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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 02:51

 

 

 

ble-goude-19-mars-2011.jpg

 

 

Charles Blé Goudé arrêté au Ghana 


APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)2013-01-17 15:32:23 Charles Blé Goudé, le leader charismatique des jeunes patriotes, farouches partisans de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a été arrêté par Interpol jeudi en fin de matinée à Accra, au Ghana.


Cette arrestation a été confirmée à APA par un cadre du Front populaire ivoirien (FPI), en exil dans la capitale ghanéenne.


''Pour l'instant nous ignorons les motifs de cette arrestation de M. Blé Goudé'', a ajouté la même source, précisant que ‘'l'arrestation est intervenue vers 10h00 Gmt''


Depuis la fin de la crise postélectorale ivoirienne en avril 2011 avec à la clef plus de 3000 morts, Charles Blé Goudé était recherché par les nouvelles autorités du pays.


Il avait été localisé dans certains pays de la sous-région, notamment entre le Ghana, le Togo, le Bénin et la Gambie, selon plusieurs sources. 

 

 

 

 

Charles Blé Goudé, proche de l'ex-président ivoirien Gbagbo, arrêté au Ghana



ABIDJAN AFP / 17 janvier 2013 19h14 - Charles Blé Goudé, proche de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, en exil depuis plus d'un an et demi et recherché par la justice ivoirienne, a été arrêté jeudi au Ghana, a-t-on appris de sources concordantes.


L'ancien leader des jeunes patriotes pro-Gbagbo a été arrêté ce matin à son domicile à Accra par des agents qui étaient en civil et conduit au Bureau national d'investigations (BNI, police ghanéenne), a déclaré à l'AFP Lia Bi Douayoua, un porte-parole du collectif des exilés pro-Gbagbo dans la capitale du Ghana, joint par téléphone depuis Abidjan.


Il est entre les mains de la police ghanéenne, a-t-il souligné, ajoutant: pourquoi il a été arrêté, on ne le sait pas.


Une source proche du gouvernement ivoirien a confirmé son arrestation.


Selon l'un de ses proches, l'ex-ministre de la Jeunesse de M. Gbagbo a été arrêté et menotté par quatre policiers ghanéens et quatre policiers ivoiriens puis emmené dans un véhicule 4x4. Au moment de l'arrestation, l'un des policiers a dit +cette fois on a de la chance, il est là+, a raconté ce membre de son entourage.


Richard Kodjo, porte-parole du Front populaire ivoirien (FPI), parti de l'ex-président Gbagbo, a indiqué que le FPI cherchait à connaître les motifs de cette arrestation.


Charles Blé Goudé, surnommé général de la rue, est visé par un mandat d'arrêt de la justice ivoirienne pour son implication dans la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui s'est conclue par la chute de l'ancien chef de l'Etat et a fait environ 3.000 morts.



(©) 

 

 

Levy-Lakite.jpg

Lévy Yakité

 

 

Christian Guenébem

Christian Guénébem

 

 

Yambété

Steve Yambété

 

 

 

 

NDLR : C'est un avertissement sans frais pour les "Blé Goudé" en herbe centrafricains avec en tête Levy Yakité, Steve Yambété et autre Christian Guénébem qui ont surgi comme de champignons après la pluie ces derniers jours pour rivaliser dans la création de milices criminelles et en  s'illustrant avec des réseaux guerriers de génocide en détournant les machettes offertes par la Chine pour les paysans centrafricains. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 02:48

 

 

 

 abdou-diouf-5-juillet-2011.jpg

 

 

http://www.fasozine.com  THURSDAY, 17 JANUARY 2013 17:57

 

Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, se félicite, selon ce communiqué de presse, de la désignation de Nicolas Tiangaye en qualité de Premier ministre de transition en République centrafricaine (RCA).


«Cette nomination constitue une étape majeure de la mise en œuvre de l’Accord politique de sortie de crise, du cessez-le-feu et de la Déclaration de principes conclus le 11 janvier 2013 à Libreville par le Gouvernement centrafricain, l’opposition démocratique, les mouvements politico-militaires et la coalition Séléka, en vue de trouver une solution durable à la crise politique et sécuritaire que traverse la République centrafricaine depuis décembre 2012. «J’exhorte toutes les parties à appliquer loyalement cet Accord afin de permettre à la Centrafrique de s’installer définitivement dans la paix, condition incontournable pour la reconstruction de l’Etat de droit, de la démocratie, et la relance durable du développement», a déclaré Abdou Diouf.


 
Le Secrétaire général de la Francophonie félicite la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) pour ses actions qui ont permis d’aboutir aux consensus portés par ces différents accords. Il salue particulièrement les efforts des chefs d’Etat de la sous-région de l’Afrique centrale pour leur contribution significative au règlement de la crise centrafricaine.

 
 
Le Secrétaire général encourage la communauté internationale à soutenir de manière concertée la mise en œuvre de cet Accord. Il réaffirme la disponibilité de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à accompagner, conformément aux dispositions pertinentes des Déclarations de Bamako et Saint-Boniface, l’ensemble des acteurs impliqués. Abdou Diouf rappelle l’engagement de l’OIF à poursuivre ses actions en faveur de l’approfondissement du dialogue politique et de la modernisation du système électoral en vue de la consolidation de la paix en République centrafricaine.» 

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 02:42

 

 

 

Tiangaye-interroge-par-la-presse.JPG

 

 

 

BANGUI (AFP) - 17.01.2013 17:59 - Par Patrick FORT

 

L'opposant et avocat centrafricain Nicolas Tiangaye a été nommé jeudi, après plusieurs jours de tergiversations, Premier ministre du gouvernement d'union nationale après l'offensive de l'alliance rebelle Séléka suivi de l'accord de paix de Libreville signé le 11 janvier.


"Le plus dur commence", a confié le nouveau Premier ministre à l'AFP.


"Le problème que le gouvernement doit résoudre en urgence, c'est la pacification du pays et la restructuration de l'armée. Car sans la paix, on ne peut rien. Ensuite, il faudra conduire le pays vers les législatives dans un proche avenir et prendre des mesures économiques et sociales pour relancer le pays".


Selon l'accord de Libreville, M. Bozizé ne peut révoquer le Premier ministre qui est en place pour une période de 12 mois renouvelable. M. Tiangaye ne pourra pas se présenter à la présidentielle de 2016, de même que le président François Bozizé, arrivé au pouvoir par les armes en 2003.


Juriste réputé et défenseur des Droits de l'homme, Me Tiangaye a été nommé après une cérémonie de plusieurs heures au palais présidentiel de Bangui en présence de membres de la majorité présidentielle, de l'opposition démocratique, de l'alliance rebelle Séléka, des rebelles ayant adhéré aux anciens accords de paix et de la société civile.


Au terme de la réunion, le président Bozizé a signé le décret de nomination d'un de ses adversaires qu'il apprécie le moins.


"Nous allons nommer Me Nicolas Tiangaye. Tiangaye est fils du pays. Il a travaillé. Il veut de ce poste. Pas de palabres. Nous lui souhaitons bonne chance" a affirmé M. Bozizé soulignant, dans une apparente allusion à la franc-maçonnerie dont tous deux sont membres: "il sera au pied du mur, et où voit-on le maçon?".


"Si le gouvernement ne travaille pas pour le peuple, s'il travaille pour ses poches, ou n'exerce pas dans le sens de l'intérêt national, cela ne servira à rien", a-t-il prévenu.


Auparavant, le chef du Séléka, Michel Djotodia avait confirmé le choix de Tiangaye et demandé la "libération de tous les prisonniers politiques".


Un autre chef rebelle, le général Mahamat Moussa Dhaffane, en uniforme, avait assuré: "Le vrai mal de notre pays c'est l'exclusion. On n'est pas rebelle par conviction (...) Nous sommes d'accord pour que les choses changent. M. le président, changez! Nous aussi nous changerons. Le pays a besoin de paix et de développement économique. Je veux qu'on lègue à nos enfants un pays paisible et prospère".


Prochain test: la formation du gouvernement


Le Séléka demandait le départ du président Bozizé qui dirige un des pays les plus pauvres du monde miné par les rébellions et putsch qui l'ont empêché d'exploiter un sous-sol pourtant riche en diamants, pétrole, or et uranium.


Une fois le suspense de la nomination du Premier ministre terminé, un nouveau test commence: celui de la composition du gouvernement. Il devra comprendre des membres de toutes les composantes du dialogue à Libreville.


"Je ne peux pas vous dire quand la liste du gouvernement sera rendue publique, il faut entamer les négociations", a précisé M. Tiangaye.


Le président Bozizé a proposé un gouvernement de 30 ministres avec 5 membres pour l'opposition, 5 pour le Séléka, 4 pour les anciens rebelles, 4 pour la société civile et 12 pour la majorité présidentielle, revendiquant les postes de "souveraineté" pour son camp.


Il n'est pas sûr d'obtenir satisfaction. Seule certitude, la Défense ira au Séléka.


Le Premier ministre a tenu un discours apaisant; "Nous sortons d'un conflit. Il faut éviter de nouvelles crises, privilégier la concertation et aplanir les divergences" tout en "assurant la cohérence de l'action gouvernementale".


Il a balayé sa relation personnelle conflictuelle avec le président Bozizé: "Même dans une famille, les gens n'ont pas les mêmes appréciations des problèmes, a fortiori quand on dirige un pays. Cela ne constitue pas un élément de blocage au plan politique. Je n'ai pas de problème personnel avec le président".

 

 

 

RCA: l'opposant Nicolas Tiangaye nommé Premier ministre

 

RFI jeudi 17 janvier 2013

 

Ce jeudi 17 janvier, l'opposant Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre centrafricain du gouvernement d'union nationale issu de l'accord de paix de Libreville. L’homme est un célèbre avocat, juriste réputé, fervent défenseur des droits de l'homme. Son parcours est respecté de tous. C’est même « quelqu'un de bien », affirme Eric Massi, coordonnateur de la Seleka.

 

Avec notre envoyé spécial,

 

Le décret vient d’être signé ce jeudi 17 janvier à la mi-journée par le président Bozizé : Nicolas Tiangaye, c’est officiel, désormais, est le nouveau Premier ministre de transition. Les représentants du pouvoir, de l’opposition, de la rébellion, des corps diplomatiques ont assisté à la cérémonie -très théâtrale- au palais de la Renaissance à Bangui.

 

François Bozizé a lancé tout d’abord dès le début de la réunion au chef de la Seleka, le chef de la rébellion Michel Djotodia : « Venez, je veux vous entendre de vive voix pour me dire quel est le choix pour le poste de Premier ministre ». Le chef rebelle s’est alors levé, a pris le micro pour prononcer le nom de Nicolas Tiangaye avant de demander la libération de tous les prisonniers politiques.

 

Réponse rapide de François Bozizé : « Je libère tout le monde à la minute, mais vous aussi, faites ce que vous avez à faire ». Puis, pour montrer qu’il entend bien rester au centre du jeu, le chef de l’Etat centrafricain a proposé son schéma pour le futur gouvernement : trente ministres, selon lui, douze pour la majorité dont les principaux ministères de la souveraineté, cinq pour l’opposition, cinq pour la Seleka dont le portefeuille de la Défense, quatre pour les mouvements politico-militaires non combattants et enfin quatre pour la société civile.

 

Puis plusieurs interventions se sont succédées ; la plupart pour critiquer l’accord de Libreville et dire qu’il n’était pas assez inclusif. Mais au final, une intervention est sortie du lot, celle du général Mohamed-Moussa Dhaffane, l’un des chefs de la Seleka. Il s’est levé sans y être invité et a lancé au président : « Nous sommes le mal. La Seleka est le mal mais le mal le plus profond de son pays c’est l’exclusion. Changez et nous changerons aussi ».


 

 

Centrafrique : un nouveau premier ministre nommé pour apaiser le pays

 

 

Le Monde.fr avec AFP 17.01.2013 à 15h40


L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, selon un décret signé jeudi 17 janvier par le président, François Bozizé, au terme d'une cérémonie réunissant toutes les parties du conflit centrafricain à Bangui. Sa nomination, attendue depuis quelques jours, avait été proposée par l'opposition civile et rebelle, et acceptée par le pouvoir en place.

 

"Nous allons nommer Me Nicolas Tiangaye ; Tiangaye veut de ce poste et nous lui souhaitons bonne chance" a affirmé le président Bozizé juste avant de signer le décret en présence de la presse, des rebelles de la Séléka, de l'opposition et de la société civile.


"PACIFICATION DU PAYS"

 

"C'est un soulagement pour le peuple centrafricain, nous voyons la paix poindre à l'horizon", a déclaré pour sa part Nicolas Tiangaye"Le problème que le gouvernement doit résoudre en urgence, c'est la pacification du pays et la restructuration de l'armée", a ajouté le nouveau premier ministre, juriste réputé et défenseur des droits de l'homme respecté de tous.


"Je ne peux pas vous dire quand la liste du gouvernement sera rendue publique, on en discutera, il faut entamer les négociations [...] avec toutes les composantes qui étaient présentes à Libreville", a précisé M. Tiangaye. Les négociations dans la capitale gabonaise avaient réuni la semaine dernière le pouvoir, l'opposition démocratique, la société civile et les rebelles qui avaient conquis une grande partie du pays après leur soulèvement le 10 décembre.


BOZIZÉ IRA À LA FIN DE SON MANDAT


L'accord de sortie de crise signé le 11 janvier à Libreville prévoyait la nomination d'"un nouveau premier ministre issu de l'opposition". Le texte prévoit également que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne "pourra pas révoquer" le nouveau premier ministre pendant la période de transition de douze mois.


Ancien président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme, Nicolas Tiangaye a notamment défendu l'ex-empereur Bokassa en 1986-1987 mais aussi... François Bozizé, accusé d'un complot sous le régime d'Ange-Félix Patassé en 1989. Il a été président du Conseil national de transition (CNT, Parlement de transition) en 2003 après la prise de pouvoir de Bozizé et a surtout été un des principaux rédacteurs de la Constitution adoptée en 2004.

  

 

Centrafrique : les militaires tchadiens resteront au moins jusqu’en 2014

Le Tchad a annoncé aujourd’hui que ses forces armées, qui font partie des troupes de la CEEAC qui appuient la MICOPAX, resteront au moins un an en Centrafrique. Le chef de l’État tchadien, Idriss Déby, explique que la Centrafrique « nécessitera au moins un an de présence, correspondant à la durée de la transition ». La MICOPAX a par ailleurs été réorientée dans son action, afin qu'elle appuie la mise en œuvre du consensus de Libreville.

 

(Source : Reuters17 jan. 2013 )

 

 

 

 

Un opposant nommé Premier ministre en Centrafrique

 

BANGUI 17-01-2013 à 17h31 - (Reuters) - Le président centrafricain François Bozizé a nommé jeudi un nouveau Premier ministre issu des rangs de l'opposition, conformément à l'accord de paix signé avec les rebelles la semaine dernière.


Nicolas Tiangaye, avocat et président de la Convention républicaine pour le progrès social, un parti d'opposition, avait été choisi par l'alliance rebelle Seleka à l'issue des négociations de paix au Gabon.


"Le président de la République, chef de l'Etat décrète (que) Nicolas Tiangaye est nommé Premier ministre, chef du gouvernement", est-il écrit dans le décret présidentiel.


Nicolas Tiangaye va s'attacher à former un gouvernement d'union nationale et à organiser d'ici un an des élections législatives pour renouveler l'Assemblée nationale, dominée par les partisans de François Bozizé.


En contrepartie, les rebelles, qui étaient arrivés aux portes de Bangui le mois dernier, ont décrété un cessez-le-feu et accepté que François Bozizé reste au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat, en 2016.

 

Paul-Marin Ngoupana, Tangi Salaün pour le service français

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:45

 

 

 

Guy-Sokambi.JPG

 

 

L’AMBASSADEUR ZOUNGUERE-SOKAMBI ARMAND GUY DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST NOMMÉ REPRÉSENTANT PERMANENT DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE CENTRALE (C.E.E.A.C) EN EUROPE AVEC RESIDENCE A BRUXELLES

 

 


Le Secrétaire Général de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (C.E.E.A.C), son Excellence, M. NASSOUR GUELENGDOUKSIA OUAIDOU a nommé ce jour 15 janvier 2013, l’Ambassadeur Zounguere - Sokambi Armand Guy, au poste de Représentant permanent auprès de l’Union européenne, de l’Organisation Mondiale du Commerce, de l’Organisation Internationale de la Francophonie et du Secrétariat Général du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraîbes et du Pacifique.

 

Commandeur  dans l’ordre du mérite Centrafricain et dans l’ordre du mérite communautaire Afrique centrale (CEMAC) , l’Ambassadeur Zounguere - Sokambi Armand Guy apporte avec lui une solide expérience après une carrière remarquable dans la diplomatie Centrafricaine et plus récemment comme  Assistant Technique (ACP/UE) pour les négociations des Accords de Partenariat Economique en Afrique centrale et Point Focal C.E.E.A.C à Bruxelles.

 

Précédemment  Ambassadeur de la République Centrafricaine à Bruxelles de 1995 à 2007, le diplomate centrafricain  est spécialiste en analyse prospective et en dialogue politique multilatéral pour la paix et la sécurité en Afrique. Il est chargé de cours en master 2 à l’Université de Lille 2 (en France) où il enseigne les relations extérieures de l’Union européenne.

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:32

 

 

 

Nicolas Tiangaye PM

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 17 Janvier 2013 13:54


Le président de la République François Bozizé vient de confirmer ce 17 janvier 2013 maitre Nicolas Tiangaye au poste du Premier ministre. Un poste confié à l’Opposition démocratique, conformément à l’accord de Libreville sur la sortie de crise en Centrafrique. Le décret a été rendu public sur les ondes de la Radio nationale. Il a remplacé le professeur Faustin Archange Touadera qui a passé 5 ans à la primature.

 

La nomination de Tiangaye a été faite au cours d’une rencontre entre le Chef de l’Etat et les forces vivent de la Nation. Une rencontre tenue en présence des autorités nationales et internationales au palais de la Renaissance.

 

Au cours de cette rencontre, des voix se sont élevées pour dénoncer la candidature de Nicolas Tiangaye. Une candidature pourtant acceptée par la coalition des rebelles de la Séléka et l’Opposition démocratique. Toutefois, François Bozizé a tranché.

 

Selon le Chef de l’Etat, « Nicolas Tiangaye a, non seulement fait l’unanimité, mais il est aussi fils de ce pays. Rien ne sert de tergiverser sur sa candidature. C’est pour le service du pays.  Il ne faut surtout pas perdre de vue que vous aussi, vous devez commencer par prendre vos responsabilités, par exemple le respect de la Constitution ».

 

Dans la matinée, certains détenus de la crise militaro-politique centrafricaine,  issus de l’ethnie « Goula » ont été libérés. Ils ont été soupçonnés d’être de connivence avec la coalition Séléka.

 

Interrogé par Radio Ndeke Luka, Sidik Younouss, ex-député de Birao I (nord), détenu depuis le 31 décembre 2012 à l’Office Central de Répression du Banditisme à Bangui, a affirmé « être victime d’une arrestation arbitraire ». A ce jour, certaines familles n’ont pas encore les nouvelles des leurs.

 

Mais qui est Nicolas Tiangaye ? Du point de vue de sa formation, maitre Nicolas Tiangaye est juriste de formation et avocat de profession. C’est en sa qualité de professionnel du droit qu’il était désigné parmi les principaux rédacteurs de la constitution actuelle de la République Centrafricaine.

 

Le nouveau Premier ministre centrafricain a acquis sa célébrité dans son acharnement au travail, notamment en défendant l'ex-empereur Bokassa 1er en 1986-1987, en plaidant au Tribunal pénal international pour le Rwanda mais aussi,  en se défendant lui-même en 1991 lors du procès intenté contre lui par le régime du feu président André Kolingba.

 

Pour ce qui concerne la vie associative, Nicolas Tiangaye  fut président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme, pendant plusieurs années.

 

Sur le plan politique, Nicolas Tiangaye  a été président du Conseil national de transition (CNT),  mis en place au lendemain du coup de force du Président François Bozizé le 15 mars 2003.

 

Jusqu’à la date de sa nomination, Nicolas Tiangaye  est le président fondateur de son parti la Convention Républicaine pour le Progrès Social CRPS. Il est également porte-parole du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections FARE 2011.


Et puis, c’est Nicolas Tiangaye qui a conduit la délégation de l’opposition politique, aux travaux des pourparlers de Paix de Libreville au Gabon.

 

 

 

NDLR : Il y a donc bel et bien des "prisonniers politiques" dans ce pays contrairement aux allégations mensongères de Bozizé selon lesquelles il y en aurait pas. Il reste maintenant à libérer ceux de "Guantanamo" de Bossembélé, la prison spéciale et personnelle de Bozizé. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:28

 

 

 

Nicolas-Tiangaye-PM.JPG

 

 

 

decret-Tiangaye.JPGdecret-Tiangaye-2-.JPG

 

 

 

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le nouveau Premier Ministre sans jamais le demander

 

 

 

 

NOM :       TIANGAYE

 

 

PRENOM :  Nicolas

 

 

DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 13 septembre 1956 à BOCARANGA (CENTRAFRIQUE)

 

 

NATIONALITE : CENTRAFRICAINE


 

PROFESSION :  AVOCAT AU BARREAU DE CENTRAFRIQUE DEPUIS 1983

 

 

ETABLISSEMENTS FREQUENTES ;


 

Etudes primaires ; Ecole Primaire de Niem  (1962-1968)

Etudes secondaires : CEG et Lycée Moderne de Bouar ( 1968-1974)

                                Lycée Barthélémy Boganda de Berbérati  (1974-1975)

Etudes supérieures : Université Jean-Bedel Bokassa de Bangui (1975-1978)

                               Université d’Orléans -France (1978-1980)

                               Institut d’études judiciaires d’Orléans (1979-1980)   

 

 

DIPLOMES :

 

- 1968 : Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires.

 

- 1972 : Brevet d’Etudes du Premier Cycle.

 

- 1975 : Baccalauréat (série A4) Major national de la série

 

- 1978 : Licence de Droit Privé (Université de Bangui).

 

- 1979 : Maîtrise de Droit Privé – Option : carrières judiciaires et  Notariales  (Université d’Orléans – France).

 

- 1980 (juin) : Diplôme d’Etudes Approfondies de Contentieux

                      (Université d’Orléans).

-1980 (Juin) : Certificat de fin de stage de formation    pédagogique à l'enseignement supérieur (Université d'Orléans)

 

- 1980 (octobre) : Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat

                            (Institut d’Etudes Judiciaires d’Orléans).

 

EXPERIENCES :

 

- Ancien Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Barreau de Centrafrique (1994 – 1998).

 

- Ancien avocat auprès du Tribunal Pénal International pour le

  Rwanda (ARUSHA TANZANIE 1996 - 1998).

 

- Président Fondateur de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (de 1991 à 2004).

 

                 -Ancien Vice – Président de l’Union Interafricaine des Droits de

      l’Homme (de 1992 à 1998, membre fondateur).

 

- Ancien membre de l’Association Internationale des Jeunes Avocats  (1986 à 2001).

 

- Ancien Membre du Conseil de Présidence de l’Union Internationale des Avocats.

 

- Ancien Représentant de l’Union Internationale des Avocats auprès de la Commission Consultative de la Défense du Tribunal Pénal International pour le Rwanda.

 

- Ancien Président du Conseil National de Transition (Parlement) de Centrafrique (2003 – 2005)

 

-Président du Parti Politique dénommé CONVENTION REPUBLICAINE POUR LE PROGRES SOCIAL (CRPS) depuis le 24 Mai 2008

 

PRIX

 

Premier prix de meilleur défenseur des droits de l’homme en Centrafrique décerné par l’ONU en 1999

 

 

 

 

DISTINCTIONS HONORIFIQUES

 

 

- Grand Officier dans l’ordre du mérite Centrafricain

- Grand Officier dans l’ordre de la reconnaissance Centrafricaine

 

 

                                                                           Bangui, le 16 octobre 2013

 

 

 

Me Nicolas TIANGAYE

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:16

 

 

Urgent

 

Me Nicolas Tiangaye

 


BANGUI AFP / 17 janvier 2013 14h00- L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, selon un décret signé jeudi par le président François Bozizé au terme d'une cérémonie réunissant toutes les parties du conflit centrafricain à Bangui.


Nous allons nommer Me Nicolas Tiangaye; Tiangaye veut de ce poste et nous lui souhaitons bonne chance a affirmé le président Bozizé juste avant de signer le décret en présence de la presse, des rebelles du Séléka, de l'opposition et de la société civile.



(©) 

 

 

 

Centrafrique: L'opposant Nicolas Tiangaye nommé Premier ministre


BANGUI AFP / 17 janvier 2013 15h03 - L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, comme proposé par l'opposition civile et rebelle, selon un décret signé jeudi par le président François Bozizé au terme d'une cérémonie réunissant toutes les parties du conflit centrafricain à Bangui.


Nous allons nommer Me Nicolas Tiangaye; Tiangaye veut de ce poste et nous lui souhaitons bonne chance a affirmé le président Bozizé juste avant de signer le décret en présence de la presse, des rebelles du Séléka, de l'opposition et de la société civile.


C'est un soulagement pour le peuple centrafricain, nous voyons la paix poindre à l'horizon, a déclaré pour sa part Nicolas Tiangaye.


Le problème que le gouvernement doit résoudre en urgence, c'est la pacification du pays et la restructuration de l'armée, a ajouté le nouveau Premier ministre, juriste réputé et défenseur des Droits de l'homme respecté de tous.


Sa nomination, attendue depuis plusieurs jours, faisait l'objet d'un consensus entre l'opposition démocratique et les rebelles du Séléka, qui ont confirmé ce choix lors d'une rencontre avec le président (médiateur) congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville mardi.


Je ne peux pas vous dire quand la liste du gouvernement sera rendue publique, on en discutera, il faut entamer les négociations (...) avec toutes composantes qui étaient présentes à Libreville, a précisé M. Tiangaye.


Les négociations dans la capitale gabonaise avaient réuni la semaine dernière le pouvoir, l'opposition démocratique, la société civile et les rebelles qui avaient conquis une grande partie du pays après leur soulèvement le 10 décembre.


L'accord de sortie de crise signé le 11 janvier à Libreville prévoyait la nomination d'un nouveau Premier ministre issu de l'opposition.


Le texte prévoit également que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne pourra pas révoquer le nouveau Premier ministre pendant la période de transition de 12 mois.


Ancien président de la ligue centrafricaine des droits de l'Homme, Me Tiangaye a notamment défendu l'ex-empereur Bokassa en 1986-1987 mais aussi... François Bozizé, accusé d'un complot sous le régime d’André Kolingba en 1989.


Il a été président du Conseil national de transition (CNT, parlement de transition) en 2003 après la prise de pouvoir de Bozizé et a surtout été un des principaux rédacteurs de la Constitution adoptée en 2004.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:32

 

 

Bozizé perdu

 

 

RCA: le nouveau Premier ministre devrait enfin être nommé officiellement ce jeudi


RFI  jeudi 17 janvier 2013


En Centrafrique, alors qu’une délégation de quatre chefs de la rébellion de la Seleka est arrivée mardi à Bangui, le président Bozizé n’a toujours pas nommé le Premier ministre qui sera chargé de conduire la transition. Ce pourrait être chose faite ce jeudi 17 janvier.


La crise centrafricaine devrait connaître, ce jeudi, une nouvelle avancée. Ce matin, la présidence doit accueillir une cérémonie en présence de toutes les entités signataires de l’accord de Libreville. Sont donc conviés au palais de la Renaissance des représentants du pouvoir, de l’opposition, de la rébellion de la Seleka, des mouvements politico-militaires non combattants et de la médiation congolaise.


L’initiative de cette cérémonie a été prise, mercredi soir, à l’issue d’une rencontre entre le président Bozizé et Emile Ouosso, l’émissaire de Denis Sassou Nguesso. Le ministre congolais est-il venu forcer la main du chef de l’Etat centrafricain pour qu’il nomme l’opposant Nicolas Tiangaye Premier ministre de transition ? C’est ce que pensent certaines sources.


« Le président Bozizé ne fait pas de blocage mais, avant de prendre une décision aussi importante, il veut s’assurer que cette nomination ne pose aucun problème », assurent de leur côté plusieurs personnalités proches du chef de l’Etat.


Dans les faits, François Bozizé ne semble guère ravi de nommer à la primature l’un de ses principaux détracteurs, mais aujourd’hui, on voit mal comment il pourrait éviter un tel scénario. Nicolas Tiangaye a été désigné pour le poste par l’opposition politique. Et la Seleka lui a publiquement apporté son soutien après que le chef de l’Etat a demandé à la coalition rebelle de se prononcer sur le nom de celui qui devra conduire la transition.

 

 

 

 

Bozizé annonce une réunion jeudi matin avec toutes les forces vives


BANGUI Jeudi 17 janvier 2013 | 06:53 UTC (Xinhua) - Le président de la République centrafricaine François Bozizé va tenir une réunion avec toutes les forces vives du pays jeudi matin sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, a annoncé la radio nationale mercredi soir.


Samedi dernier, Bozizé a dissout le gouvernement dirigé par le Premier ministre Faustin Archange Touadéra, au lendemain de la signature d'une série d'accords signés entre les protagonistes centrafricains à Libreville au Gabon.


Selon l'accord, le poste du Premier ministre va revenir à l'opposition démocratique. Il s'agit de l'opposition démocratique, de la société civile, des autres politico-militaires et de la coalition Séléka qui a déclenché les hostilités depuis le 10 décembre dernier et qui continue de contrôler une dizaine des villes centrafricaines.


La radio nationale a aussi annoncé que Bozizé a reçu, dans la journée de mercredi, un émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso et une délégation de la "Séléka". Rien n'a été communiqué sur les résultats de cette audience.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 03:26

 

 

 

Boz gros plan

 

http://www.latribune-online.com 15-01-2013

 

Alors que la cohabitation entre Bangui et l’opposition s’annonce déjà difficile

 

Synthèse de Lyès Menacer

 

Près d’une semaine après la signature de l’accord de sortie de crise à Brazzaville, entre les autorités de Bangui et les rebelles Séléka, le président de la République de Centrafrique, François Bozizé, n’a toujours pas nommé le nouveau Premier ministre issu de l’opposition, Nicolas Tiangave. Ce retard commence sérieusement à inquiéter aussi bien l’opposition que les médiateurs africains et internationaux qui disent ne pas comprendre l’attitude du chef de l’Etat centrafricain. 


«Ça va être réglé. La nomination va sortir. Ils font durer inutilement le plaisir», a déclaré un membre influent de l’opposition, assurant que la nomination de Me Tiangaye par le président François Bozizé devrait intervenir prochainement, a rapporté l’AFP. Me Tiangaye, désigné samedi par l’opposition démocratique comme son choix en tant que Premier ministre, s’est déjà mis en mouvement. «Je vais partir de suite pour Brazzaville. Je reviendrai demain (hier mardi) à Bangui avec Michel Djotodia», le chef de l’Alliance rebelle Séléka, a-t-il déclaré. 


Une partie de la délégation rebelle s’est rendue à Brazzaville, après la signature vendredi de l’accord, pour s’entretenir avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le comité de suivi. Toujours méfiants vis-à-vis du gouvernement de M. Bozizé, les rebelles armés n’ont pas déserté totalement le terrain et occupent toujours certaines de leurs positions stratégiques dans les villes du nord-est et du centre. Ayant déjà vécu le même scénario pour les accords signés entre 2007 et 2011 et qui ont motivé leur reprise des armes le 10 décembre dernier, les rebelles de la coalition Séléka pourraient donc reprendre la lutte armée si François Bozizé renonce à respecter l’accord de sortie de crise signé vendredi dernier, sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU. «Tous ne sont pas encore arrivés. Maintenant, notre regard est fixé sur la formation du gouvernement. Nous sommes d’accord sur la nomination de Tiangaye et nous donnons une semaine pour voir si les accords (de Libreville) sont respectés», a averti un chef militaire du Séléka. 


«À Libreville, il a été décidé que nous obtenions le ministère de la Défense. C’est obligatoire. Notre sécurité repose là-dessus», a-t-il précisé, confirmant l’arrivée aujourd’hui de Michel Djotodia à Bangui. Toutefois, d’après des sources diplomatiques et certains rebelles, des dissensions sont apparues au sein de l’Alliance. Dès la signature de l’accord, certains avaient avoué «qu’on leur avait forcé la main».


Une autre source rebelle a souligné sous le couvert de l’anonymat : «C’est vrai qu’il y a des divisions au sein du Séléka. Ça commence déjà à partir en vrille, mais le mot d’ordre c’est de se calmer et d’attendre», a repris l’AFP. «Djotodia a signé l’accord, mais ceux qui étaient à Libreville n’étaient pas tous d’accord. Il faut voir maintenant s’il réussira à convaincre les commandants militaires sur le terrain», a ajouté cette source, concluant que «l’objectif était le départ de Bozizé, ce n’est pas fait. Des crimes ont été commis, des gens ont été arrêtés et tués. Une poignée de main ne va pas régler tout ça.

 

Les victimes attendent quelque chose». De son côté, Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l’Union européenne, a appelé «tous les signataires à respecter entièrement et de bonne foi l’accord auquel ils ont souscrit et à le mettre en œuvre sans délai».
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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 03:06

 

 

Bozizé et ses partisans

 

 

Mercredi 16 janvier 2013 | 08:46 UTC (Par Francis Kpatindé)

 

BANGUI (© 2013 Afriquinfos) - A y regarder de près, le conflit en République centrafricaine est, à bien des égards, un remake de la crise ivoirienne.

 

Les événements qui se sont déroulés en décembre en République centrafricaine ont finalement un air de déjà vu. Les similarités sont pour le moins troublantes avec la situation qui a prévalu en Côte d’Ivoire à partir du dernier trimestre de 2002. Profitant de l’absence du chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, en visite officielle en Italie, de jeunes militaires ont essayé, en vain, de prendre le pouvoir avant de battre en retraite vers Bouaké, dans le centre, et de prendre le contrôle de la moitié nord du pays. Le président Gbagbo, rentré précipitamment de Rome, réussira à préserver son emprise sur ce que certains appellent encore aujourd’hui la « Côte d’Ivoire utile », un raccourci pour désigner une zone englobant Yamoussoukro, la capitale politique et administrative, une bonne partie de l’Ouest, dont le port cacaoyer de San Pedro, l’Est et, surtout, le Sud où plastronne la mégapole d’Abidjan.

 

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En Centrafrique, au terme d’une offensive fulgurante, la rébellion de la Seleka (coalition, en sango) s’est appropriée l’essentiel d’un pays pratiquement deux fois plus grand que la Côte d’Ivoire, laissant au régime du président François Bozizé - maigre consolation - une bande de terre centrale menant directement à Bangui, « la coquette », surnom de ce gros village qui sert de capitale à la Centrafrique.


Jusqu’au dénouement de la crise ivoirienne, le 11  avril 2011, les rebelles n’ont jamais cédé une once de la portion du territoire qu’ils contrôlaient. On voit mal, dans ces conditions, la Seleka, rétrocéder, sans garanties et réelles contreparties, ses conquêtes au pouvoir central, au risque de fragiliser sa prééminence et de perdre son unique moyen de pression sur Bangui, d’autant plus que François Bozizé, qui a perdu une bataille et non pas la guerre, n’a sans doute pas dit son dernier mot. A l’image de Gbagbo, il contrôle l’agglomération où se trouvent concentrés les attributs apparents de tout pouvoir qui se respecte : le Palais de la Renaissance, le Parlement, les ministères, la radio et la télévision nationales, l’Aéroport international Mpoko et les chancelleries étrangères. Il conserve jusqu’à terme (2016) le fauteuil présidentiel, même si l’Accord politique de Libreville rétrocède nombre de prérogatives du « domaine réservé » au Premier ministre issu de l’opposition.

 

Christian Guenébem

Christian Guénébem


Laurent Gbagbo a eu plusieurs Premier ministres proches ou franchement de l’opposition : Seydou Elimane Diarra, Charles Konan Banny et Guillaume Soro. François Bozizé a dorénavant comme chef du gouvernement MNicolas Tiangaye, jusque-là coordonnateur des neuf partis politiques de l’opposition républicaine.

 

Lévy Yakité

Lévy Yakité

 

Abidjan a eu Charles Blé Goudé et ses « patriotes » du Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), des groupes d’autodéfense chargés de protéger la patrie (et Laurent Gbagbo) face au « diktat » des Nations unies et de l’ancienne puissance coloniale, la France. S’inspirant du précédent ivoirien, Bangui a également les siens, regroupés dans une Coalition citoyenne contre les rébellions armées (COCORA). Répondant aux mots d’ordre de leur chef, Lévy Yakité, ils ont, au plus fort de la crise, érigé des barrages dans la capitale, soumise, surtout la nuit, à leur bon-vouloir, avant d’en accepter le démantèlement dès l’annonce de l’arrivée sur place d’un fort contingent de soldats sud-africains.


Et ce n’est pas tout. A ses débuts, et avant de se fondre dans une structure unique baptisée les Forces Nouvelles, la rébellion ivoirienne était trigonocéphale : le Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), le Mouvement populaire ivoirien pour le grand Ouest (MPIGO) et leMouvement pour la justice et la paix (MJP), contrôlant, chacun, une principauté dans le septentrion et la région Ouest. Cette dispersion et les rivalités entre comzones (commandants de zones) susciteront de vives tensions, parfois accompagnées de purges violentes, à l’image de la liquidation, sans autre forme de procès, de Félix Doh, le chef de file du MPIGO, en avril 2003.

 

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un milicien de Cocora

 


La Seleka a préféré, pour ce qui la concerne, partir à la bataille en rang serré, regroupée dans une coalition hétéroclite de six ou sept mouvements militaro-politiques. Pour autant, elle n’est pas épargnée par les velléités schismatiques et les querelles de chefs, comme en attestent les récentes algarades entre le porte-parole de la coalition, Eric Neris Massi, 41 ans, et le jeune coordonnateur et délégué pour l’Europe de la Convention patriotique pour le salut du kodro (CPSK, composante de la Seleka), Nelson Ndjadder, 22 ans. Cette passe d’armes à mettre sur le compte d’une question de préséance donne un avant-goût des tiraillements à venir.  


Les protagonistes de la crise ivoirienne eurent les assises de Linas-Marcoussis, un centre d’entraînement pour rugbymen, en région parisienne, censées trouver une issue à la crise. Les Centrafricains – c’est l’époque qui le veut – ont préféré d’emblée se retrouver en terre africaine, à Libreville. Marcoussis et les différentes réunions d’Accra n’ont pas empêché que la crise ivoirienne connaisse un épilogue sanglant. Les Centrafricains sauront-ils, eux, en faire l’économie ?


Après avoir longtemps pratiqué l’omerta sur ses soutiens politiques et ses bailleurs de fonds étrangers, l’ex-rébellion ivoirienne admet désormais, mezza-voce, beaucoup devoir au Burkina, qui lui a servi de sanctuaire. La Seleka laisse planer, elle aussi, le doute sur tout ce qui touche à la genèse du mouvement, à ses parrains, au profil de ses différents chefs, l’origine des armes et des équipements qui lui ont permis, en quelques semaines, de prendre le contrôle d’une grande partie du territoire centrafricain. Certains évoquent, sans en apporter la preuve, la « complicité » du Soudan avec la rébellion et « l’ambiguïté » du Tchad vis-à-vis de François Bozizé, que Ndjaména contribua à installer par les armes au pouvoir en 2003, avant de se brouiller avec lui les mois précédents l’avènement de la Seleka. « Les prolongements extérieurs de la rébellion ivoirienne étaient identifiables, c’est moins le cas en République centrafricaine », analyse Albert Bourgi, professeur de Droit public à l’Université de Reims, au nord-est de la France.


Devant la foudroyante avancée de la Seleka, le président français, François Hollande, a clairement opposé une fin de non-recevoir à l’appel à l’aide de son homologue centrafricain. Jacques Chirac n’a pas fait autre chose dès l’annonce du coup d’Etat du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire. Il s’est contenté d’appeler les protagonistes au calme et de demander à Laurent Gbagbo de venir en exil en France, comme pour bien signifier que le sort du turbulent président ivoirien était scellé. Refus poli de l’intéressé qui regagna Abidjan, en plein tumulte, non sans avoir lancé en direction des membres de sa délégation, à Rome : « Qui m’aime me suive ! » On connaît la suite…

 

Source : http://www.afriquinfos.com/articles/2013/1/16/centrafrique-comme-hier-cote-divoire-216118.asp

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