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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:16

 

 

Par RFI  06-01-2015 à 14:06

 

Au Tchad, l’ancien rebelle Abdelkader Baba Laddé, extradé de la Centrafrique le 2 janvier, a été présenté lundi à un juge de Ndjamena qui lui a signifié plusieurs chefs d’accusation. Ancien rebelle revenu à la légalité avant de reprendre le maquis à de nombreuses reprises, Baba Laddé est aujourd’hui poursuivi pour plusieurs crimes.

 

Baba Laddé est arrivé au tribunal sous bonne escorte, vêtu d’un boubou jaune, menottes aux poignets. Le procureur à qui il a été présenté lui a signifié qu’il était poursuivi, entre autres, pour détention illégale d’armes de guerre, rébellion, association de malfaiteurs, incendie volontaire, viol, et mise en danger de la vie de ses compatriotes. Des faits qui remontent à l’époque où il était rebelle en territoire centrafricain.

 

C’est d’ailleurs pour ces faits que la justice centrafricaine qui le recherchait l’a arrêté après sa fuite du Tchad début décembre. Le dossier de l’ancien préfet de la Grande Sido a été confié au doyen des juges d’instruction du tribunal de Ndjamena qui a ouvert une information judiciaire.

 

Selon les autorités judiciaires tchadiennes, Baba Laddé a été extradé à la demande du Tchad dans le cadre d’un accord de coopération judiciaire. Accord qui permet à ce pays de demander l’extradition de tout citoyen poursuivi en République centrafricaine afin de le juger sur son territoire.

Tchad: l’ex-rebelle Baba Laddé face à la justice
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:40

 

 

Le Monde.fr

 

Agir à court terme en pensant à long terme : un véritable changement de paradigme est à l’œuvre en République centrafricaine pour les acteurs du développement. Un moment charnière, impliquant de concilier l’urgence et la stabilité des actions à déployer. Victime de vingt ans de mauvaise gouvernance structurelle, embourbé dans une crise majeure depuis mars 2013, le pays affiche des indicateurs particulièrement dégradés.

 

Paradoxalement, « n’étant pas considéré en crise par la communauté internationale, il bénéficie de peu de financements », souligne Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale d’International Crisis Group, intervenant lors d’une conférence organisée au siège de l’Agence française de développement (AFD), le 9 décembre.

 

La situation en RCA a ceci de particulier qu’elle s’apparente à de l’urgence sans en relever, d’où un manque de moyens compliquant le travail des ONG déployées sur le terrain (Croix-Rouge, MSF, ACF, Première Urgence...)

 

« Indicateurs au vert »

 

« En 2012-2013, la RCA a souffert d’une absence de financements, d’où la difficulté pour les ONG de répondre aux besoins de base comme la santé, constate ainsi Fanny Martin-Blondel, responsable régionale pour Première Urgence. Si on note une amélioration depuis février, le pays est loin d’être sorti d’une situation d’urgence : il est trop tôt pour que les ONG se retirent. En même temps, il ne faut pas attendre que tous les indicateurs soient au vert pour commencer à envisager des solutions durables. »

 

Un état de fait qui a conduit l’AFD à « bouger ses lignes sur une approche globale. On sent bien qu’on est obligés de réfléchir à notre mandat, concède Philippe Chedanne, directeur adjoint du département Afrique de l’Agence. C’est pourquoi nous avons eu le sentiment qu’il y avait une réponse européenne innovante à monter, permettant de conjuguer actions d’urgence traditionnelles et actions de développement rapides. Face à des défis où nous n’avons aucune marge de manœuvre, nous avons instauré un dialogue de proximité avec des partenaires qui n’étaient pas les nôtres, traditionnellement. »

 

Alors que la communauté internationale affiche un bilan mitigé en matière de stabilisation et de reconstruction post-crise, la perspective d’un outil innovant permettant de mutualiser expertises et financements a fait son chemin. Officialisé en juillet pour cinq ans par la Commission européenne, le fonds Bêkou (« espoir », en langue sango) vise à combiner des projets simples, flexibles et à décaissement rapide et des projets de moyen terme afin d’accompagner la restructuration des secteurs prioritaires.

 

Des objectifs plus ambitieux

 

Abondé à hauteur de 74 millions d’euros grâce aux contributions de la Commission européenne et des agences de développement française, allemande et néerlandaise, il est ouvert aux autres Etats européens, aux bailleurs internationaux et aux fondations. « Tous les Etats-membres sont les bienvenus, mais ils ne sont pas tous aussi sensibles à la situation de la Centrafrique », relève Irchad Razaaly, le gestionnaire de la Commission. Ce dispositif permet de sortir d’un schéma d’intervention traditionnel inadapté. « À l’AFD, en temps normal, l’instruction d’un projet prend un an, neuf mois au mieux, précise Philippe Chedanne. Nous avons besoin d’un outil flexible, de solutions qui puissent être mises en œuvre dans les trois mois. »

 

L’idée est d’avancer progressivement, avec des objectifs de plus en plus ambitieux, reposant sur des priorités définies avec les autorités de transition du pays, représentées dans le comité d’administration et le comité de gestion du fonds. C’est ainsi qu’une première salve de projets a été approuvée le 29 septembre 2014, à hauteur de 21,5 millions d’euros. Un projet d’appui à la santé comprendra la réhabilitation des centres de soins, la formation du personnel, la mise à disposition de stocks de médicaments et de capacités de stockage, ainsi qu’un soutien au ministère de la Santé, de quoi améliorer l’accès à la santé pour 760 000 personnes.

 

Un deuxième programme vise la remise en état des infrastructures publiques à Bangui via l’emploi de la population locale, conjugué à une formation. Le troisième ambitionne d’aider les femmes à sortir de la pauvreté grâce à des « maisons de femmes », où elles pourront bénéficier de conseils et de formations mais aussi accéder à des services financiers pour créer leurs propres activités économiques.

 

« Premiers coups de pioche »

 

« Le fait de passer par des ONG internationales constitue un gain de temps, car elles ont déjà satisfait, lors de procédures antérieures, au crible de l'évaluation. De plus, elles sont déjà sur le terrain, explique Irchad Razaaly. Nous leur demandons de développer des projets de développement, tout en répondant à des besoins immédiats. » Pour les trois projets adoptés, elles sont en cours de sélection et il est acquis qu’elles travailleront avec des ONG et des acteurs locaux. « Les premiers coups de pioche seront donnés avant la fin de l’année », assure-t-il.

 

Deux autres projets en phase d’élaboration ont vocation à être adoptés dans l’intervalle, cette fois dans le champ de la sécurité alimentaire (10 millions d’euros) mais aussi en soutien aux réfugiés centrafricains dans l'est du Cameroun (4,5 millions d’euros), en répondant à leurs besoins immédiats.

 

Une certitude à ce stade, « l’aide internationale ne va pas régler la crise en RCA : c’est un outil d’un ensemble qu’il va falloir articuler », relativise Thierry Vircoulon. D’où la nécessité d’assurer un continuum humanitaire-sécuritaire-développement. Malgré le déploiement de trois unités militaires distinctes (Sangaris depuis décembre 2013, dont les effectifs vont être divisés par trois l’an prochain, Eufor-RCA depuis fin avril et la Minusca depuis la mi-septembre), les groupes armés contrôlent toujours une bonne partie du pays et les violences visant la communauté musulmane n’ont pas été endiguées. Faute d’issue politique en 2015, la perspective d’une partition du pays et de la récupération du conflit par d’autres groupes armés, Boko Haram en tête, demeure bien réelle.

 

Fanny Rey

 

Quelques indicateurs :

 

420 000 Centrafricains (près d’un dixième de la population totale) sont réfugiés dans les pays voisins

430 000 déplacés internes, dont 40 000 à Bangui

PIB/hbt = 182/187

IDH = 185/187

Espérance de vie = 49 ans

63 % de la population en-dessous du seuil international de pauvreté


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/06/centrafrique-nouvelle-strategie-pour-une-sortie-de-crise_4550018_3212.html#5XLx8uwmQKRrarAK.99

Lu pour vous : Centrafrique : nouvelle stratégie pour une sortie de crise
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:38

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 6 janvier 2015 14:26

 

Dans le premier rapport publié neuf mois après la médiation menée entre les groupes armés en Centrafrique, l’organisation non gouvernementale Paix-réconciliation-tolérance (PARETO) a indiqué que la crise centrafricaine a été détournée de son origine pour être ce qu’elle est aujourd’hui.


« Les gens ne font que sauver la face et faire de la démagogie. Mais, en attendant, on continue à tuer les Centrafricains sur leur propre terre. Du jour au lendemain, ça se fait à l’intérieur du pays, malgré qu’il y ait un semblant de calme aujourd’hui à Bangui qui n’est pas forcément le cas », a indiqué le vice-coordonnateur de l’organisation, Béni Diogo Kouyaté, depuis le Maroc où il prend part à un séminaire.


Béni Diogo Kouyaté a appelé la communauté internationale à jouer franc-jeu.  « C’est déplorable, parce que les gens ne jouent pas franc-jeu. Je crois que c’est le peuple qui est entrain de payer le prix et je crois qu’il faut arrêter de jouer avec l’âme de ce peuple. Les Centrafricains, en réalité, n’ont connu que le désastre dans les trois décennies. Je crois qu’il faut arrêter maintenant. Au moment où on est en train de rétablir le progrès de ce peuple, le sacrifice des générations centrafricaines, le peuple est en train de souffrir », a-t-il souligné, précisant que les autres pays de la sous-région sont en train de progresser.


Au sujet de la rencontre de Naïrobi qui défraie encore la chronique, Béni Diogo Kouyaté a estimé que le sort de la République Centrafricaine ne doit plus être décidé à l’extérieur. « Il est question que les gens se regardent en face et se parlent. Mais c’est à la maison qu’il faudrait le faire. Les deux parties, Michel Djotodia et François Bozizé, sont tous centrafricains. Je crois que la partie qui devait se jouer à l’extérieur est terminée, et c’était sous celle de la signature de l’accord de Brazzaville », a-t-il martelé.


Diogo Kouyaté a insisté pour que les acteurs de la crise reviennent au bercail discuter afin de trouver une issue de sortie de la crise. « Après tant de désordre, de tuerie et de destruction, (…) les discussions concernant le pays doivent se tenir désormais en République Centrafricaine avec les Centrafricains. Je les invite très humblement à revenir à la maison discuter. Tout ce qu’ils décideront à l’extérieur, la finalité et le dernier mot en réalité appartiennent aux Centrafricains », a-t-il précisé.

 
L’organisation non gouvernementale PARETO, créée en janvier 2104, mène depuis plus de neuf mois la médiation entre les groupes armés en Centrafrique.

La crise centrafricaine détournée de son origine
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:36

 

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 5 janvier 2015 12:51

 

Andilo, chef de milice Antibalaka autoproclamé général, a adressé dimanche une sévère mise en garde aux hommes armés du 4e arrondissement de Bangui. Le chef Antibalaka s'exprimait lors d'une réunion avec les autorités locales dudit arrondissement au domicile du chef Camille Mandaba du quartier Votongbo I. « Je mets en garde toute personne qui sera prise en flagrant délit de vol ou de braquage. Elle se sera tuée d'elle-même », a déclaré le général Andilo.


Il a promis de ramener le calme dans le 4e arrondissement en luttant contre les braquages de motos, de véhicules appartenant à des particuliers ou à des organismes humanitaires. « Je demande aux taxis-motos, aux taxis et bus, aux véhicules des organismes nationaux et internationaux de reprendre les activités dans le 4e arrondissement », a-t-il déclaré.


« J'insiste auprès des parents qui ont des enfants qui font des exactions. Le 4e  arrondissement s'est beaucoup détérioré. Les braquages et les vols à main armée sont devenus monnaie courante », a-t-il souligné.


Andilo a publiquement présenté ses excuses aux chefs et aux notables pour les faits qui lui sont reprochés.


Un repentir bien accueilli par la maire du 4e arrondissement, Brigitte Andara. « Depuis un certain temps, la population du 4e arrondissement est prise en otage. Les véhicules et les motos ne peuvent plus circuler dans l'arrondissement de peur d'être enlevés. Dieu merci, notre fils est venu vers les autorités locales avec colère parce qu'il a vu comment les gens ont souffert. Il a déclaré qu'à partir de maintenant, il va mettre fin à ce qui se passe dans notre arrondissement », a-t-elle dit.


Un autre geste en faveur du retour à la paix, c'est à Paoua, dans la préfecture de l'Ouham Péndé, dans le nord du pays. Le chef rebelle Elie Sénapou et ses éléments ont décidé de déposer les armes. Elie Sénapou s'est confié le week-end au sous-préfet de Paoua, Guy Blaise Wangué, qui avait lancé un ultimatum de quatre jours aux groupes armés régnant en maîtres dans la région. Selon l'autorité sous-préfectorale, l'heure n'est plus aux crépitements des armes, mais à la mobilisation sociale pour le relèvement de la Centrafrique.

Le repentir d'un chef Antibalaka
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:33

 

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 5 janvier 2015 12:58

 

Les réactions se sont multipliées après la décision du gouvernement centrafricain d'extrader vers son pays d'origine l'ancien chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé.

Arrêté dans le nord de la Centrafrique par les Casques bleus de l’ONU, il avait été remis aux autorités centrafricaines en décembre dernier.


Plusieurs organisations l'accusent de nombreuses violations des droits de l'homme, notamment en Centrafrique.


Pour Joseph Bindoumi, président de la Ligue centrafricaine des droits de L'Homme (LCDH), les autorités centrafricaines doivent expliquer cette décision.


« Non seulement, nous condamnons, mais nous voulons aussi que les pouvoirs publics nous disent pourquoi ça s'est passé de cette manière. Nous pensions que Baba Laddé, arrêté et présenté au parquet de la République, devait être jugé sur le sol centrafricain avant d'être extradé  dans un autre pays », a-t-il déclaré sur les ondes de RNL.


« Nous pensons que même s'il y avait extradition de Baba Laddé en raison d'autres crimes qu'il a commis sur le territoire tchadien, il était nécessaire que la souveraineté nationale examine les crimes commis par Baba Laddé sur le sol centrafricain », a ajouté le défenseur des droits de l'Homme.


Même son de cloche au Rassemblement pour la République (RPR), le parti d'Alexandre-Ferdinand Nguéndet, président de l'Assemblée nationale de transition.
 
« Nous disons tout simplement que la justice centrafricaine devait s'affirmer nonobstant les conventions qui nous lient. Le peuple centrafricain doit dire la justice quelles que soient les conventions que nous avons (signées) parce que les morts Centrafricains ne sont pas inférieurs aux (morts) Tchadiens », a indiqué Jean Christophe Nguinza, porte-parole du parti.


« Sur le plan politique, nous disons que nous sommes totalement déçus puisque Baba Laddé a commis des crimes, a tué des paisibles centrafricains, a commis des actes d'atrocité, des vols, des pillages », a-t-il conclu.


Arrêté début décembre par les Casques bleus et placé en détention à la Section des recherches et d'investigations (SRI) à Bangui pendant quelques semaines, l'ancien chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé a été extradé vendredi soir vers N'Djamena à la demande des autorités tchadiennes.

 

 

Deux partis politiques contre l’extradition d’Abdel Kader Baba Laddé

 

http://www.radiondekeluka.org  mardi 6 janvier 2015 14:19

 

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) ont vivement condamné ce mardi l’extradition du chef rebelle Abdel Kader Baba Laddé dans son pays d’origine.


Pour le président du MLPC, Martin Ziguélé, joint au téléphone par RNL depuis Paoua (Ouham Péndé) dans le nord de la Centrafrique, il est souhaitable que les victimes du rebelle tchadien se constituent en martyrs et prennent part à son procès afin d’être dédommagés. « Je pense que toutes les victimes et les ayants droits des victimes doivent se constituer et pour le symbole, participer à son procès », a-t-il demandé.


Le président du MLPC se dit déçu de l’extradé qui n’a pas pu répondre de ses actes devant les juridictions centrafricaines. « Nous sommes désagréablement surpris qu’il n’ait pas rendu compte au peuple centrafricain. Il faut qu’il comprenne qu’on n’a pas le droit de se rendre dans un pays voisin de massacrer, tuer, violer et brûler des villages entiers et se retrouver chez soi.  Je trouve ça regrettable », a ajouté Ziguélé.


L’extradition de Baba Laddé représente un nouveau danger pour la Centrafrique d’après Cyriaque Gonda, le président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN).


« Mon inquiétude est que Baba Laddé risque d’être un trouble fête en Centrafrique. Je demande que de bons offices soient faits par le gouvernement centrafricain auprès de son Excellence le Président Idriss Deby Itno, de façon à neutraliser ce monsieur une fois pour toute, sinon il faut le donner à la Cour pénale internationale », a formulé Gonda.


Extradé pour la quatrième fois de la République Centrafricaine, le président du PNCN se dit offusqué. « J’ai été stupéfait, choqué par l’extradition expéditive à la limite l’extradition éclair de Baba Laddé que j’ai eu à gérer comme ministre d’Etat à la Réconciliation nationale en charge du désarmement. Ce serait la quatrième fois que ce monsieur est extradé au Tchad », a-t-il mentionné.


La Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH) avait condamné avec fermeté cette extradition. Joseph Bindoumi, son président, interpelle les autorités de la transition à donner des explications, car Baba Laddé a commis beaucoup de crimes sur le sol centrafricain.


Le Rassemblement pour la République (RPR) d’Alexandre Ferdinand Nguendet avait souhaité pour sa part qu’Abdel Kader Baba Laddé soit jugé en Centrafrique pour  la désolation qu’il a semée dans le nord du pays.

L'opinion centrafricaine dénonce l'extradition d'Abdel Kader Baba Laddé
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:29

 

 

 

Communiqué de Presse

 

 

Extradition de Baba Laddé au Tchad : Une indignation pour le peuple Centrafricain

 

 

Des milliers de Centrafricains s’étaient réjouit suite  à l’arrestation du chef rebelle tchadien Mahamat Abdelkader alias Baba Laddé, un sentiment émis par les parents des victimes et les victimes de torture de Baba Laddé. Ce sieur a commis beaucoup d’exactions sur le sol centrafricain. La période de Baba Laddé était bien pire que le fléau Ebola, la population du Nord de la RCA (Kabo, Kaga-Bandoro, Paoua et Batangafo) le surnomme « Grand Chef d’escadron de la Mort. ».

            Baba Laddé,  emprisonné depuis quelques semaines à Bangui a été extradé dans la nuit de vendredi à samedi à Ndjamena. Pourtant ce dernier était poursuivi par la justice centrafricaine pour plusieurs crimes qui datent de l’époque où il était rebelle en RCA. Nonobstant la procédure de la justice du Tchad visant le même individu, il convient de rappeler que la compétence des juridictions centrafricaines en la matière avait prédominance sur celle du Tchad vue que les crimes étaient commis sur le sol centrafricain.

Les Centrafricains s’indignent, car  nous avons vu partir en fumé l’espoir qu’enfin la justice sera rendue au sujet des crimes commis par ce Monsieur. L’occasion partit en fumé, l’autre fois, il a été extradé dans son pays mais il était relâché, malgré les crimes commis en RCA? Pour  Nous Centrafricains ce criminel doit être jugé pour les crimes commis en RCA ou il doit être traduit à la Cour Pénale Internationale.

            Admettons que  l’extradition de ce vendredi est la conséquence d'un mandat d’arrêt international de la justice tchadienne. Il reste à savoir, que reproche à la justice tchadienne à Baba Laddé pour obtenir son extradition au détriment de la procédure centrafricaine ?

 

Pour les Parents des Victimes

 

Mr. Justin Yambissi

Les parents des victimes de Baba Laddé s'indignent
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 01:09

 

 

http://www.bfmtv.com   BFMTV A. G. avec Sarah-Lou Cohen Bacri le

 

Le maire UMP de Levallois-Perret est visé par une plainte déposée par la République centrafricaine, qui l'accuse d'avoir touché 30 millions d'euros de commissions dans le règlement d'un litige.

 

INFO BFMTV - Le parquet financier a ouvert une enquête pour corruption d'agent public étranger contre le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany à la suite d'une plainte déposée par la République centrafricaine à la mi-novembre.

 

La Centrafrique accuse Patrick Balkany d'avoir joué les intermédiaires pour régler le litige entre le groupe Areva et le précédent gouvernement centrafricain, à propos du rachat de la société minière Uramin, ce qui aurait donné lieu au versement de plus de 30 millions d'euros de commissions.

 

C'est la troisième affaire qui vise le maire de Levallois, déjà mis en examen pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale notamment.

 

L'ancien président Bozizé visé aussi

 

Cette plainte visait également l'ancien président centrafricain François Bozizé, le pays l'accusant de s'être constitué un riche patrimoine au préjudice de la nation. Le parquet national financier avait déjà ouverte une enquête contre lui le 15 décembre dernier, pour détournements de fonds publics, corruptions d'agents publics étrangers, et blanchiment de ces délits.

 

Arrivé au pouvoir en 2003 après avoir renversé Ange-Félix Patassé, François Bozizé avait été lui-même chassé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien. Après des mois de violences communautaires et interreligieuses, qui ont vu la France intervenir sous mandat de l'Onu, le chef des rebelles Michel Djotodia avait démissionné en janvier 2014, remplacé par une présidente de transition, la maire de Bangui Catherine Samba Panza.

 

A. G. avec Sarah-Lou Cohen Bacri

Lu pour vous : Centrafrique: une enquête pour corruption d'agent public pourrait viser Patrick Balkany
Lu pour vous : Centrafrique: une enquête pour corruption d'agent public pourrait viser Patrick Balkany
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 00:47

 

 

 

http://mondafrique.com   Par Louise Dimitrakis - le 05 Jan, 2015

 

Le 5 décembre dernier, le ministre de la défense Jean-Yves le Drian a annoncé le retrait progressif des troupes françaises Sangaris de Centrafrique. Engagée sur le terrain depuis un an, l'armée n'a pas réussi à stopper les massacres entre les ex-rebelles de la Séléka, en majorité musulmans, et les milices d’autodéfense anti-balaka essentiellement chrétiennes.

 

Après un an de présence sur le territoire centrafricain, les troupes françaises de la force Sangaris qui compte 1950 soldats amorcent un retrait progressif du pays. « Au printemps nous serons à 1 500 », a indiqué le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, le 5 décembre dernier. Un repli d’ores et déjà entamé en novembre dernier avec le départ d’une compagnie de 200 hommes. Au total en 2015, l’opération Sangaris devrait être ramenée à environ 400 soldats. Soit le format de l’ancien dispositif militaire français « Boali » présent en Centrafrique jusqu’à fin 2013, avant que le pays ne sombre dans une crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

Sangaris, le fiasco

 

Annoncé dans une discrétion qui contraste avec l’intense publicité dont avait bénéficié son lancement, le retrait de Sangaris s’effectue alors que le pays est toujours en proie au chaos le plus total. Pas plus tard que fin décembre, des hommes d’ethnie peuls armés ont attaqué des localités du sud ouest du pays faisant une vingtaine de morts. Dans les régions du nord et du centre, de violents affrontements éclatent régulièrement entre les milices d’autodéfense anti-balakas majoritairement chrétiennes et des combattants de l’ex-rébellion Séléka à dominante musulmane. Dans la région de Bambari au centre du pays où s'est installé l'état-major de l'ex-Séléka, des violences similaires ont lieu à répétition. Au total, on compte plus d’une centaine de morts, au moins deux cents blessés et des milliers de déplacés depuis juin dernier.

 

Une situation critique sur le terrain qui met en évidence l’échec de l’armée française à mettre un terme à la spirale de violences intercommunautaires issue du renversement du régime de l’ancien président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka. Le désengagement actuel n’améliorera en rien la situation. Alors que les 8 600 casques bleus de la Minusca présents sur le terrain devraient être renforcés début 2015 par deux bataillons de soldats angolais, le départ des soldats français risque d’offrir une nouvelle marge de manœuvre aux hommes forts de l'ex-Séléka.

 

De fait, depuis la démission de l’ancien président Michel Djotodia, plusieurs d’entre eux ont toujours la main mise sur les villes riches en ressources minières de l’Est et du Nord du pays. Face à eux, l’ex président François Bozizé réfugié en Ouganda cherche à reprendre du pouvoir et dispose de nombreux relais dans le pays, notamment parmi les anti-balaka. En mars dernier, des écoutes pratiquées par la DGSE (services français) ont ainsi mis en cause le rôle de pyromane joué par l'ancien chef d’Etat. Dans ces enregistrements, François Bozizé harangue des responsables des milices anti musulmanes sans équivoque: « Allez-y ! Ne faites pas de quartiers ! ». Hélas pour les forces françaises, l'ex président est défendu par l’Ouganda et le Congo Brazzaville qui joue le rôle de médiateur dans la crise. Difficile pour Paris de mettre en cause trop ouvertement des pays qui abritent l'incendiaire.

 

Surtout, en tardant à intervenir contre les anti-balakas, l’armée française s’est attiré la colère des musulmans et a contribué à alimenter les tensions intercommunautaires. « Le ver était dans le fruit » souligne un fin connaisseur du dossier. Les militaires français ont mis plus de trois semaines avant de s’attaquer aux exactions des anti-balaka, donnant l’impression d’un deux poids deux mesures et d’une prise de position contre les musulmans ». Une complaisance à l’égard des milices chrétiennes pointées à plusieurs reprises par l’ONG Human Rights Watch très critique envers « l’immobilisme » des troupes Sangaris pendant le conflit.  Un écueil de plus qui s'est ajouté à la complexité du terrain centrafricain largement sous-estimée par François Hollande qui avait annoncé une opération « rapide [qui] n’a pas vocation à durer » . « En si peu de temps et sans le moindre accompagnement diplomatique et politique en appui de l'intervention armée à quoi pouvait-on s’attendre ? » s'interroge la même source. 

Lu pour vous : Rien n’est réglé en Centrafrique
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 00:41

 

 

 Mes chers compatriotes,

 

En ce début d'année 2015, je veux vous adresser, en mon nom et au nom du MESAN, un message d'optimisme et d'espoir.

 

À toutes et à tous, je veux souhaiter beaucoup de courage, car les défis pour la paix nécessiteront la détermination de chacun d'entre nous. Je veux vous souhaiter, surtout, de parvenir au plus large rassemblement pour un nouvel élan national. Je veux vous souhaiter, enfin, d'aborder cette nouvelle année dans un esprit de dialogue, d'union et de réconciliation.

 

Alors que 2014 aura été pour notre pays, l'un des moments les plus tragiques de notre histoire, nous avons le devoir, de nous unir dans un esprit résolument constructif, pour une Centrafrique paisible, confiante et enfin rassemblée.

 

C'est cet esprit qui nous animera tout au long de cette année déterminante. C'est guidés par cet esprit que le MESAN et moi-même viendront à votre rencontre pour construire, ensemble et inlassablement, le projet d'une nouvelle Centrafrique.

 

Je vous souhaite, à toutes et à tous, une belle année 2015.

 

Jean-Baptiste KOBA

 

Président du MESAN

Voeux 2015 du Président du MESAN
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 19:15

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) - 2015-01-05 13:16:13 Le 12-ème sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est annoncé les 7 et 8 janvier 2015 à Libreville avec à l’ordre du jour la situation politique, économique et sécuritaire, à la faveur de l’instabilité institutionnelle en Centrafrique, et l’insécurité grandissante dans les frontières camerounaises et tchadiennes du fait des exactions de la secte islamiste nigériane Boko Haram.


Les autres dossiers dits ‘'brûlants'' attendus sur la table des dirigeants de la sous-région sont la convertibilité du Franc CFA entre les pays de la CEMAC et ceux de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), l'échec du lancement de la compagnie sous-régionales Air CEMAC, l'intégration communautaire avec la difficulté de la circulation des personnes et des biens, en l'occurrence, la Gabon et la Guinée équatoriale qui exigent encore l'obtention d'un visa pour les ressortissants de la CEMAC.


Autres sujets préoccupants : l'avenir de la Commission de la CEMAC momentanément délocalisée de Bangui à Libreville à cause du conflit en RCA, la problématique de la signature d'un Accord de partenariat économique (APE) sous-régionale, et d'autres problèmes d'intérêt commun, avec en bonne place, la sécurité en Afrique centrale.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=813620#sthash.raB4BFNc.dpuf

Le 12e sommet des chefs d'Etat de la CEMAC annoncé au Gabon
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