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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 02:51

 

 

 

OBO : UN HOMME TUÉ ET DEUX FEMMES ENLEVÉES PAR LES ÉLÉMENTS DE LA LRA

 

victime LRA

 


Obo, 20 févr. 13 (RJDH) – Un jeune-homme âgé de 38 ans a été tué ce mercredi 20 février, par les éléments de la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, à 40 kilomètres de la ville d’Obo (sud-est) sur l’axe Djéma. Deux femmes ont été également enlevées.


D’après les faits rapportés par Radio Zéréda, deux hommes et deux femmes sont partis faire la pêchent, c’est  alors qu’ils ont été surpris par les éléments de la LRA, qui ont abattu un homme et kidnappé les deux autres femmes. Un homme du groupe s’est échappé pour venir informer la population.


Les habitants de la ville d’Obo sont inquiets. Les forces tripartites basées dans cette région pour la lutte contre la LRA se mobilisent à se rendre sur les lieux du crime.

 

 

 

BANGUI : LES COMMERÇANTS DU MARCHÉ KILOMÈTRE 5, AUTORISÉS À REGAGNER LES LIEUX

 

marche-centro.jpg

 


Bangui, 20 févr. 13 (RJDH) Le maire de la ville de Bangui, Nazaire Yalanga Guénéféï a autorisé les vendeurs du marché Kilomètre 5, à regagner les lieux où ils vendent  habituellement et que les  étales ont été détruites par les forces de l’ordre suite aux opérations de déguerpissement enclenchées par le ministère de la Sécurité publique. C’est une décision de la municipalité, prise lors d’une réunion, le mardi 19 février avec les délégués des commerçants du marché kilomètre5.


Cette information a été confirmée  par  Simone Yatamboula, déléguée des vendeurs de pagne. D’après le constat fait ce matin par le RJDH,  les activités ont repris petit à petit au marché kilomètre 5. Certains vendeurs commencer à regagner leurs places habituelles même jusqu’à la chaussée longeant l’avenue Koudoukou.


« Hier le maire de la ville de Bangui nous a demandé de regagner nos places habituelles. C’est ainsi que nous avons informé tous les vendeurs pour reprendre leurs activités comme auparavant. Mais ce sont les forces de l’ordre qui continuent à nous déranger. Ils nous ont même menacés de recourir à la force si nous insistons de rester », a expliqué Simone Yatamboula.


La même source a par ailleurs indiqué que les commerçants de ce marché ont décidé d’aller jusqu’au bout de leurs luttes en vendant sur la chaussée, tant qu’une solution ne soit pas trouvée à leurs revendications, pour leur trouver une place confortable. « Nous ne pouvons que quitter cette place si le gouvernement n’arrive pas à nous proposer  une autre place. C’est nous qui avions aménagé cet endroit alors qu’entre temps, cela était un repères aux voleurs. Les passants étaient régulièrement braqués, agressés, blessés ou violés dans cet endroit où nous occupons actuellement », a-t-elle ajouté.


Pour Mathurin Kpawilina, vendeur des chaussures, « les forces de l’ordre continuent de nous chasser comme des animaux alors que le ministre de la Sécurité publique ne nous a même pas donné un endroit où nous pouvons installer nos marchandises. Ce qui fait que certains d’entre nous sont venus aujourd’hui installer leurs articles afin de trouver un peu d’argent pour nourrir leur famille. C’est depuis trois jours que nous sommes privés de nos activités», a-t-il souligné.


Le  lundi 18 février,  des vendeurs au marché km5 ont manifesté  leur mécontentement suite aux opérations de déguerpissement enclenchées par le ministère de la Sécurité publique. Une situation qui a entrainé une altercation entre les forces de l’ordre et ces derniers.

 

 

 

BOALI: LE MANIOC DEVIENT RARE ET CHER SUR LE MARCHÉ

 

manioc-au-soleil.JPG

 

 

Boali, 20 févr. 13 (RJDH) – La ville de Boali (sud-ouest) connaît depuis plus de trois semaines une rareté et une hausse de prix de manioc. Cette  difficulté est liée  à la saison de ramassage des chenilles d’une part et d’autre part, à la fermeture d’accès routier dans certaines villes du pays par les rebelles de la coalition Séléka.


D’après le constat fait par Radio ICDI, la plupart des cultivateurs ont abandonné l’agriculture au profit du ramassage des chenilles. Ce qui a entrainé l’augmentation des prix de cette denrée alimentaire. Une cuvette de manioc qui se vendait à 2000 FCFA, coûte maintenant 3000FCFA.


Face à cette difficulté,  nombreuses sont les ménagères qui se plaignent. « J’ai une  famille que je nourris. Depuis l’arrivée des chenilles nous avons des difficultés à nous approvisionner en manioc, sur le marché parfois on se dispute pour avoir une cuvette et nos enfants ne sont même pas rassasiés », a fait savoir Éléonore Gazi, agent de l’Etat et mère de famille.


Une des raisons de l’augmentation  et de la rareté du manioc dans cette ville est  l’occupation de certaines  villes du pays   par la coalition Séléka.  Les voies étant bloquées, une partie des  commerçants se dirige  vers la ville de Boali  afin de ravitailler la ville de Bangui en manioc.


« Depuis que les rebelles ont barré la route de Sibut, nous avons de difficulté à trouver des marchandises, notamment le manioc. Nous sommes obligés de prendre la route de Boali, cela a entrainé l’augmentation de la demande », a expliqué Paul Nigna, un commerçant.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 02:04

 

 

Séléka rebelles

 

Les dix évêques de République centrafricaine ont cosigné un appel, relayé par la  Caritas locale, afin de réclamer la mobilisation de la communauté internationale autour de la rébellion Séléka. Selon le message des évêques, "une grande partie des régions de la RCA est occupé par la coalition Seleka. Les gens dans ces régions sont des otages, ils vivent dans la peur, ils s'enfuient dans la brousse et ils abandonnent leurs champs. Les malades sont privés de soins, les hôpitaux sont fermés ou ont été complètement détruits, et les écoles ont été pillées. Nos gens sont fatigués de toute cette souffrance inutile et destructrice. Le peuple de la République centrafricaine a le droit de vivre en paix dans son propre pays et de vaquer à leurs occupations sans souci." Un accord de paix, resté lettre morte, a été signé entre le gouvernement et la Séléka en janvier à Libreville.

 

 

La République centrafricaine n'en peut plus de « souffrir inutilement » aux mains des rebelles, dénoncent les évêques

 

 

Mgr-Dieudonné Nzapalainga


http://caritas.org 20 Fevrier 2013

 

Les évêques de la République centrafricaine ont lancé un appel désespéré à la communauté internationale et à leur gouvernement, les suppliant de venir en aide aux communautés qui vivent dans la terreur à cause des rebelles. 



Le pays est instable depuis début décembre 2012, quand la Seleka, une coalition de cinq factions rebelles distinctes, a commencé son avancée depuis le Nord. Ses membres sont accusés de violations des droits de l'homme et, plus particulièrement, d'utiliser le viol comme arme de guerre. Les communautés qui ont été « prises en otage » par les rebelles ont été coupées de toute forme d'aide, tandis que les organisations humanitaires ne conduisent que des activités limitées. 



« Plusieurs régions de la République centrafricaine sont occupées par la coalition de la SELEKA », expliquent les évêques dans un message de quatre pages. « Dans ces zones, les gens sont des otages, ils vivent dans la peur, ils fuient dans la brousse et abandonnent leurs champs. Les malades sont livrés à eux-mêmes, les hôpitaux sont fermés ou ont été entièrement détruits et les écoles ont été pillées ». 



Dix évêques ont signé le message, notamment l'archevêque Dieudonné Nzapalainga, Président de Caritas République centrafricaine. Ils ont rédigé le message après que les accords de paix conclus à Libreville en janvier soient restés lettre morte. 



« Les populations n'en peuvent plus de toutes ces souffrances inutiles et dévastatrices »,déclarent les évêques. « Le peuple de la République centrafricaine a le droit de vivre en paix dans son propre pays et de vaquer tranquillement à ses affaires ». 



Les évêques exhortent le gouvernement et la communauté internationale à rouvrir les routes pour que l'aide puisse être acheminée, à rétablir les réseaux téléphoniques, à lancer une enquête internationale pour que tous ceux qui ont commis des crimes soient traînés devant la justice, et à garantir la sécurité des communautés. Les évêques exhortent aussi les rebelles à mettre fin aux viols, aux tueries et aux actes de vandalisme qu'ils font subir aux communautés. 

 

Caritas demande 635 000 USD (468 000 euro) pour un programme de six mois qui commencera en février et aidera des personnes vulnérables en République centrafricaine. Le programme aura pour objectifs de fournir des vivres et divers articles à des familles, d'apporter un appui médical et psychologique et d'améliorer les infrastructures et les moyens d'existence. Quelque 850 familles démunies (plus de 4 000 personnes) recevront des kits sanitaires de base et des articles ménagers. 



Jusqu'à 5 000 personnes déplacées suite aux événements, et malades ou blessées, bénéficieront de soins. Les femmes enceintes et les jeunes enfants seront vaccinés contre la rougeole et la méningite et recevront des moustiquaires pour se protéger du paludisme. 



Dans chaque communauté, Caritas formera des auxiliaires capables d'effectuer les vaccinations, de repérer les signes de la malnutrition et de dispenser les premiers soins. Caritas proposera un accompagnement et un soutien psychologique aux femmes qui ont été victimes de violences sexuelles. 



Dans le cadre d'un projet ciblant un vaste éventail d'infrastructures, Caritas remettra en état des puits, des banques alimentaires, des écoles et des latrines. Pour aider les populations à retrouver leur autonomie après les désordres qui ont bouleversé leur vie, Caritas distribuera aux familles des semences et des outils afin qu'elles puissent reprendre leurs activités agricoles. 

 

Contacter Michelle Hough, chargée de la communication, au +39 334 234 4136 ou hough@caritas.va

 

 

 

Eglise universelle  

 

Les évêques de Centrafrique crient à l'asphyxie

 

http://www.eglise.catholique.fr  20 février 2013

 

Un mois après les accords de Libreville (11 janvier 2013), les évêques de Centrafrique lancent un appel au Gouvernement, à la communauté internationale, au peuple et aux personnes de bonne volonté et proposent un plan d'action.

 

« Brisons les liens de la mort et sauvons le peuple centrafricain de l'asphyxie ». C'est par ce cri que les 10 évêques de la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) ont dénoncé, le 14 février 2013, la peur dans laquelle vivent les populations dans les régions occupées par la rébellion armée.


Le texte décrit un pays ravagé : hôpitaux « fermés ou complètement détruits », bâtiments scolaires « saccagés, pillés et par endroit complètement détruits », viols, églises profanées...



Les évêques font plusieurs recommandations : réouverture des routes pour permettre l'approvisionnement et rétablissement des réseaux téléphoniques dans les zones occupées. Ils demandent au Gouvernement de garantir « la sécurité des religieux, religieuses et de tout citoyen centrafricain » et aux responsables des différentes factions rebelles dans les zones occupées de mettre « immédiatement fin aux vols et viols, aux actes de vandalisme, aux tueries et aux exactions sur le peuple centrafricain, les religieux et surtout sur les bâtiments et les édifices publics et religieux ». 



« Nous sommes fatigués. Le peuple est las de toutes ces souffrances inutiles, destructrices » poursuivent-ils. « Nous exigeons le respect de la parole donnée et de la Constitution ». 



Ils souhaitent que ce début de carême « soit pour chacun un temps de conversion des cœurs afin de faire sortir ce peuple pris en otage et qui attend de nous une libération totale ; la paix qui vient de Dieu, la paix des cœurs et non celle des armes » et annoncent une lettre pastorale pour les jours à venir.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 01:26

 

 

 

FACA drapeau

 

 

Les premières leçons de droit constitutionnel sur le concept de l’Etat enseignent aux étudiants des facultés de droit que trois (3) conditions cumulatives et dirimantes doivent être réunies pour qu’il y’ait un Etat ; à savoir la présence d’une population, d’un territoire et d’un pouvoir de contrainte ; autrement dit une police et une armée.

Il suffit que l’un des trois (3) éléments constitutifs de la notion d’Etat puisse faire défaut pour que l’on ne s’autorise plus à parler d’Etat.

On serait alors en présence de ce que je qualifierais d’un Etat-fiction ou d’une fiction juridique ou encore d’un objet politique non identifié (OPNI). C’est une façon de souligner l’importance du rôle de la force publique dans la composition de l’Etat.

L’histoire récente pose avec acuité et de façon lancinante la problématique de l’armée en Centrafrique.


Depuis les indépendances à nos jours, les pouvoirs en place ont volontairement passé en seconde position la question de l’armée, allant jusqu’à confier la sécurité du pays à des puissances étrangères. Tantôt à l’ancienne puissance coloniale qui a même stationné pendant plusieurs décennies ses bases militaires, chez nous, notamment à Bangui et à Bouar ; fût-ce en vertu d’accords de défense ou de coopération militaire. Tantôt, et c’est une nouveauté, elle a été sous-traitée aux Etats de la sous-région. Faisant, du coup, de notre pays, un Etat sous tutelle.


C’est ainsi que l’on compte jusqu’à une dizaine de forces étrangères, aujourd’hui, sur notre sol. Sans omettre de signaler l’épisode douloureux de l’intervention de forces non conventionnelles appelées à la rescousse d’un pouvoir aux abois.


Sans, bien sûr, oublier de mentionner la présence de forces rebelles non invitées et hostiles venues de pays de la région et en butte à leur gouvernement après avoir été chassées par ces derniers et qui opèrent illégalement et impunément sur notre territoire en commettant, au passage, les pires atrocités sur nos populations.


Je veux parler ici précisément des éléments de la LRA de Joseph Kony.

La question de l’armée n’a jamais été une préoccupation majeure pour les gouvernements successifs.

Avec la prolifération de mouvements de rébellion sur notre territoire, dans un contexte régional très troublé, l’on doit désormais prioriser l’enjeu afin de garantir la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières héritées de la colonisation.


Précaution sans laquelle, l’on prendrait le risque de mettre en cause l’existence même de notre souveraineté en tant qu’Etat.

 

Aussi, nous pensons que la vision de l’armée jusque-là entretenue par les pouvoirs publics doit être radicalement reconsidérée (I) pour pouvoir refonder de fond en comble notre outil de défense et de sécurité, gage de notre souveraineté nationale (II). Avant d’envisager l’étude de l’application intégrale du DDR et des différents accords politiques comme une des voies possibles de sortie des crises politico-militaires à répétition (III).

 

 

Une vision de l’armée à reconsidérer par les pouvoirs publics

 

Les enjeux en la matière sont d’une importance telle que nos pouvoirs publics doivent impérativement revisiter leur logiciel en matière de politique de défense et de sécurité pour que nos populations vivent dans un environnement pacifié.

L’armée ne doit plus être considérée comme une menace permanente pour les régimes en place (A) et ne plus représenter un facteur d’insécurité pour les populations (B).

 

L’armée considérée comme une menace permanente pour les régimes en place

 

Jusqu’ à l’avènement des processus de démocratisation enclenchés en 1990, les alternances au pouvoir en Afrique se faisaient malheureusement au bout du fusil ; avec leurs cortèges de dégâts collatéraux qu’on peut imaginer.


 La RCA, comme nombre de pays du continent, n’a pas échappé à cette loi d’airain.

Ainsi, le nouveau pouvoir qui se met en place après avoir perpétré son pronunciamiento se méfie comme de la peste de l’armée dont, pourtant, est issu le nouveau chef de l’Etat, chef suprême des armées et certains membres du nouveau gouvernement.


Dans la foulée de ce changement brutal, le nouveau pouvoir se refuse à considérer comme une priorité la question de l’armée nationale, préférant privilégier la soldatesque fidèle constituée essentiellement de membres de l’ethnie du nouveau maître pompeusement appelé nouvel homme fort.

En conséquence, l’armée est vue, par le pouvoir, comme une menace permanente susceptible de le renverser à tout moment ou à la moindre occasion.

C’est, en effet, dans cette ambiance de paranoïa forcenée et savamment orchestrée que vivent nos pouvoirs en Afrique en général et en Centrafrique en particulier.


En Centrafrique, aucun régime militaire ou même civil  n’a échappé à cette hantise. L’armée nationale va être complètement délaissée au profit des éléments affectés à la sécurité et à la protection rapprochée du chef de l’Etat.

 

La Garde présidentielle parfois pompeusement appelée Garde républicaine se taille la part du lion, s’octroyant quasiment tous les privilèges et attributs de l’armée au détriment de l’armée nationale obligée de se contenter de la portion congrue.


Une situation paradoxale de nature à créer une tension latente entre les deux forces qui vont se regarder en chien de faïence. Les exemples d’affrontement entre Garde présidentielle et éléments des forces armées nationales sont légion sur le continent ; notamment lorsque la première est appelée au secours pour rétablir l’ordre public après le soulèvement des seconds.


La Garde présidentielle est généralement mieux payée et mieux équipée que les forces armées nationales qui sont plutôt mal payées, sous-équipées, peu considérées par leurs chefs et partant démotivées en temps de guerre civile ou de guerre tout court c’est-à-dire mettant aux prises deux Etats souverains.

C’est l’une des raisons pour lesquelles, lors des derniers évènements politico-militaires que le pays a connus, l’armée a quasiment refusé de combattre, laissant ainsi les forces rebelles avancées jusqu’aux portes de Bangui.


Ainsi, tant que les conditions de vie de nos forces armées nationales ne se seraient pas nettement améliorées, celles-ci ne se montreront guère aptes à défendre le pays et mener bataille conformément à leur mission traditionnelle de sauvegarde et de protection de l’intégrité du territoire nationale.

Et l’on assistera malheureusement au scénario que l’on a connu au mois de décembre où les forces de Séléka ont pu conquérir les 3/4 du territoire national en l’intervalle de 3 semaines, mettant en déroute les FACA et même la garde présidentielle censée être plus aguerrie.


L’armée nationale doit cesser d’être perçue comme une menace permanente, un facteur d’instabilité, l’ennemi intérieur par le pouvoir en place pour devenir une armée au service du peuple ; une armée au service des institutions et de l’intérêt général.

L’élément de confiance doit régner entre l’armée et son chef, tout comme la confiance doit exister entre l’armée et la population. D’autant plus que, sociologiquement, l’armée n’est rien d’autre que l’émanation du peuple.

 

 

L’armée, un facteur d’insécurité pour les populations

 

Avec la multiplication des crises politico-militaires qui ont eu raison du pays, la RCA a connu une désorganisation de sa structure militaire. Dans la précipitation, on a été amené à intégrer des supplétifs de l’armée dans ses rangs pour faire face à la menace du moment.

Du coup, cela a engendré des éléments souvent non formés, incontrôlés et incorporés dans les rangs des différents corps de l’armée pour servir les besoins de la cause.


L’institution militaire, au lieu de jouer son rôle protecteur des populations, s’est transformée en une force contre le peuple ; parfois en bourreau du peuple, n’hésitant pas à le brutaliser à la moindre incartade.

Ainsi, l’armée devient un facteur d’insécurité pour les populations. On a vu des soldats ivres, le fusil en bandoulière, déambuler dans les bars et buvettes de Bangui et n’ayant pas hésité à dégainer sur de paisibles citoyens, venus profiter de réjouissances, pour des histoires de cœur ou des rivalités de quartier.


L’on a vu des soldats manier la gâchette facile, se détournant ainsi de leur mission de sauvegarde et de protection des populations.


Nos forces de défense et de sécurité doivent recevoir la formation qui sied. C’est-à-dire passer par les écoles nationales ou régionales de formation afin d’être suffisamment imprégnés des valeurs et de l’éthique du métier des armes.

L’armée est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux mains d’amateurs ou de délinquants de tous poils.

C’est aussi l’occasion d’indiquer qu’il est urgent de réactiver nos écoles militaires qui ont fait, un temps, la fierté de notre pays et formé la pépinière de notre armée.


Je pense ici à l’école militaire des enfants de troupe (EMET), et à l’école supérieure de formation des officiers d’active (ESFOA).


Sans oublier de faire référence aux enseignements susceptibles d’être reçus dans les écoles nationales à vocation régionale notamment africaine (Cameroun, Bénin, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, etc.…) et les écoles européennes et américaines de formation d’élites (France, Allemagne, Angleterre, Etats-Unis, etc..) ou chinoises grâce à la mise en œuvre de nos accords de coopération militaires avec ces différents pays.


C’est la condition pour espérer changer le visage de notre système de défense et de sécurité afin de ne plus être considéré comme le ventre mou de l’Afrique centrale.


C’est la condition pour que nos forces de défense et de sécurité puissent représenter une réelle force de dissuasion pour les velléités hégémoniques et territoriales des pays voisins sur fond de convoitise de nos matières premières fabuleuses et des ressources de notre sous-sol.

Ainsi, notre outil de défense et de sécurité pourrait renaître de ses cendres.

 

 

Un système de défense et sécurité à refonder de fond en comble

 

Compte tenu de l’état de délabrement très avancé de notre armée, nous pensons que celle-ci doit subir un véritable lifting pour se rajeunir.


Cela passe par la mise sur pied d’une armée véritablement républicaine et professionnelle (A) et la révision de la cartographie militaire du pays grâce à la constitution de régions militaires pour prendre en charge les zones frontalières affectées par les conflits (B).

 

La mise en place d’une armée véritablement républicaine et professionnelle

 

On a coutume dire « si vis pacem para bellum ». C’est-à-dire « si tu veux la paix, prépares la guerre ».

La stabilité d’un pays dépend de la mise en place d’une armée républicaine et professionnelle. Condition sans laquelle, l’on ne saurait parler d’une armée digne de ce nom.


Pour illustrer mon propos, je citerais le cas d’un pays comme le Sénégal qui n’a jamais connu de coup d’Etat militaire depuis son accession à la souveraineté nationale. Cette stabilité politique est due à la nature républicaine et professionnelle de son armée qui s’est interdite de faire irruption sur la scène politique et ce, en dépit de l’appel de certains hommes politiques  exhortant l’armée à entrer dans le jeu politique en perpétrant un coup de force en cas d’organisation d’élections présidentielles non transparentes.


Si la RCA veut se doter d’un régime politique démocratique et stable, elle doit s’atteler à fonder une armée capable de défendre l’intégrité de son territoire. Ceci, en termes d’assimilation des valeurs, de la déontologie du métier et de la fourniture des moyens opérationnels d’intervention.

Ce pari et ce challenge passent par la mise en place d’une Commission du livre blanc sur la défense et la sécurité.


Cette commission parlementaire pluripartite s’attachera à définir la politique de défense et de sécurité du pays pour les années à venir. L’objectif étant de fixer la stratégie nationale et les capacités opérationnelles nécessaires dans les 15 à 20 années à venir en matière de défense et sécurité pour répondre efficacement aux multiples défis auxquels nous sommes confrontés dans un monde en général, et un contexte national en particulier, aussi instable que trouble.


Ensuite, une loi dite de programmation militaire formalisera les différentes propositions contenues dans ce livre blanc. Telle est la condition sine qua non pour garantir l’élaboration d’une politique consensuelle de défense et de sécurité et espérer juguler les crises politico-militaires à répétition qui ont réussi à faire la réputation négative de notre pays.


L’armée doit renfermer en son sein toutes les composantes ethniques du pays et non plus privilégier une ethnie notamment celle du chef de l’Etat au détriment des autres qui seraient les laissés-pour-compte.

Un équilibre ethnico-régional sera utilement pris en compte dans la formation de notre armée pour éviter les motifs de frustration et d’exclusion, facteurs principaux de troubles et d’instabilité et prétextes fallacieux à l’usage illégale et illégitime de la force.


L’effectif de l’armée actuellement située autour de 5000 Hommes doit être considérablement revu à la hausse pour porter l’effort à 15000 Hommes et à terme à au moins 20 000 Hommes afin de répondre, en cas de besoin, aux défis sécuritaires.

Il est inadmissible qu’au moindre coup de butoir d’une rébellion, l’armée ne soit pas capable de tenir ses positions et lignes de défense. 


L’armée sera subdivisée en 2 grands groupes constitués d’ unités combattantes et des unités de soutien assez étoffées pour pouvoir faire face aux agressions tant extérieures qu’intérieures.

L’armée doit pouvoir pleinement jouer son rôle régalien de sauvegarde et de protection de nos frontières. L’armée doit, en permanence, inspirer crainte et respect, être capable d’être projetée, à tout moment, en cas de besoin, sur des théâtres d’opérations extérieurs.

Notre armée doit redorer son blason terni ces dernières années du fait des défaites successives enregistrées lors des conflits internes.


Dans cette perspective, des centres d’entraînement et de préparation physique des soldats doivent être installés à Bangui et à l’intérieur du pays.

C’est pourquoi, une réorganisation de notre système de défense et de sécurité sera envisagée dans la perspective de mailler l’ensemble  du territoire national.

 

La création de régions militaires

 

Les nombreux défis qu’imposent les conflits internes et même externes sont d’une ampleur telle que la cartographie militaire du pays doit être redéfinie pour créer des régions militaires en dehors de Bangui, la capitale.


Ainsi, une zone militaire sera créée au nord-ouest, au nord, au nord-est et au sud-est. Cette politique de restructuration permettra de prendre plus aisément en charge nos territoires durement secoués par des mouvements de rébellion ou susceptibles de servir de base-arrière aux forces rebelles de pays limitrophes ou de la sous-région.


Cela permettra d’éviter à notre pays de servir de base-arrière à des opérations de déstabilisation des pays voisins.

Les éléments de l’armée de résistance du Seigneur (LRA) du chef rebelle ougandais Joseph Kony n’auraient pu trouver refuge et sévir chez nous, pillant, violant nos filles et enrôlant de force nos enfants pour en faire des enfants-soldats si l’Etat avait su se prémunir en installant une zone militaire dans la partie sud-est du pays.


Cette remarque vaut également à l’endroit du chef rebelle tchadien Baba Ladé qui a longtemps installé sa base-arrière dans le nord-est du pays avant d’en être délogé par l’opération conjointe des forces armées centrafricaines et tchadiennes.

Si une armée digne de ce nom avait tout autant existé dans toute la partie nord et nord-ouest du pays, on n’aurait, sans doute, pas assisté à cette prolifération de mouvements rebelles qui y opèrent allègrement grâce à l’implantation de leurs bases de repli dans ces zones.


La constitution de régions militaires sur l’ensemble du territoire devient donc un impératif catégorique pour pacifier durablement le pays.

C’est pourquoi, la feuille de route concernant le programme DDR et les différents accords militaires avec les groupes rebelles doit être rapidement mise en application.

 

 

L’application intégrale du dispositif DDR et des différents accords politiques, une des voies possibles de sortie des crises politico-militaires à répétition

 

Les crises politico-militaires qui secouent depuis au moins 7 ans notre pays trouvent leur origine et leur résonance dans la non-application du dispositif DDR (A) et des différents accords politiques signés mais non suivis d’effet à ce jour (B).

 

Le dispositif DDR

 

Si la crise politico-militaire a pu perdurer à ce jour, c’est principalement parce-que le dispositif DDR n’a pas bien fonctionné c’est-à-dire n’a pas été appliqué dans toute son intégralité.

DDR évoque le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants ; notamment les éléments ayant combattu dans les rangs des différents groupes rebelles. Il s’agit principalement de l’UFDR, de la CPJP, de l’APRD, des FDPC, de la CPSK.


Selon des indiscrétions, le financement prévu - une enveloppe de 8 milliards de F CFA obtenue dans le cadre d’une aide financière exceptionnelle octroyée par des pays membres de la CEMAC -  aurait fait l’objet de mauvaise gestion.

Nous souhaitons que ce programme convenu et signé en 2008 soit mis au goût du jour avec la signature des accords de paix de Libreville et la formation du nouveau gouvernement d’union nationale.


Au moment où nous mettons sous presse, nous nous réjouissons d’apprendre que le gouvernement vient de choisir trois sites à l’intérieur du pays pour assurer le regroupement et le cantonnement des ex-combattants notamment les éléments de Séléka et ceux des entités politico-militaires non combattantes.

Pourvu que le processus puisse être accéléré afin de rendre plus agréable la vie de nos concitoyens habitant les régions sous contrôle des éléments de Séléka. D’autant plus que ceux-ci sont, dit-on, victimes d’exactions de la part de certains éléments incontrôlés du mouvement rebelle.


Le volet réinsertion de ce programme devrait rapidement être mis en œuvre grâce encore au concours financier de nos partenaires traditionnels afin de permettre aux ex-combattants de réintégrer la vie civile fort de l’attribution du bénéfice de pécules.

 

La mise en œuvre des différents accords politiques

 

Depuis au moins 8 ans, la RCA a organisé, sous l’égide de la communauté internationale, plusieurs assises ou dialogues politiques qui ont tous donné lieu à l’élaboration de recommandations qui n’ont malheureusement jamais été suivis d’effet malgré la mise en place, dans la foulée, d’organes de suivi destinés à rendre applicables  ces décisions ou solutions de sortie de crise.


Ces espaces de dialogue et de concertation ont généralement eu le mérite de traiter de tous les secteurs de la vie nationale et même internationale et notamment des questions de défense et de sécurité.

Il est dorénavant temps de savoir respecter nos engagements et notre parole donnée.


Le contrat étant la loi des parties, nous appelons de nos vœux gouvernement, partis politiques de l’opposition démocratique, mouvements rebelles combattants, groupes politico-militaires non combattants et société civile à rapidement passer à la phase de mise en œuvre de ces accords; du moins pour ce qui est de leur volet militaire.


C’est du respect scrupuleux de nos différents engagements que naîtrera la possibilité de sortir définitivement de nos cycles de crises politico-militaires chroniques avec leurs lots de violence et qui ont achevé de saper notre tissu économique et social.

 

 

                                                                                       Wilfried Willy ROOSALEM

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 04:24

 

 

 

rebelles de Séléka en RCA

 

 

BANGUI Mardi 19 février 2013 18:40 UTC (Xinhua) - Les rebelles de la coalition Séléka qui ont occupé depuis deux semaines la ville de Mobaye, dans le sud de la République centrafricaine, ont été évacués dimanche dernier par les forces multinationales en Afrique centrale (FOMAC). Aucun incident n'a été signalé, selon les témoins joints ce mardi matin.


L'évacuation s'est produite après des jours de négociations entre les chefs de mission de la Fomac et les chefs des opérations de la Séléka dans la ville, d'après Pascal Dadou, un agent de l'Etat qui se trouve dans la localité. « Les rebelles ont quitté la ville sans aucune résistance. Ils ont été encadré par les éléments de la Fomac, sans brutalité », a-t-il dit.


Les éléments de la Séléka ont quitté la ville à bord de cinq véhicules de la Fomac, précise Marcel Kolissoura, un habitant de la ville. Après le départ des hommes de la Séléka, certaines personnes qui avaient fui vers la République démocratique du Congo et dans les villages environnants ont commencé à regagner la ville de Mobaye, selon les témoins.


 Le nouveau ministre de la Défense et chef de la coalition Séléka, Michel Djotodja, a affirmé que les villes de Kaga-Bandoro (centre), de Bria (Nord-est) et de Ndélé (Nord-est) ,sont prévus pour le regroupement des rebelles avant le processus de leur désarmement, démobilisation et réinsertion. 

 

Toutefois, les attaques de petite envergure menées par des éléments de la Séléka sont rapportées. A Kouango, une localité située à l'ouest de Mobaye, des sources religieuses affirment qu'une dizaine des éléments de la Séléka ont fait irruption en fin de la semaine passée, au domicile d'un conseiller du chef de l'Etat, dans la ville de Bombala, située à 40 kilomètres de la ville, sur la route de Grimari.


Lundi à Kaga-Bandoro, les rebelles ont pillé la maison d'un commerçant, qu'ils avaient assassiné, il y a de cela quelques jours dans la ville de Kabo (Nord), a confié un habitant. Leurs leaders qui se trouvent à Bangui, disent que ces actes de violence sont perpétrés par des éléments incontrôlés. Ils promettent de les cantonner dans un bref délai dans les villes précitées.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 03:35

 

 

 

 

MOBAYE : LA FOMAC ÉVACUE LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA DE LA VILLE

 

 

seleka au gvt

 


Mobaye, 19 févr. 13 (RJDH) – La Force multinationale en Afrique centrale (Fomac) a procédé dimanche, à l’évacuation des éléments  de la coalition Séléka, de la ville de Mobaye (Sud). Une localité occupée depuis deux semaines par cette rébellion. Aucun incident n’a été signalé, d’après les témoins joints ce matin par le RJDH dans la ville.

 

Cette opération s’est produite après « des  négociations qui ont eu lieu entre les chefs de mission de la Fomac et les chefs des opérations de la Séléka dans la ville. Les rebelles ont quitté la ville, encadrés par les éléments de la Fomac, sans brutalité », a dit la source, qui requiert l’anonymat.

 

Selon une autre  source  les biens des personnes et de l’administration volés, n’ont  pas été restitués. « Tout ce que les rebelles avaient pillé est  systématiquement envoyé hors du pays, lorsqu’ils étaient encore dans la ville. Ils s’en prenaient aux personnes, pour trouver de quoi manger. Mais tous nos biens volés avaient été  envoyés dans leurs pays », a-t-elle révélé.

 

La même source a souligné qu’après le départ des hommes de la Séléka, on note  le retour de certaines personnes qui avaient fui la ville à cause des hostilités. « Une partie de la population est  déjà de retour, mais certaines personnes hésitent encore de rentrer. Celles-ci affirment attendre le retour  définitif au calme avant de revenir. Seulement, pour nous faire soigner, nous sommes obligés de traverser vers la République démocratique du Congo, car les rebelles ont saccagé toutes les installations sanitaires de la ville », a-t-elle déploré.

 

Pendant ce temps à Kouango, localité située à l’ouest de Mobaye, des sources religieuses ont fait mention au RJDH que certains éléments de la Séléka ont fait irruption en fin de la semaine passée, au domicile de l’ancien Premier ministre et conseiller du Chef de l’Etat Henri Maïdou, dans la ville de Bombala, située à 40 kilomètres de la ville, sur la route de Grimari.

 

Les rebelles ont saccagé le magasin de l’ancien Premier ministre et se sont emparés du stock de grains de café destinés à la vente. On signale également le pillage de la maison de ce dernier. Plusieurs biens ont été emportés.

 

Par ailleurs, le lundi 17 février, à Kaga-Bandoro (centre), les rebelles ont pillé  la maison d’un commerçant, qu’ils avaient assassiné, il y a quelques jours dans la ville de Kabo, a confié un habitant. On ne connait toujours pas les raisons de ces agissements des rebelles.

 

Pour l’instant, trois sites sont prévus pour le regroupement des rebelles, avant le processus de leur désarmement, démobilisation et réinsertion. Les villes de Kaga-Bandoro, de Bria et de Ndélé sont concernées. Le nouveau ministre de la défense et chef de la Séléka, Michel Djotodja dit s’atteler afin de lancer l’opération.

 

 

 

 

BANGUI : LES SIGNATAIRES DES ACCORDS DE LIBREVILLE ANALYSENT LES RISQUES DE CONFLIT EN RCA

 

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Bangui, 19 févr. 13 (RJDH) Les signataires des accords de Libreville ont dans une réunion tenue le lundi 18 février à Bangui, fait l’analyse de certains nombres de points qui sont susceptibles d’un éventuel conflit dans le pays. 

 

Cette rencontre a regroupé la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, la société civile et les groupes politico-militaires. La coalition Séléka était absente.

 

Selon le coordonnateur du groupe de travail de la société civile, Fulgence Zéneth, il y a huit points qui peuvent être une source d’un éventuel conflit en Centrafrique. Il cite la libération des prisonniers de cette crise en l’absence du comité internationale de la Croix-Rouge, le retrait  des troupes étrangères présentes dans le pays, le cantonnement des éléments de la Séléka, la question d’entrer en vigueur du cessez-le-feu et l’ouverture des couloirs humanitaires.

 

Pour Fulgence Zéneth, ces points pourront faire l’objet d’un possible conflit. « Nous avons une lourde responsabilité pour que ces points soient respectés et que la paix revienne définitivement en République centrafricaine. Donc il est nécessaire que les signataires de ces accords essaient de mettre en application leurs engagements pour l’intérêt du peuple centrafricain », a mentionné Fulgence Zéneth.

 

Par ailleurs les participants à cette rencontre ont déploré l’absence des représentants de la Séléka et les exactions que leurs hommes continuent de commettre sur la population dans les zones sous leurs occupations.

 

 

 

MBOKI : 3 BANDITS TUÉS PAR LES FACA

 

 

RCA sud Est

 

 

Mboki, 19 févr. 13 (RJDH) Trois hommes  appartenant à une bande armée non identifiée ont été tuées, le  dimanche 17 février, lors d’un affrontement entre les éléments des Forces armées centrafricaines et ces bandits, à Mboki (sud-est).


D’après les témoignages recueillis par le correspondant du RJDH sur place, l’insécurité a ressurgi dans cette localité  à cause de ces hommes armés qui seraient des peulhs, dont leur présence a été signalée à 10 kilomètres de la localité. Ces derniers commettent souvent  des exactions  sur la population.


« Dans la nuit  du mercredi 13 février, ces hommes  armés ont fait irruption dans la ville et commençaient à faire des tirs en l’air. En se retirant de la localité, ils ont  dépouillé  un groupe de pêcheurs qui revenaient de la pêche de tous leurs produits », a témoigné un habitant de Mboki.


Informés par ce groupe de chasseurs, les  FACA se sont lancés à leur poursuite. Ils  ont tués deux bandits sur le coup, un autre s’est fait tuer par les habitants  à environ sept kilomètres de la ville de Mboki quand il cherchait à s’en fuir.

 

 

 

BANGUI : DES COMMERÇANTS S’INDIGNENT DU NON-RESPECT DES CALENDRIERS DU NETTOYAGE DES LOCAUX

 

marché-centrafricain

 

Bangui, 19 févr. 13 (RJDH) Les commerçants des marchés de Lakouanga  et de Boy-Rabe, respectivement dans le 2ème  et le 4ème arrondissement de Bangui s’indignent du non-respect du calendrier de nettoyage, établi par la mairie de Bangui. Ces derniers  disent avoir  perdu une journée à attendre le service d’assainissement de la mairie qui devrait passer pour les nettoyages du marché comme prévoit le calendrier établi par le maire.

 

« Nous sommes obligés d’autoriser les vendeurs à reprendre les activités ce matin, parce que dans la journée de lundi, nous avons attendu en vain le service de nettoyage de la mairie, comme  convenu pendant la réunion du samedi dernier », a fait savoir  responsable du marché de Lakouanga,  Sodi Sévérin, interrogé ce matin par le  RJDH.

 

Une des vendeuses de ce marché se dit déçue du comportement des agents de la mairie. « Nous ne savons pas pour quel but, le service désigné par la mairie qui devraient venir procéder au nettoyage des lieux ne sont pas venus. Ils nous ont fait perdre une journée gratuitement. Oubliant que c’est les recettes journalières qui nous permettent de prendre soin des membres de nos familles », a-t-elle expliqué.

 

Cette réaction est partagée par les vendeurs du marché Boy-Rabe, dont le nettoyage est prévu pour ce mardi. « Si la mairie a des difficultés, les agents auraient dû nous informer, cela nous permettra de prendre nos dispositions. Voilà que nous avons perdu une journée sans rien vendre », s’est plainte Marie-Yvette Kofio, une vendeuse au marché Boy-Rabbe.

 

Le samedi 15 février le maire de la ville de Bangui  Nazaire Guénéfeï  Yalanga avait établi un calendrier de nettoyage des différents marchés de la ville de Bangui à l’issue d’une réunion  avec leurs responsables.  Il était prévu que le marché de Lakouanga soit nettoyé le lundi et celui de Boy-Rabe le mardi.

Pour des raisons de disponibilité, le RJDH n’a pas pu joindre le maire de la ville de Bangui pour recueillir sa version des faits.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 03:22

 

 

 

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BANGUI, République Centrafricaine, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/  Les Nations Unies ont déployé, du 18 au 25 février en Centrafrique, une Mission d’évaluation stratégique comprenant les Représentants du Départements des Affaires Politiques (DPA), du Département des Opérations de Maintien de la Paix (DOMP), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (OHCHR), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), du Bureau d’Appui à la Consolidation de la Paix (PBSO) et du Département d’Appui aux Missions (DFS).

 

SOURCE : UN Integrated Peacebuilding Office in Central African Republic (BINUCA)

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 03:01

 

 

 

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source : http://www.centrafriquelibre.info

 

La politique est devenue une source de bien-être et d'enrichissement en RCA. On devient politicien dans ce pays pour s'agripper au pouvoir et se servir et non « pour servir » le peuple. Ce pays tarde à prendre son envol faute des leaders politiques dignes de ce nom.

 

Comment comprendre qu'en 53ans d'indépendance, on ne puisse pas trouver un seul parti démocratique et organisé dans les règles de l'art? On compte aujourd'hui une soixantaine d'associations politiques pour seulement 5 millions d'habitants.

 

En Centrafrique de nombreux partis ont vu le jour depuis l'avènement de la démocratie au début des années 90; mais force est de constater qu'ils ne présentent pas au peuple de véritables projets de société.

 

Du coup la politique politicienne est privilégiée au profit du social: on ne pense pas à l'amélioration des conditions de vie des populations, on privilégie sa carrière et ses intérêts.

 

La plus part de ses organisations n'existent que grâce aux fondateurs et leurs proches connaissances, voire leur famille biologique. Beaucoup de ses associations sont fondées sur l'ethnie.


Si ailleurs, on crée un parti pour défendre des idées afin de fédérer un peuple et conquérir le pouvoir, en Centrafrique c'est le contraire. Créer un parti c'est ouvrir une voie royale au profit et aux activités des choses de la passion.

 

Les leaders ne fournissent aucun effort pour susciter l'adhésion du peuple centrafricain, ils ne se focalisent que sur leurs noms devenus des marques de produits comme on fait en publicité, ainsi que sur leurs proches.


Ce n'est pas le nouveau Me Tiangaye qui nous dira le contraire: la majorité des ministres de son gouvernement sont des leaders des mouvements politiques.

 

Le chef du gouvernement est le président de la CRPS. Le ministre de l'Economie, le retraité et éternel ministre Enoch Dérant Lakouè alias «  feuille de manguier » préside le PSD, un parti de la mouvance présidentielle.

 

A l'exception de Ziguélé qui a préféré envoyer un de ses lieutenants, le ministre Loudégué au ministère de l'Education, tous les chefs se sont empressés de partager le butin apporté par la Seleka.

 

Me Pouzère et Me Mboli goumba avocats de formation et respectivement ministres des Postes et Télécommunications, d'Equipements et du Désenclavement sont les présidents fondateurs de Löndo et de Patrie. M. Béndounga président du MDEREC, est ministre délégué au Développement rural, M. Douba ministre délégué à l'Urbanisme chargé de la Réforme Foncière est le président de l'ADP etc...

 

Si rien n'est fait pour encadrer les partis politiques, la liste de ces organisations va s'agrandir, ce qui entraînera de graves conséquences sur le développement de la RCA.

 

Incapables de montrer de bons exemples, les laisser pour comptes essaieront de rentrer dans cette danse de « canard boiteux »,et la pagaille va s'accroître.

 

Face à l'inexistence des leaders charismatiques, un bon nombre de centrafricains privilégient la violence marquée par la prise des armes et la création d'un parti ou mouvement politique pour s'enrichir en si peu de temps.

 

On retrouve actuellement cette dichotomie entre les membres du gouvernement Tiangaye.

Le gouvernement de transition apparaît comme un dernier rempart pour résoudre le problème de la multiplication des partis politiques.

 

Les trentenaires et des quadragénaires dont une majorité regorgent pourtant des diplômes sont abandonnés à leur triste sort, par ces leaders qui préfèrent collaborer avec les gens de moindre valeurs et facilement manipulables.

 

Une nation se développe en fonction de sa capacité culturelle et de l'apport de tous ses citoyens. Paradoxalement en Centrafrique, le système met à l'écart les jeunes diplômés.


Les diplômes ne payent plus par rapport à la politique qui souvent attire les arrivistes et les aigris de l'école.

A titre d'exemple le cabinet de la ministre Michèle Alliot Marie au ministère de la défense française était truffée des jeunes trentenaires.

 

En Centrafrique, la moyenne d'âge est de 55ans, ce qui montre bien une méfiance à l'égard de la jeunesse qui a toujours été le fer de lance du développement d'un pays.

 

Des informaticiens, des responsables de ressources humaines, des économistes et des financiers Centrafricains contribuent actuellement au rayonnement de la France, alors que la RCA qui doit repenser toute son administration, privilégie les gens fatigués, incompétents ou corrompus.

 

Wilfried Maurice SEBIRO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 00:45

 

 


 

Ce discours a été prononcé par un esclavagiste européen, William Lynch, en 1712. Il avait été invité par ses collègues afin de venir présenter une nouvelle technique de contrôle des Africains déportés aux États-Unis mais qui se révoltaient chaque jour, et mettaient ainsi à mal leurs « affaires ». William Lynch de par sa compétence et l’expertise qu’il avait développé, était devenu un « consultant » en ce domaine.



« Mesdames, Messieurs, Je vous salue ici, en cette année de notre seigneur, 1712. J’aimerais d’abord vous remercier de m’avoir invité. Si je suis là aujourd’hui, c’est pour vous aider à résoudre les problèmes que vous avez avec vos esclaves. J’ai expérimenté dans ma modeste plantation, des méthodes nouvelles de contrôle des esclaves. La Rome antique nous envierait si mon programme était appliqué. Non seulement vous perdez de l’argent en pendant vos esclaves, vous avez aussi des insurrections, des révoltes, vos champs restant ainsi longtemps sans être cultivés, vos propriétés sont souvent victimes d’incendies, votre cheptel est tué. Je ne suis pas là pour énumérer tous les problèmes que vous avez avec ces esclaves, mais pour vous aider à les résoudre.



Je dispose d’une méthode qui vous permettra de contrôler définitivement vos esclaves noirs, et qui a fait ses preuves dans ma propriété. Je vous garantis à tous que si vous l’appliquez correctement, elle vous permettra de contrôler vos esclaves pendant au moins 300 ans. Ma méthode est simple, tout membre de votre famille ainsi que vos ouvriers blancs peuvent l’utiliser. Je fais ressortir un certain nombre de différences parmi les esclaves; il me suffit de reprendre ces différences, de les agrandir, de les exagérer. Puis je suscite la peur, la méfiance, l’envie, la méfiance en eux, afin de les contrôler; par exemple, prenez cette liste de différences: l’âge, la couleur, l’intelligence, la taille, le sexe, la superficie des plantations, l’attitude des propriétaires, le lieu d’habitation des esclaves (vallées, montagnes, l’est, l’ouest, le nord, le sud), le type de cheveux des esclaves (fins ou crépus), la taille des esclaves (grands de taille ou courts). Je vais ensuite vous donner une stratégie d’action pour mettre tous ces éléments ensemble; mais avant tout, j’aimerais vous dire que la méfiance, le manque de confiance en soi, est plus efficace que le respect ou l’admiration. L’esclave noir, après avoir reçu ce lavage de cerveau, perpétuera de lui-même et développera ces sentiments qui influenceront son comportement pendant des centaines voire des milliers d’années, sans que nous n’avions plus besoin d’intervenir. Leur soumission à nous et à notre civilisation sera non seulement totale mais également profonde et durable. N’oubliez jamais que vous devez opposer les adultes et les noirs âgés aux plus jeunes, les noirs à peau foncée aux noirs à peau plus claire, la femme noire à l’homme noir.



Mesdames, Messieurs, ces solutions sont les clefs qui vous serviront à contrôler vos esclaves. Utilisez-les, faites-en bon usage; faites en sorte que vos femmes, vos enfants, vos ouvriers blancs les utilisent aussi; ne manquez pas cette opportunité. Si vous l’appliquez intensément pendant une année, les noirs eux-mêmes les développeront, les accentueront, et manqueront à tout jamais de confiance en eux-mêmes Cela vous permettra d’asseoir une domination quasi éternelle sur eux. »

                                                                                                                                                          

 

                      Commentaire et analyse du discours par Kidjimalé Léon Grant.

 

 

Ce discours est encore d'actualité. Sa portée a été réelle dans l'Amérique esclavagiste. L'esprit de la méthode de William Lynch est tout simple : la mise en évidence d'un certain nombre  de différences entre les individus d'un même groupe social, en l’occurrence les Noirs. Il s'appuie  pour cela sur l’âge, la couleur de la peau plus ou moins foncée, le sexe, la taille, les cheveux lisses ou crépus...

 

Par ce moyen, il peut séparer les Noirs. Il peut les empêcher de constituer un groupe pour résister à leur propriétaire blanc. C'est le fameux « diviser pour régner ».

Le texte ne nous dit pas si la méthode a été suivie par les  autres fermiers blancs. Mais on peut l'imaginer …

 

Pour nous, Africains, des leçons sont à tirées de ce discours face à l'oppression d'où qu'elle émane !

Dans tous les cas, beaucoup de leaders négro-africains  tels que Martin Luther King, Nelson Mandela et Gandhi, qui connaissaient ce discours, ont su tirer les conséquences politiques et sociales. Ils ont su maintenir unis ceux avec qui ils menaient le combat pour la liberté des droits.

 

Gandhi,  contre  qui les colons anglais, ont  opposé Muhammad Ali Jinnah avait essayé en vain de sensibiliser celui-ci contre les ruses de ce discours que les anglais ont adaptées à la situation de l'Inde de l'époque, mais sans succès – c'est-à-dire si la méthode est redoutable !

 

Mandela, lui, aussi a déployé une énergie immense pour ne pas tomber dans le piège que le régime de l'apartheid avait monté notamment en créant des bantous tans et en attisant les haines tribales entre les Xosas et les Zoulous ...Cela ,malgré les trahisons de Buthélézi et son Inkata...

 

En Afrique centrale, B. Boganda rêvait d'un Etats-Unis en Afrique centrale. Celui que la France gaullienne lui avait opposé pour faire échouer ce fabuleux projet, fût Léon Mba au Gabon. Sans trop effort, l'on avait réussi à le convaincre que son pays risquerait de partager ses richesses avec d'autres plus pauvres.

 

En Afrique de l'ouest, la même méthode a été appliquée avec « succès ». Félix Houphouèt-Boigny refusera une fédération des états de l'ancienne colonie française que les panafricanistes de l'époque lui avaient proposée !

 

«  L'esclave noir, après avoir reçu ce lavage de cerveau, perpétuera de lui-même et développera ces sentiments qui influenceront son comportement pendant des centaines voire des milliers d'années, sans que nous (les colons blancs esclavagistes)n'avions plus besoin d'intervenir. Leur soumission à nous et à notre civilisation sera non seulement totale mais également profonde et durable. »

 

Si je rappelle cette partie du discours de William Lynch, c'est que je pense que c'est le but qu'il recherchait – à savoir soumettre l'homme noir ad vitam aeternam à l'homme blanc, un peu à la manière des dominos qui, succombent les uns après les autres dès la première impulsion.

 

Lavage de cerveau en vue de pervertir le comportement de l'homme noir, pour le dominer pendant des siècles !

Nous soumettre à leur civilisation. Je ne commenterai pas cette partie, et je renvoie aux écrits de Cheikh Anta  Diop et autre Boubou Hama...

 

Vous avez peut-être constaté que je n'ai pas évoqué un point qu'avait souligné William Lynch, sur les différences qu'il avait citées. En effet il avait mentionné les lieu d'habitation des uns et des autres . Il avait suggéré aussi l'intelligence comme moyen de division !

 

J'ai été parfois estomaqué de constater que (certains parmi nous qui avant eu l'opportunité d'étudier, de décrocher des diplômes, bref, ceux qui se trouvent intelligents ou intellectuels) expriment un profond mépris pour nos compatriotes moins lotis.

Pire d'ignorer que l'analphabétisme a atteint un record en Centrafrique et parmi les populations noires.

 

Nous ne devons pas nous laisser instrumentaliser voire flatter comme étant différents des autres. Mais nous devons savoir que si intelligents nous sommes cela  nous confère plus d'obligation envers les autres. Je bats ma coulpe pour n'avoir pas aidé nos compatriotes comme j'aurai voulu, à  combattre l'ignorance et l'asservissement.

 

Le tribalisme et le régionalisme participent de cette duperie !

 

En effet qui n'a pas vu près de lui ou entendu des propos stigmatisant telles ou telles ethnie en R.C.A. !  Surtout lorsqu'un ressortissant d'un groupe ethnique est au pouvoir....

 

Dans tous les cas, sachons-le, la mayonnaise a bien pris. En être conscient, c'est  déjà un début …

Plus l'on occupe un position sociale importante, plus l'on doit se battre pour l'unité et pour l'épanouissement du plus grand nombre. Se battre pour que la veuve l'orphelin  et mes moins nantis aient autant de droit et de chance que les autres.

 

Notre aliénation remonte  donc de loin. Culturellement apprivoisés, nous sommes comme un fleuve qui s'est délité ! Et au premier rang, se trouvent nos dirigeants...

 

Alors que faire pour commencer ?

 

Diffuser largement le texte  de discours de William Lynch,  l'analyser et se l'approprier.

 

Agir toujours ensemble même si c'est difficile. Sans condamner ou rejeter un individu de bonne volonté ou un groupe qui veut  contribuer à un projet politique, économique ou culturel.

Surtout sensibiliser que nous luttons contre une volonté de nous dominer éternellement !!!

Ainsi chacun parviendra progressivement à modifier son comportement. Les actions que nous poserons ensemble seront  plus efficaces dans l'intérêt de nos peuples.

 

Penser aux legs aux générations futures !

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:34

 

 

Urgent

 

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Bangui, 19 fév (CAP) – On apprend d’une source aéroportuaire de Bangui M’poko digne de foi qu’un avion affrété en urgence vient de se poser à l’aéroport international Bangui M’poko en vue de l’évacuation vers Libreville du général Xavier Sylvestre YANGONGO dont l’état de santé se serait brusquement détérioré, il aurait fait un accident vasculo-cérébral (AVC).


Toujours selon nos informations, compte tenu de la gravité de son état, l’évacuation du général ne pouvait attendre le prochain vol régulier d’Air France Bangui-Paris d’où la décision de BOZIZE dit-on de l’acheminer sur Libreville.

 

Tout cela pose avec acuité le problème du manque cruel d’infrastructures de soins médicaux d’urgence en Centrafrique qui n’ont jamais été une priorité ni un souci pour la  bozizie depuis dix ans qu’elle est aux commandes.

 

On se souviendra du cas d’un autre général, André MAZI, qui lorsqu’il était pratiquement à l’article de la mort, avait été évacué à l’ultime moment à Libreville pour y décéder. 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 05:12

 

 

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Au “Tandem Bozizé-Tiangaye”, faut-il le rappeler, et ce, à raison que la paix, la sécurité et l’ordre public sur toute l’étendue du territoire ne sont pas les seuls objectifs de leur cohabitation. C’est urgent, la paix ! C’est nécessaire la sécurité ! Enfin, c’est inexorable l’ordre public ! Ils le défendent ici. Ils l’argumentent là-bas. Même, ils éblouissent l’équilibre de la pensée politique et économique avec ces mots creux – concept-valise – utilisés pour étouffer ou réduire à néant la réalité réelle. Et la réalité réelle. Où est-elle ? Ils sont nombreux à poser cette question. Pourtant, elle est si proche d’eux. Elle est parlante et significative. Mais ils ne l’entendent point ou mieux encore refusent de l’écouter. Et elle sombre. Avec elle, la Centrafrique est en dérive.


Oui la Centrafrique est en dérive. Cette réalité réelle c’est le système éducatif en Centrafrique. Cette réalité réelle, c’est l’Université de Bangui qui meurt. Et l’on ignore que la paix, la sécurité et l’ordre public dépendent de l’éducation des citoyens. Des citoyens bien éduqués et instruits connaissent la valeur de la paix, l’ordre public et la sécurité. C’est dire, le ‘‘Tandem Bozizé-Tiangaye’’ ne devrait pas s’investir exclusivement que dans la politique de la paix, la sécurité et l’ordre public. Pourquoi ? Parce que ces trois  impératifs à eux seuls ne suffisent pas pour rasséréner. Et, c’est là où la réalité réelle devient importante.


La crise centrafricaine n’est pas que politico-militaire. Elle est aussi une crise du système éducatif. Elle est encore, pour dire mieux, la crise de l’Université de Bangui. La rigueur scientifique à disparu au sein de cette institution. Les enseignants traversent une crise de la pensée sur fond de mépris pour l’éthique de la profession. La politique de Recherche & Développement est inexistante. Et l’Université de Bangui n’est pas compétitive an niveau international, et même parfois dit-on, par rapport aux autres Universités de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale.


L’ironie du sort, les professeurs de l’Université de Bangui ne sont connus que dans cette ville et dans la sous-région. Au plan international ils sont introuvables.  Au regard de cette réalité réelle, il appartient au ‘‘Tandem Bozizé-Tiangaye’’ d’y remédier.  La paix perpétuelle, la sécurité permanente et le véritable ordre public s’obtiennent que par une  bonne éducation ; l’Université un vivier de savoir et de connaissance prend place dans la société comme vecteur de Recherches & Développement. Cela dit, le système éducatif de la Centrafrique doit connaître une réforme. L’Université de Bangui doit innover en modifiant ses statuts. Il serait raisonnable qu’elle s’adapte à la globalisation. Elle doit  écarter la politique exclusive d’ ‘‘Africanisation du droit des affaires’’.


C’est une  grosse erreur pour l’Université de Bangui d’enseigner le droit communautaire africain des affaires, alors que la Centrafrique n’a pas encore son propre droit des affaires. Ce sont des pistes que le ‘‘Tandem Bozizé-Tiangaye’’ devrait explorer pour mettre en valeur la Recherche & Développement au service de l’économie. Aussi, les différents départements qui composent l’Université de Bangui doivent être autonomes. Les critères de recrutement des maîtres de conférences et professeurs doivent être basés sur la compétence. Et les candidats centrafricains doivent être privilégiés et encouragés à intégrer le corps d’enseignants. Au surplus, le gouvernement ne doit pas hésiter à doter le système éducatif centrafricain et notamment l’Université de Bangui des moyens nécessaires et appropriés pour mener des recherches. Si la Grande-Bretagne est forte aujourd’hui, c’est parce que ses Universités sont en pointe dans l’innovation. Si le Japon est si développé c’est parce que son système éducatif et Universitaire a privilégié les Recherche & Développement.


Et les Etats-Unis d’Amérique doivent être cités comme l’exemple parfait de l’apport incontournable et nécessaire des Recherche & Développement dans tous les domaines. La Centrafrique doit s’inspirer de ces pays pour asseoir sa politique de réforme du système éducatif et de la refonte des statuts de l’Université de Bangui. La Démocratie et la prospérité sont ici. La paix, la sécurité, et l’ordre public résident dans la mise œuvre de cette proposition. Le tout sécuritaire risque de mener à  l’échec et la confusion. Le démocrate ne le souhaite pas.

 

Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg).          

 

 

It is true that Central African Republic through its National Unity Government has to-day as first priority – implementation of Law and Order – peace and security – over all its territory. This policy is understandable to those observing the state of this country and reflecting on political crises it continues to endure. But, the main political question is that: “Can this Government succeed in this scope without taking in account the case of Education, Research & Development”? Analysing the Government’s intent, it appears that Education, Research & Development are not in its political map. To be clear and relevant on this issue – permanent peace and coherent security imply from citizen: good education, excellent training and better civics. Law and Order could be well understood only through education. The Department of Education is poor with infrastructure.

 

The consequences of this fact are: teachers and  professors cannot do their best in teachings. The lack or non-existence of Research & Development. University of Bangui is underequipped. It is difficult in this situation to compete with other Universities in the world and in the Economic and Monetary Community in Central Africa. University of Bangui and the Department of Education should be adapted to the process of globalization not only to “africanization”.  It depends on “The Tandem Bozize-Tiangaye” to revamp this situation.  It means that these sectors need deep reforms in order to participate in the transformation of Central African Republic. Peace and security, now: it is right. Law and Order, now: it is right. But, it is not enough to secure this country. University of Bangui and the Department of Education must be privileged by the National Unity Government. United Kingdom is so powerful and wealthy to-day because of its Universities and Research & Development. Japan is so strong economically because of its Universities and Research & Development. United States of America here can be quoted as a perfect example Universities and Research & Development play in the process of progress.

 

Central African Republic should experiment these practices in order to give opportunities to professors, engineers, scientists, lawyers, chemists, physicians, physicists, traders, journalists, entrepreneurs...  evolving  the economic fabric through small and medium sized enterprises. It is to mention beyond this assertive that, the political crisis this country faced, is not only military, but at first that of the crisis of education system. It is also a crisis of University of Bangui. Crisis in the way of thinking. Crisis of ethic among elites. In this regard, the Department of Education and the University of Bangui must be in the core of the National Unity Government policy. The effective solution of the series of crisis, Central African Republic is shrouded resides also in the transformation of its education system. University of Bangui should rethink its philosophical way to recruit lecturers and professors. Competence must be the criterion to recruit and Central African encouraged to integrate the professorial corps.    

 

Each department must be self-governing. Academic freedom should be prevailed. It is clear to-day that University of Bangui and the Department of Education deserve more attention from “The Tandem Bozize-Tiangaye”. To reach prosperity, growth, economic stability Central African Republic is obliged to give significant support – financial, material and political – to the Department of Education and the University of Bangui. Both are in serious crisis. Something must be done to fix this calamity. And this calamity has become a breeding ground for “The tandem Bozize-Tiangaye” to value their love and interest to this country by bringing appropriate solutions. The future of Central African Republic is to be found in Education, Research & Development. The better way to establish permanent and perpetual Peace and Security, Law and Order in Central African Republican is to reform Education and to revamp the status of the University of Bangui. Democracy and prosperity are here.

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