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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 01:21

 

 

Boz et Djotodia

 

Mission du gouvernement de transition

 

En Centrafrique, on ne peut pas parler de vie politique interne, mais plutôt de gestion pifométrique du pouvoir. Loin du peuple, entre deux élections, il y a d’une part une majorité triomphaliste et de l’autre, une opposition réduite à la résignation. Tout se résume à cela. Pour le reste, le peuple n’est pas informé, éduqué, conscientisé, responsabilisé et n’a aucun droit si ce n’est que des obligations. Cela fait près de 10 ans que cet inacceptable heurte progressivement notre conscience. Nonobstant les « règles de l'Union africaine par rapport au changement de régime », un chef d’État qui triche pour se maintenir au pouvoir doit être renvoyé. Cela s’appelle un bon coup d’État. Le professeur Laurent Bado de l’Université de Ouagadougou définit un bon coup d’Etat comme étant un coup de force contre un chef d’Etat qui gère les ressources de son pays de façon patrimoniale. Cela fait près de 10 ans que Bozizé, son clan et leurs amis gèrent nos ressources de façon patrimoniale. Des gens dont les parents étaient pauvres, les grands parents misérables qui sont aujourd’hui des milliardaires. Pendant ce temps, le pays se meurt.

L’action de SELEKA est salutaire et un très bon coup d’Etat qui va permettre une démocratie réelle. Elle va permettre qu’il y ait de vraies élections et l’exercice du pouvoir dans l’intérêt supérieur de la Nation. Il est donc clair que le gouvernement de transition s’attèlera à la préparation de vraies élections libres, transparentes et crédibles en 2016/2017 sans toutefois, oublier ou repousser continuellement les graves et inacceptables problèmes de pénurie chronique d’eau potable et de délestage sauvage souvent discriminatoires. Il y a aussi la situation criarde de malnutrition. Bref, la misère résultant de la gestion chaotique et clanique de Bozizé et compagnie.

 

Profil du candidat idéal

 

Avec SELEKA ou KNK à la présidence de la République, le Premier ministre de la transition doit forcément être un nouveau venu bien assis qui ne cherchera à s’accrocher à ce poste strictement temporaire, transitoire. Laissez-moi insister. Peu importe qui de Michel Am Nondroko Djotodia ou François Bozizé Yangouvonda assurera la présidence transitoire de la République centrafricaine pendant les 3 prochaines années, son Premier ministre, chef du Gouvernement de la transition devra être un sang neuf qui n’est associé ni de près ni de loin aux différents régimes qui se suivent et se ressemblent depuis 1979. Plus de losers! Le pays a besoin d’un Honnête homme au sens de Nicolas Faret mais pour servir le peuple centrafricain qui, à mon avis, n’a connu que mépris. Les défis et la définition de tâches requièrent que le candidat sache quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose. Montaigne dirait que le candidat doit avoir la tête bien faite que bien pleine. Le pays a impérativement besoin d’un Premier ministre intransigeant sur le respect de la feuille de route de trois ans, intransigeant sur la séparation des pouvoirs et l’application des textes, résolutions et recommandations relatifs à sa mission bien limitée dans le temps au risque de rendre son tablier. Ce fils ou cette fille du pays doit aussi être un fédérateur, un conciliateur qui puisse rassembler les Centrafricains en cette période où l’unité nationale est mise à rudes épreuves. Le but n’est pas de dominer ou d’humilier l’une ou l’autre des parties. On doit à tout prix éviter le triomphalisme d’un côté et de l’autre, la résignation. Nous sommes, tous les quatre millions d’âme, appelés à apporter chacun notre contribution à la construction de notre Nation; mais lorsque nous venons d’échouer, il vaut mieux faire la place à d’autres pour le bonheur de tous.

 

La diaspora centrafricaine, une mine d’or


Cet oiseau rare porteur de notre salut pourrait être dans un nid centrafricain à l’étranger, dans la diaspora. La diaspora centrafricaine, par définition, est la dispersion de Centrafricains et Centrafricaines à travers le monde. Il y a une diaspora centrafricaine au Cameroun, une diaspora centrafricaine au Sénégal, une diaspora centrafricaine en France, une diaspora centrafricaine aux États-Unis d’Amérique, etc., etc. La diaspora centrafricaine n’est pas uniquement la dispersion de Centrafricains et Centrafricaines à Lyon, Paris, Angers, etc. Celle-là s’appelle la diaspora centrafricaine en France justement. La Centrafrique regorge de cadres très compétents qui enseignent dans des universités occidentales, opèrent dans les hôpitaux français, construisent des routes et ouvrages d’art en Europe et en Afrique. Il est temps d’appeler ces fils et filles de Centrafrique au chevet de la Nation qui se meurt inexorablement. Nous avons grandi avec le patriotisme dans le sang. La récente histoire de l’émigration centrafricaine est là pour en témoigner.

 

Pourquoi le chef de Gouvernement de la transition doit être un sang neuf?

 

Il est temps sinon impératif que nous montrions aux yeux du monde que la présidence de Bozizé est une erreur de l’histoire que certains compatriotes animés de perfidie ont, à leur temps, cautionnée. Ignorant le dicton chinois, « Quand on dîne avec le diable il faut se munir d’une longue cuillère », nous avions poussé la naïveté jusqu’à qualifier de sursaut patriotique (sans blagues !) la médisance qui nous tomba dessus ce 15 mars 2003. Choisir un Premier ministre de la transition parmi les noms que l’on cite çà et là à Bangui, depuis le 6 mai 2012, c’est rien comprendre à la misère du peuple centrafricain, c’est condamner la RCA au rocher de Sisyphe. Je ne plébiscite personne; surtout pas Gaston Nguérékata qui manque d’intégrité en se bombardant, sans se douter que quelqu’un à Bangui visiterait le site de Morgan State University, le titre de Doyen Associé (Associate Dean) alors que l’on découvre à ce lien :

http://www.morgan.edu/school_of_computer_mathematical_and_natural_sciences/directory/office_of_the_dean.html qu’il est, à l’heure actuelle, Adjoint au Doyen (Assistant Dean) de la faculté de mathématiques et sciences naturelles chargé des études de premier cycle en mathématiques. Qu’on ne vienne pas me dire que « Associé/Associate » est équivalent à « Adjoint/Assistant »! Il me semble que si un dirigeant doit avoir une qualité, ce serait l’intégrité c’est-à-dire la qualité d’être au-dessus de la malhonnêteté.


Il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Profitons de ce clin d’œil divin pour corriger, tant que faire se peut, les erreurs de ces 10 années de rendez-vous manqués s’il est vrai que la chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés (Louis Pasteur). Ne laissons pas un abîme attirer un autre abîme.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 21:11

 

 

 

 

fauteuil de Bozizé


 

Pendant que les pourparlers se poursuivent dans la capitale gabonaise, l'angoisse ne cesse de meubler le quotidien des centrafricains. C'est le signe de ce que les négociations entre le pouvoir de Bangui d'un côté et la coalition SELEKA ajoutée à la coalition de l 'opposition politique de l'autre, étaient bien difficiles et prévoyaient une solution tout autant alambiquée.


Accepter de maintenir à BOZIZE à son poste pour faire avancer les négociations auraient pu être une bonne chose, une avancée non négligeable.


L'on se souviendra que le dernier voyage effectué à PARIS pour rencontrer les CENTRAFRICAINS n'avait pour réel objectif que de débaucher certains cadres de la diaspora pour former un gouvernement qui aurait pu redorer le blason fortement terni de BOZIZE, à cause de son intolérance, de son aveuglement, de son esprit partisan et de ses penchants par trop claniques et familiaux. BOZIZE n'a jamais compris et ne comprendra jamais qu'être Président, ce n'est pas être un général d'armée ni un maréchal. L'autoritarisme d'un chef militaire n'a rien à avoir avec la conduite d'un Etat, qui demande d'autres compétences. Les cadres de la diaspora lui ont dit non parce qu'ils savaient le genre d'homme qu'il était, un homme qui ne voit rien et qui n'accepte pas qu'on lui dise non quand il se trompe vraiment. Et ce n'est pas après des pourparlers houleux qu'il changerait demain s'il était maintenu dans la même posture.


La coalition SELEKA et l'ensemble des partis politiques participant aux négociations ne doivent pas livrer à BOZIZE des cadres centrafricains, civils et militaires confondus, qui seront demain les futures victimes de BOZIZE. Il suffit de faire un pas en arrière pour se poser la question de savoir que sont devenus ceux qui avaient soutenu BOZIZE au point de demander à leurs partisans de voter massivement pour lui lors de sa « première » élection présidentielle ? Que sont devenus ces braves fils du pays ?


Faut-il encore en sacrifier d'autres pour faire plaisir à BOZIZE ? Après avoir goûté aux délices du pouvoir, BOZIZE ne peut admettre de quitter son poste, en dépit de tout le mal qu'il fait au pays. Pendant son règne, la belle BANGUI est devenue une véritable poubelle parmi les capitales africaines, le peuple centrafricain survit à cause des injections financières internationales et ne peut jouir de ses véritables richesses parce qu'un aveugle, sourd et muet est aux commandes du navire centrafricain et ne voit ni les richesses naturelles, ni celles humaines et pleines de vigueur dont regorge le CENTRAFRIQUE .


Accepter BOZIZE encore comme président pendant plus de trois ou quatre ans, c'est lui livrer gracieusement le ou les futurs premiers ministres à venir, avec les membres du gouvernement compétents qui oseraient faire leur travail selon leur conscience et dans le seul but de faire avancer le pays. BOZIZE n'a jamais voulu le bien du CENTRAFRIQUE. Le nombre de troupes étrangères qui foulent le territoire centrafricain aujourd'hui en témoigne. Il s'en serait passé s'il avait voulu le dialogue qu'on lui demandait depuis, que cela vienne des forces rebelles ou de l'opposition politique.


En ne respectant pas le peuple à travers sa gouvernance, il n'a pas respecté la constitution, donc ce n'est pas avec le motif du respect de la constitution qu'il pourra revendiquer éternellement son maintien au pouvoir. A l'heure où nous écrivons ce billet, nous apprenons l'accord de cessez le feu signé à LIBREVILLE où BOZIZE serait maintenu à son poste et où des élections législatives seraient organisées dans les douze mois qui suivent. On aura beaucoup de mal à penser que ces élections soient vraiment libres, justes, transparentes et bien organisées, l'histoire est là pour nous en convaincre, mais souhaitons le miracle pour ce pays, et prions qu'il n'arrive rien de fâcheux à nos dignes frères qui s'engageront auprès de BOZIZE, pour relever ce pays de l'ornière.

 

Pierre Zouissé

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 20:37

 

 

 

fauteuil-de-Bozize.jpg

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.01.2013 à 15h53

 

Un accord de sortie de crise prévoyant un cessez-le-feu, le maintien du président François Bozizé au pouvoir et la formation d'un gouvernement d'union nationale a été signé, vendredi 11 janvier, par les belligérants centrafricains. Cet accord intervient à l'issue de trois jours de pourparlers dans la capitale gabonaise, Libreville, sous l'égide des pays d'Afrique centrale. Il est censé mettre un terme à une insurrection armée de plusieurs mois qui se rapprochait ces derniers jours de la capitale centrafricaine, Bangui. 


Le texte, qui a été lu devant la presse, prévoit la mise en place d'un cabinet d'union nationale et la nomination d'un "nouveau premier ministre issu de l'opposition démocratique", la dissolution de l'Assemblée nationale et l'organisation de législatives dans douze mois. Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais il ne "pourra révoquer" le nouveau premier ministre pendant la période de transition. L'accord de Libreville prévoit également le "retrait de toutes les forces militaires étrangères" de Centrafrique, à l'exception des Forces multinationales de l'Afrique centrale (Fomac).


RETOUR DU SÉLÉKA EN CENTRAFRIQUE


Le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), a déclaré qu'il avait demandé à la coalition rebelle du Séléka de rentrer "dès aujourd'hui pour mettre en place demain un gouvernement de transition" avec François Bozizé.


Le Séléka a pris les armes le 10 décembre car il reprochait au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et les rébellions, notamment l'accord de paix global de Libreville de 2008.

 

 

 

Centrafrique: accord pour un cessez-le-feu et des législatives dans un an


Par LEXPRESS.fr, publié le 11/01/2013 à 15:26, mis à jour à 16:03

 

L'accord, signé ce vendredi à Libreville entre les rebelles du Séléka et le régime de Bangui, prévoit le maintien du président Bozizé mais un nouveau Premier ministre "issu de l'opposition" et le retrait des forces militaires étrangères. 


Le cessez-le-feu est signé, ce vendredi, au Centrafrique. Les rebelles du Séléka et le pouvoir en place à Bangui ont accepté de la signature d'un accord fixant les modalités de l'arrêt des hostilités, à Libreville, où se tenaient les pourparlers. 


Des législatives seront organisées dans 12 mois et "un nouveau Premier ministre issu de l'opposition démocratique sera nommé", selon cet accord lu devant la presse. En dehors du maintien au pouvoir du président Bozizé, il prévoit notamment le "retrait de toutes les forces militaires étrangères" de Centrafrique, à l'exception des Forces africaines d'interposition (FOMAC). 


L'accord prévoit que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne "pourra révoquer" le nouveau Premier ministre pendant la période de transition. 


Ali Bongo et Idriss Deby notamment présents


Cette signature pour un cessez-le-feu, même provisoire, n'est pas une surprise: jeudi déjà, au deuxième jour de leurs réunionsla rébellion annonçait son intention de donner un "accord de principe"pour "un cessez-le feu d'une semaine" avec le président François Bozizé.

 

La délégation de la rébellion du Séléka, victorieuse sur le terrain, a notamment mené une réunion à huis clos avec des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), arrivés jeudi pour tenter de trouver une issue pacifique à la profonde crise politico-militaire déchirant l'un de ses plus pauvres Etats-membres. 


Les présidents gabonais Ali Bongo, congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans ce conflit, et tchadien Idriss Deby participaient vendredi aux discussions. Idriss Deby, président en exercice de la CEEAC, avait en 2003 aidé le général François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d'Etat à Bangui. 

 

Bozizé fragilisé par la déroute de son armée


"Nous avons la possibilité de marcher sur Bangui mais par respect des chefs d'Etat de la CEEAC nous allons démontrer que nous voulons la paix", a ajouté le porte-parole. Les pays d'Afrique centrale ont positionné sur sa route environ 750 militaires tchadiens, gabonais et congolais. 


François Bozizé, très fragilisé en raison de la déroute de son armée face au Séléka qui tient la majeur partie du pays, était arrivé jeudi à Libreville, après avoir salué environ 15 000 sympathisants manifestant leur soutien dans Bangui. 


Reste à savoir si, en un délai de sept jours de cessez-le-feu, les nombreuses conditions militaires et politiques posées par les rebelles seront satisfaites à temps par un régime qu'ils accusent régulièrement de duplicité. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 20:33

 

 

 

Djimarem Maitart

                          

 

UNION  DEMOCRATIQUE  DU PEUPLE  POUR  LE  PROGRES 

             Unité-Justice-Travail

                                                                                               

                         U  D  P  P - FRANCE

             _____________________________________

 

COMMUNIQUE

 

La situation qui prévaut en Centrafrique est suffisamment grave. Elle est, on ne le dira jamais assez, la conséquence de la politique antinationale, antisociale, clanique et foncièrement dictatoriale du Général Bozizé. Cette politique, on le sait, a fait le lit aux soulèvements armés dont celui de la coalition « Séléka » qui a occupé plus de la moitié du territoire national. La chute d’un nombre important de villes a provoqué le déplacement des populations avec les conséquences humanitaires dramatiques.

 

Le général Bozizé est resté sourd aux multiples appels de l’Opposition démocratique au dialogue inter-centrafricain, qu’il a annoncé lui-même, pour rechercher ensemble les solutions idoines de sortie de crise. Le général Bozizé a toujours privilégié la solution militaire. Mais devant la déroute humiliante de l’armée « centrafricaine » fortement tribalisée, Bozizé est contraint d’accepter, la mort dans l’âme, les négociations de Libreville. Tout laisse à croire que Bozizé redoute que ses pairs de la CEEAC retirent leurs troupes venues à rescousses. Il participe aux négociations de Libreville malgré lui, car pendant que celles-ci s’ouvraient à Libreville, il fit des déclarations incendiaires allant à l’encontre des objectifs recherchés, véritables insultes à la rébellion.

 

Par ailleurs, depuis Libreville, Mr Zama Javon Papa, un des griots obséquieux de Bozizé, et Lévy Yakité lancent des appels à la haine sur la Radio nationale devenue « Radio mille collines ». En effet, ces deux « mangeoiristes » patentés demandent carrément aux Militants du KNK de descendre, tous les jours, jusqu’au retour de Bozizé, dans la rue pour manifester leur soutien à Bozizé et notamment de détruire la maison de Me Tiangaye dont le seul crime a été de diriger la délégation de l’Opposition démocratique et d’avoir lu et remis au médiateur son mémorandum. Ces hordes en furie scandent des chants qui ne laissent aucun doute sur l’intention intime de Bozizé de réserver à Tiangaye et à tous les autres leaders de l’Opposition démocratique le sors qui fut celui de Massi.

 

La Représentation UDPP-France apporte son soutien indéfectible à l’Opposition démocratique dans son combat héroïque au service du peuple centrafricain, au camarade Nicolas Tiangaye et à tous les membres de la délégation de l’Opposition,

 

Dénonce fermement les ignobles menaces de mort qui plane sur les leaders de l’Opposition démocratique et condamne énergiquement le projet inique de destruction de leurs biens.

 

La Représentation encourage les démocrates en lutte à Libreville de tenir bon. Le peuple vaincra.

 

Fait à Paris le 11 Janvier 2013

 

La Représentation

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 20:26

 

 

 

 

Mujao-Mali.jpg

 

Centre du Mali: contre-offensive de l'armée avec des avions de pays amis

 


BAMAKO AFP / 11 janvier 2013 14h01- L'armée malienne a déclenché vendredi matin une offensive contre les islamistes pour reprendre la localité de Konna, dans le centre, conquise la veille par les jihadistes, a indiqué à l'AFP un officier de l'armée malienne, selon lequel des appareils militaires de pays amis sont utilisés.


Notre offensive a commencé. L'objectif est de reprendre le contrôle total de la ville de Konna et de progresser après vers les positions des islamistes, a déclaré cet officier joint à Mopti, à environ 70 km au sud de Konna.


Actuellement, nous et nos alliés, nous organisons des tirs contre les positions des islamistes à Konna, pour les repousser et contrôler entièrement la localité, et ces tirs proviennent d'appareils militaires de pays amis, a-t-il ajouté.


La contre-offensive est conduite depuis Sévaré, localité à environ 70 km au sud de Konna où l'armée dispose d'un poste de commandement opérationnel, a-t-il ajouté.


Joint par l'AFP dans la région de Mopti, un responsable d'une société privée qui s'était rendu à Konna vendredi matin a affirmé à l'AFP y avoir vu deux petits avions tirer sur les islamistes, sans être en mesure de préciser le type d'appareil.


Les islamistes ne tirent pas. Ils sont allés vers le sud de Konna pour éviter les tirs, a-t-il expliqué.

D'après des habitants de Sévaré, la situation était calme dans cette localité dotée du plus important aéroport de la région où, selon des témoins, des avions comprenant des cargos de transport militaire ont atterri jeudi. Ils y ont débarqué des armes et des soldats étrangers, parmi lesquels figuraient des Blancs, ont rapporté des travailleurs de l'aéroport.


(©) 

 

Centrafrique : signature d'un accord de sortie de crise

 

 

convoi FOMAC àn Damara

 

11 janvier 2013 à 15:27 (Mis à jour: 16:51)

 

Le texte prévoit notamment le maintien du président Bozizé au pouvoir et la désignation d'un Premier ministre issu de l'opposition.

 

Un accord de sortie de crise en Centrafrique prévoyant un cessez-le-feu, le maintien du président François Bozizé au pouvoir et la formation d’un gouvernement de transition d’union nationale a été signé vendredi à Libreville par les belligérants, a constaté l’AFP.


Des législatives seront organisées au terme d’une période de transition de 12 mois, «un nouveau Premier ministre issu de l’opposition démocratique sera nommé», selon cet accord lu devant la presse, et qui prévoit également le «retrait de toutes les forces militaires étrangères»de Centrafrique, à l’exception des Forces africaines d’interposition (FOMAC).


Au cours d’un échange avec la presse après l’annonce de l’accord, le chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), organisatrice des pourparlers, a déclaré qu’il avait demandé à la coalition rebelle du Séléka de rentrer «dès aujourd’hui pour mettre en place dès demain un gouvernement de transition» avec François Bozizé.


L’accord prévoit que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu’il ne «pourra révoquer» le nouveau Premier ministre pendant la période de transition. «Le Premier ministre ainsi que les autres membres du gouvernement ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle», précise l’accord.


La coalition rebelle du Séléka obtient la libération «des personnes arrêtées en relation avec la crise», et s’est engagée «à se retirer des villes occupées et à abandonner la lutte armée». Le Séléka a pris les armes le 10 décembre dernier car il reprochait au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et des rébellions, notamment l’accord de paix global de Libreville de 2008 qui prévoyait un programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) pour les anciens rebelles.

 

Selon les termes de l’accord, le gouvernement d’union nationale sera notamment chargé «de poursuivre le processus DDR».


(AFP)

 

Centrafrique: un cessez-le-feu signé

 

AFP 11/01/2013 à 15:41

 

Un accord de sortie de crise prévoyant un cessez-le-feu, le maintien du président François Bozizé au pouvoir et la formation d'un gouvernement d'union nationale a été signé aujourd'hui à Libreville par les belligérants centrafricains.


Des législatives seront organisées dans 12 mois, "un nouveau premier ministre issu de l'opposition démocratique sera nommé", selon cet accord lu devant la presse, et qui prévoit également le "retrait de toutes les forces militaires étrangères" de Centrafrique, à l'exception des Forces africaines d'interposition (FOMAC).

 

Cessez-le-feu-Centrafrique: l'ultimatum du Séléka à François Bozizé


http://www.jolpress.com


Après de longues négociations, les rebelles du Séléka et le gouvernement centrafricain se sont finalement mis d’accord sur la mise en place d’un cessez-le-feu d’une semaine. Un cessez-le-feu sous conditions qui, si elles sont remplies par le président François Bozizé, pourraient aboutir à une trêve plus durable.


Les pourparlers de paix entre les autorités centrafricaines et la rébellion du Séléka  semblent porter leurs fruits et jeudi 10 janvier au soir, à Libreville, les rebelles qui ont mené une offensive éclair contre le président François Bozizé ont accepté un cessez-le-feu de sept jours, sous conditions.


De nombreuses conditions


« Nous allons donner notre accord de principe pour un cessez-le feu d'une semaine et observer sa bonne foi (du président François Bozizé). S'il nous la prouve, nous allons revenir à Libreville pour signer définitivement le cessez- le-feu, » a ainsi déclaré le porte-parole de la rébellion, Florian Ndjadder.


Ce cessez-le-feu ne se fera pas sous conditions et les rebelles ont été clairs, « les forces mercenaires venues d'Afrique du Sud doivent quitter le territoire centrafricain, les prisonniers politiques doivent être libérés sans conditions pendant la même période, » a poursuivi le porte-parole de la rébellion qui demande également la nomination d’un nouveau Premier ministre, qui serait issu de l’opposition.


« Nous avons la possibilité de marcher sur Bangui mais par respect des chefs d'Etat de la CEEAC(Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale) nous allons démontrer que nous voulons la paix, » a encore indiqué Florian Ndjadder.


Les rebelles renoncent à la démission du président


Cette avancée des négociations représente un nouvel espoir pour la résolution de la crise centrafricaine. Depuis le début des pourparlers à Libreville, au Gabon, les forces en présence refusaient de faire des concessions.


Les rebelles exigeaient jusqu’à présent la démission de François Bozizé, président en fonction et sa traduction devant la Cour pénale internationale.


En face, une délégation de plusieurs présidents africains, dont Idriss Deby, président tchadien et allié de François Bozizé, espérait trouver une solution alternative qui permettrait la mise en place d’un cessez-le-feu.

 

Une semaine pour respecter les conditions du cessez-le-feu


Reste désormais au régime de François Bozizé de respecter cet accord et de mettre en place, en un temps très court, les conditions qui permettraient un cessez-le-feu plus durable.


Les rebelles du Séléka, qui ont pris les armes du 10 décembre dernier et ont mené une offensive de trois semaines, vers la capitale, Bangui, reprochent au président centrafricain de n’avoir pas respecté les accords de paix entre la rébellion et le gouvernement.


Ils accusent François Bozizé de népotisme et de clientélisme. Les rebelles estiment également que le président centrafricain s’est rendu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 

 

Pourparlers centrafricains: accord de sortie de crise signé à Libreville

Boz-et-Djotodia.jpg

 

LIBREVILLE AFP / 11 janvier 2013 15h45 - Un accord de sortie de crise prévoyant un cessez-le-feu, le maintien du président François Bozizé au pouvoir et la formation d'un gouvernement de transition d'union nationale a été signé vendredi à Libreville par les belligérants centrafricains, a constaté l'AFP.



Des législatives seront organisées au terme d'une période de transition de 12 mois, un nouveau Premier ministre issu de l'opposition démocratique sera nommé, selon cet accord lu devant la presse, et qui prévoit également le retrait de toutes les forces militaires étrangères de Centrafrique, à l'exception des Forces africaines d'interposition (FOMAC).



Au cours d'un échange avec la presse après l'annonce de l'accord, le chef de l'Etat tchadien, Idriss Deby président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), organisatrice des pourparlers, a déclaré qu'il avait demandé à la coalition rebelle du Séléka de rentrer dès aujourd'hui pour mettre en place dès demain un gouvernement de transition avec François Bozizé.



L'accord prévoit que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne pourra révoquer le nouveau Premier ministre pendant la période de transition.



La coalition du Séléka a pris les armes le 10 décembre dernier car elle reprochait au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et les rébellions, notamment l'accord de paix global de Libreville de 2008.



(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 20:22

 

 

 

 

libreville--1-.jpg

dialogue de Libreville

 

 

RCA : Signature d’un accord de sortie de crise à Libreville

 

RFI vendredi 11 janvier 2013

 

Dans la capitale gabonaise, un accord de sortie de crise a été signé, vendredi 11 janvier 2013, entre les différents belligérants de la crise centrafricaine. L'accord, négocié sous l'égide de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), prévoit un cessez-le feu entre Bangui et la rébellion Seleka, et le maintien au pouvoir du président de RCA, François Bozizé.

 

L’accord de cessez-le-feu, signé entre le gouvernement de RCA et la Seleka, prévoit notamment le retrait progressif des rebelles de la Séléka de la zone occupée. Il est également question d'un accord politique de sortie de crise, signé par les belligérants, ou en tout cas par toutes les parties présentes à Libreville.


Cet accord prévoit le maintien de François Bozizé au pouvoir, jusqu’à la fin de son mandat en 2016, ainsi que la mise en place d’un gouvernement d’union nationale chargé d’organiser des élections législatives anticipées dans un délai d’un an, après dissolution de l’Assemblée nationale.


Ce gouvernement sera inclusif, avec toutes les parties, et sera conduit par un Premier ministre issu de l’opposition. Le Premier ministre, ainsi que les membres du gouvernement, ne pourront pas se présenter à l'élection présidentielle. Ils ne seront pas révocables par le président pendant cette période de transition.


La force de maintien de la paix en Centrafrique sera par ailleurs reconfigurée, et appuiera l’application de ces accords. Est également prévu le retrait des forces étrangères à la CEEAC, qui sont présentes dans le pays.


Les travaux se sont achevés sur des poignées de main symboliques entre les différentes parties, dont le président Bozizé. Enfin, notons l’annonce de ce dernier, par la voix de son homologue tchadien Idriss Déby, à l’issue de cette cérémonie : le chef de l'Etat centrafricain demande à toutes les parties de rentrer immédiatement avec lui à Bangui, et de travailler dès à présent sur la composition du gouvernement d’union nationale.

 

 


RCA : Grand oral devant les chefs d'Etat d'Afrique centrale

 

RFI vendredi 11 janvier 2013

 

A Libreville, se poursuivent toujours les difficiles pourparlers de paix centrafricains. Ce jeudi 10 janvier, les chefs d'Etat de la Communauté des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC) se sont réunis en sommet extraordinaire. L'occasion pour eux d'entendre les revendications de toutes les délégations centrafricaines présentes.

 

Ali Bongo, hôte du sommet, Denis Sassou Nguesso, du Congo Brazzaville (choisi comme médiateur de la crise), le Tchadien Idriss Déby, président en exercice de la CEEAC, ou encore Teodoro Obiang Nguema, pour la Guinée Equatoriale, sans oublier bien sûr le principal concerné, Francois Bozizé, président de la République centrafricaine : les chefs d’Etat de la CEEAC  - ceux qui n'avaient pas pu venir se sont fait représentés -, se sont réunis en sommet extraordinaire ce jeudi 10 janvier à Libreville. Une réunion qui avait pour but d'auditionner les différentes délégations centrafricaines, dont celle des rebelles de la Seleka.

 

 

Celle-ci s'est déclarée ouverte a un cessez-le-feu provisoire sous certaines conditions, parmi lesquelles la libération immédiate de leurs proches et le départ des forces étrangères de la République centrafricaine

 

Dans la salle, se trouvaient également des représentants de la société civile centrafricaine, présents à titre d’observateur. L’opposition démocratique a quant à elle déjà été consultée par les chefs d’Etat et nous avons pu apprendre qu'elle avait fait une concession majeure sur le départ du président Bozizé. Ils acceptent en effet le principe d’un gouvernement d’union nationale qui incluerait la Seleka, la société civile, ainsi que l'opposition. C'est de cette même opposition que serait issu le futur Premier ministre.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 20:17

 

 

 

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Djotodia et Bozizé à Libreville

 

 

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LIBREVILLE (AFP) - 11.01.2013 21:11 - Par Xavier BOURGOIS et Jean-Pierre CAMPAGNE

 

Le pouvoir et la rébellion en Centrafrique ont signé vendredi à Libreville un accord de sortie de crise prévoyant un cessez-le-feu immédiat et une période de transition d'un an avec la formation d'un gouvernement d'union nationale.


Les pays d'Afrique centrale, médiateurs dans le conflit, ont réussi à arracher cet accord aux belligérants au terme de trois jours de difficiles négociations dans la capitale gabonaise.

Selon le document final distribué à la presse, des législatives seront organisées au terme d'une période de transition de 12 mois.


"Un nouveau Premier ministre issu de l'opposition démocratique sera nommé", indique l'accord.


Il prévoit également le "retrait de toutes les forces militaires étrangères" de Centrafrique, à l'exception des Forces africaines d'interposition (FOMAC), mais ne mentionne pas explicitement les pays concernés.


Au cours d'un échange avec la presse après l'annonce de l'accord, le chef de l'Etat tchadien, Idriss Deby président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), a déclaré qu'il avait demandé à la coalition rebelle du Séléka de rentrer "dès aujourd'hui pour mettre en place dès demain un gouvernement de transition" avec François Bozizé.


L'accord prévoit que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne "pourra pas révoquer" le nouveau Premier ministre pendant la période de transition.


"Le Premier ministre ainsi que les autres membres du gouvernement ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle", précise le document.


Après le début de l'offensive du Séléka, lancée le 10 décembre, et qui avait permis à la rébellion de tenir en quelques semaines la majeure partie du pays, François Bozizé s'était engagé à ne pas se présenter de nouveau à la présidentielle de 2016 et avait accepté l'idée d'un gouvernement d'union nationale.


En position de force, le Séléka qui demandait en début de négociations la traduction de Bozizé devant la Cour pénale internationale (CPI) "pour crimes de guerre", a obtenu la libération "des personnes arrêtées en relation avec la crise".


Il s'est engagé "à se retirer des villes occupées et à abandonner la lutte armée".


Retrait des troupes étrangères


Les médiateurs tentaient d'arracher depuis le début des pourparlers un cessez-le-feu aux protagonistes afin de permettre aux populations civiles, déplacées par les combats, de regagner leurs villes et villages.


Le Comité international de la Croix rouge (CICR) indique vendredi dans un communiqué qu'à "Sibut et à Damara, deux villes sur la ligne de front où nos équipes se sont rendues ces deux derniers jours, les populations ont pris la fuite par crainte de la violence armée" et dorment dans la brousse.


Les pourparlers avaient repris vendredi matin sous l'égide de chefs d'Etat d'Afrique centrale (CEEAC), réunis depuis jeudi pour tenter de trouver une issue pacifique à la profonde crise politico-militaire déchirant l'un de ses plus pauvres Etats-membres.


Les présidents gabonais Ali Bongo, congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans ce conflit, et tchadien Idriss Deby participaient aux discussions. Idriss Deby avait en 2003 aidé le général François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d'Etat à Bangui.


Selon les termes de l'accord, le gouvernement d'union nationale sera notamment chargé "de poursuivre le processus Démobilisation, désarmement, réinsertion (DDR)", une revendication chère à la rébellion qui reprochait au pouvoir le non-respect de divers accords de paix précédemment signés, notamment l'accord de paix global de Libreville de 2008 qui prévoyait le DDR pour les anciens rebelles.


L'accord sur le "retrait de toutes les forces militaires étrangères" concerne environ 200 militaires sud-africains, arrivés en décembre à la rescousse de Bozizé, et répond à une exigence du Séléka. La CEEAC était aussi très mécontente de "l"intrusion" de soldats d'une autre région d'Afrique, selon une source diplomatique.


Environ 750 hommes tchadiens, congolais et gabonais de la FOMAC ont été déployés pour arrêter l'avancée vers Bangui du Seleka. La France dispose également de près de 600 soldats pour protéger ses ressortissants.


Les Nations unies ont aussitôt réagi après la signature de l'accord.


"La communauté internationale doit maintenant s'engager plus fortement, diplomatiquement et financièrement, pour sortir la Centrafrique de l'ornière", a déclaré dans un message adressé au Conseil de sécurité, la représentante spéciale du secrétaire-général de l'ONU en Centrafrique, Margaret Vogt.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 04:09

 

 

 

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Bozizé commandite le lynchage de Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé à ses partisans et les désigne à la vindicte populaire

 

Depuis quarante et huit heures, Radio Centrafrique, dont d’ordinaire les émissions s’arrêtent à minuit, a continué d’émettre jusqu’au matin et a été transformée en « Radio Milles Collines » de Kigali de tristement célèbre mémoire et faisait tourner en boucle les mots d’ordre et autres slogans de haine contre Me Nicolas Tiangaye ciblé comme bête noire, ennemi public numéro 1 de la bozizie.


Ce jeudi matin, la place de la République PK 0 de Bangui a été prise d’assaut par les hordes de partisans de Bozizé pour un sit-in conformément aux appels lancés la veille depuis Libreville et relayés par Radio Centrafrique en direct à l’antenne pour soutenir Bozizé et désigner Nicolas Tiangaye à la vindicte populaire. Ces partisans de Bozizé reprenaient en chœur une chanson en sango qui dit ceci : « Oh Tiangaye, yé so a ouara Massi, fadé a ouara mo ! »  Traduction : « Tiangaye, ce qui est arrivé à Massi t’arrivera aussi ! »


Le seul tort de Me Nicolas Tiangaye est d’être le chef de délégation de l’opposition démocratique au dialogue de Libreville et d’avoir fait un exposé sur la situation en Centrafrique et remis aux médiateurs du dialogue le mémorandum et le document contenant les propositions de sortie de crise où on réclame le départ de Bozizé et la dissolution de l’assemblée nationale et du gouvernement.  


Pour Bozizé et ses suppôts, c’est une déclaration de guerre que l’opposition leur a faite  par la voix de Nicolas Tiangaye, d’où leur hystérie collective contre ce dernier et les  menaces de destruction de son domicile à Bangui. C’est ainsi que depuis hier mercredi 9 janvier et particulièrement ce jeudi, les menaces de lynchage contre Tiangaye se sont encore davantage précisées sur les antennes de la radio nationale et par les partisans de Bozizé place de la République.


Le sit-in sur la  place de la république est censé durer jusqu’au retour de Libreville de Bozizé. Dès lors, le retour  à Bangui de Me Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé pose problème. En matière d’assassinat, Bozizé a toujours fait ce qu’il promet. L’assassinat de Massi que Bozizé et ses partisans avouent aujourd’hui a été commis par lui en dépit des liens de fraternité philosophique qui les unissaient.  


Informé de cette situation, Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé ainsi que toute la délégation de l’opposition démocratique ont dûment porté à la connaissance des chefs d’état présents à Libreville la situation gravissime qui prévaut à Bangui, commanditée par Bozizé en personne à ses sbires aussi bien sur place à Bangui qu’à Libreville. Ces chefs d’état doivent clairement prendre leurs responsabilités car si Bozizé en arrivait à commettre l’irréparable qu’il promet à Tiangaye et Ziguélé, ils ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas informés.


Les menaces de mort que profère Bozizé à ces leaders de l’opposition est une façon de défier la communauté internationale et particulièrement les chefs d’état de l’Afrique centrale qui ont exigé la tenue du dialogue de Libreville. Bozizé leur fait savoir qu’ils ne l’impressionnent pas du tout et qu’en Centrafrique il fait ce qu’il veut. Cette attitude de Bozizé dont l’équilibre mental est de plus en plus problématique fragilise chaque jour un peu plus les castings consistant à le laisser au pouvoir tout en le dépouillant du maximum de ses pouvoirs.


Cet entêtement à se maintenir coûte que coûte au pouvoir, conscient qu’il est que s’il n’y est plus la CPI lui mettra la main dessus, plaide vraiment pour son départ définitif du pouvoir dans ce pays. Faute de cela, aucun premier ministre de transition ne peut travailler avec Bozizé, tant l’individu est retord et a d’autres préoccupations que celles du développement de la République centrafricaine et le bien-être de sa population.


La Rédaction     

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 02:34

 

 

 

Bozizé perdu

 

 

Menacé par les rebelles qui campent à 70 kilomètres de Bangui, le président centrafricain refuse de céder le pouvoir.

 

Envoyé spécial à Bangui

  

Le Palais de la Renaissance, cœur du pouvoir centrafricain, n'a que rarement mérité son nom. Mardi, ce bâtiment néostalinien a pourtant semblé inspirer François Bozizé . Le président, que l'on disait abattu depuis le déclenchement de l'attaque rebelle sur la capitale le 10 décembre, est apparu ragaillardi. Alors que des négociations s'ouvrent mercredi à Libreville entre le pouvoir et les rebelles de la Séléka, il semble de moins en moins enclin à des concessions. 



Quand les chefs de la rébellion, dont les troupes campent à 70 kilomètres de Bangui, demandent sa démission, le président oppose un net refus. «Cette question est le langage de tout hors-la-loi. Quelqu'un qui respecte la Constitution ne pourrait pas poser une question pareille. J'ai été élu à double reprise à plus de 70 %. Je suis là et c'est tout.» Le seul point sur lequel il semble prêt à céder est la  mise en place d'un gouvernement d'union nationale. «Je crois que déjà c'est une concession d'une grande importance. Je ne vois pas ce que l'on pourrait me demander de plus.» La dissolution de l'Assemblée nationale dominée par le parti au pouvoir, que plusieurs chancelleries réclament discrètement comme signe d'apaisement, est, elle aussi, écarté. «Pourquoi dissoudre l'Assemblée et déchiqueter la Constitution?» 

 

L'argent et l'islam


Le président n'envisage cependant pas de boycotter le sommet de Libreville. «Nous allons écouter. Je n'ai pas peur. J'ai l'habitude. Nous allons à Libreville pour défendre la démocratie. Il faut que les rebelles respectent les décisions du sommet de N'Djamena (Le 26 décembre dernier) qui leur demandaient de repartir à leur position de départ.» Cette fermeté affichée n'est pas surprenante. 



À mesure que s'éloigne le risque de voir les rebelles déferler sur le palais, François Bozizé et les siens ont durci le ton. «C'est que des étrangers terroristes agressent le pouvoir centrafricain. Ce sont des mercenaires qui pillent et violent. Ils ont même pillé la station Total de Bambari.» Le président reprend les accusations portées contre la Séléka, un ensemble hétéroclite de vieux mouvements rebelles auquel son entourage prête des visées islamistes. 



«Selon les bribes d'informations que nous avons, c'est quelque chose comme ça. Je ne voudrais pas avancer des choses à la légère mais il y a un risque de querelles religieuses  dans ce qui se dessine derrière la Séléka. Il y a des Djandjawids (mouvement arabe du Darfour au Soudan, NDLR), des gens qui ne parlent ni sango ni français parmi eux. Des gens qui viendraient même au-delà des frontières des pays limitrophes.» Sur cette théorie d'un complot contre son pays, François Bozizé n'en dira pas plus. Pas plus qu'il ne reprendra les attaques contre les pays du Golfe, soupçonnés par ses proches de financer l'ennemi. «C'est un mélange de tout. Il y a aussi des hommes d'affaires qui ont financé cette rébellion.» 

 

L'argent et l'islam


L'argent et l'islam seraient, à l'entendre, à l'origine de tout. «Il y a l'odeur du pétrole et tout ce qui est rattaché à la religion. Si on nous laissait tranquille, d'ici moins d'une année notre pétrole devrait jaillir comme au Tchad ou au Gabon.» Que la présence de brut en quantité soit loin d'être prouvée en Centrafrique ne semble pas déranger François Bozizé… Il n'entend en fait rien lâcher, car il se sent en position de force. Le déploiement de 760  soldats des pays de la région a permis de stopper l'offensive de la Séléka alors que l'armée centrafricaine était en pleine déroute. L'arrivée de 400 soldats sud-africains a, pour lui, inversé le rapport de force. Pretoria n'a pas vraiment expliqué les raisons de ce débarquement musclé. Mais Bozizé veut y voir un soutien clair. 



«L'Union africaine a, dans certaines de ses dispositions, des mesures pour combattre la prise de pouvoir par la violence. C'est dans ce sens que l'Afrique entière s'est mobilisée, et l' Afrique du Sud, pour faire barrage à toutes velléités de renverser un pouvoir démocratiquement élu.» Le président se défend par ailleurs d'avoir brocardé ses anciens alliés, à commencer par  la France . «Je n'ai pas mis en cause la France. Quand nous parlons de la France en Centrafrique, c'est notre partenaire de toujours qui a été à nos côtés dans les moments difficiles.» 



Paradoxalement, le président Bozizé ne semble guère optimiste pour l'avenir, comme s'il était déjà décidé à faire de la réunion de Libreville un épisode de plus dans la succession de guerres et de pourparlers qui émaillent l'histoire du pays. «Dans un pays pauvre comme la République centrafricaine, dire que c'est la dernière fois… À moins qu'il n'y ait une contribution massive de la communauté internationale pour résoudre les problèmes qui se posent, il sera dur de freiner cette évolution. C'est la pauvreté, le fond du problème.»


Le Figaro

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 02:17

 

 

 

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Depuis le 10 décembre 2012, la coalition des rébellions Séléka a conquis par les armes de nombreuses préfectures de la République Centrafricaine. Cette coalition est arrivée à 10 km de Damara où se trouve « la ligne rouge » ou la zone tampon entre les forces de MICOPAX et les rebelles. Les rebelles menacent de prendre Bangui la capitale qui se trouve à 75 km de Damara. Des voix autorisées ont convaincu les belligérants à la négociation. D'où le choix de Libreville et de Dénis Sassou Nguésso comme médiateur. Dans ce processus de médiation à Libreville, la semaine du 7 au 11 janvier 2013 est décisive.

 

Centrafricains, ceux qui aiment et respectent ce pays, nous voici réunis autour de la table pour débattre de la sortie de crise politique et militaire. Cette crise grave qui a pris en otage notre pays depuis plus d'une décennie. Les enjeux du dit dialogue sont de tailles, car ils engagent l'avenir de la République Centrafricaine.

 

Le peuple centrafricain ne vit plus. Le peuple centrafricain ne respire plus. Le peuple centrafricain est épuisé. Le peuple centrafricain ne croit plus. Le peuple centrafricain a faim. Il a faim parce qu'il n'a rien a mangé. Il a faim de liberté, d'unité, de dignité, de travail... Le rêve de Barthélémy BOGANDA et de ses compagnons de lutte qui voulaient faire de la République centrafricaine un havre de paix s'est évaporé. A l'extérieur de nos frontières, on a même honte de se dire centrafricain ! Non ! Ce n’est pas une malédiction d’être centrafricain !

 

Libreville nous donne une chance exceptionnelle de crever l'abcès. Nous pouvons maintenant diagnostiquer le mal et apporter une solution sans effusion de sang.

 

Nous pouvons faire la paix des braves. Nous pouvons nous tendre la main et décider d'ouvrir des perspectives pour le changement et la paix en Centrafrique. Le monde entier nous observe. Nous n'avons plus droit à l'erreur.

 

Et vous qui êtes autour de la table, sachez que vous avez maintenant entre vos mains les clés de la sortie de crise.

Vous êtes des responsables au sens propre du terme. Être responsable, c'est rendre compte. Vous rendrez compte au peuple si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera demain. Dans toutes les confessions religieuses dans nos provinces et à Bangui la capitale, les prières montent au ciel pour que Jéhovah, Allah, Dieu vous bénissent dans vos travaux, dans vos décisions.

 

Le devoir qui vous appelle dépasse le cadre partisan, ethnique, les considérations bassement matérielles. Vous êtes la voix des sans voix. Vous êtes en ce moment précis l'incarnation du peuple dans son angoisse, sa peur, ses doutes. Vous êtes les avocats du peuple. Le peuple centrafricain doit gagner ce procès. Le procès d'incompétence, de vol, de cupidité, d'incurie, de crimes, de banditisme organisé.

 

Pour nos autorités politiques centrafricaines, la paix n'a pas de prix. Votre responsabilité est énorme. C'est une partie de l'histoire de notre pays qui se joue.

 

Vous pouvez aujourd'hui mettre terme à cette crise en acceptant non seulement de dialoguer mais dire comme le Général De Gaulle « centrafricains » je vous ai compris.

Que veut le peuple centrafricain ?

 

D'abord, la fin des rébellions synonyme de la restauration de l'autorité de l’État sur l'ensemble du territoire. Ensuite, de nouvelles autorités issues du dialogue de Libreville pour conduire la transition politique. Vous avez l'obligation d'écouter le peuple. Souvenez-vous des mots qui ont accompagné l'ascension politique du régime actuel après les événements du 15 mars 2003 : libérateur, patriote ! Si entre temps, ces mots ont perdu leur sens, aujourd'hui le peuple le revendique.


Le peuple jugera si vous êtes un libérateur ou un affabulateur ou encore un tyran !

 

Les questions de fond sont sur la table. Votre décision est capitale et attendue.

 

Les va-t-en-guerre de tous bords sont pour la guerre. La guerre, c'est une fausse piste. Une mauvaise réponse à un problème de fond. Notre pays n'a ni les moyens, ni la volonté politique de faire la guerre. Nos militaires n'ont plus le courage et la force de se battre contre leurs frères d'arme qui ont pris le maquis.

 

Nos mères n'ont plus les larmes pour pleurer. Nos jeunes désoeuvrés qu'on recrute à tour de bras ne veulent plus prendre les armes pour tuer. Nos médecins ont d'autres patients à suivre que les blessés de guerre. Nos politiques ne veulent plus vivre dans la peur et la crainte d'un coup d’État. Donc, le peuple attend de vous une solution politique salutaire et pacifique.

 

Si le président Barthélémy BOGANDA avait échoué à Libreville dans son projet de la formation des États-Unis de l'Amérique latine, aujourd’hui, vous les autorités politiques actuelles de la CEEAC, vous disposez de la clé pour sortir la République Centrafricaine du chaos annoncé et entretenu.

 

Notre pays attend de vous, une parole d'homme, un message d'espoir et de délivrance, un message de la raison et du bon sens.

Tout le monde vous regarde, vous entend et attend vos décisions de sortie de crise !

 

Que Dieu préserve le Centrafrique !

 

Faustin ZAMETO MANDOKO

 

Coordonnateur du Collectif des Oubanguiens « CDO »

 

Paris, France.

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