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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:14

 

 

Tiangaye et Sassou

 


APA-Brazzaville (Congo) 2013-01-15 18:00:25 - La coalition Séléka a approuvé mardi la nomination de Nicolas Tiangaye au poste de Premier ministre, une désignation déjà entérinée par l’opposition, au lendemain des négociations de Libreville.


« Nous sortons de cette entrevue avec beaucoup d’optimisme quant à l’avenir de notre pays. Il n’y a plus de dissensions parce que l’accord de Libreville prévoyait que le Premier ministre soit issu de l’opposition démocratique et l’opposition démocratique m’a désigné à l’unanimité. Cela a été approuvé par la coalition Séléka », a déclaré Nicolas Tiangaye. 


« Après Brazzaville je vais rentrer avec la Séléka à Bangui qui va confirmer la proposition faite par l’opposition démocratique », a-t-il poursuivi. 


De son côté le chef de la Séléka, Michel Djotodia, a déclaré : « Nous venons de confirmer M. Tiangaye comme Premier ministre. C’est le futur le Premier ministre, il n’y a plus d’objection. Le partage des portefeuilles est une échéance à venir. Nous avons convaincu ceux qui sont sur le terrain. Il est trop tôt de dire si oui ou non nous réclamons le portefeuille de la Défense. On vient de signer un cessez-le feu, donc c’est après la formation du gouvernement qu’on verra comment procéder au regroupement et au retrait de nos troupes », a encore dit Michel Djotodia


Confirmant les propos de son chef, Christophe Gazam Betty, principal négociateur de la Séléka chargé des questions politiques, a déclaré que « tout le monde est d’accord pour la désignation de Me Tiangaye (…). Il faut positiver, il n’y a pas de garantie à 100%, il n’y a pas non plus de sécurité à 100%. Il y a un temps pour tout. Je pense qu’il faut se faire confiance, on va rentrer sur Bangui pour faire avancer les choses ». 


Le premier ministre aura pour tâche de composer un gouvernement d’union nationale composé de la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, la coalition Séléka, la société civile et les groupes politico-militaires non combattants.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 22:07

 

 

 

CEEAC

 

 

convoi FOMAC àn Damara

 

 

APA – Libreville (Gabon) 2013-01-15 18:23:32 - Le secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Nassour Guelendouksia Ouaïdou, a annoncé mardi à Libreville, qu’il sollicitait auprès de l’Union africaine une aide financière d’environ cinq millions d’euros pour financer la force d’interposition de la CEEAC dépêchée en Centrafrique, un pays membre de la communauté aux prises avec la rébellion de la Séléka.


''Donnez-moi les moyens pour que je garde mes troupes là-bas à Bangui'', a lancé M. Guelendouksia Ouaïdou qui a indiqué par ailleurs qu'un soldat coûtait par jour à la CEEAC 9 600 FCFA. A ce jour, l'institution régionale a déjà dépensé 500 millions de FCFA.


''Même si le climat est apaisé à Bangui, la prudence recommande que les troupes mettent plusieurs mois dans la capitale centrafricaine'', a-t-il ajouté, s'adressant à une délégation de l'UA.

La délégation de la commission de l'Union africaine était conduite par l'ambassadeur chef de bureau de liaison de N'djamena, Ki Doulaye Corentin, et ce dernier a dit avoir traduit fidèlement la doléance de la CEEAC à la présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma.

Tout en se disant optimiste par rapport à l'aboutissement favorable de cette requête, M. Corentin a indiqué que la CEEAC était pour l'UA un pilier très important. 


Le Gabon, le Tchad, le Congo Brazzaville et le Cameroun sont les pays qui ont dépêché des troupes à Bangui à raison de 120 soldats par Etat. Cette opération rentre dans le cadre du Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale (COPAX). 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:44

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

 

Déclaration de l’Organisation de la Société Civile Centrafricaine de France (OSCCF) suite à l’accord de sortie de crise signé le 11 janvier 2013 au Gabon. 

                    

Retour de la paix en Centrafrique, une satisfaction.


Dans notre pays, la  Centrafrique,  la guerre et ses corollaires qui pointaient leur nez à l’horizon il y a quelques jours, ont, par la grâce de Dieu, cédé place à la paix. Bien que cette paix retrouvée reste à consolider, c’est tout de même une satisfaction.


Cette satisfaction est toutefois mêlée  de chagrin car nous partageons aussi la douleur de nos compatriotes  qui ont perdu l’un des leurs dans ce conflit.


L’organisation de la Société Civile Centrafricaine de France (OSCCF) qui n’avait pas hésité à faire des propositions de sortie de crise (Cf. Proposition de sortie de crise du 26/12/2012) salue le sursaut patriotique des Centrafricains pour la paix et par ricochet l’accord de paix  de Libreville signé le 11 janvier dernier.

   

L’OSCCF se félicite en outre de ce que l’essentiel de ses propositions ait été retenu et figure bien dans l’accord de Libreville. Toutefois elle regrette le maintien en place de l’assemblée nationale qui aurait dû être dissoute en même temps que le gouvernement. L’économie ainsi réalisée (plus de 200 millions de Fcfa par mois, correspondant aux salaires et primes des députés) aurait par exemple pu permettre, pendant les 12 à 18 mois que va durer la transition, le financement d’un ministère ou secrétariat d’état chargé du « Service à la nation, de l’éducation de la masse (conscientisation, changement de mentalité, lutte contre la corruption,…) et de l’insertion professionnelle des jeunes. Un ministère ou secrétariat d’état susceptible de travailler en transversal avec les autres ministères en vue de changer radicalement la situation des jeunes qui vivent dans la précarité et constituent des proies faciles pour les va-t-en guerres et autres mafiosi. Dans un pays comme le nôtre où tout, presque,  reste à faire, il est inimaginable qu’il y ait autant de jeunes en chômage, sans emploi. Une solution de choc existe pourtant bien pour endiguer ce fléau. Les moyens tant financiers qu’humains existent ; reste la volonté politique. Bref.

 

Soutien à la nomination du premier ministre.


L’Organisation de la Société Civile Centrafricaine de France soutient la proposition de Me Nicolas TIANGAYE comme premier ministre et invite le président de la république à valider cette proposition. Ce soutien de l’OSCCF à la nomination de Me TIANGAYE se justifie par le critère d’intégrité dont jouit ce dernier, bien qu’il existe bel et bien d’autres Centrafricains répondant à ce même critère.

 

Nomination des ministres et autres représentants  de la diaspora centrafricaine.

 

Comme on a coutume de dire « Mieux vaut prévenir que guérir », nous supposons que ce sont les partis politiques et autres entités de la rébellion qui vont proposer un ou plusieurs des leurs au premier ministre pour les postes de ministre et autre. Par conséquent, l’OSCCF attire dès à présent l’attention du futur premier ministre sur le choix qui sera fait quant à la nomination des personnalités de la société civile au sein du gouvernement de transition. Nous suggérons à cet effet  au premier ministre de s’adresser aux organisations de la société civile centrafricaine de part le monde pour que ces derniers lui fassent une proposition. L’idéal serait qu’il y ait au moins 3  représentants de la société civile (un de Centrafrique, un de l’Afrique en général et un dernier issu du reste du monde (notamment Europe)). Il est clair dorénavant que nous ne voulions plus être représentés par des personnes que nous n’avions pas choisies nous même.  Ce temps est révolu !


En sommes, notre souhait est que le gouvernement qui sera formé ne puisse pas être que des nominations en guise de reconnaissance pour les temps passés dans le combat ou d’un simple militantisme au sein d’un parti politique ou encore par clientélisme. Notre pays a besoin des cadres de qualités, expérimentés et  intègres ; susceptibles de mettre leur savoir faire au service du développement du pays.  Nous réitérons notre proposition d’un gouvernement restreint avec un accent particulier sur la défense nationale. 

 

Respect de la parole donnée et Transparence.


En définitif, l’OSCCF appelle tous les signataires de l’accord de Libreville à respecter scrupuleusement et de bonne foi cet accord auquel ils ont tous souscrit. Des ajustements, s’il y a lieu, doivent se faire dans une totale transparence. 

 

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

                                               Fait à Paris le 15 janvier 2013.


Le Bureau national de l’OSCCF.


osccfr@yahoo.fr

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:40

 

 

 

 Tiangaye-et-Sassou.jpg

 


BRAZZAVILLE (Centrafrique) AFP / 15 janvier 2013 15h16 - La rébellion du Séléka a confirmé mardi la désignation par l'opposition - démocratique et armée - de l'avocat Nicolas Tiangaye comme futur Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, levant un obstacle à sa nomination par le président François Bozizé.


Nous venons de confirmer le choix de M. Tiangaye comme Premier ministre. C’est le futur Premier ministre, il n’y a plus d’objection, a déclaré le chef du Séléka Michel Djotodia à sa sortie à Brazzaville d'une audience avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le Comité de suivi de l'accord de paix de Libreville


Michel Djotodia et plusieurs autres rebelles, étaient accompagnés à l'audience par Me Tiangaye.

 

L'accord de sortie de crise signé vendredi à Libreville prévoit un nouveau Premier ministre issu de l'opposition.


Dimanche soir, Josué Binoua le ministre de l'Administration territoriale du gouvernement démis samedi, avait déclaré que le président centrafricain François Bozizé, après avoir été informé de la désignation de Me Tiangaye par l'opposition démocratique, attendait d'être informé par écrit du nom proposé par les rebelles avant de nommer le nouveau titulaire de la Primature.

 

Nous sortons de cette entrevue avec beaucoup d’optimisme quant à l’avenir de notre pays. Il n’y a plus de dissensions parce que l’accord de Libreville a prévu que le Premier ministre doit être issu de l’opposition démocratique et l’opposition démocratique ma désigné à l’unanimité. Cela a été approuvé par la coalition Séléka, a commenté Me Tiangaye.



Je vais rentrer avec le Séléka à Bangui qui va confirmer la proposition faite par l’opposition démocratique, a-t-il précisé.

 

De source de la délégation de Me Tiangaye, les rebelles et lui rentreront mardi en fin d'après-midi à Bangui.

 


(©)

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:36

 

 

 

JJD.jpg

 


(Afrique Asie 15/01/2013) par Valérie Thorin



Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre centrafricain de la Défense, candidat à la Primature. Il met de côté ses ambitions présidentielles pour faire face à la rébellion et aux difficultés économiques de son pays.

 


L’ex-ministre de la Défense centrafricain, Jean-Jacques Demafouth, a pris la grave décision, en ce mardi 15 janvier 2013, de présenter sa candidature au poste de Premier ministre de son pays. Mettant à l’écart ses ambitions politiques, puisque cette candidature implique qu’il ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle prévue en 2016, il a préféré faire face aux difficultés que traverse actuellement la Centrafrique.

 


Une attitude républicaine et citoyenne qui vient contrebalancer les atermoiements relevés lors des négociations menées entre l’actuel gouvernement et les opposants à Libreville (Gabon) entre le 9 et le 11 janvier. Pour Jean-Jacques Demafouth, il est en effet bien plus important d’assurer la paix, la concorde civile et le développement économique que d’assouvir des ambitions politiques personnelles. Cette candidature vient également mettre un terme aux dissensions qui se font jour dans l’opposition politique quant au choix d’un Premier ministre de consensus, et également au sein du mouvement rebelle, le Séléka, par ailleurs toujours menaçant.



L’accord de Libreville trace un cadre de travail qui pourrait permettre, à condition que la réconciliation nationale et la sécurisation puissent être effectives, de remettre le pays sur les rails du développement. Par ailleurs, la mission pour laquelle Jean-Jacques Demafouth semble être le meilleur candidat, compte tenu de son expérience et de son engagement actuel dans le cadre des Nations unies (opération de Désarmement-Démobilisation-Réintégration, DDR), est de rebâtir une armée nationale digne de ce nom et, partant, d’assurer la fin définitive de toute rébellion armée dans le pays.

 

© Copyright Afrique Asie

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 14:49

 

 

 

Boz et Li Keqiang

 

 

2013-01-15 19:46:33  (xinhua)


La Chine espère que les accords récemment signés pourront restaurer la paix en République centrafricaine, a annoncé mardi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.


"Nous espérons que toutes les parties en République centrafricaine observeront et appliqueront les accords afin d'aider le pays à retrouver au plus tôt la voie de la stabilité et du développement", a indiqué Hong Lei lors d'une conférence de presse.


M. Hong a fait cette remarque après que le gouvernement et la rébellion de la République centrafricaine eurent signé vendredi des accords.


Selon ceux-ci, un nouveau Premier ministre de l'opposition sera nommé pour qu'un gouvernement d'unité nationale puisse être formé afin de mettre fin à la crise politique qui dure depuis un mois. Les élections législatives seront organisées d'ici un an.


M. Hong a indiqué que la Chine suivait étroitement le développement de la situation et a pris note de la signature des accords.


Selon le porte-parole, la Chine salue les accords car ils ont posé les bases pour une solution politique à la crise.


La Chine est prête à collaborer avec la communauté internationale pour s'efforcer d'aider la République centrafricaine à retrouver la paix et la stabilité à long terme, a ajouté M. Hong.

 

 

 

NDLR : Il faut rappeler qu’après le déclenchement et l’avancée de la rébellion de Séléka, à mesure que les FACA étaient mises en déroute, Bozizé avait insisté pour rencontrer l’ambassadeur de Chine à Bangui pour lui dire en substance ceci : « C’est à cause de la Chine que j’ai tous ces problèmes aujourd’hui, il faut donc m’aider à m’en sortir ». Pathétique ! 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:04

 

 

 

triste-Afrique.JPG

 

 

 

2013-01-14 13:21:21 - BARCELONE - Le nouveau classement de Forbes Magazine dresse un classement des 20 nations les plus tristes au monde.


Selon ce classement des 20 pays les plus heureux et les plus malheureux du monde, la Norvège serait le pays où la population est la plus heureuse alors que Centrafrique serait le pays le plus malheureux.

 

Voici la liste des 20 pays les plus tristes au monde : 1. Centrafrique, 2. RDC, 3. Afghanistan, 4. Chad, 5. Haïti, 6. Burundi, 7. Togo, 8. Zimbabwe, 9. Yémen, 10. Ethiopie, 11. Pakistan, 12. Iraq, 13. Liberia, 14. Angola, 15. Sierra Leone, 16. Guinée, 17. Côté d'Ivoire, 18. Soudan, 19. Mozambique, 20. Nigeria

 

Les pays d'Afrique remportent ce malheureux palmarès. Est-ce pour autant que l'on peut affirmer d'un Nigérian est triste ? Afriquinfos enquête et compare avec d'autres classements, afin de comprendre le raisonnement global de ce classement.

 

Des critères « occidentaux »

 

Les personnes à l'origine de cette enquête ont pris pour critères principaux : le taux de corruption dans le pays, le taux de chômage, le niveau de bien-être des habitants, l'attachement du pays aux valeurs démocratiques, la santé de la population.

 

Avec ces critères, il paraît évident que les pays occidentaux seront qualifiés de « plus heureux » car ces critères sont des préoccupations principalement européennes. Ces critères ne prennent pas en compte la culture ni les moeurs du pays. Ils ne questionnent pas directement la population sur son ressenti. Ce type de classement a encore beaucoup de limites puisque les données sont variables et interprétables. Aujourd'hui, il n'existe aucun calcul officiel pour connaitre le bonheur d'une population puisque c'est quelque chose qui n'est pas quantifiable.

 

Afriquinfos 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:37

 

 

 

 Bozize avec Sassou

 

Tiangaye Nicolas CRPS

 

 

RFI  mardi 15 janvier 2013

 

Nicolas Tiangaye, qui a été choisi par l'opposition politique centrafricaine pour occuper le poste de Premier ministre, est arrivé lundi soir à Brazzaville en compagnie d'une délégation de l'Alliance de la Seleka. Il doit s'entretenir avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui avait proposé ses bons offices dans cette crise. La nomination de Tiangaye par François Bozizé est toujours attendue mais le président veut d'abord s'assurer que l'oposition militaire, c'est à dire la Seleka, est favorable à ce choix.

 

C’est en début de soirée que cette délégation a foulé le sol de Brazzaville et a pris place dans un hôtel du centre-ville.


Selon une source, cette délégation est composée des représentants du Seleka et de l’opposition non armée. Ils seront tous reçus ce mardi 15 janvier par le médiateur, le président Denis Sassou Nguesso.


« Nous allons nous entendre sur un protocole de bonne gouvernance. Nous allons discuter également de notre sécurité, une fois rentrés à Bangui. Il faut que le Premier ministre soit nommé », a déclaré à RFI une source proche de la délégation, précisant que tous ces points seront soumis au médiateur, qui doit à son tour nommer un représentant spécial à Bangui.


Selon certaines sources, le président Bozizé veut s’assurer que toutes les composantes de la rébellion sont d’accord avec le choix porté sur Nicolas Tiangaye. Le médiateur congolais tient au respect scrupuleux des accords signés dernièrement à Libreville.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 06:08

 

 

 

Le sommet de Libreville au chevet de la République Centrafricaine a accouché d'accords plâtrés sur un énorme fond de désaccords. Ces accords ont été diversement appréciés. Certains y voient les prémices d'une sortie de crise progressive. D'autres, plus réservés, pensent qu'on est pas encore sorti les prémices d'une sortie de crise progressive. D'autres, plus réservés, pensent qu'on est pas encore sorti de l'auberge vu que les problèmes de fond n'ont pas été abordés.

 

Pour le Collectif Des Oubanguiens (CDO), les accords de Libreville étaient indispensables pour parer au plus pressé, à savoir, obtenir un cessez-le-feu, mais maintenant il faut aller plus loin. Si nous émettons le souhait d'aller plus loin cela ne remet pas en cause la qualité des personnes qui ont fait le déplacement de Libreville. Il ne s'agit en aucun cas pour le Collectif Des Oubanguiens de remettre en cause les grands hommes d'Etat de la sous-région CEEAC qui s'étaient mobilisés pour le Centrafrique notamment l'hôte le Président Ali Bongo du Gabon, le médiateur le Président Dénis Sassou Nguésso du Congo, le Président Idriss Déby du Tchad et le Président Téodoro Obiang Nguéma Mbasogo de la Guinée Équatoriale, qui ont accepté de faire le déplacement de Libreville. Loin de nous l'idée de refuser l'application des différents points de l'accord. Mais nous nous permettons d'exprimer notre insatisfaction et nos propositions pour poursuivre et consolidera sortie de crise.

 

En effet, nul n'ignore que la République Centrafricaine est actuellement sur du sable mouvant. En tant que responsables politiques centrafricains, nous devons nous poser les questions suivantes :

 

 1)    Est-ce que ces accords de Libreville peuvent-ils  changer quelque chose ?

 

Sans aucun doute, le sommet de Libreville nous a permis d'éviter la bataille annoncée de Bangui. Nous ne souhaitons pas, et d'ailleurs personne ne le souhaite, que le sang des innocents, celui du peuple, coule encore en République Centrafricaine. Mais qu'adviendra-t-il après l'expiration de la semaine de cessez-le-feu ? Est-ce que la nomination du Premier Ministre de transition suffit à ramener le calme ? Est-ce que les rebelles ont compris qu'ils doivent déposer les armes ? A quelles conditions et comment doivent-ils déposer les armes ? Quand et comment les mercenaires sud-africains et les soldats ougandais vont-ils quitter notre pays définitivement ? Autant de questions qui restent en suspens.

 

2) Les solutions proposées par le sommet de Libreville peuvent-elles changer la donne ?

 

Assurément NON ! Elles ne vont rien changer, car ces accords ne sont pas à la hauteur des enjeux centrafricains, ni aux attentes de nos partenaires sous régionaux, panafricains, français, américains, du FMI, de la BM, de l'ONU, de l'Union Africaine, etc. Comme eux, nous en avons tous plus qu'assez de l'instabilité politique chronique centrafricaine. C'est pourquoi il ne faut pas se satisfaire d'une solution au rabais, fade et insipide.

 

En considérant les rapports de force sur le terrain, on  constate que le pays est occupé à 90% par des rébellions qui veulent en découdre avec le pouvoir de Bozizé, un pouvoir basé uniquement à Bangui. C'est donc un fait objectif et avéré que le pouvoir et la crédibilité du Président de la République se sont totalement effondrés. Or, le Président selon la Constitution -qui n'a pas été remise en cause à Libreville est le chef suprême des Armées. Les accords de Libreville ne lui permettent plus de cumuler les postes de Président de la République et de Ministre de la défense.  S'il conserve son siège de Président de la République, il ne peut pas démettre de sa fonction le futur Premier Ministre qu'il a nommé. C'est ce qui explique en partie son hésitation à nommer un Premier Ministre.

 

Puisque le sommet de Libreville en a décidé ainsi, nous acceptons le principe selon lequel Bozizé reste Président de la République jusqu'à la fin de son mandat en 2016.  Nous sommes également favorables à la nomination d'un Premier Ministre de Transition disposant d'un pouvoir étendu. Nous acceptons aussi la dissolution de la Cour Constitutionnelle et de l'Assemblée Nationale. Nous sommes favorables à la formation d'un gouvernement d'union nationale. Ces points constituent l'essentiel des accords a minima signés à Libreville.

 

3) Pour un Dialogue Inter centrafricain Elargi (D.I.E)

 

Dans cette perspective et pour aller plus loin, nous proposons d'organiser très rapidement un Dialogue Inter centrafricain Élargi (D.I.E.) sur les questions de fond centrafricains non encore résolues. Aussi, convient-il de choisir très vite et par consensus un médiateur qui aura pour mission d'organiser et diriger ce grand dialogue d'où émergera un projet national de réconciliation et de reconstruction. Nous avons beaucoup de compatriotes capables de mener à bien une telle mission. Le projet national de réconciliation et de reconstruction devrait contenir, entre autres, des garanties démocratiques  inscrites dans une charte de valeurs telles que le respect des droits de l'homme et la dignité de la personne humaine. Dans cette charte, il sera mentionné expressément des délits et des crimes à bannir notamment la vengeance, la corruption, la violence, les réprimandes de toutes sortes non justifiées ni méritées, les brimades, l'intimidation, les enlèvements, les exécutions sommaires, les emprisonnements sans jugement, la violation des droits de la défense, la destruction des biens privés, les viols, etc

.

Pour terminer notre réflexion, nous devons prendre le temps de nous parler entre Centrafricains. Au lieu de dire que «la durée de la transition est de 12 mois éventuellement renouvelable» (cf. Les accords de Libreville), le Collectif des Oubanguiens propose qu'on fixe la durée de la transition à 3 ans. Ainsi, l'élection du nouveau président de la République mettra fin à la transition politique.

On aura trois années pour débattre des problèmes et solutions de notre pays.

 

On aura trois années pour nous réconcilier, penser nos blessures, prendre en charge les victimes des hostilités (orphelins, veufs et veuves, celles et ceux qui ont tout perdu leurs parents, les blessures physiques et psychologiques, etc.).

 

On aura trois années pour demander pardon par la vérité et la justice.

Ces trois années sont une vraie chance d'un nouveau départ pour la République Centrafricaine.

 

Ces trois années nous permettront de finir avec les régimes tyranniques, la prise de pouvoir par les armes, la série de mauvaise gouvernance qui sont les racines du malheur centrafricain.

 

Ces trois années démontreront notre capacité d'anticiper et notre apport intrinsèque à l'universel en matière de résolutions des conflits,  de sortie de crise et notre ferme volonté d'être inscrits parmi les pays démocratiques du monde.

 

 

Le coordonnateur                                                 

du Collectif Des Oubanguiers (CDO)

 

 Faustin Zaméto                        

Faustin ZAMETO MANDOKO

Paris, France. 

 

 

Le Conseiller stratégique

Lionel-Saraga-Morais.JPG

                                                                                   Lionel SARAGA MORAIS

                                                                                    Paris, France.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 05:44

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

 

BANGUI Lundi 14 janvier 2013 | 15:41 (AFP) - La nomination de l'opposant et avocat Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement d'union nationale centrafricain, conformément à l'accord de paix de Libreville, tardait lundi à être annoncée au moment où des dissensions apparaissent dans le camp rebelle.


"Ca va être réglé. La nomination va sortir. Ils font durer inutilement le plaisir", a déclaré à l'AfP un membre influent de l'opposition, assurant que la nomination de Me Tiangaye par le président François Bozizé devrait intervenir prochainement.


Me Tiangaye, désigné samedi par l'opposition démocratique comme son choix en tant que Premier ministre, s'est déjà mis en mouvement. "Je vais partir de suite pour Brazzaville. Je reviendrai demain (mardi) à Bangui avec Michel Djotodia", le chef de l'Alliance rebelle Séléka, a-t-il déclaré à l'AFP.


Une partie de la délégation rebelle s'est rendue à Brazzaville après la signature vendredi de l'accord pour s'entretenir avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le comité de suivi.


Les chefs militaires rebelles ont commencé à revenir sur le terrain, a affirmé le colonel Djouma Narkoyo, joint par téléphone satellitaire dans l'arrière-pays.


"Tous ne sont pas encore arrivés. Maintenant, notre regard est fixé sur la formation du gouvernement. Nous sommes d'accord sur la nomination de Tiangaye et nous donnons une semaine pour voir si les accords (de Libreville) sont respectés", a-t-il averti.


"A Libreville, il a été décidé que nous obtenions le ministère de la Défense. C'est obligatoire. Notre sécurité repose là-dessus", a-t-il précisé, confirmant l'arrivée mardi de Michel Djotodia à Bangui.


Toutefois de sources diplomatique et rebelles, des dissensions sont apparues au sein de l'Alliance. Dès la signature de l'accord, certains avaient avoué à l'AFP "qu'on leur avait forcé la main".


Une autre source rebelle a souligné sous couvert de l'anonymat: "C'est vrai qu'il y a des divisions au sein du Séléka. Ca commence déjà à partir en vrille mais le mot d'ordre c'est de se calmer et d'attendre".


"Djotodia a signé l'accord mais ceux qui étaient à Libreville n'étaient pas tous d'accord. Il faut voir maintenant s'il réussit à convaincre les commandants militaires sur le terrain", a ajouté cette source.


"L'objectif était le départ de Bozizé, ce n'est pas fait. Des crimes ont été commis, des gens ont été arrêtés et tués. Une poignée de main ne va pas régler tout ça. Les victimes attendent quelque chose", a-t-elle poursuivi.


"La nomination de Tiangaye était acquise à Libreville. C'est quelqu'un de bien, il n'y pas à revenir là-dessus. Mais il faut faire attention car Bozizé va essayer de récupérer par la rue et la ruse ce qu'il a perdu à Libreville. Bozizé n'a pas le pouvoir de choisir le Premier ministre", a conclu cette source.


Le régime semble vouloir gagner du temps après la désignation de Tiangaye par l'opposition démocratique. Dimanche soir, Josué Binoua le ministre de l'Administration territoriale du gouvernement démis samedi, a déclaré que le présidentBozizé attendait d'être informé "par écrit" du nom proposé par les rebelles avant de nommer le nouveau titulaire de la Primature.


Le futur Premier ministre ne peut être révoqué par le président, selon l'accord de Libreville.


Dans un communiqué, Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'Union européenne, a appelé "tous les signataires à respecter entièrement et de bonne foi l'accord auquel ils ont souscrit et à le mettre en oeuvre sans délai".


Une fois nommé, MeTiangaye, qui a déjà commencé des consultations, aura la difficile tâche de former un gouvernement qui satisfasse toutes les parties devant être représentées: opposition, rebelles, et pouvoir mais aussi la société civile ainsi que les ex-rebelles n'ayant pas participé aux combats.


L'alliance Séléka, qui a lancé son offensive le 10 décembre, arrivant aux portes de Bangui et provoquant un bouleversement politique, est composée de plusieurs factions rebelles qui ne sont pas toujours en accord.

 

©

 

 

NDLR : Bozizé sait très bien que Tiangaye n’est ni Abel Goumba, ni l’ineffable Célestin Gaombalet, ni Elie Doté, ni de surcroît le mathématicien de Boy-Rabe, tous des figurants et béni oui oui, tous des profils lisses, personnalités insaisissables, qu’il a entubés comme il voulait, d’où ses tergiversations actuelles pour officialiser la nomination de Nicolas Tiangaye. Mais il doit bien avoir conscience qu’à partir de maintenant, plus rien ne sera comme avant. Selon nos informations, pour la communauté internationale, c’est Tiangaye ou rien, par conséquent Bozizé doit cesser de jouer avec le feu. Il ne doit pas continuer à tirer ainsi sur la corde, elle va finir par se casser. A bon entendeur salut !  

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