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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 02:43

 

 

 

Zuma

 


Par Patricia HUON dans Marianne N° 820 du 5 au 11 janvier 2013.


Depuis la fin de l’apartheid, il y a vingt ans, l’ANC règne sur le pays. Certains de ses dirigeants, jadis révolutionnaires, se sont beaucoup enrichis. Affairisme et bling-bling dominent, alors que les inégalités sociales restent criantes.  

 

Vilkakazi Street, au cœur de Soweto, est devenue un mini-Disneyland de la lutte antiapartheid. C’est ici, dans de modestes maisons, que vivaient l’archevêque Desmund Tutu et Nelson Mandela, avant son emprisonnement à Robben Island. En 1976, c’est dans ce quartier que démarrèrent des émeutes sanglantes qui se propagèrent dans tout le pays. Aujourd’hui, restaurateurs, vendeurs de souvenirs, artistes de rue, essaient de tirer profit de l’afflux de touristes venus se faire prendre en photo devant la maison du premier président noir sud-africain, transformée en musée. Le week-end, une nouvelle classe moyenne qui a migré vers les banlieues aisées du nord de Johannesburg revient y afficher son aisance, sono à fond, au volant de grosses voitures de sport. Dix-huit ans après les premières élections démocratiques, Soweto a changé, certains quartiers se sont embourgeoisés.


A l’image de l’ancien ghetto, les  « combattants de la liberté », qui siègent aujourd’hui au gouvernement surfent sur la vague consumériste qui a déferlé sur l’Afrique du Sud. Les années de privation expliquent certainement le goût du luxe de ceux que la population a surnommé les « gros chats ». Mais leurs excès et les scandales de corruption successifs attestent aussi que le Congrès national africain (ANC), le parti né dans les townships, a vendu son âme au veau d’or. « La culture bling-bling s’est emparée de l’ANC. On a vu s’installer, à tous les niveaux de pouvoir, une génération dont le style de vie n’a plus grand-chose à voir avec les engagements politiques du parti de la libération », regrette l’analyste politique Leslie Diokeni.


Le 18 décembre dernier, Jacob Zuma a été reconduit à la tête du parti avec près de 75% des suffrages exprimés par les 4000 délégués du congrès électif de l’ANC qui se tenait à Mangaung (anciennement Bloemfontein, au centre du pays). Elu pour la première fois en 2007, il portait alors les espoirs des laissés-pour-compte de la nouvelle Afrique du Sud. Fils d’une servante, n’ayant jamais fréquenté les bancs de l’université, cet homme du peuple apparaît comme le contraire de son prédécesseur, l’intellectuel Thabo MbekiJacob Zuma se présente comme plus à l’écoute des revendications des pauvres et, paradoxalement, moins corrompu. Pourtant, avant son accession à la magistrature suprême, il avait déjà été éclaboussé par une affaire de pots-de-vin, versés par le géant français de l’armement Thales. Malgré les preuves, malgré la condamnation de son conseiller financier pour ces mêmes faits, le parquet a finalement abandonné les poursuites contre Jacob Zuma.


Mais, à peine les ministres de son gouvernement installés dans leurs bureaux, les scandales ont éclaté. Accusations de corruption, gaspillage de l’argent public… Alors qu’environ 40% de la population sud-africaine vit avec moins de 2 dollars par jour, qu’un quart de la population active est au chômage, les cadres du parti dépensent sans compter, organisent des soirées extravagantes et font bâtir de nouvelles maisons à l’aide de financements pas toujours transparents. « l’afflux d’argent est tellement important que celui-ci a désormais plus de pouvoir que l’idéologie et la conscience politique », reconnaît le secrétaire général du parti, Gwede Mantashe. « L’ANC doit faire comprendre aux ministres que la seule chose qui leur appartient est leur salaire », ajoutait-il avant la conférence du parti.

 

Nouvelle petite élite dorée


Mais, en matière d’argent, l’ANC est plutôt mal placé pour donner l’exemple ! Selon l’hebdomadaire sud-africain d’investigation Mail et Guardian, le président du parti (et de la République), Jacob Zuma, lourdement endetté avant son élection à la tête de l’ANC, aurait reçu plus de 800 000 euros d’une longue liste de généreux amis, parmi lesquels plusieurs hommes d’affaires. Il a par ailleurs entrepris des travaux de rénovation de son complexe résidentiel, dans la province du Kwazulu-Natal, pour un montant de 21,5 millions d’euros, majoritairement payé par le contribuable. Ces dernières années, les membres de la large famille Zuma se sont aussi lancés dans les affaires et se sont associés à plus de 200 sociétés. Dans un pays rongé par le népotisme, les proches du président ont largement profité du Black Economic Empowerment (BEE). Ce programme de discrimination positive devait permettre à la majorité noire d’accéder au pouvoir économique après cinquante années d’apartheid.  Mais, dans les faits, le BEE- qui incite notamment les entreprises à intégrer parmi leurs actionnaires des personnes issues des communautés précédemment discriminées- n’a bénéficié qu’à une petite élite, dont la majorité est liée à l’ANC.


Tokyo Sexwale, actuel ministre du logement, âgé de 59 ans, est l’un des symboles de ces révolutionnaires devenus capitalistes. Enfant de Soweto, formé au maniement des armes en Union Soviétique, il a été incarcéré pendant 13 ans dans les geôles de l’apartheid avec Nelson Mandela. Après sa libération, il se lance en politique puis dans les affaires, à la fin, des années 90, amassant rapidement une considérable fortune. Directeur d’un important fonds d’investissement, il a des intérêts dans les mines, la santé, les banques, les assurances, l’immobilier, et pointe désormais parmi les personnalités les plus riches du pays. Le milliardaire se présente comme un « self-made man ». S’il prétend « (détester) la corruption », il est accusé d’avoir profité de ses liens politiques pour décrocher des marchés publics et bâtir son empire.


Pas de réelle opposition


Cyril Ramaphosa – promu nouveau vice-président du parti au détriment de Kgalema Motlanthe, qui avait osé défier Zuma à la tête d’une coalition-est une autre grande figure de la lutte contre l’apartheid reconvertie en businessman. Ancien leader du Syndicat national des mineurs (NUM), il avait été pressenti pour succéder à Nelson Mandela à la présidence du pays, en 1999. Evincé par Thabo Mbeki, il s’est alors retiré de la politique pour se consacrer aux affaires. Avec un tel succès (il siège notamment aux conseils d’administration de la Standard Bank du brasseur SAB Miller, préside celui du géant de la téléphonie MTN et possède la franchise sud-africaine de McDonald’s) que certains suggèrent que cette mise à l’écart aurait été compensée par de juteux contrats. Ironiquement, lui qui avait mené un mouvement de grève massif dans les mines dans les années 80, fait aujourd’hui partie du conseil d’administration de Lonmin, troisième producteur mondial de platine. Une position qui lui a valu de vives critiques cet été, après le massacre de Marikana, au cours duquel 35 mineurs grévistes employés par la société britannique ont été abattus par la police. L’ancien syndicaliste est soupçonné de ne se soucier que de son enrichissement personnel au détriment du bien-être de ses concitoyens.


Sautant sur l’occasion pour tenter un retour sur la scène politique après avoir été exclus de l’ANC en Avril. Julius Malema, ancien président de la ligue des jeunes et démagogue patenté, a alors vilipendé les Ramaphosa, Zuma et consorts, les accusant « d’exploiter les travailleurs » et d’être responsables du drame du Marikana. Malema se veut le porte-parole des masses déçues par la présidence de Zuma. Mais, lorsqu’il arrive dans sa Mercedes noire aux vitres teintées, montre Breitling au poignet et costume Armani sur le dos, il peut difficilement nier qu’il mène, lui aussi, un grand train de vie. Ancien allié de Jacob Zuma, aujourd’hui devenu son plus virulent opposant. Malema a été inculpé en septembre de blanchiment d’argent et abus de biens sociaux et se trouve actuellement en liberté sous caution. La justice l’accuse notamment d’avoir reçu plusieurs millions de rands dans une affaire impliquant des appels d’offres publics. Une inculpation qui tombe à point pour museler cet encombrant dissident, juste avant la conférence de l’ANC.


Siyabonga Cwele, actuel ministre de la Sécurité, a quant à lui conservé son poste malgré la condamnation de son épouse, l’année dernière, à douze ans de prison ferme pour trafic de drogue. Tony Yengeni, du parti, surnommé « le socialiste Gucci »par la presse, a été condamnée en 2003  à quatre ans de prison pour corruption dans la négociation de contrats d’armement. Il est alors le premier politicien important à être incarcéré. Finalement, il ne passera qu’un peu moins de cinq mois derrière les barreaux. Loin d’avoir été exclu du parti, il reste membre de son comité exécutif, et sa Maserati est régulièrement aperçue dans les rues de Greenpoint, le quartier chic du Cap où il réside. Quant à Kgalema Motlanthe, l’ex-vice président archi battu passe pour être un homme intègre. Mais c’est sa campagne qui a récemment été l’objet d’accusations de corruption.


« Zuma, comme Mbeki avant lui, s’est appuyé sur une série d’alliés qu’il a remerciés par des postes au sein de l’administration, l’attribution de marchés publics… Ceux-ci savent que, s’ils tournent le dos au président, ils peuvent perdre tous ces avantages, constate le politologue Daniel Silke. C’est en partie pour ça qu’il bénéficie toujours d’un large soutien au sein de l’ANC. »


Après dix-huit ans au pouvoir, l’ANC, le parti de Nelson Mandela, rassemble toujours les deux tiers des électeurs, mais, faute d’une réelle opposition, la démocratie sud-africaine est devenue de facto un régime de parti unique, avec les abus de pouvoir qui en découlent. Si les conditions de vie de la population se sont globalement améliorées depuis la fin de l’apartheid, les défis restent énormes et le fossé ne cesse de se creuser entre l’élite politique et ceux qu’elle est censée représenter. Quelquefois le parti tente de restaurer péniblement son image. Il qualifie ainsi d’ « antirévolutionnaires » les excès d’un riche homme d’affaires du Cap et ses invités membres de l’ANC lors d’une soirée où des sushis sont servis sur le corps d’un mannequin. Mais, lorsque, pour fêter la victoire de l’ANC aux élections locales de 2011, ces mêmes leaders arrosent la foule de Moët et Chandon, personne, ou presque, ne trouve à redire… P.H.

 

 

 

NDLR : Avec des dirigeants aussi embourgeoisés, on n’a plus affaire avec l’Afrique du Sud post apartheid de Nelson Mandela mais à un autre pays qui ne sait même plus distinguer entre les valeurs idéologiques de démocratie, de libertés individuelles, de bonne gouvernance et dont les principaux responsables ne sont préoccupés que par leurs intérêts mercantiles égoïstes et un affairisme forcené qui les a même conduits à se livrer sans vergogne à un très juteux commerce d’armes de guerre moyennant concessions minières et trafic de diamants avec un dictateur sanguinaire comme François Bozizé dont la rébellion exige maintenant qu’il soit traduit devant la Cour Pénale Internationale et au secours duquel le gouvernement d’Afrique du Sud se permet d’envoyer un corps expéditionnaire de 400 hommes pour la protection.

 

C’est une honte pour Jacob Zuma qui vient pourtant d'être élu récemment vice-président de l'Internationale Socialiste et dont l’épouse vient de prendre la tête de la Commission de l’Union Africaine avec le soutien plus qu’intéressé d’un Bozizé qui savoure à présent le renvoi d'ascenseur. Jacob Zuma doit sans tarder se défaire du truand et nuisible affairiste Didier Pereira qui ne cesse de jouer les go between entre lui et le dictateur de Bangui dont le pouvoir est en train de vaciller fortement. Les troupes sud africaines n'ont pas leur palce à Bangui et les livraisons criminelles d'armes de guerre de Pretoria à Bozizé doivent immédiatement cesser.  

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 02:15

 

 

 

Djotodia-et-Gazam-Betty.JPG

Michel Djotodiia et Christophe Gazam Betty

 

 

RFI mercredi 09 janvier 2013

 

A Libreville (Gabon), les discussions autour de la crise en RCA se sont poursuivies ce mercredi 9 janvier 2013. Elles devaient notamment porter sur le respect des accords de 2008. Les ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) ont reçu tous les protagonistes. Représentants du pouvoir, de l'opposition politique et de la rébellion ont pu exposer leurs revendications. La Seleka a fait sensation en demandant que François Bozizé soit traduit devant la Cour pénale internationale (CPI).

 

Le Comité de suivi de l'accord de paix de 2008 devait être la préoccupation majeure de cette journée de négociations, les rebelles de la Seleka exigeant l'application de ce document cadre.


Dans la journée de mercredi, une séance plénière a eu lieu, pour que chaque partie puisse présenter ses revendications de vive voix. La délégation de la Seleka a entamé ces discussions de façon plutôt virulente. La coalition rebelle centrafricaine a en effet demandé, dans un mémorandum, que le président François Bozizé soit traduit devant la CPI.


Mémorandum

 

La rébellion, qui demande toujours, par ailleurs, le départ du président centrafricain, accuse en effet ce dernier de « crimes de guerre et crimes contre l'humanité », parlant notamment de « détentions et séquestrations arbitraires », ou encore de « disparitions, assassinats et exécutions sommaires ».

Des crimes commis en 2002, selon le mémorandum, soit peu avant la prise de pouvoir, par les armes, de François Bozizé.

 

Cessez-le-feu

 

Les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC se sont entretenus avec les membres de la délégation de la Seleka. On a vu la délégation gouvernementale repartir vers 19h30 (heure française) de la Cité de la démocratie, où se tiennent les discussions, sans faire de déclaration pour ne pas interférer.

 

Les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC pourraient d'ores et déjà avoir commencé à discuter d'un cessez-le-feu avec les différentes délégations qu'ils ont reçues et qu'ils continueront de recevoir jusqu'à la fin.

 

« Approche régionale »

 

Rappelons à ce titre que ce mardi 8 janvier, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de la CEEAC s'était réuni à Libreville en préparation des négociations. Il avait notamment regretté dans un communiqué « que toutes les parties continuent à faire des déclarations susceptibles de raviver les tensions », et appelé « immédiatement à un accord de cessez-le-feu ».

 

Les ministres ont également demandé le retrait immédiat des rebelles des villes occupées. Ils encouragent enfin le président Bozizé - qui a récemment qualifié la Seleka de « mercenaires terroristes » - à privilégier « une approche régionale de sortie de crise », allusion à peine voilée à la venue récente à Bangui de soldats sud-africains pour protéger son régime.

 

James Selfe  Parlementaire de l'opposition sud-africaine, membre de l'Alliance démocratique

 

« Je crois vraiment que ce qui se passe en Centrafrique revêt la dimension d'une guerre civile. Je constate que dans ce conflit, le gouvernement sud-africain n'a pas déployé les forces de défense nationale sud-africaines pour qu'elles assurent une mission de maintien de la paix, mais au contraire pour soutenir une partie du conflit »

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 01:56

 

 

Carte RCA préfectures

 

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité – Dignité - Travail

Séléka

 

MEMORANDUM

 

Considérant la situation alarmante du non-respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales par le régime de François BOZIZE notamment les opérations arrestations, détentions et séquestrations arbitraires, les enlèvements, disparitions, assassinats et exécutions sommaires des citoyens planifiées et orchestrées par le Général François BOZIZE, ses enfants et son entourage pour des mobiles politiques et d’intérêt personnel;

L’institution de la terreur, l’appel à la haine tribale, le recrutement des milices, des mercenaires étrangers, la distribution d’armes blanches, la préparation au génocide d’une partie du peuple en l’occurrence les citoyens d’ethnies GULA, RUNGA, YOULOU, KARA, BANDA et autres originaires du Nord-Est du pays ;

L’incapacité chronique du régime BOZIZE à assurer sans discrimination la sécurité à tous les centrafricains et sur toute l’étendue du territoire national ;

L’érection de plusieurs centres de détention politique sur toute l’étendue du territoire national et les violations flagrantes et répétées des règles de procédure judiciaire relatives aux arrestations et détentions ;

L’absence d’une enquête indépendante et impartiale en vue de faire la lumière sur les cas d’enlèvement et de disparition forcée et involontaire des citoyens jugés hostiles au régime ; la poursuite des arrestations et séquestrations arbitraires malgré l’appel au dialogue de la communauté nationale et internationale ;

Considérant l’absence de poursuites judiciaires engagées contre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la RCA par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la Garde Présidentielle (GP) courant 2005 à 2007 sous les ordres du Général François BOZIZE alors Ministre de la Défense Nationale, en

 

dépit de son engagement écrit adressé au Procureur de la Cour Pénale Internationale d’engager des poursuites judiciaires exemplaires ;

L’impunité des auteurs et complices d’exécutions sommaires et extra-judiciaires des citoyens par l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) et son entourage immédiat depuis 2003 à ce jour ;

L’absence de poursuite judiciaire contre les ex-libérateurs placés sous les ordres du général BOZIZE pour les crimes graves commis pendant la période 2002-2003 lors de l’attaque de la ville de Bangui le 25 octobre 2002 et dans les villes contrôlées par la rébellion ;

Considérant également l’absence de volonté affichée pour la prise en charge des victimes ;

Considérant que le droit à la vie est un droit inaliénable et inviolable ;

Considérant que tous les actes ci-dessus énumérés sont répréhensibles par le droit national et international au regard des conventions internationales dûment ratifiées par la RCA et des dispositions des articles 1 et 3 alinéas 1 à 4 de la Constitution centrafricaine du 27 décembre 2004 aux termes desquels:


Article 1 : « La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger.

La République centrafricaine reconnaît l’existence des droits de l’homme comme base de toute communauté humaine, de la paix et de la justice dans le monde ».

Article 3 : « Chacun a droit à la vie et à l’intégrité corporelle. Il ne peut être porté atteinte à ces droits qu’en application d’une loi.

Nul ne sera soumis ni à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels inhumains, dégradants ou humiliants. Tout individu, tout agent de l’Etat, toute organisation qui se rend coupable de tels actes sera puni conformément à la loi.

Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu…»

 

Considérant l’attachement de notre pays, la République centrafricaine aux valeurs universelles des droits fondamentaux, son adhésion à la Charte de l’ONU, à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, aux Pactes Internationaux du 16 décembre 1966 relatifs aux Droits Economiques Sociaux et Culturels d’une part et aux Droits Civils et Politiques d’autre part ; la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 juin 1981 ainsi qu’à toutes les conventions internationales dûment ratifiées, notamment celle relative à l’interdiction de toute forme de discrimination à l’égard des femmes ainsi que celle relative à la protection des droits de l’enfant ;

Considérant la politisation de l’administration et de l’armée, l’incapacité du régime de François BOZIZE à restructurer et constituer une armée dynamique, respectée et capable de faire face aux défis de la sécurité pour le développement de la Nation centrafricaine; l’institution du mensonge comme mode de gouvernance ;

Considérant la dégradation de la situation sécuritaire et le refus délibéré de François BOZIZE de s’ouvrir à un dialogue inclusif inter centrafricain en vue de la recherche de solutions globales à la crise qui frappe la République centrafricaine, le caractère ambivalent de ses déclarations relatives à l’appel à la haine contre une partie de la population en raison de son appartenance ethnique et religieuse, d’une part et le pseudo appel au dialogue d’autre part ;

Considérant que depuis bientôt dix (10) ans, la situation de la République centrafricaine ne fait que se dégrader en raison de la mauvaise gouvernance, de l’affairisme chronique des dirigeants, du régionalisme, du tribalisme, du clanisme érigés en système de gestion de la chose publique et que tous les indicateurs des progrès sociaux, économiques, politiques et sécuritaires sont au rouge ;

Qu’aucune amélioration de la situation ne se dessine à l’horizon, parce que la volonté politique d’agir autrement et de bien faire est totalement absente ; que même les conclusions et recommandations du Dialogue Politique Inclusif de 2008, les différents accords de paix, l’Accord de Paix Global de Libreville de 2008 signés avec les groupes politico-militaires qui ont prévus des solutions idoines pour la paix globale et la sortie définitive de crise sont abandonnés délibérément aux oubliettes ;

Que François BOZIZE, se préoccupant seulement de sa propre succession, a pris l’Etat et le Peuple centrafricain tout entier en otages pour assouvir une insatiable et une incompréhensible soif d’enrichissement ;

Considérant les violations flagrantes et répétées de la constitution du 27 décembre 2004 notamment le cumul des fonctions ministérielles et Présidentielles par François BOZIZE YANGOUVONDA au mépris des dispositions de l’article 23 de la constitution aux termes duquel « La fonction du Président de la République est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute activité lucrative sous peine de destitution » ;

Que François BOZIZE, toujours fidèle et égal à lui-même a cumulé depuis 2003 à ce jour les fonctions de Ministre de la Défense et que depuis 2011, il s’est arrogé d’autres responsabilités ministérielles en nommant pêle-mêle des Ministres Délégués attachés à la Présidence de la République et donc à sa personne; Qu’il exerce par la même occasion depuis 2010 les charges de Président de son parti le KNK et préside toutes les réunions relatives ;

Considérant que le système BOZIZE n’a plus de fondements crédibles et de légitimité populaire et qu’il est gangrené, miné de l’intérieur et incapable de se régénérer.

 

Face à cela, l’opposition armée regroupée au sein de la SELEKA, revendique dans l’intérêt supérieur de la Nation :

1. L’arrêt immédiat de toutes les arrestations, détentions et séquestrations arbitraires, des enlèvements et exécutions sommaires perpétrés par le régime de François BOZIZE.

2. La libération sans condition de tous les prisonniers politiques.

3. Le départ immédiat de tous les mercenaires Congolais et Sud-Africains recrutés par François BOZIZE.

4. La reconnaissance par François BOZIZE et son régime de leur défaite militaire et leur abdication dans l’intérêt et en faveur du peuple centrafricain.

5. Demande à François BOZIZE d’appeler ses forces ainsi que ses milices à la cessation immédiate des hostilités. Ces milices doivent désormais et sans délai se remettre avec leur armement à la disposition des forces internationales de la FOMAC.

6. Le déploiement des Forces de la CEEAC dans la capitale BANGUI en vue d’assurer la sécurité des citoyens et le retour des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans leurs corps respectifs sous le contrôle des forces de la CEEAC afin d’éviter tout risque de pillage ou de règlement de compte.

7. Demande au Général François BOZIZE de trouver une terre d’asile et que lui et les principaux responsables des violations massives des droits de l’homme dont ils se sont rendus coupables durant son règne se tiennent désormais à la disposition des instances judiciaires nationales ou internationales pour répondre de leurs actes.

8. Demande une enquête des instances judiciaires nationales et internationales afin de mettre fin définitivement à un système unique en Afrique où le Président en titre cumule à la fois les fonctions présidentielles et ministérielles notamment sur les secteurs de la  Défense, du Désarmement, des Mines, de l’Aviation civile, des Finances, de la Jeunesse et des Sports où il intervient pour ces derniers cas dans l’attribution des marchés publics, l’ordonnancement, l’engagement et liquidation des dépenses publiques. Tout cela a des fins d’enrichissement personnel de François BOZIZE, son fils Francis BOZIZE et de son clan.

9. Et fondamentalement, demande qu’une procédure soit engagée devant la Cour Pénale Internationale de la Haye contre François BOZIZE, et toute personne reconnue coupable pour des faits de crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés contre les populations civiles des régions du Nord et du Nord-Est de la République centrafricaine courant 2002 à ce jour et spécifiés à l’occasion d’enquêtes internationales dont voici quelques extraits:

 

- « Des crimes graves avaient en effet été commis entre octobre 2002 et mars 2003 contre la population civile par des hommes du général BOZIZE dans le Nord du pays, son bastion militaire….Des pillages et destructions d'ordre administratif, économique et civil ont été nombreux. Ainsi il serait très difficile de retrouver les actes de naissance dans les centres d’état civil ayant été dévastés. Les échoppes, des lieux de réjouissances populaires (auberges, débits de boissons) ont été saccagés et pillés. Des domiciles privés ont subi des vols et des vandalismes répétés et des biens appartenant à des particuliers ont été emportés » (Rapport FIDH N°457 octobre 2006: Oubliées, stigmatisées : la double peine des victimes de crimes internationaux Pages 28-29) ;

- « Entre le second semestre 2005 et fin 2007, certains éléments des FACA se sont tristement illustrés par de graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire à l’occasion de leurs offensives contre les groupes rebelles. Particulièrement, de nombreux rapports ont fait état de la pratique par l’armée, principalement par la Garde présidentielle, de la politique de la terre brûlée, à savoir l’incendie de toutes les habitations se trouvant sur leur passage. Certains militaires ont également perpétré des exécutions sommaires de civils assimilés aux insurgés1 » (Rapport

- « Depuis la mi-2005, des centaines de civils ont été tués, plus de dix mille maisons ont été incendiées et environ 212 000 personnes terrorisées ont fui de chez elles pour aller vivre dans de terribles conditions au plus profond de la brousse dans le nord de la République centrafricaine (RCA)…La vaste majorité des exécutions sommaires et des morts illégales, ainsi que presque tous les incendies de villages, ont été commis par les forces gouvernementales, souvent en représailles aux attaques rebelles ».

- « L’armée de la République centrafricaine a tué des centaines de civils innocents et en a forcé des dizaines de milliers d’autres à fuir leurs villages » (HUMAN RIGHTS WATCH. Rapport de septembre 2007, volume 19 N°14 (A) : « République centrafricaine. Etat d’anarchie. Rébellions et exactions contre la population civile » page 4);

- « Dès le début du conflit avec les forces rebelles dans le nord de la RCA à la mi-2005, les forces de sécurité centrafricaines ont perpétré de graves exactions généralisées à l’encontre de la population civile, notamment de multiples exécutions sommaires et des morts illégales, des incendies d’habitations civiles sur une grande échelle et le déplacement forcé de centaines de milliers de civils, faits qui ont distillé la terreur au sein de la population civile. Dans la plupart des cas, les villages ont été incendiés et les personnes abattues en réaction directe à une activité récente menée par les rebelles dans la région. Ces actes constituent des représailles illégales contre la population civile. Ce sont les FACA et la GP qui sont responsables de la vaste majorité des violations les plus graves des droits humains commises au cours du conflit, et elles ont perpétré ces atrocités en étant pleinement convaincues de l’impunité de leurs crimes. »

- « Au cours de ses recherches, HUMAN RIGHTS WATCH a recueilli des informations sur 119 exécutions sommaires et morts illégales imputables aux forces de sécurité gouvernementales dans le Nord-Ouest et le nord-est (la vaste majorité d’entre elles ont eu lieu dans le nord-ouest), dont 51 au moins commises depuis fin 2005 par une seule et même unité militaire, l’unité de la GP basée à Bossangoa et commandée à l’époque par le Lieutenant Eugène NGAÏKOISSET. HUMAN RIGHTS WATCH estime que les décès sur lesquels des informations ont été recueillies ne représentent qu’une fraction du nombre total de décès imputables aux forces de sécurité gouvernementales. »

- « Depuis décembre 2005, les forces gouvernementales, en particulier la GP, ont été pratiquement les seules responsables de l’incendie de plus de 10.000 habitations dans le nord-ouest de la RCA. Des centaines de villages ont été détruits à travers de vastes étendues du nord-ouest du pays. Les troupes arrivent dans les villages et tirent au hasard sur la population civile, forçant les habitants à fuir avant de réduire en cendres leurs maisons, les pillant parfois au préalable. En décembre 2005, les forces de la GP ont incendié de 500 à 900 maisons dans la région de MARKOUNDA. Dans la région de BATANGA-KABO-OUANDAGO-KAGA BANDORO, HUMAN RIGHTS Watch a recensé 2923 habitations incendiées, dont plus de 1000 rien que dans le large bourg de OUANDAGO. A certains endroits, chaque maison de chaque village avait été incendiée, sans exception. De même, des destructions à grande échelle peuvent être constatées tout autour de la ville de PAOUA, sur toute la route vers l’est menant à NANA BARYA soit des centaines de kilomètres de villages détruits par les forces de sécurité gouvernementales ». (HUMAN RIGHTS WATCH. Rapport de septembre 2007, volume 19 N°14 (A) : « République centrafricaine. Etat d’anarchie. Rébellions et exactions contre la population civile », pages 4 à 10) ;

- « Les forces gouvernementales ont commis des violations graves des droits humains, notamment des exécutions sommaires et quelques incendies d’habitations, lorsqu’elles ont repris le contrôle de villes et de villages fin 2006, procédure qui s’est répétée en mars 2007. Pratiquement toutes ces exactions ont été commises contre des personnes de l’ethnie GULA, provoquant le déplacement d’une grande partie de la population GULA hors de la plupart des localités occupées auparavant par l’UFDR, dont NDELE, OUADDA, OUANDA DJALLE et BIRAO ».

- « Lorsque la Garde présidentielle est arrivée à Ouadda, les gens étaient dévorés par l’envie d’éliminer les GULAS ».

 

Les crimes commis dans le nord de la RCA par les forces de sécurité gouvernementales ne sont un secret pour personne à l’intérieur du pays. Les émissions radios et les journaux du pays en avaient fait fréquemment part. Des parlementaires de l’opposition ont rédigé des rapports publics décrivant les atrocités, et les émissaires diplomatiques expriment régulièrement leur inquiétude à ce sujet auprès du Président BOZIZE.

En dépit de cela, le Gouvernement n’a pas enquêté, poursuivi ni puni un seul officier de l’armée, et il ne les a même pas publiquement fustigés pour aucune de ces exactions. Même dans la capitale Bangui, les forces de sécurité se livrent impunément à des exécutions sommaires de personnes soupçonnées d’être des bandits ou des rebelles.

La SELEKA estime que les revendications ci-dessus énumérées sont une exigence et leur mise en oeuvre aiderait au rétablissement d’un climat serein pour la recherche des voies et moyens de sortie de crise générale que vit notre pays. Elle appréciera donc la volonté politique du pouvoir dans la recherche de la paix par l’instauration d’un dialogue franc et ouvert entre tous les acteurs politiques et sociaux.

 

 

Adopté par la plénière de la SELEKA le 2 janvier 2013.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 01:18

 

 

 

Djotodia de l'UFDR

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 09.01.2013 à 17h05 • Mis à jour le 09.01.2013 à 17h57

 

Dans un mémorandum présenté au premier jour des négociations avec le pouvoir centrafricain et l'opposition à Libreville, la coalition rebelle de la Séléka a demandé, mercredi 9 janvier, que le président François Bozizé soit traduit devant la Cour pénale internationale (CPI).


La Séléka "demande qu'une procédure soit engagée devant la CPI de La Haye contre François Bozizé", indique le texte. La rébellion accuse le président centrafricain de "faits de crimes de guerre et crimes contre l'humanité", parlant notamment de "détentions et séquestrations arbitraires" et de "disparitions, assassinats et exécutions sommaires".


RENÉGOCIATION DES ACCORDS DE PAIX


Des pourparlers cruciaux entre le pouvoir, la rébellion et l'opposition ont débuté mercredi sous l'égide des pays d'Afrique centrale qui tentent de trouver une issue pacifique à la profonde crise politico-militaire qui secoue le pays.



Les débats, entre le pouvoir fragilisé du président François Bozizé et la rébellion, victorieuse sur le terrain, vont porter principalement sur la renégociation d'accords de paix signés entre 2007 et 2011, notamment en 2008, entre le régime et la rébellion.


 

La Séléka a pris les armes le 10 décembre et a vite conquis la majeure partie du pays. Elle exige le "respect" de ces accords et réclame le départ de M. Bozizé, qui refuse de quitter le pouvoir sous la pression militaire.


 

"JE N'AI PAS À NÉGOCIER UNE FONCTION DE CHEF D'ÉTAT"


 

Le 21 décembre, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), réunis dans la capitale tchadienne, avaient demandé à la rébellion de quitter les zones occupées. En l'absence de cessez-le-feu, la Séléka avait cependant continué sa progression fulgurante jusqu'aux portes de Bangui, balayant l'armée régulière.

 


Mardi soir, le président Bozizé, dans une charge violente, a clairement affirmé qu'il ne négocierait pas son départ. "Je n'ai pas à négocier [mon départ], est-ce que la rébellion représente le peuple centrafricain ? Je n'ai pas à négocier une fonction de chef d'Etat", a-t-il déclaré à la presse en réponse à un journaliste lui demandant s'il était prêt à satisfaire les exigences de la rébellion.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 19:22

 

 

 

 

Lévy Yakité

 

 

Bangui, 9 janv 13 (CAP) – Incroyable mais vrai. Alors que les négociations de Libreville viennent à peine de débuter ce matin, on apprend avec stupeur que deux des membres de la délégation boziziste, à savoir le cher de la milice bozizéenne COCORA, Lévy Yakité et le très zélé boziziste DG de la presse présidentielle Zama Javan Papa, qui se trouvent aussi à Libreville dans le cadre des manoeuvres de manipulation de Bozizé qui a payé le transport à plusieurs dizaines de partisans à lui pour aller foutre la merde à Libreville, interviennent en direct sur les antennes de radio Centrafrique devenue radio « milles collines » pour haranguer leurs ouailles à Bangui et leur ordonner de faire telles ou telle chose.

 

Ils tiennent Me Tiangaye pour celui qui aurait vendu et mis le feu au pays. Dans le direct depuis Libreville, ils font défiler à l'antenne Willybiro Sako, Louis Oguéré, Gina Sanzé, et Mme Annette Aoudou Paco notamment pour leur décrire l'ambiance des négociations. Ces intervenants sont questionnés aussi sur l'attitude du Ministre des affaires étrangères du Congo Brazzaville Basile Ikouébé qui dirige la réunion et les discussions. L'opposition démocratique est accusée par ces partisans de Bozizé d'aplatissement devant la rébellion de Séléka et  désignée comme la responsable de tout ce qui ne va pas dans ce pays. 

 

C’est ainsi que ces deux énergumènes décrètent aussi qu'à partir de demain, c'est jour fériés en RCA jusqu'au retour de Libreville de Bozizé et que tout le monde doit se rendre pour un sit-in et jeûner Place de la République au PK 0. C'est  après avoir su que dans son exposé devant les ministres de la médiation de la CEEAC, Me Nicolas Tiangaye chef de la délégation de l’opposition à Libreville a exigé la démission de Bozizé, la dissolution de l'assemblée nationale et du gouvernement conformément à ce qui figure dans les propositions de sortie de crise formulées par l’opposition dans son document remis à la médiation à l’appui de son mémorandum, auraient suggéré à leurs miliciens à Bangui d’aller détruire le domicile de Me Tiangaye. Ils demandent également aux jeunes scolaires de ne pas aller à l'école mais de prendre part à la fameuse marche qu'ils organisent demain 10 janvier en soutien à Bozizé. 


Voilà les méthodes très « démocratiques » pour ne pas dire carrément fascisantes de la bozizie. Alors qu’un véritable consensus se dégage entre Séléka et l’opposition démocratique pour exiger la démission de Bozizé, ce dernier ainsi que ses partisans voient rouge et tentent désespérément de résister par la force et d’intimider tous ceux qui osent simplement poser le problème. A leur entendement, c’est une question tabou que nul ne doit aborder. Lors de sa conférence de presse hier au Palais de la Renaissance, Bozizé a osé déclarer : « Je suis élu pour la seconde fois à plus de 70 %, je suis là et c’est tout. ! » Voilà qui a le mérite de la clarté.

 

Bozizé et ses partisans font semblant d’ignorer qu’ils ont volé les dernières élections présidentielles et législatives et qu’ils n’ont aucune légitimité dès lors. C’est leur hold-up électoral qui a entraîné la composition monocolore de l’actuelle assemblée nationale où la famille de Bozizé a fait également une entrée massive. C’est cette inadmissible situation qui a conduit le pays dans le blocage dans lequel il se trouve à présent et qui a occasionné entre autres motifs le déclenchement de la rébellion de Séléka. Mais la lecture de Bozizé est tout autre. Tant pis pour lui.   

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:16

 

 

 

Boz gros plan

 

 

9 janvier 2013 à 18:01 (AFP)

 

La rébellion centrafricaine a entamé de façon virulente les négociations avec le pouvoir mercredi à Libreville, en exigeant non seulement le départ du président François Bozizé mais aussi qu'il soit traduit devant la Cour pénale internationale (CPI).


Après des déclarations incendiaires de part et d'autre, la coalition rebelle du Séléka a exigé "qu'une procédure soit engagée devant la CPI de la Haye contre François Bozizé", dans un mémorandum remis aux participants des pourparlers qui ont débuté mercredi.


La rébellion accuse le président centrafricain de "faits de crimes de guerre et crimes contre l'humanité", en lui reprochant "arrestations, détentions et séquestrations arbitraires, enlèvements, disparitions, assassinats et exécutions sommaires".


Après une conquête éclair de la majeure partie du pays depuis le 10 décembre, les rebelles se trouvant désormais aux portes de Bangui, demandent "la reconnaissance" par François Bozizé "et son régime de leur défaite militaire et leur abdication dans l'intérêt du peuple centrafricain". Elle recommande même au chef de l'Etat de "se trouver une terre d'asile".


A l'ouverture de la rencontre à la Cité de la démocratie, le ministre congolais des Affaires étrangères qui dirige la réunion, Basile Ikouébé, a appelé rebelles et opposition à "s'en tenir aux règles de l'Union africaine par rapport au changement de régime", allusion à l'exigence de la rébellion que Bozizé parte.


Mardi, le président centrafricain avait, dans une charge violente contre la rébellion, catégoriquement refusé de quitter la pouvoir, estimant qu'il avait "perdu une bataille mais pas la guerre".


Dans le mémorandum, le Séléka reproche de nouveau au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et les rébellions, notamment l'accord de paix global de Libreville de 2008. Les débats doivent porter principalement sur la renégociation de ces accords de paix.


M. Ikouébé a en effet demandé "aux uns et aux autres, surtout à l'opposition et aux groupes armés de respecter les engagements pris par les chefs d'Etats à N'Djamena, d'axer leurs discussions sur les accords de 2008 de Libreville".


Le 21 décembre, les chefs d'Etats de la Communauté économiques des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), réunis dans la capitale tchadienne, avaient demandé à la rébellion de quitter les zones occupées. En l'absence de cessez-le-feu, le Séléka avait cependant continué sa progression en balayant l'armée régulière.


Les accords de Libreville comprenaient notamment la mise en place d'un programme de Désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR) qui n'a jamais été respecté, selon la rébellion.


Déclarations "incendiaires"


Le conseil des ministres des Affaires étrangères de la CEEAC réuni mardi à Libreville en préparation des négociations, avait "regretté que toutes les parties continuent de faire des déclarations incendiaires" et appelé "immédiatement à un accord de cessez-le-feu".


Il a appelé aussi "le gouvernement à privilégier une approche régionale de la crise", une allusion aux renforts sud-africains envoyés à Bangui pour aider M. Bozizé.


"Toutes les délégations ont blâmé Bangui pour avoir fait appel aux Sud-Africains alors que nous (les Etats d'Afrique centrale, ndlr) sommes à leur côté depuis 10 ans", a déclaré à l'AFP un haut responsable du ministère des Affaires étrangères du Gabon, qui a requis l'anonymat


"Je ne suis pas sûr que cette médiation atteigne ses objectifs. Le Gabon le fait du bout des doigts", a-t-il poursuivi, pessimiste.


Les pourparlers de mercredi, avec des délégations du pouvoir, de la rébellion mais aussi de la rébellion, devraient être suivis jeudi par un sommet des chefs d'Etat de la CEEAC, a précisé M. Ikouébé.


François Bozizé devrait y participer, surtout si les délégations arrivent à s'accorder sur une sortie de crise qui semble difficile à trouver.


L'un des principaux opposants, Jean-Jacques Demafouth, arrivé mardi soir, estime que le président Bozizé doit venir à Libreville: "Il ne peut pas refuser de venir. Il sera obligé à un moment donné d'être là. La situation est extrêmement grave", a-t-il déclaré à l'AFP.

 

 

 

 

Centrafrique: début des pourparlers entre pouvoir, rebelles et opposition


LIBREVILLE AFP / 09 janvier 2013 12h22 - Les pourparlers centrafricains entre le régime du président François Bozizé, la rébellion du Séléka et l'opposition ont débuté mercredi à Libreville sous l'égide des pays d'Afrique centrale, a constaté un journaliste de l'AFP.

La délégation rebelle, qui s'est fait attendre plus d'une heure, a finalement rejoint les autres délégations arrivées à la Cité de la démocratie dans la capitale gabonaise où se tiennent les pourparlers.

Les débats vont porter principalement sur la renégociation des accords de paix signés entre 2007 et 2011, notamment en 2008, entre le pouvoir centrafricain et la rébellion qui a pris les armes le 10 décembre dernier et conquis une majeure partie du pays, en demandant le respect de ces accords.


Je demande aux uns et aux autres, surtout à l'opposition et aux groupes armés de respecter les engagements pris par les chefs d'Etats à N'Djamena, d'axer leurs discussions sur les accords de 2008 de Libreville, et de s'en tenir aux règles de l'Union africaine par rapport au changement de régime a déclaré à l'ouverture de la rencontre le ministre congolais des Affaires étrangères Basile Ikouébé qui dirige les pourparlers.


Le 21 décembre, les présidents de la Communauté économiques des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), réunis à N'Djamena, avaient demandé à la rébellion de quitter les zones occupées depuis le 10 décembre,. En l'absence de cessez-le-feu, le Séléka avait cependant continué sa progression jusqu'aux portes de Bangui.


Les précédents accords de Libreville comprenaient notamment la mise en place d'un programme de Désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR) qui n'a jamais été respecté, selon la rébellion.


A l'issue d'une progression fulgurante, le Séléka avait demandé à François Bozizé de quitter le pouvoir, ce qu'il refuse de faire.



(©) 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:51

 

 

 

 

 Carte RCA préfectures

 

 

APA-Kinshasa (RD Congo) 2013-01-09 16:21:05 - Un afflux des ressortissants centrafricains a été observé dans la cité de Mobayi-Mbongo, dans la province de l’Equateur ( Nord-Ouest de la RDC), suite à la crise qui est en cours en République Centrafricaine (RCA), a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC, Madnodje Mounoubai, au cours d’une conférence de presse.



Selon M. Mounoubai, une mission conjointe du HCR, de la MONUSCO, d'OCHA, du PAM et de l'UNICEF s'est rendue du 3 au 5 janvier dans la cité de Mobayi-Mbongo, frontalière à la RCA pour y évaluer la situation des réfugiés centrafricains identifiés.



La mission a pu vérifier avec l'appui des organisations de la société civile, la présence de près de 300 réfugiés centrafricains, en majorité des enfants, a-t-il souligné.



Les membres de la mission ont saisi cette occasion pour sensibiliser les autorités du territoire de Mobayi-Mbongo et les réfugiés sur le droit à la protection internationale et sur le principe de non-refoulement en cas d'afflux de personnes qui cherchent un refuge en dehors de leur pays.

 

Les réfugiés ont aussi été sensibilisés sur leurs droits et devoirs notamment celui de se faire enregistrer auprès de la Direction Générale des Migrations.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:36

 

 

Bozizé l'air hagard

 


APA-Libreville (Gabon) 2013-01-09 14:48:10  Par Prince Igor MAGANGA

 

Le président centrafricain, François Bozizé, qui n’a pas le sommeil tranquille depuis le déclenchement de la rébellion le 10 décembre dernier dans son pays, va jouer probablement son va-tout à Libreville où tous les belligérants sont actuellement réunis pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise.



Le comité de suivi de l’accord global de paix inter-centrafricain de 2008 de Libreville mené par le médiateur le président congolais Denis Sassou Nguesso, aura du pain sur la planche pour amener toutes les parties prenantes au conflit à des meilleurs sentiments.



Revigoré par la présence de 200 soldats sud-africains (200 autres devront également arriver de Prétoria incessament) dépêchés par le président Jacob Zuma pour assurer sa sécurité, François Bozizé persiste et signe, il ne sera pas à Libreville pour négocier son départ du pouvoir.

 

Un pied de nez à ces pairs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) qui doivent se trouver jeudi dans la capitale gabonaise pour se pencher sur la situation qui prévaut dans son pays.


Une posture qui contraste avec les positions affichés par ses adversaires, notamment les rebelles de la Séléka qui contrôlent désormais plus de la moitié du territoire centrafricain.

 

Le chef de ce groupement rebelle, le général Michel Djotodia, et ses hommes sont catégoriques : « Bozizé doit partir afin d’éviter un bain de sang à Bangui ».


Pour l’ancien ministre de la défense centrafricain Jean Jacques Demafouth, et leader de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un mouvement politico-militaire, arrivé de Paris mardi soir, a indiqué que le président Bozizé n’a pas d’autres alternatives que de négocier.



Par contre, le leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, ancien parti au pouvoir), Martin Ziguelé, qualifie « d’irresponsables » les déclarations du général Bozizé.

 

Agacé par toutes ces déclarations, les ministres des Affaires étrangères réunis mardi à Libreville ont demandé aux acteurs de la crise centrafricaine de cesser toutes déclarations qui pourront mettre en mal les pourparlers actuellement en cours.

 

Pour l’instant les discussions réunissant l’ensemble des protagonistes se déroulent de manière séparée dans le somptueux palais de conférence de la démocratie, un lieu retranché de la ville.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:11

 

 

air-france-a330-200

 

http://www.tourmag.com

 

Le pays est soumis à de fortes tensions

 

 

En raison des tensions qui subsistent dans le pays et après le jet de projectiles sur l'ambassade de France fin décembre 2012, Air France annonce qu'elle n'atterrira plus à Bangui, capitale de la Centrafrique avant le 30 janvier 2013.

 

Air France, qui dessert Bangui, capitale de la Centrafrique (RCA) une fois par semaine, ne devrait pas y atterrir avec fin janvier 2013, selon le site d'informations Air-Journal.fr. 

 

Une décision motivée des tensions qui se manifestent actuellement dans le pays. En effet, le 26 décembre 2012, des Centrafricains avaient lancé des projectiles sur l'ambassade de France dans la capitale. 



"Après avoir fait faire demi-tour le 26 décembre 2012 au vol AF780 reliant l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle à la capitale centrafricaine (…), la compagnie a décidé d'attendre jusqu'au 30 janvier 2013 au plus tôt pour reprendre sa rotation hebdomadaire,indique la compagnie tricolore. 



La situation reste très tendue à Bangui, les rebelles du Séleka menaçant de s'emparer de la ville de Damara, considérée comme le dernier bastion des forces gouvernementales sur la route de la capitale."

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 16:48

 

 

manifestants du 5 janv Paris. 4 JPG

 

 

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