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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 14:21

 

 

 

 

Armoiries de la RCA

 


L’Ambassade, Haute Représentation de la République Centrafricaine auprès de la République Française, a l’honneur de porter à l’attention de la communauté centrafricaine ce qui suit :

Le Comité de contrôle et de vérification des dossiers de demande de passeports biométriques centrafricains informe que les passeports délivrés à Bangui seront disponibles à l’Ambassade à partir du vendredi 02 Novembre 2012.


Les ayants droit pourront se présenter à la Chancellerie, munis d’une pièce identité ou une copie d’acte de naissance, ainsi que du récépissé « Souche Jaune » délivré lors du dépôt de la demande.

En outre, une durée de quatre (4) jours est accordée aux compatriotes n’ayant pas pu déposer leur demande lors de la précédente mission.


Le calendrier de cette deuxième mission se présente ainsi qu’il suit :


Vendredi 2, Samedi 3, Lundi 5 et Mardi 6 Novembre 2012, aux heures d’ouverture de l’Ambassade.

L’Ambassade, Haute Représentation de la République Centrafricaine en France, saurait infiniment gré aux compatriotes pour leur promptitude habituelle.


Fait à Paris le 29 Octobre 2012-10-29


Egide GOUGUIA


Chargé d’Affaires a.i

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 14:05

 

 

 

 

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 Boziz--31-d-c-07.jpg

 

Source: RFI lundi 29 octobre 2012


Les militaires tchadiens qui ont accompagné le président François Bozizé au pouvoir en 2003, vont être rapatriés au Tchad, cette semaine. Une information rendue à la presse par le ministre centrafricain de l’Administration du territoire Josué Binoua. Le ministre se rend ce lundi 29 octobre à Ndjamena, pour porter un message du président centrafricain à son homologue tchadien Idriss Déby Itno sur la question. On ignore pour l’instant qui a pris cette décision.


S’agit-il d’un message de remerciement et ou le contraire ? En tout cas, difficile de répondre à cette question. Personne ne sait pour l’instant si c’est Bozizé ou c’est Déby qui a pris cette décision. La visite du ministre Binoua dans la capitale tchadienne est d’une courte durée, mais son cabinet affirme cependant que le ministre pasteur apporte le message personnel du président Bozizé à son homologue Déby.


Ces derniers temps en Centrafrique, la tension est au comble entre la population et les militaires tchadiens de la garde présidentielle. Ceux-ci sont très souvent donnés pour responsables de plusieurs cas d’exactions sommaires. Beaucoup de Centrafricains interrogés sont satisfaits du retour de ces hommes.


 Interrogées par RFI, les autorités gouvernementales préfèrent ne pas faire de commentaire sur l’information. Pendant ce temps, d’autres sources affirment que quelques hommes ont déjà été rapatriés depuis la semaine dernière.


 On ignore toujours leur nombre exact présent dans le pays, mais ils occupent une place stratégique pour le régime de Bangui. Ils occupent la première et la dernière ligne de l’escorte du président Bozizé. C’est aussi eux qui sécurisent le Palais de la Renaissance et la quartier présidentiel de Sassara, qui est également le fief de plusieurs hauts dignitaires du pouvoir de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 13:50

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 03:31

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : Une réduction positive du taux de VIH/sida

 

 

Francoise Barre-Sinoussi

 

 

Bangui, 27 octobre 2012 (RJDH) – La  République Centrafricaine a fait quelque progrès concernant la réduction du taux de  la prévalence du VIH/sida. Le taux qui s’élève à 12% en 1988 est aujourd’hui à 5%. Le Professeur Françoise Barré-Sinoussi, une des chercheurs qui ont  découvert cette maladie se dit soulagée de ce résultat, pendant une conférence de presse organisée le 25 octobre à l’Université de Bangui, à l’issue de sa mission dans le pays.


Le Pr Barré- Sinoussi, a par ailleurs exprimée ses regrets par rapport à la prise en charge des malades sous traitement  antirétroviraux. Ce volet n’a pas fait de progrès par rapport aux certains pays d’Afrique.

 

 « La couverture pour l’accès aux soins et aux traitements chez les personnes infectées par le VIH/sida qui est aux alentours de 25% et qui concerne environ 160000 personnes vivant avec la maladie, n’a pas évolué depuis plus de 20 ans », a-t-elle précisé.


Elle s’est dite convaincu que « c’est toujours possible  de faire bouger la situation lorsqu’on reconnait qu’on  a pris du retard ». Elle a également apprécié  l’initiative de la Fondation Total, dans la prise en charge des enfants  souffrant de la maladie diarrhéique. Selon elle, plus de 20% des enfants meurent de la diarrhée sévère parce que la maladie n’a pas été diagnostiquée a temps.


Le Professeur Françoise Barré- Sinoussi  fait parti des instigateurs du  virus du Sida en RCA en 1983 en vue de la définition clinique du SIDA en Afrique tout entier. Elle a eu le Prix Nobel de la médecine en 1998.

 

 

 

Bangui : Les effets du changement climatique peuvent être prévenus

 

RJDH-RCA le 27 octobre 2012


L’adaptation aux effets du changement climatique est un problème local. Cette situation concerne chaque pays qui subit les conséquences des effets du changement climatique, entre autres les inondations et la sécheresse, a fait observer Hyacinthe Banseka, expert venu du Cameroun, à l’issue d’un colloque organisé par l’Université de Bangui. Le colloque s’est déroulé autour du thème « le défis de l’eau et l’adaptation au changement climatique ».


Les experts ont fait savoir dans leurs exposés pendant le colloque que ces problèmes qui se présentent dans chaque pays africains, peuvent être attaqués d’une manière préventive. Cela consiste à mettre en place un système d’alerte précoce, en faisant fonctionner le réseau des stations  météos et des stations hydrauliques. Pour eux, c’est une action prioritaire.


Hyacinthe Banseka pense que cela demande l’implication de chaque couche sociale, à savoir le service de la météorologique, la population locale et le politique. « Le service de la météo doit prévenir la population sur le climat, parce que si l’on n’est pas capable de prévenir le climat, l’on ne peut pas gérer la sécheresse ni les inondations », a-t-il ajouté.


« Dans cette situation la population doit aider la météorologie pour les observations », a mentionné l’expert camerounais. Pour lui, la population doit protéger les matériels de la météo en évitant le vandalisme.

Les experts ont également demandé aux gouvernements de chaque pays  de prendre conscience de l’importance de la météo et de mettre à la disposition de ce service des moyens adéquats. « Il faut un financement consistant et approprié. C’est le défis majeur pour l’Afrique central », demandent-ils.


Hyacinthe Banseka, a par ailleurs précisé que si les mesures préventives ne sont pas prises en cas d’inondation ou de sécheresse, le mieux sera de chercher à vite remédier à cette catastrophe.


« Pour l’agriculteur quand il y a la sécheresse, celui-ci cherche à installer les pompes ou les engins à motricité pour irriguer l’eau. C’est une technique d’adaptation mais ces machines coûtent chères. S’agissant de l’inondation le mieux à faire c’est de  chercher à savoir son origine », a fait observer Hyacinthe Banseka.


Le colloque a été organisé du 25 au 26 octobre à Bangui. Il a regroupé les scientifiques venus plusieurs pays d’Afrique. L’objectif visé par cette assise est de trouver des stratégies d’adaptation locale au changement climatique à l’échelle africain.

 

 


 

Kabo : Des éléments du FPR continuent de se rendre aux autorités


 

babaladdé

 

 

 

RJDH-RCA le 27 octobre 2012

 

Au total 17 éléments du Front patriotique pour le redressement de Baba-Laddé, constitués  des hommes, des femmes et des enfants, se sont rendus le vendredi 26 octobre à la gendarmerie de Kabo (Nord), pour suivre le processus du rapatriement.


« Ces hommes ont été désarmés au niveau de la ville d’Ippy, l’une des sites prévus pour le rapatriement », a fait savoir  Emile  Gréyombo ,  adjoint  au commandant de Brigade, de la gendarmerie de Kabo; joint ce matin par le RJDH.


Après sa reddition et son rapatriement au Tchad au début du mois de septembre, il était convenu entre Baba-Laddé, les gouvernements centrafricains et tchadiens de faire rapatrier tous les autres éléments. Jusqu’ici, 300 personnes sont officiellement rapatriés au Tchad.

 

 

 

NDLR : C'est fou ce que ces hommes de Baba Laddé avaient pris possession du territoire centrafricain !  

 

 

 

Bangui : Un incinérateur pour le complexe pédiatrique

 

Bangui, 26 octobre 2012 (RJDH) – Le complexe pédiatrique de Bangui a reçu ce vendredi un incinérateur, un nouvel appareil qui lui permettra désormais de détruire des déchets ménagers et médicaux. Il s’agit d’un projet de l’Institut Pasteur en partenariat avec la pédiatrie et financé par la Fondation Total.


« Auparavant les ordures étaient disparates, entassées et brulées à l’air libre ; L’environnement était toujours malsain. Maintenant que l’incinérateur est installé, les déchets seront brulés à plus de huit cent degrés. Tout sera réduit en cendre et n’aura pas d’effet sur la population », a expliqué Jean-Pierre Choma, directeur de stage et technologie à la Fondation Total.


D’après quelques personnes interrogées, cet outil de travail permet le bien-être de la population en général et celui des enfants admis au complexe pédiatrique en particulier.


« Nous souhaitons que le personnel technique fasse bon usage de ce nouvel appareil pour sa durabilité. Nous avons souffert en aspirant des odeurs nauséabondes au complexe pédiatrique, les alentours étaient salles à cause des ordures de tous genres», a indiqué Lydie Ngatoloum, une femme au chevet d’un malade à la pédiatrie.


« Cet incinérateur vient résoudre une partie des problèmes que traverse le complexe sur le plan matériel. Il se félicite de l’apport financier de la Fondation Total et l’effort conçu par l’Institut Pasteur de Bangui qui a contribué à la mise en œuvre de cet outil », a déclaré Jean-Chrysostome Gody, directeur du complexe pédiatrique.


Cet appareil a été financé par la fondation Total, installé par l’institut Pasteur de Bangui, au bénéfice de la pédiatrie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 03:21

 

 

 

 

 

 

Plus de soldat tchadien pour la sécurité de Bozizé

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 28 Octobre 2012 10:55


Les forces tchadiennes vont quitter la Centrafrique. Radio Ndeke Luka a pu obtenir confirmation de l’information auprès de plusieurs sources. Nous sommes même en mesure de révéler que le ministre de l’Administration du territoire, Josué Binoua se rendra à Ndjaména lundi 29 octobre, pour discuter de ce retour.


Cette information du départ des soldats tchadiens très actifs dans la capitale centrafricaine circulait depuis deux jours à Bangui. Ella a été confirmée à Radio Ndeke Luka par une autorité gouvernementale. Les forces tchadiennes surnommées "Zakawa" formaient une partie de la garde prétorienne du président Bozizé depuis la prise du pouvoir par ce dernier en mars 2003.


Elles s’occupaient particulièrement de la sécurité du cortège présidentiel, autour du Palais de la Renaissance, du quartier de Sassara à Bangui où résident des dignitaires du régime  et une partie de la famille présidentielle, de l’aéroport de Bangui Mpoko.


On ignore encore les raisons exactes de ce départ. S’agit-il d’une décision du président tchadien Idriss Deby ? Ou est-ce à la demande du président Bozizé lui-même ? Quel est l’agenda de ce retrait ? Certaines sources laissent entendre qu’il a déjà commencé.


D’autres l’expliquent par le fait que les soldats tchadiens vivent de plus en plus à Bangui sous le regard critique de la majeure partie de la population. Pour d’autres les entorses et comportements indisciplinés exercés par ces forces sur la population centrafricaine auraient justifié cette décision.


Ce qui est sûr en revanche, c’est que le ministre de l’administration du Territoire effectue se rend à Ndjaména dans le cadre de cette opération de retrait. Josué Binoua est porteur d’un message du président Bozizé à son homologue tchadien. Aucun doute que ce message a trait à ce retrait annoncé des forces militaires tchadiennes de Centrafrique.

 

 

 

 

NDLR : D'après nos informations, un petit nombre de soldats tchadiens enturbannés affectés par Déby à la protection de Bozizé est encore resté à Bangui mais avec néanmoins de strictes consignes de discrétion car le président tchadien déplorerait les nombreux incidents dont ils sont souvent à l'origine parce que saouls et où ils tuent chaque fois des gendarmes centrafricains et où quelques-uns d'entre eux se font parfois lyncher par la population exaspérée.

 


 

 

Un conseiller économique tué par un éléphant à Bayanga


Radio Ndéké Luka Dimanche, 28 Octobre 2012 12:45

 

Un calme précaire règne ce 28 octobre 2012 à Nola (ouest) suite au décès samedi  d’un conseiller économique et social. Un décès causé par l’agression d’un éléphant en divagation. Gabriel Yikili a été tué en effet dans son champ à Bayanga, commune située à 105 kilomètres de Nola. Et, son corps a été porté en terre ce dimanche.


Dans les faits, a expliqué le correspondant de Radio Ndeke Luka, la victime et sa famille étaient en pleins travaux champêtres. Or, il se trouve qu’entre temps, l’animal a fait une mise-bas aux alentours du champ de ce conseiller. Une nativité que le propriétaire du champ ignore d’ailleurs. Tout à coup, la bête sauvage, furieuse, attaque le conseiller qui était proche d’elle. Face à la scène, ses enfants et son épouse ont pris la fuite pour se mettre à l’abri.


Et c’est finalement un coup dur de l’animal au niveau de la colonne vertébrale du conseiller qui va l’envoyer définitivement au sol pour ne plus se relever. Ce dernier a rendu l’âme sur place, sans aucun secours, ni traitement dans un quelconque centre de santé, a indiqué le correspondant.


Alertée du drame causé par cette espèce protégée, les habitants de Bayanga se sont mis dans tous leurs états. Ils ont pris d’assaut les locaux du projet WWWF en charge de la protection de la faune dans cette localité pour dénoncer des fréquents cas de divagation des éléphants dans cette aire protégée.


Le bilan fait état d’une voiture et une paillotte incendiées, des parebrises des 4 autres voitures cassées, portes et fenêtres du camp du projet endommagées.


Il a fallu l’intervention des garde-chasses du projet pour disperser la foule par des tirs de sommation. Ces gardes-chasses ont été appuyés par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) en détachement dans la Sangha Mbaéré (ouest).

 

 

Bangui sans taxis ni bus pendant 3 jours si…


 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Octobre 2012 14:15


Le syndicat des taxis et bus se dit à bout de patience et menace de déclencher une grève de trois jours le 31 Octobre 2012. Il exige du Gouvernement la réfection imminente des routes et ponts endommagés de la capitale centrafricaine, conformément aux engagements pris. Le préavis de grève a été arrêté vendredi 26 octobre 2012 suite à l’assemblée générale extraordinaire tenue par le syndicat à Bangui en présence du Ministre centrafricain de l’Urbanisme et du Logement.


Ce dernier a néanmoins promis de satisfaire les revendications posées.  Le ministre, Pascal Koyamene, a expliqué que le Gouvernement se bat actuellement pour rassembler 324 millions de FCFA (soit environ 493902 euros). Cette somme représente le coût des travaux de réfection des avenues de la capitale devenues depuis plusieurs mois impraticables.


Pour apaiser les tensions et dissuader ce syndicat, le ministre a évoqué les travaux de remplissage de nids poule qui ont démarré il y a quelques jours dans la capitale. « Dans les 324 millions, GER a accepté de commencer les travaux avant paiement. Il est entrain de réparer les points sur l’Avenue des Martyrs. GER va aussi prendre en charge le Boulevard Général de Gaulle, à partir du PK Zéro jusqu’à Ouango».


En dépit de ces promesses du ministre, le Secrétaire Général du syndicat des conducteurs de taxis-bus, René Pierre Sokambi, demeure sceptique. « Il n’y a eu rien de concret. Le ministre ne nous a pas donné une assurance par rapport a une date buttoir. Nous lui avons dit que nous allons repartir auprès de notre base pour communiquer de nouveau avec cette base. Ce que cette base décidera sera sans doute exécuter » a-t-il regretté.


Pour l’instant, il est difficile de savoir si cette grève des taxis et bus sera observée ou annulée. Seules les bases syndicales des conducteurs des taxis et bus de Bangui vont décider dans une assemblée Générale qui sera organisée prochainement.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 12:50

 

 

 

 

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LIGUE NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME DU CAMEROUN : ASSASSINATS PROGRAMMÉS AUX RÉFUGIÉS ET DEMANDEURS D’ASILECENTRAFRICAINS

Le président national de la ligue des droits de l’homme, Jean Faustin KINYOCK, dans sa correspondance adressée au Président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés à Yaoundé, porte information des émissaires sillonnant les grandes villes du Cameroun, venus de Bangui, ayant pour mission d’assassiner certains réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains et aussi, des menaces de mort qui pèsent sur sa personne.

Monsieur le Président,

L’actualité récente dans le dossier des réfugiés centrafricains a connu ces derniers temps une évolution inquiétante, et c’est la raison qui justifie que je vous transmette la présente correspondance pour information et action.

Je tiens avant tout à vous remercier Monsieur le Président, pour l’évolution que nous apprécions à sa juste valeur et qui est la conséquence de toutes les diligences que vous avez entreprises et dont l’impact conduira nous l’espérons, à apporter les solutions idoines attendues dans la gestion du dossier mentionné plus haut. Nous nous réjouissons de la qualité de votre engagement et de la célérité dont vous nous faites montre dans le traitement de cette affaire.

Nous sommes cependant dans le regret et l’obligation d’exprimer à nouveau à votre attention nos craintes, au vue de l’acharnement et des menaces récurrentes des Autorités représentant le pouvoir de Bangui sur les réfugiés et demandeurs d’asile qui, il faut le rappeler, sont désormais légalement passés sous la protection de l’Etat du Cameroun à la faveur des textes visés ci-après :

 - La promulgation du décret n° 2011/389 du 28 Novembre 2011 portant organisation et fonctionnement des organes de gestion du statut des réfugiés au Cameroun …/…

- L’arrêté ministériel n° 0013/DIPL/CAB du 06 Août 2012 sur la composition des personnes composant la Commission d’Eligibilité au statut des réfugiés et celle des Recours des réfugiés

Des informations qui nous sont parvenues permettent d’affirmer avec assurances, que des officiers et Colonels des services de renseignement venant de Bangui sillonnent la ville de Douala, Yaoundé, Mbalmayo etc … pour des raisons qui restent pour nous un mystère. La présence d’officiers généraux nous ont aussi été signalées de temps à autres à Douala.

Avec toutes nos excuses, je voudrais profiter ici avec votre permission pour vous transmettre en annexe à la présente, deux (2) copies de lettres que j’avais adressées au Chef d’Antenne de la SEMIL le 24 Juillet dernier, et que j’avais omis de vous mettre en ampliation comme l’exige notre manière de procéder.

Vendredi 1er Octobre courant, j’ai été saisi du cas d’un ex-sergent des Forces Armées centrafricaines vivant à Douala et titulaire d’un Certificat de demandeur d’asile, lequel était retenu depuis Quatre jours déjà dans un Commissariat de Police au motif qu’une plainte avait été portée contre lui par Son Excellence Monsieur Le Consul de Centrafrique à Douala.

 Le délai légal de sa garde à vue étant arrivé à expiration à la lumière de l’article 119 : (2) a) du nouveau Code de Procédure Pénal, nous avons été amenés à solliciter auprès de l’Officier chargé de l’enquête et de Monsieur Le Commissaire l’élargissement de ce dernier, lequel a pu regagné son domicile et ce, malgré toutes les énergiques protestations de Monsieur Le Consul de Centrafrique averti, je ne sais encore comment, que l’ex-sergent était sur le point d’être remis en liberté pour dépassement du délai légal de garde à vue, à la demande de la Ligue Nationale des Droits de l’Homme du Cameroun.

Au-delà de toutes les argumentations qui ont été développées par chacune des parties pour soutenir nos points de vue presque toujours pratiquement diamétralement opposés, d’autres propos et attitudes inattendus sont venus meubler et je devrais dire, dénaturer nos échanges. Les propos susmentionnés se sont voulus d’abord intimidants puis menaçants, sous la forme d’un procès d’intention contre ma personne et celle du Sergent VOROMBI.

Attitudes d’intimidation

Joignant les actes à la parole, Monsieur le Consul a téléphoné à quelques personnes dont j’ignore l’identité et à qui il disait au cours de brèves échanges, ne pas comprendre que Monsieur VOROMBI soit élargi et qu’il souhaitait plutôt qu’il soit mis aujourd’hui même sous mandat de dépôt à la Prison de Douala (Il était à peu près 17 heures). Il a aussi dit qu’il appellerait Monsieur Le Gouverneur de la Région du Littoral. Je précise aussi que ces échanges se sont faits en présence de l’Officier-enquêteur.

 Evoquant ensuite des raisons sécuritaires pour son pays, il a dit qu’il s’en référerait à sa hiérarchie à Bangui et il a pris sur lui, séance tenante, d’appeler le Chef d’Etat-Major des Forces Armées Centrafricaines. Ils ont longuement discuté puis, me tendant son téléphone, il m’a dit qu’une haute autorité de Bangui voulait s’entretenir avec moi.

J’ai gentiment décliné cette offre. Malgré son insistance, je lui ai dit que je ne connaissais pas son interlocuteur et que de toutes façons, j’intervenais dans ce dossier en ma qualité de Président de la Ligue Nationale des Droits de l’Homme du Cameroun sur ce que je considérais comme étant une violation des droits de Monsieur VOROMBI qui en plus, était détenteur d’un Certificat de demandeur d’asile.

 Il s’est même permis de déclarer que le document présenté par Monsieur VOROMBI était certainement un faux. Je lui ai rétorqué ne rien en savoir là-dessus et lui ai suggéré de se rapprocher du bureau du HCR, lequel est seul habilité à dire au vue dudit document s’il s’agit d’un vrai ou d’un faux.

 Un mauvais procès d’intention

Monsieur le Consul a déclaré devant l’enquêteur qu’il me tiendra personnellement pour responsable et je cite : « de la mise en danger de sa vie et de celle des autres fonctionnaires et personnels consulaires centrafricains qui couraient désormais le risque d’être assassinés, si l’ex-sergent VOROMBI venait à être réellement élargi ». Lequel ex-sergent était taxé par le plaignant comme étant membre d’un groupe de rebelles centrafricains qui venaient de s’illustrer environ une semaine plus tôt par la mort de soldats des forces armées centrafricaines dans la ville de Garoua-Boulai, ville camerounaise frontalière avec la RCA. Monsieur le Consul a même ajouté que selon les informations qu’il aurait reçues de Bangui la veille, ce groupe de militaires était composé du Sergent VOROMBI, d’un Lieutenant dont il n’a pas décliné l’identité, d’un Adjudant et de caporaux, sans autres précisions. Il a ajouté, que c’est ce genre de personnes (c'est-à-dire des soldats, officiers et sous-officiers déserteurs) qui ont été à l’origine du décès du vigile (en 2010) au cours des événements du Consulat de Centrafrique.

Ceci est quand même curieux et ce d’autant plus que, parmi ces personnes reconnues coupables et condamnées par le Tribunal de Grande Instance de Douala pour les événements cités plus haut, il ne s’y trouve aucun ex-homme en tenue.

Ma vie est désormais en danger

Tout ceci a d’ailleurs créé un déclic dans mon esprit et donné un sens aux propos adressés à Monsieur Frédéric ANDJA par son employeur Monsieur WISSAM DAKOUR El ARIDI (Conseiller spécial du Président François BOZIZE et Chargé de Missions à la Présidence centrafricaine) lequel déclarait je cite : « qu’ils feront tout pour mettre la main sur ces réfugiés et toutes les personnes qui leur prodiguent des conseils et soutiennent leurs activités ».

Il est donc clair que nous percevons ceci au sein de notre organisation comme une menace à peine voilée et qui vise ma personne pour m’être impliqué d’une manière ou d’une autre, par des actes de protection des droits des réfugiés centrafricains qui, comme ceux des autres communautés aujourd’hui et il faudrait peut-être le rappeler ici, voient désormais leur protection échapper au HCR pour passer sous l’entière responsabilité des Autorités camerounaises, à la faveur du décret d’Application n° 2011/389 portant organisation et fonctionnement des organes de gestion du statut des réfugiés au Cameroun et fixant les règles de procédure, en application de la loi 2005/006 du 27 Juillet 2005 portant statut des réfugiés au Cameroun.

 Dans la lettre écrite à la SEMIL et évoquée plus haut, j’ai échappé de justesse à un guet-apens un peu plus de Deux (2) heures environ avant l’agression dont a été victime le Caporal chef MOUTCHOULOUGO que des GP venus de Bangui avaient d’abord invité à se rendre au marché Congo où j’ai aussi été invité. Il est important de signaler que au moins cinq jours avant le piège dont je viens de faire allusion, ce même élément de la Garde Présidentielle m’a appelé régulièrement, parfois trois fois par jour, m’implorant de le rencontrer parce qu’il avait non seulement beaucoup d’argent et du diamant à sécuriser, mais qu’il souhaitait que j’assure sa protection et qu’au besoin, que je l’aide à partir soit au Gabon ou en Guinée Equatoriale, et qu’il fallait absolument que nous nous rencontrions le plus vite possible parce que, disait-il, il avait d’autres révélations à me faire sur le plan d’action à Douala des agents du régime de Bangui par rapport aux réfugiés, et sur les exactions commises contre les populations en RCA et dont on ne devrait pas parler au téléphone par mesure de sécurité.

Heureusement j’ai toujours remis à plus tard notre rencontre essayant d’en savoir un peu plus sur lui. J’avais d’ailleurs aussi très fortement déconseillé à plusieurs reprises à Monsieur MOUTCHOULOUGO de rencontrer ce dernier dont je relevais des cohérences dans les propos.

Merci de votre attention Monsieur le Président et de l’intérêt que vous accorderez à la présente,

Veuillez croire en nos sentiments de sincère collaboration.

Douala le 08 Octobre 2012

 Le Président National

 Jean Faustin KINYOCK

 


Copies : 4

- Madame La Représentante du HCR

- Monsieur le Chargé de Protection du HCR

- Monsieur le Chef d’Antenne de la SEMIL

- Monsieur le Commissaire du 4ème Arr. Dla

 

NDLR : La terreur dans laquelle la bozizie tient les Centrafricains dans leur propre pays ainsi que les méthodes dictatoriales dignes de celles de la Gestapo de ce régime paranoïaque désormais à l’agonie, débordent maintenant dans les pays voisins de la RCA. Cette situation totalement inadmissible doit être dénoncée et condamnée avec la dernière énergie. La mission dévolue à un Consul est plutôt d’assurer la protection des ressortissants d’un pays vivant dans un pays étranger et non de constituer une menace ou un danger quelconque pour ceux-ci. S’il y a des réfugiés centrafricains dans les pays voisins de la RCA et notamment au Cameroun, ce n’est pas pour rien. Ces compatriotes ont fuient leur pays pour se réfugier à l’étranger en raison des incessantes persécutions et autres menaces de mort qui pèsent sur eux de la part du pouvoir dictatorial de Bozizé qui à défaut de bien gérer les problèmes du pays et faute de résoudre les nombreux problèmes quotidiens des Centrafricains, verse dans la fuite en avant et la paranoïa. Les compatriotes réfugiés au Cameroun sont avertis et doivent redoubler de vigilance.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 12:42

 

 

 

 

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LIGUE NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME DU CAMEROUN : ASSASSINATS PROGRAMMÉS AUX RÉFUGIÉS ET DEMANDEURS D’ASILECENTRAFRICAINS

Le président national de la ligue des droits de l’homme, Jean Faustin KINYOCK, dans sa correspondance adressée au Président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés à Yaoundé, porte information des émissaires sillonnant les grandes villes du Cameroun, venus de Bangui, ayant pour mission d’assassiner certains réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains et aussi, des menaces de mort qui pèsent sur sa personne.

Monsieur le Président,

L’actualité récente dans le dossier des réfugiés centrafricains a connu ces derniers temps une évolution inquiétante, et c’est la raison qui justifie que je vous transmette la présente correspondance pour information et action.

Je tiens avant tout à vous remercier Monsieur le Président, pour l’évolution que nous apprécions à sa juste valeur et qui est la conséquence de toutes les diligences que vous avez entreprises et dont l’impact conduira nous l’espérons, à apporter les solutions idoines attendues dans la gestion du dossier mentionné plus haut. Nous nous réjouissons de la qualité de votre engagement et de la célérité dont vous nous faites montre dans le traitement de cette affaire.

Nous sommes cependant dans le regret et l’obligation d’exprimer à nouveau à votre attention nos craintes, au vue de l’acharnement et des menaces récurrentes des Autorités représentant le pouvoir de Bangui sur les réfugiés et demandeurs d’asile qui, il faut le rappeler, sont désormais légalement passés sous la protection de l’Etat du Cameroun à la faveur des textes visés ci-après :

 - La promulgation du décret n° 2011/389 du 28 Novembre 2011 portant organisation et fonctionnement des organes de gestion du statut des réfugiés au Cameroun …/…

- L’arrêté ministériel n° 0013/DIPL/CAB du 06 Août 2012 sur la composition des personnes composant la Commission d’Eligibilité au statut des réfugiés et celle des Recours des réfugiés

Des informations qui nous sont parvenues permettent d’affirmer avec assurances, que des officiers et Colonels des services de renseignement venant de Bangui sillonnent la ville de Douala, Yaoundé, Mbalmayo etc … pour des raisons qui restent pour nous un mystère. La présence d’officiers généraux nous ont aussi été signalées de temps à autres à Douala.

Avec toutes nos excuses, je voudrais profiter ici avec votre permission pour vous transmettre en annexe à la présente, deux (2) copies de lettres que j’avais adressées au Chef d’Antenne de la SEMIL le 24 Juillet dernier, et que j’avais omis de vous mettre en ampliation comme l’exige notre manière de procéder.

Vendredi 1er Octobre courant, j’ai été saisi du cas d’un ex-sergent des Forces Armées centrafricaines vivant à Douala et titulaire d’un Certificat de demandeur d’asile, lequel était retenu depuis Quatre jours déjà dans un Commissariat de Police au motif qu’une plainte avait été portée contre lui par Son Excellence Monsieur Le Consul de Centrafrique à Douala.

 Le délai légal de sa garde à vue étant arrivé à expiration à la lumière de l’article 119 : (2) a) du nouveau Code de Procédure Pénal, nous avons été amenés à solliciter auprès de l’Officier chargé de l’enquête et de Monsieur Le Commissaire l’élargissement de ce dernier, lequel a pu regagné son domicile et ce, malgré toutes les énergiques protestations de Monsieur Le Consul de Centrafrique averti, je ne sais encore comment, que l’ex-sergent était sur le point d’être remis en liberté pour dépassement du délai légal de garde à vue, à la demande de la Ligue Nationale des Droits de l’Homme du Cameroun.

Au-delà de toutes les argumentations qui ont été développées par chacune des parties pour soutenir nos points de vue presque toujours pratiquement diamétralement opposés, d’autres propos et attitudes inattendus sont venus meubler et je devrais dire, dénaturer nos échanges. Les propos susmentionnés se sont voulus d’abord intimidants puis menaçants, sous la forme d’un procès d’intention contre ma personne et celle du Sergent VOROMBI.

Attitudes d’intimidation

Joignant les actes à la parole, Monsieur le Consul a téléphoné à quelques personnes dont j’ignore l’identité et à qui il disait au cours de brèves échanges, ne pas comprendre que Monsieur VOROMBI soit élargi et qu’il souhaitait plutôt qu’il soit mis aujourd’hui même sous mandat de dépôt à la Prison de Douala (Il était à peu près 17 heures). Il a aussi dit qu’il appellerait Monsieur Le Gouverneur de la Région du Littoral. Je précise aussi que ces échanges se sont faits en présence de l’Officier-enquêteur.

 Evoquant ensuite des raisons sécuritaires pour son pays, il a dit qu’il s’en référerait à sa hiérarchie à Bangui et il a pris sur lui, séance tenante, d’appeler le Chef d’Etat-Major des Forces Armées Centrafricaines. Ils ont longuement discuté puis, me tendant son téléphone, il m’a dit qu’une haute autorité de Bangui voulait s’entretenir avec moi.

J’ai gentiment décliné cette offre. Malgré son insistance, je lui ai dit que je ne connaissais pas son interlocuteur et que de toutes façons, j’intervenais dans ce dossier en ma qualité de Président de la Ligue Nationale des Droits de l’Homme du Cameroun sur ce que je considérais comme étant une violation des droits de Monsieur VOROMBI qui en plus, était détenteur d’un Certificat de demandeur d’asile.

 Il s’est même permis de déclarer que le document présenté par Monsieur VOROMBI était certainement un faux. Je lui ai rétorqué ne rien en savoir là-dessus et lui ai suggéré de se rapprocher du bureau du HCR, lequel est seul habilité à dire au vue dudit document s’il s’agit d’un vrai ou d’un faux.

 Un mauvais procès d’intention

Monsieur le Consul a déclaré devant l’enquêteur qu’il me tiendra personnellement pour responsable et je cite : « de la mise en danger de sa vie et de celle des autres fonctionnaires et personnels consulaires centrafricains qui couraient désormais le risque d’être assassinés, si l’ex-sergent VOROMBI venait à être réellement élargi ». Lequel ex-sergent était taxé par le plaignant comme étant membre d’un groupe de rebelles centrafricains qui venaient de s’illustrer environ une semaine plus tôt par la mort de soldats des forces armées centrafricaines dans la ville de Garoua-Boulai, ville camerounaise frontalière avec la RCA. Monsieur le Consul a même ajouté que selon les informations qu’il aurait reçues de Bangui la veille, ce groupe de militaires était composé du Sergent VOROMBI, d’un Lieutenant dont il n’a pas décliné l’identité, d’un Adjudant et de caporaux, sans autres précisions. Il a ajouté, que c’est ce genre de personnes (c'est-à-dire des soldats, officiers et sous-officiers déserteurs) qui ont été à l’origine du décès du vigile (en 2010) au cours des événements du Consulat de Centrafrique.

Ceci est quand même curieux et ce d’autant plus que, parmi ces personnes reconnues coupables et condamnées par le Tribunal de Grande Instance de Douala pour les événements cités plus haut, il ne s’y trouve aucun ex-homme en tenue.

Ma vie est désormais en danger

Tout ceci a d’ailleurs créé un déclic dans mon esprit et donné un sens aux propos adressés à Monsieur Frédéric ANDJA par son employeur Monsieur WISSAM DAKOUR El ARIDI (Conseiller spécial du Président François BOZIZE et Chargé de Missions à la Présidence centrafricaine) lequel déclarait je cite : « qu’ils feront tout pour mettre la main sur ces réfugiés et toutes les personnes qui leur prodiguent des conseils et soutiennent leurs activités ».

Il est donc clair que nous percevons ceci au sein de notre organisation comme une menace à peine voilée et qui vise ma personne pour m’être impliqué d’une manière ou d’une autre, par des actes de protection des droits des réfugiés centrafricains qui, comme ceux des autres communautés aujourd’hui et il faudrait peut-être le rappeler ici, voient désormais leur protection échapper au HCR pour passer sous l’entière responsabilité des Autorités camerounaises, à la faveur du décret d’Application n° 2011/389 portant organisation et fonctionnement des organes de gestion du statut des réfugiés au Cameroun et fixant les règles de procédure, en application de la loi 2005/006 du 27 Juillet 2005 portant statut des réfugiés au Cameroun.

 Dans la lettre écrite à la SEMIL et évoquée plus haut, j’ai échappé de justesse à un guet-apens un peu plus de Deux (2) heures environ avant l’agression dont a été victime le Caporal chef MOUTCHOULOUGO que des GP venus de Bangui avaient d’abord invité à se rendre au marché Congo où j’ai aussi été invité. Il est important de signaler que au moins cinq jours avant le piège dont je viens de faire allusion, ce même élément de la Garde Présidentielle m’a appelé régulièrement, parfois trois fois par jour, m’implorant de le rencontrer parce qu’il avait non seulement beaucoup d’argent et du diamant à sécuriser, mais qu’il souhaitait que j’assure sa protection et qu’au besoin, que je l’aide à partir soit au Gabon ou en Guinée Equatoriale, et qu’il fallait absolument que nous nous rencontrions le plus vite possible parce que, disait-il, il avait d’autres révélations à me faire sur le plan d’action à Douala des agents du régime de Bangui par rapport aux réfugiés, et sur les exactions commises contre les populations en RCA et dont on ne devrait pas parler au téléphone par mesure de sécurité.

Heureusement j’ai toujours remis à plus tard notre rencontre essayant d’en savoir un peu plus sur lui. J’avais d’ailleurs aussi très fortement déconseillé à plusieurs reprises à Monsieur MOUTCHOULOUGO de rencontrer ce dernier dont je relevais des cohérences dans les propos.

Merci de votre attention Monsieur le Président et de l’intérêt que vous accorderez à la présente,

Veuillez croire en nos sentiments de sincère collaboration.

Douala le 08 Octobre 2012

 Le Président National

 Jean Faustin KINYOCK

 


Copies : 4

- Madame La Représentante du HCR

- Monsieur le Chargé de Protection du HCR

- Monsieur le Chef d’Antenne de la SEMIL

- Monsieur le Commissaire du 4ème Arr. Dla

 

NDLR : La terreur dans laquelle la bozizie tient les Centrafricains dans leur propre pays ainsi que les méthodes dictatoriales dignes de celles de la Gestapo de ce régime paranoïaque désormais à l’agonie, débordent maintenant dans les pays voisins de la RCA. Cette situation totalement inadmissible doit être dénoncée et condamnée avec la dernière énergie. La mission dévolue à un Consul est plutôt d’assurer la protection des ressortissants d’un pays vivant dans un pays étranger et non de constituer une menace ou un danger quelconque pour ceux-ci. S’il y a des réfugiés centrafricains dans les pays voisins de la RCA et notamment au Cameroun, ce n’est pas pour rien. Ces compatriotes ont fuient leur pays pour se réfugier à l’étranger en raison des incessantes persécutions et autres menaces de mort qui pèsent sur eux dans leur propre pays de la part du pouvoir dictatorial de Bozizé qui à défaut de bien gérer les problèmes du pays et faute de résoudre les nombreux problèmes quotidiens des Centrafricains, verse dans la fuite en avant et la paranoïa. Les compatriotes réfugiés au Cameroun sont avertis et doivent redoubler de vigilance.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 04:23

 

 

 

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Juliette Abandokwe 27 octobre 2012

Débarquées à Bangui le 19 mars 2003 pour "soutenir la force régionale de maintien de la paix", et pour  appuyer  les "libérateurs du peuple centrafricain", en prêtant main forte au Général François Bozizé ayant chassé Ange Félix Patassé du pouvoir le 15 mars 2003,  les forces tchadiennes surnommées  "Zakawa" signant ainsi le soutien personnel du président tchadien, et connues pour leur brutalité et la terreur infligée à la population civile centrafricaine, seraient rappelées au bercail par leur chef Idriss Deby depuis le 26 octobre 2012.

La fin d'un amour désormais décrépi

La nouvelle du départ des forces tchadiennes, qui représentent une  bonne moitié de la garde prétorienne de Bozizé depuis son coup d'Etat de 2003, circulent depuis cette fin de semaine à Bangui. Mais leurs véhicules militaires déambulaient encore aujourd'hui 27 octobre à travers les artères de la capitale.

On raconte que le chef de l’Etat tchadien, véritable parrain du président centrafricain, aurait - enfin - décidé ce vendredi 26 octobre de rappeler ses troupes, qui assurent la sécurité rapprochée du président centrafricain depuis mars 2003. Idriss Deby aurait à la même occasion insisté que les troupes tchadiennes de la FOMUC se retirent également de Bangui pour préparer leur positionnement dans l’arrière-pays.  Idriss Deby aurait argumenté ces retraits par le fait que ses hommes, pourtant appelés en renfort pour soutenir et protéger Bozizé, vivent à Bangui sous le regard critique et dédaigneux de la majeure partie de la population de Bangui.

C'est ainsi que les cortèges présidentiels, le Palais de la  Renaissance et le quartier  de Sassara où résident les barons du régime ainsi qu’une partie de  la famille présidentielle, et l’aéroport Mpoko seront dorénavant, de source officielle, sécurisés par d’autres forces "disciplinées, respectueuses des lois et règlements militaires".

Si  ces informations  se confirmaient, les commentaires de l'opinion publique centrafricaine quant au divorce imminent entre les deux - anciens - "complices" se révèleraient justifiés. De plus, les multiples rumeurs de coup de force et des incessant vrais faux complots contre le régime de François Bozizé, "démocratiquement et librement" élu en janvier 2011, ne peuvent que jeter un discrédit supplémentaire sur sa présence à la tête du pays, reconnue comme illégitime par la plupart des Centrafricains, et ne peuvent qu'augmenter son malaise de plus en plus profond.

De source gouvernementale, les  multiples exactions et comportements indisciplinés exercés par ces forces tchadiennes sur la population centrafricaine auraient également exacerbés les forces armées centrafricaines, ce qui justifierait également cette prise de décision majeure. Le but serait donc de "redorer le blason des relations entre les deux peuples", et non de représenter une quelconque sanction pour manquements collégiaux entre deux régimes "alliés". 

Ce n’est la première fois qu'Idriss Deby se retourne contre son "protégé" centrafricain, et le peuple centrafricain n'est donc pas surpris d'assister au revirement - spectaculaire aux dires de certains - du président tchadien. Pour rappel, celui-ci avait d'ailleurs été le premier chef d'Etat de la sous-région à prendre fermement position contre la désignation d'un Centrafricain à la tête de la Commission de la CEMAC en juillet 2012. 

Ce revirement dans le soutien du régime centrafricain par Idriss Deby aura sans doute des conséquences pratiques pour les Centrafricains, notamment dans le domaine de l'approvisionnement. C'est ainsi que la convention, pourtant bien bouclée avec la Banque Mondiale, qui devait permettre à la RCA de se connecter à la fibre optique à partir du Tchad semble déjà être mise au placard dans le cadre du désamour consommé entre les deux chefs d'Etat.

Dans un rapport de force où le Tchad est de toute évidence tout puissant aux yeux du citoyen moyen centrafricain, les esprits questionnent la suite des événements avec une appréhension certaine.

Quelle surprise Idriss Deby réservent-il encore à son voisin Bozizé, qui est quant à lui de plus en plus abandonné à son - triste - sort.

Comme on le dit souvent, quand le navire coule, les rats quittent le navire...

Affaire à suivre donc. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:23

 

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Octobre 2012 08:52

A l’instar de la Ummah, la communauté musulmane de Centrafrique a célébré vendredi 26 octobre 2012, l’Aïd el Kébir, communément appelé, fête de tabaski. Il s’agit, comme l’a expliqué l’imam de la Mosquée de Boeing à Bangui, Saleh Ndiaye à Radio Ndeke Luka, de la plus grande fête de l’Islam.

Cette année, la célébration a pris toutefois une tournure particulière. D’abord avec la prière à la Mosquée Centrale de Bangui marquée par la présence d’une importante délégation du gouvernement. Ensuite avec le geste de la Turquie qui a offert 600 bœufs immolés et distribués dans toute la ville.

Le président François Bozizé a habitué la communauté musulmane à sa présence lors des grandes célébrations. Aucune surprise donc quand il est arrivé à la Mosquée Centrale. Mais cette fois, on a noté la présence du Premier Ministre, Faustin Archange Touadéra et celle du président de l’Assemblée Nationale, Célestin Leroy-Gombalet. Bien évidemment, une cohorte de ministres, de députés et d’autres hauts fonctionnaires, musulmans ou non, a complété cette importante délégation.

Second fait marquant, le geste de la Turquie posé à l’occasion de cette Fête. Une délégation de 50 hommes d’affaires trucs séjourne à Bangui depuis plusieurs jours. Sous la houlette du directeur de l’Ecole Centrafricano-Turque de Bangui et le consulat de Turquie, elle a initié une opération de distribution de viande dans les différents quartiers de la capitale et à Berberati (ouest). A Bangui et pendant trois jours, du vendredi 26 octobre au dimanche 28, c’est un troupeau de 600 têtes de bœufs qui doivent être immolés aux abattoirs de la SEGA (Société d’Etat de Gestion des Abattoirs). Les membres de la délégation turque sont préposés eux-mêmes à la préparation de paquets de 5 kilos chacun et leur distribution dans les ménages en sillonnant les quartiers.

Les musulmans de Centrafrique représentent, selon les statistiques, entre 15 à 17% et occupent une place non négligeable dans l'économie centrafricaine (élevage, commerce de gros et petit bétail, commerce de pierres précieuses et des produits de première nécessité, import et export), dans la fonction publique.

La grande majorité est d’origine tchadienne. Pendant longtemps, l’Islam en Centrafrique s'est montré discret du fait que l'espace socio-religieux était monopolisé par les confessions religieuses chrétiennes (catholique et protestante). Pour la première fois, cette religion est sortie de l'ombre suite à la conversion de Bokassa (avérée ou non mais en tout cas démentie plus tard) en 1976 au terme de sa rencontre avec le Colonel Kadhafi. Aujourd'hui les données sont en train de changer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:16

 

 

 

 

 

 

RCA sud Est

Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Octobre 2012 14:16

La libre-circulation des biens et des personnes est rétablie entre la République Centrafricaine et le Sud-Soudan. Ceci après plusieurs jours de fermeture de la frontière entre les deux pays. Elle était en effet fermée depuis le 17 octobre 2012. Des discussions entre les autorités militaires centrafricaines et les autorités administratives de la région sud-soudanaise frontalière avec la RCA, conduites par M. Bako-Soro, Gouverneur de Yambio ce matin à Bambouti (nord-est) où sont basées les forces armées centrafricaines, ont permis de décanter la situation.

Tout était parti de l’arrestation, le 10 octobre à Bambouti, ville frontalière, par des militaires centrafricains de ressortissants sud-soudanais. Ces derniers étaient accusés de détenir des armes de guerre et de la drogue. Les armes avaient été saisies et ramenées à Bangui.

Un sous-officier des FACA (Forces armées centrafricaines) basé à Bambouti que Radio Ndeke Luka a pu joindre et qui a requis l’anonymat explique que "ces arrestations n'ont pas rencontré l'agrément des jeunes sud-soudanais qui ont pris l’initiative de fermer les frontières le 17 octobre, malgré l’opposition des autorités militaires sud-soudanaises. Et afin de protéger la population centrafricaine de la région, il a été aussi fait interdiction aux habitants du Haut-Mbomou de se rendre au Soudan du Sud pour des raisons de sécurité".

C'est la première fois depuis son indépendance que le Soudan du Sud ferme ses frontières terrestres avec la République centrafricaine.

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