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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 22:33

 

 

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) 2013-06-24 17:16:00 - Plusieurs camionneurs camerounais ont suspendu leurs activités en Centrafrique pour des raisons d’insécurité, une suspension qui ne sera levée que lorsque « toutes les conditions de sécurité seront réunies », a appris APA, lundi, de sources syndicales.


La première conséquence de cette décision serait « la famine grandissante » en Centrafrique, une situation qui conforte la position des organisations humanitaires qui font état de plus de 500 mille personnes menacées par la famine.


Plus d'un mois après l'assassinat d'un camionneur par des « éléments incontrôlés de la Séléka », du nom de la rébellion qui a pris le pouvoir en mars dernier à Bangui, plusieurs d'entre eux redoutent toujours de desservir la Centrafrique.


« Nous avons pris cette décision pour des raisons de force majeure, puisque notre sécurité n'est plus assurée une fois qu'on traverse la frontière du Cameroun, et qu'on entre en territoire centrafricain », se désolent-ils.


Malgré des assurances des autorités centrafricaines, « la situation ne s'est pas améliorée », car « on a même le sentiment que l'arnaque a pris des proportions inquiétantes ».


La décision des camionneurs traduit dans l'ensemble le courroux des autorités camerounaises qui notent une résurgence de l'insécurité dans les villes frontalières, et qui peuvent expliquer l'absence d'une invitation officielle du président Paul Biya au chef de l'Etat de la transition Michel Djotodjia au sommet sur la sécurité et la sureté dans le Golfe de Guinée.


En dehors « d'un gros risque d'être tué », des camionneurs dénoncent « une arnaque à ciel ouvert » des forces de l'ordre centrafricain, « certains poussant l'incurie de nous exiger de ramener les vivres frais du Cameroun au prochain voyage », se plaignent-ils.

 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=202804#sthash.BYk7h1Nt.dpuf

Des camionneurs camerounais suspendent leurs activités en Centrafrique pour cause d'insécurité
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Centrafrique-Presse.com
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:29

 

 

L’Église catholique de Centrafrique a payé un lourd tribut aux exactions

 

http://www.la-croix.com  24/6/13

 

L’archevêque de Bangui, capitale de la Centrafrique, Mgr Dieudonné Nzapalainga, dénonce à Paris, lundi 24 juin, la crise humanitaire dont est victime son pays depuis l’arrivée au pouvoir, en mars dernier, des rebelles de la Séléka.

 

Selon lui, l’Église catholique a été particulièrement ciblée par les rebelles.

 

« Notre pays la République centrafricaine vient de vivre, ces derniers mois, une des périodes les plus sombres qu’ait jamais connu un Centrafricain », a alerté

l’archevêque de Bangui (République centrafricaine), Mgr Dieudonné Nzapalainga, lors d’une conférence de presse à Paris, lundi 24 juin, consacrée à la crise traversée par la Centrafrique depuis l’arrivée au pouvoir, en mars dernier, de la Séléka (une coalition de mouvements rebelles largement composée de musulmans partis des campagnes du Nord-Est du pays).

 

« Il y a eu par le passé des histoires politico-militaires en Centrafrique, mais les derniers événements que nous venons de vivre, de mon vécu de Centrafricain, je n’en avais jamais connu de tels », a-t-il poursuivi. Et d’énumérer les conséquences humanitaires de la victoire de la Séléka : « Hôpitaux, écoles, véhicules, maisons, magasins, unités de production… ont été pillées, détruits ou emportés. Des vies humaines n’ont pas été épargnées, sans compter d’autres violations des droits de l’homme. Les diocèses du pays se sont vus dépouiller de leurs moyens de locomotion et autres biens ».

 

Sur cette question, Mgr Nzapalainga a été très clair : « l’Église catholique centrafricaine a payé et paie encore par quelques exactions un lourd tribut ». Les neuf évêchés du pays ont été « visités », plus de cent véhicules volés.

 

ÉVITER L’AFFRONTEMENT ENTRE LES RELIGIONS

 

« Partout à travers le pays, les violences semblaient être dirigées contre l’Église et les personnes de confessions religieuses autres que l’islam », a-t-il affirmé avant de poursuivre : « aussi, des tensions intercommunautaires se sont vite fait jour au sein de la population, laissant planer le risque imminent des confrontations à large échelle ».

 

C’est pour éviter l’affrontement entre les religions qu’il s’est associé avec le président des associations des Églises évangéliques et le président de la communauté islamique de Centrafrique, pour ouvrir une « concertation autour de la paix entre les communautés du pays ». Ensemble, ils ont été dans l’arrière-pays pour promouvoir la paix entre les uns et les autres. À l’occasion de ce voyage, ils ont mesuré l’étendue des dégâts : écoles, lycées, maisons, préfectures, trésors publics, églises et presbytères pillés et vandalisés.

« DU JAMAIS VU CHEZ NOUS ! »

 

Après avoir exposé les actions de l’Église en faveur de la paix dans ce contexte tourmenté (collecte et distribution de vivres, accueil et visite des victimes de la guerre), Mgr Nzapalainga a lancé « un appel solennel à la communauté internationale pour que le peuple centrafricain ne soit pas oublié en ces temps », et a « imploré la bonté de divine de protéger la population centrafricaine pour que la paix revienne dans ce pays ».

 

Interrogé par La Croix sur la nouveauté de cette crise, l’archevêque de Bangui a répondu que, « en effet, ce n’est pas la première crise que traverse la Centrafrique : mais d’habitude, après un coup d’État, cela ne dure que deux ou trois jours et c’est très local. Cette fois, elle se prolonge depuis des semaines et elle touche l’ensemble du pays. C’est en ce sens que l’on peut dire que ce n’est du jamais vu chez nous ! ».

 

Quant à la dimension antichrétienne du conflit, Mgr Nzapalainga a répondu qu’il fallait éviter toute forme d’amalgame entre l’islam et l’attitude de la Séléka vis-à-vis des biens d’Église. « Mais, il faut que les responsables répondent des actes de leurs hommes », a-t-il précisé.

 

LAURENT LARCHER

 

 

Des chrétiens et musulmans cherchent à faire baisser les tensions confessionnelles en Centrafrique

 

http://www.la-croix.com

 

L’arrivée au pouvoir de la Séléka a renforcé les suspicions.

 

Personne ne manquait. Les imams en boubou, les pasteurs en costume et les prêtres en soutane se sont assis les uns à côté des autres. Réunis à Bangui pour se former au règlement des conflits, les plus hautes autorités religieuses du pays ont prié d’une seule voix. Leur message de paix a été retransmis sur les ondes. « Attaquer les chrétiens est de nature à jeter le trouble », a insisté l’imam Oumar Kobine Layama qui craint les dérapages entre croyants.

 

Les tensions interconfessionnelles se sont exacerbées en Centrafrique avec la prise de pouvoir par la Séléka, une rébellion largement composée de musulmans partis des campagnes du Nord-Est. Les chrétiens et la hiérarchie de l’Église reprochent le pillage de paroisses, la profanation de lieux de culte, les tirs dans la cathédrale de Bangui… 

 

Sans craindre l’exagération, ils affirment que les musulmans ont été épargnés par les razzias. En ces heures troublées, tous s’observent en chiens de faïence.

 

PEUR D’UN COMPLOT ISLAMISTE

 

La Centrafrique a déjà connu des heurts entre religions dans le passé. Une dizaine de mosquées avaient été brûlées en 2010 à Bangui en représailles après la mort d’un enfant retrouvé dans la voiture d’un musulman. 

 

« En Centrafrique, des Églises du Réveil ont prospéré dès les années 1980 en tenant un discours anti-musulman », rappelle Roland Marchal, chercheur au CNRS. Dans une tentative désespérée de sauver son régime à la fin 2012, le président François Bozizé avait aussi attisé les braises en brandissant la menace du péril islamiste.

 

Après le coup d’État et les abus qui l’ont suivi, s’est répandue la peur d’un complot islamiste ourdi de l’étranger. Une peur avivée par la présence de mercenaires soudanais et tchadiens parmi la Séléka. 

 

LE PRÉSIDENT DIT SON ATTACHEMENT À LA LAÏCITÉ

 

« Ils se comportent en conquérants », s’énerve l’archevêque Dieudonné Nzapalainga qui se dépeint en sentinelle de la laïcité. « Pourquoi les rebelles ont-ils brûlé tous les actes de naissance lors du sac de Bangui ? Pourquoi avoir consacré une journée de prière à la mort du Prophète ? Il n’y a pas de fumée sans feu. »

 

Un texte attribué au nouveau président Michel Djotodia nourrit la suspicion. Dans ce document adressé à l’Organisation de la coopération islamique en 2012, l’ancien rebelle aurait affirmé sa volonté d’instaurer la charia. L’intéressé a beau parler de faux, le mal est fait. 

 

« Ma mère est chrétienne, mon père est musulman, précise à La Croix Michel Djotodia. J’ai moi-même été au petit séminaire. Je suis musulman, je ne suis pas islamiste. La Centrafrique est laïque et le restera. »

 

Olivier Tallès, à BANGUI

 

 

 

 

Peurs et pillages dans la Centrafrique ignorée

 

Trois mois après le coup d’État, les anciens rebelles de la Séléka continuent de voler, brûler et tuer, en toute impunité. 

 

Reportage au nord de Bangui, où l’administration est à l’agonie et les paysans livrés à eux-mêmes.

 

La chèvre s’est enfuie par les ruines de l’église calcinée. Le hameau de Yangoumara se fige. Les minutes défilent dans un silence de cimetière. Au bout d’une heure de patience, un paysan sort timidement des fourrés. Puis un deuxième, un troisième. Ils approchent à pas lents, s’assurant qu’aucun homme en armes ne se tient dans les parages. 

 

Ils parlent entre eux en sango, principale langue de la Centrafrique. Prenant son courage à deux mains, François Sodji (1) raconte l’attaque qui a dévasté son village isolé dans le Nord, à une longue journée de route de la capitale, Bangui.

 

Les soldats ont surgi le 2 juin par la piste cabossée. C’étaient des hommes de la Séléka, la rébellion qui a renversé le régime du président Bozizé le 24 mars. Ils arrivaient de la ville de Bouca et cherchaient du bétail. Mitraillant les alentours, les porteurs d’armes ont blessé un paysan et chassé les habitants apeurés. 

 

LA CENTRAFRIQUE ENCHAÎNE LES DICTATURES

 

À la sortie du village, une balle partie d’on ne sait où a mortellement fauché l’officier du petit groupe de pillards. En représailles, les soudards ont passé les maisons à la torche, une par une, n’épargnant ni l’école, ni les lieux de culte. Sur le chemin du retour, ils ont tiré sur une femme qui vendait son manioc au bord de la piste. L’herbe a déjà recouvert sa tombe.

 

 « On ne pouvait pas confondre cette femme avec un rebelle ou un braconnier », s’étonne encore François Sodji. Trois semaines après le drame, les villageois refusent de quitter leur cachette en forêt malgré les moustiques qui transmettent le paludisme, la pluie qui transperce les abris de fortune, l’humidité qui ronge les bronches des enfants. Bientôt, les maladies emporteront des nouveau-nés, des femmes enceintes, des grands-pères affaiblis. Mais au cœur des campagnes, personne ne vous entend mourir.

 

Quand les paysans essaient de retracer l’histoire des rébellions de la Centrafrique, ils se perdent dans les noms et les dates. Le pays de l’ancien empereur Bokassa enchaîne les coups d’État et les dictatures depuis son indépendance en 1960. Les mutineries des années 1990 ont mis les provinces à genoux. 

 

LA SÉLÉKA, « ARMÉE D’OCCUPATION »

 

Après sa prise de pouvoir par les armes en 2003, le général François Bozizé s’est transformé en dictateur, régnant sur Bangui et une petite moitié du pays. Il n’a guère trouvé de Centrafricains pour regretter son renversement par la coalition Séléka. Mais c’était avant les pillages.

 

Trois mois après leur coup d’État, « les “Séléka” se comportent comme une armée d’occupation régnant par la terreur », résume un diplomate. Mercenaires soudanais ou tchadiens aguerris, coupeurs de routes reconvertis, combattants musulmans originaires du nord du pays : la troupe cantonnée en province sévit en toute impunité.

 

 « Selon nos recherches sur le terrain, les éléments de la Séléka continuent de tuer des civils, de piller les biens privés et de brûler des villages. Le commandement de la Séléka à Bangui ne contrôle pas ces éléments ou est complice de cette violence », déclare Jean–Marie Fardeau, de Human Rights Watch. 

 

DES GROUPES ARMÉS PROFITENT DU CHAOS

 

Pas une ville, pas un village sans victime d’exactions. Dans la commune de Ouendago, des hommes en treillis se sont abattus comme la foudre à la tombée du jour. Ils cherchaient des femmes, maison par maison. Après s’être concertées, six d’entre elles acceptent de raconter leur calvaire. 

 

Jeanine dit avoir été violée par trois hommes. Laissée sans soins, elle se plaint de douleurs au ventre et son mari menace de la renvoyer. Agnès a été entraînée par cinq hommes dans une auberge. Marie-Noëlle, enceinte durant l’agression, craint pour son bébé… Leur forfait accompli, les soldats ont pris la route du Nord sans être inquiétés.

 

Profitant du chaos, d’autres porteurs de kalachnikovs se sont mis en ordre de pillage : les Mbararas. Au retour du mois de décembre, ces éleveurs descendent du Tchad vers les pâturages de la Centrafrique, en poussant leurs troupeaux de bœufs à côté des villages et des champs des cultivateurs. Pendant des décennies, les incidents entre paysans nomades et sédentaires se sont négociés par des systèmes de compensation. 

 

Les accrochages ont dégénéré en violences vers la fin des années 2000 quand le gouvernement de Bozizé a renoncé de fait à exercer son autorité sur le Nord.

 

VIOLENCES ENTRES CULTIVATEURS ET ÉLEVEURS

 

Au cours des derniers mois, la carte de la transhumance a pris des couleurs de cendre. Combien de hameaux brûlés derrière eux ? Combien d’années de labeur réduites en miettes ? Il y a longtemps que l’État ne tient plus le registre des victimes de la rivalité entre cultivateurs et éleveurs. 

 

Mais les habitants de la région assurent n’avoir jamais vécu un tel déchaînement de violence. Le long de la piste qui mène de Bouca à Batangafo, les Mbararas ont ainsi livré aux flammes huit communes, en guise de représailles après la mort d’un des leurs.

 

Entre deux maisons calcinées, un cultivateur trempé par l’orage essaie de mettre la main sur des chèvres. La faim le tenaille, lancinante, comme chez beaucoup de déracinés de la région. Les chiffres de la malnutrition récoltés dans les rares hôpitaux en état de marche ont doublé par rapport à 2012. 

 

Les habitants devraient prospérer grâce à la richesse du pays : manioc, haricots, bananes poussent en abondance. « Mais les Mbararas ont volé nos semences et nos bœufs qui nous servent à tirer la charrue, rappelle le fermier François PaloukaIls disent que la brousse est à eux désormais. Si on résiste, ils appellent les “Séléka” à l’aide. » 

 

LES TRACES DES PILLAGES NE SONT PAS EFFACÉES

 

Les éleveurs nomades sont du bon côté du fusil. Ils profitent de la passivité, voire de la complicité des nouveaux maîtres du pays, dont ils partagent la langue, l’arabe, et la religion, l’islam, dans une Centrafrique aux trois quarts chrétienne. Cinq paysans ont ainsi été fusillés par la Séléka à Ouin, un hameau près de Batangafo, pour avoir tué un Mbarara durant un accrochage.

 

 « On sortira de la brousse quand les “Séléka” seront désarmés », précise Jean-Philippe Yavélé, l’un des villageois qui ont échappé aux représailles. Juchés sur une moto, des soldats se rapprochent du hameau. Aussitôt, les rescapés de Ouin se dispersent dans les broussailles.

 

Après la campagne, la ville. Là aussi, les regards accusateurs sont braqués sur les hommes de la Séléka. « Ils se sont comportés comme des criquets, dévastant tout sur leur passage », reconnaît un ministre du nouveau gouvernement Séléka. 

 

Sous-préfecture, gendarmerie, mairie, bureaux d’ONG : à Batangafo, les bâtiments en dur ont été désossés minutieusement par les rebelles ou des citadins profitant de l’aubaine. Les vandales ont arraché les portes, les câbles électriques, les rideaux, les plafonniers. On ne trouve plus une chaise. La plupart des fonctionnaires sont partis. L’administration est à l’agonie.

 

TENTATIVE DE REPRISE EN MAIN DES AUTORITÉS

 

Au centre de Batangafo, la soirée commence par le même rituel. Il y a le clic-clac des cadenas. On s’enferme. On guette les bruits. Des coups de feu éclatent ? Ce sont sans doute des militaires qui tirent en l’air en buvant des bières. Les enfants de l’orphelinat Le Bercail préfèrent en rire sous le regard bienveillant du pasteur Timoléon et de sa femme. 

Ici, les rebelles ont emporté les motos, une voiture, tout l’argent. Le couple prend ce coup du sort avec philosophie. « Cela fait tant d’années que les Centrafricains subissent la loi des armes », rappelle le pasteur Timoléon.

 

Ces dernières semaines, les autorités de Bangui tentent de reprendre en main la région. Accompagné d’une escorte lourdement armée, le général Mahamat Haroun est venu rétablir « l’ordre » à Batangafo,« sermonner » la troupe, et « arrêter les pillages ». « Il y a eu des troubles ici il y a deux jours », reconnaît-il pudiquement. 

 

LES MERCENAIRES SONT OUBLIÉS

 

La colère gronde en effet parmi les habitants. La veille, un père de famille qui avait eu le malheur de s’élever contre la brutalité d’un soldat est mort par étouffement, pendant son incarcération. Le drame est survenu sous les yeux de son fils. « Nous n’avons pas pu récupérer le corps », lâche sa fille en larmes.

 

En ce jour d’inspection, le général Haroun a cherché à rassurer les villageois. Les « fauteurs de troubles », eux, ne seront ni jugés ni emprisonnés. « Ils seront remplacés par des “vrais Séléka” », promet-il. Des coupons de nourriture seront également distribués à la troupe. 

 

Un semblant d’ordre reviendra pendant une semaine, deux peut-être, puis les exactions reprendront comme cela s’est vu ailleurs. Les mercenaires soudanais et tchadiens, les jeunes recrues à peine sorties de l’enfance et les combattants venus du Nord musulman et oublié ne désarmeront pas avec de belles paroles.

 

OLIVIER TALLÈS

Lu pour vous RCA : Des chrétiens et musulmans cherchent à faire baisser les tensions confessionnelles en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 16:52

 

 

 

Bangui, 24 juin 2013 (CAP) – A la suite de violentes pluies diluviennes qui se sont  abattues sur Bangui et sa région, un éboulement de terre s’est produit sur les chantiers des mines aurifères de Ndassima dans la préfecture de la Ouaka, chef-lieu Bambari, ayant entraîné la mort de 37 personnes dont les corps ont pu être extraits mais on craint encore d’autres victimes qui pourraient alourdir ce bilan.

 

Le président Michel Djotodia, selon le communiqué lu sur les antennes de radio Centrafrique et à la télévision nationale par le porte-parole de la présidence Prosper N’douba, a présenté ses sincères condoléances les plus attristées aux familles éplorées des victimes et décrété un deuil national de trois jour avec mise en berne des drapeau à compter du mardi 25 juin. 

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Centrafrique-Presse.com
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:55

 

 

 



Trois mois sont déjà passés depuis la prise du pouvoir par la SELEKA le 24 mars 2013.


Que s'est-il passé pendant tout ce temps que certaines personnes considèrent comme un changement ?


Au Cameroun, le Président déchu François BOZIZE qui était de passage dans ce pays, y est encore et cela laisse l'homme fort de Centrafrique en éveil.
Djotodia n'arrive toujours pas à contenir ses troupes aussi bien dans la capitale que 
dans les autres villes de province et de savoir que l'ancien président Bozizé réside 
juste dans le pays voisin lui donne l'idée que ce dernier est entrain de préparer sa 
revanche. Ceci inquiète le chef de la coalition SELEKA qui de surcroît n'a pas eu 
l'honneur d'être reçu par Paul BIYA, président du Cameroun.


Depuis son entrée en Centrafrique, la SELEKA a posé des actes qui ont fragilisé la 
population Centrafricaine : pillages en tous genres, séries de viols et de meurtres 
impardonnables,... Le pays se trouve encore dans l'insécurité totale et au lieu de penser 
à trouver des solutions immédiates à toutes ces exactions, le nouveau pouvoir de Bangui préfère se pencher sur le dossier Bozizé qui semble être une priorité pour lui. Aurait -t-il oublié que sa prise du pouvoir a été accompagné d'actes considérés de crimes contre l'humanité ? Est ce pendant une période de transition que les dossiers du genre Bozizé doivent être traités? Quel est le rôle du Conseil National de Transition ? Sécuriser son fauteuil de chef d’État serait-il plus important que servir et protéger son pays ?

 
Des cris s'élèvent de partout : la population est toujours victime de pillages, de viols, 
d'arrestations arbitraires. Elle n'arrive pas à faire face aux problèmes de santé, 
d'alimentation et ne parlons pas de l'éducation, où l'on peut déjà penser à une année perdue pour nos enfants et pour l'avenir du pays. Les cinq verbes de la Centrafrique (instruire, nourrir, soigner, loger et vêtir) n'existent plus dans le quotidien des centrafricains, tout comme la constitution a disparu au terme d'une seule phrase. Nos enfants naissent sans espoir d'être nourris, soignés, instruits,...


Combien de dirigeants se sont déjà succédé depuis la colonisation ? Ont-ils vraiment défendu les causes de la population ou ont-ils servi leurs propres intérêts ?

Bozizé arrive au pouvoir par un coup d'état en 2003 : il éjecte de ce fauteuil en or Ange Félix Patassé. 10 ans plutard, c'est son tour d'être éjecté de la même manière (chacun son tour chez le coiffeur). Même procédure de prise de pouvoir : coup d'état avec ses corollaires ; même méthode de gouvernance et de sortie de crise. Les intérêts des populations sont foulés au pied : le président déchu vivait dans un pays sans en connaître la réalité. Un des dirigeants de ce pays a dit après sa chute : « c'est mon entourage qui m'a induit en erreur ». La lucidité lui est revenue tout d'un coup après coup.


A quand le changement ? A-t-on pensé aux stratégies à mettre en place pour sortir ce pays de ce cycle infernal ? 


En Afrique, en général et particulièrement en Centrafrique, c'est le président qui décide de tout ; les ministres et les députés ne font qu'exécuter les commandements qui descendent de sa volonté. Jusqu'où irons-nous si nos dirigeants ne se réveillent pas de cet aveuglement et de ce sempiternel sommeil. Nous sommes tous enfants de notre pays et tant que nous n'aurons pas tiré les leçons du passé et de notre histoire, ce sera un éternel cycle : même résultat pour une même procédure.

Que vient faire Paul Biya dans tout cela ? Aujourd'hui pour avoir décidé d’héberger aussi longtemps que prévu un sans abri, ses frères africains veulent unir leur force pour le faire partir de son fauteuil. En tenant compte de l'histoire, nous pensons que Bozizé à Yaoundé , c'est mieux que Gbagbo à la CPI car, il est encore dans nos murs et peut être jugé par les siens à tout moment.


Jacqueline GBANDO

BIYA-BOZIZE : LES DEDALES D'UN HEBERGEMENT INOPPORTUN
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Centrafrique-Presse.com
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:43

 

 

 

http://www.leprogres.fr   23/06/2013 à 22:08

 

Les premiers ennuis judiciaires de Bernard Tapie ont pour nom Jean Bedel Bokassa. L’ancien « empereur » du Centrafrique est le premier à avoir traîné l’homme d’affaires devant un tribunal. Bernard Tapie, 37 ans à l’époque, lui avait, en 1980, racheté ses propriétés en France à un prix intéressant en faisant croire que l’État français allait les saisir. Tapie les a vendus aux enchères à New York et a fait don de l’argent à… l’Unicef. Bokassa a récupéré ses châteaux en justice (Ils ont été à la fin saisis par l’État centrafricain).

 

Plus que l’homme d’affaires poursuivi pour abus de biens sociaux dans le rachat de Testut (300 000 francs d’amende en 1996) ou l’homme politique attaqué en diffamation par le FN à deux reprises, c’est au titre de président de l’OM que « Nanard » alimentait la chronique judiciaire des années 1990. Condamné avec 14 autres prévenus, il a écopé le 4 juin 1998 de trois ans d’emprisonnement avec sursis, et cinq ans de privation de ses droits civils et civiques dans l’affaire dite des comptes de l’OM. Le club versait des commissions occultes aux intermédiaires de joueurs lors des transferts notamment, détournements évalués à plus de 15 millions d’euros.

 

L’OM, de la gloire à la chute

 

Mais sa chute intervient avec le match truqué VA-OM : en mai 1993, le footballeur mulhousien Jacques Glassmann révèle au procureur Eric de Montgolfier que par l’intermédiaire du joueur Jean-Jacques Eydelie, l’OM avait tenté de le corrompre ainsi que deux autres joueurs de Valenciennes. Bernard Tapie est condamné le 28 novembre 1995 pour « complicité de corruption et subornation de témoins » à deux ans d’emprisonnement dont huit mois ferme. Il va en prison. Ses biens sont saisis ou mis sous conserve. Après 165 jours, il est libéré en juillet 1997 ; cette peine a été fusionnée avec une autre condamnation dans l’affaire dite du Phocéa, cette fois pour fraude fiscale et abus de bien social (18 mois de prison dont 12 avec sursis). Le président de l’OM, très attaché à ce superbe voilier sur lequel il conviait ses joueurs et amis politiques, avait bénéficié de sous-facturations de la société exploitante du yacht.

 

Mais Bernard Tapie a aussi été victime et plaignant. Il prend ainsi sa revanche avec l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais : après douze ans de procédures avec le Consortium de réalisation (CDR), organisme public chargé de régler le passif du Crédit Lyonnais, l’homme d’affaires obtient en juillet 2008 la condamnation du CDR par un tribunal arbitral à lui verser 285 millions d’euros. Le tribunal retient que le CL l’a floué en lui achetant en sous-main Adidas pour le revendre avec une plus-value à Robert Louis-Dreyfus en 1993.

 

Dans la foulée, il solde en 2010 son dernier litige avec la justice : il est relaxé par le tribunal de Paris pour banqueroute des sociétés qu’il possède avec son épouse Dominique (GBT et Financière Bernard Tapie). Le tribunal considéra qu’il avait été mis en difficulté financière à cause du CDR. Il est redevenu depuis riche et homme d’affaires. Au sens économique et judiciaire.

lu pour vous : Un homme d’affaires judiciaires
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:40

 

 

 

 

 

 

 

L'ancien président sud-africain Nelson Mandela est dans un état "critique" depuis vingt-quatre heures, a souligné la présidence dimanche dans la soirée. Il est hospitalisé depuis seize jours pour une infection pulmonaire.

 

"L'état de l'ancien président Nelson Mandela, qui est toujours à l'hôpital à Pretoria, est devenu critique", a écrit la présidence, notant que le président Jacob Zuma, le vice-président de l'ANC - le parti au pouvoir - Cyril Ramaphosa et Graça Machel, l'épouse de M. Mandela, se sont rencontrés à l'hôpital dimanche en soirée pour discuter de la situation.

 

"Les médecins font tout leur possible pour que son état s'améliore et font en sorte que Madiba soit bien traité et qu'il soit bien. Il est entre de bonnes mains", a dit M. Zuma, cité par le communiqué de la présidence, utilisant son nom de clan adopté affectueusement par de nombreux Sud-Africains.

 

Brisant une semaine de silence, la présidence sud-africaine avait dit samedi que Nelson Mandela, qui est âgé de 94 ans, était "dans un état sérieux mais stable", après que la chaîne de télévision américaine CBS eut rapporté que son état était sans doute beaucoup plus grave que ne le laissaient entendre les rares communiqués officiels.

 

Demande lancée par l'opposition

 

Les dernières nouvelles données par M. Zuma, qui remontaient au 16 juin, faisaient état de "progrès".

 

La présidence a par ailleurs répété dimanche que la panne de l'ambulance qui conduisait le héros de la lutte anti-apartheid à l'hôpital, aux premières heures du 8 juin, le laissant pendant quarante minutes au bord de l'autoroute, n'avait pas aggravé son état.

 

Le principal parti d'opposition, l'Alliance Démocratique (DA), a lui réclamé dimanche l'ouverture d'une enquête après la panne de l'ambulance.



(ats / 23.06.2013 22h37) 


 

Nelson Mandela dans un état "critique" depuis vingt-quatre heures
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Centrafrique-Presse.com
23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:48

 

 

 





Six cent vingt-deux mille kilomètres carrés

Près de quatre millions d'habitants

Cinquante trois ans d'indépendance

Six chefs d’État


Aujourd'hui un gouvernement de plus de trente membres

Aujourd'hui un Conseil National de Transition de cent trente cinq membres
Bilan :Un seul hôpital général

Une seule université

Un seul aéroport de « renommée » internationale

Une seule route nationale à moitié bitumée de cinq cents kilomètres

Trois hôtels de plus de cent chambres

Une seule brasserie (symbolique du développement industriel )

Un seul stade de plus de dix mille places (les férus diront vingt mille places)

Cent cinquante élèves par classe dans le primaire et dans le secondaire


VOILA LE CENTRAFRIQUE GRANDEUR NATURE


Au vu de ces données que beaucoup prendraient pour une présentation pas trop réaliste de la carte postale de CENTRAFRIQUE, en ceci que toutes les données ne seraient pas prises en compte, nul ne mettrait en doute le fait que les seules qui sont fournies ici sont celles que tout centrafricain reconnaît comme réalités palpables.


Ce profil du pays, presque statique depuis des décennies est le résultat d'un laisser-aller dramatique au niveau de la gouvernance du pays. En effet, rares seraient les dirigeants qui se vanteraient d'avoir laissé à la postérité et au bénéfice des centrafricains, des réalisations pouvant prouver leur passage à la direction du pays. 


Comment peut-on expliquer une telle défaillance étalée sur une aussi longue période qu'est un demi-siècle ?


Les changements politiques se sont faits en CENTRAFRIQUE sur un coup du hasard, concrétisés dans un coup d’État pour la plupart. Cela n'empêche pas qu'on puisse faire un coup d’État et réaliser de bonnes choses par la suite. Mais un coup d’État, c'est souvent une action rapide, qui ne demande pas trop de temps de préparation à cause des fuites qui pourraient tout faire rater. 


Donc celui qui arrive au pouvoir par cette voie n'a pas de programme politique arrêté, qui puisse le guider dans ses orientations politiques, économiques et sociales. Tout ce qu'il se mettra à faire sera le fruit de l'improvisation. Et l'on sait ce que produit une improvisation routinière.


De la même façon que les chefs militaires qui se sont emparés, sans le moindre programme  politique, du pouvoir en CENTRAFRIQUE, les autres, civils, n'ont pas de leur côté exercé ce pouvoir sur la base d'un programme bien défini, pouvant aider à asseoir les fondations d'un processus de développement économique, social et politique.

Dans ce pli qui est le propre des hommes « politiques » centrafricains, l'on ne peut guère s'étonner aujourd'hui de voir à quel point le chef de la transition politique de CENTRAFRIQUE et son équipe ont du mal à gérer les affaires publiques. Ils ont vécu dans la routine, ils ne peuvent pas sortir de la routine. 


Ce n'est donc pas pour du beurre que tout ce qu'ils peuvent faire ne peut consister qu'à faire des nominations : on forme un gouvernement sans savoir qui fera réellement quoi, on donne des grades quand bien même les nouveaux gradés ne savent qu'appuyer sur une gâchette, et pire, parce que la coutume veut qu'on nomme des ministres résidents qui ne servent strictement à rien ( à quoi servent alors les députés ou pour respecter la nouvelle appellation les conseillers nationaux de transition), alors, il faut faire plaisir à ces « sinistres » en faisant d'eux des « ministres résidents » de telle ou telle préfecture. Pendant que les galons fleurissent çà et là, le peuple se fait violer et massacrer.


La politique, ce n'est pas ça du tout. Le pays est malade depuis parce que les hommes ne font pas la vraie politique, dans le sens des responsabilités publiques qu'ils peuvent assumer, mais la politique des manœuvres néfastes, qui ne font rien avancer mais soutiennent plutôt la régression générale ou généralisée. La démonstration est faite quand on voit l'état dans lequel se trouve le CENTRAFRIQUE en ce Dimanche 23 Juin 2013.


C'est dire qu'on attend autre chose de la transition, autre chose de ce que produiront les élections d'après la transition. On n'a plus besoin de partis politiques qui se considèrent comme tels, quand bien même ils sont incapables de produire le moindre programme qui pourrait faire leur originalité, leur spécificité et témoigner de leur crédibilité.

POUR AVANCER, LE CENTRAFRIQUE DOIT EN FINIR AVEC LA ROUTINE ET LES ROUTINIERS.


Adolphe PAKOUA

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:34

 

 

 

 

 

PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE

Patrie - Paix - Progrès

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Réf. 22-06-2013/001/COM/PARC/BE/Récépissé de déclaration

 

En date du 17 juin 2013, le Directeur Général de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation a donné sous le numéro 004/MATDR/DIRCAB/DGATD/DAPA/SAP récépissé de la déclaration en date du 03 avril 2013 faisant connaître la constitution du PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE (PARC).

 

Cet acte marque le point de départ du processus de reconnaissance par les autorités centrafricaines compétentes de ce nouveau Parti, qui a pour vocation de rassembler les Centrafricaines et Centrafricains autour des valeurs de la démocratie, de l'amour de leur pays, de la paix, de la justice, de la fraternité, et des libertés et droits de l'homme.

 

L'assemblée constituante du PARC a décidé de la composition des membres du Bureau Politique National Provisoire comme suit :

 

                - Président : M. Michel LAGUERRE

                - Vice-Président : M. François MBOLIDI

                - Secrétaire Général : M. Crépin Aristide FOUKPIO

                - Trésorière Générale : Mme Marie-Noëlle SODJI

 

L'assemblée constituante a confié par ailleurs, au Professeur Gaston MANDATA N'GUEREKATA et au Bureau Politique National Provisoire, la mission de coordonner la mise en place du Parti, aussi bien du point de vue juridique et administratif que celui de son implantation sur toute l'étendue du territoire national.

 

Fait à Fort-de-France, le 22 juin 2013

Pour le Bureau Politique National Provisoire, par ordre

 

Le Vice - Président

 

 

Dr François MBOLIDI

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:26

 

 

 

 

RFI  dimanche 23 juin 2013 à 04:27

 

Conséquence de la crise en Centrafrique, le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime dans son dernier rapport que 484 000 personnes dans le pays sont en situation d'insécurité alimentaire.

 

Les équipes qui ont effectué l'évaluation de la situation alimentaire ont visité 60 sites en République centrafricaine. Certaines familles ont perdu leurs réserves de nourriture ou du bétail en raison des pillages de la Seleka.

 

La crise prolongée a conduit à une perte de moyens de subsistance. Elle a désorganisé les marchés qui reprennent lentement, mais avec moins de produits alimentaires et des prix plus importants. Le rapport de l’OCHA pointe « un risque élevé » de crise nutritionnelle pendant la période de soudure si l'assistance d'urgence n'est pas fournie.

 

Ce sont aussi les risques qui pèsent sur la prochaine récolte qui inquiètent le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires. Car avec les pillages et les déplacements internes, certains ruraux ont aussi perdu leurs semences ou leurs outils. « Il y a un problème d'accès aux semences pour les populations les plus vulnérables », insiste Amy Martin, la chef du bureau de l’OCHA pour la Centrafrique.

 

A ces difficultés liées à la crise s'ajoute un problème désormais récurrent : dans la partie nord du pays, les habitants voient, comme chaque année, les troupeaux de nomades tchadiens et soudanais regagner leur pays en piétinant certains champs déjà semés. « Ces éleveurs sont bien armés, regrette Amy Martin, et les cultivateurs n'ont pas d'administration sur place qui puisse gérer les choses ou négocier des compensations. C'est un problème ».

Le risque d'une crise nutritionnelle grandit en Centrafrique
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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:21

 

 

 

 

RFI   samedi 22 juin 2013 à 02:38

 

En Centrafrique, des tirs ont été entendus ce vendredi 21 juin à Bangui mais aussi à Bria. Dans cette ville du nord-est du pays, des éléments de la Seleka ont été très près de s'affronter dans les rues de la ville. Aucun mort n'est à déplorer mais l’incident est révélateur des tensions au sein de la Seleka.

 

C'est un banal accident de la route qui a failli mettre le feu aux poudres. Le commandant militaire de la zone assure que rien ne s'est passé mais selon des habitants, Bria a connu hier matin une subite poussée de fièvre.

 

D'après les informations collectées, tout a commencé lorsqu'un élément de la Seleka circulant à moto a renversé un enfant ayant lui-même des parents au sein de l'ex-rébellion. De bonne volonté, le jeune homme a conduit le blessé à l'hôpital de la ville, acheté les médicaments, mais les tensions entre les différents groupes qui composent la Seleka ont été plus fortes. Attendu à un rond-point de la ville, le motard qui est issu de la communauté Runga est passé très prêt d'une exécution par ses frères d'armes de la communauté Goula.

 

Des coups de feu tirés, un blessé

 

L'altercation a failli finir en bataille rangée dans les rues de Bria lorsque les compères du jeune combattant sont arrivés sur les lieux. Des coups de feu ont été tirés. Par chance, selon une source souhaitant garder l'anonymat, un seul garçon a été blessé au bras par une balle ayant ricoché sur le sol. Ce fait divers est révélateur des divisions qui traversent la Seleka. Celles-ci ont jusque-là été contenues mais pour nombre d'observateurs si ces tensions, toujours latentes, venaient à dégénérer en conflit ouvert alors le risque de somalisation de la Centrafrique serait immense.

 

RCA : incident entre des éléments de la Seleka
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