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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 10:45

 

 

 

 

 

18/08/14 (Afrique Actualité)

 

Malgré les accords de Brazzaville et la nomination d'un nouveau premier ministre, les exactions se poursuivent en RCA. Les violences à Mbrés ont fait 34 morts.

 

Les incursions des éléments d'ex-Seleka composés essentiellement de Peulhs Mbororos dans la commune des Mbrés à 90 kms de Kaga-Bandoro au nord de la Centrafrique, ont fait 34 morts parmi les civils dans l'intervalle de dimanche à vendredi derniers, selon des témoins. « Ils tuent en tirant à bout portant sur leurs victimes, en les égorgeant ou encore en les pendant au bout d'une corde, » témoigne Bienvenu Sarapata, maire de la commune des Mbrés pour expliquer le degré de cruauté des agresseurs.

 

Le maire a fui avec toute sa famille pour se réfugier dans la ville voisine de Kaga-Bandoro. Des centaines d'autres villageois ont aussi fui leurs maisons pour se mettre à l'abri à Kaga-Bandoro. « Aujourd'hui à Kaga-Bandoro centre, nous sommes 421 personnes. Ceux qui n'ont pas pu nous suivre sont restés terrés en brousse ou dans leurs champs », explique sous couvert d'anonymat un délégué des déplacés de Mbrés. Il ajoute que les déplacés continuent d'affluer.

 

Les massacres ont été perpétrés de village en village. « Au village Gbozou au pk22 axe Bamingui, 18 personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi. Au village Lakouetene, 5 personnes ont été égorgées. Au village Maorka au pk10 axe Kaga-Bandoro, 3 jeunes y sont pendus mercredi après midi. D'autres villageois ont été assassinés au centre des Mbrés », a précisé le maire Bienvenu Sarapata.

 

Dans les villages affectés où les villageois ont clairement identifié les assaillants comme des combattants Seleka, les témoignages sont accablants. Ils expliquent que les agresseurs promettent de nettoyer 10 villages dans la région avant le 15 septembre, date de l'arrivée des Casques bleus, mission onusienne pour le maintien de la paix en Centrafrique.

 

Contrôle total

 

Interrogés sur les motivations de ces massacres, le comzone des Seleka de Kaga-Bandoro le colonel Mahamat Samson Hamid, s'est dit indigné de ce qui arrive à ces villageois. « Nous sommes attristés en apprenant ces nouvelles. Je voudrais bien me rendre là-bas pour intervenir, mais malheureusement, je n'ai aucun moyen de déplacement. Nous continuons les réflexions sur ce qu'il y'a lieu de faire », explique l'officier Seleka.

 

Sur place à Kaga-Bandoro, le maire des Mbrés multiplie les contacts auprès des organisations humanitaires ainsi que le contingent marocain de la Misca pour décrocher leur intervention dans sa commune.

 

« Nous demandons aux autorités de Bangui de nous aider en envoyant les forces françaises Sangaris et africaines de la Misca pour nous protéger », a lancé le maire depuis son lieu de refuge à Kaga-Bandoro.

 

Selon les villageois réfugiés à Kaga-Bandoro, les assaillants qui ont désormais le contrôle total de la région, ont érigé depuis samedi des postes avancés sur trois entrées correspondant aux trois axes principaux qui desservent la ville. Personne ne peut plus entrer ni sortir.

 

Ces violences se produisent trois semaines seulement après l'accord de cessation des hostilités signé fin juillet à Brazzaville entre protagonistes de la crise dont les ex-rebelles Seleka.

 

Un nouveau premier ministre nommé par la présidente Catherine Samba Panza a pris ses fonctions jeudi, mais le pays attend toujours la formation d'un gouvernement de Transition renouvelé et élargi, censé inclure des représentants des groupes armés, dont des membres de l'ex-Séléka.

 

Jeff Murphy Barès à Bangui

 

http://afriqueactualite.com/societe/1732-des-exactions-de-l-...

 

 

RCA: la fuite des villageois de M'bré victimes d’exactions

 

18/08/14 (RFI)

 

Depuis plusieurs jours, des villageois fuient le village de M'bré vers Kaga-Bandoro, situé à 4 heures de route. Ils témoignent d'exactions perpétrées par des hommes armés en début de semaine. Entre 30 et 40 personnes auraient été tuées. La Misca, la force africaine de maintien de la paix, assure n'avoir pour l'instant aucune information.

 

Le réseau est quasi inexistant dans la zone de M'brés. Plus aucune autorité locale n'est présente sur place et ce n'est que grâce aux témoignages de déplacés qui arrivent par petits groupes que l'information se précise petit à petit.

 

Ce sont des chefs de village arrivés jeudi 14 août à Kaga-Bandoro qui ont raconté les faits. Selon leur récit, entre 30 et 40 habitants auraient été tués en début de semaine, certains à coups de couteau, égorgés. Un responsable religieux local assure qu'il ne s'agit que de banditisme pour voler bétail et récoltes.

 

La Misca non informée

 

D'autres sources affirment que cette attaque a surtout visé des chrétiens, suite à la mort de deux commerçants musulmans le week-end dernier. Les assaillants seraient des éleveurs bororos qui occupent traditionnellement cette zone, mais qui ont rejoint la Seleka et sont désormais armés.

 

Le détachement gabonais de la Misca positionné à Kaga-Bandoro assure ne pas avoir été alerté. La force française Sangaris n'est pas présente dans cette région, et n'est donc pas en mesure de confirmer les faits.

 

De source humanitaire, 300 personnes dont 10 chefs de village auraient fui la zone de M'brés la semaine dernière. Le maire a fui sa ville depuis un mois déjà, et se trouve également à Kaga-Bandoro. Il réclame aujourd’hui la construction d'un nouveau camp pour les derniers déplacés qui n'ont pas d'abri et pas assez de nourriture.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140817-rca-fuite-villageois-mbre...

 

 

 

RCA: au moins 30 personnes tuées dans le nord, selon des villageois

 

18/08/14 (RFI)

 

Que s'est-il passé dans la zone de Mbrès en Centrafrique ? Depuis plusieurs jours, les habitants de ce village fuient vers Kaga-Bandoro, situé à quatre heures de marche. Ils témoignent d'exactions perpétrées par des hommes armés en début de semaine. Entre 30 et 40 personnes auraient été tuées, selon les sources. La Misca assure n'avoir pour l'instant aucune information.

 

Depuis plusieurs jours des habitants de Mbrès, dans la région de Nana-Grébizi, fuient vers la ville de Kaga-Bandoro, située à quatre heures de marche. Ils témoignent d'exactions perpétrées par des hommes armés qui ont fondu sur leur village en début de semaine. Entre 30 et 40 personnes, selon les sources, auraient été tuées. Certaines victimes auraient été égorgées, selon plusieurs témoignages.

 

Un élu local évoque du banditisme, perpétré par des nomades tchadiens qui ont rallié la Seleka et cherchent à s’accaparer du bétail et des récoltes. D'autres témoignages font état de représailles, suite à la mort de deux commerçants musulmans partis chercher de l'or le week-end dernier, dans la région de M'bré. Pour l'heure, la Misca, la force africaine de maintien de la paix qui dispose d'un détachement gabonais à Kaga-Bandoro, assure n'avoir aucune information.

 

En mai dernier, Kaga-Bandoro avait été le théâtre de violents affrontements entre Seleka et miliciens anti-balaka, lors desquels des scènes de pillages avaient été observées.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140817-rca-moins-30-personnes-tu...

 

Des exactions de l’ex-Seleka font 34 morts dans la localité des Mbrés

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:51

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  17-08-2014

 

Dans l'attente du gouvernement du nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun, la Centrafrique vit sous le choc après le massacre ces derniers jours d'une trentaine de personnes à M'Brés (nord) par des individus armés présumés appartenir à l'ex-rébellion de la Séléka, laquelle dément cet acte grave, pourtant confirmé par les autorités de Bangui.

 

"Effectivement, il y a eu une attaque. On parle d'une trentaine de morts, une opération sans doute perpétrée par les ex-Séléka", a affirmé le porte-parole de la présidence centrafricaine Anicet Guiyama Mazogo joint samedi soir à Bangui par Xinhua après avoir recoupé les informations communiquées un peu plus tôt par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

Ce massacre vient remettre en cause l'accord de cessez-le-feu conclu entre l'ex-alliance rebelle Séléka et leurs adversaires des milices anti-Balakas le 23 juillet à Brazzaville, sous l'égide du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

Déjà rendus coupables de pillages et d'exactions sur la population lors de l'éphémère pouvoir de leur leader Michel Djotodia de mars 2013 à janvier 2014, ces ex-rebelles nient cependant toute implication dans cet acte dont ils nient par la même occasion la survenance.

 

"Aucun incident, ni aucune attaque ne se sont produits à M'Brés. Au contraire, c'est l'effervescence là-bas. La population en détresse qui se cachait en brousse (pour fuir les violences) est en train de sortir pour revenir au village", s'est défendu le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de l'ex-rébellion joint à Bria, dans la région diamantifère du pays.

 

Egalement contacté, El Hadj Abakar Ben Ousmane, préfet du département de la Ouaka, voisin de celui de Nana-Gribizi dont M'Brés est une sous-préfecture, a à son tour dénoncé "les fausses rumeurs".

 

"A part le massacre de deux jeunes de Bambari après une rencontre cordiale entre les ex-Séléka et les anti-Balakas mercredi, il n'y a eu aucun autre incident", a-t-il témoigné.

 

Cet événement traduit le climat d'insécurité qui persiste en Centrafrique à un mois du déploiement d'une mission de maintien des Nations Unies de quelque 12.000 hommes dès mi-septembre, en remplacement de la MISCA et de l'opération française Sangaris qui n'ont pu mettre un terme depuis fin 2013 aux violences causées par les combats entre ces ex-Séléka et les miliciens anti-Balakas.

 

Presque une semaine après sa nomination le 3 août, la population continue d'attendre le gouvernement d'union nationale, le troisième du genre depuis 2013, de Mahamat Kamoun.

 

Accusant la présidente de transition Catherine Samba-Panza d'avoir violé le consensus de Brazzaville, les ex-Séléka ont rejeté ce choix et annoncé leur refus de participer au nouveau cabinet.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : les ex-Séléka démentent les massacres de M'Brés, confirmés par les autorités de Bangui

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:05

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-16 21:05:59 - Des ex-rebelles présumés du mouvement Séléka ont massacré au moins 34 personnes dans plusieurs villages du nord Centrafrique au cours des trois derniers jours, a annoncé samedi un officier des forces de la Mission centrafricaine de soutien à la Centrafrique (MISCA).


La coalition Seleka a décidé de ne pas participer au gouvernement du nouveau Premier ministre centrafricain, Kamoun Mahamat, nommé dimanche dernier, soulignant qu'elle n'avait pas été « consultée » par la présidente de la transition, Catherine Samba Panza.


Dans un communiqué publié à la suite de la nomination du nouveau chef du gouvernement, elle a fait part de sa « stupeur » et son « étonnement » quant à cette désignation qu'elle qualifie « d'acte de nature à ne pas encourager le retour de la paix et la réconciliation nationale ».


La Centrafrique a vécu des moments de violences depuis que le mouvement Séléka, une coalition de rebelles, a pris le pouvoir en mars 2013 et son renversement un an plus tard.


Le pays, qui a vécu des affrontements entre Chrétiens et Musulmans sous la houlette respectivement des anti-balakas et des séléka, connait une accalmie depuis la signature le 23 juillet dernier, d'accords de cessez-le feu à Brazzaville, sous l'égide du médiateur Denis Sassou Nguesso.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=802258#sthash.0FlcV3XB.dpuf

Le massacre d'une trentaine de personnes au nord de la RCA attribué aux ex-rebelles Séléka

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 22:57

 

 

 

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

 

Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (Ex-Coalition Séléka)

…………………………………………………………………………………………………………

 

 

COMMUNIQUÉ No 0003/PR/BP/FPRC/ECS/RCA.

 

 

Dans le cadre des consultations organisées par Madame la Cheffe de l’État de transition pour la mise en place du nouveau Gouvernement d’Union Nationale, la Délégation de l’EX-Coalition Séléka avait été reçue le jeudi 7 août 2014 entre 14h et 15h au Palais de la Renaissance à  Bangui.

 

À l’issu de leur entretien, les deux parties se sont convenues pour que les propositions de noms d’un Premier Ministre et de trois ministres soient communiqués à la Direction de Cabinet de la Présidence de la République dans un délai de trois à quatre jours.

 

Malheureusement, avant l’expiration du délai convenu, la Présidence de la République a publié par Décret le nom du nouveau Premier Ministre.

 

Devant cette situation, l’Ex-Coalition Séléka informe l’opinion nationale et internationale qu’à la date du samedi 16 août 2014, aucun nom de Premier Ministre et de Ministres n’a été communiqué à la Présidence et à la Primature.

 

À cet effet, l’Ex-Coalition Séléka réitère la signature d’un Accord Politique comme préalable pour la poursuite du processus engagé au Forum de Brazzaville.     

 

Il est à rappeler que le Secrétaire Général est le seul interlocuteur désigné pour les questions de l’heure.

 

Fait à Birao, le 14 Août 2014

 

Pour Le Président,

 

Le 1er Vice-président

COMMUNIQUÉ No 0003/PR/BP/FPRC/ECS/RCA de Nouredine Adam

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 12:25

 

 

 

 

 


Bangui - AFP / 16 août 2014 12h14 - Au moins 34 personnes ont été tuées en trois jours dans des villages de la région de M'brés, dans le nord de la Centrafrique, par des membres présumés de l'ex-rébellion Séléka et des Peuls armés, a indiqué samedi un officier de la force africaine Misca.


Au moins 34 personnes relevant de plusieurs villages ont été tuées entre le 13 et 15 août dans la région de M'brés (400 km au nord de Bangui) par des hommes armés identifiés par les habitants comme des ex-Séléka et des Peuls armés, a déclaré à l'AFP par téléphone cet officier sous couvert d'anonymat, s'exprimant depuis la ville voisine de Kaga-Bandoro (nord).


D'après les habitants fuyant ces villages, les assaillants tirent à bout portant sur leurs victimes et les poursuivent dans leur fuite en brousse. Certaines des victimes sont mortes par pendaison, d'autres ont été battues et torturées à mort, a précisé la même source.


Les assaillants sont à pied, ou bien sur des motos. Et ils tirent à bout portant sur toutes les personnes qu'ils rencontrent, a raconté à l'AFP Achille Kétégaza, un habitant de M'brès ayant fui vers Kaga Bandoro.


Ils disent qu'ils vont nettoyer huit villages sur l'axe M'brés-Ndélé-Bakala avant le 15 septembre prochain (date du déploiement d'une force de l'ONU). Nous demandons aux autorités de Bangui de nous aider en envoyant Sangaris (opération militaire française) et la Misca pour nous protéger, a lancé cet habitant.


Ces violences marquent une nouvelle violation du très fragile accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville entre protagonistes de la crise. Un nouveau Premier ministre a été nommé depuis lors par la présidente Catherine Samba Panza, mais le pays attend toujours la formation d'un gouvernement de transition renouvelé et élargi, censé inclure des représentants des groupes armés, dont des membres de l'ex-Séléka.

Après s'être emparée de Bangui en mars 2013, puis un désastreux passage aux affaires marqué par des pillages généralisés et de multiples exactions, l'ex-coalition rebelle à dominante musulmane, affaiblie par l'intervention de l'armée française, avait dû quitter la capitale en janvier pour se replier dans le nord du pays, d'où elle était venue et qu'elle contrôle encore aujourd'hui.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=508146 

Centrafrique: au moins 34 villageois tués par des ex-rebelles dans le Nord

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 10:32

 

 

 

 

 

16/08/14 (AFP)

 

L'archevêque de Bangui, l'une des principales autorités morales en Centrafrique, a appelé vendredi les responsables de la transition à "prendre des décisions rapides" dans l'intérêt du pays, qui attend toujours son nouveau gouvernement.

 

"Je voudrais interpeller humblement les dirigeants de ce pays qui détiennent une parcelle du pouvoir pour qu'ils prennent des décisions rapides, afin d'arrêter la souffrance des populations (...) ici à Bangui et à l'intérieur du pays", a déclaré Mgr Dieudonné Nzapalainga au cours d'une messe à laquelle assistait le nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun.

 

"L'urgence presse pour parler, pour écouter, pour dialoguer. Ce n'est pas pour nous que je vous interpelle. Mais pour ceux qui sont déplacés, qui fuient les exactions, les violences ininterrompues et vivent dans des conditions difficiles", a plaidé Mgr Nzapalainga.

 

Le leader de la communauté islamique en Centrafrique, l'imam Omar Kobine Layama, qui vit depuis le début de la crise réfugié à l'archevêché, était présent à cette célébration.

 

Nommé en début de semaine par la présidente de transition, le nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun n'a pas encore formé le nouveau gouvernement élargi de 25 ou 26 membres qu'il se proposait de mettre en place, et qui doit compter notamment des représentants des groupes armés.

 

L'ex-coalition rebelle de la Séléka refuse pour le moment d'y participer. Une plate-forme des principaux partis politiques, l'AFDT, a souhaité "une suspension de la mise en place du gouvernement", pour que la médiation internationale puisse être consultée.

 

M. Kamoun aura pour difficile mission de relancer la transition politique en panne, et de tenter d'obtenir l'application d'un très fragile accord de cessez-le-feu signé fin juillet à Brazzaville sous la pression internationale entre l'ex-Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

 

Centrafrique: "l'urgence presse" pour former un nouveau gouvernement (Eglise)

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:24

 

 

 

 

 

par Adrien De Calan RFI  15-08-2014 à 23:05

 

Le 15 septembre prochain, les casques bleus de la Minusca seront officiellement déployés en Centrafrique. La force onusienne prendra le relai des soldats africains de la Misca, qui vont être intégrés aux troupes de l'ONU.

 

Mais d'autres bataillons doivent arriver sur le terrain. Au maximum, 10 000 soldats et 1 800 policiers pourraient être présents en Centrafrique selon la résolution 2419 de l'ONU.

 

Les Nations unies sont véritablement les mains dans le cambouis pour préparer le déploiement de cette force le 15 septembre. « Nous sommes en train de pousser les feux par tous les moyens », confirme Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l'ONU.

 

Intégrer et mettre à niveau la MISCA

 

Un mois avant l'échéance, les Nations unies cherchent encore des troupes et du matériel. Sur le terrain, il y déjà les 6 000 soldats africains de la Misca. Ils doivent être intégrés à part entière aux casques bleus de la Minusca.

 

Mais cette première étape est moins simple qu'il n'y parait. « Il y a un sérieux problème de mise au niveau des normes onusiennes pour ces troupes, reconnaît Hervé Ladsous. Nous n'arrêtons pas de faire appel aux différentes organisations et aux différents pays pour qu'ils aident ces contingents à être aussi bien équipés que possible. »

 

Convaincre les pays contributeurs

 

Il y a enfin d'autres troupes qui doivent arriver du monde entier. Au moins 3 500 hommes. Pour le moment, l'ONU attend des bataillons du Maroc, du Bangladesh, du Pakistan et d'Indonésie. Les Marocains seraient déjà en partie arrivés. Les autres se déploieront au fur et à mesure. Le plafond annoncé de 10 000 soldats et 1 800 policiers ne sera pas atteint au 15 septembre, mais l'ONU espère une montée en puissance rapide.

 

« Trouver des contributeurs est toujours très difficile », témoigne Jocelyn Coulon, directeur du réseau de recherche sur les opérations de paix. « L'exemple des récentes opérations sur le continent est révélateur, témoigne-t-il. Je remarque qu'au Mali, un an après la création de la Minusma, le plafond des 12 600 personnels militaires n'a pas encore été atteint. On est à 70% de la force. »

 

Selon Jocelyn Coulon, la difficulté - au Mali comme en Centrafrique - « c'est qu'on a voulu mettre l'accent sur une participation africaine dans ces missions. Or on se rend compte que l'Afrique, en particulier l'Afrique francophone, n'est pas capable de fournir des contingents en nombre suffisant. Il faut donc faire appel à d'autres pays comme l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh, qui à eux trois fournissent près de 40% des casques bleus à travers le monde. »

 

Des équipements encore attendus

 

La Minusca aura aussi besoin d'équipements nombreux. Quand la force onusienne aura atteint sa vitesse de croisière, elle espère disposer de 16 aéronefs, indispensables en Centrafrique où les routes sont mauvaises. Elle a également besoin de blindés, mais aussi de véhicules légers, de camions-citernes, d'ambulances...

 

Mais là encore, il faudra du temps. Au 15 septembre, il y aura sur les 16 aéronefs prévus un hélicoptère seulement selon Hervé Ladsous. Les Nations unies se veulent rassurantes et disent attendre très rapidement d'autres appareils, venus du Sri Lanka notamment.

 

C'est la disponibilité et l'acheminement du matériel qui posent problème. L'acheminement est difficile par les airs ; l'aéroport de Bangui a une capacité limitée. Et l'accès au reste du pays reste compliqué compte tenu de l'état des réseaux de transports. Il faut donc passer par les pays voisins comme le Cameroun, un cheminement long et coûteux.

 

L'ONU veut être présente sur tout le territoire

 

La Minusca souhaite être présente sur tout le territoire avec des forces très mobiles, souples et rapides, capables d'intervenir n'importe où. Selon l'ONU, elle disposera de 24 bases d'opération dans toute la Centrafrique. Ces bases ne seront pas toutes prêtes au 15 septembre.

 

« Mais les trois états-majors régionaux seront opérationnels », assure Hervé Ladsous. Ils devraient être à Bouar, Bria et Kaga-Bandoro. Cela implique des travaux très nombreux dans les semaines qui viennent : construire des bâtiments et préparer quatre aérodromes pour les futurs et tant attendus hélicoptères...

 

« Un déploiement sur tout le territoire est ambitieux mais indispensable », confirme le spécialiste Jocelyn Coulon. « La Centrafrique détient le record du nombre d'interventions de paix sur son territoire, analyse-t-il. C'est la douzième depuis 1997. Et ce qui a échoué jusqu'ici, c'est que les interventions étaient concentrées sur Bangui et la protection du pouvoir politique. Or, une grande partie des problèmes et de l'instabilité en RCA proviennent des régions qui ne voient jamais l'Etat et encore moins les troupes de maintien de la paix, dans le nord et le nord-est à la frontière du Tchad et du Soudan. C'est toujours de ces régions que sont venus les groupes rebelles qui ont renversé les gouvernements à Bangui. »

 

En Centrafrique jusqu'à quand ?

 

Le mandat initial de la Minusca court jusqu'au 30 avril 2015. Comme pour d'autres opérations de la paix, il est double. Il faut assurer la protection des civils mais aussi accompagner l'Etat dans sa stabilisation et sa transition politique. Un travail de longue haleine. « Une telle opération de rétablissement de l'autorité de l'Etat doit durer de longues années pour atteindre ses objectifs. Comme on a pu le voir en Haïti où la mission est installée depuis 2004, j'espère que la Minusca sera en RCA pour au moins une dizaine d'années », souligne Jocelyn Coulon, auteur du Dictionnaire mondial des opérations de paix.

 

La Minusca, grâce à des mesures temporaires exceptionnelles, aura enfin le droit d'appuyer l'Etat dans certaines fonctions régaliennes quand celui-ci sera défaillant. Pour le moment, on a peu de précision sur ces mesures. Mais Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint de l'ONU, affirme que la Minusca pourrait procéder à des arrestations, jouer le rôle de la police, des tribunaux et même de gardiens de prison. « Nous devons mettre fin à l'impunité », a martelé le haut responsable de l'ONU au micro de RFI.

RCA: à un mois de sa mise en place, la Minusca cherche ses hommes

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 22:54

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-08-15 12:16:43 - Une femme en provenance du Nigéria a été diagnostiquée négative au test du virus Ebola jeudi à l’aéroport de Bangui Mpoko, en Centrafrique.


‘'La patiente a été diagnostiquée à l'Institut Pasteur de Bangui, qui est un Institut sous régional de référence doté de tous les équipements de protection contre le virus Ebola'', a expliqué à APA, Dr Sylvain Woromogo, chef de service de la surveillance épidémiologique et de gestion des épidémies.


Il a appelé tous les passagers des vols internationaux débarquant à Bangui à coopérer et collaborer avec l'équipe médicale mise en place à l'aéroport.

 
Face à l'avancée inquiétante de l'épidémie du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, la Centrafrique a opté pour des stratégies de prévention, surtout en ce qui concerne la surveillance aux niveaux de ses frontières. 


«Ces mesures nous permis de suivre les passagers, et s'il y a des informations on les partage'', a-t-il expliqué, affirmant que l'entrée de l'aéroport Bangui Mpoko est soumise aux contrôles sanitaires. 


« Avant, lorsque les passagers descendaient de l'avion, ils étaient en contact direct avec le personnel non-médical pour leurs formalités. Maintenant cela a changé avec le contrôle sanitaire mis en place » a ajouté le Dr. Woromogo.


Pour se prémunir du virus Ebola, le gouvernement centrafricain a transformé l'aéroport Bangui Mpoko, en une ‘'forteresse médicale'' et mis en place un comité mixte composé des ministères de la santé, de l'agriculture, de la communication, du réseau des laboratoires et de l'Institut Pasteur de Bangui. 


Il est désormais exigé de remplir des fiches médicales, et de rendre obligatoire le contrôle sanitaire pour tous les passagers des vols internationaux et surtout ceux en provenance de l'Afrique de l'Ouest. 


« Dès qu'il y a un cas suspect, nous alertons l'Institut Pasteur qui travaille en collaboration avec le comité mixte mis en place avant la publication des résultats du diagnostic » a-t-il dit.


Le gouvernement a aussi initié une série d'activités à mener telles qu'une campagne multimédia de sensibilisation sur le virus Ebola et une formation à l'endroit des professionnels des médias

 

 http://www.apanews.net/article_read-802158-une-femme-en-provenance-de-nigea-diagnostiquenetive-e--aeport-de-bangui.html#sthash.kJSkyop1.dpuf

Une femme en provenance de Nigéria diagnostiquée négative à l'aéroport de Bangui

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 22:49

 

 

 

 

 

APA - Brazzaville (Congo) - 2014-08-15 15:33:20 - Au total trois chefs d’Etat africains ont pris part à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou situé au sud –ouest du Congo à environ 280 km de Brazzaville, aux côtés de leur homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, aux festivités marquant le 54ème anniversaire du Congo célébré chaque le 15 août de l’année.

 

Mme Catherine Samba Panza de la RCA, Faure Gnassingbé du Togo, Téodoro Obiang Guema de la Guinée Equatoriale, ont assisté au traditionnel défilé militaire et civil. Les chefs d'Etat de la Guinée Conakry, du Burundi, du Tchad, et du Bénin pourtant annoncés n'ont pas effectué le déplacement et ont envoyé des représentants.


Le défilé militaire, motorisé et aérien, s'est déroulé sous le thème' 'la discipline (…), pour une morale au profit de la nation'', et a mobilisé près de 3000 soldats. Le défile civil a regroupé toutes les entités administratives, les groupements politiques, la société civile, du département de la Lékoumou et des environs.

 

Les hôtes de marque du président Denis Sassou N'Guesso ,ont assisté la veille à la finale de la coupe du Congo, qui opposé les équipes de Diables noires à celle de l'Etoile et qui s'est soldée par la victoire des Diables noires sur le score de 2 buts à zéro.

 

http://www.apanews.net/article_read-802188-trois-chefs-d--etat-africains-au-54e-anniversaire-de-l--indendance-du-congo.html#sthash.7Bz43Wvh.dpuf

Trois chefs d'Etat africains au 54ème anniversaire de l'indépendance du Congo

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 10:38

 

 

 

 

 

 

15/08/14 (RFI)

 

Après les commémorations spectaculaires du 6 juin, en Normandie, la France célèbre ce vendredi le 70e anniversaire du débarquement de Provence, le 15 août 1944, en présence de douze chefs d’Etat africains et des représentants de 19 pays du continent, en mémoire à tous les tirailleurs qui participèrent à ce débarquement.

 

Maroc, Cameroun, Algérie, Sénégal ou encore Tchad : au total, ce sont des représentants de 19 pays africains qui ont été conviés par le président français François Hollande. Douze chefs d’Etat participent à la cérémonie organisée ce vendredi 15 août sur le porte-avions Charles de Gaulle. Ils arriveront en hélicoptère sur ce bâtiment emblématique de la marine française, qui sera ancré au large de Toulon.

 

Le Tchadien Idriss Deby, notamment, manquera à l'appel. Il est retenu suite à des tensions qui ont éclaté dans le nord du Tchad, où des affrontements meurtriers ont obligé l' armée à intervenir. Représentée par son ministre des Affaires étrangères, la présidente de la Centrafrique Catherine Samba-Panza a choisi de rester à Bangui pour la nomination du nouveau gouvernement.

 

Aucun sommet bilatéral n'est prévu

 

On notera aussi l'absence du président Alpha Condé, président de la Guinée, qui reste au chevet de son pays, durement touché par l'épidémie d'Ebola. Aucun sommet bilatéral n'est prévu durant ces célébrations du Débarquement de Provence, mais l'on sait déjà que l'actualité internationale s'invitera au dîner des chefs d'Etat, prévu vendredi soir, dans le hangar, dans une salle située dans le ventre du porte-avion. Ce sera l'occasion pour eux de rendre hommage à ces tirailleurs, qui ont participé, aux côtés des troupes alliées au débarquement. Une quarantaine de vétérans seront d'ailleurs invités sur le Charles de Gaulle, aux côtés des chefs d'Etat.

 

Douze chefs d'Etat africains aux commémorations du débarquement en Provence

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