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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 19:07

 

 

 

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Mercredi 12 déc 2012  (Belga) Le parquet fédéral peut ouvrir une enquête judiciaire sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre congolais Patrice Lumumba en 1961. Cette décision a été rendue par la chambre des mises en accusation de Bruxelles. Selon celle-ci, l'ancienne colonie belge était à cette époque confrontée à un conflit armé et l'assassinat de l'ancien Premier ministre du Congo pourrait constituer un crime de guerre.


Des fils de feu Patrice Lumumba ont porté plainte au parquet fédéral en Belgique avec constitution de partie civile, contre une douzaine de survivants, des policiers, des politiciens et des fonctionnaires. Parmi ceux-ci, seulement huit vivent encore. L'un d'eux serait Jacques Brassinne, diplomate belge au Katanga en 1961. Les autres noms qui apparaissent sont ceux d'Etienne Davignon, alors jeune diplomate, et Charles Huyghé, à l'époque chef de cabinet du ministre de la Défense katangais.

 

Avant que le parquet fédéral ne puisse ouvrir une enquête, on devait déterminer si les juridictions belges étaient compétentes. S'estimant compétent, le parquet fédéral s'est basé sur la loi de la compétence universelle de 1993, qui autorise la justice belge à engager des poursuites dans le cadre de crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou crimes de génocide commis hors du territoire belge. Les plaignants ou les prévenus doivent toutefois avoir un lien avec la Belgique, ce qui est le cas ici. La chambre des mises a donné raison au parquet fédéral et a jugé que l'assassinat de Lumumba pourrait être un crime de guerre et qu'une enquête pouvait être menée dès lors en Belgique. (MUA)

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 19:04

 

 

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Simone Gbagbo est une piste sérieuse dans la recherche de la vérité relative aux massacres et au génocide en Côte d’Ivoire ainsi qu’aux implications de certains Chefs d’Etat africains dans cette phase sombre de l’histoire de ce pays réputé exemplaire en matière d’émergence économique en Afrique.

Ce personnage a été un acteur principal tout au long des événements douloureux qui ont secoué la Côte d’Ivoire. En effet, Madame Simone Gbagbo n’avait non seulement joué le rôle du conseiller le plus écouté de son mari mais en plus, elle avait supervisé toutes les basses besognes qui ont couté la vie à des milliers d’Ivoiriens et étrangers vivant en Côte d’Ivoire supposés gênants pour le régime. Dans certaines circonstances, c’est elle-même qui dirigeait certaines opérations pour s’assurer de la parfaite réussite de leur exécution.

Nous ne livrons aucun secret si nous affirmons qu’elle était classée à la tête des éléments faucons que comptait à l’époque le régime Gbagbo. Grâce à sa proximité avec son mari de Président voire son ascendance sur lui, elle avait carte blanche pour initier et mener toute opération qu’elle juge salutaire pour le régime. C’était ainsi qu’elle a tissé un vaste réseau relationnel impliquant plusieurs personnalités douteuses surtout celles ayant des accointances avec des barbouses. Au rang de ces personnalités on peut dénombrer un certain nombre de chefs d’Etat. Parmi ceux-ci, le Chef de l’Etat Tchadien Idriss Deby occupait une place de choix.

La Cour Pénale Internationale (CPI) peut diligenter une enquête parallèle à celle menée sur le plan national. Cette enquête doit prendre en compte la dimension internationale en vue d’une meilleure appréhension du bilan en perte de vies humaines supposé être très lourd et le degré d’implication de ceux qui se sont donnés le plaisir de massacrer des paisibles citoyens qu’ils soient nationaux ou simples résidents. Il serait désastreux que cette dimension ne soit pas élucidée. Nous pouvons d’ores et déjà retenir que le Chef de l’Etat tchadien fin connaisseur des milieux mafieux avait apporté un précieux concours à madame Gbagbo. En effet, en sus des moyens financiers qu’il avait mis à la disposition du couple Gbagbo pour mener à bien sa sale besogne, un soutien logistique spécial a été également mis en branle. Des avions battant pavillon Toumaï le nom de la compagnie tchadienne de transport aérien avaient transporté des mercenaires recrutés au Tchad ou hors du Tchad ainsi que des armes de tout calibre vers Abidjan.

La CPI ne doit pas oublié que le Chef de l’Etat Tchadien a battu sa réputation grâce aux ingérences dans les affaires intérieures des pays africains. A ce propos nous pouvons citer à titre d’exemple les cas ci-dessous déclinés :

Le Ruanda pour participer aux massacres des tutsi ;

Le Zaïre pour soutenir Kabila-père contre une rébellion interne ;

Le Congo Brazzaville pour soutenir Sassou contre Lissouba ;

La République Centrafricaine pour renverser le régime de Patassé et installer Bozizé qui joue un véritable rôle de vassal à Deby ;

Le Soudan des interventions directes ou indirectes via la rébellion du Darfour visant à renverser le régime de Khartoum :

Le Togo pour soutenir Eyadema père contre la contestation grandissante qui a failli faire vaciller son régime.

Nous ne devons pas enfin oublier la vaste opération de déstabilisation du Royaume de Bahreïn à travers une véritable tentative d’inondation de ce paisible pays par sa propre monnaie imprimée par Deby qui entendait la faire circuler tout en se moquant éperdument des conséquences qu’une telle opération ferait subir au pays concerné. N’eut été la vigilance de ce pays et l’appui de ses alliés, cet Etat serait présentement dans des mauvais draps.

La CPI se doit de réfléchir par deux fois avant de laisser passer sous le nez cette opportunité. En effet, nous n’exagérons pas si nous disons que monsieur Deby constitue un danger public non seulement pour le Tchad mais également pour bon nombre des pays africains dirigés par des hommes dont le souci principal est de  s’accrocher au pouvoir comme lui.

                                                               Fait à Djimézé Hamra le 12 décembre 2012.

 

Pour Le Bureau Exécutif du Front pour le Salut de la République (FSR)

 

Dr. Ali Gaddaye.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 19:02

 

 

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WASHINGTON AFP / 12 décembre 2012 18h18 - Le FMI a estimé mercredi que la pauvreté et le chômage restaient élevés au Gabon en dépit de l'abondance des ressources naturelles, notamment pétrolières, dont le pays reste par ailleurs encore très dépendant.

Le Gabon fait face à des défis importants de développement économique et social, résume le Fonds monétaire international dans un communiqué publié après une mission dans le pays, dans le cadre de l'évaluation annuelle de ses Etats-membres.

En dépit de ressources naturelles abondantes (...), les taux de pauvreté et de chômage restent élevés, et les indicateurs de développement humain demeurent comparables à ceux de pays à faible revenu, détaille le Fonds.

Portée notamment par les investissements publics, la croissance économique du pays devrait atteindre 6 à 7% en 2012 comme l'année prochaine, selon le FMI, qui relève toutefois un risque pesant sur ces perspectives.

L'économie gabonaise est encore très dépendante du pétrole, la rendant vulnérable à la volatilité des prix internationaux, souligne le Fonds.

Une baisse des cours du pétrole et du manganèse risquerait de fragiliser le pays, ces deux produits représentant environ 90% de ses exportations de biens et 45% de son produit intérieur brut, a noté le Fonds.

Mercredi, le gouvernement gabonais a présenté à ses partenaires extérieurs (bailleurs de fonds et diplomates) un nouveau modèle de développement du Gabon visant à faire sortir le pays du tout-pétrole.

Le Gabon est le 4e producteur sub-saharien de pétrole avec 220.000 à 240.000 barils par jour, dont les recettes assurent officiellement à l'Etat 60% de son budget. 


(©) 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 18:47

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 12 Décembre 2012 14:16

 

Un climat de psychose généralisée envahit depuis près de 72 heures la population deBria, chef-lieu de la Haute-Kotto (centre-nord). Les rumeurs d’une attaque imprévisible de la ville par les éléments de l’Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement (UFDR) y circulent ces temps-ci. Pour l’heure, un calme progressif revient dans la ville après la panique causée par cette nouvelle. Par contre, Radio Ndeke Luka ne garantie, pour l’heure, aucune véracité de ces rumeurs.


En effet, quelques habitants de Bria joints au téléphone ont confirmé que la ville a été bel et bien mouvementée par la nouvelle. Depuis le 10 décembre 2012, certaines ONG humanitaires intervenant dans la localité ont pris les rumeurs très au sérieux. Elles ont évacué leurs personnels étrangers et seuls les agents locaux assurent un service minimum.


Les autorités politico-administratives n’ont pas bougé de la ville depuis l’annonce de l’alerte. Les quelques éléments des forces de défense et de sécurité de la ville sont depuis 48 heures en état d’alerte maximale.

Sceptiques, certains habitants du quartier Bornou, situé à la sortie sud de la ville, se déplacent massivement vers le Centre commercial de Bria pour leur sécurité, ont ajouté les sources.


Ne percevant aucun signe avant-coureur de la menace depuis 3 jours, certains habitants qui ont trouvé refuge dans la brousse, regagnent leurs domiciles. Actuellement, les activités reprennent peu à peu à Bria même si une multitude d’habitants sont encore sur le qui-vive.


Cette alerte intervient juste après la prise des villes de Ndélé (Nord), Sam-Ouandja et Ouadda le 10 décembre par Michel Djotodia, chef rebelle de l’UFDR. Ce groupe rebelle a justifié son incursion par le non respect des clauses de l’Accord Global de Paix de Libreville par le Gouvernement centrafricain.


Or, le Gouvernement centrafricain dans un communiqué de presse, a affirmé le 11 décembre avoir repris le total contrôle de la ville de Ndélé. Cependant, le communiqué n’a pas précisé si les villes de Sam-Ouandja et Ouadda, ont été récupérées d’entre les mains des rebelles.


Aux dernières nouvelles parvenues à la Rédaction de Radio Ndeke Luka par un habitant de Ndélé, ladite ville se trouverait encore sous l’emprise des rebelles de l’UFDR. Cette information contredit celle qui a été communiquée hier par le Gouvernement.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 18:35

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 


NDÉLÉ : LES HUMANITAIRES SERAIENT EN TRAIN D’ÉVACUER L’ESSENTIEL DE LEUR PERSONNEL

 

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Ndélé, 12 décembre (RJDH)–Les organisations humanitaires présentes dans la ville de Ndélé (nord-est) ont évacué l’essentiel de leur personnel de la ville, à cause de l’attaque de lundi. D’après les informations, ce sont environ 20.000 personnes qui seraient privées d’assistance.


 L’évacuation du personnel humanitaire intervient au moment où la situation est devenue très incertaine dans cette partie du pays. Le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies à Bangui n’a pas encore officiellement confirmé cette information.


Une source proche d’une structure humanitaire a précisé au RJDH que cette évacuation n’est pas synonyme d’arrêt des activités, et le travail continue, à parti de Bangui, jusqu’au retour du calme et de la sécurité dans la ville de Ndélé.


Selon cette même source, les équipes vont surveiller la situation de près sur le terrain. La principale crainte de tous est que les éléments dissidents de la rébellion de l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) qui ont attaqué la ville, peuvent ressurgir à tout moment et perturber la quiétude de la population.


Près de 20.000 personnes, sont vulnérables dans la région de Ndélé et ses environs, à cause de l’insécurité créée par les rébellions de l’UFDR et de la Convention des patriotes pour la justice, depuis 2005. Sept organisations humanitaires assistent ces personnes dans le domaine de l’eau, de la santé, de l’alimentation, entre autres.


Le lundi 10 décembre, des éléments dissidents de la rébellion de l’UFDR dirigés par Michel Djotodia, un ancien co-fondateur du mouvement, ont attaqué et pris le contrôle de la ville de Ndélé. Les villes de Sam-Ouandja et de Ouadda ont également vécu la même situation.

Le colonel Narkoyo, qui se dit Porte-parole de ce mouvement, explique qu’ils entendent, à travers cette attaque, inviter le gouvernement centrafricain à respecter l’Accord de paix global signé en 2008 à Libreville.

 

 

 

NDÉLÉ : L’ATTAQUE DE LUNDI FAIT DES DÉPLACÉS INTERNES


 

Ndélé, 12 décembre (RJDH)–Plusieurs dizaine d’habitants de la ville de  Ndélé, fuyant l’attaque de lundi sont arrivés  mardi dans la région de  ville de Bamingui (nord-est), localité située à 120 km de Ndélé. L’information a été donnée par une source proche du parc ECOFONE, joint au téléphone par le RJDH ce mercredi.


«  La population de Bamingui commence à s’inquiéter pour une extension de l’insécurité à cause du mouvement des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et certains habitants de Ndélé qui arrivent suite à l’attaque de lundi 10 décembre, par les rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR). Quelques habitants de la ville de Bamingui sont en train de trouver refuge dans des champs », a-t-il expliqué.


La même source a indiqué que le contingent des FACA, venu de Bangui pour renforcer le détachement de Ndélé, était obligé de revenir, aux environs de 24 heures, passer la nuit à Bamingui attendre un deuxième contingent de renfort avant de prendre la direction de Ndélé. Car les assaillants seraient plus nombreux qu’eux.


Les communes de Sam-Ouandja et de Ouadda ont été, selon les infirmations, occupées par l’UFDR avant l’attaque de la ville de Ndélé, sous la direction du cofondateur de ce groupe armé, Michel Mbororo. Celui-ci serait de retour d’exil et revendiquerait le leadership du mouvement jusqu’ici représenté par Zakaria Damane. Ce dernier avait déjà signé avec le gouvernement, l’Accord  de paix global de Libreville, de même que l’Accord de cessez-le-feu avec la CPJP.


Mais dans l’entretien précédent avec ce dernier avec le RJDH le 04 décembre passé, il fait savoir que tous les éléments de l’UFDR attentaient ce retour de leur leader. Car ils ont beaucoup souffert tandis que le gouvernement traine les choses.


Un personnel humanitaire contacté ce matin par le RJDH a témoigné n’avoir pas pu effectuer un déplacement dans le sud-est du pays, à bord de l’avion de l’UNAS, parce que l’appareil aurait été mobilisé pour l’évacuation du personnel humanitaire en poste à Ndélé.


Un communiqué de presse du ministère centrafricain de la défense publié hier, indiquait que  l’armée avait « repris le contrôle de la ville de Ndélé et rétabli l’ordre » le soir du mardi 11 décembre. Mais aucun bilan de cette attaque n’a été donnée jusqu’à ce jour. Joint par le RJDH mardi depuis Ndélé où il se trouve, Abdoulaye Issène, président de la CPJP, a affirmé avoir combattu aux côtés des FACA pour repousser l’ennemi et reprendre le contrôle de la ville. Toutefois, il est encore difficile de savoir qui contrôle la ville de Ndélé.


Dans la parution de la dépêche de BBC Afrique –Afrique de la date du 11 décembre ; Le colonel Narkoyo qui se présente comme le Porte-parole de cette faction dissidente de l’UFDR, explique au téléphone que leur objectif est d’inviter le gouvernement centrafricain au respect de l’Accord de Paix Global signé en 2008 à Libreville.


Rappelons que : « Michel Mbororo, leader fondateur de l’UFDR ; depuis son retour d’exil dans la localité à commencer par revendiquer sa place occupé par Zakaria Damane, pris un moment pour occuper les bases de l’UFDR avec des nouveaux éléments  Tchadien et soudanais qu’il a dans le rang.  Le 26 Novembre passé, ils ont occupé un village à 7 Km de la Ville Ndélé,  ce qui à fait que la  population à célébration à dans la peur, la fête du premier Décembre.

 


ZÉMIO : LE HCR POURSUIT LE REGROUPEMENT DES RÉFUGIÉS CONGOLAIS

 

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Zémio, 12 décembre (RJDH)–Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) poursuit ce 12 décembre, l’opération de transfert des réfugiés congolais des camps d’Obo et de Mboki vers la ville de Zemio (sud-est). Après l’arrivée d’une centaine de réfugiés le dimanche dernier, les camions du HCR ont repris ce lundi le chemin de Mboki et d’Obo pour un deuxième convoi.


Plus de 1 800 réfugiés vont regagner le nouveau site de Zémio. Pour l’agence onusienne en charge de la protection des réfugiés, la consolidation des camps à Zémio, initiée ensemble avec le gouvernement, offre une meilleure protection aux concernés. Il cite entre autres, d’une part, le fait que plusieurs acteurs humanitaires sont présents dans cette localité et d’autre part la facilité d’acheminement de l’aide humanitaire à partir de Bangui, la capitale.


Julius-Rufin Ngouade-Baba, administrateur-assistant de protection du HCR à Zémio, renchérit cet argumentaire en précisant que le camp de cette localité répond mieux « aux normes et aux standards internationaux, en plus, le HCH y dispose d’un bureau.


Malgré tout, l’argument du HCR ne semble pas convaincre certains réfugiés. « J’ai abondé mes champs et ma maison pour me retrouver ici. Je regrette vraiment, mais si le HCR dit qu’il va bien prendre soin de nous ici, je reste optimiste », a fait observer Jean-Claude Longbango, venu du camp d’Obo.


Dans la ville de Zémio, l’arrivée de ce nouveau groupe de réfugiés est diversement appréciée par la population. Certains autochtones craignent pour la sécurité, d’autres s’inquiètent de la hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché, liée à cette nouvelle vague de réfugiés. « Ce sera difficile pour nous. Nous manquons déjà de nourriture, mais si plus de 1500 personnes viennent encore s’ajouter à l’effectif de la population, ce sera dur pour tout le monde », a affirmé Johnny Bowo, président de la jeunesse de Zemio.


Sur le marché central de Zemio, la hausse des prix des denrées alimentaires est déjà visible. Une cuvette de manioc, aliment de base dans la population région, qui coûtait 1 500 FCFA, se vend actuellement à 3000 FCFA.  « C’est parce que nous sommes en saison sèche, où le manioc est abondant sur le marché. Mais si nous arrivons à la saison des pluies, le prix sera à 5000 FCFA la cuvette, à cause de l’arrivée de ces réfugiés », a mentionné Gertrude Gadepa, habitante de Zémio.


Par ailleurs, les travaux se poursuivent encore sur le site des réfugiés. Sur les 400 tentes  prévues par le HCR, seules 187 sont déjà déployées.


En 2009, les congolais fuyant les exactions des rebelles ougandais de la LRA de Joseph Kony avaient trouvé refuge dans la préfecture du Haut-Mbomou. Ils sont arrivés à Zémio, Mboki et Obo, les localités les plus proches de la frontière avec leur pays d’origine. C’est en septembre dernier que le HCR et le gouvernement centrafricain ont entrepris la décision de consolider ces trois camps à Zémio.

 


BANGUI : LA RCA INVITÉE À REVOIR SA LOI EN FAVEUR DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA

 

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Bangui, 12 décembre (RJDH)–La République Centrafricaine est invitée à harmoniser ses instruments juridiques en faveur des personnes vivant avec le VIH/sida, avec les normes internationales. Ce vœu  a été formulé par  Mamadi Diakité,  conseiller régional de l’Onusida en droits humains et de la loi au VIH/sida, lors d’un point de presse, tenu le mardi 11 décembre à Bangui.


 « Nous avons constaté que certains textes et instruments juridiques internationaux qui protègent les personnes vivant avec le VIH/sida, ratifiés par la République Centrafricaine, ne sont pas appliqués. C’est ainsi que nous avons fait ce plaidoyer pour que la RCA puisse adhérer aux standards internationaux », a expliqué Mamadi Diakité.


Il a déploré l’absence de la RCA à la rencontre sous-régionale qui a eu lieu l’année dernière à Ndjamena au Tchad, pendant laquelle les pays de la sous-région ont adopté une loi en faveur des personnes vivant avec le VIH/sida.


« Tous les instruments des droits de l’homme et de protection de la dimension genre ont été pris en compte lors de cette rencontre. Mais la RCA avait adopté une loi sur les personnes vivant avec le VIH qui ne cadre pas avec les textes et les instruments juridiques internationaux que nous avons adoptés, à savoir la protection des groupes vulnérables qui sont les malades du sida », a-t-il relevé.


Pour lui, il est temps que la RCA  s’aligne comme les autres pays de la sous-région, pour que les textes relatifs aux malades du VIH/sida soient identiques aux normes internationales.


Ce point de presse s’est déroulé en présence des membres du Réseau centrafricain d’éthique et des droits humains au VIH/sida.

 

 

 

BERBERATI : VERS UNE RÉGLEMENTATION DES CINÉ-VIDÉO

 

 

Berberati, 12 décembre (RJDH)–La prolifération des salles de vidéo dans la ville de Berberati (ouest) et leur ouverture anarchique, constituent l’une des causes de la mauvaise fréquentation scolaire des enfants. Le constat a été fait par Fulbert Yaguina, commissaire adjoint de la police de cette localité, dans un entretien avec Radio Zoukpana.


 Fulbert Yaguina explique que lors d’une réunion avec les responsables de ces ciné-vidéo au mois d’octobre dernier, il était convenu que les heures d’ouverture et de fermeture des salles soient fixées de 14heures à minuit, afin de permettre aux enfants d’aller à l’école le matin. Malheureusement, ces principes n’ont jamais été respectés.


Selon lui, les agents de la police n’ont pas bien veillé à l’application de cette décision, c’est pourquoi ce phénomène est revenu et détourne les enfants du chemin de l’école, à cause du fait que les salles de vidéo s’ouvrent très tôt. « Certains enfants trompent leurs parents en faisant semblant d’aller à l’école ; mais ils se retrouvent dans les salles de cinéma», a indiqué Fulbert Yaguina.


Bernard Bogongon, un parent d’élève témoigne que chaque matin, son enfant se rend à l’école. Mais il se dit étonné d’apprendre par l’intermédiaire de son voisin que celui-ci se trouvait chaque jour au cinéma.


Pour Fulbert Yaguina, une série de patrouilles sera organisée dans la ville pour vérifier si les heures d’ouverture et de fermeture des salles de ciné-vidéo et sanctionner ce qui ne respecteraient pas cette décision.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 22:21

 

 

 

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Le Centrafricain lambda s’interroge toujours et encore sur l’avenir de son pays quant à l’intention du Général-Président François Bozizé de modifier la constitution du 27 décembre 2007.


Stève Yambété est le fils de l’actuel  sous-préfet de Bouar M. Michel Yambeté mais serait élevé pendant quelques années durant par François Bozizé avant le putsch de 2003. Pendant que son tuteur chef rebelle se trouvait dans le maquis, il a été l’un des premiers militaires à l’avoir rejoint vers Bossangoa.


En 2010, il a été nommé directeur de sécurité des élections et a été même le pilier des actions floues dans les mascarades électorales avec le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé pour le compte de Bozizé et de son KNK. Un des leaders au sein de la secte de Bozizé étant coordonnateur de l’église christianisme céleste, l’homme aux multiples grades (car tantôt il se dit lieutenant, tantôt sous-lieutenant ou même lieutenant-colonel mais une chose est sûre, le bonhomme n'a pas un grand niveau d'instruction), il est en ce moment l’émissaire et principal envoyé spécial de Bozizé pour les affaires louches.


Il a même été désigné par les caciques du KNK et par Bozizé comme le mobilisateur de la jeunesse dans le cadre du projet de modification de la Constitution. On voit donc ces derniers temps Yambeté aux commandes de plusieurs actions diurnes sur ordre de Bozizé. Sa mission, rendre la tâche facile pour qu’éventuellement, il y ait des « marches de soutien » et autre mémorandum de la jeunesse exigeant un troisème mandat de Yangouvonda à la tête du pays pour permettre à Bozizé de procéder tranquillement à la modification des articles 24 et 108 de la constitution. Quand bien même la ficelle est grosse, Bozizé et sa bande d'illettrés autour de lui ne démordent pas de l'idée de sauter le verrou constitutionnel à tout prix pour sa candidature en 2016.

A suivre....!

 

Rédaction CAP 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 21:23

 

 

 

 

Les familles Dono-Dora, Sanghamy-kilo, Sérékoisset-Samba,et Yabouet-Bazoly, ont la profonde douleur d'annoncer aux parents , amis, et connaissances, le décès de leur belle-fille, belle-soeur, leur tante, Madame Dono-Dora Fahimé survenu à l'hôpital neurologique de Lyon (Bron) suite à à un accident de circulation le dimanche 09 décembre 2012  à 09h25 mn. Elles prient toutes les personnes informées d'en faire part aux parents, amis et connaissances.


 La mise en bière aura lieu le jeudi 13 décembre 2012 à 14h45à la morgue de ladite institution sanitaire. Le corps sera  transféré à Conakry République de Guinée le samedi 15 décembre 2012.

 

 

          Fait à Lyon le 11 Décembre 2012.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 20:07

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

NDÉLÉ : UN CALME PRÉCAIRE DANS LA VILLE APRÈS L’ATTAQUE D’HIER

 

 

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Ndélé, 11 décembre (RJDH)–Un calme précaire règne dans la ville de Ndélé (nord-est), après l’attaque des éléments de la rébellion de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), lundi 10 décembre, contre les positions des forces armées centrafricaines (FACA).


 L’information a été donnée par le leader de l’autre groupe armé, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), Abdoulaye Issène. Joint ce mardi par le RJDH, depuis Ndélé où il se trouve, celui-ci affirme avoir combattu avec ses hommes aux côtés des forces régulières, pour repousser les assaillants.


 « Depuis hier, nous avons réussi à prendre le contrôle de la préfecture et de la gendarmerie, la ville est  calme actuellement », a-t-il dit. Il a indiqué que la CPJP appuie encore les FACA pour sécuriser leur base, en attendant une équipe de renfort qui serait déjà en route pour Ndélé. Toutefois, il n’y a pas eu un combat direct entre la CPJP et l’UFDR, a relevé Abdoulaye Issène.


D’après des informations qui circulent, certains éléments de l’armée centrafricaine auraient été pris en otage.

Le lundi à 7 heures du matin, les villes de Ndélé et Sam-Ouandja ont été assiégées par des éléments de Michel Mbororo, cofondateur de l’UFDR. Celui-ci réclame de Zakaria Damane son coéquipier, la direction de ce groupe armé, à quelques semaines du lancement de programme du Désarment, démobilisation et réinsertion (DDR).


 

BANGUI : LES DÉTENUS TIRENT LA SONNETTE D’ALARME

 

Bangui, 11 décembre (RJDH)–Des personnes détenues dans les commissariats de Bangui, se plaignent des conditions dans  lesquelles elles vivent.  Le constat a été fait par le RJDH, le lundi 10 décembre, lors d’une visite effectuée à  l’antenne de l’Office centrafricaine de répression du banditisme (OCRB) de Damala.


Une vingtaine de personnes partagent une seule cellule dont la fenêtre est barricadée. Dans cette même cellule se trouve un sceau d’eau qui sert de dépotoir. Les prisonniers dorment à même-le-sol, quelques-uns partagent une natte.


« La plupart d’entre nous passe la nuit à même-le-sol, sans moustiquaire. Ce qui fait que beaucoup souffrent de maladies de la peau. Il n’ya aucune prise en charge sanitaire ici», a fait savoir un des détenus sous couvert de l’anonymat.


Certains affirment être parfois privés d’eau et de nourriture pendant  deux ou trois jours. « Nous vivons par la grâce de Dieu, il peut arriver qu’on ne mange pas pendant des jours. Nous passons des jours sans nous laver, ni voir le jour », a expliqué un autre détenu.


Dans certains commissariats, l’on trouve des personnes  dont la durée de garde-à-vue est expirée, mais elles  sont toujours   en  cellule, sans même être entendues, en contradiction  avec la loi.

« Nous voulions bien respecter les textes prévus par la loi, mais les infrastructures d’accueil et les moyens font défaut dans tous les commissariats de Bangui», a justifié un policier qui a requis l’anonymat.

Au cours d’une rencontre qui s’est déroulée du 4 au 6 décembre à Bangui, à l’initiative de la Commission Épiscopale Justice et Paix, les évêques des neufs diocèses de la République Centrafricaine avaient été critiqué les violations s des droits des prisonniers. Pour ces hommes d’Eglise, les droits des prisonniers doivent être respectés, en dépit de leur statut.


 

BANGUI : LES MICROBES SONT AUSSI À L’ORIGINE DE CANCERS, SELON LE PR GESSAIN


 

Bangui, 11 décembre (RJDH) –Les microbes sont aussi à l’origine de cancers ; or cette information est presque ignorée. C’est ce qui ressort de la conférence de Professeur Antoine Gessain, sur ‘’Microbes et cancer en Afrique : les liaisons dangereuses’’, tenue à l’Alliance française de Bangui.


Chercheur à l’unité d’épidémiologie et de physiopathologie des virus oncogènes à l’Institut Pasteur de Paris, le Pr Gessain explique que « dans le monde, on ne sait pas très bien en général que des agents infectieux, devaient être à l’origine de cancers ». De sorte que lorsqu’on parle de cette maladie, on pense avant tout à des effets d’alcool, le tabagisme, les rayons, le soleil, les facteurs de l’alimentation, entre autres.


« Mais à côté de ça, on a environ 20 ou 30% de cas de cancer, en particulier dans les zones d’Afrique, dans les pays sous-développés ou en voie de développement, environ 25 à 30% de tous les cancers sont liés à des microbes : des bactéries, des parasites ou les virus », relève-t-il.


Il cite quelques exemples, notamment le cancer du foie qui est lié au virus de l’hépatite B. Quand on a la jaunisse, quelquefois on peut développer un cancer, même si c’est rare. Il cite aussi le cancer du col de l’utérus chez la femme qui est lié à des virus qu’on appelle les papillomavirus. Il explique qu’il existe déjà en Occident un vaccin contre les papillomavirus pour les jeunes filles, afin de prévenir le cancer du col. En outre les personnes qui souffrent de gastrite qui est une inflation de l’estomac peut être traitées part des antibiotiques pour diminuer les bactéries de l’anti digestif ; cela permet d’empêcher de développer le cancer de l’estomac.


D’après le Pr Gessain, les cancers provoqués par les microbes peuvent être prévenus. Quand on sait qu’il s’agit d’un agent infectieux, on peut faire diminuer l’apparition du cancer. Cela peut être fait par la  vaccination des enfants contre l’hépatite B. De ce fait, ils sont protégés et ne pourront développer plus tard un cancer.


« Le message c’est qu’il y a un certain nombre de cancer qui sont liés à des microbes et qu’il ya des moyens de prévention par la vaccination ou par des traitements qui permettent de diminuer le nombre de cancer», souligne-t-il.


Dans le domaine du cancer, il n’existe pas assez d’études en République centrafricaine. Toutefois, à l’Institut Pasteur de Bangui, des travaux scientifiques depuis quelques années. «  Il y a des groupes qui travaillent sur la relation entre les hépatites, le virus qui touche le foie et les cancers de foie, qui sont particulièrement fréquents dans les hôpitaux », indique l’intervenant.


En dehors de Pasteur, les cancers du maxillaire qui sont liés à certains virus chez les enfants sont aussi en étude. « Cela a été étudié, diagnostiqué par le professeur Kofi qui a commencé un premier petit registre des cancers chez l’enfant. Donc il y a à la fois des travaux qui sont faits dans les hôpitaux par les médecins centrafricains et d’autre part des travaux qui sont faits par des chercheurs et les scientifiques à l’IPB », explique-t-il.


Le Pr Antoine Gessain préside actuellement le conseil scientifique de l’Institut Pasteur de Paris.

 


 

BOUAR : DES ALIMENTS SONT VENDUS PAR TERRE

 

 

Bouar, 11 décembre (RJDH)–Au marché Mamadou-Sara, situé dans le troisième arrondissement de la ville de Bouar (ouest), les aliments vendus   sont étalés sur le sol, bien que  des stands aient été construits par l’ONG  Mercy-Corps à cet effet.


D’après le constat fait par la Radio Maïgaro, les vendeurs et les vendeuses refusent d’utiliser les stands pour échapper au versement de la somme de 1 000 FCFA, destinée à l’entretien du marché.


« Nous avons aussi contribué à la construction de ce marché en ramassant des pierres et du sable. Mais on nous impose de verser  1 000 FCFA pour avoir accès aux stands. C’est pourquoi nous avons trouvé mieux de vendre nos marchandises par terre, au lieu de verser les frais demandés », a expliqué  Jeanne Yongoururo Yoroza, une vendeuse.


Le chef du quartier  Mamadou-Sarra, Ndothi Aboubacar, a pour sa part précisé que la somme de 1 000 FCFA est une contribution personnelle qui aide le comité de gestion à construire d’autres stands et de mettre la propreté dans le marché. « Malheureusement, plusieurs vendeurs ne comprennent pas ce projet et préfèrent étaler les aliments à même-le-sol, exposés à la poussière», a-t-il déploré.


Le major du centre de santé de l’hôpital de Saint-Joseph, Noël Foimboulé,  indique que  la consommation des aliments exposés  par terre  entraîne  la contamination des maladies parasitaires telles que la diarrhée simple, la diarrhée sanglante, le bourdonnement de vendre, la fièvre  typhoïde, entre autres.

 


 

BAMBARI : CÉLÉBRATION DU 64 ÈME ANNIVERSAIRE DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

 

 

Bambari, 11 décembre (RJDH)–Les habitants de la ville de Bambari (centre), ont organisé le 10 décembre, une marche de protestation contre les  violations des droits de l’homme dans leur localité. Cette  activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de  64ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.


Plusieurs activités initiées par le sous-bureau du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) ont marqué cette journée. Il s’agit entre autres de la sensibilisation, des causeries-débats qui se sont  déroulés autour du thème ’’ma voix compte’’


 Une séance de sensibilisation a été  effectuée dans les six groupements de la ville, une conférence-débat s’est également déroulée afin de conscientiser, la communauté,  les autorités politico-administratives. Les radios communautaires ont été aussi impliquées dans le processus de la sensibilisation et la lutte contre les violations des droits humains.


Le but de ces activités est de  sensibiliser la population sur la notion des  droits de l’homme pour que celle-ci soit en mesure de connaître ses droits et de dénoncer tout acte de violation.


 

NDÉLÉ : LA VILLE ATTAQUÉE PAR L’UFDR

 

 

Ndélé, 10 décembre (RJDH)–Les habitants de la ville de Ndélé (nord-est) se sont enfuis ce matin pour trouver refuge dans la brousse,  à cause d’une attaque attribuée aux éléments du groupe armé de  l’Union des forces démocratiques pour rassemblement (UFDR), aux environs de 7 heures du matin.


D’après le témoignage de Jean-Carré Noussour, un habitant de la ville de Ndélé, la population  a été terrorisée par l’incursion des éléments de l’UFDR  qui basés  au village de Kourbou , localité à sept  Kilomètres de la ville, pour attendre le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion.


Ces éléments  ont fait irruption  dans la ville et ont attaqué le détachement des Forces armées centrafricaines (FACA). Mais les force régulières n’ont pas pu résister à cause de leur effectif réduit.


« Les éléments de l’UFDR ont délogé les FACA et ont récupéré un de leur  véhicule. Après, ils se sont rendus à l’hôpital préfectoral et ont pris un véhicule. La connexion téléphonique  avec la ville de Ndélé a été également perturbée durant les premières heures de l’attaque», a témoigné Jean Carré Noussour.


La ville de Ndélé est divisée en deux. Une partie   est sous le contrôle  des éléments l’UFDR et l’autre contrôlée par les éléments du mouvement de la Convention des patriotes pour la justice et la paix.  Ce dernier groupe travaille en collaboration avec les FACA.


Pour le moment, les revendications des commanditaires de cette attaque ne sont pas connues. Il convient toutefois de rappeler que la fête du 1er décembre, date de la proclamation de la République centrafricaine, a été célébrée dans la peur,  à cause de  l’insécurité causé par la présence des hommes de Michel Mbororo (cofondateur de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement  (UFDR), absent du pays depuis 2007 et qui ne partage l’idée de la signature de l’Accord de paix global de Libreville par le l’UFDR.


Depuis son retour au mois d’octobre, Michel Mbororo était accompagné de quelques éléments tchadiens et soudanais. Celui-ci  revendique la présidence de l’UFDR qui était dirigée présidé par  Zakaria Damane, qui a signé l’Accord de paix global avec le gouvernement, en vue de bénéficier du programme de DDR.

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 19:24

 

 

 

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Michel Djotodia 

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 11 Décembre 2012 08:41

On en sait plus sur l’attaque de la ville de Ndélé (Nord). L’Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement (UFDR) de Michel Ndjotodia vient de revendiquer cette attaque. Les rebelles confirment la prise le 10 décembre de 3 villes, des mains des Forces Armées centrafricaines (FACA). Il s’agit notamment des villes de Sam-Ouandja, de Ouadda et de Ndélé au Nord du pays.


Joint au téléphone, le colonel Narkoyo, qui se dit Porte-parole de ce mouvement rebelle, explique qu’ils entendent, à travers cette attaque, inviter le Gouvernement centrafricain au respect de l’Accord de Paix Global signé en 2008 à Libreville.


Une source proche de l’Etat-major des FACA confirme la prise de Ndélé.  La source annonce que 2 contingents des FACA sont dépêchés à Ndélé en renfort. Seulement, ils n’ont pas encore donné leur position car ils manquent de moyens de communication. On dispose encore de très peu d’informations au sujet du bilan de l’attaque. Mais l’UFDR annonce toute fois avoir pris en otage tous les éléments des FACA basés à Sam-Ouandja. Tandis qu’à Ndélé, un élément des  FACA serait tué, à en croire la Croix-Rouge locale. Aussi, l’un des deux véhicules 12/7 des FACA de Ndélé a été récupéré par les rebelles.


Les éléments de la MICOPAX présents dans la ville se sont juste contentés de la sécurisation de leur base et de l’Aérodrome. Seuls les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix  (CPJP) ont tenté une première résistance avant d’être mis en débandade par les assaillants.


Michel Ndjotodia, leader fondateur de l’UFDR, est rentré de l’exil du Bénin il y a environ 6 mois aujourd’hui. Depuis lors, il s’est installé à Boromata à 125 kms de Birao. Pendant son absence, le Mouvement a été dirigé par Damane Zacharia qui, lui, a entamé des négociations avec le régime de Bangui.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 19:00

 

 

 

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jeunes Centrafricains sur une barge arrivant à Brzzaville

 

Les images récentes qui suivent se passent de commentaires. Brazzaville est devenu depuis peu l’eldorado des jeunes centrafricaines et centrafricains à bout souffle. Les plus téméraires sont ceux qui sont restés à Bangui. Ils fuient le chômage, la pauvreté en terme clair, l’incurie de Bozizé. Ils mènent une vie précaire durant les navigations et sont à la merci des intempéries.


A Brazzaville, ces jeunes filles centrafricaines se livrent pour la plupart à la prostitution à tous les prix si ce ne sont pas des filles de maison. Tandis que les garçons sont recrutés par les Mairies pour le balayage des rues et avenues. D’autres sont dans les chantiers avec les entreprises chinoises de construction ou bien embauchés par des commerçants ouest-africains et chinois. Dans certains cas, quelques uns viennent écouler leurs marchandises mais déplorent aussi la misère vécue par la population centrafricaine. Malheureusement, d’autres se lancent dans le braquage, le vol et l’escroquerie et la délation de leurs compatriotes par mauvaise foi. Ces jeunes sont pour la plupart âgés de 14 à 34 ans. En majorité sans qualification et bacheliers ainsi que de professionnels. Les ¾ décident à leur arrivée à Brazzaville de ne plus mettre pieds à Bangui qu’après le départ de Bozizé.


Mais les difficultés et les contrôles de la police qu’ils rencontrent à Brazzaville finissent par leur faire changer de décision. Au premier bateau centrafricain qui arrive, ils sont pleins à dire à Dieu à Brazzaville pour retourner à Bangui mais font finalement un aller et retour compte tenu de la situation de Bangui qui demeure toujours inchangée. Ainsi certains se résignent et préfèrent souffrir à Brazzaville qu’à Bangui. « A Brazzaville, au moins je gagne mieux comme manœuvre dans les chantiers de chinois que les vacations que je fais à Bangui dans les établissements privés où j’accumulent arriérés sur arriérés», argue Gérard, professeur de Philosophie au Lycée, titulaire d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle de l’Enseignement Secondaire (CAPES) en quête d’emploi à Brazzaville. Ils viennent donc augmenter le nombre de chômeur en République du Congo. « A Bangui, il est même difficile de trouver un travail de gardiennage. C’est facile à Brazzaville d’en trouver pourquoi rester souffrir à Bangui » déclarent tout furieux Gatien et Guy respectivement manœuvre travaillant pour le curage de caniveau dans une entreprise de construction et agent de sécurité privée.


A la dernière nouvelle, le capitaine du bateau Mbomou de la SOCATRAF aurait chassé et abandonné des jeunes centrafricains sur une île à quelques kilomètres loin de Mongoumba, une ville centrafricaine frontalière avec la République du Congo. Pour la simple raison qu’ils étaient nombreux à se rendre à Brazzaville. On comprend par là que leur devise est : « Brazzaville ou la mort » puisque Bangui devient invivable. Le rêve du jeune centrafricain aujourd’hui avec le régime de Bozizé est de vivre à Brazzaville et non Bangui qu’ils chérissent en dépit de la précarité car ces jeunes passent leur temps à écouter et à danser aux rythmes centrafricains des derniers albums.


A suivre...

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