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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 14:19

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 15/09/14 -- (Xinhua ) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué dimanche le transfert d'autorité tôt dans la journée de la mission de maintien de la paix en République centrafricaine (RCA) menée par l'Afrique, déclarant que la manoeuvre marque le début de l'action militaire et policière de la force de l'ONU dans le pays.

 

"Le secrétaire général salue le transfert d'autorité d'aujourd'hui, de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA)", selon un communiqué diffusé au siège de l'ONU à New York par un porte-parole de M. Ban. "Ce transfert d'autorité marque la réussite du mandat de la MISCA et le début de l'action militaire et policière de la MINUSCA en République centrafricaine".

 

Ravagée par des décennies d'instabilité et de combats, la RCA a été le théâtre d'une recrudescence de violence en décembre dernier lorsque les rebelles Séléka ont lancé une série d'attaques, qui ont connu leur apogée en mars lorsque le président François Bozizé a été contraint de fuir Bangui, la capitale nationale de la RCA, lorsqu'ils ont pris le contrôle de la ville.

Ban Ki-moon salue le transfert d'autorité de la mission de l'ONU en République centrafricaine

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 14:09

 

 

 

 

 

La nouvelle mission des Nations Unies devrait renforcer d’urgence la protection des civils

 

http://www.hrw.org/    15 SEPTEMBRE 2014

 

(Amsterdam, le 15 septembre 2014) – La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine devrait renforcer d’urgence la protection des civils dans les régions de l’est et du centre du pays où la violence sectaire s’intensifie, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et Stichting Vluchteling, une fondation néerlandaise pour les réfugiés. Le 15 septembre 2014, il est prévu que la nouvelle mission prenne le relais en matière de maintien de la paix derrière les forces de l’Union africaine.


Lors de deux missions de recherche dans le pays, en juillet et en septembre, dont une a été menée en association avec Stichting Vluchteling, Human Rights Watch a documenté le meurtre d’au moins 146 personnes depuis juin au sein et autour des villes de Bambari et Bakala dans la préfecture d’Ouaka, de Mbrés dans la préfecture de Nana-Gribizi et de Dekoa dans la préfecture de Kémo. Ce chiffre ne représente qu’une fraction du nombre total de meurtres rapportés étant donné que de nombreux massacres ont eu lieu dans des zones reculées, difficiles d’accès.


« Des civils sont tués par tous les camps à un rythme alarmant et les gens cherchent désespérément une protection », a indiqué Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Il n’y a pas de temps à perdre. La nouvelle mission des Nations Unies doit d’urgence déployer plus de troupes dans les régions orientales et centrales et prendre des mesures fortes pour protéger les civils de ces attaques brutales. »


La République centrafricaine traverse une crise aiguë depuis 2013 lorsque les rebelles de la Séléka, pour la plupart musulmans, ont pris le pouvoir dans une campagne caractérisée par le meurtre généralisé de civils, les incendies et le pillage des maisons et d’autres crimes graves. À la mi-2013, des groupes s’appelant eux-mêmes les anti-balaka se sont organisés pour combattre la Séléka. Les anti-balaka ont commencé à perpétrer des attaques de représailles à grande échelle contre les civils musulmans et, plus tard, contre d’autres personnes.


Le cycle meurtrier de violence sectaire s’est intensifié dans les régions orientales et centrales du pays dans les derniers mois, en particulier dans les préfectures d’Ouaka et de Nana-Gribizi, malgré la signature d’un accord de cessez-le-feu entre les deux factions à Brazzaville, en République du Congo, le 23 juillet 2014.


Quelque 6 000 soldats de maintien de la paix de l’Union africaine, connus sous le nom de MISCA, qui ont commencé à se déployer en octobre 2013, et 2 000 soldats de maintien de la paix français déployés dans le cadre de l’opération Sangaris en décembre 2013, luttent pour protéger les civils. Des milliers de civils sont morts dans les violences, près de 500 000 personnes ont été déplacées de leurs foyers et 300 000 ont fui à l’étranger en tant que réfugiés, dont de nombreux musulmans.

Alors que la présence des forces de maintien de la paix de l’UA et de la France a permis de prévenir une partie des violences, elle n’a pas stoppé les attaques sur les civils. À Dekoa, une ville où sont basés les soldats de maintien de la paix, la majorité de la population s’est entassée dans un camp de fortune de déplacés autour de la paroisse catholique cherchant désespérément un refuge contre les combattants de la Séléka. Le 9 septembre 2014, la Séléka a abattu trois hommes, dont un homme âgé, à seulement 200 mètres du camp. Un chercheur de Human Rights Watch, qui travaillait à proximité, a entendu les coups de feu et a interrogé les témoins.


Parmi les 146 meurtres récents documentés par Human Rights Watch, au moins 59 ont eu lieu à Bambari, où sont basés des soldats pour le maintien de la paix français et de l’Union africaine. Sur ces 59 victimes, 27 ont été tuées en juillet alors qu’elles avaient trouvé refuge dans le camp de déplacés dans la paroisse Saint-Joseph à Bambari et la résidence voisine de l’évêque.

 

Des civils ont aussi été attaqués dans leurs villages ou à proximité, alors qu’ils fuyaient ou tentaient de se cacher de leurs attaquants. Les assaillants ont attaché certaines victimes avant de leur trancher la gorge.


Dans un cas, le 19 juin à Sabanga, un village situé à quelques kilomètres de Bakala, un petit groupe de civils se cachant de la Séléka a été attaqué. Cinq membres d’une famille ont été tués, y compris une fillette de 7 ans et un garçon de 12 ans. Un témoin a raconté : « On entendait des balles siffler de toute part. Nous avons couru dans tous les sens mais ceux qui ont été touchés ne pouvaient pas fuir. La Séléka a continué à tirer même sur ceux qui étaient blessés. »


Dans un autre cas, dans la mine d’or de Kajbi, près de Morobanda en juin, des milices anti-balaka ont enterré vivant un homme et tué un autre à coups de machette pour avoir parlé à la Séléka. Un témoin désespéré a raconté à Human Rights Watch : « Nous sommes coincés entre les anti-balaka et la Séléka. Nous ne pouvons pas respirer. »


Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé l’établissement de la nouvelle mission de maintien de la paix, appelée MINUSCA, le 10 avril dernier. La mission, incluant près de 12 000 Casques bleus, a pour but de protéger les civils et de faciliter l’accès de l’aide humanitaire.


Human Rights Watch et Stichting Vluchteling ont exhorté les pays membres des Nations Unies à faire en sorte que les Casques bleus de la MINUSCA puissent être déployés en totalité et disposent des ressources adéquates et appropriées pour protéger les civils, y compris les populations musulmanes qui vivent dans les enclaves des régions de l’ouest et ceux vivant dans des camps de déplacés.


En particulier, la MINUSCA devrait documenter les violations des droits humains et publier un rapport, déployer des agents de liaison civils dans les zones où les civils font face à un risque élevé, aider les personnes qui ont fui à retourner chez eux et améliorer la logistique nécessaire pour un déploiement rapide dans les zones de violence. La MINUSCA devrait déployer un nombre adéquat de Casques bleus et de personnel civil féminins pour faire de la lutte contre les violences sexuelles une priorité principale de la mission.


« Les attaques contre les civils qui cherchent désespérément un refuge dans les camps de déplacés sont effroyables », a déclaré Tineke Ceelen, directrice de Stichting Vluchteling. « La MINUSCA doit accorder la priorité à la protection de ces camps et veiller à ce que les organismes humanitaires puissent accéder aux camps pour apporter des denrées alimentaires, de l’eau et une aide médicale. »


Un grand nombre des 6 000 soldats de maintien de la paix de l’UA sera transféré vers la nouvelle mission des Nations Unies. Les Nations Unies devraient effectuer un contrôle adéquat des soldats pour s’assurer qu’aucun soldat de maintien de la paix responsable de graves violations des droits humains n’est intégré dans la nouvelle mission des Nations Unies, ont déclaré Human Rights Watch et Stichting Vluchteling.

Le 24 mars, des soldats de maintien de la paix de l’UA, venant de la République du Congo  ont été mises en cause dans les disparitions forcées et l’exécution probable d’au moins 11 civils et possiblement sept autres, dans leur base à Boali. À Bossangoa, le 22 décembre 2013, des forces de la République du Congo ont vraisemblablement torturé à mort deux chefs anti-balaka. Les soldats responsables ont été transférés hors de Boali et deux officiers basés à Boali et Bossangoa ont été suspendus en attendant les enquêtes. Mais aucune enquête n’a été menée sur ces faits et aucune arrestation n’a eu lieu.


« Les soldats de maintien de la paix sont là pour protéger les civils, pas pour les attaquer », a déclaré Lewis Mudge. « Si l’UA et les Nations Unies négligent de mener une enquête sur ces crimes et incorporent des soldats de maintien de la paix dans la MINUSCA sans vérification appropriée, cela compromettra la mission toute entière. »


Human Rights Watch a aussi fait part de son inquiétude de voir les troupes de la République démocratique du Congo rejoindre la mission de l’ONU alors que cette armée a été citée comme l’une des quelques armées utilisant toujours des enfants soldats dans le rapport annuel du Secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité.

La lutte contre l’impunité et le rétablissement de la règle de droit sont essentiels pour améliorer la protection des civils, ont indiqué les deux ONG. Aucun haut dirigeant anti-balaka ou Séléka responsable de violence n’a fait l’objet d’une enquête ou n’a été arrêté et le système judiciaire est quasiment inexistant, même s’il y a eu des tentatives récentes de le restaurer à Bangui et Bouar. En mai 2014, la présidente par intérim Catherine Samba-Panza a formellement demandé à la procureure de la Cour pénale internationale d’ouvrir une nouvelle enquête sur le pays.


« Nous ne pouvons pas laisser la MINUSCA échouer », a indiqué Tineke Ceelen. « Les États membres des Nations Unies, y compris les Pays-Bas, doivent intensifier leurs efforts et faire en sorte que cette mission de maintien de la paix dispose de ce dont elle a besoin pour faire son travail. La tâche à venir est immense, mais nous ne pouvons pas rester sans intervenir alors que des dizaines de milliers de personnes font face à un risque de violences brutales. »

 

 

En raison de l’insécurité, des mauvaises routes et du manque de couverture du réseau de téléphonie mobile, des notes comme celles-ci sont souvent le seul moyen d’informer les amis et la famille du décès de proches. Cette note a été envoyée le 8 septembre par une femme de Mbres à son mari réfugié dans un camp de déplacés à Kaga-Bandoro. La femme annonce à son mari que sa grand-mère, Ibiya Choubouchou âgée de 60 ans, a été tuée dans une attaque de la Séléka. Choubouchou a été tuée le 6 septembre prés du village de Sabyambo.

 

« Des civils sont tués par tous les camps à un rythme alarmant et les gens cherchent désespérément une protection. Il n’y a pas de temps à perdre. La nouvelle mission des Nations Unies doit d’urgence déployer plus de troupes dans les régions orientales et centrales et prendre des mesures fortes pour protéger les civils de ces attaques brutales. »

 

Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch.

 

République centrafricaine : Des civils en danger (HRW)
République centrafricaine : Des civils en danger (HRW)

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 14:07

 

 

 

 

 

http://www.amnesty.org/   15 septembre 2014

 

La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains, a déclaré Amnesty International lundi 15 septembre 2014, date où la mission commencera à exécuter son mandat.


La mission de maintien de la paix de l’ONU prend en effet le relais de celle de l’Union africaine (UA) et Amnesty International craint que le déploiement initial (65 % seulement de son effectif total) ne lui permette pas d’accomplir son mandat étendu, qui inclut la protection des civils et la stabilisation et la sécurisation du pays.


« La passation de l’UA à l’ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme : l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine, a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.


« Si nous saluons la nouvelle mission pour la paix, nous craignons qu’elle ne soit pas en mesure de protéger efficacement les civils contre les violences tant qu’elle ne sera pas totalement déployée. »


La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), qui prend le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA ) dirigée par l’UA, est chargée de protéger les civils contre les violences, et plus particulièrement de protéger les femmes et les enfants touchés par le conflit armé. Afin de remplir cette mission, la MINUSCA doit montrer à la population centrafricaine que sa présence peut fait une réelle différence sur le terrain.


Le déploiement initial de la MINUSCA se compose de quelque 7 600 casques bleus. Amnesty International demande à l’ONU de l’amener à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible, et de déployer rapidement son personnel essentiel, notamment les observateurs chargés de veiller au respect des droits humains.


« Il faut combler sans attendre l’écart entre le nombre de casques bleus promis et déployé. Ce n’est que lorsqu’ils seront tous présents sur le terrain, effectuant des patouilles et protégeant la population civile, que la MINUSCA pourra remplir son mandat », a déclaré Stephen Cockburn. 


Amnesty International a recensé toute une liste de graves violations des droits humains, notamment des homicides illégaux, imputables à des troupes de la MISCA.

L’organisation demande à l’ONU de veiller à ce que les membres des forces de maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains en République centrafricaine lorsqu’ils servaient au sein de la MISCA n’intègrent pas la MINUSCA. Ils doivent faire l’objet d’enquêtes et, en cas de preuves suffisantes, être amenés à rendre des comptes.


« Il faut enquêter sur tous les incidents impliquant des troupes de l’UA et améliorer le système d’évaluation lacunaire afin de garantir que la mission de l’ONU n’intègre pas des agents du maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains », a déclaré Stephen Cockburn.


À la suite d’un épisode survenu à Bangui le 29 mars 2014 dans lequel des soldats de la paix tchadiens ont ouvert le feu sur des civils, faisant une trentaine de morts et des centaines de blessés, le Tchad a unilatéralement retiré ses troupes de la MISCA le mois suivant. Le 24 mars, le contingent de la République du Congo (Brazzaville) de la MISCA a été impliqué dans la disparition forcée d’au moins 11 personnes. À la connaissance d’Amnesty International, aucun membre de la MISCA n’a été poursuivi en justice pour des violations des droits humains.


« Il importe de mettre en place une procédure de sélection afin que les soldats et les policiers soupçonnés d’avoir commis de graves violations des droits humains n’intègrent pas la MINUSCA, a déclaré Stephen Cockburn. 


« L’ONU doit veiller à ce que sa politique d’évaluation du respect des droits humains par son personnel s’applique à tous moments et à ce que les soldats, les policiers et le personnel civil n’aient commis aucune atteinte aux droits humains dans leur pays et à l’étranger. »

Centrafrique : La force de maintien de la paix de l’ONU doit être déployée dans sa totalité pour protéger les civils

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 10:52

 

 

 

 

15/09/14 (AFP)

 

Le pape François a demandé dimanche que "la violence cède le pas au dialogue" en Centrafrique afin de protéger les populations civiles, à la veille du déploiement de la mission de l'ONU dans ce pays.

 

"Demain débutera officiellement la mission voulue par le Conseil de sécurité de l'ONU en Centrafrique pour favoriser la pacification et protéger la population civile qui souffre les conséquences d'un conflit en cours", a déclaré le pape à l'issue de la prière dominicale de l'Angélus, place Saint-Pierre au Vatican.

 

"J'encourage les efforts de la communauté internationale qui vient aider les Centrafricains de bonne volonté", a poursuivi François.

 

"Que la violence cède le pas le plus rapidement possible au dialogue, que les parties opposées laissent de côté les intérêts particuliers et oeuvrent pour que chaque citoyen, quelle que soit son ethnie ou sa religion, puisse coopérer à l'édification du bien commun", a conclu le pape argentin.

 

La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) doit se substituer progressivement à partir de lundi aux forces internationales déployées dans ce pays plongé dans une crise politico-militaire meurtrière.

 

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes sur le terrain, et comptera 12.000 soldats et policiers à effectif plein. Son mandat initial court jusqu'au 30 avril 2015.

Centrafrique : le pape demande que la violence cède le pas au dialogue

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 10:21

 

 

 

 

 

 

15/09/14 (AFP)

 

Du fait de son histoire mouvementée, marquée par l'instabilité, les coups d'Etat à répétition et l'incurie de ses dirigeants, la Centrafrique, où l'ONU prend lundi la direction des forces de maintien de la paix, détient le record des interventions internationales sur son sol.

 

Le pays a connu plus d'une dizaine d'interventions internationales, sous le drapeau de l'ONU, de l'Europe, de l'Union africaine ou d'organisations régionales africaines, sans compter les opérations militaires de la France, l'ex-puissance coloniale, ou de pays voisins comme le Tchad.

 

- MISSIONS DE L'ONU

 

Dès l'arrivée au pouvoir d'Ange-Félix Patassé en 1993, le pays se retrouve dans un état de rébellion quasi-permanente. Les années 1996-97 sont marquées par des mutineries à répétition dans l'armée.

 

Les accords de Bangui signés début 1997 sont censés y mettre fin. La Misab (Mission interafricaine de surveillance des Accords de Bangui, 1997-1998), une coalition de pays africains agissant sous mandat onusien, est chargée de faire respecter ces accords. Sans grand succès.

 

La Misab sera remplacée par des missions de l'ONU (Minurca, Bonuca, Binuca) censées contribuer à la consolidation de la paix, alors que le pays s'enfonce inexorablement dans le marasme: sanglantes épurations dans l'armée, tentative de coup d'Etat en 2001, innombrables exactions des militaires.

 

- INTERVENTIONS REGIONALES

 

Parallèlement, les organisations régionales créent leurs propres missions de "protection" et de "consolidation" de la paix, avec toujours aussi peu de résultats.

 

La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) intervient avec une Force de maintien de la paix et de la sécurité (2001-2002). La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) entre à son tour dans la danse avec la Fomuc (2002-2008). Puis ce sera la Micopax (2008-2013), placée sous l'autorité de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).

 

Pour tenter de lutter contre les rebelles tchadiens et soudanais opérant à partir du territoire centrafricain, les mandats de la Minurcat (2007-2010) et de l'Eufor-Tchad (2007-2009) sont étendus à la RCA.

 

- INTERVENTIONS EN COURS

 

Trois interventions sont en cours sur le territoire centrafricain au moment où l'ONU prend le relais (sans compter l'opération française Sangaris et ses 2.000 militaires).

 

Lancée en décembre 2013, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) est une force sous mandat de l'Union africaine. Elle compte environ 6.000 hommes, déployés à Bangui et en province.

 

Ses effectifs constituent la composante militaire de la Minusca, force onusienne officiellement déployée lundi.

 

Créée en avril 2014 par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l'ONU, la Minusca devrait compter à terme près de 12.000 Casques bleus, soldats et policiers.

 

Une force européenne, l'Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente, par un travail de proximité, de rétablir la sécurité.

 

Enfin, des militaires ougandais sont déployés dans l'est de la RCA: ils luttent, avec le soutien de forces spéciales américaines, contre la sanglante Armée de résistance du Seigneur (LRA) du rebelle Joseph Kony.

La Centrafrique, championne du monde des interventions internationales

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:43

 

 

 

 

 

Laurent Correau RFI  lundi 15 septembre 2014

 

Ce lundi 15 septembre, les soldats de la paix de l’Union Africaine présents en Centrafrique passent sous casque bleu et rejoignent la MINUSCA, une mission de maintien de la paix de l’ONU qui disposera d’un mandat plus large que celui de la force africaine présente jusqu'ici. Avec combien d’hommes et quel type de matériel la mission va-t-elle débuter ? Quels sont les objectifs de cette nouvelle mission ? Pour en parler nous recevons le général Babacar Gaye, le chef de la MINUSCA.

 

« Nous aurons 10 bataillons d'infanterie qui vont être déployés sur ce théâtre d'opérations. Nous héritons du dispositif de la Misca qu'on va réorienter en fonction de notre mission qui est un triptyque: protéger les populations, contribuer à la restauration de l'autorité de l'Etat et appuyer le processus politique. »

Gl Babacar Gaye: «Appliquons à la lettre les accords de Brazzaville» (RFI)

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:35

 

 

 

 

 

 

http://www.jolpress.com/  

 

À partir du 15 septembre, la force africaine présente en Centrafrique passe le flambeau aux Casques bleus de l’ONU. La nouvelle mission onusienne, la Minusca, va déployer 7 600 hommes, dont une grande partie se trouve déjà sur place. À terme, elle devrait compter 12 000 hommes.

 

Après des mois de violences en Centrafrique, l’ONU envoie ses Casques bleus dans le pays. La force onusienne de la Minusca, qui doit déployer 7 600 hommes – dont les 5 800 soldats de la force africaine de la Misca déjà sur place –, devrait à terme compter 12 000 hommes à effectif plein.

 

1 800 soldats et policiers supplémentaires, du Bangladesh, du Maroc, du Pakistan, du Sénégal et du Rwanda, vont ainsi être envoyés en République centrafricaine sous l’égide de l’ONU, de même que de nouveaux hélicoptères de transport.

 

Le rôle de la Minusca

 

La Minusca, Mission des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine, doit petit à petit prendre le relais des forces africaines et françaises. La France avait envoyé, en décembre 2013, près de 2 000 militaires dans le cadre de l’opération Sangaris.

 

« La Minusca devra autant protéger la population, assurer le maintien de l’ordre – en l’absence de forces de police et de gendarmerie –, permettre la transition politique, faire respecter les droits de l’homme et arrêter les responsables d’exactions », explique à JOL Press Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE), spécialiste de géopolitique et des questions de défense.

 

« Les Casques bleus devront aussi permettre aux convois logistiques de circuler librement à travers tout le territoire centrafricain, et auront la très lourde tâche de favoriser la reconstruction des forces de sécurité, tout en supervisant l’embargo sur les armes que l’ONU a imposé à la République centrafricaine », poursuit le spécialiste.

 

Des forces indispensables mais insuffisantes

 

Une mission qui s’avère complexe dans un pays miné par les massacres et exactions perpétrés par les milices anti-balaka et par les rebelles de l’ex-Séléka, deux coalitions hétéroclites qui s’affrontent depuis bientôt deux ans.

 

« Ces forces sont évidemment indispensables mais il suffit de voir le pays voisin, la République démocratique du Congo (RDC) avec la Minusco pour savoir que les forces des Nations unies ne sont pas suffisantes pour pouvoir assurer la reconstitution d’un État », confie Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), en charge de l’Afrique, interrogé par JOL Press.

 

L’autre problème, c’est la reconstitution des forces de sécurité centrafricaines : l’armée, la gendarmerie et la police. « Il est évident que les forces étrangères, qu’elles soient bilatérales ou multilatérales, ne sont pas à même de remplacer les forces de sécurité nationales ni d’assurer totalement la paix », estime M. Hugon.

 

La France, destinée à rester ?

 

La Minusca, seconde plus grosse opération de maintien de la paix sur le continent africain, devrait néanmoins compter sur un budget annuel considérable, de l’ordre de 800 millions de dollars selon Emmanuel Dupuy. « Reste à convaincre les États-Unis, qui sont le premier contributeur des opérations de maintien de la paix, de la légitimité de financer une telle mission, et ce jusqu’en avril 2015 », rappelle le spécialiste.

 

Quant aux forces françaises de Sangaris déjà déployées sur le terrain, elles pourraient être mises à disposition de la Minusca, selon la gravité de la situation. Début août, plusieurs militaires burundais de la Misca sont morts dans des combats à Bambari. Le 4 septembre, des accrochages entre des soldats français et des miliciens anti-Balaka ont eu lieu à Bossangoa, dans l’ouest du pays, faisant craindre de nouvelles pertes dans les rangs militaires français, après celles survenues en décembre 2013 et février 2014.

 

« Agissant potentiellement comme "Nation cadre" de cette future mission onusienne, la présence et la robustesse des moyens déployés par la France depuis la fin de l’année dernière témoigne aussi du caractère déterminant de la présence française dans le pays », indique M. Dupuy« Car au-delà de Bangui, [la capitale centrafricaine, ndlr], un pays grand comme la France et la Belgique réunies reste à être sécurisé ».

Lu pour vous : Casques bleus en Centrafrique: une présence indispensable de l’ONU?

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:28

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/    Lundi 15 septembre 2014

 

Longtemps annoncé et plusieurs fois reporté, le déploiement des Casques bleus en Centrafrique est enfin une réalité. En effet, c’est aujourd’hui 15 septembre 2014, que la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) passe le témoin à la Mission des Nations unies de soutien à la Centrafrique (MINUSCA). C’est au total 1800 soldats et policiers qui vont se joindre aux 5 800 hommes déjà déployés sur place, avec pour mission de protéger les populations, désarmer les ex-combattants, soutenir la transition politique et favoriser la distribution de l’aide humanitaire.

 

 La Séléka et les Anti-balaka ne semblent pas prêts à déposer les armes

 

 Jugez-en vous-mêmes. Il s’agit là d’un travail de bénédictin pour qui connaît le contexte sociopolitique en RCA, caractérisé par la haine religieuse sur fond de violence tous azimuts. La Séléka et les Anti-balaka qui se sont juré une lutte à mort, ne semblent pas prêts à déposer les armes et ce, en dépit des multiples efforts conjugués des pays voisins de la RCA et de la communauté internationale, notamment la France à travers l’opération Sangaris. Au moment où on croit avoir aplani les difficultés, surgit toujours une nouvelle paire de manches, compromettant ainsi toute sortie de crise. Et ce n’est pas la MISCA qui dira le contraire, elle qui a toujours eu maille à partir avec les combattants de la Séléka et des Anti-balaka. Elle a dû même,  par moments, plier l’échine face à l’intransigeance de ces deux milices qui ont contribué à mettre le pays sens dessus dessous. On se rappelle qu’avant la  MISCA, c’est la FOMAC (Force d’Afrique centrale) qui était chargée de protéger les populations  durement éprouvées par les exactions de ces deux milices. La suite, on la connaît.

 

 La priorité   consiste à ramener la paix et à ressusciter  l’Etat centrafricain

 

 Très vite débordée, la FOMAC a passé le témoin à la MISCA, le 19 décembre dernier, qui, à son tour, n’a pas tardé à montrer ses limites. Car il faut le dire, des Centrafricains, et Dieu seul sait s’ils sont nombreux, ont été tués ou brûlés vifs par d’autres Centrafricains, au  nez et à la barbe des soldats de la MISCA qui, dans bien des cas, ont gardé l’arme au pied. Certes, à leur décharge, on peut relever l’immensité du territoire centrafricain et l’insuffisance de moyens mis à leur disposition, mais il sied de rappeler qu’aucun sacrifice n’est de trop quand il s’agit de sauver une vie humaine. C’est dire donc que la MISCA n’a pas fait dans la dentelle ; elle qui, au regard de sa composition, était censée mieux connaître l’âme centrafricaine que les soldats français de Sangaris. Pourtant, ces derniers ont, dans bien des cas, ravi la vedette aux soldats de la MISCA qui donnaient l’impression d’être plus en villégiature que sur un champ de guerre. Cela dit, on espère que la MINUSCA qui vient de prendre le relais fera mieux, en se montrant à la hauteur de la tâche. Elle doit faire la différence avec la MISCA, si elle ne veut pas donner raison à tous ceux-là qui pensent déjà qu’elle constitue une « mission de trop ». Car dans un pays comme la RCA, la priorité des priorités consiste à ramener la paix et à ressusciter progressivement l’Etat centrafricain presqu’en lambeaux. Pour cela, il faudra, s’il y a lieu, recourir parfois à l’usage de la force, pour rappeler à l’ordre tous ces fauteurs de troubles qui ne veulent pas d’un retour à la normale. Ce qui suppose qu’au lieu d’un simple mandat de maintien de la paix, il faudra donner un pouvoir de répression aux Casques bleus de la MINUSCA. Car pour maintenir la paix, il faut d’abord l’instaurer. Et pour instaurer la paix, il faut combattre les ennemis de la paix.

 

Boundi OUOBA

Lu pour vous : RCA : La MINUSCA fera-t-elle mieux que la MISCA ?

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 01:19

 

 

 

 

 

14/09/2014 à 23:24

 

Des milliers de réfugiés observent depuis fin août les mouvements de tonnes de véhicules et de matériels débarqués d'avions-cargos géants à l'aéroport M'Poko, à Bangui. Le reste (camions, tentes, engins de chantier) arrive par la route en convois sécurisés: plus de 700 conteneurs débarqués au port de Douala, puis acheminés pendant dix jours le long de mauvaises pistes à travers le Cameroun. «C'était un défi logistique, mais nous sommes prêts», confie une source à l'ONU.

 

Espérée pendant des mois avant d'être enfin décidée par le Conseil de sécurité en avril, l'opération de maintien de la paix, placée sous chapitre 7 de la Charte des Nations unies autorisant le recours à la force, prend lundi le relais des troupes déployées par l'Union africaine: 5300 hommes de la Misca vont troquer leurs bérets verts, contre les casques bleu azur de l'ONU, au cours d'une cérémonie solennelle, rejoints par un premier contingent arrivé du Bangladesh. En tout, 7600 hommes, dont un millier de gendarmes et de policiers, tenteront de protéger les populations et de désarmer les combattants, tout en soutenant une éventuelle transition politique dans un pays ravagé par des décennies de corruption et que les combats sanglants entre milices musulmanes (la Séléka) et chrétiennes (les anti-Balaka) ont laissé en ruines.

 

«L'État est de retour»

 

À terme, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine) devrait rassembler 12.000 soldats et policiers, répartis sur 24 bases d'opération et trois états-majors régionaux. Nouvel acronyme, nouveau commandement… Mêmes buts. «C'est la douzième intervention de paix en RCA depuis 1997», observe un diplomate, qui veut croire, pourtant, au succès de cette «mission de la dernière chance». Parce que ses effectifs, plus nombreux, permettront de sécuriser un territoire plus vaste, en coordination avec les 2000 soldats français de l'opération «Sangaris», sur place depuis fin 2013, et les 150 uniformes européens de l'Eufor cantonnés à Bangui. Parce que ses équipements la rendront plus mobile: «L'ONU apporte la puissance de sa logistique. S'il y a besoin de déplacer rapidement 40 hommes pour une intervention, nous pourrons le faire.» Enfin, parce que le mandat de l'ONU est clairement d'assumer certaines missions régaliennes afin de rétablir l'autorité de l'État, en matière de police, de justice, et même de douanes. «La chaîne judiciaire est totalement rompue, souligne le chef des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous. Les tribunaux, les prisons sont en ruine, il n'y a pas de fonctionnaires, plus d'archives.» Des personnels civils (magistrats, gardiens de prison, ingénieurs) accompagnent la force, autorisée à «arrêter, détenir et juger les gens. (…) Après des décennies de pratique établie d'impunité, nous devons envoyer à la population un signal clair: l'État est de retour».

 

Mais l'optimisme affiché masque mal les faiblesses de l'opération. Les troupes africaines déjà sur place vont devoir s'adapter aux normes onusiennes, en terme de formation, d'équipement… une gageure. Les bataillons promis, notamment par le Pakistan ou l'Indonésie, pourraient tarder, et leurs effectifs non francophones font craindre sur le terrain des problèmes d'efficacité, comme le trop faible nombre de femmes militaires, rendant plus délicate la lutte contre les viols.

 

Enfin, des équipements vitaux font cruellement défaut: sur les douze hélicoptères espérés, seuls trois sont arrivés à Bangui. Cinq autres sont attendus dans les prochaines semaines… Tous de transport. «Nous aurions besoin d'hélicoptères d'attaque», admet Hervé Ladsous. Mais les contributeurs rechignent… Le budget annuel de la Minusca devrait dépasser 500 millions de dollars.

 

 

 

 

Centrafrique: l'ONU prend les commandes du maintien de la paix

 

15/09/14 (AFP)

 

Une nouvelle force de l'ONU prend officiellement lundi le commandement des opérations de maintien de la paix en Centrafrique, prenant le relais des forces internationales déjà déployées dans le pays pour faire cesser les sanglantes violences intercommunautaires.

 

Une cérémonie solennelle à la base de l'aéroport de Bangui doit marquer à partir de 14H00 GMT le transfert de responsabilités entre la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et la force africaine (Misca) jusque-là en charge des opérations avec l'appui de l'opération française Sangaris et de la force européenne Eufor-RCA.

 

"Ce transfert d'autorité représente la réussite complète du mandat de la Misca et le commencement de l'action militaire et policière de la Minusca en République centrafricaine", a souligné le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, tout en appelant les protagonistes du conflit à "cesser immédiatement les violences" et à faire progresser la transition politique.

 

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes (pour la plupart issus des rangs de la Misca) sur le terrain et comptera 12.000 soldats et policiers à effectif plein.

 

"Notre mission peut se résumer en un triptyque : protéger la population, appuyer le processus politique et contribuer à la restauration de l'autorité de l'Etat", selon le général Babacar Gaye, chef de la Minusca.

 

La tâche s'annonce ardue et de longue haleine. Si les violences intercommunautaires massives entre populations chrétiennes et musulmanes ayant fait des milliers de morts depuis décembre 2013 ont cessé, elles ont provoqué un désastre humanitaire avec des centaines de milliers de déplacés et contraint à l'exode les civils musulmans de régions entières.

 

La crise en cours est née du renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la rébellion Séléka - à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien - de Michel Djotodia. M. Djotodia a lui-même été contraint à la démission début 2014 pour son incapacité à mettre fin au cycle infernal de représailles et de contre-représailles entre combattants Séléka et miliciens anti-balaka.

 

- 'Tout repenser, tout reconstruire' -

 

Surtout, cette crise est venue s'ajouter à de nombreuses autres (rébellions, mutineries, coups d'Etat...) qui ont au fil des ans totalement déstructuré la société et l'Etat centrafricains et précipité les quelque 4,8 millions d'habitants dans la misère malgré le potentiel agricole et minier du pays.

 

"L'Etat n'existe plus dans ce pays. On est face au néant", constatait début septembre un diplomate occidental : "Il va falloir tout repenser, tout reconstruire. Et les Centrafricains n'ont pas les capacités pour cela, disons-le clairement."

 

Face aux crises successives, la réponse internationale s'est à chaque fois "limitée à trois éléments importants mais insuffisants : une présence militaire, une forte assistance humanitaire et une aide budgétaire pour assurer la survie de l'administration", explique un récent rapport de l'International Crisis Group (ICG).

 

"Les précédentes interventions ont toutes échoué car elles ont ignoré ce problème structurel de la prédation comme mécanisme de pouvoir, sous sa forme étatique (banditisme d'Etat à travers la corruption, les pillages et la +mise en coupe réglée du Trésor public+ notamment) comme contre-étatique (les groupes armés)", détaille ICG.

 

Car, au fil des décennies, il y a déjà eu beaucoup d'interventions internationales dans le pays. C'est même une spécialité centrafricaine.

 

Aussi, les Centrafricains placent-ils désormais leurs espoirs dans l'action de la Minusca. Mais avec modération.

 

"Tout a été essayé pour permettre à la République centrafricaine une stabilisation quasi certaine. Mais c'est toujours un retour à la case départ", relève Ange Abdoul, cadre bancaire à Bangui : "Pour moi, le doute reste toujours permis" sur l'efficacité de la Minusca.

 

Christian PANIKA

L'ONU déploie sa mission en Centrafrique
L'ONU déploie sa mission en Centrafrique
L'ONU déploie sa mission en Centrafrique

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 01:18

 

 

 

 

 

 

Par RFI  14-09-2014 à 14:56

 

En Centrafrique, ce lundi 15 septembre verra le passage officiel de témoin de la force africaine Misca à une mission des Nations unies, la Minusca. Les 6 000 hommes de la Misca constitueront le noyau dur de la nouvelle force qui devrait être constituée à terme de 12 000 personnes. Dans un premier temps, ce sont surtout les soldats de la paix africains qui vont échanger leur casque vert contre un casque bleu. A 48h00 de la « bascule », une cérémonie d'hommage à la force africaine était organisée samedi au camp Mpoko à Bangui.

 

Les trompettes sonnent. Face à une tribune d’honneur, déjà parée aux couleurs de l’ONU, les bérets verts ont reçus les remerciements des autorités centrafricaines. Des remerciements portés par la présidente de transition. Catherine Samba-Panza qui s’est félicitée des résultats de l’action internationale en neuf mois.

 

« Aujourd’hui, la ville de Bangui a presque retrouvée sa gaîté, des écoles et des hôpitaux ont réouvert, et la vaillante population de Bangui réapprend, progressivement, à vivre dans la quiétude. Le corridor Bangui - Beloko, principale source d’approvisionnement du pays est sécurisé principalement grâce à la Misca et à Sangaris. »

 

Le chef de la Misca, le général Mokoko, a de son côté tenu à saluer la mémoire des soldats de la paix africains tombés en mission.

 

« Plus d’une trentaine de ces jeunes gens sont morts en terre centrafricaine, j’exhorte, j’implore même, tous ceux qui peuvent œuvrer d’avantage à l’apaisement dans ce pays, à se donner la main et à chasser l’amertume de leur cœur et de leur esprit. »

 

Dès la fin du défilé, la rigueur de la cérémonie a laissé la place à une prestation musicale improvisée des contingents des deux Congo avec des fusils Kalachnikov transformés en cymbales et des chants qui appelaient les Nations unies à leur donner le casque bleu.

Cérémonie d'hommage à la Misca en RCA
Cérémonie d'hommage à la Misca en RCA

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