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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 16:26

 

 

 


Des centaines de milliers de Burkinabè sont descendus dans la rue mardi pour dénoncer un projet de révision constitutionnelle permettant le maintien au pouvoir du président Blaise Compaoré. La manifestation est d'une ampleur historique sur le continent. Des violences ont eu lieu entre protestataires et forces de l'ordre.

Une marche organisée dans la capitale Ouagadougou a rassemblé "un million" de personnes, selon l'opposition. Le cortège, massif, s'était ébranlé vers 11h30 suisses, alors que la place de la Nation, point central de la capitale, débordait de monde.

Selon le correspondant de l'AFP, la fréquentation était bien supérieure à celle de la marche du 23 août, qui s'étendait sur plusieurs kilomètres. L'opposition avait alors revendiqué plus de 100'000 participants. Sifflets et vuvuzelas constamment à l'oeuvre, les protestataires arboraient des milliers de pancartes hostiles au régime, parmi lesquelles: "Judas, libérez les lieux", "Blaise dégage" ou encore "Article 37 intouchable".


Une telle mobilisation populaire pour une manifestation politique est rare en Afrique sub-saharienne.


Pierres et gaz lacrymogènes

 

Des heurts ont éclaté en début d'après-midi, avec plusieurs centaines de manifestants qui ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre, celles-ci ripostant avec des gaz lacrymogènes. Des opposants ont tenté de marcher en direction de l'Assemblée nationale, mais en ont été empêchés par la police. Les manifestants ont également incendié des pneus au cours de cette confrontation survenue sur le rond-point des Nations unies.


Les affrontements ont pris fin en cours d'après-midi. Un premier constat faisait état de plusieurs blessés côté manifestants, selon l'AFP. Le trafic a ensuite progressivement repris sur l'avenue de la Nation, l'une des principales artères du centre de la capitale. Mais la police cherchait toutefois à déloger encore plusieurs centaines de protestataires qui voulaient occuper la place. 


L'opposition avait appelé à manifester dans tout le pays contre ce qu'elle appelle un "coup d'Etat constitutionnel" du président Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans.


(ats / 28.10.2014 18h08) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=531701 

 

 

L'opposition burkinabè lance le « dernier avertissement » à Blaise Compaoré

 

APA-Ouagadougou (Burkina) 2014-10-28 13:52:13 - Plusieurs centaines de milliers de Burkinabè-un million selon certaines sources- ont envahi mardi les rues de Ouagadougou pour protester contre le projet de modification de la constitution ouvrant la voie à un autre mandat à Blaise Compaoré en 2015 alors qu'il a passé 27 ans au pouvoir.


Dans son discours lors du meeting après la marche, le Chef de file de l'opposition politique (CFOP), Zéphirin Diabré, qui avait lancé l'appel à cette marche, a soutenu qu'il s'agit du « dernier avertissement » pour le président du Faso Blaise Compaoré.

«Notre lutte est entrée dans sa phase finale. Maintenant ça passe ou ça casse », a-t-il déclaré avant d'ajouter que «pendant deux ans l'opposition politique a parlé, négocié, souvent même pleuré pour dire à Blaise Compaoré de ne pas toucher à l'article 37 mais il n'a pas voulu écouter.


Zéphirin Diabré estime que l'opposition était dans la phase de dissuasion, mais maintenant elle a entamé la phase de la confrontation.


Pour lui, il n'est pas encore trop tard pour Blaise Compaoré de retirer purement et simplement le projet de loi déposé à l'Assemblée nationale en vue de la révision de l'article 37 de la constitution burkinabè, limitant le nombre de mandats présidentiels à deux.

M. Diabré a fait remarquer que jeudi prochain, les députés burkinabè pourraient faire jouer le dernier round concernant le projet de loi portant modification de l'article 37.

C'est à juste titre qu'il a demandé aux élus nationaux du parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et ceux de la majorité comme l'Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) à se joindre à leurs collègues de l'opposition pour barrer la voie au « coup d'Etat constitutionnel ».


Par ailleurs, le CFOP a remercié les manifestants pour leur « mobilisation phénoménale » qui constitue, a-t-il rappelé, le lancement de la campagne de « désobéissance civile».


La marche de ce matin a été une véritable déferlante humaine partie de la Place Nation, pour emprunter un circuit d'environ quatre kilomètres et demi. 


De sources proches de l'opposition, on peut évaluer le nombre de marcheurs à au moins un million de personnes.

 

Les marcheurs ont lancé des messages hostiles au président Blaise Compaoré du genre : « Blaise Compaoré vas-t-en », « libérez Kossyam (présidence du Faso, Ndlr).

La vie dans la capitale burkinabè a marché au ralenti depuis ce matin car la plupart des services publics et privés, boutiques et ateliers sont restés fermés.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808133#sthash.tpwfy2nF.dpuf

 

 

Burkina : affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Ouagadougou


Ouagadougou - AFP / 28 octobre 2014 14h24 - Des affrontements ont éclaté en fin de matinée à Ouagadougou entre manifestants et forces de l'ordre burkinabè lors d'une manifestation massive contre une révision constitutionnelle qui permettrait le maintien au pouvoir du président Compaoré, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs centaines de protestataires, munis de pierres et de barres de fer, s'opposaient depuis 11H30 (locales et GMT) aux forces de l'ordre, qui les aspergeaient en retour de gaz lacrymogènes, au niveau du rond-point des Nations unies, un site central de la capitale.


Des renforts sont arrivés côté police, qui dispose d'un camion anti-émeute avec une lance d'arrosage pour disperser la foule. Les policiers, équipés de casques et de boucliers, font face à de nombreux jeunes, qui ont monté des barricades de fortune faites de pneus, de pierres et de bidons.


Les corps-à-corps sont assez rares, même si deux policiers, arrachés de leur pick-up, ont manqué d'être lynchés par les protestataires, avant d'être récupérés par leurs collègues, a observé le journaliste de l'AFP, qui a vu quelques blessés côté émeutiers mais n'a assisté à aucune arrestation.


Des heurts seraient également en cours à la sortie de Ouagadougou sur la nationale 1, le principal axe au Burkina Faso, où des violences se déjà produites dans la nuit de lundi à mardi, selon l'opposition.


Ailleurs dans le pays, les manifestations, qui se sont tenues dans toutes les plus grandes villes, se seraient dispersées dans le calme.


Un million de personnes, selon l'opposition, ont marché mardi contre la révision prévue jeudi par l'Assemblée nationale de l'article 37 de la Constitution, qui vise à faire passer de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels afin de permettre un maintien au pouvoir de Blaise Compaoré, aux affaires depuis 27 ans.

Ni la police ni la gendarmerie, jointes par l'AFP, n'ont communiqué leur propre évaluation du nombre de manifestants.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=531622 

 

Violences en marge d'une vaste manifestation à Ouagadougou

 

Des affrontements entre plusieurs centaines de manifestants et les forces de l'ordre ont éclaté dans le centre de Ouagadougou. Ils sont survenus en marge d'un vaste rassemblement contre un projet de modification de la Constitution susceptible de permettre au président burkinabé Blaise Compaoré de rester au pouvoir.


"Notre marche est déjà un succès énorme, phénoménal", a affirmé Zéphirin Diabré, le chef de file de l'opposition. Me Bénéwendé Sankara et Ablassé Ouédraogo, deux présidents de partis d'opposition, ont évalué le nombre de protestataires à "un million".


Le cortège, massif, s'est ébranlé vers 09h30 locales, alors que la place de la Nation, point central de la capitale, débordait de monde jusque dans les rues adjacentes. Selon un correspondant de l'AFP, la fréquentation est bien supérieure à celle d'une précédente marche le 23 août, qui s'étendait sur plusieurs kilomètres, et pour laquelle l'opposition revendiquait plus de 100'000 participants.


Grenades lacrymogènes

 

Les violences ont éclaté lorsque des opposants ont tenté de marcher en direction de l'Assemblée nationale mais en ont été empêchés par les forces de l'ordre, qui ont tiré des grenades lacrymogènes. Les manifestants ont incendié des pneus et jeté des pierres au cours de cette confrontation survenue sur le rond-point des Nations unies.

La journée de mardi marque le début d'une campagne de désobéissance civile lancée par les partis d'opposition en réaction à l'initiative du gouvernement, qui a demandé à l'Assemblée nationale d'approuver l'organisation d'un référendum constitutionnel. 

Cette consultation porterait sur une modification de l'article 37 de la Constitution, rédigée en 2000, qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux quinquennats.


(ats / 28.10.2014 14h00) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=531614 

Des milliers de Burkinabè demandent le départ de Blaise Compaoré
Des milliers de Burkinabè demandent le départ de Blaise Compaoré

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 16:25

 

 

 


Ndjamena (Tchad) - AFP / 28 octobre 2014 15h47-  Le Tchad, qui avait retiré ses permis d'exploration à la compagnie pétrolière publique chinoise CNPC en août suite à des pollutions répétées, a décidé de les renouveler après être parvenu à un accord prévoyant des compensations, a annoncé le gouvernement tchadien.


Le Tchad s'engage à renouveler à la CNPC les permis retirés et s'engage également à retirer sa plainte contre la CNPC et ses dirigeants, a déclaré le ministre du Pétrole, Djerassem Le Bemadjiel, lors d'une conférence de presse à Ndjamena lundi soir.

En retour, la CNPC s'engage à payer un dommage de 400 millions de dollars au Tchad, à (lui) donner 10% de sa production actuelle et partagera les nouveaux permis non (encore) exploités à hauteur de 25%, a ajouté le ministre.


Selon le gouvernement tchadien, la société chinoise s'est également engagée à réparer les zones polluées dans la région de Mayo-Kebbi, dans le sud-ouest du pays.

Le Tchad avait suspendu en mai tous les travaux d'exploration de la CNPC pour des violations répétées de la législation environnementale et réclamé à la compagnie chinoise de payer une amende de 1,2 milliard de dollars pour le préjudice subi.

Plusieurs dizaines de sites ont subi des déversements nocifs à l'environnement, avait alors indiqué le ministre du Pétrole, en accusant la compagnie d'avoir recours systématiquement à ces pratiques inacceptables.


En août, le ton était encore monté d'un cran lorsque le gouvernement avait décidé de retirer ses permis d'exploration à la CNPC, annonçant qu'il allait porter le litige devant la justice.


Les autorités tchadiennes ont déjà été en conflit avec des compagnies chinoises exploitant du pétrole dans leur pays.


Ainsi, en mars, les syndicats de salariés tchadiens d'un consortium chinois d'exploration pétrolière opérant également dans le sud du pays avaient appelé à la grève pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des augmentations de salaire.

Le Tchad a commencé à exploiter ses gisements pétroliers en 2003. Selon des sources officielles, la production était de l'ordre de 100.000 barils par jour en 2013, selon le département américain de l'Energie.


Les revenus pétroliers lui ont permis de moderniser son armée, de se doter d'un meilleur réseau routier et de construire de nombreux bâtiments publics. Mais certains membres de la société civile demandent au régime d'employer davantage cette manne pour l'amélioration des conditions de vie de la population.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=531655 

Le Tchad met fin au litige avec le pétrolier chinois CNPC sur ses permis d'exploration

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Centrafrique-Presse.com
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 16:20

 

Si j’avais un discours à faire aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) avant même de leurs demander de participer à cette initiative novatrice « d’Armée de Développement », je dirais ceci :

 

« Nous vivons dans un monde qui a des mûrs et ces mûrs doivent être gardés par des Hommes en armes ; -  et les seules personnes capables de veiller sur ces mûrs c’est l’Armée Centrafricaine, car ce n’est ni le commerçant, ni le fonctionnaire, ni l’étudiant, ni le Bouba-nguéré, ni le religieux, ni le taximan, ni le musicien, ni la Wali-gara, ni le cultivateur, ni la mère de famille qui pourra le faire.

 

Le Civil a le luxe d’ignorer la responsabilité morale et physique du soldat.

 

L’existence de l’Armée bien qu’apparemment non-rentable sauve des vies, donc sauve le bien-être, donc perpétue la démocratie, donc favorise la croissance générale du pays. Pour que cette phrase devienne réalité en Centrafrique, il faut que l’Armée soit disciplinée, organisée, ayant les moyens pour accomplir sa mission et consciente de son rôle protecteur. - Le rôle de l’Armée est de protéger les frontières de notre Pays afin qu’à l’intérieur les Démocrates, de tout bord, puissent s’exprimer librement entre eux pour la construction d’un Etat politiquement, économiquement et socialement au minimum stable et prospère.

 

Le Centrafricain civil doit savoir qu’il a besoin du soldat consciencieux sur les mûrs de notre Etat et nous le voulons sur ces mûrs.

 

C’est au Politique de dire au militaire ce que qu’il doit faire et en fixer les limites.

 

La devise du Militaire doit être : « Honneur, Code, Loyauté ».

 

Etre militaire est un choix. Etre politique est un choix. Ni le Politique ne doit prendre la place du Militaire et ni le soldat ne doit se substituer à la Constitution Légale de Notre République.

 

Je disais plus haut que la devise du militaire est « Honneur, Code, loyauté ». Ces mots doivent être la poutre maîtresse d’une vie uniquement orientée vers la défense des bastions clairement désignés par l’Homme Politique dont la légitimité est directement issue de notre Constitution Républicaine.

 

Tout Citoyen Centrafricain doit pouvoir dormir et se réveiller sous la couverture d’une liberté que le soldat protège. – Le civil centrafricain doit avoir la certitude que son frère militaire veille sur les mûrs de la frontière. - La responsabilité du civil n’est pas de prendre un revolver et se poster en sentinelle sur les mûrs car ceci est le travail du militaire. - Le rôle du civil est de faire avancer, chaque jour que Dieu lui donne, son pays, centimètre par centimètre sur la voie du désenclavement moral, psychologique, politique, économique, social et culturel.

 

Aussi bien le Militaire que le Civil ne doivent pas perdre de vue l’essentiel qui est : -Le Pays d’abord, moi après, car moi d’ici 50 années, je ne serai plus, mais la République Centrafricaine sera encore là. – Alors, le peu de temps que j’aurais passé sur Terre doit obligatoirement faire au moins avancer mon Pays d’au moins 1 kilomètre en direction d’un développement durable et crédible ; - c’est le minimum requis. – Toutefois, le Militaire et le Civil ont l’obligation morale d’avoir, en permanence à l’esprit, que le Nouveau Code d’Honneur Patriotique du Citoyen-Moléngué Ti Kodro Responsable, est que tout « Décideur »,  quel que soit son niveau et degré de responsabilité décisionnaire, doit, désormais, savoir que s’il ne donne pas cette dîme d’1 kilomètre, sa vie aussi luxueuse soit-elle n’aura vraiment pas value la peine d’être vécue. Parasite il a été, parasite il restera dans le souvenir de son Pays, de son Peuple, de son Continent. ….. L’expérience a démontré qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ….. ! – La parole étant créatrice, considérez-vous pour avertis.

 

A chacun son rôle et le mien, aujourd’hui, est de rappeler à TOUS ces Vérités. »

 

Afin d’avoir une Armée Républicaine et Discipliné en Centrafrique, tout a été dit, déjà, lors des états généraux de la défense de 1996, il suffit de mettre en application les recommandations édictées en prenant en compte la nouvelle donnée issue par la présence et l’activisme de plusieurs rebellions armées dans le pays, depuis lors.

 

La Jeunesse Centrafricaine et la Nouvelle Génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays minable et complexé ;- cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la Centrafrique reste à la traîne, alors que les autres avancent. Le peuple est mûr et a conscience qu’il faut agir, et que lui aussi devra agir et impulser une dynamique ; - Raison de plus pour que nous remettions maintenant tout sur la table et faisons un tri. Le résultat est que notre pays en tant qu’Etat républicain doit se donner les moyens d’avoir une véritable Armée Nationale équipée, disciplinée, bien payée et basée sur un recrutement sensée et consensuel.- Il y a urgence à remettre chaque chose à sa place ou créer les places qu’il faut pour que ces choses là puissent s’intégrer harmonieusement. - Les grilles et normes existent, il faut les adapter à nos besoins et réalités locales.

 

Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens. - Relever ou se fixer un challenge, c’est faire un pari sur soi, c’est plonger dans l’action, avec la force qu’il faut pour gagner. - La réussite est une chose dont il faut avoir envie ; rien n’est écrit d’avance, chaque jour est une étape, une épreuve à gravir et à franchir. - Souvenez-vous de ce que je disais dans une Publication en 2013 : «  Sachez que dans les affaires privées et/ou de l’Etat, il existe 3 catégories de personnes :

 

*Ceux qui agissent, décident et font les choses ;

 

C'est dans cette catégorie de personnes que l'on trouve les Leaders-décideurs politiques et les gens qui ont une vie comblée à la hauteur de leurs ambitions.

 

* Ceux qui remettent à plus tard, et qui se disent après : "Si j'avais su".

 

* Ceux qui ne font rien et qui espèrent que les choses vont s'arranger d'elles-mêmes. »

 

# -  Toi qui lis cet article, dans quelle catégorie te situes-tu à ce jour ?

 

En Centrafrique, l’armée nationale défaillante en plusieurs points cruciaux est une réalité triste qui existe, et vu le déficit de progrès accumulé jusque-là, le Peuple a le devoir et l’obligation patriotique de forcer la main de nos dirigeants afin qu’ils nous proposent et mettent en pratique, dès aujourd’hui, des actions concrètes et efficaces permettant d’enrayer le mal. – Plus de BLABLA, Le Peuple Souverain est fatigué et IL exige des Actes CONCRETS.

 

 Les gouvernants ont l’obligation morale et républicaine d’apporter des solutions crédibles et exécutoires afin de voir progressivement la joie et le bonheur s’afficher sur le visage du peuple. C’est ainsi que la confiance, en un avenir en commun et dans une paix sociopolitique, reviendra et se consolidera.

 

Vivre en permanence avec une épée de Damoclès insécuritaire sur la tête est une pensée triste que nous ne voulons plus vivre en Centrafrique. - Le potentiel naturel de notre Pays nous autorise à espérer mieux. - Avec la Réforme des FACA et de la sécurité, nous avons l’obligation de nous surprendre nous mêmes en montrant ce dont nous sommes collectivement capable pour le bien-être de la Centrafrique

 

Dans l’existence d’un Homme, rien n’est écrit d’avance, tout se construit au jour le jour. - Le développement n’est pas entre les mains d’un destin aveugle. L’enjeu central est et demeure de savoir ce que nous faisons et ferons de notre capacité d’élaborer de l’être en nous et hors de nous. - Oui, l’insécurité et le sous-développement ne sont pas une fatalité. Nous devons et allons changer la Centrafrique, il nous faut simplement décider de la meilleure technique.

 

Ce nouveau siècle dans lequel nous venons d'entrer est celui de l'intelligence;  - à nous de savoir faire preuve d'ingéniosité, de curiosité, d'imagination et d'adaptabilité. - Les fruits de nos réflexions constructives, en faveur du bien-être de notre Peuple, doivent nous surprendre positivement en premier lieu ; - cela façonnera plus tard le Respect des autres à notre égard.

 

Cher lecteur et compatriote, quel que soit ton niveau et degré de responsabilité décisionnaire, es-tu soucieux de l’intérêt général ? – Toi fonctionnaire, agent de l’Etat ! Toi planton ! Toi employé, secrétaire, agent d’accueil, Caissier, directeur !... Toi gardien de la paix, soldat, gendarme ! Toi sous-officier, gradé, agent de maîtrise, contrôleur, inspecteur, chef de service, cadre ! Toi ex-rebelle, juriste, douanier, sportif ! Toi prêtre, pasteur, imam, diacre, diaconesse ! Toi maire, sous-préfet, préfet, élu de la nation, directeur de cabinet, chargé de mission, conseiller,……. et je pourrais continuer ainsi, des lignes et des lignes, jusqu’au sommet de l’Etat :- Te dis-tu le Pays d’abord, moi après, car moi d’ici 50 années, je ne serai plus, mais la République Centrafricaine sera encore là. – Dis-toi que le peu de temps que tu auras passé à occuper ce poste, un poste ou une fonction, quel que soit ton niveau et degré de responsabilité décisionnaire, doit obligatoirement faire au moins avancer Ton Pays de 1 kilomètre en direction d’un développement durable et crédible ; - c’est le minimum requis.

 

C’est ainsi qu’on entre dans l’Histoire Reconnaissante de la Mémoire Collective par la Grande Porte, au même titre que Barthélemy Boganda. Je vous rappelle que Boganda n’a dirigé le pays que moins d’une année. Cela prouve bien qu’il est possible, en très peu de temps d’instaurer des bases durables qui demeureront attachées à votre nom, même lorsque vous ne serez plus aux commandes du pays, d’un département ministériel, d’une institution, d’une société paraétatique ou privée, ou à un poste de cadre au sein d’une structure publique.

 

Dans cette lutte contre l’insécurité chronique, il est de mon devoir de Moléngué ti kodro de prendre ma plume, mon micro, mon bâton de pèlerin et de faire comprendre au peuple tout entier que cette guerre contre la pauvreté ne peut-être gagnée en prenant une attitude statique comme nous le faisons depuis les années 1990. – Celui qui n’a plus l’initiative perd généralement ; - celui qui la conserve gagne habituellement. – En Centrafrique, cela fait des décennies que nous avons perdu l’initiative ; … voyez où nous en sommes aujourd’hui. – Le pilotage à vue et nos experts, hors hiérarchie de l’intérêt personnel, nous ont mis dans le « Pourôu » !..... – Nous nous sommes laissés enfoncer, doucement mais sûrement, dedans jusqu’à la poitrine, même le menton est impacté ; l’indigestion, l’asphyxie et la mort lente dans la souffrance ne sont pas loin ; seuls nos bras et notre tête sont encore à l’air libre. - Alors retroussons nos manches, agrippons nous à l’espoir possible d’un mieux vivre ensemble qui nous tend la main, avec ce champ des possibles qui ont vu le jour depuis Janvier 2014 et, surtout, depuis les différents Sommets de la CEEAC à Ndjamena, Brazzaville et des Résolutions de l’ONU, de l’Union Africaine et autres, où nos Frères et Amis balisent le terrain, mettent des gardes fous afin de nous remettre les pieds à l’étrier dans les meilleures conditions potentielles. – A nous Centrafricains d’utiliser, désormais, notre matière grise pour trouver des solutions adaptées à nos besoins et manquements. Rebombons le torse et mettons nous résolument au travail avec pour objectif la croissance, le développement et la prospérité. – Il nous faut vite sortir de là et laver notre Dignité, notre Honneur et regagner le Respect des autres Nations.

 

Cher lecteur et compatriote, merci d’avoir pris le temps de me lire. Avant de te coucher le soir, poses-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Gui tênè ti ôkô bozo ti mbi la akè so mbi ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? – Wala mbi kê na vourou bê ti molengué ti kodro, wala mbi kê na kota bê ti yé ti séssé ???.....». - Toutefois, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS. - Notre YES WE CAN Collectif exige cette détermination individuelle.

 

 

CD. DARLAN  – Octobre 2014

Consultant en Stratégies de Développement.

E-mail : batir.rca@gmail.com

CENTRAFRIQUE : Discours à Une Armée de Développement (2ème Partie et Fin)  Par Christian Dominique DARLAN

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 16:15

 

 

 

                                        RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

 

UNION POUR LA PAIX EN RCA

 

(UPC)

 

Communiqué de Presse 01/2014/10/28/BBR

 

………………………………………………………………………………………………………

 

Nous venons d’apprendre avec une grande tristesse qu’il y a eu une manifestation contre la France devant le siège des Nations Unies à Bangui. L’acte n’est pas choquant en soit car dans une République Démocratique,  le droit de manifester et un droit fondamental mais pourquoi pointer particulièrement la France ?.

 

En revanche, il est inadmissible pour un gouvernement de transition en perte de vitesse, qui tient absolument à se doter de sa propre milice afin de se réorganiser pour se maintenir au pouvoir. En face, la position de la communauté internationale et plus particulièrement celle de l’Ambassadeur de France qui, avec courage et lucidité pointe à raison les risques prévisibles d’une pareille opération, est à louer.

 

En réaction,  les proches de Catherine SAMBAPANZA ont décidé d’instrumentaliser à coups de billets des Jeunes désœuvrés et leurs partisans à aller manifester contre un pays ami impliqué dans la recherche de la paix en RCA.

 

 On peut ne pas être d’accord avec la manière dont l’opération SANGARIS en Centrafrique est menée, mais il faut saluer le courage et la volonté de la France à intervenir en RCA.

 

Pourquoi vouloir la présence militaire des Français et l’argent de la France et ne pas prêter attention à ses conseils et mises en garde ?

 

La position de l’UPC est claire sur ce point.  Nous sommes pour la présence de la France. Avec son concours, celui des pays frères, de la communauté internationale et surtout la bonne volonté et l’esprit de responsabilité des Centrafricains, la paix peut revenir en RCA dans toute son unité !

 

L’UPC condamne fermement cette volonté des proches de SAMBAPANZA d’entretenir ce climat anti-français et demande aux différents acteurs centrafricains de se prononcer sur ce sujet.

 

 Fait à Bambari le 28 Octobre 2014

 

 

Le coordonnateur

 

 

Habylah AWAL

L'UPC condamne une manifestation anti-française à Bangui

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 15:21

 

 

 

 

28/10/14 (Afrikaweekly.com)

 

L’ancien Ambassadeur, Représentant Permanent de la République Centrafricaine auprès des Nations Unies, Charles Armel Doubane répond à nos questions et nous donne son opinion sur l’actualité Centrafricaine de ces derniers jours: Réhabilitation des FACAS, les élections, le don Angolais, la situation humanitaire du pays , etc …

 

Que pouvez-vous dire de la dernière Adresse à la Nation de Mme Catherine Samba Panza ?

 

Un discours passé par le CNT, mais qui en réalité est une adresse à la nation. Étant dans une Transition, et à quelques mois de l’échéance, ces propos, à mon avis, aujourd’hui en déphasage avec le contexte seraient bien appréciés s’ils étaient prononcés au début de la mandature, cependant ils contiennent quelques annonces.

 

Que pensez-vous de la brigade d’intervention qu’elle souhaite mettre en place ?

 

C’est un début à saluer. Mais il vaut mieux travailler de manière concertée avec les Nations Unies pour la pleine réhabilitation de l’ensemble des forces de défense et de sécurité et particulièrement des FACA, en évitant que seuls ne soient pris en compte que les ressortissants d’une seule région ou ethnie, en sommes les travers qui ont dans un passé récent, tué notre armée. Reconstruisons une vraie Armée Nationale et non une milice à la solde d’un régime surtout s’il est éphémère.

 

Comment analysez-vous la situation de la RCA ?

 

Volatile et complexe. En témoignent les derniers développements de cette longue crise

 

Les élections pourront-elles avoir lieu en 2015 ?

 

Oui nonobstant la difficile situation sécuritaire, ces élections auront lieu lorsque les Nations Unies et la Communauté internationales auront fini de déployer sur le terrain leurs hommes, leur logistique, et leurs finances. Quelque soit la volonté des Centrafricains, quelque soit celle des membres de l’Autorité Nationale des Élections qui en sont les organisateurs, ce seront malheureusement les « payeurs » qui décideront du quand et du comment des consultations électorales à venir. C’est malheureusement ce qui arrive aux États faillis qui ont perdu la plénitude de leur compétence nationale (« souveraineté »).

 

Etes-vous candidat ? Quelles sont vos activités aujourd’hui sur le terrain ?

 

Comme tout citoyen Centrafricain ou Centrafricain. Je suis électeur et éligible. Au regard de la crise que traverse notre pays, chacun doit apporter sa contribution de diverses manières à la construction d’un autre et nouvel État en RCA. C’est une décision grave. En son temps j’aviserai et il n’est plus loin ce moment tant attendu par tous les compatriotes qui m’interrogent à raison sur ce sujet.

 

Sur le deuxième point de votre question J’ai rencontré beaucoup de personnes, jeunes, femmes, notables, religieux, associations et certains partis politiques.


J’ai fait quelques tournées en province, tenu quelques réunions et meetings à Bangui soit individuellement ou dans le cadre de l’Association « Fini Bê Africa avec Charles Armel Doubane(AFBA-CAD) » qui soutient ici ma vision et porte mes actions ; j’ai aussi participe à plusieurs activités et événements concernant la Transition en cours dans notre pays et j’ai pris part à de nombreux travaux organisés par les partenaires (conférence de Brazzaville, rencontre avec le CEDH, l’Union Africaine etc…). En somme, face à cette crise, à ma manière, je suis intervenu et ai agi du mieux que je peux en prenant position tout en indiquant des pistes de sortie de crise. En tout cas, en près de six mois de séjour au pays, je n’ai pas chômé.

 

Le CNT en l’état actuel fonctionne-t-il ? Comment le restructurer ?

 

Oui le CNT sous le leadership de son Président M. F. Nguendet malgré ses imperfections fonctionne. A quelques mois de la fin de la Transition vaille-t-il vraiment la peine de le restructurer? Je ne pense pas que cela soit une priorité du moment.

 

Des voix se lèvent pour mettre en place une Assemblée Constituante après la Transition, qu’en pensez-vous ?

 

De toutes les manières, au regard de l’immensité des dégâts et la tâche qui attend les nouveaux dirigeants, les deux années qui suivront seront une autre période transitoire avec pour mission de fonder les bases de la Nouvelle RCA (au niveau institutionnel, la justice, la lutte contre l’impunité, le relèvement, la réconciliation …). Cela requiert l’adhésion du grand nombre, d’où la nécessaire poursuite et réorientation de ladite transition, cette fois, avec des dirigeants légitimes.

 

La RCA est-elle officiellement sous tutelle ou est-ce du fait qu’elle soit « sous perfusion » de la Communauté Internationale que l’amalgame est fait ?

 

Officiellement et de manière formelle, la réponse est non. Puisque ce qui reste de l’Etat centrafricain et de ses institutions de la Transition existent même si elles ne fonctionnent pas bien. D’ailleurs, la Minusca s’est installée ici sur la base d’un accord de siège signé entre le gouvernement de la RCA et les Nations Unies. Cependant, la réalité est différente du fait de l’effacement du leadership national qui ne prend pas d’initiatives. La Communauté internationale a ainsi pris le dessus et suppléé quasiment l’Etat dans ses prérogatives régaliennes. C’est bien dommage.

 

Comment dépeignez-vous la situation humanitaire en Centrafrique, 10 mois après la Transition de Mme Catherine Samba Panza ?

 

Catastrophique. Les rapports des Agences du Systèmes des Nations Unies et des ONG nationales et internationales sont édifiants: près de deux millions de personnes déplacées internes. Les réfugiés et les populations vulnérables sont dans le besoin, les centres d’accueils temporaires, les « Ledger de fortune » comme on les appelle, où vivent nos compatriotes dans une précarité indescriptible, avec les risques d’épidémie ne sont toujours pas fermés.

 

Les autorités de la Transition qui devaient travailler de manière concertée et coordonnée avec les humanitaires n’ont pas fixé le cap, d’où la mauvaise gestion de cette situation.

 

Dites un mot sur l’affaire du « don angolais »

 

Cette affaire a montré une certaine incompétence des prétendus professionnels des Finances doublée d’un amateurisme de tous ceux qui ont été cités dans cette honteuse situation. Elle a terni l’image de la RCA, particulièrement celle de ses dirigeants. Elle a révélé la mal gouvernance et a découragé certains États et institutions qui, dans le cadre de la solidarité internationale voudraient apporter un concours à notre pays. Bref, nous attendons la suite de la décision du CNT. J’ai eu de la peine en écoutant du haut d’une tribune devant une assemblée de politiques et de la société civile un étranger assénant que nous Centrafricains n’étions que de vils voleurs prompts à détourner ce que gracieusement les autres mettent à notre disposition pour notre survie (suprême injure, que voulez-vous et cela arrive du fait des nôtres).

 

Quelle est votre message aux centrafricains ?

 

Ne désespérons pas. Certains États ont connu de pareilles situations, voir pires et s’en sont sortis. Ça n’est pas une fatalité. Tout dépend de nous. Ensemble, puisons dans notre capacité de résilience pour prendre en main notre destin. C’est possible, c’est faisable, organisons-nous, car nous en avons les moyens humains et les potentialités.

Lu pour vous : Charles Armel Doubane: « Reconstruisons une vraie Armée Nationale et non une milice à la solde d’un régime surtout s’il est éphémère. »

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 15:18

 

 

 

 

http://lepays.bf/  Mardi 28 octobre 2014

 

En République centrafricaine, la Séléka, cette rébellion armée qui avait pris le pouvoir  en 2013 après avoir renversé le Président François Bozizé, vient d’enregistrer une nouvelle dissidence dans ses rangs. En effet, une fraction de ce mouvement  a annoncé, le dimanche 26 octobre dernier, la création d’un parti politique pour aller à la conquête du pouvoir d’Etat, en utilisant, pour cela, les canaux reconnus par la communauté internationale. C’est  une nouvelle qui devrait mettre du baume au cœur de Dame Catherine, d’autant plus que ce nouveau parti a reçu comme nom de baptême, Union pour la paix en Centrafrique (UPC). Après les exactions commises par ce groupe de combattants, que pouvait-on en effet espérer de plus qu’un sursaut de patriotisme qui ramène à la République ses enfants égarés ?

 

La question qu’il convient de se poser à présent, est de savoir si la création de ce parti va signer de manière définitive la mort de ce groupe armé. Il est peut-être encore tôt pour l’affirmer, mais on peut déjà soutenir que la naissance de l’UPC met à rude épreuve l’existence de la Séléka puisque que dans ce nouveau parti, se retrouvent certaines grosses pointures de la Séléka. C’est par exemple le cas du Capitaine Ahmad Nedjad, qui était précédemment le porte-parole de l’état-major de cette rébellion armée. Au demeurant, certains observateurs avisés de la scène politique centrafricaine avaient prédit depuis un certain temps, cette scission, vu que les différents leaders du mouvement ne parvenaient plus eux-mêmes à accorder leurs violons sur la plateforme revendicative de la rébellion. Ainsi, l’image d’un mouvement qui parle toujours d’une même voix, que les responsables de la Séléka s’efforçaient de présenter à l’opinion publique centrafricaine, avait fini par voler en éclats. Et  le dernier congrès qui avait vu la mise en place d’un état-major général regroupant toutes les fractions combattantes du mouvement, n’avait pas davantage réussi à faire taire les désaccords entre partisans et opposants de la partition du pays.

 

La scission au sein de la Séléka permet d’envisager avec optimisme le retour de la paix

 

Ce dimanche d’ailleurs, les propos du Capitaine Ahmad étaient on ne peut plus clairs : « Notre porte est ouverte à tous ceux qui veulent œuvrer pour la paix en Centrafrique. Nous voulons travailler avec tout le monde, à l’exception des gens qui se battent pour la partition du pays. »   Un discours par lequel la nouvelle formation politique se démarque radicalement de l’option de Mohamed Moussa Dhafane, numéro trois de la Séléka, qui avait appelé à une partition du pays entre un Nord musulman et une partie Sud qui reviendrait aux Chrétiens.

 

Cela dit, cette scission au sein de la Séléka permet désormais d’envisager avec beaucoup plus d’optimisme le retour de la paix dans ce pays, car on se rappelle que le géniteur de la Séléka, Michel Djotodia, avait depuis son exil béninois, annoncé lui aussi son intention de créer un parti politique afin de reconquérir le pouvoir, cette fois-ci, par la voie des urnes. De là à imaginer un lien entre ce même Michel Djotodia et les nouveaux frondeurs de la Séléka, il n’y a qu’un pas que certains Centrafricains n’ont d’ailleurs pas hésité à franchir. La probabilité que Michel Djotodia ait choisi de travailler à affaiblir la rébellion afin de favoriser son option d’aller vers la solution politique n’est pas à exclure. Et si c’est le cas, cette stratégie se justifie dans la mesure où la présence des soldats de l’ONU ainsi que de la force Sangaris, décourage largement toute idée de revenir au pouvoir par la voie des armes. La seule alternative qui lui reste dans ce cas est donc la solution politique. Une heureuse initiative, du reste, car c’est, au finish, la démocratie qui   triompherait et c’est la Centrafrique qui gagnerait.

 

Cela dit, il n’est pas à exclure non plus que cette décision de tourner le dos aux armes, ait un lien avec les menaces maintes fois répétées de la Cour pénale internationale (CPI), qui a déclaré avoir  dans son collimateur, aussi bien les bras financiers que les têtes pensantes des rébellions armées en Centrafrique.

 

Il faut à présent souhaiter que l’exemple des frondeurs de la Séléka inspire leurs frères ennemis, les anti-balaka, afin qu’ils reprennent à leur tour le chemin de la république.

 

Dieudonné MAKIENI

Lu pour vous : AVENEMENT DE L’UPC EN CENTRAFRIQUE : L’heureuse dissidence au sein de la Séléka

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 22:49

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 27 octobre 2014 22h34 - Plusieurs centaines de femmes soutenant l'opposition burkinabè ont marché lundi à Ouagadougou, entamant une semaine de manifestations contre une révision de la Constitution qui favorise le maintien au pouvoir du président Blaise Compaoré, aux affaires depuis 27 ans.

Quelques heures plus tard, la majorité a appelé le chef de l'Etat à prendre toutes les mesures possibles contre des agressions à l'encontre de ses députés, menacés à leurs domiciles, alors que toutes les parties craignent une poussée de violence cette semaine.

Nous ne voulons pas du pouvoir à vie, a déclaré Saran Sérémé, une ancienne députée pro-Compaoré passée dans l'opposition, qui dirige le Parti pour le développement et le changement, non représenté à l'Assemblée nationale.

Les femmes, qui ont scandé durant une heure des slogans hostiles au régime et au président Compaoré, manifestaient une spatule à la main, un symbole très grave selon cette responsable.


Dans la société burkinabè, le fait qu'une femme lève sa spatule, qui sert préparer le tô - une pâte de mil ou de maïs, plat traditionnel dans le pays -, en direction d'un homme est considéré comme une très forte marque de défiance.


Nous n'allons pas avaler toutes les couleuvres parce que nous voulons la paix, a ajouté Mme Sérémé, mettant en garde le pouvoir. Nous ne voulons pas de balles perdues.

La majorité, par la voix de son coordinateur Assimi Kouanda, s'est de son côté alarmée de manifestations d'individus, dont le nombre varie entre 50 et 300, devant les domiciles de ses parlementaires, accusés d'être corrompus, traîtres à la nation ou encore ignares.


Au moins 21 députés, dont les noms sont listés dans une lettre envoyée aux ministres de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense, soit Dramane Yaméogo, Jérôme Bougouma et Blaise Compaoré - qui détient également ces prérogatives -, se sont ainsi vus exiger de ne pas voter le projet de loi favorable au chef de l'Etat.

- Incendier leurs domiciles –


Les manifestants ont également menacé les parlementaires d'incendier leurs domiciles avec femmes et enfants si jamais ils n'obtempéraient pas à leurs injonctions, affirme cette lettre.


Dans ce courrier officiel, dont l'AFP a eu copie, M. Kouanda a demandé que toutes les mesures soient prises en vue de préserver l'intimité, la sécurité et la tranquillité de ses députés.


L'envoi de cette missive intervient à la veille d'une vague de protestations contre un projet de loi examiné jeudi par l'Assemblée nationale, qui vise à réviser la Constitution pour faire passer de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels et permettre le maintien au pouvoir de Blaise Compaoré.


Ecoles et universités sont fermées depuis ce lundi par crainte de débordements.

L'opposition politique a appelé à une journée nationale de protestation mardi afin d'exprimer son refus catégorique d'un coup d'Etat constitutionnel.


L'Assemblée nationale examinera jeudi un projet de loi gouvernemental visant à réviser l'article 37 de la Constitution pour faire passer de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels.


Blaise Compaoré, arrivé à la tête du Burkina Faso en 1987 par un coup d'Etat, achèvera en 2015 son deuxième quinquennat (2005-2015) après avoir effectué deux septennats (1992-2005).


Mais sa volonté de se maintenir au pouvoir après 27 ans de règne suscite l'hostilité de l'opposition, d'une grande partie de la société civile et de nombreux jeunes de ce pays, où plus de 60% des 17 millions d'habitants ont moins de 25 ans et n'ont jamais connu un autre dirigeant.



(©)

 

 

L'UE appelle au sens de la responsabilité de tous les acteurs politiques burkinabè

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso)- 2014-10-27 21:50:00 - La délégation de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso appelle tous les acteurs politiques burkinabè au sens de la responsabilité, a-t-on appris à travers une déclaration rendue publique lundi.


Dans la déclaration dont APA a reçu copie, l'Union européenne dit suivre avec attention les développements de la vie politique burkinabé, et tout particulièrement depuis la tenue du Conseil des Ministres extraordinaire du 21 octobre dernier, qui a enclenché une procédure de révision de la Constitution. 


« Elle entretient à cet égard un dialogue régulier avec toutes les parties », précise le document.

En outre, l'UE rappelle son attachement au respect des dispositions constitutionnelles en vigueur ainsi qu'aux principes définis par l'Union africaine et la CEDEAO sur les changements constitutionnels. 


« Soucieuse de la stabilité et de l'approfondissement de la démocratie au Burkina Faso comme en Afrique de l'ouest plus généralement, l'Union européenne en appelle au sens de la responsabilité de tous les acteurs, compte tenu des initiatives annoncées pour les prochains jours par les autorités du Burkina Faso, les partis politiques et la société civile », peut-on lire dans la déclaration.


En conclusion, l'UE invite chacun à ‘'contribuer à la libre expression des opinions dans un climat apaisé, ouvert et respectueux des différences, renforçant ainsi l'unité nationale et le consensus politico-social."

 

http://www.apanews.net/article_read-808085-l---ue-appelle-au-sens-de-la-responsabilitee-tous-les-acteurs-politiques-burkinabe.html#sthash.KpzWs5p2.dpuf

Burkina/révision constitutionnelle: des centaines de femmes manifestent, des députés de la majorité menacés

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 21:37

 

 

 

 


Les Etats-Unis ont proposé lundi de placer le lion africain sous la protection de la loi américaine sur les espèces en danger d'extinction. Deux tiers de ces lions, éparpillés sur de vastes territoires en Afrique, ont disparu ces 50 dernières années.


"Le lion africain, un symbole de majesté, de courage et de force, fait face à de graves menaces pour sa survie à long terme", a estimé dans un communiqué Dan Ashe, le directeur du Bureau fédéral des pêches et de la vie sauvage (US Fish and Wildlife Service).


"Classer les lions dans les espèces menacées conférera à ces animaux toutes les protections de la loi américaine pour leur préservation, permettant de renforcer les contrôles et la surveillance des importations et du commerce international", a-t-il ajouté.


"S'assurer que des populations saines de lions sauvages continuent à vivre dans la savane pour des générations à venir est notre responsabilité à tous, pas seulement celle de l'Afrique", a souligné le responsable américain.


Effet de l'urbanisation

Les lions africains sont menacés de perdre leur habitat et leur gibier du fait de l'urbanisation et de l'augmentation des zones agricoles et d'élevage, sous l'effet du fort accroissement démographique.


La décision des autorités américaines répond à une demande de protection des lions faite en 2011 par une coalition d'organisations de protection de la nature. Cette décision deviendra effective au terme d'une période de 90 jours, durant laquelle le public et toute partie prenante pourra soumettre des questions et des commentaires.


(ats / 27.10.2014 21h01)

 

 

NDLR : C'est une inqualifiable honte pour tous les Africains dans les différents pays où il y a encore des lions que ce soit le pays de Barack Obama qui vienne protéger le reste des "lions africains"http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=531408 

Les Etats-Unis veulent protéger le lion africain

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 21:25

 

 

 


Johannesburg - AFP / 27 octobre 2014 21h09 - Plus d'un Africain sur trois appartient désormais à la classe moyenne, après une décennie de hausse du niveau de vie qui va perdurer avec la forte croissance économique, selon une étude de la Banque africaine de développement (BAD) publiée lundi.


34% des quelque 1,1 milliard d'Africains, soit environ 370 millions de personnes, appartiennent à cette classe moyenne, selon les standards africains (des revenus compris entre 2,2 et 20 dollars par jour).


Ce chiffre devrait atteindre 42% d'ici 2060, selon l'étude de la BAD, dévoilée à Johannesburg.

Il y a une classe moyenne stable et elle augmente, a commenté Mthuli Ncube, économiste en chef de la BAD, lors d'une conférence de presse. C'est une incitation forte pour le développement en Afrique.


Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance sur le continent de 5,1% cette année, contre 4,7% en 2013, et jusqu'à 5,8% l'an prochain, grâce à une hausse des investissements dans les ressources naturelles et les infrastructures.

Et malgré la crise économique mondiale, le nombre de plus en plus élevé d'Africains appartenant à la classe moyenne devrait contribuer à la croissance et au développement.

L'étude montre que les pays ayant un secteur privé robuste comptent la classe moyenne la plus importante.


Elle inclut 77% de la population en Afrique du Nord, région suivie - résultat surprenant - par l'Afrique centrale, dont 36% des habitants appartiennent à cette catégorie.

Le sud du continent, où se trouve l'Afrique du Sud, arrive en troisième place, quasi à égalité avec l'Afrique de l'Ouest, avec 34% des habitants appartenant à cette catégorie.

L'Afrique de l'Est arrive en dernière position: un quart à peine de la population appartient à la classe moyenne.


L'étude, qui couvre une période de 20 ans, a été menée à travers 37 pays africains dans quelque 800.000 foyers. Elle conclut que la plupart des pays ont vu une augmentation de leur classe moyenne dans la décennie écoulée.


Mais pour l'experte en développement Tsitsi Musasike, basée à Johannesburg, ces nouveaux membres des classes moyennes vont devoir apprendre à faire des économies.

C'est le syndrome de la classe moyenne, ces gens qui sont à découvert entre chaque salaire. La plupart des gens n'ont pas cette discipline d'économiser parce, depuis leur plus jeune âge, on ne leur a pas appris à gérer un budget, a-t-elle déclaré à l'AFP.


Le rapport de la Banque africaine de développement révèle en outre qu'en Afrique du Sud, la classe moyenne noire a dépassé en nombre la classe moyenne blanche, en raison de la politique de discrimination positive mise en place par le gouvernement.

Même des pays qui font partie des plus pauvres au monde, comme la Sierra Leone, bénéficient d'une classe moyenne réduite mais grandissante. 


Au Nigeria, première économie d'Afrique, la classe moyenne se développe tout particulièrement dans le sillage des secteurs de la banque et des télécommunications, en pleine expansion. 


Certains pays ont néanmoins connu une tendance inverse, notamment l'Egypte - une partie conséquente de la classe moyenne s'est enrichie et est passée dans la classe supérieure - et Madagascar.


Outre le revenu, l'appartenance à la classe moyenne africaine dépend de la possession de certains biens (téléviseur, voiture, réfrigérateur), du type de revêtement du sol et de la présence de toilettes dans l'habitation, ainsi que de l'accès à l'électricité et à l'eau potable, selon les critères utilisés pour cette étude.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=531410 

Plus d'un Africain sur trois appartient à la classe moyenne

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 21:12

 

 

 

Près 9 chefs d'Etat de la CEEAC attendus à l'exercice Loango 2014 à Pointe-Noire au Congo 

 

APA-Brazzaville (Congo) - 2014-10-27 15:15:47 - Neuf chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale(CEEAC) sont attendus dans la ville océane de Pointe-Noire (plus de 550 km au sud de Brazzaville) pour prendre part à la parade de l’exercice multinational et multidimensionnel dénommé "Loango 2014" dont le but est de contribuer à la paix et la sécurité, a-t-on appris lundi auprès de la présidence congolaise.


Les chefs d'Etat de l'Angola, du Cameroun, du Burundi, de la République Démocratique du Congo, de la Centrafrique, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de Sao Tomé et Principe et du Tchad sont attendus ce lundi à Pointe-Noire (département du Kouilou au sud de Brazzaville) pour y prendre part, aux côtés de leur homologue congolais, à la Grande parade militaire de l'exercice dénommé "Loango 2014" prévu le 28 octobre.


« Organisé par la CEEAC en collaboration avec le Congo, cet exercice qui a débuté depuis le 20 octobre a entre autres buts de tester la capacité opérationnelle des armées, de définir des procédures opérationnelles communes et de renforcer les liens de fraternité et d'amitié entre pays membres afin de relever les défis de la paix et de la sécurité dans la sous région dans l'esprit prôné par l'Union Africaine(UA) », souligne la présidence congolaise .


Cet exercice enregistre la participation de plus de 3000 hommes (militaires, gendarmes, policiers et civils). Les ministres de la défense de la sous-région, les chefs d' état major, les agences des Nations Unies et les organisation internationales sont invités à cet exercice.

 

 

http://www.apanews.net/article_read-808052-pre9-chefs-d--etat-de-la-ceeac-attendus-e--exercice-loango-2014-eointe-noire-au-congo.html#sthash.D5Q0Aokm.dpuf

 

 

 

Manœuvres militaires des armées de la CEEAC dans le cadre de l ' exercice ‘'Loango 2014'' au Congo 

 

APA - Brazzaville (Congo) - 2014-10-27 18:26:20 - Les armées de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) ont organisé des manœuvres militaires lundi à Pointe-Noire ( plus de 5 50 km au sud de Brazzaville), dans le cadre de l’exercice multinational et multidimensionnel dénommé ’’Loango 2014’’ qui vise la consolidation de la paix et la sécurité dans la sous-région.


Ces manœuvres militaires de la Force multinationale de l'Afrique Centrale (FOMAC) dont le thème est' 'Paix et Sécurité en Afrique Centrale'' s'est déroulée en présence des ministres de la défense et des chefs d'État-major de l'Angola, du Cameroun ,du Burundi ,de la République Démocratique du Congo ,de la Centrafrique ,du Gabon ,de la Guinée Equatoriale ,de Sao Tomé et Principe et du Tchad ,et du ministre congolais des Affaires Etrangères Basile Ikouébé représentant le chef de l'Etat congolais ,Denis Sassou N'Guesso.


Les manœuvres étaient constituées de quatre tableaux dont une démonstration commando qui a consisté a attaquer un rebelle, une démonstration de maintien d'ordre avec libération d'otages, une action commando combinée au groupe d'intervention qui a été ponctuée par un largage des parachutistes.


« Cette manœuvre militaire mené conjointement par les armées de la CEEAC a été une réussite, elle a démontré la capacité des armées de cette zone d'intervenir en cas de violation de la paix et de la sécurité dans la sous-région » ont souligné respectivement, le Secrétaire général de la CEEAC, l'Ambassadeur, Ahmed Allam-Mi, et le ministre congolais des Affaires Etrangères , Basile Ikouébé .


Pour le Commandant, Oko Hombé chef de division des opérations d'Etat-major de cet exercice « la réussite de cette manœuvre menée par les troupes congolaises et angolaises est le fruit de l'expérience et du temps que l'on a mis pour s'entrainer»

L'exercice multinational et multidimensionnel dénommé ''Loango 2014'' est organisé par la CEEAC et la République du Congo depuis le 20 octobre dans le cadre de la mise œuvre de la feuille de route III de la Force Africaine d'attente(FAA).


Il prendra fin demain 28 octobre par une grande parade militaire en présence des chefs d'Etat de la CEEAC.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808075#sthash.YcytSGnB.dpuf

 

 

NDLR : Selon nos informations, Catherine Samba-Panza ne devrait pas participer aux cérémonies de ces manoeuvres militaires mais déléguer en revanche le premier ministre Mahamat Kamoun pour la représenter. Que craint -t-elle ou redoute-t-elle si elle s'y rendait elle-même ? 

Manœuvres militaires des armées de la CEEAC dans le cadre de l'exercice ‘'Loango 2014'' au Congo

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