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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 20:03

 

 

 

Adolphe-Pakoua.JPG

 

 

Les différentes secousses et turpitudes qui ont émaillé l'histoire de CENTRAFRIQUE, et cela depuis son accession à l'indépendance après la mort de son père fondateur, secousses et turpides nourries par les différents types de gouvernance nés de manière anarchique à la suite des coups de force qui ont caractérisé la plupart d'entre eux, trouvent leurs fondements essentiellement dans la complicité et parfois dans l'incompétence notoires de ceux qui ont collaboré à faire vivre longtemps ces politiques insensées.

 

A QUI LA FAUTE ?

 

Partant de ce que nous savons, les pauvres paysans CENTRAFRICAINS, véritablement CENTRAFRICAINS jusqu'à la moelle de leurs os, n'ont jamais gouverné ce pays, s'ils n'avaient été que de simples observateurs, des figurants dirait-on dans le domaine cinématographique, qu'on sollicitait souvent pendant les différentes cérémonies et fêtes nationales, pour se ranger le long des rues et acclamer, le ventre parfois vide, la tête tourmentée par des maux de tête, leurs fils « enceintes » devenus ministres, députés ou maires.

 

Les régimes dictatoriaux ont régné en CENTRAFRIQUE à cause des différents collaborateurs qui ont entouré les différents « SATRAPES » qu'a connus le pays après son émancipation. Ces collaborateurs, qui ne sont pas moins que des hommes instruits et qui souvent se sont pris et se prennent pour des intellectuels, n'étaient pas souvent, volontairement comme on peut le croire, capables de faire les bons choix pour le pays. Les secousses et le turpitudes du pays sont nées du fait que ces hommes, dénués de toute honnêteté intellectuelle et de tout esprit d'objectivité, ont ou avaient fermé les yeux sur les dérives de politique générale conduite sous les gouvernements passés, par pur fanatisme peut-être, ou par le simple comportement qui consiste à défendre coûte que coûte un certain nombre d'intérêts, ceux le plus souvent personnels ou ethniques en l'occurrence.

 

Les CENTRAFRICAINS sont malades de la culture des titres, qu'ils soient honorifiques ou universitaires. Ils adorent les galons militaires, les titres honorifiques ou universitaires qu'ils impriment comme parties intégrantes de leur nom de famille, convaincus de l'indéniable respectabilité que ces avantages flatteurs leur conféreraient. C'est bien d'avoir des barrettes sur les épaulettes, c'est bien d'avoir des étoiles sur le képi, tout comme c'est bien d'avoir des parchemins universitaires exhibés dans tous les lieux publics du pays ou accrochés au mur principal du salon de sa villa, c'est encore mieux de faire ses preuves sur le terrain, car nulle part au monde, les barrettes, les étoiles, les parchemins n'ont construit un pays. Ce sont les hommes qui amènent les idées au jour, font des rêves des réalités

 

Les négociations de LIBREVILLE concernant la crise CENTRAFRICAINE à peine terminées, l'on n'a pas manqué de voir la cohorte d'hommes affamés de titres et de postes politiques se manifester pour courir à la cantine à peine en construction, en avançant des idées et des projets tous parfois aussi saugrenus les uns que les autres. Le CENTRAFRIQUE n'a plus besoin de cela. Il a besoin d'hommes forts, dans le sens qu'ils seront capables d'imprimer des idées nouvelles, capables d'éduquer le peuple centrafricain dans ce qui lui manque, à savoir l'esprit de discernement, qui lui permettra de ne plus continuer à soutenir aveuglément l'insoutenable, comme on l'a souvent habitué à le faire, l'amenant à certains moments de son histoire à accepter d'ériger son pays en EMPIRE ou à transformer sa représentation nationale en un concert familial, des exemples parmi tant d'autres, qu'il ne convient plus de répéter.

 

Des hommes diplômés, il en faut, le pays en a besoin. Des hommes, mais pas des diplômes, même s'il faut bien former les hommes, car les titres universitaires ne remplaceront jamais les hommes, mais les aideront plutôt dans les choix qu'ils auront à faire, à travers leur instruction et leur savoir-faire.

 

Le CENTRAFRIQUE a trop souffert de ses diplômés, qui n'ont jamais ou qui ont très peu fait leurs preuves sur le terrain. La preuve la plus patente est celle de constater qu'à plusieurs reprises, les CENTRAFRICAINS « dits responsables » n'ont jamais été capables de résoudre leurs propres problèmes, sans l'aide de l'extérieur, comme si, par l'incompréhensible, il n'y avait pas d'hommes suffisamment mûrs et réfléchis pour anticiper les problèmes auxquels le pays était confronté et pour en trouver, au moment opportun, les solutions.

 

Ce n'est pas dire que le CENTRAFRIQUE manque d'hommes de cette trempe, mais la mauvaise mentalité qui a fait s'enraciner la cupidité, l'égoïsme, la gabegie et autres systèmes basés sur le tribalisme, l'autoritarisme et l'aveuglement, a rendu ces hommes incapables de bons sens.

 

Les négociations de LIBREVILLE ont conclu du choix d'un PREMIER MINISTRE issu de l'opposition politique. Ce choix a été fait et doit être respecté par les uns et par les autres. Même si la nomination de cette personnalité traîne encore à être officialisée, elle le sera nécessairement.

 

L'inquiétude des CENTRAFRICAINS devrait résider dans la composition du futur gouvernement et du travail que celui-ci devra abattre pour ramener à tout un chacun, la confiance, la solidarité, l'assurance de vivre dans un pays de droits donc de justice, la notion d'appartenir réellement à une nation. C'est dire combien dure sera la tâche du PREMIER MINISTRE et de son équipe gouvernementale. C'est dire aussi qu'il faut laisser le temps au PREMIER MINISTRE, pour faire le bon choix des hommes qui l'entoureront demain dans la conduite des affaires du pays, des hommes qui ne devront plus être des « béni-oui-oui » ni des « rebelles à volonté » décidés coûte que coûte à saboter l’œuvre de redressement dont le pays a tant besoin, mais des travailleurs, de vrais bâtisseurs de l'édifice CENTRAFRICAIN, le genre d'édifice que souhaitait de ses vœux BARTHELEMY BOGANDA, père de cette nation CENTRAFRICAINE.

 

Avec tous les souhaits de paix, de bien-être et d'un futur meilleur pour le CENTRAFRIQUE et son PEUPLE.

 

Adolphe PAKOUA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:06

 

 

 

Lounceny-Francois-Fall.jpg



(Guinée News 16/01/2013) 


Pour avoir été représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies avant de se lancer en politique dans son pays, Louncény Fall passe aujourd’hui comme l’un des fins connaisseurs du dossier de la RCA.


« Mon dernier poste à l’étranger a été dans ce pays. Lorsque j’étais représentant spécial, nous avons signé l’Accord global de paix à Libreville entre le gouvernement et les groupes rebelles. A l’époque, on avait franchi une étape importante. Il y a eu un dialogue politique inclusif qui a été organisé avant mon départ. Certainement que l’inclusion de ce dialogue politique et de l’accord global n’ont pas été respectés après et, nous retombons aussi dans un cycle de violences en Centrafrique’’, a déclaré Louncény Fall dès l’entame de ses propos sur la question de la crise centrafricaine.


Il précisera que la règle première est qu’en Afrique, on ne puisse jamais prendre le pouvoir par la force. Fall soutient qu’aucun gouvernement ne peut entretenir la prise du pouvoir par la force quelles que soient les données.

Car, il se dit persuadé que c’est par le dialogue et par la concertation seulement qu’on peut trouver des solutions aux problèmes posés à l’intérieur des États. « La Communauté des États de l’Afrique Centrale (CEAC), qui était réunie le jeudi 10 décembre au niveau des chefs d’État, est en train de gérer la question de Centrafrique », a-t-il rapporté.


Nous sommes loin de Centrafrique, dira Fall et de préciser que ce pays appartient à une organisation sous régionale très active qui a déjà envoyé des troupes pour sécuriser Bangui et faire en sorte qu’il y ait un dialogue politique entre les groupes rebelles ou les politico-militaires, l’opposition démocratique qui est à Bangui et le gouvernement central.


« Nous espérons en tant que pays africain que nous suivrons cette évolution et la position de la Guinée était que toutes les conditions doivent être remplies dans ce pays pour un dialogue constructif entre toutes ces entités pour que le pays retrouve son harmonie et poursuivre dans la voie de la légalité et de la souveraineté. Afin qu’une solution normale puisse gérer ce pays. Donc, nous suivons la situation en Centrafrique avec beaucoup d’intérêt et nous espérons que les consultations qui ont lieu actuellement à Libreville déboucheront. Déjà, il y a l’idée du cessez-le-feu, ce qui est déjà une avancée. Après le cessez-le-feu, c’est le règlement politique qui vient et nous souhaitons que ce règlement politique puisse mettre tous les acteurs politiques autour de la table et qu’ils trouvent une solution pour le présent et pour l’avenir de Centrafrique », a-t-il souhaité. 



Amara Moro Camara 

 

© Copyright Guinee News

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:55

 

 

Biya-Boz.jpg

 


(Cameroun-Info.Net 16/01/2013) 

 

Le président camerounais a préféré se rendre en Suisse, plutôt qu'au sommet des chefs d'Etat pour résoudre les problèmes de son voisin. 


La République Centrafricaine (RCA) est en proie depuis début décembre de l'année dernière, à une crise politico-militaire qui met aux prises une rébellion armée du nom de Seleka (alliance en langue locale) et le gouvernement du président François Bozize au pouvoir à Bangui depuis une décennie. 


Face à l'avancée des rebelles, qui contrôlent ce jour les 2/3 du pays et pointe à une centaine de kms de la capitale centrafricaine, les chefs d'Etats de la sous-région de la Communauté économique des états de l'Afrique centrale (CEEAC) ont convoqué les belligérants et tous les acteurs politiques de la RCA pour se retrouver à Libreville, la capitale gabonaise, pour négocier une paix. 


A l'exception notable de Paul Biya du Cameroun dont le pays à lui seul pèse 40% du PIB de la sous-région, les autres chefs d'Etats ont répondu présents à l'invitation lancée par le président gabonais Ali Bongo Ondimba, hôte du sommet. A Ndjaména quelques jours auparavant, le président du Cameroun a déjà brillé par son absence à la réunion convoquée d'urgence par le président en exercice de la CEEAC, le Tchadien Idriss Deby Into


Le jour où s'ouvraient les pourparlers de Libreville entre les différentes parties centrafricaines et à la veille du conclave des chefs d'États, Paul Biya a pris l'avion avec son épouse pour les Bords du lac Léman en Suisse, boudant ostensiblement la réunion de crise de Libreville. Ce double camouflet diplomatique à ses pairs de la sous-région a soulevé dans la capitale gabonaise, quelques interrogations osées et donné lieu à des commentaires peu amènes de la part des autorités centrafricaines sur l'attitude du chef de l'Etat camerounais. 


Le 9 janvier 2013, sans nommer personne, le directeur général de la presse présidentielle de François Bozize, Zama Javan Papa, a très diplomatiquement «regretté l'absence de certains chefs d'Etats (à Libreville) au moment où aucun effort n'est de trop pour résoudre la crise». Cependant que certains médias locaux à l'image du quotidien Le Démocrate, fustigeaient «la dérobade de certains amis de Bozize» 


Fragilisation 

Selon des sources concordantes, le refus de Paul Biya de siéger à Libreville tient en partie aux mauvaises relations qu'entretiendraient, depuis «l'affaire Ntsimi», Yaoundé et Bangui. Même si de source diplomatique à Yaoundé on affirme le contraire. «Les relations entre les deux pays sont bonnes et cordiales», affirme une source au ministère des Relations extérieures. On se souvient que le 21 mars 2011, le Camerounais Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Cemac, avait été refoulé sans ménagement de l'aéroport de Bangui Mpoko où il était arrivé par vol régulier de la compagnie Ethiopian airlines, sur ordre express du président François Bozize


Cette affaire, qui a jeté un froid dans les relations entre les deux pays, n'a été désamorcée que par un intense ballet diplomatique sous la médiation du président congolais, Denis Sassou Nguesso, et l'abandon de son poste par le Camerounais quelques mois plus tard sur requête insistante de la partie centrafricaine. Paul Biya n'a toujours pas digéré cette humiliation. Cette affaire s'est ajoutée à une atmosphère déjà viciée entre les deux pays, avec par exemple la fermeture de la frontière depuis 2008 entre les deux Etats au niveau de la ville camerounaise de Gari-Gombo après des incursions de rebelles centrafricains à l'Est du Cameroun, avec notamment l'enlèvement des citoyens camerounais dans la région de Garoua-Boulai; toujours à l'Est du pays au début novembre 2011. Selon nos informations, c'est sur demande expresse du chef de l'Etat gabonais que le président camerounais a envoyé 120 hommes de son armée sur la «ligne rouge» de la ville centrafricaine de Damara dans le cadre du déploiement des forces d'interposition de la CEEAC, pour contenir les rebelles de la Seleka. 


Le ressentiment envers François Yangouvonda Bozize tiendrait aussi, selon une source dans la capitale centrafricaine, aux choix diplomatiques régionaux de Bangui qui privilégie les capitales tchadienne et gabonaise (Ndjamena et Libreville respectivement) pour la tenue des réunions de réconciliation inter centrafricaines. A Yaoundé, cela semble avoir été perçu comme une «tentative de marginalisation de la diplomatie camerounaise, sous fond d'ingratitude et de rivalités sous-régionales», note le politologue Paul Séverin Matou Djamen, enseignant de droit public dans une université de Douala.



Alphonse Sinkam | L'Actu

© Copyright Cameroun-Info.Net

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:41

 

 

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NEW YORK (Nations unies) 16/01/2013-(Xinhuanet ) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué mardi les accords signés à Libreville, au Gabon, le 11 janvier dernier, et appelé les parties prenantes en République centrafricaine à les mettre en oeuvre intégralement, a indiqué le porte-parole de Ban Ki-moon à la mi-journée.


M. Ban « salue les accords signés à Libreville le 11 janvier, à savoir la déclaration de principe, l'accord de cessez-le-feu et l'accord politique sur la résolution de la crise en République centrafricaine. Il appelle le gouvernement de la République centrafricaine, les groupes politico-militaires, la coalition Séléka et les partis de l'opposition à les mettre en oeuvre dans leur intégralité », indique une déclaration officielle.


Le secrétaire général, poursuit le porte-parole, félicite la Communauté économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) et les dirigeants de la région de s'être mobilisé rapidement pour faire face à la crise. Les partenaires de la République centrafricaine sont appelés à renforcer leur soutien aux efforts en cours pour instaurer la stabilité et une paix durable dans le pays.


Le Séléka, une coalition de groupes rebelles, a pris les armes le 10 décembre dernier pour réclamer le respect intégral de l'Accord de paix global de Libreville en date de 2008, qui prévoyait notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Le secrétaire général et le Conseil de sécurité avaient de concert condamné les menées du Séléka, l'exhortant aussi, ainsi que les autorités centrafricaines, à résoudre la crise par le dialogue et le respect de cet Accord.


Conclu entre le gouvernement et les trois principales formations rebelles regroupées sous la bannière du Séléka, l'Accord de Libreville de 2008 avait aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents.

 

© Copyright Xinhuanet

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 14:21

 

 

 

Boz et Li Keqiang

 

 

Bangui 16 janv 2013 (CAP) – Selon des informations d’une source proche de l’ambassade de la République de Chine à Bangui ayant requis l’anonymat, la représentation diplomatique chinoise en Centrafrique aurait protesté auprès du gouvernement centrafricain pour le détournement du don chinois à la RCA de 10.000 machettes destinées aux agriculteurs centrafricains que la bozizie a choisi plutôt de distribuer dans un but criminel aux milices des réseaux COCORA de Lévy Yakité, Stève Yambété, Christian Guénébem et autres chefs de guerre du KNK.


Toujours d’après nos informations, c’est la seconde fois que l’ambassade de Chine en RCA élève une protestation auprès du gouvernement centrafricain pour un cas de détournement à d’autres fins que celles à l’origine d’un don chinois fait dans le cadre de la coopération sino-centrafricaine. La transformation en lieu de dépravation des mœurs du stade 20.000 places de Bangui construit par la Chine avait déjà précédemment fait l’objet d’une lettre de protestation de l’ambassadeur de Chine au Premier Ministre Faustin Touadéra sans que le mathématicien de Boy-Rabe n’ait pu résoudre le problème.


Les locaux au sein du stade 20.000 places ont été transformés en débit de boisson qu’affectionnent une certaine catégorie de banguissois et les alentours dudit stade sont également devenus un dépotoir de vieux préservatifs. Tout cela constitue évidemment un inadmissible détournement de l’usage initialement prévu de cette infrastructure construite à grands frais par la Chine pour la jeunesse centrafricaine.


La République de Chine devrait sérieusement revoir sa coopération avec le régime de Bozizé car les nombreux dons qu’elle fait dans le cadre de sa coopération avec la RCA sont détournés à des fins criminelles et égoïstes par le pouvoir bozizéen. Récemment encore, alors que la rébellion de Séléka avançait vers Bangui, la Chine a encore offert un important lot d’ordinateurs et de matériels de bureautique au gouvernement centrafricain réceptionné par le SG du KNK Louis Oguéré Ngaikoumon qui a déclaré sans scrupule que toutes les structures du parti au pouvoir seraient pourvues. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:17

 

 

 Urgent

Bozizé et ses partisans

 


Bangui, 16 janv 2013 (CAP) – Selon des informations d’une source proche de Bozizé ayant requis un strict anonymat, la perspective de perdre le pouvoir a rendu complètement fou l’homme du 15 mars 2003 et ses tergiversations pour officialiser la désignation de Nicolas Tiangaye comme Premier Ministre ne sont pas dues au hasard et cachent en réalité la préparation par lui d’un mauvais coup.


A l’issue de plusieurs réunions avec son clan gbaya, il en ressort qu’il n’est pas question pour Bozizé et sa clique d’accepter sans broncher non seulement que Nicolas Tiangaye devienne Premier Ministre « non destituable » par la suite selon les accords de Libreville, mais qu’on puisse les priver en sus du ministère de la défense. Même s’il y a sauvé son fauteuil, il considère avoir beaucoup perdu au change à l’issue des négociations de la capitale gabonaise.

 

C’est ainsi que selon nos informations, il a ordonné de raviver les réseaux COCORA, compte sur la sécurisation de Bangui et de sa personne par les troupes sud-africaines et aurait récemment dépêché son fils, le commandant Aimé Vincent alias « Papy » en RDC, via Lomé afin de brouiller les pistes, pour procéder au recrutement de nombreux mercenaires congolais dans le but de lancer une contre-offensive en prenant à revers les hommes de Séléka sur leurs arrières.


Ordre aurait été donné pour que les Faca de Bouar fassent mouvement vers Bossangoa pour ne pas que cette ville ne tombe à son tour dans l’escarcelle de Séléka. Bozizé compte également sur une partie des troupes ougandaises stationnées dans le sud-est du pays (Obo et Mboki) pour faire mouvement vers Birao.


Il est donc clair que Bozizé ne s’avoue pas vaincu et n’a pas encore dit son dernier mot. Il continue de croire mordicus à une solution militaire de cette crise et veut la guerre totale contre la rébellion. Il fait semblant et accepte seulement du bout des lèvres les solutions pacifiques proposées notamment par ses pairs de l’Afrique centrale depuis le mini-sommet de N’djaména et dernièrement à Libreville. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:58

 

 

 

Alain Lamessi

 


Après tout, il n’est pas interdit de rêvasser,  de se mettre dans la posture on ne peut plus illusoire du chef de l’Etat d’un pays comme la république centrafricaine.


Dans la situation particulière que traverse notre pays, la république centrafricaine :


En tant que chrétien je chercherais tout d’abord la volonté de Dieu et me demanderais que ferait Jésus-Christ à ma place ? Aime-t-il la paix ou la guerre ? l’unité nationale ou la division ? l’amour ou la haine ? la joie ou la tristesse ?


Je n’irais jamais à contre-courant de l’histoire et j’appliquerais la loi de la « Non résistance ».

Je donnerais la chance à la paix en appliquant scrupuleusement les accords de Libreville.


Je nommerais Maître Nicolas TIANGAYE, comme Premier Ministre de transition étant donné que la rébellion Séléka et l’opposition démocratique l’ont ainsi voulu et validé par le médiateur.


Je discuterais avec lui sur la manière la plus réaliste de gouverner à deux pour que le pays en sorte grandi et que personne ne soit humiliée.


J’éviterais de faire ce que me conseille certaine illuminés de mon entourage de nommer un autre premier ministre car quel spectacle donnerait la République centrafricaine avec un gouvernement de transition où ne siégeraient ni le Séléka, ni l’opposition démocratique et qui ne serait pas adoubé par le Médiateur, la CEMAC et la communauté internationale ?


Je me méfierais surtout de tous ceux qui ont tellement des choses à se reprocher et qui font aujourd’hui acte de candidature pour être premier ministre car c’est bien suspect cet opportunisme de mauvais goût.

Je publierais rapidement la liste du gouvernement car notre pays déjà moribond ne peut se permettre le luxe de vivre encre sans gouvernement.


Je constaterais que la République centrafricaine est divisée et que la rébellion contrôle encore la grande partie du territoire national et que le risque de la guerre civile n’est pas encore écarté.


Je ne braverais pas la communauté internationale (ONU, UE, UA, Russie, etc.) et surtout n’humilierais pas le médiateur de la CEMAC le Président Denis Sassou Nguessou et les autres Chefs d’état de la CEMAC, le Président Idiss DEBY en tête, qui se sont impliqués personnellement et depuis des années pour rechercher la paix en République centrafricaine.


Je serais très conscient que la CEMAC dispose des militaires sur place à Bangui et que ceux-ci ne me défendraient pas en cas de besoin. Bien au contraire !


Je tirerais la leçon de la jurisprudence GBAGBO et qu’un coup d’Etat ou un assassinat est vite arrivé. Je me dirais surtout qu’à tout moment je pourrais être traduit au CPI si telle est la volonté de la communauté internationale parce que le procès BEMBA court toujours.


Je ne donnerais pas l’impression qu’il y a des centrafricains avec qui je veux travailler et d’autres avec qui je ne veux pas travailleur. Comme père de la nation et garant de l’unité nationale, je rassemblerais tout le monde y compris ceux que je considère peut-être à tord comme mes ennemis.


Je ne donnerais pas l’impression que la République centrafricaine est un bien personnel que je veux garder pour moi tout seul parce que cela s’appelle de l’égoïsme.

Je ne donnerais pas non plus ’impression que j’ai commis des actes tellement abominables que je n’ai pas envie que cela ne soit découvert.


Je préparerais ma sortie pour que je parte avec honneur à la fin de la transition après avoir négocié au préalable mon immunité et celle de ma famille. Et que si je voudrais revenir un jour au pouvoir que je revienne.


Je ne suis pas président de la République centrafricaine et loin de le devenir. A moins que Dieu en décide autrement. Mais j’ai seulement rêvé convaincu que « rien de grand ne peut se faire sans rêve ». Dans ce moment de déchaînement de basses passions, puisse la raison triomphée.


Que Dieu bénisse la République centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 05:19

 

 

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DECLARATION

 


La crise centrafricaine, suite au déclenchement des hostilités par la Séléka ayant abouti à la chute de nombreuses villes du pays, a failli faire basculer la Centrafrique dans l’inconnu. Les chefs d’Etat de la CEEAC se mobilisés sous la direction du Président Déby pour convaincre les parties à s’asseoir autour de la table afin de rechercher ensemble les voies de sortie de la crise. Ils ont réussi et les « frères ennemis » se sont retrouvés à Libreville où pendant trois (3) jours ils ont discutés et sont parvenus à un accord de cessez-le-feu assorti de résolutions visant, à la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigée par une personnalité issue de l’Opposition démocratique.


Arrivé à Bangui, Le général Bozizé dissout le gouvernement Touadéra comme première étape à la formation du gouvernement d’union nationale conformément aux dispositions de l’accord de Libreville2. L’opposition démocratique lui emboîte le pas en désignant le 12 janvier par consensus Me Tiangaye comme futur Premier Ministre. Mais le Président Bozizé, traîne les pas en usant des méthodes dilatoires du genre :  «  la coalition Séléka n’a pas encore proposé son candidat » !


Chacun sait que l’accord de Libreville n’a pas spécifié une double candidature de l’Opposition démocratique d’une part et de Séléka d’autre. La vérité est que Mr Bozizé espérait sur  des dissensions internes de l’opposition et  ne s’attendait pas quelle ne parviennent pas aussi facilement à un choix consensuel porté sur Me Tiangaye dont il redoute la collaboration. En refusant de nommer Tiangaye comme Premier Ministre, le général Bozizé viole délibérément les accords de Libreville unanimement approuvé par les parties et par toute la communauté internationale. Cette attitude remet objectivement en cause l’élan de solidarité de la CEEAC par l’envoi massif des troupes pour stopper le déferlement de la rébellion en direction de Bangui.


On ne le répètera jamais assez que Mr Bozizé n’a envisagé le règlement de la crise que par la voie militaire pour laquelle il ne dispose d’aucun moyen en raison de la déliquescence de son armée. Pour lui l’envoi des troupes de la CEEAC et l’arrivée des mercenaires sud africains devraient permettre de stopper Séléka  afin de lui laisser le temps de réorganiser ses troupes. De ce point de vue, les accords de Libreville ne présentent aucune importance pour lui et les efforts de ces pairs de la CEEAC complètement nuls.


L’UDPP demande par conséquent au Président Bozizé de laisser de côté ses intérêts égoïstes et de ne voir que ceux du peuple qu’il a plongé dans la misère depuis dix ans. Un officier général est un homme de parole, puisqu’il est un général, il doit tenir parole. Me Tiangaye est un centrafricain, pourquoi ne peut-il pas assumer les charges de Premier Ministre fût-il sous sa présidence.


L’UDPP en appelle à toutes les parties, le Président Bozizé en tête, de faire preuves de sagesse et de patriotisme et de s’en tenir exclusivement aux accords. L’UDPP encourage M Bozizé à ne pas tenir compte des conseils du sérail qui ne voit que ses intérêts égoïstes en l’induisant en erreur. Que Dieu bénisse la Centrafrique.


Fait à Paris le 15 Janvier 2013

 

Le président

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 04:00

 

 

Bozizé en difficulté

 

 

La décision de l’opposition démocratique de porter son choix sur Me Nicolas Tiangaye et de le proposer à François Bozizé comme Premier Ministre du gouvernement de transition dont le principe a été retenu dans les accords de Libreville a plongé Bozizé et la bozizie dans un état de forte agitation politico-psychologique, un véritable cauchemar dont on ne peut mesurer la portée. Au sein de la bozizie, il fallait très rapidement trouver la parade et faire preuve d’une grande imagination et d’initiative afin de barrer absolument la route de la primature à l’ancien Bâtonnier du Barreau des avocats de la RCA et fondateur de Ligue centrafricaine des droits de l’homme, président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) dont les relations personnelles avec Bozizé sont pour le moins exécrables. Leur espoir a reposé dans un premier temps sur la rébellion Séléka qu’ils ont cru pouvoir manipuler pour qu’elle ne puisse pas soutenir le choix de Tiangaye comme PM. Peine perdue.

 

Dans un second temps, ils ont suscité d’autres candidatures pour la primature comme si la fonction de Premier Ministre pouvait aussi être ouverte à candidature comme celle de Président de la République. D’où les propositions du MLD que la rédaction publie ci-dessous et même dans une certaine mesure celle annoncée in extremis de Jean Jacques Demafouth qui, qu’on le veuille ou non, sont venues contribuer à la confusion que Bozizé et ses stratèges - on parle notamment du ministre Josué Binoua, d’Alfred Poloko et de Cyriaque Gonda, président du PNCN, un parti de la majorité présidentielle - ont voulu semer délibérément selon nos informations, toujours dans le but inavouable de torpiller la désignation de Nicolas Tiangaye comme Premier Ministre.

 

Malheureusement pour Bozizé et ses intellectuels conseillers, les entretiens de ce mardi à Brazzaville entre Michel Djotodia et Christophe Gazam Betty de Séléka, Nicolas Tiangaye, Martin Ziguélé, Crépin Mboli-Goumba et autres de l'opposition démocratique, avec le président Denis Sassou Nguesso chargé du suivi des accords de Libreville qui les a reçus pendant deux heures d’horloge, ont définitivement porté un coup fatal aux plans machiavéliques de tout ce beau monde à commencer par Bozizé qui doit recevoir apprend-t-on ce mercredi 16 janvier les envoyés spéciaux du Président congolais porteur d’un seul message qui est en substance ceci : « Le Président Sassou nous charge de te dire que le Premier Ministre que tu dois nommer par décret est Nicolas Tiangaye ». Game’s over… ! A cause de la médiocrité, de la haine de Bozizé envers Nicolas Tiangaye et de son refus de mettre en œuvre loyalement les accords de Libreville, des actes de souveraineté nationale comme la désignation du PM et la formation du gouvernement sont gérées à Brazzaville, comme si on était revenu au temps de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) où le gouverneur Général siégeait dans cette capitale.


Toute honte bue, Bozizé va être bien obligé de se faire hara-kiri et d’entériner la nomination de Nicolas Tiangaye faute de quoi, il remettra tout en cause et trouvera en face de lui non seulement le président du comité de suivi des accords de Libreville mais sans doute à nouveau Séléka qui refera parler les armes. Il doit bien comprendre que plus rien ne sera comme avant Libreville et qu’il est bel et bien en train de perdre le pouvoir qu’il n’a jamais voulu partager avec d’autres fils du pays qui auraient peut-être fait mieux que lui à la place où il se trouve depuis mars 2003.

 

La rédaction 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 


Le MLD Mouvement de Libération Démocratique est le prolongement des comités de soutien du candidat indépendant Ange Félix PATASSE aux élections présidentielle et législative du 23 Janvier 2011.


Ces élections contestées ont crédité le candidat Ange Félix PATASSE de 21%, plaçant ainsi son mouvement au deuxième (2) rang dans la configuration politique actuelle.


Le MID devient ipso facto le leader incontestable et incontesté de l’opposition non armé. Devant cette réalité le MLD à droit à un espace dans le débat politique national. Malheureusement nous, militants de MLD, avons constaté avec amertume que notre parti a été purement et simplement écarté par les organisateurs du débat politique de Libreville au Gabon.


Nous revendiquons avec force notre présence dans tout débat politique qui suit la rencontre de Libreville et surtout celui qui concerne la formation du Gouvernement d’Union National.


S’engager dans cette voie c’est travailler pour la paix et la justice en République Centrafricaine

                                                                                                     

                                                                                          Pour le Bureau politique

                                                                                                Président du MLD

 

                                                                                             

 

                                                                                                Jaques BONIBA

Ampliation :

S.E Monsieur le Président de la République

Chef de l’Etat

Ambassades

Organisation Internationales

Médias

 

 

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Proposition du MLD (Mouvement de Libération  Démocratique) pour la Formation du Gouvernement d’Union Nationale

 

Les personnalités suivantes ont été désignées  par le bureau politique :


Premier Ministre : Jacques BONIBA, Docteur en Sciences Economiques, Maîtrise en Gestion.

Maîtrise en Sociologie de Développement, Université de Paris SORBONE. Président du MLD.


Ministres :


Mr MBAGAÏ MathieuGéomètre principal. Premier Vice Président du MLD.


Mr NGAYOUMAÏNA Martin  Morin. Maîtrise en Histoire ancien inspecteur académique, membre du bureau politique.


Mr GOSSY Pierre Noël, Maîtrise en Gestion des Entreprises, secrétaire général du parti.


Mr PATASSE Sylvain, Opérateur Economique, Militant du parti.

 

                                                                 Pour le Bureau Politique


       Le Président

 

     

                  Jacques BONIBA

 

 

 

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COMMUNIQUE RELATIF AUX INQUIETUDES DES DEMOCRATES
SUR LE POSITIONNEMENT DE L'ANCIEN PORTE PAROLE
                 DU PRESIDENT PATASSE
Suite aux réactions de plusieurs compatriotes et de certains observateurs internationaux à propos de l'unité de l'opposition dans son ensemble, sur les grands enjeux de la crise actuelle,nous KODEGUE GUY SIMPLICE,Ancien Porte parole du Président PATASSE,Porte parole Délégué du FARE,Membre fondateur du MLD déclarons par le présent communiqué ,afin de lever toute équivoque:

  • Qu'un important pas a été fait à LIBREVILLE et c'est une étape à saisir pour une sortie de crise

  • Que nous prenons acte des accords signés et qui entrent dans la légalité internationale


  • Nous apportons personnellement un appui politique sur le fond à la candidature de Monsieur NICOLAS TIANGAYE ,Président du CRPS,comme Premier Ministre tout en reconnaissant que la procédure de désignation n'a pas été respectée,

Par conséquent,nous estimons qu'il faut donner une chance à la paix,et nous en appelons solennellement à tous d'œuvrer pour la stabilité de notre pays et d'agir concrètement pour le succès de la transition avec bien sûr toutes les forces vives de la Nation:

  • Président de la République
  • Premier Ministre de la transition,
  • Opposition démocratique,
  • Opposition armée,
  • Majorité présidentielle,
  • Société civile,
  • Personnalité indépendante.

Réaffirmons que toute démarche individuelle n'est que suicidaire et ne peut que compromettre dangereusement les chances de la PAIX.


Souhaitons vivement que le mépris tant reproché au Président BOZIZE à l'égard des acteurs de la vie nationale ,ne refasse surface dans cette période délicate où le peuple à besoin de la cohésion,de l'unité de la paix qui sont aux fondements de la République.
FAIT A PARIS LE 15 Janvier 2013

Juriste,Spécialiste des questions sanitaires et sociales

KODEGUE GUY SIMPLICE
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 03:54

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

 

BANGUI : LA POPULATION S’INQUIÈTE DU RETARD DE LA NOMINATION DU NOUVEAU PREMIER MINISTRE

 

 

Tiangaye et Sassou

 

 

Bangui, 15 janv. 13 2013 (RJDH) – La population de la ville de Bangui commence à s’inquiéter du retard pris pour la nomination du nouveau Premier ministre de transition, qui sera issu de l’opposition démocratique comme prévoit l’accord de Libreville signé entre les parties prenantes. Cependant plusieurs personnes interrogées craignent le retour probable des hostilités dans le pays.


« Je suis vraiment inquiet par rapport à ce  retard.  Je pense que l’opposition démocratique et la Séléka sont responsables de cette situation, parce que c’est à eux de choisir le nouveau premier ministre. Il faut que cela se fasse vite pour ne pas que les hostilités reprennent », a déclaré Firmin Sénamo, habitant le quartier Benz-vi.


Yvette Koyassé, mère de famille, pense que l’opposition démocratique et les rebelles ne sont pas encore unanimes pour le choix d’un nouveau premier ministre. Pour elle,  ce retard à des répercutions sur les activités administratives.


«  Personnellement, je crains la reprise des hostilités si l’opposition démocratique et les rebelles n’arrivent pas à faire le choix de consensus d’un premier ministre. Et après ils vont encore créer un autre trouble pour mettre le pays dans le chaos », a souligné un étudiant en droit à l’Université de Bangui.


Certaines personnes accusent le président François Bozizé et ses partisans de vouloir gagner du temps dans la nomination de ce nouveau premier ministre, pour réorganiser leur propre camp.


« A mon avis c’est le pouvoir en place qui est responsable de ce qui se passe actuellement. L’opposition démocratique a choisi maître Nicolas Tiangaye comme Premier ministre. Mais je ne comprends pas pourquoi jusqu’à ce jour le décret n’est pas  encore signé », se demande un agent de l’Etat qui a requis l’anonymat.


Alexis Poumar, affirme quant à lui que ce retard vient de la part du pouvoir en place. « Tout le monde sait que c’est maître Nicolas Tiangaye qui est choisi par l’opposition avec l’accord des rebelles, mais à mon avis ce choix n’est pas du goût des gens qui sont au pouvoir, c’est pourquoi ils font tout pour retarder les choses », -t-il ajouté.


Le président François Bozizé a affirmé dimanche à Bangui attendre, l’arrivée des leaders de la Séléka, pour apposer sa signature sous le décret de nomination du nouveau premier ministre. Le probable futur Premier ministre Nicolas Tiangaye, a affirmé lundi alors qu’il était en mission à Brazzaville que les rebelles sont également d’accord pour sa nomination. Le document sera validé dit-il, après son retour dans la capitale centrafricaine.


Lors des négociations de Libreville le 11 janvier dernier, le poste du premier ministre devrait revenir à l’opposition démocratique. Selon les informations, maître Nicolas Tiangaye a été choisi par l’opposition pour occuper ce poste. Mais le président François Bozizé lors de sa déclaration à la jeunesse, le dimanche dernier avait annoncé qu’il attend d’abord voir si les rebelles de la Séléka approuve cette proposition avant de signer le décret.

 

 

KABO : LA VILLE BAIGNE DANS L’INSÉCURITÉ

 

Kabo, 15 janv. 13 2013 (RJDH) Un homme âgé d’une soixantaine a été retrouvé mort, le lundi 14 janvier,  à environ de 20 kilomètres de la ville de Kabo. La victime était partie en colonie de pêche. La population soupçonne les éleveurs peulhs d’être à l’origine de ce meurtre.


Le maire de la ville de Kabo, Abdel Atif,  joint au téléphone ce matin par le RJDH, a confirmé l’information avant de préciser que  sept personnes  ont été tuées et cinq maisons incendiées après un malentendu entre les musulmans et les chrétiens de la localité  le jeudi 10 à dimanche 13 janvier


La même source a par ailleurs fait savoir que la population de la ville de Kabo vit dans la terreur à cause de multiples cas d’exactions qu’elle subit depuis l’occupation de la localité par les rebelles de la coalition Séléka.


« Un jeune homme âgé de 28 ans a été kidnappé le dimanche dernier par des éléments de la Séléka. Ces derniers lui ont demandé de lui indiquer la maison du chef de quartier Kabo 6 qu’ils ont par la suite brûlé, avant de tuer l’homme enlevé », a témoigné un habitant de Kabo.


Le  maire de la ville de Kabo, dit avoir  initié une rencontre entre les éleveurs et les agriculteurs afin de ramener la paix dans la localité. « Nous avons envoyé des gens vers les éleveurs ‘’Mbarara’’ pour qu’ils viennent et que ensemble avec les cultivateurs nous cherchons la solution à ce conflit. J’espère qu’ils viendront et ce problème sera résolu. Mais notre inquiétude est la présence des rebelles dans la région », a-t-il dit.


 

BOUAR : DES CAS D’ENLÈVEMENT ENREGISTRÉS DANS LA COMMUNE D’ABBA

 

Bouar, 15 janv. 13 2013 (RJDH) Des cas d’enlèvements ont été enregistrés dans la commune de Abba à 133 kilomètres de la ville de Bouar (Ouest). Ces personnes ont été kidnappées pour servir de guide aux hommes armés non identifiés dont leur présence a été signalée dans cette localité.


D’après le témoignage d’un élément des Forces armées centrafricaines (FACA), qui a requis l’anonymat, cette bande  armée a séjourné deux jours dans le village d’Abobo à 12 kilomètres  de la sous-préfecture d’Abba. Ils détiennent des armes de fabrication artisanale.


La même source a précisé qu’une équipe des FACA est présente dans cette localité. Mais aucun  affrontement entre n’a été signalé entre l’armée et cette bande.« Les personnes enlevées servent de pisteurs à cette bande qui les utilisent également pour d’autres fins, comme pour le transport de leur butin », a-t-elle ajouté.


Depuis le samedi 12 janvier, la présence d’une bande armée non identifiée a été signalée dans la sous-préfecture d’Abba. La population est donc terrorisée.

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