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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 14:41

 

 

 

Boz centrafrique

 

 

 

Bangui 1er fév 2013 (CAP) – Alors qu’il refuse obstinément de signer le décret du gouvernement d’union nationale de transition que le Premier Ministre Nicolas Tiangaye lui a proposé depuis plusieurs jours, on apprend de source brazzavilloise que Bozizé l’a contourné et a dépêché à Brazzaville depuis hier à bord d’un avion affrété à la compagnie Minair, une délégation dont la composition dit long sur ses intentions inavouables.  


Il s’agit du mathématicien de Boy-Rabe, Faustin Touadéra, Jean Francis Bozizé, Léon Dibéret (patron des francs-maçons de Bangui), et Enoch Dérant Lakoué président du PSD, lui aussi franc-maçon et chef de la délégation. Cette  mission qui s’est voulue secrète a sans doute pour but, on peut aisément le deviner, d’aller donner au président Denis Sassou Nguesso, Médiateur et président du Comité de suivi des accords de Libreville, la version mensongère de Bozizé tendant à rejeter sur Tiangaye et Séléka seuls, la responsabilité exclusive de l’insupportable et inadmissible retard que le gouvernement Tiangaye prend à voir le jour.


Il n’est pas normal qu’Enoch Dérant Lakoué que Bozizé a proposé pour faire son entrée dans le gouvernement Tiangaye puisse lui-même conduire des discussions au sujet du gouvernement auquel il va participer. Cela ressemble à du délit d’initié et dans tous les cas quelque chose d’anormal et d’inacceptable. En outre, le mélange des affaires politiques avec les histoires de franç-maçonnerie est du plus mauvais effet.


Bozizé qui, peu après son putsch de 2003 a été admis dans cette association à but philosophique et brûlé quasiment plusieurs étapes que certains mettent des années à atteindre, en a tellement mal intégré les règles et principes qu’en envoyant son « frère » Charles Massi dans l’au-delà, il a naturellement suscité une désapprobation générale des tous ses autres frères, notamment de Brazzaville.

 

Bozizé ne veut pas que le gouvernement Tiangaye puisse voir le jour et se comporte comme si les négociations de Libreville qui ont débouché sur les fameux accords, n’ont pas eu lieu. Pour lui, ces accords ne sont plus qu’un mauvais souvenir et qu’il peut tranquillement recommencer avec ses manipulations et roublardises habituelles.


Il prend les Centrafricains pour des imbéciles et des pigeons. Ses exigences sur les portefeuilles des mines, de l’Administration du territoire et autres ministères régaliens sont inacceptables puisqu’après avoir régné et échoué à gérer convenablement pendant dix ans ces ministères, ceux-ci ne doivent plus revenir aux hommes de paille car la RCA se privera de la confiance des bailleurs de fonds et autres partenaires au développement.


Les Centrafricains qui vivent au quotidien le bilan désastreux de la longue et calamiteuse gestion du ministère des mines, de l’énergie et l’hydraulique par le tandem Bozizé-Ndoutingaï, en ont plus qu’assez des délestages, coupures d’eau et de l’opacité dans la gestion des recettes minières qui n’ont jamais pris le chemin des caisses du trésor mais plutôt des comptes bancaires à l’étranger de ces prédateurs. L’Administration du territoire également ne doit plus être sous le contrôle de Bozizé qui compte s’en servir pour « gagner » les prochaines élections législatives qui auront lieu après la dissolution de l’assemblée nationale. 

 

Aux dernières nouvelles, le président Sassou-Nguesso aurait reçu les émissaires spéciaux de Bozizé qui seraient même déjà retournés à Bangui flanqué d'un émissaire du président Sassou 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 01:15

 

 

 

Rodrigue Bozizé

Rodrigue Bozizé

 

 

Bangui 31 janv (CAP) - On apprend aussi de sources bien informées ayant requis l’anonymat qu’une bonne partie des ressortissants Goula, Rounga et autres accusés d’être des parents des chefs rebelles de Séléka, Michel Djotodia, Mohamed Moussa Dhaffane et Nouredine Adam, qui avaient été l’objet de vastes rafles au moment de l’avancée de Séléka vers Bangui, auraient été tout simplement exécutés sans autre forme de procès par la soldatesque de Bozizé. Le rejeton de Bozizé le dénommé Rodrigue Bozizé aurait même personnellement participé à ces exécutions. Il s’agit donc de faits d’une extrême gravité qui, s’ils étaient avérés, nécessiteraient une enquête internationale indépendante afin d’établir les responsabilités.


Toujours selon nos sources, c’est pour pouvoir mieux étouffer cette affaire et empêcher que cette affaire n’éclate et le déclenchement d’éventuelles enquêtes internationales qui pourraient encore l’éclabousser que Bozizé tient plus que tout, à verrouiller le gouvernement au niveau de tous les ministères régaliens notamment en arrachant pour lui le portefeuille de la justice.


Il est très curieux de noter en effet qu’alors que Séléka a déjà procédé promptement à la libération des prisonniers de guerre Faca qu’elle détenait et les a même remis au CICR, Bozizé n’a encore jusqu’ici libéré aucun prisonnier ni à Bangui ni à son « Guantanamo » de Bossembélé. Forcément si ces prisonniers politiques ont été exécutés sommairement, il n'y aura personne à libérer. Ces derniers temps, des informations persistantes font état de plusieurs cadavres enfermés dans des sacs en jute jetés nuitamment dans le cours d’eau Lin au niveau du village Gbogoura (PK 60) route de Boali.


Après la triste fin tragique et le sort réservé en 2009 en toute impunité par Bozizé à Charles Massi, comme si cela ne suffisait pas, Bozizé a encore récemment promis publiquement sans le moindre scrupule le même sort à Nicolas Tiangaye. Faire couler le sang des fils de Centrafrique pour rester au pouvoir ad vitam aeternam, telle paraît être le credo de Bozizé. Il est temps de l’arrêter dans cette funeste entreprise.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 01:13

 

 

 

 RADIO ND K LUKA

 


Société : Le manque d’électricité pour le pompage de l’eau potable crée une pénurie à Bangui. Les habitants des hauts quartiers veillent ou se déplacent pour l’avoir

 

 

Société : Les Forces sud-africaines basées au PK 10 deviennent une source de ravitaillement pour les enfants du coin ainsi que quelques adultes. Ils fouillent dans la poubelle des soldats.

 

 

Sécurité : Le bureau du CICR de Ndélé a été pillé dans la nuit du 25 au 26 janvier. Le matériel de communication, des véhicules et de l’argent ont été emportés

 

 

Chute de recettes douanières en RCA : La crise liée à l'insécurité dans le pays en cause

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 00:59

 

 

 

ACF-8_pics_809.jpg

 


WASHINGTON AFP / 31 janvier 2013 18h33- Un antibiotique bon marché combiné au traitement nutritif habituel peut sauver nombre d'enfants souffrant de malnutrition révèle un essai clinique publié dans la dernière édition de la revue médicale américaine, New England Journal of Medicine (NEJM).


L'étude clinique a été menée au Malawi avec 2.767 enfants de six mois à cinq ans par des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université Washington à St Louis et paraît dans le NEJM daté de jeudi.


Ces enfants tous atteints de grave malnutrition ont été traités, soit avec un antibiotique (amoxicilline ou cefdinir) ou un placebo combiné à un traitement hautement nutritif pendant une semaine.


Chez ceux traités avec un de ces antibiotiques, le taux d'échec du traitement nutritif a été réduit de 24,4% avec l'amoxicilline et 39% avec le cefdinir comparativement au groupe témoin ayant pris un placebo.

Le taux de mortalité a également nettement baissé de 35,6% avec de l'amoxicilline et de 44,3% avec du cefdinir, par rapport aux enfants dans le groupe du placebo.


Le traitement nutritif était composé d'aliments à base de beurre d'arachide fortifié avec du lait en poudre, de l'huile, du sucre et des micronutriments.


L'efficacité des antibiotiques montrée par cet essai clinique devrait changer la pratique médicale actuelle pour traiter la malnutrition et conduire l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à recommander un plus grand recours à ces médicaments, selon ces chercheurs cités dans le New York Times.


Une autre étude publiée mercredi soir dans la revue américaine Science également menée au Malawi montre qu'une nourriture insuffisante ou médiocre n'est pas la seule cause de malnutrition infantile en Afrique sub-saharienne.


Un dérèglement de la flore intestinale peut aussi provoquer ce problème, selon des chercheurs américains de l'Université Washington à St Louis.


Cette recherche a été menée pendant trois ans au Malawi avec 377 paires de jumeaux dès leur naissance et des souris de laboratoire.


Elle montre comment un dysfonctionnement de la flore intestinale de ces enfants combiné à une mauvaise alimentation déclenche une forme de malnutrition grave appelée kwashiorkor dont les symptômes sont un gonflement du ventre, des lésions du foie, des ulcérations de la peau et une perte de l'appétit.


Selon ces chercheurs, la malnutrition sévère touche plus de 20 millions d'enfants dans le monde dont un million en meurent chaque année. 



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 18:02

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

Bangui, 31 janv (CAP) - Bozizé s’est entretenu ce jour avec le président de Séléka Michel Am Nondroko Djotodia en présence de la Représentante de l’Union Africaine à Bangui, Mme  HAWA Ahmed YOUSSOUF.


Les sujets que doivent aborder les deux hommes ne manquent pas. Bozizé doit expliquer à Michel Djotodia pourquoi il traîne les pieds et ne veut pas signer le décret du gouvernement que Tiangaye lui a déjà soumis à plusieurs reprises.


Bozizé doit aussi dire pourquoi il envoie des armes et des hommes à Bangassou et prépare visiblement la guerre tout en retardant l’annonce du gouvernement Tiangaye.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 17:50

 

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

BANGUI : LA SÉLÉKA SE DIT ‘’PATIENTE’’ DU RETARD PRIS DANS LA MISE EN PLACE DU GOUVERNEMENT

 

 Christophe-Gazam-Betty

 


Bangui, 31 janvier 2013 (RJDH)Christophe Gazambéti, Porte-parole de la coalition rebelle de la Séléka se dit patient même si la mise en place du gouvernement d’Union nationale tarde à venir, lors d’une interview qu’il a accordé au  RJDH le mercredi 30 janvier, depuis la base militaire de Bangui M’Poko,  où les leaders des rebelles y sont logés.

 

« La misère, il faut l’enrailler dans ce pays, nous avons les ressources pour le faire et on ne peut pas confier la direction du pays à des gens qui ne seront pas capables de penser à l’intérêt national et à l’intérêt du peuple centrafricain. Et, c’est ainsi que le Premier ministre est en train, dans la sérénité, d’essayer de sortir ce gouvernement, dans la douleur », a mentionné le Porte-parole de la Séléka.

 

Christophe Gazambéti, affirmer que « même si ça doit prendre du temps, laissez-le travailler ». Ce qui est sûr pour la Séléka, « ce n’est pas la faute du Premier ministre si les choses tardent à se mettre en place. Nous sommes dans une situation exceptionnelle, donc il faut savoir s’armer de patience et laisser le Premier ministre et le chef de l’Etat faire des arbitrages nécessaires et on n’a pas besoin de faire des publicités autour », a-t-il martelé.

 

Le Porte-parole de la rébellion de la Séléka précise toutefois que le ministère de la défense nationale reviendra de droit à la Séléka dans le prochain gouvernement, selon les accords de Libreville. « C’est un acquis, cela  a été acté dans les accords, ça ne pose plus de problème », a-t-il dit.

 

En ce qui concerne des rumeurs qui circulent  dans la ville de Bangui faisant état que le président François Bozizé voulait consolider le poste titulaire de la défense et léguer le poste du ministère délégué à la rébellion, Christophe Gazambeti ne souhaite pas trop commenter.

 

Le Premier ministre Nicolas Tiangaye, lors de sa première sortie médiatique après sa nomination, a affirmé que le gouvernement comptera une trentaine de membres choisis après plusieurs critères. Il disait sur le retard pris dans la mise en place de ce gouvernement qu’il faut faire des choses tard et très bien, plutôt que de se précipiter et de se retrouver avec des difficultés qui seront difficilement gérables.

 

 

BANGUI : DES CAS DE VIOLENCES SEXUELLES ENREGISTRÉS DANS LES ZONES OCCUPÉES PAR LA SÉLÉKA

 

zone-sous-controle-Seleka.jpg 

 

 

 RJDH-RCA le 31 janvier 2013 - Quelques cas de violences sexuelles dont des jeunes filles et des femmes en sont victimes ont été signalés dans certaines villes du pays sous occupation des rebelles de la coalition Séléka. Il s’agit notamment de la ville de  Bambari, de Batangafo et  de Ndélé.


Dans un entretien avec le RJDH, le mardi 29 janvier, le chef de mission de l’ONG Médecins sans frontière (MSF), Sylvain Groulx  a fait savoir que sa structure dispose très peu d’information sur la violence et les exactions sur les civiles dans les zones occupées par les rebelles de la Séléka. Mais la population locale a dénoncé quelques cas. Il a souligné que ces cas de violences sexuelles sont le plus recensés dans les villes de Bambari, Batangafo et Ndélé.


« Le MSF n’a pas été témoin des cas de violence ou d’exactions sur la population dans les zones occupées. Mais, les autorités locales et la population de la ville de Bambari nous ont dénoncé des violences sexuelles perpétrées par des hommes armés sur des jeunes filles et des femmes de cette localité.  Nous avons aussi appris que les habitants de ces villes ont de graves problèmes surtout plus relatif à des pillages qui sont non seulement commis par la Séléka mais aussi par la population elle-même », a-t-il souligné.


Par ailleurs, il a précisé que MSF avait traité  lors des combats, qui opposaient les rebelles aux forces loyalistes, des blessés de tout genre. « Depuis la fin des hostilités, nous avons soigné très peu de blessés. Ceci dit, nous avons recensé quelques cas de violence sexuelle qui sont loin d’être un fléau », a-t-il mentionné.


Selon Sylvain Groulx, le MSF craint des épidémies dans ces zones, puisque c’est la saison sèche, saison de la méningite et des rougeoles. « S’il y’a une nécessité, nous allons appuyer le ministère de la santé », a-t-il conclu.

 

 

 

 

BANGUI : LES FEMMES RÉCLAMENT LEUR IMPLICATION DANS LA PRISE DE DÉCISIONS

 

femmes centrafricaines

 

 

Bangui, 31 janvier 2013 (RJDH) – Une délégation des  femmes membres de l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC) a pris part du 22 au 23 janvier, à la 21ème réunion consultative du Pré-sommet sur l’intégration du genre dans l’Union Africaine (UA), organisée par l’ONG panafricaine GIMAC (genre est mon agenda),  à  Addis-Abeba en Ethiopie.


L’objectif de cette rencontre était de définir le rôle de la femme dans le panafricanisme et la renaissance africaine et également de déterminer sa place dans le processus de prise de décisions à la table des négociations.


L’occasion a permis à la délégation centrafricaine, de brosser un tableau exhaustif de la situation actuelle en République centrafricaine.


« Nous avons parlé de la dernière crise qui a secoué  notre pays et notamment de la situation des femmes dans les zones occupées. Nous avons aussi déploré le fait que les femmes ne sont pas impliquées dans la prise de décisions dans notre pays comme aux pourparlers de Libreville où les femmes ont été invitées comme observatrices. »,  a expliqué  Nadia Carine Fornel Poutou, secrétaire générale de l’AFJC.


Elle a par ailleurs souligné que la délégation a soumis des recommandations aux chefs d’Etats de l’UA, aux Nations unies, pour l’adoption d’un plan d’action national pour l’application de la résolution 1325 du conseil de sécurité de l’ONU, qui parle de l’implication de la femme dans le processus de prise de décision et de la consolidation de la paix et aussi d’allouer des ressources financières, techniques et matérielles nécessaires pour permettre aux femmes de participer aux processus des négociations de la paix, notamment pour la prévention des conflits, le désarmement et la reconstruction du pays.


Dans la recommandation, elles ont également, exigé aux groupes armés et les rebellions  étrangères entre autres l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de joseph Kony,  de se retirer du territoire centrafricain.

 

 

 

 

BERBERATI : LES TRANSPORTEURS MENACENT D’ENTRER EN GRÈVE

 

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Berberati, 31 janvier 2013 (RJDH) – Les transporteurs de la ville de Berberati (ouest) menacent d’entrer en grève dans les prochains jours  pour protester contre une barrière érigée par la marie sur l’axe Berberati-Gamboula. Cette décision a été prise, le mercredi 30 janvier, lors d’une assemblée générale organisée par l’Union syndicale des conducteurs et transporteurs(USCT).


Dans leurs déclarations, les transporteurs ont dénoncé de nombreux cas de rançonnages, d’amendes arbitraires et d’insultes perpétrés par des éléments de la police municipale  à  leur égard sur des barrières.


« Tant que nos revendications ne soient pas prises en compte par les autorités locales, nous allons suspendre  nos activités pour exiger le démantèlement de cette barrière et le respect de droits des transporteurs », a déclaré l’un des conducteurs sous couvert de l’anonymat.

 

 

BERBERATI : VERS LA LUTTE CONTRE LA DÉFORESTATION

 

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Berberati, 31 janvier 2013 (RJDH) – Une vingtaine de leaders communautaires des préfectures de la Lobaye, de la Sangha-Mbaéré et de la Membéré-Kadéï, toutes dans le sud de la Centrafrique, ont été entretenus, le mercredi 30 janvier, sur les droits et les intérêts  des communautés forestières face au changement climatique.


Selon Bienvenu Florentin Kémanda, l’un des organisateurs de cette assise, l’objectif de cette  activité est d’entretenir les leaders de ces trois préfectures sur les différentes thématiques des droits des communautés forestières  et leur implication dans les prises de décisions.


«  La République centrafricaine s’est engagée depuis 2008 à lutter contre la déforestation et la dégradation de la forêt. Donc il est important de donner  la connaissance nécessaire à ces leaders afin qu’à leur tour, ils puissent également rendre compte à leur communauté sur ce qu’ils ont appris durant cette formation», a-t-il déclaré.


Cette assise a regroupé au total 23 participants parmi lesquels on compte dix pygmées Aka, une minorité ethnique du pays.

 

 

NOLA : ACDA RECHERCHE DES GROUPEMENTS AGRICOLES POUR FINANCEMENT

 

 

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Nola, 31 décembre 2013 (RJDH) – Une mission de l’agence  centrafricaine de développement agricole (ACDA) en partenariat avec le service des affaires sociales de la Sangha-Mbaéré (ouest), a effectué une tournée de travail, le mardi 29 janvier, dans toute la préfecture. L’objectif de cette mission est de sélectionner tous les groupements agricoles fiables pour un financement de l’ONG PRAP.


Selon Félix Nangara, chef de secteur agricole, « cette tournée vise à sélectionner tous les groupements agricoles qui sont dans la zone en vue de financer et renforcer leur développement. Nous nous sommes entretenus avec plus de onze équipes qui sont en règle d’après leurs documents administratifs », a-t- il expliqué.


« Notre mission est d’identifier les besoins, les points faibles des secteurs agro-pastoraux pour un appui technique, matériel et financier, qui serait octroyé par l’ONG PRAP», a fait savoir Félix Nangara, chef secteur de l’ACDA.


Cette tournée de travail est prévue pour tous les secteurs agricoles, entre autres,  Nola, Salo, Bayanga, Bilolo et Lopo.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 16:25

 

 

 

Boz gros plan

 


Radio Ndéké Luka Jeudi, 31 Janvier 2013 15:02


La formation du gouvernement d’union nationale est en cours, les Centrafricains doivent user de patience. C’est la réponse à la question posée par Radio Luka à monsieur Simplice Sarandji, Directeur de Cabinet du Premier ministre, ce jeudi.


Monsieur Sarandji a déclaré « reconnaître la situation dans laquelle se trouve la République Centrafricaine aujourd’hui, et qu’il est urgent de former ce gouvernement afin de relancer toutes les machines de la reconstruction du pays. Mais Seulement ce type de gouvernement ne doit pas se formater dans la précipitation pour éviter des erreurs qui coûteront dans sa marge de manœuvre».


Il s’est par ailleurs réservé de répondre si, oui ou non, la liste des candidats des 5entités a déjà été remise au Premier ministre. Toutefois, il a insisté sur le fait que ce gouvernement verra le jour très bientôt.


Cependant, ce sont 42 activistes de la société civile et les communicateurs qui se sont retrouvés depuis le 30 janvier 2013, pour s’imprégner des techniques de prévention et de résolution pacifique des conflits en République Centrafricaine. Si ces techniques sont maîtrisées, elles leur permettront de jouer un rôle important dans le processus de consolidation de la paix en Centrafrique.


Cette initiative est le fruit du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine.


Toujours dans le cadre de la recherche des solutions à la crise centrafricaine, les femmes centrafricaines ont recommandé aux belligérants de respecter scrupuleusement les accords signés à Libreville. Cette recommandation a été exprimée lors de la 21eme réunion consultative, précédant le sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine qui s’est tenu à Addis-Abeba en Ethiopie, du 22 au 23 janvier 2013.


Le 28 janvier 2013, c’est le Comité des Femmes Centrafricaines pour la Réconciliation et la Paix qui a demandé au Chef de l’Etat François Bozizé, au Premier ministre Nicolas Tiangaye et aux responsables de la Séléka, de prendre leurs responsabilités afin de garantir l’intégrité territoriale, de ramener la paix dans le pays et de faire cesser les exactions commises sur les populations, en violation de l’Accord de Libreville du 11 janvier 2013.

 


 

NDLR : Point trop n'en faut ! La patience a des limites. Il est clair que c’est Bozizé qui est le seul responsable du retard actuel car il bloque tout parce que Nicolas Tiangaye ne veut pas céder à ses exigences excessives d’obtenir absolument douze portefeuilles dans ce gouvernement et surtout tous les poste régaliens pour lui. Il feint d'oublier qu'il y a quelques semaines seulement encore, il était à deux doigts d'être chassé du pouvoir par la force. En jouant ainsi la montre, il se donne le temps de mettre au point avec l’aide des troupes sud-africaines des plans militaires pour lancer des contre-attaques contre les hommes de Séléka qui tiennent certaines villes de  provinces dont d’importantes localités minières qui lui échappent actuellement. Il est complètement hallucinant de constater que Bozizé en est réduit à envoyer vociférer sur Radio Centrafrique, ses partisans comme le « Blé Goudé » en herbe Lévy Yakité, distributeur de machettes aux prétendus « patriotes » de COCORA, plaider en sa faveur la nécessité qu’il obtienne absolument ses douze portefeuilles au gouvernement et surtout les ministères régaliens car on lui aurait déjà sucré celui de la défense au profit de Séléka. C’est tout aussi atterrant d’entendre le truand Simplice Zingas accuser publiquement le pétrolier américain Jack Grynberg d’être le soutien de Séléka. Où va-t-on ?  On voit bien que Bozizé et ses partisans illuminés ne veulent pas de la paix dans ce pays. Leur départ du pouvoir par tous les moyens devient de plus en plus une incontournable et impérieuse nécessité. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:41

 

 

 

Bozizé dépassé

 

Déby ALi et Boz

 

 

deux complices

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

CRISE CENTRAFRICAINE


AFRIQUEDUCATION n° 362 - Du 1er au 14 février 2013 - www.afriqueeducation.com

 

Dans les coulisses librevilloises et banguissoises

 

J’ai perdu une bataille, pas la guerre », parole du général d’armée François Bozizé ! Il a tenu ces propos, à Bangui, le 8 janvier, avant de s’envoler pour Libreville afin d’y prendre part aux pourparlers de paix inter-centrafricains, conscient que les 400 militaires sud-africains qu’il a fait venir, dans le but de sécuriser son régime, n’ont pas ef fectué le déplacement pour orner la galerie.

 

Dès lors, la question pouvait être posée : le président centrafricain allait-il signer la paix ou se rendait- il à Libreville pour ruser, comme à son habitude, une énième fois ?

 

D’autant qu’avant d’aller à Libreville, il avait, la veille, pris le soin de se rendre, seul, à Brazzaville, rencontrer le président du Comité de suivi de l’Accord de Libreville, Denis Sassou Nguesso. Cet entretien que d’aucuns avaient trouvé suspect, ne pouvait-il pas attendre 24 heures, pour avoir lieu, dans le cadre d’un apar té entre François Bozizé et Denis Sassou Nguesso, à Libreville ? C’est pour dire que François Bozizé, selon Seleka et l’opposition démocratique, avant les pourparlers de Libreville, était perçu comme quelqu’un qui, se sentant très diminué politiquement et militairement, cherchait des bouées de sauvetage, par tous les moyens, pour ne pas perdre (tout) son pouvoir.

 

Le connaissant jusque dans ses derniers ressorts de fonctionnement, le président du Tchad, Idriss Déby Itno, suivait, à Libreville, ses moindres faits, gestes et paroles. C’est ainsi que, quand les chefs d’Etat recevaient les différentes délégations pour des discussions, Déby prenait le soin de faire sor tir préalablement Bozizé de la salle, pour qu’il ne soit pas à la fois juge et partie. Bozizé n’a pas du tout apprécié…


Quand Idriss Déby Itno, Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo Ondimba, ont décidé, dans le projet d’accord, d’utiliser l’expression « gouvernement d’union nationale de transition », la délégation officielle de la RCA conduite par Willybiro Sako se mit à hurler de toutes ses forces. Ce dernier partit pleurer auprès des Equato-Guinéens et des Camerounais (car plus compréhensifs à leurs yeux) pour qu’en fin de compte, le ministre camerounais des Affaires étrangères, Pierre Moukoko Mbonjo, qui remplaçait Paul Biya, demande la suppression du mot « transition ». Argument avancé : ne pas faire la part trop belle aux rebelles de Seleka.


Toujours dans sa volonté de torpiller l’Accord de Libreville, François Bozizé insistait pour garder des ministères régaliens : Défense, Finances, Intérieur, Mines, Affaires étrangères. Là aussi, Idriss Déby Itno a insisté auprès de lui et de ses pairs pour qu’il n’ait pas la Défense. Très agacé, le président tchadien aurait lancé à Bozizé : « Qu’est-ce que tu veux faire encore avec le ministère de la Défense que tu n’as pu faire pendant 10 ans » ? L’allusion était ainsi faite aux milliers de militaires formés, à Moussoro, sous la supervision du président tchadien et qui devaient permettre la formation de la nouvelle armée centrafricaine, une armée digne de ce nom. Le président François Bozizé a choisi de les laisser errer dans la nature, en leur refusant les armes pour combattre la rébellion Seleka de peur qu’ils ne lui fassent un coup d’état militaire. A la place, il a préféré demander l’intervention militaire des Américains et de ses « cousins » français, comme en 2007, à Birao, quand Jacques Chirac envoya trois avions au départ de la base française de N’Djamena, bombarder les colonnes de rebelles de l’UFDR qui venaient de se lancer, depuis Birao, vers la capitale Bangui.


Autres temps, autres moeurs. François Hollande, nouveau locataire de l’Elysée, a refusé de répondre à l’appel de son homologue centrafricain.


Ayant reçu sa fin de non-recevoir pour que l’armée française l’aide à mater Seleka, François Bozizé a fini par accuser François Hollande d’être plutôt de mèche avec l’opposition, raison pour laquelle il refusait de voler à son secours.


Le président centrafricain faisait allusion au président du MLPC, Martin Ziguélé, proche du parti socialiste français, qui venait d’accorder une longue interview à AFRIQUEDUCATION (numéro 359 du 1er au 15 décembre 2012) dans laquelle il avait vertement critiqué la mal gouvernance et l’incurie du régime alors que Seleka lançait son attaque exactement le 10 décembre. Pour Bozizé, une telle juxtaposition de faits et de dates ne devait rien au hasard dans la mesure où il soupçonnait l’existence d’une véritable coalition entre Paris et le chef de l’opposition centrafricaine, pour le chasser du pouvoir, par les moyens légaux ou anticonstitutionnels.


Autre geste de mauvaise humeur de François Bozizé : de retour de Libreville où l’opposition démocratique avait porté son choix sur Me Nicolas Tiangaye, il a fait monter la pression auprès des « patriotes » (militants KNK) pour récuser ce choix. A un moment donné, on a craint pour sa vie, les relations entre les deux hommes n’étant pas au beau fixe. Le décret nommant Nicolas Tiangaye ne sortant toujours pas alors que tout avait été ficelé à Libreville, une délégation de l’opposition démocratique et de Seleka à laquelle prenaient part Nicolas Tiangaye, Martin Ziguélé et Michel Am Non Droko Djotodia, décida de se rendre, à Brazzaville, chez le président du Comité de suivi, Denis Sassou Nguesso. Avant d’envoyer son avion les récupérer, ce dernier chercha, sans succès, à téléphoner à François Bozizé, à Bangui.


Curieusement, personne ne répondit à ses appels y compris au standard de la présidence de la République. Lassé de n’avoir pas son homologue au bout de la ligne, le président du Comité de suivi fit décoller son avion pour Bangui. Quand Bozizé apprit que l’avion envoyé par le président du Congo était en train d’atterrir à l’aéroport de Bangui-Mpoko pour transporter les membres de l’opposition démocratique, avant d’aller chercher ceux de Seleka, à Libreville, il piqua une sainte colère digne d’un général cinq étoiles.


Ne pouvant plus freiner la marche de l’histoire, les délégués de l’opposition armée et non armée arrivèrent à Brazzaville dans la soirée de lundi 14 janvier. Reçus le lendemain matin, ils purent confirmer, en choeur, le consensus fait sur la personne de Me Nicolas Tiangaye pour qu’il soit nommé premier ministre, avant de regagner, ensemble, Bangui où les délégués de Seleka, ont été immédiatement placés, sous la protection des éléments de la Fomac basés à Bangui-Mpoko. Malgré le long détour de Brazzaville, la nomination de Tiangaye se faisait toujours attendre, François Bozizé ayant plus d’un tour dans son sac. Mercredi 16 janvier, il suscita la candidature de Me Jean-Jacques Demafouth au poste de premier ministre en brandissant son curriculum vitae comme étant le mieux-disant de tous.


Ici, aussi, sa manoeuvre n’a pas pris devant une opposition démocratique et armée bien soudée.


Voyant qu’il n’y avait plus rien à faire, il se résolut de guerre lasse, à convoquer une cérémonie publique au Palais de la Renaissance avant de signer le décret de nomination du premier ministre.


Mais lors de cette ultime étape, il a donné la parole à certains leaders politiques de la mouvance présidentielle comme Auguste Boukanga et Bengué Bossin, afin qu’ils agressent verbalement Me Nicolas Tiangaye. Satisfait par la sortie des deux militants de son parti, il pouvait, à présent, signer le décret de nomination du premier ministre qu’on lui présentait, non sans ironiser : « Tiangaye a voulu être premier ministre. Bonne chance ».


De notre correspondant à Bangui,


Frank Moussa

 

 

 

 

BANGUI « LA COQUETTE »


Choses vues et entendues à propos de...


Martin Ziguélé, François Bozizé l’aurait encouragé à devenir premier ministre, ce à quoi Martin Ziguélé a opposé un refus catégorique. Sachant que l’Accord de Libreville stipule que le premier ministre et son gouvernement ne se porteront pas candidats à l’élection présidentielle de 2016, le président centrafricain qui, lui-même, ne sera pas candidat pour avoir fait deux mandats successifs, a tout fait pour que Martin Ziguélé accepte sa proposition.


Pour contraindre ce dernier à briguer ce poste, il est allé jusqu’à téléphoner à certains dignitaires étrangers (comme les présidents du Niger et de Guinée) pour qu’ils persuadent le président du MLPC à devenir le successeur du « mathématicien de Boy-Rabé » (Faustin-Archange Touadéra). Peine perdue ! Pour déjouer la manoeuvre de François Bozizé qui commençait à semer la division dans le camp de l’opposition, en suscitant d’autres candidatures à la primature comme celles de Me Jean- Jacques Demafouth de « l’opposition non combattante », voire même, celles de Louis-Pierre Gamba du RDC d’André Kolingba et de Me Henri Pouzere de Londo, qui tous, deux, à Libreville, avaient un temps, manifesté une sérieuse volonté de briguer la primature, Martin Ziguélé, sentant le danger arriver à grands pas une fois de retour à Bangui, est allé voir, chacun des 9 leaders membres du FARE pour être sûr qu’ils soutiendraient, tous, la candidature de Nicolas Tiangaye à la primature. C’est ainsi que l’unité a été préservée.…

 

Nicolas Tiangaye, Le président de la République et lui se connaissent très bien. Ancien président du CNT (Conseil national de transition entre 2003 et 2005), il avait verrouillé la constitution en ses articles 24 et 108. L’article 24 parle d’un mandat renouvelable une seule fois et de la durée du mandat qui est de 5 ans tandis que l’article 108 souligne que la durée du mandat du président (5 ans) et le nombre de mandats (2) au maximum, ne sont ni révisables ni modifiables. Justement, on prêtait l’intention à François Bozizé de vouloir faire sauter ces deux verrous lors de la modification de la constitution qu’il envisage pour, officiellement, mettre en place le sénat. Avec Nicolas Tiangaye à la primature, il lui sera difficile de ne pas respecter la parole donnée au président français François Hollande, au président honoraire de l’Union africaine, Yayi Boni, et aux présidents des pays membres de la CEEAC, et Manuel Pinto da Costa. Idriss Déby Itno, Denis Sassou Nguesso, Ali Bongo Ondimba, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 14:21

 

 

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Je me vois une fois de plus dans l’obligation de reprendre ma plume pour me pencher sur la situation chaotique et dramatique dans laquelle se trouve ma chère patrie.


Ainsi, force est malheureusement de constater que plus 52 ans après son accession à la souveraineté nationale e internationale, la RCA continue de chercher sa voie. Pour parler plus prosaïquement et trivialement continue de « se chercher ». Ce, au grand dam de nos laborieuses populations qui aspirent à la paix et peinent déjà à joindre les deux bouts dans un environnement national et international marqué par une crise économique sans précédent. C’est le lieu également de rappeler que plus de 70% de la population centrafricaine vit avec moins de 1 dollar (à peu près 500F CFA) par jour malgré le potentiel minier et forestier du pays et la richesse de son sol.


Mais comment en est t-on arrivé là ? A qui la faute ?

 

La faute en incombe principalement à ses fils qui n’ont jamais pensé à  son destin, songeant d’abord à leurs intérêts personnels. La politique est considérée, sous nos cieux, comme un moyen d’enrichissement personnel rapide, à peu de frais. L’Etat vu comme un butin.


L’on s’échine à militer au sein de mouvements ou organisations politiques dans la perspective de profiter des prébendes et subsides de l’Etat. L’Etat est généralement considéré comme une vache à lait ; un gâteau à se partager.

 

A la faveur de l’ouverture politique née de la conférence de la Baule de 1990 inaugurée et insufflée par François Mitterrand et marquant le véritable âge d’or de la démocratie en Afrique, la RCA a vu proliférer un nombre considérable de partis politiques (64 formations politiques selon les dernières statistiques du ministère de l’administration du territoire).


En fait de partis, ce sont souvent des coquilles vides ne représentant que l’ombre d’eux-mêmes ; si ce n’est la personne de leur géniteur.


La RCA, pays démographiquement peu peuplé- 5 millions d’âmes- arc-boutée sur un territoire d’une superficie d’environ 623 000 km2 peut-elle s’offrir le luxe de dénombrer autant de partis politiques même dans le cadre de l’introduction du multipartisme dit intégral?


Je répondrai par la négative.

 

La véritable motivation des promoteurs de ces partis se trouve dans leur appétence inextinguible d’aller à la soupe ou de participer au partage du gâteau national.


A vrai dire, ils n’ont cure de ce que représente réellement l’idée même d’intérêt supérieur de la nation ou encore de ce que recouvre la notion d’intérêt général.


Je mets au défi la plupart des partis politiques de la place de me présenter un projet de société ou un programme de gouvernement digne de ce nom. C’est-à-dire prenant en compte les souffrances et la cause du peuple ainsi que les enjeux internationaux de mondialisation.


Lorsque l’on fait le tour de ces prétendues formations ou plate-forme politiques, l’on ne sera pas surpris de remarquer le vide sidéral entourant ce qu’il est communément convenu d’appeler leur corpus programmatique.


L’on crée un embryon de structure de parti et l’on s’assigne comme mission de réfléchir aux problèmes structurels du pays une fois arrivé aux affaires. Cette conception insolite et particulière de faire de la politique ne doit plus avoir cours en RCA.

 

La politique –analysée comme la gestion des affaires de la cité- est une activité très noble et très sérieuse pour être laissée à la portée d’amateurs ou de dilettants de tous poils. Une telle conception sous-jacente et consubstantielle conduit inéluctablement à ce j’appelle le pilotage ou la navigation à vue, à l’épreuve des faits.


La politique, dans son ensemble, doit être envisagée comme un sacerdoce, une mission au service du bien commun (public). On vient aux affaires pour servir la nation et non pour se servir ou pour servir l’intérêt des siens, fussent-ils de probité douteuse ou incompétents.

 

En RCA, l’on ne s’est jamais préoccupé de penser une politique globale à l’échelon macroscopique et sur le long terme. On gère le pays au jour le jour. Il n’ya pas de stratégie de développement  murement réfléchie sur une longue période. Comble d’attitude de nature à hypothéquer gravement l’avenir des jeunes générations présentes et futures condamnées, de ce fait, à végéter comme de véritables laissés-pour-compte du progrès.

 

Au cours de mes pérégrinations pour découvrir l’Afrique dans ses méandres et sa diversité


, j’ai eu l’occasion d’effectuer quelques séjours d’immersion notamment en Afrique de l’Ouest. A chaque circonstance, j’ai noté l’état d’avancement de ces pays pourtant bien moins nantis et bien moins lotis que nous en termes de gisement de ressources naturelles mais paradoxalement beaucoup plus développés et plus structurés que notre pays.


J’ai souvent enregistré une prise de conscience nationale plus affirmée chez nos frères et sœurs de l’Afrique de l’Ouest. Contrairement à nous, ils ne sont pas imprégnés et animés de la culture néfaste et répréhensible de la destruction systématique et du vandalisme ; surtout à la faveur de l’intervention de changement politique.


Est-ce à dire que, nous Centrafricains, sommes victimes de la malédiction ; serais-je tenté de le penser. Reste que mon état d’esprit m’interdit de sombrer dans la fatalité, le raccourci facile ou de faire systématiquement porter à autrui la responsabilité de nos maux.


Je me refuse à croire que c’est la Providence qui serait la cause de nos malheurs. Nous sommes collectivement responsables de notre état de déconfiture. Personne d’autre ne a nous obligé à vivoter dans cette situation.

 

Plus de 52 ans après notre indépendance, nous sommes portés à bout de bras par une communauté internationale qui voit ses moyens s’amenuiser comme peau de chagrin en raison de la conjoncture internationale difficile. D’autant plus que la RCA n’est pas la seule préoccupation de la communauté internationale.


Plus grave encore, ce n’est plus l’ancienne puissance tutélaire mais davantage nos frères de l’Afrique centrale qui sont obligés de nous tenir la main pour nous monter le chemin, la voie à suivre. Pauvre Centrafrique ! Qu’as-tu fait pour que tes enfants te fassent subir ce triste sort ?


 

En Centrafrique, après la disparition du père de l’indépendance, il n’ya plus eu de vision ni projet capables d’impulser le développement et le progrès. Le seul projet qui anime les prétendants à la magistrature suprême, c’est « ôtes-toi de là que je m’y mette ». Pour reproduire le scénario pathétique et infernal. J’ai envie de dire rebelote c’est-à-dire l’éternel recommencement.


Je suis au regret de tirer cette conclusion amère car rien ne justifie que la RCA se retrouve dans cet état de délabrement très avancé. Si ce n’est l’ambition aveugle de ses fils. Avoir le pouvoir pour l’exercer à son profit et au bénéfice des siens. En d’autres termes, en user et en abuser. Et ce, dans l’impunité totale. Sans vergogne et sans scrupule.

 

Aujourd’hui, les pays en développement parlent de vision émergente à l’horizon 2025 ou 2035, c’est selon et se préoccupent de créer les conditions idoines pour parvenir à cette situation d’émergence. Pendant ce temps, nous nous embourbons dans des querelles intestines stériles sans fin, des conflits d’un autre âge sans portée positive sur notre destin et surtout celui de nos enfants.

 

Au moment où je mets sous presse, je suis profondément au regret de relever que mon pays – plus de 19 jours après la signature des accords de paix de Libreville qui ont permis de stopper le processus de partition du pays- reste acéphale et aboulique c’est-à-dire sans gouvernement, voguant comme un navire ivre sans gouvernail. A qui la faute ?


Nous en sommes collectivement responsables.

 

Comment pouvons-nous prétendre continuer de bénéficier de la mansuétude et de la générosité de nos partenaires et bienfaiteurs si nous-mêmes ne sommes pas capables de consentir le moindre sacrifice et effort pour nous sortir de notre impasse ? Sachons que notre propre bonheur dépend de nous-mêmes et de personne d’autre.


Il est temps de sonner la fin de la récréation qui n’a que trop durer.


La RCA a reculé de plus de 30 ans. Tous ses indicateurs et clignotants sont au rouge. Très lourd passif à inscrire au crédit de ses fils. A quand une prise de conscience de ce recul sans précédent ?

 

En raison du contexte actuel très dégradé, la priorité de la RCA doit se situer sur le terrain économique, social (la lutte contre l’indigence de nos populations), de la lutte contre la corruption et sécuritaire. Sans paix, rien de viable ne peut être fait ou entrepris.


La RCA a besoin de réconciliation nationale.

 

Les défis qui attendent le gouvernement qui tarde à se mettre en place sont énormes. La RCA a besoin d’hommes et de femmes aux qualités morales irréprochables et aux compétences avérées pour mener ce combat du développement. Car, le retard abyssal qu’accuse notre pays est sans nom.


Je crois encore au génie de l’Homme et au dernier sursaut patriotique pour porter le pays que nous avons en partage car légué par nos ancêtres vers des lendemains plus radieux.


Malgré ce tableau sombre, je refuse de croire que la RCA se meurt.

 

Vive la RCA

 

 

                                                                                               Wilfried ROOSALEM 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 01:47

 

 

 

Bozizé gros plan

 

 

Bangui 31 janv (CAP) - De source proche de l’état-major des FACA, un officier supérieur ayant requis l’anonymat a fait état de ce que le général président Bozizé a rendu opérationnelle la piste de l’aérodrome de Bérengo où il a naguère servi à la cour impériale et gagné quelques-uns de ses galons.


Les forces multinationales de la CEEAC en l’occurrence, y ont établi un pont aérien pour renforcer leur capacité opérationnelle. Aussi les postes FACA de Kouango, Bangassou ont reçu, grâce à la présence des troupes sud-africaines, des renforts en hommes et en matériel transportés par Air Bézambé. Bozizé prépare donc une vaste opération militaire pour prendre Séléka à revers depuis Bangassou. Le rôle exact des troupes sud-africaines défini par la signature hâtive d’un accord de défense à la hussarde en décembre dernier par le général président Bozizé pose problème. Cet accord d’un autre genre ne doit pas être confondu avec les dispositions qui lient la RCA et l’Afrique du Sud.


De même, selon une source proche de l’armée de l’air centrafricaine, Bozizé aurait repris contact avec les Ukrainiens pour refaire voler à des fins militaires ses hélicoptères de l’ère soviétique restés depuis leur acquisition en souffrance sous les hangars de la base militaire de Mpoko. Décidément le général président et ses brigades de miliciens de COCORA n’aiment pas la paix. Séléka, contacté par la rédaction de CAP dit être au courant et attend la confirmation de ces informations de sources indépendantes et par la communauté internationale. Bozizé n’aime pas la paix en RCA.


Toujours d’après nos informations, plusieurs décrets ont été signés ce mercredi 30 janvier par Bozizé, dont celui relevant et remplaçant le DG de la gendarmerie et son adjoint. Un autre nomme une chargée de mission (Solange Maradas Nado) à la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) en remplacement d'un autre.


Au Bataillon de Soutien et des Services, quelques nominations ont également été annoncées. Tous ceux qui ont été relevés ont été présentés comme étant "appelés à d'autres fonctions" sans que le décret les nommant soit rendu public. Tous ces décrets sont venus se rajouter à ceux - nombreux - signés le week-end dernier. Pourquoi tout cela à ce moment précis? Certains observateurs craignent désormais l'explosion de la masse salariale de l’état dans l'armée. Visiblement Bozizé est en train de miner le ministère de la défense puisqu’il sait que ce département doit revenir à un ministre désigné par Séléka. 

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