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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 00:22

 

 

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Ni le régime en place, ni la coalition séléka, ni le gouvernement d’union nationale de transition ne sont porteurs d’espérance pour le peuple centrafricain.


« La vie humaine est sacrée. Aucune raison ni ambition politique quelconque ne justifie de conquérir  le pouvoir par les armes, d’ôter la vie  d’autrui  ou de compromettre celle  des générations futures » -Franck SARAGBA-


« Bis répétita non placent », autrement dit, les choses répétées ne plaisent pas toujours. En replaçant cette locution latine dans le contexte chronique d’une impasse politique centrafricaine, les choses répétées ne semblent plaire qu’aux acteurs politiques et aux groupes rebelles qui y trouvent leur compte, ce, au détriment d’une population impuissante et traumatiser.


Les échecs réitérés des différents dialogues politiques n’ont pas servi de leçons. On reprend les mêmes méthodes et les mêmes pratiques foireuses, dialogues après dialogue. Toujours avec une surprenante précipitation, enrôlée d’une improvisation presque maladive et d’une incohérence totale dans les actes que l’on qualifierait d’irresponsable. Les mêmes acteurs politiques, ceux-là même qui se sont réclamés d’une certaine représentativité, d’une expérience en somme toute relative, d’une compétence indiscutable en matière de politique centrafricaine se sont rendu précipitamment à Libreville pour finalement bricoler  et se satisfaire à la hâte d’un pseudo accord. Lequel accord, par ses manquements et autres légèretés posent aujourd’hui davantage de problème qu’il n’en résout. Trois mois après la signature des accords de Libreville, Rien ou presque ne semble bouger.


Au regard de la mauvaise volonté affichée du régime en place pour respecter les termes de ces accords, au regard de l’incohérence notoire de la coalition Séléka avec sa base et des exactions graves commises sur la population par celle-ci dans l’arrière pays, au regard du mutisme et du manque de réaction du gouvernement dans son ensemble, on est en mesure de penser sans se tromper que ni le régime du général Bozizé, ni la coalition séléka, ni le gouvernement d’union nationale ne sont porteurs d’espérance pour le peuple centrafricain.


Dire cela, c’est tout simplement prendre notre responsabilité en faisant le constat objectif d’une situation scandaleuse et inacceptable, c’est tout simplement faire notre devoir de citoyen qui n’attend rien en retour et qui a le souci de voir son pays sortir de ce bourbier. Que l’on ne nous accuse pas à tort de faire du « griotisme » pour le compte d’un régime qui a lamentablement échoué et qui n’a plus rien à offrir au pays. Que l’on ne nous accuse pas à tort d’être au service de la  rébellion alors que nous condamnons avec vigueur  les actions des éléments de la coalition séléka qui continuent à massacrer gratuitement notre généreuse population, pourtant  au nom duquel  les différents groupes de rebelles, la fleur au fusil se sont coalisés. Que l’on ne nous accuse pas non plus de soutenir et de cautionner le très décevant silence et le manque de réaction d’un gouvernement dont on attendait beaucoup sauf de la passivité. La déception est à la hauteur des attentes suscitées. Nous estimons que ces trois entités ne jouent pas le jeu qui permettrait à notre pays de forcer un peu plus le destin afin de décanter la situation qui prévaut. Le peuple centrafricain est finalement pris entre le marteau et l’enclume.


D’une part, le régime en place et son président ont failli pour avoir régné seul en maitre absolu pendant dix bonnes années sur la destinée du pays avec les résultats que l’on connait. En dix ans de règne, un régime politique quelconque pourrait accomplir énormément de choses, or le régime actuel par son mode de gouvernement a plus que jamais divisé les centrafricains. Il a démontré son incapacité à rétablir l’autorité de l’état sur l’ensemble du territoire, permettant ainsi aux groupes rebelles d’essaimé comme des champignons nocifs sur l’ensemble du territoire national. Séléka n’est ni plus ni moins que l’émanation  de la mal gouvernance du régime en place. Si le régime avait prêté une oreille attentive à cette frange de la population délaissée pour diverses raisons, à ce qui n’étaient encore que des revendications corporatistes et identitaires avec la ferme volonté de résoudre le problème, la séléka n’aurait certainement pas existé. Le régime, pourra t-il réalisé demain ce qu’il n’a pas pu faire en dix ans ?  


D’autre part, la coalition séléka a démontré de quoi elle était capable malgré la signature des accords de Libreville. La base s’est désolidarisée de leurs chefs respectifs qui sont préoccupés pour l’heure à la préservation de leur fonction. Elle continue a massacré impunément  nos concitoyens tout en détruisant au passage les bâtiments administratifs, les églises, à violer les femmes… Autant de symboles et des valeurs d’une république laïque et tolérante qui interpellent. Aux oubliettes, les premières revendications corporatistes et identitaires qui sont justifiables d’ailleurs  à plusieurs égards. Fait désormais place,  la lutte armée pour la conquête du pouvoir de l’Etat par les armes. Les basses réclamations pour obtenir davantage de maroquins dans le gouvernement ont supplanté les nobles revendications du début. Il est vrai que le général Bozizé a déclaré qu’il est arrivé au pouvoir  par les armes et qu’il n’en repartira que par les armes. Cela ne dédouane pas Séléka des exactions commises sur notre population. Au nom de quoi et de quel principe révolutionnaire, la coalition séléka s’octroie le droit de prendre la pauvre population de l’arrière pays en otage. Les membres de la séléka doivent comprendre que cette population a déjà beaucoup souffert par le passé.  Séléka n’a pas vocation à gouverner en prétextant que c’est pour l’intérêt du peuple.


Par ailleurs, le silence  assourdissant du gouvernement par rapport à la libération des détenus politiques qui tarde à venir pose un véritable problème de droit mais aussi de conscience. l’inaction des membres du gouvernement, le manque de solidarité entre ceux-ci étonnent de plus en plus nos concitoyens. Les accords précipités et bâclés de Libreville dont nous avions relevés alors les insuffisances n’ont pas tardé a nous démontré malheureusement ce dont nous redoutions. Au-delà des accords de Libreville, notre pays souffre d’une crise systémique politique profonde et d’un manque de confiance entre les acteurs politiques. Un vrai remède pour une véritable transition pouvant conduire à une véritable alternance et non des ajustements de dernières minutes s’imposent.


 Conscients de la situation et des difficultés auxquelles sont confrontées notre pays, nous nous sommes inscrits dès lors  dans  une démarche positive et constructive. Nous avions pensé qu’il fallait taire nos susceptibilités, nos remarques, nos observations désobligeantes pour observer un silence absolu afin de permettre au régime en place ainsi qu’au gouvernement nouvellement constitué de travailler sereinement. Force est de constater que la mauvaise foi, la déloyauté, des manœuvres de blocage dans tous les sens du terme, des incompatibilités d’humeur, un manque de confiance, des attitudes irresponsables et autres ambitions que celle de sortir notre pays du chaos animent de part et d’autres les principaux acteurs.


L’état de grâce que la majorité de nos concitoyens ont observé et accorder depuis les fameux accords de Libreville aussi bien au régime en place, au gouvernement d’union nationale et à la coalition Séléka pour travailler ensemble dans l’intérêt du pays  semble s’étioler. Il  prend fin sans que rien ne semble bouger. Le pays entier s’est empêtré dans un statu quo nuisible.


En vérité, ni le régime du général bozizé, ni la coalition séléka, ni le gouvernement d’union nationale ne sont porteurs d’espérance pour le peuple centrafricain. Désormais, il appartient à toutes celles et ceux qui sont soucieux de notre chère patrie de prendre leur responsabilité  afin de s’organiser  autrement pour constituer un rempart. Il s’agit ici de notre survie en tant que peuple.

 

Franck SARAGBA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 20:35

 

 

 

 

logo UNHCR

 

logo Pam

 

 

 

 

APA-Kinshasa (RD Congo) 2013-03-08 17:55:45- Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM), ont joint leurs forces pour apporter une assistance aux quelques 20.000 centrafricains qui ont fui leur pays pour se réfugier en République démocratique du Congo (RDC), après la reprise de combats entre des rebelles du Seleka et l’armée régulière centrafricaine depuis la mi-décembre, indiquent ces deux agences onusiennes dans un communiqué publié vendredi à Kinshasa.



Les réfugiés centrafricains continuent de fuir les combats et l'insécurité dans leur pays, situé au nord de la RDC, souligne le communiqué dont copie a été transmise à APA.



Quelque 22.000 personnes ont passé la frontière et se sont réfugiées dans la province de l'Equateur (Nord-Ouest de la RDC) et environ 2000 autres sont arrivées dans la province Orientale (Nord-Est de la RDC), note-t-on.



Les réfugiés centrafricains, jusqu'à présents hébergés par des familles d'accueil à Gbadolite et Mobayi-Mbongo, dans la province de l'Equateur, seront prochainement regroupés dans un camp. 

 

Le HCR a déployé sur place une équipe d'urgence de 16 membres de son personnel et 18 autres personnes travaillant pour des organisations partenaires.

 

Cette équipe a été rejointe par un chargé des urgences du PAM. Le pré-enregistrement des réfugiés a débuté le 4 mars à Mobayi-Mbongo, 45 kilomètres de Gbadolite.


En début de semaine, le PAM a transporté jusqu'à Gbadolite 175 tonnes de nourriture (farine de maïs, haricots, huile de cuisine et sel iodé) pour répondre aux besoins immédiats de 22.000 personnes pour 15 jours. 



Le HCR a de son côté acheminé sur place des biens non alimentaires, dont 2.500 sets de cuisine, 6.000 jerrycans, 3.000 bâches, 5.000 moustiquaires, couvertures, matelas, 6.000 seaux, et 5 tonnes de savon. Ces équipements ne permettront pas cependant de couvrir tous les besoins.

 

La situation nutritionnelle des réfugiés est inquiétante avec des taux de malnutrition aiguë globale de 21% parmi les enfants de moins de 5 ans. 



Pour éviter que la situation ne se dégrade, le PAM a acheminé sur place 20 tonnes de produits de supplémentation alimentaire, prêt à l'emploi, à base de pâte d'arachide, pour traiter 3.500 enfants pendant deux mois. 



Afin que la situation ne se dégrade davantage, le PAM fournira également des biscuits à haute valeur énergétique qui couvriront les besoins de quelque 11.000 enfants et femmes pendant six jours. 



Le PAM et le HCR apporteront également une assistance aux réfugiés arrivés en province Orientale. Cependant, l'accès à ces personnes est rendu très difficile par la dégradation des infrastructures routières et l'insécurité due aux activités de bandes armées dans la région. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:51

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 08 Mars 2013 14:18

 

« Femmes et la consolidation de la paix pour un développement durable ».C’est le thème retenu ce 8 mars 2013 au plan national pour la célébration de la journée internationale de la femme. Le président de la République Centrafricaine François Bozizé a rehaussé de sa présence la fête à l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui. Des centaines de femmes venues de différentes entités y ont pris part.

 

Selon le Chef de l’Etat, « le gouvernement s’engage davantage pour contribuer à l’épanouissement des femmes centrafricaines ». Il a tout de même reconnu que « le tissu économique a été fragilisé par les crises ; conséquences des infrastructures mises en mal par la Séléka. Et, les principales victimes ont été les femmes et les enfants ».

 

Pour lui, « le gouvernement s’emploiera à tenir ses promesses pour contribuer à l’amélioration des conditions de vies des femmes de son pays tel que prévue par les Nations Unies. D’ailleurs la République Centrafricaine dispose d’une panoplie d’instruments juridiques nationaux voire internationaux en faveur des femmes ».

 

La célébration de cette journée est intervenue dans un contexte politique difficile : une bonne partie du pays reste à ce jour occupée par les rebelles de la coalition Séléka, malgré un accord de paix signé en janvier dernier à Libreville.

 

Cette situation a fait que la fête n’a pas été belle pour toutes les femmes de Centrafrique. Leur seul mot d’ordre : violence zéro à l’égard des femmes pour une paix durable.

 

En prélude à la célébration de cette journée,  l’Ambassade de France en partenariat avec Radio Ndeke Luka a organisé une émission débat en direct à la Résidence de ladite ambassade à Bangui.

 

D’après l’Ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti, « la rencontre n’a pas fait de distinction entre les femmes, mais elle a plutôt permis de les honorer. Les femmes centrafricaines comme celles des autres pays ont la responsabilité de tenir leur foyer et contribuer à leur épanouissement. Bien qu’elles aient des problèmes particuliers, elles partagent néanmoins certaines souffrances comme les autres ».

 

Les femmes de la ville de Boali (95 kilomètres nord de Bangui) n’ont pas été en marge de cette fête. Elles ont organisé une marche sportive entrecoupée de courses de fonds. Des conférences débats sur les violences faites aux femmes et l’enjeu même de la fête ont été également inscrits au menu de la manifestation.

 

La présidente de l’organisation des Femmes de Centrafrique (OFCA) a martelé que « ces violences perpétrées par la Séléka sur les femmes soient bannies. L’heure est venue pour valoriser la femme centrafricaine comme tout être humain ».

 

A Nola (ouest), ce sont les activités socioculturelles qui ont marqué la journée : défilé de mode, jeux concours, matchs de football. Le correspondant de Radio Ndeke Luka a constaté que la mobilisation de cette année a été plus faible que celle de 2012.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:39

 

 

 

 

 

BANGUI : LES RELIGIEUX FONT ÉTAT DE DESTRUCTION DES ARCHIVES ADMINISTRATIVES PAR LA SÉLÉKA

 

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Bangui, 8 mars 2013 (RJDH) – Les religieux de Centrafrique, après une mission qu’ils ont effectuée dans les zones occupées par les éléments de la rébellion de la coalition Séléka, ont fait état de destruction des archives administratives par les rebelles. Des documents difficiles à être reconstitués d’après les leaders des catholiques, protestants et musulmans.


Lors de leur séjour dans quatre grandes villes occupées par les rebelles, les religieux de Centrafrique ont, non seulement constaté le saccage des locaux administratifs, mais ils se sont également aperçu de la destruction des documents administratifs, dont les archives datées de la période coloniale, en passant par celles des indépendances jusqu’à nos jours.


Ainsi, actes de naissance, certificats de nationalité, procès-verbaux des audiences, pièces comptables et beaucoup d’autres documents ont été détruits. « Nous avons vu des documents qui ont été éparpillés par les rebelles devant des bureaux administratifs, d’autres ont été brulés. Les archives ont été détruites », a mentionné Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, lors de la conférence de presse que les religieux ont organisé mercredi, pour restituer leur mission.


Pasteur Isaac Zokoué des églises évangéliques qui fait partie de la mission, a pensé « qu’il sera difficile de reconstituer toutes ces archives, vu que le système de notre pays est souvent faible en ce qui concerne l’élaboration des archives et la conservation des documents administratifs ».


« On peut dire qu’avec cette situation, le pays a fait un long bond en arrière et ce sera difficile pour nos enfants, car les archives sont très importantes pour un pays », a ajouté le révérend Nicolas Guérékoyamé des églises protestantes.


Pour Imam Kobine Layama, chef de la communauté musulmane de Centrafrique, « nos frères de la Séléka doivent comprendre que les documents administratifs sont le fondement d’un pays. Je les exhorte à protéger ces documents, qui témoignent l’existence de notre pays ».


Après une mission d’une semaine qu’ils ont effectuée dans les zones occupées par les rebelles de la Séléka, catholiques, musulmans et protestants ont fait un état de lieu déplorable et ont demandé aux parties prenantes dans la crise de faire des concessions. Les religieux centrafricains demandent également pour la nième fois la cessation immédiate des hostilités et le cantonnement des rebelles de la coalition Séléka.

 

 

 

BATANGAFO : DES PERSONNES TUÉES ET D’AUTRES ENLEVÉES PAR LES ÉLEVEURS MBARARA

 

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Batangafo, 8 mars 2013 (RJDH) – Au total deux personnes ont été tuées, une grièvement blessée et une dizaine d’autres enlevées à la suite d’une attaque des  éleveurs en transhumance, communément appelé Mbarara, dans le village de Koro situé à 103 Km de Batangafo (Nord). Le drame s’est produit le mercredi 6 mars.


Cette information a été livrée au RJDH par François Djélé, maire de ladite commune qui  fait partie de l’équipe qui a accompagné le blessé à  l’hôpital de Batangafo pour des soins. Il a affirmé que ces éleveurs qui détiennent des armes automatiques, ont incendié des maisons et mis en débandade les habitants de la localité.


Il a signifié que cette attaque vient après  l’assassinat  du chef de village Kpara, voisinant ladite localité. François Djélé demande aux autorités de la ville de Batangafo  de faire face a cette situation, « sinon les habitants eux même vont s’organiser pour lancer une offensive  contre ces assaillants », s’est-il mécontenté.


Le vendredi 7 mars, le village de Kangomon dans la commune de Bedè, à 16  kilomètres de la ville de Batangafo, a également été attaqué par cette même bande. On déplore l’enlèvement de 5 personnes et 5 maisons incendiées.


Le  maire de cette commune déclare qu’il est venu à Batangafo, pour « alerter les autorités sur la situation pour qu’une solution soit prise afin de sécuriser les habitants de ces localité ».

 

 

 

BANGUI : L’UA VISITE LA CENTRAFRIQUE POUR LA RATIFICATION DE LA CHARTE DE DÉMOCRATIE

 

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Bangui, 8 mars 2013 (RJDH) Une équipe de l’union Africaine (UA) qui est en mission de plaidoyer en République centrafricaine  pour la ratification de la charte Africaine de démocratie, des élections et de la bonne gouvernance, s’est entretenue ce jeudi 8 mars, avec les membres de la société civile centrafricaine.


L’un des membres de l’UA a expliqué que l’objectif de cette rencontre avec la société civile centrafricaine est de voir le cadre de leur exercice de fonction et de leur expliquer le contenu du document. « Nous nous réjouissons de la compréhension des membres de la société civile centrafricaine qui nous parait très responsables dans leurs prises de position », a-t-il ajouté.


Il se dit rassuré que « cette société civile a un grand rôle à jouer auprès des autorités politiques de ce pays pour la ratification de ce document dans un bref délai ».


« La société civile est aussi l’un des partenaires de l’Etat. Donc nous pensons que dans une démarche de plaidoyer, elle peut arriver à convaincre le gouvernement à ratifier cette charte comme les autres pays d’Afrique, pour l’intérêt du peuple centrafricain », a-t-il conclu.

 

 

 

 

BAMBARI : UN AGENT DE L’ETAT RELATE LES FAITS VÉCUS DANS LA VILLE

 

cantonemt Séléka

 

 

Bambari, 8 mars 2013 (RJDH) Un calme semble revenir dans la ville de Bambari (centre). Certaines personnes commencent à sortir de leur cachette, mais les rebelles de la Séléka qui occupent toujours cette ville continuent les exactions sur la population et les pillages des sociétés privées et étatiques. Le témoignage est donné ce matin au RJDH par un agent de l’Etat de cette localité, qui a réussi à regagner Bangui, après plusieurs jours de marche.


Cet agent de l’Etat qui a préféré garder l’anonymat a fait savoir que la population qui avait fui la ville à cause des exactions des rebelles de la Séléka, commencent à regagner la ville.


« Certaines personnes ont commencé petit à petit à sortir de la brousse. D’autres, par contre sont réticentes à cause de la présence des rebelles dans la ville et qui malgré la signature de l’accord de Libreville continuent à faire des exactions sur la population », a-t-il expliqué.


La même source a par ailleurs  rappelé les faits vécus pendant l’occupation de la  ville  par les rebelles de la Séléka. « Quand les rebelles de la Séléka ont pris la ville de Bambari,  leur premier cible était les agents de l’Etat, les sociétés privées et les responsables des églises. Ils exigent de ces gens de l’argent », a-t-il dit.


« Ces derniers ont également commencé à commettre des exactions sur la population et des pillages sur les bâtiments administratifs. Ils ont aussi pillé les bâtiments scolaires.  Et ces écoles sont devenues leurs bases. Les jeunes ont été enrôlés par les rebelles. Tout ce qu’ils ont pris de force ont été emporté à une destination inconnue  », a-t-il ajouté.


Il a aussi souligné que depuis l’arrivée des rebelles dans la ville, tous les agents de l’Etat ont trouvé refuge dans la brousse pour certains, et dans les villes et villages environnants pour d’autres, pour fuir les exactions des rebelles.


« Les rebelles ont pillé ma maison. Ils ont emporté tous mes biens. Tous les documents administratifs qui se trouvaient dans ma maison ont été brûlés. Ils veulent à tout prix mettre la main sur moi pour une raison que j’ignore. J’ai passé un mois et demi dans la brousse avec quelques-uns de mes collaborateurs », a dit cet agent de l’Etat.


Face à ces menaces, le témoin a affirmé qu’il a quitté la ville à bord de véhicule d’un particulier où il a dû payer une somme de 30 000FCFA avant de regagner la ville de Bangui.

 

 

 

 

OBO : DES BUTINS RÉCUPÉRÉS AUX ÉLÉMENTS DE LA LRA

 

victime LRA

 

 

Obo, 8 mars 2013 (RJDH) Des nombreux bagages ont été récupérés par les éléments de la force Ougandaise (UPDF) après un violant combat qui les a opposés aux éléments l’armée de résistance du seigneur(LRA) de Joseph Kony, ce jeudi 7 mars dernier au village de Gouguèrè, à 5 kilomètres de la ville d’Obo (Sud-est).


L’information a  été livrée par une  source proche des conseillers militaires américains basés à Obo. Selon la source : «  ces butins de guerre récupérés sont composés entre autres des bidons, des sacs remplis de manioc et d’autres choses pris par les rebelles dans les villages qu’ils attaquent. »


La même source indique qu’il n’y a aucune perte en vies humaines dans les rangs de l’UPDF, lors de l’accrochage. Par contre, elle s’est abstenue de donner de bilan du côté des rebelles.


Lors de cet affrontement, la population de la ville d’Obo était prise de panique par la détonation des armes lourdes utilisées. La population s’inquiète alors de l’assurance donnée par les forces coalisées, qui l’ont rassurée il y a une semaine, de vaquer librement à ses occupations dans un rayon sécurisé de 25 kilomètres autour de la ville.


La dernière attaque meurtrière de la LRA date du 3 mars dans laquelle 6 personnes ont été tuées et 11 kidnappées dans deux localités de la ville de Yalinga, dans la préfecture de la haute-Kotto.

 

 

 

BERBERATI : L’ÉCOLE DÉSERTÉE À CAUSE DE LA CUEILLETTE

 

Berberati, 8 mars 2013 (RJDH)  L’école Koumbé située à trois kilomètre de la ville de Berberati (Ouest), est presque fermée. Radio Zoukpana a fait savoir ce matin que les élèves se préoccupent beaucoup plus de la cueillette des escargots que de prendre le chemin de l’école.


Le directeur de l’école Koumbé Gaston Kamba a mentionné que le rôle des parents d’élèves est aussi important dans cette situation. « Les parents préfèrent amener leurs enfants à la recherche de ces espèces que de les envoyer à l’école », a dit le directeur de l’école Koumbé.


Il a durcit le ton qu’en ou outre, « ses élèves n’étudient pas, ils ne sont pas respectueux et les parents ne payent pas les redevances scolaire ». Des parents interrogés, ont fait savoir que le chemin de l’école est trop long, c’est pourquoi ils préfèrent que leurs enfants mènent ces activités afin de subvenir à leur besoin.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:21

 

 

 

 seleka véhicule

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 005/SG/08/03/13

 

Le 1er MARS 2013, avec stupéfaction, nous avons suivi sur les ondes de la Radio NDEKE LUKA la déclaration de Monsieur Christophe GAZAMBETTY, Ministre de la Communication, au sujet de l’attaque de la ville de Sido. Le Ministre, de manière surprenante, tenait pour responsable le Général Adam NOURREDINE, Vice-président du Conseil Suprême de la SÉLÉKA, qui, selon ses allégations, a fait venir des hommes du Tchad pour mener cet acte qu’il qualifie de folie, en concluant que ce dernier allait se mettre à dos les Chefs d’Etat de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale.


Nous apportons un démenti formel à ces propos ignobles qui visent à discréditer la SÉLÉKA et à l’affaiblir intérieurement et nous dénonçons, avec vigueur, ces cercles obscurs et abjects qui cherchent à détruire notre détermination et à nous diviser par la désinformation.


Nous rappelons qu’il ne s’agit aucunement d’une attaque de la ville de Sido, contrairement à ce que propage, insidieusement, Monsieur le Ministre dans l’opinion publique nationale et internationale. En l’espèce, le Haut Commandement Militaire de la SÉLÉKA, étant saisi de la demande de ralliement des éléments des Forces Armées Centrafricaines basées à Sido, a dépêché vers eux une mission de concertation. A 15 km de l’entrée de la ville, nos éléments sont tombés dans une embuscade tendue par quelques soldats égarés des FACA. Suite aux tirs de semonce de nos vaillants combattants, ceux-ci ont pris la fuite dans la brousse environnante. La population prise de panique par ses détonations a été rassurée par nos combattants de cet incident mineur et le calme est vite revenu dans la localité. Le ralliement voulu par les Forces Armées Centrafricaines de la ville de Sido est devenu effectif, depuis.


En outre, avec consternation, lors de la sortie médiatique du Ministre GAZAMBETTY, nous constatons son silence à propos de la violation des Accords de Libreville de Janvier 2013 par le Général François BOZIZÉ : sur la configuration du Gouvernement d’Union Nationale ; sur la libération des personnes arrêtées en relation avec la crise sécuritaire ; sur le retrait des troupes étrangères non communautaires ; sur l’existence des milices à la solde du pouvoir ; sur la présence des mercenaires dans des points stratégiques du pays et les exactions permanentes sur des personnes jugées proches de la SÉLÉKA.


Il en ressort que le maintien des troupes sud-africaines sur notre territoire ne constitue, aucunement et assez curieusement, ni une préoccupation, ni une atteinte aux Accords de Libreville de Janvier 2013 pour Le Ministre Christophe GAZAMBETTY.


Nous prenons donc acte des déclarations du Ministre de la Communication, issu de nos rangs SÉLÉKA, et qui ne cadrent aucunement avec la vision de notre Mouvement.


Fait à Sibut le 08 Mars 2013

 

Justin KOMBO, Moustapha 

 

Secrétaire Général                           

SÉLÉKA

É-mail : zokoyzosozola@yahoo.com

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:44

 

 

Urgent

 

 

 

DOUBANE--1-.jpg

 


Bangui, 8 mars 2013 (CAP) - Charles Armel DOUBANE, ambassadeur de la RCA auprès des Nations unies à New York, actuellement en séjour à Bangui, a fait l’objet d’une tentative d’enlèvement dans la nuit du 7 au 8 mars par un commando du pouvoir bozizéen. Deux véhicules remplis de militaires sont passés à son domicile. Ils l’ont cherché partout. Mais l’intéressé a réussi à se mettre à l’abri.


L’intéressé dit ignorer les raisons de cette insolite visite nocturne de militaires chez lui et se dit encore très sonné. C’est donc depuis sa clandestinité que le diplomate a réussi à donner l’alerte sur son abracadabrantesque situation. Bangui est devenu une véritable jungle en dépit des Accords de Libreville pourtant signés par BOZIZE.


Cette rocambolesque affaire est encore une fois de plus la preuve que pour dîner avec le diable BOZIZE, il faut se munir d'une longue cuillère. Mal en a pris a beaucoup de compatriotes qui se sont fait beaucoup d’illusions et dont les cuillères n’étaient pas assez longues.  

 

 

Charles Armel DOUBANE avait déjà été interdit de sortie du territoire  centrafricain le mercredi 3 février 2010 à 21 h  à l'aéroport Bangui M'poko une fois ses formalités terminées. Le commissaire de police de l'air et des frontières lui a interdit toute sortie du territoire tout en lui signifiant que l'instruction venait d'en haut. Charles Armel DOUBANE devait se rendre à Douala dans le cadre de ses activités commerciales puisqu'il tient un commerce de produits chimiques au centre-ville de Bangui, avenue de l'indépendance.


Comment pourra-t-il regagner désormais son poste à New York ? Sera –t-il contraint de sortir de sa clandestinité ? C’est cela les affres de la bozizie. Humilier ceux-là mêmes qui travaillent pourtant pour BOZIZE ! DOUBANE est chevalier de la légion d’honneur, distinction qui lui a été remise par l’ambassadeur de France à Bangui. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 04:07

 

 

 

David Gbanga heureux au banquet

 

 

Bangui, 8 mars 2013 (CAP) - L’affaire de l’interdiction faite au ministre de la communication Christophe GAZAM BETTY par les soldats de la GP à l’entrée de la maison de Radio Centrafrique est en train de prendre de l’ampleur et de revenir comme un boomerang à la figure de ceux-là mêmes qui ont orchestré cette opération de règlement de compte. Aux dernières nouvelles, le gouvernement serait mobilisé derrière le ministre concerné.  


Selon nos informations, le directeur général de Radio Centrafrique, le retraité et ex-DVA, David GBANGA répand et dit à qui veut bien l’entendre depuis que l’étau se resserre autour de lui, qu’il aurait pris sur lui d’interdire l’accès de la radio à son ministre qui lui aurait dit sait-on à quel moment, « qu’il allait faire pilonner la radio ». Il s’agit là d’une déclaration gravissime qui relèverait d’une procédure pénale à son encontre outre les enquêtes déjà en cours sur lui pour diverses malversations et détournement en bande organisée des crédits de la radio. Tout porte à croire que le retraité encore en fonction, David GBANGA et ses amis imposteurs Javan Papa ZAMA et Abakar PIKO, n’ont pas mesuré la gravité de leur manipulation du capitaine MBEA de la garde présidentielle.


Par ailleurs, on apprend d’une source digne de foi que dans le cadre du recensement des ex-combattants Séléka en cours, afin de ponctionner le maximum en prime globale d’alimentation (PGA) les chefs militaires, ont donné en désordre des galons de colonel et autres grades d’officiers supérieurs au gros de la troupe des combattants et pour le reste on ne compte plus les généraux en tout genre. Cela demande beaucoup de vigilance et une certaine dextérité de la part des experts militaires de la FOMAC pour déminer ce marché lucratif qu’est devenue la rébellion en Centrafrique et son corolaire le DDR qui risque de dériver vers une distribution de subsides à tous les bandits et brigands de certains pays voisins de la sous-région aspirés par la rébellion de Séléka.  


En lieu et place du Médiateur il faudra mettre les officiers FOMAC en charge de la sécurité des personnalités et des personnes vulnérables en liaison naturellement avec le Général Noel ESSONGO, Représentant du Haut Médiateur le Président congolais Denis SASSOU NGUESSO, qui est enfin de retour à Bangui ce jeudi selon nos informations et qui doit s’impliquer fortement pour résoudre les problèmes que BOZIZE crée presque tous les jours dans son refus d’appliquer les Accords de Libreville, à commencer par son coup de force du gouvernement du 3 février dernier.


Des informations font encore état de la mise à sac de la ville de Mobaye par les bandits tchadiens recrutés par Nourredine Adam

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 03:38

 

 

 

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Bangui 8 mars 2013 (CAP) - Des femmes se disant du Réseau pour la réconciliation et la paix, ont marché le mercredi 6 mars 2013 pour demander au Premier ministre chef du gouvernement d'union nationale de faire pression sur certains éléments de la Séléka qui continuent les exactions commises sur des femmes et des enfants dans les localités qu'ils occupent afin que ces exactions puissent cesser. L'initiative est bonne certes, mais suite à des enquêtes menées par Centrafrique-Presse, l'on a constaté que cette marche n'était en réalité qu'une machination de la bozizie qui a joué comme joker la sulfureuse Annick Zamba spécialisée dans les affaires louches et les zizanies.


C'est même celle-là que Bozizé avait utilisée pour diviser les médias centrafricains. Cette fois, elle est donc appuyée par Solange Pagonéndji Ndakala allias Arôme Maggi pour l'organisation de cette mascarade. Il s'agit donc uniquement de quelques femmes sans situation, que le KNK a utilisées  moyennant une motivation financière, 5000 F CFA par femme selon nos sources. Pour preuve, une fois leur sale besogne finie, ces dames devraient être "récompensées", chose que Annick Zamba n'aurait pas fait ou seulement en partie. Ainsi, ces femmes ont même dû se bagarrer à cause d’un mauvais partage, à la hauteur du siège du CICR sur l'avenue Benz Vi.


Au lieu que ces femmes demandent des comptes à Bozizé qui a fait plusieurs veuves et orphelins ayant assassiné de nombreux ressortissants du nord, au lieu que ces femmes organisent une marche pour demander à Bozizé de sanctionner ses éléments qui avaient massacré et violé une vingtaine de filles et femmes des Goulas et Roungas qu'ils ont enlevés et détenus pendant plus de 5 jours avant de les libérer, au lieu que ces femmes manifestent pour demander à Bozizé de libérer les pauvres innocents qui pullulent dans les prisons politiques de ce dernier... c'est une piteuse machination qu'elles veulent faire avaler à la population. Pathétique !

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 02:49

 

 

 

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Au moment où il est beaucoup question à Bangui de la présence des troupes sud-africaines en Centrafrique, la rédaction de Centrafrique a procédé à quelques investigations auprès de la représentation diplomatique de notre pays en Afrique du Sud et est en mesure de dresser un tableau peu reluisant de cette ambassade à la tête de laquelle BOZIZE YANGOUVONDA a placé un de ses hommes de main en la personne de Paul DIMASSI, un de ces généraux d’opérette dont regorge l’armée de la bozizie et dont on se souvient qu’une fois ivre, il avait été copieusement tabassé il y a quelques années par un certain Landry TOUABOY qui n’est autre qu’un des aides de camp de YANGOUVONDA. Certaines mauvaises langues disent à Bangui que c’est d’ailleurs pour laver cette humiliation de cet aide de camp que BOZIZE a envoyé Paul DIMASSI comme ambassadeur à Pretoria. On est bien en bozizie… !

 

La Rédaction  

 

 

La situation qui prévaut à l’ambassade de la République Centrafricaine au pays de Jacob ZUMA - qui a cru devoir envoyer en urgence dernier ses troupes voler au secours d’un BOZIZE dont le pouvoir était en train de vaciller bigrement - tout en ressemblant à celle de la plupart des représentations diplomatiques de la RCA à l’étranger, se caractérise par un désordre généralisé. Le Général de Brigade admis à la retraite Paul DIMASSI que BOZIZE a choisi d’envoyer à Pretoria, l’actuel chef de la représentation diplomatique de la République Centrafricaine située au 799 Government Avenue & Eastwood Pretoria, South Africa, n’a aucun contrôle de l’ambassade placée sous sa responsabilité depuis l’ouverture de celle-ci le 08 juin 2010.

 

Le 06 janvier 2013, au cœur de la crise militaro-politique qui avait failli emporter le régime de Bangui, Pretoria, voulant remplir l’obligation internationale de l’Afrique du Sud vis-à-vis de la RCA, apporte un soutien militaire et logistique avec près de 400 soldats déployés autorisés par la constitution sud-africaine, selon une déclaration faite par la présidence du pays de l’arc-en-ciel. « Les soldats sud-africains "vont aider l'armée centrafricaine à augmenter sa capacité, à préparer et à mettre en œuvre le processus de désarmement, démobilisation et réintégration", indique la déclaration. Cette mission "fait partie des efforts que l'Afrique du Sud déploie pour amener la paix et la stabilité dans la région ».

 

Force est de constater, au regard de la gestion de la représentation centrafricaine au pays de Nelson Mandela, il se trouve que malgré la présence d’un ambassadeur centrafricain en poste à Pretoria, BOZIZE préfère s’attacher plutôt les services de son sulfureux ami Didier PEREIRA, conseiller à la Présidence sud-africaine pour le trafic des armes d'Afrique du Sud vers Bangui, et également dans les dossiers relatifs à l'opération WIMBEZELA. C’est ce Didier PEREIRA qui a facilité une rencontre de Francis BOZIZE avec Jacob ZUMA pour régler des affaires d’armes à livrer à Bangui sans doute en échange de business de diamant..

 

Il se raconte à Bangui que Paul DIMASSI avait obtenu son poste de Pretoria comme lot de consolation suite au tabassage dont il avait été l’objet par un des aides de camp  de YANGOUVONDA, en l’occurrence Landry TOUABOY. Sur le plan professionnel, ses collaborateurs murmurent sa gestion de main de fer des affaires diplomatiques en impliquant directement sa famille pendant que lui-même fait main basse sur la caisse de l’ambassade.

 

L’an dernier [2012, NDLR], le Général à la retraite, Paul DIMASSI, s’est farouchement opposé au retour en poste de  son Attaché de Sécurité, le lieutenant Albert BEFIO BALLA, évacué d’urgence à Bangui en Octobre 2011 pour cause de maladie, et également il avait saisi l’Administration centrale pour demander au ministre des Affaires Etrangères de l’époque [ndlr : Antoine GAMBI,] de  mettre fin aux fonctions de trois de ses agents pour des raisons qui ne sont pas professionnellement fondées. Rappelons aussi qu’en 2011, l’ambassadeur était rentré bredouille de Bangui, après avoir passé six (6) mois, soi-disant pour tenter d’obtenir des crédits de fonctionnement pour son poste.

          

La ville de Cape-Town, capitale provinciale du Cap-Occidental, se prépare à ouvrir un consulat de Centrafrique, qui tarde à connaître ses responsables. Dans le milieu centrafricain résidant dans la ville, des rumeurs circulent à propos des calculs d’intérêts de l’ambassadeur qui serait plutôt favorable à la nomination d’un membre de son puissant réseau sulfureux. Le consulat de la RCA à  Johannesbourg n’est pas en reste.

 

S’agissant du Conseiller Social et Culturel, Célestin Maurille OUILIBONA WANZANE (hors statut), il détient la palme d’or de la mythomanie. Il ne manque en effet pas d’inspirations. D’abord monsieur se flanque aussi du grade de colonel de l’armée centrafricaine pour jouir de tous avantages de ce rang mais se fait passer également pour un frère-cadet du Général-père avec pour nom Emmanuel BOZIZE. Comme on n’est pas BOZIZE pour le plaisir des oreilles et des yeux,  Emmanuel BOZIZE, appelons-le comme cela, ne cesse  de brandir son lien parental à toutes fins utiles. Le comble est que depuis sa prise de service en Septembre 2010, il n’est pas assidu au travail et  n’a jamais traité un seul dossier administratif et brille seulement par son trafic d’influence.

 

Son alter ego s’appelle sieur Pierre Nicaise ZEMBOUROU (Administrateur Civil au Ministère du Commerce) et par ailleurs Conseiller Economique de l’Ambassade. En vendeur de bonne aventure, ce dernier sillonne le milieu du business sud-africain où il prêche les bons services du diamant centrafricain. Avec Emmanuel BOZIZE ils se montrent facilitateurs des transactions sur les pierres précieuses de la République Centrafricaine vers la République d’Afrique du Sud. L’orgueilleux Conseiller Economique, assure pour le moment et depuis mi-Décembre 2012, l’intérim de l’Ambassadeur, qui est toujours en mission à Bangui.

 

En victime patentée des coups-bas de ses protégés, l’ambassadeur Paul DIMASSI, conformément à la Note de Service signée au profit de son intérimaire Pierre Nicaise ZEMBOUROU, les fonctions de chargé d’affaires de ce dernier sont  exclusivement limitées à l’évacuation des affaires courantes de l’ambassade au motif que  ZEMBOUROU n’est pas digne de représenter l’ambassade à l’extérieur, car il (DIMASSI) s’est fait dernièrement avoir dans le  business des cigarettes et liqueurs des magasins diplomatiques hors taxes de Pretoria. ZEMBOUROU a la réputation d’être trop vulgaire depuis qu’il est devenu chargé d’affaire. Il lui arrive d’arracher les cachets de service du secrétariat de l’ambassade pour les garder par devers lui. Dans quel but ? Seul lui-même pourra le dire. Mais en cas de besoin desdits cachets, il suffit de lui faire appel pour qu’il les ramène  ou encore  aller chez lui pour  s’en servir.

 

Le Secrétaire Traducteur bilingue, sieur Nouhou HASSAN (Administrateur Civil) au Ministère des Affaires Etrangères, passe auprès de ses collègues comme celui qui veut souvent forcer  la main del’ambassadeur. Quelle mouche l’a piqué au point de vouloir un poste inférieur qui ne correspond pas à sa catégorie ? Dans quel but et pour quel intérêt ? La page facebook de ce dernier est pleine de publications à caractère politique lesquelles inquiètent et confondent ses responsables du ministère des Affaires Etrangères qui parlent de violation de l’obligation de réserve, principe absolu  que doit respecter tout  agent de l’ambassade.

 

L’Opérateur Radio, l’Adjudant-Chef Symphorien BANGAVOULOU lui, passe le plus clair de son temps à se promener dans la ville de Pretoria où depuis son arrivée en Août 201, il n’a pas d’outils de travail. Il en est de même pour les deux chauffeurs de l’ambassade à savoir Anicet Fréderic YAGUEME et Dieudonné YAMALE, respectivement chauffeur de commandement  et chauffeur de liaison, tous deux sont des ouvriers des Travaux Publics au Ministère des Affaires Etrangères à Bangui. Ils errent paisiblement dans le pays de Nelson MANDELA en se tournant les pouces car l’unique véhicule de l’ambassade est en panne  depuis plusieurs mois. 

 

Depuis trois (03) ans, l’ambassade de la RCA a enregistré quatre (4) mois retard de loyer de la résidence de l’Ambassadeur, et depuis la semaine dernière, le propriétaire des locaux de la résidence a décidé de confier sa propriété à une agence immobilière de la place pour lui trouver un autre locataire. Le dossier des arriérés de loyer de l’ancien bailleur de l’ambassade dont l’affaire est entre les mains des autorités du Département Sud Africain des Relations Internationales et de la Coopération, et revient aussi fréquemment dans les journaux sud-africains.  A cela il faut aussi ajouter les arriérés de salaire du personnel local à savoir  la ménagère et le jardinier qui sont démissionnaires. La ménagère qui est sud-africaine a fini par saisir l’Inspection de Travail de son pays pour réclamer ses salaires impayés. 

 

L’ambassade n’a pas de  ligne téléphonique depuis Juin 2011; L’unique véhicule de l’Ambassade est en panne  depuis décembre 2012; Le reliquat des dettes contractées pour l’acquisition des meubles depuis décembre 2011 n’est toujours pas apuré. Les activités professionnelles à l’Ambassade sont au ralenti. La Secrétaire de direction, Carole Chimène DIMASSI (personnel local), fille de … l’ambassadeur, qui se dit  démissionnaire, mais parallèlement continue de percevoir son salaire. Or le vrai motif de sa prétendue démission est de  camoufler son incompétence professionnelle.

 

Marina Christelle GAMBI (hors statut), fille du Ministre sortant des Affaires Etrangères est Attachée de Protocole, Interprète. Son rendement a motivé des recherches scientifiques auprès de ses anciens collègues de Bangui pour comprendre son fonctionnement. Les résultats des recherches effectuées un peu partout justifient équivalent à ses caprices d’adultes et ses frasques de professionnels. Niveau d’études inferieur à la classe de 5eme, aucun diplôme, ni une expérience professionnelle, Marina a été parachutée à Pretoria de la même manière que son père suppliait François BOZIZE de lui offrir une seconde chance pour valoir ses droits à la retraite.

 

Antoine GAMBI est nommé Ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement TOUADERA. A son tour, il a envoyé sa fille Marina en aventure  à l’Ambassade de RCA en Afrique du Sud où son incompétence est notoire car d’un niveau intellectuel très limité. Profitant de la position de son père, elle ne travaille jamais, se fait intouchable et toujours très active dans les magasins diplomatiques hors taxes de la place, qui lui rapportent tant de profits que son devoir professionnel.

 

Sans le moindre scrupule et à l’instar de son patron BOZIZE, Antoine GAMBI a également pensé à nommer un autre de ses fils comme conseiller à l’ambassade de RCA Paris. La diplomatie en famille c’est mieux. Avant de quitter le département des affaires étrangères pour celui du DDR, papa GAMBI a tenu à faire nommer son fils en poste à Paris comme Consul de Centrafrique au Qatar. Voilà un père qui pense à l’avenir de sa progéniture.

 

Tous les agents diplomatiques de Pretoria n’appartiennent pas au Ministère des Affaires Etrangères.

 

Alvarez de Santo à Pretoria (Afrique du Sud) pour Centrafrique-Presse

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 01:24

 

 

 

gl Dhaffane

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 07 Mars 2013 13:15

 

« Nous avons toujours revendiqué un réaménagement technique du gouvernement comme facteur d’un retour définitif de la paix en République Centrafricaine. Le quota de la Séléka n’a pas été respecté, ce qui nous inquiète ». Cette déclaration  a été faite le 5 mars 2013 par le ministre des eaux et forêts, Moussa Dhaffane, sur les ondes de Radio Ndeke Luka.


La réaction de ce membre du gouvernement, issu des rangs de la coalition des rebelles de la Séléka, est intervenue au moment où le Président de la République Centrafricaine François Bozizé a nommé mardi dernier, certaines personnalités à des postes de responsabilités.


Selon le ministre, « il est important à ce jour de procéder à ce réaménagement technique pour apaiser les esprits, prendre en compte toutes les sensibilités nécessaires à un retour de la paix ».


« Toutefois, Séléka a toujours milité pour une paix. Même si elle a pris des armes, il n’a pas été question de faire la guerre, mais plutôt de faire entendre la voie d’une frange de la population délaissée », a indiqué le ministre.


Au sujet justement de cette nomination rendue publique sur les ondes de la radio Nationale, le Président de la République a ramené de force Albert Besse, ex-ministre des finances et du budget, Obed Namsio, ex-ministre délégué aux mines et Roger Langue. Ils sont désormais Ministres Conseillers à la Présidence.


Le même décret concerne également Egide Gouguia, ancien Premier Conseiller auprès de l’ambassade de Centrafrique à Paris et Firmin Ngrebada (ex- directeur de cabinet adjoint de l’ex-Premier ministre  Faustin Archange Touadera.


Une presse en ligne a remarqué que « malgré l’accord de Libreville signé en janvier dernier, le Président de la République continue à ce jour, de signer à tour de bras, les décrets de nominations dans l'appareil de l'Etat. Dans ses actions, il ne consulte même pas l’actuel chef du gouvernement de l’union nationale, maître Nicolas Tiangaye, et surtout le conseil des ministres. Pour cette presse, «  rien n'a vraiment changé depuis Libreville ».


La même source a précisé que, « un des hélicoptères de guerre ukrainiens que François Bozizé tentait depuis à la hâte de faire voler, aurait effectué le week-end dernier, un tour de reconnaissance sur la ville de Sido (nord). Cette ville qui avait fait l'objet quelques heures plus tôt, d'une attaque des éléments de Nouredine Adam de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) Fondamentale. Une attaque qui a fait fuir plus de 4000 habitants de Sido vers le Tchad voisin ».


Toutefois, sur le terrain, une partie dissidente des éléments de la Séléka cantonnés à Sibut (186  kilomètres nord de Bangui) continuent de semer la terreur parmi la population. 9 d’entre eux ont blessé par balle un habitant et fils d’un Général des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Libi (45 kilomètres sur l’axe Damara-Sibut. La victime en question se trouve à ce jour à l’Hôpital de l’Amitié de Bangui pour des soins.


Les bourreaux du jeune lui auraient reproché la détention des armes de guerre appartenant à son père. Outre ce cas de blessé, les malfrats ont emporté 10 tonnes d’ignames, 7 tonnes et demi de riz ainsi que d’autres biens appartenant au Général.

 

 

 

 

NDLR : A trop insister sur le nombre de portefeuilles qu'ils ont réclamés dans le gouvernement et qu'ils n'auraient pas eus en totalité, les responsables de Séléka donneront raison à ceux qui disent "tout ça pour ça" comme si la finalité est l'obtention de postes ministériels. Ce faisant, ils se comportent aussi comme BOZIZE qui pense que le gouvernement est une question de rapport de force numérique car en cas de vote, plus un camp a de ministres, plus il a des chances de gagner. Séléka doit comprendre que même des partis politiques aussi importants et implantés dans le pays comme le MLPC et le RDC, n'ont obtenu chacun qu'un seul portefeuille au sein de ce gouvernement et s'en contente car il s'agit d'un gouvernement d'union nationale. Ces partis auraient pu insister pour avoir davantage de postes ministériels car ils ne sont pas moins méritants que la soi-disant entité "opposition armée non-combattante" qui a eu complaisamment trois maroquins alors qu'en réalité, ce sont des gens qui ont rallié BOZIZE. A l’évidence, même si tous les Centrafricains qui souhaitent être ministres le devenaient, les problèmes essentiels de ce pays n’en seraient pas pour autant résolus.


C’est parce que BOZIZE ne comprend que le langage des armes et de la force que nous en sommes là aujourd’hui. C’est une fois face à la menace de renversement de son pouvoir que ce dernier a été contraint de déclarer à l’issue de son entretien avec Thomas YAYI BONI qu’il était prêt à se rendre aux négociations de Libreville sans conditions et à prendre des rebelles de Séléka dans son gouvernement. A présent, il semble avoir oublié ses engagements et veut faire fouiller au corps les ministres Séléka avant qu’ils entrent en salle du conseil et autre brimade du genre, empêcher l’accès de la radio nationale au ministre de la communication. Actuellement, BOZIZE ayant réussi avec Libreville à sauver sa tête, il pense qu’il peut à nouveau reprendre avec ses ruses et roublardises ante mais il se trompe.  

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