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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 23:19

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr

 

L'activité reprenait timidement samedi à Bangui, où la nuit a été relativement calme, après un regain de violences interreligieuses depuis deux jours qui a fait une trentaine de morts, ont indiqué à l'AFP des habitants de plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine.

 

La circulation automobile a repris progressivement sur les grands axes du centre-ville, des commerces ont également rouvert.

 

Les taxis roulent de nouveau dans la ville, à l'exception notable des quartiers théâtre des affrontements de jeudi et vendredi, notamment le quartier Combattant à proximité de l'aéroport, où seules circulent les patrouilles véhiculées de l'armée française et de la force africaine (Misca).

 

Deux cadavres, mains ligotées derrière le dos, gisaient néanmoins au petit matin sur la chaussée de l'avenue de l'Indépendance menant au nord de Bangui, a constaté un photographe de l'AFP.

 

La nuit a pourtant été relativement calme, selon plusieurs habitants interrogés au téléphone. Un photographe de l'AFP sur l'aéroport a simplement entendu un moment quelques tirs isolés et lointains, et de brèves détonations.

 

Dans le quartier de Boy Rabe, un fief des milices d'autodéfense chrétiennes "anti-balaka", une rumeur d'attaque d'hommes armés a provoqué la fuite de plusieurs centaines d'habitants pendant la nuit vers la paroisse Saint-Bernard. L'attaque n'ayant pas eu lieu, ces habitants revenaient progressivement chez eux au matin.

 

 Avec AFP

Des violences interreligieuses ont fait une trentaine de morts ces deux derniers jours...
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 23:12

 

 

 

 

 

Il ne fait point de doute que l’un des pires théâtres de violence au monde est aujourd’hui la République Centrafricaine. Pour une fois que l’on parle de ce pays à l’échelle planétaire, ce n’est pas pour évoquer un évènement positif, mais plutôt exhiber des scènes de violence dont le degré ne peut être expliqué que par la démence.

 

Les causes de cette violence meurtrière et hystérique sont connues de tous. Faisons plutôt des propositions concrètes pour stopper la violence hystérique. Dans l’immédiat, deux actions musclées doivent être engagées simultanément : une action judiciaire couplée avec une action militaire. La solution politique est fonction de la réussite préalable de ces deux actions. Tant qu’une action judiciaire de grande envergure ne sera pas déclenchée, les éléments de l’ex-Séléka et anti-Balaka bénéficieront de l’impunité et continueront de massacrer des Centrafricains. La Représentante Américaine à l’ONU a donné le ton en déclarant à Bangui et Ndjamena qu’aucun des auteurs de ces atrocités n’échappera à la justice.

 

1. La Cour Pénale Internationale, la communauté internationale et les autorités de la transition doivent décréter immédiatement la fin de l’impunité en Centrafrique :

§  Un mandat d’arrêt international doublé d’une mise à prix de la tête des personnes suivantes : le « pasteur du diable »François Bozizé Yangouvonda, ennemi public national et sous-régional N°1, ses monstres d’enfants Francis Bozizé, Rodrigue Bozizé, Papy Bozizé, Djodjo Bozizé et Socrate Bozizé, pour l’interminable liste des crimes de sang et crimes économiques commis sous leur régime familial et sanguinaire du 15 mars 2003 au 24 mars 2013, et pour tous les crimes de sang qu’ils font encore commettre à grande échelle et à distance, notamment depuis le 05 décembre 2013 par FROCCA et anti-Balaka interposés.

 

§  Un mandat d’arrêt international doublé d’une mise à prix de la tête des personnes suivantes : les nommés Lévy Yakité « le griot idiot », Stève Mike Yambété « le premier pantin », Bienvenu Marwan Guinon « le second pantin », Zama Javon Papa « la sirène de la haine », Eugène Ngaïkoïsset le « boucher de Paoua », et Olivier Koudémon dit « Gbangouma », en leur double qualité de grands distributeurs publics de machettes devant l’Eternel, et de sinistres géniteurs des groupes de la mort, prétendument « groupes d’auto-défense » COCORA et COAC avant le 24 mars 2013 ; les nommés Lévy Yakité « le griot idiot », Stève Mike Yambété « le premier pantin » Bienvenu Marwan Guinon « le second pantin », Lin Banoukepa « l’avocat pourri et sans saveur », et Joachim Kokaté « l’officier sur internet », Eugène Ngaïkoïsset dit le « boucher de Paoua », Olivier Koudémon dit « Gbangouma », en leur double qualité de géniteurs, de coordonnateurs actuels du FROCCA et des milices Anti-Balaka après le 24 mars 2013.

 

§  Tous les centrafricains doivent désormais contribuer partout à la recherche des individus précités en commençant par Bozizé ; leurs cachettes et mouvements doivent être signalés aux autorités compétentes. L’opinion doit se rappeler que lorsque Saddam Hussein et Kadhafi avaient été neutralisés, leurs pays ont connu un début de paix et de sécurité. BOZIZE n’est pas le seul, mais l’un des principaux problèmes Centrafricains. Il doit être neutralisé au plus vite.

 

§  Un mandat d’arrêt international doublé d’une mise à prix de la tête des éléments de l’ex-coalition Séléka : il s’agit de la longue liste d’éléments incontrôlés Séléka, refusant d’être désarmés et d’être cantonnés, et qui ont déjà commis ou commettent encore des crimes de sang et des crimes économiques (pillages et extorsions de biens) à l’endroit du peuple Centrafricain.

 

2. Attribuer le double statut de « bandits de grand chemin » et « ennemis de la nation Centrafricaine » aux éléments de l’ex-Séléka tout comme aux éléments des milices anti-Balaka. Un ultimatum de deux heures doit être adressé aux milices pour qu’elles désarment et cessent leurs actions criminelles. Passé ce délai, ils doivent être considérés comme des « bandits de grand chemin » et « ennemis de la nation Centrafricaine ». Les deux bandes violentes ont ceci en commun qu’ils perpétuent des crimes atroces à l’endroit des populations Centrafricaines d’une part, et qu’ils sont clairement et résolument engagés dans une sinistre et macabre démarche consistant à rendre le pays ingouvernable et instable, afin d’empêcher l’organisation des élections, pour les éléments de l’ex-Séléka, et d’imposer un retour pourtant impossible de François Bozizé, pour les anti-Balaka. La recherche des anti-Balaka et ex-Séléka et tous leurs complices dans les quartiers doit être lancée dans le pays. On ne veut plus les voir. Trop c’est trop. Y’en a marre ! ! !

 

3. Une collaboration franche des populations Centrafricaines est nécessaire pour mener à bien le désarmement et la restauration de la sécurité. Chaque citoyen doit dénoncer, aux autorités militaires compétentes (Sangaris et Misca), toute personne civile ou militaire détenant une arme de guerre ou arme blanche (machette, sabre, couteau), et se trouvant dans tel ou tel quartier. De même, dans chaque quartier, les habitants qui se connaissent depuis de longue date peuvent se regrouper autour de leur chef de quartier pour neutraliser les éléments anti-Balaka et ex-Séléka ou toute autre personne précédemment inconnue dans leur quartier. 

 

4. Mener de façon musclée l’opération de désarmement et de cantonnement. Il faut désormais une action militaire au sens pur et sans pitié. Les forces Françaises (Sangaris) et la MISCA doivent désormais boucler tous les quartiers, les uns après les autres, pour y rechercher et arrêter systématiquement les éléments de l’ex-Séléka et anti-Balaka et leurs complices, les désarmer de force, les cantonner, les éliminer physiquement en cas de résistance armée. Le retour de la sécurité est à ce prix.

 

5. Les éléments de l’ex-Séléka ne doivent plus prendre part au désarmement. Cette opération militaire doit être conduite uniquement par l’opération Sangaris et la Misca. Les éléments Tchadiens tant décriés doivent être désormais répartis dans les différents contingents de la Misca et placés sous l’autorité d’un commandant de nationalité autre que Tchadienne.

 

Jérémie BEOUROU

CINQ (5) REMEDES ADEQUATS A LA DEMENCE EN CENTRAFRIQUE par Jérémie BEOUROU
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 22:45

 

 

 

 

 

 

http://www.franceinfo.fr  LE SAMEDI 21 DÉCEMBRE 2013 À 07:00 mis à jour à 14:00

 

A partir de 10:00 ce samedi, l'évêque, l'imam, le maire ainsi que des représentants des milices à dominante musulmanes et chrétiennes se réunissaient à Bossangoa, l'une des villes centrafricaines où intervient l'armée française. Une réunion pour tenter de faire dialoguer des parties qui se déchirent depuis des mois. Quelques ponts existent encore toutefois encore entre les deux communautés...

 

Reportage de l'envoyé spécial de France Info en Centrafrique, Jérôme Jadot, avec Gilles Gallinaro aux moyens techniques.

 

Dans le camp de réfugiés chrétiens où il vit avec sa famille, Christian se veut optimiste. Cette instituteur vient pourtant de retourner voir sa case pillée il y a plusieurs mois par la milice à dominante musulmane Séléka. A l'intérieur de la maison, "tout est saccagé", témoigne-t-il, envisageant un retour, prudent.

 

Prudence qui n'empêche pas Christian de se rendre dans le camp de réfugiés musulmans. Il a rendez-vous avec son ex-beau frère. Les deux hommes n'ont pas la même religion mais sont amis depuis la primaire. Christian n'est pas le seul à faire le trajet d'un camp à l'autre.

 

Ouvrir le dialogue pour espérer la réconciliation

 

Entre un stand de vêtements et un étale de viande assailli par les mouches, Christian est salué par un ancien élève musulman avant de trouver Fadil. L'homme qui a épousé sa sœur a vu quatre de ses proches mourir il y a deux semaines lors d'une attaque des miliciens chrétiens "anti-balaka", dont sa mère. Malgré ça, il se dit prêt à dialoguer avec les familles chrétiennes. Et pour faciliter cette réconciliation, Christian incite Fadil à sensibiliser la communauté musulmane, bien conscient que la démarche est "difficile"...

 

A partir de 10:00 samedi, la ville de Bossangoa conviait l'évêque, l'imam, le maire ainsi que des représentants des milices à dominante musulmanes et chrétiennes. Une réunion pour tenter de faire dialoguer des communautés qui se déchirent depuis des mois. C'est le capitaine Jean-Yves Gueguen qui a convié tout le monde autour de la table. "On veut maintenant des faits concrets et des faits concrets c'est l'abandon des armes", indique le militaire français au micro de France Info. "C'est une réunion de famille, on va crever l'abcès" espère-t-il, sans se faire d'illusions non plus.

 

Par Jérome JadotGilles GallinaroCécile Mimaut

Centrafrique : opération réconciliation samedi à Bossangoa
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 19:10

 

 

 

 

 


N'DJAMENA - AFP / 21 décembre 2013 17h23 - Le président tchadien Idriss Déby a appelé samedi les Centrafricains à ne pas s'en prendre aux militaires tchadiens déployés en Centrafrique dans le cadre de la force africaine, remerciant par ailleurs chaleureusement la France pour son intervention dans ce pays.


Les unités tchadiennes envoyées en RCA dans le cadre de l'Union africaine (UA) sont prises à partie à tort par les anti-balaka (milices chrétiennes d'auto-défense), a déclaré le président Déby au cours d'une conférence de presse.


Les anti-balaka considèrent les militaires tchadiens comme des musulmans qui sont venus soutenir les musulmans, a-t-il déploré.


La contribution du Tchad est essentielle pour le retour de la paix en RCA, pour que les Centrafricains recréent un nouvel Etat. C'est pour cela qu'ils n'ont aucune raison de s'en prendre aux militaires tchadiens qui sont là pour les aider à sortir de leur situation, a plaidé le président Déby.


Fort d'environ 850 hommes, le contingent tchadien de la Misca (force africaine qui compte près de 3.700 militaires) est actuellement en première ligne à Bangui, car accusé par une grande partie de la population d'être complice des ex-rebelles musulmans de la Séléka.


Jeudi soir, des miliciens anti-balaka ont tendu une embuscade à une patrouille tchadienne dans un quartier nord de Bangui, tuant un officier et blessant plusieurs soldats. Cette attaque a été suivie de nouvelles violences dans la ville entre Séléka et anti-balaka qui ont fait une trentaine de morts, dont des deux civils chrétiens et musulmans.

Au cours de sa conférence de presse, le président Déby a confirmé la mort d'un militaire tchadien, le 18e soldat mort en RCA.


Près d'un millier de personnes ont été tuées depuis le 5 décembre à Bangui et en province dans des violences entre chrétiens et musulmans, selon Amnesty International. La plupart des victimes ont été tuées dans des représailles de la Séléka, mais également dans les attaques et atrocités des milices anti-balaka.


Les musulmans centrafricains, mais également les ressortissants tchadiens - présents en nombre à Bangui - sont visés par les anti-balaka et beaucoup tentent de quitter le pays.


Parmi les éléments que nous avons envoyés, un régiment de 850 hommes composé des chrétiens, de musulmans, des laïcs et des sans-religion. En fait nous sommes un pays laïc. Comment pourrait-on comprendre qu'une telle armée pourrait être en faveur d'un camp contre l'autre, a assuré le chef de l'Etat tchadien, rappelant: notre présence en Centrafrique date de 1994.


M. Déby a par ailleurs rendu hommage à la France pour son intervention en RCA, où près de 1.600 militaires français de l'opération Sangaris tentent de désarmer les belligérants et de rétablir la sécurité.


Les Francais sont intervenus au Mali et en RCA à la demande d'Etats souverains, a-t-il souligné. Pour le cas de la RCA, c'est à la demande des chefs d'Etat de la CEEAC, la communauté des Etats d'Afrique centrale.


Il ne faut pas y voir du néocolonialisme (...), a estimé M. Déby. Je remercie le président (François) Hollande et appelle les autres Etats européens a suivre l'exemple de la France, a-t-il ajouté.



(©) 

Déby appelle les Centrafricains à ne pas s'en prendre aux soldats tchadiens
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 17:43

 

 

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 21 décembre 2013 17h06 - Le président centrafricain Michel Djotodia a renouvelé samedi son offre de dialogue aux milices chrétiennes anti-balaka pour arriver au désarmement, dont dépend la survie du pays, théâtre depuis début décembre de tueries interreligieuses à grande échelle.


Je renouvelle mon entière disponibilité à discuter avec tous ceux qui ont pris les armes, à tort ou à raison, pour qu'enfin tous, sans exception, nous soyons désarmés, a déclaré le président Djotodia, au cours d'une conférence de presse.


Un désarmement physique mais aussi et surtout un désarmement de coeur, car la survie de notre nation en dépend, a-t-il souligné.

 
L'ex-chef de la rébellion Séléka, coalition hétéroclite de groupes armés musulmans qui a pris le pouvoir en mars 2013, s'exprimait en français depuis sa résidence de Bangui, entouré de sa garde rapprochée dans le camp militaire de Roux.

Mi-décembre, M. Djotodia avait déjà fait une telle proposition de dialogue aux milices anti-balaka (anti-machette, en langue sango), en lutte contre les Séléka.


Près d'un millier de personnes ont été tuées depuis le 5 décembre à Bangui et en province dans des violences entre chrétiens et musulmans, selon Amnesty International. La plupart des victimes ont été tuées dans des représailles de la Séléka, mais également dans les attaques et atrocités des milices anti-balaka.


Les élections à venir demeurent, en ne point douter, l'une des portes de sortie pour nous pour une paix durable dans notre pays, a par ailleurs déclaré M. Djotodia, censé quitter le pouvoir fin 2014 avec l'organisation d'élections.


J'entends faire respecter toutes les règles du jeu électoral pour donner la chance à mon pays de ne plus faire un retour en arrière, a-t-il assuré.


Un moment sévèrement critiqué par la France pour ne pas avoir pu empêcher les massacres de début décembre, souvent accusé de ne pas contrôler ses anciennes troupes de la Séléka, M. Djotodia est en ce moment en conflit politique avec son Premier ministre Nicolas Tiangaye, issu de l'ancienne opposition démocratique, et qui s'oppose à un récent décret présidentiel limogeant trois de ses ministres.

 

(©) 

Centrafrique: Djotodia renouvelle son offre de dialogue aux anti-balaka
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 17:26

 

 

 

 

 

 

 

http://www.lapresse.ca   Publié le 21 décembre 2013 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

 

 

JOCELYN COULON
 

L'auteur (j.coulon@umontreal.ca) est directeur du Réseau de recherche sur les opérations de paix, affilié au CÉRIUM de l'Université de Montréal. Il collabore fréquemment aux pages Débats.

 

Aujourd'hui, une opération de paix africaine, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), est déployée dans ce pays aux problèmes dantesques. Cette mission est la dixième opération de paix à s'établir en République centrafricaine depuis 1997. Toutes les autres ont échoué à rétablir la paix.

 

Depuis quinze ans, la communauté internationale navigue à vue en Centrafrique. La multiplication de ses opérations de paix ne repose sur aucune cohérence politique et stratégique. C'est du saupoudrage. De surcroit, elle provoque une discontinuité dans l'effort de paix et de reconstruction. Par exemple, ces missions sont souvent déployées pour un ou deux ans, pendant lesquels leurs mandats, définis par cinq organisations différentes, couvrent un nombre limité de questions - protection des dignitaires, tentatives de désarmement des milices et de reformatage des forces armées, accompagnement de processus électoraux, protection des réfugiés -, et touchent à peine aux problèmes structurels du pays : pauvreté, développement économique, renforcement des institutions, présence de l'État sur l'ensemble du pays.

 

Sur le terrain, ces missions disposent d'effectifs dérisoires de 200 à 1500 militaires et policiers civils qui doivent couvrir un territoire grand comme la France. Dans la réalité, les contingents ou les personnels s'aventurent rarement hors de la capitale, Bangui. Ils sont très mal équipés et leurs conditions de vie sont toujours précaires. Dans leur travail au quotidien, elles ne peuvent compter sur l'appui des leaders centrafricains, tous aussi cyniques et irresponsables les uns que les autres.

 

Cette incapacité de la communauté internationale à s'attaquer sérieusement aux énormes problèmes du pays et à coordonner son action s'explique par le choc des intérêts particuliers de chacun des acteurs régionaux et internationaux engagés dans le conflit centrafricain. Ainsi, certains déploiements répondent aux préoccupations géopolitiques et financières de la France et d'un certain nombre de pays africains francophones. L'objectif des missions est trop souvent à courte vue - calmer le jeu politique interne par exemple - d'où des actions limitées dans le temps et dans l'espace sans prise avec les réalités concrètes du pays.

 

La Centrafrique n'est pas le premier pays à subir les atermoiements de la communauté internationale. Haïti a vécu un scénario similaire entre 1994 et 2000 : quatre missions sont successivement déployées, mais en 2004, c'est l'échec. Le pays plonge dans le chaos et l'ONU retourne sur place avec cette fois une grande opération de paix de 10 000 militaires et policiers civils. Elle y est toujours.

 

Dès lors, la MISCA est-elle condamnée à l'échec? Les choses commencent plutôt mal. La mission africaine manque de tout et doit absorber les quelque 3000 militaires et policiers civils des contingents d'une mission régionale déjà sur place, mal équipés, mal entraînés, et incapables d'empêcher les tueries à Bangui et ailleurs depuis le coup d'État de mars. L'Union africaine espère doubler ce nombre bientôt. Mais où les trouver? En attendant, la MISCA devra compter sur le soutien logistique et financier de la France et de l'Union européenne pour simplement exister.

 

Si elle veut avoir la moindre chance de réussir en Centrafrique et ne pas être condamnée à répéter les erreurs du passé, la communauté internationale doit cesser de disperser ses efforts et agir de manière cohérente. Elle doit mobiliser d'importantes ressources humaines, matérielles et financières et doter les forces de maintien de la paix d'un solide mandat de réconciliation nationale et de reconstruction. Elle doit avoir la patience de rester dans le pays aussi longtemps qu'il le faut, entre dix et vingt ans.

 

La mission africaine n'est pas le bon outil pour affronter une pareille tâche et doit, plus tôt que tard, être remplacée par une opération de Casques bleus de l'ONU.

 

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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:53

 

 

 

 

 

 

http://www.saphirnews.com   Vendredi 20 Décembre 2013

 

La Centrafrique est le théâtre de massacres intercommunautaires mais un quartier de Bangui échappe miraculeusement au climat de violences général. L’église catholique Saint-Mathias, située dans un quartier majoritairement musulman de la capitale, est protégée par de jeunes musulmans du quartier, tout comme la minorité chrétienne qui y réside. 


Cette information rapportée par La Croix tranche avec l’image apocalyptique mais réelle qui nous parvient de Centrafrique. 


Pour protéger au mieux cette église, les musulmans sont mobilisés en formant des équipes de jour comme de nuit, 4 à 30 personnes selon les moments. A l’origine de l’initiative, Mahomat Chaïbu, 25 ans, un étudiant à l’école coranique qui a vite pris la mesure de la situation lors des premiers graves affrontements qui ont secoué sa ville. 

« Quand Mahomat est venu me voir, le dimanche suivant, pour m’exposer leur rôle, j’ai été stupéfait. J’avais bien vu ces jeunes. Je croyais qu’ils nous surveillaient, nous voulaient du mal. Or, ils nous protégeaient. La surprise a été totale. C’est exceptionnel, au regard de ce qui est en train de se dérouler dans tout le pays », a déclaré le prêtre de l’église, Benjamin Tito Soya. 


Sa paroisse accueille des réfugiés du conflit dont le nombre ne cesse de grossir. Une belle histoire qui, s’il ne masque malheureusement pas les , montre que les religions sont des facteurs de paix, non leur instrumentalisation. 


Dernièrement, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, le pasteur Nicolas Guerékoyame Gbangou, président de l'association des églises évangéliques, et l’imam Oumar Kobine Layama, président de la Communauté islamique centrafricaine, se sont affichés ensemble pour appeler la population à ne pas céder aux discours de haine et aux appels à la vengeance, ceci dans l'espoir d'enrayer au plus vite les violences. 

Centrafrique : une église de Bangui protégée par les musulmans
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:46

 

 

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 20 décembre 2013 à 13:32

 

Quelle est la mission des soldats français en Centrafrique ? Comment peuvent-ils éviter le piège de la guerre civile et le parti pris d' un camp contre l'autre ? Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, était la semaine dernière en Centrafrique et au Tchad. De retour à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : En Centrafrique, la mission de vos soldats est difficile. Quand vous désarmez les Seleka, est-ce que vous ne livrez pas leurs frères musulmans à des représailles de la part des chrétiens ?

 

Jean-Yves Le Drian : Notre mission c’est le désarmement impartial. C’est une mission difficile mais le désarmement doit être total, il doit être impartial. Ce qui veut dire que lorsqu’on désarme des milices de la Seleka, ce ne sont pas des règlements de comptes, c’est pour le maintien de la paix. Quand on désarme des milices anti-balaka, ce ne sont pas des règlements de comptes, c’est le maintien de la paix. Nous voulons faire les deux. Evidemment quand on désarme la Seleka, certains disent «Vous ne désarmez que ceux-là !». Non, on désarme tout le monde. Et quand on désarme les anti-balaka, les autres disent, «Vous ne désarmez que ceux-là». Non ! On désarme tout le monde, il n’y a pas de discrimination. Le désarmement est de tous les côtés. Il n’y a pas l’un qui est favorisé par rapport à l’autre. Ca veut dire aussi que, lorsqu’on désarme, il faut protéger. C’est ce que nous essayons de faire.

 

Justement, les Seleka ne veulent pas être désarmés tant que les quartiers musulmans de Bangui ne seront pas protégés. C’est la raison pour laquelle, pour l’instant, vous les cantonnez sans les désarmer ?

 

Le cantonnement, c’est le désarmement. Le but, c’est qu’on ne circule plus avec des armes sauf ceux qui ont le droit de les porter. Il n’y a que deux catégories qui ont le droit d'avoir des armes : la garde rapprochée du président Djotodia pour sa sécurité et les forces de police et de gendarmerie. Le reste est soit cantonné, donc gardé et ça ne circule pas ; soit ramassé par les forces françaises ou par les forces africaines.

 

Vous vous donnez combien de semaines ou de mois pour sécuriser ? 

 

Le plus vite possible, nous faisons pas à pas.

 

Mais combien de temps ?

 

Le plus vite possible. Mais que les uns et les autres, les milices, le sachent bien, il n’y aura pas de retour en arrière. Pas la peine d’attendre qu’éventuellement les Français s’en aillent. Il y a une volonté de la communauté internationale, la France l’accomplit avec des forces africaines. Et les forces africaines vont se renforcer. Elles sont aujourd’hui pas loin de 4 000. On va aller à 6 000, plus les forces françaises, ça fait 7 600. Et avec cela une bonne coordination entre le général Tumenta Chomu Martin et le général Soriano au même endroit, à l’aéroport de M’Poko, ça doit bien se dérouler pour que la paix revienne.

 

Les forces françaises sont 1 600 hommes, vous prévoyez quelques renforts ?

 

Pour l’instant la coordination est bonne avec les forces africaines. Le déroulé se fait sous le format que nous avons prévu.

 

Vous avez 150 parachutistes pré-positionnés à Douala. Peuvent-ils arriver à….

 

Oui, on a les moyens d’agir en cas de pépin, en renfort à la fois à Douala et à Libreville. Dans l’état actuel des choses, la qualité de nos soldats fait le nécessaire.

 

A Bangui, le fait d’armes qui a déclenché l’envoi immédiat des forces françaises, c’est l’attaque coordonnée le 5 décembre de plusieurs quartiers de la capitale par les anti-balaka. Est-ce qu’on sait qui est derrière ? Est-ce que ça peut être l’ancien président Bozizé ?

 

S’il est derrière, il a tort et il faut le condamner. Et ceux qui prendraient la responsabilité d’attiser le conflit aujourd’hui prendraient une grave responsabilité devant l’opinion internationale.

 

Donc il est derrière ?

 

Je ne sais pas. Il ne s’est pas exprimé mais s’il est derrière, il a tort.

 

Vous avez des éléments qui vous permettre de le dire ?

 

Je ne commente pas plus.

 

Avez-vous identifié les responsables de la mort de deux soldats français le 9 décembre à Bangui ?

 

Non pas à cet instant, mais j’ai demandé au président Michel Djotodia, quand je l’ai rencontré vendredi 13 décembre de tout faire pour qu’on identifie les coupables. Je lui ai dit que je m’en sentais personnellement responsable.

 

Vous pensez que ça vient des Seleka ?

 

Je vous ai dit ce que je devais dire.

 

Dans la force africaine, le contingent tchadien est l’un des plus importants mais un grand nombre de Centrafricains accusent les soldats tchadiens d’avoir aidé les Seleka à prendre le pouvoir il y a neuf mois et d’être toujours à leur côté. Est-ce que ce n’est pas un gros problème ?

 

J’ai vu le président Déby samedi 14 décembre. Nous avons une analyse commune de la situation. Il y a les forces tchadiennes qui font partie de la Misca [la Mission internationale de soutien à la Centrafrique]. Elles sont désormais sous l’autorité du général qui est désigné par les Nations unies pour mener la Misca. Elles doivent donc lui obéir. Et le président Déby est tout à fait sous cette logique là. Vous avez à côté dans ce que j’appelle l’ex-Seleka, des éléments provenant du Tchad, comme des éléments qui proviennent du Soudan, du Cameroun ou d’ailleurs. Ces éléments-là n’ont pu leur place dans la milice parce que la milice n’a plus de place dans la vie politique de Centrafrique. Donc il faut qu’ils rentrent chez eux, ils n’ont plus rien à faire là. Cette position est partagée par le président Déby.

 

Oui mais, est-ce qu’il est conscient qu’il peut y avoir des complicités entre ces Tchadiens des Seleka et des Tchadiens de son contingent ?

 

Je ne peux pas parler à sa place, mais c’est la raison pour laquelle, ce que je vous dis là, a été partagé par lui-même. Il y a les forces tchadiennes qui sont sous l’autorité du patron de la Misca.

 

Mais le Tchad et France souhaitent des élections en Centrafrique dès l’année prochaine, 2014. Est-ce que c’est réaliste ?

 

C’est indispensable. Les chefs d’Etat qui se sont réunis à l’Elysée début décembre, chacun a dit, il faut accélérer le processus. La feuille de route de Libreville indiquait février 2015. Il faut aller plus vite.

 

Dernier trimestre 2014 ?

 

Ca me paraît une hypothèse jouable.

 

Mardi 17 décembre, votre collègue Laurent Fabius a annoncé que d’autres pays européens enverraient peut-être bientôt en Centrafrique des troupes au sol ?

Lundi, le ministre des Affaires étrangères a rencontré ses collègues à Bruxelles et chaque pays a dit, je vais regarder comment je vais vous aider. Certains vont le faire par des moyens logistiques, d’autres je l’espère par des moyens au sol. Mais il y a une procédure particulière dans chaque pays donc je laisse chaque pays faire en sorte que cette décision puisse s’appliquer le mieux possible.

 

Les Brésiliens ont dit non à l’avion français Rafale. Est-ce que ce n’est pas une très mauvaise publicité pour les autres clients éventuels de cet avion de chasse ?

 

Ce n’est pas une bonne nouvelle. Ce n’est pas la fin de l’histoire.

 

Et pour l’Inde, ce n’est quand même pas un mauvais présage ?

 

L’Inde est un pays qui a fait ses choix. On n’est plus en Inde de savoir quel avion va être choisi. On est sur la question suivante qui est : comment est-ce qu’on fait pour faire en sorte que l’industrie indienne soit bénéficiaire de la commande de Rafale. Il y a plus que le Rafale en jeu donc ce n’est pas une bonne nouvelle mais ce n’est pas la fin de l’histoire.

 

Jean-Yves Le Drian: en RCA, notre mission c’est le "désarmement impartial"
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:42

 

 

 

 

 

 

RFI  samedi 21 décembre 2013 à 09:25

 

Après la Centrafrique, Samantha Power, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU était hier, vendredi 20 décembre, au Tchad. Elle a suivi le président Idriss Déby à Bongor au sud du pays où il se trouvait à l’occasion des célébrations des 23 ans de sa prise de pouvoir ; il s'agissait de parler du rôle du Tchad en RCA.

 

C’est à bord d’un hélicoptère de l’armée tchadienne que Samantha Power est arrivée à Bongor pour retrouver le chef de l’Etat qui séjourne dans cette ville du sud-ouest tchadien depuis jeudi.

 

Le rôle du Tchad

 

Au cours de l’audience qu’elle a eue avec Idriss Déby, la diplomate américaine est revenue sur le rôle que pourrait jouer le Tchad dans la résolution de la crise centrafricaine : « Les populations centrafricaines ne font plus confiance aux Seleka. Les anti-balaka sont aussi en train de créer la même situation, il est donc important que les leaders de la région se servent de leur influence pour rappeler au peuple centrafricain combien de temps il a vécu dans l’unité et la concorde avant cette crise. »

 

La RCA, un « pays frère »

 

Selon une source diplomatique, Samantha Power s’est dite préoccupée par les accusations portées contre les troupes tchadiennes en opération en Centrafrique. En effet, les Tchadiens sont accusés de prendre position en faveur de la partie musulmane contre les chrétiens dans les affrontements en Centrafrique. Accusations que les autorités tchadiennes ont démenties en rappelant que le Tchad continuera à appuyer et soutenir la Centrafrique qui reste, après tout, un « pays frère ».

Tchad: la Centrafrique au cœur des discussions entre Idriss Déby et Samantha Power
Tchad: la Centrafrique au cœur des discussions entre Idriss Déby et Samantha Power
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:34

 

 

 

 

 

 

 

http://www.afrik.com   MARDI 17 DÉCEMBRE 2013

 

 

Alors que Bangui est en proie aux troubles et à l’insécurité, certains ont manifestement déjà l’esprit tourné vers l’élection présidentielle programmée pour fin 2014. Et visiblement, pas seulement la classe politique centrafricaine ; certains médias aussi. La prise de position univoque de Jeune Afrique, hebdomadaire cinquantenaire installé à Paris, Rue d’Auteuil, suscite des interrogations.

 

L’engagement des troupes de l’ONU et de la France dans la construction de la paix civile en Centrafrique ne semble rien changer : certains acteurs ont manifestement déjà l’esprit tourné vers l’élection présidentielle programmée pour fin 2014. Et visiblement, pas seulement au sein de la classe politique centrafricaine : certains médias aussi s’en mêlent. Ceux – nombreux – créés à des fins partisanes et dont l’objectif premier, voire unique, est de promouvoir celui qui les stipendie (ils fleurissent aujourd’hui sur la toile). Mais aussi d’autres, ou plus exactement un autre, dont la qualité de doyen impose le respect, mais dont les prises de position partisanes depuis plusieurs semaines suscitent l’interrogation :Jeune Afrique.

 

Pour l’hebdomadaire panafricain basé à Paris, les hommes politiques centrafricains engagés dans la transition seraient dans leur écrasante majorité, responsables du malheur qui frappe leur pays à l’heure actuelle. Ce serait le cas du Président actuel de la transition, Michel Djotodia, dont le Président français François Hollande, a indiqué qu’il « n’a rien pu faire, voire même a laissé faire ». Avec toutes les nuances qu’il convient d’apporter dans une situation aussi complexe, force est de constater que ce jugement recoupe une malheureuse réalité.

 

Plus étonnant, ce serait le cas également du Premier ministre de la transition, Nicolas Tiangaye, qualifié par Jeune Afrique de « chef visiblement épuisé d’un gouvernement… sans moyen ni programme ». Mais aussi de Martin Ziguélé, le leader du MLPC, que le Premier ministre soutiendrait « ouvertement ». Ou encore d’Alexandre Ferdinand Nguendet, le Président du Conseil national de la transition. Tous trois auraient « accompagné… le monstre Séléka à Bangui ». Jeune Afrique oublie simplement de préciser que c’est le non respect des accords de Libreville par l’ancien Président François Bozizé, ainsi que l’absence de soutien armé – à l’intérieur comme à l’extérieur du continent – qui a provoqué la chute de l’ancien régime et l’entrée des troupes de la coalition Séléka dans la capitale centrafricaine, à la fin du mois de mars dernier. Dès le mois de mai, le Premier ministre Nicolas Tiangaye exhortait la communauté internationale à donner un mandat clair à la FOMAC et à la France afin qu’elles puissent intervenir pour mettre fin aux exactions à Bangui, comme dans le reste du pays. Celui-ci a réitéré ce message le 25 septembre dernier lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Mais ces faits, Jeune Afrique semble les avoir occultés.

 

La classe politique centrafricaine serait-elle dès lors, sans exception aucune, irrémédiablement décrédibilisée ? Dieu merci, non ! Car une personnalité semblerait être à la hauteur de la situation et trouver ainsi grâce aux yeux de Jeune Afrique. Il s’agit du seul, de l’unique Anicet Georges Dologuélé. Cet ancien gouverneur de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), dont le mandat a été écourté à la tête de l’institution en 2010, est visiblement très en Cours au 57 bis, rue d’Auteuil, à en juger par le traitement de faveur dont il bénéficie depuis plusieurs mois.

 

Celui-ci a d’abord eu droit, le 19 juin dernier, à une interview en bonne et due forme. Intitulée « Pourquoi je serai candidat », elle donne l’occasion à cet ancien Premier ministre de Patassé (dont le mandat fut là aussi écourté après deux années seulement d’exercice) de distribuer bons conseils et mauvais points. Le 20 septembre dernier, un nouvel article, au titre messianique (« Dologuélé, le retour »), lui est consacré. Après onze années d’absence, l’enfant prodigue revient à Bangui !

 

Troisième acte notable, le 27 novembre 2013, Jeune Afrique consacre un dossier à la RCA, sous le titre : « Séléka dégagez ! » Tous les hommes politiques centrafricains sont mis dans le même sac et en prennent pour leur grade. Tous sauf un : l’incontournable Anicet Georges Dologuélé. Celui-ci y va de son commentaire – il est le seul homme politique centrafricain à qui cette opportunité est donnée – sur la situation d’un pays dont il s’est pourtant tenu à l’écart pendant plus d’une décennie : « Un tel degré de sauvagerie, je n’ai jamais vu cela dans l’histoire de mon pays. » Et Jeune Afrique de poursuivre : « La communauté internationale ne sait même pas à qui donner de l’aide d’urgence, car il n’y a aucune autorité fiable pour la recevoir  ».

 

Dernier acte cette semaine. Jeune Afrique consacre sa « une » à la Centrafrique. En pages intérieures, un chapitre de l’article qui s’y rapporte est consacré à l’élection présidentielle à venir. Les candidats potentiels sont égrenés un à un mais un seul, à nouveau, semble réunir toutes les qualités requises : lequel ? Vous l’avez deviné : Anicet Georges Dologuélé, présenté comme un « concurrent sérieux » et qui serait visiblement le seul à pouvoir élargir sa base électorale au-delà de sa région d’origine, en raison de ses « liens matrimoniaux ». Et peu importe que son parti, créé à Paris en août dernier, ne soit enraciné que très superficiellement dans le pays...

 

Entre journalisme impartial et communication politique, Jeune Afrique semble avoir choisi.

Lu pour vous : Centrafrique : Jeune Afrique entre en campagne !
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