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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 23:29

 

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/   Mercredi 9 Juillet 2014 - 19:30

 

En marge du vingt-troisième sommet de l’Union africaine, tenu les 26 et 27 juin à Malabo, en Guinée équatoriale, les chefs d’État de la Cééac avaient décidé de la convocation à Brazzaville d’une conférence de réconciliation sur la Centrafrique. À deux semaines de l'évènement, en Centrafrique même, les langues se délient pour évoquer l’opportunité de réunir de telles assises hors du pays après les premières retrouvailles organisées pour les mêmes motifs successivement à Libreville (Gabon), en 2013, et à N’Djamena (Tchad) cette année.

 

C’est une vérité de La Palisse de dire que la Centrafrique va mal. Ce pays va si mal que ses voisins de la sous-région l’avaient compris très tôt et décidé de lui venir en aide dès la rupture, début 2013, du fragile équilibre obtenu, le 11 janvier à Libreville, par les protagonistes de la crise qui enflait bien avant la chute de l’ex-président François Bozizé au mois de mars. Ce soutien s’est manifesté notamment  à travers des apports financiers colossaux et le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique. En l’espace de quelques mois, des changements radicaux se sont produits à la tête de l’État de Centrafrique sans que soit brisé le cycle des violences qui emportent chaque jour de nombreuses vies humaines.

 

Du surplace…

 

Tombeur de François Bozizé, le 24 mars 2013, Michel Djotodia avait prêté serment sans convaincre de sa capacité à ramener la quiétude dans son pays hanté par le démon de la division. Confronté à des échecs en série, il a été sagement prié de s’en  aller par ses homologues d’Afrique centrale qui, soit dit en passant, tenaient l’essentiel de la bourse qui nourrissait son régime. Aussitôt le chef des milices Séléka parti, la présidence de la transition fut confiée à Catherine Samba-Panda vers qui remontèrent tous les souhaits de succès pour cette délicate mission.

 

Le constat sur le terrain est que l’ancienne maire de Bangui semble débordée par sa tâche. Sous elle, comme sous son prédécesseur, les politiques centrafricains ont achevé de s’identifier non pas sur la base de leurs idées mais sur celle de leurs croyances religieuses. Il y a réellement péril en la demeure. D’où l’idée émise par les chefs d’État de la Cééac d’offrir une nouvelle occasion de dialogue aux frères ennemis centrafricains.

 

Pourquoi Brazzaville ?

 

Ceux qui, en Centrafrique, se posent cette question tout à fait normale de savoir pourquoi ne pas réunir ces pourparlers entre Centrafricains en Centrafrique devraient aussi se rappeler une chose. Dans la situation actuelle de ce pays, où les institutions de transition sont en tous points de vue  fragiles et la suspicion entre dirigeants politiques forte, la meilleure façon d’esquisser le premier pas du dialogue est de trouver une zone neutre et un  entremetteur attentif. Les exemples de ce type sont légion dans le monde. Ce lieu « neutre », qui permettrait aussi aux gens qui se regardent en chiens de faïence de changer d’air, ce pourrait être à nouveau Libreville, à nouveau N’Djamena ; peut-être aussi  Yaoundé, Malabo, Bujumbura, Luanda ou Kinshasa.

 

Le choix porté sur le Congo et Brazzaville par les chefs d’État d’Afrique centrale peut avoir été motivé par le souci de ne pas trop disperser les énergies. Le président du comité de suivi des accords de Libreville et médiateur de la crise centrafricaine étant le chef de l’État congolais,  Denis Sassou-N’Guesso, il est apparu aux yeux de ses pairs que Brazzaville conviendrait mieux de ce point de vue. Il est important de signaler qu’à l’exemple de certaines capitales sœurs de la sous-région,  Brazzaville ne serait pas à sa première réunion de concertation entre les acteurs centrafricains.  Le 15 janvier 2013, c’est bien dans la capitale congolaise que ces derniers accordèrent leurs violons en entérinant la nomination de Me Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement de transition préconisé par les accords de Libreville. Et il est certain qu’une concertation réunissant la classe politique centrafricaine et la société civile en vue de la réconciliation poserait indubitablement des problèmes de sécurité que Bangui, dans sa posture actuelle peut avoir de la peine à résoudre. Des problèmes de sécurité, mais aussi de logistique, tant on imagine la présence des délégués de plusieurs pays et organisations partenaires de la Centrafrique dans ce conflit.

 

En pratique, Brazzaville aiderait à poser les bases d’un consensus qui manque tant aux Centrafricains et Centrafricaines. En son temps aussi, lorsqu’il plongea dans de graves déchirements dans la décennie 1990, le Congo eut recours à la médiation d’un voisin, le Gabon en l’occurrence, et profita avantageusement de la persévérance, de la disponibilité et de la modestie d’un médiateur attachant, feu le président Omar Bongo Ondimba.  La République démocratique du Congo choisit à son tour, en 2003, les bons offices de l’Afrique du Sud. Dans une crise politique de quelque ampleur qu’elle soit, un médiateur est à peu près comme un directeur de mémoire pour un étudiant se préparant à la soutenance. Sa disponibilité est la chose la plus précieuse. Dans le cas de cette crise centrafricaine, non seulement le président Denis Sassou-N’Guesso connaît les acteurs en présence mais en plus, il est disponible et l’a montré depuis le début. Comment ne pas vouloir tenir compte d’un tel préjugé favorable ?

 

Les questions en débat ?

 

Le coup de force de l’ex-Séléka contre le président Bozizé en mars 2013 avait mis à mal la feuille de route dessinée par les accords de Libreville. De ce point de vue, au regard des évolutions enregistrées dans le processus en cours en Centrafrique, on peut considérer que ce texte a pris quelques rides. Il semble, dans l’hypothèse où les belligérants centrafricains accepteraient de venir à Brazzaville, qu’ils demanderont la relecture de la Charte de la transition centrafricaine, sorte de loi fondamentale en vigueur. Cela aboutirait, peut-être, à la renégociation d’un nouveau consensus au sein des principales institutions du pouvoir de transition, en particulier le gouvernement et le Conseil national de transition. Au-delà des discours, le partage du pouvoir est certainement la pierre d’achoppement de la crise Centrafricaine. Que la conférence de réconciliation soutenue par la Cééac et l’UA se tienne à Brazzaville ou ailleurs, le retour au calme viendra du sérieux que les dirigeants de ce pays mettront dans l’arbitrage des antagonismes qui tuent leur pays à petit feu. Les 12 000 casques bleus de l’ONU attendus au mois de septembre, sur lesquels chacun fonde l’espoir de la renaissance du pays de Barthelemy Boganda, ne réussiront rien tant que les Centrafricains eux-mêmes se contenteront de la besogne de limer le couteau et la machette au petit jour ou à la nuit tombée.

 

Gankama N'Siah

Crise centrafricaine : les enjeux de la rencontre de Brazzaville

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 23:18

 

 

 

 

 


Bangui - AFP / 09 juillet 2014 19h16 - La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a condamné mercredi la poursuite des actes barbares et criminels après la mort lundi de 26 déplacés dans une attaque à Bambari (centre) et décrété un deuil national de trois jours à partir de jeudi.


Un deuil national de trois jours en mémoire des Centrafricains tués le 7 juillet 2014 à Bambari (...) est décrété sur toute l'étendue du territoire de la République Centrafricaine à compter du jeudi 10 juillet 2014. Le drapeau centrafricain sera mis en berne durant cette période, indique le communiqué de la présidence diffusé par la radio nationale.


26 personnes, dont 11 femmes, ont été tuées et 35 blessées lundi soir sur le site où sont installés des milliers de déplacés à Bambari, à la cathédrale catholique Saint-Joseph, selon un nouveau bilan de la Croix-Rouge locale mercredi.


Le site a été attaqué par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-rebelles de la Séléka, selon une source de la force militaire de l'Union africaine (Misca) ayant requis l'anonymat.


Ces événements démontrent la volonté des ennemis de la paix de persister dans la voie diabolique de la violence et de la haine intercommunautaires. Le déplacement du cycle des représailles entre les bandes armées dans la préfecture de la Ouaka où les communautés chrétiennes et musulmanes vivaient en parfaite harmonie est un sujet de grande préoccupation, indique la présidente, lançant un vibrant appel à la communauté internationale pour une plus grande mobilisation.


L'ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane, estime que des miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne, sont présents parmi les déplacés de Bambari. C'est pour cela que nous avons lancé une attaque, a indiqué mardi un membre de l'état-major de la Séléka.


Deux semaines auparavant, près de cent personnes ont été tuées et autant d'autres blessées dans le centre de Bambari et ses proches environs dans des violences opposant anti-balaka et ex-rebelles Séléka.


Pour la présidente, les populations victimes d'attaques incessantes en plusieurs points du pays ces dernières semaines, notamment à Dékoa, aussi dans le centre du pays, payent le prix de la faiblesse des forces de défense et de sécurité.

Les Forces armées centrafricaines (Facas) ont implosé lors des combats contre la Séléka. Depuis, une partie des soldats et leurs armes ont rejoint les anti-balaka pour combattre la Séléka.


Mardi, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déclaré à Bangui qu'il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu entre les différents groupes armés.


Un forum de réconciliation nationale est prévu du 21 au 23 juillet à Brazzaville.

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, chassée du pouvoir en janvier, la Centrafrique vit une crise sans précédent, marquée par de terribles violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.


La communauté internationale, présente militairement avec la force française Sangaris et la Misca, s'oppose au réarmement des Facas, jugées peu fiables, que le gouvernement demande.

 



(©)

Centrafrique: la présidente condamne les actes barbares, deuil national de trois jours

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:19

 

 

 

 

 

MERCREDI 9 JUILLET 2014

 

La Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine (RCA) de l’agence des Nations-Unies pour les réfugiés, Claire Bourgeois, condamne fermement les violences indiscriminées contre les déplacés de la cathédrale St Joseph à Bambari, le 7 juillet, et l’attaque sur une mosquée à Paoua, le 4 juillet.

 

La Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine (RCA) de l’agence des Nations-Unies pour les réfugiés, Claire Bourgeois, condamne fermement les violences contre les déplacés de la cathédrale St Joseph à Bambari, le 7 juillet, et l’attaque sur une mosquée à Paoua, le 4 juillet. Ces violences ont frappé le centre et l’ouest du pays.

 

« C’est inacceptable »

 

Le 4 juillet, pendant que des habitants priaient, des hommes armés ont lancé une grenade dans la mosquée, blessant 34 personnes dont quatre cas graves. A Bambari, les résidents de la ville ont trouvé refuge dans la cathédrale suite aux violences dans la région en fin juin.

 

« Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier ces attaques sur la population civile : c’est inacceptable. La population civile centrafricaine continue d’être les victimes d’attaques indiscriminées. J’appelle donc tous ceux impliqués dans les violences à respecter la protection de tous les civils et à assurer leur sécurité », a déclaré Madame Claire Bourgeois.

 

Elle invite toutes les parties prenantes à s’engager pour restaurer la paix dans le pays, elle réitère au gouvernement la nécessité d’investiguer tous les actes criminels qui sont des entraves à la cohésion sociale.

 

Par African Press Organization (APO)

 

Centrafrique : l’agence de l’ONU pour les réfugiés condamne les violences à Bambari

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:30

 

 

 

 

 

09/07/14 (AFP)

 

Les conditions d'un retrait des troupes françaises du Mali et de Centrafrique "sont loin d'être réunies", selon des députés français de la Commission de la défense, qui soulignent les difficultés pour passer le relais à d'autres forces militaires.

 

Les opérations "Serval (au Mali) et Sangaris (en Centrafrique) sont loin d'être finies: dans un cas comme dans l'autre, les conditions d'un retrait sont loin d'être réunies", estiment Gwendal Rouillard (socialiste) et Yves Fromion (droite conservatrice), auteurs d'un rapport sur la présence militaire française en Afrique, présenté mercredi en commission à l'Assemblée nationale.

 

Au Mali, où la France compte encore environ 1.800 soldats, le scénario de sortie de crise reste incertain pour deux raisons principales. D'une part, le "passage de relais" à d'autres forces "paraît pour le moins compliqué", en raison de la lenteur de la mise en place de la force de stabilisation de l'ONU (Minusma). La deuxième raison est que "le processus de réconciliation entre Maliens piétine".

 

Les rapporteurs mettent en garde contre "un arrangement politique mal ficelé", qui déboucherait "sur une paix fragile".

 

En Centrafrique, où se trouvent 2.000 soldats français, la force de l'Union africaine (Misca), d'environ 5.800 hommes, doit intégrer mi-septembre la force de l'ONU, la Minusca.

 

Mais "quel que soit le dévouement de ces soldats et l'implication politique de l'Union africaine, il faut être lucide: ces forces manquent cruellement de moyens", notent-ils. "Comme au Mali, le scénario de sortie d'Opex (opération extérieure) est moins que clair".

 

L'expérience des opérations militaires françaises en Afrique "montre que l'on peut y être pour longtemps", soulignent-ils.

 

Les deux députés, qui ont passé plusieurs mois sur le terrain, dénoncent le manque d'engagement européen. "Quant à l'Europe, on touche le fond", soulignent-ils.

 

S'ils se félicitent du bon fonctionnement de la mission européenne de formation de l'armée malienne, ils constatent qu'en Centrafrique, pour une mission tout à fait à la portée des Européens, "personne ou presque ne répond à l'appel".

 

Sur la réorganisation générale du dispositif militaire français en Afrique, ils mettent en garde contre une réduction envisagée des effectifs à Djibouti, de 1.950 soldats actuellement à un millier d'hommes. Il faut, selon eux, "un minimum de 1.300 hommes pour rester crédible" sur ce point stratégique où les autres puissances - Etats-Unis, mais aussi Chine et Russie - tentent au contraire de renforcer leur implantation.

Les conditions "loin d'être réunies" pour un retrait du Mali et de Centrafrique (députés français)

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:29

 

 

 

 

 

(AFP 09/07/14)

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a condamné mercredi "la poursuite des actes barbares et criminels", après la mort lundi de 26 déplacés dans une attaque à Bambari (centre).

 

26 personnes, dont 11 femmes, ont été tuées et 35 blessées lundi soir sur le site où sont installés des milliers de déplacés à Bambari, à la cathédrale catholique Saint-Joseph, selon un nouveau bilan de la Croix-Rouge locale mercredi.

 

Le site a été attaqué par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-rebelles de la Séléka, selon une source de la force militaire de l'Union africaine (Misca) ayant requis l'anonymat.

 

"Ces événements démontrent la volonté des ennemis de la paix de persister dans la voie diabolique de la violence et de la haine intercommunautaires. Le déplacement du cycle des représailles entre les bandes armées dans la préfecture de la Ouaka où les communautés chrétiennes et musulmanes vivaient en parfaite harmonie est un sujet de grande préoccupation", indique la présidente dans un communiqué, lançant "un vibrant appel à la communauté internationale pour une plus grande mobilisation".

 

L'ex-rébellion majoritairement musulmane estime que des miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne, sont présents parmi les déplacés de Bambari. "C'est pour celà que nous avons lancé une attaque", a indiqué mardi un membre de l'état-major de la Séléka.

 

Pour la présidente, les populations victimes d'attaques incessantes en plusieurs points du pays ces dernières semaines payent le "prix de la faiblesse des forces de défense et de sécurité".

 

Les Forces armées centrafricaines (Facas) ont implosé lors des combats contre la Séléka. Depuis, une partie des soldats et leurs armes ont rejoint les anti-balaka pour combattre la Séléka.

 

La communauté internationale, présente militairement avec la force française Sangaris et la Misca, s'oppose au réarmement des Facas, jugées peu fiables.

 

Mardi, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déclaré à Bangui qu'"il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu" entre les différents groupes armés.

 

Un forum de réconciliation nationale est prévu du 21 au 23 juillet à Brazzaville.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, chassée du pouvoir en janvier, la Centrafrique vit une crise sans précédent, marquée par de terribles violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Centrafrique: la présidente condamne la "poursuite des actes barbares et criminels"

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:22

 

 

 

 

ALTERNATIVE CITOYENNE POUR LA DEMOCRATIE ET LA PAIX

 

(ACDP)

 

               

 

Le 27 juin 2014, s’est tenue en marge de la 23ème session ordinaire du Sommet de l’Union Africaine à Malabo en Guinée Equatoriale, une concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, en présence de son Excellence Monsieur Ould Abdel Aziz, Président en exercice de l’Union Africaine à l’effet d’évaluer la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République Centrafricaine. Madame Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de transition a été invitée à présenter une communication et à se retirer. Dans cette communication madame Catherine Samba Panza a notamment précisé à ses pairs ceci : « C’est pourquoi, les propositions que vous aurez à nous formuler pendant ces assises, devront obtenir l’adhésion des acteurs nationaux centrafricains, nous éviter la fragilisation des acquis déjà obtenus au plan institutionnel et permettre le déploiement d’une chaine de solidarité agissante encore plus soutenue ». Cette précision met en exergue la souveraineté des Centrafricains.

 

A l’issue de leur concertation, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC ont rendu public un communiqué indiquant notamment  qu’ils « ont demandé au Secrétaire général des Nations-Unies, à la Commission de l’Union Africaine et au Secrétaire général de la CEEAC à mettre en place urgemment, avec l’appui des facilitateurs, une médiation internationale sous la conduite du Président Médiateur de la CEEAC, Son excellence Monsieur Dénis Sassou-Nguesso, afin d’aider les Centrafricains à reprendre en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de se doter d’un nouveau cadre politique de gestion consensuelle de la transition et de sortie de crise ».

 

C’est pour cette raison que le forum de Brazzaville est envisagé du 21 au 23 juillet 2014.

 

Pour l’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP), ce forum doit être compris comme une étape d’un processus devant conduire à une réconciliation nationale entre centrafricains, en terre centrafricaine. C’est une occasion  qui est offerte, sous l’égide de la communauté internationale, pour que les forces vives de la nation Centrafricaine définissent le cadre du dialogue politique à venir qui aura lieu en terre centrafricaine et arrêter ensemble les thèmes principaux des discussions afin que d’une part, cessent définitivement les exactions perpétrées sur notre peuple par les milices  armées et d’autre part, que notre pays reprenne la voix d’un développement harmonieux sur les plans politique, social et économique.

 

Cette démarche est complémentaire à celle qui vise à refonder les forces armées centrafricaines sur une base républicaine et à lui donner les moyens d’accomplir sa mission.

 

Cette démarche est par ailleurs souhaitée par la communauté internationale et tous les Etats membres de la CEEAC qui nous accompagnent dans notre quête de paix et de stabilité.

 

Il ne devra donc nullement être question à Brazzaville d’imposer à notre pays une quelconque solution de sortie de crise, encore moins une modification de notre charte constitutionnelle de transition ou l’effacement déguisé des crimes contre l’humanité en réhabilitant leurs auteurs et leurs complices.

 

C’est pour cette raison que, tout en comprenant les sentiments légitimes de frustration de certains compatriotes, les membres de l’ACDP estiment qu’il serait contre-productif pour notre pays que les acteurs politiques, associatifs et religieux centrafricains ne participent pas au forum de Brazzaville qui se présente comme une opportunité extraordinaire de réaffirmer nos positions communes et de reprendre en mains la conduite de nos affaires.

 

Au demeurant, l’ACDP rappelle que d’autres pays qui ont connu avant le nôtre des situations similaires voire plus catastrophiques n’ont pas hésité à participer au déblayage du terrain à l’étranger avant les rencontres décisives sur leurs territoires nationaux respectifs. Ce fut le cas notamment pour le Tchad à Lagos, le Congo Brazzaville à Libreville, le Congo Kinshasa à Pretoria, le Gabon à Paris, le Burundi à Arusha, la Cote d’Ivoire à Marcoussis et le Togo à Ouagadougou.

 

Aussi l’ACDP lance-t-il cet appel citoyen à nos compatriotes à faire preuve de plus de réalisme et d’objectivité afin de privilégier l’essentiel à savoir la quête de la paix et de la stabilité ainsi que le retour à la concorde nationale.

                                                                                         

                                                                                           Fait à Bangui, le  9 juillet 2014

 

                                                                                                  Pour le bureau de l’ACDP,

                                                                                                        Le coordonateur

                                                                                                    

                                                                                                     Enoch DERANT LAKOUE

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:13

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-09 12:02:21- Les attaques menées lundi par les Séléka contre le site des déplacés interne de la cathédrale Saint Joseph de Bambari (280 Km au centre de la RCA) ont fait 23 trois morts, 22 blessés par balles, 20 maisons incendiées dont le presbytère et trois véhicules calcinés, selon un bilan dressé par la Croix-Rouge.


Selon une source locale, ces attaques seraient des représailles contre celles menées par des Anti-Balaka et qui ont tué plusieurs éleveurs peuls de la localité. 

Les Sélékas et d'autres musulmans armés ont peu après ces attaques sillonné les grandes artères de la ville où elles étaient visibles à chaque intersection des routes, ajoute la même source.


Elle fait toutefois état d'une accalmie due à l'intervention des forces de Sangaris et de la MISCA. Ce faisant, les déplacés internes du site de la cathédrale Saint Joseph ont pris d'assaut la préfecture où sont basées les troupes françaises de la Sangaris et la préfecture, camp des troupes de la MISCA pour y retrouver refuge.


La situation sécuritaire semble être maîtrisée et les coups de feu se raréfient à Bambari, ont indiqué à APA des habitants de la ville.

 

http://www.apanews.net/article_read-608109-les-attaques-des-sekas-eambari-ont-fait-23-morts.html#sthash.fEchAYob.dpuf

Les attaques des Sélékas à Bambari ont fait 23 morts

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:09

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-09 13:42:51Le service de la coopération française près l’ambassade de France à Bangui a récompensé les 480 meilleures élèves du lycée Marie Jeanne Caron de la capitale centrafricaine en remettant à chacune d'elles des lots de fournitures scolaires.


Selon la coopération française, ces récompenses qui ont été remises mardi ont pour but d'encourager les lycéennes méritantes afin qu'elles puissent maintenir leur ardeur au travail et partant leurs performances scolaires

‘'Plus les filles sont motivées plus elles vont bien travailler'' a fait remarquer le proviseur du lycée Marie Jeanne Caron, Marie Claire Ketté.


A l'en croire, une fille restée à la maison est non seulement une perte pour les parents et pour le pays mais cette pratique a aussi une conséquence incalculable. 

‘'Nous avons sollicité et obtenu auprès des partenaires ces cadeaux pour les encourager et leur faire comprendre qu'elles peuvent aussi réussir comme les garçons'' a-t-elle souligné, exhortant ses élèves au travail parce que, a-t-elle ajouté, ‘' pour le développement de la RCA on a aussi besoin de ces filles. Parce que ce sont elles qui vont prendre la relève demain''.


Aurelie Ngbondo, une élève en classe de 6è ayant obtenu 13,87 de moyenne, a conseillé à ses camarades le travail rien que le travail. ‘'Je demande à mes collègues d'apprendre seulement leurs leçons pour prétendre un jour bénéficier de cette récompense'', a-t-elle dit.


A cause de l'insécurité généralisée à Fatima dans le 6è arrondissement, un lieu proche du quartier KM5 dans le 3è où sont retranchés les musulmans, les cours du Lycée de Fatima ont été délocalisés au lycée Marie Jeanne Caron.


Les cours sont données suivant ce schéma : les élèves du lycée Marie Jeanne Caron sont en classe de 7h à 12h et ceux de Fatima de 12h à 17h.

 

http://www.apanews.net/article_read-608122-480-lycenes-de-bangui-rempense-par-la-coopetion-franese.html#sthash.p1OUG2Mj.dpuf  

480 lycéennes de Bangui récompensées par la coopération française

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:07

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-09 12:53:02 - La Journée sans journaux décrétée ce mercredi par le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC) n’a pas été respectée à 100% par les directeurs de publication et le sit-in prévu n’a pu avoir lieu, a constaté APA.


Ces mesures ont été décidées par le GEPPIC en guise de protestation contre le décret excluant Stéphane Patrick Akibata, son représentant, au sein du Haut-Conseil de la communication de la transition (HCCT).


‘'Les directeurs de publication des quotidiens tels que Le Citoyen, L'Hirondelle, Le Démocrate, Le Confident et Top Contact ont paru en méconnaissance de la décision du GEPIC. Le sit-in et la journée sans journaux n'ont pas été respectés'', a constaté Ginnot Seraphin Gokouzou, Secrétaire général adjoint du GEPPIC, contacté par APA.


‘'Il y a toujours des dissidents dans tout mouvement. Et c'est pour la deuxième fois que ceux-ci récidivent'', a-t-il déploré, avant d'ajouter : ‘'ce mercredi, leurs parutions ont été vendues sur le marché bien que le kiosque de GEPPIC situé au centre ville à Bangui soit resté fermé''.


Selon M Ngokouzou, l'information du sit-in a si bien circulé que même les forces Sangaris étaient appelées à la rescousse pour quadriller le site identifié pour abriter ce mouvement. 


En réaction, le directeur de publication du quotidien ‘'Le Confident'', Mathurin Momet, a déclaré : ‘'pour une action collective, il faut y associer tout le monde. Quand on reste dans son coin et on décide de quelque chose sans y associer les autres, cela ne les engage pas, c'est clair''.


‘'La lutte n'est pas fondée et je n'y adhère pas'', a-t-il dit, accusant le président du GEPPIC de verser dans le ‘'copinage''.

 

http://www.apanews.net/article_read-608115-rca-la-journesans-journaux-n--a-pas-e-suivie-e00-pour-cent.html#sthash.CRL18BPq.dpuf

RCA : la journée sans journaux n'a pas été suivie à 100 pour cent

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 15:39

 

 

 

 

09/07/14 (APA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Les attaques menées lundi par les Séléka contre le site des déplacés interne de la cathédrale Saint Joseph de Bambari (280 Km au centre de la RCA) ont fait 23 trois morts, 22 blessés par balles, 20 maisons incendiées dont le presbytère et trois véhicules calcinés, selon un bilan dressé par la Croix-Rouge.

 

Selon une source locale, ces attaques seraient des représailles contre celles menées par des Anti-Balaka et qui ont tué plusieurs éleveurs peuls de la localité.

 

Les Sélékas et d'autres musulmans armés ont peu après ces attaques sillonné les grandes artères de la ville où elles étaient visibles à chaque intersection des routes, ajoute la même source.

 

Elle fait toutefois état d'une accalmie due à l'intervention des forces de Sangaris et de la MISCA. Ce faisant, les déplacés internes du site de la cathédrale Saint Joseph ont pris d'assaut la préfecture où sont basées les troupes françaises de la Sangaris et la préfecture, camp des troupes de la MISCA pour y retrouver refuge.

 

La situation sécuritaire semble être maîtrisée et les coups de feu se raréfient à Bambari, ont indiqué à APA des habitants de la ville.

Les attaques des Sélékas à Bamabari ont fait 23 morts

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