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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 03:19

 

 

 

 

 

PARIS Samedi 20 avril 2013 | 00:39 UTC (Xinhua) - La France a souligné vendredi l'urgence de trouver les moyens de sortir de la situation de quasi- anarchie qui prévaut à Bangui en Centrafrique et au-delà de Bangui.

 

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, a indiqué qu'il y a eu des pillages et différentes formes de violences et d'exactions, notamment sous la forme de rackets et d'enrôlements forcés..

 

Selon Phillippe Lalliot, il faut aussi prendre en compte les conclusions et décisions prises lors du sommet de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) tenu jeudi à N'Djamena.

 

"Il faut les saluer. Cela va dans le bon sens, notamment s'agissant du renforcement des forces de la Force Multinationale de l'Afrique Centrale (FOMAC)", a affirmé Philippe Lalliot.

 

Lalliot a fait savoir qu'il y a 856 ressortissants français inscrits sur les registres consulaires de l'ambassade ainsi que 560 militaires.

La France appelle à mettre fin à la situation de quasi-anarchie en Centrafrique
La France appelle à mettre fin à la situation de quasi-anarchie en Centrafrique
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 03:14

 

 

Une interview de Martin sur TéléMLPC daté du 15 avril 2013, juste après les événements violents de Bangui.


Lien : http://lemlpc.net/ezwebin_site/Information/Tele-MLPC

Interview de Martin ZIGUELE à voir sur Télé MLPC
Interview de Martin ZIGUELE à voir sur Télé MLPC
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 03:09

 

 

 

 

Bangui, 19 avril 2013 (RJDH) -  Michel Djotodja, leader de la coalition Séléka est reconnu officiellement président de la République centrafricaine, par les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Une décision prise à l’issue d’un  sommet extraordinaire tenu le jeudi 17 avril, à N’Djamena au Tchad.

 

Au terme de cette assise, les chefs d’Etats ont également décidé  l’envoi prochain à Bangui de 1500 hommes supplémentaires, pour renforcer les quelques 500 troupes de la force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) déjà dans le pays, pour sécuriser la ville contre le pillage et les exactions des éléments de la Séléka. Mais aucune date n’a été retenue pour le déploiement de ces troupes.

 

Les chefs d’Etats de la CEEAC ont  aussi pris la décision de renforcer le pourvoir du Premier ministre Nicolas Tiangaye, qui ne pourra pas être révoqué par le Conseil national de transition (CNT). Le CNT devra également être élargi. Il passe de 105 à 132 membres pour répondre aux revendications de l’opposition démocratique et des organisations de la société civile.

 

Les membres de la CEEAC ont  par la même occasion mis en place un groupe de contact, pour mobiliser des fonds en faveur de la République centrafricaine. Ce groupe de contact se réunira le 3 mai prochain à Brazzaville.

 

Un observateur de la vie politique centrafricaine se félicite des décisions des chefs d’Etat prises à N’Djamena et demande aux nouvelles autorités d’assoir leur autorité afin de mettre fin au pillage et à la violence que se livrent les éléments de la Séléka sur la population.

 

« C’est une très bonne décision que les chefs d’Etats ont pris. La balle est maintenant dans le camp de Michel Djotodja et son Premier ministre Nicolas Tiangaye, de faire en sorte que la paix et la sécurité soient vite rétablies sur l’ensemble du territoire national », a-t-il dit.

BANGUI : LA LÉGITIMITÉ DES NOUVELLES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES ET LA PÉRIODE DE TRANSITION APPROUVÉE PAR LA CEEAC
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 03:05

 

 

 

 

 

RFI   vendredi 19 avril 2013 à 17:04

 

Les dirigeants d'Afrique centrale réunis en sommet à Ndjamena ont promis jeudi 18 avril de porter à 2 000 hommes une force régionale chargée de mettre fin à l'anarchie qui prévaut en Centrafrique depuis l'arrivée au pouvoir des rebelles de la Seleka le mois dernier. Aucun calendrier n'a toutefois été fixé pour ce déploiement qui équivaudrait à un quadruplement des effectifs de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) déjà sur place, mais qui n'ont pas réussi à éviter les violences et les pillages à Bangui. La position du Premier ministre centrafricain est, elle, renforcée.

 

Un constat a l'issue du sommet : le Premier ministre renforce sa position. Les chefs d'Etat ont pris acte de l'élection de Michel Djotodia par le Conseil national de transition, mais ont dans le même temps décidé de renforcer les pouvoirs de Nicolas Tiangaye qui ne pourra pas être par exemple révoqué pendant les 18 mois de transition. Le CNT devra être également élargi. Il doit passer de 105 à135 membres pour satisfaire l'opposition et la société civile qui jugeaient ne pas être assez représentées.

 

La Force multinationale d'Afrique centrale sera également renforcée avec 1 500 soldats supplémentaires, preuve que l'on doute des capacités du nouveau numéro un centrafricain à ramener l'ordre dans les rangs de la Seleka, la rébellion qui l'a amené au pouvoir. Les chefs d'Etat d'Afrique centrale souhaitent que la Fomac passe rapidement sous mandat du Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui facilitera son financement.

 

Selon les informations recueillies par RFI, Jacob Zuma qui était à nouveau présent à Ndjamena, a proposé de fournir des troupes. Le président sud-africain, dont les soldats ont été défaits à Bangui par la Seleka de Michel Djotodia, veut manifestement les faire revenir par la grande porte. En attendant, un groupe de contact a été créé par la CEEAC pour mobiliser des fonds. Il se réunira le 3 mai à Brazzaville, chez le médiateur congolais.

 

« Pas un seul sou dans la caisse »

 

Pour que les mesures annoncées au sommet de la CEEAC soient effectives et permettent à la transition en Centrafrique une sortie de crise, il est nécessaire que les partenaires apportent assez rapidement leur contribution. Le président tchadien Idriss Déby témoigne d’un manque criant de finances : « Cet organe de transition n’a pas un seul sou dans la caisse, même pour fonctionner (…). Il est important que les partenaires et pays amis apportent le plus rapidement possible leur contribution financière pour permettre aux organes de la transition de remplir (leur) mission ».

 

Crépin Mboli Goumba est le porte-parole du gouvernement centrafricain. Il dit sa satisfaction pour les décisions prises lors de ce sommet : « Le groupe de contact permettra notamment de mobiliser les ressources nécessaires à la remise à l’endroit de l’administration et de l’Etat centrafricain sur toute l’étendue du territoire national ». 

 

« Un grand recul démocratique »

 

Pour Levi Yakété, porte-parole de François Bozizé, l'appréciation des conclusions du sommet de Ndjamena est autre. « Nous attendions du sommet de Ndjamena un sursaut pour réparer véritablement le tort qui est causé aujourd’hui au peuple centrafricain, déplore ce dernier. Malheureusement, on a, à travers la décision de Ndjamena, validé l’imposture, validé un pouvoir conquis par des bandits. C’est un précédent dangereux ! C’est un grand recul démocratique ! (…) Nous demandons à ce que l’Union africaine ne puisse pas se reconnaître dans la décision qui est sortie du sommet de Ndjamena », a-t-il ajouté. 

 

 

NDLR : Bozizé et ses lieutenants comme Levi Yakété n’ont jamais été des démocrates donc qu’ils gardent leurs leçons de démocratie pour leur propre usage. Qu’il est étrange que Bozizé feigne aujourd’hui d’ignorer par quelle voie il est arrivé au pouvoir en 2003 en Centrafrique !

 

 

 

Les Etats d’Afrique centrale cherchent une solution pour la Centrafrique

 

19 avril

 

La Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) s’est réunie jeudi en sommet au Tchad afin de discuter de la situation en République de Centrafrique. Depuis le coup d’Etat qui a renversé le président François Bozizé le 24 mars, l’alliance rebelle Seleka n’est pas parvenue à apaiser les tensions.

 

Pour le président tchadien Idriss Déby, « la République Centrafricaine est comme une blessure dans le cœur de l’Afrique centrale ». Des bandes armées pillent, kidnappent et rackettent la population. L’alliance rebelle qui est désormais à la tête du pays manque d’unité, et, surtout, d’une structure claire de commandement. Pourtant, son chef Michel Djotodia a été élu président par intérim par le Conseil National de Transition (CNT), ce samedi 13 avril. La CEEAC, en reconnaissant à la fois le nouveau président et le CNT, leur a donné la légitimité dont ils ont besoin pour assurer leurs fonctions. 

 

Mais même avec l’aide de la Fomac, la force militaire de la CEEAC, le nouveau dirigeant peine à prendre le contrôle du pays et améliorer la sécurité de ses citoyens. Entre les heurts entre la Seleka et les citoyens énervés par le manque de sûreté, et l’activité des milices de soutien à Bozizé, la situation sécuritaire de la RCA est catastrophique. Lors du sommet de Ndjamena, les Etats de la CEEAC se sont donc mis d’accord sur un certain nombre de mesures : les soldats de la Fomac passeront de 500 à 2000, et un groupe international de contact pour mobiliser des fonds se réunira une première fois le 3 mai à Brazzaville. Par ailleurs, afin de stabiliser la gouvernance du pays, le Premier Ministre Nicolas Tiangaye ne pourra être révoqué durant les 18 mois de transition. 

 

Si ces décisions permettent une touche d’optimisme, elles sont loin d’être en mesure de régler tous les problèmes de la Centrafrique, proie à des coups d’Etat répétés depuis son indépendance. Aucun calendrier précis pour le déploiement des troupes supplémentaires n’a été mis en place, et le président par intérim est loin de recueillir le soutien de toute la population. Pour les supporters de M. Bozizé, les décisions de la CEEAC légitiment un gouvernement qui n’est pas en mesure de l’être. Levi Yakete, porte-parole du président déchu, s’insurge que la communauté a « validé l’imposture, validé un pouvoir conquis par des bandits. (…) C’est un grand recul démocratique ». Il faut toutefois noter que suite aux discussions de cette semaine, le CNT devrait passer de 105 membres à 135, afin de répondre aux demandes des partis politiques d’opposition et de la société civile, auparavant sous représentés. 

 

Sources RFI

 

 

Nicolas Tiangaye avec son homologue tchadien à N'djaména

Sommet de la CEEAC sur la Centrafrique: Nicolas Tiangaye conforté, la Fomac étoffée
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 03:00

 

 

 




Le 24 Mars 2013 a vu la coalition SELEKA renverser le pouvoir de BOZIZE, un pouvoir établi après une élection faite de cafouillage, où les listes électorales n'étaient dévoilées que la veille de la tenue de cette élection, mettant ainsi à bas le respect du texte constitutionnel, sans que les partis politiques engagés dans cette course aient une action déterminante pour revendiquer, rejeter irrémédiablement la tenue d'une telle élection. Les élections législatives suivront le même schéma pour enfin réveiller certains partis politiques qui auront l'idée de mettre en place le FARE 2011, plate-forme dénommée Front pour l'Annulation et la Reprise des Élections.


Malheureusement, cette coalition politique, vu les arrière-pensées des uns et des autres, ne connaîtra pas le succès escompté et la reprise des élections pour laquelle elle avait réuni l'adhésion de certains partis politiques. Le manque d'une stratégie réelle et efficace, vraiment solidaire en passant, ne peut que souligner cet échec.


Échec qui sera mis à nu par la démonstration de la SELEKA qui, en moins d'un mois, a conquis le territoire tout entier pour prendre le pouvoir le 24 Mars 2013. Une action éclair, rapide, efficace. Beaucoup diront «  mais c'est parce que la SELEKA est une coalition armée qu'elle a réussi son coup de force ». En tenant ce genre de discours, on oublie que « l'union fait la force ». Et l'union ne peut pas faire la force quand on reste sur place et qu'on ne pousse pas.


Les dirigeants centrafricains, à cause de leur vue étriquée du problème politique, qu'on a toujours rangé sur le compte de la défense des intérêts personnels, n'ont rien compris ou font semblant de ne rien comprendre.


D'où leur vient l'idée de vouloir toujours se coucher sur le lit des autres pour tenter de dormir tranquillement. D'où leur vient l'idée d'aller toujours chercher à résoudre leurs problèmes avec l'aide des autres de l'extérieur ?


Les consignes de la réunion de DJAMENA leur intiment des règles de conduite et d'action qu'ils doivent suivre au mot près pour mettre en place un système de gouvernance potable.

 
Et parmi ces consignes figure en bonne place celle de bâtir une nouvelle constitution, avec le suffrage du peuple. Compte tenu de l'état de détresse dans lequel se trouve le peuple centrafricain et des souffrances dont il n'a pas fini de se relever et des plaies qu'il continuera encore et pendant longtemps à soigner, un gouvernement de transition n'est pas l'organe indiqué pour mettre en place des textes de CONSTITUTION pouvant faire face durablement à l'épreuve du temps.


Que reproche-ton à la CONSTITUTION en vigueur avant le coup de force du 24 Mars 2013 ? Le Président déchu en avait fait à sa tête. Aurait-il un tant soit peu respecté cette constitution qu'on n'en serait pas là et que certainement les éléments de la coalition SELEKA n'auraient même pas vu la réunion de toutes leurs forces. La bataille aurait été menée depuis sur le plan constitutionnel et avec le respect des textes de cette CONSTITUTION, opposition et majorité de l'époque auraient évité au pays les pillages, les viols par des éléments incontrôlés des biens et des personnes innocentes. Ce respect de la CONSTITUTION par la majorité et l'opposition aurait évité la mise en place d'une GARDE uniquement PRESIDENTIELLE pour faire prévaloir l'inexistence d'une armée vraiment nationale, forte et à la disposition du peuple, du territoire et de leur protection.

Une bonne clairvoyance politique voudrait que la CONSTITUTION soit tout simplement suspendue pendant la période de transition, pour être remise en selle une fois un PRESIDENT élu démocratiquement, une ASSEMBLEE NATIONALE issue de la volonté du peuple installée. Ces instances auraient alors, vu leur légitimité, la possibilité d'examiner les textes constitutionnels, pour corriger et adapter les éléments posant problème avant de les soumettre à l'approbation du peuple tout entier.


Encore une fois, on n'aura pas fini de chercher à faire prendre conscience aux hommes qui pensent diriger ce pays, pour leur faire comprendre qu'une politique ne se limite pas à vivre le jour le jour, à se contenter de « colmater » les brèches quand des fissures se font dans la construction, mais à faire usage de matériaux solides et compacts, pour ne pas avoir à faire, refaire et refaire ce qu'on a entrepris. 


Et c'est ce qu'on a toujours fait avec la CONSTITUTION, comme si cette CONSTITUTION avait toujours été la peste qu'il fallait éradiquer à tout prix. On l'a toujours fait pour se donner l'air de construire quelque chose, quelque chose de neuf qui ne sera que de la poudre aux yeux du peuple, de la poudre de perlimpinpin tout simplement.



Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : A QUOI SERT UNE CONSTITUTION ? par Adolphe Pakoua
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 15:34

 

 

 

 

 

Sur invitation du Président en Exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, le Quatrième Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement s’est tenu à N’Djamena, le 18Avril 2013, a l’effet d’examiner la situation qui prévaut en République Centrafricaine. S.E.M. Jacob Zuma, Président de la République Sud-Africaine a également participe aux travaux du Sommet en qualité d’invite.

 

Le Sommet a adopté la déclaration suivante appelée Déclaration de N’Djamena.

 

Considérant les dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, de ‘Acte Constitutif de l’Union Africaine et du Protocole relatif au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX)

 

Considérant les décisions pertinentes prises dans le cadre de la sous-région, en vue d’un règlement pacifique du conflit en République Centrafricaine, notamment l’Accord de cessez-le- feu et l’Accord Politique de Libreville du 11 janvier 2013;

 

Considérant la résolution relative a la concertation entre les Parties prenantes aux Accords de Libreville adoptée le 13 Avril 2013 à Bangui

 

Considérant l’Arrêté N°005 du 13 Avril 2013, portant création et composition du Conseil National de Transition

 

Considérant l’Arrêté N°006 du 13 Avril 2013 portant convocation du Conseil National de Transition

 

Considérant le document portant Procès-verbal N°001/CNT/SG du 16 Avril 2013 portant élection de M. DJOTODIA AM NONDOKORO Michel, Président de la République, Chef de l’Etat;

 

Considérant la volonté constante des Etats membres de la CEEAC et leurs partenaires d’accompagner le processus de normalisation en République Centrafricaine;

 

Conscients de la nécessite du dialogue pour l’instauration d’une paix durable et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, condition essentielle à la reconstruction du pays et au retour à l’ordre constitutionnel

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement membres de la CEEAC réunis à N’Djamena, ont décidé de ce qui suit

 

1. L’Accord Politique signe le 11janvier 2013 a Libreville est et demeure le noyau central des arrangements politiques durant la période de transition;

 

2. Prennent acte de la mise en place du Conseil National de Transition (CNT) et notent l’élection du Président de la République par cet organe;

 

3. La durée de la transition est fixée a 18 mois;

 

4. Au cours de cette transition, des élections libres, démocratiques, transparentes et régulières (referendum constitutionnel, législatives, présidentielles) sont organisées sur la base d’un ordonnancement juridique et d’un calendrier consensuels en vue du retour à un ordre constitutionnel démocratique incontesté;

 

5. Le Chef de l’Etat, le Premier Ministre et les Ministres membres du Gouvernement de transition, ainsi que le Président et les membres du bureau du CNT, ne peuvent se présenter aux prochaines élections

 

6. Le Premier Ministre dispose de pouvoirs étendus. Il ne peut être révoqué par le Chef de l’Etat pendant la durée de la transition. Il est procédé a la formation d’un nouveau gouvernement de transition à travers de larges consultations et sur la base de l’esprit de l’Accord de Libreville;

 

7. Le Gouvernement de transition, de nature inclusive, est charge notamment de:

 

 

 Restaurer la paix et la sécurité des personnes et des biens (en cantonnant tous les éléments armes incontrôlés) et veiller à la protection des populations civiles à travers tout le territoire de la RCA;

 

- Assister les personnes déplacées et favoriser leur retour et leur réinstallation;

 

- Veiller au respect strict des droits de l’homme, du pluralisme et des libertés des citoyens;

 

- Préparer et organiser les élections;

- Réorganiser les forces de défense et de sécurité

- Réorganiser l’Administration Territoriale,

- Reformer le système judiciaire,

- Poursuivre le processus de Démobilisation — Désarmement Réinsertion (DDR) et Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) avec le soutien de la Communauté Internationale;

 

 Engager des réformes économiques et sociales.

 

8. Le Conseil National de Transition dispose de la plénitude du pouvoir législatif. Il est charge de préparer le projet de Constitution a soumettre au suffrage populaire.

 

L’urgente mission du Conseil National de Transition est d’élaborer et d’adopter une Charte constitutionnelle de la transition organisant l’ensemble des pouvoirs publics de la transition conformément a l’Accord de Libreville, à la Déclaration de N’Djamena, au consensus populaire et de fa classe politique centrafricaine.

 

9. La mise en place d’une Cour Constitutionnelle de Transition chargée de veiller à la constitutionnalité des lois, de connaitre du contentieux électoral, de proclamer les résultats définitifs des consultations électorales et de recevoir le Serment du Président de la République démocratiquement élu.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement lancent un appel pressant a l’ensemble de la Communauté Internationale, notamment, ‘Union Africaine, les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie et les partenaires bilatéraux de la Centrafrique, de conjuguer efficacement leurs efforts en vue d’accompagner la transition en RCA afin de réaliser dans les meilleures conditions possibles les objectifs qu’elle s’assigne dans l’intéret du peuple centrafricain , de la paix régionale et internationale.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement réitèrent leur totale confiance au Comité de Suivi de l’Accord de Libreville sous l’égide de SEM Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo;

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement engagent ce Comité à prendre toutes les mesures appropriées pour accompagner la ≪transition. Ils sont également convenus de la création d’un Groupe de Contact International, comprenant les organisations régionales et internationales dont la RCA est membre, ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux, Ce Groupe est charge de mobiliser les appuis politiques et les ressources financières nécessaires a fa réussite de la transition et d’assurer son accompagnement stratégique. Le Groupe International de Contact est appelé a tenir sa prèmière réunion de haut niveau leS Mai 2013 à Brazzaville.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement engagent le Gouvernement de la RCA, la CEEAC, PUA, l’ONU, l’UE et l’OIE de se consulter, dans les meilleurs délais, sur les arrangements sécuritaires devant soutenir la période de transition, y compris ceux de nature a renforcer l’efficacité de la MICOPAX et a assurer la capacité a contribuer a la protection des civils ainsi qu’à la réforme du secteur de défense et de sécurité de la RCA.

 

A cet effet les Chefs d’Etat ont demandé a la Commission de l’Union Africaine de prendre les mesures appropriées en vue de l’évaluation des besoins de la MICOPAX en effectifs, équipements et financements, ainsi que de la génération de forces en fonction d’un concept d’opération et d’un concept de soutien logistique bénéficiant de l’appui de l’Afrique et de la Communauté Internationale.

 

Le Sommet a adopté une feuille de route relative a la composifion et au fonctionnement du CNT et un document comportant des éléments pour l’élaboration d’une autre feuille de route pour la Transition en RCA.

 

Fait a N’djaména, le 18 avril 2013

 

Pour la CEEAC

 

Le Président

 

ldriss Deby ltno

 

Président de la République du Tchad

 

 

 

 

ELEMENTS POUR L’ELABORATION D’UNE FEUILLE DE ROUTE POUR LA TRANSITION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Une feuille de route articulée autour des rubriques suivantes devrait être rapidement discutée avec le Premier Ministre, Chef du Gouvernement d’Union Nationale et soutenue par la Communauté internationale lors de la première réunion du Groupe International de Contact pour la situation en RCA :

 

Questions politiques et de gouvernance

 

• Charte de la Transition/Constitution/Lois;

Processus électoral;

 Administration et Services publics

Il. Questions de sécurité et de protection des civils

DDR- RSDS

III. Questions humanitaires (refugies, personnes deplacees)

IV. Assistance économique

V. Accompagnement international

 

• MICOPAX renforcée, bien soutenue financièrement et matériellement (y compris éventuellement avec mandat du

Conseil de Sécurité de l’ONU).

 

• Conférence de solidarité et d’aide a la relance économique. Groupe de Suivi issu des Accords de Libreville (siégeant a Bangui et interagissant régulièrement avec le Gouvernement de Transition)

 

• Groupe International de Contact: Groupe d’accompagnement stratégique inclusif de tous les Partenaires de la RCA (Région, Continent, Organisations Internationales) La premièrement réunion du Groupe de Contact International devrait avoir lieu le plus tôt possible (2 ou 3 mai 2013 à Brazzaville

 

 

FEUILLE DE ROUTE RELATVE A LA COMPOSITION ET AU FONCTIONNEMENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION

 

1. Le Conseil National de Transition (CNT) dont le Sommet Extraordinaire de la CEEAC tenu le 3 avril 2013 a N’Djamena, a recommandé la création, constitue l’élément central du dispositif institutionnel de la période de transition en raison des pouvoirs constituant et législatif qui lui sont dévolus. Etant donné que sa formation et sa mise en place ont été opérés sans la participation et la contribution de la CEEAC, le Conseil National de Transition doit être renforce dans sa représentativité et sa composition.

 

2. La composition actuelle du CNT fixée à 105 membres a ete conçue par analogie avec la composition de l’Assemblée Nationale qui a été dissoute. Les sièges attribues a différentes catégories politiques et socioprofessionnelles reflètent davantage un rapport de forces consacre par la situation politico-militaire plutôt qu’une représentation populaire répondant aux critères présidant aux découpages électoraux traditionnellement suivis dans les pays à système démocratique.

 

3. Compte-tenu de la nécessité de faire du CNT le creuset d’une gestion inclusive de la transition et de réunion des conditions d’une plus grande participation à l’élaboration de la constitution et des textes législatifs indispensables au processus législatif et a la restauration de l’ordre constitutionnel, il convient de revoir la composition du CNT. Etant donné la nécessité d’assurer la stabilité du fonctionnement de cet organe, la réalisation d’un meilleur équilibre dans le sens de l’inclusivité de la composition du CNT, il est recommandé que:

 

- Que le nombre des sièges au sein du CNT soit porte a un total de

135;

 

- Que les nouveaux 30 sièges soient attribués aux régions du pays, aux formations politiques y compris l’ancienne majorité présidentielle, qui sont présentement sous-représentées, aux groupes politico-militaires qui n’ont pas encore renonce à la lutte

armée, ainsi qu’a la société civile et aux femmes.

 

4. Les Commissions Parlementaires devant élaborer les projets de constitution et les autres textes structurants de la transition et de la sortie de crise doivent etre composées dans un strict équilibre des sensibilités politiques et sociales afin qu’aucun groupe en particulier ne puisse avoir une influence déterminante dans la prise de décision.

L’adoption par consensus doit être considérée comme la règle. Apres l’épuisement des efforts visant à réaliser un consensus, les décisions doivent être prises a la majorité qualifiée des deux-tiers (2/3) des membres.

 

5. Conformément aux décisions du Sommet Extraordinaire de la CEEAC tenu le 3 avril 2013, l’appellation officielle de l’autorité investie par le CNT de la responsabilité de Chef de l’Etat doit être ((Chef de l’Etat de la Transition à l’exclusion de tout autre titre. En conséquence, le CNT est appelé a procéder immédiatement à l’amendement de toute décision antérieure sur cette question.

 

Fait à N’Djamena, le 18 avril 2013

 

 

 

QUATRIEME SOMMET EXTRAORDINAIRE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE CENTRALE SUR LA SITUATION SECURITAIRE EN REPUBLIQUE

CENTRAFRICAINE.

 

 

 

COMMUNIQUE FINAL

 

 

Sur invitation du Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO, un Sommet Extraordinaire s’est tenu a N’Djamena, ce jour Mercredi 18Avril 2013, a l’effet d’examiner la situation qui prévaut en République Centrafricaine.

 

Ont pris part à ce Sommet,

 

- Son Excellence Monsieur ldriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en exercice de la CEEAC;

 

- Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO Président de la République du Congo;

 

- Son Excellence Monsieur AIi BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise;

 

- Son Excellence Jacob ZUMA, Président de la République d’Afrique du Sud;

 

- Son Excellence Monsieur Amadou Ali , Vice Premier Ministre, Ministre Délégué a la Présidence de la République Charge des Relations avec les Assemblées, République du Cameroun,-

 

Son Excellence Monsieur Raymond Tashibanda, Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie, République Démocratique du Congo –

 

Son Excellence AGAPITO MBA MOKUY Ministre des Affaires Etrangers de la République de Guinée Equatoriale;

 

Son Excellence ISSIFOU Kogui Ndouro, Ministre d’Etat en Charge des Affaires Présidentielles, République du Benin  

 

Son Excellence Monsieur Sébastien Fernandes, Ambassadeur de l’Angola au Tchad, République d’Angola; -

 

 Son Excellence Me Nicolas TIANGAYE, Premier Ministre de la République Centrafricaine;

 

 Ainsi que Monsieur Nassour GUELENGDOUKSIA OUAIDOU, Secrétaire General de la CEEAC,

 

 

Le Sommet s’est tenu en présence des Représentants du Secrétaire General des Nations Unies, de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, du Président de la

Commission de l’union Européenne, du Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, des Etats-Unis d’Amérique et de la France.

 

Ouvrant la séance, le Président en exercice de la CEEAC, Son Excellence ldriss DEBY ITNO, a brièvement rappelé les crises successives auxquelles la RCA a été confrontée au cours des vingt dernières années.

 

Il a également rappelé les multiples efforts consentis par la Sous-région en particulier et la Communauté Internationale en général en faveur de la paix dans ce pays, a l’instar du dernier Accord de Libreville du 11Janvier2013. Le Président ldriss DEBY ITNO a déploré la violation de cet Accord par les principaux acteurs politiques centrafricains, violation qui a conduit au changement de pouvoir par la force.

 

Tout en condamnant ce coup de force, le Président en exercice de la CEEAC a invité la Communauté internationale a un devoir de solidarité et d’assistance en faveur de la RCA, au regard de la situation politique et sociale chaotique dans laquelle se trouve ce pays.

 

Le Président Idriss DEBY ITNO a ensuite situe l’objet de ce Sommet extraordinaire qui vise à évaluer la situation depuis le dernier Sommet de N’Djamena en vue d’une solution définitive a la crise que vit la République Centrafricaine.

 

Le Sommet a enfin suivi un expose du Premier Ministre de transition de la RCA, Me Nicolas Tiangaye sur la situation politique, institutionnelle, sécuritaire et humanitaire dans son pays. Il a été complété par le Secrétaire General de la CEEAC Monsieur Nassour Guelengdouksia Ouaidou, la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies Madame Margaret Vogt, la Représentante Spéciale de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine en RCA Madame Hawa Ahmed Youssef et le Représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie Monsieur Louis Michel.

 

Le Sommet a aussi noté les interventions des Représentants de l’Union Européenne, de la France et des Etats Unis.

 

Les Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEEAC ainsi que les partenaires de la RCA ont exprimé leurs plus vives préoccupations devant la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans la Capitale et à l’intérieur du pays. A cet effet, ils interpellent les Autorités de la Transition sur les cas de violation des Droits de l’Homme, le recrutement des enfants dans les groupes armes, les pillages et les exhortent a tout mettre en oeuvre pour restaurer la sécurité dans le pays.

 

A l’issue des différentes interventions et après concertation a huis-clos, les Chefs d’Etat et de Délégation ont réaffirmé que les Accords de Libreville du 11Janvier 2013 sont et demeurent le noyau central des arrangements politiques durant la période de transition, de même qu’ils ont pris acte de la mise en place d’un Conseil National de Transition et note la désignation d’un Chef d’Etat de la Transition par cet organe.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont adopte une feuille de route relative à la composition et au fonctionnement du CNT et un document comportant des éléments pour l’élaboration d’une autre feuille de route pour la Transition en RCA, Ils ont décidé de la réactivation du Comité de suivi de l’Accord de Libreville et de la création d’un Groupe de Contact International charge de mobiliser les appuis nécessaires à la réussite de la transition.

 

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont convenu de doter la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) d’un effectif total de 2 000 (deux mille) hommes et d’un mandat adéquat en vue d’accompagner les efforts du Gouvernement de transition, tant dans le maintien de la sécurité que dans la restructuration des Forces de Défense et de Sécurité

 

Par ailleurs, les Chefs d’Etat et de délégation ont rappelé que le rétablissement de la paix et de la sécurité, la relance de l’Administration sur l’ensemble du territoire et des activités économiques et sociales, la préparation des élections, constituent les domaines prioritaires de l’action gouvernementale durant la période de transition.

 

Le Sommet a demandé à la Communauté Internationale, notamment aux Nations Unies, a l‘Union Africaine, a l’Union Européenne, a l’Organisation Internationale de la Francophonie et à toutes les bonnes volontés d’apporter leur soutien politique et leur appui financier et matériel aux initiatives prises par la CEEAC pour ramener la paix en RCA.

 

Le Sommet a en outre invite le Gouvernement de Transition à respecter tous les engagements internationaux de la RCA, notamment Initiative de Coopération Régionale pour l’élimination de la LRA, basée en République Centrafricaine.

 

Ensuite, le Sommet s’est félicité de la participation active de ses partenaires, participation qui traduit tout l’intérêt qu’ils portent au retour a la paix en République Centrafricaine.

 

Enfin, le Sommet a adressé ses remerciements et son appréciation au Président ldriss DEBY ITNO, Président en exercice de la CEEAC pour les efforts qu’il ne cesse de déployer pour résoudre la crise en République Centrafricaine ainsi qu’au peuple et au Gouvernement du Tchad pour l’accueil chaleureux qui a été réservé aux différentes délégations.

 

Fait à N’Djamena, le 18Avril 2013

 

Pour la CEEAC

 

Le Président en Exercice

 

IDRISS DEBY ITNO

 

Président de la République du Tchad

 

Documents sommet CEEAC N'djaména du 18 avril 2013
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 03:13

 

 

 

 

 

( Xinhua ) 19.04.2013 à 08h25

 

Le général de brigade Jean-Pierre Dolewaya, qui était jusqu'ici sous-chef d'état-major chargé des opérations, est nommé chef d'état-major de l'armée centrafricaine, selon un décret présidentiel lu à la radio ce jeudi après-midi à la radio nationale.


Jean-Pierre Dolewaya avait été promu général de brigade en mars 2012, après avoir conduit en janvier 2012 les opérations de démantèlement des bases du chef rebelle tchadien Abdelkader Baba Laddé, qui sévissait dans le centre du pays.


Il remplace le général Jules Bernard Ouandé, rappelé à ce poste début janvier 2013 en remplacement du général Guillaume Lapo, limogé par le président déchu François Bozizé pour n'avoir pas pu contenir les assauts de la coalition Séléka. 

Centrafrique: Jean-Pierre Dolewaya nommé chef d'état-major de l'armée
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 02:52

 

 

 

 

 

Par Sébastien Lamba - ACAP - 18/04/2013

 

L’annonce a été faite par le Président de la République, Michel Djotodja Am Nondroko

 

Il rencontrait à ce propos les onze Centrales Syndicales du pays, hier mercredi 17 avril 2013 à Bangui. Analysant l'état de tension de trésorerie, le délabrement de tissu économique du pays et les sacrifices des travailleurs, le Président Michel Djotodja Am Nondroko a exhorté ses anciens camarades syndicalistes à l’époque du régime Kolingba à reprendre les activités dans différents secteurs de l'économie du pays. Dans la foulée, il a annoncé le versement d’un mois de salaire, aux travailleurs de la fonction publique centrafricaine.

 

Aux dires du Président Michel Djotodja Am Nondroko, nous avons le devoir de donner l’espoir à notre peuple et à bien mener cette transition. Si nous ratons cette transition, c’est autant faire une marche en arrière d’un siècle, car nos ressources sont inexploitées. Le Président Michel Djotodja Am Nodroko a rassuré ses interlocuteurs que sur le plan sécuritaire certaines mesures ont été prises pour ramener définitivement à Bangui et à l’intérieur du pays afin de reconstruire un Centrafrique nouveau.

 
L’objectif de cette rencontre avec les partenaires sociaux était également de les édifier sur le changement intervenu le 24 mars 2013 et la perspective de la relance de l’économie du pays avec tous les acteurs au développement du pays. Marti déjà M. Djotodia avait rencontré les responsables d’entreprises et des associations patronales

Centrafrique : Un mois de salaire sera versé aux fonctionnaires
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 02:47

 

 

 

RAFAÏ : LA LIGNE ROUGE TRACÉE PAR L’ONU ET L’UA TRAVERSÉE PAR LA SÉLÉKA

 

Rafaï, 18 avril 2013 (RJDH)- Les éléments de la Séléka ont  traversé la rivière Chinko, déclarée par l’Organisation des Nations-Unies (ONU) et l’Union Africaine, ligne rouge. Ces rebelles se trouvent actuellement dans la ville de Rafaï (sud-est) et se livreraient aux actes de pillages et d’exactions sur la population

 

D’après les informations rapportées au RJDH par un habitant de la ville d’Obo, localité située à     362 kilomètres de Rafaï, les hommes de la Séléka à bord de six véhicules lourdement armés ont fait irruption dans cette localité. « Les habitants de la périphérie de cette ville ont fait savoir que ces hommes en arme se sont livrés aux actes de pillage », a-t-il rapporté.

 

Dans la ville d’Obo les forces tripartites, de lutte contre les rebelles de l’Armée de Résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, ont rassuré la population de ne pas se paniquée. Ces forces ont également indiqué que les rebelles de la Séléka ne vont pas entrer dans la préfecture de Haut-Mbomou. De source militaire des dispositifs sécuritaires ont été mis en place.

 

La rivière Chinko située à l’entrée ouest de la ville de Rafaï dans la préfecture du Mbomou (sud-est) a été déclarée par l’UA, ligne rouge que les éléments de la Séléka et les rebelles de la LRA de Joseph Kony, ne doivent pas traverser.

 

 

 

 

BANGUI : DIFFICILE REPRISE DES ACTIVITÉS ADMINISTRATIVES

 

Bangui,18 avril 2013 (RJDH)-Les activités socioprofessionnelles peinent à reprendre dans les administrations publiques. Cette situation est liée au pillage dans les différents services Etatiques et à l’insécurité qui persiste encore dans le pays.

 

D’après le constat fait ce matin par le RJDH, dans certaines administrations publiques, une bonne partie des agents de l’Etat n’ont pas encore repris le chemin de travail. La plupart des bureaux administratifs sont restés fermés. D’autres qui sont ouvert n’ont pas de matériels.

Au niveau de la mairie de Bangui, qui a aussi fait l’objet de pillage, le constat est amer. Quelques agents sont à leurs postes. Mais ces derniers ne disposent pas de matériels, ni de l’accessoire pour faire le travail.

 

«Nous sommes présentement debout sur les pieds ne sachant quoi faire.  Le personnel de la mairie de Bangui a la volonté de reprendre le travail, mais le manque de matériels empêche de travailler. Nous attendons un financement, soit du gouvernement ou des pays amis pour avoir quelques matériels », a souligné Basile Akélélo, 1er adjoint au maire de ville de Bangui.

 

Il a également précisé que la peur et la psychose dominent encore l’esprit de certains agents de la mairie à cause de l’insécurité qui persiste dans le pays.

 

Au ministère des postes et de télécommunication, les horaires de prise de service et de la fin ont été modifiés par les agents. « Avec la fragilité de la paix et la sécurité, le personnel arrive d’une manière irrégulière. Avant, les heures de service dans toutes les administrations publiques étaient fixées de 7h 30 à 15h00. Actuellement, vu le problème d’insécurité qui est encore là, les heures de travail ont été modifiées volontairement par les agents. Ces derniers arrivent au bureau à partir de 8h 00 et repartent à la maison à 12 heures », a fait savoir un agent de ce ministère, sous couvert de l’anonymat.

 

Il poursuit en disant que la reprise effective et régulière est conditionnée à l’instauration de la sécurité et la paix. « Les travailleurs ne peuvent pas exercer leur fonction dans le désordre, dans la peur et l’insécurité », a-t-il conclu.

 

Un agent du trésor public a,  quant à lui, souligné que les travaux de la réhabilitation des locaux ont démarré. « Nous avons commencé par le nettoyage des locaux saccagés par les éléments de la coalition séléka. Pour le moment la reprise ne peut pas  être effective tout de suite », a-t-il.

 

Lors de la prise de pouvoir par la coalition Séléka, le dimanche 24 mars, plusieurs structures administratives ont été pillées. Certains hommes de cette rébellion ont utilisé certains bâtiments administratifs comme leur base et y demeurent encore.

Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme
Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 02:45

 

 

 

 

 

Bangui 18 avril 2013 (RJDH) -  La Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) procède depuis ce matin à une campagne de don de sang dans le troisième arrondissement de Bangui. Des volontaires de cette structure et la population de la localité se sont mobilisés pour soutenir cette activité en donnant leur sang.

 

La  crise  que traverse la Centrafrique a fait que  le stock du sang au niveau du centre national de transfusion sanguine (CNTS) est  épuisé. Cependant dans les centres de santé de Bangui, les  personnes  malades  ont besoin de sang d’où cette initiative de la CRCA en partenariat avec le CNTS.

 

« C’est dans cette optique qu’au niveau de la Croix-Rouge, puisse que cela fait partie de notre activité traditionnelle,  nous avons sensibilisé les volontaires et la  communauté de venir au niveau de la siège de la CRCA  faire le don du sang », a expliqué,  le chef de département santé de la CRCA, docteur Fermant Etienne Gbagba.

 

Il poursuit en faisant savoir que pour l’instant que ça soit au complexe pédiatrique ou  dans les salles d’accouchement  dans les autres hôpitaux de la capitale, il y a un besoin  énorme et urgent en matière de sang. « C’est  pourquoi nous envisageons dans les  prochains jours et en fonction de notre possibilité d’organiser  des séries de don dans les arrondissements de la ville de Bangui », a ajouté docteur Gbagba.

 

Un volontaire de la CRCA,   Aristide Kparaféi, qui lui aussi a fait  don de son  sang se dit  motivé, parce que cette activité  fait partie des  principes des  volontaires de la Croix-Rouge,  qui est de porter  secours sans discriminations aux personnes, afin  d’empêcher des cas d’anémie sévère dans des hôpitaux.

 

C’est en  partenariat avec CNT et sous l’appui du comité international de la Croix-Rouge  que cette activité se déroule.  Cette campagne se tiendra  le vendredi 19 avril, au centre de santé de Pétévo dans le 6ème  arrondissement et le Samedi 20 à l’école Bégoua.

Bangui : Une campagne de don de sang est organisée par la CRCA
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