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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 21:51

 

 

 

 « Le devoir des journalistes est de maintenir l'équilibre social d'un État ». C’est la quintessence de la communication du président du « Conseil supérieur de la liberté de communication (Cslc) » au Congo Brazza. Pourtant, Philippe Mvouo reproche aux médias congolais de faire des rapprochements qui risquent de plonger le pays dans le chaos. Il n’a pas manqué de rappeler le souvenir de la radio « Mille collines » au Rwanda.

 

Il a réuni les journalistes, les directeurs généraux et centraux des médias publics et privés ainsi que les associations œuvrant pour les droits de l'Homme et les médias, à qui il a demandé d’arrêter de faire des comparaisons entre la chute du président burkinabé, Blaise Comparoré, et la situation politique au Congo Brazza. Pour lui, les comparaisons sont malvenues, car les pays d’Afrique ne sauraient avoir la même histoire.

 

« Je suis donc venu vous dire que désormais j'attends de vous, comme le peuple congolais tout entier, que la presse s'affirme comme un puissant moyen de pression dans la défense de la paix et de la démocratie ; j'attends de la presse qu'elle soit un instrument d'information, de formation et d'éducation, j'attends de la presse, dans son ensemble, qu'elle change de comportement ; qu'elle traite l'information selon le code déontologique, selon les règles de l'art qui sont : la véracité, l'intégrité et l'impartialité ; j'attends des journalistes, qu'ils se comportent en citoyens responsables qui proscrivent le mensonge, la calomnie, la manipulation de l'opinion et tout propos qui incite à la haine et à la violence », a dit Philippe Mvouo.

 

Pourtant, il y a au moins une ressemblance entre le Burkina Faso et le Congo Brazzaville. Ici, le président s’obstinait à changer la constitution pour se maintenir au pouvoir. Là, le président Denis Sassou Nguesso ne s'est pas officiellement prononcé, mais des tenors de la majorité plaident pour une révision constitutionnelle afin de permettre au président de se représenter pour un nouveau mandat en 2016.

Lu pour vous : CONGO-BRAZZAVILLE : LA PRESSE LOCALE INVITÉE À NE PLUS FAIRE DE RAPPROCHEMENT AVEC L'INSURRECTION POPULAIRE AU BURKINA FASO
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 21:49

 

 

 

http://www.adiac-congo.com   Samedi 20 Décembre 2014 - 16:44

 

La délégation du Haut conseil de la communication de la République centrafricaine, conduite par son président, José Richard Kouambi, séjourne au Congo depuis le mardi 16 décembre. 

 

Le 19 décembre, une séance d’échange d’expérience a été organisée avec le Conseil supérieur de la liberté de communication du Congo (CSLC), au siège du ministère de la JusticeJosé Richard Kouambi a expliqué que son pays est actuellement en pleine crise politique et se prépare à organiser les élections politiques générales en 2015. Il a reconnu par ailleurs que le Congo dispose de plusieurs atouts dans le domaine de la régulation des élections. Il a insisté sur le fait que le Congo qui était dans une situation similaire après la guerre civile de 1997 peut véritablement inspirer la Centrafrique.

 

Face à cette demande, le président du CSLC, Philippe Mvouo, a exprimé toute la disponibilité du Congo quant à la collaboration avec le Haut conseil de la communication de la République centrafricaine. Afin d’approfondir les échanges d’expérience, plusieurs communications ont été présentées par les collaborateurs du CSLC. Elles portaient sur la présentation de l’institution ; le traitement des plaintes ; la régulation au quotidien et l’expérience congolaise en matière de régulation des médias en période électorale. Le secrétaire administratif par intérim du CSLC, Théophile Mieté Likibi s’est chargé de parler des missions, de l’organisation et du fonctionnement de l’institution. Il a surtout insisté sur son indépendance et la liberté que lui donne la loi pour la prise des décisions. Pour sa part, Michel Rudel Ngandziami, président de la commission juridique et administrative, a présenté à la délégation centrafricaine la manière dont sont traitées les plaintes au niveau du conseil. Des plaintes provenant des personnes physiques et morales et des autos saisines du conseil. 

 

Le directeur technique du CSLC, Jean Mangily, a saisi cette occasion pour présenter des difficultés que rencontre le conseil dans l’élaboration du monitoring des médias eu égard à l’absence d’un appareil approprié pour cette opération. Il a mis un accent particulier sur la difficulté de réguler les médias en ligne. À ce sujet, les intervenants ont relevé que les études sont en train d’être menées pour une régulation efficace  des médias qui diffusent sur Internet.

 

La chine seule est actuellement capable de les réguler. Autre intervenant : le conseiller administratif et juridique du président du conseil, Paul Hervey Kengouya. Les échanges qui ont suivi ont été très enrichissants. La délégation centrafricaine a mis à profit son séjour à Brazzaville pour visiter un échantillon des médias publics et privés installés à Brazzaville. Sans oublier le Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza. Au programme, la signature, ce lundi 22 décembre, d'un protocole d’accord de coopération avec le CSLC.  

Régulation des médias : la Centrafrique sollicite l’expertise du Congo
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 21:45

 

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Les affrontements qui opposent actuellement « anti-balaka » et « Séléka » montrent que la Centrafrique est plus que jamais en perdition. Or, c’est le moment choisi par Paris pour annoncer que d’ici le printemps 2015, l’essentiel du dispositif « Sangaris » sera retiré. Une décision ahurissante et insolite tout à la fois.

 

1) Des élections présidentielles étant « prévues » en 2015, le retrait français va laisser le champ libre à la « Séléka » qui occupe déjà le centre, le nord et l’est du pays, ainsi que les zones minières. Dans les territoires qu’elle contrôle, les chrétiens sont persécutés ou islamisés et les élections seront « arrangées ».

 

2) Comme les 8000 hommes du « volapük militaire » baptisé « Minusca (Mission des Nations Unies pour la Centrafrique) » seront incapables de se faire respecter, le pays va donc être de fait abandonné à la « Séléka ». L’Opération « Sangaris » n’aura donc finalement servi à rien.


DANS LE DOSSIER DE LA RCA, FRANÇOIS HOLLANDE A CONSTAMMENT TERGIVERSÉ ET ACCUMULÉ LES ERREURS :

 

1) La première date de la fin de l’année 2012 (voir mes communiqués de l’époque) quand, avec peu de moyens, il était possible de « traiter » rapidement et efficacement les coupeurs de route de la « Séléka ». Mais François Hollande hésita.

 

2) Au mois de mars 2013, alors que tous les connaisseurs du pays le pressaient d’agir, il laissa la «« Séléka » prendre Bangui. La Centrafrique sombra alors dans le chaos cependant que les chrétiens -95% de la population de souche-, étaient persécutés.

 

3) Début 2014, face au désastre humanitaire dont ses hésitations étaient la cause, François Hollande décida finalement d’intervenir mais en précisant que l’entrée en scène des forces françaises n’avait pas de but militaire… Nos troupes ne reçurent donc pas d’ordres clairs puisque ni l’ « ami », ni l’ « ennemi » ne furent désignés, Paris demandant simplement à nos soldats de jouer les « bons samaritains ».

 

4) Le déploiement de notre contingent se fit d’une manière insolite. Alors que l’objectif militaire prioritaire aurait dû être le verrou de Birao dans l’extrême nord du pays, il fut au contraire décidé d’enliser les forces françaises à Bangui dans une mission d’interposition relevant de la gendarmerie mobile. L’intérieur de la Centrafrique fut donc laissé à la « Séléka » qui eut tout le loisir d’y poursuivre ses massacres. L’actuelle situation catastrophique est clairement la conséquence de ce choix incompréhensible par tous ceux qui connaissent la Centrafrique car la prise de Birao aurait forcé la « Séléka » à se replier au Soudan et donc à abandonner le pays.

 

5) Dès le début de l’Opération Sangaris, au lieu de leur demander de détruire les bandes de la Séléka, Paris demanda à nos soldats de simplement séparer agresseurs et agressés, bourreaux et victimes. Alors qu’il fallait leur donner les moyens de sidérer l’adversaire et de saturer l’objectif, les chiches moyens alloués à nos troupes ne leur permirent que de lancer des patrouilles, non de quadriller et de tenir le terrain. L’impression d’impuissance fut accentuée par le fait qu’à Bangui, au lieu d’être désarmée, la « Séléka » voulut bien accepter d’être cantonnée…en conservant ses armes et en gardant ses gains territoriaux à travers le pays.

 

6) Alors que la solution était d’abord militaire, le Quai d’Orsay ne cessa d’affirmer que la résolution de la crise se ferait par la reconstruction de l’Etat à travers un mirage électoral prévu pour 2015. L’aveuglement des diplomates semble sans limite car le fossé de sang creusé entre nordistes et sudistes interdit toute reconstitution d’un « Etat » centrafricain lequel n’a d’ailleurs jamais existé ; sauf peut-être à l’époque de Bokassa. Quel administrateur sudiste osera en effet s’aventurer dans le Nord pour s’y faire massacrer et quel fonctionnaire nordiste décidera de venir se faire lyncher à Bangui ?

 

Aujourd’hui, après avoir désolé une grande partie de la RCA, les bandes de la « Séléka » tiennent plus de la moitié du pays. Les malheureuses populations occupées sont ainsi revenues aux temps des raids à esclaves lancés depuis le Soudan et dont leurs grands-parents avaient été délivrés par la colonisation. Elles avaient naïvement cru que les troupes françaises étaient venues pour les libérer. Leur illusion fut de courte durée car l’« Elysée » n’avait décidé qu’une gesticulation humanitaire sous habillage militaire.

 

Pourquoi un tel gâchis ? Pourquoi François Hollande abandonne-t-il au pire moment la Centrafrique à des bandes islamo-mafieuses qui vont être tentées d’en faire une base idéalement située au cœur du continent ? Pourquoi avoir décidé de lancer l’« Opération Sangaris » si c’était pour lui donner une fin aussi « discutable » ?

 

Ces questions sont sans réponse.


Un texte de Bernard Lugan.

Lu pour vous : FRANÇOIS HOLLANDE ABANDONNE LA CENTRAFRIQUE AUX ISLAMISTES DE LA SÉLÉKA
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 17:14

 

 

Thomas HOFNUNG (envoyé spécial à Dakar) Libération 17 décembre 2014 à 19:34

 

ANALYSE

 

Lors de la première édition du Forum pour la paix et la sécurité en Afrique, le président tchadien a critiqué l'action des Occidentaux en Afrique.

 

« On ne tue pas le serpent par la queue, on le tue par la tête ! » C'est la fin du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique organisé à Dakar, et Idriss Déby Itno, le président du Tchad, s'est lancé dans un one man show dont il a le secret. Il réclame l'intervention sans délai des Occidentaux en Libye pour tenter de mettre un terme au chaos dans le Sahel. « Il a bien changé, Idriss, depuis l'intervention de ses troupes au Mali lors de l'opération Serval, susurre un vieux routier de la politique africaine. Il a pris une sacrée assurance. » Suffisamment, en tout cas, pour faire la leçon aux "Occidentaux", donc à la France...

 

Mardi soir, l'homme fort du Tchad a totalement éclipsé ses pairs réunis sur une estrade de l'hôtel King Fahd : Olusegun Obasanjo (ex-président du Nigeria), Ibrahim Boubacar Keïta (président du Mali), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) et l'hôte de ce forum, le sénégalais Macky Sall. A leurs côtés avaient pris place le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le patron du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, qui a donné une petite touche humanitaire à la réunion.

 

 A l'issue de deux jours de débats et d'échanges, où l'on a beaucoup parlé de la terreur exercée par Boko Haram au Nigeria et de la situation anarchique de la Libye, il s'agissait pour cette brochette de chefs d'Etat de la région d'explorer de nouvelles pistes pour renforcer la sécurité sur le continent. Mais, soudain, Idriss Déby en a décidé autrement. Il se lance dans une longue tirade aux accents panafricains.  La France est un partenaire précieux et indispensable en Afrique, mais aussi un facteur de déstabilisation, semble-t-il suggérer.

 

"Les désordres actuels ont pris racine en 2011, dit-il. Nos amis occidentaux ne nous ont pas demandé notre avis quand ils ont attaqué la Libye ou quand ils ont divisé le Soudan en deux." Idriss Déby a sans doute été inspiré par son homologue mauritanien, le général Aziz, qui venait de déclarer que l'intervention franco-britannique en Libye avait "fait d'énormes dégâts collatéraux" dans la région. "Le Mali est une conséquence directe de la destruction de la Libye", reprend Déby. Mais, dans un accès de "schizophrénie" (dixit un universitaire africain), il appelle ces mêmes Occidentaux à "faire le service après-vente": après avoir "assassiné Kadhafi", ils devraient, selon lui, régler leurs comptes aux terroristes qui viennent se ressourcer et s'armer dans le sud libyen avant de repartir à l'assaut.

 

Le public est ravi, qui l'applaudit chaleureusement. Depuis l'intervention de ses soldats au Mali, où ils ont payé un lourd tribut, Idriss Déby a acquis une nouvelle stature dans la région. Il est l'un des rares à disposer d'une armée digne de ce nom, équipée et financée grâce à l'argent du pétrole, censé au départ soutenir le développement économique du Tchad. La France en a fait son principal allié dans cette zone troublée. Le quartier général de l'opération de contre-terrorisme dans le Sahel, Barkhane, est installé dans la capitale tchadienne.

 

Au pouvoir depuis 1990 à N'djaména, Déby se sent pousser des ailes. Il est devenu un partenaire incontournable pour les Français, mais aussi les Américains et les Britanniques face à la menace de Boko Haram au Nigeria voisin. Plus personne ne se risque à critiquer l'autoritarisme et la gestion clanique de son pouvoir. Pourtant, lors de l'opération Sangaris, lancée en Centrafrique fin 2013, Paris a pu mesurer le jeu trouble des Tchadiens, à la fois faiseurs de roi à Bangui et fauteurs de troubles. La lune de miel franco-tchadienne en a pris un coup, même si des deux côtés on s'efforce de n'en rien laisser paraître.

 

Prenant la parole à Dakar après la longue envolée de Déby, qui a donc demandé à l'Otan d'intervenir en Libye mais aussi aux Occidentaux d'aider à équiper les armées africaines, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a lancé, mi-goguenard mi-agacé: "Comme disait ma grand-mère, il n'y a plus qu'à..." Faisant fi des foucades de son président, Paris est prêt à faire le dos rond pour s'asssurer le soutien d'un pays qui partage des frontières communes avec le Cameroun, le Nigeria, la Centrafrique, le Soudan, le Niger et la Libye.

 

Thomas HOFNUNG (envoyé spécial à Dakar)

 

 

Lu pour vous : A Dakar, Idriss Déby fait la leçon à Paris
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:36

 

 

 

Pana 19/12/2014

 

Situation des enfants en Centrafrique - Deux  enfants sur cinq ayant besoin de toute urgence d'aide humanitaire en République centrafricaine (Rca) n’en disposent pas, vu le manque critique de financement et la poursuite du conflit, un an après qu’une violence extrême a dévasté le pays, a indiqué le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

 

«Les enfants de la République centrafricaine (Rca) ne font plus la Une des journaux, mais plus de 2,5 millions d'entre eux continuent de vivre dans la peur constante', a déclaré M. Manuel Fontaine, directeur régional de l'Unicef pour l'Afrique de l’Ouest et du Centre, dans un communiqué obtenu par la PANA à New York jeudi.


'Ils ont peu d'accès aux services essentiels et dépendent entièrement de l'aide humanitaire. Comme nous nous préparons à célébrer le nouvel An, nous devons saisir la chance de donner à ces enfants un meilleur avenir», a-t-il souligné.


M. Fontaine a également noté que l'Unicef avait reçu moins de la moitié du financement d'urgence, dont il a besoin pour 2014, tandis que l'accès humanitaire demeure faible en raison de l'insécurité persistante, avec des barricades sur les routes, les pillages et les attaques contre les travailleurs humanitaires, ce qui entrave les efforts de l'Unicef pour offrir une assistance essentielle aux communautés dans le besoin.

'Les communautés que l'Agence devait assister cette année n’ont pas pu accéder aux services de base, avec 620.000 personnes se retrouvant dans l’incapacité de recevoir des soins de santé de base et des médicaments, 250.000 incapables d'accéder à des sources améliorées d'eau, 33.000 enfants non vaccinés contre la rougeole et 5.000 enfants de moins de cinq ans sévèrement malnutris qui ne sont pas traités.


'Néanmoins, en collaboration avec les autorités locales et les partenaires, l'Unicef a pu fournir des services essentiels comme des médicaments, des vaccins, des moustiquaires et des traitements pour les enfants souffrant de malnutrition, à des milliers de familles dans le besoin ', a-t-il affirmé.


Pour mener à bien ses programmes d'urgence en Rca en 2015, l'Unicef a lancé un appel à hauteur de 72 millions de dollars qui, selon l’agence onusienne, seront utilisés pour reconstruire les services sociaux, protéger les civils et engager les communautés dans la réconciliation et la promotion de la paix.


Le conflit a déchiré les communautés à travers le pays, poussant près d'un demi-million d'enfants à fuir leurs foyers, entraînant la mort ou la mutilation d'au moins un enfant par jour et le recrutement de jusqu'à 10.000 enfants par des groupes armés.

Plus de 80 pour cent des 188.000 réfugiés créés par la crise et fuyant vers les pays voisins comme le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et le Congo sont des enfants et des femmes, avec un total de 430.000 déplacés internes et plus de 16.000 personnes appartenant à des ethnies minoritaires encore bloquées dans des enclaves entourées par des groupes armés.

Alerte Unicef sur la situation des enfants en Centrafrique
Alerte Unicef sur la situation des enfants en Centrafrique
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:20

 

 

 

19/12/2014 à 14:35 Par Vincent Duhem et Rémi Carayol

 

Présent au forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique (15 et 16 décembre), Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, évoque pour "Jeune Afrique" la situation au Mali, en Centrafrique et en RDC.

 

Jeune Afrique : On a beaucoup parlé pendant le Forum de Dakar d'une menace transfrontalière et d'une réponse qui lui soit adaptée. Peut-on imaginer un jour une opération de maintien de la paix qui ne soit pas strictement nationale ?

 

Hervé Ladsous : On le fait déjà un peu avec ce que l'on appelle les arrangements de coopération intermission. Avant Ebola, entre le Liberia et la Côte d'Ivoire, on transférait des unités, des hélicoptères, en fonction des besoins sur le terrain. On a également fait ça au Soudan du Sud quand il a fallu monter en puissance il y a un an. Mais une opération qui serait d'emblée plurinationale est plus compliquée à monter. Le problème est de définir le périmètre, de trouver des États hôtes qui acceptent cette mobilité et des contributeurs.

 

Les premiers éléments du M23 rapatriés de l'Ouganda sont arrivés à la base de Kamina, au Katanga. Pourquoi ces opérations sont-elles si compliquées à mettre en place ?

 

Le gouvernement congolais n’a pas voulu donner, pour des raisons qui leur sont propres, une amnistie globale. On peut le comprendre. Mais qui dit traitement individualisé dit longueur de traitement. Du coup, les ex-rebelles son dans les camps depuis un an et commencent à s’inquiéter pour leur avenir. Cela n’excuse rien, mais c’est une réalité.


Dans le même temps, la Monusco mène, conjointement avec l'armée congolaise, une opération contre les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF)...

 

Les ADF sont un énorme souci. Nous, et d’abord l’armée congolaise, avons eu de réels succès contre eux durant la première partie de l’année. Ils ont été considérablement affaiblis, mais ont, du coup, changé de stratégie et se sont mis à commettre en petits groupes des exactions terribles. Il y a eu plusieurs fois des dizaines de cas de civils égorgés pendant la nuit. L’armée congolaise est extrêmement mobilisée, la Monusco, notamment la brigade d’intervention, est en train de se renforcer dans la région de Beni : nous envoyons un deuxième bataillon, j’ai demandé à ce que les drones de surveillance y soient basés pour mieux surveiller la région. C’est une traque très difficile.

 

Au Mali, on ne fera pas l’économie d’avancées significatives sur le plan politique.

 

Au Mali, on observe une baisse des attaques contre les Casques bleus de la Minusma. Comment l’expliquez-vous ?

 

La période septembre-octobre a été très dure, très couteuse en vie humaine. C’est vrai qu’il y a aujourd’hui moins d’attaques durables. Est-ce lié à des changements de postures, d’abord des forces onusiennes mais aussi d’un engagement encore plus marqué des Français de Barkhane ? Ou est-ce l’effet des négociations d’Alger ? Leur reprise est cruciale. Car on ne fera pas l’économie d’avancées significatives sur le plan politique.

 

Vous tenez le même discours que Le Drian qui appelle à la signature d’un accord en janvier ?

 

C’est aussi le discours du Conseil de sécurité. Il faut une sortie politique. C’est à partir de là que l’on pourra faire un travail conjoint pour lutter contre les jihadistes et les autres.

 

La présence française dans le nord du Mali est indispensable ?

 

Elle est nécessaire. C’est une approche régionale. Pour nous, une coordination très étroite avec Barkhane sur le théâtre malien est cruciale. La Minusma n’est pas une opération anti-terroriste, qui est le mandat donné par le Conseil de sécurité à Serval et maintenant à Barkhane.

 

En RCA, la force Sangaris va passer de 2 000 à 1 500 hommes. Craignez-vous le retrait progressif de l’armée française ?

 

Non. Tout ça s’opère de manière concertée. Les Européens ont décidé de prolonger Eufor-Car jusqu'au 15 mars. Cela coïncidera à peu près au moment où l'on approchera quasiment du déploiement intégral du contingent militaire de la Minusca. Pour le gros des troupes, la "génération de forces" est bouclée. Il nous manque encore une unité d'hélicoptère de combat.

 

En Centrafrique, il faut qu'avant le mois d'août, des autorités nouvelles issues des élections puissent se mettre en place et faire toutes les réformes nécessaires au pays.

 

L'ONU a également pour mandat d'accompagner les autorités dans l'organisation des élections…

 

Nous avons pris note positivement de la réunion du groupe de contact, le 11 novembre, qui a confirmé que tout le monde était d'accord pour tenir le forum de Bangui en janvier. Il est impératif qu'il se tienne à la date prévue, avant le sommet de l'Union africaine. On pourra ainsi discuter à Addis Abeba du soutien qu'il faudra apporter à tel ou tel aspect du processus.

 

L'objectif est de mettre un terme à la transition. N'oublions pas le sens des mots. Une transition est par définition transitoire. Il faut qu'avant le mois d'août, des autorités nouvelles issues des élections puissent se mettre en place et faire toutes les réformes nécessaires au pays.

 

Cela fait maintenant un an que les combats ont repris au Soudan du Sud. Comment y mettre fin ?

 

Je suis consterné par la situation sur place. Il y a des affrontements autour des gisements de pétrole, au nord du pays, les accords signés n'ont jamais été suivis de fait, les négociations politiques patinent. En attendant, les civils en font les frais. Il y a près de 2 millions de sud-soudanais déplacés ou réfugiés, près de 5 millions seront bientôt menacés de crise alimentaire grave. Il faut que les dirigeants sud-soudanais se mobilisent pour mettre un terme aux souffrances des populations.

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Propos recueillis par Rémi Carayol et Vincent Duhem

Lu pour vous : ONU - Hervé Ladsous : "En Centrafrique, il faut des autorités nouvelles issues d'élections avant août 2015"
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:09

 

 

Par RFI 18-12-2014 à 16:19

 

Comme RFI l'annonçait dimanche dernier, le mercenaire belgo-congolais François Toussaint, arrêté en Centrafrique en juillet, a bien été extradé samedi 13 décembre vers la Belgique. Le parquet de Liège l'a confirmé ce mercredi 17. L'an dernier, François Toussaint appartenait au groupe armé rebelle Révolution et Justice d'Armel Sayo, actif dans le nord-ouest de la RCA avant de le quitter pour un différend avec son chef. C'est pour d'autres faits qu'il était recherché par la Belgique où il a été condamné en son absence, il y a un an.

 

« François Toussaint a fait l’objet de poursuites ayant abouti à la réclusion à perpétuité. »

 

Jean-Baptiste Andries avocat général au parquet de la cour d'appel de Liège 18/12/2014 - par Pierre Pinto

La Belgique confirme l’extradition du mercenaire François Toussaint
La Belgique confirme l’extradition du mercenaire François Toussaint
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 15:55

 

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/   vendredi 19 décembre 2014 13:11

 

L'Autorité nationale des élections (ANE) a présenté jeudi aux préfets et maires, lors d'une rencontre à Bangui, les textes juridiques et le chronogramme de l'institution.

« L'ANE est indépendante, mais l'ANE ne peut s'appuyer sur le terrain que sur les représentants de l'autorité qui sont les préfets, les sous-préfets et les maires », a expliqué Julius-Rufin Ngouadé-Baba, responsable de la logistique au sein de l'institution.


« Nous attendons d'eux qu'ils appréhendent déjà les dispositions prises par l'ANE pour la conduite de ce processus électoral. Qu'ils comprennent aussi les mesures que nous prenons et qu'ils interviennent auprès des populations pour nous aider à implanter nos démembrements », a-t-il ajouté.


Saluant cette initiative, le préfet de la Sangha-Mbaéré dans le sud-ouest du pays, André Sibali, n'a pas non plus manqué de souligner que les autorités administratives ont été souvent accusées de partialité.


« Généralement, à l'issue des élections présidentielle et législatives, quoi que les préfets et sous-préfets fassent, ils sont toujours accusés d'avoir adopté des attitudes partisanes », a-t-il dit, tout en remerciant les législateurs centrafricains qui ont élaboré le nouveau code électoral.


Pendant que l'ANE menait cette séance avec les préfets, le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire) débattait, de son côté, du projet de relecture de son règlement intérieur. Le nouveau texte, qui a été rejeté jeudi lors du débat général, prévoyait de nouvelles dispositions disciplinaires pour sanctionner les absences répétées et le non-respect de certains principes.


Les parlementaires ont estimé, dans leur majorité, qu'il y avait des questions plus urgentes d'autant plus que la transition doit absolument prendre fin un jour.


« Nous avons ouvert les discussions avec les conseillers et il ne reste plus que huit mois pour la transition. Ils trouvent que c'est inopportun de se pencher sur le règlement intérieur et nous donnent le pouvoir d'utiliser l'actuel règlement intérieur pour conduire notre mission jusqu'à la fin. Ils nous exhortent plutôt à nous pencher sur les problèmes des  populations », a expliqué Léa Koyassoum Doumta, vice-présidente du CNT. 


A l'ouverture de la séance, une minute de silence avait été observée en la mémoire des personnes tuées lors d'affrontements, au cours des dernières 48 heures, entre Antibalaka et ex-Séléka, aux Mbrès, dans le nord de la Centrafrique.

Le code électoral expliqué aux préfets et maires
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 15:53

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-12-19 12:21:27 La présence française en Centrafrique, à travers notamment l’opération Sangaris, fait la Une des journaux centrafricains de ce vendredi.


« La RCA n'a pas encore atteint son indépendance et sa souveraineté ? Sinon Pourquoi c'est la France qui continue de décider de l'avenir du pays en lieu et place du peuple centrafricain ? » se demande Médias +.


Pour ce journal, « le Centrafricain, devant l'humiliante peine qu'il a vécue, engendrée par la dernière grave crise militaro-politique qui perdure, a le droit de s'interroger sur les origines de ces crises de distinctes configurations, coup d'état, mutinerie de l'armée régulière, rébellion etc… qui ont émaillé la vie de la nation depuis la proclamation de la République Centrafricaine à nos jours et qui ont causé des morts et destructions ».


De son côté, L'Hirondelle fait remarquer qu' « Une année de l'opération Sangaris, c'est aussi une année de présence française controversée, une France qui minimise la crise centrafricaine, d'autre part une France qui ajuste moult fois ses stratégies en plein vol sans succès jusqu'à mordre la poussière ».


« La France désarçonnée en Centrafrique » titre L'Hirondelle et Médias+ se demandant « Pourquoi la France continue-t-elle à décider de l'avenir de la RCA ? ».


Pour Médias +, certaines interrogations taraudent l'esprit de Centrafricain lambda à telle enseigne qu'il est à droit de s'interroger sur ces questions.


Il indique par ailleurs que par la récente déclaration fracassante du ministre français de la Défense, Jean Yves Le Drian, l'ancienne puissance colonisatrice clignote pour jeter l'éponge d'ici 2015.


« Si Hollande savait malheureusement que le mal est fait. La France ne doit que regretter son erreur d'appréciation initiale et au besoin se raviser. L'alternative n'est donc pas de partir sur la pointe des pieds car un tel échec devrait être évité par cette grande puissance » commente L'Hirondelle.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812564#sthash.Uf7Ub2av.dpuf

La présence française en Centrafrique fait la Une à Bangui
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 11:59

 

 

 

Deux membres du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg ont été blessés en Centrafrique mardi 16 décembre.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr  France 3  19/12/2014 | 11:21, mis à jour le 19/12/2014 | 11:21

 

Deux militaires du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg ont été blessés par une grenade lancée dans leur direction mardi 16 décembre alors qu’ils étaient appelés sur une patrouille à Bangui, la capitale. L’explosion les a blessés aux jambes.

Leurs blessures ont été jugées légères. Les jours des deux militaires ne sont donc pas danger. L’un d’eux a été rapatrié en France car son état nécessitait une greffe de peau. Le second militaire a pu rejoindre la mission.


360 militaires du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg sont déployés en Centrafrique au titre de l’opération Sangaris débutée il y a un an. Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 8 500 hommes de la force de l’ONU en Centrafrique, la MINUSCA.


"Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU", selon le ministère de la Défense

Deux militaires de Sarrebourg blessés en Centrafrique
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