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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:12

 

 

 

Ngaissona

Edouard NGAISSONA

 

 

 

Steve-Yambete.JPG

Steve YAMBETE

 

 

Bangui, 12 fév (CAP) – Comme il fallait s’y attendre, ceux qui se ressemblent s’assemblent. A peine installé au ministère de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture, le sulfureux Edouard Patrice NGAISSONA recrute auprès de lui le tristement célèbre Steve Mike YAMBETE comme chargé de mission. Il ne reste plus que Lévy YAKITE, Christian GUENEBEM, Jean Félix RIVA et autres PABANDJI puissent les rejoindre pour que la boucle KNK des prétendus « patriotes » autour du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine soit bouclée.


Tout ce que sait faire Steve YAMBETE est la délation et la fourniture des fiches mensongères sur certains compatriotes à BOZIZE. C’est ce qui lui a valu son galon et de prétendu titre de détective qui lui permet de soutirer le maximum de fric à ce dernier. Cette nomination de ce Steve YAMBETE dans le cabinet d’un ministre de la République est une prime à la bêtise et une façon de récompenser celui-là même qui, voulant rivaliser avec Lévy YAKITE, l’autre distributeur de machettes et créateur des milices COCORA, a cru devoir lui aussi inventer sa milice, le Comité d'Organisation des Actions Citoyennes, ou COAC pour faire la guerre et la chasse aux Goula, Rounga et parents des dirigeants de SELEKA et autres musulmans.


C’est donc clair qu’avec Edouard Patrice NGAISSONA dont les qualités de chef milicien boziziste et KNK à la tête du ministère de la jeunesse, ce ministère sera transformé en une citadelle pour leur combat autour des thèmes de BOZIZE et pour leur résistance contre tous ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis à abattre, c'est à dire qui luttent pour une véritable démocratie en Centrafrique et une gestion transparente des affaires du pays et la bonne gouvernance.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:07

 

 

 

 

 

 

http://www.slateafrique.com   12/02/2013


En démissionnant, le pape Benoît XVI donne un bel exemple aux dirigeants usés qui refusent pourtant de quitter le pouvoir.

 

A bout de forces, le pape Benoît XVI a donc décidé de passer la main. La presse africaine accepte la démission du souverain pontife et tire son chapeau à celui qui n’avait jamais caché son intention de partir au moment voulu.


Et la presse du continent de s’intéresser à l’avenir, avec une questionne qui taraude les esprits: le prochain évêque de Rome sera-t-il un Africain?


Ainsi, Abidjan.net se demande si l'Eglise catholique est prête à désigner un noir à sa tête. Après y avoir vraiment cru, l'Afrique s'était fait voler la vedette lors l'élection de Jean-Paul II, en 1978.


«La mobilisation pour un pape noir reprend»,s'exclame donc Abidjan.net, pour qui le grand favori semble bien le cardinal ghanéen Peter Turkson Appiah.


De fait, les grands titres du Ghana multiplient les portraits de celui dont ils espèrent qu'il succédera à Benoît XVI. Un humaniste, respecté, doué pour les langues… bref, un candidat qui fait la fierté du pays.


Et les espoirs sont grands. Le portail Modern Ghana rappelle d'ailleurs une phrase attribuée au cardinal et qui résonne aujourd'hui pour beaucoup comme une prémonition:


«Si Dieu souhaite voir un homme noir devenir pape, alors gloire à Dieu!» 

 

Le défi de l'unité


Au Nigeria, d'où est originaire un autre cardinal pressenti au poste, on est plus circonspect. La presse du pays s’interroge notamment sur les risques que la décision fait prendre à l'Eglise catholique. Celle-ci restera-t-elle unie?


«Un pape mortel», titre de façon dramatique The Vanguard. Le grand quotidien de Lagos salue le courage du pape, mais souligne aussi la dimension toute révolutionnaire de son acte. Avec cette décision, le pape «entraîne l’Eglise dans de nouvelles traditions» et «signe un nouveau chapitre de l’Eglise romaine».

  

The Vanguard émet également quelques réserves. Dans une autre tribune, le quotidien nigérian se soucie des tensions que la retraite anticipée pourrait entraîner, un souverain qui n’a jamais véritablement montré de velléité à siéger au poste «suprême» avant sa nomination.


L'Eglise catholique sera-t-elle capable d’apparaître soudée avec «deux papes vivants» se demande encore la presse nigériane. La question sera d’autant plus brûlante si le pape est remplacé par un progressiste prêt à s’attaquer à des thèmes qui font débat, tels que l’ordination des femmes.


Au Rwanda, l’annonce est l’occasion de revenir sur les liens privilégiés qui unissent le pape à ce pays d’Afrique de la région des Grands Lacs.


«Puisque son corps s’affaiblit, le pape ne pouvait plus se rendre au Rwanda, mais il prend régulièrement des nouvelles du pays, et se soucie du processus de réconciliation», témoigne ainsi pour le quotidien rwandais New Times Smaragde Mbonyintege, porte-parole de l’Eglise catholique rwandaise.


L'appel à la sagesse


Vue du Rwanda, la démission du pape ne provoquera pas de discordes. Toujours selon le porte-parole de l’Eglise catholique, «cette décision ne doit pas causer de souci aux chrétiens. Au contraire, en la prenant, Benoît XVI laisse derrière lui une contribution importante».


Et le quotidien de se souvenir des paroles du pape en kinyarwanda, une des langues nationales, à l’occasion de ses vœux de Noël aux Rwandais.


La Guinée, moins sentimentale, salue la portée presque politique du geste de Benoît XVI.


Pour le site d'information guineeconakry.info, le pape devrait provoquer l’admiration des «masses laborieuses» africaines. C'est en effet une décision presque historique qui vient d'être prise, et que les «Abdoulaye Wade» du continent, happés par le goût du pouvoir, devraient méditer:


«Pour les populations du continent, la décision de Benoît XVI est, en quelque sorte, aussi un appel à “effet collatéral” à la sagesse, lancé à tous les dirigeants qui, malgré le poids de l’âge et une santé qu’on sait défaillante, refusent d’abdiquer. Au détriment de la prospérité de leur pays et de leurs compatriotes.»


Tous ces débats sur les «candidats» africains à la succession du pape sont vains, pour le site guinéen. Car les trois cardinaux africains en lice ont beau posséder les qualités nécessaires à un bon pape, ils ont un défaut de taille: être africains!


«Naturellement, l’Eglise n’étant pas forcément à l’abri de certains préjugés anthropologiques, très peu d’Africains croient pour le moment, qu’un des leurs puisse succéder au pape Benoît XVI, le 28 février prochain», ironise-t-il.


L’annonce de Benoît XVI a provoqué des réactions similaires au Cameroun, où le portail cameroon-info nargue Paul Biya, président du pays depuis plus de trente ans, un homme qui «n’a pour seul souci que de mourir au pouvoir».


«De par sa manière de servir et de gérer les hommes, le pape Benoît XVI vient de faire preuve de deux vertus évangéliques: l’humilité et la franchise», analyse le site qui, comme beaucoup de titres africains, voit dans le geste du pape un modèle d'exemplarité.

 

Lou Garçon

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 13:14

 

 

 

Bozizé dépassé

 

cour const RCA

 

 12022011malonga

 

 

BANGUI, 11 fév 2013 (AFP) - Le président centrafricain François Bozizé a mis fin aux fonctions du président de la Cour constitutionnelle et d'autres responsables d'institutions républicaines dont les mandats avaient expiré, selon plusieurs décrets présidentiels diffusés à la radio nationale lundi.


Les fonctions du président de la Cour constitutionnelle, Marcel Malonga Nguérémangou et de la vice-présidente, Damienne Nanaré, qui disposaient d'un mandat de 7 ans non renouvelable et expiré depuis septembre 2012, ont pris fin.


Les décrets présidentiels concernent également Mgr Paulin Pomodimo, ancien archevêque de Bangui, président du Conseil national de la Médiation, dont le mandat s'était achevé en 2011, Martin Baba, président du Conseil économique et social qui aurait dû quitter son poste en 2012.


Pour le constitutionnaliste centrafricain Jean-Marie Kangba, "Il faut voir dans ces décrets un acte légal, conforme à la constitution mais qui n'est pas intervenu dans le temps, parce que les responsables de ces institutions devraient déjà être remplacés".


"Maintenant, que cache un tel acte en cette période de transition? C'est la grande inconnue, attendons de voir", s'est interrogé le juriste, joint par l'AFP.


"Il ne faudrait pas qu'on trouve là l'occasion de nommer des gens triés sur le volet pour les mettre à la place de ceux qui sont partis", a pour sa part réagi l'opposant Gabriel-Jean Edouard Koyambounou, vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), redoutant une tentative de Bozizé d'installer des proches à ces postes-clés.


Mi-décembre, la rébellion du Séléka avait pris les armes contre le régime de Bozizé, menaçant de prendre Bangui. Après un accord signé le 11 janvier à Libreville, au Gabon, rebelles et pouvoir ont finalement accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.


Le premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé le 17 janvier et issu de l'opposition, conformément à l'accord de paix, est chargé de conduire le pays vers des législatives anticipées d'ici un an, tandis que François Bozizé a obtenu de rester au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat en 2016. 

 

 

 

NDLR : Il était temps. Le mandat de cette bande de grands corrompus de la cour constitutionnelle acquise à BOZIZE et qui a fait la honte de notre pays a expiré depuis déjà plusieurs mois et c'est seulement maintenant que Bozizé décide d'en prendre acte et de formaliser cette situation. On lui prête déjà l'intention de caser Jean WILLYBIRO-SAKO qu'il n'a pas envoyé au gouvernement TIANGAYE, celui-là même qui avait organisé au niveau de la commission électorale sa "victoire" à la présidentielle de 2005 et aussi et surtout à la grande mascarade de 2011. La veille de la formation du gouvernement TIANGAYE, BOZIZE et son fils FRANCIS avaient procédé à plusieurs nominations au sein des FACA on ne sait pas trop pourquoi alors qu'ils ont passé dix ans à destructurer cette armée rapidement et honteusement défaite par Séléka. Tout cela est à revoir.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 02:59

 

 

 

justice-et-moralisation.jpg

 

 

 

Pour espérer voir la RCA aller de l’avant c’est-à-dire aspirer à de lendemains meilleurs, nous devons sérieusement faire un état des lieux de notre pays, notre autocritique en posant un regard très lucide et sans complaisance sur l’état de notre société et les comportements qui ont cours de tout temps.


Car, si les actes d’anti valeurs existaient de façon marginale, ils sont, aujourd’hui, monnaie courante et par conséquent doivent être bannis de l’espace public. Sans quoi, notre pays sera longtemps condamné à tenir la queue de peloton dans le concert des nations marqué par une mondialisation et une globalisation implacables. Ce qui serait d’autant plus préjudiciable au destin de notre pays qu’ils sont de nature à compromettre gravement l’avenir des jeunes générations et des générations futures.


L’on doit impérativement se préoccuper de laisser à nos jeunes un pays viable où il fait réellement bon vivre au plan des mœurs politiques, économiques et sociaux. Rien ne serait plus répréhensible que de léguer une société où prévaudrait le règne de l’impunité et de l’arbitraire.


Dans cette optique, l’Etat doit, en permanence, s’ériger en une sorte de Vigie pour insuffler et promouvoir les valeurs cardinales de probité, de méritocratie, de défense des droits de l’homme et de stricte observation de la loi.

 

Mon diagnostic et mon analyse résultent de ce que malheureusement, aujourd’hui, la corruption et subsidiairement la fraude (1), le crime organisé (2), la remise en cause ou la tentative de remise en cause de l’ordre établi (3), l’emprisonnement arbitraire (4) sont érigés en mode de gouvernance. Et donc, n’émeut quasiment plus personne.

 

  1. Sur la corruption

 

       Afin de lutter efficacement contre la corruption ; à savoir les deux visages et deux modalités de la corruption (j’entends la corruption active et la corruption passive), cette hydre des temps modernes, qui fait florès sous nos cieux, j’avais déjà préconisé dans le texte-projet de société - destiné à juguler le marasme politique, économique et social de notre pays - que j’avais rédigé surtout à l’intention de nos pouvoirs publics de prévoir la mise en place de deux structures distinctes en charge de la question.


D’un côté, une structure constituée sous forme d’une Autorité administrative indépendante (AAI) aux moyens matériels et humains adéquats et chargée de réduire sensiblement le crime de corruption. De l’autre, et toujours au nom de l’impératif et de l’objectif tolérance zéro corruption et zéro fraude, je préconisais la création d’une Cour de répression des crimes économiques et financiers (CRCEF) pour juger et prononcer des sanctions contre les auteurs, coauteurs et complices de cette incrimination pénale.


Force est de reconnaître que nos administrations et notre système judiciaire - loin d’être épargnés par le fléau - sont gangrénés par le phénomène de la corruption.


La corruption étend ses tentacules à tous les niveaux de l’espace public.


En RCA, tout s’achète oupeut s’acheter moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.


Le service public censé être rendu gratuitement aux usagers est souvent payé. Il suffit de soudoyer pour obtenir une décision de justice à son avantage.


Il faut savoir que ce fléau fait perdre chaque année, des milliards de francs CFA, à nos finances publiques. Ce qui vient amoindrir d’autant la part déjà maigres de nos recettes publiques.


La corruption tue et annihile l’esprit d’entreprise et décourage l’introduction de l’investissement en RCA et notamment l’investissement en provenance des partenaires extérieurs. Elle est l’une des principales causes du chômage endémique dans notre pays.


C’est pourquoi, elle doit être impérativement éradiquée. En effet, c’est l’une des conditionnalités fixées par les bailleurs de fonds (FMI, Banque mondiale, BAD, Union européenne etc..) pour que le pays puisse bénéficier de leurs financements et des concours extérieurs.


La jurisprudence dite Balladur devenue, par la suite, doctrine Balladur-Jospin qui imposait aux pays demandeurs d’aide budgétaire de souscrire préalablement une convention avec les bailleurs de fonds multilatéraux pour prétendre bénéficier de l’aide financière dans le cadre de la coopération bilatérale notamment avec la France, notre partenaire historique, est aussi passée par là.


En conséquence de tout ce qui précède, j’invite instamment le nouveau gouvernement à s’atteler résolument à ce combat de lutte sans merci contre la corruption, condition sine qua non de notre développement et de notre crédibilité. Et, subséquemment, condition pour stopper l’hémorragie injustifiée de nos finances publiques. Cette hémorragie financière empêche, évidemment, l’Etat de mettre en œuvre ses programmes sociaux dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des infrastructures.

 

  1. Sur le crime organisé

 

En raison particulièrement des nombreux soubresauts qui ont secoué  notre pays, ces dernières années, des pans entiers de nos territoires sont devenus des lieux d’insécurité et des zones non droit mettant à mal la vie de nos paisibles populations.


Nos populations sont quotidiennement harcelées, mises en coupe réglée par des bandits de grands chemins et des délinquants sans foi ni loi.


Plus grave encore, la tentative de mise à mort d’autrui en se faisant parfois justice soi-même ne doit être tolérée sous aucun prétexte. Car, la vie humaine n’a pas de prix.


Si cette situation d’insécurité permanente est dommageable au climat d’apaisement de notre société, elle contribue profondément à dégrader et affaiblir le climat des affaires. Un tel contexte est de nature à décourager tout projet d’entreprise.


En contrepartie des sujétions auxquelles nos populations sont soumises, celles-ci sont en droit d’attendre de nos pouvoirs publics un environnement de sureté.


Afin de combattre le banditisme et le crime organisé, sous toutes leurs formes, sur l’ensemble de notre territoire national, j’avais opportunément suggérais la mise sur pied d’une véritable Brigade anti criminalité (BAC) dotée de moyens matériels et humains adéquats ainsi que d’un système judiciaire performant afin de répondre efficacement au défi de l’insécurité. L’impératif de sécurité est au premier rang des droits de l’homme.


L’autorité de l’Etat ne saurait être continûment bafouée.


Les criminels doivent être mis hors d’état de nuire. A l’égard des malfrats, la loi doit être exercée dans toute sa rigueur. La maxime latine ci-après nous enseigne que « Dura lex sed lex  ». En d’autres termes « la loi est dure mais c’est la loi » dit-on.

 

  1. De la remise en cause ou de la tentative de remise en cause de l’ordre établi

 

Souvenons-nous que Barack Obama, lors de son premier séjour sur le continent noir (Ghana) en tant que Président nouvellement élu des Etats-Unis, avait lancé à l’adresse des Africains que « l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non pas d’hommes forts ».


Cette phrase empreinte de sagesse et qui sonne comme une admonestation suggère le mode démocratique de dévolution et de l’exercice du pouvoir en Afrique.


Retenons que le choix du Ghana par Barack Obama ne s’est pas fait par hasard mais s’expliquait davantage par la mise en œuvre réussie de la politique de bonne gouvernance politique et économique dans ce pays frère. Nous pouvons donc, sans complexe, nous inspirer du modèle ghanéen pour amorcer la pente ascendante.


En Centrafrique, on doit apprendre à respecter la loi et singulièrement la loi fondamentale (Constitution) et les textes connexes.


Il est important de souligner ici que, chez nous comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres pays africains, la plupart des chefs d’Etat sont arrivés au pouvoir par effraction c’est-à-dire par des voies non constitutionnelles même si certains pronunciamiento ont été qualifiés parfois pompeusement de coup d’Etat démocratique, salutaire ou salvateur notamment en raison de la pratique néfaste et partant de la nature devenue illégitime du pouvoir qui vient d’être évincé. Haro donc sur la pratique non constitutionnelle du pouvoir.


La Constitution, loi fondamentale de notre pays, doit être impérativement respectée. C’est pourquoi, toute tentative de tripatouillage de celle-ci doit être évitée sous peine de mettre en péril l’équilibre du pays et la paix civile.


Il est regrettable de relever qu’en 2013, les vieux démons n’ont pas totalement disparu. Les velléités restent encore vivaces de part et d’autre. De la part des tenants du pouvoir qui veulent coûte que coûte y demeurer ad vitam aeternam et des potentiels prétendants au fauteuil qui aspirent à y arriver et à s’y maintenir  durablement.


Nous devons privilégier le mode constitutionnel d’accession au pouvoir. Sans quoi, c’est la porte ouverte à l’aventure et au dommageable saut dans l’inconnue.


Nous devons inscrire notre destin dans la modernité c’est-à-dire dans le processus inversible de démocratisation pour mériter la respectabilité et la confiance de nos partenaires.


Cela passe par le respect de nos engagements internationaux. Cela commence aussi par la primauté accordée au caractère sacral de la parole donnée.


Toute tentative de remise en cause de l’ordre établi sera d’autant plus condamnable et condamnée que la Constitution est élaborée de façon consensuelle. Et donc, respectée dans sa lettre et dans son esprit.

C’est -à-dire que les joutes électorales seront organisées à terme échu et selon le chronogramme républicain.

 

  1. De l’emprisonnement arbitraire

 

L’Etat doit respecter la loi élaborée et adoptée à son instigation en évitant autant que faire se peut de recourir à l’emprisonnement ou à la détention arbitraires. Le mode carcéral doit cesser d’être la règle pour ne devenir que l’exception.


J’estime, pour ma part, que les droits de l’homme et les libertés fondamentales ne sont pas négociables.


L’on ne transige pas avec les droits et les libertés humains sauf si la culpabilité de l’auteur d’une l’infraction pénale est judiciairement établie ou démontrée et sous l’empire d’une procédure débarrassée de  toute organisation d’une parodie de justice. Attention aux peines commandées c’est-à-dire aux peines prononcées, en réalité, sous la dictée d’une autorité politique au détriment de la règle de la séparation des pouvoirs.


L’Etat ne peut et ne doit s’exonérer de toute responsabilité en commettant lui-même l’arbitraire. La RCA doit construire un véritable Etat de droit.


Ainsi, j’invite les pouvoirs publics à désengorger, sans tarder, nos prisons et autres lieux de détention non conventionnels (lieux de détention secret) c’est-à-dire ne répondant pas aux standards internationaux en matière de régime carcéral en procédant à l’élargissement des prisonniers détenus arbitrairement ou coupables de délits d’opinion.


     Je saisis cette opportunité pour demander aux pouvoirs publics d’étudier la suppression pure et simple et la fermeture de ces lieux de détention.

 

Pendant que ces détenus croupissent en prison, les délinquants en col blanc ont, quant à eux, de beaux jours devant eux et ont parfois même pignon sur rue en narguant la population démunie dans son écrasante majorité et à laquelle a été extorquée ces biens pompeusement et scandaleusement exhibés comme un trophée. N’oublions pas que nous sommes dans un pays où plus de 60% de la population tire le diable par la queue, vivant en dessous du seuil de pauvreté c’est-à-dire avec moins de un (1) dollar par jour (moins de 550F CFA). L’enrichissement sans cause doit être sévèrement puni.


Je suis souvent au regret de constater que l’on met un point d’honneur à faire l’apologie et même la promotion de façon éhontée et cynique de cette engeance, coupables pourtant de concussion et de prévarication. La vue du moment de leur fortune insolente suffit à enivrer leurs prétendus laudateurs. Prosaïquement et trivialement appelés« doungourous » ou courtisans dans notre pays.


Les mentalités doivent être changées en Centrafrique. Ainsi, on assiste, aujourd’hui, à ce que j’appellerais une inversion des valeurs. Au préjudice des valeurs nobles que sont la culture de la méritocratie, de l’effort, du travail, du patriotisme, du civisme, de la paix. 

 

Si l’Etat centrafricain veut rendre le pays attractif, par conséquent, favorable au développement et ouvert à l’implantation de richesse et aux investisseurs, il doit s’efforcer de combattre sans merci la culture de l’impunité et de la violation de la loi, l’une des plaies de notre société.

 

Vive la paix en RCA pour que vive et prospère la République

 

 

 

                                                                                                Wilfried Willy ROOSALEM

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 02:35

 

 

 

Boz-a-la-rentree-judiciaire.jpg

 

 

Alain Tolmo-copie-2

Procureur Alain TOLMO

 

 

 

 

JUSTICE A QUATRE VITESSES


« Il est temps que le corps judiciaire, dans sa mission, fasse renaitre confiance avec sa population. Une des voies pour l’avancée de l’Etat de Droit », dixit François Bozizé (20 avril 2012)


L’administration centrafricaine dans son entièreté est pourrie. Comme dans toute situation de pourriture il y a plus pourri, en RCA le ministère de la Justice est l’élément le plus pourri. Sa pétrification se sent à des kilomètres à la ronde. L’impunité a transformé la corruption en arnaque. On délivre à tour de bras des mandats d’amener et de dépôt provisoires dans le seul et unique but d’extorquer de l’argent aux appréhendés. Tolmo, Legandet et compagnie ont instauré une justice à quatre vitesses : la justice brute et barbare pour les pauvres et sans voix, la justice complaisante pour les amis et connaissances, la justice lucrative et onéreuse pour les nantis et enfin la justice ni vu ni entendu c’est-à-dire la justice au-dessus des lois pour les dignitaires du pouvoir et leurs ayants droit. Tout se passait dans l’indifférence totale et de l’Assemblée nationale monocolore et des Gouvernements Touadéra I, II et III. Les partis politiques non plus n’étaient audibles sur le sujet. Ce n’est en tout cas pas le MLPC dont le délai de garde à vue de son Vice-président dans une affaire purement pénale a été scrupuleusement respecté qui dénoncerait cette justice qui n’est pas celle que représente Thémis.


Réunis en conférences débats organisés par la Commission Episcopale Justice et Paix de Centrafrique, le clergé catholique centrafricain a manqué le rendez-vous avec l’Homme de la rue, Socrate NGARO.  Les évêques de Centrafrique ont en effet manqué une occasion en or de répondre à la question de l’Homme de la rue Socrate NGARO: Caïn où est ton frère Abel?


Est-ce dire que les évêques de Centrafrique ne voient pas cette descente implacable, inexorable et vertigineuse du peuple centrafricain dans un abîme de malheurs? Non! Comme toutes les organisations dites pompeusement de défense des droits humains en Centrafrique, les évêques sont tétanisés par la boziziecratie. Même les représentants de l’UE et du BINUCA à Bangui sont tétanisés. Souvenez-vous du retournement de veste de l’Éthiopienne Sahle-Work Zewde. J’ai été longtemps enfant de cœur. J’ai servi La messe pendant plusieurs années sous Mgr. Joachim NDAYEN. Je suis nostalgique de ces années-là car aujourd’hui le clergé catholique centrafricain a perdu de son lustre!


Il est de bonne guerre d’être en croisade pour les droits des prisonniers. Les gardiens et régisseurs de maison d’arrêt doivent être vigoureusement voire brutalement rappelés à l’ordre. Aujourd’hui en Centrafrique de Bozizé, un appréhendé est une véritable vache à lait  pour les secrétaires, greffiers, gardiens de prisons, régisseurs et le procureur de la République. J’ai vu de mes yeux, vu Aaron, un soldat en service devant la prison de Bimbo, arracher de l’argent attaché au bout de pagne d’une maman venue voir sa fille embastillée à Bimbo. Informée, la prisonnière supplie Aaron de restituer à sa maman la somme de 300 FCFA prévue pour payer le taxi retour. Aaron suggère que la dame, dans la soixantaine, rentre chez elle à pieds. Il s’en est suivi une bastonnade en règle de la prisonnière sous les yeux indifférents de Passi Ngaka Roger, le régisseur de la maison carcérale de Bimbo. Cet énergumène de Passi Ngaka, diagnostiqué VIH positif, trouve en les prisonnières copines et source d’enrichissement. 50.000 FCFA pour une fin de semaine chez soi; 200.000 FCFA pour un mois et une faveur sexuelle pour une attente chez soi jusqu’au procès. Tout ceci est su des organisations de défense des droits humains et des soi-disant avocats de ces détenues. Ceci étant dit, on ne peut dissocier les droits des prisonniers de la machine à fabriquer les prisonniers c’est-à-dire la facilité, la légèreté et l’aisance avec lesquelles l’on fait, du jour au lendemain,  des honnêtes citoyens sans problème des prisonniers sans droit ni considération.


Affaire SONATU: la montagne a accouché d’une sourie!


Les affaires SONATU et RAYAN sont à mon avis des dossiers d’anthologie en matière de séquestration, détention arbitraire et d’extorsion sans scrupule des sans voix par des brillants diplômés de l’École de Magistrature de Seydou (Bangui). On les appelle sans fou-rire des magistrats. Qu’ils ne me comptent pas parmi ceux qui leur accordent un quelconque égard! Dans l’affaire de l’incendie du super marché RAYAN du Libanais Ali El Akhras alias La Crasse, Me Zarambaud Assingambi a adressé à la Cour de cassation, dans son audience du 7 août 2012, un excellent mémoire en défense qui a mis à nue la méchanceté et la conception moyenâgeuse de la justice du président Bozizé et ses obligés Firmin Findiro et Alain Tolmo qui ont dicté le scandaleux verdict de la Cour de cassation de Bangui. Pour ce qui est de l’autre pièce d’anthologie, l’affaire SONATU, on nous a promis des révélations explosives qui se sont avéré n’être qu’un pétard mouillé. L’innocence des 14 employés qui croupissent dans les prisons de Ngaragba et Bimbo depuis bientôt un an maintenant est aveuglante. Ils y sont encore par la seule et l’unique volonté d’un certain Alain Tolmo soi-disant procureur de la République qui attend de ces innocents de versement entre 500.000  FCFA et 1.000.000 FCFA pour soit attendre leur procès dans le confort de leur foyer soit être retiré de la liste des appréhendés. Alain Tolmo est tombé pieds joints dans le piège que le quatuor que je forme avec trois autres parents des appréhendés lui a tendu pas plus tard que le mois dernier au plus fort moment des tractions post-Libreville. Nous avons envoyé un ami arabe Tchadien muni d’un microphone pour discuter avec Tolmo le dossier SONATU. Les montants d’argent ci-haut mentionnés sont enregistrés.


Dans l’enregistrement on entend clairement Alain Tolmo dire que le dossier SONATU est politique. Il a fait le nécessaire et soumis son parapheur à la signature du président Bozizé depuis septembre 2012. C’est donc au niveau de Bozizé que tout est bloqué. Paradoxalement notre très intègre et brillant procureur de son État serait prêt à relaxer nos parents si nous lui versons 500.000 FCFA par accusé. Il parle d’accusés, pas d’appréhendés. Allez-y comprendre ce que vous pouvez comprendre!


De Findiro à Mbosso


C’est bonnet blanc et blanc bonnet ou mieux encore Dupont et Dupond. L’espoir d’un nettoyage en règle au ministère de la Justice et de la Moralisation qu’a suscité la nomination de Jacques Mbosso à la tête de ce département a très vite fait place à un très fort désenchantement. Cela fait presque 6 mois (17 août 2012 – 11 février 2013) que le tandem Mbosso-Féïganazoui est en place. Rien n’a encore changé dans la toile de corruption tissée par l’araignée Firmin Findiro. Le même Légandet est toujours doyen des juges; le même Tolmo est toujours procureur de la République. Mieux encore, selon les confidences d’Alain Tolmo lui-même, l’arrêté ministériel de sa nomination (par Firmin Findiro) à la Cour de justice de la CEMAC à Ndjamena est maintenu. Il prépare donc une éminente passation de service probablement entre lui Tolmo et le doyen des juges Sieur Legandet. Tout se passe comme si la RCA souffrirait d’un manque criant de magistrats compétents et dignes de ce nom. Et pourtant on en a encore!

 

Bozizé, le nom magique!


Bozizé, un nom qui vaut à lui seul une décision de justice. Au nom de Bozizé un certain Dazoumi Yalo privatise l’OCRB et fait ses lois. Au nom de Bozizé un certain Alain Tolmo embastille illégalement des honnêtes citoyens sans problème. Au nom de Bozizé un certain Ianarelli fait ses lois. Au nom de Bozizé un certain Henri Bolanga asservi dans leur propre pays ses employés domestiques. Au nom de Bozizé les Libanais et arabes vivant en Centrafrique s’approprient le patrimoine national. Au nom de Bozizé sa nombreuse progéniture jouit des prérogatives et privilèges des princes dans une République. Au nom de Bozizé chaque membre de sa nombreuse famille dispose de sa propre prison. Au nom de Bozizé un certain Pierre Chrysostome Sambia transforme la SONATU en une entreprise familiale où ne bossent que ses copines gendarmettes et autres proches.

 

Ce brave gendarme avait pour mission le redressement de la situation financière de la SONATU. Il est de notoriété publique que pendant leur garde à vue de 768 heures les 14 sans voix de cette SONATU effectuaient des travaux forcés qui ne portaient pas leur nom. Au moment de leur transfert dans les prisons de Ngaragba et Bimbo ils avaient laissé dans les coffres de la SONATU la coquette somme de 24 millions de FCFA; recette  réalisée par l’équipe dirigée par la Directrice Commerciale en 2 semaines de gestion rigoureuse. Onze mois plus tard, la SONATU n’existe quasiment plus. On sort 3 ou 4 autobus pour chercher le kobé ti lasso. M. Sambia se cache derrière les relations amoureuses dont est né un enfant entre sa cousine, une certaine Agnès et le président Bozizé pour refuser d’informer régulièrement sur le redressement de la SONATU. Même le contrôleur d’État ne peut lui demander des comptes. Il est le beau-frère de Bozizé après tout.


Vous, constitutionnalistes de Centrafrique, dites-moi en vertu de qui et de quoi un délinquant de l’acabit de François Joseph Bozizé envoie-t-il à tour de bras des gens en geôles? Vous, juristes de Centrafrique, dites-moi en vertu de quel arrêté, de quel article, de quel alinéa le procureur de la République ne peut-il libérer ces prisonniers illégaux? Vous, députés de Centrafrique, dites-moi à quoi vous servez si vous ne pouvez légiférer? Vous, maires de Centrafrique, dites-moi à quoi vous servez si vous ne pouvez construire, embellir et entretenir votre ville? Vous, généraux de Centrafrique, dites-moi que valent vos étoiles si vous ne pouvez faire face à un groupe de 10 ou 15 bandits non-diplômés d’École de Guerre? Ah oui vous êtes bons seulement pour les grandes guerres comme celles du Golf!


Oui, vous ne pouvez rien faire. Bozizé arrête tout, décrète tout, ordonne tout, et légifère tout.  Quelle est donc votre ou plutôt notre raison d’être? Pourquoi concevoir des organigrammes? Pourquoi percevons-nous des émoluments? Il est temps que ces valables fils du pays jusqu’ici muets se manifestent sinon avec le tripatouillage de la Constitution en perspective, on constatera comme Louis Bourdaloue qu’un abîme attire un autre abîme car il ne faut pas se leurrer, Bozizé sera bel et bien candidat en 2016 même s’il faut pour cela mettre dans les rues tous les désœuvrés de Centrafrique pour réclamer la candidature de Bozizé.

 

Centrafrique, mi béni mi maudit


Voilà un pays au sous-sol immensément riche qui se contente d’une place en queue de peloton de l’indice de développement humain. Le diamant est exploité par des étrangers qui cadeautent quelques brebis galeuses pour tourner en véritable esclaves les Centrafricains creuseurs des puits de diamant. C’est le cas notamment de Jean-Eudes Teya rémunéré à hauteur de 5.000.000 FCFA par mois plus avantages sociaux pour représenter BADICA à Anvers en Belgique. Derrière le bouclier Teya, le propriétaire de BADICA et sa famille s’approprient la moitié du patrimoine national, accumulent hôtels privés en France et en Belgique, de luxueuses maisons au Canada et aux États-Unis. Le creuseur de puits de diamant, lui, perçoit un salaire d’esclave de 10.000 FCFA à 15.000 FCFA par mois. Le commerce est une affaire 100% libanaise exonérée de toute taxe. Plus arrogant que les Libanais de Bangui, tu meurs! Ils se targuent, j’allais dire à haute voix, d’avoir tous les ministres dans leurs poches. De deux choses l’une, soit elles sont grandes ces poches de Libanais, soit nos ministres sont trop petits. Pourquoi avoir donné à MOOV l’immeuble Air Afrique? Et ce n’est pas tout. La famille du proprio de Moov est dispensée des formalités de police à l’aéroport Bangui-Mpoko. Le minibus vert de la compagnie conduit la famille de la maison au tarmac pour tout vol en partance de Bangui. On appelle ces malfrats des opérateurs économiques. Bangui n’a décidément pas peur des mots!


Et pourtant le président Bozizé est pasteur. Ô pardon, évangéliste suprême. Le président de la Cour constitutionnelle est pasteur. Le secrétaire général du parti au pouvoir (pour ne pas dire parti unique) est pasteur. Le ministre de la Sécurité publique est pasteur. Le gbopeko (médiateur de la République) est un ancien archevêque. Le président de l’Assemblée nationale monocolore serait aussi un pasteur. Pourquoi aucun de tout ce beau monde ne répond à la question «Caïn où est ton frère Abel?» de l’Homme de la rue Socrate NGARO? Moins théologique et philosophique que l’Homme de la rue Socrate NGARO je dirais: Bozizé qu’as-tu fait de Centrafrique?

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:30

 

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 

 

Bangui, 11 févr. 13 (RJDH) Malgré  la signature des accords du cessez-le feu signés à Libreville le 11 janvier et la mise en place du nouveau gouvernement d’union nationale, les rebelles de la coalition Séléka continuent de se livrer aux actes de pillages et d’exactions sur la population. Une  situation qui inquiète la population centrafricaine qui craint le retour probable des hostilités.


« Nous sommes très inquiets par rapport à ce qui se passe dans nos provinces où les rebelles de la Séléka continuent d’occuper illégalement les villes en commettant  au quotidien des exactions sur la population », a déploré Cyrille Mbésséra, habitant le quartier Yangato.


Max Mokopolo, étudiant en master d’histoire et géographie à l’Université de Bangui, a de son côté pensé que l’Accord de paix de Libreville devrait tourner la page de l’insécurité qu’a connue le pays. « Mais le constat est  que les rebelles de la Séléka continuent de piller, de tuer et de poursuivre leurs offensives sur le terrain ce qui est contraire aux engagements qu’ils ont pris lors des pourparlers », a-t-il souligné.


« Les rebelles de la Séléka ne sont pas prêts pour la paix. Je comprends que leur intention est de nuire à la République centrafricaine qui a tant souffert des crises militaro-politiques. Il faut qu’ils cessent les exactions sur la population, car leurs leaders sont déjà dans le gouvernement qui vient d’être mis en place, et c’est leur vœux qui est exhaussé », a martelé Placide Kombélé, un agent de l’Etat.


Des leaders de Séléka ont perdu le contrôle de leurs éléments sur le terrain


Un politologue de l’Université de Bangui qui analyse la situation stipule qu’il y aurait une crise d’autorité en ce moment au sein de la Séléka. Selon lui, des leaders de la Séléka qui occupent des postes ministériels n’ont plus le contrôle des éléments qui sont sur le terrain.


« C’est difficile que leurs décisions soient respectées par les troupes, à cause de leur absence aux côtés des rebelles. Nous crayons que ces rebelles ne reconnaissent plus leurs légitimités », a-t-il ajouté.

Selon la même source, il est important que les chefs de cette rébellion continuent de descendre sur le terrain pour expliquer à leurs éléments les contenus des accords de Libreville qui ont abouti à la formation de ce gouvernement d’union nationale et également de leurs demander d’arrêter ce qu’ils font actuellement.


De leur côté,  des leaders de la coalition Séléka rejettent la responsabilité des attaques et les attribuent aux éléments « incontrôlés ». Ceux-ci promettent des sanctions contre les commanditaires.


Depuis la signature des Accords de paix de Libreville le 11 janvier dernier, plusieurs cas d’exactions et de pillages dont les hommes de Séléka seraient à l’origine, ont été enregistrés dans certaines  villes du pays.  Dans la nuit du 8 et 9 février, ces rebelles ont attaqué la ville de Mobaye. D’importants dégâts matériels et d’importants actes de profanation ont été enregistrés.


Cette attaque a fait déplacer plus de 23 000 personnes vers la République démocratique du Congo.

 

 

 

MOBAYE : UNE MISSION DE LA FOMAC EST ATTENDUE

 

 

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Mobaye, 11 févr. 13 (RJDH) Une mission de la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac) est attendue ce lundi  à Mobaye (Sud-est), afin d’évaluer les dégâts causés par des éléments « incontrôlés » de la rébellion de Séléka, dans cette ville, alors que des populations affirment être prises en ce moment en otage par les rebelles.


Cette information a été livrée au RJDH, par une source proche de la coalition Séléka. La mission va se rendre  à Mobaye par voie routière. L’on ignore encore la composition de cette équipe, cependant  Christophe Gazambeti, porte-parole de la rébellion et actuel ministre de la communication affirme que cette mission se rend dans le but de « décanter la situation qui prévaut en ce moment à Mobaye ».


Joint ce matin, un habitant de la ville de Mobaye affirme que depuis samedi, les rebelles avaient fait à nouveau leur irruption dans la ville, bloquant les principales voies fluviales que les populations utilisent pour traverser afin de rejoindre la République démocratique du Congo, pour se mettre à l’abri de l’insécurité.


« Nous sommes terrés dans nos maisons, nous ne pouvons pas sortir, car les rebelles nous profèrent des menaces de mort. Il n’y a plus de quoi à manger, nous sommes vraiment pris en otage », a témoigné la source.


Selon les autorités congolaises, plus de 2 300 centrafricains ont fui la ville de Mobaye depuis jeudi pour rejoindre l’autre côté de la rive, fuyant l’arrivée des rebelles de la Séléka. Ce chiffre risque de s’accroitre, vu que la présence des éléments de la Séléka qui continue d’être signalée dans la région.


Des leaders de la Séléka, qui, désormais font partie du gouvernement, rejettent la responsabilité et l’attribuent aux éléments « incontrôlés ». Ceux-ci promettent des sanctions contre les commanditaires.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:24

 

 

 

 

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(France 24 08/02/2013)

 

Le tribunal spécial chargé de juger le Tchadien Hissène Habré ouvre ses portes au Sénégal vendredi, 22 ans après la destitution de l’ex-dictateur. Il s'agit de la première "chambre extraordinaire" mise en place par l'Union africaine.



"On nous jetait de l’eau à nous, les prisonniers, nous devions la lécher, comme des chiens, sur le sol ou sur nos corps", raconte Souleymane Guengueng, dans un témoignage paru dans le New York Times en 2001. L’homme, aujourd’hui âgé de 64 ans, a passé plus de deux ans enfermé dans les geôles du dictateur tchadien Hissène Habré (1982 – 1990), à la fin des années 1980. Depuis 22 ans, il se bat pour que le despote exilé au Sénégal réponde de ses crimes devant une cour de justice. Il est en passe de voir son combat porter ses fruits : vendredi 8 février, un tribunal spécial chargé de juger Hissène Habré s'ouvre à Dakar. L’ex-dictateur tchadien est poursuivi pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture.

 

"Mon espoir, et celui de toutes les victimes, est très grand. Nous avons besoin de ce procès, nous avons besoin de cette guérison psychologique. Il nous faut absolument la justice", déclare Souleymane, joint par téléphone à la veille de l’ouverture du tribunal. Pris à tort pour un opposant, il a été arrêté en 1988, puis incarcéré à N’Djamena. Pendant les deux années de son calvaire dans les prisons de la Direction de la documentation de la sécurité (DDS), la police politique d’alors, Souleymane a vu des dizaines de ses co-détenus mourir sous la torture. Lui-même a failli succomber à la dengue, puis à une hépatite, contractées en prison. Il s’est juré, s’il parvenait à sortir vivant, de mener les tortionnaires en justice.



Des centaines de témoignages collectés


Il est libéré en 1990, après le coup d’État mené par Idriss Déby, actuel chef de l’État tchadien. Un an plus tard, l’homme fonde, aux côtés d’autres ex-détenus, l’Association tchadienne des victimes de crimes et de répressions politiques (AVCRP). Inlassablement, pendant plus de deux décennies, il écoute les victimes, consigne leurs récits, collecte des photos, des documents…



Pour Reed Brody, conseiller juridique et porte-parole à Human Rights Watch (HRW), "C’est grâce à la ténacité et à la persévérance des victimes, qui n’ont jamais baissé les bras, qu’on assiste aujourd’hui à la possibilité de juger Hissène Habré". Ce fervent défenseur des droits de l’Homme prête main-forte à Souleymane Guengueng depuis maintenant quatorze ans. Ensemble, ils ont réussi à récolter des centaines de témoignages de victimes ou de témoins, de membres du système Hissène Habré, mais également des documents récupérés au siège de la DDS. Des documents précieux, retrouvés presque par hasard. "En 2001, nous nous sommes rendus dans l’ancien bâtiment de la DDS, sorte de Gestapo de Hissène Habré, raconte Reed Brody. Là, abandonnés depuis des années, on tombe sur des centaines et des centaines de documents, qui jonchaient le sol de plusieurs salles. Il s’agissait de preuves tangibles, solides, qui venaient conforter les témoignages des victimes. C’était une mine d’or d’informations sur la milice politique. Un véritable trésor pour nous".


"Feuilleton politico-juridique"



En tout, l’association de Souleymane et Human Rights Watch parviennent à prouver l’assassinat de 1 208 personnes sous le régime du dictateur, et à établir plus de 12 800 dossiers de victimes de tortures et d’arrestations arbitraires. C’est grâce à ces documents que la première inculpation du dictateur est rendue possible en 2000, au Sénégal. Placé en garde à vue pendant quelques jours, l’ex-dictateur est finalement relâché, les juges sénégalais se déclarant incompétents pour le juger. Cette décision signe le début de ce que Reed Brody qualifie de "long feuilleton politico-juridique". Les victimes se tournent alors vers la Belgique, où une loi de "compétence universelle" permet de juger tout crime contre l’humanité commis à travers le monde. Un mandat d’arrêt international est émis en 2005 contre l’ancien homme fort de N’Djamena.


Pour autant, rien ne bouge au Sénégal. Le président sénégalais d’alors, Abdoulaye Wade, montre assez peu d’empressement à extrader son hôte. Au Tchad en revanche, une commission d’enquête juge Hissène Habré responsable de la mort de 40 000 personnes – un chiffre que HRW ne confirme pas – entre 1982, date de son arrivée au pouvoir, et 1990, année où il en a été chassé. Le 15 août 2008, la justice tchadienne le condamne à mort par contumace. Une décision restée, elle aussi, lettre morte. Finalement, l’élection de Macky Sall à la présidence du Sénégal, en avril 2012, et l’injonction de la Cour internationale de justice en juillet suivant, finit par changer la donne. Sur décision de l’Union africaine, les chambres africaines extraordinaires destinées à juger les crimes contre l’humanité commis sur le sol africain, sont créées. Le tribunal spécial établi à Dakar pour juger Hissène Habré est la première d’entre elles.



Les 10 juges et quatre procureurs qui composent cette cour, nommés par l’Union africaine, vont désormais pouvoir entamer la longue instruction du dossier Habré. Hissène Habré ne devrait en revanche pas être aperçu à la barre du tribunal avant fin 2014, estime Reed Brody. "Le procès ne va pas se tenir avant quelques temps mais au moins, le processus est enclenché, ce qui était presque inespéré", estime le conseiller juridique de Human Rights Watch. "En tant que défenseur des droits de l’Homme, je ne peux pas affirmer à l’avance que ce procès va être équitable. Mais le respect du droit de la défense est respecté, tout me semble en place pour que l’instruction et le procès se déroulent équitablement", jauge-t-il, avant de poursuivre : "Je pense que ce procès a vocation à être historique pour le Tchad et pour l’Afrique. Il va montrer que de simples victimes peuvent, par leur action et leur persévérance, arriver à faire juger un dictateur."



Par Gaëlle LE ROUX

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:57

 

 

 

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OUBANGUI PERSPECTIVES

 

Sombres perspectives à Bangui à l’issue de la constitution du gouvernement d’Union nationale.

 

Suite aux accords de Libreville, le Président BOZIZE  et son Premier ministre Nicolas TIANGAYE sont entrés en conclave depuis deux semaines pour tenter de former un gouvernement d’Union nationale. A cette occasion, les Centrafricains s’attendaient à la mise en place d’une équipe resserrée de technocrates compétents autour de notre nouveau Premier ministre pour  conduire notre pays vers la sortie de la crise politique qui le secoue. Malheureusement, nous avons eu droit à une imposante équipe gouvernementale comprenant outre un ancien Premier ministre sept autres anciens ministres. Ces derniers n’avaient pourtant pas donné de leur action ministérielle un bilan satisfaisant lors de leur premier passage au gouvernement de la République à différentes époques. Alors pourquoi les avoir reconduits au gouvernement de Nicolas TIANGAYE ? Pour quels projets politiques. Que pourront-ils faire de nouveau ?


Le Général Président BOZIZE après avoir traîné les pieds a finalement accédé à la demande de l’opposition de nommer Nicolas TIANGAYE au poste de Premier ministre, grâce à la médiation de Denis SASSOU NGUESO. Depuis, BOZIZE fait de la neutralisation de Nicolas TIANGAYE une condition essentielle pour arriver à survive politiquement comme Président de la République  jusqu’à la fin de son mandat. C’est pour cela qu’il a tenu à avoir la haute main sur la composition du gouvernement en imposant ses hommes de mains.


Le Premier ministre de son côté a donné le sentiment de subir cette neutralisation Présidentielle en acceptant dans son gouvernement des hommes dont on sait qu’ils ne feront rien ! On sait en effet que ces hommes n’ont ni la compétence ni la maturité politique pour faire avancer l’Union et permettre à notre pays d’avancer sur certains dossiers importants. Ils ne sont là que par la volonté de leur maître pour pérenniser la mauvaise gouvernance. Dans cette perspective, l’exigence de BOZIZE d’avoir Dieudonné TOKOFESSE comme ministre délégué aux finances  correspond au désir du Généra Président de continuer à puiser dans les caisses de l’Etat. Que le Premier ministre Nicolas TIANGAYE s’attende à des divergences de fond avec son ministre délégué. Qu’il sache aussi que BOZIZE arbitra toujours en faveur de son homme de main. Alors, pourquoi accepter de conduire un tel gouvernement ?


L’image donnée par la classe politique centrafricaine dans son ensemble est celle d’une classe politique qui entre rapidement dans les rangs dès lors qu’il s’agit de formation d’un gouvernement d’Union nationale. A chaque crise politique  centrafricaine, l’évocation de la formation d’un gouvernement d’Union nationale fait frémir les acteurs politiques de notre pays et déclenche chez eux une véritable course aux portefeuilles. Cette ruée vers les postes ministériels les conduit à faire l’impasse sur les problèmes politique de fond relatifs au mode de transmission de pouvoir et la consolidation de la démocratie en République Centrafricaine. N’est-ce pas là une logique d’intérêts partisans ? Peut-on faire confiance à des gens qui donnent l’impression de ne pas être à la hauteur des enjeux ?


La question se pose et elle s’est posée une fois de plus lors du sommet de Libreville, censé résoudre de manière durable la crise politique engendrée par SELEKA en décembre2012. A l’issue des travaux de ce sommet, que de pessimisme chez les Centrafricains ! Nos compatriotes ont sans doute eu raison d’émettre des réserves sur l’issue d’une telle rencontre,  étant donné la rapidité avec laquelle l’opposition politico militaire a conclu un accord avec BOZIZE. Il semble en réalité que cet accord est identique à quelques nuances près  à celui qui avait été conclu en 2008 lors du dialogue inclusif.


Les termes de ce dernier ne remettant pas fondamentalement en cause le pouvoir de BOZIZE, ce dernier a continué à faire usage de ses prérogatives de Chef de l’Etat. Il a pesé de tout son poids sur la formation du gouvernement. Il s’est même permis de diffuser unilatéralement ce qui n’était encore qu’une proposition gouvernementale pour couper court avec les exigences de son Premier ministre. On voit bien que BOZIZE s’installe dans une logique dictatoriale alors qu’il ne contrôle même pas militairement la totalité du territoire Centrafricain. Cette logique de dictature dans un contexte d’Union nationale risque d’exacerber les contradictions entre les groupes armés et le pouvoir. Une fois de plus, le Peuple Centrafricain sera à court terme l’otage de ces contradictions.


Certes, le sommet de Libreville a interdit à BOZIZE la révocation du Premier ministre actuel. D’autre part, il lui a intimé l’ordre   de ne pas se représenter aux présidentielles de 2016. Mais, les concessions qui ont été faites au Général Président sont de taille. En effet, il est autorisé à conserver son parlement actuel, truffé des ses enfants, ses maîtresses et ses partisans. Il est également autorisé à exercer l’intégralité  de son pouvoir de Chef de l’Etat à l’exception de la révocation du Chef de gouvernement.  La question qui se pose est de savoir dans quelle mesure Nicolas TIANGAYE pourra t-il faire avancer des dossiers sans l’accord de BOZIZE ?


OUBANGGUI PERSPECTIVES pense que l’Union nationale ne se décrète pas. Elle se réalise avec des hommes et des femmes de bonne foi. Des hommes et des femmes qui peuvent mutuellement se faire des concessions en vue de  consolider la démocratie et assurer la paix dans leur pays. Or d’un côté, non seulement BOZIZE embauche des mercenaires Européens et Sud Africains pour en découdre avec SELEKA, mais aussi il distribue des armes dans certains quartiers de Bangui  pour accroître l’insécurité dans la capitale.


De l’autre côte,  SELEKA malgré sa présence au gouvernement d’Union nationale fait planer des doutes sur ses capacités à maîtriser sa branche militaire. Et pour cause ? Ses hommes de troupe se sont livrés à des exactions sur les populations de certaines villes de province. Si ces informations sont vérifient, ce serait une grave erreur de la part d’un mouvement qui veut s’inscrire dans l’opposition démocratique.


Certes, BOZIZE n’est pas l’homme qui convient à la situation politique de la République Centrafricaine aujourd’hui. Il doit être combattu. Cependant, OUBANGUI PERSPECTIVE est opposé aux moyens utilisé par SELEKA  dans son combat contre BOZIZE.


Poitiers le 11 février 2013


 Pour le Bureau Exécutif


Le Président


Maître Ignace OUNDA-MEYBI

 

 

 

 

OUBANGUI PERPECTIVES

 

L’IRRESPONSABILITE, SECONDE NATURE DE BOZIZE

 

N’oublions pas nos compatriotes kidnappés et « embastillés »

 

Depuis le début de la crise centrafricaine, Je n’ai cessé de mettre en garde contre les conspirations que BOZIZE et sa clique ne manqueraient pas d’ourdir contre le peuple centrafricain.

 

Les procédés utilisés par BOZIZE, le chef d’Etat le plus nul mais aussi l’un des plus violents que le monde ait jamais connu, ne devrait étonner personne.

 

Qui peut croire que BOZIZE a, très sincèrement la volonté de se plier aux accords de LIBREVILLE qu’il vit sans doute comme une tentative de mise à mort.

 

Ce régime épouvantable fait chaque que jour la preuve de sa capacité de nuisance et de son indifférence au sort des populations.

 

D’une part, après la publication surprise d’un gouvernement sans consensus, des indices tendent à accréditer l’information selon laquelle BOZIZE fourbirait ses armes en vue d’une solution militaire à son avantage. Le connaissant, ses adversaires et/ou ses ennemis devraient se tenir sur leur garde. D’autre part, le régime n’a libéré aucun prisonnier. Ce sont des signes qui ne trompent pas.   

 

Le pouvoir est très clairement perçu par cette engeance de prébendiers et d’hommes sans foi ni loi comme la seule façon de survivre, compte tenu du nombre incalculable de leurs forfaits.

 

Jamais régime ne s’est autant affranchi de toutes les règles aussi bien morales que juridiques, s’arrogeant, un droit de vie et de mort sur tout un peuple, un droit sans limites de jouir et de disposer de l’ensemble des richesses d’un pays. De tels pouvoirs conférant un sentiment de puissance aussi fort, ne peuvent être quittés sans crainte de contres-coups fulgurants.

 

C’est là que se niche le nœud du problème.

 

Nous avons affaire à des « fous furieux » qui préfèreront voir le pays incendié que de l’imaginer débarrassé d’eux.

 

Vue de leurs yeux égo et ethnocentristes, cette perspective ne peut être que dévastatrice, pour eux, bien entendu.

 

Nous avons très tôt appelé à la « constitution immédiate d'un Conseil de Surveillance des Centres Privatifs de Liberté, doté des pouvoirs les plus élargis pour pouvoir connaître de toutes les demandes des familles tendant à établir la vérité sur tous les enlèvements,  disparitions, arrestations, détentions arbitraires, tortures et autres exactions commis par ce régime qui ne manquera pas d’assouvir une vengeance meurtrière et implacable si une seule chance de survie lui était par malheur accordée » (Appel du 31 décembre 2012).

 

Nous réitérons notre appel à destination de Monsieur le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE car, de jour en jour, nos craintes sur le sort de nos compatriotes kidnappés et « embastillés » par l’ogre de Benzambé se renforcent.

 

Nous devons considérer comme une priorité absolue du moment le sort de nos compatriotes dont les familles sont sans nouvelles fiables.

 

Plusieurs jours après la libération de soldats des FACA par SELEKA, le régime de BOZIZE, lui, n’a libéré personne et je doute de plus en plus, qu’il soit en mesure de libérer beaucoup de gens. Pourrait-il même en libérer un seul ?

 

Le nouveau Premier Ministre et les membres de son gouvernement feraient mieux de se poser et de poser clairement la question, faute de quoi le Peuple, un jour, exigera d’eux des comptes pour avoir fait preuve d’inertie coupable.

 

L’irresponsabilité est une seconde nature de BOZIZE dont la promptitude à user des méthodes les plus barbares pour régler des comptes soi-disant politiques n’est plus à démontrer.

 

Le Premier Ministre et certains membres de son gouvernement non affidés à BOZIZE devraient s’en souvenir à chaque instant de leur cohabitation avec celui-ci.

 

Poitiers le 11 février 2013

 

Maître Ignace OUNDA-MEYBI 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:47

 

 

 

Eric Massi Séléka

 

 

Le Conseil Suprême des forces combattantes de SELEKA, exige la mise en œuvre immédiate des accords de cessez-le-feu par le Président François BOZIZE et le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE.


Nous rappelons que les courageux combattants de SELEKA, conscient du fait que le Peuple Centrafricain souhaite l’instauration d’une Paix durable permettant l’amélioration immédiate de ses conditions de vie, ont arrêté leur offensive militaire sur notre capitale Bangui et cela afin de préserver la Paix et l’Unité Nationale.


Aujourd’hui, un mois après la signature des accords de Libreville du 11 janvier 2013, nous constatons que le Président François BOZIZE n’a toujours pas procédé à la libération des prisonniers et au départ des Forces étrangères appelées à son secours.


Alors même que nous avons privilégié le Dialogue et l’Unité Nationale en acceptant :


de stationner sur nos positions,


de signer les accords de Libreville,


de constituer un Gouvernement d’Union Nationale (GUN),


de libérer nos prisonniers,


Nous constatons tous les jours que le Président François BOZIZE continue de déployer et d’entrainer « ses forces » dans les villes de Bangui, Bérengo, Bossembele, Bangassou et Damara. Ainsi, rien qu’entre Damara et Bangui, nous dénombrons une vingtaine de barrières toujours présentes actuellement.

 

Nous portons donc à l’attention des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CÉÉAC) que le fait pour le Président François BOZIZE :


de continuer à maintenir et à déployer des forces étrangères en provenance de l’Afrique du Sud, de l’Ouganda, du Sud-Soudan et de la République Démocratique du Congo,


de continuer à acheter et à recevoir des armes lourdes (hélicoptères) et des officiers étrangers sans en aviser le Ministre de la Défense,


-      d’utiliser des « prisonniers civils non combattants » comme moyen de pression afin d’obtenir le désarmement de nos forces en violation du droit international humanitaire,


Est de nature à remettre irrémédiablement en cause les Accords de Libreville ainsi que le statu quo que nous avons choisi d’observer dans l’intérêt du peuple Centrafricain et de toute la sous-région.


Déjà nos forces combattantes ont du se positionner à Mobaye car ce secteur est utilisé par le Président François BOZIZE comme voie de passage de ses forces mercenaires.


Aussi, la SELEKA, dans le strict respect de l’esprit et la lettre des Accords de Libreville du 11 janvier 2013 pour résoudre la crise politique en Centrafrique, soumet-elle, une fois encore, au Comité du suivi, sa demande. Nous avons l’espoir qu’elle reçue avec la considération utile et nécessaire qui permettra de favoriser la Paix et l’Amélioration immédiate des conditions de vie du peuple centrafricain.


Fait à Paris, le 11 février 2013

 

Pour le Conseil Suprême de SÉLÉKA


Le porte-parole officiel

 

Eric NERIS-MASSI

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:43

 

 

 

Boz et Djotodia

 

 

Bangui, 11 févr. 13 (RJDH) – Un mois après la signature des accords de sortie de crise de Libreville, la société civile, l’opposition démocratique et les leaders politico-militaires qui devraient se retrouver ce matin pour évaluer la mise en application de ces derniers, s’inquiètent de la non-volonté des uns et des autres à faire respecter les écrits de la capitale gabonaise. La réunion a été reportée à une date ultérieure et les inquiétudes s’amplifient.


Le rendez-vous organisé par la société civile a été boycotté par la coalition Séléka et la majorité présidentielle et a été reporté à une date ultérieure. La société civile a exprimé son mécontentement de l’indisponibilité de ces parties.


Fulgence Zéneth, coordonnateur du groupe de travail de la société civile dans sa déclaration de ce matin aux médias s’interroge qu’« il était prévu dans les accords de Libreville la mise en place d’une commission de suivi pour observer le cessez-le-feu. Aujourd’hui qu’est-ce qui justifie le retard dans la mise en application de ces dispositions concernant la création d’une commission de suivi ? »


Il poursuit qu’« il était décidé l’ouverture des couloirs humanitaires. Nous sommes à un mois après la signature des accords de Libreville. Il me semble capital que la question de sécurité puisse être prise à bras le corps par toutes les parties et qu’une solution rapide soit trouvée à la question. Il est important que les acteurs se mobilisent et afin de travailler pour réduire tout risque de potentiel conflit. », a-t-il conclu.


Abdoulaye Issene, président d’un des groupes politico-militaires non combattant, interpelle tous les centrafricains à prendre leur responsabilité et le destin de ce pays en main, face à la gravité de la  situation. Il ajoute : « je suis  venu moi-même dans cette réunion au lieu d’envoyer un représentant, c’est  par ce que j’ai de l’amour pour mon pays et pour le  peuple centrafricain qui souffre.  Si on peut le faire le plus vite possible cela arrangerait tout le monde, au lieu de discuter des postes ministériels. Cela fait déjà un mois que nous avons signé ces accords à Libreville et depuis un mois,  personne n’a osé respecter les termes, même parmi  les signataires, alors que l’ouverture des couloirs humanitaires était une condition sine-qua-none posée à Libreville. C’est urgent ! »


L’opposition démocratique dont 4 représentants étaient présents à cette rencontre manquée, a beaucoup remercié l’initiative de la société civile pour avoir organisé cette assise qui malheureusement n’a pas eu lieu à défaut du quorum  qui n’est pas atteint. Au nom de l’opposition démocratique  Gabriel Koyambounou a par ailleurs déploré  l’absence de la mise en application des accords de Libreville qui selon lui, par la majorité présidentielle et la Séléka.


Cette réunion est la seconde activité de la société civile après le lancement officiel de la campagne de la consolidation de la paix qui a eu lieu le samedi dernier dans la ville de Bangui.  

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