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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 00:11

 

 

 

Boz gros plan

 

 

Selon des sources dignes de foi, la coalition rebelle centrafricaine, Séléka, signataire, il y a un mois d’un accord de paix avec le régime de Bangui, risque d’être de nouveau attaquée par les FACA soutenues par des troupes ougandaises.


En effet, nous venons d’apprendre que les forces armées centrafricaines et les troupes ougandaises s’apprêteraient à lancer une offensive d’envergure contre les rebelles centrafricains de la Séléka, basées à Damara.


Si cette information se révèle vérifiée, nous assisterons à la remise en cause de l’accord de paix signé depuis janvier entre la rébellion centrafricaine et le régime de François Bozizé.


Par ailleurs, tout porte à croire que la rencontre de Libreville entre les opposants centrafricains et le pouvoir de François Bozizé, relève d’un accord de dupe. Car, les zones d’ombres qui entourent des questions brulantes restent des véritables inconnus et fondent notre inquiétude sur la chance de succès des négociations pareilles.


En Afrique centrale, les Chefs d’Etat se soutiennent réciproquement contre leurs oppositions respectives et leurs peuples.


La naïveté  des responsables politiques de la Séléka, leur coûtera les yeux de la tête.


A suivre

 

La rédaction du blog de makaila

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 00:01

 

 

 

Bozizé en difficulté

 


LIBREVILLE (AFP) - 30.01.2013 17:19 - L'un des porte-parole de la coalition rebelle du Séléka a reproché mercredi au pouvoir centrafricain le non-respect de certains termes des accords de paix signés à Libreville concernant notamment la nomination d'un ministre de la Défense issu de l'opposition.


"Le président Bozizé (...) a fait disparaître le poste de ministre de la Défense et a préféré créer un poste de ministre délégué à la Défense. Donc en d'autres termes, il reste encore le chef de l'Etat ministre de la Défense qui ne dit pas son nom", a affirmé dans un entretien à l'AFP à Libreville le porte-parole du Séléka Florian Ndjadder.


A l'issue des négociations entre rebelles et pouvoir à Libreville le 11 janvier, auxquelles avait participé M. Ndjadder, l'opposant Nicolas Tiangaye avait été nommé Premier ministre, et un nouveau gouvernement d'union nationale, en attente de formation, devait notamment accueillir un ministre de la Défense issu du Séléka.


M. Ndjadder a également redemandé "le départ inconditionnel des forces sud-africaines (...) venues au secours de François Bozizé", comme le prévoyaient les accords de paix, affirmant que "l'Afrique du sud est en train de s'ingérer dans les affaires centrafricaines".


"Nous avions demandé dans nos premières conditions de cessez-le feu la libération de tous les détenus politiques arrêtés suite aux évènements, or jusqu'à ce jour ils ne sont pas libérés (...) on a pas eu de suites" a également critiqué le porte-parole.


De source concordantes mardi, des éléments du Séléka se sont livrés à des pillages dans plusieurs villes du sud du pays, peu après l'attaque d'une zone d'extraction de diamants à Dimbi et celle de la ville de Kembé (centre sud), commettant "des pillages, des destructions d'édifices et des assassinats" selon le ministère de la Défense.


M. Ndjadder a pour sa part confirmé des mouvements de la rébellion dans la région affirmant que celle-ci voulait sécuriser "l'accès à l'Oubangui Chari", fleuve marquant la frontière avec les deux Congo.


Après une offensive-éclair qui les avait amenés jusqu'aux portes de Bangui, les rebelles avaient accepté le 11 janvier à Libreville un cessez-le-feu et le retrait des zones occupées.


© 2013 AFP

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 23:59

 

 

 

Djotodia et Gazam Betty

 

 

Afrik.com   MERCREDI 30 JANVIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

Michel Djotodjia et Christoph Gazam-Betty, deux responsables de la coalition rebelle, devaient ce mardi conduire une mission de sensibilisation de leurs troupes par voie aérienne. Seulement, les éléments de la gendarmerie de l’aéroport ont interdit cette mission.

  

Djotodjia et Gazam-Betty, respectivement président et porte-parole de la coalition rebelle Séléka, n’ont pu prendre le vol d’hier pour aller sensibiliser leurs troupes. Ils devraient se rendre dans les lieux occupés par la coalition, où ils devraient mener des grandes actions de sensibilisation auprès de leur troupes afin qu’elles observent, elles aussi, le cessez-le-feu.


Dans cette mission, des escales sont prévues dans les grandes villes conquises, à savoir Kaga Bandoro, Sam-Ouandja, Bria, Bambari et Sibut. Finalement, l’avion affrété par le système des Nations unies n’a pu décoller de l’aéroport Bangui M’Poko.


Selon le porte-parole, cet incident est bel et bien grave puisqu’il entame le processus de retour à la paix en République centrafricaine. Il a indiqué que le pays traverse une période exceptionnelle où les petites erreurs doivent être évitées au maximum, en vue de garantir un environnement propice à ce retour de paix.


Evidemment, le moment est sensible puisque la mise en place du gouvernement pose problème vu que la majorité présidentielle n’a pas encore envoyé ses représentants, et que les rebelles de Séléka qui devraient être démobilisés, gardent encore leurs armes et occupent même des nouvelles localités. Les accords signés le 11 janvier 2013 à Libreville n’ont donné à la RCA, du moins pour le moment, qu’une paix précaire.


Cette paix demande à être consolidée dès le lendemain de Libreville par un gouvernement dynamique de transition. Or, les actes que posent les rebelles et forces loyalistes ne sont pas de nature à consolider la paix.


Du côté de Séléka, la mission qui a été empêchée hier a été une tentative d’apaisement, car les responsables comptent, à travers elle, appeler à l’ordre certains de leurs éléments incontrôlés. Heureusement, l’incident de l’aéroport n’a pas causé de dommage au processus. Gazam-Betty a promis que la mission partira dans les jours à venir pour poursuivre la sensibilisation des troupes de Séléka.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 23:54

 

 

 

UNICEF.JPG


Le fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a annoncé hier le renforcement de sa mission humanitaire en République centrafricaine pour répondre aux besoins d’assistance vitale du pays. Près de 17 tonnes d’articles ont été acheminés par avion et 52 tonnes devraient suivre cette semaine par voie routière (médicaments, ustensiles de cuisine, moustiquaires, etc).

 

Le Représentant de l'UNICEF en RCA, Souleymane Diabaté, a ainsi précisé dans un communiqué de presse que « les enfants vivent dans des conditions de précarité extrême dans les zones les plus touchées par la violence, dont N'délé, Bria, Bambari et Kaga Bandoro ». L’organisation note cependant avoir besoin de près de 12 millions de dollars de plus cette année pour pouvoir faire face à l’actuelle situation humanitaire du pays.

 

(Source : ONU   30 jan. 2013)

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 11:26

 

 

 

elisabeth-olofio

 

 

Voici un témoignage que nous avons reçu de Bambari d'un compatriote dont nous taisons l'identité pour d'évidentes raisons de sécurité. On y apprend que contrairement a ce qui avait été annoncé, la journaliste de radio Bé Oko, Blanche Elisabeth Olofio dont la photo se trouve encore dans la rubrique Nécrologie de CPI, est bien vivante, ce qui est une excellente nouvelle dont on ne peut que se réjouir. On apprend en revanche que Mgr Edouard Mathos a été frappé et même blessé, ce qui est plutôt une mauvaise nouvelle. Les responsables de Séléka doivent mettre sérieusement de l'ordre au sein de leurs éléments qui sont à Bambari car visiblement beaucoup d'éléments dits "incontrôlés" font ce qu'ils veulent dans cette ville.

 

La Rédaction

 

 

 

Bonjour tout le monde,


Je reviens pour vous donner quelques nouvelles de Bambari. Il est de plus en plus sûr que Blanche Elisabeth Olofio n'a pas été tuée mais a passé quand même un mauvais moment. Les rebelles sont allés piller sa maison et elle s'en est plainte au Colonel commandant le site de Bambari. Celui-ci a donné les instructions pour que ses affaires lui soient rendues. Ce qui a été fait. Non contents de cette réclamation, des éléments sont revenus la tabasser à coups de crosse. Ayant perdu connaissance, ceux-ci ont cru qu'elle était morte et l'ont laissée. Elle a été amenée dans un campement agricole à quelques kilomètres de Bambari.

Après la publication du communiqué annonçant sa mort (et tout le tapage médiatique fait autour), les rebelles sont allés la rechercher et l'ont amenée à l'Hôpital où elle a été soignée (à leurs frais). Ils lui ont donné un Thuraya pour qu'elle dise à ses parents qu'elle est encore vivante. Je me propose de publier un autre communiqué rectifiant le premier mais je voudrais la voir avant. Mgr Mathos aussi a eu des coups et a même été blessé. Les autres journalistes se portent bien. L'un d'eux a perdu sa moto (restée à l'évêché) qui a été emportée par les rebelles.

Les deux radios ont été entièrement saccagées comme vous verrez sur les photos que je vous mets en pièces jointes. Je les ai eues (ainsi que les infos) grâce à des ONG qui sont allées dans la zone. Tout ce qui reste de Radio Be Oko est le pylône ainsi que le container vide. Les équipements des deux radios ont été entièrement emportés. Nous cherchons toujours à avoir un laisser passer pour aller faire l'état des lieux.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 01:56

 

 

 

Tiangaye-et-representante-ONU-Sida.JPG

 

 

Tiangaye-et-representante-ONU-Sida-2-.JPG

 

 

Bangui, 29 janvier 2013 (CAP) - La Coordonnatrice ONUSIDA Pays en République Centrafricaine, Dr Christine Mbonyingingo a été reçue en audience ce mardi matin par le Premier Ministre Nicolas Tiangaye, nouvellement nommé à ce poste dans le cadre de l’application des accords de sortie de crise signés le 11 janvier dernier à Libreville, au Gabon.

 

Photo  ©SNU RCA/Franck Bitemo.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 01:52

 


  gl Issa Issaka cema de Séléka à dte et le gl Arda Hakoum

 

 

Bangui  Mardi 29 janvier 2013 21:51  (Xinhua) - Des religieux de l'Eglise catholique de la préfecture de la Basse-Kotto située dans la partie sud-est de la République centrafricaine, annoncent qu'ils sont terrorisés par des menaces de mort proférées par certains rebelles de la coalition Séléka.


« Ils nous ont fait savoir que c'est nous qui parlons toujours sur les médias internationaux sur ce qu'ils font dans les villes qu'ils occupent », a-témoigné ce mardi une religieuse qui s'est réfugiée à Bangui.


Selon la même source, les religieux subissent de menaces de mort faites par les rebelles qui ont fait savoir que seuls les religieux peuvent communiquer avec le reste du monde, car dans les zones qu'ils ont occupées tous les réseaux téléphoniques sont interrompus.


Elle dénonce que certains des hommes de la Séléka se sont rendus dans la ville de Kémbé dans le sud-est du pays dimanche et mardi pour effrayer des religieux. Ceux-ci sont obligés de fuir la ville pour se réfugier dans la ville de Bangassou, la même préfecture. Interrogés sur cette question, des leaders de la rébellion de la Séléka ont fait savoir qu'il s'agit des éléments "incontrôlés" qui continuent de commettre les exactions.


Le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, s'est insurgé contre les exactions commises par les rebelles de la Séléka à l'intérieur du pays, lors d'une conférence de presse vendredi. Il a également demandé aux leaders de la Séléka de poursuivre les opérations de sensibilisation de leurs éléments, dans les zones qu'ils occupent.

 

 

 

 

Centrafrique : actes de pillages commis par les rebelles du Séléka

 

L’AFP rapporte aujourd’hui que les rebelles de la coalition centrafricaine du Séléka ont commis des actes de pillages dans le sud du pays au cours de la fin de semaine. Les agissements des rebelles ont causé la fuite des populations locales vers la RDC. Les responsables de Séléka affirment qu’il est question d’éléments incontrôlés récalcitrants et que des enquêtes sont menées afin de mettre fin au pillage.

 

Toutefois, selon  Moïse Kotayé, député d'Alindao, « il s'agit d'une racaille qui détruit, pille et saccage en toute impunité. Il faut que les responsables réagissent. C'est eux qui les ont recrutés, et ce ne sont pas des étrangers. Ce sont des jeunes démunis qu'ils ont appelés dans leurs rangs qui se livrent à ce genre d'exactions ».

 

(Source : AFP  29 jan. 2013)

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 00:56

 

 

 

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Genève / Bangui 28 janv — Sept membres des forces armées centrafricaines ont été libérés samedi par la coalition de groupes armés Séléka dans la localité de Sam Ouandja, à l'extrême nord-est de la République centrafricaine.


Un avion du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) les a ensuite conduits jusqu'à Bangui. Capturés en décembre 2012 par la Séléka, ces soldats ont été remis au CICR en sa qualité d'intermédiaire neutre et indépendant.

 

« Depuis décembre, nous sommes intervenus en notre qualité d'intermédiaire neutre pour faciliter le retour ou l'évacuation médicale vers Bangui de 15 gendarmes, policiers ou militaires centrafricains libérés par la Séléka, a déclaré Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine. Nous visitons aussi des personnes détenues par les forces armées et de sécurité centrafricaines en lien avec le conflit. »

 

Le CICR visite les personnes détenues afin de s'assurer qu'elles sont traitées avec humanité et dans le respect des normes internationales. Ces visites sont aussi l'occasion de distribuer aux détenus des articles d'hygiène et de transmettre aux familles des nouvelles de leurs proches incarcérés, conformément aux modalités habituelles de travail du CICR.

 

La nuit qui a précédé la libération des sept militaires, le bureau du CICR en charge de cette zone a fait l'objet d'une attaque par des personnes armées, qui ont notamment emporté un véhicule. C'est la première fois que le CICR est pris pour cible depuis le début du conflit que traverse actuellement la RCA.

 

« Je suis profondément préoccupé par l'attaque dont notre équipe a été victime à Ndélé. La poursuite de notre action et la sécurité de notre personnel dépendent de la confiance que nous accordent toutes les parties en présence », a ajouté M. Georgantas.

 

 

 

 

Congo-Kinshasa: Deux gendarmes centrafricains et leur famille se réfugient à Ndu

 

Radio Okapi (Kinshasa) 23 JANVIER 2013

 

Des sources de la société civile de Bondo signalent l'arrivée de deux gendarmes centrafricains accompagnés d'une famille de douze enfants dans le poste d'Etat de Ndu (Province Orientale), lundi 21 janvier.

 

Ils auraient fui la rébellion centrafricaine de « Seleka » qui, à en croire les mêmes sources, avanceraient vers la frontière congolaise. Selon des sources à la Direction générale de migration (DGM), depuis le afin du mois de décembre dernier, plus de quatre cents ménages centrafricains ont déjà trouvé refuge en RDC.

 

La commission nationale pour les réfugiés (CNR) déclare que ces réfugiés recevront bientôt de l'assistance du Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), du Programme alimentaire mondial (PAM) ainsi que du gouvernement congolais. Ces réfugiés sont répartis dans les villages d'Adama, de Basipio, de Bolongi et de Bolomasi.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 00:11

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

 

BANGUI : LA SITUATION SANITAIRE SERA DÉPLORABLE SI L’INSÉCURITÉ PERSISTE SELON MSF

 

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Bangui, 29 janvier 2013 (RJDH) La  situation sanitaire de la population des zones occupées par la rébellion de la coalition Séléka  pourrait s’aggraver si les rebelles ne cessent pas les hostilités. Les mécanismes de survie et la résilience vont s’affaiblir encore, de ce fait on peut commencer à avoir des situations humanitaires plus difficiles et catastrophiques, a fait observer le chef de mission de MSF Sylvain Groulx, dans un entretien avec le RJDH, ce mardi 29 janvier.


Dans ses propos, Sylvain Groulx a précisé que les habitants des villes  occupées ont un mécanisme de survie qui est assez résiliant. « La situation actuelle ne nous permet pas déjà de constater une autre crise humanitaire beaucoup plus pire que ce qu’elle était auparavant. Ce que la Séléka a amené c’est de l’insécurité mais elle n’a pas nécessairement accentué grandement la situation humanitaire d’avant. La situation sera catastrophique si l’insécurité persistait encore plusieurs semaines, voire des mois », a-t-il fait savoir.


« Nous avons le plus souvent des situations où les familles ont fui et se retrouvent aux champs sans abri, sans moustiquaire. Elles font face aux intempéries. Elles n’ont pas de l’eau potable et mangent très difficilement. Elles n’ont plus d’activités économiques. Tout cela fait en sort qu’on se retrouve avec une situation où ces gens qui souffrent  déjà dans des meilleurs moments souffrent encore plus », a souligné le chef de mission de MSF.


Selon la même source, en Centrafrique généralement en moment de paix, on retrouve de pires indicateurs de santé. Le système de santé a de graves problèmes. Dans les zones où MSF travaillent actuellement et où ils ont des hôpitaux et centres de santé, Kabo, Batangafo, Ndélé et autres la crise humanitaire est perpétuelle.


« Actuellement, MSF font énormément d’activités qui vont dans le sens d’assistance humanitaire aux populations affectées. Outre d’avoir continué nos projets dans les zones hors conflits, durant ces offensives de la Séléka, nous avons continué nos activités sur Batangafo, Kabo et Ndélé », a-t-il mentionné.


« Nous avons mise en place une équipe médicale à Kaga-Bandoro. C’est cette équipe-là qui a traité plus de 20  blessés qui avaient été brûlés lors de l’incendie de la station pétrole. Nous avons également ouvert à Damara une unité qui dispense des soins à la population, enfin la même chose est en train d’être faite à Sibut depuis quelques jours. Nous avons une équipe qui a fait une évaluation des zones de Grimari jusqu’à Bria pour voir les états de besoins. Nous avons constaté que les besoins sont surtout de ravitailler ces villes », a-t-il poursuivi.


Médecins Sans Frontières continuent d’envoyer des missions dans les zones occupées par les rebelles, lesquelles missions consistent à ravitailler leurs centres de santé de kits médicaux qui servent aux soins multiples de la population.

 

 

 

BANGUI : DES RELIGIEUX, CIBLES DES REBELLES DE LA SÉLÉKA DANS LA BASSE KOTTO

 

 

Bangui, 29 janvier 2013 (RJDH) – Des religieux de l’église Catholique ont été pris ces derniers jours pour cibles par des éléments de la rébellion de la coalition Séléka dans la préfecture de la Basse Kotto. Les rebelles soupçonnent  ces derniers de toujours alerter l’extérieur  sur des exactions qu’ils commettent dans les zones occupées.


D’après le témoignage fait par un de ces religieux, ceux-ci ont subi de menaces de mort faites par les rebelles. Ces derniers ont fait savoir qu’en absence des réseaux téléphoniques, seuls les religieux ont la capacité de communiquer avec le monde extérieur à partir des liaisons internet, des téléphones satellitaires et autres moyens de communication moderne.


« Ils nous ont fait savoir que c’est nous, qui parlons toujours sur les médias internationaux sur ce qu’ils font dans les villes qu’ils occupent », a-témoigné ce matin, une religieuse jointe par le RJDH.


Dimanche 27 et lundi 28 janvier, les rebelles étaient repartis dans la ville de Kémbé pour proférer des menaces à l’encontre des religieux. Ceux-ci sont obligés de fuir la ville pour se réfugier dans la ville de Bangassou.


Il y a une semaine, l’archevêque de Bangassou, Monseigneur Juan José Aguire a dénoncé sur RFI, les exactions commises par les rebelles dans plusieurs localités de la Haute Kotto et du Mbomou. Les rebelles digèrent mal que le prélat se prononce donc sur cette situation.


En s’attaquant dimanche et lundi aux religieux de Kémbé, les rebelles n’ont pas opéré de pillage, selon des sources anonymes.


Jusqu’alors, les responsables de la coalition Séléka attribuent ces exactions à certains de leurs éléments dits « incontrôlés ». Pour les leaders de la Séléka, ces « éléments incontrôlés » n’ont reçu des ordres de personne. Il y a quelques jours déjà, ces éléments avaient fait irruption à Kémbé et avaient cassé la maison carcérale et libéré les prisonniers.

 

 

 

MBAÏKI : DES ÉLEVEURS PEUHLS TUÉS LORS D’UN AFFRONTEMENT AVEC LES COUPEURS DE ROUTE

 

 

Bangui, 29 janvier 2013 (RJDH) Deux peulhs communément appelés ‘’archers’’ ont été  tués et un autre grièvement blessé lors d’un affrontement qui les a opposé aux coupeurs de route la semaine dernière dans la sous-préfecture de Boganangone à 70 kilomètres de la ville de Boda (sud).


L’information a été confirmée par le sous-préfet de Bonganangone, Wanate-Zao-Akoza, et rapportée ce matin au RJDH par le secrétaire général de la préfecture de la Lobaye, Moussa Konaté.


D’après les faits relatés par Moussa Konaté, les coupeurs de route ont fait irruption dans la sous-préfecture de Boganagone, et ont pris en otage un jeune de la communauté peulh et  ont exigé une rançon de 2 500 000 FCFA.


« C’est pourquoi les archers munis de leurs flèches se sont lancés à la poursuite des ravisseurs afin de libérer l’otage. Lors du combat, les assaillants ont tué deux éléments des archers et blessé un autre. On ignore encore le bilan du côté des malfrats », a-t-il  expliqué.


La sous-préfecture de Boganagone a été plusieurs fois victime d’attaques des coupeurs de route. A cet effet la population  souhaite  que des forces armées soient déployées dans la zone afin d’assurer la sécurité.

 

 

 

 

BANGUI : VERS LA LUTTE CONTRE L’HÉPATITE B

 

 

Bangui, 29 janvier 2013 (RJDH) L’institut pasteur de Bangui organise une campagne de vaccination contre l’hépatite B à l’intention de la population de Bangui et ses environs. Une activité visant à réduire le taux de contamination de cette maladie très élevé en République centrafricaine.


Cette information est livrée ce matin Docteur Komas, chef de laboratoire des études virales à l’institut pasteur de Bangui,  lors d’un entretien avec le RJDH. « Le taux de l’hépatite B en République Centrafricaine est aux environs de 15%. Il y a un grand nombre  de personnes qui sont infectées par l’hépatite B. S’il faut faire la comparaison avec le VIH /sida qui est actuellement à moins de 5%, cette maladie est très contagieuse. Son virus  se trouve dans la transpiration, la salive, les larmes et le sang. Donc on peut être contaminé facilement  par l’hépatite B que le VIH/sida», a expliqué le docteur Komas.


Il a par ailleurs déclaré que plusieurs personnes pensent que cette maladie ne tue pas beaucoup, alors qu’elle est la cinquième cause du cancer dans le monde, et évolue vers le cancer du foie.


« C’est dans le cadre des activités de l’institut pasteur de Bangui que cette campagne a eu lieu. C’est depuis  2010  que nous avons commencé à vacciner gratuitement la population de Bangui et ses environs. La population en général, ne vient pas massivement. Mais cette fois ci, la population a pris conscience et elle s’est mobilisée pour la vaccination de cette année», a-t-il souligné.


Cette campagne de vaccination est financée par l’agence française de recherche Nationale pour la recherche (ANRHES) sur le sida et les hépatites B et C à hauteur de 200 000 Euro.

 

 

 

 

NDÉLÉ : UN RELIGIEUX RELATE LA PRISE DE LA VILLE PAR LA SÉLÉKA

 

 

Ndélé, 29 janvier 2013 (RJDH) – Un religieux de la ville de Ndélé (nord-est), qui a réussi à atteindre la ville de Bangui témoigne les faits vécus au RJDH le lundi 28 janvier. Il explique également les raisons qui l’ont poussé à quitter la ville.


Cette source qui a préféré garder l’anonymat a expliqué qu’après la prise de la ville de Ndélé par les éléments de la Séléka, le 10 décembre dernier, ces derniers ont commencé à faire des exactions sur la population locale, les agents de l’Etat et procédé à des pillages des sociétés, des petits commerces et des biens des ONG humanitaires.


« Après ces exactions, ils ont tué des personnes, surtout ceux qui travaillent pour l’Etat. C’est ainsi que nous avons quitté la ville pour trouver refuge dans la brousse pour certains et dans la base des éléments de la FOMAC pour d’autres ».


« La majorité des éléments de la Séléka sont des Tchadiens et des Soudanais. Les centrafricains ne sont même pas nombreux. On peut estimer à 90%, le nombre des étrangers qui sont dans  cette rébellion. Ils parlent l’arabe, l’anglais, le français,  le goula et le rounga. C’est eux qui font des exactions sur la population et qui dirigent les combats contre les forces armées centrafricaines ».


« Ils ont recruté des jeunes de la ville. Même des enfants que j’enseignais au lycée ont été enrôlés de force pour aller combattre. Ils recrutaient également des gens qu’ils retrouvent en cours de route et dans les villages proches de la ville de Ndélé. Ils ont fait des promesses à ces enfants qu’une fois arriver à prendre le pouvoir, ils seront récompensés et recrutés dans l’armée nationale ».


« Avec tout ce que j’ai vécu à Ndélé, il n’y a pas d’avenir pour la population de cette ville. Parce que les rebelles ont tout détruits. Il faut du temps pour réveiller la ville de Ndélé, car c’est une ville qui est déjà morte ».

 

 

NDLR : Quel intérêt y-a-t-il à narrer ces épisodes certes douloureux sachant que les accords de Libreville ont déjà été signés et qu'on est aussi passé à autre chose ? C'est mettre d e'huile sur le feu inutilement. Quand Bozizé et Ndoutingaï ont racketté les collecteurs et bureaux d'achat et confisqué tout leur diamant, on a pas entendu beaucoup de religieux dénoncer et condamner ce gangstérisme d'état. 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 22:57

 

 

 

 

gazambeti

 

 

 

Bangui, 29 janv 2013 (CAP) – Les graves incidents qui se sont déroulés ce mardi matin à l’aéroport de Bangui Mpoko entre Séléka et les services de sécurité de la bozizie n’ont pas eu que de fâcheuses conséquences. Ils ont apparemment accéléré et permis la nomination par le médiateur et président du comité de suivi des accords de Libreville, le Président Denis Sassou-Nguesso, de son  « Représentant spécial » à Bangui. Il s’agit du général Noël Léonard Essongo, un proche du président congolais qui a du caractère, selon certains observateurs.


La délégation de Séléka qui séjourne à Bangui depuis une dizaine de jours, avait failli, selon nos informations, quitter Bangui cet après-midi pour regagner le maquis et reprendre les hostilités n’eût été l’intervention du . Le commissaire de l’aéroport de Bangui Mpoko a été mis en cause par l’ambassadeur Christophe Gazam Betty de Séléka comme étant un « pyromane » qui n’a pas intégré les enjeux majeurs de la crise politico-militaire et surtout pas bien compris les dispositions des accords de Libreville.  

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