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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 03:37

 

 

 

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TUNIS, Tunisie, 15 février 2013/ -- La Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et l’Union africaine (UA) ont entrepris, dans le cadre du Programme « Climat pour le développement en Afrique », une campagne active de mobilisation de ressources financières  en vue de rendre opérationnel le Fonds spécial ClimDev-Afrique (FSCD), une initiative conjointe UA-BAD-CEA, administré par la Banque africaine de développement. Selon les procédures de la BAD, 20 Millions d’Unités de Compte (environ USD 30 Millions) étaient nécessaires pour rendre ce Fonds opérationnel.

 

Le Chef du Secrétariat Conjoint UA-BAD-CEA, Ibrahima Dia, a reçu, lundi 11 février 2013 à Bruxelles, la lettre de confirmation d’une allocation de 20 millions d’Euros pour le Fonds des mains du Secrétaire Général des ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifiques), Mohamed Ibn CHAMBAS.  Cette attribution intervient après plusieurs mois de discussion entre les trois institutions, le Secrétariat Général des ACP et la Commission de l’Union Européenne.

 

Cette enveloppe va permettre de rendre le Fonds fonctionnel et de financer des projets déjà élaborés dans le domaine du changement climatique et de la prévention des risques liés aux catastrophes naturelles dans les cinq régions du Continent Africain.

 

Le Programme ClimDev-Afrique est conçu pour la collecte, l’analyse et la dissémination de données climatiques de grande qualité. Il s’agit d’une base de données mise à la disposition des décideurs pour les questions relatives au changement climatique. Les informations doivent servir d’outils de prévision des catastrophes naturelles et de planification des politiques en matière de développement  durable.

 

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

 

 

Contact media : comu@afdb.org

 

SOURCE : African Development Bank (AfDB)

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 03:22

 

 

 

rebelles de Séléka sur le terrain

éléments Séléka

 

 

Bangui, 17 fév (CAP) – Selon des informations d’une source digne de foi, le gouvernement aurait choisi les villes de Ndélé, Kaga-Bandoro et Bria comme localités devant abriter les sites de regroupement et cantonnement des éléments de la rébellion de Séléka en vue de procéder  ultérieurement à leur désarmement et réinsertion conformément aux dispositions des Accords de Libreville et à la feuille de route du gouvernement d’union nationale de Nicolas TIANGAYE.

 

Vendredi dernier, le Vice-Premier Ministre et tout nouveau ministre de la Défense, Michel DJOTODIA a effectué une visite à Damara, 75 km de Bangui, ligne rouge fixée par les responsables de la CEEAC et des forces de la FOMAC lorsque les forces rebelles de Séléka menaçaient d’entrer dans Bangui après avoir infligé de lourdes et cuisantes défaites au FACA en décembre dernier.

 

Toujours selon nos sources d’informations, en milieu de semaine prochaine, il est prévu que  plusieurs membres du gouvernement en charge des questions de sécurité ainsi que de ceux représentant également la coalition Séléka, se rendent ensemble jusqu’à la ville de Sibut afin de démarrer la campagne de sensibilisation des éléments de Séléka à la nécessité de rouvrir les axes routiers bloqués jusqu’ici.

 

Il s’agirait du ministre de la défense Michel DJOTODIA, de celui de la sécurité publique Josué BINOUA, de l’administration du territoire Léon DIBERET, des eaux et forêts Moussa Mohamed DHAFFANE et de la communication et de la réconciliation nationale Christophe GAZAM-BETTY.

 

De même, suite à la première mission tripartite sur le terrain ( FOMAC- SELEKA-FACA) qui se déroule encore actuellement, notamment pour sécuriser les villes de Bambari, Alindao, Mobaye, Kembé et autre Dimbi, où des exactions avaient été commises dernièrement provoquant la traversée du fleuve Oubangui vers la RDC de nombreux déplacés et réfugiés et une vive émotion, il est question que les éléments FACA présents à Bangassou progressent jusqu’à Mobaye, Alindao, et autres pour sécuriser ces villes conjointement avec Séléka.

 

Il faut noter que les responsables de Séléka dont la plupart sont maintenant entrés au gouvernement et bloqués de fait dans la capitale, éprouvent visiblement quelques difficultés à gérer les éléments restés sur le terrain dont plusieurs sont d’autant plus incontrôlables qu’ils auraient été, d’après nos informations, dernièrement recrutés au Tchad par Nourradine ADAM, chef rebelle d’une des fractions de la CPJP qui composait initialement Séléka mais entré depuis Libreville en dissidence avec celle-ci pour d’obscures raisons et qui entend poursuivre la lutte armée jusqu'au renversement de BOZIZE.    

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 02:12

 

 

 

Zama-Javan-Papa.jpg

ZAMA Javan Papa, DG de la presse présidentielle


 

David-Gbanga-heureux-au-banquet.JPG

David GBANGA, DG de Radio Centrafrique, ici à la bamboula

de BOZIZE du 13 août 20102 au Hilton de Roissy

 

 

 

Bangui, 17 fév (CAP) - A peine a-t-il pris fonction de ministre de la communication, de la promotion de la culture civique et de la réconciliation nationale que Christophe GAZAM-BETTY vient de rendre un grand service au pays et de soulager les Centrafricains. Dans la semaine, il a reçu la bande de griots du pouvoir bozizéen, composée notamment des tristement célèbres ZAMA Javan Papa, Abakar PIKO et consorts, pour leur signifier clairement la fin de leurs chroniques manichéennes quotidiennes de haine et de lynchage sur les antennes de la station nationale de radio avec la bénédiction des plus hautes autorités du pays pour ne pas dire de BOZIZE en personne.


Il paraît qu’il existe aussi en bozizie un Haut Conseil de la Communication mais force est de constater que ce dernier ne s’est généralement distingué jusqu’ici que dans l’art de sévir surtout que contre les journalistes et responsables de la presse privée. Ce Haut conseil est incapable ou plutôt ne veut pas se rendre compte qu’à longueur de journée et de semaine, les programmes de la Radio prétendument nationale sont essentiellement tournés contre les opposants et assimilés qui n’auraient que des défauts et qui sont systématiquement accusés de « vendre le pays », de « retarder le développement de la RCA », et d’être la « cause principale » de la régression du pays.


Pourtant c’est un secret de polichinelle que la descente aux enfers de la RCA est principalement due à la mal gouvernance par BOZIZE et son clan des affaires du pays, gestion faite de nombreux détournements de deniers publics demeurés toujours impunis, d’opacité, de dissimulation, de corruption. En lieu et place de véritables débats contradictoires et enrichissants pouvant faire naître la vérité, les responsables de cette radio nationale passent le plus clair de leur temps à inviter des gens d’un même bord politique, celui du pouvoir, pour qu’ils puissent encenser le régime et fustiger à satiété les opposants.


Les Centrafricains en avaient plus qu’assez de l’émission dénommée  ‘Yé so i Lingbi Ti hinga’, tribune censée donner la vision du chef de l’Etat BOZIZE sur certains sujets, ainsi que certains billets du chef griot David GBANGA, Directeur Général de Radio Centrafrique qui s’était spécialisé dans une vision et division manichéennes de la société centrafricaine  découpée en bons fils du pays unis derrière BOZIZE et en d’autres méchants rassemblés autour des principaux leaders de l’opposition que sont Martin ZIGUELE et Nicolas TIANGAYE, sans oublier Prosper N’DOUBA, le Directeur de Publication et Rédacteur en chef du journal en ligne Centrafrique-Presse, grand déstabilisateur de leur régime devant l’éternel, qui opère depuis Paris.


Pendant les négociations de Libreville, les Centrafricains ont encore eu l’occasion de prendre la mesure de cette entreprise de lynchage en direct sur les ondes avec les interventions intempestives et les appels à la haine en direct de ces griots patentés depuis le Gabon répondant en écho aux partisans illuminés du KNK de BOZIZE rassemblés place de la République et criant des slogans et mots d’ordre de haine contre Nicolas TIANGAYE et Martin ZIGUELE. On promettait en particulier à Nicolas TIANGAYE un sort semblable à celui fait en 2009 à Charles MASSI.


Quelle valeur noble et leçons peut  véhiculer à l’antenne un voleur de bœufs comme Abakar PIKO nommé complaisamment comme Préfet de la Lobaye que même BOZIZE a fini par brutalement limoger par un décret muet.  


C’est donc une excellente initiative qu’a prise le nouveau ministre de la communication, de la promotion de la culture civique et de la réconciliation nationale de faire cesser ces émissions de lynchage. Comment promouvoir la réconciliation nationale dans notre pays tout en permettant à des énergumènes, véritables croyants en mal de miettes et agglutinés derrière BOZIZE, accéder quotidiennement à l’antenne de la station nationale de radio pour y déverser des propos irresponsables et incendiaires afin de nourrir gratuitement la haine et la division, autant d’antivaleurs antinomiques à une vraie réconciliation et l’unité nationales. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 00:14

 

 

 

Université Bangui amphi Fac des Lettres

 

 

La rédaction publie ci-dessous un cri d’alarme d’un Collectif de juristes centrafricains  qui se disent exaspérés par ce qui se passe à la Faculté de droit de l’Université de Bangui. Cette faculté ferait l'objet d'un laxisme effarant de la part de certains de ses responsables centrafricains qui eux, souffriraient d'un complexe d'infériorité à l'égard de leurs collègues professeurs de droit, ressortissants de certains pays de la sous-région. Le commerce de bonnes notes et la corruption qui y auraient cours sont un tel fléau que si les autorités ne prennent pas le taureau par les cornes pour éradiquer cette gangrène, il est à désespérer de cette faculté en particulier et de l’université de Bangui dans son ensemble. Ce n’est pas BOZIZE qui a déjà publiquement déclaré sans le moindre scrupule, qu’aussi bien lui que sa progéniture, n’avaient jamais mis pieds dans une université, qui trouvera une solution à ce problème.

 

 La Rédaction de CAP

 

 

Censée être un laboratoire de connaissances, l'université de Bangui a vu succéder à sa tête de brillantes personnalités et a formé des élites et dirigeants politiques de premier rang. Aussi l'on est en droit de se poser la question de savoir pourquoi cette institution l'une des premières institutions créées au lendemain des indépendances a fini par perdre toute sa crédibilité et le caractère sérieux  dans sa mission de formation de nos élites ? Créée en 19691 l'université de Bangui a pour missions de former des cadres supérieurs et moyens de la RCA et des autres pays, de contribuer à la recherche scientifique au niveau national et international, de promouvoir et développer les valeurs culturelles centrafricaines et africaines, d'assurer des prestations de services à la communauté selon ses compétences.


Aujourd’hui, la Faculté de Droit, l'une des entités non négligeables composant l'université de Bangui subit une inexorable descente aux enfers suite à certaines pratiques qui se perpétuent et dont il convient ici d'en faire le point.

 

DE LA COCOPHONIE JURIDIQUE A UNE INCOMPETENCE PROGRAMMEE

 

A observer de prêt le statu quo au sein de l'université, l'on peut en déduire que les grands objectifs issus des textes fondateurs ne sont qu'un lointain souvenir. L'université de Bangui souffre actuellement non seulement d'un manque criant de cadres enseignants mais aussi les réputations de cette école et de certains de ses hauts responsable se trouvent entachées par certaines pratiques qui n'augurent en rien l'aptitude morale et professionnelle et intellectuelle de ses ressortissants.


Et puisqu' « il faut savoir sacrifier la barbe pour sauver la tête »2 notre analyse sera limitée à la plus importante et principale Faculté de Droit et des Sciences Politiques (FDSP) censée former des hommes et femmes destinés à défendre la cause juste, l''équité, la droiture et l'intégrité morale nécessaires pour la construction d'un Etat de droit. Pourtant, il se passe des choses pas tout à fait « légales » pour ne pas dire « hors normes » au sein de cette Faculté de Droit. Des chose qui contribuent à ternir effroyablement la carrière des futures élites qui y sont formés mais aussi qui remettent en cause la crédibilité des titres qui leur sont délivrés à la fin de leurs parcours.


Cette faculté fait l'objet d'un laxisme effarant de la part de certains de ses responsables centrafricains qui eux souffrent d'un complexe d'infériorité à l'égard de leurs collègues professeurs de droit ressortissants de certains pays de la sous-région qui profitent de cette situation pour prendre de l'ascension et « traficoter » sans vergogne au sein de cette faculté. A cela s'ajoutent trafics d'influences, corruption aiguë, délation et autres pratiques peu orthodoxes.


Pour être plus explicite, à la FDSP étudiants et professeurs de Droit sont en quête perpétuelle de « transformation ». La note est transformée pour l'étudiant qui possède les moyens-financiers-de son ambition. A y penser, on serait tenté d'indexer directement ces « érudits professeurs » ressortissants des pays de la sous-région venus sauver la Faculté de Droit. Car il est vrai que non seulement que ces derniers bénéficient impunément de la bénédiction de certains hauts responsables universitaires centrafricains mais que les professeurs centrafricains titulaires se rendant bien compte de cette ignoble et basse besogne se mettent eux aussi dans le bain en estimant pour leur part « qu'ils ne sont pas venus à la faculté de Droit pour accompagner les autres3 »

 

Le constat actuel au niveau de cette faculté est que ce n'est plus le travail ardu et assidu qui paie comme à l'époque de René Constant NGBONDO, du Pr.Yangongo BOGAGANDA, de Mr Albert PANDA mais c'est le gain facile, de bonnes notes contre de l'argent frais.

 

L'avenir et la carrière professionnelle de l'étudiant tient dans le versement d'une modique somme oscillant entre 40.000 à 50 000 FCFA et parfois même en dessous car concurrence oblige ! Ne pas « Accompagner les autres » c'est ne pas aussi construire une maison, ne pas aussi acheter une parcelle et pour ceux le machiavélisme demeure le principal artifice! La faculté de Droit et des sciences politiques est-elle devenue un marché concurrentiel où se joue la loi de l'offre et de la demande ? Mais encore faut-il que cette concurrence soit loyale. Car à y pencher de prêt ce marché funeste est orchestré aux fins d'aboutir à d'autres fins. Abrutir Professeurs et étudiants Centrafricains peut-être ? Peut-être oui ! La mise en place récente d'un Master professionnel en Droit (privé) sous l'initiative de trois « supers enseignants » en droit, venus d'un pays de la sous-région -qui depuis se croient dit-on plus érudits que les professeurs centrafricains et dont l'un d'eux n'est pas Juriste- avec la bénédiction d'un ancien recteur et au mépris des règles de procédures instituées à cet effet, justifient notre point de vue.

 

Depuis l'institution de ce Master, l'université ne traite plus avec la Faculté de droit en tant qu'institution mais préfère traiter qu'avec les responsables de ce Master entrés par « effraction » dans cette faculté. Le cataclysme juridique et universitaire ne s'est pas fait attendre : un étudiant a soutenu sa thèse sous la direction de l'une de ces individus en l'espace d'un an ! Une Thèse en droit !

 

Aussi, le coût de ce Master professionnel au sein de la faculté de Droit, institution publique est de 200.000 FCA ! L'IUGE et la Newtech n'y ont vu que du feu ! Évidemment que le but de cette manœuvre est de récolter de juteux bénéfices, des pots-de-vin, un parachutage à la tête d'un département et la couverture d'un haut responsable de l'université en cas de besoin.

 

L'OMERTA JURIDIQUE IN SITU

 

Dans un environnement où se mêlent coup bas, délation, trafic d'influence et messes de minuit, l’honnêteté n'a pas sa place ou alors peut être rudement sanctionnée. Ainsi certains étudiants et professeurs n'hésitent pas à ouvrir leur parapluie politique et autres procédés d'intimidation pour passer outre les décisions prises par les hautes instances de cette faculté. Le comble, ces enseignants au lieu d'user de leur position et contacts politiques pour réguler cette vague d'immigration universitaire venue de la sous-région, préfèrent plutôt proclamer urbi et orbi leur appartenance au pouvoir en place et incitent même leurs étudiants à prendre la carte du parti.


L'atmosphère devient irrespirable au sein de cette faculté puisqu'il y'a deux camps : le camp des conformistes et le camp des anti-conformistes.


Ces derniers qui se comptent sur les doigts de la main, sont les canards boiteux de la FDSP .Ils payent un lourd tribut et sont devenus même la cible pour avoir signé un mémorandum.

 

Il est vrai que par une décision de 20084, le Conseil des Ministres de la CEMAC a reconnu à une certaine catégorie de personnes à titre transitoire, la possibilité de circuler sans visa dans la sous-région. Dans cette catégorie figurent les enseignants et étudiants chercheurs. Mais l'article 3 de cette décision laisse une marge de manœuvre aux Etats membres « de prendre des mesures nationales ». A l'heure où certains Etats de la CEMAC prônent la préférence nationale comme mesures nationales, il est aussi important que des dispositions soient prises pour garantir et limiter l'accès à certaines hautes fonctions au sein de l'éducation nationale afin de préserver et promouvoir l'éthique et la morale dans nos écoles. Car le cadre Centrafricain n'est toujours pas considéré comme tel dans la sous-région. Pour exemple, un ancien responsable de la CEMAC a osé affirmer à l'époque qu'il n'existe pas de cadre centrafricain capable de lui succéder à la tête de cette institution. Résultat a fini par perdre certains position qui lui revenaient de droit.


Dans ce sens, on serait amené à penser à tort ou à raison qu'une vaste campagne est orchestrée par des pseudo intellectuels des pays voisins afin non pas de combler ce déficit intellectuel mais de maintenir les centrafricains dans la médiocrité afin de mieux les humilier. Et puisque les enseignants titulaires centrafricains du moins certains, affichent leur passivité face à ce drame et que la plus part de nos diplômés en droit de la diaspora ne souhaitent pas rentrer au pays pour s'affirmer, la conséquence inéluctable serait qu'un tsunami de diplômés venu des pays voisins s'abattra sur l'université de Bangui et plus particulièrement sur la Faculté de Droit qui continuera à subir l'assaut de ces supers enseignants qui n’hésiteront pas à dicter leurs lois au sein de la FDSP, à abêtir nos élites en formation et tirer profit de certaines situations. Il ne doit pas nous échapper que des chômeurs titulaires de doctorats, il en existe chez nos voisins. Tant que ce phénomène ne s'est pas encore manifesté en République Centrafricaine, le pays restera une destination d'emploi pour nos chers voisins diplômés en mal de reconnaissance dans leur pays.

 

« Kanga Be Ti mo, Gbou mbéti a goué yongoro »

 

Collectif des Juristes Centrafricains Exaspérés

 

 

 

1Ordonnance n° 69/063 du 12 Novembre 1969


2-Proverbe Turque


3-Parole de certains enseignants centrafricains


4-02/08 UEAC-CM-17 du 20 Juin 2008 décision portant liste de personnes admises à titre transitoire à circuler sans visa en zone Cemac

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 23:41

 

 

 

 

BANGUI : PLUS DE 166 263 ENFANTS N’ONT PAS ACCÈS À L’ÉCOLE À CAUSE DE LA SÉLÉKA

 

Carte RCA préfectures

 

 

Bangui, 16 février 2013 (RJDH) – Plus de 166 263 enfants n’ont pas accès à l’éducation dans les villes occupées par la rébellion de la Séléka, a relevé Henry Sylvain Yakara, administrateur national chargé des affaires humanitaires du Bureau de l’organisation des nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA), lors d’une rencontre avec  les journalistes, vendredi 15 février à Bangui.


« Avec le déclanchement de la crise par la Séléka qui a occupé plusieurs villes du pays, beaucoup d’enfants ont abandonné l’école à cause de l’insécurité et de conflits. Certains enfants ont dû fuir leurs localités. Ce qui fait que l’école ne fonctionne absolument pas dans ces zones », a expliqué  Henry Sylvain Yakara.


Il a également souligné l’indisponibilité des enseignants dans les zones sous contrôle rebelle et la destruction des infrastructures scolaires par les hommes de la Séléka qui occupent même les bâtiments scolaires comme leurs bases.


« Nous avons estimé à plus de 2 178 enseignants qui se trouvent dans une situation de précarité qui n’ont pas pu dispenser des cours aux enfants pour des raisons sécuritaires. La majorité des enseignants ont quitté leurs localités pour trouver refuge, pour certains dans la brousse, où à Bangui pour d’autres », a fait savoir Henry Sylvain Yakara.


Pour lui, cette situation pourrait avoir une répercussion négative sur l’éducation des enfants qui se trouvent dans les régions occupées.


Le bureau de l’organisation des Nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA) en Centrafrique, avait organisé le vendredi 15 février à Bangui, une rencontre avec les journalistes sur  la situation humanitaire dans le pays en 2012 et 2013. Une situation jugée déplorable selon l’institution onusienne.

 

 

NDLR : C’est un peu trop facile de rejeter sur la seule Séléka la responsabilité de la question de l’accès à l’école et à l’éducation dans le pays, comme si ce problème était déjà réglé en bozizie avant l’arrivée de Séléka.

 

 

 

BANGUI : 4 000 000 000 DE FCFA POUR LA RÉHABILITATION DU RÉSEAU DE DRAINAGE PLUVIAL

 

 

Bangui-vue-aerienne.jpg

vue aérienne de Bangui

 


Bangui, 16 février 2013 (RJDH) 4 000 000 000 CFCA est le montant que la mairie de Bangui utilise en ce moment, pour les travaux de réhabilitation du réseau de drainage pluvial. L’activité baptisée THIMO 4 se fait dans le premier et le deuxième de Bangui.


Les travaux de réhabilitation du réseau de drainage pluvial de la capitale centrafricaine interviennent après plusieurs années où ce réseau a été coupé, entrainant souvent de l’inondation dans la ville les saisons pluvieuses.


« Le projet est conçu depuis  sept ans et mis sur la table du gouvernement et des bailleurs de fonds. Il a été soutenu à hauteur de 3 milliards de FCFA par l’Agence française de développement», a déclaré Nazaire Yangala.


Il a aussi expliqué que des négociations entreprises par la municipalité et le gouvernement avec d’autres bailleurs sont en phase de réalisation pour la réhabilitation prochaine des routes et des ponts, à majorité dégradés dans la capitale.


L’ambassadeur de la France en Centrafrique, Serge Mucetti qui s’est rendu sur l’un des chantiers, a affirmé que « ce que j’ai vu ce matin, c’est un immense chantier qui correspond très exactement à l’objectif fixé par la coopération française. Ce chantier qui a une dimension sociale va considérablement améliorer les conditions de vie de la population. D’abord c’est une opération d’assainissement, et ensuite c’est aussi une opération qui contribuera à améliorer de façon  importante l’hygiène dans le centre ville de Bangui », s’est-il exprimé.


Il a révélé que ces travaux menés par l’entreprise Alisée-Construction font employer plus de 700 jeunes centrafricains.


Les travaux se déroulent sur trois lots. Le 1er lot est composé du collecteur de l’avenue de l’indépendance s’écoulant depuis la rue de la mission Catholique jusqu’au fleuve Oubangui sur un itinéraire de 1570 mètres. Le 2e lot sur le collecteur de l’avenue de l’indépendance, est composé d’une branche principale qui s’écoule depuis le carrefour de la compagnie Air France et débouchera à la Cathédrale de Bangui.  Le 3e lot est formé du collecteur longeant l’avenue Nasser et découpé en trois secteurs.

 

 

 

BANGUI : LE SYNAES RAPPELLE LES ENSEIGNANTS VACATAIRES À L’ORDRE

 

Université Bangui amphi Fac des Lettres

 


Bangui, 16 février 2013 (RJDH) Lors d’une assemblée générale tenue, le Jeudi 15 février à l’Université de Bangui, le bureau exécutif du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES) a rappelé aux enseignants ‘’vacataires purs et durs’’ que les textes de base de cette structure interdisent  les actions menées hors cadre syndicale.


Cette observation intervient après que ces enseignants qui se sont réunis dans une équipe appelée ‘’collectif des vacataires purs et durs’’ ont suspendu les activités sur le campus universitaire pendant trois jours, afin de réclamer le payement de leur frais de vacation.


« On vient de leur dire clairement qu’ils ne peuvent pas se mettre en grève hors du SYNAES qui est une structure à l’intérieur de laquelle on doit discuter et poser nos problèmes. Ils ont compris et je crois qu’au sortir de cette assemblée tout rentrera  dans l’ordre », a déclaré Marcel Ounda,  membre du SYNAES.


Marcel Ounda propose une autre solution pour la satisfaction des grévistes. « Nous allons défendre cette question de la vacation devant les hautes instances du pays, puisqu’il en va ainsi de notre propre intérêt et également les enseignants vacataires font partie du corps académique », a-t-il dit.


La question du système Licence master doctorat (LMD), le payement de frais de vacation des enseignants et l’application de la nouvelle grille salariale était également débattue. Les membres du SYNAES ont tenu à concilier toutes les revendications des heures de la vacation des enseignants titulaires et des vacataires.


« Sur le point du système LMD, nous avons compris que l’Université de Bangui n’a pas encore tous les outils nécessaires et possibles pour l’application de ce système. Il y a certaines facultés qui ont mis ce système en place par contre d’autres n’y arrivent pas. Cela pose énormément de problèmes », a- fait savoir Marcel Ounda.


Pour lui, « il faut que l’Etat arrive à soutenir efficacement ce système et aussi nous devons mettre en place de nouveaux programmes qui doivent concorder et s’adapter avec les autres universités du monde entier ».

 

 

 

BANGUI : LA MAIRIE ENVISAGE DE LUTTER CONTRE L’INSALUBRITÉ DANS LES MARCHÉS

 

 

marché-centrafricain

vendeuses au marché du Km 5 de Bangui

 


Bangui, 16 février 2013 (RJDH) Le maire de la ville  de Bangui, Nazaire Guenefei Yalanga, a tenu une réunion le vendredi 15 février avec les responsables des différents marchés de la capitale, afin de fixer un calendrier de nettoyage de ces lieux. Ceci, dans le souci d’assainir les marchés.


D’après le constat fait par le maire de la ville de Bangui, les marchés sont remplis d’ordure et ne répondent pas aux règles d’hygiène. C’est pourquoi, cette décision est prise afin que les marchés soient nettoyés selon un calendrier qui a été fixé à l’issu de cette réunion.


Lors de cette rencontre, il est convenu  que pendant les jours prévus pour les nettoyages, il n’y aura pas d’activités commerciales. Tous les vendeurs doivent se consacrer aux travaux de de l’assainissement. Les représentants  de chaque marché vont s’assurer que le calendrier établi soit respecté par les vendeurs.


« La journée du lundi au marché de Lakouanga dans le 2ème  arrondissement de la ville, les vendeurs vont la consacrer pour nettoyer les lieux. Le marché de Boy-Rabe dans 4ème arrondissement va prendre le relais le mardi. Le marché de Miskine dans le 5ème arrondissement s’en suivra le mercredi, le jeudi sera le tour du marché de Combattant dans le 8ème arrondissement. Le marché de Mamadou-Mbaïki dans le 3èmearrondissement sera nettoyé le vendredi et le samedi c’est le marché de Pétévo dans 6ème arrondissement », a mentionné Nazaire Guenefei Yalanga


Quant aux marchés affermés  à savoir le marché de  Kokoro, de  km5 et de Ouango dans le 7ème arrondissement de Bangui, le maire a précisé que le calendrier de nettoyage sera fixé par les sociétés de gestion de ces marchés.


Une décision qui a rencontré l’agrément des représentants de chaque marché et qui ont promis de tout mettre en œuvre pour l’application de cette décision.


« Nous sommes en commun accord avec le maire pour la prise de cette décision et nous allons faire de notre mieux pour que le calendrier établi soit respecté, afin de lutter contre l’insalubrité dans nos marchés respectifs »,  a fait savoir le président de la fédération des commerçants centrafricains, Michel Guiango Djibrin.


Le mercredi dernier, les forces de l’ordre ont procédé au déguerpissement des vendeurs sur le trottoir au marché km 5 afin de sécuriser les lieux, souvent saturés et qui sont à l’origine de plusieurs cas d’accident de circulation.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 23:21

 

 

 

 

Bozizé perdu

 

 

 

 

 

OUBANGUI PERSPECTIVES


 

LE REGIME BOZIZE :


 

DENEGATION SYSTEMATIQUE DU DROIT A LA LIBERTE D’EXPRESSION


 

LE TRIBALISME COMME OUTIL PRIVILEGIE DE L’ACTION POLITIQUE


 

LE PAIEMENT « A COMPTE GOUTTE » DE SALAIRE POUR SEUL HORIZON ECONOMIQUE

 

 

Après publication par Centrafrique Presse de notre réaction sur la crise militaro-politique en cours dans notre pays la république Centrafricaine, à côté des réactions positives qui me sont parvenues, j’ai retenu deux fois de suite la manifestation d’aigreur d’un certain Jean Félix WANFIO qui s’identifie clairement comme appartenant au régime qui s’est installé au pouvoir après l’avoir usurpé par un coup de force tout en se revendiquant paradoxalement d’une légitimité populaire.


 

La teneur de ces manifestations chargées d’amertume que je vous livre sans aucune modification est la suivante :


 

1 – « Qu'est ce que les autres régimes plus que le notre? Même le salaire ils arrivaient pas à payer. Vous êtes tous des griots, si vous avez besoin de quoi manger, mais demandez au lieu de se taire et demander à ce qu'on vous responsabilise vous êtes là à raconter des bobards. »


 

2 – « Tout le monde sait maintenant qui vous soutient et certaines personnes arrêtées nous donnent des informations fiables pour nous permettre de vous combattre avec toute votre génération.



A votre place, j'aurai honte car vous avez déclaré au monde entier que vous allez marché sur Bangui mardi dernier, qu'est ce qui s'est passé?????
Nous avons pris toutes les dispostions et vous serez combatus sur toutes vos positions. »


 

A la première interpellation, j’ai tenu à faire  à cette personne que je ne connais pas la réponse suivante :


 

« Le mépris est la seule réponse qu'il convient de vous opposer.

 

De plus, vous vous exprimez si mal, qu'on peine à saisir l'essence des stupidités que vous assénez.

 

La bêtise qui transpire de votre texte reflète parfaitement les tares dont le régime que vous défendez aussi gauchement a fait montre au cours de toutes ces années de malheur pour le peuple centrafricain.

 

Vous auriez dû consulter le sens du mot griot avant de vouloir aller au combat de manière aussi insensée, au moins cela vous aurait permis de saisir le sens de ce que vous écrivez.

 

Je n'éprouve pour vous que du mépris, Centrafricain Indigne. »


 

Ma réponse peut paraître dure à l’égard d’un compatriote qui après tout n’a fait qu’user de sa liberté d’expression.

 

J’ai cependant jugé utile de saisir l’occasion de cette correspondance qui m’a été imposée et que je ne tiens pas à alimenter au-delà de la seule réponse ci-dessus, pour faire deux observations, l’une plus générale et politique, l’autre plus spécialement économique.


 

I – OBSERVATION POLITIQUE :


 

A - DENEGATION SYSTEMATIQUE DU DROIT ALA LIBERTE D’EXPRESSION


 

Je tiens à faire remarquer d’emblée que le régime dont se réclame mon interlocuteur, n’a jamais supporté ni toléré un réel exercice d’un droit à la liberté d’expression.


 

La preuve est apportée une fois de plus par cet adepte invétéré de la doctrine bozizéenne qui repose sur deux socles : une vacuité incurable de toute pensée politique et une brutalité caractérisée visant à réduire ou dissuader toute manifestation ostensible de liberté.


 

C’est ainsi que notre interlocuteur considère tous ceux qui expriment un point de vue différent de celui de « leur régime » comme des rebelles dont les complices imaginaires sont  susceptibles d’être combattus à coup d’arrestations et interrogatoires musclées aux fins d’obtenir des informations prétendument « fiables » avant de monter à l’assaut d’hypothétiques « positions ».


 

Je crains malheureusement que la panique et les lubies de ce régime et ses hommes de main conduisent à toujours plus de fausses accusations, d’arrestations arbitraires, de disparitions et d’enlèvements dont on mesure déjà partiellement les conséquences : plusieurs morts  découverts dans différents endroits selon les informations, des appels à la haine entre centrafricains, des armes blanches distribuées à des jeunes désoeuvrés dans plusieurs quartiers de BANGUI.


 

Toutes les gesticulations morbides de ce régime rejeté par des populations esseulées par des années de brimades et de privations en tous genres, ne dissimulent en rien l’incompétence d’un régime qui éclatent aujourd’hui de manière spectaculaire devant une opinion internationale médusée devant tant de chaos et de délabrement d’un pays par ailleurs potentiellement riche.


 

Le problème est que les fanatiques de ce régime qui fait preuve d’une nullité absolue en tous domaines, préfèrent penser que d’autres personnes ont honte à leur place.


 

Cette attitude ne peut surprendre, car BOZIZE et sa clique se sont tellement habitués à la médiocrité qu’il leur est impossible d’en percevoir les caractéristiques.


 

Si, nous, Centrafricains avons honte, ce n’est pas pour les mêmes raisons que cette clique de rapaces qui, même devant les preuves de leurs forfaits, de leurs crimes, essaient encore de tromper la vigilance de l’opinion, espérant ainsi grappiller une chance supplémentaire de poursuivre et achever leurs basses besognes afin d’accomplir leur funeste dessein


 

Seulement, aujourd’hui, il y a trop de témoins pour que leurs œuvres de mort puissent passer inaperçues.


 

Les accords de LBREVILLE, bien qu’imparfaits nous donne l’occasion de poser les bases d’une reconstruction de la République Centrafricaine, dépassant ainsi la seule question du maintien ou pas de BOZIZE au pouvoir.


 

A en croire les autorités sud-africaines, le déploiement de leurs troupes en Centrafrique viserait à éviter une prise de pouvoir antidémocratique, SIC !

 

Les responsables politiques d’Afrique du Sud, ne doivent pas oublier qu’ils ont dû, dans un passé récent, très souvent au péril de leur vie, combattre un régime de terreur et de ségrégation et que, cette terreur et cette ségrégation ne sont pas moins condamnables parce qu’elles viendraient d’un pouvoir issus d’élections de surcroît truquées. Je refuse même de leur accorder le bénéfice de la bonne foi car aujourd’hui, aucun pouvoir du niveau de celui de l’Afrique du Sud, ne peut raisonnablement prétendre ignorer le caractère tyrannique du régime corrompu et violent qui sévit en Centrafrique depuis de nombreuses années.


 

En plus d’être brutal, le régime de BOZIZE est férocement ségrégationniste en son genre, puisque guidé en toutes circonstances par une vision obstinément tribaliste de la chose politique.


 

Cette autre forme de ségrégation n’en est pas moins terriblement efficace, si l’on en juge par le désastre humain, politique, sociale, économique … qu’elle a engendré.


 

Du reste, il faut condamner avec force cette intrusion intolérable dans les affaires centrafricaines, de l’Afrique du Sud dont on pouvait attendre plus de lucidité de la part des dirigeants. Fricoter ainsi avec un chef d’Etat honni par ses concitoyens pour des raisons qui ne sont plus à démontrer, est assurément immorale et malsain.


 

Le Président sud-africain actuel donne l’impression de se laisser guider davantage par une inclination affairiste que par les principes nobles qui ont sous-tendu, des années durant, les luttes de l’ANC dont il fut l’un des piliers. Faut-il croire que, depuis, des rivières de diamants ont coulé sous les ponts, au point de lui faire perdre sa capacité d’analyse et sa lucidité ? N’oublions pas que c’est le même président sud-africain qui a déclaré un jour, sans ambages, qu’après une passade, une bonne douche suffisait à éliminer le risque d’infection par le VIH.


 

Cette déclaration serait-elle symptomatique de l’état d’esprit d’un homme qui n’est peut-être plus que l’ombre du combattant valeureux et avant-gardiste de la liberté qu’il a été ?


 

J'invite cependant l'Afrique du Sud à réfléchir à ce soutien immoral apporté à un homme qui se dit chef d'État, mais qui ne respecte pas son peuple dont il prétend avoir la confiance mais qu'il n'hésite pourtant pas à piétiné pour se maintenir au pouvoir.


 

BOZIZE et ses fidèles auraient tord de sous-estimer la capacité de révolte d’un peuple. D’autres avant lui l’ont appris à leurs dépens. Tous avaient pourtant une autre « envergure » et peut-être même un peu plus de « jugeote ». Ils s’y sont néanmoins cassé les « canines », délaissés du jour au lendemain par des amitiés qu’ils croyaient indéfectibles.


 

B – LE TRIBALISME COMME OUTIL PRIVILEGIE DE L’ACTION POLITIQUE


 

Mon correspondant revendique l'appartenance au régime en place en parlant de « notre régime » sans préciser à quel titre.


 

On peut alors émettre plusieurs hypothèses :


 

Soit, il exerce une fonction politique en raison de convictions idéologiques qui le lie au régime ;


 

soit il milite dans une ou plusieurs organisations politiques partisanes liées audit régime,


 

soit ils se revendique comme tel simplement en raison de liens familiaux, ethniques ou tribaux comme c'est fréquemment le cas dans notre pays


 

Dans les deux premiers cas on peut le comprendre et concédé que de réelles convictions le rattache au régime qu'il défend même si on peut s'étonner devant une foi si ardente en dépit de tant de catastrophes et des calamités engendrées par les pratiques politiques éculées en cours.


 

Dans le Troisième cas, je ne peux que marquer ma profonde aversion.


 

J'ai toujours pensé que notre pays ne résoudra jamais ses nombreux problèmes si l'unité nationale ne se manifeste d'abord à la tête de l'État, dans toutes les structures et institutions politiques et administratives et si son esprit n'irradie profondément et durablement toutes les couches sociales du pays.


 

J'ai eu l'occasion d'écrire,  il y a plusieurs années, ce que je pensais du tribalisme et ses conséquences, en réaction à la lettre ouverte qu’un compatriote adressa alors au chef de l’Etat de l’époque (Voir ci-après ma lettre du 30 mai 1990).


 

Mon avis sur le sujet n’a pas changé. Les gbayas ne peuvent ni ne doivent être tenus pour collectivement responsables de la situation actuelle de notre pays.


 

Il est simplement regrettable que l’appartenance à l’ethnie du Président de la République ait toujours conduit bon nombre de compatriotes à perdre toute capacité d’analyse lucide et toute notion de distance face à des situations politiques souvent catastrophiques.


 

Le plus tragi-comique, est que, souvent, une fois que leur mentor a perdu le pouvoir, ces mêmes personnes, lâchent totalement la bride quant à leur affirmation de la nécessité d’un exercice vertueux du pouvoir politique. Tout à leur ardeur à brocarder le régime désormais en place, absorbés par leur volonté à faire oublier ce qu’ils ont été, ils perdent toute retenue et toute modestie quand il s’agit de convaincre la galerie de toutes les qualités démocratiques dont ils seraient pourvus.


 

Je ne doute pas que, demain ce sera le cas de mon interlocuteur inconnu, mais j’ose espérer qu’enfin, l’histoire ne se privera pas de lui adresser, ainsi qu’à tous ceux de son espèce, des rappels appropriés et fort justement mérités.


 

Il est curieux et regrettable que des compatriotes, pour des raisons ethniques, s’évertuent à faire passer les pires méfaits de leur mentor, chef d’Etat ou autre, pour de hauts faits d’une humanité si éclatante que seuls les imbéciles que nous sommes n’arriveraient à percevoir.


 

On peut toujours déifier BELZEBUL, trouver agréable et jouissif de pactiser avec lui jusqu’au jour où le miel coulant de sa puissance maléfique vire brusquement au vinaigre…


 

J’aimerais cependant faire méditer cette réflexion de Léon TOLSTOI :


 

«L'homme a conscience d'être Dieu, et il a raison, puisque Dieu est en lui. Il a conscience d'être un cochon et il a également raison parce que le cochon est en lui. Mais il se trompe cruellement quand il prend le cochon pour un Dieu.» - Journal intime


 

II – OBSERVATION ECONOMIQUE : LE PAIEMENT DE SALAIRE POUR SEUL HORIZON ECONOMIQUE


 

Le premier message de mon interlocuteur inconnu a retenu mon attention non pas tant en raison des stupidités qu’il recèle mais par l’affirmation d’un lieu commun qui, à force de matraquages, s’est imposé, dans l’esprit de nombre de centrafricains abusés par la propagande perfide et cynique de plusieurs générations de dirigeants politiques, comme une vérité absolue.


 

Dans son délire qu’il pense avec une conviction inébranlable être une analyse politique fine, mon correspondant illuminé écrit :


 

1 – « Qu'est ce que les autres régimes plus que le notre? Même le salaire ils arrivaient pas à payer. Vous êtes tous des griots, si vous avez besoin de quoi manger, mais demandez au lieu de se taire et demander à ce qu'on vous responsabilise vous êtes là à raconter des bobards. »

 

Nous y voilà : le salaire et la mangeoire !


Je ne suis même pas surpris par de telles assertions.

 

Au-delà du fait que mon correspondant présente une particulière inclination à opérer un transfert de son élan opportuniste, je dois avouer que cette constatation permet de percevoir la profondeur de l'un des maux autour desquels se noue le sort tragique de notre pays : l'irrésistible attrait de la mangeoire symbolisée par le salaire et auquel tant de générations ont succombé pour le plus grand malheur de la nation.


L'utilisation du paiement des salaires, dans une manipulation bien huilée à destination des fonctionnaires, relève d'une école de pensée que je qualifierais de dialectique de la bienfaisance carnassière qui peut se décliner sous plusieurs formes

 

Depuis plusieurs décennies, en effet, s’est imposée l’idée que le paiement des salaires des fonctionnaires constitue la forme la plus aboutie de l’action politique en même temps qu’elle épuise toute politique économique.

 

Cette idée a tellement bien été intégrée par les populations, qu’en dépit des nombreuses années d’arriérés accumulées dans la fonction publique, d’un régime à l’autre, même les non fonctionnaires éprouvent une jouissance morale intense, chaque fois qu’un seul mois de salaire est payé par le pouvoir en place.

 

Cette action, présentée systématiquement comme un acte de bienveillance, de bienfaisance et de générosité du chef de l’Etat, agit comme un puissant sédatif, inoculé par intermittence et avec parcimonie, destiné à annihiler la vigilance des populations pour permettre aux dignitaires des régimes successifs de s’approprier en toute tranquillité deniers publics et autres richesses du pays.

 

Ainsi maniée, la mécanique du paiement des salaires, n’est plus perçue comme une obligation de l’Etat et un droit des fonctionnaires, mais un cadeau du chef de l’Etat qui, par un indéfectible altruisme et une paternelle prévenance, interviendrait pour soulager le peuple des nombreux maux qui l’accablent, non du fait des dirigeants, mais de la fatalité.

 

C'est cela la conception toute « prébendière » de l'économie, savamment élaborée par des fils indignes de la nation qui, pendant plusieurs décennies, se sont moqués de leurs concitoyens en accumulant des sommes folles pour eux-mêmes et en « fêtant leurs milliards » lors de rondes et ballets macabres autour de la dépouille de leur propre pays.


 

LA DIALECTIQUE DE LA BIENFAISANCE CARNASSIERE consiste tout simplement, pour de petits malins à convaincre les populations d’actions bienfaisantes qui n’en sont pas, et à pouvoir ainsi se repaitre indéfiniment et impunément de la misère humaine, engrangeant sans vergogne et sans la moindre empathie, même pour la veuve et l’orphelin, médailles et fortunes.

 

Pendant que le peuple s’accroche à l’espoir d’un salaire rarement payé, les penseurs de ces différents régimes, rivalisent d’ingéniosité pour thésauriser en des temps records des fortunes colossales

 

Ces économistes de mauvaise augure dont certains, parfois, ont occupé des postes importants dans l'exécutif, ont rivalisé d’ingéniosité pour concevoir les solutions les plus farfelues  mais non moins méthodiquement cyniques et criminels, propres à garnir de manière outrancière, au détriment du pays et des populations, des comptes domiciliés à l'étranger.

 

Songez au guichet unique qui a permis à ses promoteurs, une poignée d'individus, malfaiteurs authentiques, de s'enrichir aux dépens de l'État, en anéantissant le service des douanes.  Il faudra, sans doute, un jour, débattre de tout cela et diligenté un audit afin d'évaluer tous les mécanismes criminels mis au point par des fils du pays et dont les conséquences pour le plus grand nombre sont difficiles à mesurer aujourd'hui...

 

D’autres mécanismes peuvent être cités :

 

-DVA, Départ Volontaire Assisté, qui consistait à proposé une certaine somme à tous ceux qui souhaitaient quitter la fonction publique

 

- « réformation » de véhicules de fonction qui consistait à déclarer hors d’usage le véhicule de fonction dont on est titulaire et de l’approprier à vil prix ; il suffisait de dépouiller sa voiture de fonction de ses quatre roues et de la mettre ensuite sur cales,  de faire constater par quelque agent public complaisant la situation ainsi sciemment créée et le tour est joué.

 

- Vente de biens immobiliers appartenant à l'État dont certains se sont attribués la propriété à des prix fictifs puisqu'en général non réglés...

 

- Pensez également à tous les dirigeants de sociétés mixtes ou d'état qui s’attribuaient des matériels roulants ou non appartenant aux sociétés dont la responsabilité leur a été confiée et qui les relouaient à ces mêmes sociétés contre de juteux profits immérités puisque dénués de toute justification

 

-Des « billeteurs », fonctionnaires du Ministère des Finances effectuant pour leur propre compte des opérations de crédit aux dépens des agents de la fonction publique à qui ils sont chargés de verser leurs salaires, avec des taux d’intérêts conséquents, pour ne pas dire usuraires.

 

Sur ce marché de dupes, le gagnant a toujours été, au bout du compte, le CARNASSIER qui sait « se tailler la part du lion », ne se souciant guère des ventres affamés qui, remplis d’illusions sur d’hypothétiques salaires, les regardent festoyer.

 

Cette énumération non exhaustive des subterfuges usités par les tenants des régimes politiques successifs de notre pays pour s’enrichir, permet de mesurer le chemin à parcourir pour arriver à une véritable politique économique, seule susceptible de créer les conditions d’une vie meilleure, en rompant avec des pratiques d’un autre temps, « faux semblants » destinés à endormir le peuple pour mieux le dépouiller.

 

En définitive, au-delà de la question étriquée du salaire des fonctionnaires, même les stupidités secrétées par quelque opportuniste adepte fanatique du « mangeoirisme » et, par conséquent, convive assidu de la mangeoire, peuvent nous donner l'occasion de nous poser des questions fondamentales dans la perspective d'une reconstruction de notre pays.

 

Quel système politique pour notre pays ? Quelles institutions politiques et administratives pour notre pays ?

 

Quelle politique sociale et économique pour notre pays ?

 

Quel rôle doit jouer l’Etat dans l’économie et sur quels leviers doit-il agir pour relancer l’économie ? De quels moyens personnels, financiers et matériels disposent-ils pour bâtir une économie viable ?

 

Qui sont les acteurs économiques ?

 

Les nationaux sont-ils en nombre suffisant dans la sphère économique qui compte ? Sinon que faire pour créer les conditions d'une émergence de créateurs nationaux dans tous les secteurs productifs ?

 

Quels sont les besoins réels du peuple centrafricain ? Quels moyens à devrons nous mettre en oeuvre pour les satisfaire ?

 

Quel cadre législatif promouvoir pour garantir l'exercice de ses droits et le respect de ses obligations par tout citoyen ?

 

Comment faire pour prémunir les citoyens contre les abus de droit et autres dérives autoritaires de ceux qui auraient à exercer un pouvoir quelconque ?

 

Le pouvoir, comment et pourquoi faire ?

 

Comment faire prospérer dans l'espace centrafricain, l’idée d'un exercice du pouvoir politique indemne de considérations, clientélistes, népotismes, claniques,, ethniques,, tribalistes, régionalistes, etc ?.

 

Bref, il ya du pain sur la planche.

 

Il appartient aux Centrafricaines et aux Centrafricains, dans leur ensemble, de trouver la solution à ces problèmes.

 

Mon optimisme à tout crin me conduit à croire la chose possible tant je fais mien la maxime selon laquelle « la somme des intelligences est supérieure aux intelligences individuelles ».

 

Le peuple centrafricain a pu constater, impuissant, puisque bridé au moyen d'une terreur insidieusement distillée, que chaque régime qui arrive reprend et applique à son profit toutes ces recettes éculées mais néanmoins terriblement efficaces dans la commission du pire

 

Le problème qui, de prime abord, semble insoluble, mais nécessite pourtant que, tirant des leçons de l'histoire, ensemble, nous y trouvions une solution durable, est que chaque chef d'État s'installant au pouvoir, démocratiquement élu ou non, croit être assez rusé et intelligent pour mettre en place un système susceptible d'assurer son maintien « ad vitam » à la tête du pays, et, si possible, envisager la transmission de son sceptre et/ou de sa couronne à sa progéniture.

 

Mais l'histoire de notre propre pays nous enseigne que tous les régimes guidés par cette illusion ont fini par produire eux-mêmes le poison qui a fini par les perdre.

 

Alors comment sortir ?

 

La réponse dépend des Centrafricaines et des Centrafricains, et d'eux seuls, s'ils se laissent conduire uniquement par le sens de l'intérêt général.


 

Poitiers le 30 janvier 2013


 

Maître Ignace OUNDA-MEYBI

 

 

Poitiers le 30 Mai 1990

 

 

 

Ignace OUNDA-MEYBI

4/33, Allée Marigny

86000, POITIERS

 

 

Réaction à la lettre de

Monsieur ………….

 

 

Cher compatriote,

 

 

C'est avec un grand intérêt que j'ai pris connaissance de votre lettre du 20 mars 1990 adressée à M. KOLINGBA et ce, d'autant plus que j'ai moi-même rendu publique une lettre du 21 février 1990 dénonçant, comme vous, les fourberies des gangsters déguisés en gouvernant qui sévissent dans tous les compartiments de l'État centrafricain.

 

Je dois dire que votre expérience, et en particulier le fait que, peut-être de bonne foi, à un moment vous ayez mis le pied dans le repère déguisé en palais de ces rapaces, vous a permis d'apporter, preuves à l'appui, un éclairage tout à fait conséquent sur les méthodes, les usages et les conspirations en cours au sommet de notre pays.

 

J'ai beaucoup apprécié une partie de vos analyses sur la coexistence des ethnies qui font la richesse culturelle de la RCA, coexistence que beaucoup de pays nous envient. Cela se ressent dans nos rapports avec les autres communautés africaines en France. Des condisciples africains s'étonnent de ne pouvoir déceler entre le Centrafricain des signes de division fondée sur l'appartenance régionale, tribale, ethnique, clanique, etc.

 

Vous avez écrit, rappelant votre mémoire de D.E.S. (pages 4 et 5 de votre lettre) :

 

« l'histoire précoloniale de la RCA nous a révélé que l’ethnie ou la tribu est un groupe traditionnel qui n'avait acquis, ni une suprématie sur tous les autres groupes, ni une rigidité ou fermeture par ceux-ci ».

 

« L'histoire des premiers temps de l'émancipation a prouvé que notre leader politique d'alors, issu de son milieu ethnique, était encadré par tous les Oubanguiens en quête de liberté et qui lui-même avait toujours manifesté une vocation nationale, jamais tribale ».

 

« Parce que la République Centrafricaine recèle une multiplicité d'ethnies, de faible dimension et sans particularismes agressifs, le problème tribal est toujours resté secondaire et l'unité nationale n'en a pas souffert ».

 

« Les masses centrafricaines n'ont jamais avivé le sentiment tribal ».

 

Ces quelques phrases me réjouissent car force est de constater que le Centrafricain, malgré d'innombrables épreuves vécues de jour en jour, d'année en année, n'ont jamais cédé à la tentation tribaliste extrémiste. Ils n'ont jamais succombé à la tentation de la haine totale et inter-tribal. Pourtant, les escrocs et bandits de grand chemin installés au pouvoir en Centrafrique, plus que d'autres et à défaut de légitimité nationale, ont toujours cru pouvoir affermir leur position en s'appuyant sur une légitimité tribale. Cependant leur sauce, faite de népotisme, de corruption, de détournement de fonds publics, d'injustice, d'incompétence, de pillage, etc, assaisonnée d'immoralité en tous genres et de répression, n'a pas pris.

 

C'est dire que l'unité nationale est belle et solide. Nous devons tous la réserver et ne rien faire qui puisse un jour la ruiner. Vous avez totalement raison de le rappeler.

 

Mais si je reconnais  des mérites à votre lettre, je me pose également des questions sur certains passages - je cite (page 18) - :

 

« Chaque ethnie se replie sur elle-même, compte ses membres, mesure ses forces et se prépare fébrilement dans le silence à l'action violente pour vous renverser… »

 

« Les ethnies majoritaires ne peuvent plus vous  tolérer ».

 

« Et mettez-vous bien dans la tête que vos yakomas ne représentent que 5 % environ de la population de ce pays... »

 

« Vous aurez ainsi fait liquider toute une ethnie par votre politique discriminatoire et rétrograde. Et vos descendants porteront cette honte comme Caîn et l'oeil qui le regardait partout, même dans sa tombe ».

 

Cher concitoyen, je me garde de vous faire un procès d'intention, mais puisqu'il faut porter une appréciation, j'aimerais vous dire que ces phrases sont terribles par leur ambiguïté. Je crains qu'elles aient affligé de très nombreux Centrafricains. Je crains qu'elles suscitent dans certains esprits des explications perverses et inattendues, de nature peut-être à travestir votre pensée.

 

Ne serait-il pas judicieux de préciser que les crimes innommables des hommes au pouvoir ne sont pas le fait de tous les yakomas ? Si nous voulons embraser notre pays, il y a d'autre moyen plus efficace que de répondre à la bêtise par la bêtise.

 

Il est vrai que le régime use abondamment et ostensiblement de l'appartenance ethnique des théoriciens du « yakomalisme », mais le yakomalisme n'est pas le fait de l'ethnie yakoma dans son ensemble. Nous devons éviter d'associer une ethnie tout entière aux malhonnêtetés notoires d'un petit groupe de profiteurs parmi lesquels on compte d'ailleurs des hommes appartenant à d'autres ethnies. Nous devons autant que possible éviter tout amalgame conscient ou inconscient portant des germes de nocivité pour notre pays.

 

Il faut rappeler qu'il y a de très nombreux yakomas qui sont loin des préoccupations de la mafia que vous dénoncez et qui vivent, comme tous les autres Centrafricains, leur vie dans les souffrances et calamités quotidiennes engendrées par les citoyens indignes qui ont confisqué un pouvoir dont ils n'ont, sans nul doute, qu’une conception basse, avilissante et inhumaine..

 

Il faut rappeler, s'il y a encore dans notre pays des esprits malins tentés par la dérive tribaliste et bercés par le doux rêve d'un partage intra-régional, intra-tribal ou même intra-familial de profits matériels personnels du pouvoir politique, qu'aucune région, aucune ethnie, aucune tribu où aucune famille ne peut indéfiniment confisquer le pouvoir dans un pays. Il est donc de l'intérêt de tous de sauvegarder une unité nationale qu'on nous envie. De cette façon, pourrions-nous peut-être servir d'exemple sur notre continent. L'Afrique en général, la République Centrafricaine en particulier, n'ont plus besoin de divisions. Nous devons aller vers une unité de plus en plus grande.

 

Notre pays, chers concitoyens, dispose d'un atout majeur : l'existence d'une langue nationale unique. Le sango est en effet le ciment qui fait que, jusqu'à présent, la cohésion nationale résiste à la tempête et aux intempéries de tous ordres provoquées par tous ces minables imposteurs qui n'ont cessé de s'amuser à « semé le vent ».

 

Je ne puis vous accuser de tenir des propos tribalistes. J'ignore d'ailleurs quels sont vos origines ethniques et celles-ci ne m'intéressent guère. Pour moi, vous êtes centrafricain avant toute chose. Je crains simplement que des assertions ambiguës finissent par semer le doute et susciter des interprétations que vous-même n’auriez peut-être pas prévues.

 

Je pense que, si on devait juger un yakoma, ce serait d'abord pour ses propres faits. Cela vaut pour tout centrafricain. Il ne peut y avoir de justice d'exception, même pour les enfants de Monsieur KOLINGBA. Ceux-ci ne peuvent, sous prétexte de liens de sang, répondre des turpitudes de leur auteur. Cette conception de la justice a causé tellement de ravages dans notre pays qu'il nous faudra très rapidement nous employer à l'éradiquer, à la bannir définitivement.

 

La responsabilité sous-jacente à l'histoire de Caïn est surannée. Elle ne peut trouver sa place à une époque où l'on a plus que jamais besoin d'un corps de règles qui tienne compte des droits essentiels de l'homme.

 

On ne choisit pas ses parents. Et quand bien même on les choisirait, il serait absurde d'être considéré comme comptable de leurs faits et gestes. Chacun assume ses actes à partir du moment où il acquiert un discernement suffisant. Après tout, ce que vous dites, faites ou écrivez, ne concerne que vous. On ne peut en aucun cas le reprocher à vos enfants, sauf si ceux-ci y participent consciemment d'une manière ou d'une autre. Il est évident qu'il appartiendra à la justice de déterminer lesquelles des descendants de Monsieur KOLINGBA se sont rendues coupables d'actes répréhensibles.

 

Je pense, en conséquence, que nous devons juger sans passion mais avec lucidité et sérénité. C'est la seule condition pour éviter le feu et le sang.

 

Venant d'ethnies minoritaires ou majoritaires, nous sommes tous Centrafricains. Le nombre ne donne pas plus de droits aux uns qu'aux autres. Rien ne peut justifier la confiscation de tous les pouvoirs par les uns au détriment des autres. Rien n'autorise les uns à avoir des visées hégémoniques sur les autres. Seules comptent la volonté et la capacité de chacun à se mettre résolument au service de son pays. C'est pourquoi il faut remettre à l'ordre du jour la notion d'intérêt général, notion qui, depuis belle lurette, a disparu du firmament centrafricain.

 

Chers compatriotes, je n'ai pas pu m'empêcher de réagir après lecture de votre lettre. J'aime mon pays autant que vous et je souffre de le voir dépérir et sombrer progressivement dans l'abîme. J'estime qu'un jour le débat devra s'instaurer sur l'avenir de notre pays.

 

Je tiens à souligner que mes observations ne doivent, en rien, anéantir le mérite de votre lettre. Il me fallait cependant relever les quelques points qui m'ont fait sursauter. C'est en définitive la preuve que j'ai lu votre écrit avec beaucoup d'attention, même si je n'en suis pas le destinataire premier.

 

Veuillez croire, cher compatriote, à la sincère expression de toute ma considération.

 

 

Ignace OUNDA-MEYBI

 

 

PS Mon texte est achevé lorsque j’apprends la publication de la liste des Préfets et des Sous-Préfets nommés par le régime.

 

 

Comment ne pas constater, même si c’est sans surprise, que le contenu de ma lettre reste d’actualité. Toutefois, Il est plus juste de noter que les comportements qui y sont dénoncés ont été portés à un niveau jamais égalé. On peut dire que BOZIZE vit et respire le tribalisme. Il suffit pour s’en convaincre, de consulter la liste des Préfets et Sous-Préfets récemment nommés par celui qui n’a que les apparences d’un Chef d’Etat, et dont la place, en réalité, devrait être en prison et dans les poubelles de l’histoire.

 

 

Les Centrafricains ont le droit de connaître la position du Premier Ministre et de son gouvernement sur ces nominations dont le caractère tribaliste ne fait aucun doute. Quand on pense que celles-ci s’ajoutent à des mouvements du même ordre, dans l’armée puis dans la police, on ne peut qu’être inquiet.

 

 

BOZIZE est manifestement en train de se donner les moyens de maîtriser le terrain en vue des prochaines élections.

 

 

Que compte faire le gouvernement pour arrêter le « char de feu » que construit BOZIZE, au vu et au su de tous, avec l’objectif non dissimulé d’incendier notre pays ?

 

 

Poitiers le 15 février 2013


 

Maître Ignace OUNDA-MEYBI

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 22:53

 

 

 

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Afrik.com   samedi 16 février 2013 / par Fred Krock

 

De notre correspondant,

 

La ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a été vivement secouée par une série de grèves ces trois derniers jours. Les manifestants n’ont pas attendu des jours après l’installation des nouveaux membres du gouvernement pour leur soumettre leurs revendications.

 

A peine élu, le gouvernement de Nicolas Tiangaye est confronté à une série de manifestations. En plus de la situation sécuritaire qui reste incontrôlée puisque les chefs de la Séléka n’arrivent pas à soumettre leurs hommes sur le terrain, les grognes sociales ont repris de plus belle dans la capitale centrafricaine. En l’espace de 72 heures, l’on a assisté à quatre manifestations dont la première a été celle des enseignants vacataires du supérieur qui ont plombé prématurément la reprise des cours sur le campus. C’était pour réclamer du gouvernement le payement de leur émolument qu’ils n’ont pas perçu depuis 24 mois. Les professeurs du fondamental 1 en instance d’intégration se sont joints aux premiers grévistes le lundi dernier pour demander leur intégration dans la fonction publique.


Pas plus tard que mercredi 13 février 2013, les habitants du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui ont crié leur ras-le-bol face à un manque cruel d’eau et d’électricité ces derniers temps dans leur secteur. Pour ces manifestants, c’est depuis plus de 3 jours qu’ils sont sans électricité en plus du fait que depuis des mois, l’eau potable est devenue denrée rare.


Pénurie d’eau


Selon une dame qui était aussi au-devant de la scène, « nous nous levons à 3 heures du matin pour aller à la quête d’eau et ce, tous les jours de la semaine et ainsi de suite. On se demande quand est-ce que nos peines prendront fin. La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique(SODECA) ne fait même pas un moindre effort pour nous soulager. On a décidé de ne pas rester les bras croisés et nous sommes sortis aujourd’hui appuyer nos enfants pour manifester nos colères ».


Le ministre de l’hydraulique, M. Herbert Ndjono Ahaba, était lui-même descendu sur le terrain afin de constater les faits. Les manifestants ont résisté devant les gendarmes déployés massivement sur les lieux mais c’est l’arrivée du ministre avec quelques paroles douces et prometteuses qui a quelque peu calmé les nerfs mais la manifestation s’est poursuivie pendant toute la mi-journée.


Qu’à cela ne tienne au même instant, au KM5, les vendeurs aussi se sont mis en colère parce que les forces de l’ordre les ont surpris tôt le matin du mercredi 13 février ces derniers en envahissant les abords des routes qu’utilisaient ces vendeurs pour leurs étalages, empêchant la circulation. On parle d’un premier baptême de feu pour Me Tiangaye qui va devoir faire face à toutes ces manifestations. La grogne va se poursuivre, puisque les syndicats de taxis et bus menacent eux-aussi d’entrer en grève.

 

 

 

NDLR : Parfait MBAY l'ami des syndicats et "briseur de grève" en titre du gouvernement TOUADERA, qui a pourtant survécu à la disparition de celui-ci, a-t-il choisi de renoncer à cette autre fonction qu'il a cumulée volontiers à l'époque avec celle de ministre des transports ? 


 

 

Les victimes de Séléka dans la Ouaka invitent Bozizé à rouvrir les couloirs humanitaires

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 16 Février 2013 14:10


Les habitants de Bambari (centre-est), victimes des récentes crises militaro-politiques en République Centrafricaine viennent d’exiger ce 16 février à François Bozizé la réouverture des voies occupées par les rebelles de la coalition Séléka. Il s’agit pour eux, des couloirs humanitaires, seuls moyens à ce jour, de communication avec les autres villes du pays dont Bangui.


Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce samedi, le Collectif des victimes de ces crises ont ainsi interpelé le Chef de l’Etat et son gouvernement dit de l’union nationale pour un retour effectif de la paix dans les zones affectées par ces évènements malheureux.


Selon Delphin Kongbo, vice-président de ce Collectif, s’adressant d’abord au président François Bozizé, ce dernier devrait « user de toutes ses prérogatives constitutionnelles pour garantir et rétablir la sécurité dans les zones occupées par Séléka dont la région de la préfecture de la Ouaka ».


Au gouvernement dirigé par maître Nicolas Tiangaye, le collectif a exigé « une libre circulation des biens et des personnes. Aussi, conformément aux dispositions de l’accord de Libreville signé en janvier dernier, le Collectif  a rappelé le gouvernement au sujet du regroupement et le retrait des troupes rebelles de leurs positions actuelles ».


Pour le collectif, les crises ont durement frappé ces localités : « pas d’école, pas d’hôpitaux, ni eau potable avec une économie meurtrie. Pour preuve, il y’a une semaine, une femme a trouvé la mort suite à un accouchement difficile dû à un manque de médicaments et du personnel qualifié ».


Il faut dire que la mise en garde des autochtones de la région de Bambari aux autorités du pays a coïncidé avec la tournée du patron de la Séléka Michel Ndjotodia Am Nondroko dans les villes que ses troupes sévissent en maitre.


Dans une communiqué de presse diffusé  vendredi dernier sur une chaine nationale, le désormais ministre de la Défense a indiqué que les « voies jadis fermées par ses rebelles sont déjà ouvertes ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 00:28

 

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 

http://www.afrique7.com   Patrice Garner / 15/02/2013 11:09

 

Bien que timidement, la situation politico-militaire en République centrafricaine connait quelques avancées. La semaine dernière, les membres de la coalition Séléka nommés à des postes ministériels au sein du gouvernement d’Union nationale ont décidé de prendre effectivement service dans leurs ministères respectifs. C’est le porte-parole du groupe rebelle qui a annoncé la nouvelle, au cours d’une déclaration de presse. Cependant, le groupe rebelle met en garde l’ancien régime et prend à témoin la communauté internationale sur tout risque de dérapage majeur qui pourrait survenir à l’avenir.

 

Il s’agit particulièrement de tout acte, déclaration ou posture qui s’inscrirait en rupture avec les accords de Libreville. La coalition de la Séleka a fait savoir à l’opinion qu’elle comptait agir conformément aux règles de la démocratie et des droits de l’homme. Pour ce qui est de la question épineuse des libertés de la presse, le porte-parole a affirmé que la coalition se battrait pour que les journalistes puissent exercer leurs métiers correctement et en hommes libres. Il a néanmoins souligné que les journalistes de leurs côtés, devraient également agir en conformité avec les règles d’éthique qui régissent le quatrième pouvoir. La nouvelle n’a pas manqué de soulager la population dont l’inquiétude grandissante était plus que palpable. En effet, le groupe rebelle avait initialement refusé de prendre part à la formation gouvernementale, considérant que le partage juste et équitable sur les plans qualitatifs et quantitatifs n’avait pas été respecté.

 

Conformément aux accords de Libreville, les membres du nouveau gouvernement sont issus de 5 entités, à savoir la majorité présidentielle, la coalition Séleka, l’opposition démocratique, la société civile ainsi que les politico-militaires non armés. Le gouvernement d’union nationale a un mandat d’une année renouvelable, à l’issue duquel il doit organiser des élections. Sauf en cas de changement brusque, l’actuel président François Bozizé ne se présentera pas à la course aux prochains présidentiels.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 00:14

 

 

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Reuters 15.02.13 à 14h29


L'insécurité qui prévaut en Centrafrique malgré le cessez-le-feu du 11 janvier entre le gouvernement de Bangui et les rebelles du Séléka risque de provoquer une crise alimentaire grave en 2013, prévient vendredi le Programme alimentaire mondiale, qui cite un doublement des prix des denrées de base comme le maïs.


Pour éviter une crise, le Pam demande un accès humanitaire garanti dans le centre et le nord de la RCA, fief de l'ex-insurrection, où vivent environ 800.000 personnes. En raison de l'insécurité ambiante, les agriculteurs ne sont pas en mesure de travailler dans les champs en raison et les pillages généralisés ont réduit la production de cultures vivrières ainsi que les réserves d'aliments et de semences.


Risque accru entre mai et septembre


Dans le Nord, les paysans sont également privés de leur principale source de revenu faute de pouvoir commercialiser le coton déjà récolté. S'appuyant sur une étude conduite par les Nations unies et des ONG, le Pam redoute tout particulièrement une pénurie alimentaire pendant la saison des pluies, qui va de mai à septembre.


Avant l'insurrection, l'agence onusienne avait distribué de l'aide à 200.000 personnes dans les zones tenues par le Séléka. Au moins 80.000 risquent aujourd'hui de souffrir d'une pénurie alimentaire aiguë dans ce pays qui compte au total 4,5 millions d'habitants environ, selon le Pam. 

 

 

 

Centrafrique : le PAM avertit du risque d’une crise humanitaire

 

15 fév. 2013

 


Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) déclare aujourd’hui que l’insécurité qui prévaut en Centrafrique pourrait provoquer une grave crise alimentaire et demande un accès humanitaire dans le centre et le nord du pays. Selon l’organisation, au moins 80 000 personnes risqueraient de souffrir d’une pénurie alimentaire au cours des prochains mois. Avant l’insurrection du Séléka, l’organisation avait déjà fourni de l’aide à près de 200 000 personnes vivant dans les zones tenues par le groupe rebelle.


(Source : Reuters)

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:47

 

 

 

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APA-Kinshasa (RD Congo) 2013-02-15 14:18:22 La représentation régionale du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en République démocratique du Congo (RDC) se réjouit de la décision du gouvernement de ce pays de reconnaître le statut de réfugiés aux Centrafricains ayant fui leur pays à la suite des graves événements survenus récemment en République Centrafricaine.


La prise de cette décision (un arrêté du ministre de l'Intérieur) le 11 février est intervenu dans un contexte d'afflux de réfugiés centrafricains vers la RDC, reconnaît la représentation régionale du HCR dans un communiqué transmis vendredi à APA à Kinshasa.


Depuis la mi-décembre 2012, de nombreux réfugiés centrafricains sont arrivés dans la Province de l'Equateur (Nord-Ouest de la RDC) et dans la Province Orientale (Nord-Est de la RDC), relève le HCR.


A la date du 13 février 2013, le HCR estime à 15,000, le nombre de nouveaux réfugiés centrafricains ayant trouvé l'asile en RDC. Dans le Nord Ubangui, dans la Province de l'Equateur, ce sont 13.893 réfugiés dont 6.781 à Mobayi Mbongo, 736 à Satema, 2.055 à Pandu, 2.577 à Ngele, et 107 à Bandakilimoto qui ont été identifiés par plusieurs sources locales dont la Direction générale de migration (DGM), la Société civile, la Caritas (un organe technique de l'Eglise catholique).


L'agence onusienne poursuit que de nombreux enfants (un peu plus de 5.000) constituent la frange la plus vulnérable de ces nouveaux arrivés. 


Dans la Province Orientale et spécifiquement dans le territoire d'Ango, plus de 1.100 réfugiés ont été également identifiés. Ces chiffres ne seront confirmés qu'après l'enregistrement par les équipes techniques du HCR et de la Commission Nationale pour les Réfugiés qui se rendent sur le terrain à cet effet, note le communiqué.


Selon les témoignages recueillis auprès des réfugiés à Mobayi Mbongo, leurs maisons et échoppes ont été pillées par des hommes armés et leur vie a été menacée. Certains parmi eux ont fui de façon préventive pour échapper aux exactions qui sont commises dans leurs villages.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire