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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 19:10

 

 

 

 

Eric Massi

 

RFI  lundi 31 décembre 2012

 

Avec notre envoyée spéciale à Bangui,

 

Sous la pression des rebelles de la Seleka, le président François Bozizé s'est montré conciliant à l'issue de sa rencontre dans la capitale avec Thomas Boni Yayi, président en exercice de l'Union africaine. Ce 31 décembre, la situation dans la capitale, quadrillée par les militaires, est plutôt calme. La ville semble quelque peu revivre malgré les grosses incertitudes qui pèsent sur un éventuel dialogue avec la Seleka.

 

Le président a fait une série de promesses : il est prêt à former un gouvernement de coalition avec les rebelles, il accepte le principe de pourparlers de paix sans conditions préalables et il assure qu'il ne se présentera pas pour un nouveau mandat en 2016 .


François Bozizé a par ailleurs demandé à rencontrer François Hollande. Le président français, sans évoquer cette demande, a appelé hier soir dans un communiqué, « toutes les parties » en conflit en Centrafrique à « cesser les hostilités et à dialoguer ».


Bangui reste toujours quadrillée par les militaires

 

Sur le terrain militaire, les rebelles sont toujours à Sibut. La force multinationale d'Afrique centrale, la Fomac et les troupes gouvernementales restent repliées sur le même axe routier à Damara, à 75 kilomètres de la capitale. Cette localité est le dernier verrou stratégique sur la route de Bangui.


Ce lundi 31 décembre, la capitale centrafricaine revit un petit peu, même si la ville est plus que jamais quadrillée par les militaires centrafricains.


Ils sont partout, à pied ou en pick-up, dans le centre-ville. Mais, contrairement à ces deux derniers jours, des habitants sont sortis faire des courses. De grandes files d’attente se forment devant les banques et les gens viennent retirer leur salaire, fin du mois oblige.


Dialogue au point mort


Pour autant, la tension est montée d’un cran et de grosses incertitudes planent sur ce dialogue après la sortie, ce lundi matin, de la Seleka. Elle a menacé de marcher sur Bangui, tout en accusant les forces loyalistes de vouloir lancer une contre-offensive sur ses positions de Batangafo, une ville dans le nord du pays qui avait été prise au début de la rébellion, il y a trois semaines. Une accusation que rejettent le régime et la Force multinationale d’Afrique centrale, la Fomac, qui assurent qu’il n’y a plus de troupes loyalistes au Nord et que toutes sont désormais basés à Damara, selon le mot d’ordre officiel.


Le général Akaga qui commande cette force d’interposition dit sa détermination –avec un ton assez exaspéré- et prévient que leur mandat d’interposition est aussi « d’empêcher les rebelles d’entrer sur Bangui ». Il a annoncé d’ailleurs un renfort des troupes avec l’arrivée ce lundi après-midi, de soldats en provenance du Congo et du Gabon.


Du côté gouvernemental, c’est aussi l’exaspération. Le ministre de l’Administration du territoire, Josué Binoua, dénonce avec virulence le fait que la communauté internationale ne fait pression que sur le président Bozizé et pas assez sur les rebelles qui « manient un double langage et veulent prendre coûte que coûte le pouvoir par les armes ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 18:37

 

 

 

 

francois-hollande-29-mai-2012.jpg

 

Boz centrafrique

 

 

PARIS AFP / 31 décembre 2012 16h38 - Le président français François Hollandes'est entretenu lundi avec son homologue centrafricain François Bozizé, appelant à l'ouverture d'un dialogue entre les autorités centrafricaines et toutes les parties en présence, notamment la rébellion, a annoncé l'Elysée.


Au cours de cet entretien téléphonique lundi après-midi, le président français a invité M. Bozizé à engager ce processus dans les meilleurs délais, a ajouté la présidence française dans un communiqué.


François Hollande a également salué les efforts de médiation de l'Union Africaine et de son président, M. Boni Yayi, ainsi que ceux de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) pour parvenir à une solution politique, toujours selon l'Elysée.


Dans le même temps, la coalition rebelle du Séléka, qui réclame le départ de François Bozizé, semblait poursuivre sa progression vers Bangui, affirmant vouloir prendre Damara, dernier verrou à 75 km au nord de la capitale centrafricaine.


Dimanche, le président Bozizé s'était dit prêt au dialogue, proposant même la formation d'un gouvernement d'union nationale auquel pourraient participer les rebelles.


La France a envoyé des renforts à Bangui et dispose de près de 600 hommes à l'aéroport pour une éventuelle évacuation des Européens. Mais Paris a souligné à plusieurs reprises ne pas vouloir intervenir pour sauver le régime.


Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait déjà appelé lundi toutes les parties centrafricaines à ouvrir sans délai les négociations prévues à Libreville.


Refusant d'intervenir, Paris a suscité une certaine hostilité dans une partie de la population à Bangui, où l'ambassade de France a été attaquée la semaine dernière par des manifestants.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 13:37

 

 

 

Harlem Désir Laurent Fabius au congrès du PS

 


PARIS AFP / 31 décembre 2012 13h26- Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a appelé lundi toutes les parties centrafricaines, en conflit, à ouvrir sans délai les négociations prévues à Libreville.



J'invite toutes les parties à ouvrir sans délai les négociations prévues à Libreville, dans le cadre des principes rappelés par l'Union africaine dans son communiqué d'hier (dimanche), a déclaré le ministre des Affaires étrangères. La priorité est plus que jamais au dialogue et à l'arrêt des hostilités.

 

Selon le président de l'Union africaine, Thomas Boni Yayi, qui s'est entretenu dimanche avec le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé, ce dernier est prêt à se rendre à Libreville et accepte un dialogue avec la rébellion qui doit conduire à un gouvernement d'union nationale.


Ces pourparlers, qui doivent se tenir sous l'égide des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) à Libreville, devront porter sur l'application des accords de paix conclus entre 2007 et 2011 avec la rébellion, comme la rébellion du Séléka le souhaitait.



De son côté, la rébellion ne s'est pas prononcée sur son éventuelle participation à ces pourparlers.

M. Boni Yayi ajouté avoir en outre reçu du président Bozizé l'assurance qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession en 2016 et qu'il respectera les dispositions constitutionnelles.

 

Pour Laurent Fabius, les engagements pris hier (dimanche) par le président François Bozizé vont dans la bonne direction.



Le ministre a appelé les autorités centrafricaines à s'abstenir, dans la capitale, de toute action contraire à l'esprit de dialogue et de paix qu'elles ont manifesté, et les groupes rebelles à garantir la sécurité des populations dans les zones qu'ils contrôlent.



M. Fabius a appelé à nouveau les autorités centrafricaines à garantir la protection de tous les ressortissants étrangers, français et européens. Nous restons particulièrement vigilants à l'égard de la sécurité de nos compatriotes, qui constitue pour nous une priorité.



La coalition rebelle du Séléka, désormais aux portes de Bangui, a menacé à nouveau lundi d'entrer dans la capitale, accusant le pouvoir d'exactions sur les populations civiles et les proches de la rébellion.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 13:10

 

 

 

logo CNRC-FB

 

 

Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka (CNRC-FB)

 

Réf. 12-12-31/015/COM/CNRC-FB/BE/2_Sortie de crise.

 

 POUR UNE VÉRITABLE  SORTIE DE CRISE

                              

Centrafricaines, Centrafricains, chers compatriotes.

 

Après avoir ignoré avec mépris tous les appels au dialogue qui lui ont été adressés de toutes parts, que ce soit par la SELEKA, les Chefs d’Etat de la CEEAC et l’Opposition démocratique, le président BOZIZE aux abois a fini par lâcher du bout des lèvres les promesses suivantes dans une déclaration télévisée le dimanche 30 décembre 2012:

 

1) Il promet de ne pas se représenter aux élections de 2016 ;

2) Il propose de constituer un gouvernement d’union nationale avec la SELEKA ; ignorant superbement les partis politiques de l’opposition démocratique et la société civile ;

3) Il accepte, enfin, comme il l'avait promis à ses pairs au sommet de N'Djaména, de se rendre à la réunion de Libreville sans conditions.

 

Tout en faisant ces déclarations, il arme de machettes et de flèches, et même d'armes de guerre, ses partisans et hommes de main et les prépare à un massacre à la Rwandaise de la population civile des quartiers de Bangui réputés les plus contestataires.

 

Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka (CNRC-FB) rappelle que le président BOZIZÉ porte l’entière responsabilité de la crise très grave que traverse actuellement notre pays, en ne tenant jamais ses promesses; par sa gestion familiale/tribale catastrophique du pays, et pour avoir laissé la situation se dégrader davantage jusqu’à l’absurde en ignorant systématiquement les conseils répétés de ses pairs d’Afrique Centrale et des partenaires de développement.

 

Le Président BOZIZE qui n’a pas appliqué les accords de paix de 2007, ni les conclusions du Dialogue Politique Inclusif (DPI) de 2008, pas plus qu’il n’a respecté la Constitution Centrafricaine et les Institutions démocratiques du pays, n’est ni un homme de parole, ni un homme de confiance, encore moins un homme de paix. Ses nouvelles promesses ne sont que de nouveaux subterfuges pour gagner du temps, comme d'habitude.

 

Au point où nous en sommes, le seul service que le Président BOZIZÉ peut rendre au Peuple Centrafricain et a l’Afrique est de démissionner. Comment pourrait-il diriger la transition politique en toute intégrité en ayant la confiance du Peuple et préparer les prochaines élections présidentielles en toute honnêteté, alors qu’il a maintes fois démontré son incompétence à gérer la chose publique et son addiction à l’abus de pouvoir, et au manque de la parole donnée ?

 

Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine réaffirme que les propositions suivantes faites dès le 24 décembre 2012 constituent la base incontournable d’une véritable sortie de crise.

 

Séléka s’étant imposée comme force militaire incontournable, elle doit par conséquent être associée à toute  recherche de solution pour l’instauration d’une paix durable, et le retour à la sécurité sur l'ensemble du territoire national ;

La démission immédiate du Président Bozizé unique responsable du chaos actuel ;

La désignation par consensus d'un "Président transitoire de la République" devant conduire les affaires de l'État après la démission du Président Bozizé. Son mandat doit être limité à dix-huit mois et il ne peut être candidat aux prochaines élections présidentielles, législatives et municipales.

La dissolution de la Cour Constitutionnelle présidée par un parent de Bozizé afin d'éviter les conflits d'intérêt ;

La dissolution de l’Assemblée Nationale monocolore et la révocation de l’actuel Gouvernement; 

La formation d’un Gouvernement consensuel de transition de taille réduite composé uniquement de personnalités qui s’engagent par serment et par écrit à ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles. Le Premier Ministre de ce Gouvernement doit être issu soit des rangs de l’opposition démocratique, de Séléka, ou de la Société Civile. Ses membres doivent être des citoyens de grande intégrité morale et politique, y compris parmi nos frères et sœurs du KNK.

 

Ce Gouvernement aura essentiellement pour mission :

 

de garantir la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire Centrafricain afin que les candidats aux élections puissent faire campagne partout en toute sécurité ;

de préparer et organiser les élections présidentielles, législatives et municipales dans un délai maximal de dix-huit mois;

 d’appliquer les différents accords de Paix et les conclusions du  Dialogue Politique Inclusif (DPI), notamment en intégrant dans l’armée certains anciens rebelles sur des critères objectifs à définir ;

de conduire des audits miniers, financiers, forestiers et fiscaux afin de réparer, éventuellement, les fraudes fiscales et autres indélicatesses notoires vis-à-vis du Trésor Public.

d’ouvrir des enquêtes judiciaires pour faire toute la lumière sur le sort des disparus du régime Bozizé et des violations des droits humains perpétrées par ce régime.

 

La Communauté internationale, notamment l’ONU impliquée à travers la BONUCA, les États de la CEEAC, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les États-Unis et la France, devront être sollicités pour accompagner politiquement et financièrement la mise en place et la réussite de cette transition pour sortir définitivement de la crise vers une nouvelle ère de paix en Afrique Centrale.

 

Enfin, le CNRC-FB s’indigne que certains compatriotes négocient déjà auprès de certains pays et chancelleries étrangères leur participation au sein d’un futur gouvernement dont les contours et la mission restent à définir par consensus national.

 

Fait à Baltimore le 31Décembre 2012

 

Pour le Bureau Exécutif Provisoire.

 

Le Président

 

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 13:06

 

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010

                         

 

 

 

                           ALLIANCE POUR LA RENAISSANCE ET LA REFONDATION (A2R)

                                     

                                               A2R /n° 008 du 30 décembre 2012

 

 

                                                  COMMUNIQUE OFFICIEL

 

A l’heure où plus que jamais l’avenir du pays se joue, pendant que des filles et des fils du pays, et la communauté internationale, se démènent afin de sortir le pays de l’oeil du cyclone, des has been politiques, tendent par leurs turpitudes habituelles à torpiller les efforts en cours afin de consacrer le maintien au pouvoir du général Bozizé en échange .de strapontins ministériels convoités ou jadis occupés sans valeur ajoutée pour le pays, dans l’éventualité d’un dialogue.


L’Alliance, ragaillardie par les récentes adhésions tant de personnalités civiles que militaires ne saurait se montrer adynamique, ni complice d’une telle duplicité. Elle met fermement en garde ces vieux crocodiles, qui d’habitude vendent leur âme et leur dignité pour sécher chaque fois, là où brille le soleil leurs vêtements. Cette fois, et à jamais, pour l’Alliance le soleil devra briller pour tous et c’est cela le sens du combat que nous menons.


L’Alliance tout en étant attentive aux messages de la communauté internationale, tient à affirmer solennellement la position qui est sienne.


Un gouvernement de transition sans le général Bozizé s’impose. Celui-ci, aura pour mission entre autre la conduite des affaires de l’Etat, la pacification du pays, le désarmement, la démobilisation, la réinsertion des membres des différents mouvements politico militaires et la promotion d’une véritable culture démocratique, préalables à une paix durable dans notre pays.


Le général François Bozizé s’étant rendu coupable à maintes reprises de félonie, de perfidie, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité (tueries de Ngaoundaye, Ndélé, Paoua, etc, ainsi que de divers assassinats, dépeçages et disparitions), il ne devra plus présider à la destinée


de la République Centrafricaine. Si dialogue devait avoir lieu, il consistera à déterminer les contours d’une transition politique et acter le départ de ce dernier de la Présidence de la République.

 

Fait à Bimbo le 30 décembre 2012

 

Le coordonnateur de l’Alliance

 

Salvador EDJEZEKANE

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:40

 

 

 

francebangui.jpg

Yayi Boni et l'ambassadeur de France Serge Mucetti sous le regard amusé de Bozizé

 

SlateAfrique 31 déc


La France semble vouloir s'impliquer vigoureusement dans le règlement de la crise centrafricaine.

 

Un jeu régional à trois. 


 Depuis des années, cette région d’Afrique est un vaste terrain de jeu pour des rébellions et contre-rébellions actionnées par les trois acteurs principaux de ce théâtre sanglant: Omar El Béchir, le président soudanais toujours accusé par la Cour Pénale Internationale de crimes contre l’humanité, Idriss Déby, le Tchadien et feu Mouammar Kadhafi.


Le Darfour a été la principale victime de ces exactions commises par les milices armées d'El Béchir mais le Tchad a subi dans un passé récent plusieurs attaques et Déby n’a dû sa survie qu’à ses qualités de chef de guerre et au soutien de l’armée française. Ce pays, considéré comme un nœud stratégique, reste pour le moment un bastion imperméable à l’expansionniste islamisme.


Kadhafi, qui jouait avec El Béchir le rôle de parrain de nombreuses rébellions, parvenait à maintenir un certain équilibre de la terreur. Sa disparition a libéré de nombreuses énergies et mis sur le marché quantité d’armes. Les rebelles de la Séléka sont ainsi équipés de lance-roquettes et de mitrailleuses anti-aériennes.


La Centrafrique, un maillon très faible.


 Son territoire a été souvent utilisé par le Soudan pour attaquer le Tchad et vice versa. Mais ses élites ont aussi grandement contribué au chaos général qui s'est concrétisé par l'existence de quatorze rébellions recensées, ce qui n'est pas loin d'être un record mondial.


C’est en Centrafrique que l’empereur Bokassa, renversé en 1979 par les militaires français de l’opération Barracuda, a exercé ses folies meurtrières. Ce pays peu peuplé (environ cinq millions d’habitants) est l’un des plus pauvres du monde. Il est classé au 179ème rang sur 187 à l’indice du développement humain. Sa population survit grâce à l’agriculture quand elle n’est pas victime de razzias de groupes armées. Ses ressources proviennent de l’exploitation du bois, du diamant et de l’or.


Son sous-sol renferme de l’uranium mais Areva, qui avait acquis la mine de Bakouma sans l'exploiter, est en train de mettre la clé sous la porte, en raison de l’insécurité régnante et aussi de la baisse du cours de l’uranium dû à l’accident nucléaire survenu à Fukushima (Japon). Le site est fermé depuis quelques semaines. Une multinationale américaine qui avait entrepris des forages pétroliers dans le nord du pays a laissé sa place à une compagnie chinoise mais les espoirs de manne pétrolière, entretenus depuis des décennies tardent à se concrétiser. Sur le plan stratégique, la Centrafrique est un no man’s land qui permet de s’enfoncer au cœur de l’Afrique en contournant le verrou tchadien.


François Bozizé l'évangéliste.


 Engagé très tôt dans l'armée, François Bozizé, 66 ans, était déjà à l'oeuvre sous Bokassa. Il aurait été l'un des principaux responsables de la sanglante répression de la manifestation des lycéens qui causa plusieurs dizaines de morts début 1979. Dès 1982, il fomente un coup d'état manqué avec Ange-Félix Patassé et part en exil au Togo. Jusqu'à l'élection présidentielle de 1992 qui permet à Patassé d'être élu président. Bozizé accède alors au poste de chef d'état major de l'armée.


En 2001, il tente un putsch contre Patassé de plus en plus contesté et protégé par des troupes libyennes. Il échoue et se réfugie au Tchad voisin jusqu'en mars 2003 où il réussit à chasser Patassé du pouvoir en promettant un retour à la démocratie. Bozizé est membre de l’Eglise du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem dont il a fondé la branche centrafricaine.


Une rébellion hétéroclite.


 La coalition Séléka, constituée par plusieurs mouvements rebelles, n’est qu’une alliance de circonstance, sans véritable chef. Elle est constituée de groupes armés issus de différents horizons.


Abdoulaye Miskine, le chef du FDPC (Front Démocratique du Peuple Centrafricain), le rallié de dernière heure, est un personnage sulfureux. Né au sud du Tchad d’un père tchadien et d’une mère centrafricaine, il a réussi à convaincre Ange-Félix Patassé, l’ancien président renversé en 2003 par Bozizé, de l’introduire dans sa garde rapprochée alors qu’il n’avait aucune formation militaire. Converti à l’islam lors d’un voyage au Nigeria dans sa jeunesse, Miskine, un nom d’emprunt, aime mettre en avant ses qualités de marabout et de guérisseur.


La CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) présidée aujourd'hui par le général Noureddine Adam était dirigée par le médecin militaire Charles Massi, plusieurs fois ministre, mort probablement sous la torture en janvier 2010, quelques semaines après avoir été arrêté à la frontière avec le Tchad et livré aux autorités centrafricaines. Son fils Eric Neris Massi tient depuis Paris le rôle de porte-parole et coordonnateur international de la Séléka.


Composant d'autres factions de ce mouvement hétéroclite, on trouve encore quelques vieux chevaux de retour qui ont en commun une profonde détestation de Bozizé: le président fondateur de la Convention patriotique du salut du Kodro (CPSK), qui s'est bombardé général major, un ancien patron de la Croix-Rouge centrafricaine et surtout Jean-Jacques Demafouth, ancien dirigeant de l'APRD (Alliance pour la Restauration de la Démocratie) officiellement dissoute début 2012.


Jusque-là resté dans l'ombre, Démafouth, ancien ministre de la Défense de Patassé, bénéficie encore d'une grande popularité dans l'armée et aussi... dans la rébellion. Il a en effet géré la manne du programme DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) qui a mis quelques milliers d'ex-rebelles dans la nature et permis leur réarmement ultérieur.


La Centrafrique comme le Mali.


 Il existe de grandes similitudes entre les situations malienne et centrafricaine: un pouvoir corrompu, des armées déliquescentes, des territoires sans grandes ressources naturelles qui n’intéressent pas les grandes puissances et sans doute une menace islamiste, qui, bien que moins évidente, est réelle en Centrafrique avec la présence dans les rangs de la rébellion de miliciens soudanais.


Comme au Mali, la France, ancienne puissance coloniale, est en première ligne... et seule. Les Américains ont fermé leur ambassade et évacué leurs ressortissants. En juin dernier, François Hollande avait dénoncé «la menace d'installation de groupes terroristes au nord-Mali. Il y a, disait-il, une intervention extérieure qui déstabilise le Mali...». On allait voir ce qu’on allait voir. Et six mois après, on a toujours rien vu, sinon un renforcement de la terreur islamiste sur le terrain.


Cette fois, la France prend les choses en main.


En Centrafrique, François Hollande, tirant les leçons maliennes, appelle «toutes les parties» en conflit à «cesser les hostilités et à dialoguer». Bozizé, qui avait en vain appelé la France à la rescousse le 27 décembre, veut rencontrer Hollande, pour «débattre des questions profondes qui intéressent la République Centrafricaine». Pour sauver sa tête. En promettant un gouvernement d'union nationale pour aller au bout de son deuxième mandat, sans en briguer un troisième.


Quelques heures plus tôt, la socialiste française Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères, l'avait traité d'«incompétent» qui ne tient pas ses promesses. «Soit il les applique, soit il doit laisser sa place».


Laisser sa place, mais à qui? A Jean-Jacques Démafouth qui, accompagné d'Eric Neris Massi, était à Paris le week-end du 29 et 30 décembre. Reste à savoir si Demafouth a suffisamment de poids pour dicter ses vues à une rébellion disparate? En s'impliquant directement dans le règlement de la crise centrafricaine, la France joue gros, mais elle n'a guère d'autres choix. La partition du Mali, provoquée au départ par quelques dizaines «fous de Dieu», est vécue dans de nombreux pays d’Afrique comme un aveu d’impuissance française.


Les gros bras de l'armée française sur place.


Hollande a de solides arguments à faire valoir à la rébellion, sous couvert de «protection» des ressortissants français. Une compagnie de 150 légionnaires parachutistes du 2ème REP est arrivée dans la nuit de mercredi 26 à jeudi 27 décembre à Bangui à bord de deux avions en provenance de Libreville. En renfort des 200 soldats déjà déployés dans le cadre de la mission Boali en appui à la mission de la CEEAC. 150 légionnaires du 2ème REI ont été expédiés le week-end suivant dans la capitale centrafricaine. Au total, ce sont 580 militaires français qui sont désormais présents en Centrafrique.


Deux hélicoptères Puma, stationnés à N’Djamena (Tchad) sont également attendus. Paris peut aussi compter sur le dispositif Epervier en place depuis 1986 au Tchad pour «maintenir la paix dans la sous-région»: 950 hommes, 5 Mirage et une quarantaine de blindés. Sans oublier la base française de Libreville où des forces pré-positionnées sont prêtes à intervenir à tout moment. Une vraie armada pour protéger les 1.200 ressortissants français, dont beaucoup de binationaux, encore présents dans le pays.


La France peut-elle compter sur la CEEAC?


L’Afrique centrale dispose d’un organisme régional, la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) —l’équivalent de la Cédéao en Afrique de l’ouest— constituée, pour l’essentiel, d’Etats francophones dirigés par des piliers de l’ex-Françafrique dont François Hollande a annoncé la mort le 12 octobre dernier lors de son passage à Dakar. Il s’agit du Tchadien Idriss Deby, du Congolais Denis Sassou N’Guesso, du Gabonais Ali Bongo, du Congolais Joseph Kabila et du Camerounais Paul Biya.


Si Biya se désintéresse totalement de l’avenir de son voisin centrafricain, les autres se sont impliqués dans l'envoi de troupes sur place dans le cadre de la mission de la CEEAC. Mais, en se cantonnant dans une prudente expectative. A l'image de Deby qui a prestement lâché son ami Bozizé. Cent cinquante soldats tchadiens, qui étaient présents à Sibut, avant dernier verrou sur la route de Bangui, ont laissé les rebelles entrer dans la ville sans s'opposer à leur avancée. Et ce n'est pas un membre de la CEEAC qui a été envoyé auprès de Bozizé mais Boni Yayi, le chef d'Etat béninois président en exercice de l'Union Africaine. Evangéliste comme le président centrafricain, il a promptement convaincu son frère de revenir dans le droit chemin.


Philippe Duval

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:10

 

 

Eric Massi Séléka

 


LIBREVILLE AFP / 31 décembre 2012 12h00 - La coalition rebelle centrafricaine du Séléka, désormais aux portes de Bangui, a menacé à nouveau lundi de rentrer dans la capitale, accusant le pouvoir d'exactions sur les populations civiles et les proches de la rébellion.


Nous en appelons aux forces africaines de maintien de la paix pour qu'elles interviennent immédiatement dans la capitale pour faire cesser les exactions et assassinats de prisonniers, ou qu'elles ne nous empêchent pas de le faire, a déclaré dans un entretien téléphonique à l'AFP le porte-parole du Séléka Eric Massi.


Il faisait référence aux forces des Etats d'Afrique de l'Ouest présentes en Centrafrique pour jouer un role stabilisateur dans ce pays en proie à des troubles récurrents.


Le Séléka accuse notamment le pouvoir de préparer une offensive pour attaquer nos positions à revers à partir de Batangafo, ville du nord prise par le Séléka dès le début de son offensive, il y a trois semaines.


Il ne fait plus aucun doute que la sincérité des promesses de François Bozizé faites à Yayi Boni n'est pas réelle, a-t-il ajouté.


Dimanche, le président de l'Union Africaine Thomas Boni Yayi s'est rendu à Bangui pour un entretien avec François Bozizé, à l'issue duquel le président centrafricain a promis des négociations sans délai à Libreville et la formation d'un gouvernement d'union nationale.


Déployée à Damara, dernier point stratégique à 75 km de Bangui, la Force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC) a annoncé vendredi le renforcement de son effectif d'interposition.


(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:04

 

 

 

Binoua 2

 


BANGUI AFP / 31 décembre 2012 10h13- Le ministre centrafricain de l'Administration territoriale a mis en garde lundi contre le risque d'une révolution de palais à Bangui si la pression internationale s'exerçait uniquement sur le président François Bozizé dans la crise qui l'oppose aux rebelles du Séléka.



Le président a fait des concessions, il a donné tous les gages mais il ne faut pas que la pression soit unilatérale. Les rebelles pillent, tuent et exigent, a affirmé à l’AFP Josué Binoua.

 

La pression unilatérale créé une +raidification+ des gens du régime. Leurs postes vont être par terre, cela peut entraîner une révolution de palais, a-t-il prévenu.

 

Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Ici, le bébé c'est l'ordre constitutionnel, a ajouté le ministre, soulignant que le président Bozizé en était le représentant.

 

Dimanche, le président centrafricain a offert de former un gouvernement d'union nationale et promis de ne pas se représenter en 2016, date de la fin de son mandat, alors que les rebelles de l'Alliance Séléka sont parvenus à 160 km de Bangui et menacent la capitale.

 

Ces promesses ont été accueillies avec prudence par les rebelles désormais maîtres de la majorité du pays après une offensive éclair de trois semaines. Ils ont dit vouloir s'assurer de leur mise en oeuvre, tout en promettant de la retenue sur le terrain.

 

La coalition rebelle a pris les armes le 10 décembre dans le nord de la Centrafrique, réclamant notamment le respect d'accords de paix signés entre 2007 et 2011 avec Bangui.

 

La France, ex puissance coloniale, a refusé d'intervenir pour soutenir le régime malgré un appel à l'aide du président Bozizé. Elle a positionné près de 600 soldats à Bangui pour assurer la sécurité de ses ressortissants en Centrafrique.



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NDLR : Les promesses de Bozizé sont uniquement destinées à séduire la communauté internationale car en Centrafrique même personne ne peut croire à sa pseudo main tendue qu’il simule pour se donner un peu d’air, acculé qu’il est en ce moment où il n’est seulement maître que de la capitale et encore. Bozizé est prisonnier de sa propre logique. Il est tombé dans son propre piège qui consiste à n’avoir de considération que pour les rébellions molles et le langage des armes. Aujourd’hui qu’il est en face de vrais rebelles, il ne s’est plus à quels saints se vouer et en appelle à la France tout en faisant caillasser son ambassade à Bangui et déchirer son drapeau, montrant ainsi qu’il est un piètre politicien et indigne d’être dirigeant d’un pays ami séculaire de la France.


Il prétend tendre la main à la rébellion tout en feignant d’ignorer et mépriser l’opposition politique démocratique qui est pourtant incontournable. S’il a tant de mépris pour les partis politiques de l’opposition, pourquoi chaque fois qu’il veut former un gouvernement, il cherche toujours à débaucher des gens dans les directions de ces partis ?

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 11:54

 

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 

 

RFI  lundi 31 décembre 2012

 

Avec notre envoyée spéciale à Bangui

 

La pression aura été trop forte pour le président centrafricain à la tête d’un pays désormais contrôlé en majorité par les rebelles de la Seleka. Trois semaines d’offensives, la visite du président de l’Union africaine et voilà François Bozizé contraint d’accepter un dialogue sans conditions. Il appelle désormais à la fin des combats.

 

Le président Bozizé a vraiment sorti tous ses atouts, toutes ses cartes dimanche. Il est prêt à aller à Libreville « à n’importe quel moment », a-t-il précisé. Il est prêt aussi à un dialogue inclusif, y compris avec les membres de la Seleka qu’il a invités à la table des négociations, pour pouvoir arriver à confectionner un gouvernement d’union nationale. Il a également insisté sur le fait qu’il ne se représenterait pas à l’issue de son deuxième mandat en 2016, conformément à la Constitution centrafricaine.

 

Pourquoi le président Bozizé est-il acculé par l’arrivée des rebelles ? En trois semaines, ces derniers ont avancé jusqu’à Sibut, une ville située à 160 km de la capitale. Et si ces rebelles sont rentrés dans les zones que l’armée loyaliste avait évacuées, autrement dit pratiquement sans combats, il n’empêche que le rapport de force sur le terrain n’apparaît pas en faveur du président. Pas plus tard qu’hier, les rebelles de la Seleka menaçaient de rentrer sur Bangui si leurs revendications n’étaient pas exaucées.

 

Prudence et inquiétude

 

Chez les Centrafricains, prédomine tout à la fois un sentiment de soulagement, prudence, inquiétude. L’opposition démocratique, pour ne citer qu’elle, salue la volonté d’apaisement du président tout en précisant qu’il fallait maintenant que les actes suivent et que les questions de fond sur le plan sécuritaire, économique soient abordées. Beaucoup estiment que le président a fait des promesses le dos au mur et attendent de voir se concrétiser ces promesses.

 

A Bangui cependant, c’est l’inquiétude qui prime, même si la journée d’hier a ranimé un peu l’espoir d’une sortie de crise politique.

 

Enfin, le président centrafricain a aussi demandé à rencontrer son homologue français. François Hollande n’a pas répondu. François Bozizé appelle à la fin des hostilités et réclame la sécurité pour les ressortissants étrangers. L’armée française accentue son déploiement en renforçant ses rangs.

 

 

NDLR : C’est Bozizé et ses sbires qui sont la source d’insécurité pour les ressortissants étrangers. 

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 11:16

 

 

des-manifestants-devant-lambassade-de-france-c3a0-bangui

 

 

Par LEXPRESS.fr le 31/12/2012 à 08:19

 

Le régime du président centrafricain François Bozizé souffle depuis le début de la crise le chaud et le froid sur le sentiment anti-français d'une population partagée sur l'ancienne puissance coloniale. 

 

afp.com/Georges Gobet

 

Le caillassage de l'ambassade de France à Bangui le 26 décembre symbolise la brusque montée du sentiment anti-français en Centrafrique. Sentiment sur lequel le régime, acculé par la rébellion, souffle le chaud et le froid. La population reste partagée sur l'ancienne puissance coloniale... que le président François Bozizé sollicite dans la crise à laquelle il fait face depuis quelques semaines.

 

Certes, de nombreux Centrafricains et des membres de forces de l'ordre ou de l'administration ont une attitude ouvertement hostile, voire menaçante contre les "Blancs". Ils ne comprennent pas la non-intervention de la France voire la jugent responsable de la situation. Mais beaucoup de Centrafricains restent toutefois francophiles comme Ulrich Maglos, éleveur, qui estime: "Tout le monde est content de la France mais on voudrait qu'elle intervienne pour nous protéger". 


Des braises savamment entretenues

 

Depuis le début de la crise, François Bozizé tente d'obtenir une intervention française pour stopper l'alliance rebelle Séleka, qui menace Bangui et son pouvoir après avoir pris plusieurs villes au nord de la capitale. S'étant vu opposer une fin de non-recevoir sans appel de la part de François Hollande et du gouvernement français, il a soufflé sur des braises savamment entretenues ces dernières années. Le régime a souvent reproché à la France de l'empêcher d'exploiter son sous-sol, notamment depuis la suspension de l'exploitation de la mine d'uranium de Bakouma en 2011, estime un journaliste centrafricain. 


Les gens ont été instrumentalisés par le pouvoir qui ne comprend pas que la France n'intervienne pas comme par le passé 


Les jets de pierre sur l'ambassade sont survenus 15 jours après le début de l'offensive rebelle Séléka dans le nord, deux jours après la prise de Bambari, considérée comme une place forte. "Avant, il n'y avait pas ce sentiment. Les gens ont été instrumentalisés par le pouvoir qui ne comprend pas que la France n'intervienne pas comme par le passé", estime un ressortissant français proche du dossier. 


"Il n'y a pas de sentiment anti-français", s'énerve le principal opposant centrafricain Martin Ziguélé. "Nous n'avons aucun intérêt ni à court ou long terme à développer un sentiment anti français, américain ou occidental". "Il y a une manipulation. On dit: 'La France veut prendre, l'or, les diamants, l'uranium' et ça marche", analyse un autre opposant sous couvert de l'anonymat. 


Un ton plus apaisant depuis dimanche


Depuis, le président Bozizé a fait machine arrière, s'excusant auprès de Paris et demandant dimanche à rencontrer François Hollande. Des hauts fonctionnaires multiplient aussi les propos apaisants à l'égard de la France. 


Le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua, qui a la double nationalité centrafricaine et française, s'insurge des accusations de manipulation. "Le président s'est étonné de la passivité de la France mais de là à dire que c'est le gouvernement qui pousse... (...) Le sentiment anti-francais est récurrent dans tous les pays colonisés. Dès que ça va mal, on se tourne vers le papa ou la maman qui s'appelle France". "C'est instinctif: la France, c'est l'ennemie, l'amie, c'est la maman le papa", pense-t-il, 34 ans après le renversement avec l'aide de la France de 'l'empereur' Jean-Bedel Bokassa, qui appelait le général de Gaulle 'papa'. 

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