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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 21:53

 

 

 

Candidat à l’élection présidentielle pour UNION POUR LE RENOUVEAU CENTRAFRICAIN (URCA), le plus jeune parti, pour le moment en République Centrafricaine, l’économiste de 56 ans peut créer la surprise. Comment Anicet Georges Dologuélé  (AGD), qui n’a jamais été élu dans son pays, envisage-t-il d’incarner l’espoir et réunir sur son nom dès le premier tour du scrutin prévu au début 2O15 ? Déjà dans la salle de l’hôtel Ledger Plaza Bangui où ADG a lancé le congrès URCA, dans un langage châtié ce 23 octobre 2013, d’autres ambitieux candidats présidentiels, présents ou représentés, piaffent déjà…

 

« Sais-tu que le contexte politique actuel est très tendu ! Généralement les  périodes avant élections  font voir, le diable dans ce que l’autre dit. Mieux, faire attention à [tes] déclarations. » Homme politique du MLPC, l’auteur de cette affirmation a résumé toute l’ambiance - tenant sur un fil de rasoir -  dans les milieux populeux de la capitale centrafricaine depuis peu. Le Centrafrique semble assis sur une bonbonne de gaz qui peut se vider de son contenu à tout moment où passe un fumeur de fortune. Devant certain monde à Bangui, il n’est plus bon d’afficher, à son aise, son appartenance politique ni évoquer sa sympathie pour un candidat qui ne fait pas l’unanimité dans la cité. « La situation est sensible. Il est aussi difficile de trouver un candidat qui ne se soit pas mouillé avec Bokassa, Dacko, Kolingba, Patassé et Bozizé que d’en trouver un qui ne rêve pas d’occuper le palais par voie constitutionnelle.» Glisse un bon connaisseur du paysage politique centrafricain à Bangui. Dans les médias, au bureau, dans les lieux de culte, même loin que possible, devant l’étale de la commerçante d’en face ou bien face à sa ménagère, manquer de la rhétorique, de la dialectique et du savoir-parler avec nuance politicienne suffisent pour heurter « l’amour propre» d’un auditoire X. Tant la classe politique centrafricaine fait de la consultation populaire du début de l’année 2015 une véritable aubaine qui va finir par entacher la tenue publique. Aussi, avec des consignes de veille avant campagne, l’acariâtre clivage entre candidats, entre militants de différents partis va davantage faire pousser la fièvre et faire régner  un sentiment d’artifice qui aura de réels impacts sur la sérénité du futur électorat.

 

RAISONS ET MOTIVATIONS PRESIDENTIELLES DANS LE PANIER DE LA MENAGERE. En ouvrant le bal des prétendants occupants du palais de la Renaissance en 2015, l’ancien « péhèm » centrafricain, ADG ne s’est pas seulement limité aux effets d’annonce de candidature ni n’est resté très longtemps au starting-block pour faire le fier. En ouvrant le 1er congrès du parti URCA, il s’est refusé l’image d’un candidat bling-bling, verbaliste, qui n’improvise pas sa candidature à défaut d’un bon casting. Mieux pour lui : il n’est pas un Silvio Berlusconi vulgaire ni un Ibrahim Boubacar Keïta donné « proputschiste » par ses détracteurs mais que les sondages laissent espérer à son équipe de campagne qu’il sera le prochain président du Mali. A l’ouverture du congrès  URCA, les raisons et motivations présidentielles de celui qui, au début des années 2001, a fait face aux hostilités du régime MLPC - du temps qu’il était chef du gouvernement – ne sont à rechercher ailleurs que sur la figure, dans le ventre et aux doigts des pieds du centrafricain si elles ne se trouvent pas dans le panier de la ménagère, dans l’entreprise publique, à la mosquée ou dans l’état major de l’Armée.

 

CANDIDAT-OVNI. Après un long séjour français, entre mars et septembre 2013, qu’il justifie par un «il était important que je fasse beaucoup de sensibilisation à partir de l'Europe pour que la République centrafricaine ne soit pas oubliée. », ADG, le candidat-ovni confine à l’équilibrisme entre le lobbying diplomatique et son ambition à briguer la magistrature suprême. Ce qui n’est pas pour lui déplaire. Son expérience et sa culture, des philosophies de Mao Zedong entre autres, lui ont apporté une crédibilité en matière économique ainsi qu’un réseau de solides amitiés dans la sous région Afrique centrale, en Europe, aux Etats-Unis aux nombreux pays asiatiques. Même si ses concurrents entendent bien utilisés contre lui les réputations de « gestionnaire scabreux » des périodes 1997-2001 à la tête d’un gouvernement sous Ange Felix Patassé et, de « président controversé » à la tête de la BDEAC.

 

CAPACITES, EXPERIENCE, LEGITIMITE ET MOTIVATION. « La vérité doit s’inspirer de la pratique. C’est à la pratique que l’on conçoit la vérité. Il faut corriger la vérité d’après la pratique. » Cette citation propre à M. Zedong est de mémoire d’Akala Ekondji, ex-ministre congolais sous le président Pascal Lissouba et proche de AGD. Fanatisé par le « succès » de l’URCA le 23 octobre, Akala justifie la présence lustrée de  l’ancien président de la Banque de Développement Economique en Afrique Centrale aux élections de 2015 comme un enjeu à la fois symbolique qu’arithmétique pour la République Centrafricaine. Et pour cause, « j’en ai les capacités, l’expérience, la légitimité et la motivation.» Confit le prédécesseur de Martin Ziguélé à la primature centrafricaine dans une interview à Jeune Afrique à la mi-juin 2013. Que peut bien apporter concrètement cet ancien représentant de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale auprès de l’Union Européenne dans un Centrafrique qu’il trouve « plus un pays normal » faute « de déficit chronique de paix, de sécurité, des atteintes répétées aux droits à la vie, des populations désorientées, en mal de confiance en elles-mêmes et qui n’ont plus foi en l’avenir » ? Un pays ayant acquis au lendemain des indépendances un positionnement économique relativement respectable mais qui, aujourd’hui, présente un éventaire des plus sombres faits de : pillage de deniers publics, corruption généralisée, services publics ectoplasmistes, souveraineté bradée. Un pays où de l’aveu d’un ex-présidentiable centrafricain, « tout peut s’acheter, comme sur un marché, des diplômes aux recrutements de l’armée ». Un pays où, faute d’une véritable alternative, la jeunesse doit parler le langage d’un renouvellement générationnel en pariant sur le rejet de l’ancienne classe dirigeante laquelle représente la figure expiatoire des errements du passé.

 

HONNEUR DU CENTRAFRIQUE A RECONQUERIR. A croire le très compétent économiste, ressortissant de l’université de Bordeaux, le candidat, héraut officiel d’URCA est lui-même la solution à la situation centrafricaine. Il veut et entend convaincre les centrafricains qu’il incarne la rupture tant attendue. De son discours  torrentiel prononcé au Ledger Plaza Bangui, Anicet Dologuélé n’est pas pressé de démontrer l’enjeu crucial de l’élection présidentielle à venir, même s’il sait qu’elle mettra fin, espère-t-on, à la grave crise que travers le Centrafrique. En présentant d’abord les causes endogènes du mal centrafricain, l’aspirant-président laisse apparaitre, sans traîner de casseroles, l’Honneur du Centrafrique à reconquérir.  Un Honneur qui consiste à faire sortir Centrafrique du chaos institutionnel, reconstruire une République exemplaire en restaurant l’autorité de l’Etat, renforcer les Institutions, moderniser la fonction publique, combattre la corruption, le conduire sur la voie du développement économique et du progrès social, ramener la paix et la sécurité, renouer le dialogue entre tous les fils et filles de la nation, rassembler le peuple autour des valeur qui ont construit l’histoire centrafricaine : Unité, Dignité, Travail Nourrir, Soigner, Instruire, Vêtir et Loger. « Pour l’honneur du Centrafrique, il faudra que le mandat à confier à AGD soit celui de la responsabilité et de la transparence. » Tient lui répondre derechef un cadre congolais de la banque centrale.

 

En se portant candidat, ADG doit mesurer la complexité de la situation où l’électorat attendu en 2015 est déjà démobilisé. Devenu la viande boucanée que les régimes précédents ont fait cuire à toutes les sauces, il est à craindre qu’une majorité d’électeur se résoudra, plus prosaïquement, à voter pour un visage familier ou un candidat communautaire (régionale ou ethnique), voir à ‘’monnayer’’ son suffrage. « Depuis longtemps, les élections se jouent en distribuant manioc, sel, tee-shirt ou des billets de 1 000F Cfa pendant la campagne. » Commente un chef de parti joint par téléphone à Bangui.  En attendant, aussi, la mise en place de la commission électorale qui fixera la date de dépôt de candidature, les tractations, avant échéance, vont bon train entre, d’un côté les favoris et les outsiders et de l’autre côté un électorat qu’il faut apprivoiser. C’est à ces coûts, qu’AGD peut espérer s’offrir le rêve présidentiel.

 

Francis Macaire YABENDJI-YOGA depuis Congo-Brazzaville

LES GROS SABOTS ELECTORALISTES D’ANICET GEORGES DOLOGUELE  POUR 2015 par Francis Macaire YABENDJI-YOGA
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 21:48

 

 

 

http://www.tv5.org/ 26.10.2013

 

En Centrafrique, on ne parle plus de crise mais de chaos. Depuis le 24 mars, jour du renversement du président Bozizé par les rebelles de la Séléka, le pays est la proie de chefs de bandes et de mercenaires. Viols, pillages, exécutions sommaires continuent de terroriser les populations civiles. Le secrétaire général des Nations Unies a proposé l'envoi prochain de 560 militaires dans le pays. En attendant, sur place, rien n'est fait pour stopper les massacres. Ilhame Taoufiqi, reporter à TV5Monde, revient d'une mission à Yaloké et Gaga, village minier situé à quelque 200 kilomètres au nord-ouest de Bangui, la capitale.

 

Témoignage. 

 

propos recueillis par Frantz Vaillant

 

Dans Le journal de Bangui  un journaliste écrit : « La Centrafrique est officiellement une déchetterie, une ruine de guerre… » Il y a vraiment un tel chaos ? 


Déchetterie ? Le mot est un peu violent pour les gens qui y habitent. Sur place, on a le sentiment que c’est le chaos mais il y a aussi des gens qui trouvent leur place, leur intérêt… En revanche, les populations civiles sont dans une précarité totale… 

L’ONU estime que près de 10% de la population est actuellement déplacée. Et cette population, fragile, est victime de pillards, de bandes armées, de violeurs... 

La grosse difficulté de la Centrafrique, et notamment pour les organisations humanitaires, c’est d’atteindre ces population de déplacées. Il y a 35000 personnes qui sont réfugiées à Bossangoa, au pied de l’évêché et près de 300 000 qui sont complètement dispersées dans le pays et cachées dans la brousse, dans des espaces proches de leur village. Ils ont fui et  vivent comme des bêtes traquées. Pendant notre tournage, l’un des pneus de notre voiture a crevé sur la route de Bossangoa. Nous avons vu quelqu’un, tout à coup, sortir de la brousse avec une machette. On pensait qu’il s’agissait d’un anti-Balaka, ces miliciens d’autodéfense. En fait, c’était juste un paysan qui faisait le guetteur. Il avait entendu des véhicules passés. Pour ces gens-là, dès qu’ils entendent un véhicule, il ne peut s’agir que d’un milicien de la Séléka qui va les tirer comme des lapins. Nous lui avons parlé, nous l’avons rassuré, et nous l’avons suivi dans la brousse. Et petit à petit, au fur mesure de ses rencontres en chemin, il rassurait les gens : « Ce ne sont pas des ennemis, ce sont des journalistes ! » et alors nous avons vu apparaitre une quarantaine de personnes, la moitié était des enfants. Tous terrorisés, apeurés, affaiblis. Au-delà des conditions sanitaires, c’est la peur qui les consume. 


Attendent-ils quelque chose de la communauté internationale ?

 
Tous attendent que la Séléka soit désarmée. Officiellement, cette rébellion a été dissoute, et cela est vrai à Bangui mais pas pour celles et ceux qui vivent en dehors de la capitale. Cela reste une horde de pillards qui ne répond à aucun commandement, à part, sur place, leur commandant de zone. La majorité de ces pillards ne sont pas centrafricains. A 80%, ils sont soudanais et tchadiens. Ils  vivent de rapines, sur le dos de la bête. Ils ne s’attaquent pas aux femmes et aux enfants en premier lieu. La Séléka  s’attaque d’abord aux hommes parce que ce sont eux qui grossiront les rangs des anti-Balakas. Les femmes peuvent circuler, même si elles sont harcelées. Il y a  beaucoup de cas de viols,  mais elles peuvent aller aux champs. Les hommes, eux, ne peuvent pas sortir de leur cachette. Ils sont immédiatement abattus. Parce que ceux qui sortent de la brousse sont considérés comme des anti-Balakas et donc ennemis de la Séléka. 


S’agit-il de musulmans contre chrétiens comme on le dit souvent ? 


Nous, journalistes, avons une responsabilité, qui est de ne pas rentrer dans cette espèce de dichotomie parce que notre travail peut influencer les choses. Reste que quand la Séléka est arrivée à Bangui, c’était les missions catholiques et les quartiers chrétiens qui étaient pillés. Mais ils l’étaient, je crois, pour des raisons économiques. La Séléka est en grande majorité composée de musulmans. Ils ne vont pas forcement piller leur coreligionnaires. Dans les mosquées, il y a des tapis et le Coran. Dans les missions catholiques, il y a plus de biens, de matériel. C’est une vraie réalité. S’il n’y avait eu que des musulmans en Centrafrique, les rebelles de la Séléka s’en seraient pris aux musulmans aussi. Ce sont des gens qui ont combattu au Darfour, ils sont musulmans et ils ne se sont pas fait de cadeaux… 


Musulmans et chrétiens en Centrafrique ont toujours vécu en bonne intelligence mais une fracture s’est faite. Désormais, tous les musulmans sont apparentés à des collabos, à des soutiens de la Séléka, qui est considérée comme une force d’occupation et de l’autre côté, ces anti-Balakas se sont constitués en milice d’autodéfense, aujourd’hui ce sont des maquisards. Nous sommes dans cette rhétorique-là : des résistants, des forces d’occupation. Ils s’en prennent aux musulmans qu’ils considèrent comme des collabos. Les Sélékas s’en prennent aux chrétiens. Et on en arrive à une guerre confessionnelle mais non pour des motifs religieux, des raisons de foi mais plutôt pour des motifs politiques. 


400 soldats français sont présents en Centrafrique. Que font-ils concrètement sur place ? 


Les forces françaises sécurisent l’aéroport de Bangui et elles sécurisent les expatriés français et bi-nationaux. C’est tout.

 
Au-delà des ballets diplomatiques, on a le sentiment que les actions pour venir en aide à ces populations tardent à se manifester. Il y a encore de l’espoir parmi les personnes qui sont victimes de ces raids, de ces viols, de toute cette violence  ? 

C’est terrible à dire : il n’y en a plus aucun. Avec d’autres confrères de RFI et du Monde qui sont sur place, nous avons fait le même constat : aucune once d’espoir ne se dégage de cette situation. D’autant plus que si les casques bleus interviennent, ce ne sera pas avant décembre et alors il sera trop tard. Les gens seront morts de maladie ou de s’être entretués… On ne peut pas attendre décembre, c’est beaucoup trop tard ! On a l’impression que la Centrafrique est la grande oubliée. 

A Bossangoa, dans cette ville dont tout le monde parle, où tous les rescapés se réfugient au pied de l’église, dans la vermine, dans la fange, dans la peur et la haine, il y a MSF (Médecins dans frontières, ndlr), l’Unicef.  Je me suis entretenue avec la coordinatrice de l’Unicef qui est allée en Somalie, au Darfour, aux Balkans, au Kosovo… Elle m’a dit qu’elle n’avait jamais vu une telle situation.

Lu pour vous : Centrafrique :"En décembre, il sera trop tard"
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 21:44

 

 

 

 

http://www.npa2009.org  Dimanche 27 octobre 2013

 

Depuis que Michel Djotodia s’est emparé du pouvoir par les armes en renversant la dictature de Bozizé en mars 2013, la situation du pays au fil des jours devient de plus en plus effroyable.

 

Depuis son indépendance en 1960, la Centrafrique n’a connu que coups d’État et dictatures, dont la plupart furent soutenues par la France qui voit dans ce pays un intérêt militaire stratégique lui permettant de projeter les troupes françaises rapidement sur n’importe quel point du continent.

 

Mais deux faits inédits aggravent une situation déjà catastrophique. Michel Djotodia s’est appuyé sur une force militaire hétéroclite, la Seleka, qui en langue Sango signifie l’alliance. La grande majorité de ces éléments ne sont pas centrafricains mais tchadiens ou soudanais, seigneurs de guerre plus intéressés par les mines de diamant que par un agenda politique.

 

Le nouveau maître du pays, Djotodia, s’il a bien prononcé la dissolution de la Seleka, reste dans l’impossibilité de désarmer ces milices. On assiste ainsi à une décomposition de cette Seleka qui s’est éparpillée le long du territoire et dont les soudards terrorisent la population en commettant les pires exactions. Ils conditionnent leur départ du pays au versement de sommes d’argent importantes que le gouvernement centrafricain n’a pas la possibilité de payer.

 

Le deuxième fait préoccupant est que les conflits dégénèrent progressivement en conflits religieux et ethniques. Des maux pourtant totalement inconnus en Centrafrique malgré les vicissitudes que le pays a connues, démontrant une nouvelle fois que les conflits ethniques ne prospèrent que sur des crises sociales aiguës.

 

En soutien aux dictateurs

 

La France a une responsabilité historique dans cette situation. Depuis l’indépendance, elle n’a eu de cesse de soutenir les dictatures parfois les plus ubuesques comme celle de Bokassa. Ces dictateurs qui ont détourné les fonctions de l’État à leur profit, réprimé les oppositions politiques et la société civile, ne laissant comme seule possibilité d’alternance que l’option militaire.

 

Une fois de plus la France est à la manœuvre pour tenter de stabiliser le pays et éviter qu’une partie du territoire ne devienne un nouveau sanctuaire pour des djihadistes qui pourraient prospérer facilement. Le Quai d’Orsay a fait voter en Conseil de sécurité de l’ONU au mois d’octobre la résolution 2121 qui soutient les troupes de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) envoyées par l’Union africaine, avec une possibilité de la transformer en mission onusienne. Mais beaucoup de Centrafricains ne font pas confiance en cette mission composée en grande partie par les tchadiens qui ont soutenu le coup de force de Djotodia.

 

La Centrafrique est un exemple significatif des conséquences du soutien de la France à des dictatures africaines qui se maintiennent au pouvoir grâce à la corruption, aux élections truquées et aux manipulations, en attisant les haines ethniques qui détruisent progressivement des pays dont les populations paient seules un lourd tribut. Une crise alimentaire extrême va frapper le pays du fait de l’impossibilité pour les paysans de travailler dans leur champ, et ce sont des centaines de milliers de personnes qui vont se retrouver sans nourriture et sans aucun moyen de subsistance...

 

Paul Martial

 

NDLR : Le NPA est le parti d'Olivier Besancenot

CENTRAFRIQUE : LA FRANCE RESPONSABLE (NPA)
CENTRAFRIQUE : LA FRANCE RESPONSABLE (NPA)
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 21:39

 

 

MOUVEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA RENAISSANCE

               ET L’EVOLUTION DE CENTRAFRIQUE

                     M. D .R . E . C. Mbi Yeke Zo

                          Liberté – Persévérance – Progrès

                            Email : lepartimdrec@yahoo.fr

B.P 55 Km5, BANGUI – R.C.A. Tel. Fax (236) 61 51 69 Portable (236) 75.50.96.94

 

Bangui, le 14 octobre 2013

 

A

Monsieur Nicolas TIANGAYE, Président du CRPS,

Monsieur Martin ZIGUELE, Président du MLPC,   

Monsieur Louis Pierre GAMBA, Président du RDC – Bangui.

Objet : Le retrait du MDREC du Collectif                                                                                      

           de l’Opposition Démocratique.

 

Messieurs les Présidents,

 

Lorsque notre pays la République Centrafricaine se trouvait à la croisée des chemins à cause de la gestion familiale, clanique, mafieuse et despotique du Général d’opérette François BOZIZE, le MDREC avait proposé à tous les partis politiques d’opposition de se regrouper afin de mieux conjuguer leurs efforts.

Suite à cela, les partis politiques d’opposition : ADP, MLPC, UDPP, PATRI, RDC, ASD, CRPS, MDREC et l’association LONDÔ se sont regroupés pour donner naissance au Collectif de l’Opposition Démocratique qui rapidement est devenu un ensemble de forces politiques puissant et crédibles aux yeux des Centrafricains ainsi que de la communauté internationale.

Le 10 décembre 2012, lorsque la coalition rebelle SELEKA entama sa marche sanglante et dévastatrice comme un tsunami sur tout ce qui se trouvait sur son passage, les Chefs des Etats membres de  la CEEAC  ont porté leur choix sur le Collectif de l’Opposition Démocratique le 11 janvier 2013 à Libreville pour lui confier la gestion de la République Centrafricaine afin de sauver ce qui restait de notre pays.

Ainsi au lendemain de notre retour de Libreville, le samedi 12 janvier 2013, par acclamation le Coordonnateur Maître Nicolas TIANGAYE a été désigné à la soviétique par le Collectif de l’Opposition Démocratique pour occuper le fauteuil de Premier Ministre de Transition.

Cela a été entériné le 17 janvier 2013 à 14 heures 00, après moult tergiversation par un décret signé par le Général d’opérette François BOZIZE comme le voulait les accords de Libreville.

Aujourd’hui, neuf (9) mois après l’accord de Libreville, le bilan du Collectif des Partis Politiques d’Opposition Démocratique à qui la direction du gouvernement a été confiée par les Chefs des Etats de la CEEAC s’avère nécessaire et obligatoire avant de continuer ou bien de passer à une nouvelle dénomination.

Pendant que le Premier Ministre se trouvait à New York pour représenter la RCA à la 68ème Assemblée Générale de l’ONU, le Collectif de l’Opposition Démocratique s’était retrouvé au centre Joseph KOUCHEROUSET, le samedi 28 septembre 2013 pour l’adoption de la Charte portant création du Front pour l’Alternance et la Restauration de l’Etat de Droit (FARE) qui n’est qu’un simple retour au FARE 2011 et non une innovation nouvelle.

Les partis présents dont 8 sur 9 ont unanimement décidé du report de l’adoption de cette Charte. Ils estiment que cela ne se fera que lorsque le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE reviendra de New York et après que nous aurons évalué le Collectif de l’Opposition Démocratique.

Ainsi, lorsque le Collectif de l’Opposition Démocratique s’est retrouvé à nouveau au centre Joseph KOUCHEROUSET, le samedi 12 octobre 2013, le MDREC estime que c’est pour évaluer le Collectif de l’Opposition comme il en était convenu le samedi 28 septembre 2013.

Malheureusement, force est de constater que le Premier Ministre qui a repris son costard de coordonnateur du Collectif, alors qu’il ne l’était plus s’est farouchement opposé à l’évaluation du Collectif surtout que les deux premières lui ont été

 

très négatives sur tous les plans. Il tient coûte que coûte à l’adoption de la charte du FARE qui n’est rien d’autre que blanc bonnet et bonnet blanc.

Fort des mensonges grossiers de : Etienne MALEKOUDOU et Jean Edouard KOYAMBOUNOU ses deux girouettes dont le principal souci est de suivre la course du vent TIANGAYE dans sa fuite effrénée en avant  sans pour autant, jeter un coup d’œil prudent dans le rétroviseur.

De retour des USA et après le compte rendu mensonger de ses deux sbires, le Premier Ministre a sciemment occulter la décision des 8 partis du collectif sur 9 qui avaient unanimement adopté le principe de l’évaluation du Collectif.

Pour quel intérêt notre amis Nicolas qui aime dire qu’il est Premier Ministre de la transition donc au-dessus de la mêlée puisse enlever son costard pour se jeter dans la mare et se déclarer coordonnateur du collectif et refuser aux 8 partis l’évaluation du Collectif de l’Opposition Démocratique ?          

Monsieur le Premier Ministre, étant l’un des neuf partis dont le vôtre qui vous ont désigné pour diriger la transition consensuelle et apaisée au lendemain des accords de Libreville et qui a décidé de s’engager à vos côtés dans le gouvernement d’union national de transition, le MDREC l’avait fait parce qu’il était convaincu d’apporter sa modeste contribution à la renaissance de la RCA et conduire le peuple centrafricain à une sortie de crise à travers des élections libres, crédibles et transparentes.

Pour y arriver, les acteurs de la transition et surtout le Collectif de l’Opposition doivent procéder à  l’évaluation à mi parcourt de la transition qu’il dirige surtout qu’à notre prise de fonction, le régime despotique de BOZIZE payait les salaires à terme échu et il restait de la RCA, un semblant d’Etat malgré la destruction des trois cinquième de son territoire par la coalition SELEKA.

Et aussi, lorsque le Collectif était arrivé au pouvoir : Bangui, tout le Nord-ouest et Sud-ouest de la RCA étaient épargnés des exactions des SELEKA.

Depuis que le Collectif de l’Opposition Démocratique tient le Gouvernement, il ne se passe pas de jours où les pires exactions, violations des droits de l’homme, pillages, enlèvements exécutions sommaires et égorgements des paisibles Centrafricains sont perpétrés par la SELEKA malgré sa dissolution ainsi que les antis BALAKAS qui exaspérés se retournent contre leurs frères.

Cette auto critique permettra au Collectif de l’Opposition Démocratique de se mirer dans une glace afin de corriger ses erreurs car, c’est lui qui tient les rênes du pouvoir de la transition amorcée depuis Libreville.

Ne pouvant aveuglément suivre le Collectif de l’Opposition Démocratique dans sa course folle vers une aventure politique sans issu et qui par un simple jeu de mots deviendra FARE, le MDREC, principal membre fondateur se retire du club d’amis qu’est devenu le Collectif et qui deviendra FARE.

Devant un tel manque d’honnêteté et de probité morale, la délégation du MDREC est sortie de la salle le samedi 12 octobre 2013, car nous avons compris que vous voulez faire de notre groupe, des gens qui doivent vous obéir, accompagner et servir comme des bourriques.

Monsieur KEZA KOYANGBO après le retrait du MDREC a déclenché votre courroux en exigeant la lecture du compte rendu de la réunion du samedi, 28 Septembre 2013 pour couper court aux grossiers mensonges de vos acolytes. Vous le lui avez sèchement refusé en lui demandant de vous définir un compte rendu.

Exaspérés par votre attitude anti démocratique : l’ADP, LONDÔ et UDPP ont emboité les pas aux quatre membres de la délégation du MDREC pour sortir parce qu’ils n’arrivent pas à vous ramener à la raison.  

Et avant de finir, le MDREC tient à rappeler à MALEKOUNDOU Etienne et KOYAMBOUNOU Jean Edouard qu’une vive altercation a éclaté le 28 - 09 - 2013 entre Francis OUAKANGA et BENDOUNGA au sujet de l’évaluation du collectif.

C’est suite à cela que, chacun des 9 partis était obligé de se prononcer sur la question et c’est ainsi que la majorité de 8 sur 9 (votre CRPS) s’est dégagée  pour l’évaluation du collectif et le report de l’adoption en exigeant votre présence parce ce que vous nous devez des comptes.    

Par la présente, le MDREC vous présente son retrait du Collectif de l’Opposition Démocratique qui deviendra par votre volonté et un simple jeu de mots : le Front pour l’Alternance et la Restauration de l’Etat (FARE).

Veuillez agréer Chers Messieurs, l’expression de notre haute et sincère considération.

 

Le Président du MDREC

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

Retrait du MDREC du Collectif  de l'ancienne opposition démocratique
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Centrafrique-Presse.com
26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 22:09

 

 

 


BANGUI - AFP / 26 octobre 2013 17h38 - Des groupes paysans d'autodéfense ont attaqué samedi matin la ville de Bouar, dans l'ouest de la Centrafrique, où des tirs nourris d'armes lourdes et légères ont fait fuir la population, mais l'armée a repris le contrôle dans l'après-midi.


Ces groupes, munis d'armes de guerre et de machettes, ont encerclé la ville tôt ce matin et des tirs à l'arme lourde et légère ont commencé à se faire entendre dans plusieurs endroits de Bouar, située à environ 400 km au nord-ouest de Bangui, a expliqué cette source.


Il n'y a pas eu de combats en centre-ville, mais des tirs nourris se faisaient toujours entendre à la mi-journée au niveau de l'aérodrome de Bouar, selon cette même source. Aucun bilan d'éventuelles victimes n'a pu être communiqué.


En milieu d'après-midi, l'armée (des ex-rebelles Séléka intégrés dans les forces de défense centrafricaine, basés à Bouar ) a repris le contrôle de la ville. Elle effectue des patrouilles en ce moment, a déclaré le maire, Ali Aoudou Moumini, joint au téléphone par l'AFP.


M. Moumini a précisé que la ville était encore déserte et les rares habitants n'ayant pas fui avant l'attaque restaient terrés chez eux.


Les assaillants ont encerclé la ville. Nous sommes bloqués. On ne sait dans quelle direction fuir, avait affirmé Maxime Lalaï, un habitant de Bouar, plus tôt dans la journée.

J'ai couru pour me réfugier à l'évêché. Mais là-bas, les lieux sont saturés. Il n'y avait plus de place. Je suis reparti chez moi où je suis resté terré avec ma famille, avait témoigné Ali Camara, un employé de l'ONG internationale Cordaid.


Un commerçant du quartier haoussa de Bouar, Awalou Mamadou, disait craindre des violences ciblées envers la communauté musulmane de la ville majoritairement chrétienne, et estimait le nombre des assaillants entre 300 et 500 hommes.

Depuis plusieurs semaines les anti-balakas, des milices paysannes d'autodéfense, se sont créées en réaction aux exactions commises contre la population par les anciens rebelles Séléka depuis leur prise du pouvoir fin mars, plongeant la Centrafrique dans le chaos.


Les combattants qui formaient les rangs de l'ex-rébellion se revendiquent de confession musulmane et le président de transition Michel Djotodia, qu'ils ont porté au pouvoir, est le premier président musulman de l'histoire du pays.


Le pays est livré à des chefs de bande et des mercenaires, l'Etat s'est effondré et les violences menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens - ils constituent la grande majorité des près de cinq millions d'habitants - et musulmans.



(©) 

 

Centrafrique : l'armée reprend le contrôle d'une ville de l'ouest attaquée par des milices paysannes
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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 21:55

 

 

 

 

 

 RFI  samedi 26 octobre 2013 à 08:50

 

L'ancien Premier ministre Anicet George Dologuélé vient de créer son parti, l'URCA, l'Union pour le renouveau centrafricain. Une formation qui alignera des candidats aux élections prévues pour la fin de la transition. Dologuélé lui-même a déjà dit qu'il se présenterait à la présidentielle. Pour l'ancien responsable, c'est une course de vitesse qui commence : réussir à s'implanter dans un pays qui n'est pas complètement pacifié et dans une période très courte.

 

L'Union pour le Renouveau Centrafricain naît dans un contexte pour le moins troublé et son fondateur, Anicet Georges Dologuélé admet que l'implantation du parti à l'intérieur du pays devra se faire au fur et à mesure de sa sécurisation. Le temps presse pourtant, les chefs d'Etat de la CEEAC ont rappelé lundi dernier que la transition devait prendre fin 18 mois après la prestation de serment de Djotodia. Difficile, en si peu de temps, de construire un parti influent dans l'ensemble du pays.

 

Mais Anicet Georges Dologuélé veut justement miser sur cette « nouveauté » pour tenter de s'imposer. «Il fallait un appareil politique tout nouveau», a-t-il expliqué à RFI « car j'ai l'impression que la classe politique a été complètement discréditée ».

 

Discrédités ou pas, les partis concurrents sont en tout cas en assez mauvaise santé. Le Kwa na Kwa de l'ancien président Bozizé a été diminué par les départs de cadres. Le RDC fondé par Kolingba est divisé. Le MLPC de l'ancien président Patassé, qui a été moins affaibli que les autres, est toutefois traversé de conflits internes et d'ambitions concurrentes.

 

Visée présidentielle

 

Anicet George Dologuélé  Ancien Premier ministre

 

L'URCA alignera des candidats aux élections prévues pour la fin de la transition. Anicet Georges Dologuélé, son fondateur, compte se porter candidat pour la présidentielle qui devrait avoir lieu dans les 18 mois suivant la prestation de serment de Michel Djotodia, l'actuel président de la transition. L'ancien Premier ministre, sous le gouvernement d'Ange Félix Patassé, de 1999 à 2001, affirme qu'il y avait besoin de renouveau dans la vie politique centrafricaine. Et il entend miser sur ce besoin de changement, pour imposer sa formation.

RCA : naissance d'un nouveau parti de l'opposition
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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 21:23

 

 

Mise au point du Collectif des partis membres de l'ancienne opposition démocratique suite à certains mensonges véhiculés dans la presse nationale et internationale

Communiqué de presse du Collectif de l'ancienne Opposition démocratique
Communiqué de presse du Collectif de l'ancienne Opposition démocratique
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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 21:18

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Cette semaine les compatriotes et beaucoup d’observateurs de la crise centrafricaine ont pu assister à la diffusion dans les médias français des images insoutenables, conséquences des violences qui ont eu lieu dans la région Nord-Ouest du Centrafrique en général et celle de Bossangoa en particulier.

 

Personne ne peut rester insensible face à tant d’horreur et de désastre. Ces images nous interpellent tous en tant que centrafricains et nous forcent à nous mobiliser pour que plus jamais cela n’arrive en terre de Barthélémy BOGANDA.

 

La Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC tient à exprimer toute son émotion et sa compassion aux familles des victimes et les assure du soutien indéfectible de son parti.

 

Elle :

 

· salue le sommet des Chefs d’Etat de la CEEAC et le soutien de la communauté internationale, en particulier l’UA, l’ONU, l’UE, les ONG oeuvrant en Centrafrique ainsi que la France et les encourage à continuer à se mobiliser pour que la paix revienne définitivement en RCA ;

 

· demande aux Hautes Autorités de Transition de prendre toutes les mesures nécessaires pour que les auteurs de ces crimes odieux soient traduits devant la justice et punis à la hauteur des souffrances subies par les victimes et leurs familles ;

 

· appelle les centrafricains de tous bords à lutter contre la violence sous toutes ses formes et à rejeter la culture de la haine, condition sine qua non pour garantir la cohésion nationale.

 

La recherche du pouvoir de l’Etat ne doit plus jamais passer par la force, mais désormais par les urnes. C’est le combat que mène le MLPC pour la restauration de la démocratie et la promotion de l’Etat de droit dans notre pays.

 

Fait à Paris, le 24 octobre 2013

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique

Chargé de la communication extérieure

Bossangoa : Communiqué de presse du MLPC Europe
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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 21:13

 

 

 

Afrique ton Animisme n’en demande

que peu à l’Esprit aussi à la terre au ciel

Démarrons le moteur de l’animisme

Pour l’Afrique

                   I

De tout temps l’Afrique Noire est

victime d’agressions de pillards

arabes, de colonialistes européens

et des récentes convoitises ali-

mentaires des termites chinoises.

                   II

Le colonisateur sanguinaire a dé-

capité au départ au 19e siècle les Rois

les gouvernements africains plumant

une poule sans tête jusqu’aujourd’hui

en 2013.

                   III

La poursuite des pillages de nos

ressources par le biais de ces Dé-

mocraties économiques serviles imi-

tations ici même en Afrique

c’est un plan destiné à tout

nous prendre y compris notre

Esprit.

                   IV

Toutes les langues de toutes les reli-

gions, de tous les systèmes économi-

ques des vols se disputent le Noir

il se transforme en ce nègre sans

dignité comme souhaité, franco-

phone, anglophone lusophone

plus ou moins chrétien, sans

Esprit d’origine

quand on a assassiné les Cours

des Rois des Chefferies de même

on aura assassiné l’Esprit Ban-

tou, l’ Animisme cette Pensée chè-

rement acquise à travers les

millénaires, on aura tordu le

cou à l’Évolution du monde

au grand complet.

                   V

Cette acquisition par le Peuple Noir

dans son entier une fois soumise

 devient donc sauvagerie, comme

le Noir devient nègre, l’être sans

esprit qui s’assimile le mieux

avec les restes des repas des gou-

vernements économiques.

                   VI

En 1944 déjà à la fin de la guerre

économique mondiale il était

prévu une autre forme de colo-

nisation à travers des cadres

nègres y compris des analphabé-

tes représentatifs de la soumission

sauf la Belgique ou l’apartheid

sud-africain ébloui par casser

les os du Congo et de l’Afri-

que du Sud.

C’est dire que les gouvernements

des éruptions des coups d’état

ou ces imitations des votes à

l’occidentale entrent dans une

stratégie qui plombe l’Afrique

entière soumise

combien de collègues chirurgiens

astrophysiciens, agronomes for-

més à grands frais aux frais

de l’Afrique, des enseignants dé-

voués ce depuis 1960 des indé-

pendances n’ont trouvé la porte

de sortie que dans la politique éco-

nomique, déperdition de leur

savoir de leur espoir trompés.

                   VII

Sans espoir, de tout temps de l’es-

clavage à la Colonisation en hom-

mes, en bêtes en forêts, en eau,

en minerais, ses Esprits foulés

sous les bottes de l’argent, l’A-

frique Noire n’est plus une Per-

sonne à respecter mais ce conti-

nent ridicule en déperdition

de ses ressources et de l’éner-

gie de ses fils.

Jeunes gens de Bossangoa, vous n’a-

vez pas vingt ans. Vous portez les a-

mulettes des combattants villageois

de l’Afrique Noire millénaire avec des

mitraillettes. Vous abattez les comman-

dants Séléka, le dernier agresseur

de la République Centrafricaine, à la

suite des Blancs des Arabes, de toutes

les Races de la Terre.

                   VIII

Non ! vous dites avec les fusils nous ga-

gnons la Paix et la Fierté. La Race

Noire, mère de l’Humanité, Nous a-

vons compris cette Terre. Nous avons

compris l’Animisme. L’étranger

perverti par l’Argent que peut-il

proposer au Monde ?

Justement les stratégies économiques

perverties, ces gouvernements-là ne

défendent pas la Terre africaine avec

son Peuple, au mieux ils sont repres-

sion, canalisant les Dépertitions

des Énergies de la Jeunesse des Res-

sources colossales du Noir

une poignée de l’armée de la Résis-

tance du Seigneur LRA, une poi-

gnée du M23, une poignée de mu-

sulmans, une poignée de soma-

liens de rwandais, de termites a-

siatiques intestinaux de l’espionnage

façon l’agence Chinua, une poi-

gnée de pauvres blancs, anciens

ministres colonialistes puants, tous

on leur fait place dans ces gouver-

nements-là.

                   IX

Le Peuple africain empêché d’agir pour

son avenir est organisé pour la ma-

ladie, la faim, la mort, la fuite

de son expérience de son cerveau

millénaire, la Déperdition des forces

de l’Afrique derrière un argent

hypothétique

c'est-à-dire : le Peuple souffre, l’Afri-

que est pillée, ces gouvernements

là en priorité envoient des trou-

pes mercenaires, tuez le danger

l’Afrique vraie tuez ces jeunes gens.

                   X

La Déperdition avance ses pions,

de France, des États-Unis, de l’étran-

ger ruminant nègre vote blanc la cer-

velle nettoyée par les titres universitaires ne

servant qu’à la Déperdition, du

Vol, ce nègre, le fou au service

de la destruction avec l’arme de l’économie

de ces gouvernements stratégiques qu’ont

ils d’autre à faire avec de l’argent ?

C’est la Population qui se nour-

Rit. Donc ils ne savent pas ce qu’ils

font compte tenu même de la situa-

tion de la planète ces gouvernements-là

Au contraire de la Population Noire, ce

gouvernements-là de nègres-blancs dé-

pendants colonisés n’imprimant pas

du papier-dollar, ils sont là pour si-

phonner les ressources donc quel projet

peuvent-ils eux-mêmes tenir sur

leurs pattes qu’en réprimant les pro-

jets de la Population, en les détruisant

Ils sont donc un danger de mort

pour la Race Noire si celle-ci n’y

prend pas garde.

                   XI

La Population Noire c’est mainte-

nant intréséquément la destina-

tion des médicaments empoisonnés

empoisonneurs, Les Chinois parti-

cipent pleinement en tant que colo-

nialistes termites aux déperditions

des Ressources, des Enfants de l’A-

frique

50-50, gagnant-gagnant,voilà

une stratégie aigüe de l’espion-

nage à l’agence Chinua destinée

à briser toute autonomie à la

Population africaine, les nègres étant

colonisés par le yuan d’office

                   XII

En 1932, le colon administrateur

des colonies hurlait à Ouadda par-

tout en Oubangui-Chari, en A-

frique Noire : bandes de couillons!

En 2013, les troupeaux de cons

titrés se sont sûrement multi-

pliés. Plus que jamais un nè-

gre-blanc souhaite dépendre

d’un maître étranger. Dans cet

abri servile, il mange un peu

du pillage généralisé, il est déper-

dition chié par la Population.

                   XIII

De tout temps, l’Afrique Noire de-

mande peu et c’est beaucoup de-

mandé à la Terre, à l’Eau, au

Ciel. L’Animisme bien compris

de tout temps enseigne la priorité

de la Prédominence de l’Esprit

Nourriture. Ceci c’est l’Enseigne-

ment de la Civilisation Noire

Bantou. Notre millénaire confiance

c’est elle

                   XIV

Jeunes gens portant des Amulettes

et des mitraillettes maintenant, Vous

dites la Vérité Noire au Monde économi-

que, de rapt, de violences des combinards.

Vous comprenez leur priorité de manipu-

ler des Séléka islamistes membres

de ces gouvernements-là de merce-

naires à tuer la Population.

Jeunes gens de Bossangoa, Vous n’a-

vez pas vingt ans. Du fond des mil-

lénaires, Vous dites Debout l’Animis-

me de Nos Pères qui précède tout.

C’est le Peuple qui se nourrit se

soigne, s’éduque, se loge, se vêt

qui pense – L’argent c’est le Diable

qui s’est inventé après avec les

Inégalités des divisions des partages

des dons de la Terre.

Jeunes gens, sauvez la Race Noire !

 

 

                            1er octobre 2013

                            BAMBOTÉ MAKOMBO

                            Écrivain Africain

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 21:11

 

 

 

Bangui 25 oct. (ACAP)- Le Président de la Croix-Rouge Centrafricaine, Antoine Mbao-Bogo a lancé un appel à la communauté nationale à suivre l’exemple de la Première Dame du Gabon, Mme Sylvia Bongo, lors de la remise de don d’une valeur de 100 millions de fcfa à la Croix-Rouge Centrafricaine, jeudi 24 octobre 2013 à Bangui.

 

Ce don composé d’un véhicule 4x4 et des non vivres est destiné à alléger la souffrance des victimes de la crise militaro-politique qu’a connue la République centrafricaine. 


  
Pour le Président de la Croix Rouge Centrafricaine,  M. Antoine Mbao-Bogo, la venue de la Première Dame du Gabon, Mme Sylvia Bongo en Centrafrique témoigne de l’excellente relation d’amitié et de coopération entre les deux peuples. L'épouse du président gabonais est Présidente d'honneur de la Croix Rouge gabonaise et c'est dans ce cadre qu'elle a effectué ce voyage d'amitié à Bangui afin de remettre personnellement ces dons à la Croix Rouge Centrafricaine.

   
Il a rappelé le rôle important du défunt Président Omar Bongo Odimba dans la médiation des différentes militaro-politiques survenues en République Centrafricaine. 

Sylvia Bongo était accompagnée pendant les quelques heures passées à Bangui de la première Dame de Centrafrique, Mme Chantal Djotodia. 

Le Président de la Croix-Rouge Centrafricaine, Antoine Mbao-Bogo invite ses compatriotes à suivre l’exemple de la Première Dame du Gabon, Mme Sylvia Bongo
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