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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:26

 

 

 

 

Centrafrique: d'ex-rebelles désertent Bangui

 

30-11-2013 à 10h15 - Mis à jour à 16h25

 

BANGUI (AFP) - L'effet d'annonce de Paris a joué à plein: avant même le début de l'intervention militaire française à Bangui, d'ex-rebelles plient bagages depuis quelques jours et désertent la capitale centrafricaine où ils terrorisaient la population depuis des mois.

 

"De tous les quartiers, les mêmes informations remontent: des Séléka s'en vont, ils quittent Bangui", explique à l'AFP sous couvert d'anonymat un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique. Impossible pour autant de chiffrer ces départs, ajoute cette même source, ils se font surtout de nuit quand la ville est sous couvre-feu.

Même constat d'un responsable d'une organisation humanitaire. Le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu'elle envoyait des renforts en Centrafrique pour épauler la force africaine déployée dans le pays et que ses troupes interviendraient dès le vote, attendu dans les prochains jours, d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

"En quelques jours, toutes les agressions ont cessé", constate ce responsable humanitaire alors que depuis début novembre la ville était livrée à une nouvelle vague de criminalité, oeuvre d'hommes issus des rangs de la coalition rebelle Séléka qui a renversé en mars le régime du président François Bozizé.

 

Effectivement - contrairement à il y a encore quelques semaines - les pick-up bondés d'hommes en uniformes dépareillés ont quasiment disparu des principales artères de la ville.

"Match à domicile"

 

Les paras français chargés de tenir l'aéroport et de préparer une éventuelle évacuation des ressortissants européens dans le cadre de l'opération Boali se font, eux, au contraire, de plus en plus visibles avant l'arrivée des renforts. A bord de leurs blindés, ils multiplient les patrouilles dans une ville bien connue de l'armée française.

 

L'opération Boali est en place depuis 2002. Avant, il y en avait eu d'autres comme Barracuda dans cette ex-colonie française, où pendant des décennies, les gouvernements successifs de Paris ont activement participé à installer et déposer les régimes en place.

Osant une métaphore sportive, un officier africain résume: "pour l'armée française, une opération à Bangui c'est un peu un match à domicile".

 

Si personne à Bangui - tant chez les diplomates que chez les humanitaires - ne semble douter de la capacité des Français à rétablir rapidement un minimum d'ordre et de sécurité dans la capitale et sur les principaux axes routiers menant au Cameroun et au Tchad, certains s'interrogent déjà sur ce qui passera à moyen terme.

 

"Les Séléka quittent Bangui, mais que vont-ils faire en brousse? Qui ira les désarmer dans la forêt?", s'interroge un diplomate.

 

Traditionnellement, depuis l'indépendance du pays, la France s'est essentiellement souciée du pays "utile". Bangui, ses environs, le nord-ouest - là où récemment des affrontements meurtriers ont opposé ex-rebelles musulmans et milices d'auto-défense de paysans chrétiens.

 

Qu'en sera-t-il cette fois-ci, alors que rébellions et groupes armés qui formaient la Séléka ont surgi des confins orientaux du pays, aux frontières du Tchad, du Soudan, du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo ?

 

Une vaste région où toute administration de l'Etat a disparu depuis des années et dont certaines villes ne sont plus accessibles que par avion, routes et pistes ayant été avalées par la forêt.

 

Mais une région qui suscite aussi bien des intérêts. Le groupe nucléaire français Areva a un projet d'ouverture d'une mine d'uranium dans le sud-est de la Centrafrique. Il a suspendu ses opérations en septembre 2012 en raison de l'insécurité chronique de la zone.

 

 

Centrafrique : Imminente résolution de l’ONU donnant mandat à la France

 

 

 

Nos soldats prêts à sauter sur Bangui

 

Des hommes du génie de l’Air préparent déjà l’aéroport de la capitale de Centrafrique à l’arrivée des troupes françaises. Environ 1 000 hommes seront mobilisés sur six mois pour rétablir l’ordre.

 

La résolution 2 121 de l’ONU va être renforcée dès la semaine prochaine pour donner mandat d’intervention à la France et à la force africaine Misca. Aussitôt, nos troupes seront déployées en Centrafrique. Une partie arrivera par les airs. Les soldats qui viendront de Métropole sont attendus par les 400 hommes du contingent français Boali installés à Bangui dans le cadre de leur mission de protection de nos ressortissants sur place.

 

Des bandes de pillards

 

Déjà, des spécialistes du génie de l’Air sont à pied d’œuvre pour sécuriser les pistes d’atterrissage. D’autres troupes pénétreront en République centrafricaine par la route qui relie le Cameroun à Bangui, pour l’instant plus ou moins sécurisée par des forces africaines envoyées par le Gabon, le Congo Brazzaville, le Cameroun et le Tchad. Au total, la France mobilisera environ un millier d’hommes, assure-t-on dans l’entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Ceux-ci ne viendront pas du Mali voisin. Il n’y aura pas de vase communicant entre les deux guerres africaines de la France. Officiellement, ces deux opérations n’ont rien de commun. Au Mali, il fallait affronter des djihadistes bien armés et bien dirigés, prêts à mourir pour leur cause. En Centrafrique, il s’agit de rétablir la sécurité face à des bandes de pillards. Ceux-ci sont issus de la rébellion Séléka, elle-même noyautée par des rebelles soudanais et tchadiens. Vont-ils, pour autant, se disperser au premier coup de feu ?

 

Le temps presse

 

La situation sur place appelle en tout cas une réaction urgente de la communauté internationale. Les humanitaires n’osent même plus aller sur le terrain, si bien que personne ne peut évaluer le nombre de victimes. Les civils déplacés se comptent en centaines de milliers. Les rebelles musulmans attaquent les villages chrétiens, majoritaires en Centrafrique, tandis qu’en réponse des milices de défense se constituent. Voilà pourquoi le secrétaire général de l’ONU a évoqué « une situation prégénocidaire ». Pour la France, il s’agit aussi d’éviter la déstabilisation de toute une région située au cœur de trois zones de conflit : le Sahel et ses djihadistes, les grands lacs et ses rebelles de toutes obédiences, l’Afrique de l’Est et ses zones de non-droit. Livrée à l’anarchie, la Centrafrique pourrait attirer les membres de la secte islamiste Boko Haram, pourchassés au Nigeria, et les troupes rebelles soudanaises et tchadiennes. Quant à la LRA (Lord resistance army) venue du Congo, elle est déjà enkystée dans le Sud-Est.

 

On comprend que le temps presse. Mais, six mois seront-ils suffisants pour passer la main à une force africaine renforcée ?

 

Ludovic BASSAND

 

Source : http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2013/11/30/nos-soldats-prets-a-sauter-sur-bangui

 

 

 

Centrafrique : devant l’imminence de l’intervention française, les rebelles détalent

 

par Jacques N. Godbout le 30/11/2013 à 11:00

 

Après l’annonce mardi de l’envoi par la France d’un millier de soldats en Centrafrique les ex-rebelles détalent et quittent enfin la capitale centrafricaine où ils terrorisaient la population depuis des mois, rapporte l’AFP.

 

 «De tous les quartiers, les mêmes informations remontent: des Séléka s’en vont, ils quittent Bangui», a confié à l’agence de presse sous couvert de l’anonymat un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique.

 

Toujours selon la même source, il est impossible toutefois de chiffrer ces départs qui se font surtout de nuit quand la ville est sous couvre-feu.

 

Même constat d’un responsable d’une organisation humanitaire, rapporte l’agence française. Le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu’elle envoyait des renforts en Centrafrique pour épauler la force africaine déployée dans le pays et que ses troupes interviendraient dès le vote, attendu dans les prochains jours, d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

«En quelques jours, toutes les agressions ont cessé», constate ce responsable humanitaire alors que depuis début novembre la ville était en proie aux exactions des ex rebelles de la Séléka qui a renversé en mars dernier le régime du président François Bozizé.

 

La France est présente dans le cadre de l’opération Boali en RCA depuis 2003. Cette opération, dit la Défense française, vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX), mission qui s’est transformée en Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) depuis le 1er août. Parallèlement, si la situation l’exige, la force est également en mesure d’assurer la protection des ressortissants français.

 

Les militaires français déployé en République Centrafricaine assurent la sécurisation de l’aéroport M’Poko de Bangui, la surveillance des points d’intérêts français et la sécurité des ressortissants français.

 

Au contraire des pick-up bondés d’hommes en uniformes dépareillés qui terrorisaient la capitale et qui ont quasiment disparu des principales artères de la ville, les paras français chargés de tenir l’aéroport et de préparer une éventuelle évacuation des ressortissants européens se font pour leur part de plus en plus visibles avant l’arrivée des renforts et multiplient les patrouilles à bord de leur blindés.

 

Personne ne semble douter de la capacité des Français à rétablir rapidement l’ordre et de sécurité dans la capitale et sur les principaux axes routiers menant au Cameroun et au Tchad, il restera toutefois à voir ce qu’il en sera dans l’ensemble du pays. Mais, «Qui ira  déloger les rebelles de la Séléka dans la forêt?», s’interroge-t-on.

 

Mini-sommet le 7 décembre à Paris

 

Un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 7 décembre à Paris, après un vote à l’ONU sur le sujet et dans la foulée d’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, a annoncé samedi la présidence française, rapporte l’agence France-Presse.

 

Une quarantaine de dirigeants africains se réuniront les 6 et 7 décembre à Paris pour un sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, à l’initiative du président français François Hollande.

 

Le mini-sommet se tiendra dans la foulée et après le vote, prévu en milieu de semaine, d’une résolution de l’ONU autorisant le déploiement d’une force africaine soutenue par la France en Centrafrique.

 

Il réunira, outre M. Hollande, une dizaine de participants parmi lesquels le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, les dirigeants des pays voisins ainsi que le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, a-t-on précisé de même source.

 

L’ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement, le 24 mars, du président François Bozizé par Michel Djotodia, le chef d’une coalition rebelle, la Séléka, aujourd’hui dissoute mais dont les éléments continuent à semer la terreur dans le pays.

 

Source http://www.45enord.ca/2013/11/centrafrique-devant-limminence-de-lintervention-francaise-les-rebelles-detalent/

 

 

Avant l'intervention française. D'ex-rebelles désertent Bangui

 

http://www.ouest-france.fr

 

Les pick-up bondés d'hommes en uniformes dépareillés, présents encore tout récemment, ont quasiment disparu de Bangui.

Avant même le début de l'intervention militaire française à Bangui (Centrafrique), d'ex-rebelles plient bagages depuis quelques jours et désertent la capitale centrafricaine, dont ils terrorisaient la population depuis des mois. 

"De tous les quartiers, les mêmes informations remontent : des Séléka s'en vont, ils quittent Bangui", explique un haut diplomate occidental en poste en Centrafrique. 

Même constat d'un responsable d'une organisation humanitaire : le mouvement a débuté dès que la France a annoncé officiellement qu'elle envoyait des renforts en Centrafrique.

Centrafrique : devant l’imminence de l’intervention française, les rebelles détalent
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:23

 

 

 

 

Centrafrique, Etat fantôme depuis 53 ans, cherche protecteur

 

 Vendredi 29 novembre 2013

 

La République centrafricaine n’en finit plus de plonger dans le chaos et dans l’indifférence générale. Enfin presque, la France, ancienne puissance coloniale, va lancer une opération militaire pour ramener l’ordre. Au grand soulagement des pays de la région

 

Et de trois, après les opérations militaires en Libye et au Mali, le gouvernement français a décidé d’envoyer des troupes en République Centrafricaine pour sécuriser «un Etat au bord du génocide», selon les termes de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères. Des propos savamment pesés pour exprimer la volonté de l’ex-puissance coloniale d’agir sans attendre, relate Le Monde.

 

«Si la France se démêle comme un diable […] c’est parce que la psychose du génocide rwandais marque encore l’esprit», analyse l’hebdomadaire tchadien Alwihda . Une opinion partagée par le directeur de l’Iris, interrogé paraffaires-stratégiques.info : «la France est un peu victime de son succès au Mali puisque finalement on lui réclame à nouveau d’agir dans l’urgence.» Un empressement toutefois freiné par la diplomatie onusienne.

 

Huit mois pour échafauder une «action rapide et décisive»

 

En effet, la France a dû convaincre, huit mois durant, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’ils s’accordent sur la nécessité d’une «action rapide et décisive», rappelle Le Monde . Huit mois de palabres pour constater un lourd bilan prévisible: 4,6 millions de personnes affectées par une crise humanitaire sans précédent, dont un million en situation d’insécurité alimentaire, 400 000 déplacés et 68 000 autres réfugiés dans les Etats voisins.

 

Une razzia à l’échelle d’un pays

 

La chronique de ce désastre annoncé débute fin mars 2013: les rebelles de la Séléka (l’alliance en langue sango) prennent Bangui, la capitale, et renverse le président Bozizé, lâché par la France. Depuis, la rébellion s’est disloquée en une multitude de chefs de guerre locaux, régnant sur un quartier, une rue ou un bout de campagne. Cette «coalition de soldats, souvent étrangers, se livre à une gigantesque razzia à l’échelle d’un pays»explique Le Figaro . Viols, massacres, saccages, pillages sont désormais quotidiens.

 

Le président par intérim, Michel Djotodia, est l’ancien chef de la rébellion. Un président fantoche qui ne contrôle que Bangui; ailleurs, la haine et le brigandage règnent en maître. «Les anciens rebelles, musulmans en majorité, n’ont plus de limites», rapporte Le Nouvel Observateur . Une situation qui risque de se finir en guerre religieuse. Les persécutés, eux, n’hésitent pas à s’en prendre à la population musulmane après le départ des ex-rebelles.

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/7a09259e-58e9-11e3-9789-6ad49fff2c4d/Centrafrique_Etat_fant%C3%B4me_depuis_53_ans_recherche_protecteur#.UppfTsTuKSp

 

 

 

Ces hommes qui menacent de plonger la Centrafrique dans la guerre civile

 

Le Point.fr - 27/11/2013 à 11:57  

 

La Seleka, composée aussi bien de rebelles, de combattants que de bandits de grand chemin, sème l'horreur partout dans le pays.

 

La Centrafrique, où l'armée française s'apprête à intervenir pour rétablir l'ordre, vit depuis des mois un cauchemar entretenu par d'ex-rebelles devenus des bandits impitoyables dont les crimes à répétition menacent de faire basculer le pays dans une logique de guerre civile. "On peut parler d'une stratégie criminelle de ces groupes, mais il n'y a pas de coordination entre eux, pas de planification", a expliqué Jean-Marie Fardeau, de l'organisation Human Rights Watch (HRW) après avoir été reçu à Paris avec des représentants d'une quinzaine d'ONG, par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. "Les bandes armées en profitent pour se livrer à des razzias et à des massacres. Des villages sont brûlés, pillés. Les habitants sont tués ou sont en fuite dans la brousse", a rappelé Jean-Marie Fardeau.

 

Leur calvaire a commencé en mars lorsque la coalition rebelle Seleka dirigée par Michel Djotodia a renversé le régime du président François Bozizé. Agglomérat hétéroclite de rébellions, de groupes de combattants venus du Tchad et du Soudan voisins, la Seleka a reçu au fil de son avancée le "renfort" de bandits de grand chemin, les "coupeurs de route", puis de milliers de "ralliés de la dernière heure" lors de son entrée dans Bangui, le 24 mars. L'effondrement des dernières administrations encore opérationnelles dans un pays secoué par des crises à répétition et à l'abandon depuis des années a laissé libre cours au banditisme, entraînant une vague de pillages, de meurtres et de viols. Se revendiquant musulmans malgré leur comportement de soudards bien souvent ivres et "chanvrés", ils ont en quelques mois dressé des populations - dans un pays très majoritairement chrétien - les unes contre les autres, provoquant la création de milices d'autodéfense paysannes qui s'en pris à leur tour à des civils musulmans dans une logique de représailles.

 

Une grenade pour voler une mobylette

 

Du jamais-vu dans un pays où la question religieuse ne s'était jamais posée et où les populations vivaient mélangées dans les mêmes quartiers, les mêmes villages, chacun avec son "boutiquier" musulman. Même s'il existe de longue date des conflits traditionnels entre éleveurs nomades musulmans et paysans sédentaires chrétiens. "La crise n'est pas religieuse, c'est avant tout une crise économique et politique. La dimension religieuse n'est qu'une incidente", insistait dès septembre Mgr Nestor Désire Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa (250 km au nord-ouest de Bangui), épicentre des violences à caractère intercommunautaire.

 

Ces violences ont accentué la crise humanitaire chronique dans laquelle vit la Centrafrique depuis des années, sinon des décennies. Des régions entières sont en proie à "une prévalence incroyable de la malaria, à la malnutrition" et "la santé maternelle y est dramatique", a souligné le responsable de HRW. "Dans les derniers temps, et ce n'est pas dans la tradition centrafricaine (...), ces affrontements ont pris souvent un tour ethnique et religieux, alors que les autorités religieuses, catholiques ou musulmanes, sont au contraire très attachées à un fonctionnement harmonieux", a relevé Laurent Fabius .

 

"Les premières victimes chrétiennes sont des villageois qui n'ont rien demandé, et les victimes musulmanes sont souvent des commerçants ou des nomades qui n'ont rien à voir avec les Seleka", explique de son côté le chercheur français Roland Marchal. Ce caractère de criminalité de droit commun se fait de plus en plus sentir dans la capitale depuis début novembre avec des vols extrêmement violents commis par des hommes isolés : une grenade lancée dans la rue pour voler une mobylette "moto-taxi" ou encore une rafale de kalachnikov pour dépouiller une vendeuse dans la rue.

 

Source : http://www.lepoint.fr/monde/des-bandits-menacent-de-plonger-la-centrafrique-dans-la-guerre-civile-27-11-2013-1762315_24.php

Centrafrique, Etat fantôme depuis 53 ans, cherche protecteur
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:21

 

 

 

 

 

 

29.11.2013 à 15h00( Xinhua )

 

Plus de 5.000 combattants de l'ex-coalition rebelle de la Séléka qui a renversé le régime de François Bozizé le 24 mars à Bangui sont en formation en ce moment en vue de leur incorporation dans l'armée régulière centrafricaine, a annoncé jeudi à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, ex-porte-parole de l'ex-rébellion aujourd'hui patron de la gendarmerie nationale.

Ce processus de démobilisation découle d'une décision prise par le nouveau pouvoir de Bangui et qui prévoit l'intégration d'une partie des ex-rebelles dans les Forces armées centrafricaines (FACA) et la conversion de l'autre partie dans la vie civile.


Les détails de la réparation restent pour le moment inconnus, en raison probablement de la confusion sur les chiffres réels des effectifs de l'ancienne rébellion. Entre 4 et 5.000 à l'origine, ceux-ci avaient considérablement gonflé au moment de la prise du pouvoir, à tel point que les dernières estimations font état de 20 à 25.000 hommes en fin de compte.


De sources officielles de la hiérarchie de l'ex-alliance rebelle, cet accroissement est dû à l'enrôlement volontaire de bandits libérés de prison ou en liberté dans la nature.


Quatre centres d'instruction disséminés sur le territoire centrafricain sont cités comme lieux de formation des quelque 5. 000 ex-rebelles retenus pour être engagés dans l'armée. Un groupe d'environ 3.200 hommes est déclaré dans la localité de Sibut, Bossembélé en accueille plus de 800, Berengo plus de 600, soit le même chiffre que Bangui, de l'avis du colonel Narkoyo.

Débutée il y a trois mois, la formation devra prendre fin "avant le Nouvel An", laisse entendre l'ancien porte-parole militaire de la Séléka qui affirme aujourd'hui oeuvrer avec détermination au rétablissement de la sécurité à Bangui.


"Chaque jour, je suis sur le terrain. Il faut qu'il y ait notre présence permanente dans les rues et les quartiers pour rassurer les populations et ramener la confiance. Depuis deux jours, je n'ai pas reçu de coups de fil pour une intervention. J'ai eu un peu à dormir. Je suis très content", rapporte-t-il.


Cette accalmie déclarée ne permet pour autant pas d'oublier la dégradation du climat sécuritaire en RCA à cause de la persistance des violences et de l'insécurité amplifiées par la poursuite des affrontements meurtriers entre les ex-Séléka et des groupes d'autodéfense dits anti-balaka (anti-machettes), notamment dans le Nord du pays où les populations locales ont décidé de résister aux exactions des ex-rebelles.


Encore que la capitale centrafricaine a été ébranlée elle-même ces derniers temps par une série d'assassinats dont celui de l'ancien directeur général des services judiciaires du ministère de la Justice, Modeste Martineau Bria.


Avec moins de 400 gendarmes opérationnels dans la ville, le colonel Narkoyo déclare une insuffisante criante de personnels des forces de l'ordre et de sécurité pour ramener la sécurité. Le dé ploiement annoncé dès la semaine de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) composée de 3.652 militaires et civils nourrit de profonds espoirs, tout comme le millier de troupes supplémentaires annoncées par la France, en plus de 410 déjà présentes sur place.

Centrafrique : plus de 5.000 ex-rebelles de la Séléka en formation pour leur incorporation dans l'armée
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:18

 

 

 

 

 Centrafrique  un mini-sommet à Paris le 7 décembre

 

Le Point.fr - Publié le 30/11/2013 à 16:53 - Modifié le 30/11/2013 à 18:37

 

Il se tiendra après le vote, prévu en milieu de semaine, d'une résolution de l'ONU autorisant le déploiement d'une force africaine en Centrafrique.

 

Un mini-sommet sur la Centrafrique se tiendra le 7 décembre à Paris, après un vote à l'ONU sur le sujet et dans la foulée d'un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, a annoncé samedi la présidence française. Une quarantaine de dirigeants africains se réuniront les 6 et 7 décembre à Paris pour un "sommet de l'Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique", à l'initiative du président français François Hollande.

 

Le mini-sommet se tiendra dans la foulée et après le vote, prévu en milieu de semaine, d'une résolution de l'ONU autorisant le déploiement d'une force africaine soutenue par la France en Centrafrique. Il réunira, outre François Hollande, une dizaine de participants parmi lesquels le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, les dirigeants des pays voisins ainsi que le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, a-t-on précisé de même source.

 

Cette réunion se tiendra "à la demande de plusieurs pays" et "permettra un échange sur les moyens à mettre en oeuvre en vue de l'application de la résolution", a-t-on encore ajouté. La résolution de l'ONU doit permettre de renforcer la force africaine en Centrafrique (Misca), qui compte actuellement 2 500 soldats venus du Tchad, du Cameroun, du Congo et du Gabon et dont les effectifs doivent être portés à 3 600 hommes.

 

De son côté, la France envisage de déployer un millier de militaires en appui de cette force africaine, selon le ministère de la Défense. L'ancienne colonie française est plongée dans le chaos depuis le renversement, le 24 mars, du président François Bozizé par Michel Djotodia, le chef d'une coalition rebelle, la Séléka, aujourd'hui dissoute, mais dont les éléments continuent à semer la terreur dans le pays.

 

 

Humanitaire. Une aide de l'Angleterre pour la Centrafrique

 

http://www.ouest-france.fr

 

Le Royaume-Uni débloque 10 millions de livres (12 millions d'euros) pour du matériel de soins.

 

Cette aide servira à "fournir de l'eau potable et un soutien logistique à des centaines de milliers de personnes, en réponse à l'aggravation de la crise humanitaire", déclare la ministre britannique chargée du développement international, Justine Greening.

 

"Les fonds doivent permettre à la Croix-Rouge, l'ONU et les agences d'aide internationale d'intensifier leurs programmes alors que les combats en cours et les mauvaises récoltes risquent de causer une crise alimentaire dans les prochains mois", souligne le communiqué du ministère.

 

Mini-sommet

 

L'ONU estime à 1,6 million - soit un tiers de la population - le nombre d'habitants de Centrafrique qui ont besoin de nourriture, de protection, de soins médicaux, d'eau, de sanitaires et d'abris.

 

Paris a annoncé mardi le déploiement prochain d'un millier de soldats pour épauler la force africaine présente dans le pays, A noter qu'un mini-sommet sur la Centrafrique se réunira le 7 décembre à Paris.

Humanitaire. Une aide de l'Angleterre pour la Centrafrique
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:15

 

 

 

 

Centrafrique : La mission française déjà sur le terrain

 

http://www.afrique7.com   Meyya Furaha / 29/11/2013 2:47

 

En attente d’une mission des Nations Unies pour stabiliser la Centrafrique, la France s’apprête à intervenir en soutien des troupes africaines pour mettre fin aux exactions multiples des bandes armées.

 

D’un point de vue opérationnel, il s’agit d’une mission de sécurité qui a pour but de reprendre le contrôle de Bangui, la capitale centrafricaine afin de protéger plusieurs centaines de ressortissants français et de veiller au maintien du laboratoire de l’Institut Pasteur.

 

Par ailleurs, la mission aura pour tâche de sécuriser deux axes principaux : le premier lie Bangui au Cameroun et le second, relie ladite capitale au Tchad.

 

De sources officielles, des ressources humaines et matérielles françaises sont soit déjà sur le terrain soit en train d’être acheminées. Des camions et petits véhicules blindés venus du Cameroun sont en Centrafrique. Du matériel ainsi qu’une trentaine de spécialistes du génie sont venus depuis le Gabon pour préparer l’aéroport de Bangui. Le débarquement de parachutistes français au Cameroun, est imminent.

 

Pour l’heure, bien que le Président François Hollande ne se soit pas encore prononcé sur la date effective du début de la mission des troupes françaises en République centrafricaine, il n’est pas à ignorer que les forces françaises déjà présentes sur les lieux aident au mieux celles de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) à relever les défis sécuritaires auxquels fait face le pays, particulièrement la capitale.

 

Quoi qu’il en soit, en tant qu’ancienne puissance coloniale et surtout en raison de ses divers intérêts en République centrafricaine, la France ne peut ne pas intervenir pour empêcher que le pays sombre dans un chaos qui, depuis la chute du régime Bozizé, s’empare du pays.

 

 

 

Centrafrique : un navire français se tient prêt au Cameroun

 

http://www.africapresse.com

 

Le BPC Dixmude, avec à son bord quelque 350 hommes et une centaine de véhicules, est arrivé jeudi dans le port de Douala à titre “conservatoire”.

 

Un bâtiment de la marine nationale, le BPC Dixmude, avec à son bord quelque 350 hommes et une centaine de véhicules, est arrivé jeudi dans le port de Douala (Cameroun), au moment où la France s’apprête à intervenir en Centrafrique, a indiqué vendredi l’état-major des armées. Venant de Toulon, ce bâtiment de projection et de commandement “est entré hier (jeudi) dans le port de Douala”, a indiqué le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major.

 

“Il y a dans le BPC environ 350 hommes et un peu moins d’une centaine de véhicules. Vous avez des moyens de combat (…) et des moyens de logistique”, a-t-il précisé. “Sans préjuger des décisions qui pourraient être prises, les armées françaises ont entamé le débarquement des hommes et du matériel qui étaient présents sur ce BPC et, en accord avec les autorités du Cameroun, ces hommes vont rester à proximité de Douala”, a indiqué le colonel Jaron.

 

“Cela fait partie des mesures conservatoires que les armées françaises sont en train de prendre, compte tenu de la situation en République centrafricaine”, a expliqué le colonel.

Centrafrique : La mission française déjà sur le terrain
Centrafrique : La mission française déjà sur le terrain
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Centrafrique-Presse.com
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 01:01

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 


Le 25 novembre 2013, le gouvernement français, à travers ses Ministres de la Défense et des Affaires étrangères, prenait la décision d’intervenir militairement aux côtés de la MISCA en République Centrafricaine afin d’aider celle-ci à mettre fin aux multiples exactions perpétrées par les rebelles étrangers de la SELEKA sur le peuple Centrafricain.
Cette décision fait suite aux diverses demandes du gouvernement centrafricain auprès des instances internationales dont la dernière remonte au mois de septembre 2013 au conseil de sécurité de l’ONU, matérialisée par le discours du premier ministre, Nicolas Tiangaye, qui a réitéré son souhait du mois de mai 2013 à la même tribune, pour une intervention de la France en RCA dans le cadre dune résolution onusienne, afin de désarmer les éléments de la SELEKA avec l’appui de l’UA.


La fédération CRPS-France-Europe-Asie se réjouit de cette décision d’intervention française, quoique tardive, mais qui peut présager un avenir certain aux fils et filles de la République Centrafricaine qui aspirent à la paix, la liberté, la justice et la dignité.


Fait à Paris le 29 novembre 2013.


Par le Bureau fédéral

Communiqué de la Fédération Europe Asie de la CRPS
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 00:57

 

 

 

 

De source proche de la famille, la rédaction a le regret d'annoncer la mort de Philémon Lakoué, journaliste, ancien Directeur de cabinet au ministère de la communication, décès survenu à Bangui le vendredi 29 novembre 2013 des suites d'une longue maladie.

 

A sa famille et ses proches, la rédaction de Centrafrique-Presse adresse ses condoléances les plus attristées. 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 00:54

 

 

 

 

 

 

L'icône de la rumba congolaise Tabu Ley décédé samedi 30 novembre dans un hôpital bruxellois.

 

Le musicien et chanteur Congolais Pascal Tabu Ley est mort samedi matin à l'hôpital Saint-Luc à Bruxelles en Belgique des suites d'une longue maladie.

 

Il ne s'était jamais complètement remis de son accident cardiovasculaire deux ans auparavant.

 

D'après son fils Marc Tabu, l'artiste a été admis à l'hôpital suite à une infection.

 

Né dans la ville de Bandundu, dans la République Démocratique du Congo, Pascal Tabu Ley chante d'abord à l'église et dans les chorales scolaires.

 

Il commence à composer ses morceaux dans les années 50.

 

Sa carrière musicale décolle en 1956 après un duo avec le chanteur Grand Kallé, considéré comme le père de la musique congolaise moderne.

 

Celui qui sera désormais connu sous le nom de "seigneur Rochereau" rejoint alors le grand African Jazz.

 

Le grand public le découvre à travers les titres "Kelya", "Adios Tété" et "Bonbon sucré".

 

Avec sa formation African Fiesta Flash, il donne une série de concerts à l'Olympia en 1970.

 

C'est le premier Africain à se produire sur scène dans cette grande salle parisienne.

 

Sa musique est très inspirée par la pop et rythm and blues.

 

Son fils Marc Tabu se souvient du père mais aussi de l'artiste: "je garde le souvenir d'un bon père et aussi d'un grand musicien, on ne l'a pas seulement apprécié comme papa mais aussi comme un grand artiste de notre continent".

 

Le rappeur Français Youssoupha serait également le fils de la star de la rumba congolaise.

 

L'artiste estime que son père aurait eu au moins 68 enfants au cours de sa vie.

 

 

Le meilleur souvenir que j'ai de Rochereau fut a un concert de Papa WEMBA a Rome. Se rendant compte que l'icône était dans la salle, il alla lui faire révérence et l'emmena avec lui sous les acclamations. En hommage, Wembadio entama "Adios Thethe" qu'il avait composé en hommage a sa dulcinée et au moment ou ils chantaient tous les 2, Rochereau fendit en larmes. Papa WEMBA interdit alors aux cameramen de filmer la scène en faisant appel aux agents de securité qui s'interposèrent. 


Dans une interview a la TV zairoise, Rochereau avait reconnu que Thethe était la compositrice du hit "La Beauté d'une Femme" qui fit le succès de sa jeune rivale M'Bilia. Cet aveu est à l'origine de la séparation, malgré la naissance de Mélodie, entre l'ex danseuse M'Buza et le patron des Rocherettes.

Le chanteur Tabu Ley est mort
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 00:39

 

 

 

 

 

 

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Champion d’Afrique de taekwondo et fils d’un ancien ministre, Rémy Alazoula tente le pari d’une qualification olympique avec… le RSA. De Centrafrique à Metz, ce n’est plus le même combat mais il était nécessaire.

 

En Centrafrique, son nom a une résonance, son parcours inspire le respect. Son père, Louis Alazoula, fut maire de Bangui, la capitale, et ministre de l’Intérieur, entre autres portefeuilles prestigieux.

 

ZOOM

 

Lui, Rémy, est devenu, en 2010, le premier champion d’Afrique de taekwondo de son pays. « Je suis un peu le Pascal Gentil national , suggère-t-il. Quand j’ai eu ce titre, une vingtaine de voitures ont fait le tour de Bangui pour fêter ça. J’ai ma petite notoriété là-bas. » Cette histoire est l’itinéraire d’un enfant gâté, parti sur des sentiers jalonnés de difficultés. En France depuis neuf ans, Rémy Alazoula est devenu… un galérien anonyme, connu dans le cercle fermé du taekwondo mais sans le rond pour exercer sa passion. « Un mercenaire , dit-il. Je me débrouille pour faire des compétitions mais c’est difficile de gérer tous les aspects : financer le voyage, se loger, manger, combattre… En Suisse, par exemple, j’ai squatté un appartement vide et un ami m’avait ramené un matelas. Au Mexique, on était logé à dix dans une chambre avec des portes qui ne fermaient pas. Je me demandais toujours si j’allais retrouver mes affaires. »

 

Improbable destin pour un fils de ministre (aujourd’hui disparu) qui a atteint le top 10 mondial. « Du jamais vu , selon le Messin Guillaume Stumpel, son directeur sportif à l’association Hando Arts Martiaux. En décembre, il va participer au GP de Manchester pour se qualifier aux Jeux de Rio contre des garçons payés entre 3000 et 6000 € pour s’entraîner. Rémy, lui, ne touche que le RSA. »

 

Le natif de Bangui a quitté le pays à 22 ans pour rallier la France et sa famille. « J’avais besoin d’infrastructures , explique-t-il. Au pays, j’ai commencé en short ou en jogging, à m’entraîner pieds nus sur de la terre battue. Surtout, il n’y avait pas de compétitions. »

 

A Metz, Rémy Alazoula s’est rapidement tourné vers Guillaume Stumpel qui est devenu « son entraîneur, son préparateur physique et son directeur sportif ». A l’occasion, l’association a aussi apporté son soutien financier. « Il fait partie de la sélection de Centrafrique mais le pays est en guerre et sa fédé ne peut pas financer son projet , éclaire le coach. Il a ce rêve d’enfant, les JO, et j’essaie à mon niveau de l’aider à l’atteindre mais il manque aussi d’oppositon chez nous. Il a tout gagné en région, au Luxembourg et en Belgique. On parle quand même d’un international, qui s’est entraîné avec les meilleurs en Corée… »

 

Londres était si près…

 

Un point, misérable et dérisoire, l’avait déjà privé d’une qualification pour Londres 2012. Rêve parti, gueule de bois et, donc, retour à la case départ. Ce garçon continue de s’entraîner sans relâche et sans abandonner l’idée de dégoter un soutien. Dans l’idéal, un mécène. Sinon un travail « comme manutentionnaire ou vigile », mais son projet suppose aussi des horaires aménagés. « Si le taekwondo était médiatique, déplore-t-il , je n’en serais pas là, mais c’est l’essence de mon combat. Je dois en faire quatre fois plus pour réussir. Je veux me consacrer à ce projet encore deux ans. Si j’échoue, je ne vais pas courir après quelque chose qui ne m’était pas destiné. »

 

Déterminé mais philosophe, Alazoula promène en permanence ce sourire jovial qui ne dit rien de ses tourments quotidiens. Il conclura tout de même sur une question existentielle : « M on histoire aurait-elle pu arriver au fils de Nicolas Sarkozy ? »

 

Contacts : 06 33 31 30 97 ou guillaumestumpel@free.fr

 

Christian JOUGLEUX.

Lu pour vous : TAEKWONDO - PORTRAIT  -  Alazoula, champion abandonné
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 22:00

 

 

 

 

 

YAOUNDE Vendredi 29 novembre 2013 | 20:33 UTC (Xinhua) - Un groupe de 700 personnes déplacées de Bouca vit dans la crainte d'une attaque des ex- rebelles de la Séléka, au pouvoir à Bangui, qui a leur a lancé mardi un ultimatum de quitter l'enceinte de la mission catholique de cette localité du Nord de la République centrafricaine (RCA) où elles ont trouvé refuge pour fuir les violences, selon des sources humanitaires.

 

D'une population estimée à 15.000 habitants, Bouca est l'un des théâtres des affrontements meurtriers qui opposent ces derniers temps les combattants de l'ex-coalition rebelle qui s'est emparée du pouvoir le 24 mars à Bangui à des groupes d'autodéfense villageois anti-Balakas (anti-machettes) constitués en réaction aux exactions des ex-rebelles sur la population.

 

En septembre, 100 personnes avaient été tuées dans des attaques menées à l'encontre des civils par ces milices dites pour certaines proches de l'ancien régime de François Bozizé et qui à l'origine combattaient les coupeurs de route, d'après un bilan publié dans un rapport de l'Ong internationale Médecins sans frontières (MSF) présente dans le pays pour apporter l'assistance sanitaire aux victimes de la crise centrafricaine.

 

Au cours des mêmes attaques, 700 maisons avaient été brûlées et des milliers de personnes déplacées, mentionnait en outre MSF qui se dit également préoccupée par "une nouvelle vague de dé placement de populations suite à de nouveaux affrontements la semaine dernière entre anti-Balakas et forces de l'ex-Séléka".

 

Ces sinistrés, décrit MSF, s'entassent sur des sites surpeuplés où planent des menaces d'épidémies. Ce sont pratiquement les mê mes conditions de vie pour les quelque 35.000 déplacés de Bossangoa (Nord-Ouest) également hébergés dans l'évêché depuis août et qui "ont toujours besoin d'assistance".

 

Le sort des populations cachées en brousse, sans accès aux soins, à la nourriture et à l'eau potable, est aussi préoccupant.

 

Avec ses équipes d'une trentaine d'expatriés et d'une cinquantaine de d'employés locaux, MSF annonce une assistance sanitaire qui comptabilise une moyenne de 5.000 consultations classiques mensuelles auxquelles s'ajoutent des interventions chirurgicales d'urgence pour la prise en charge des blessés graves.

 

 En collaboration avec le ministre de la Santé publique centrafricain, cette Ong, à cause des abandons de postes par les fonctionnaires et agents de l'Etat dans les zones de conflit, gère aujourd'hui les hôpitaux publics de Bria, Paoua, Carnot, Kabo, Batangafo, Ndélé, Zémio, Boguila et Bossangoa ainsi qu'une quarantaine de centres de santé, de l'avis d'Albert Caramés, chargé des affaires humanitaires.

 

Même si "aucun changement n'est observé pour l'instant", elle se dit "très attentive" à l'ultimatum des responsables de l'ex-Séléka aux 700 déplacés de Bouca.

 

Avant les nouvelles vagues de déplacement, les Nations Unies à travers le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) recensait 400.000 déplacés centrafricains depuis la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars à Bangui.

 

Dans son discours à l'ouverture de la 68e session de l'Assemblée générale de l'Onu en septembre à New York, Nicolas Tiangaye, Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition nommé par les accords de paix du 11 janvier à Libreville (Gabon), faisait état de ce que "62.000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins dont 45.000 en République démocratique du Congo (RDC)".

 

Alors que "650.000 enfants au moins ne peuvent pas se rendre à l'école" et 60.000 autres "risquent de mourir de malnutrition", notait-il encore, l'évaluation de la crise que traverse la RCA depuis près d'un an révélait par ailleurs que "484.000 habitants (10,5% de la population) sont en situation d'insécurité alimentaire sévère". Car, "la population a abordé la saison des pluies dans un état de dénuement total".

 

"Moins de 20% des structures médicales du pays sont opérationnelles" et "13.700 personnes en traitement antirétroviral risque de ne plus pouvoir prendre leurs médicaments à cause des risques d'interruption de la chaîne d'approvisionnement", faisait encore remarquer Nicolas Tiangaye.

 

Pour Amy Martin, représentante résidente d'OCHA dans le pays, une augmentation des besoins humanitaires est évidente, avec l'aggravation de la crise depuis août. "Les besoins sont trois fois plus que ce qu'on a prévu au début de l'année. On est passé de 400.000 à 1,6 million de personnes qui ont besoin d'assistance humanitaire", a-t-elle affirmé à Xinhua.

 

Cette agence onusienne avait lancé en juin en appel d'urgence de 195 millions de dollars. "On a mobilisé 44%, soit à peu près 84 à 85 millions dollars. Donc, il y a un grand gap à combler", a établi Mme Martin qui recense près de 2 millions de personnes vulnérables à l'insécurité alimentaire.

 

Une nouvelle évaluation des besoins est annoncée pour la semaine prochaine. Entre-temps, "la situation reste précaire et sensible", déplore Amy Martin ajoutant que, comme à Bossangoa par exemple, "il y a toujours le sentiment qu'il n'y a pas la sécurité, malgré le renforcement des forces de la MICOPAX (Mission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale pour la consolidation de la paix en RCA, NDLR) et de la FOMAC (Force multinationale de l'Afrique centrale)".

 

 "Nous sommes en train d'appuyer le gouvernement pour le redéploiement de l'administration", informe cependant sur une note d'optimisme la représentante résidente d'OCHA. Elle fait aussi part de discussions au cours de la semaine qui s'achève avec les autorités pour "une solution rapide" relative à la libération des bâtiments administratifs occupés par les ex-rebelles de la Séléka.

 

Centrafrique  700 déplacés de Bouca sous la menace d'un ultimatum des ex-rebelles de la Séléka
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