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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 11:00

 

 

 

http://www.jolpress.com/ 

 

La situation s'aggrave en Centrafrique et les violences, auparavant centralisées à Bangui, se répandent désormais dans tout le pays. La France et l'Union européenne se sont engagées à envoyer plus d'hommes sur place tandis que la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, a récemment demandé le maintien des troupes françaises au moins jusqu'en 2015. L'éventualité d'une opération rapide et victorieuse en République centrafricaine est désormais définitivement écartée. Explications avec Philippe Migault, directeur de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS).

 

JOL Press : L’hypothèse d’une « opération rapide » en République centrafricaine semble s’être définitivement éloignée et l’armée française se prépare à rester longtemps sur le territoire centrafricain. Cette situation était-elle prévisible ?

 

Philippe Migault : Bien entendu. Ce qui est comique dans cette histoire, c’est que tous ceux qui, dès le départ, ont affirmé que cette opération serait longue, ont été considérés comme défaitistes ou experts auto-proclamés. On sait très bien que ramener le calme en Afrique, avec seulement 1 600 soldats, aussi excellents soient-ils, dans un pays d’une taille supérieure à celle de la France, est tout simplement mission impossible dans un espace de temps restreint.

 

Il est bien évident que nous sommes dans une crise grave, comme a pu l’être la crise ivoirienne, dans laquelle deux factions se combattent. Nous le savons, pour ramener le calme en Afrique, il faut parler en années, et non pas en mois.

 

Cela a été le cas en Côte d’Ivoire, ce sera le cas au Mali et ce sera finalement le cas en République centrafricaine. Nous le savions dès le départ.

 

JOL Press : Si nous avons l’expérience de ce type d’opérations, pourquoi ce discours si optimiste ?

 

Philippe Migault : Si les hommes politiques français avaient la carrure d’un Churchill, ils ne mentiraient pas à la population. Le problème c’est qu’ils n’ont pas cette carrure et que lorsqu’il s’agit d’annoncer à la « du sang, de la sueur et des larmes », en l’occurrence que nos hommes seront sur place pour plusieurs années, ils n’assument pas facilement.

 

JOL Press : Sur place, les Français jouent un rôle véritablement policier. Etaient-ils assez préparés à ce type de mission ?

 

Philippe Migault : Malheureusement, ce rôle de policier, de maintien de l’ordre ou de maintien de la paix est le quotidien de l’armée française depuis plus d’une vingtaine d’années. Ces opérations ont commencé dans le cadre des Nations Unies dans les Balkans, elles se sont poursuivies avec l’Opération Licorne en Côte d’Ivoire.

 

En fait, la plupart des opérations que nous conduisons depuis la Guerre du Golfe sont des opérations de maintien de l’ordre. Est-ce le rôle des armées ? Je n’en suis pas persuadé. D’ailleurs, la gendarmerie vient d’envoyer une centaine d’hommes en République centrafricaine. Cependant, il faut malheureusement se rendre compte qu’en face d’hommes lourdement armés, un travail de police ordinaire ne suffit pas. Il faut également avoir les moyens de s’imposer par la force.

 

Que les armées apprécient ce genre de travail, je n’en suis pas du tout convaincu. Que nous n’ayons pas tellement d’autres choix que de les envoyer, cela me semble aussi être une évidence.

 

JOL Press : La France a décidé d’envoyer 500 soldats supplémentaires sur le terrain. L’Union européenne a également annoncé le déploiement d’un millier de militaires. Sur place, les violences semblent se propager depuis la capitale, Bangui, vers la province. Peut-on croire que ce nouveau déploiement sera suffisant ?
 

Philippe Migault : Il faut d’abord savoir ce que vont faire les 500 soldats français et les 1 000 soldats européens. Les Français ont des règles d’engagement claires qui leur sont données par le gouvernement. Les 1 000  soldats de l’Union européenne n’auront pas forcément la même mission car ils n'auront pas les mêmes règles d'engagement..

 

Il y a de fortes chances pour que ces derniers restent à Bangui et débarrassent les Français de certaines tâches qui ne sont pas directement liées au maintien de l’ordre ou au combat, de manière à permettre à l’armée française de se consacrer à ces missions.

 

JOL Press : A côté des Français, la force africaine (Misca), composée de 5 000 hommes, est-elle assez solide pour jouer son rôle sur le terrain ?

 

Philippe Migault : Il y a quelques temps, le magazine Jeune Afrique titrait : « Armées africaines : pourquoi sont-elles si nulles ? ». Venant de ce journal, ce constat peut difficilement être taxé de raciste ou de néo-colonialiste.

 

Le problème des armées africaines, en dehors de l’armée sud-africaine et de l’armée tchadienne, réside dans le fait qu’elles n’ont aucune cohésion, elles n’ont pas de moyens, elles sont mal formées, mal disciplinées. Quand elles doivent intervenir au sein d’une coalition d’armées africaines et qu’elles se coordonnent entre elles, alors même qu’elles ont déjà beaucoup de mal à opérer de manière autonome, on sait par avance qu’elles ne pourront être ni efficaces, ni opérationnelles.

 

On essaie d’entretenir l’illusion d’une sécurité de l’Afrique menée par les Africains, un programme vanté par tout le monde, l’Union européenne comme l’Organisation de l’unité africaine. Mais tout le monde sait très bien que cela relève du mythe.

 

On ne cesse de demander aux Africains de bâtir les instruments militaires qui leur permettront de garantir leur sécurité, mais on sait qu’ils n’en n’ont pas les moyens. On peut toujours investir des centaines de millions d’euros en programmes de formation, ça ne marchera pas non plus.

 

Former quelques dizaines d’officiers ne suffit pas, il faut également former la troupe. Il faut ensuite que cette troupe ait un logement décent, qu’elle reçoive une solde régulière, qu’elle soit étroitement soumise au pouvoir politique de son pays. Or dans les pays africains, le pouvoir politique est, la plupart du temps, totalement corrompu, les soldes ne sont pas versées, les gens sont mal logés.

 

Quand vous donnez des armes à des gens et que vous ne leur donnez pas de quoi vivre, ces armées deviennent rapidement des bandes incontrôlables.

 

Propos recueillis par Sybille de Larocque

 

«Tout le monde savait que l'opération en Centrafrique serait très longue» : Philippe Migault
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Centrafrique-Presse.com
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 10:45

 

 

 

 

De prime abord je m’incline sur les corps des frères et sœurs de la RCA qui ont été forcés à passer de l’autre côté du Fleuve, et en même temps je montre ma sincère compassion patriotique africaine aux Centrafricains vivant dans la peur, le démuni total et les douleurs physique et morale en ce moment dans leur pays et en dehors de celui-ci. Madame Catherine Samba-Panza, présidente de transition de la RCA, a récemment émis son intention-résolution à jeter dans les mains de la CPI des criminels dont les décisions et actes ont abouti aux assassinats dans son pays.

 

Je suis bien d’avis que les assassins et tous ceux qui commettent des Crimes contre l’Humanité doivent répondre de leurs actes devant des juridictions compétentes et impartiales.

 

Mais ici persiste le flou. Tout se passe comme si dans cette opération, les racines de l’arbre qui génère le mal centrafricain seront simplement oubliées et des branches sectionnées.

 

Quels sont les vrais criminels dans les crises meurtrières de la RCA ? La CPI est-elle le lieu idéal où il faudra juger ceux qui se sont crus tout permis et ont vu la vie des Centrafricains comme une chose sans grande importance ?

 

Ceux qui sont attentifs à l’histoire de la RCA savent pertinemment que ce pays n’a jamais connu de paix et de stabilité depuis son indépendance truquée et tronquée.

 

Jardin bien rafraichissant de l’économie française comme tant d’autres pays en Afrique francophone, la RCA est un pays où les politiques français y ont tout essayé, mettant à sa tête qui ils veulent et ôtant ceux qui jouent avec leurs intérêts.

 

Chaque fois que les autorités politiques et économiques de la France se voient en voie de perdre un seul poil de leurs intérêts, les Centrafricains en pâtissent cruellement et payent trop, trop cher.

 

C’est un leurre de croire que la France qui ne fait que saisir et mordre va démordre et apporter par la suite la solution idoine a la situation centrafricaine; l’ennemi, le vrai ennemi ici, c’est la France.

 

Ces dernières années, le Tchad y a montré assez de zèle à jouer des sales rôles, selon les injonctions et la volonté de l’Hexagone bien sûr.

 

Les Africains doivent davantage ouvrir leurs oreilles, leurs yeux et leurs esprits. Il est inadmissible que des gens dépouillent un pays de sa souveraineté, le pillent, le saignent, le mettent à genou et puis jouent les pompiers.

 

Pour remettre décidément la RCA sur la bonne voie, ce n’est pas aux lézards en treillis qui bougent à la surface des eaux politiques de ce pays et l’ensanglantent qu’il faut le plus s’en prendre.

 

Au contraire, il faut avoir le courage de s’attaquer aux crocodiles qui, royalement logés sous les eaux politiques de ce pays, battent têtes, pattes, troncs et queues pour vider la RCA de ses richesses, tuer et causer des souffrances à son peuple.

 

Nonobstant ce que diraient certains de mes lecteurs africains perdus et vendus pour toujours, il appert que si la marionnette Catherine Samba-Panza devait changer et se mettre du côté de la vérité et du peuple centrafricain meurtri, elle pêcherait les vrais criminels et responsables de la situation en RCA dans les milieux français surtout et tchadiens dans une certaine mesure.

 

Malheureusement, cette dame n’est pas au pouvoir en RCA par la volonté des citoyens de ce pays. Elle est là pour dire et faire ce que son Maître et dieu veut.

 

Quant à la CPI (Cour Partiale Internationale) elle est très mal placée pour ce travail. La France et d’autres pays ne doivent pas organiser des tueries et chaos ici et la dans le monde pour l’envoyer continuer le sale boulot. C’est une affaire qui doit rester centrafricaine et africaine. Que l’on cesse de berner les Africains.

 

Il faut que la RCA travaille à se faire souveraine ainsi que d’autres pays africains. Madame Samba-Panza comte combien de Français, d’Américains et d’Anglais à la CPI ? Pendant ce temps, la France et ses amis ont les yeux et les mains sur les richesses de ce pays. Que l’on cesse de tromper les Africains.

 

© Correspondance : Léon Tuam

 

 
 

Frontière centrafricaine. La Misca donne un coup de main au Cameroun

 

http://www.bonaberi.com/      (19/02/2014)

 

Elle a riposté lundi 17 février 2014 face à une attaque d’éléments armés aux environs de l’agglomération de Beloko, sur le corridor reliant la capitale Bangui à la frontière avec le Cameroun. Bilan, 12 civils blessés.

 

Depuis le début de la guerre civile en Centrafrique, les frontières camerounaises en souffrent énormément. En témoigne une fois encore, cette attaque à main armée que la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) a interceptée près des portes du Cameroun. La Misca a essuyé cette attaque des anti-Balaka et coupeurs de route au moment où elle escortait un convoi de 72 véhicules dont, 62 camions, 10 véhicules de transports d’usagers et 17 véhicules supplémentaires. Ces assaillants étaient armés et tentaient selon un communiqué de Eloi Yao, chargé de la communication de la Misca, de «monter à bord des véhicules d’usagers pour commettre des exactions et ont attaqué des militaires de la Misca».

Sans réserve, la Misca a réagi dit-on, en position de légitime défense. Bilan des affrontements, 12 civils blessés et 11 assaillants armés neutralisés. Trois fusils automatiques, des fusils de chasse de calibre 12, ainsi que de nombreuses machettes, épées, arcs et flèches ont été récupérés.


La Misca réitère par cet acte, son engagement à défendre le corridor qui relie Bangui au Cameroun. Une veille qu’elle assure depuis le 18 janvier 2014. Date à laquelle ses dirigeants ont mis sur pied, «un dispositif pour raccompagner les véhicules ayant déchargé leurs cargaisons». Pour cela, ils ont dressé un calendrier précis. Les lundis, mercredis et vendredis, la Misca protège la localité de Beloko, à la frontière avec le Cameroun. Et les mardis, jeudis et samedis, elle accompagne les véhicules ayant déchargé leur cargaisons de Bangui à la frontière camerounaise. Un calendrier qui ne leur donne malheureusement pas les moyens d’être partout à la fois et tout le temps. D’où les efforts sécuritaires nécessaires des pays dont les frontières sont menacées.

 

 

 

(Jean Yves Le Drian et catherine Samba-Panza ici à Mbaiki)

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE: VOICI CEUX QUE MME CATHERINE SAMBA-PANZA DEVRAIT D’ABORD LIVRER À LA CPI
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Centrafrique-Presse.com
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:49

 

 

 

 

Par MIREILLE DUTEIL  Le Point.fr - Publié le 

 

Ni les soldats français ni le pouvoir de Bangui ne parviennent à contrôler la situation. Les musulmans chassés de Bangui commencent à rêver de sécession.

 

La Centrafrique peut-elle éclater ? Il ne suffit pas à ce pauvre pays que des bandes de voyous, musulmans de la Seleka ou chrétiens porteurs de gris-gris animistes des anti-Balaka, tuent à la machette les "ennemis" du camp adverse, il faut encore que certains songent à l'amputer d'une région pour créer un nouveau pays. "Il n'est pas question de céder un seul pouce du territoire centrafricain", déclarait au début du mois la nouvelle présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Certes, mais la réalité du terrain est un peu différente. Même à Bangui, les commerces tenus par des musulmans ont presque tous fermé, accélérant la division du pays entre zones chrétienne et musulmane.

 

Concrètement, les 1 600 militaires français de Sangaris (ils seront bientôt 2 000) et les forces africaines de la Misca tentent, ces derniers jours, de désarmer les miliciens anti-Balaka qui font la chasse aux musulmans. Des milliers d'entre ces derniers, Centrafricains ou Tchadiens installés de longue date en RCA, ont rejoint le Tchad pour échapper aux tueries. Auparavant, les militaires français et africains avaient tenté de désarmer les Seleka qui assassinaient les chrétiens.

 

Prendre modèle sur le Soudan du Sud

 

En fait, ni les uns ni les autres ne sont hors d'état de nuire. Six mille militaires sont incapables de contrôler cet immense territoire où se poursuivent les tueries, les lynchages et les pillages. Les miliciens cachent leurs armes et fuient en brousse en attendant le départ des blindés français et africains, qui ne restent que quelques jours dans chaque bourgade. Du côté des Seleka, car ce sont eux qui rêvent de partition, certains ont quitté la RCA fin janvier, en même temps que Michel Djotodia, le président putschiste qu'ils ont porté au pouvoir en mars dernier ; d'autres sont restés à Bangui, beaucoup ont été cantonnés par les militaires français ; les derniers se sont repliés dans leur fief de l'extrême nord du pays d'où ils s'étaient lancés à la conquête de Bangui, l'an dernier.

 

C'est précisément avec cette région enclavée, excentrée, aux confins du Tchad et du Soudan, que certains Seleka veulent faire un nouveau pays en prenant modèle sur le Soudan du Sud voisin. L'année dernière, on avait vu sortir des drapeaux indépendantistes dans certaines bourgades. Certes, à Bangui, il est de bon ton de ne pas prendre au sérieux ces velléités sécessionnistes. Mais l'éventuelle menace demeure dans les têtes des dirigeants. Les musulmans ne forment que 15 % de la population centrafricaine. Majoritaires au nord du pays, ils sont rejoints aujourd'hui par des Centrafricains musulmans qui fuient Bangui et les villes du centre pour échapper aux tueries des anti-balaka.

 

Le rôle du Tchad

 

Durant la saison des pluies, la seule piste qui relie le nord du pays à Bangui est impraticable. Tournée vers le Soudan du Sud et le Tchad et non vers la capitale centrafricaine, la région commerce avec la monnaie soudanaise, la préférant au franc CFA. La région est extrêmement pauvre mais potentiellement riche. Elle abrite des mines de diamant et des gisements de pétrole encore inexploités, dont le permis a été confié en 2010 par l'ex-président François Bozizé à une société chinoise, China National Petroleum Corporation. Le gisement situé dans la région enclavée de la Vakaga déborde sur le Tchad voisin. Selon certains, N'Djamena aurait accusé la RCA de vouloir pomper son pétrole et cela pourrait expliquer, en partie, le lâchage de Bozizé, à l'époque, par son allié tchadien.

 

Une certitude : près du tiers des 6 000 rebelles de la Seleka qui, l'an dernier, ont renversé le président Bozizé à Bangui était d'origine tchadienne. Certains étaient d'anciens militaires de l'armée de N'Djamena. 

 

Les rebelles de la Seleka voudraient-ils s'appuyer sur des Tchadiens de l'autre côté de la frontière pour parvenir à la partition de la RCA ? Ce jeu serait trop dangereux pour le Tchad. Et c'est précisément pour l'éviter que Paris, avec habileté, implique énormément Idriss Deby, le président tchadien, dans la sauvegarde d'une Centrafrique unie.

 

En fait, plus que d'une partition, le risque, au nord de la RCA, est de voir se développer, avec l'arrivée des rebelles Seleka, une région de plus en plus coupée de Bangui, qui s'autogérerait, un vaste "trou noir" au coeur de l'Afrique, en bordure du Darfour soudanais, où cohabiteraient les rebelles de toute la zone. Une aubaine pour les groupes djihadistes qui y pullulent.

Lu pour vous : Centrafrique, le risque de partition ?
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Centrafrique-Presse.com
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:29

 

 

 

 

http://french.cri.cn/    2014-02-20 03:20:59  xinhua

 

Le Tchad a clos le rapatriement des milliers de ses ressortissants en proie à des actes de violence et de cruauté en Centrafrique, a déclaré mercredi à Xinhua son Premier ministre, Kalzeubé Payimi Deubet.

 

"Aujourd'hui, je puis dire que 99% de nos ressortissants à Bangui [capitale de la République Centrafricaine, NDLR] qui le souhaitaient sont rapatriés", a indiqué M. Kalzeubé Payimi Deubet.

 

"Au demeurant, cette lourde opération de rapatriement ordonnée et menée sans désemparer, a permis le sauvetage de nombreux ressortissants tchadiens et étrangers en péril", a-t-il ajouté.

 

Le chef du gouvernement tchadien a déploré l'attaque d'un convoi mardi à 50 km de Bangui, puis d'un autre, mercredi à un kilomètre de l'aéroport de Bangui, "contraignant l'unité en charge de la sécurité du convoi à réagir pour ouvrir le passage".

 

"Ces attaques répétées de convois de véhicules ayant à bord des personnes sans défense, affectée par la barbarie de ceux-là qu'ils considéraient comme des frères, ne sauraient se justifier", a prévenu M. Kalzeubé Payimi Deubet.

 

Depuis fin décembre 2013, le gouvernement tchadien, avec l'appui de ses partenaires humanitaires, a rapatrié plus de 60.000 de ses ressortissants et d'autres nationalités, par des rotations d'avions et par des convois de véhicules militaires.

 

"La fin des opérations de rapatriements organisés que nous annonçons, n'exonère pas cependant le gouvernement de ses obligations vis-à-vis de nos compatriotes où qu'ils se trouvent en territoire centrafricain. Le gouvernement continuera à assurer son devoir et ses responsabilités chaque fois que de besoin, partout où la détresse de nos ressortissants est signalée", a conclu le Premier ministre tchadien.

 

Le Tchad arrête le rapatriement de ses ressortissants de la Centrafrique
Le Tchad arrête le rapatriement de ses ressortissants de la Centrafrique
Le Tchad arrête le rapatriement de ses ressortissants de la Centrafrique
Le Tchad arrête le rapatriement de ses ressortissants de la Centrafrique
Le Tchad arrête le rapatriement de ses ressortissants de la Centrafrique
Le Tchad arrête le rapatriement de ses ressortissants de la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:20

 

 

 

 

AFP 19 FÉVRIER 2014 À 11:26 (MIS À JOUR : 19 FÉVRIER 2014 À 16:25)

 

La capitale centrafricaine était secouée mercredi par des tirs et des explosions aux abords de l’aéroport, où des manifestants ont érigé des barricades contre les opérations des forces française et africaines visant les miliciens anti-balaka.

 

Des tirs nourris d’armes automatiques et des explosions de roquettes et de grenades ont retenti dès le début de la matinée dans des quartiers voisins de l’aéroport de Bangui, où les forces française Sangaris et africaines de la Misca ont installé leurs états-major, a constaté un journaliste de l’AFP. De détonations sourdes de mortiers ont également été entendues.

 

Ces tirs opposaient des soldats de la Misca à des miliciens anti-balaka retranchés dans des quartiers proches de l’aéroport, a constaté un photographe de l’AFP.

 

Les anti-balaka, une milice composée en majorité de chrétiens, a pris les armes l’été dernier, au départ pour se défendre des exactions des combattants Séléka, pour la plupart musulmans, alors au pouvoir, notamment dans les provinces.

 

Mais rapidement les anti-balaka se sont livrés aussi à des représailles contre les civils musulmans, accusés de complicité avec l’ex-rébellion qui a renversé le président François Bozizé en mars 2013.

 

La lutte contre les anti-balaka, auxquels la nouvelle présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a promis de «faire la guerre», est devenue l’une des priorités des forces internationales.

 

Mercredi, des balles ont sifflé près des soldats français qui gardent l’entrée principale de la zone aéroportuaire et qui se sont mis en position de riposter tandis que que les tirs provoquaient des mouvements de foule dans les quartiers avoisinants.

 

Cette nouvelle flamblée de violences a contraint une délégation de haut rang des Nations unies à annuler un déplacement prévu mercredi dans la ville de Bossangoa (250 km au nord-ouest de Bangui).

 

- Déplacés réfugiés à l’aéroport -

 

Une centaine de personnes vivant dans l’immense camp de déplacés qui jouxte l’aéroport sont venues se réfugier dans l’aérogare, entraînant une intervention des soldats français qui leur ont demandé de retourner dans le camp.

 

Des petits groupes de manifestants protestant contre les opérations de la force française Sangaris contre les miliciens anti-balaka ont eux érigé des barricades sur le principal axe menant à l’aéroport.

 

A la mi-journée, les forces internationales «progressaient le long du boulevard pour dégager les barricades», a-t-on indiqué de source militaire française.

 

A quelques centaines de mètres de l’entrée de l’aéroport, 200 à 300 jeunes hommes avaient dans la matinée dénoncé avec véhémence l’action des forces internationales et la politique des autorités de transition.

 

De source militaire, les premières barricades ont été érigées mardi soir sur le boulevard menant à l’aéroport où sont basées les forces Sangaris et Misca. Des blindés français les ont enlevées à plusieurs reprises, mais dès leur passage terminé des manifestants les réinstallaient.

 

Pendant la nuit et en début de matinée, des tirs d’origine indéterminée avaient également été entendus dans le quartier de Boy-Rabe, fief des anti-balaka, et vers la sortie nord de la ville.

- «Plus d’hommes, plus de moyens -

 

Ces troubles surviennent dans un contexte de tension croissante entre forces internationales et anti-balaka.

 

Dimanche un accrochage entre miliciens et soldats de la Misca avait ainsi fait 11 morts dans le village de Cantonnier (ouest), frontalier avec le Cameroun.

 

Samedi, les forces internationales avaient lancé une vaste opération de désarmement des anti-balaka, interpellant certains de leurs chefs sans parvenir à arrêter celui qui se présente comme leur «coordonnateur politique», Patrice Edouard Ngaissona.

 

Le président tchadien Idriss Déby - acteur politique et militaire majeur dans la région - a appelé mardi les Nations unies à fournir «les moyens nécessaires» à une sortie de crise en Centrafrique.

 

«Il faudra plus d’hommes, plus de moyens (...) et quelle est l’institution qui a les moyens nécessaires pour gérer ce genre de situation ? Il faut aller vers les Nations Unies pour avoir les moyens nécessaires pour tirer la RCA (République centrafricaine) vers la sortie de chaos actuel», a-t-il plaidé lors d’une conférence de presse.

 

La France a déployé début décembre 1.600 hommes en Centrafrique, mais ce contingent qui agit officiellement en soutien des 6.000 hommes de la Misca n’a pas permis de faire cesser les violences entre communautés chrétienne et musulmane.

 

La France a annoncé l’envoi de 400 soldats supplémentaires et l’Union européenne envisage de doubler les effectifs de sa future mission, de 500 à 1.000 hommes.

 

 

Centrafrique: Des manifestants s’en prennent aux forces françaises à l'aéroport de Bangui

 

http://www.20minutes.fr/  le 19/02/2014 à 12h20

 

Ils ont érigé des barricades aux abords de l’aéroport où les forces françaises sont basées…

 

Des tirs nourris d'armes automatiques et des explosions de roquettes et de grenades étaient entendus mercredi matin aux abords de l'aéroport de Bangui où des manifestants ont érigé des barricades contre les forces internationales.

 

Des balles ont sifflé près des soldats français qui gardent l'entrée principale de la zone aéroportuaire et qui se sont mis en position de riposter tandis que les tirs provoquaient des mouvements de foule dans les quartiers avoisinants, selon la même source.

 

Ces tirs opposeraient des soldats de la force africaine Misca à des miliciens anti-balaka retranchés dans des quartiers proches de l'aéroport, selon des sources militaires.

 

200 à 300 jeunes hommes dans la rue

 

Une centaine de personnes vivant dans l'immense camp de déplacés qui jouxte l'aéroport sont venues se réfugier dans l'aérogare, entraînant une intervention des soldats français qui leur ont demandé de retourner dans le camp.

 

Des petits groupes de manifestants protestant contre les opérations de la force française Sangaris contre les miliciens anti-balaka ont érigé des barricades sur le principal axe menant à l'aéroport.

 

A quelques centaines de mètres de l'entrée de l'aéroport, 200 à 300 jeunes hommes dénonçaient avec véhémence l'action des forces française (Sangaris) et africaines (Misca) et la politique des autorités de transition.

 

Les blindés français passent à l’action

 

De source militaire, les premières barricades ont été érigées mardi soir sur le boulevard menant à l'aéroport où sont basées les forces Sangaris et Misca. Des blindés français les ont enlevées à plusieurs reprises, mais dès leur passage terminé des manifestants les réinstallaient.

 

Pendant la nuit et en début de matinée, des tirs d'origine indéterminée avaient également été entendus dans le quartier de Boy-Rabe, fief des anti-balaka, et vers la sortie nord de la ville.

La milice anti-balaka, une milice composée en majorité de chrétiens, a pris les armes l'été dernier, au départ pour se défendre des exactions des combattants pour la plupart musulmans Séléka au pouvoir, notamment dans les provinces centrafricaines.

 

Mais rapidement les anti-balaka se sont livrés aussi à des représailles contre les civils musulmans, accusés de complicité avec l'ex-rébellion qui a renversé le président François Bozizé en mars 2013.

 

La lutte contre les anti-balaka, auxquels la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a promis de «faire la guerre», est devenue l'une des priorités des forces internationales.

 

 V.V. avec AFP

 

Centrafrique: le Rwanda condamne les attaques de convois humanitaires

 

par RFI   19-02-2014 à 16:15

 

 

En Centrafrique, les militaires rwandais de la Misca assurent notamment le convoyage de l'aide humanitaire de la frontière camerounaise vers Bangui. Un convoi doit arriver ce mercredi dans la capitale. Lors de leur voyage, ils sont la cible de nombreuses attaques et sont également amenés à protéger les civils qui fuient les violences.

 

« A cause de l'insécurité, la ville de Bangui est asphyxiée. Les agences humanitaires sont à court de ravitaillement. Donc quand nous avons été déployés en Centrafrique, nous avons été les premiers à ouvrir le corridor, la route pour permettre le ravitaillement. Nous devons nous battre tout au long de la route contre les groupes armés pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire. Et sur ce dernier voyage, il était clair pour nous que l'objectif des groupes armés était à la fois d'empêcher l'arrivée de l'aide alimentaire à Bangui, mais aussi d'attaquer les civils. Sur la route, nous avons été amenés à sauver des civils qui étaient sous le feu de ces groupes armés. Nous avons été attaqués jusqu'à la frontière. Mais nous avons réussi à sauver jusqu'à 2 000 civils. »

 

Le général Joseph Nzambawitaporte-parole du ministère rwandais de la Défense19/02/2014 - par Sonia Rolley

 

 

La Hongrie rejoint l'opération européenne en Centrafrique

 

A.S. avec AFP Le 19/02/2014 à 23:44

 

Le gouvernement hongrois a donné son accord à une participation hongroise militaire à l'opération européenne en Centrafrique (Eufor RCA). Budapest a décidé d'envoyer un contingent d'officiers militaires en Centrafrique dans le cadre du programme de l'Union européenne, a informé le Journal officiel mercredi tard dans la soirée. 
    
"L'armée hongroise participera à l'effort européen avec six officiers (12 en période de relai) en Centrafrique jusqu'au 31 décembre 2014", a annoncé le Journal officiel. "La participation de la Hongrie est fondée sur ses obligations en tant que membre de l'Union européenne, en guise de contribution au renforcement de la politique commune de défense et de sécurité", a ajouté le Journal.


La France intervient avec 1.600 soldats en Centrafrique, où la situation se détériore chaque jour dans ce pays où les miliciens anti-balaka multiplient les exactions contre les civils musulmans, qui fuient en masse vers le Tchad et le Cameroun.

 

 

Centrafrique : 3 morts et plusieurs blessés dans un accrochage entre les forces africaines et les milices anti-Balakas à Bangui

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 19-02-2014

 

Trois personnes sont mortes et une dizaine d'autres blesses, des civil, à la suite d'un accrochage entre les troupes africaines de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et les milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) mardi au quartier Boy Rabe à Bangui, lors d'une operation de la MISCA visant à récupérer un véhicule volé par les miliciens, a appris Xinhua mercredi de sources concordantes.

 

"C'est la confusion totale depuis hier après-midi. On comptait des morts et des civils blessés dont des enfants âgés de 5 à 12 ans", a déclaré à Xinhua Thérèse Defeïbona, habitante de Boy Rabe jointe au téléphone.

 

Selon les informations recueillies auprès des habitants de Boy Rabe, de la cité Jean XXIII et de Fouh voisins, des fusillades se sont produites entre un contingent burundais de MISCA et les anti- Balakas, autour de la maison d'Edouard Ngaïssona, coordonateur politique de ces miliciens qui, dans leur conflit contre les ex- rebelles de la Séléka, sont devenus les principaux auteurs des violences à Bangui et d'autres villes centrafricaines.

 

Edouard Ngaïssona, ancien ministre de la Jeunesse sous le régime de François Bozizé renversé par les ex-Séléka en mars 2013, est poursuivi par la justice centrafricaine pour « complicité de tueries et assassinats » à l'époque de l'ancien pouvoir.

 

« Un mandat d'arrêt international avait été lancé contre Bozizé et ses proches dont Edouard Ngaïssona que nous recherchons », avait déclaré à Xinhua Ghislain Grésénguet, le procureur de la Ré publique de Bangui, lors d'une première tentative d'arrestation samedi du mis en cause à son domicile de Boy Rabe.

 

Aux dernières nouvelles, les blindés français de l'opération Sangaris ayant reçu mandat des Nations Unies pour aider à restaurer la sécurité en Centrafrique en appui de la MISCA, ont pris position et contrôlent la majeure partie de ces quartiers, vé ritable fief des anti-Balakas.

 

Ces violences qui ont provoqué de nouveaux déplacements de populations de leurs foyers, ont eu lieu peu après après le retour de la présidente de la transition Catherine Samba-Panza d'une visite de deux jours à Ndjamena au Tchad et le départ du Premier ministre André Nzapayeke pour le Gabon.

 

Selon un communiqué de la MISCA, un accrochage similaire a eu lieu dimanche à la frontière camerounaise entre les soldats de la MISCA et les anti-Balakas, faisant 11 morts et plusieurs blessés. Ces combats font suite à une tentative des anti-Balakas d'empêcher les véhicules transportant les musulmans qui cherchent refuge vers le Cameroun voisin.

 

Fin (par Fridolin Ngoulou, Raphael MVOG

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : 5 personnes tuées suite à l'attaque d'un convoi de ressortissants tchadiens à Bangui

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 19-02-2014

 

Au moins cinq personnes ont ét é tuées et plusieurs autres blessées dans l'attaque d'un convoi de ressortissants tchadiens qui quittaient Bangui mercredi matin, sous escorte armée, pour fuir les violences dirigées contre les populations musulmanes en Centrafrique, révèle un bilan communiqué à Xinhua par une source sécuritaire de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).

 

Selon un capitaine burundais de cette force africaine déployée depuis le 19 décembre à Bangui à la faveur d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le but d'aider au retour à la paix et la sécurité en Centrafrique, les véhicules des troupes tchadiennes de la MISCA escortant leurs concitoyens ont ét é attaqués par les milices d'autodéfense anti-Balakas (anti- machettes) dans les 4e et 8e arrondissements de Bangui.

 

« Ils ont riposté en tirant partout », a déclaré à Xinhua la source sous couvert d'anonymat tout en regrettant que ces véhicules militaires tchadiens ont déjà fait plusieurs fois Bangui et le territoire tchadien pour rapatrier les musulmans, pris pour cible en Centrafrique par les anti-Balakas, des milices chrétiennes, qui accusent les musulmans de complicité avec les ex- rebelles de la coalition Séléka à dominante musulmane.

 

Spécifiquement, les ressortissants tchadiens sont accusés d'avoir contribué aux assassinats, pillages, exécutions sommaires de la population centrafricaine, depuis la prise de pouvoir le 24 mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la Séléka, une rébellion composée en majorité de mercenaires tchadiens et soudanais.

 

Des sources concordantes ont affirmé à Xinhua qu'un véhicule des ressortissants tchadiens a été brûlé dans le secteur de Gobongo, à la sortie Nord de la capital, et un militaire français aurait été blessé dans les combats ayant suivi.

 

Aussi, un journaliste camerounais qui a assuré la couverture de cet événement a été pris à partie par la foule en colère avant d'ê tre relâché. Des renforts de la MISCA ont permis de calmer la tension. Ce qui a permis au convoi de ressortissants tchadiens de quitter finalement Bangui pour le Tchad voisin.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

Centrafrique: tirs, explosions et barricades à Bangui contre les forces internationales
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:12

 

 

 

 

Une délégation d’une dizaine de députés, conduite par Elisabeth Guigou, s’est rendue lundi à Bangui, afin de s’entretenir avec les responsables de l’opération Sangaris et les autorités de transition centrafricaines.

 

A l’issue d’un conseil de défense restreint autour de François Hollande vendredi dernier, la France a décidé d’accroître son contingent de quatre cent soldats supplémentaires, ce qui portera temporairement à deux mille hommes ses effectifs dans le pays. Sur le terrain, les opérations de désarmement des milices se poursuivent, mais la situation est très tendue et des habitants tentent de fuir. La population semble avoir basculé dans une logique de tuerie par prévention ou par vengeance, et les confrontations se multiplient entre chrétiens et musulmans, sédentaires et nomades ou même à l’intérieur de la communauté animiste majoritaire.

 

La France est-elle en train de s’enliser en Centrafrique ? Un drame tel que celui qu’a connu le Rwanda est-il envisageable ? Comment mettre un terme à la violence ? Autour d’Arnaud Ardoin, les invités du débat de « ça vous regarde » en parlent ce soir.

 

Invités:

Philippe Folliot, Député UDI du Tarn

Antoine Glaser, Ancien directeur de la Lettre du Continent

Gwendal Rouillard, Député PS du Morbihan

Martin Ziguélé, Ancien Premier ministre de Centrafrique, président du MLPC

 

regardez sur Télé-MLPC

La Chaine Parlementaire - Ça Vous Regarde - 18 Février 2014
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:05

 

 

 

Centrafrique: violents incidents à l'aéroport de Bangui

 

Par RFI  le 19-02-2014 à 16:42

 

Des tirs nourris d'armes automatiques et des explosions de roquettes et de grenades étaient entendus ce matin aux abords de l'aéroport de Bangui où des manifestants ont érigé des barricades contre la présence des forces internationales. A la mi-journée, la situation reste tendue avec toujours des tirs sporadiques.

 

Hier soir, un convoi de l'armée tchadienne est venu pour évacuer les quelque 3 000 ressortissants tchadiens qui se trouvaient encore dans le centre de transit près de l'aéroport. Ces opérations d'évacuations ont lieu régulièrement depuis décembre et à chaque fois des groupes présumés anti-balaka tentent de s'y opposer.

 

C'est ce qui s'est à nouveau passé ce mercredi matin. Ces groupes qualifiés de « criminels » par la Misca, la Mission africaine de maintien de la paix, ont érigé des barricades sur toutes les routes qui menaient à l'aéroport. Il y avait plusieurs barrages - certains parlent de huit - rien que sur l'avenue des Martyrs.

 

Le convoi de l'armée tchadienne a finalement pu partir aux environs de 8h ce matin mais il y a eu des échanges de tirs à l'arme lourde, assez nourris. Les troupes de la Misca sont intervenues mais il leur a fallu du temps pour démonter les barricades car elles étaient tenues non seulement par des milices mais aussi par des civils qui, comme chaque fois, étaient venus manifester contre la présence des forces étrangères. Des manifestations que plusieurs observateurs qualifient d'« orchestrées ».

 

Finalement, à la mi-journée, la Misca a assuré avoir démantelé tous les barrages et a affirmé que les activités ont pu reprendre à l'aéroport. C'est encore difficile de faire un premier bilan de ces affrontements... Mais 16 blessés, majoritairement par balles, ont été acheminés vers l'hôpital communautaire de Bangui.

 

 

Centrafrique: barricades à Bangui contre les forces internationales

 

par   20-02-2014 à 01:54

 

En Centrafrique, la situation reste tendue à Bangui après les violences mercredi autour de l'aéroport, où des manifestants ont érigé des barricades. Il y a eu des échanges de tirs nourris d'armes automatiques et des explosions jusque dans l'après-midi entre les forces étrangères et des groupes qualifiés de «criminels» par la Misca. Des manifestants avaient érigé des barricades protestant contre la présence des forces internationales.

 

Il y a eu d'abord, dans la nuit, l'arrivée d'un convoi de militaires tchadiens. Ce convoi visait à évacuer, au petit matin, plusieurs centaines de ressortissants tchadiens qui étaient toujours dans un centre de transit, près de l'aéroport. Pour éviter tout incident, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) avait décidé de l'escorter. Le général Tumenta Chomu, chef d'état-major de la Misca a lui-même pris la tête des opérations.

 

« Je me suis fait renforcer par deux éléments blindés du détachement burundais qui nous ont donc ouvert la route. Arrivés au niveau du PK10, nous nous sommes heurtés à un barrage qui venait d’être mis en place. En nous rendant compte que nous pouvions être embusqués, j’ai moi-même ordonné les tirs de dissuasion par les engins blindés armés », a déclaré, à RFI, le général Tumenta Chomu.

 

Les militaires tchadiens ont eux aussi tiré en l'air. Plus de peur que de mal puisque le convoi a pu repartir sans encombre alors qu'au même moment, selon la Misca, des barricades étaient érigées à proximité de l'aéroport avec des manifestants contre la présence des troupes étrangères mais aussi des milices anti-balaka.

 

« Ce sont juste des criminels », précise la Misca qui, appuyée par les hommes de Sangaris, est intervenue. Les échanges de tirs parfois nourris se sont prolongés jusque dans l'après-midi dans les quartiers périphériques de l'aéroport de Bangui.

 

Centrafrique: barricades à Bangui contre les forces internationales
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:01

 

 

 

 

http://www.fasozine.com/   19 février 2014  Écrit par Bark Biiga

 

Il ne se passe plus de semaine sans incident tragique en Centrafrique. Depuis que ce pays plongé dans le gouffre à cause de l’amateurisme de sa classe politique et de l’incapacité des forces armées étrangères à y faire régner l’ordre et la sécurité, c’est la porte ouverte à toutes les dérives. La dernière en date a consisté en l’érection de barricades sur l’avenue qui mène à l’aéroport. Les auteurs d’un tel blocus ne sont autres que des miliciens anti-balaka qui entendaient ainsi protester contre l’évacuation des ressortissants tchadiens.

 

Comme on devait s’y attendre, la situation a vite dégénéré en affrontements à l’arme lourde entre les manifestants et les éléments de la Mission intégrée de soutien à la Centrafrique (Misca). Décidemment, ces groupes armés anti-balaka qui étaient supposés être mis hors d’état de nuire, ne le sont toujours pas. Pire, ils continuent de troubler le sommeil des forces armées internationales, mais aussi des Centrafricains eux-mêmes.

 

Leur force de nuisance semble si importante qu’il faut désormais des armes automatiques, lance-roquettes et autres grenades pour leur faire entendre raison. A l’allure où vont les choses, on ne devrait pas s’étonner de voir cette milice visiblement incontrôlée déclarer la guerre à toutes les forces régulières.

 

En tout cas, ce qui s’est passé dans la nuit du mardi à mercredi dans le secteur de l’aéroport de Bangui montre clairement que la Centrafrique repose toujours sur une poudrière qu’il faut désamorcer avant qu’il se soit trop tard. En tout cas, on ne dira pas qu’on ne sait pas d’où peut venir l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres.

Lu pour vous : Centrafrique: la poudrière incontrôlable?
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 02:58

 

 

 

 

http://lci.tf1.fr/  par Fabrice Aubert le 19 février 2014 à 13h05

 

PORTRAIT. Elue de la ville de la banlieue parisienne, Antoinette Montaigne siège désormais dans le gouvernement centrafricain de transition comme ministre de l'Information et de la Réconciliation nationale. Elle raconte ses débuts à MYTF1News.

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Depuis 2008, Antoinette Montaigne, une Franco-centrafricaine installée en France depuis une vingtaine d'années, était conseillère municipale à Bussy-St-Georges, une ville de Seine-et-Marne d'environ 25.000 habitants. "Je l'ai rencontrée un peu avant la campagne des municipales de l'époque. Elle était  engagée dans son quartier pour faciliter la vie entre voisins. Je lui ai alors proposé de figurer sur ma liste", explique Hugues Rondeau, le maire, à MYTF1News. "J'ai ensuite découvert son engagement pour la Centrafrique et pour le dialogue interconfessionnel au sens large", ajoute-t-il.


Cet engagement auprès de la société civile de son pays vaut aujourd'hui à Antoinette Montaigne d'être ministre de l'Information et de la Réconciliation nationale dans le gouvernement de transition formé fin janvier. "Ce fut une surprise.  Certes, j'avais déjà rencontré Catherine Samba Panza (ndlr : l'actuelle présidente, élue mi-janvier) en 2011 lors d'une rencontre consacrée aux femmes-patrons (elle dirige sa propre entreprise de conseils en gestion). Mais je n'imaginais pas un jour occuper une fonction ministérielle. Je n'ai cependant pas hésité une seconde", indique-t-elle à MYTF1News.

 

"Espoir"

 

Sitôt nommée, Antoinette Montaigne a donc pris la direction de Bangui. Ou plutôt repris puisqu'elle s'y rendait bien sûr régulièrement, aussi bien pour des raisons familiales, professionnelles que citoyennes. Derrière elle, elle a laissé son mari. Bien qu'"heureux" pour son épouse, il n'a en effet pas l'intention de la suivre dans un premier temps. "Il connaît mon engagement pour mon pays", souligne la ministre.

 

Dans un premier temps, la nouvelle ministre est restée une dizaine de jours sur place, au moment même où le lynchage par l'armée d'un musulman marquait les esprits. "Il ne faut pas généraliser et accuser l'ensemble des Forces armées centrafricaines. Il y a, certes, de mauvais éléments. Mais ce n'est pas le cas de l'immense majorité des soldats", tient-elle à préciser. Plus globalement, sans surprise, elle a "découvert un pays en crise profonde". "Mais j'ai aussi vu que malgré tout, les Centrafricains continuaient à sourire et à aider leur prochain. C'est un signe d'espoir formidable", se réjouit-elle.

 

Remise en état de la radio

 

Sur le plan politique, elle préfère prendre son temps pour analyser et préparer son plan d'action. "Il ne faut pas confondre rapidité et précipitation", rappelle-t-elle.   Parmi ses priorités, figure cependant la remise en état de la radio et des télécommunications. "90% des Centrafricains ne savent pas ce qu'il se passe réellement. Et c'est pour cette raison que les chrétiens se vengent  sur les musulmans des exactions qu'ils ont subies par la Séléka", déplore-t-elle.

 

Est-ce dire que la Réconciliation nationale passe par l'Information, d'où l'attribution de ces deux portefeuilles à Antoinette Montaigne ? "Bien sûr. A tort ou à raison, les chrétiens pensent que les musulmans sont tous des criminels et estiment qu'ils sont le danger. Or ce n'est pas le cas. Et il faut le faire savoir. La Réconciliation est donc indissociable d'une bonne information".

 

Bref retour à Bussy-St-Georges


Le week-end dernier, Antoinette Montaigne est revenue à Bussy-sur-Georges pour participer à une conférence sur le dialogue inter-religieux -l'événement avait été initié bien avant sa nomination et elle tenait à honorer son engagement. "C'était très intéressant. Nous avions des intervenants de toutes les religions. Et plus de 150 personnes étaient présentes, ce qui est notable pour un événement de ce type dans une petite ville", se félicite-t-elle.

 

"C'était un moment de bonne volonté pour la Centrafrique. Cela donne espoir", précise Hugues Rondeau. Le maire de Bussy-St-Georges se dit "évidemment très fier de la promotion" de sa conseillère municipale. "Ce n'est pas tous les jours qu'une ville comme la nôtre voit l'un de ses élus devenir ministre. Mais c'est aussi une grande perte pour mon équipe", note-t-il.

 

 

Lu pour vous : De Bussy-St-Georges à Bangui : l'ex-conseillère municipale raconte ses 1ers pas comme ministre
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 02:54

 

 

 

http://bernardlugan.blogspot.com/ 

 

Philippe Meunier, député du Rhône, Secrétaire de la commission Défense rentre d'une mission parlementaire en RCA effectuée le 17 février dernier. L'Afrique Réelle lui a demandé un point de situation au moment où les organisations humanitaires parlent d'une "épuration" des musulmans par les chrétiens.

 

Quelle est aujourd'hui la situation sécuritaire à Bangui ?

 

Philippe Meunier : Une sécurité précaire est revenue à Bangui grâce et uniquement à la présence de nos militaires français, même si certains groupes sous couvert d'anti balakas commettent des délits. La tension reste néanmoins palpable et des incidents peuvent éclater à tout moment.

 

A lire les médias, ce sont les chrétiens qui massacrent les musulmans alors que pendant un an, ces derniers les martyrisèrent. Avez-vous pu mesurer le degré de haine entre les communautés? Pourquoi les chrétiens en veulent-ils à ce point aux musulmans ?

 

Philippe Meunier : Les islamistes du Seleka, avec la complicité de leurs collaborateurs, ont procédé à Bangui et dans l'ensemble du pays à des massacres sans nom des mois durant à l'encontre des chrétiens. Conséquence de ces viols et massacres de masse, les chrétiens ne veulent et ne peuvent plus aujourd'hui vivre avec et aux côtés des musulmans.

 

La présence de l'armée française qui procède au désarmement des anti balaka  ne risque t'elle pas d'entraîner une incompréhension de la part des chrétiens qui se sont rebellés contre les crimes des islamistes du Seleka ?

 

Philippe Meunier : Le risque est grand en effet, si ceux qui ont collaboré sous l'occupation du Seleka ne sont pas jugés et condamnées sévèrement.

Les condamnations de ceux qui  ont collaboré avec les  islamistes du Seleka doivent donc être effectives sinon l'amalgame se fera avec la communauté musulmane, des innocents périront et nos soldats se retrouveront au milieu de ces règlements de compte.

 

Quand l'armée française pourra-t-elle se déployer dans l'intérieur du pays où le Seleka continue à massacrer les chrétiens ?

 

Philippe Meunier : Quand la communauté internationale aura envoyé des forces de police pour assurer la sécurité à Bangui en lieu et place de nos soldats.

 

Nos soldats ont-ils le matériel adéquat ? La diminution des effectifs de l'armée française ne freine t-elle pas la mission sur place en RCA ?

 

Philippe Meunier : Notre armée a ressorti ses vieux P4 et camions militaires. Heureusement que les miliciens du Seleka ne visent pas juste avec leurs RPG 7 ... La diminution des effectifs de nos armées a évidemment des conséquences sur le nombre de soldats présents sur zone. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs le Seleka continue ses exactions dans le reste du pays. Quant au renforcement de nos forces par des unités provenant de l'Europe, je ne souhaite même pas en parler...

 

Si nos troupes quittaient la RCA, que se passerait-il ?

 

Philippe Meunier : Si nos troupes quittent la RCA c'est un génocide assuré à l'encontre de l'ensemble des communautés présentes sur ce territoire.

 

Plus généralement, faut-il repenser nos implantations militaires en Afrique et pourquoi, au moment où l'on nous annonce encore d'autres coupes budgétaires ?

 

Philippe Meunier : Il faut renforcer nos bases en Afrique équatoriale. L'islamisme progresse en direction du Sud et menace directement l'ensemble de la francophonie. La France et les Etats francophones doivent se préparer militairement à de futurs combats pour s'opposer à cette progression. Malheureusement, F.Hollande fait le contraire en diminuant plus encore le budget de nos armées et les effectifs de nos bases prépositionnées. Il est vrai que l'on ne peut pas accorder la CMU, l'aide médicale d'Etat et un milliard par an aux intermittents du spectacle et en même temps assurer pour nos Armées un budget décent...

Lu pour vous : Centrafrique: point de situation (19/02/2014) par Bernard Lugan
Lu pour vous : Centrafrique: point de situation (19/02/2014) par Bernard Lugan
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