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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 13:12

 

 

 

 

14/10/14 (Guineeconakry.info)

 

Contrairement à ce que penserait la présidente de la Transition, en Centrafrique, sa négociation d’avec une frange de la milice des anti-balaka ne semble pas suffire pour le retour de la quiétude dans la capitale, Bangui. Versant de plus dans le banditisme le plus ordinaire, les miliciens à dominante chrétienne, prenant goût aux prébendes qu’ils prélèvent sur les pauvres citoyens au niveau de leurs innombrables barrages, n’entendent visiblement pas honorer leur engagement de les enlever. Au risque d’aller en guerre contre les forces armées régulières.

 

Si Catherine Samba-Panza comptait sur la stratégie de la main tendue pour faire entendre raison aux anti-balaka, elle semble s’être quelque peu trompée. Dans le meilleur des cas, elle ne peut en tirer que sa propre fragilisation, à travers la perversion de son autorité.

 

Le samedi dernier, en rencontrant les responsables des anti-balaka, elle a donné l’image d’une responsable prête à renoncer à toutes les convictions pour conserver son fauteuil. C’est ainsi qu’elle avait promis d’examiner favorablement les requêtes de la milice chrétienne. Ces requêtes, elles-mêmes, allant de la libération de détenus à l’entrée de cadres de la rébellion au sein du CNT, en passant par la nomination de certains d’entre eux à des postes de responsabilités au sein même de l’administration centrafricaine ou à la présidence de la République. Toutes ces concessions, les miliciens les ont obtenues en contrepartie de leur menace de faire partir Catherine Samba-Panza.

 

Or, en retour, ils ne paraissent pas disposer à honorer leur part du contrat. Alors qu’ils avaient promis de faire en sorte que la capitale centrafricaine soit débarrassée des barrages qu’ils y ont érigés pour rançonner les populations, ils s’y sont catégoriquement refusés hier dimanche. Au point où les Forces armées centrafricaines (FACA) ont été obligées d’intervenir. Mais ne voulant pas renoncer à cette activité plutôt lucrative, les rebelles ont opposé une farouche résistance notamment dans les quartiers sud de Bangui.

 

Et quand ils ont senti qu’ils ne pouvaient pas tenir devant l’adversaire, ils se sont tournés vers les populations des quartiers environnants dont ils ont littéralement pillé les maisons. Avec de graves violences infligées à certains des habitants, femmes, enfants et personnes âgées compris. Au niveau du commandement des anti-balaka, on attribue ces violences à une frange incontrôlée du groupe ou à des éléments qui ne partageraient pas l’approche du dialogue avec le régime en place. Mais c’est à se demander, si tout cela ne participe pas d’une savante mise en scène destinée à replonger le pays dans le chaos ?

 

La suspicion est d’autant plus permise que d’ores et déjà, des musulmans centrafricains, à leur tour, commencent à s’élever contre la détention de personnes qui leur sont proches. Catherine Samba-Panza ayant démontré qu’elle est vulnérable à l’intimidation, elle ne risque plus de demeurer tranquille. Réalisant que le langage de la force est plus audible, tous les groupes armés devraient désormais s’en servir pour se faire comprendre. Ce qui retournerait naturellement le pays dans le cycle des violences inouïes que l’on croyait pourtant révolu.

 

Bouba Sanso BARRY pour GuineeConakry.info

 

 

NDLR : Il est vraiment à déplorer que la technique improductive de remise systématique d'enveloppes aux chefs de ces bandes armées à l'issue de leur rencontre avec la présidente, ce qui ressemble à de la corruption, dans l'espoir d'obtenir d'eux et leurs troupes de déposer les armes et cesser les violences, ne paie absolument point. C'est comme le paiement des rançons aux preneurs d'otages  qui entretient et renforce les ravisseurs et les incite aux futures prises d'otages.  

 

Lu pour vous : Centrafrique : le jeu risqué de Catherine Samba-Panza

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 12:30

 

 

 

 

14/10/14 (24 heures au Bénin)

 

Le patron de la coalition rebelle Séléka n’abandonnera pas tout de suite ses rêves d’un long exercice de pouvoir dans son pays. Après son exil au Bénin suite à sa démission provoquée en janvier dernier par la communauté internationale, Michel Djotodia a confié samedi dernier au journal français l’Est Républicain qu’il compte revenir aux commandes de la Centrafrique.

 

Revenant sur sa démission, le numéro un de la Séléka indique qu’il l’a fait pour la paix. Ainsi, il a demandé pardon aux Centrafricains et les invite à lui accorder une nouvelle chance.

 

« Je considère que j’ai été mal compris. On m’a fait partir injustement du pouvoir, il devrait y avoir réparation, ce ne serait que justice. Il faut reconnaitre que j’étais le seul à respecter les engagements politiques lors de la transition… Cela peut se vérifier, je suis centrafricain, j’ai le droit de revenir au pouvoir », a-t- il dit.

 

Tout retour au pouvoir devra s’effectuer par des moyens pacifiques au moment opportun en accord avec la communauté internationale et l’Europe, estime Michel Djotodia forcé de laisser le pouvoir suite à la demande pressante de la communauté internationale.

 

Mais il regrette le fait qu’après son départ, le chaos s’est installé. Sur ce, il avance que son retour au pouvoir pourra favoriser la paix entre les deux communautés. « J’ai la capacité de rassembler le peuple centrafricain. Je l’ai prouvé dans la formation de mon gouvernement et de mon cabinet », a-t- il relevé.

 

Dressant un bilan globalement positif de son court mandat à la tête de la Centrafrique, l’ancien chef rebelle croit qu’il aurait pu réussir à ramener la paix et la concorde nationale à travers tout le pays si on lui avait laissé le temps. « Au moment où je vous parle, si on organisait un référendum d’autodétermination dans le nord-est de la Centrafrique majoritairement musulman sous le contrôle de la Séléka- le oui l’emporterait », affirme-t-il.

 

Michel Djotodia indique en outre que le mouvement rebelle Séléka n’existe plus que de nom à cause de l’éclatement des groupes le composant. Pour lui, en lieu et place de la Séléka, on parle désormais du Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique(Fprc).

 

Concernant les prochaines élections auxquelles il compte participer, il demande que le scrutin ne se tienne pas en février 2015. Il préconise la révision de la liste électorale, faire revenir les déplacés et les réfugiés centrafricains éparpillés à travers le continent africain avant l’organisation du scrutin.

 

Michel Djotodia a renversé le pouvoir de François Bozizé le 24 mars 2013. Un coup d’Etat suivi d’une gestion chaotique de la Centrafrique caractérisée par les pillages, meurtres, viols, enlèvements et autres atrocités.

 

Des violences qui ont conduit à la formation des milices anti-balaka à partir de décembre 2013 et depuis lors, les deux communautés s’affrontent continuellement.

 

 

NDLR : D'un certain point de vue, on peut comprendre ce monsieur. Accusé par François Hollande de n'avoir pas pu tenir les hordes de Séléka qui l'ont conduit au pouvoir ou de les "avoir laissé faire", Michel Djotodia peut être d'autant plus fondé à vouloir revenir au pouvoir que celle qui a pris sa succession en janvier 2014 à la tête de la transition n'a pas fait mieux que lui et après neuf mois de gestion du pays, n'est pas parvenue à éradiquer l'insécurité et à réconcilier les Centrafricains, ce qui a été précisément reproché à Djotodia. Elle est bien au contraire empêtrée dans des affaires de détournement présumé d'un important don angolais

Lu pour vous : Michel Djotodia envisage un retour au pouvoir à Bangui

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:55

 

 

 

 

14/10/14(AFP)

 

La normalisation se poursuivait mardi à Bangui pour la deuxième journée consécutive, après les violences de la semaine dernière, alors que la présidente Catherine Samba Panza a entamé une série de consultations avec les "forces vives de la Nation".

 

Commerces, entreprises, administrations et certaines écoles privées ont rouvert. Mais les avenues situées à la sortie nord de la ville et de la route de l'aéroport étaient toujours interdites par des barricades.

 

Les quartiers situés au-delà n'étant pas encore desservis par les bus et taxis, leurs habitants se rendant dans le centre devaient marcher jusqu'au terminus provisoire des transports en commun.

 

Quelques tirs sporadiques ont été entendus à la nuit tombante, lundi soir, dans des arrondissements périphériques de la capitale centrafricaine. Mais ils n'ont pas duré.

 

C'est dans cette atmosphère de normalisation progressive que la présidente de transition, Catherine Samba Panza a entamé une série de consultations avec les "forces vives de la Nation".

 

Jusqu'à vendredi, elle doit rencontrer des groupes politiques, l'ex-coalition Séléka - majoritairement musulmane, qui avait pris le pouvoir en 2013-, les miliciens anti-balaka -qui avaient mené une impitoyable chasse aux musulmans après la chute de la Séléka au début de l'année, et ont été en pointe dans les violences de ces derniers jours-, des personnalités indépendantes, des représentants de la société civile, le patronat...

 

Il s'agit selon le Premier ministre Mahamat Kamoun "de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé, et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l'histoire politique de notre pays par l'organisation d'élections".

 

Ces consultations visent à apaiser le climat après la flambée de violences qui a secoué Bangui pendant cinq jours, faisant au moins dix morts dont un Casque bleu pakistanais.

 

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka, y compris jeudi dans le centre-ville.

 

Des affrontements violents les ont opposé aux forces nationales et étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui. Ces violences ont été accompagnées de pillages de commerces et d'habitations.

 

 

NDLR : Que peut-on vraiment attendre grand chose de ce genre de rencontres avec les fameuses "forces vives de la Nation" lorsqu'elles débouchent toujours sur des remises d'enveloppes dont on apprendra plus tard qu'elles ont été prelevées sur une partie du don angolais et sans que les bénéficiaires ne puissent agir et poser ensuite des actes significatifs allant dans le sens de la paix et de la cessation des hostilités. 

Centrafrique: poursuite de la normalisation à Bangui, la présidente consulte

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 10:07

 

 

 

 

Par RFI  14-10-2014 à 09:52

 

En Centrafrique, le Conseil national de transition hausse le ton et dénonce une « fuite en avant » du gouvernement. Le Premier ministre Mahamat Kamoun ne s'est pas présenté devant les membres du CNT lundi 13 octobre. Il devait être entendu sur l'utilisation de 2,5 des 10 millions de dollars versés par l'Angola aux autorités de transition. Des fonds qui n'ont pas transité par le Trésor public centrafricain. Mais la séance d'explications - déjà reportée à deux reprises - n'a pas eu lieu.

 

Ce nouveau rendez-vous manqué entre le Conseil national de transition et le gouvernement a suscité de nombreuses réactions à Bangui. Pour le président du CNT Alexandre Ferdinant Nguendet, pas de doute, c'est « une fuite en avant » du gouvernement ; la preuve qu'il « ne veut pas rendre compte de ses actes devant la représentation nationale ».

 

Faux, répond Adrien Poussou, conseiller en communication du Premier ministre. Il invoque un simple problème de protocole. Selon lui, le CNT n'a pas adressé de demande officielle au gouvernement. Il est donc normal que le Premier ministre ne se soit pas présenté devant les conseillers.

 

« C'est une fausse excuse », s'insurge le président du CNT. « Nous avons toujours respecté les procédures. Je me suis moi-même entretenu avec le Premier ministre pour fixer la date » de cette rencontre, explique-t-il.

 

Du côté de la présidence, on assure que Mahamat Kamoun aurait en fait sollicité un report dès le dimanche au vu de la situation sécuritaire et en raison d'un agenda ministériel chargé. La réaction du CNT ne serait donc qu'une « tentative d'instrumentalisation » politique.

 

Lundi soir, le président du CNT affirmait avoir proposé la nouvelle date de mercredi pour cette séance d'explication. Mais cette fois, prévient-il, « si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités, nous prendrons les nôtres ». En cas de nouveau rendez-vous manqué, le CNT pourrait décider de retirer sa confiance au gouvernement.

 

La présidente de la transition Catherine Samba-Panza doit d'ailleurs entamer à partir de ce mardi une série de rencontres avec « les forces vives de la nation ». Chaque jour, de mardi à vendredi, elle doit recevoir différentes délégations représentant les plateformes politiques du pays, la Seleka et les anti-balaka, selon la présidence. Objectif affiché : faire revenir le calme et poursuivre la transition dans un climat apaisé. Le détail de ces consultations n'était pas connu lundi soir.

 

■ A Bangui, l’inquiétude du gouvernement

 

A Bangui, la situation reste compliquée dans le nord de la capitale où des barricades sont toujours dressées par endroits et des tirs sporadiques se sont encore fait entendre dans la journée de lundi. Une situation qui inquiète le pouvoir en place.

 

« La population voit bien qu’elle est prise en otage par des groupes armés. »

 

Antoinette Montaigne conseillère en Communication à la présidence

 

 

 

RCA: le CNT veut des explications sur l’utilisation des dons angolais

 

Par RFI  13-10-2014 à 03:57

 

C’est un début de semaine délicat pour le Premier ministre centrafricain qui doit s'expliquer ce lundi devant les membres du parlement de transition à propos de l'utilisation d'une partie des fonds angolais. Depuis plusieurs semaines, une polémique s'est emparée de Bangui à propos de l'utilisation d'un quart de ces fonds que le pouvoir exécutif a du mal à justifier. En mars dernier le président angolais offrait dix millions de dollars américains à la RCA. 2,5 millions de dollars ont été alloués à des fonds politiques. La présidence assure qu'il n'y a eu aucun détournement. Mahamat Kamoun doit donner des détails au sujet de l'utilisation de ces fonds, car le doute s'est emparé des esprits quant à l'honnêteté de l'exécutif.

 

Les 135 membres du Conseil national de transition attendent le Premier ministre de pied ferme. Ils veulent une explication crédible sur l'utilisation du don angolais. Un quart de cette somme, soit 1,132 milliards de francs CFA n'a pas transité par le Trésor public.

 

Selon le cabinet de la présidence, cet argent est parti dans les fonds politiques pour la présidence et la Primature. Il aurait été dépensé sous forme d'appuis à la préparation des futures opérations de désarmement, à l'appui aux différentes composantes de la société civile et à l'aide humanitaire. Des explications trop vagues estime-t-on au CNT ou l'on attend d'abord que le gouvernement reconnaisse publiquement que les procédures légales n'ont pas été respectées.

 

Le retrait de la confiance du CNT au gouvernement ?

 

Une autre question est dans les toutes les têtes. Pourquoi le ministre des Finances n'a-t-il pas été tenu au courant du rapatriement de cet argent angolais ? Enfin, un député relève que l'Angola a été sollicité pour financer le budget centrafricain et non pas pour remplir les fonds secrets de l'exécutif.

 

Si le CNT n'a ni la possibilité de censurer le gouvernement ni celle de révoquer le Premier ministre, en revanche il pourrait fort bien nommer une commission d'enquête parlementaire, si les explications du Premier ministre ne les convainquent pas. C'est ce que laisse entendre un responsable de l'institution qui précise aussi que le CNT pourrait au final retirer sa confiance au gouvernement. On n'en est pas encore là, mais le parlement entend bien faire savoir à l'exécutif qu'il n'est pas une simple chambre d'enregistrement.

RCA: le CNT dénonce une «fuite en avant» du gouvernement (RFI)

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 09:59

 

 

 

        ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

                                           (ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 

                                                                  

                                         

     La ville de Bangui, après celle de Bambari, connait une fois de plus depuis le  mardi 7 octobre 2014 une forte poussée de violences meurtrières orchestrées par les ennemis de la paix dans notre pays et qui ont pourtant participé au forum de Brazzaville et signé l’accord de cessation des hostilités qui en est issu.

 

   Le déclenchement de cette poussée soudaine de violences qui a déjà fait plus d'une dizaine de morts innocentes  (assassinats sauvages suivis de représailles meurtrières indiscriminées),  intervient dans le contexte particulier de crispation politique après la révélation  du détournement d'une partie du don angolais. 

 

  Il faut noter que l’attitude de suffisance et de mépris affichée par le Chef de l'Etat de Transition a conduit une frange des forces politiques et des groupes armés dont les ANTI BALAKA et  les ex- SELEKA à demander la démission des hautes autorités de la transition.

  

L’embuscade tendue aux forces onusiennes dans la nuit du jeudi 9 octobre après des provocations répétées pendant cette même journée et qui a coûté la vie à un casque bleu est une attaque lâche contre le processus de paix, contre l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville et contre la population centrafricaine  qui aspire à vivre en paix et dans la sécurité.

   C'est dans ce contexte d'insécurité et de tensions politiques que Le Premier Ministre et le Gouvernement feront l'objet d'interpellation devant le Conseil National de Transition dans les prochains jours.

 

  L'AFDT relève avec consternation et inquiétude la légèreté des propos des plus hautes autorités de la Transition dans la gestion de cette crise, notamment ceux du Chef de l'Etat de Transition et du Président du Conseil National de Transition, préoccupés qu'ils sont à régler leurs comptes personnels au détriment de la recherche de la paix et de la sécurité.

 

L'AFDT  a appris dans la stupéfaction la plus totale que la Présidente de Transition et les  ANTI BALAKA ont passé un accord aux termes duquel elle s'engageait entre autres à  les intégrer au Conseil National de Transition (CNT) et à libérer certains d'entre eux qui ont été arrêtés pour des crimes et délits qu'ils ont commis.

 

  La décision d'élargir le CNT  à d'autres entités et qui implique une révision de la Charte Constitutionnelle de Transition  ne relève pas de la compétence exclusive de la Présidente. Elle requiert au préalable un consensus national et l'approbation de la communauté internationale.

 

  La libération par l'Exécutif  de personnes arrêtées pour crimes et délits et faisant l'objet de procédures judiciaires  non seulement porte atteinte au principe de la séparation des pouvoirs mais aussi consacre l'impunité des criminels et constitue une insulte intolérable pour les victimes.

 

        L’ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION

 

  •   Exprime sa compassion et présente ses condoléances aux familles éprouvées et à la MINUSCA ;
  •  
  • Renouvelle son soutien sans faille à la MINUSCA et à tous les efforts de la Communauté Internationale et plus particulièrement à la nouvelle orientation  donnée aux forces SANGARIS et EUFOR RCA ;
  •  
  • Encourage vivement  la MINUSCA à aider les autorités de la transition à mettre en place une police et une gendarmerie républicaines pouvant les appuyer dans leur  mission de maintien de la paix et à constituer le maillon de la chaîne pénale indispensable à la lutte contre l'impunité ;
  •  
  • Renouvelle son appel à la communauté internationale pour  équiper puis  déployer les Forces de Défense et de Sécurité restées républicaines, embryons des Forces Armées Centrafricaines à refonder, afin de neutraliser tous les groupes armés hostiles à la paix et à la stabilité de la République Centrafricaine meurtrie.
  •  
  • Demande avec insistance aux autorités  de la Transition, l’ouverture d’une enquête judiciaire en vue d’identifier et de traduire  en Justice  les auteurs, co-auteurs et complices de l’attaque contre les casques bleus et des crimes  commis sur  les paisibles citoyens ;
  •  
  • Exhorte  les autorités de la Transition à se départir de l’attitude de complaisance actuelle pour neutraliser, avec l’appui de la MINUSCA, les responsables des groupes armés ennemis de la paix.
  •  
  •  S'oppose à toute décision de nature à consacrer l'impunité de personnes ayant commis des crimes de sang et des exactions contre les populations civiles innocentes.
  •  
  • Exige une concertation nationale préalable à tout élargissement du Conseil National de Transition.
  •  
  • Réaffirme son attachement à la stabilité des Institutions de la Transition et se démarque de toute démarche visant à la déstabilisation du processus de transition.
  •  
  • Demande instamment aux plus hautes Autorités de la Transition de faire preuve de responsabilité, de transcender leurs divergences personnelles et de veiller à la bonne exécution de la feuille de route dans l'intérêt supérieur de la Nation.

 

                                                                Fait à Bangui le, 13 octobre 2014

 

                                            Le Président de la Conférence des Présidents

                                                                                                                                                                                                          Pr. Joachim SIOKE RAINALDY

DECLARATION N°15 DE L'AFDT RELATIVE   AUX VIOLENCES PERPETREES A BANGUI DEPUIS LE MARDI 7 OCTOBRE  2014

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:30

 

 

 

 


Yaoundé - AFP / 13 octobre 2014 19h38 - Le président camerounais Paul Biya a promis lundi l'éradication totale du groupe islamiste nigérian Boko Haram, soupçonné d'être à l'origine de la capture de 27 otages chinois et camerounais libérés au cours du week-end.


Le gouvernement camerounais vous donne l'assurance qu'il va continuer sans relâche à combattre Boko Haram jusqu'à son éradication totale, a déclaré M. Biya, sans donner plus de précision. 


Le chef de l'Etat s'exprimait lors d'une cérémonie de réception au palais présidentiel de Yaoundé des 27 ex-otages, dont dix Chinois.


Ce jour est un jour de joie, une joie qui n'a d'égale que l'angoisse et l'inquiétude qui nous étreignaient pendant toute votre détention, leur a lancé M. Biya.


Dans la nuit de vendredi à samedi, 10 Chinois et 17 Camerounais enlevés en mai et juillet dans l'extrême-nord du Cameroun lors d'attaques attribuées à Boko Haram ont été remis aux autorités camerounaises, qui n'ont fait aucun commentaire sur les conditions de leur libération.


Nous étions dans des espèces de huttes dans une forêt assez dense. C'était une zone de savane avec de grands arbres et de grandes herbes. Nous étions à même le sol, a témoigné l'un des anciens otages, le sultan de Kolofata (extrême-nord) Seiny Boukar Lamine, interrogé par la radio d'Etat. 


Nous étions huit dans la famille. Mon épouse et six enfants, a-t-il précisé. L'épouse du vice-Premier ministre Amadou Ali faisait aussi partie des otages.


De source sécuritaire, le Cameroun a versé une rançon et libéré une vingtaine d'islamistes détenus dans le pays en échange de la libération des 27 captifs.


Depuis plusieurs mois, le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram a intensifié ses incursions armées au Cameroun voisin, amenant le gouvernement à déployer des renforts militaires --y compris des avions de combat-- dans l'extrême-nord du pays.

Les autorités camerounaises assurent régulièrement faire des victimes chez les islamistes, mais la situation sécuritaire dans les zones frontalières de l'extrême nord reste très tendue.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=526846

Cameroun: Biya promet l'éradication totale du groupe islamiste nigérian Boko Haram

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:23

 

 

 

 

French.china.org.cn le 14-10-2014

 

L'Union européenne (UE) a "fermement condamné" lundi les violences survenues ces derniers jours à Bangui, la capitale de la République centrafricaine.

 

"Les instigateurs et les auteurs de ces violences doivent être poursuivis devant la justice", a affirmé le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE).

 

L'UE a exprimé une forte préoccupation sur la dégradation rapide de la situation à Bangui, et condamné fermement les attaques sur les populations civiles, les partenaires humanitaires engagés en Centrafrique et les forces internationales.

 

Bruxelles a appelé les autorités de la Transition à instaurer rapidement un dialogue constructif et concerté, indispensable au retour de la confiance pour trouver une issue à la crise centrafricaine.

 

"Nous appelons en particulier le chef de l'Etat et le président du Conseil national de transition à jouer pleinement leurs rôles institutionnels respectifs en conjuguant leurs efforts, en adressant des messages forts et en mettant tout en œuvre pour le retour à l'ordre et à la légalité. Nous exhortons les groupes armés à respecter l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville dont ils sont les signataires", a souligné le porte-parole.

 

Source: Agence de presse Xinhua

UE/Centrafrique : les instigateurs et les auteurs des violences doivent être poursuivis devant la justice

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 18:43

 

 

 

CONSEIL  NATIONAL  DE  TRANSITION

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Le   Président

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité – Dignité – Travail

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Lors de la cérémonie d’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire du Conseil National de Transition le 1er octobre 2014, le Parlement de Transition indiquait qu’il allait examiner au cours de la présente session, à travers les séances d’interpellation du Gouvernement, un certain nombre de sujets liés au bon fonctionnement de la période de Transition en République Centrafricaine au nombre desquels l’organisation rapide des élections et l’interpellation du Gouvernement sur la gestion du don angolais.

 

C’est dans cet état d’esprit, qu’une séance d’interpellation du Gouvernement a été convoquée à nouveau pour le lundi 13 octobre 2014, après que les précédentes  n’ont pu se tenir.

 

Le Conseil National de Transition a le regret de constater ce jour , que non seulement le Gouvernement trouve des raisons peu sérieuses pour ne pas répondre à cette interpellation, ceci, en pure violation des dispositions de l’article 73 de la Charte Constitutionnelle de Transition, mais encore mieux, il ne veut manifestement pas rendre compte de la gestion du don angolais devant le peuple, alors que  l’objectif du Conseil National de Transition est de  donner au Gouvernement l’occasion de faire tout l’éclairage qui puisse mettre un terme à toutes les rumeurs de mauvaise gestion qui circulent et dont la preuve du contraire incombe au pouvoir exécutif.

 

Le Conseil National de Transition voudrait rassurer le peuple centrafricain qu’une nouvelle date sera proposée à nouveau, au Gouvernement pour qu’il vienne non seulement répondre au sujet de l’interpellation déjà évoquée, mais aussi pour qu’il lui parle en cette période de trouble marquée  par un arrêt quasi  total des activités, de l’avenir du pays.

 

En cas d’un nouveau refus de répondre à cette obligation constitutionnelle, le Conseil National de Transition prendra ses responsabilités.

 

Fait à Bangui, le 13 octobre 2014

                                                              

 

Alexandre Ferdinand N’GUENDET

Le président du CNT déplore le refus du PM de rendre compte de la gestion du don angolais

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:56

 

 

 

 

http://www.dw.de/  

 

A Bangui, le week-end a été fortement marqué par des scènes de pillages et d'exactions attribuées aux miliciens Anti-balaka. Certains ont refusé de lever les barricades installées dans la capitale centrafricaine.

 

A quel jeu jouent les Anti-balaka ? C'est la question que se posent de nombreux habitants de Bangui, choqués par ce que leur ont fait vivre depuis quelques jours les hommes de Patrice-Edouard Ngaissona. Samedi, les rebelles ont pourtant promis à la présidente de la transition de renoncer aux exactions attribuées à leurs éléments. En contrepartie, Catherine Samba Panza a accepté d'examiner une partie de leurs requêtes. Mais juste après cette rencontre, les violences et les pillages ont repris de plus belle. Beaucoup d'observateurs ont aussi noté que les miliciens Anti-balaka sont encore lourdement armés. D'où tirent-ils leur équipement militaire ? Un enseignant de l'Université de Bangui, qui a requis l'anonymat a son avis.

 

‘'Très honnêtement, la plupart des Anti-balaka sont des ex-FACA - les Forces armées centrafricaines. Le soi-disant désarmement qui a été fait au début de la crise, notamment en décembre dernier par Sangaris, c'était un leurre. Les gens sont toujours armés jusqu'aux dents. On connaît leur base, mais on ne fait rien pour les désarmer. Quant on voit des Anti-balaka passer, armés jusqu'aux dents devant les Casques bleus qui ne font rien pour les désarmer, c'est qu'il y a un problème. Quelles sont les clauses en-dessous que la population ne connaît pas ?''

 

Détournements de fonds publics

 

Dans ce contexte d'insécurité, le premier ministre, Mahamat Kamoun devrait donner plus de détails sur l'utilisation d'une partie d'un don accordé à son pays par l'Angola. Le montant est évalué a plus d'un milliard de francs CFA. En mars dernier, Luanda avait offert la somme de dix millions de dollars américains à la RCA. Deux millions et demi de dollars n'auraient pas été versés dans les caisses du Trésor public. Même si les proches de Catherine Samba Panza restent formels, sur le fait que cette somme a bien été utilisée pour faciliter la transition politique. Toutefois, le gouvernement conduit par Mahamat Kamoun doit encore convaincre les 135 membres du Conseil national de transition sur la destination de ce bien public.

Les Anti-balaka toujours bien armés

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 17:47

 

 

 

 

13/10/14 (AFP)

 

La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza va entamer mardi une série de rencontres avec les "forces vives de la Nation" visant à mettre fin au désordre que connaît le pays, ont annoncé ses services lundi.

 

Mme Samba Panza recevra des délégations pendant une demi-heure chacune, chaque jour à 10H00 (09H00 GMT) de mardi à vendredi, selon le programme diffusé à la radio d'Etat, sans autres précisions.

 

Appelant ses concitoyens à reprendre des activités normales après cinq jours de violences à Bangui, le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun avait annoncé ces consultations dimanche soir.

 

La présidente Samba Panza doit selon lui "engager une série de rencontres avec l'ensemble des forces vives de la Nation afin de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l'histoire politique de notre pays par l'organisation d'élections".

 

Les violences qui ont éclaté mardi 7 octobre ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et des milliers de déplacés.

 

Un timide retour à la normale était constaté lundi à Bangui, où les conducteurs de bus et taxis --qui s'étaient mis en grève-- ont notamment repris leurs activités, même si des barricades leur interdisaient toujours certaines avenues.

 

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka -- des milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une sanglante chasse aux musulmans au début de l'année --, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale, puis jeudi dans le centre-ville.

 

Des affrontements violents les ont opposés aux forces nationales et étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui. Ces violences ont été accompagnées de pillages de commerces et d'habitations.

 

Les violences, les plus fortes depuis la fin août, ont fait au moins dix morts, dont un Casque bleu pakistanais.

 

Elles ont nettement baissé en intensité ce week-end, mais des anti-balaka ont refusé de suivre l'appel à une trêve lancé par leurs responsables après une rencontre avec la présidente Catherine Samba Panza, dont ils réclament le départ.

 

Le chef de la mission des Nations Unies sur place (Minusca), Babacar Gaye, a souligné lundi que le Centrafricains devraient eux-mêmes parvenir à surmonter leur difficultés.

 

"Il y a un problème de réconciliation, il y a un problème de cohabitation entre les communautés et un problème de sursaut dans la population, dans les élites, pour remettre ce pays sur les rails. C'est le peuple centrafricain qui doit le faire", a-t-il insisté.

Centrafrique: la présidente va rencontrer dès mardi "les forces vives de la Nation"

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