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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 16:47

 

 

Centrafrique Bangui : Le gouvernement scelle avec dix groupes armés un accord sur le DDRR

 

Bangui, 11 mai 2015 (RJDH)— Au total dix groupes armés non conventionnels ont signé le dimanche 10 mai un accord sur les principes du Désarmement Démobilisation, Réintégration et Rapatriement. Le document fixe les critères d’éligibilité des combattants au DDRR et énumère les différentes étapes de ce processus de désarmement.

 

L’UFR, la RJ, l’UPC, le FDPC, le MLCJ, l’UFRF, le RPRC, le FPRC, la Séléka Rénovée et les ex-combattants Anti-Balaka sont les groupes armés qui ont signé cet accord. Marie Noëlle Koyara, ministre d’État en charge de la Défense Nationale représentant la partie gouvernementale était présente  lors de la cérémonie de signature, qui s’est déroulée en marge des travaux du forum national de Bangui.

 

En son article 1, les signataires décident d’œuvrer pour la paix et à travers le processus du DDRR, « Les combattants desdits groupes armés s’engagent fortement à déposer les armes, renoncer à la lutte armée comme moyens de revendication politique et à entrer dans un processus de DDRR et d’entrer dans la lutte politique telle que défini dans le présent accord ».

 

L’article 3 fixe trois critères rendant éligible au processus du DDRR : être membres des groupes armés signataires du présent accord, avoir déposé son matériel (armes en fonction et effets militaires) et l’éligible des enfants associés aux groupes armés est d’office, même s’ils ne détiennent pas d’armes.

 

Les dispositions de l’article 4 prévoient le regroupement des groupes armés dans un délai raisonnable, « Tous les ex-combattants et ex-éléments armés signataires du présent Accord doivent être regroupés dans un délai raisonnable ». Le même article ajoute que durant leur cantonnement, les éléments seront pris en charge par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires.

 

Selon le même texte, le DDRR se composera d’une série d’opérations, allant de l’identification des enfants associés aux groupes politico-militaire, à la vérification des critères d’éligibilité et la remise de la carte de démobilisé aux éligibles. S’en suivent une phase de sensibilisation des combattants sur le contenu du plan national de DDRR et le choix laissé aux candidats entre la réintégration communautaire et l’intégration conditionnée dans l’armée nationale. Tel est le contenu de l’article 5.

 

Les articles 6, 7 et 8 parlent de la situation des combattants inéligibles et des sujets étrangers, présents dans les rangs des groupes armés. Les premiers bénéficieront des programmes conçus en faveur d’eux et les seconds seront rapatriés dans leur pays d’origine, s’il s’avère qu’ils n’ont pas commis de crimes en Centrafrique.

 

De ce que nous pensons : L’Accord a été applaudi quelques heures après sa signature. La Minusca a publié à cet effet un communiqué en date du 10 mai. Son chef, le Général Babacar Gaye affirme qu’un pas important est franchi sur le chemin de la paix en Centrafrique.

 

Du point de vue de la solennité, cet Accord succède à l’Accord de Cessation des Hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014. Chose curieuse, un iota de ces lignes n’a bougé. Les groupes armés se rejettent constamment la responsabilité de la violation du texte de Brazzaville. En attendant de voir sa mise en œuvre, le manque de calendrier précis sur les opérations de DDRR, dans l’accord du dimanche 10 mai s’apparente déjà au premier défi que devraient relever les acteurs de sa mise en œuvre./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Centrafrique/Bangui : Double manifestations devant le CNT
 

Bangui, 11 Mai 2015 (RJDH) – La clôture du Forum National de Bangui s’annonce perplexe. Une centaine des protestataires venus des quartiers Boy-Rabe et Combattant ont manifesté devant l’hémicycle du Conseil National de Transition (CNT) demandant la libération des chefs Anti-Balaka et la démission de Catherine Samba Panza présidente de la transition. Alors que de l’autre côté, une marche de soutien aux assises est organisée pour les résolutions du Forum de Bangui.

 

Drapeaux en main et feuilles de palmiers, ils chantent et dansent en face des forces de l’ordre. Les pro-Anti-Balaka, ont brandi des cartons et banderoles sur lesquels ils réclament la libération des chefs de guerre incarcérés à la maison d’arrêt de Ngaragba, le retour des deux ex-chefs d’Etat centrafricain François Bozizé et Michel Djotodjia et la démission de Catherine Samba Panza, présidente de la transition.

 

Les représentants des Anti-Balaka ont rejoint ceux qui sont venus manifester. Certaines informations parlent aussi de la présence des ex-Séléka dans cette manifestation pour la même cause.

 

De l’autre côté de la devanture du CNT, un autre groupe soutien plutôt les grandes décisions attenues du Forum de Bangui. « Une réussite totale du Forum condition du retour de la paix et la légalité constitutionnelle », tel est le point soulevé par les organisateurs de la marche du soutien au Forum National de Bangui. 

 

Ces dernières refusent toutes prises de position pouvant replonger le pays dans la crise et perturber la « bonne marche de la transition ».

 

La cérémonie de clôture du Forum National de Bangui s’est déroulée en absence du président de la République du Congo Brazzaville Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise Centrafricaine qui était  présent à l’ouverture le 04 Mai./

 

Vivien Ngalangou


 

Centrafrique/Signature d'un Accord de désarmement, un pas important franchi, selon le chef de la MINUSCA

 

Bangui, 11 mai 2015 (RJDH) ---- « Je veux croire qu’une page est vraiment tournée en Centrafrique », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, le dimanche 10, mai à Bangui. Une déclaration faite après la signature de l’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) entre le Gouvernement de transition et les groupes armés.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a salué la démarche historique, intervenue après des intenses négociations, tout en souhaitant que la signature de l’Accord soit suivie d’effets sur le terrain. «Ce n’est pas sans hésitation que les groupes armés abandonnent la lutte pour entrer dans le seul chemin qui mérite, celui de la paix », a-t-il dit.

 

Babacar Gaye a réitéré la disponibilité de la communauté internationale à appuyer le programme national du DDRR. « La signature de cet accord montre le spectre du soutien que l’on peut apporter à un pays. Il constitue une possibilité de remobiliser tous les partenaires autour de la Centrafrique ». a-t-il ajouté.

 

La MINUSCA et le PNUD avaient déjà lancé un programme de travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) pour les ex-combattants et les jeunes à risque. Ces travaux sont dans le cadre de l’Article 4 de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014.

 

Les signataires ont tous salué la signature de cet Accord qui mettra un terme aux souffrances de la population Centrafricaine.

 

En dehors des dix groupes armés qui ont signé cet accord, le Président du Présidium du Forum de Bangui, le Professeur Abdoulaye Bathily, le Ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara et le Représentant des forces vives de la Nation, Gervais Lakosso, ont aussi signé cet Accord./

 

RJDH

 

Centrafrique/Bangui : Double manifestations devant le CNT
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