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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:18

 

 

Am Nondroko Djotodia

Michel Djotodia 

 

le 4 janvier 2013 15H51 | par Vincent Hugeux


Le Seleka, combien de divisions ? La coalition rebelle qui, ayant conquis sans coup férir les deux-tiers nord de la République centrafricaine (RCA), campe à 160 km de Bangui, apparaît comme un attelage hétéroclite et mystérieux à l’ossature incertaine, secoué de plus par les divergences tactiques et les rivalités d’ego. Point de commandement militaire unifié, pas davantage de direction politique cohérente, mais une foultitude de « commandants » autoproclamés ou de « porte-parole », tous « officiels » et souvent exilés. Un signe : ce vendredi, le plus connu et le plus médiatique d’entre eux, Eric Massi, a indiqué à  l’AFP, depuis son refuge parisien, n’être « pas au courant » de l’ouverture imminente, sous l’égide du Congolais Denis Sassou Nguesso, de pourparlers à Libreville (Gabon). Pourparlers pourtant annoncés par la Communauté économique des Etas d’Afrique centrale (CEEAC), qui le cite parmi les dix émissaires de l’insurrection. Les initiatives du fils adoptif de l’ancien ministre dissident Charles Massi, décédé en détention dans des circonstances plus que suspectes en 2010, suscitent d’ailleurs d’amers griefs. François Nelson Ndjadder, héritier quant à lui d’un général, ex-titulaire du portefeuille de l’Intérieur assassiné en 2001, lui reproche de « rouler pour lui-même » et d’avoir annoncé voilà deux jours, sans consulter les « chefs d’état-major » de terrain -au nombre de quatre semble-t-il-, la « suspension » de l’offensive rebelle. Suspension motivée pour l’essentiel par la mise en garde de la Fomac, force interafricaine d’interposition récemment renforcée, résolue à interdire tout assaut sur la capitale. Si seleka signifie « alliance » en langue sango, nul doute que l’union reste un combat…


Au fil des jours, d’autres noms ont émergé des rangs de la rébellion. A commencer par ceux de Michel Djotodja, présenté comme son « chef », Moussa Mohamed Daffane et Younous Adim Birema. Lequel serait, selon les autorités de RCA, le fils d’un imam de quartier de Bangui, et aurait été formé à l’Université islamique de Médine (Arabie saoudite).  

 

Soucieux de discréditer le Seleka, notamment aux yeux de l’Occident, le clan du président aux abois François Bozizé accuse certains de ses meneurs d’être inféodés au wahhabisme, version ultra-rigoriste de l’islam sunnite, d’obédience saoudienne, et soutient que les soldats perdus des conflits du Darfour et de Libye ou de factions tchadiennes fournissent le gros de leurs troupes. Sans pour autant, à ce stade, avoir livré de preuves convaincantes.


Les dissensions au sein du Seleka constituent à l’évidence, et faute de mieux, le meilleur atout de « Boz ». Lequel vient de procéder à une vigoureuse reprise en main d’une armée frappée par l’opprobre de la débâcle, quitte à sacrifier son fils Jean-Francis, relevé de ses fonctions de ministre délégué à la Défense pour « nonchalance », ainsi que le chef d’état-major Guillaume Lapo. Sur le front politique, l’ « évangéliste suprême » de l’Eglise du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, qui a senti le vent du boulet, lâche du lest. Ecoutant en cela non seulement les appels du Seigneur, mais aussi ceux de Paris, il promet la formation d’un « gouvernement d’union nationale » et jure de ne pas briguer un nouveau mandat en 2016, terme du mandat en cours. Sur les bords de Seine, on souhaite vivement que les négociations censées s’engager dimanche au Gabon associent au processus, aux côtés des émissaires rebelles, les chefs de file de l’opposition légale, tels les anciens chefs de gouvernement Martin Ziguélé et Jean-Jacques Demafouth. L’un et l’autre candidats malheureux au scrutin présidentiel remporté en janvier 2011, fraudes à l’appui, par l’ex-putschiste Bozizé. En RCA comme ailleurs, voire plus qu’ailleurs, l’Histoire se mord la queue.

 

Source : http://blogs.lexpress.fr/afrique-en-face/2013/01/04/rca-une-rebellion-cacophonique/

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 16:36

 

 

 

Bozizé et ses partisans

 

 

 

 

PRESERVONS LA PAIX, L'UNITE ET LA CONCORDE NATIONALE!

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Centrafricains, Centrafricaines,

Mes chers compatriotes,

 

         La confusion générale dans laquelle se trouve plongée la République centrafricaine en ce moment, appelle à la hauteur de vues, afin de mettre ensemble nos intelligences et nos volontés au service de la population, pour nous soustraire rapidement de la pente glissante qui nous entraîne inévitablement vers le chaos.

 

         Au-delà des divergences d’opinions, l’exigence d’une unité nationale recommande le dépassement des positions figées à ce jour, afin de parvenir à un consensus nécessaire, ouvrant ainsi, la voie de la reconstruction de notre pays, inscrit dans l’immobilisme depuis des décennies et abandonné aux mains de lobbies pour assouvir des intérêts partisans.

         A la lumière triste de ces évènements, nous dénonçons les visées iconoclastes des lobbies qui sévissent sur notre territoire au détriment des intérêts propres à sa population, la privant du droit légitime à disposer de sa terre, de ses ressources vitales, de ses traditions et cultures qui sont dévoyées ou mises en cause.

 

         Le constat est amer et cinglant: Nous avons échoué!!

 

         Uni au peuple tout entier, je mesure avec tristesse et stupeur comment l'exercice arbitraire du pouvoir a livré le pays à des graves incertitudes et multiples dangers : misères, insécurités et désolation l'ont porté au bord du gouffre ; ruiné et divisé par un pouvoir absolutiste, prévaricateur et incompétent. La nation toute entière est plongée dans la désespérance.

 

         Comme dirait un grand homme d'Etat de son temps: "De mémoire de centrafricain, jamais notre pays n'a vu ses enfants se livrer aux affrontements fratricides de cette intensité."

 

         A l'opposé des autres nations continentales, l’entrée à demi pas de la République Centrafricaine dans la démocratie et la promotion du développement au service de la nation est un échec notoire, à tel enseigne, que la démocratie acquise depuis bientôt 20 ans n'est aujourd'hui qu’une anarchie et l'Etat de droit, une illusion. Notre armée, jadis fière de ses soldats, est aujourd'hui plus qu'une chimère moribonde.

 

         Nous avons échoué et nous devons en tirer toutes les conséquences afin de garantir un futur au peuple et à la nation centrafricaine.

 

         C’est pourquoi, moi, Arthur Kolingba, j’appelle chacun d’entre vous à se ressaisir et à s'unir afin de construire ensemble notre très chère nation.

 

         En effet, j’invite la rebellions, les mouvements politiques, le gouvernement ainsi que les forces internationales présentes, à ne pas tomber dans la barbarie aveugle de massacres de notre population en justification d’une cause, qui ne saurait autre que, le bien être de ce même peuple dont on vient de commettre un acte criminel!

 

         Sans justification aucune, et en défaut de porter une compréhension à l’actuelle situation difficile, Je demande au chef de l’Etat d’assouplir sa position pour offrir une perspective d’avenir à notre peuple, et la sauvegarde de l’unité de notre patrimoine commun : la République Centrafricaine !

 

         J'en appelle à la rébellion, dans sa volonté de souffler un air nouveau d’un véritable changement en Centrafrique, d’associer tout le peuple centrafricain dans un projet de société de paix, de développement et d'intégrité territoriale. Lesquels projets, que je considère comme unique ingrédients susceptible de permettre une sortie de crise digne pour notre nation.

 

         J'en appelle, dans cet esprit de rassemblement des forces vives de la nation,  à toutes les filles et tous les fils de Centrafrique, épris des idéaux de paix, d'unité et de progrès, quelles que soient leurs origines, d’apporter leurs concours pour pouvoir mener, ensemble, ce combat pour la reconstruction de notre pays et la lutte contre la tyrannie, l'oppression et la misère comme objectif final.

 

         J'affirme qu'il serait grotesque de croire que nous n'avons pas la possibilité de relever les défis actuels d'une reconstruction à cause des désordres qui s'affichent, générés par des affrontements inutiles autant que suicidaires pour le pays et qui sembleraient irrémédiables. Unis nous pouvons relever le défi!

        

         Avec fierté, nous disons que le travail, la dignité et l'unité de la patrie doivent enfin réveiller notre conscience nationale et que ces vertus sont en nous tous et en chacun de nous. Il faut aujourd'hui plus qu'hier encore retrouver leur sens et leur vérité fondamentale.

 

 

Vive notre Nation, vive la République Centrafricaine !!

 

 

Paris, le 03 janvier 2013.

 

 

Capitaine Arthur KOLINGBA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 16:14

 

 

 

Louisa-Lombard-in-Rafai_0.JPG

Louisa Lombard

 

 

RFI    samedi 05 janvier 2013


Louisa Lombard, chercheuse, spécialiste de la Centrafrique, où elle a effectué plusieurs séjours depuis 2009, vient de publier une thèse d'anthropologie sur la région nord-est de la RCA intitulée «La souveraineté des razzias aux confins de la Centrafrique». Elle répond aux questions de Sonia Rolley.

« La Seleka est une coalition composée de différents acteurs (les Rungas et les Goulas) qui ont des histoires et des revendications différentes. Mais, pour la plupart des membres de la coalition, il y a un facteur important qui les unit, c'est le fait qu'ils ont tous une haine contre Bozizé ».

 

RFI : Avez-vous été surprise par l’offensive rebelle de ces dernières semaines ?


Louisa Lombard : Non, je ne peux pas dire que j’ai été surprise par les événements récents. Quand j’ai été au nord-est du pays, j’ai fait des recherches avec des rebelles du FPR (Front populaire pour le redressement). Ils m’ont dit que si le gouvernement ne respectait pas les promesses qui leur ont été faites au cours des dialogues dans les différents accords de paix, ils allaient reprendre les armes, pour choquer le gouvernement et pour attirer l’attention de la communauté internationale sur leur situation.


Ce qu’on voit dans le pays, c’est qu’il y a eu une politique de promesses, où le gouvernement a fait des promesses envers des rebelles différents, et ces promesses ont convaincu les rebelles de remettre leurs armes. Après, ces promesses n’ont pas été respectées. Donc, c’est une politique qui peut marcher pendant quelques années, peut-être, mais ce n’est pas durable.


Ndélé, Sam Ouandja, Tiringoulou, ou Kaga Bandoro, ce sont vos terrains de recherche, et ce sont aussi les premières villes prises par les rebelles. Peut-on véritablement dire qu’elles ont d’ailleurs été prises par les rebelles ?

 

Il faut un peu faire la différence entre les différentes villes, parce que dans la ville de Tiringoulou, par exemple, il n’y a aucune présence gouvernementale. Il y a peut-être un professeur dans l’école primaire. Mais à part ça, il y a vraiment très, très, très peu de présence gouvernementale. C’était une ville du groupe des rebelles du FPR. Donc, c’était déjà une ville rebelle.


À Samouandja, il y avait une présence militaire du gouvernement national, mais en même temps, c’était aussi une ville des rebelles, déjà. Dans toutes ces villes, on peut dire qu’il y a une présence très, très, très faible du gouvernement.


Il est vrai que les rebelles sont venus dans les villes, mais en même temps, ce n’était pas une situation où il y avait une présence gouvernementale très forte qu’il a fallu abattre. Le gouvernement national fait très peu pour cette région.

 

Vous écrivez, justement, que dans certaines régions de la Centrafrique, le courrier n’a pas été distribué depuis le milieu des années soixante-dix. Comment circule-t-on dans cette zone des trois frontières ?

 

Les personnes circulent très, très difficilement dans cette région, parce qu’il n’y a presque pas de routes. Ce n’est pas par hasard si cette rébellion que l’on voit maintenant a débuté au mois de décembre. C’est parce que c’est le début de la saison sèche. Et pendant la saison pluvieuse, qui varie du mois de juin jusqu’au mois de novembre, à peu près, dans toute la région du nord-est, les routes de Bangui ne sont pas passables. Il est très, très difficile pour ces gens-là de circuler dans le pays pendant la moitié de l’année. C’est une région vraiment oubliée par le gouvernement central. Il y a très peu de gens qui habitent dans la région, c’est vrai. Mais en même temps, ces gens-là ont été abandonnés par le gouvernement.

 

C’est un problème aussi de géographie mais depuis l’époque de la colonisation, cette zone est assez isolée du reste des pays voisins, que ce soit du Soudan, du Tchad ou de la Centrafrique. Vous avez d’ailleurs étudié les archives coloniales d’Aix-en-Provence. Et justement, vous avez retrouvé un texte d’officiel militaire français, qui juste avant la fin de la colonisation, disait qu’il se méfiait de cette zone. Qu’elle était «mangeuse d’hommes», et qu’elle était, finalement, très difficile à administrer. Donc, la difficulté d'administrer cette zone ne relève peut-être pas seulement de la faute de Bangui ?

 

Vous avez tout à fait raison. La géographie est très importante. Ça, il faut le dire, parce que, comme je l’ai mentionné déjà, c’est une zone où il y a très peu de peuples, très peu de gens, et c’est une zone très, très vaste ! Toute cette région du nord-est est à peu près aussi grande que le Portugal. Cela donne peut-être une idée de la difficulté d’administrer une zone qui est aussi grande que le Portugal, mais avec peut-être moins de 100 000 individus dans la zone, et avec une géographie extrêmement difficile à pénétrer, une brousse très dense.

 

Quelle est, justement, la situation sécuritaire, dans cette région de la Centrafrique, donc avant la crise, et quelles sont les évolutions marquantes que vous avez pu constater depuis le début de vos recherches ?

J’ai débuté les recherches dans la zone en 2009. On peut dire que pendant toute cette période, c’était un peu la crise. Dans les années soixante-dix, par exemple, et même au début des années quatre-vingt, eux ce qu’ils craignaient, c’était les attaques des lions, des éléphants, et des autres animaux sauvages. À partir des années quatre-vingt, il y a eu une circulation des armes, majeure, dans la zone, en liaison, selon les gens, avec les guerres au Tchad, par exemple, et aussi au Soudan. Et en même temps, les gens disent qu’ils ont été abandonnés par le gouvernement à Bangui, que c’est devenu pire, depuis ces deux dernières décennies.

 

Quels types de groupes armés peut-on trouver dans cette région, qui d’ailleurs compose un peu la Seleka d’aujourd’hui ?

 

On peut mentionner, par exemple, l’UFPA, qui se trouve à Tiringoulou et Samouandja, et dans d'autres villes au nord-est du pays. Il y a aussi l'APRD, qui se trouve à Kaga Bandoro, et plusieurs autres villes qui se trouvent plus au nord-ouest du pays, donc de l’autre côté, un peu. Et il y a le CPJP aussi, qui était au nord de Ndélé.

Ce sont les trois groupes qui sont les plus connus. Tous ces groupes sont un peu l’évolution des groupes locaux d’autodéfense, qui existent un peu partout dans le pays.

 

Mais est-ce que les groupes rebelles, dont vous dites qu’ils étaient plus organisés, administraient vraiment ces zones ? Remplaçaient-ils un petit peu le gouvernement ou pas du tout ?

 

Oui, ils ont remplacé un peu le gouvernement. Par exemple, à Tiringoulu, c’était une petite ville de peut-être 2 000 personnes. On y trouve des gendarmes, mais des gendarmes de l’UFPA. Et il y a d’autres fonctionnaires qui sont des fonctionnaires rebelles, qui ne reçoivent pas de salaire de la part du gouvernement, mais ils ont pris ces positions.

 

Cette nouvelle rébellion est un peu aussi l’échec des accords de paix, signés par les différents groupes armés et le gouvernement. Comment vous expliquez cet échec-là ?

 

L’une des raisons est que l'on n’a pas vraiment vu de bonne volonté de la part du gouvernement et aussi des autres leaders des groupes armés, qui ont participé au comité de pilotage du DDR (Désarmement Démobilisation Réinsertion).


Mais en même temps, on peut dire que les attentes des rebelles n’ont pas été réalistes non plus. Eux s’attendaient à tous recevoir des positions dans l’armée, ou bien des sommes d’argent vraiment énormes. Dès le début, on voyait qu’il y avait des problèmes majeurs.


Par exemple, le DDR a marché un peu au nord-ouest du pays, où on peut circuler un peu mieux et où la situation sécuritaire est meilleure. Mais au nord-est du pays, d’où vient la rébellion Seleka, la situation sécuritaire était très difficile. Cela a fait que les personnes qui allaient diriger le programme DDR ne pouvaient pas circuler comme ils le voulaient dans la région. Même s’il y avait eu plus de bonne volonté de la part du comité de pilotage, pour débuter ce programme au nord-est, il y avait aussi des contraintes, pas seulement géographiques mais aussi sécuritaires, qui faisaient qu’ils n’étaient pas réalistes.

 

On va un peu parler, maintenant, de cette rébellion de la coalition Seleka. Qui la compose, à la fois du côté des officiers et des hommes de troupe ?

 

Les hommes de troupe, ce sont des gens que j’ai connus quand j’ai fait des recherches dans la zone en 2009-2010. Et ce sont, pour la plupart, des gens de la région. On a entendu aussi des rumeurs sur la présence de Tchadiens et de Soudanais, qui feraient partie de ces troupes, mais je n’ai pas pu vérifier si tel est le cas.

Le problème auquel font face les gens de la région, c’est que lorsqu'ils vont à Bangui, le pouvoir central les voit comme des étrangers. Ils disent que ce ne sont pas des Centrafricains, que ce sont des Tchadiens ou des Soudanais. Alors que ce sont des gens qui sont nés en Centrafrique et qui sont des Centrafricains. Et s’ils vont au Tchad ou bien au Soudan, ils sont de nouveau des étrangers et sont alors des Centrafricains. Ils se trouvent un peu, comme je l’ai dit, abandonnés, oubliés par les pouvoirs, dans les différentes capitales de la région.

Pour les officiers, les porte-paroles, par exemple, ce sont des gens qui se trouvent en France, à Paris, et qui ont des liens avec les grandes familles politiques de la Centrafrique.

La relation entre les porte-paroles et les troupes qui sont sur le terrain, est souvent difficile, dans la mesure où ceux qui négocient pour le groupe n’ont pas été sur le terrain avec les hommes.

 

Ça, c’est aussi vrai pour la coalition Seleka aujourd’hui ?

 

D’après ce que je peux voir, oui, je pense que c’est vrai.

 

On parlait souvent, en tout cas, des affrontements intercommunautaires, entre les Goulas et les Rungas. Dans cette rébellion Seleka il y a les deux communautés. Comment se passent les relations entre les deux ?

 

Les Goulas et les Rungas sont ces groupes ethniques qui habitent un peu côte à côte dans le nord-est du pays. Ce sont des groupes qui ont eu des méfiances entre eux. Mais en même temps, ils ont aussi pu collaborer. Les confits entre les deux groupes ne sont pas des conflits de très, très longue durée.

Cela ne me surprend pas qu'ils aient décidé maintenant de collaborer pour montrer leur force au gouvernement. Parce que déjà en 2010, on a entendu qu’il y avait peut-être la possibilité de collaboration entre ces groupes, parce qu’ils voyaient que les Goulas seuls ou bien les Rungas seuls, n’avaient pas assez de force pour vraiment faire peur au gouvernement. Mais s’ils travaillaient ensemble, ils allaient peut-être réussir à faire un choc, comme ils disaient qu’ils voulaient faire.

 

Pour simplifier et pour schématiser, les Goulas sont plutôt UFDR et les Rungas plutôt  CPJP...

Oui.

 

Pensez-vous que la Seleka soit une coalition solide ?

 

Il y a des parties qui sont solides et peut-être d’autres parties qui sont un peut moins solides, parce qu’il y a des facteurs différents, des histoires différentes, et des revendications différentes. Mais je pense que pour la plupart des membres de la coalition, il y a un facteur important qui les unit, c'est la haine de Bozizé. Donc cette haine contre Bozizé les réunit tous, et rend la coalition plus solide qu’elle ne l’aurait été, s’il n’y avait pas ce ras-le-bol.

 

Comment pensez-vous que la crise actuelle puisse se résoudre ? Pensez-vous que cette rébellion va aller jusqu’à Bangui ? Que des négociations sont vraiment possibles ?

 

Je pense que les négociations sont possibles. Mais les termes de la discussion doivent être sérieux. Il va falloir que le président Bozizé fasse des concessions qui soient plus grandes que ce qu'il s’est montré capable le faire jusqu’à maintenant.

 

Mais est-ce que ce n’est pas aussi le cas des rebelles, puisque quand vous parliez de l’échec de la politique de DDR, vous nous disiez que les rebelles avaient aussi, à l’époque, une vision un peu fantasmagorique de ce qu'ils pourraient obtenir de Bangui ? Est-ce qu’il n’y a pas plus de réalisme à avoir, tant du côté du gouvernement que du côté des rebelles ?

 

Oui, c’est vrai. Les rebelles attendent de prendre le pouvoir, ou bien, s’ils ne le prennent pas, qu’ils reçoivent des sommes d’argent et des positions dans le gouvernement. Et ça aussi, ce n’est pas très réaliste. Le dialogue va être un processus très sensible et très difficile aussi. Il n’y a pas de garantie que cela va marcher.

Il y a des dynamiques dans le pays qui se sont mises en place depuis les dix dernières années, où les gens pensent que prendre les armes est une façon de trouver des opportunités, de s’enrichir. Cela, ce n’est pas quelque chose qu’un dialogue puisse vraiment changer. Pour que cela change, il va falloir que le mode de gouvernance à Bangui change énormément, et que cela devienne beaucoup plus transparent et inclusif. Ça, ce n’est pas quelque chose qu’un dialogue peut garantir et mettre en place. Mais c’est quelque chose que l’on peut espérer pour le peuple centrafricain, qui a vraiment trop souffert ces dernières années.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:28

 

 

 

bozize-2

 

 


BANGUI AFP / 05 janvier 2013 13h19 - L'alliance centrafricaine rebelle Séléka, qui a commencé une offensive mi-décembre et demande le départ du président François Bozizé, a pris deux nouvelles villes, Alindao et Kouango dans le centre, dans la nuit de vendredi à samedi, alors que des négociations devraient avoir lieu à Libreville mardi, selon le ministre de l'Administration territoriale.



Les rebelles ont pris deux villes près de Bambari (déjà théâtre d'affrontements et contrôlée par les rebelles): Alindao et Kouango. Ca montre leurs velléités de faire la guerre même quand il y a des négociations, a déclaré à l'AFP Josué Binoua.



Alindao, une ville de 40.000 à 50.000 habitants, est située à une centaine de kilomètre au sud-est de Bambari tandis que Kouango, ville plus petite, se trouve à une centaine de kilomètres au sud de Bambari mais dans un cul-de-sac routier se terminant sur le fleuve Oubangui qui marque la frontière avec la République démocratique du Congo.



Ces attaques surviennent alors que des pourparlers se poursuivent pour des négociations à Libreville le 8 janvier et que les rebelles avaient annoncé avoir gelé leur offensive entamée le 10 décembre.



Il s'agit sans doute d'une démonstration de force du Séléka, l'intérêt stratégique de ces deux villes éloignées de Bangui semblant faible dans l'optique d'une éventuelle attaque de la capitale.

 

La communauté internationale affiche une tolérance démesurée par rapport aux rebelles, a estimé le ministre. Le gouvernement demande à la communauté internationale de tirer les conséquences de ce non-respect de leur propre parole. C'est l'éclatante preuve du non sérieux de la parole des rebelles, a-t-il insisté.

 



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 02:09

 

 

 

logo Onu

 

 

conseil de sécurité

 

 

 


NEW YORK (Nations Unies ) AFP / 05 janvier 2013 01h03- Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé vendredi au gouvernement centrafricain et aux rebelles de négocier de bonne foi et sans conditions préalables lors des pourparlers prévus mardi à Libreville.


Dans une déclaration adoptée vendredi et dont le texte avait été proposé par la France, les 15 pays membres invitent toutes les parties à rechercher une solution pacifique en s'impliquant de manière constructive, sans conditions préalable et de bonne foi dans les négociations qui doivent se tenir à Libreville à partir du 8 janvier.


Le Conseil souhaite que le gouvernement, les groupes armés, l'opposition politique et les autres parties concernées (..) profitent de cette occasion pour négocier une solution politique globale aux problèmes qui affectent de longue date le pays tout en respectant l'accord de paix de Libreville de 2008.


Les 15 pays réitèrent aussi leur demande aux rebelles du Séléka de cesser les hostilités, se retirer des villes prises et cesser toute tentative de progresser vers Bangui.


Ils expriment leur inquiétude face aux informations faisant état d'attaques ciblées contre des minorités ethniques, d'arrestations, de détentions et de pillages ainsi que du recrutement et de l'utilisation d'enfants-soldats. Le Conseil réaffirme avec fermeté que toutes les parties doivent s'abstenir de tout acte de violence contre les civils et respecter les droits de l'homme.


Des pourparlers doivent se tenir mardi à Libreville sous l'égide de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), qui a annoncé l'arrivée dimanche au Gabon d'une délégation de la rébellion malgré les réticences de certains rebelles.


Interrogé sur l'incertitude qui continue d'entourer la réunion de Libreville, l'ambassadeur pakistanais Masood Khan, qui préside le Conseil en janvier, a affirmé que toutes les parties sont vivement encouragées à prendre part à cette réunion et que des préparatifs sont en cours pour sa tenue. Nous espérons que ces pourparlers auront lieu, a-t-il ajouté, soulignant qu'ils sont importants pour réduire la tension.


Ces pourparlers avaient été proposés la semaine dernière par le président centrafricain François Bozizé, alors que les rebelles du Séléka se trouvaient, après une offensive éclair, à seulement 160 kilomètres de Bangui.


L'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) a averti vendredi qu'un nombre croissant d'enfants sont recrutés par les rebelles mais aussi par les milices pro-gouvernementales en Centrafrique.


(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 01:35

 

 

Entête Collectif Touche pas à ma Constitution

 

 

   Association des Centrafricains de la diaspora en France «Touche pas à ma Constitution ».

              Défenseur  des  valeurs Constitutionnelles et des  Droits de l’Homme.

           Enregistré  par la Préfecture Haute Garonne  sous  le N° W313017876.

             81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).

 

                                Mail: collectifcentrafricain@yahoo.fr

 

                                         APPEL à Manifestation

 

Chers compatriotes et chers ami(e)s de la République Centrafricaine en France ; l’heure est si grave, que le collectif « Touche pas à ma constitution » y compris toutes les forces de la nation organiseront une manifestation le samedi 05.01. 2013 à Paris sur place Edouard Herriot devant l’ASSEMBLEE NATIONALE rue de l’Université. accès : Metro ligne 12 Station Assemblée nationale dès 14 heures.                           

Notre but est de transmettre un seul message : dire non à la distribution des machettes, non à l’utilisation des flèches, non au projet de la guerre civile, non  aux cas des enlèvements et non  aux différentes violations flagrantes des droits de l’homme.

 

Lèverons-nous comme une seule nation unie afin de combattre pour la cause de nos valeurs républicaines.

 

Venez très très très nombreux pour démonter votre amour pour la partie.

 

                                          Fait à Paris le 01. 01. 2013

 

           Pour le Collectif le  Représentant porte-parole en France

 

                                Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 00:33

 

 

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Vendredi 4 janvier 2013

Communiqué de presse

 

Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et à l’International

 

 

Centrafrique : Le PS salue la perspective de dialogue

 

Presque un mois après le lancement de l’offensive de l’alliance de mouvements rebelles, le Séléka, qui exige le respect d’accords passés avec le président de la Centrafrique, François Bozizé, des pourparlers devraient se tenir dans les jours prochains au Gabon sous l’égide de la Communauté économique des États d'Afrique centrale.

 

Le Parti socialiste soutient l’initiative de la CEEAC et souligne que l’arrêt actuel des hostilités ne doit pas occulter le traitement des allégations d’exactions commises par les deux parties. Il souhaite vivement que ces discussions de sortie de crise incluent aussi l’opposition démocratique centrafricaine, dont l'absence à l'Assemblée nationale n'est pas normale et dont la demande récurrente de tenue d’un dialogue politique inter-centrafricain est légitime.   

 

Le Parti socialiste tient à saluer l’attitude de la France tout au long de la crise actuelle. Son approche multilatérale, limitant l’usage de son dispositif militaire à la protection de nos ressortissants et favorisant la responsabilisation des instances régionales africaines, démontre la nouvelle donne dans les relations avec l’Afrique, conformément aux engagements prononcés par le président François Hollande à Dakar et Kinshasa en octobre 2012.

 

-- 

Service de presse

Parti Socialiste

presse@parti-socialiste.fr

            01 45 56 77 23       / 78 78 / 79 96 / 78 45

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 23:56

 

 

 

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soldats tchadiens près de Damara

 

 

http://www.francetvinfo.fr  03/01/2013 | 18:22 ,

 

Elle a surgi de nulle part le 10 décembre 2012. Un amalgame de plusieurs rébellions en guerre larvée contre le régime à Bangui. Mille, deux mille hommes peut-être. En Centrafrique, pays dévasté par la pauvreté et l'incurie de l’Etat, la coalition de la Séléka ("alliance" en sango, la langue nationale) prend une série de villes avec une facilité déconcertante.


En moins de trois semaines, la coalition venue du nord-est traverse de part en part un pays plus grand que la France. Devant elle, les Forces armées centrafricaines (Faca) s'évanouissent. Parfois même sans tirer un coup de feu. Et les rebelles finissent par déboucher à Sibut, à seulement 160 km de "Bangui la coquette", devenue Bangui la panique.


La Séléka, qui réclamait hier l’application d’accords de démobilisation, notamment des indemnisations, revoit alors ses ambitions à la hausse. Elle n’exclut plus de prendre la capitale. Mais aux portes de la ville, elle se ravise. Les rebelles, qui souhaitent pourtant la tête du président François Bozizé, s'immobilisent et acceptent mercredi 2 janvier de prendre part à des négociations. Pourquoi ce revirement ?


Parce que le rapport de force a changé


Devant l'avancée des rebelles en décembre, François Bozizé saisit vite que la situation est en train de mal tourner pour lui. Il appelle d'abord à l'aide son voisin tchadien. Le président Idriss Déby Itno l'a aidé à accéder au pouvoir en 2003. Il l'a aidé encore à reprendre une ville stratégique du nord-est du pays en 2010. Cette fois, il lui envoie un contingent qui prend position entre les rebelles et Bangui. Mais, bizarrement, ces troupes redoutables sont passives. Les amis tchadiens et congolais sont-ils en train de lâcher "Boz" ?


Il perd un peu de son sang-froid et attise le sentiment antifrançais. Le 26 décembre, des proches de son parti s'en prennent à l'ambassade de France. L'ancienne puissance coloniale refuse cependant d'intervenir. Mais elle renforce son dispositif militaire qui passe de 250 à 600 hommes. Officiellement, pour défendre les ressortissants étrangers. Officieusement, pour inviter les rebelles à y réfléchir à deux fois avant de fondre sur la capitale.


Au même moment, les pays d'Afrique centrale qui mènent une médiation s'interposent. La Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) se déploie à Damara, dernier verrou avant Bangui. Elle doit atteindre 760 hommes d'ici vendredi. Son chef est formel : désormais, "Bangui est sécurisée".


François Bozizé se montre encore plus prudent. Selon un porte-parole de la Séléka cité par le blog spécialisé Afrikarabia, trois mystérieux avions "gros porteurs en provenance d'Afrique du Sud" se seraient posés à Bangui. A leur bord, "un groupe de mercenaires sud-africains ainsi que du matériel", affirme-t-il.


Parce que le régime a fait des concessions


Cerné, François Bozizé est contraint de lâcher du lest. Il assure d'abord qu'il ne modifiera pas la Constitution pour briguer un troisième mandat. Il promet aussi un gouvernement d'union nationale.


Mieux, il "est prêt à se rendre à Libreville [Gabon] ce jour-même" si ses pairs le lui demandent, et accepte un dialogue avec la rébellion "qui doit conduire à un gouvernement d'union nationale", annonce dimanche 30 décembre le président du Bénin et de l'Union africaine, Thomas Boni Yayi.


Trois jours plus tard, les rebelles annoncent qu'ils iront aux négociations à Libreville. Presque au même moment, François Bozizé relève de leurs fonctions son chef d'état-major et le ministre de la Défense. Ce dernier est son propre fils, Jean-Francis. Beaucoup le voyaient prendre sa succession et il devait obtenir prochainement le grade de général.


Parce que les rebelles sont divisés


Si la Séléka s'est rendue maîtresse du pays avec fulgurance, de nombreuses questions restent en suspens sur ce mouvement inconnu quatre mois plus tôt. On ignore précisément qui la dirige, d'où viennent ses armes, si elle dispose de soutiens à l'étranger et quelles sont ses composantes (Bangui les accuse de venir de pays de la région).


Déjà, des fractures apparaissent au sein de la coalition où fleurissent "porte-parole" et "commandants" autoproclamés. Jeudi, Armel Sayo, présenté par TV5 Monde comme le commandant militaire du Séléka, déclare qu'"il est hors de question jusqu'à preuve du contraire que la Séléka puisse participer à des discussions". Pour lui, ce serait "comme si nous avions abandonné le peuple. (...) Nous ne pouvons plus reculer." Il ajoute ne pas avoir été consulté pour d'éventuelles négociations "Si c'était le cas, nous n'accepterions jamais. Une discussion avec le gouvernement, ce serait comme un ralliement."


Mercredi, une "source proche du dossier", s'inquiétait auprès de l'AFP : les rebelles "se retrouvent aujourd'hui avec des hommes qui ont faim, qui ont soif. Le risque, c'est qu'ils se transforment en coupeurs de route." Un autre fléau de la Centrafrique.

 

 

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NDLR : Selon des informations concordantes, l'Afrique du Sud a effectivement livré à Bozizé 8 chars de combat actuellement parqués au Palais de la Renaissance et également une importante quantité d'armes de guerre stockées à l'Ecole Nationale de Police non loin de Sassara. On signale également à Bangui un certain nombre de mercenaires sud africains venus initialement pour lancer une contre-offensive contre les hommes de SELEKA afin de reconquérir les villes occuppées par celle-ci mais l'interposition des forces de la FOMAC compromet quelque peu leur projet. Ce commerce d'armes de complaisance coupable du gouvernement sud africain à l'égard de Bozizé est criminel et doit être dénoncé et fermement condamné. Comme par hasard, l'ambassadeur de Bozizé à Pretoria, le général Paul Dimassi est actuellement à Bangui pour superviser ce trafic d'armes et de mercenaires. Ce n'est pas ce genre de politique de soutien à son bourreau que le peuple centrafricain attend de la nouvelle Afrique du Sud post apartheid de Nelson Mandela.  

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 23:44

 

 

 

 

 


convoi FOMAC àn Damara

 

 

 

CONVENTION PATRIOTIQUE POUR LE SALUT DU KODRO (CPSK)

 

 

La Convention Patriotique du Salut du Kodro, réunie en session extraordinaire ce jour décide :

 

Article 1: M. AYAZOU THIERRY est nommé aux fonctions de Responsable de la cellule CPSK du Maroc.

 

Article 2 : M. KONGOVOULOU KOSSAMOU CREPIN BONNAVENTURE est nommé aux fonctions de Responsable de la cellule CPSK du Benin.

 

Article 3 : la présente décision est d’application immédiate, et prend effet ce jour. 

                                                                      

 

 

 

Fait à Paris le 04/12/2013

 

Le coordonateur délégué Europe

 

 

François Nelson NDJADDER 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 23:35

 

 

 

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Dimanche 30 Décembre 2012 vers10 h, je rendais visite à un neveu soldat loyaliste atteint par balle dans l’attaque de Batangafo, évacué à Bangui à l’hôpital militaire Camp Fidèle OBROU. Comme revenu à la maison, d’autres parents visiteurs étaient déjà là avant moi. Brusquement nous voyons apparaitre un véhicule militaire de couleur panthère se diriger à notre niveau. Des éléments lourdement armés descendent en toute vitesse nous ramassent pour nous jeter dans le véhicule et nous intimer l’ordre de se coucher. Avec une vive allure ils nous conduisent à une de leurs bases appelée 124. Nous sommes maintenus de 10h à 18H. C’est ici que nous avons écouté toutes les injures à caractères purement xénophobiques et revanchards en notre endroit. 


Ce Commando ne nous a pas seulement entraîné et froissé mais a également extorqué 130.000 F contenus dans mon portefeuille. Mes deux téléphones cellulaires et ceux de mes neveux ont été confisqués.

 

Mission accomplie nous sommes transférés à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI) à 18 H 40 pour audition. Avant de nous remettre à ce service, le chef de mission déclare: 
<< Nous les avions surpris en train de faire une réunion subversive au quartier. >> fin de citation. 

Aussitôt des gendarmes sont désignés pour nous entendre. Le lendemain 31 Décembre, le Commandant de brigade judiciaire fait la synthèse des procès-verbaux et la présente au Capitaine responsable de la SRI. C’est ici un réel motif de fierté de féliciter et d’encourager ces concitoyens officiers de police judiciaire de cette section d’avoir déclaré le dossier vide aboutissant à notre relaxe. 


En dernière analyse, tous les propos tenus par les bérets verts en mon endroit et les autres interpellés relèvent de la xénophobie, de la vengeance et de la division. L’accusation de réunion subversive est un prétexte. Nous sommes arrêtés parce que nous sommes originaires de la Préfecture de la VAKAGA. 


J’ai l’habitude de dire que je forme des hommes, en cette qualité d’éducateur, rien ne me poussera de prendre les armes ou inciter des hommes à prendre les armes pour accéder au pouvoir. La seule voix d’accès au commande sont les élections. Que le Gouvernement cesse d’accuser la Vakaga toute entière de complicité de rébellion. Les auteurs de ces conflits armés perpétuels sont bien connus. Il faut rappeler qu’ un GOUVERNEMENT d’union nationale est formé après la signature des accords de paix de Libreville, dans ce Gouvernement, aucun cadre de la Sous-préfecture de Ouanda Djallé est nommé Ministre ou placé à un postes de responsabilité au nom d’une rébellion quelconque. L’acharnement du régime sur ma personne est un règlement de compte politique. Il doit rougir de la violation de mon immunité parlementaire aux yeux du monde. 

Député à l’Assemblée Nationale Centrafricaine, Membre du Parlement Africain (PAP) considéré comme un fonctionnaire de l’Union Africaine, avec double immunités, je ne mérite pas d’être traité de cette manière par les Forces de Défense et de Sécurité censées assurer ma protection. 


A ce titre je lance les appels suivants : 


1- A l’endroit du Gouvernement : 


- Pour son implication directe et efficiente dans le processus du dialogue afin de ramener la Paix en République Centrafricaine. 

- Pour la cessation des arrestations arbitraires accompagnées des exactions sur les ressortissants de la VAKAGA innocents. 


- Pour l’interdiction en ce temps de crise grave les émissions radiophoniques à caractère partisan et injurieux qui ne fera qu’augmenter les tensions. 


2- A l’endroit de la coalition SELEKA.

 
- Pour qu’elle accepte ce dialogue et fasse preuve d’humanisme dans les zones qu’elle occupe et de s’abstenir à des déclarations de nature à nuire aux ressortissants de la VAKAGA résidant à Bangui.

 
3- A l’endroit de l’Union Européenne, du BINUCA, de l’Union Africaine, de la communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), du Gouvernement Français et l’ensemble des corps diplomatiques présents à Bangui de peser de tout leur poids sur le Gouvernement et la coalition rebelle SELEKA d’accepter le dialogue pour éviter au peuple centrafricain le bain de sang. 


Fait à Bangui le 4 janvier 2013

 

D. KOUDOUFARA 

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