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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 04:48

 

 

 

Mme Zuma

 

 

Addis-Abeba, le 19 Janvier 2013 : La Présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), le Dr Nkosazana Dlamini Zuma, se félicite de la nomination de M. Nicolas Tiangaye, de l'opposition, comme le premier ministre du gouvernement d'union nationale, le 17 Janvier 2013, conformément à l'Accord politique signé par les parties de la République centrafricaine (RCA), à Libreville, le 11 Janvier 2013.


Cette nomination est une étape importante dans la mise en œuvre des engagements pris par les parties centrafricaines. La Présidente de la Commission réitère son appel aux parties pour qu'elles continuent de faire preuve de la volonté politique nécessaire pour la mise en œuvre de tous leurs autres engagements au titre des accords de Libreville. 


La Présidente de la Commission réitère son appel aux Etats membres de l'UA et les partenaires à fournir l'appui nécessaire à la mise en œuvre de l'Accord politique, ainsi que tous les autres accords conclus par les parties centrafricaines à Libreville, y compris en soutenant les efforts de la Communauté économique Communauté des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et de celles de son Comité de suivi.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 04:15

 

 

Tiangaye interrogé par la presse

 


18/01/2013 (Xinhuanet )

 
L'avocat et leader d'une coalition des partis d'opposition, Nicolas Tiangaye, nommé jeudi Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition, dit de "se donner du temps" pour former le cabinet.


"Les consultations vont commencer bientôt. Il faut prendre le temps de former un gouvernement capable de conduire cette période difficile", a déclaré le nouveau Premier ministre joint jeudi dans la nuit par Xinhua.


Chef de file de la Coordination de l'opposition démocratique, une coalition de neuf formations créée en juin 2012 à la suite du Front pour l'annulation et la reprise des élections (FARE 2011) des élections présidentielle et législatives de janvier 2011 mis en place quant à lui par les adversaires du président François Bozizé en protestation à sa réélection jugée irrégulière.



Formé de cinq partis à l'origine, le FARE 2011 regroupait, en plus de Nicolas Tiangaye qui n'avait pu réaliser 1% des suffrages, le défunt chef de l'Etat Ange-Félix Patassé renversé en 2003 par François Bozizé, l'ex-Premier ministre Martin Ziguelé du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC), ainsi que l'ex- chef rebelle Jean-Jacques Démafouth.


Ex-bâtonnier de l'Ordre des avocats et fondateur de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme, le nouveau Premier ministre dirigera un gouvernement représentatif des différentes sensibilités sociopolitiques de la République centrafricaine (RCA). A savoir, la majorité présidentielle, l'opposition démocratique, Séléka, les mouvements militaro-politiques non combattants puis la société civile.


Alors que, conformément aux accords de Libreville, le poste de ministre de la Défense est dévolu l'alliance rebelle qui a pris les armes début décembre pour renverser son pouvoir, le président Bozizé a annoncé jeudi la répartition des portefeuilles entre 12 pour la majorité présidentielle, 5 à l'opposition démocratique et Séléka chacune, et 4 respectivement aux militaro-politiques et la société civil.


Interrogé sur la question, Nicolas Tiangaye dont la nomination a reçu l'approbation de la rébellion, a affirmé que rien n'est acquis. Le dossier, a-t-il indiqué, constitue l'un des sujets des "consultations avec les autres composantes".


D'ores et déjà, Séléka demande "au moins sept postes pour satisfaire ses éléments", selon son porte-parole militaire, le colonel Michel Narkoyo, joint par Xinhua peu après la nomination du Premier ministre.


Pour ses priorités, le nouveau chef du gouvernement qui devrait être doté des "pleins pouvoirs", mentionne "la sécurisation du pays". "C'est une tâche à laquelle il faut convier tout le monde. Elle n'est pas réservée au Premier ministre et au gouvernement. C'est une tâche nationale", a-t-il dit.


Nicolas Tiangaye, natif Bocaranga (Ouest) le 13 septembre 1956, n'a encore fait aucune déclaration officielle depuis la publication de son acte de nomination officielle en mi-journée jeudi.

 

© Copyright Xinhuanet

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 04:10

 

 

 

militaires sud af

 


YAOUNDE-18/01/2013-(Xinhuanet )  A peine la nomination de Nicolas Tiangaye au poste de Premier ministre du gouvernement d'union nationale a été officialisée par un décret présidentiel jeudi à Bangui, la coalition rebelle Séléka qui a pris les armes début décembre pour renverser le président François Bozizé a exigé le départ des soldats ougandais et sud-africains de la République centrafricaine (RCA).


Pour affronter la menace de l'alliance rebelle qui a pris le contrôle de plusieurs villes importantes du pays, le président Bozizé avait reçu, outre l'appui de l'armée tchadienne, des renforts de 400 soldats sud-africains. Séléka l'accuse aussi d'avoir sollicité les services des forces ougandaises déployées dans l'Est de la RCA pour traquer la rébellion de Joseph Kony.


« On a donné un délai de sept jours. Ce délai expire ce jour. Donc, à partir d'aujourd'hui, les Ougandais et les Sud-africains doivent quitter notre pays. Pas les Tchadiens, parce que les Tchadiens font partie de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, organisation régionale à laquelle la RCA appartient, NDLR) », a prévenu le colonel Michel Narkoyo, porte- parole militaire de la rébellion joint par Xinhua.


La rébellion qui s'est félicitée de la publication de l'acte de nomination officielle de Nicolas Tiangaye, désigné lors des discussions menées dans la capitale gabonaise sous l'égide des chefs d'Etat de la CEEAC réunis en sommet extraordinaire du 10 au 12 décembre, se dit disposée à renoncer à son projet de bouter François Bozizé au dehors si les décisions prises sont appliquées.


« Si tout est résolu, il n'est plus question de prendre les armes. On va régler pacifiquement notre problème », a laissé entendre le colonel Narkoyo. Mais, un avertissement est lancé au chef de l'Etat que « s'il ne respecte pas les accords, personne ne lui dira, il y aura la crise totale ».


L'alliance rebelle qui contrôle plus de la moitié du territoire centrafricain jusqu'aux portes de la capitale Bangui, s'est engagée à observer un cessez-le-feu d'une semaine, dans la perspective de l'application des décisions prises, dont la formation d'un gouvernement d'union nationale.

Elle demande la libération des centaines de personnes arrêtées par les autorités à Bangui, dans la foulée de la riposte à l'offensive de la rébellion.


De son côté, le président Bozizé qui se dit prêt à libérer les détenus a demandé à la coalition Séléka de se retirer des villes occupées et déposer les armes. « Je suis prêt à le faire à la seconde, mais vous avez encore les armes, vous avez les hommes qui ne sont pas encore cantonnés. Je vous donne ma parole, faites votre part et moi aussi je fais le mien, c'est pas compliqué », a déclaré François Bozizé.


© Copyright Xinhuanet

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 04:07

 

 

Michel Djotodia Am Nondroko

 


YAOUNDE -
18/01/2013-(Xinhuanet)  Aussitôt après la publication mercredi à Bangui du décret présidentiel officialisant le choix porté sur Nicolas Tiangaye comme nouveau Premier ministre de la République centrafricaine (RCA) sur la base des accords de paix conclus à Libreville au Gabon, la coalition rebelle Séléka a salué cette nomination en même temps qu'elle a revendiqué plusieurs postes ministériels.


Coordonnateur de la Coordination de l'opposition démocratique, une coalition de neuf formations dont la sienne, la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS), Tiangaye dirigera un gouvernement d'union nationale dans lequel le poste de ministre de la Défense est réservé à l'alliance rebelle qui a pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président François Bozizé.


« Il nous est proposé cinq postes ministériels avec celui de la Défense. Pour nous, c'est insuffisant, parce que nous sommes une coalition de politico-militaires. Nous voulons au moins 7 postes pour satisfaire nos éléments », a déclaré à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de la rébellion.


Le futur cabinet qui reste à former sera une constellation de cinq entités représentatives des différentes sensibilités sociopolitiques de la RCA : la majorité présidentielle, l' opposition démocratique dont est issu le Premier ministre, Séléka, les mouvements militaro-politiques non combattants et la société civile.


Aucune indication claire de la définition des portefeuilles et de leur nombre n'est encore connue pour l'instant.


Séléka, qui s'est engagée à observer une trêve de sept jours dans son offensive par laquelle elle a occupé plusieurs villes importantes du pays, s'est félicitée de l'acte de nomination officielle de Nicolas Tiangaye, jugeant qu'il répond parfaitement aux décisions prises lors du sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, organisation à laquelle la RCA appartient) du 10 au 12 janvier dans la capitale gabonaise.


Le porte-parole militaire n'a cependant pas donné d'indice sur ses propositions de ministres.
« Ça reste au niveau du président Djotodia (leader de la rébellion, NDLR) », a-t-il simplement noté. 

 

© Copyright Xinhuanet

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 03:50

 

 

Gabirault

 


Tout  en félicitant Me Nicolas TIANGAYE pour sa nomination au poste de Premier Ministre dans une période très sensible de transition consécutive à la crise que le pays a connue, par devoir de citoyen à l’égard de la nation, et en attendant son programme d’actions, les quelques éléments essentiels ci-après sont proposés dans le cadre du rétablissement de l’environnement sociopolitique. Il s’agit de préoccupations sur lesquelles l’attention de l’Exécutif dans son ensemble nécessite d’être appelée.


A-ASSAAINISSEMENT DU CLIMAT SOCIOPOLITIQUE


RETABLISSEMENT DE LA COHESION ET DE LA COEXISTENCE PACIFIQUE

 

 La communauté centrafricaine composée de musulmans et de chrétiens n’a jamais connu   le déchirement occasionné par la crise que le pays vient de connaître.

                                                                                                         

Pour cela, la cohésion nationale apparaît comme l’une des grandes priorités comme base nécessaire de paix, d’unité, de coexistence harmonieuse en vue du redémarrage du pays.                                                        

Elle pourrait être recherchée et rétablie par :                                       

 

a) L’absence de chasse aux sorcières et le privilège de la voie judiciaire


 Dans l’intérêt supérieur de la nation, tous ceux qui ont souffert d’une manière ou d’une autre doivent tout confier à la justice car des actes individuels de vengeance mettraient dangereusement en péril la cohésion nationale, tout en compromettant la paix nécessaire à la reconstruction nationale.

 

b) La réaffirmation  du caractère laïc de la nation centrafricaine.


 Les noms des rebelles,  majoritairement à consonance musulmane  ont fait peur à la population par suite d’amalgames. Cependant, La République Centrafricaine forme un tout, étant de surcroît laïque, bien que majoritairement chrétienne. Ce sont aujourd’hui les mêmes Centrafricains dont les noms ont une consonance musulmane qui vont entrer au gouvernement comme d’autres avant eux pour la reconstruction nationale.                                         

Une campagne de grande envergure devra être entreprise face aux risques de division consécutive à cette crise afin de rétablir très rapidement la coexistence pacifique des différentes communautés du pays comme dans les temps anciens.


c) La réaffirmation de l’égalité de tous en droits et devoirs

 

Ce principe est à réaffirmer très fermement dans le contexte actuel face à la nation, quelle que soit l’appartenance religieuse, régionale, tribale ou politique des différents compatriotes. C’est un gage très important de notre cohésion.                       .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                d) Le respect d’un code de bonne conduite par les membres de la rébellion SELEKA

                                                     .                                                                                                            Cet élément est également essentiel pour rassurer et raffermir la cohésion.

                                                                                  

Les membres de la rébellion SELEKA doivent avoir un comportement différent de ceux ayant conduit le régime actuel au pouvoir en 2003. Leur acceptation par la population dépend de leurs comportements. Devenu l’un des principaux acteurs de la vie publique en Centrafrique, SELEKA doit se comporter par rapport à l’intérêt supérieur de la nation. C’est un devoir de citoyen.


 Tout cela devra être affirmé très clairement, fermement dès ce début de transition dans l’intérêt de la paix dans notre pays.


e)Le respect de l’équilibre géopolitique du pays                              .                                                                                                                                

 Les nominations dans les hautes fonctions de l’Etat devraient prendre en compte ce principe afin de reconstruire harmonieusement la cohésion nationale, propice à la paix, l’unité nationale et la reconstruction nationale.


 f) La  Sérénité et le discernement dans le choix des nouveaux dirigeants.


L’erreur répétée du passé quant à l’absence de sérénité et de discernement dans le choix des cadres nationaux a toujours très rapidement limité l’efficacité et  la bonne gestion du pays, sans donner bien évidemment  les résultats escomptés.                              .                                                                                                     

Une grande attention est à y porter par rapport aux objectifs à rechercher.


B-QUELQUES ASPECTS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE


-CREATION D’UNE CAISSE AUTONOME DE PENSIONS POUR LES CANDIDATS AU DEPART DE LA FONCTION PUBLIQUE


La retraite est considérée en Centrafrique comme un deuil, une sanction alors qu’elle constitue un droit. La hantise du départ à la retraite résulte non seulement la faiblesse de la pension trimestrielle, mais de l’irrégularité de son paiement.  

                             .                                                                  

Alors que le prélèvement se fait sur le salaire du fonctionnaire pour sa pension, la part patronale que l’Etat devrait parallèlement verser dans ce cadre n’est pas effective au point où la disponibilité n’est pas réelle, tout se faisant simplement par un jeu d’écriture.                                

 

La création d’une Caisse Autonome de Pensions des Fonctionnaires et Agents de l’Etat est primordiale, car pouvant offrir les avantages suivants :

 1°Les retenues sur les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi que la quote-part  de l’Etat pourraient effectivement être versées dans une caisse autre que celle du Trésor public ;

                                                       

                                                                                                                                                                     2°Ces droits pourraient être fructifiés grâce à des investissements pouvant être réalisés par la Caisse Autonome de Pensions (création de banques, de compagnies d’assurance, le financement immobilier etc.                                .                                                                                                                                                                                 

3°Le paiement des pensions pourraient être régulières ;                                                                                                                                           

4°Les bénéfices réalisés sur les investissements seraient en partie affectés à la revalorisation périodique des pensions ;                                                                                                                                                                                                            

5°Le taux des pensions connaissant une telle revalorisation éviterait la hantise du départ à la retraite et libérerait les postes de la fonction publique.


-CREATION D’UN FONDS D’INDEMNISATION DES VICTIMES DES CONFLITS ARMES


Les Accords de Libreville ont rappelé la poursuite du DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) sans allusion aux  victimes de la crise au sein de la population civile.

                          

D’une manière générale et afin d’alléger la souffrance des populations victimes des différents conflits armés que le pays a connus auxquelles s’ajoutent des entreprises naissantes brisées par ces évènements, la création d’un Fonds d’indemnisation de ces victimes est aujourd’hui primordiale. Des financements à rechercher parallèlement  sur le plan international pourraient l’alimenter. Indemnisées, les victimes pourraient être encouragées à investir dans de petites structures créatrices d’emplois et de ressources.


C-AMENAGEMENT DU TERRITOIRE


L’une des causes, sinon la principale de la crise actuelle est le sentiment d’isolement, d’abandon de la région dont les rebelles sont majoritairement originaires. Pour cela, les bases d’une politique d’aménagement du territoire sont à jeter dès maintenant. 

                                                                   

Il convient tout d’abord de signaler que ce volet très important du développement national a souvent  été soit oublié, soit rattaché par erreur de définition d’attributions au Ministère de l’Habitat, parfois à celui de l’Urbanisme alors que sa place est véritablement au Ministère du Plan. Même si les deux se complètent, l’aménagement du territoire est avant tout un travail de planification et il recherche essentiellement le rééquilibrage physique et économique du territoire grâce à l’attrait des pôles d’activités sur la population, le développement des infrastructures de desserte, et bien évidemment le désenclavement des régions éloignées, objet de préoccupations à prendre en compte.


D-NECESSITE DE D’ERADIQUER DEFINITIVEMENT LES CRISES A REPETITION


CAMPAGNE D’ENVERGURE SUR LE CIVISME


L’une des causes, sinon la principale du grand retard et de l’enlisement de la République Centrafricaine est l’absence de civisme à tous les niveaux (dirigeants politiques et militaires, fonctionnaires, population) ;                                                                                                                                                                        

Cette situation qui est essentiellement à l’origine des crises récurrentes que connaît le pays doit être combattue vigoureusement à tous les niveaux, avec le concours de tout le monde afin de permettre au pays d’espérer sortir de son enlisement.                            .                                                                                                                                                                                              

Les quelques mesures ci-après sont proposées ;                                                                                                                                    

 a)- Education politique de la population ;                                                                                                                                                                             

 b)-Promotion des droits de l’homme ;                                                                                                                                                                            

 c)-Campagne d’envergure sur l’esprit de patriotisme et de culture de la paix ; 

                                                                                     

 d)-Campagne de sensibilisation sur la notion de travail ;


 Que Dieu bénisse la République Centrafricaine

                                                                                    Paris le 18 janvier 2013

                                                                                   Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

                                                                                  Personnalité Politique Indépendante

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 06:03

 

 

 

Bozizé salue Djotodia 

 

 

Les pourparlers inter-centrafricains convoqués les 10 et 11 janvier 2013 à Libreville par les Etats membres de la CEEAC ont accouché de recommandations consensuelles entre majorité présidentielle, mouvement rebelle du Seleka, opposition démocratique, politico-militaire non belligérant et les organisations de la société civile (en leur qualité d’observateurs) propres à sortir la République Centrafricaine de sa situation d’enlisement politique et subséquemment de son état de délabrement économique et social très avancé. Je ne reviendrai pas en détail sur le contenu exhaustif de l’accord de paix qui a sanctionné éloquemment les travaux du sommet de la CEEAC car ledit accord est facilement consultable sur les sites et autres supports électroniques dédiés c’est-à-dire consacrés à la République Centrafricaine.

 

En tant que patriote centrafricain, ayant l’amour de mon pays chevillé au corps et cœur, je leur (en l’occurrence les pays membres de la CEEAC) en sais gré et mesure leur investissement personnel grâce au don de la personne des Chefs d’Etat qui ont osé faire le déplacement de la capitale gabonaise pour venir au chevet de la République Centrafricaine, derechef, malade en ce début d’année 2013.

Sur ces entrefaites, je pense tout particulièrement au Président Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad et Président en exercice de la CEEAC qui a toujours été aux côtés de notre pays surtout ces dernières années dans les moments les plus difficiles de son histoire, au Président Denis Sassou N’guesso, Président de la République du Congo-Brazzaville ès qualité de Médiateur de la crise centrafricaine, au Président Ali Bongo Ondimba, Président de la République du Gabon et Hôte du sommet de la CEEAC et au Président Theodoro Obiang Nguema Basogo, Président de la République de Guinée équatoriale ainsi qu’aux représentants des autres chefs d’Etat des pays membres de la Communauté.

Qu’ils en soient, une fois de plus, profondément remerciés pour leur effort inlassable et sans relâche pour ramener la paix en Centrafrique même si, nous Centrafricains, n’avons hélas pas toujours été à la hauteur de leur sollicitude et de leur magnanimité et n’avons su et pu mériter leur confiance inébranlable pour venir, à chaque fois que l’occasion se présente, à la rescousse de notre pays.

 

Je n’oublie pas qu’à chaque fois que de besoin, ils ont été à nos côtés. Que ce soit en termes d’appui d’aide budgétaire exceptionnelle pour faire face à nos besoins de financement qu’en fait de fourniture de troupes pour contribuer au maintien de la paix dans notre pays. J’ai, ici, présent à l’esprit l’opportunité de la mise en place de la Micopax d’abord, devenu ensuite la Fomuc, et rebaptisée Fomac qui joue aujourd’hui le rôle de force tampon à Damara, ville située à quelques encablures (75 km) de Bangui entre les forces de la rébellion du Seleka et les forces armées gouvernementales, empêchant du coup la prise de notre « Bastille » pour reprendre une métaphore.

C’est dire que le rôle de stabilisation que joue la force africaine dans notre pays n’est pas négligeable et n’est pas sans conséquence sur l’avènement du climat de paix dans notre société.

 

Cette ébauche de solution de règlement de la dernière grave crise centrafricaine ouverte avec l’éclatement de la énième rébellion armée qui a entraîné, de facto, la scission de notre pays en deux-, née sous la pression des pays amis et loin de constituer la panacée à nos problèmes structurels-, est de nature à permettre d’enterrer un tant soit peu- et espérons le définitivement- la hache de guerre. Si tant est que nous, Centrafricains, en avons la ferme volonté. Car, il faut retenir que personne ne viendra faire notre bonheur à notre place.

Il nous appartient et à nous seuls de construire méthodiquement et avec amour notre destin et notre pays.

La classe politique et la société civile, signataires et dépositaires des accords de paix inter-centrafricains de Libreville n’ont pas, n’ont plus droit à l’erreur. Elles doivent,- l’Afrique et le monde les regardent-, mettre de côté leurs intérêts égoïstes et leurs sentiments égotiques pour se montrer, pour une fois, à la hauteur des enjeux et des défis protéiformes auxquels notre pays est aujourd’hui confronté.

 

Ces défis, avant de se situer sur le terrain purement politique, sont d’abord d’ordre économique et financier, social, éducatif, culturel, environnemental, judiciaire, sécuritaire et diplomatique dans un monde en perpétuelle mutation. A ce propos, j’avais, en son temps, consacré une étude fouillée sous forme de propositions de solutions concrètes aux différents problèmes sectoriels que connaît notre pays. Cette contribution au grand débat en cours dans notre pays reste plus que jamais d’actualité. D’autant plus que depuis la rédaction de cet article, aucun changement et saut qualitatifs n’a été enregistré. Pire : la situation du pays s’est davantage dégradée. Ce, à tous points de vue.

 

Le peuple centrafricain, comme tous les autres peuples du monde, aspire à vivre en paix, aspire à connaître des conditions de vie meilleures, souhaite bénéficier du minimum social et du minimum vital grâce à la richesse de son sol et de son sous-sol.


Il en a plus qu’assez de devoir vivre, à intervalle régulier, les affres et les horreurs des guerres civiles qui déchirent notre pays. Notre peuple a trop souvent été martyrisé, pris en otage dans ce cercle vicieux, payant le lourd tribut des errements de la classe dirigeante et buvant le calice jusqu’à lie au point d’être parfois la risée et l’objet du sarcasme du monde.

Pour ma part, comme patriote et ayant un amour sans borne pour pays, j’en suis profondément affecté et peiné. Les médias étrangers ont rarement dépeint en termes élogieux la situation qui prévaut en Centrafrique et ils n’ont pas tout à fait tort car nous n’avons rien fait pour mériter une bonne réputation ; excellant souvent dans la médiocrité.

 

Le peuple centrafricain n’a pas le droit de mériter ce sort attristant et affligeant.

Il appert que dans ce jeu parfois de poker menteur, c’est toujours le bas peuple qui trinque. Nul n’est besoin de ressasser le fait qu’à la faveur de nos conflits fratricides récurrents et de nos turpitudes, ce sont nos filles, nos sœurs, nos épouses et parfois même nos mères qui en sont atteintes dans ce qu’elles ont de plus chères c’est-à-dire dans leur dignité intrinsèque.

Nos enfants enrôlés, dans les mouvements et forces armés, contre leur gré et contre la volonté de leurs parents pour en faire des enfants-soldats et des esclaves sexuelles.

 

Nos hommes politiques doivent dorénavant prendre conscience du caractère dramatique et tragique de cette situation et de la casse imposés injustement à notre peuple et à notre pays. Cette situation a suffisamment perduré et ne peut plus continuer de perdurer au risque de mettre en cause l’existence même de notre pays en tant qu’Etat souverain. J’en veux pour preuve la présence permanente sur notre sol de nombreuses ONG étrangères d’essence humanitaire et des forces armées étrangères obligées de venir nous prêter leurs concours pour faire face à la carence, à la défaillance et à la déliquescence de notre Etat. L’on dénombre aujourd’hui pas moins de 10 forces armées étrangères stationnées sur notre territoire. Ceci en dit long sur la nature des défis humanitaire et sécuritaire que doit relever notre pays pour ne s’en tenir qu’à ces aspects de la donne.

Force est malheureusement de constater et de déplorer qu’après 53 ans d’indépendance jour pour jour pourtant obtenus dans le sang et au prix de sacrifices, nous continuons d’être porté à bout de bras par la communauté internationale. Je prends le pari que sans cette assistance internationale, nous aurions été purement et simplement liquéfiés.

 

Si, nous avons le privilège, contrairement à beaucoup d’autres pays du continent, d’avoir une langue commune (la langue nationale),-le Sango-, censée raffermir et consolider le ciment de notre unité et de notre fraternité nationales dans notre diversité ethnique, je me suis souvent interrogé de savoir si le Centrafricain aimait son congénère, son compatriote et surtout son pays pour le voir aller à vau l’eau sans en être ému outre mesure.

 

Je me suis également souvent demandé si la classe dirigeante centrafricaine a conscience du grand retard, du handicap structurel et surtout de l’état de délabrement sans nom de notre pays en dépit de ses atouts économiques et de ses immenses potentialités naturelles fabuleuses qui suscitent pourtant tant de convoitises, pas forcément dans une optique malveillante de la part de potentiels investisseurs ; ressources qui ne demandent qu’à être rationnellement exploitées au bénéfice de nos populations.

 

Puisse, in extremis, les mânes du Père de l’indépendance nationale, le vénéré et vénérable Barthélémy Boganda qui doit se retourner, en ce moment, dans sa tombe, venir nous extirper des démons de la division, de cette situation de désarroi et créer la catharsis à laquelle notre pays a besoin.

 

A l’heure où le peuple centrafricain s’interroge sur son destin, nous devons savoir regarder à froid l’intérêt supérieur de la nation avant de nous intéresser à nos petits intérêts bassement matériels. La République Centrafricaine doit être placée au-dessus de toute autre considération matérielle personnelle, de tout intérêt particulier pour ne privilégier que l’intérêt général.

 

Je forme le vœu que la classe politique et la société civile centrafricaines dans leur ensemble puissent s’inscrire résolument dans cet accord de paix de Libreville signé sous l’égide de la communauté internationale; estampillé accord de la dernière chance obtenu aux forceps grâce au concours et à l’entregent de nos partenaires de toujours.

 

La classe politique doit s’approprier ce gentleman agreement quitte à modifier la constitution pour le rendre applicable chaque fois que les dispositions de cet accord semblent contredire les dispositions constitutionnelles. Notons que la constitution en tant que  loi fondamentale de la République a une valeur supérieure à un traité ou à une convention internationale au regard de la hiérarchie des normes juridiques. Pour rendre un traité ou une convention internationale contraire à la constitution applicable, l’on doit procéder à une modification de la constitution.

 

Sachons raison gardée ne pas décevoir, une énième fois, nos amis toujours prompts à nous apporter leur aide et soutien multiformes. Le facteur temps ne joue pas pour nous. Prenons conscience de ce que, alors que le monde avance à grand pas, nous Centrafricains, marquons le pas et même reculons comme si le mauvais sort et la fatalité se sont abattus sur notre pays pour encalminer et ainsi hypothéquer notre avenir.

 

Nous ne devons plus décevoir nos populations qui ont suffisamment souffert. Elles réclament instamment de s’épanouir dans un environnement de paix, de liberté, de justice et de prospérité et veulent jouir du bonheur, préoccupations somme toutes légitimes.

 

Et pour finir, je ne le dirai jamais assez car l’heure est grave:

 

Que Dieu bénisse la RCA.

 

 

 

 

                                                                                                   

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 04:18

 

 

 

Avant de signer publiquement le décret qui devait officialiser la nomination de Nicolas Tiangaye comme Premier Ministre, Bozizé a cru devoir comme à son habitude, réunir la classe politique, la société civile et le corps diplomatique pour une ultime foire d'empoigne au palais de la Renaissance. Il s'agissait pour lui, de donner la parole à un certain nombre de personnes telles qu'Auguste Boukanga, Bengué Bossin notamment, au sujet desquels d'évidentes questions d'équilibre mental  se posent et qui ne réprésentent en réalité que leur modeste personne mais que Bozizé instrumentalise à dessein pour discréditer et lyncher Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé, les deux principaux leaders de l'opposition qui lui mènent la vie dure et qui sont à tort accusés d'être les bras politiques de la rébellion de Séléka.

 

Tiangaye en particulier, a été vitupéré par ces énergumènes qui avaient des comptes personnels à régler avec lui et certaines personnes dans l'entourage de Bozizé et dans la majorité présidentielle pour les avoir écartés du déplacement de Libreville, parce qu'on devrait prétendaient-ils, y distribuer des enveloppes aux participants. Ces agitateurs sont utilisés délibérément par Bozizé qui leur ressemble aussi, pour abaisser le niveau des débats au sein de la classe politique et faire honte aux Centrafricains. Y en a marre de ces médiocres et de cette médiocrité très préjudiciable à la classe politique dans son ensemble. Ce doit cesser !  Doivent aussi cesser ces réunions au Palais, convoquées par voie de communiqué radio par le protocole d'état au nom de Bozizé, juste la veille pour se tenir le lendemain et sans la moindre indication d'ordre du jour ni de la qualité des participants. L'opposition ne doit plus cautionner et se prêter à cette bouffonnerie où Bozizé en profite toujours pour la ridiculiser.

 

Par ailleurs, il doit être clair que les prétentions de Bozizé de disposer non seulement pour son seul clan de 12 portefeuilles mais aussi des prétendues ministères régaliens, sont mal venues et une vilaine plaisanterie. Pourquoi se résigne-t-il à accepter sans broncher que le ministère de la défense où lui et son fils ont lamentablement échoué puisse revenir désormais à Séléka ? Pourquoi veut-il encore disposer du ministère des finances où le bilan de sa gestion y a été particulièrement désastreux ?  Pourquoi voudrait-il disposer du ministère des mines où sa gestion opaque avec Ndoutingaï a été si catastrophique pour le pays ? Pourquoi doit-il disposer du ministère de l'Administration du territoire afin délibérément encore saboter par malhonnêteté l'organisation des prochaines élections ? Pourquoi peut-il avoir encore des prétentions sur le ministère des affaires étrangères avec une diplomatie aussi calamiteuse comme jusqu'à présent ? Bozizé doit se mettre dans la tête une fois pour toute qu'il est en sursis car tout le monde a exigé à Libreville son départ. C'est pour des raisons d'apaisement du contexte politico-social dans le pays qu'on a été contraint de tolérer son maintien au pouvoir mais en tout état de cause cela ne lui confère plus jamais quelque pouvoir prétendument discrétionnaire que ce soit. Certaines dispositions de la constitution sont suspendues de fait pour des raisons politiques. Se demande-t-il même pour quelle raison il ne peut plus désormais destituer le Premier Ministre qu'on lui a imposé ?

 

La rédaction     

 

 

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Socrate Bozizé fatigué par le cinéma de son père

 

 

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Célestin Leroy Gaombalet alias "Gaou la fumée"

 

 

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les ténors de l'opposition démocratique


 

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Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye en pleine complicité

 

 

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Jean Michel Mandaba, Jacques Boniba du MLD et Mohamed Moussa Dhaffane CPSK

 

 

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Michel Djotodia Am Nondroko patron de l'UFDR et de Séléka


 

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gl Mohamed Moussa Dhaffane (CPSK - Séléka); derrière lui Gazam Betty et Djotodia

 

 

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Jean Jacques Demafouth;  Bozizé a donné lecture de sa lettre de candidature comme PM

 

 

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le corps diplomatique, l'ambassadeur de France Serge Mucetti en cravate bleue, Guy Samzun de l'UE, Mme Vogt du BINUCA, et Mme Hawa de l'UA

 

 

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Ngoki 

 

 

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Djotodia au micro pour réaffirmer le choix de Séléka de Tiangaye comme PM

 

 

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Le général Bozizé et le général Moussa Mohamed Dhaffane du CPSK

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 04:16

 

 

 

Nicolas Tiangaye PM

 

 

Il fait partie des rares Centrafricains qui n' associent pas la politique avec l'ascension sociale.

Maître Nicolas Tiangaye a toujours su gérer son cabinet d'avocat comme une entreprise. C'est par la rigueur de la gestion qu'il est parvenu au résultat qui le distingue des turpitudes des politiciens Centrafricains.

L'homme est forcément un modèle de réussite car il a acquis tous ces biens grâce à son acharnement au travail et à une gestion saine de sa patrimoine. Il n'a jamais fait carrière en politique et a toujours systématiquement rejeté les offres alléchantes des dictateurs. En 1998, il refuse d'être nommé premier Ministre du président Ange Félix Patassé

A 56 ans, le sérial avocat soigne bien son image sous son regard d'intellectuel avec ses lunettes vue claire et ses costumes taillés sur mesure.

Le nouveau premier ministre centrafricain est tout sauf un bénit oui-oui comme son prédécesseur Archange Touadera.

Après avoir dirigé le CNT (Conseil National de Transition), le défenseur des Droits Humains ne voulait pas faire une carrière en politique.

Mais face à l'injustice généralisée et au recul de la démocratie, à l'absence de la bonne gouvernance et surtout aux brutalités des pseudos libérateurs sur le peuple de Centrafrique, il décide de se lancer en politique.

 « J'ai décidé de me lancer en politique pour ne pas être complice des souffrances que vivent les Centrafricains au quotidien » dixit Tiangaye lorsqu'il décide de créer son parti la CRPS( Convention Républicaine pour le Progrès Social)

 

L'air toujours serein, cette attitude lui permet d'équilibrer la douceur et la fermeté afin de tenir la balance et de trouver la juste mesure face à un problème. son comportement est proche de celui du président français François Hollande qui cherche toujours un arrangement avant de prendre ses décisions.

 

Alors que les Centrafricains s'attendaient à le voir briguer une candidature à la présidence en 2016 contre les partisans du président Bozizé, il se laisse convaincre par ses pairs pour éteindre à nouveau l'éternel feu de la maison Centrafrique, en devenant premier ministre.

 

Si le but de la politique est la Défense des idées et la conquête du pouvoir, Me Tiangaye vient d'opter pour le premier, convaincu qu'il a les moyens de proposer des lois pour mettre en place des institutions fortes et sortir son pays de l'ornière.

La constitution de 2004 que Bozizé a failli torpiller fait partie de ses oeuvres ainsi que des juristes Centrafricains. Sans sa modestie habituelle, il aurait pu prétendre à la paternité de celle -ci.

Major national de sa promotion au baccalauréat série A4 à seulement 19ans, il obtient trois ans plus tard une Licence en droit privé à l'université de Bangui.

En 1979, il optient sa maîtrise en droit privé et en 1980 un DEA (Diplôme d'Etudes Approfondies option: Contentieux ) et enfin deux Certificats dont celui d'Aptitude à la Profession d'Avocat à l'université d'Orléans en France.

Téméraire et travailleur, Maître Tiangaye a également brillé dans sa carrière de défenseur des Droits. Bilingue, il a plaidé à Arusha en Tanzanie pendant deux ans pour le compte du Tribunal Pénal International du Rwanda. Il a été bâtonnier de l'ordre des avocats Centrafricains, et il est le président fondateur de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme, institution qu'il a dirigée pendant treize années.

Depuis 2008, il dirige la CRPS ( Convention Républicaine pour le Progrès Social dont il en est le fondateur).

Le premier ministre de transition Centrafricain Me Nicolas Tiangaye a surtout marqué son crédo en se révélant durant le procès du dictateur Bokassa.

Son insensibilité au non-respect des Droits Humains l'a poussé à défendre le président Bozizé qui a été torturé et jeté en prison pour tentative de coup d'Etat durant le règne du président Kolingba.

La consécration de ses oeuvres reste sans doute le prix du meilleur défenseur des droits de l'homme, décerné par l'ONU en 1999.

Me Nicolas Tiangaye a été également honorifiquement distingué par son pays, il est grand officier dans l'ordre de mérite et dans l'ordre de la reconnaissance Centrafricaine

 

Wilfried Maurice SEBIRO

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

Le Fédération de la CRPS-France-Europe, au nom de tous les militants sous-fédéraux, adresse toutes ses félicitations au Président du Directoire de la CRPS, Maitre Nicolas TIANGAYE, pour sa nomination au poste de Premier Ministre du Gouvernement d’Union Nationale de la République Centrafricaine, et tient à lui réaffirmer tout son soutien indéfectible.

 

 

Paris le 18 janvier  2013     

 

                                     Le bureau fédéral CRPS-France                                                                                                                                                                                             

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 04:05

 

 

 

FOMAC Tchadiens à damara

 

 

Le Tchad a annoncé aujourd’hui que ses forces armées, qui font partie des troupes de la CEEAC qui appuient la MICOPAX, resteront au moins un an en Centrafrique. Le chef de l’État tchadien, Idriss Déby, explique que la Centrafrique « nécessitera au moins un an de présence, correspondant à la durée de la transition ». La MICOPAX a par ailleurs été réorientée dans son action, afin qu'elle appuie la mise en œuvre du consensus de Libreville.

 

(Source : Reuters17 jan. 2013)

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 03:57

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : NICOLAS TIANGAYE NOMMÉ PREMIER MINISTRE

 

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Bangui, 17 janv.-13 (RJDH) – Le président François Bozizé vient de nommer l’avocat Nicolas Tiangaye comme Premier ministre de la Centrafrique. Le décret est signé lors d’une réunion entre les représentants du pouvoir, de l’opposition, de la rébellion de la Seleka, des mouvements politico-militaires non combattants et de la médiation congolaise au palais de la Renaissance à Bangui.


La nomination de Nicolas Tiangaye fait suite à la signature des accords de sortie de crise qui ont été signé le 11 janvier dernier à Libreville au Gabon. Le nom de Me Tiangaye a été proposé depuis le 12 janvier par l’opposition démocratique. La coalition rebelle de la Séléka a également soutenu la candidature de Nicolas Tiangaye.


Le nouveau premier ministre a pour mission de former dans les prochains jours un gouvernement d’Union nationale. La transition va durer 12 mois et aboutira avec l’organisation des élections législatives anticipées. Les membres de ce gouvernement, dont le Premier ministre, ne vont pas se présenter à ces élections d’après les termes de ces accords.


Les accords de Libreville interdisent au président Bozizé de dissoudre ce nouveau gouvernement et de limoger le premier jusqu’à la fin de la période de transition.


C’est dans les  48 à 72 prochaines heures que le nouveau Premier ministre va mettre en place son gouvernement. Selon le Président lors de cette réunion, ce gouvernement va compter 30 membres. 12 postes sont revenus à la majorité présidentielle. Les 18 autres seront répartis entre l’opposition démocratique, la coalition Séléka, les politico-militaires, et la société civile.


Nicolas Tiangaye, avocat, a été le chef de la délégation de l’opposition politique centrafricaine pendant les négociations de Libreville, sur la crise centrafricaine en début de la semaine. Il fut également Président de l’Assemblée nationale de transition, après la prise de pouvoir par coup d’Etat du général François Bozizé en 2003.


L’accord de Libreville exige un cessez-le-feu immédiat et prévoit aussi le retrait de toutes les forces militaires étrangères de Centrafrique, à l’exception de celles des Etats de l’Afrique et la poursuite du désarmement des rebelles.

 

 

BANGUI : LES ORGANISATIONS DES FEMMES CONDAMNENT LES VIOLENCES SEXUELLES SUR LES FEMMES ET LES FILLES DANS LES ZONES OCCUPÉES

 

Bangui, 17 janv.-13 (RJDH) Les organisations des femmes qui œuvrent pour la lutte contre la violence sexuelle dans les conflits et la promotion de la paix, ont dans un communiqué publié le mercredi 16 janvier, condamné les actes de violences et viols perpétrés sur les femmes et les filles dans les régions occupées par les rebelles de la Séléka et les forces armées centrafricaines (FACA).


Dans le communiqué, ces femmes ont dénoncé les actes de violences et viols dont les victimes sont les femmes et les filles des préfectures de la Nana-Gribizi, de la Ouaka, de la Kémo et d’autres localités. Ces femmes accusent les FACA et la Séléka d’être les responsables de ces actes.


Le document rappelle également les dispositions de la résolution et le statut de Rome qui stipulent que « le viol et d’autres formes de violences sexuelles peuvent constituer un crime de guerre et crime contre l’humanité ou un élément constitutif du génocide ».


Pour elles, la République centrafricaine fait partie des Etats qui ont ratifié les textes juridiques et internationaux pour la protection des civiles lors des conflits. « Il est donc de la responsabilité des parties en conflits de respecter et de garantir les droits de l’homme et les droits humanitaires », précise le communiqué.


Elles demandent aux parties en conflit de mettre immédiatement et totalement fin aux actes de violences sexuelles et viols perpétrés sur les femmes et les filles dans les zones occupées. Aussi, ces femmes lancent un appel aux Nations-Unies, à l’Union africaine et à la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale d’apporter leurs soutiens pour une solution à la crise centrafricaine.

 

 

BAMBARI : DES VICTIMES TÉMOIGNENT LEUR VÉCU

 

Bambari, 17 janv.-13 (RJDH) Une  quinzaine d’étudiants de l’Ecole normale des instituteurs (ENI) de Bambari qui ont quitté la ville, après l’occupation par les rebelles de la Séléka sont arrivés à Bangui  le 15  janvier.  Parmi eux, certains  acceptent de témoigner leur vécu pendant les moments de crise et la situation actuelle de la ville, au RJDH.


« Nous avons passé 15 jours à marcher tantôt sur la route, tantôt dans la forêt avant d’arriver à Bangui. Nous ne pouvons pas rester sur place dans la ville puisque nous n’avons plus de ressources pour subvenir à nos besoins. La plupart des normaliens n’ont pas de parents dans la ville. Et comme nous ne voulons pas mourir de faim, nous avons décidé de descendre sur Bangui », a témoigné Wilfried Wallo.


Il affirme que la ville de Bambari est presque déserte. La population et surtout les agents de l’Etat sont tous au champ, fuyant les représailles des rebelles. Ceux-ci avaient commencé dès la prise de la ville à faire une chasse aux sorcières contre les fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricain. Ils ont été aidés dans leurs macabres besognes par les jeunes qui avaient accepté de rejoindre les rangs des rebelles. Ces jeunes jouaient aux indicts contre les fonctionnaires, les commerçants et les hommes d’affaires de Bambari dans le but de bénéficier du pillage.


Un autre témoin a fait savoir que la population vit dans un climat de peur. «  Aux moindres erreurs, les rebelles sanctionnent. Le plus souvent par des exécutions sommaires. La ville de Bambari jadis resplendissante, a perdu tous ses attraits. Le jour, nous avons l’impression de vivre dans une ville fantôme. Je ne sais pas dans combien de temps l’Etat va remettre tout cela en place »,  s’est- il interrogé.


Par ailleurs, Il a souligné que la population a besoin d’une assistance médicale, afin de pallier aux épidémies du paludisme et de la diarrhée, dus aux piqures de moustiques et le manque d’eau potable. La société d’eau étant fermée et la population est obligée de consommer de l’eau de puits, mal entretenue. « Une action d’urgence est nécessaire pour la survie de la population », a suggéré un des témoins.

 

 

 

BANGUI : LA MÉNINGITE CONTINUE DE FAIRE DES VICTIMES EN CENTRAFRIQUE

 

 

Bangui, 17 janv.-13 (RJDH) Deux cas de  méningite  ont été  signalés à Paoua (nord), la semaine dernière. Un autre cas aurait été également découvert au complexe pédiatrique de Bangui.  L’ignorance  de la population sur les symptômes et le manque d’une vaccination régulière seraient à l’origine de la persistance de cette maladie, d’après les spécialistes.


Dans un entretien avec le RJDH ce jeudi 17 janvier, le  chef de service de la surveillance épidémiologique de la gestion des épidémies, Dominique Sénékian,  a confirmé   les deux cas signalés dans la sous-préfecture de Paoua.


« Les préfectures de l’Ouham-Pendé, de l’ Ouham, de la Nana-Gribizi,  de la Bamingui-Bangoran et la Vakaga sont les zones dites ceintures de la méningite, c’est-à-dire les zones dont la fréquence de la maladie est régulière en saison sèche», a-t-il expliqué.


Dr  Sénékian a déploré le comportement de certains parents qui ignorent la manifestation de cette maladie qui souvent, la confondent à d’autres maladies ou aux mauvais sorts jetés par les sorciers.


« Les symptômes de cette maladie sont entre autres, la fièvre, la raideur de la nuque chez l’adulte, et molle chez l’enfant, la convulsion alternative de la conscience »,  a-t-il expliqué, avant de préciser que les complications sont graves chez les victimes. « Nous notons la perte de la raison chez les victimes, qui souvent deviennent des sourd-muet ou bien des bègues. Nous notons aussi une défaillance dans l’organisme chez certains patients », a indiqué Dr  Sénékian.


Le chef de service de la surveillance épidémiologique souligne que le gouvernement n’a pas intégré la vaccination de lutte contre la méningite dans le programme élargi de vaccination (PEV), «  parce que c’est une maladie périodique qui s’attaque aux adultes et aux enfants », a-t-il dit.


Le docteur Sénékian invite la population à faire vacciner tous les membres de la famille à   éviter la contamination de cette dangereuse maladie, en amenant toutes personnes qui auraient présentées un signe de cette maladie au centre de santé le plus tôt possible.

 


 

OBO : LES PÉRIPHÉRIES DE LA VILLE SÉCURISÉES SELON DES CONSEILLERS AMÉRICAINS

 

 

Obo, 17 janv.-13 (RJDH) La population de la ville d’Obo (sud-est) peut  désormais vaquer librement à ses activités dans les périphéries de la ville. Une affirmation faite, mercredi 16 janvier, par un officier américain, conseiller militaire de la force conjointe basée dans la localité pour la lutte contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, lors de la réunion hebdomadaire de sécurité.


« Nous avons mobilisé  tous les éléments des  forces ougandaises et centrafricaines autour de la ville afin de sécuriser la localité. La population peut maintenant aller  partout où elle a  besoin pour cultiver », a-t-il fait savoir.


Par ailleurs les leaders communautaires présents à cette réunion ont déploré la présence des nombreux éléments de la LRA qui ont quitté le rang et selon eux, seraient recrutés dans l’armée ougandaise.  « La population garde encore les mauvais souvenirs des  Tongo-tongo (appellation locale des éléments de la LRA), surtout les victimes n’ont pas encore oublié les actes de violences commises par ces rebelles. Ainsi nous ne supportons pas de les voir parmi les forces ougandaises », a déploré  le chef du quartier Nokoura Maurice Makai.


De leur côté les conseillers américains se sont  réservés de tout commentaire sur l’information. Ils ont fait savoir que seuls les officiers ougandais peuvent répondre à ses allégations. D’après le constat fait par la Radio Zéréda les officiers ougandais  étaient absents  à cette réunion. Cette absence est constatée depuis le 19 décembre 2012  quand cette interrogation commence à prendre de l’ampleur.

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