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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 15:25

 

 

 

 

 

Reuters  17/11/2013 | 23:50

http://www.zonebourse.com/images/spacer.gif

L'armée camerounaise a annoncé dimanche avoir repoussé une attaque venue de la Centrafrique voisine contre une localité de l'est du Cameroun.

 

Dans un communiqué, le ministre de la Défense, Edgar Allain Mebe Ngo'o, a précisé que cinq assaillants avaient été tués à cette occasion.

 

Un militaire camerounais a trouvé la mort de même qu'un villageois lors de la contre-offensive de l'armée menée samedi soir par la division Kadei de la région Est.

 

Un membre du commando a également été capturé et va être interrogé pour permettre aux autorités camerounaises d'établir l'identité des assaillants et leurs mobiles.

 

"Pour le moment, la situation est sous notre entier contrôle et l'ordre, la paix et la sécurité ont été restaurés dans le village attaqué", a souligne le ministre.

 

Pour des responsables camerounais, le commando venu de RCA était peut-être à la recherche de nourriture et d'argent dans une région considérée comme le grenier à céréales de l'Afrique centrale.

 

La Centrafrique est en proie au chaos politique et sécuritaire depuis la chute, en mars, du président élu François Bozizé par les rebelles du Séléka venus du Nord.

 

(Tansa Musa; Jean-Loup Fiévet pour le service français)

 

 

 

Cameroun : accrochages à la frontière centrafricaine

 

RFI   lundi 18 novembre 2013 à 11:15

 

Des affrontements ont eu lieu, dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre, entre l’armée camerounaise et des assaillants venus de Centrafrique dans un village frontalier. Les violences ont fait officiellement sept morts dont cinq du côté des assaillants.

 

Le groupe d’hommes armés et en treillis a traversé la frontière samedi soir, en direction de Gbiti, un petit village de la région de l’Est. Ils ont procédé à des pillages et semé la panique, provoquant la réplique de l’armée camerounaise, avant de se replier en Centrafrique. Les affrontements ont fait sept morts, selon un bilan officiel, dont cinq assaillants, un militaire camerounais et un civil. D’autres sources en provenance de Gbiti font état de quatre morts parmi la population. Une quinzaine de prisonniers seraient par ailleurs aux arrêts et en cours d’exploitation par les forces de l’ordre.

 

La Seleka pointée du doigt

 

Qui sont ces agresseurs : s’agit-il d’hommes de la Seleka ou d’un autre groupe armé centrafricain ? Le communiqué officiel se garde d’accuser quiconque, mais selon une bonne source, il s’agirait d’éléments de l’ex-rébellion qui a pris Bangui en mars dernier. La même source précise que ces hommes, dont on ignore le nombre exact, étaient au Cameroun à la recherche de vivres et de carburant.

 

L’instabilité en Centrafrique provoque régulièrement des incidents à la frontière est du pays. Il y a trois mois, une précédente incursion d’assaillants avait déjà causé un accrochage avec l’armée camerounaise.

L'armée camerounaise dit avoir repoussé une attaque de la RCA
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 15:10

 

 

 

 

 

RFI  lundi 18 novembre 2013 à 12:24

 

L'assassinat d'un haut magistrat centrafricain, «froidement abattu» par d'anciens rebelles de la coalition Seleka, a provoqué à Bangui des heurts, le dimanche 17 novembre 2013. Les habitants des quartiers du centre de Bangui ont en effet érigé des barricades sur la voie et brûlé des pneus pour manifester leur mécontentement. Peu de temps après, des tirs des éléments de l'ex-Seleka ont été entendus provoquant la débandade et la peur dans ces quartiers.

 

Josué Binoua   (ministre centrafricain de la Sécurité)

 

« Le magistrat a été froidement abattu suite à une tentative de braquage de son véhicule de fonction »

 

 

NDLR : Dans un communiqué qu'il a publié le dimanche dans la journée, le ministre centrafricain de la sécurité publique a déploré le comportement de certains ex-séléka qui continuent de tuer des citoyens et affirmé que l'ordre sera rétabli par tous les moyens. Il a également ajouté que les trois assassins du magistrat dont le ministre a révélé les noms, ont été abattus par les forces de l'ordre alors qu'ils résistaient à leur tentative d'interpellation. 

RCA : un haut magistrat assassiné à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:11

 

 

 

COMMUNIQUE  DE PRESSE

 

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) porte à la connaissance de l’opinion Nationale et Internationale ce qui suit :

 

Depuis quelques jours, la ville de Bangui qui semblait retrouver une quiétude relative est redevenue le théâtre d’évènements meurtriers qui endeuillent quotidiennement des familles Centrafricaines.

 

Cette recrudescence de la violence et des exactions criminelles commises particulièrement par les ex-éléments de la coalition SELEKA sur la population de Bangui, ses environs et toutes les provinces, a atteint le seuil de l’intolérable au point où les observateurs de la vie politique nationale et la population  disent : TROP C’EST  TROP.

 

Aujourd’hui sur toute l’étendue du territoire national, nul n’est à l’abri des assauts criminels sans cesse répétés des ex éléments de la SELEKA qui jouissent d’une totale impunité devenue une règle d’administration de la cité.

 

Le dernier acte de barbarie qui vient s’ajouter à tant d’autres, s’est soldé par l’assassinat le plus odieux du Directeur Général des Services Judiciaires, le Magistrat Modeste Martineau BRIA  et deux autres compatriotes le samedi 16 Novembre 2013 aux environs de 19 heures.

 

Cet acte de barbarie a soulevé la grande colère des habitants du quartier SICA  II qui, à leur tour, ont érigé des barricades en signe de protestation et de ras-le-bol.

.

De toute évidence, la poursuite de ces exécutions sommaires risque à la longue, si les autorités politiques et militaires de la transition ne prennent garde, de conduire à une insurrection populaire aux conséquences incalculables.

 

La Communauté Internationale et les organisations non gouvernementales (ONGs) humanitaires intervenant en RCA ont suffisamment tiré sur la sonnette d’alarme et les populations Centrafricaines continuent de vivre la terreur des ex-éléments de la SELEKA qui se traduit  généralement par les rackets, pillages, viols, braquages, tortures, exécutions sommaires et autres humiliations.

 

De même, les éléments des forces de défense et de sécurité désarmés, sont pris pour cibles, enlevés et exécutés sans aucune forme de procès.

 

De manière générale, les populations Centrafricaines sont livrées à elles –mêmes sans que cela ne puisse émouvoir les responsables des ex-éléments de la SELEKA  qui se sont repartis le territoire national en zones d’occupation.

 

Face à cette terrifiante situation qui  interpelle la conscience  nationale au regard des violations de droits humains et des exactions meurtrières quasi  quotidiennes des citoyens Centrafricains et en solidarité avec  les familles éplorées,

 

Le Bureau Politique  du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) épris de justice, de paix et de liberté décide de la non participation au défilé du 1er Décembre 2013 qui est une manifestation de réjouissance populaire.

 

 En outre, le Bureau Politique :

 

  • Condamne sans réserve une fois de plus les violations de droits humains et les assassinats quotidiens des citoyens Centrafricains ;
  •  
  • Présente sa compassion et ses condoléances les plus émues aux familles des victimes de la barbarie ;
  •  
  • Exige des autorités politiques et militaires de la Transition, l’interpellation, la traduction effective en Justice des auteurs, co-auteurs et complices des crimes et autres exactions commis sur les populations ;
  •  
  • Demande à toutes les autorités de la Transition de prendre des mesures pour empêcher de nouvelles exactions ;
  •  
  • Invite les autorités de la Transition à procéder à l’équipement et au redéploiement effectif des forces de défense et de sécurités sur toute l’étendue  du territoire national ;
  •  
  • Prend à témoin la Communauté Internationale sur le risque d’une implosion sociale généralisée aux conséquences néfastes ;
  •  
  • Exhorte l’ONU, l’UA, la CEEAC, la CEMAC et autres partenaires de la RCA à œuvrer pour la mise en place rapide de la MISCA;
  •  
  • Appelle tous les démocrates, les forces de progrès, ses militantes et militants à demeurer vigilants et de faire échec à toutes  les tentatives de violations de droits humains à commettre par les ex-éléments de la SELEKA.

 

La République Centrafricaine a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils pour son développement  harmonieux et durable.

 

              Fait à Bangui, le 18 Novembre  2013

 

Le MLPC condamne les exactions et assassinats quotidiens des citoyens centrafricains
Le MLPC condamne les exactions et assassinats quotidiens des citoyens centrafricains
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 23:39

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 17 novembre 2013 14h15 - L'assassinat d'un haut magistrat centrafricain, froidement abattu par d'anciens rebelles de la coalition Séléka, a provoqué des heurts qui ont fait deux morts civils dimanche à Bangui, a-t-on appris de source policière.


Deux personnes ont été tuées et d'autres blessées par balles dimanche alors que les habitants de ces quartiers (dans le centre de Bangui) protestaient contre l'assassinat du magistrat Modeste Martineau Bria et de son aide de camp, a déclaré cette source sous couvert d'anonymat.


Les habitants ont érigé des barricades sur la voie et brûlé des pneus pour manifester leur mécontentement (...) Peu de temps après, des tirs des éléments de l'ex-Séléka ont été entendus provoquant la débandade et la peur dans ces quartiers, a expliqué la source.


Des éléments de la police, de la gendarmerie et des Séléka intégrés dans l'armée sont intervenus en fin de matinée pour rétablir l'ordre et effectuer des patrouilles. La situation était toujours tendue à la mi-journée, les manifestants ayant refusé de quitter la chaussée.


Une source à la gendarmerie avait annoncé plus tôt dimanche matin l'assassinat du magistrat et de son aide de camp par des anciens rebelles Séléka.


Le magistrat Modeste Martineau Bria, directeur général des services judiciaires, et son aide de camp ont été froidement abattus dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Sica II (centre de Bangui), au moment où ils allaient quitter une buvette, par des éléments des ex-Séléka qui ont surgi à leur hauteur sur une moto et ont ouvert le feu, avait déclaré cette source sous couvert d'anonymat.

 
Les deux victimes ont été tuées sur le coup, avait ajouté la source, précisant que le motif de cet assassinat était inconnu.


Plusieurs actes de banditisme armé, oeuvres d'ex-rebelles, ont été signalés dans la capitale centrafricaine depuis le début du mois. Le parquet de Bangui a ouvert mercredi des enquêtes contre des auteurs présumés de violences qui se multipliaient ces derniers jours.


Les nouvelles autorités peinent à mener des opérations de désarmement et de cantonnement des ex-insurgés, accusés d'exactions à Bangui et en province.

La Centrafrique est livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition de la rébellion Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août.


Des groupes d'autodéfense ont pris les armes contre les ex-rebelles, entraînant de nouvelles violences qui prennent un caractère communautaire, et ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de civils.



(©) 

 

 

Centrafrique : La population d'un quartier de Bangui dans la rue

 

BANGUI Dimanche 17 novembre 2013 | 23:26 UTC (Xinhua) - La population du quartier SICA 2 dans le 2e arrondissement de Bangui est depuis ce dimanche matin dans la rue pour protester contre l'assassinat samedi soir du magistrat Modeste Bria, ancien procureur de la République et actuel directeur général des services judiciaires, et de son aide de camp par les ex-éléments de la Séléka.

 

Les manifestants ont barricadé l'avenue de France 1 et brulé les pneus en signe de protestation. Pour les manifestants, il n'est plus question de dialoguer avec le pouvoir de Bangui, "seule la rue déterminera la suite", a confié à Xinhua un manifestant.

 

Les éléments des forces de défense et de sécurité tentent de maîtriser les manifestants pour éviter le débordement. Cependant, la colère devient de plus en plus vive, la population environnante quitte le quartier pour se mettre à l'abri des représailles. Modeste Bria a été assassiné samedi soir par deux hommes venus à port d'une moto, habillés en tenue civile dont l'un en grand boubou, parlant l'arabe. Ces hommes identifiés comme éléments de l'ex-rébellion de la Séléka ont tenté de braquer son véhicule.

 

 "C'est après une opposition qu'il a été assassiné vers 19 heure locale. Son compagne qui a tenté de le secourir a été aussi tué par ces hommes", a déclaré à  Xinhua un témoin. Le Directeur général de la police centrafricaine Alain Victoire Nabéza a annoncé à Xinhua que les malfrats sont déjà arrêtés et remis à la justice.

 

Depuis dimanche dernier, la ville de Bangui vibre au rythme des manifestations contre les exactions diverses des ex-éléments de la coalition rebelle Séléka qui brillent par les enlèvements, tueries et assassinats après huit mois de la prise de pouvoir le 24 mars 2013.

Centrafrique : deux civils tués dans des heurts après l'assassinat d'un magistrat
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 23:36

 

 

 

 

 

YAOUNDE Dimanche 17 novembre 2013 | 18:56 UTC  (Xinhua) - Une colonne de près de 400 rebelles centrafricains a attaqué par surprise samedi aux environs de 18h30 locales Gbiti, un village d'environ 600 familles de l'est du Cameroun situé à quelques encablures de la frontière avec la République centrafricaine (RCA), faisant 7 morts, d'après des sources sécuritaires locales,

 

Une source administrative haut placée à l'Est du Cameroun joint par téléphone a confirmé cette attaque mais a toutefois laissé entendre qu' "il nous est impossible d'avoir des informations plus précises du front où se battent nos forces de défense".

 

D'après une source au sein des services de sécurité, dans sa riposte l'armée camerounaise a fait quatre tués et 15 arrêtés dont une dame, deux Arabes Choas, deux Tchadiens et quatre Camerounais dans les rangs des assaillants. Du côté camerounais, l'on déplore trois tués, dont un soldat tombé dans une embuscade, deux commerçants, un soldat et une fillette de 15 ans blessés.

 

Selon des sources sécuritaires locales, ces hommes qui "ont attaqué à l'arme lourde le principal point de connexion et coupé le réseau de téléphonie mobile", réclament la libération de leur chef, Abdoulaye Miskine.

 

Ce dernier a été interpellé début septembre à Bertoua, chef- lieu de la région de l'est, alors qu'il y séjournait depuis près d'un mois déjà, et est toujours détenu à Yaoundé, la capitale camerounaise.

 

D'après des témoignages, les populations locales, à l'instar de la famille Kamba qui vit juste à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, ont été molestées. Par ailleurs, leurs maisons ont été pillées et leurs animaux domestiques égorgés pour l'alimentation des troupes centrafricaines.

 

Cette attaque intervient quelques jours après les installations des responsables des unités spécialisées des forces de défense nouvellement créées dans la région de l'est.

 

Gbiti est un village de l'arrondissement de Ketté, département de la Kadéy, où se tient chaque semaine le plus grand marché de bétail de la région de l'est. Outre les familles camerounaises évoquées plus haut, on y retrouve des réfugiés centrafricains et quelques ressortissants tchadiens à la quête de l'or.  

Une attaque des rebelles centrafricains fait 7 morts dans l'est du Cameroun
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 23:22
Centrafrique : Michel Djotodia remet des armes aux forces de sécurité
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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 09:12

 

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr  16/11/2013 à 03:50

 

En alerte Guépard pour quelques semaines encore, le 3e RPIMa sera-t-il projeté en Centrafrique dans le cadre d’une résolution des Nations Unies ? Jean-Yves Le Drian, l’a affirmé à mots à peine couverts lors de son discours devant les sous-officiers et officiers du «3», avant de se montrer un peu plus prudent lors de sa conférence de presse.

 

Après le Mali, la Centrafrique pourrait donc être le prochain théâtre d’opérations extérieures de l’armée française. «Bien qu’il n’y ait pas de terroristes qui veulent se taper de l’Occidental», a souligné le ministre de la Défense, « cet état africain est au cœur d’une région stratégique entre le Sahel, les grands lacs et la corne du continent africain», a rappelé le ministre.

 

La Dépêche du Midi

 

Lu pour vous : Carcassonne :  Le 3e RPIMA bientôt projeté en Centrafrique ?
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 23:30

 

 

 

 

 

http://afrikarabia.com  vendredi, 15 novembre 2013  par Christophe RIGAUD

 

Crise politique, crise sécuritaire et crise humanitaire, la Centrafrique continue de s'enfoncer dans l'anarchie. Dans une lettre au Conseil de sécurité de l'ONU, la présidente d'International Crisis Group (ICG) demande "une action internationale urgente et concertée afin d’enrayer le chaos".

 

Il y a eu la dictature sous Bozizé, il y a maintenant le chaos sous Djotodia. Huit mois après la prise du pouvoir par les rebelles de la Séléka, la Centrafrique n'est aujourd'hui plus vraiment sous le contrôle de l'Etat. Le nouveau président Michel Djotodia, issu de la rébellion, peine à maîtriser ses troupes qui commettent violences, pillages et vols à répétition. Même la capitale, Bangui, n'est pas sécurisée. Que dire alors des zones reculées comme Bossangoa, Bouca ou Bouar, où s'affrontent désormais ex-rebelles de la Séléka et des miliciens proches du président déchu Bozizé. Plane également le risque d'un conflit religieux entre musulmans (majoritaires dans l'ex-rébellion) et les chrétiens… conséquence malheureuse du coup d'Etat de la Séléka.


Confusion totale


Dans ce contexte explosif où 1,6 million de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence et 400.000 centrafricains sont déplacés dans leur propre pays, Louise Arbour décide d'interpeler le Conseil de sécurité des Nations unies. La présidente d'International Crisis Group (ICG) demande à l'ONU d'aider rapidement la Centrafrique à sortir du cycle de la violence. Dans une lettre ouverte, Louise Arbour pointe le manque d'autorité du président Djotodia sur ses hommes et rappelle que se sont "les combattants de la Séléka (qui) attaquent les civils, détournent des véhicules des Nations unies et des ONG, et ont récemment abattu un Casque bleu africain et un travailleur humanitaire". La confusion totale règne en Centrafrique, selon la présidente d'ICG, qui dénonce "les ministères pillés, les infrastructures publiques détruites, les recettes budgétaires quasiment nulles" et décrit des fonctionnaires qui se sont réfugiés dans la capitale".


Chapitre VII pour la Misca


Que fait la communauté internationale ? En octobre 2013, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2121. Cette résolution renforce le mandat du Bureau intégré de l’Organisation des Nations unies en Centrafrique (Binuca), et appelle à la création d’une mission internationale de soutien à la Centrafrique dirigée par l’Union africaine (Misca). Louis Arbour demande que le Conseil de sécurité autorise un mandat de chapitre VII pour la Misca, qui permettrait l'emploi de la force sur le terrain. La Misca doit remplacer les 3.000 hommes de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac), composée de tchadiens, de burundais, de gabonais ou de congolais…

Autoriser la France à rétablir l'ordre


Où est la France ? Paris possède 450 militaires autour de l'aéroport de Bangui et de "points d'intérêt français". Le 8e RPIMa n'est donc pas vraiment là pour sécuriser la capitale : trop peu nombreux et pas positionné pour cela. Le Quai d'Orsay a annoncé le renfort de 250 à 550 hommes supplémentaires avant la fin 2013. Une présence certes timide, mais surtout sans aucun effet sur l'insécurité qui règne dans la capitale. Louise Arbour souhaiterais que le Conseil de sécurité "autorise les forces françaises à participer au rétablissement de l’ordre". Les pays africains sont aussi sollicités par  ICG qui encourage l’Afrique « à fournir à la Misca des contingents supplémentaires, compétents et bien équipés ». Un plan d’urgence doit enfin être mis en place rapidement « pour rétablir et redéployer la police centrafricaine, la gendarmerie, les organismes judiciaires et les services pénitenciers, d’abord à Bangui, puis dans les provinces ».

 

Des élections crédibles

 

Sur le volet politique, alors que la période de transition de 18 mois paraît bien mal engagée, Louise Arbour réclame la création d’une « mission d’évaluation électorale, d’un budget et d’un calendrier réaliste pour la tenue d’élections crédibles. » Louise Arbour explique enfin que le temps presse. « Si la communauté internationale n’agit pas rapidement », note la présidente d’ICG, « cela risque de déstabiliser davantage le pays, ce qui mettrait en danger la République centrafricaine, ses citoyens mais également la région toute entière ». A bon entendeur…

 

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

Lu pour vous : Centrafrique : Louise Arbour demande à l'ONU d'agir au plus vite
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 23:13

 

 

 

 

 

Bangui  15 nov 2013 (AFP) –  L'Etat centrafricain a vu ses recettes chuter de 45% et la production du pays a reculé de 20% depuis la prise du pouvoir en mars par les rebelles de l'ex-coalition Séléka, a déclaré vendredi le ministre des Finances à la radio d'Etat.

 

"Le niveau de l'insécurité est très élevé. La crise a fait que la production de notre pays a reculé de manière importante" de l'ordre de 20%, a déclaré Christophe Mbrémaïdou, s'appuyant sur des estimations du Fonds Monétaire International (FMI) dont une délégation a récemment effectué une mission en Centrafrique.

 

De même, "les recettes propres de l'Etat ont diminué de 45%", a-t-il ajouté.

 

"L'activité économique a aussi baissé en raison de l'attentisme des opérateurs économiques et la désorganisation de l'administration", a-t-il expliqué, en mentionnant notamment l'effondrement de la perception des taxes douanières.

 

"Pour l'instant nous n'avons pas de solution interne. La seule possibilité c'est de trouver des ressources extérieures pour nous permettre d'ici avant la fin de l'année de payer au moins un salaire aux Centrafricains", a déploré le ministre.

 

Mais le ministre relève que la situation n'attire pas les prêteurs. "On ne peut pas prêter à quelqu'un qui n'a pas les moyens. Donc il faut négocier très dur avec des partenaires extérieurs et ces partenaires extérieurs sont très rares", a conclu Christophe Mbrémaïdou.

 

Devant ces difficultés, le Conseil national de transition (CNT, parlement transitoire) a adopté une loi de finances rectificative qui a revu le budget 2013 à 86 milliards de FCFA (131 millions d'euros) contre les 260 milliards de FCFA (395 millions d'euros) initialement prévus.

 

Le 7 novembre, le Premier ministre Nicolas Tiangaye avait chiffré à 670 millions d'euros les financements extérieurs dont la Centrafrique aurait besoin dans les 18 prochains mois pour se redresser.

 

Le pays est livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition de la rébellion de la Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août.

 

L'économie, qui connaissait déjà de nombreuses difficultés avant la prise du pouvoir par les rebelles, est aujourd'hui exsangue et l'administration quasiment inexistante dans le pays.

 

Copyright © AFP 2013. Tous droits réservés.

Crise en Centrafrique : les recettes de l'Etat chutent de 45%
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 23:03

 

 

 

 

 

http://sahel-intelligence.com  5 novembre 2013 par Frédéric Powelton 

 

Sur initiative de la France, une réunion informelle du Conseil de sécurité des Nations unies devait se tenir vendredi sur la situation en Centrafrique. Elle survient suite à l’approbation, mardi, de ce Conseil  pour l’envoi de 250 militaires en vue de protéger le personnel et les installations de l’ONU dans ce pays.

 

La décision du Conseil de sécurité répond à une demande faite la semaine dernière par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon pour tenter de rétablir l’ordre en République Centrafricaine. L’initiative était déjà prévue dans la résolution sur le Centrafrique, adoptée par le Conseil de sécurité le 8 octobre dernier. Celle-ci prévoyait le renforcement de la MISCA (Mission internationale de soutien en Centrafrique) dépêchée par l’Union africaine.

 

Les 250 militaires déployés à Bangui ne seront pas des Casques bleus mais d’autres  seront déployés après eux dans d’autres régions du pays. En tout, ce sont 560 soldats qui devraient être mobilisés. La France, pays occidental le plus impliqué dans la crise que connaît le Centrafrique, a déployé 450 hommes pour la sécurisation de l’aéroport de Bangui et la protection de ses ressortissants. Paris est disposé à porter cet effectif à 750.

 

Depuis le renversement en mars du président François Bozizé par les rebelles de la coalition Séléka, la République Centrafricaine est livrée à l’anarchie. Des groupes armés multiplient les atrocités contre les civils et environ 400.000 personnes ont dû fuir leurs domiciles en raison des combats depuis le début de l’année. 500.000 Centrafricains sont touchés par la famine et plus de la moitié de la population se trouve dans une situation humanitaire critique.

 

De retour d’une visite à Genève, l’actrice américaine et ambassadrice de l’UNICEF Mia Farrow a avancé les prémices d’un génocide, pressant la communauté internationale d’intervenir en Centrafrique.

Centrafrique : Renforcement du dispositif militaire de l’ONU
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