviter qu'il y ait une guerre civile en Centrafrique", a conclu Pascal Canfin.

Pascal Canfin : "la situation est difficile en Centrafrique"
Pascal Canfin : "la situation est difficile en Centrafrique"
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Centrafrique-Presse.com
2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 10:54

 

 

 

 

 

RFI  jeudi 02 janvier 2014 à 08:35 Interview réalisée par Nicolas Champeaux

 

François Bozizé, chassé du pouvoir en Centrafrique par la coalition rebelle Seleka en mars dernier, sort de son silence. L'ex-président qui vit en exil, lance un appel au calme. Il répond aussi au président de la transition Michel Djotodia qui lui impute la responsabilité des violences qui ont émaillé le pays ces derniers mois. François Bozizé est l'invité de Nicolas Champeaux.

 

RFI : Monsieur Bozizé bonjour… Quelle réaction vous inspire l’inquiétante dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique ?

 

François Bozizé : L’année 2013 est une année noire pour mon pays. 2013 a été l’année où la démocratie a été assassinée par la Seleka et tous ceux qui ont soutenu la Seleka. Et les conséquences sont là. Fin 2012, la situation était la suivante : une situation sécuritaire maîtrisée !

 

Mais par rapport aux atrocités commises par l’ex-Seleka et par des membres des groupes d’autodéfense et anti-Balaka, quelle est votre réaction ?

 

Non, il ne faut pas confondre les choses. C’est la Seleka qui a amené le désordre dans le pays, la misère et la mort. Le phénomène anti-Balaka vient de se manifester à la suite des exactions de Seleka à l’intérieur du pays. C’est ça qui a provoqué l’avènement des anti-Balaka ! De ma position (en exil, ndlr), je n’ai pas formé une rébellion appelée anti-Balaka !

Michel Djotodia, le président de la transition, lors de ses vœux vous a imputé l’entière responsabilité des violences de l’année écoulée. Il vous accuse de diriger les anti-Balaka sur lesquels, on le sait, vous vous êtes appuyé lorsque vous étiez au pouvoir.

 

Anti-Balaka, lorsque j’ai été au pouvoir ?… Vous vous trompez là !..

.

Pourtant selon nos informations, vous avez fait acheminer des armes traditionnelles, des machettes, vers Bossangoa à destination des anti-Balaka lorsque vous étiez président…

 

Non, non… Ce n’est pas vrai ! J’ai la conscience tranquille sur cette accusation !

 

Même pour lutter contre les coupeurs de route et les braconniers, ces groupes d’autodéfense n’ont pas reçu votre soutien ?

 

Moi, de ma position ?... Acheminer des machettes ?... Non ! C’est un régime qui est parvenu au pouvoir par la manipulation et le mensonge ! Faites bien attention !

 

Est-ce que vous condamnez néanmoins les atrocités auxquelles ont participé des membres de ces groupes d’autodéfense anti-Balaka ?

 

C’est vous qui le dites ! Je ne suis pas sur place ! C’est la presse qui le dit ! S'ils ont commis (des atrocités NDLR), je le condamne. C’est la confusion dans cette affaire !

 

Il y a tout de même énormément d’humanitaires, d’observateurs, de journalistes sur place, qui constatent des atrocités commises de part et d’autre : par les ex-Seleka et par les anti-Balaka. Mais vous, vous n’en n’êtes pas encore tout à fait convaincu. C’est bien cela ?

 

Oui, mais moi je ne suis pas dans une position où je pourrais vraiment donner un point de vue sûr, tellement il y a de manipulations dans cette affaire !

 

Le président tchadien Idriss Deby, lors de ses vœux, a nié tout lien, tout soutien vis-à-vis de la Seleka qui vous a renversé en mars. Faut-il le croire sur parole ?

 

Je ne suis pas en mesure de pouvoir donner des réponses là-dessus.

 

Vous avez, néanmoins, de forts soupçons ?

 

Oui. Telles que les choses se dessinent, référez-vous à ce qui se passe dans le pays sur place.

 

Quelle sortie de crise préconisez-vous et envisagez-vous de jouer un rôle de premier plan dans ce futur scénario ?

 

D’abord le recours à la légalité constitutionnelle, après avoir maîtrisé les Seleka et avoir regroupé l’armée tchadienne de manière distincte... Et (ensuite) Djotodia se prononce définitivement sur sa démission, car pour nous, Djotodia est synonyme de chaos. C'est l’enfer qu’il a amené au pays ; l’incompétence notoire, la mort des Centrafricains, des Tchadiens, des Congolais, des Français... sa crédibilité complètement anéantie… Je crois que la seule solution pour lui, c’est de se prononcer sur sa démission, pour que la situation soit maîtrisée une fois pour toutes.

 

Quand vous dites « retour à la légalité constitutionnelle », est-ce qu’il faut entendre de nouvelles élections le plus tôt possible ou votre retour au pouvoir ?

 

Les deux, selon l’évolution de la situation. Les élections peuvent se faire pendant que je suis là, comme les élections peuvent se faire pendant que je ne suis pas là.

 

Vous n’avez pas encore décidé si oui ou non, vous seriez candidat à d’éventuelles élections en Centrafrique ?

 

Mais pourquoi voulez-vous me mettre à l’écart du jeu politique dans mon pays ? J’ai servi mon pays et c'est l’avènement de la Seleka qui a tout détruit ! Pendant mon régime on ne parlait pas de musulmans et autres, nous vivions en symbiose ! Je fréquentais toutes les églises, catholique, protestante, kibanguiste, céleste, les mosquées et autres… Tout ! Il n’y avait aucun problème !

 

Vous serez donc le candidat du KNK (parti Kwa na Kwa) pour les prochaines élections ?

 

La situation n’est pas encore claire. Rien ne m’empêche d’être candidat ou pas. Mais qu’on tire au clair la situation sécuritaire dans le pays.

 

Et vous engagez-vous à ne pas recourir aux armes pour revenir au pouvoir ?

 

Pourquoi vous me le demandez, alors que je ne l’ai pas fait jusqu’à présent ?

 

Mais votre première accession au pouvoir s’est faite par le biais des armes !

 

Je l’ai fait avec le consentement de tout le monde !

 

Est-ce que vous en voulez au président de la République française, François Hollande, de ne pas avoir donné ordre à des soldats français arrêter la progression de la Seleka sur Bangui en mars dernier ?

 

C’est une question de souveraineté. Je ne commande pas la France. Je ne peux pas me mêler de cela.

 

François Bozizé sur RFI : «L’année 2013 est une année noire pour mon pays», la Centrafrique
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 10:51

 

 

 

 

Bangui, le 31 Décembre 2013

 

 

COMMUNIQUER  DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) demeure consterné et bouleversé par le terrifiant drame humain qui a entraîné de lourdes pertes en vie humaine, des blessés et des déplacements de personnes qui ères et inondent les sites de fortune.

 

Le Bureau Politique du MLPC, une fois de plus, présente ses condoléances à toutes les familles éplorées et compatit avec les personnes déplacées qui  vivent la précarité et la désolation.

 

En outre, il importe de rappeler que l’année 2013 a été particulièrement difficile sur tous les plans de la vie nationale ; Ce qui n’a pas permis au peuple Centrafricain de vivre le bien-être à l’instar des autres pays de la planète.

 

Cependant, au seuil de la nouvelle année 2014, le Bureau Politique du MLPC présente au peuple Centrafricain tout entier et aux communautés vivant en RCA, ses meilleurs vœux de bonheur, de bien-être et  de prospérité dans un Centrafrique uni, paisible et consolidé.

 

Puisse l’Eternel Dieu Souverain, bénir et protéger notre pays la République Centrafricaine contre la haine, la division, l’intolérance, la vengeance et la négation des grandes valeurs humaines et républicaines.

 

Bonne et heureuse année 2014 à toutes les filles et tous les fils de Centrafrique y compris les communautés vivant en terre Centrafricaine.

 

 

Pour le Bureau Politique

Voeux du MLPC pour 2014
Voeux du MLPC pour 2014
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 01:12

 

 

 

 

 

internet@lesoir.be (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga)

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, rendra visite aux soldats français basés dans la capitale centrafricaine jeudi en venant du Tchad, a-t-on appris auprès de l’armée française. «Jean-Yves Le Drian fera un court passage à Bangui demain (jeudi) matin, où il prendra notamment le temps de discuter avec les hommes de la force Sangaris», nom de code de l’opération militaire française entamée le 5 décembre en Centrafrique, a affirmé une source militaire sous couvert d’anonymat.

Centrafrique: Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, jeudi à Bangui
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 01:05

 

 

 

 

À l'heure où nous entrons en 2014, je ne peux m'empêcher de penser aux milliers de nos compatriotes morts depuis décembre 2012, aux milliers de blessés, aux millions de déplacés et à ceux qui ont tout perdu ou partiellement.


À l'aube de cette nouvelle année, notre pays vit les heures les plus sombres de son histoire. De toutes les urgences, la Paix et la Sécurité sont les priorités absolues. Mon vœu pour 2014 est de voir un Centrafrique Pacifié et ses Populations Sécurisées.


Ensemble en 2014, œuvrons pour la sauvegarde de notre Patrie avec toutes ses composantes : LE CENTRAFRICAIN AVANT TOUT.

 

 

Bangui 31 décembre 2013


Émile Gros Raymond NAKOMBO

Voeux du nouvel an d'Emile Gros Raymond NAKOMBO
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:59

 

 

 

 

 

 

http://www.bbc.co.uk  1 janvier, 2014 - 18:35 GMT

 

Le pape François a prié pour la Centrafrique mercredi sur la place Saint-Pierre à Rome.

 

Lors du premier Angelus de l'année, le Souverain Pontife a lancé un appel à la paix.

 

Il a regretté que trop de personnes restaient indifférentes aux violences et à l'injustice.

 

"Que se passe-t-il dans le coeur de l'humanité ? Il faut s'arrêter", a lancé avec force le pape François, mettant en avant "la force de la douceur, la force non violente de la vérité et de l'amour".

 

"Nous avons tous la responsabilité d'oeuvrer afin que le monde devienne une communauté de frères qui se respectent, s'acceptent dans leur différence et prennent soin les uns des autres", a-t-il dit à l'occasion de la Journée mondiale de la paix célébrée par l'Eglise catholique le 1er janvier.

Le Pape prie pour la Centrafrique
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:51

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 01 janvier 2014 à 19:50

 

L’ex-président centrafricain, François Bozizé, renversé en mars dernier par la Seleka, lance un appel au calme sur les antennes de RFI alors que la situation sécuritaire et humanitaire se dégrade dans le pays. François Bozizé vit en exil depuis le mois de mars. Dans un entretien accordé à RFI, il évoque son avenir politique en Centrafrique. Il réagit également aux accusations du président de la transition, Michel Djotodia, qui lui impute - dans ses voeux pour 2014 - la responsabilité des violences de l'année écoulée. Cependant, François Bozizé souhaite, avant tout, un retour au calme. François Bozizé sera l’invité Afrique de Nicolas Champeaux ce jeudi 2 janvier. Un entretien que vous pourrez écouter dans nos éditions du matin, à partir de 4h30 TU.

François Bozizé, ancien président centrafricain sur RFI: « J’appelle au calme »
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:48

 

 

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

 

Après une nuit de réveillon relativement calme, l'année 2014 a commencé dans la capitale centrafricaine avec de nouvelles violences. Des échanges de tirs ont fait un mort et quinze blessés, dont trois enfants, le jour du nouvel an, poussant des centaines de civils à fuir vers le camp de déplacés situé à proximité de l'aéroport, relate un journaliste de l'Agence France-presse.

 

Selon des témoignages de riverains, des affrontements ont éclaté en fin de matinée dans le 5e arrondissement de la capitale, proche de l'aéroport, entre ex-rebelles de la Séléka (en majorité musulmans), dont le mouvement est aujourd'hui au pouvoir, et les « anti-balaka », des miliciens chrétiens opposés à la Séléka (l'« alliance », en sango) et qui se sont nommés « anti-machette » en référence aux atrocités infligées à la population par les combattants venus du Nord, mais qui usent eux-mêmes tout autant de machettes contre la population. Des tirs d'armes automatiques continus se rapprochaient du camp.

 

BLESSÉS PAR BALLE OU VICTIMES D'ÉCLATS DE MUNITION

 

En une heure, seize personnes, dont trois enfants, ont été amenées des quartiers voisins à l'hôpital improvisé par Médecins sans frontières (MSF) dans le camp, tous blessés par balle ou victimes d'éclats de munition. Sous une tente, ils sont soignés à même le sol. Un adulte est mort des suites de ses blessures. « Ça n'arrête pas. Hier encore, on a reçu un bébé de 6 mois qui est décédé après avoir reçu une balle perdue », a déclaré à l'AFP un responsable local de MSF.

 

La ville s'était pourtant endormie sans incidents majeurs mardi soir, malgré des tirs sporadiques d'armes automatiques dans plusieurs quartiers de la capitale, dont Miskine, Benz-vi, situés dans le centre, et le PK (point kilométrique) 5. D'après des habitants joints par l'AFP, il s'agissait surtout de tirs de joie pour« fêter » la nouvelle année.

 

A l'intérieur du camp, une tension extrêmement forte régnait mercredi à la suite des rumeurs d'infiltration d'ex-Séléka, et l'exaspération des déplacés se focalisait notamment sur les journalistes étrangers, faute d'autre interlocuteur. Le personnel expatrié de MSF a quant à lui évacué les lieux.

 

LES HÔPITAUX NE SONT PAS ÉPARGNÉS

 

L'organisation non gouvernementale s'était émue lundi que les hôpitaux ne soient pas épargnés, affirmant que des hommes armés avaient fait irruption dans son dispensaire du camp et à l'hôpital communautaire de Bangui, cibles de tirs nourris le jour de Noël. Paradoxalement, aucune force de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) n'était présente aux abords du camp poursécuriser les lieux mercredi.

 

Les barbelés qui séparaient le camp du parking de l'aéroport, base des soldats français de l'opération « Sangaris » et de la Misca, ont été enlevés, et de nombreux civils déplacés circulaient mercredi entre les deux sites. Environ deux cents personnes terrorisées ont trouvé refuge à l'intérieur même de l'aéroport.

 

Mardi, plusieurs centaines de manifestants, excédés par l'insécurité et leurs conditions de vie déplorables, avaient envahi l'aéroport, empêchant les avions de décoller. Ils demandaient également à l'armée française d'accélérer les opérations de désarmement des ex-rebelles.

 

SE PLACER SOUS LA PROTECTION DES MILITAIRES FRANÇAIS

 

Autour de l'aéroport, ils sont environ cent mille déplacés, vivant sous des tentes de fortune, dormant à même le sol, pour qui l'accès à l'eau et à la nourriture est un casse-tête quotidien, selon des estimations de responsables humanitaires. Chrétiens pour l'immense majorité, ils sont venus se placer sous la protection des militaires français pour échapper aux exactions des ex-rebelles de la Séléka.

 

De leur côté, les civils musulmans, centrafricains, mais surtout tchadiens, fuient la ville. Ils craignent d'être victimes de représailles de milices d'autodéfense locales chrétiennes anti-balaka ou de foules les accusant de connivence avec la Séléka, qui a chassé le président François Bozizé du pouvoir en mars 2013.

 

Les tueries intercommunautaires ont fait un millier de morts dans la capitale centrafricaine depuis le 5 décembre, date du début de l'intervention française, provoquant des déplacements massifs de population. Au total, l'Unicef a recensé cinquante-cinq sites de déplacés dans la capitale, où s'entassent – dans des conditions sanitaires désastreuses – trois cent soixante-dix mille hommes, femmes et enfants. Pour la plupart, ce sont des Banguissois – la ville compte huit cent mille habitants –, mais aussi des Centrafricains venus de province en espérant trouver un peu de tranquillité à Bangui.

Centrafrique : premiers tirs meurtriers de l'année à Bangui
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:45

 

 

 

 

 

 

RFI   Sonia Rolley mercredi 01 janvier 2014 à 22:42

 

L’Organisation internationale pour les migrants (OIM) tire la sonnette d'alarme. Près de 10 000 ressortissants tchadiens, qui vivaient en Centrafrique, sont rentrés dans leur pays ces derniers jours pour fuir les exactions dont ils étaient victimes. La plupart d'entre eux sont partis en avion. Ces évacuations avaient été organisées par le gouvernement tchadien depuis le 25 décembre, à raison de trois à six vols par jour. Ndjamena a également envoyé un convoi de camions par la route à Bangui. Quelque 2 000 autres personnes, essentiellement des femmes, des enfants et des vieillards, ont traversé la frontière à pied et ne reçoivent pour l'instant aucune assistance. Les explications du docteur Qasim Sufi, chef de mission de l'OIM à Ndjamena.

 

RFI : le Tchad avait déjà été confronté au retour de ses migrants de Libye pendant la guerre. C’était un afflux déjà très important. Aujourd'hui, ce sont ses ressortissants qui vivaient en Centrafrique. Cette crise est-elle aussi grave ?

 

Dr Qasim Sufi : Cette crise dépasse, pour nous, celle en Libye car durant la crise libyenne, l'afflux était important mais, à l'époque, nous avions quatre centres de transit pour accueillir les migrants tchadiens. Maintenant, nous avons six sites dans lesquels nous accueillons les migrants venus de RCA. Cela veut dire que le nombre de personnes qui sont revenues, et en très peu de temps, est extrêmement élevé.

 

Jusqu'à présent, ces personnes arrivaient à l'aéroport. On les emmène ensuite dans les centres de transit ; on les enregistre et on leur donne un peu d'assistance, de la nourriture et une assistance médicale également, car beaucoup d'entre elles sont sous le choc. Il y a aussi beaucoup de blessés. Nous sommes obligés d'en conduire certains à l'hôpital. Et après cela, la deuxième phase, c'est de retrouver leurs communautés d'origine, leurs familles.

 

Mais pour l'instant, ils sont très peu nombreux à avoir quitté les centres de transit. Ils sont presque pleins et ne sont pas équipés pour accueillir les gens sur la durée. Il faudrait vraiment que l'on puisse les améliorer pour qu'il y ait le minimum en termes d'hygiène et d'accès à l'eau. C'est ce que nous faisons avec évidemment les autres agences de l'ONU, les ONG, pour venir en aide au ministère tchadien des Affaires sociales qui est notamment présent dans ces centres de transit.

 

Pourquoi ne peuvent-ils toujours pas quitter ces centres de transit ? Est-ce que c'est difficile de trouver leurs communautés ou leurs familles d'origine?

 

C'était plus simple pendant la crise libyenne. Effectivement, cette fois-ci, ils restent beaucoup plus longtemps que prévu dans ces centres. Beaucoup ont quitté le Tchad depuis très longtemps, parfois depuis dix ans, mais parfois depuis beaucoup plus longtemps. Certains sont même nés en Centrafrique. Ils peuvent avoir encore des membres de famille au Tchad mais ces derniers sont parfois dans des villages éloignés et ils n'ont plus de liens avec eux.

C'était déjà un peu le cas avec ceux qui étaient rentrés de Libye. Mais là, j'ai vraiment peur qu'identifier les communautés d'origine prenne plus de temps encore car ces gens – la plupart faisait du commerce - étaient presque des citoyens centrafricains. C’est ce qu’ils nous ont expliqué dans les entretiens que nous avons menés. C'est, de loin, notre plus gros problème. Evidemment, avec le temps et des moyens financiers et humains supplémentaires, ce sont des difficultés qui peuvent être résolues. Mais il faudrait que ces moyens soient mis à disposition maintenant, sinon nos centres vont être dépassés.

 

Mais ce n'est pas le seul défi, car il y a aussi ceux qui arrivent à pied par la frontière. Le gouvernement tchadien est en train de chercher à les évacuer aussi par la route. Par conséquent, le nombre de personnes de retour au Tchad devrait augmenter très rapidement.

 

Quand vous dites que ce sont presque des citoyens centrafricains... Est-ce que le plus simple ne serait pas, pour eux, de rentrer à un moment ou à un autre en Centrafrique ? Y a-t-il un espoir?

 

A l'heure qu'il est, non, ce n'est pas une option. Les histoires que nous entendons sont horribles. Comme je vous le disais, nous les avons interviewés, nous leur avons demandé comment c'était avant, comment ça se passe aujourd'hui. Je me souviens d'un homme qui disait : « On vivait côte à côte avec ces gens et aujourd'hui ce sont eux qui nous chassent ». Non, vraiment, le retour n'est pas possible pour le moment. Mais le point positif, c'est que les Tchadiens s'entraident. C'est comme avoir une grande famille si vous appartenez à groupe ethnique particulier ou à une communauté.

 

Ce que vous espérez, c'est que toutes ces personnes qui sont rentrées soient rapidement absorbées au sein de la population locale ?

 

Absolument. Le gouvernement tchadien a cette politique qui dit que les Tchadiens au Tchad n’ont pas vocation à rester dans des camps. Donc l'autre manière de faire effectivement, c'est de les ramener dans leurs communautés d'origine, de retrouver leurs familles et surtout de les assister par la suite car il faut savoir que, parmi eux, il y en a aussi qui renvoyaient de l'argent au pays, devenant ainsi de véritables soutiens pour leurs familles ou leurs communautés. Or, d'un seul coup, les voilà de retour, sans rien, il n'y a pas non plus d'envoi d'argent et cela ajoute forcément un poids supplémentaire sur des communautés qui ne s'y attendaient pas. C'est un cercle vicieux et ce n'est pas un problème qui concerne simplement les migrants. Cela va au-delà, cela va toucher des régions entières.

Centrafrique : «Le nombre de personnes rentrant au Tchad devrait augmenter très rapidement»
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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 18:36

 

 

 

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org  Lutte Ouvrière n°2370 du 3 janvier 2014

 

Un mois après le début de l'intervention française en Centrafrique, il est clair que celle-ci n'a pas mis fin aux tueries et aux exactions, mais a simplement contribué à faire basculer la peur d'un camp dans un autre. Auparavant la population chrétienne était la principale victime de la terreur instaurée par les bandes armées issues de la Séléka venues des régions musulmanes et qui se sont emparées du pouvoir. Aujourd'hui ce sont les musulmans qui sont assassinés par les milices anti-balakas, entraînant derrière elles une population assoiffée de vengeance.

 

Dans ce climat de haine, les musulmans de nationalité tchadienne ou camerounaise, habitant Bangui depuis longtemps, s'enfuient en catastrophe vers leur pays d'origine. Les autres, qui n'ont pas cette ressource, essaient de se réfugier là où ils le peuvent.

 

Lorsque François Hollande avait annoncé l'intervention au soir du 5 décembre, il avait déclaré que son but était uniquement de sauver des vies humaines. Derrière cet objectif proclamé s'en cachait un autre, beaucoup moins généreux. Ramener cette ancienne colonie à la dérive dans le giron de l'impérialisme français. Les militaires de l'opération Sangaris, épaulés par des troupes de leurs alliés africains, étaient censés désarmer les milices de la Séléka. Tout un processus politique devait ensuite déboucher sur des élections prévues au début de 2015. Le président de transition, Michel Djotodia, cet ancien chef de la Séléka auquel plus personne n'obéit, céderait alors sa place à un homme politique que la France aurait eu un an pour sélectionner parmi tous ceux qui ne demandent qu'à servir ses intérêts.

 

Mais au moment même où les troupes françaises commençaient à tenter de désarmer les bandes armées commençaient à tenter de désarmer les bandes armées de la Séléka, les premières milices anti-balakas pénétraient dans Bangui. Ces milices s'étaient constituées dans les villages sous couvert d'autodéfense contre la Séléka et avaient aussitôt commencé à s'en prendre à la population musulmane. Depuis, ces tueries n'ont jamais cessé. Non seulement la présence des troupes françaises a été bien impuissante à les empêcher. Mais on a même vu des soldats tchadiens et burundais de la force africaine en Centrafrique (Misca) s'affronter à Bangui. Les Tchadiens voulaient empêcher les Burundais de désarmer des ex-Séléka. Encore ne s'agit-il là que de ce qui se passe à Bangui, car bien peu d'informations parviennent sur la situation dans le reste du pays, sous la coupe des bandes armées issues de la Séléka ou des milices anti-balakas.

 

François Hollande avait annoncé le 5 décembre que l'intervention « serait rapide et n'avait pas vocation à durer ». L'ambassadeur de France à l'ONU précisait alors que ce serait facile, car il n'y avait en face que « de petits voyous qui profitent de l'effondrement de l'État ». Mais aujourd'hui le gouvernement français se trouve pris dans un bourbier sanglant. Il s'y est engagé pour mettre sur pied un gouvernement sur lequel l'impérialisme français puisse compter, comme l'ont été tous les gouvernements centrafricains soutenus à bout de bras par l'armée française. Ces grands voyous, comme Bokassa qui se fit couronner empereur et ses successeurs, ont aidé l'impérialisme français à piller le pays, en se servant eux-mêmes au passage. Ils ont ainsi ouvert la voie à la tragédie actuelle.

 

Daniel MESCLA

Lu pour vous : Centrafrique : l'intervention militaire ne met pas fin aux tueries
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