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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:40

 

 

 

 

Le pouvoir impopulaire et incompétent de Samba Panza qui tire à sa fin est en train de créer une nouvelle rébellion vers la ville de Ouango à sa solde pour exterminer le peuple Centrafricain les instigateurs de cette bande organisée sont DEMAFOUTH , SOKAMBI , SAYO et autres prédateurs .

 

Longtemps considérée comme un havre de paix et de prospérité en Afrique, la Centrafrique a basculé depuis décembre 2012 dans un cycle de violences entretenus par les criminels et bandes de prédateurs constituées dans une association appelée la seleka ont renversé un régime démocratique. Le pouvoir impopulaire et incompétent de Samba Panza qui tire à sa fin est entrains de créer une nouvelle rébellion vers la ville de Ouango a sa solde pour exterminer le peuple Centrafricain les instigateurs de cette bande organisée sont DEMAFOUTH, SOKAMBI, SAYO et autres prédateurs . 


C’est pourquoi nous demandons a la communauté internationale d’ordonner la dissolution purement et simplement cet bataillon d’intervention rapide forme que des anciens mutins par la voleuse de l’argent du peuple Centrafricain envoyé par l’Etat angolais .Ceci allait produire d’immenses tensions dans le pays en discriminant toute une frange de la population surtout toute la population réclame le réarmement des FACA et non la constitution de milice à la solde d’un pouvoir aux abois réputé par les prédations détournements de deniers publics au profil de pauvre population était mise en cause. CSP, Demafouth ont créé ces désordre avec les mutins yakoma et APRD de Sayo pour empêcher la tenue du dialogue nationale. 


Catherine Samba Panza a détruit complètement la Centrafrique exterminer les centrafricains et ramener la CENTRAFRIQUE à l’âge de pierre la solution pour ré dynamiser la Centrafrique est le retour du président Bozize à la présidence car il a les qualités d’un bon président centrafricain. 


 DAVID BOHONG 

RCA : NON A LA CREATION DE MILICE A LA SOLDE D’UN POUVOIR AUX ABOIS par DAVID BOHONG

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:35

 

 

 

 

30/10/14 (AFP)

 

L'Union européenne a appelé mercredi soir à l'abandon du projet de révision de la Constitution du Burkina Faso dénoncé par l'opposition comme un moyen de permettre le maintien au pouvoir du président Blaise Compaoré.

 

"Tout ce qui risque d'affecter ou de remettre en cause la stabilité, le développement équitable et les progrès vers la démocratie doit être rejeté d'un commun accord afin de consolider l'unité nationale", a affirmé le service d'action extérieure de l'UE dans un communiqué publié à la veille d'une marche à Ouagadougou à l'appel de l'opposition burkinabe pour contester ce projet.

 

"Nous appelons toutes les parties à la retenue et à refuser tout ce qui est de nature à susciter le recours à la violence", a insisté l'UE.

 

"Nous rappelons notre attachement au respect des principes de l'Union africaine en matière d'alternance politique et démocratique", a-t-elle souligné.

 

"Tout recours à la violence constituerait un grave recul pour le pays", avertit l'UE.

 

L'opposition est également invitée à renoncer à son action. "L'ensemble des acteurs doivent privilégier le dialogue respectueux de la diversité des points de vue et doivent se donner le temps de rechercher une voie consensuelle pour parvenir à des solutions véritablement acceptables pour la majorité de la population", conclut l'UE.

 

Le projet examiné jeudi par l'Assemblée vise à modifier la Constitution, pour porter de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels. Ce changement permettrait à Blaise Compaoré, arrivé aux affaires par un putsch en 1987 et qui devait achever l'an prochain son dernier mandat, après deux septennats (1992-2005) et deux quinquennats (2005-2015), de concourir à nouveau à la présidentielle.

 

L'opposition craint que ce changement de la Loi fondamentale, qui ne devrait pas être rétroactif, conduise le chef de l'Etat, déjà élu quatre fois avec des scores soviétiques, à accomplir non pas un mais trois mandats supplémentaires, lui garantissant 15 années de plus au pouvoir.

L'UE appelle à l'abandon du projet de révision de la Constitution au Burkina Faso

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:32

 

 

Burkina Faso : les forces de sécurité tirent sur des manifestants


Les forces de sécurité chargées de protéger le secteur près du palais présidentiel burkinabé ont tiré des coups de feu et des gaz lacrymogènes à l'approche de manifestants, apprend-on de source diplomatique et auprès des services de sécurité. Trois corps sont restés au sol.


La foule a marché sur le palais présidentiel situé dans le secteur Ouaga 20 de la capitale Ouagadougou après avoir auparavant pris d'assaut le bâtiment de l'Assemblée nationale et la télévision d'Etat. Certains manifestants ont mis le feu à des parties du Parlement.


Les forces du sécurité qui gardaient la maison du frère du président Blaise Compaoré ont ouvert le feu alors que les manifestants tentaient de s'emparer de la propriété, laissant trois corps gisant sans mouvement sur le sol, a rapporté un témoin.


Réforme retirée


Au milieu de ces violences, le gouvernement a appelé la population "au calme" et annulé le vote prévu d'une révision constitutionnelle très controversée devant permettre le maintien au pouvoir du président Compaoré.


"Le gouvernement a annulé le vote de la loi", a déclaré Alain Edouard Traoré, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Dans un communiqué, le gouvernement a également "appelé les populations au calme et à la retenue", après le saccage de l'Assemblée par des manifestants.


Depuis trois jours, les manifestants protestent contre une réforme de la constitution ouvrant la voie au maintien au pouvoir de Blaise Compaoré. Le mandat du président, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1987, expire l'année prochaine. En l'état actuel, après deux septennats et deux quinquennats, la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat.



(ats / 30.10.2014 13h09)

 

Burkina: retrait d'un projet de réforme de la Constitution


Le gouvernement du Burkina Faso a retiré un projet très controversé de révision constitutionnelle qui devait permettre le maintien au pouvoir du chef de l'Etat Blaise Compaoré. Ce texte est à l'origine des manifestations qui ont dégénéré jeudi à Ouagadougou.


Plusieurs milliers de manifestants ont réussi à pénétrer dans l'Assemblée nationale burkinabè, où devait se tenir le vote de cette révision constitutionnelle. Plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes, mais l'hémicycle, mis à sac, semblait encore épargné par l'incendie à 11h00, a constaté un correspondant de l'AFP. 



D'épaisses fumées noires sortaient par les fenêtres brisées du Parlement. Du matériel informatique a été pillé et des documents en papier incendiés. 


Les forces de l'ordre, qui avaient commencé par tirer au gaz lacrymogène sur les manifestants, ont ensuite battu en retraite.



Pour le 3e jour, les manifestants protestent contre une réforme de la constitution ouvrant la voie au maintien au pouvoir de Blaise Compaoré. Le mandat du président, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1987, expire l'année prochaine. En l'état actuel, après deux septennats et deux quinquennats, la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat.



(ats / 30.10.2014 12h43) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532377 

 

L'Assemblée nationale burkinabè en flammes


Des manifestants ont incendié à Ouagadougou l'Assemblée nationale burkinabè. C'est là que devait se tenir dans la matinée le vote d'une révision de la Constitution très controversée permettant le maintien au pouvoir du chef de l'Etat Blaise Compaoré.


Plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes, mais l'hémicycle, mis à sac, semblait encore épargné par l'incendie à 11h00, a constaté un correspondant de l'AFP. D'épaisses fumées noires sortaient par les fenêtres brisées du Parlement.


Plus d'un millier de manifestants avaient réussi à pénétrer dans l'Assemblée nationale. Du matériel informatique a été pillé et des documents en papier incendiés, selon un correspondant de l'AFP. Les forces de l'ordre, qui avaient commencé par tirer au gaz lacrymogène sur les manifestants, ont ensuite battu en retraite.


Pour le 3e jour, les manifestants protestent contre une réforme de la constitution ouvrant la voie au maintien au pouvoir de Blaise Compaoré. Le mandat du président, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1987, expire l'année prochaine. En l'état actuel, après deux septennats et deux quinquennats, la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat.



(ats / 30.10.2014 12h36) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532371 

 

 

Burkina: les manifestants saccagent l'Assemblée

 

Ouagadougou - AFP / 30 octobre 2014 11h23 - Plus d'un millier de manifestants ont réussi à pénétrer jeudi dans l'Assemblée nationale burkinabè à Ouagadougou et l'ont en partie saccagée, alors que les députés devaient voter dans la matinée une révision constitutionnelle controversée, a constaté l'AFP.


Un correspondant de l’AFP a compté 18 voitures brûlées dans la cour et à l'extérieur du bâtiment, qui a été méthodiquement mis à sac, chaque bureau ayant été visité. Le matériel informatique a été pillé et des documents en papier incendiés.


L'Assemblée nationale burkinabè est actuellement enveloppée de fumée noire, provenant des véhicules brûlés, alors qu'un hélicoptère survole les lieux, a constaté ce correspondant.


Mamadou Kadré, un député de l'opposition présent au Parlement à l'arrivée des protestataires, a affirmé à l'AFP que ses collègues de la majorité ont été exfiltrés, sans précision quant au moment ni au lieu de leur exfiltration.


Les forces de l'ordre, qui avaient commencé par tirer des gaz lacrymogène sur les manifestants, ont ensuite battu en retraite.


Un premier groupe de quelques centaines de protestataires avait réussi à forcer une première barrière pour arriver à 50 mètres du Parlement. Un second groupe, plus important, d'environ mille personnes, a percé un second barrage.


Ces manifestants, des jeunes extrêmement remontés, criaient à tue-tête Libérez Kosyam, le nom du palais présidentiel, d'après le correspondant de l'AFP.


L'Assemblée nationale devait examiner jeudi un projet de loi visant à réviser la Constitution pour permettre au président Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir.

L'opposition avait appelé depuis des jours à marcher sur l'Assemblée pour empêcher la tenue du vote. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532334

 

 

L'Assemblée nationale burkinabè en flammes


Des manifestants ont incendié à Ouagadougou l'Assemblée nationale burkinabè. C'est là que devait se tenir dans la matinée le vote d'une révision de la Constitution très controversée permettant le maintien au pouvoir du chef de l'Etat Blaise Compaoré.


Plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes, mais l'hémicycle, mis à sac, semblait encore épargné par l'incendie à 11h00, a constaté un correspondant de l'AFP. D'épaisses fumées noires sortaient par les fenêtres brisées du Parlement.


Plus d'un millier de manifestants avaient réussi à pénétrer dans l'Assemblée nationale. Du matériel informatique a été pillé et des documents en papier incendiés, selon un correspondant de l'AFP. Les forces de l'ordre, qui avaient commencé par tirer au gaz lacrymogène sur les manifestants, ont ensuite battu en retraite.


Pour le 3e jour, les manifestants protestent contre une réforme de la constitution ouvrant la voie au maintien au pouvoir de Blaise Compaoré. Le mandat du président, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1987, expire l'année prochaine. En l'état actuel, après deux septennats et deux quinquennats, la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat.



(ats / 30.10.2014 12h36) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532371 

 

 

FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
et son organisation membre au Burkina Faso


MBDHP - Mouvement burkinabé des droits de l'Homme et des Peuples


Communiqué de presse conjoint
 

Burkina Faso : Nos organisations appellent au calme et au respect par les autorités de leurs engagements démocratiques

 

 

Ouagadougou, Paris, le 30 octobre 2014 – La FIDH et le MBDHP condamnent les violences survenues ce matin au Burkina Faso et appellent les manifestants et les forces de sécurité au calme. D'après les informations recueillies par nos organisations, des milliers de manifestants, opposés au projet de loi portant révision de l'article 37 de la Constitution burkinabè, auraient pris d'assaut, saccagé et pillé les locaux de l'Assemblée nationale ainsi que ceux de la Radio Télévision du Burkina (RTB) dont le signal n'émet plus.

«Cette situation est fort préoccupante et nous craignons qu'elle ne dégénère et soit propice à de graves violations des droits humains. Les tensions engendrées au sein de la société burkinabè par l'annonce du gouvernement, y compris chez les jeunes qui n'ont connu d'autre régime que celui de M. Compaoré, sont très vives» a déclaré Chrysogone Zougmoré, Président du MBDHP.

 

Le 21 octobre dernier, le gouvernement avait annoncé, à l'issue d'un Conseil des Ministres, un projet de loi portant révision de l'article 37 de la Constitution burkinabè visant à supprimer la limitation des mandats présidentiels et ainsi permettre à Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1991, de briguer un cinquième mandat. Ce projet de loi devait être examiné aujourd'hui par l'Assemblée Nationale. La FIDH et le MBDHP condamnent ce processus de révision constitutionnelle contraire aux obligations internationales du Burkina Faso et rappellent que la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ratifiée par le Burkina en 2010, prévoit, en son article 23, des sanctions en cas «[d']amendement ou [de] révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique»

 

« En voulant se maintenir au pouvoir au prix d'une nouvelle révision de la Constitution, Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, revient sur ses engagements. Et, en proposant cette révision à seulement quelques mois des présidentielles, il contrevient aussi aux engagements de l'Etat burkinabè vis à vis de l'Union Africaine et de la CEDEAO. Il est encore temps de faire machine arrière. Le vote des burkinabé doit pouvoir compter », a déclaré Me Drissa Traoré, vice président de la FIDH.

 

L'annonce du gouvernement a été suivie par de vives protestations, notamment dans les rangs des partis politiques de l'opposition et de la société civile. Mardi 28 octobre, une manifestation rassemblant des centaines de milliers de participants opposés au projet s'est tenue dans la capitale, et s'est soldée par de nombreux affrontements entre forces de l'ordre et manifestants. D'après les informations recueillies par nos organisations, plusieurs manifestants seraient toujours maintenus en détention.

 

L'annonce de la fermeture des établissements scolaires pour toute la semaine témoigne également d'un contexte social particulièrement tendu, amplifié par les déclarations de certains leaders politiques. "Si une seule case d'un militant de la majorité est enflammée, normalement dans vos communes, dans vos secteurs, on ne devrait plus trouver une case de responsables de l'opposition débout", avait déclaré samedi 25 octobre, Assimi Kouanda, chef de file du parti présidentiel, ajoutant à l'intention des responsables provinciaux du parti : "Si quelqu'un se hasarde à toucher à une de vos mamans ou de vos soeurs, un de vos papas ou de vos grand-frères, (...) cette personne-là ne touchera plus à quelqu'un". Nos organisations condamnent ces déclarations et appellent les autorités et les manifestants à la retenue.

 

« Mon vote doit compter »

 

Entre 2014 et 2016, 52 élections dont 25 élections présidentielles doivent se tenir dans 27 pays africains. Pour éviter les manipulations, fraudes et violences dues aux élections tronquées, la société civile africaine et internationale a décidé de se mobiliser au sein de la coalition « Mon vote doit compter ». Les sociétés civiles exigent des gouvernants qu'ils respectent leur droit légitime à choisir librement leurs représentants à occasion d'élections régulières, libres, et transparentes, par une mobilisation publique, des actions de terrains et un plaidoyer politique en amont de chaque scrutin jusqu'en 2016.

 

--FIN--

Contacts presse :


Arthur Manet, Tél: +33 6 72 28 42 94 (Paris) – Email: presse@fidh.org
 

Audrey Couprie, Tél: +33 6 48 05 91 57 (Paris) – Email: presse@fidh.org

 

La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH milite pour tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Burkina: retrait d'un projet de réforme de la Constitution
Burkina: retrait d'un projet de réforme de la Constitution

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 23:47

 

 

 

JEAN-LOUIS LE TOUZET29 OCTOBRE 2014 À 19:56

 

INTERVIEW

 

Selon le chercheur Gilles Yabi, même si Compaoré se représentait, «il n’est plus exclu qu’il soit battu» :

 

Gilles Yabi, de nationalité béninoise, a dirigé entre janvier 2011 et décembre 2013 le bureau Afrique de l’Ouest de l’organisation International Crisis Group (ICG). Il est aujourd’hui consultant international, notamment en Afrique de l’Ouest.

 

Pourquoi cette crise au Burkina Faso ?

 

La position de Blaise Compaoré, qui voudrait se maintenir au pouvoir en modifiant sa propre Constitution, n’est pas quelque chose de très neuf en Afrique. L’Algérie reste un précédent récent. D’autres régimes empruntent cette voie, l’ont empruntée, ou vont l’emprunter. En fait, ce qui se déroule aujourd’hui au Burkina est vraiment tout sauf une surprise. Ce moment était attendu, redouté, voire anticipé dans les cercles du pouvoir. D’autant que la société civile, qui s’est massivement mobilisée ces derniers jours, avait multiplié les avertissements et les alertes.

 

D’où vient cette volonté du Président de se prolonger «constitutionnellement» ?

 

On peut imaginer - mais pas seulement dans le cas du Burkina qui nous occupe - que le chef de l’Etat cherche à éviter de répondre devant la justice de faits relevant du pénal, par exemple. Mais il ne faut surtout pas perdre de vue que ces systèmes démocratiques jeunes sont souvent le fruit d’une transition démocratique en trompe-l’œil. Ils héritent des réflexes des régimes autoritaires qui les précédaient. Par ailleurs, il faut aussi tenir compte des élites locales qui n’ont pas encore intégré les réflexes démocratiques. On a donc d’un côté une manipulation constitutionnelle pour rester en place et, de l’autre, une culture démocratique encore insuffisante, voire imparfaite.

 

Quels seraient les scénarios possibles pour l’avenir du pays ?

 

Je tiens à insister tout d’abord sur cette réaction populaire impressionnante à l’échelle du pays et même de la région. Il s’agit là d’une pression citoyenne sans équivalent dans le pays, qui ouvre en quelque sorte le jeu démocratique. Enfin… pour le moment. Bien entendu, il faut attendre le vote de l’Assemblée nationale, ce jeudi. Ensuite, on verra s’il y a obligation de passer par le référendum. Cette hypothèse pourrait déboucher sur une grande période d’incertitude politique. Et quand bien même Blaise Compaoré se représenterait, il n’est pas exclu qu’il soit battu. Tous les scénarios sont envisageables, y compris les moins favorables pour la stabilité et l’avenir du pays…

 

Que répondez-vous à l’argument souvent mis en avant pour justifier la longévité au pouvoir de Compaoré : celui d’un dirigeant qui serait un gage de stabilité régionale ?

 

L’argument de la stabilité régionale et sous-régionale incarnée par un seul homme n’est ni recevable ni sérieux. Sa variante, l’importance et la solidité des réseaux tissés par un chef d’Etat et son entourage à travers les mandats successifs, demeure pour le moins fragile, même si des réussites économiques certaines sont à mettre à son crédit. Mais la vraie question est de savoir si le Burkina peut se défaire de son régime semi-autoritaire pour entrer dans un système véritablement démocratique.

 

Comment le définiriez-vous, ce régime ?

 

C’est un régime usé, qui a traversé plusieurs phases depuis 1987, mais qui reste marqué par deux faits importants : l’assassinat de Thomas Sankara [à la tête du Conseil national révolutionnaire, panafricaniste, à partir de 1983, et tué le 15 octobre 1987, ndlr] qui l’a fragilisé dès le départ, puis, en 1998, celui du journaliste Norbert Zongo [qui enquêtait sur un meurtre dans lequel le frère de Blaise Compaoré, François Compaoré, serait impliqué]. Ce crime a écorné l’image patiemment construite d’un régime incarné par un homme qui se serait transformé de putschiste en président.

 

Recueilli par Jean Louis Le Touzet

 

 

Au Burkina Faso, un parfum de printemps africain

 

 

REPORTAGE

 

La société civile, qui s’organise pour contrer le projet de révision de la Constitution du président Compaoré, prévoit déjà un conflit dans la durée.

 

Drôle de symbole. A Bobo-Dioulasso, la statue de Blaise Compaoré a été déboulonnée. Juste à côté, celle de son ami Kadhafi, le dictateur libyen renversé en 2011, est toujours debout, alors que les slogans brandis et scandés par les manifestants de la deuxième ville du Burkina, comme dans la capitale, Ouagadougou, avaient un air de printemps arabe.

 

Environ un million de personnes (pour un pays de 16 millions d’habitants) ont déferlé mardi dans les rues des principales villes du pays, aux cris de «Compaoré, dégage !» ou «Libérez Kossyam», du nom du palais présidentiel. Une marée humaine répondant à l’appel de l’opposition à la «désobéissance civile».«Compaoré doit partir. Je n’ai connu que lui comme président. Vingt-sept ans au pouvoir, c’est trop», s’énervait un jeune dans le cortège bobolais. «On s’est levé pour que ça change, et ça va changer», explique Idrissa, la cinquantaine grisonnante, aussi déterminé que Yakou, chauffeur de taxi : «Même si on doit mourir, on ira jusqu’au bout.»

 

Objet de la colère populaire : le projet de loi déposé le 21 octobre par le gouvernement pour réviser l’article 37 de la Constitution et faire passer de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels, permettant à Blaise Compaoré de se représenter aux élections prévues pour novembre 2015. La réforme, qui doit être examinée ce matin et nécessite la majorité des trois quarts des députés, a toutes les chances d’être adoptée : après le ralliement de la troisième force politique du pays cette semaine, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti au pouvoir, et ses alliés détiennent 101 sièges sur 127. La manœuvre législative prendrait de court les adversaires du Président, occupés depuis des mois à empêcher la tenue d’un référendum sur la question. Les opposants crient au «coup d’Etat constitutionnel».

 

Grève générale. Voilà plus d’un an que la tension monte au Burkina Faso, le Président et son entourage cherchant de plus en plus ouvertement le moyen d’ouvrir la voie à une nouvelle candidature. Une année de manifestations et meetings, menés par un front uni de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, a montré l’hostilité d’une grande partie de la population à toute prolongation du «Blaiso», sobriquet donné au président par la presse locale. «On en a marre d’un système où un petit groupe a le pays en main et où le peuple n’a qu’à se débrouiller pour survivre», déplore Issouf, enseignant à Bobo. Hasard du calendrier, les syndicats appelaient mercredi à la grève générale pour réclamer une amélioration des conditions de vie et une réforme du système éducatif, déliquescent. Dans ce pays sahélien, l’un des plus pauvres du monde, le revenu minimum dépasse à peine un euro par jour et seuls 29% des habitants sont alphabétisés.

 

«Compaoré a mis le pays dans une situation de chaos. Les écoles, les hôpitaux, plus rien ne fonctionne. Il n’y a que dans les poches de nos dirigeants que tout va bien», clame Sams’k Le Jah, reggaeman ultra populaire chez les jeunes, qui dénonce depuis des années dans ses textes «l’accaparement du pouvoir par un régime rongé par la corruption». Il a fondé en juillet 2013 avec le rappeur Smockey, autre célébrité engagée, le «Balai citoyen», mouvement destiné à «balayer Blaise et sa malgouvernance». S’inspirant du mouvement Y’en a marre qui a accompagné l’alternance au Sénégal, le Balai citoyen est devenu l’une des principales forces de mobilisation de la jeunesse, bien implantée dans les quartiers des grandes villes.

 

«Crime originel». Les deux chanteurs, qui affirment recevoir des menaces, «disent depuis longtemps ce que tout le monde pense tout bas», assure une jeune secrétaire bobolaise. Ils dénoncent notamment les zones d’ombres du régime, à commencer par ce qui demeure son «crime originel» : être parvenu au pouvoir, en 1987, à la faveur d’un coup d’Etat au cours duquel a été tué Thomas Sankara, père de la révolution burkinabée devenu icône des jeunes du pays, voire du continent. Une mort dont les circonstances n’ont jamais été éclaircies, pas plus que celle de Norbert Zongo, journaliste d’investigation retrouvé carbonisé dans sa voiture en 1998 alors qu’il enquêtait sur une affaire impliquant le frère - et éminence grise - du président.

 

Mardi, de nombreux balais étaient brandis dans les cortèges, rejoints par les spatules en bois des femmes. Autant de signes de l’esprit pacifique des manifestants. «Nous sommes un peuple respectueux, mais il ne faut pas qu’on nous prenne pour des moutons. La liberté n’a pas de prix, prévient tout de même Sams’k Le Jah. Désormais, ça passe ou sa casse.»

 

Déjà, plusieurs affrontements entre la police et les jeunes - gaz lacrymogènes contre jets de pierre - ont eu lieu mardi à Ouagadougou. Personne ne semble en mesure de prévoir la durée ni l’issue du conflit. Depuis la semaine dernière, les files s’allongent aux guichets des banques, aux stations services. Les habitants font des réserves d’eau et de nourriture.

 

Par crainte des débordements, à Bobo-Dioulasso comme à Ouagadougou, le grand marché et tous les commerces ont gardé portes closes mardi. Les écoles et universités sont fermées pour toute la semaine, sur consigne du gouvernement. «Mais on s’attend à ce que ça dure, s’inquiète un père de famille. Nos enfants risquent encore de connaître une année blanche.» Car le pays a déjà connu plusieurs épisodes de turbulences violentes. Le dernier en date - des émeutes, en 2011, suite à la mort d’un lycéen passé à tabac par des policiers - avait fait vaciller le régime.

 

Putsch. Cette fois encore, tous les ingrédients semblent réunis pour que la situation s’enflamme. Avec une inconnue de taille : le rôle de l’armée. Depuis des mois, le pays bruisse de rumeurs de coup d’Etat, sans qu’on puisse déterminer de quel côté pencherait un éventuel putsch. Dès mercredi soir, des opposants avaient prévu de bloquer l’accès à l’Assemblée nationale pour empêcher la tenue du vote. La police a quadrillé les lieux.

 

Par Louise Agar Correspondance à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)

Lu pour vous : «Ce moment était anticipé par le pouvoir»

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 23:05

 

 

BANGUI 29/10/2014 à 22:09   (Reuters) - Les casques bleus de la Mission de stabilisation de l'Onu en Centrafrique (Minusca) ont libéré 67 personnes qui étaient retenues en otages par les ex-rebelles musulmans de la Séléka, a fait savoir mercredi leur état-major.

 

"Dans le centre du pays, le 21 octobre, une soixantaine de personnes ont été enlevées par l'ex-Séléka. L'intervention musclée d'un bataillon venu de République démocratique du Congo a permis la libération de ces otages", a déclaré Myriam Dessables, porte-parole de la Minusca.

 

Quatre femmes enlevées à Bangui ont été libérés à l'issue d'une autre opération militaire, a-t-elle ajouté.

 

La Centrafrique a été le théâtre à la mi-octobre d'affrontements sans précédent depuis des mois entre musulmans armés et miliciens chrétiens "anti-balaka".

 

(Crispin Dembassa-Kette, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

 

Centrafrique : 67 otages libérés

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 18:33

 

 

 

http://www.un.org/  29 octobre 2014 – L'agriculture, l'élevage et la pêche en République centrafricaine sont menacés par le pillage généralisé et l'insécurité, ce qui augmente le risque d'insécurité alimentaire, selon un rapport publié mercredi par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

 

Le rapport indique qu'il y a eu une chute importante de la production agricole dans le pays à cause de la crise qui a provoqué des déplacements massifs de population et forcé des centaines de milliers de personnes à trouver refuge au-delà des frontières.

 

La production des principales céréales de base et de manioc est estimée en 2014 à environ 763.000 tonnes, selon une estimation des récoltes et de la sécurité alimentaire menée par les deux agences onusiennes. Bien que supérieur de 11% à la récolte médiocre de 2013, ce volume de production reste néanmoins inférieur de 58% à la moyenne de la période 2008-2012 avant la crise. Le secteur primaire de la République centrafricaine a régressé de 46% en 2013, précise le rapport.

 

Les effets négatifs de la crise sur la production alimentaire ont été atténués par l'aide de la FAO à environ 111.750 ménages qui ont reçu des semences et des outils agricoles en soutien à la production agricole. De son côté, le PAM a livré des rations alimentaires de prévention pour éviter que les familles ne consomment les semences au lieu de les planter.

 

« Bien que ces efforts aient empêché une détérioration encore plus grave de la situation de l'alimentation et de l'agriculture, nous avons besoin de soutien supplémentaire pour stimuler la production alimentaire et le secteur agricole qui est à la fois le moyen principal de survie pour de nombreuses personnes et l'épine dorsale de l'économie nationale », affirme le Représentant de la FAO en République centrafricaine, Jean-Alexandre Scaglia, dans un communiqué de presse.

 

Les chiffres de l'élevage sont également en baisse. Ils ont régressé de 77% par rapport aux niveaux d'avant la crise du fait des vols de bétail. Quant aux disponibilités de poisson, elles ont régressé d'environ 40% en raison de l'insécurité dans les zones de pêche le long des fleuves et des dégâts occasionnés aux équipements de pêche.

 

Les stocks de réserves alimentaires dans les zones rurales sont actuellement inférieurs d'environ 40 à 50% à leurs niveaux moyens du fait des pillages récurrents. Les familles qui ont perdu la plupart de leurs revenus et biens productifs sont à présent contraintes de trouver d'autres moyens pour s'alimenter. En outre, des interruptions dans les échanges commerciaux du fait de l'insécurité ont provoqué des pénuries graves de denrées alimentaires de base, ce qui a entraîné des hausses de prix importantes dans plusieurs régions.

 

Suite à la baisse des sources de revenus agricoles, les ménages se sont tournés vers d'autres activités pour survivre, notamment la collecte et la vente de bois de chauffe et le commerce du charbon. Selon l'évaluation de la FAO et du PAM, beaucoup de familles ont été contraintes de réduire leurs rations alimentaires.

 

« Le PAM est particulièrement préoccupé par la situation des communautés isolées et des personnes déplacées à l'intérieur du pays. Les enquêtes de terrain montrent que les niveaux de consommation alimentaire de près de la moitié de ces ménages sont très bas, ce qui aggrave le risque de malnutrition et rend les familles largement dépendantes de l'aide alimentaire », a souligné l'économiste en chef du PAM, Arif Husain.

 

A Bangui, capitale de la République centrafricaine, l'inflation est passée de 3,5% à 12% entre janvier et août 2014 dégradant ainsi le pouvoir d'achat des familles. Les prix des denrées de base ont augmenté de 30 à 70% entre mars et août 2014. Un quart à un tiers de la population étaient déjà en situation d'insécurité alimentaire avant la crise et avaient du mal à se procurer une alimentation adéquate sur une base régulière.

 

 

 

Centrafrique : l'ONU prévient que la baisse de la production agricole menace la sécurité alimentaire

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 17:52

 

 

 

 


Bangui - AFP / 29 octobre 2014 17h44 - Le Parlement centrafricain a renoncé à la mise en place d'une commission d'enquête sur la disparition présumée de plusieurs millions de dollars donnés par le gouvernement angolais, a indiqué un responsable parlementaire mercredi.


A la suite de l'intervention de la communauté internationale et plus particulièrement celle du médiateur international dans la crise centrafricaine (le président congolais Denis Sassou Nguesso, ndlr) et dans un souci d'apaisement, les conseillers nationaux de transition ont décidé de surseoir à la mise en place de la commission d'enquête parlementaire prévue sur la gestion du don angolais, a déclaré à la radio d'Etat Patrick-Thierry Akoloza, rapporteur du Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire centrafricain.


Le CNT avait décidé le 16 octobre de la création de cette commission d'enquête après la disparition présumée de plusieurs millions de dollars donnés en liquide aux autorités par le gouvernement angolais.


Le magazine Jeune Afrique avait dévoilé fin septembre qu'un quart des 10 millions de dollars de Luanda avait disparu dans la nature, suscitant également l'inquiétude des bailleurs de fonds internationaux.


Interrogé sur l'utilisation de cette somme qui lui a été en partie remise personnellement, la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a promis des détails le moment venu.


Le CNT a exigé des explications, soumettant le gouvernement à la question pendant deux jours à la mi-octobre, mais celui-ci n'a pas vraiment répondu sur le fond. 

Cette affaire met à mal la crédibilité de l'exécutif provisoire, qui a déjà bien du mal à faire régner l'ordre dans le pays où des élections sont censées être organisées en février 2015.


Une délégation de la médiation internationale --dirigée par le président Sassou Nguesso-- a appelé à l'apaisement lors d'une visite à Bangui le 18 octobre. 

La Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l'arrivée au pouvoir des rebelles Séléka --majoritairement musulmans--, qui ont pillé le pays et l'ont placé en coupe réglée jusqu'à leur départ, en janvier 2014.


Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, avec une impitoyable chasse aux musulmans menée au début de l'année par les milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes.


La situation s'est nettement calmée avec l'arrivée au pouvoir du régime de transition et le déploiement de troupes françaises, africaines, européennes et onusiennes, mais des regains de violences ont encore ensanglanté Bangui au début du mois et la région de Bambari (centre) ces derniers jours.


Le pays, dont l'économie est à genoux, vit sous perfusion de l'aide internationale.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532077 

Centrafrique: le Parlement renonce à enquêter sur des détournements de fonds présumés

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 17:15

 

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 29.10.2014 à 16h00

 

Trop c'est trop pour les Burkinabés. Dans les rues de Ouagadougou mardi 28 octobre, des centaines de milliers d'entre eux ont exprimé leur refus de voir leur président Blaise Compaoré prolonger un règne déjà long de vingt-sept années, le faisant figurer en sixième position des présidents africains en terme de longévité.

 

L'ancien militaire putschiste de 63 ans entend briguer un cinquième mandat en novembre 2015 et, pour parvenir à ses fins, modifier l'article 37 de la Constitution, qui l'en empêche. L'opposition craint qu'une modification de la loi fondamentale permette à M. Compaoré de s'accrocher au pouvoir, et d'accomplir jusqu'à trois mandats supplémentaires, soit quinze ans de plus à la tête du pays.

 

PUTSCH ET AMENDEMENTS DE LA CONSTITUTION

 

Ce projet de « coup d'Etat constitutionnel », tel qu'il est dénoncé par l'opposition, M. Compaoré a longtemps tardé à le dévoiler. Fidèle à sa réputation d'homme secret, le leader burkinabé ne s'est jamais montré empressé de prendre sa retraite, se posant en garant de la stabilité de ce pays sahélien.

 

Né le 3 février 1951 à Ouagadougou, appartenant à l'ethnie mossi, la plus importante du pays, Blaise Compaoré accède à la plus haute marche du pouvoir à 36 ans, après un coup d'Etat qui lui permet d'éliminer ses opposants. Au cours de ce putsch est également tué son frère d'armes et ami d'enfance, le capitaine Thomas Sankara, père de la « révolution démocratique et populaire ». Un héritage que Blaise Compaoré se charge vite de reléguer au second plan, affichant sa volonté de tourner la page des années Sankara.

 

Il rétablit le multipartisme en 1991, ce qui ne l'empêche pas de modifier l'article 37 de la Constitution six ans plus tard, pour pouvoir participer aux élections. Mais « l'affaire Zongo », du nom d'un journaliste retrouvé mort alors qu'il enquêtait sur un meurtre impliquant le frère du président, provoque une grave crise politique peu après sa réélection en 1998.

 

En 2000, l'article 37 de la Constitution est à nouveau amendé : le septennat devient quinquennat, renouvelable une fois. Mais le Conseil constitutionnel autorise la candidature de Blaise Compaoré en 2005, au nom de la non-rétroactivité d'une révision de la Loi fondamentale.

 

MÉDIATEUR DE CRISES

 

Si ce nouveau projet de réforme constitutionnelle a été critiqué par Paris, qui a appelé le chef de l'Etat burkinabé à se conformer à la charte de l'Union africaine sur la démocratie et la bonne gouvernance, M. Compaoré jouit d'une solide réputation à l'étranger. Et ce malgré des trafics d'armes et de diamants avec les insurrections angolaise et sierra-léonaise épinglés par l'ONU ou ses liens avec les dictateurs libyen Mouammar Kadhafi et libérien Charles Taylor.

 

En effet, Blaise Compaoré est un partenaire majeur de la diplomatie internationale en Afrique. Il fait actuellement office de médiateur au Mali, où l'ex-puissance coloniale française est engagée dans une intervention militaire compliquée.

 

 

Au Burkina Faso, la rue défile contre Blaise Compaoré

 

LE MONDE | 29.10.2014 à 09h56 • Mis à jour le 29.10.2014 à 14h20 |Par Cyril Bensimon

 

Combien étaient-ils dans les rues d’Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, à protester contre la volonté du président Blaise Compaoré de s’accorder une nouvelle prolongation de pouvoir ? « Plus d’un million », comme l’affirment les organisateurs de la manifestation ? Des centaines de milliers ? Là n’est pas l’essentiel. Bien plus encore que lors des précédents rassemblements, l’opposition a démontré, mardi 28 octobre, sa capacité de mobilisation et, en dépit de quelques affrontements avec les forces de l’ordre, la « journée nationale de protestation » a été un succès populaire et s’est tenue sans violences majeures.

 

Le slogan « Blaise dégage ! » a aussi été scandé en province, comme à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays, où la statue présidentielle a été démolie.

 

La capitale, transformée en ville morte, demeure cependant l’épicentre de la semaine de contestation, débutée lundi par une marche d’associations de femmes. « Le combat pour le changement n’est plus celui de l’opposition politique. Il est devenu celui de la grande majorité du peuple burkinabé, qui a décidé de prendre son destin en main », s’enthousiasme l’ancien ministre des affaires étrangères, Ablassé Ouédraogo, qui préside le parti Le Faso Autrement et coordonne les manifestations contre « le coup d’Etat constitutionnel ».

 

« DÉSOBÉISSANCE CIVILE »

 

Le Burkina Faso est entré dans une période de turbulences, divisé par une question simple : faut-il offrir au chef de l’Etat, au pouvoir depuis son putsch de 1987 contre Thomas Sankara, le droit de briguer un cinquième mandat en novembre 2015 ? L’article 37 de la Constitution l’en empêche. Pour faire sauter ce verrou, Blaise Compaoré dispose de deux options : modifier la loi fondamentale par référendum ou par voie parlementaire.

 

Après avoir laissé croire pendant des mois qu’il procéderait à une consultation populaire, le pouvoir a manœuvré ces dernières semaines pour obtenir le ralliement du nombre de députés nécessaires à une révision par l’Assemblée nationale. Avec une majorité des trois quarts des 127 membres du Parlement, soit 96 voix, nul besoin de procéder à un référendum.

 

Le projet de loi présenté par le gouvernement doit être soumis au vote jeudi, mais, s’il n’obtient l’approbation « que » d’une majorité simple, le président Compaoré devra se résoudre à organiser un référendum.

 

Pour l’opposition, appuyée par des organisations de la société civile, comme pour les autorités, cette semaine, et particulièrement la journée de jeudi, est classée à haut risque. Chaque camp joue son avenir mais se doit de montrer des gages de responsabilité. Confronté au basculement de nombre de ses ténors dans l’opposition et à la lassitude d’une bonne partie de la jeunesse qui n’a connu qu’un seul président, le pouvoir a jusque-là autorisé les manifestations et s’est abstenu d’une répression qui n’aurait pas manqué d’enflammer la rue et de provoquer des condamnations internationales.

 

A l’issue de la journée de mardi, le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré, se permettait même de louer « les chefs de file de l’opposition qui sont restés dans le cadre républicain ». Pour ces derniers, l’équation est compliquée. Après avoir appelé à la « désobéissance civile »et à bloquer les accès au Parlement jeudi, ils jouent leur va-tout. Comme le résume Ablassé Ouédraogo : « Il faut à tout prix éviter cette révision constitutionnelle, sans tomber dans l’irréparable. »

 

Cyril Bensimon 


Journaliste au Monde

 

Blaise Compaoré, président burkinabé contesté après 27 ans de règne

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:54

 

 

 

 

http://leplus.nouvelobs.com/  le 29-10-2014 à 11h51 

 

Par Joanne Mariner


Amnesty International

 

LE PLUS. La République centrafricaine est secouée par des violences inter-communautaires depuis décembre 2012Seleka et anti-balaka continuent de s'affronter, commettant de nombreuses exactions contre les civils. Notre contributrice, Joanne Mariner, est conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International. Actuellement en mission en Centrafrique, elle nous raconte le quotidien des habitants de Bangui.

 

Édité par Laura Bruneau   Auteur parrainé par Geneviève Garrigos

 

Je suis sur place depuis une semaine et j’ai pu parler à plusieurs habitants de Bangui, qui m’ont fait part de ce qu’ils vivent. Dans le quartier de Nguingo, situé en amont de l'Oubangui par rapport au centre-ville, les gens sont terrorisés.

 

 "Des rumeurs disent que les anti-balaka vont mener une nouvelle attaque cet après-midi" m'a déclaré l'un d'entre eux quand je me suis rendue dans le quartier mercredi 22 octobre. "Ils veulent nous donner une leçon." 

 

Violences intercommunautaires en Centrafrique

 

Depuis quelques années, la République centrafricaine fait beaucoup parler d'elle pour ses graves violences intercommunautaires.

 

 Après le départ du gouvernement de la Seleka, coalition à majorité musulmane, en janvier 2014, le pays a été le théâtre d'une vague de nettoyage ethnique, qui a littéralement vidé le territoire de ses habitants musulmans. Des milliers d'entre eux ont été tués.

 

La Seleka s'est aussi rendue coupable de graves atteintes aux droits humains dans diverses parties du pays, dont la capitale, Bangui.  

 

 Toutefois, les troubles à Nguingo, sous-division du quartier de Ouango, sont d'un autre ordre.

 

 Si Nguingo, comme le reste du quartier de Ouango, comptait autrefois une communauté musulmane prospère, il y a longtemps que ses membres ont fui – chassés par les anti-balaka, une milice composée principalement de chrétiens et d'animistes.

 

Avec le départ des musulmans – dont les maisons ont été pillées et saccagées – les milices anti-balaka ont perdu leurs cibles les plus faciles.  

 

Elles ont maintenant de plus en plus recours à des méthodes de voyous contre les habitants non musulmans de Bangui, s'aliénant même ceux qui les avaient jusqu'à présent soutenues.

 

De fréquentes attaques d'anti-balaka

 

Il y a dix jours, une attaque des anti-balaka dans le quartier de Nguingo a fait trois morts et au moins 20 blessés graves. Quelque 28 maisons et une église ont aussi été incendiées.  

 

"Pour moi c'est une bande de bandits", a déclaré avec colère un vieil homme. "Ils pensent que parce qu'ils ont des fusils et des machettes ils peuvent s'en prendre à nous librement." 

 

Cette incursion des anti-balaka à Nguingo le 14 octobre était une attaque de représailles. Plus tôt dans la journée, un groupe de trois combattants anti-balaka était venu voler dans le quartier. C'était la deuxième fois en l'espace de quelques jours qu'ils menaient une telle opération. Les habitants en avaient assez.  

 

La fois précédente, les anti-balaka avaient volé des voitures, des motos et d'autres engins. Avec l'aide des soldats rwandais – déployés dans le pays dans le cadre de la force de maintien de la paix de l'ONU – les habitants ont pu récupérer la plupart des objets volés, mais ils se sont aussi préparés à résister à de nouvelles déprédations.  

 

Quand les trois combattants anti-balaka sont arrivés le 14 octobre, les jeunes du quartier ont riposté en leur lançant de lourdes pierres. Deux des combattants sont parvenus à s'enfuir, mais le troisième, armé d'un pistolet non chargé, a été grièvement blessé par les jets de pierres. Il avait le visage en sang, dans un tel état que certains l'ont d'abord cru mort, mais il a finalement survécu et a été remis aux autorités et conduit à la prison locale. 

 

Des attaques très violentes 

 

Deux heures plus tard, les anti-balaka sont revenus, en force cette fois-ci. Selon la police locale, le commandant anti-balaka de la zone avait demandé des renforts au commandant de Boy Rabe, principal bastion anti-balaka de la ville.

 

S'il est difficile de savoir exactement combien de combattants anti-balaka ont participé à cette attaque – les estimations vont de plusieurs dizaines à bien plus de 100 – les témoins sont unanimes pour dire que ces hommes étaient très bien armés – notamment de kalachnikovs et de grenades – et disposés à se battre.  

 

Les anti-balaka ont attaqué par le nord, tirant en l'air et hurlant : "Dehors, dehors ! Tous les hommes dehors !", m'a raconté Thérèse, 55 ans. Ils voulaient tuer tous les jeunes hommes. 

 

Les anti-balaka ont commencé par attaquer la maison du chef de quartier, le tenant pour responsable de la contre-attaque des habitants. Si celui-ci est parvenu à s'enfuir avant leur arrivée, ses voisins n'ont pas tous eu cette chance.  

Trois morts dans l'attaque du 14 octobre

 

Jacques Mamadou, 38 ans, a été tué devant chez lui alors qu'il tentait de s'enfuir. Le jour où je me suis rendue sur place, ses chaussures et sa casquette étaient posées sur sa tombe fraîchement creusée près des ruines de sa maison, juste en-dessous de celles de la maison du chef de quartier.  

 

Constant Yaonomo, meunier de 24 ans, a lui aussi été tué. Sa famille vivait juste au coin de la rue où se trouvait la maison du chef de quartier, et ses parents pensent qu'il a été abattu alors qu'il courait se réfugier chez lui. "Il a voulu rentrer à la maison quand les combats ont commencé"  m'a raconté son père, me montrant des photos du corps de Constant.  

 

"Nous n'avons su ce qui lui était arrivé qu'à 20 heures, quand les combats se sont calmés et que mon gendre est venu nous dire que notre fils était mort. C'est ma femme qui a ouvert la porte. Quand elle a entendu la nouvelle, elle s'est évanouie." 

 

"Il y avait encore quelques tirs mais je n'en avais plus rien à faire ; je suis sorti dans la rue chercher son corps. Ses vêtements étaient pleins de sang. Je l'ai lavé et changé, je lui ai mis mon propre costume. Nous l'avons enterré le lendemain matin à 10 heures. La plupart de nos voisins avaient fui, mais il en restait quelques-uns, et ils m'ont aidé à creuser sa tombe." 

 

La troisième victime a été Gilles Francis Beaubiasso, un étudiant de 24 ans. Selon sa belle-mère, la famille était en train de fuir quand il a été touché : il a reçu une balle dans la poitrine et une autre dans le bras gauche. Plusieurs autres personnes ont été blessées par des balles, des coups de machettes ou des éclats de grenades. Au moins 20 personnes ont été soignées dans un centre de santé du quartier, les blessés les plus graves étant ensuite transférés à l'hôpital principal de la ville.  

 

Des scènes de pillage

 

Outre la vengeance, les anti-balaka semblaient aussi motivés par la recherche de profit. En effet, ils ont incendié des dizaines de maisons – dont les toits en chaume brûlent comme du petit bois – et en ont dépouillé systématiquement les habitants quand ils sortaient pour échapper à la chaleur et à la fumée.  

 

"Ils ont pris l'argent, les téléphones portables, les bijoux des femmes – tout ce qu'ils pouvaient trouver", m'a déclaré un homme de 59 ans, la tête bandée. "Je n'avais rien à leur donner alors ils m’ont donné un coup de machette sur la tête." 

 

Une femme a raconté que les anti-balaka avaient pointé leurs fusils sur ses deux jeunes fils – âgés de 10 et 11 ans – et menacé de les tuer si elle ne payait pas. "Je leur ai donné 30 000 francs CFA [environ 58 dollars des États-Unis] pour sauver mes enfants."  Malgré la violence de cette attaque, tout le monde s'accorde à reconnaître qu'elle aurait pu être encore bien pire.

 

En effet, c'est l'arrivée de troupes de maintien de la paix de l'ONU – un contingent congolais – qui a mis fin au massacre. "Si les soldats congolais n'étaient pas arrivés, a souligné un habitant, ça aurait été un carnage." 

 

Les anti-balaka ont combattu les soldats congolais pendant un petit moment, puis ont pris la fuite. Cependant, les habitants du quartier craignent que leur retraite ne soit que provisoire et qu'ils reviennent se venger. Plus d'un millier de personnes ont fui en République démocratique du Congo, sur la rive opposée de l'Oubangui ; une centaine d'autres ont trouvé refuge dans l'enceinte d'une église catholique voisine. Malgré les patrouilles des Nations unies, les gens ne se sentent pas en sécurité.  

 

Comment protéger les civils des exactions ?

 

Que faire face à ces milliers de combattants anti-balaka ? C'est l'une des questions les plus difficiles auxquelles le pays est confronté. Certes, la manière dont ces groupes sont perçus par la population est peut-être en train de changer, en particulier au fur et à mesure qu'ils perdent leur statut autoproclamé de "forces d'autodéfense" et adoptent un comportement de bandes criminelles, comme à Nguingo.

 

 Néanmoins, leurs revendications de pouvoir ne s'appuient pas, au final, sur leur légitimité, mais sur leurs armes, leur organisation et leur capacité à commettre des violences.  

 

 Tant que les anti-balaka n'auront pas été désarmés et leur structure démantelée, la violence ne cessera pas. Les forces de maintien de la paix de l'ONU parviendront-elles à protéger les civils de cette violence ? C'est là le véritable enjeu.  

 

 

(anti-balakas à Boda)

Lu pour vous : Attaques, pillages, exactions : je suis à Bangui, les habitants me confient leur quotidien

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:32

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Depuis le 24 mars 2013, l’insécurité, l’impunité, la conflagration sociale et la crise économique ont plombé la transition qui est censée conduire à l’organisation des élections démocratiques libres et transparentes dans la sécurité et la confiance retrouvées.

 

Le Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) dénonce la violation de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014 par ses signataires, laquelle violation a entrainé une recrudescence du banditisme et de la criminalité sur une bonne partie du territoire national et particulièrement dans certains Arrondissements de Bangui, à Bimbo dans l’Ombella-M’poko, dans la Ouaka,dans l’Houam, dans l’Houam-Pendé et dans la Nana Mambéré.

 

Le FODEM appelle à la mobilisation de toute la classe politique et des forces vives de la Nation pour le respect et la stricte application des Accords de Brazzaville et de toutes les dispositions des Résolutions des Nations Unies concernant notre pays la République Centrafricaine.

 

Le banditisme et la criminalité ne se règlent pas par le dialogue. Le FODEM rappelle son ambition d’aider à la construction d’un État de droit où nul ne pourrait se placer au-dessus des Lois de la République.

 

Le FODEM rappelle que la sécurisation de notre pays passe par la mise en œuvre du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), le rétablissement de l’ordre public et la relance économique.

 

Le retard considérable accusé dans la réalisation du DDR et la relance économique qui se fait attendre pourraient justifier la recrudescence du banditisme et de la criminalité attribués aux hommes armés.

 

Le FODEM demande instamment aux Autorités de la Transition la mise en œuvre du programme DDR, d’une stratégie de relance économique et l’organisation des secteurs à hautes intensités de mains-d’œuvre qui permettront aux démobilisés, après cantonnement et désarmement de se lancer dans les activités économiques pérennes génératrices de revenus.

 

Le sens des responsabilités doit remporter sur les justifications aussi scandaleuses qu’immorales parce qu’on ne peut pas acheter les consciences pour gagner la paix. Elle est un comportement qui ne s’accommode pas de la corruption qui est un anti-valeur au même titre que le clientélisme, la délation, le tribalisme et l’incompétence. Le devoir d’explication devant le peuple est désormais un acquis à mettre au crédit de la transition. C’est une exigence de la démocratie et de la bonne gouvernance.

 

Le FODEM rappelle que la solution aux crises politico-militaire et humanitaire est toujours politique. La crise que connait notre pays est multidimensionnelle. Elle est politique, économique et géostratégique au-delà des considérations sociales internes. C’est pourquoi la transition consensuelle demeure la solution devant conduire au retour à l’ordre constitutionnel avec l’organisation des élections dans des conditions acceptables.

 

Le FODEM dénonce le réarmement partiel des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur des critères tribaux qui peuvent diviser et nous entrainer dans une autre crise. L’intégration des Officiers de Commandement et Stratégiques des FACA dans la chaine de commandement de la MINUSCA pourrait être la solution si le réarmement de toutes nos Forces de Défense et de Sécurité et leur formation devraient encore attendre.

 

Le FODEM rappelle son attachement à la réussite de la transition dont les piliers doivent être la sécurité, l’impunité, la Réconciliation nationale et la relance économique.

 

Fait à Bangui, le 28 octobre 2014

 

Le Président

 

Saturnin NDOMBY

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