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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 12:28

 

 

 

 

 

http://mondafrique.com/    PAR XAVIER MONNIER - Publié le 30 Août, 2014

 

Mails, virements, hommes de l'ombre, enquêtes privées et paradis fiscal. Sept ans après la plus grande OPA de l'histoire du géant nucléaire français, la manoeuvre a tourné au fiasco. Deux milliards de perte au moins. Et le dossier irradie encore, de France jusqu'en Centrafrique.

 

C'est un puzzle dont les pièces ont été éparpillées. Au fil du temps, elles ont même été enrichies, remplacées, détournées, déplacées à travers le monde.  Entre Europe, Amériques, Afrique et leurs paradis au climat fiscal bien tempéré, leurs coffres-forts inviolables et leurs transactions frappées du sceau du secret bancaire. 

 

Trésor centrafricain

 

Sept ans après le rachat d'Uramin, société canadienne immatriculée aux îles Vierges Britanniques, par Areva à l'occasion de la plus grosse OPA de l'histoire du géant nucléaire (et public) français, quelques éléments refont surface, nourrissant le trouble sur les modalités de l'opération. Son but. Ses bénéficiaires. Venues d'Afrique du Sud, de Centrafrique, du Canada ou bien sûr de France, ces empreintes, froides, marquent un terrain largement miné. Que ce soit sur le plan politique, économique ou diplomatique. 

 

Les enquêtes de Bakchich, au cours des dernières semaines, ont révélé certains de ces éléments. Par exemple : le virement d'Areva au trésor centrafricain pour solder le différent fiscal autour du rachat d'Uramin. Si le versement du géant français, via l'un de ses comptes londoniens, a bien été effectué, les finances centrafricaines en ont été délestées… Que cette manne ait été détournée par le clan Bozizé, alors au pouvoir en Centrafrique, et serve maintenant à financer la rébellion dans un pays où les soldats français sont embourbés n'est pas une hypothèse invraisemblable...

 

Les coquilles d'Areva

 

Les étranges caviardages des documents transmis par Areva à l'Agence des participations de l'Etat pour valider l'achat d'Uramin intriguent également. Non seulement l'opération a été finalisée durant l'entre-deux tours de la présidentielle de 2007, mais encore les bémols avancés par les experts miniers d'Areva quant aux capacités d'Uramin n'ont pas été soumis à l'appréciation de la puissance publique. Ni même l'étonnante – et très impressionnante - hausse du cours d'Uramin, 6 mois avant son rachat : de quelques centaines de millions de dollars fin décembre 2006, son prix s'est envolé, en juin 2007 à 2,5 milliard de dollars. L'investissement s'est révélé d'autant plus ruineux que le marché de l'uranium s'est effondré après la catastrophe de Fukushima, obligeant Areva à provisionner 2 milliards d'euros de pertes, principalement sur Uramin. Les mines acquises en Namibie et en Centrafrique, difficilement exploitables, ne sauraient être rentables qu'avec un marché de l'uranium au plus haut. Un pari risqué, tenté et perdu par Anne Lauvergeon. A dessein?

 

De la France à l'Afrique, un fort accent belge

 

C'est le soupçon qui plane depuis 2007 sur le dossier, et que ni le rapport Ricol en 2010, ni les missions d'information parlementaires de 2012, ni les audits effectués la même année, ni même les enquêtes privées diligentées par Areva, ne sont parvenus à éteindre : celle aussi, sur laquelle planche la brigade financière parisienne, saisie par le parquet national financier après une alerte, en avril 2014, de la Cour des comptes. Sept ans après les faits, la justice a ouvert une enquête préliminaire pour «présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles »« diffusion d'informations fausses ou trompeuses »« faux et usage de faux ». Des premières perquisitions ont été réalisées au sein même d'Areva et aux domiciles de ses anciens dirigeants - d'Anne Lauvergeon (présidente) et son époux Olivier Fric à Sébastien de Montessus (directeur de Mines) en passant par Daniel Wouters (vice-président, et grand exécutant de l'achat d'Uramin) - préalable fort peu urbain mais nécessaire avant une audition en bonne et due forme, à laquelle le dernier nommé a déjà goûté. 

 

Au coeur des interrogations des policiers, le CV dudit Wouters. Financier belge, spécialiste des opérations minières et levées de fonds liées à l'Afrique, il jouit d'un épais carnet d'adresses qui lui a permis de rapidement rebondir, après son départ d'Areva… dans la nouvelle structure créée par les anciens d'Uramin. Encore plus troublant, en 2008, pas peu fiers de la culbute qu'ils avaient réalisée, les fondateurs de la boîte publient un livre, A team enriched, où ils écrivent que le secret le mieux gardé d'Areva consiste en la personne qui a embauché Wouters au sein du géant français.

 

Cv et mails, les actes gratuits de M. Lauvergeon

 

Le secret a été partiellement éventé. Le mari d'Anne Lauvergeon a placidementexpliqué qu'il avait, en avril 2006, transmis le CV de Wouters dont l'embauche serait actée que six mois plus tard. « A l'époque, beaucoup de "mercenaires" des mines ont postulé, se rappelle un proche d'Atomic Anne. Mais elle voulait un vrai financier spécialiste des mines, pas un broker. Elle s'en est ouvert à son mari, qui connaît mieux les milieux de l'Est que l'Afrique. Mais un de ses amis travaillait avec Wouters sur une levée de fonds sur la plus gros cimenterie africaine. Il lui a transmis le dossier, sans le suivre». L'acte, gratuit, s'est transformé après le fiasco Uramin, en élément à charge. Que des pièces saisies lors des récentes visites policières sont venues alourdir.

 

Notamment un mail, dévoilé par L'Obs, sur lequel Bakchich a également mis la main, et que nous publions ici dans son intégralité.

 

A première vue, ce courriel, un rien crypté, a de quoi indisposer Olivier Fric, qui a toujours nié s'être mêlé des affaires d'Areva, malgré le cas Wouters et son rôle de conseiller des financiers d'UAG, l'un des partenaires d'Areva en Namibie.

 

Bakouma, un gisement très prisé

 

Surtout, le mail concerne l'un des épisodes les plus complexes du dossier Uramin dans la «très touchy» Centrafrique. Autour du gisement de Bakouma, racheté à prix d'or par Areva, deux parcelles connexes ont été acquises par Saif Durbar et Richard Odonko, proches conseillers de Bozizé, et regroupés dans la société Uranio. Or, sans ces terrains, impossible de lancer une exploitation de Bakouma. Ce verrou a longtemps pesé sur les négociations entre Areva et la Centrafrique… jusqu'à l'incarcération de Durbar, en France, après sa condamnation à cinq ans de prison dans un (très vieux) dossier d'escroquerie. Étrangement, l'homme d'affaires indopakistanais bénéficiera après seulement quelques mois d'une libération conditionnelle : Uranio, elle, disparaîtra…

 

«Rigsby, qui est cité dans le mail, était le trustee de Durbar», peste un proche de l'ancien vice-ministre des affaires étrangères de Centrafrique. « Il a essayé de le trahir en vendant ses part dans son dos». Sans succès. Si Robert Kissin, spécialiste comme Fric des marchés de l'Est en général et épinglé par Wikileaks pour son rôle dans une affaire de corruption au Kazakhstan, assure à Bakchich ne pas se souvenir du dossier, les proches de M. Lauvergeon s'en rappellent fort bien.

 

«Olivier Fric est connu par tous les milieux financiers parce qu'il bosse là dedans depuis 30 ans. Il a reçu 5 propositions d'émissaires d'Uranio, avant et après ce mail. Il a transmis à qui de droit, c'est à dire Montessus, c'est tout. Sans donner suite». Ni succès.

«Dans l'affaire, Durbar a tout perdu », décrit un proche de l'homme d'affaires indopakistanais. « Les permis d'Uranio ont été annulés entre 2010 et 2011, avant d'être accordé à une joint-venture créé fin 2009 entre Areva et Georges Forrest». 

 

Ancien consul honoraire de France et de Belgique au Katanga, Georges Forrest, considéré comme l'un des plus influents miniers d'Afrique australe, avait notamment prêté à Patrick Balkany son avion privé, lors des tournées africaines du maire de Levallois. Selon Le Point, il a même émis virement de 5 millions de dollars sur un compte singapourien, dont le bénéficiaire final serait l'élu sarkozyste.

Encore une pièce dans un puzzle des plus radioactifs…

Lu pour vous : Areva, le puzzle d’Uramin
Lu pour vous : Areva, le puzzle d’Uramin

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 10:54

 

 

 

 

 

                 M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

 Membre de l’Internationale Socialiste

 

                                                                                                                                         

 Bureau Politique

Secrétariat Général

 

                                               

Décision n°          / 14

Portant  suspension d’une camarade membre

de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA)

 

 

Le Bureau Politique

 

Vu les Statuts et Règlement  Intérieur du Parti ;

 

Vu le procès – verbal de la réunion statutaire du Bureau Politique en date du 27  Août 2014.

 

Décide

 

Article 1er : La camarade  Jeannette  DETHOUA, vice Présidente de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA), est suspendue de toute activité du Parti conformément à l’article 72 alinéa 2 du Règlement Intérieur jusqu’au prochain Conseil Politique National (CPN).

 

Motifs : - Inobservation de la ligne politique du Parti (article 69 alinéa 1 du

                Règlement Intérieur) ;

              - Refus d’exécuter les décisions et directives émanant  du Bureau Politique

                (Article 71 alinéa 1 du Règlement Intérieur) ;

 

Article 2 : La présente décision qui prend effet pour compter de la date de sa signature sera enregistrée et publiée  partout où besoin sera.

 

 

                                                       Fait à Bangui, le

 

 

                                 Le Président

 

                            Martin  ZIGUELE

Ampliations

 

-C.C.A

-Tous les organes du Parti                         

-AFDT

                    

Pour refus de démission du gouvernement Kamoun, Mme Jeannette Déthoua est sanctionnée par le MLPC
Pour refus de démission du gouvernement Kamoun, Mme Jeannette Déthoua est sanctionnée par le MLPC

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 10:50

 

 

 

 

Cinq millions de Centrafricains

Ont vaincu les agresseurs

Victoire pour le combat pour nos terres!

 

                                                                    1

 

Le peuple Bantou gagne toujours!

Victoire contre les agresseurs

De la Centrafrique

                                                                   2

 

Nos mères se nommaient, elles

Mandapu, Zara, Yalama

Pourquoi  les séparer?

                                                                    3

 

Durant les combats bientôt, ils

Accourent à Birao, Ndélé à Djalé

Pourquoi recruter les enfants?

                                                                    4

 

Ne confondons pas les cultures!

L’adolescent était un combattant

Pourquoi maintenant est-il devant

Les mitrailleuses pour tuer les gens?

                                                                  5

 

Faca Anti-Balaka l’armée centrafrique

Victorieuse est rendue fantôme

L’adolescent Guy Moquet de France

A dix- sept ans ,  fusillé par les allemands

Il est de nos frères dans l’esprit

Ancien de la Résistance

                                                                 7

 

Le Général De Gaulle mena

Au meilleur de son pays

Uni par l’espérance des

Nourritures

                                                               8

 

La victoire des centrafricains

La souffrance des enfants femmes

Hommes est humiliée

Pourquoi?

                                                              9

 

Cinq millions de combattants

Humiliés après la victoire

Notre victoire centrafricains!

Ils nous traitent en mendiants

                                                             10

 

D’un coup de talon de soulier sur le

Dos de la populationvictorieuse

Ils n’ont pas de regard sur elle

Ils accourent les bandits laids

Je vends tout!

 

                                                                 11

 

Ils accourent du refuge de leurs

Maîtres-partenaires leur cervelle

S’entre égorger

Ils n’ont jamais rien fait sur terre

Que se prostituer

                                                                12

 

Je vends tout intermédiaire

Nègre blanc de croyances franco-china

Qui égorgent  les gens

Je prends tout

Je vends toute appartenance à la

Race centrafricaine d’est en ouest

 

                                                             13

 

Ils trahissent le peuple de la victoire

Femmes hommes enfants qui sont

Cinq millions dans le Silence

La résistance réduite au silence

Sans espérance des nourritures

Pourquoi?

 

                                                              14

 

D’un coup de talon d’un saut sur le dos

Ils n’ont jamais rien fait sur terre

Que copier, ils se disputent les postes

De dévorer la cervelle la tête du peuple

 

                                                               15

 

Cinq millions de centrafricains

Ont vaincu les agresseurs

 Ils n’ont  rien fait que le bruit du fusil

Et les crimes contre l’Humanité

Il reste Elle, la victoire sur

Cette terre patrimoine sacré

                                                                16

Cinq millions de champs

Côte à côte pèle- mêle

Nos chants entendent

Accourir les bandits laids

Ils entendent voler les terres, tout

                                                                  17

Des hommes victorieux  tous ces bandits

Minou miaou font des esclaves

Et des mendiants affamés en vain

                                                                 18

Cinq millions de champs

Centrafricains bantous font l’homme

Femmes enfants adolescents

Avec le chant d’un fusil

Libre Centrafrique

 

Attention grands colonialistes

Miaou minou voleurs petits bandits

 

29 août 2014

 

Bamboté Makombo

Cinq millions de Centrafricains,  Ont vaincu les agresseurs par Bambote Makombo

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 22:54

 

 

 

 

 

vendredi 29 août 2014  par Agence de Presse Africaine (© APA)

 

Les examens du baccalauréat centrafricain qui étaient prévus lundi et mardi prochains ont été reportés, a annoncé la ministre de l’Education nationale et de l’enseignement technique, Mme Gisèle Bédan, dans un communiqué publié ce vendredi.

 

’’La date des épreuves écrites du baccalauréat de la session de septembre 2014 prévues le 1er septembre pour l’enseignement technique et le 2 septembre pour l’enseignement général, est reportée’’, a indiqué Mme Bédan, soulignant que ce report est dû à des problèmes techniques.

 

’’Des nouvelles dates seront communiquées dès la résolution des problèmes techniques à l’origine de ce report’’, a-t-elle ajouté.

 

De son côté, le président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves de Centrafrique (FNAPEC) se dit étonné. ‘’C’est maintenant que je suis informé par la radio comme tout autre centrafricain’’, a-t-il affirmé avant d’ajouter : ‘’pour l’heure je ne puis me prononcer. Le bureau va se réunir demain et on va voir clair sur ce report et prendre position’’.

 

Les sujet des épreuves écrites du baccalauréat centrafricain, session du septembre 2014, dont 6073 candidats sont concernés ont été sélectionnées depuis le 10 juillet dernier par trois ministres du gouvernement Nzapayéké.

Centrafrique : Report des examens du Baccalauréat

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 22:45

 

 

 

 

 


Trois laboratoires publics français annoncent avoir découvert une molécule très prometteuse qui pourrait s'avérer efficace pour enrayer l'évolution de la maladie d'Alzheimer. Le donécopride a été testé avec succès "in vitro" mais aussi sur des souris qui auraient retrouvé, grâce à elle, la mémoire.


"Il faut être très prudent, ce n'est pas encore un médicament", a déclaré à Reuters le professeur Patrick Dallemagne, directeur du Centre d'études et de recherche sur le médicament de Normandie (CERMN), à Caen.

 

La nouveauté, c'est que le donécopride ne vise plus une seule mais plusieurs cibles moléculaires impliquées dans cette maladie, pour laquelle de nombreux essais cliniques ont échoué jusqu'à présent.


"La molécule exerce plusieurs actions, pour lutter contre les symptômes et pour enrayer l'évolution de la maladie. Or, les médicaments actuels ne font que pallier les symptômes, on n'est pas dans un effet curatif", explique le chercheur.


Plusieurs centaines de millions

Le donécopride n'est pour l'instant qu'un prototype et il faudrait passer aux essais cliniques pour qu'il devienne un médicament, ce qui implique la recherche de partenaires industriels capables d'investir de 800 millions à un milliard d'euros.

"Il y a encore beaucoup de travail pour arriver à des tests cliniques chez l'homme. On a besoin d'un transfert de technologie, ce n'est pas la recherche publique qui peut financer ça", explique Patrick Dallemagne.


Test sur les souris

 

Pour vérifier l'effet de la molécule sur des souris, les chercheurs ont utilisé des tests qui exploitent l'attirance du rongeur pour les nouveaux objets. "On va pouvoir juger de sa mémoire de travail", explique le directeur du CERMN, dont l'étude a été publiée cette semaine dans la revue scientifique américaine PNAS.

 

Dans un premier temps, les chercheurs ont employé des molécules détériorant la mémoire de la souris pour, ensuite, lui administrer le donécopride, ce qui leur a permis de vérifier que leur mémoire s'améliorait. D'autres tests ont été effectués sur des souris transgéniques présentant des troubles assez proches d'Alzheimer.

Le coût de la maladie d'Alzheimer, forme la plus commune de démence sénile, est évalué à 604 milliards de dollars chaque année au niveau mondial. Elle concerne actuellement 44 millions de personnes et ce nombre devrait être multiplié par trois d'ici 2050, estime l'association Alzheimer's Disease International.



(ats / 29.08.2014 21h04) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=512498 

Découverte d'une molécule prometteuse contre Alzheimer

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 22:09

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 29/08/14 - L’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Louis Michel, a dit vendredi à Bangui sa foi en la capacité des Centrafricains à surmonter la crise qu’ils traversent en privilégiant ‘’le dialogue national’’ dans l’optique d’arriver à l’organisation d’élections libres.

 

''Le dialogue national doit avoir lieu normalement à la fin d'année et je crois que si ce dialogue national réussit et si les Centrafricains prennent vraiment leur destin à bras le corps et se sentent concernés par cette dynamique, rien ne s'oppose que les élections aient lieu'', a dit Louis Michel au sortir d'une audience avec Catherine Samba-Panza, au palais de la renaissance à Bangui.

 

''J'ai rencontré une présidente avec des idées claires, avec un cap, avec une stratégie'', a-t-il affirmé, tout en reconnaissant avoir réceptionné le cahier de charges des besoins financiers pour la relance de l'administration centrafricaine, la réhabilitation du système scolaire, la restauration de l'autorité de l'Etat.

 

''J'ai rassuré la présidente de transition du soutien de l'OIF et du secrétaire général Abdou Diouf. Je l’ai aussi rassuré du soutien tchadien, M. Idriss Deby Itno qui a bien insisté que la communauté internationale continue à la soutenir'', a dit M. Michel, en visite de travail dans les pays de la CEMAC.

 

Au cours de l'audience, la présidente de la transition lui a présenté les derniers progrès enregistrés en termes sécuritaire grâce aux forces étrangères déployées en Centrafrique, au plan économique avec la contribution des partenaires au développement et en matière de relance de l'administration.

 

Elle lui a aussi expliqué les raisons l'ayant poussé à nommer au poste de Premier ministre, Mahamat Kamoun.

Louis Michel optimiste en l'avenir de la RCA

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 16:21

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 29/08/14 - La présidente de la Transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza a exhorté au travail les membres du nouveau Gouvernement centrafricain dirigé par le Premier ministre, Kamoun Mahamat, avant d’avertir qu’elle procédera à une évaluation de leurs actions au bout de trois mois et que ceux qui n’auront répondu aux attentes placées en eux ‘’seront remerciés’’.

 

''Le travail de tous les membres du gouvernement sera évalué au bout de trois mois. Ceux qui n'auront pas démontré leur capacité à diriger un département ministériel seront remerciés'', a notamment dit Catherine Samba-Panza, dans un message d'orientation au gouvernement Kamoun, lors du premier Conseil des ministres tenu jeudi au palais de la renaissance à Bangui.

 

''La tâche de chaque membre du gouvernement, a-t-elle ajouté, est lourde au regard des nombreuses attentes de la population. Comme vous le savez, tout est prioritaire et par conséquent il n'y aura pas de période de grâce pour les membres du gouvernement''.

 

Parlant des priorités du Gouvernement Kamoun, Catherine Samba-Panza a énuméré la poursuite de la mise en application de la feuille de route telle qu'elle a été adoptée par le Conseil national de transition.

 

A ce propos, elle a cité ‘'la sécurité, l'action humanitaire, la restauration de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire, la relance de la machine économique et administrative, la mobilisation des ressources internes ainsi que le processus électoral''.

 

Selon Mme Samba-Panza, les priorités du gouvernement Kamoun portent aussi sur les conclusions du forum de Brazzaville qui devraient mener à l'organisation dans les seize préfectures de la Centrafrique à des consultations relatives à la réconciliation nationale et la tenue du dialogue national.

 

''La mise en œuvre urgente et efficace de ces priorités nécessite un engagement patriotique et républicain de tous. J'exhorte tous les membres du gouvernement à se désengager de leur attachement partisan et autres afin de se mettre à la disposition de la république'', a-t-elle dit.

 

 

 

MESSAGE ET ORIENTATIONS DU CHEF DE L'ETAT AUX MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

 

Conseil des Ministres du Jeudi 28 Août 2014

 

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition,

 

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

 

Cette première séance du Conseil des Ministres est une réunion de prise de contact. Elle nous permet de faire ou refaire connaissance avec les membres du gouvernement qui viennent d'être nommés.

 

C'est surtout l'occasion pour moi de vous délivrer des orientations sur les principes devant guider vos activités dans cette phase 2 de ma transition, afin d'instaurer très vite une dynamique de travail au sein du gouvernement.

 

La tâche de chaque membre du gouvernement est lourde au regard des nombreuses attentes des populations.

 

Comme vous le savez, tout est prioritaire et par conséquent il n'y aura pas de période de grâce pour les membres du gouvernement. Les priorités définies dans la feuille de route sont relatives à la sécurité, la situation humanitaire, la restauration de l'autorité de I'Etat, Ia relance de la machine économique et administrative, la mobilisation des ressources internes et le processus électoral. Nous devons poursuivre cette feuille de route telle qu'adoptée par le Conseil National de Transition.

 

Depuis le Forum de Brazzaville il faut y adjoindre l'organisation dans les 16 préfectures des consultations relatives à la réconciliation nationale et la tenue du dialogue national.

 

La mise en oeuvre urgente et efficace de ces priorités nécessite un engagement patriotique et républicain de tous. J'exhorte tous les membres du Gouvernement de se désengager de leur attachement partisan et autres, afin de se mettre à la disposition de la République en signant un pacte républicain dès leur prise de fonction.

 

Ce gouvernement de combat et d'action auquel vous appartenez doit être une équipe cohérente et solidaire, sous l'autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement un gouvernement capable de redonner espoir au peuple centrafricain.

 

Il s'ensuit que vos actions doivent être concrètes et visibles. Ce sont ces actions que la majorité de la population de notre pâys attend dans le silence.

 

Vous devez prendre en compte ces attentes et chercher à les traduire dans la réalité  de tous les jours. Les actions gouvernementales doivent avoir un impact sur la vie de Ia population en termes de satisfaction de leurs besoins.

 

La population doit ressentir les actions du gouvernement pour que nous méritions le soutien populaire.

 

Au cours des mois précédents, de nombreuses critiques ont porté sur un déficit de communication sur les actions des autorités de la transition. La communication devra être assurée au quotidien sur des sujets maîtrisés afin de rassurer la population et la communauté internationale sur nos actions. A cet effet, J'attache du prix à la diffusion régulière des comptes rendus des Conseils des Ministres.

 

Monsieur le Premier Ministre. Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

 

Dans le contexte actuel où les défis à relever sont encore nombreux, vous devez être les hommes et les femmes capables de relever p^t des actions concrètes ces défis. Vous devez tout mettre en oeuvre pour mobiliser les ressources propres. Il nous a souvent été reproché la faible capacité d'absorption de l'aide extérieure et la non exploitation des opportunités existantes pour mobiliser des ressources additionnelles lJn accent particulier sera mis sur la reprise réelle des activités agricoles, commerciales, minières et forestières.

 

La situation de la trésorerie devra être une préoccupation permanente du gouvernement avec compte rendu régulier au Conseil des Ministres.

 

Il nous faut également réduire de manière drastique le train de vie de l'Etat en étant particulièrement rigoureux sur les missions à l'extérieur qui devront faire l'objet de rapport au Conseil des Ministres. A ce sujet, toute autorisation de mission devra obtenir l'avis préalable du Chef de l'Etat.

 

Je vous invite à plus de vigilance et vous exhorte à maintenir la cohésion au sein des instances dirigeantes de la Transition.

 

Dans le gouvernement passé, il m'a été donné de constater des relations conflictuelles entre la Présidence de la République et le Gouvernement de la Transition. Il doit y avoir une parfaite collaboration et une certaine syne6'ie entre les deux institutions pour relever les défis énormes dont le pays fait face.

 

Le Cabinet présidentiel est 1à pour m'assister dans la conduite de la politique de la Nation et le maintien du fonctionnement régulier des institutions. Sa mission est donc de servir de courroie de transmission entre le gouvernement et moi à travers l'intervention des conseillers auprès de la Primature et des départements ministériels pour recueillir des informations pour m'éclairer.

 

Ces interventions ne doivent être considérées comme source de frustration.

 

Les membres du gouvernement doivent donner une bonne image de leur fonction et un bon exemple d'hommes et de femmes d'Etat dans leur comportement.

 

La question du secret de délibération des conseils de cabinet et de Ministre est importante. Les membres du gouvernement sont astreints à l'obligation de réserve pour éviter la divulgation des secrets d'Etat préjudiciable au sérieux de l'action gouvernementale.

 

Dans l'esprit du forum de Brazzaville, j'ai veillé à ce que Ie caractère inclusif de ce gouvernement soit respecté, efl y incluant les principales entités représentatives des Forces Vives de notre pays, et en mettant urr accent sur l'équilibre régional. I1 fallait également avoir une administration avec des départements et des structures légères pouvant répondre aux attentes de la population.

 

Dans cet esprit, nous avons créé une trentaine de départements ministériels, au lieu des 20 précédents.

 

Nous avons conscience des impératifs de réorganisation au sein de certains départements et des difficultés logistiques que cela devra entrainer. Pour la plupart, le cadre organique devra être entièrement revu. La gestion rigoureuse des structures et du personnel s'impose donc. Il y a lieu d'être prudents dans la gestion des hommes, dans les nominations. Il faut éviter de grands bouleversements en utilisant les cadres disponibles avant d'envisager le recours à d'autres compétences. Le Premier Ministre et moi-même apporteront l'appui nécessaire au fonctionnement de vos départements dans les limites des moyens disponibles.

 

Les chefs de Département devront mettre un accent particulier sur la reprise effective du travail, le respect des horaires de travail et sur la propreté des bâtiments administratifs et édifices publics.

 

Pour finir, le travail de tous les membres du gouvernement sera évalué au bout de trois mois. Ceux qui n'auront pâs démontré leur capacité de diriger un département ministériel seront remerciés. D'ores et déjà, mettons-nous résolument au travail..

 

Je vous remercie.

 

Catherine Samba-Panza menace de licenciement les ministres incapables

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 16:17

 

 

 

 

 

29/08/14 (Jeune Afrique)

 

Le bilan des affrontements dans le quartier PK5, qui se sont déroulés dans la nuit du 19 au 20 août à Bangui, serait plus lourd que les cinq morts évoqués.

 

Dans la nuit du 19 au 20 août, Bangui a connu ses plus violents affrontements depuis l'arrivée de la force Sangaris, en décembre 2013. Ils se sont produits dans le quartier PK5, refuge de la petite communauté musulmane encore présente dans la capitale centrafricaine, et ont opposé des insurgés à la force européenne Eufor, épaulée par les soldats français de Sangaris (qui ont engagé leurs hélicoptères), lesquels menaient une opération de désarmement.

 

Selon une source au sein de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca, chargée de sécuriser la capitale), le bilan des affrontements est beaucoup plus lourd que les cinq morts évoqués le lendemain dans une dépêche de l'AFP citant une source hospitalière. "Il y a eu plus d'une dizaine de morts, mais la plupart ont été enterrés directement sur place, sans passer par l'hôpital, affirme-t-elle.

 

Nous n'avons pas compris la réaction d'Eufor et de l'armée française, qui ont lancé une opération de désarmement sans nous consulter." L'armée française, qui compte trois blessés, dont deux graves, "ne confirme ni n'infirme" ce nouveau chiffre. Plusieurs manifestations hostiles à sa présence ont été organisées par les habitants du PK5 les jours suivants.

 

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Lu pour vous : Centrafrique : le vrai bilan de la bataille du PK5

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 10:21

 

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/   Vendredi 29 août 2014

 

L’espoir d’un retour de la paix en République centrafricaine se brise davantage. Alors même que les tractations se poursuivent en coulisses pour faire accepter le très contesté nouveau Premier ministre de Dame Catherine, les populations de la ville de Bambari, une localité située au centre du pays, assistent depuis ce 25 août, à de violents combats entre deux fractions de la Séléka. Ces combats ont déjà occasionné la mort de plusieurs personnes et fait de nombreux blessés de part et d’autre.

 

 On se demande laquelle des deux fractions sera conviée à la table des négociations

 

 Cette explosion de violence intervient juste après la rencontre qui a eu lieu entre Michel Djotodia et un émissaire de la présidente par intérim de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza.

Coïncidence ou conséquence de cette rencontre ? Il est encore trop tôt pour le savoir. Par contre, ce que l’on peut dire sans risque de se tromper, c’est que cette nouvelle recrudescence de la violence, même si elle se produit entre combattants appartenant à la coalition Séléka, n’est pas de nature à faciliter la tâche à la présidente par intérim. Les premiers contrecoups de ce regain de violence, seront ressentis tout naturellement au niveau des négociations de paix entre la Séléka et les anti-balaka. En effet, si ces affrontements doivent perdurer, on se demande laquelle des deux fractions sera conviée à la table des négociations avec les anti-balaka.

 

Michel Djotodia est-il directement ou indirectement responsable de cette scission à l’intérieur de la Séléka, et donc directement responsable de ces affrontements ? Qu’est-ce qui a été dit entre lui et l’émissaire de Dame Catherine ? Toujours est-il que le simple fait que la présidente par intérim a jugé nécessaire d’envoyer un émissaire pour lui parler et sans doute recueillir son avis pour une sortie de crise en Centrafrique, suffit à apporter de l’eau au moulin de ceux qui pensent que c’est Michel Djotodia qui continue de tirer les ficelles au niveau de la Séléka.

 

Le problème de la RCA n’est pas seulement un problème d’hommes

 

 Par ailleurs, la volonté de parvenir à une partition de la Centrafrique demeure d’actualité pour les leaders de la Séléka et le rêve pour Michel Djotodia de devenir le premier président de cet éventuel nouvel Etat est plus que jamais grand. A partir de ce moment, on peut se poser des questions sur ce que sera la réaction de son ennemi juré, Bozizé, qui, on le sait, n’a pas encore accepté son éviction du fauteuil présidentiel par la Séléka. A ce rythme, on se demande si la Centrafrique n’ira pas à vau-l’eau. Quand réussira-t-on à ramener la paix entre les fractions rivales, pour entreprendre des négociations de paix à l’échelle nationale ? C’est du reste une inquiétude que partagent certains témoins qui affirment que ces affrontements entre fractions de la Séléka ont une connotation ethnique. En effet, ces violents combats qui ont lieu dans un quartier musulman opposent, selon un humanitaire, les populations peules aux Goulas. Deux communautés dont sont issus respectivement, le général Ali Darass et le général Zoundéko ; ces deux généraux se regardent en chiens de faïence, depuis le congrès de la Séléka en mai dernier.

 

Des négociations sont en cours pour ramener la paix entre ces fractions rivales, mais quel qu’en soit le résultat, le moins qu’on puisse dire, est que cette nouvelle donne risque de compromettre grandement le calendrier de rétablissement de la paix de Catherine Samba-Panza. Avec cette nouvelle dégradation de la situation, on est enclin à penser désormais que le problème de la RCA n’est pas seulement un problème d’hommes, mais aussi, et c’est le plus grave, un problème d’intérêt et d’égo.

 

Dieudonné MAKIENI

Lu pour vous : RCA : Vers une transition sans fin

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 10:18

 

 

 

 

 

YAOUNDE, 29/08/14 (Xinhua) -- Environ 80 personnes ont été tuées et une trentaine d'autres blessées dans les violents combats lundi et mardi à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, ayant opposé deux factions de l'ex-coalition rebelle centrafricaine de la Séléka minée par des divisions, d'après un bilan provisoire communiqué jeudi par des sources administratives et des responsables mêmes du groupe armé.

 

Entre les troupes du général Joseph Zoundéko, chef d'état-major "élu" de la Séléka installée depuis mai à Bambari, et les combattants peuls emmenés par le général Ali Djarass, sous-chef d' état-major chargé des opérations au sein de l'ex-rébellion écarté depuis trois mois des fonctions de commandant de région militaire dans cette ville, une crise pour la gestion de check-points a viré à l'affrontement.

 

En deux jours d'intenses accrochages à l'arme lourde, le bilan est déclaré "lourd", selon les propres propos du chef d'état-major Joseph Zoundéko, joint jeudi matin pour un entretien téléphonique avec Xinhua où il s'est cependant gardé de donner des détails de chiffres pour un incident dû à un simple "malentendu" entre frères d'une même famille, a-t-il expliqué.

 

"Selon les informations qui me sont parvenues, il paraît que du côté du général Ali Djarass il y a eu 72 morts et 23 blessés. Dans le camp du général Joseph Zoundéko, l'on annonce 6 morts et 7 blessés", a pour sa part rapporté le préfet du département de la Ouaka dont Bambari est le chef-lieu, Ben Ousmane Abakar, pris avec femme et enfants au piège de cette escalade de violences dans sa résidence. Le camp du général avait de son côté annoncé mardi "17 morts chez les Goula", contre une seule victime et trois blessés dans ses propres rangs.

 

Le conflit entre les deux factions de l'ex-alliance rebelle s' est officiellement arrêté mardi soir, mais des tirs d'armes ont continué à retentir mercredi matin avant une médiation entreprise par les dignitaires musulmans sous la houlette de l'imam de la mosquée centrale de Bambari, Ibrahim Ahamat, qui a permis au général Zoundéko et son rival de se réconcilier, informe-t-on.

 

Ouvert d'environ 13h45 à 15h00 (12h30 à 14h00 GMT) dans les locaux mêmes de la mosquée en présence d'une quarantaine de personnes, le conciliabule a été clôturé par une série de décisions dont l'une d'elles interdit aux ex-rebelles de la Séléka et aux combattants peuls recrutés par le général Djarass des déplacements dans les quartiers de Bambari munis d'armes, a fait savoir le général Zoundéko.

 

Désormais, a-t-il précisé, tout mouvement des uns et des autres, contrôlé par les équipes de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et de la force française Sangaris, dans cette ville du Centre de la République centrafricaine(RCA), distante de 384 km de la capitale Bangui, est soumis à l'obtention d'un ordre de mission signé de l'état-major.

 

Les deux factions rivales se sont en outre accordées à mettre en place une équipe de police militaire permanente d'une trentaine de personnes autorisée à patrouiller dans la ville, comprenant parmi ses effectifs les différentes ethnies et groupes raciaux représentés au sein de la Séléka : Rounga, Goula, Peuls, Haoussa, Arabes, etc. Elles se sont aussi entendues pour veiller à la cessation des violences et dénoncer les responsables des exactions dans l' arrière-pays.

 

"Nous avons décidé de tenir dans les 72 heures après la réconciliation une réunion d'état-major pour sensibiliser nos éléments sur les mesures de confiance adoptées", a encore indiqué le général Zoundéko. Concernant la gestion des check-points à l'origine du conflit, la médiation a permis l'installation immédiate d'une première équipe mixte d'une vingtaine de personnes pour le poste situé dans la ville en vue du contrôle routier donnant lieu au prélèvement de taxes auprès des véhicules de transport en commun en provenance ou en partance pour le Tchad et le Soudan, a apprend-on par ailleurs.

 

Au total quatre dont trois dans les sorties Sud (vers Bangui), Nord-Est (vers Bangassou) et Est (vers Bria), ces check-points ont été longtemps tenus par les combattants d'Ali Djarass, opposé à une fusion avec les troupes de l'état-major de l'ex-alliance rebelle, à en croire Joseph Zoundéko.

 

"Il a privilégié les petites barrières qui donnent un peu de sous.Or, nos éléments ont tous besoin d'argent pour leurs besoins. C'est pour cela que nous avons opté pour une gestion mixte", a-t- il décrit. Le chef-lieu du département de la Ouaka, siège de l'unique usine de sucre du pays saccagée lors de l'offensive de la Séléka contre le régime de François Bozizé, renversé le 24 mars 2013 malgré un accord politique conclu deux mois auparavant à Libreville (Gabon) sous l'égide de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), retrouve peu à peu un calme précaire.

 

"Ça va jusqu'à présent. La ville est calme, il n'y a plus de combats. Les activités ont repris", a rapporté le chef d'état- major. A l'instar de la population, le préfet Ben Ousmane Abakar en est quant à lui traumatisé. "Je suis démoralisé par les coups que j'ai reçus à Bangui. J'ai perdu mes concessions, tous mes biens. Depuis huit mois, je gère une situation très difficile à Bambari. A cause des combats de ces derniers jours, ma résidence est criblée de balles".

 

L'homme se dit surpris par le silence manifesté vis-à-vis de ses appels à la détresse pour sa protection, par la Mission des Nations Unies pour la Centrafrique (MINUSCA) en cours de déploiement et déjà présent avec un contingent marocain, la MISCA sur place avec un contingent congolais et Sangaris.

 

"Ma résidence se trouve à moins de 300 mètres de la base du contingent marocain de la MINUSCA. Ils m'ont pourtant promis de venir m'exfiltrer. Depuis ces événements, les mouvements de la MISCA et de Sangaris sont inaperçus. C'est avant-hier que les hélicoptères de Sangaris ont survolé la ville", a expliqué le préfet.

 

Depuis son retrait de Bangui en mai, l'ex-coalition rebelle de la Séléka totalise "au moins 3.500 éléments à Bambari. Mais je ne les vois pas tous avec mes yeux. Les éléments d'Ali Djarass sont basés dans les villages peuls", avance le général Joseph Zoundéko qui pointe une nouvelle menace, de la part des milices anti- Balakas.

 

"Depuis hier, a souligné le dirigeant rebelle, il y a la menace anti-Balakas. Ils veulent profiter de l'attaque des Peuls pour nous attaquer à leur tour. Moi je suis originaire de la Vakaga, j'ai tenté une médiation avec mes frères anti-Balakas. Ils m'ont dit qu'ils n'ont pas de problème avec nous, que leur problème c'est les Peuls. Mais je leur réponds que nous sommes tous des Centrafricains".

Centrafrique : combats entre factions de la Séléka à Bambari, 80 morts en deux jours

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