Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 22:54

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 19 juin 2013 à 08:46

 

Le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, termine une visite au Soudan. Lundi 18 juin 2013 au soir, il a rencontré son homologue Omar el-Béchir. Selon l'agence officielle soudanaise Suna, tous deux ont décidé de travailler ensemble à la sécurisation de leur frontière commune. Les provinces centrafricaines les plus proches sont particulièrement dépendantes du Darfour.

 

Quand il s'agit de bon voisinage avec le Soudan, les habitants du nord-est de la Centrafrique savent concrètement de quoi il s'agit. D'abord parce que les commerçants du Darfour jouent un rôle important dans le commerce local. « Bangui est très éloignée, explique un habitant de Birao, et nos produits manufacturés ne viennent que du Soudan. Les commerçants arrivent pendant la saison sèche et repartent avec des chargements de café, d'oléagineux ou d'autres produits alimentaires. »

 

Mais le Darfour n'apporte pas que des affaires au nord-est de la Centrafrique. La cohabitation entre les nomades arabes soudanais qui viennent faire paître leur bétail. La région voit également passer des braconniers soudanais qui s'attaquent aux éléphants ou au gibier de brousse. Un ancien rebelle raconte l'histoire d'un marché, à la frontière, où l'on peut trouver des armes et des combattants pour les porter.

 

« L'origine de tous nos problèmes vient du Soudan, notamment à cause de la circulation des armes, constate un notable de Birao. Le président Djotodia est de la région. Nous espérons qu'il pourra ramener la stabilité, pour que nous puissions nous développer. »

Les présidents du Soudan et de Centrafrique veulent sécuriser leur frontière
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 15:23

 

 

 

 

 

RCA : Les salaires des fonctionnaires devraient être «régularisés dans les prochains jours» selon Nicolas Tiangaye. Dans une interview accordée à la Voix de l’Amérique (VOA), le Premier ministre centrafricain explique le non-paiement des salaires par la lenteur des procédures administratives, mais il affirme que tout va rentrer dans l’ordre prochainement

 

En réponse aux accusations portées contre les nouvelles autorités et l’ex-rébellion Séléka aujourd’hui au pouvoir – accusées de contrôler des mines de diamant et de ne pas répondre aux normes en matière de transparence comme l’exige le Processus de Kimberley – le Premier ministre de transition précise : « Des enquêteurs internationaux viendront faire des investigations et puis on avisera ». Bangui a été suspendu récemment du Processus de Kimberley pour cause de manque de transparence dans le secteur minier.

 

A propos de la nouvelle formation gouvernementale, décriée par une partie de l’ancienne opposition et de la société civile, il précise que les proches de l’ancien régime du président déchu Bozizé sont au nombre de six au sein du nouveau gouvernement, et non pas de deux comme certains l’ont affirmé.

 

Sur la question sécuritaire, il note une légère amélioration à Bangui, reconnaissant toutefois que la situation reste « préoccupante » à l’intérieur du pays. Il a d’ailleurs été décidé, au sommet extraordinaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale, qui s’est clôturé ce weekend à Libreville, que le siège de la Cemac ne sera pas délocalisé de Bangui, en dépit de la crise sécuritaire en Centrafrique.

 

Lors de cette rencontre, les chefs d’États ont discuté de la RCA, et notamment de la libre circulation des personnes en zone Cemac.

 

Étaient présents autour d’Ali Bongo, président en exercice de la Cemac, notamment le président de la Guinée Équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, le président Congolais, Denis Sassou Nguesso, le chef d’Etat tchadien, Idriss Deby, le président de transition centrafricain Michel Djotodia, Philémon Yang, le Premier ministre camerounais, et Pierre Moussa, le Président de la Commission de la CEMAC.

 

« La cérémonie officielle d’ouverture de la Conférence, couplée à la deuxième session du New York Forum for Africa, a été marquée tour à tour par les discours du Représentant Spécial du Secrétaire General de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour l’Afrique Centrale et Chef du Bureau Régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA), du Président de la commission de la CEMAC et de Ali Bongo, Président en Exercice de la CEMAC », indique le communiqué final.

 

Les « chefs d’Etats se sont engagés à renforcer la sécurité à Bangui, conformément à leur précédente décision. A cet effet, ils ont décidé d’un soutien de la CEMAC à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), pour un montant de 25 milliards de FCFA » poursuit le communiqué de l’organisation régionale, affirmant une nouvelle fois son soutien à la Centrafrique et aux nouvelles autorités de Bangui, « dans leurs efforts de restauration et de renforcement de la stabilité intérieure ». Elle a réitéré son appel à la communauté internationale, « afin que celle-ci soutienne le processus de transition démocratique en cours dans ce pays. »

 

Source : VOA

 

Centrafrique : Les fonctionnaires bientôt payés selon Nicolas Tiangaye, Premier ministre de Transition
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 15:18

 

 

 

 

 

Le président centrafricain de la transition Michel Djotodia s’est envolé ce 17 juin au Soudan. De par cette première visite sur la terre soudanaise, Michel Djotodia s’est penché avec son homologue soudanais sur la question de la sécurisation des frontières appelées triangle de la mort, situées entre le Soudan, le Tchad et la République Centrafricaine.

 

Selon le directeur  de la presse présidentielle centrafricaine, «le président Michel Djotodia a fait le bilan à mi- parcours de son ascension au pouvoir depuis le 24 mars dernier jusqu’à ce jour à son homologue. Lequel bilan  est marqué par la  mise en place d’un Gouvernement d’Union National, du Conseil National de la Transition  ainsi que  les efforts déployés par le gouvernement centrafricain dans le processus de rétablissement de la paix  dans le pays».

 

A sa sortie de cette rencontre, Michel Djotodia a déclaré que « le président soudanais a exprimé son vœux pour accompagner la transition en Centrafrique. Pour preuve, plus d’une quarantaine de médecins soudanais de spécialités confondues, accompagnés de 7 tonnes de médicaments et des moyens logistiques ont été déjà déployés par Karthoum en faveur de le République Centrafrique à Bangui ».

 

À propos toujours de la sécurisation des frontières entre la RCA, le Tchad et le Soudan, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), détachées à Birao demandent aux nouvelles autorités de la  RCA de  voler à leur secours.

 

En complément, un officier des FACA joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, a  signifié que «  c’est depuis six mois que des éléments des FACA ont été  abandonnés à leur  triste sort  par le gouvernement. Ils  sont  également privés de leur salaire. Ils n’ont  ni d’équipements militaires, ni   de  Primes Générales d’Alimentation (PGA) ».

 

A en croire cette même source, « ces militaires des FACA sont détachés à Birao depuis décembre dernier pour faire partie des forces      tripartites, composées des  militaires tchadiens, soudanais et centrafricains en vue de sécuriser les frontières des trois pays. Les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent, obligent  déjà certains de ces éléments à prendre des destinations inconnues ».

 

De son côté, La Force Multinationale en Afrique Centrale (FOMAC) entend travailler en symbiose avec  les Forces de défenses et de sécurité  afin de sécuriser Bangui et les villes de provinces. Ces forces préconisent bientôt lancer une opération mixte de sécurité en République centrafricaine. A cet effet, une réunion de commission mixte relative à la mise en place des directives initiales s’est  tenue du 10 au 12 juin dernier à Bangui.

 

« Le contexte sécuritaire de la RCA interpelle les autorités locales ainsi que la sous – région et la communauté internationale. A ce titre, un nouveau mandat pour  la FOMAC/MICOPAX a été adopté dernièrement  à Libreville. La mission que nous allons effectuer nécessite une réunion de coordination. Par principe, nous devrons avec les forces multinationales apposer notre  signature aux directives initiales des cette opération. L’absence du Chef d’Etat major centrafricain   a fait que ce document n’a pas pu être certifié  aujourd’hui mais reporté ultérieurement» a expliqué Thierry Métingoe, directeur général de la Gendarmerie nationale.

 

Pour le Commandant de force le général Jean Félix Akaga, « la population centrafricaine a beaucoup souffert donc il est important de cantonner et désarmés les soldats qui errent encore dans les rues. A cet effet,  l’implication de tout un chacun peut faciliter  la réussite de cette mission ».

 

 

Source : http://www.radiondekeluka.org/securite/item/15955-le-pr%C3%A9sident-centrafricain-de-la-transition-michel-djotodia-s%E2%80%99est-envol%C3%A9-ce-17-juin-au-soudan.html

 

Michel Djotodia au Soudan : Oumar El Bechir s’engage à soutenir le processus de la transition en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 13:47

 

 

 

 

Afrik.com    MARDI 18 JUIN 2013 / PAR FRED KROCK

 

Le président centrafricain de la transition Michel Djotodia s’est envolé lundi 17 juin à destination de Khartoum, la capitale du Soudan. Il est accompagné d’une forte délégation et de son épouse, Mme Chantal Djotodia.

 

(De notre correspondant)

 

De retour de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), qui s’est tenue le 14 juin dernier à Libreville au Gabon, le président centrafricain de la transition Michel Djotodia s’est envolé lundi 17 juin pour Khartoum, la capitale du Soudan.

 

L’information a été officiellement donnée par la radio nationale. Selon cette source, le chef de l’Etat fait ce déplacement « à la tête d’une forte délégation composée de 17 personnes » dont la Première dame, Mme Chantal Djotodia. Il s’agit d’une visite d’amitié et de travail qui doit durer 72 heures. Officiellement, la mission du nouvel homme fort de la Centrafrique à Khartoum « s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens et de coopération entre Khartoum et Bangui ».

 

Michel Djotodia met les bouchées doubles pour la diplomatie. Car, sa toute première tournée sous-régionale s’est limitée à certains pays de la Cemac, en l’occurrence le Tchad, Gabon, Guinée Equatorial, et Congo. Alors qu’il faudra également chercher des partenaires en dehors du cercle de la Cemac, au vu de l’ampleur des besoins financiers de la Centrafrique en termes des défis de la reconstruction à la suite des pillages sans précédent subis par les administrations publiques ainsi que par les Centrafricains, après le renversement de François Bozizé.

 

Le président de la transition a donné rendez-vous aux médias dans trois jours, à son retour donc, pour faire le point sur sa visite officielle à Khartoum.

Centrafrique : Michel Djotodia à Khartoum
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 13:15

 

 

FEDERATION FRANCE – EUROPE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

La fédération France-Europe de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès, porte à la connaissance des alliés et sympathisants du parti ainsi que les compatriotes centrafricains le renouvellement de son bureau à l’issue de l’assemblée générale qui s’est tenue le 15 juin 2013 à Orléans.

 

Les alliés dont les noms suivent ci-dessous, ont été élus conformément aux statuts et règlements intérieurs de l’A.D.P :

 

Président fédéral : Crépin NGOKO ZENGUET

Vice présidente : Flore OMBENGA

Secrétaire général : Ivan CONJUGO

Trésorière : Gisèle NDOTAH

Conseillers Politiques : Thomas KOHOTRO, Yousouf ZIANVENI

 

ait à Orléans le 15 juin 2013

 

Le Président

 

Crépin NGOKO ZENGUET

OMMUNIQUE DE PRESSE de la Fédération France/Europe de l'ADP
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:53

 

 

 

 

( Xinhua ) 18.06.2013 à 13h46

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale, Abou Moussa, a réitéré lundi la ferme détermination des Nations Unies de continuer à apporter leur appui aux efforts de l'Union africaine (UA) dans le cadre de la lutte contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).


S'exprimant lors d'une réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine, à Addis-Abeba en Éthiopie, M. Moussa, qui est également chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA), a rappelé que la lutte contre la LRA faisait partie des priorités de l'ONU


M. Moussa a notamment salué la bonne collaboration dont font preuve l'ONU et l'UA dans la recherche des solutions pour mettre définitivement fin aux activités de la LRA. La mission conjointe effectuée avec l'envoyé spécial de l'UA pour la LRA, du 6 au 13 juin en République Centrafricaine, en Ouganda et au Soudan du Sud, en est un exemple récent.


« Cette mission a permis d'obtenir les garanties des autorités compétentes quant à leur engagement dans la lutte contre la LRA », explique le chef de l'UNOCA, dans un communiqué de presse, lançant un appel à la communauté internationale pour le renforcement de l'assistance humanitaire aux victimes de la LRA et pour le développement des régions affectées.


Le représentant spécial a également rappelé les défis dans la lutte contre la LRA, et en particulier la nécessité de travailler en synergie afin d'obtenir des informations sur les capacités actuelles d'opération de la LRA, ses soutiens militaires et ses sources de financement.


Cette exigence est de plus en plus urgente, compte tenu des récents développements sur le terrain, notamment en République Centrafricaine où, des éléments de la LRA auraient attaqué deux villages dans la région de Bria la semaine dernière, faisant 16 morts, selon les informations de l'UNOCA.


L'UNOCA a exprimé sa préoccupation face à cette situation, condamné ces attaques brutales et demandé aux éléments de la LRA de cesser immédiatement leurs activités. Le chef de la LRA, Joseph Kony, et deux de ses principaux commandants sont recherchés par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre humanité. Selon le dernier rapport du Secrétaire général, la LRA a tué plus de 100 000 personnes ces 25 dernières années.L e 29 mai 2013, le Conseil de sécurité de l'ONU avait, dans une déclaration présidentielle, accueilli avec satisfaction le plan de mise en oeuvre de la Stratégie régionale des Nations Unies visant à contrer la menace que représente la LRA en Afrique centrale.

L'ONU réaffirme son soutien aux efforts de l'Union africaine dans la lutte contre la LRA
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:22

 

 

 

 

 

Le Messager  18/06/2013 03:00:32

 

Face à la presse hier, Issa Tchiroma, ministre de la Communication, n’a ni confirmé, ni infirmé la participation effective de l’homme fort de Bangui


A l’occasion de la rencontre des chefs d’Etats du Golfe de Guinée, la capitale camerounaise se prépare à recevoir plusieurs chefs d’Etat issus du Golfe de Guinée. Le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, était hier lundi 18 juin 2013, face à la presse pour fixer les contours d’un sommet prévu le 25 courant. 

 

Le sommet des chefs d’Etats du Golfe de Guinée va se tenir, sauf déprogrammation de dernière minute, au Cameroun où sont attendues  pas moins de 500 personnalités parmi lesquelles les présidents des Républiques faisant partie du golfe de Guinée . Issah Tchiroma Bakary, le ministre en charge de la Communication, a donné une conférence de presse, lundi 17 juin 2013, pour non seulement, fixer les Hommes des médias sur les contours de cet évènement, mais aussi décliner les dispositions pratiques usuelles à prendre pour la couverture médiatique de ce sommet.

 

A la question de savoir si Michel Djotodia, le nouvel homme fort de la République centrafricaine (Rca) qui a renversé le général Bozizé, démocratiquement élu à la tête du pays, sera du rendez-vous du 25 juin prochain, le Mincom  a laissé entendre aux journalistes de prendre leur mal en patience  et de vivre le ballet des arrivées de nombreux  chefs d’Etat attendus. Un discours, qui n’a pas laissé présager, une assurance totale de la participation effective de Michel Djotodia aux travaux de Yaoundé.

 

Des sources dignes de foi évoquent  le peu d’empressement manifesté par Paul Biya à rencontrer Michel Djotodia, le nouvel homme fort de Bangui. Après s’être fait adouber par les autres chefs d’Etat de la sous-région d’Afrique centrale, Djotodia a du mal à obtenir les grâces du numéro un camerounais.  Le  sommet du 25 juin prochain va –t- il permettre enfin aux  deux hommes de s’accorder sur les sujets qui fâchent à l’instar du cas du président déchu François Bozizé, sur qui pèse un mandat d’arrêt international ?

 

Alain NJIPOU

 

 

NDLR : On ne voit pas pourquoi la présence du président Michel Djotodia à Yaoundé pour ce sommet sur l'insécurité doit-elle embarrasser les autorités camerounaises sauf si celles-ci ont mauvaise conscience pour avoir accordé une hospitalité anormalement prolongée au sanguinaire Bozizé contre qui les nouvelles autorités de Bangui viennent de lancer un mandat d'arrêt international. 

 

Selon nos informations, lors du récent sommet extraordinaire des chefs d'état de la CEMAC où le Cameroun n'a été représenté que par son Premier Ministre Philémon Yang, le Président Paul Biya étant bien connu comme absentéiste chronique des réunions au sommet de ses pairs, la délégation camerounaise aurait affirmé que Bozizé n'était plus sur le sol camerounais.

 

Une autre source le donne avoir regagné un pays du golfe arabique après son séjour kenyan. Il aurait même conclu, toujours selon notre source, un accord avec le dirigeant d'un mouvement rebelle tchadien afin de se préparer à reprendre son fauteuil perdu à Bangui et pouvoir ensuite renverser le Président tchadien. Bozizé a donc la dent dure. Les déclarations de Lévi Yakété annonçant la création d'un mouvement de rébellion armée, l'ex-chef milicien de COCORA, distributeur d'armes et de machettes à Bangui avant l'entrée de Séléka et la chute de Bozizé, qui se proclame à présent porte-parole du même Bozizé, expliqueraient cela. Tout cela doit cependant être pris au conditionnel mais la vigilance doit être de mise.   

Sommet de Yaoundé : La présence de Djotodia embarrasse le régime de Biya
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:20

 

 

 

 

Monsieur le Président du Conseil de Paix et de Sécurité,

Mesdames, Messieurs les Membres du Conseil

Honorables invités

Mesdames et Messieurs

 

La présente session du Conseil de Paix et de Sécurité consacrée à la situation en République centrafricaine (RCA) vient traduire, encore une fois, l’attention que l’UA porte, à bon droit, à ce pays et sa volonté de contribuer à ce que l’ordre constitutionnel, la paix et la sécurité y soient très rapidement et effectivement rétablis.

 

Cette grande attention que suscite la situation en RCA, suite au coup de force du 24 mars 2013, est une occasion pour l’Afrique dans son ensemble, et les pays  d’Afrique centrale en particulier, de relever le défi de la résolution de la crise centrafricaine  à travers une mobilisation accrue, davantage de synergie et une conjugaison harmonieuse des efforts. Cette voie a été fort opportunément ouverte par les Chefs d‘État, réunis à N’Djamena le 18 avril dernier, lorsqu’ils ont retenu une démarche en cercles concentriques articulant les efforts de la région avec ceux du continent, et ces derniers avec ceux de la Communauté internationale dans son ensemble. Concrètement, une dynamique a ainsi été enclenchée.

En engageant le Gouvernement de la RCA, la CEEAC, l’UA, l’ONU, l’UE et l’OIF à se consulter, dans les meilleurs délais, sur les arrangements sécuritaires devant soutenir la période de transition, y compris ceux de nature à renforcer l’efficacité de la MICOPAX et à assurer la capacité à contribuer à la protection des civils ainsi qu’à la réforme du secteur de défense et de sécurité de la RCA;

 

Et en demandant à la Commission de l’Union africaine de prendre les mesures appropriées en vue de l’évaluation des besoins de la MICOPAX en effectifs, équipements et financements, ainsi que de la génération de forces en fonction d’un concept d’opération et d’un concept de soutien logistique bénéficiant de l’appui de l’Afrique et de la Communauté Internationale,

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, lors de leur 4ème sommet extraordinaire à Ndjamena, le 18 avril 2013, ont, convergeant avec le Conseil de Paix et de Sécurité, décidé  la création d’un Groupe International de Contact en vue de mobiliser les appuis politiques et les ressources financières nécessaires à la réussite de la transition en RCA.

Depuis lors, la Commission s’est mise à l’ouvrage et a dépêché une mission militaire d’évaluation des besoins de la MICOPAX, à Bangui, du 2 au 7 mai 2013. La réunion inaugurale du Groupe international de contact sur la RCA, tenue à Brazzaville, le 3 mai 2013, a constitué un temps fort dans le rassemblement de la Communauté internationale au chevet de la RCA et en soutien aux positions et initiatives de l’Afrique en la matière.

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil,

 

A l’issue de vos délibérations, lors de votre  375ème réunion consacrée à la RCA, le 10 mai 2013, vous avez, entre autres mesures, demandé à la Commission d’assurer le suivi requis pour l’opérationnalisation des arrangements sécuritaires envisagés dans les meilleurs délais possibles.

 

Le Rapport qui vous est soumis vous expose les principaux résultats et conclusions et présente quelques recommandations.

 

Il s’agit avant tout de donner un mandat actualisé et adapté, ainsi qu’une taille et des moyens appropriés, à la mission de consolidation de la paix déployée par la CEEAC en RCA, à travers un processus de renforcement et de restructuration qui permette de répondre à la situation d’urgence sécuritaire et humanitaire actuelle, mais également qui soit en mesure de contribuer à des solutions durables aux causes de la crise centrafricaine. Il s’agit également de mettre en place le tissu sécuritaire de l’accompagnement de la transition pour que toutes les tâches et réformes envisagées soient dûment entreprises et réalisées.

La plus-value de notre action, en répondant à l’appel des dirigeants de la CEEAC, c’est d’aller au-delà des urgences et de s’inscrire dans la durée, de sorte à éviter à la RCA de retomber dans les mêmes travers, comme le recours systématique à la rébellion armée comme moyen de promouvoir des revendications politiques et autres.

Si donc dans l’immédiat l’objectif est de rétablir très rapidement l’ordre et la sécurité, de contribuer à la réussite de la transition en vue d’un retour à la légalité constitutionnelle ; à moyen et à long termes, il s’agit de soutenir la RCA dans tous les aspects de sa reconstruction. A commencer par les questions relatives à la réforme du secteur de défense et de sécurité, la relance des administrations et services publics, le soutien aux activités productives génératrices de revenus et, naturellement, la préparation et la tenue d’élections libres et régulières dans un climat apaisé.

Nous envisageons d’engager avec la CEEAC et ses organes compétents les consultations nécessaires afin de convenir des modalités de mise en place d’une Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) dont le noyau sera la mission de consolidation de la paix actuelle (MICOPAX). Nous comptons par la suite soumettre au Conseil les conclusions de ces consultations ainsi que les documents nécessaires à la structuration de l’effort collectif qui s’impose à nous en RCA. D’ores et déjà, les pays de la CEEAC ont décidé d’élever le niveau d’effectifs à fournir par eux-mêmes à la MICOPAX à 2.000, avec en parallèle un effort de mobilisation de ressources financières dans la région et au-delà. L’équipe militaire d’évaluation de la MICOPAX, conduite par l’UA et comprenant des experts représentant la CEEAC, l’ONU et l’OIF, a conclu à la nécessité d’une Force, à composantes militaire et de Police/Gendarmerie, d’un effectif total de 3.437 éléments en raison de la complexité de la situation et de la multiplicité des tâches à accomplir à Bangui puis à travers le territoire de la RCA.

Dans cette nouvelle démarche, nous comptons sur le soutien actif des Nations unies, de l’UE, de l’OIF et des autres partenaires bilatéraux et multilatéraux, membres du Groupe international de contact sur la RCA. La solidarité des Etats membres de l‘UA sera indispensable pour mener à bien cette nouvelle opération et réunir en sa faveur toutes les conditions du succès.

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil,

 

Honorables invités

 

Durant le Sommet que les Chefs d’État et de Gouvernement de l’UA ont tenu, les 26 et 27 mai derniers, sous le double signe du Panafricanisme et de la Renaissance africaine, plusieurs de nos Leaders qui se sont beaucoup investis dans la gestion de la crise centrafricaine ont souligné l’urgence d’une véritable entreprise de sauvetage de la RCA et de son peuple, mettant aussi en évidence l’impact négatif de la situation actuelle sur la région dans son ensemble.

 

Votre présente réunion donne à l’Union Africaine une précieuse occasion de répondre aux appels de la CEEAC dans la fidélité aux principes et objectifs de l’agenda et de l’architecture de paix et de sécurité dont l’Afrique s’est dotée. Ce faisant, l’Union Africaine donnera aux Nations Unies et à tous ses partenaires la vision et le cadre d’action pour un sursaut collectif en faveur de la RCA mais aussi de la sécurité globale et de la démocratie.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

- See more at: http://www.peaceau.org/fr/article/intervention-de-l-ambassadeur-ramtane-lamamra-commissaire-a-la-paix-et-a-la-securite-lors-de-la-reunion-du-conseil-de-paix-et-de-securite-sur-la-lra#sthash.Vidic3aw.dpuf

 

 

Centrafrique : l’UA préoccupée par la situation sécuritaire en Centrafrique

 

17 juin 2013

 

 

La présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a affirmé que la situation sécuritaire en Centrafrique demeure « particulièrement préoccupante », près trois mois après l’entrée des éléments du Séléka à Bangui. Dans un rapporte, elle indique que « à ce jour, l’ampleur de ces actes de violence s’est réduite, mais la situation demeure préoccupante, caractérisée notamment par la méfiance de la population, le fonctionnement au ralenti des administrations et services publics, l’absence de cohésion au sein de la coalition Séléka, l’absence d’une vision stratégique consolidée et la précarité de la situation humanitaire » et ajoute que les « populations civiles continuent de vivre dans la crainte des éléments de la Séléka ».

 

Elle note toutefois que « le Premier ministre, Me Nicolas Tiangaye, et le Gouvernement d’union nationale ont entrepris une série d’actions conformément à la Feuille de route proposée par le 4ème Sommet extraordinaire de la » CEEAC et salue « l’action soutenue du BINUCA sur le terrain et l’engagement remarquable dont a fait preuve son chef, Margaret Vogt, tout au long de son mandat en RCA ».

 

(Source : UA)

 

Intervention de l'Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la paix et à la sécurité en introduction du rapport sur la RCA à la réunion du CPS du 17 juin 2013
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:16

 

 

CENTRAFRIQUE

 

17 juin 2013,

 

Les populations du Nord-Est du pays ont perdu le sourire. Impossible d’envisager l’avenir dans des perspectives heureuses. Depuis quelques jours, elles ploient sous le choc de la barbarie meurtrière des invertébrés serviteurs du sulfureux chef politico-religieux de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), Joseph Kony. Emportés par l’élan irrépressible d’une pratique digne de l’époque protohistorique, ces combattants ont semé la désolation et la tristesse dans deux villages de la région diamantifère de Bria. On déplore au passage, près de 16 morts. La fin des haricots, c’est qu’en représailles à la mort de quatre(4) des leurs, les chérubins de Kony ont décapité six (6) villageois et posé leurs têtes sur des troncs d’arbre. C’est horrible et terrifiant !

 

Mais, c’est comme cela que les guérilleros ougandais n’ont de cesse agi, avec une extrême brutalité chevillée de vols, de viols etc. Si bien qu’on leur impute, après plus de 20 ans d’activisme, la disparition de milliers de personnes, le kidnapping de 20 000 personnes et le déplacement de près de 1, 9 millions de Sud-Soudanais, Ougandais, Congolais et Centrafricains. On comprend pourquoi dès son avènement au pouvoir, le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, déclarant la guerre à la LRA, s’était donné deux mois pour en finir avec ses exactions sur le territoire centrafricain. Les deux mois sont passés, sans qu’une action vigoureuse destinée à broyer ce qui reste encore des combattants de la rébellion n’ait été perçue. Rien de rustique et de prodigue n’avait jusqu’à présent été entrepris. C’est tout naturellement que Joseph Kony ait profité pour administrer une sévère claque au président centrafricain. Ses hommes ont paradé au cœur du pays, dans ce qu’il a de plus cher, la région diamantifère de Bria, sans être véritablement inquiétés. C’est le signe que l’autorité de l’Etat est branlante dans cette localité. On n’a pas connaissance de l’implication des forces de l’ordre et de sécurité dans les tristes évènements qui ont endeuillé les braves villageois. Soit qu’elles n’étaient même pas présents dans les environs, soit qu’elles n’avaient pas les moyens d’intervenir. On croirait que tous les colosses aux muscles d’acier, présents il y a peu dans cette région, qui ont contribué au triomphe de la Séléka, aujourd’hui au pouvoir, sont à Bangui pour le partage du gâteau.

 

La LRA, qui profite du retour de la saison hivernale, pourrait de nouveau frapper. Les bourgades du Nord-Est et du grand Nord n’échapperaient pas à la bestialité primaire de cette guérilla qui écume le pays. Les populations de ces localités, vivant dans l’ambiance tonitruante d’une hypothétique attaque, pourraient dire que leur enchanteresse vision d’un monde paradisiaque avec la victoire de la Séléka a tourné court. La multiplication des coups de griffes de la LRA saperait leur moral au point qu’elles finissent par se détourner de l’autorité centrale. Le risque, c’est qu’elles éprouvent de la sympathie pour des vendeurs d’illusion. Il ne faut pas oublier que les partisans du président déchu, François Bozizé, ont annoncé la création d’un mouvement. Il faut compter avec cette nouvelle structure, car c’est par le Nord aussi que son champion avait conquis le pouvoir en 2003. Sans oublier les forces du tristement célèbre chef de guerre, Abdoulaye Miskine, du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), qui guerroie en ce moment contre les forces centrafricaines. Pour éviter de sombrer, les autorités gouvernementales, qui ont déjà lancé la chasse à Kony et ses hommes, devraient renforcer leurs positions dans la zone de Bria et environs. Les 120 hommes mis à la disposition du général Zakaria Damane, qui a pris la tête de cette traque ne peuvent vraisemblablement pas contrer les 500 hommes de la LRA, qui agissent par groupes actifs, se déplaçant aussi rapidement que des nués de sauterelles. La tâche ressemble fort bien à un rocher de Sisyphe, car les hommes de la LRA plastronnent impunément aux frontières de 3 Etats que sont la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine (RCA) et le Sud-Soudan.

 

Dans ce dernier pays, il bénéficierait de la bienveillance et de la clémence de l’armée du Soudan, qui contrôle l’enclave de Kafia Kingi, située à la charnière entre les deux Soudans, près de la frontière centrafricaine. Les guérilleros pourraient chaque fois que de besoin s’y replier afin de ressurgir avec des attaques surprises. Il faut agir vite et bien en concertation avec les armées de l’Ouganda, du Sud-Soudan et de la RDC. Toute chose qui permettrait aux troupes de l’armée régulière de la Centrafrique d’aller traquer les hommes de Kony dans leurs retranchements, après avoir obtenu des autorités de Juba et de Khartoum, le droit d’intervenir sur leurs territoires. C’est seulement en s’inscrivant dans cette dynamique que le régime de Bangui aura le salut.

 

Adama BAYALA


badam1021@yahoo.fr

 

 

Source : http://www.sidwaya.bf/quotidien/spip.php?article12961

 

 

Centrafrique: mais où est donc l'insaisissable Joseph Kony ?

 

Par RFI  mardi 18 juin 2013 à 03:47

 

Nous vous en  parlons depuis ce dimanche 16 juin. L'Armée de résistance du seigneur (LRA) refait parler d'elle en République centrafricaine. La rébellion de Joseph Kony aurait mené des attaques dans le nord-est du pays. Les forces armées du pays, soldats et Seleka, se sont déployées dans la zone pour les traquer. Pendant ce temps, à Addis Abeba, l'Union africaine (UA) a tenu une réunion lundi sur le sujet. Elle a prolongé d'un an sa mission militaire pour traquer les rebelles venus initialement d'Ouganda mais elle ne veut pas pour l'heure travailler directement avec les autorités centrafricaines issues du coup d'Etat. Conséquence, les militaires de la région basés en RCA sont aux chômage technique.

 

En avril, une organisation américaine, l'initiative pour résoudre la crise de la LRA, révélait sur la foi de témoignages et de photos satellites que le chef de l'armée de résistance du seigneur disposait entre octobre 2009 et le début de cette année d'un sanctuaire au Soudan.

Selon cette ONG, l'un des hommes les plus recherché du continent jouissait même dans la localité de Kafia Kingi de la protection de l'armée soudanaise avec laquelle il a longtemps collaboré. A-t-il quitté cette enclave au risque de se faire arrêter et livrer à la Cour pénale internationale ? C'est ce que pensent deux sources centrafricaines proches de Michel Djotodia.

 

Rapines ultra-violentes et transactions

 

Selon elles, Joseph Kony est revenu sur le territoire centrafricain. Une autorité au Palais avance même que depuis plusieurs semaines le patron de la LRA mènerait dans l'est du pays des opérations de rapines ultra-violentes mais aussi des transactions avec des acteurs du secteur diamantifère dans la région de Bria.

 

Vrai ou Faux ? Impossible de le dire. Il est en revanche établi que les autorités centrafricaines, sentant le bénéfice qu'elle peuve en tirer, s'activent sur le dossier LRA. Sur le terrain, des équipes ont été envoyées dans le nord-est du pays pour mener la traque. Michel Djotodia lui est parti hier à Khartoum en espérant jouer de ses amitiés soudanaises. Le nouveau chef de l'état ayant été consul à Nyala au Darfour, non loin de là où aurait été installé Joseph Kony.

 

L’homme qui a giflé Michel Djotodia !
L’homme qui a giflé Michel Djotodia !
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:15

 

 

 

 

 

I. INTRODUCTION

 

1. Le présent rapport est soumis dans le cadre de l’examen régulier, par le Conseil, de la situation en République centrafricaine (RCA) conformément au communiqué adopté lors de sa 375ème réunion tenue le du 10 mai 2013 [PSC/PR/COMM.3(CCCLXXV)]. Le rapport, qui couvre la période mai - juin 2013, traite de la situation qui prévaut sur le terrain, ainsi que des efforts régionaux et internationaux y relatifs. Le rapport rend également compte des résultats de la mission d’évaluation militaire conduite par la Commission en RCA, du 2 au 7 mai 2013. Il se conclut par des observations sur la voie à suivre.

 

II. PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS EN RCA

 

2. L’entrée des éléments de la rébellion Seleka à Bangui, le 24 mars 2013, et la prise illégale du pouvoir se sont traduites par des pillages à grande échelle, des exécutions sommaires, des viols et autres graves violations des droits de l’homme. Certes, à ce jour, l’ampleur de ces actes de violence s’est réduite, mais la situation demeure préoccupante, caractérisée notamment par la méfiance de la population, le fonctionnement au ralenti des administrations et services publics, l’absence de cohésion au sein de la coalition Seleka, l’absence d’une vision stratégique consolidée et la précarité de la situation humanitaire.

 

3. Les populations civiles continuent de vivre dans la crainte des éléments de la Seleka. Certes, les autorités de fait affirment avoir entamé le processus de cantonnement des éléments de la Seleka dans les camps Roux et Kassai, à Bangui, ainsi qu’à Bouar et à Bria, à l’intérieur du pays. Toutefois, ce processus tarde à se matérialiser. Des éléments de la Seleka ont remis en place des barrages illégaux sur les principaux axes routiers et exigent de manière quasi-systématique le versement de sommes d’argent par les usagers. Des cas d’exécutions sommaires, d’enlèvements et de pillages continuent d’être signalés.Toutefois, et de façon plus encourageante, il importe de relever la remise, par les dirigeants de la Seleka, d’enfants soldats au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

 

4. Par ailleurs, le 24 mai 2013, un groupe d’hommes armés a tenté d’occuper la ville d’Obo, où est déployé, sur mandat de l’Union africaine (UA), le contingent ougandais de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de résistance du Seigneur (ICR-LRA). Les mouvements populaires d’auto-défense, l’escadron de la gendarmerie centrafricaine à Obo et le contingent de la FRI sont parvenus à stopper l’attaque et ont arrêté 43 individus parmi les assaillants. Sept des 29 assaillants détenus par les gendarmes sont décédés du fait de conditions inappropriées de détention. Par la suite, tous les détenus ont été remis au contingent de la FRI. Le 3 mai etle 7 juin 2013, mon Envoyé spécial pour la question de la LRA, Francisco Madeira, et le Représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique centrale, Abou Moussa, se sont rendus à Bangui où ils ont rencontré le chef de l’État de la Transition, Michel Djotodia, pour discuter de la lutte contre la LRA et souligner l’impératif du respect par la RCA des engagements qui sont les siens dans le cadre de l’ICR-LRA.

 

5. Sur le plan politique, le Premier ministre, Me Nicolas Tiangaye, et le Gouvernement d’union nationale ont entrepris une série d’actions conformément à la Feuille de route proposée par le 4ème Sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), tenu à Ndjamena, le 18 avril 2013. Le chronogramme de l’ensemble des activités gouvernementales a été présenté à la réunion inaugurale du Groupe international de contact sur la RCA (GIC-RCA), tenue à Brazzaville, le 3 mai 2013. Le Premier ministre s’est rendu à New York, auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, le 15mai 2013, pour y présenter la situation en RCA. En outre, il a entamé des consultations avec les entités politiques centrafricaines dans la perspective de la formation d’un Gouvernement plus inclusif, conformément aux recommandations du 4ème Sommet extraordinaire de la CEEAC. Ces consultations ont abouti à la formation d’un Gouvernement, le 13 juin 2013.

 

6. Quant au chef d’État de la Transition, Michel Djotodia, il s’est rendu au Tchad, le 15 mai; au Gabon, les 16 et 17 mai; en Guinée équatoriale, le 18 mai; et en République du Congo, le 31 mai 2013. En vue de préserver la cohésion inter-religieuse, il a rencontré, du 27 au 30 mai 2013, les représentants des différentes confessions religieuses, y compris le Nonce apostolique. Lors de ces échanges, il a insisté sur la laïcité de l’État en RCA et instruit le Ministre-Conseiller aux Affaires religieuses et aux Minorités ethniques d’organiser un dialogue inter-religieux. Par ailleurs, il a signé un décret créant une Commission mixte d’enquête chargée de faire la lumière sur les crimes commis depuis 2005 jusqu’au changement anticonstitutionnel de régime en mars 2013, laissant ainsi de côté les exactions massives commises depuis l’entrée de la rébellion Seleka à Bangui. Le 29 mai 2013, la justice centrafricaine a émis un mandat d’arrêt international contre l’ex-Président François Bozizé pour exécutions sommaires, assassinats, arrestations arbitraires et destruction d'habitations.

 

7. En ce qui concerne le Conseil national de transition (CNT), reconstitué et élargi à 135 membres, le 12 mai 2013, dans le prolongement du communiqué du Sommet de la CEEAC du 18 avril 2013, il s’est réuni en session extraordinaire du 6 au 24 mai 2013. Le CNT a procédé à l’adoption de son Règlement intérieur et du projet de Code électoral, ainsi qu’à l’examen de la Charte de Transition. L’examen du projet de Charte de Transition a été marqué par des divergences sur le principe de la motion de censure que le CNT voudrait intégrer dans son Règlement intérieur, s’appuyant en cela sur le point 8 de la Déclaration du 3èmeSommet des chefs d’État de la CEEAC, tenu à Ndjamena, le 3 avril 2013, qui précise que «le Conseil national de transition dispose de la plénitude du pouvoir législatif», alors que les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 stipulent que le Premier ministre ne peut être démis de ses fonctions pendant la période de transition. Le débat a été reporté à la prochaine session du CNT, en juillet 2013.

 

III. EFFORTS RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX

 

8. La période sous examen a été marquée par la poursuite des efforts déployés aux niveaux régional, continental et international pour faire face à la crise en RCA. Lors de son 4èmeSommet extraordinaire, auquel l’UA a été représentée, la CEEAC a adopté une Feuille de route sur la composition et le fonctionnement du CNTet les domaines prioritaires de l’action gouvernementale durant la période de transition. Il a décidé de réactiver le Comité de suivi des Accords de Libreville. Il a, en outre, été décidé d’accroitre l’effectif de la Mission de consolidation de la paix de la CEEAC en RCA (MICOPAX) pour le porter à 2 000 (deux mille) personnels et de la doter d’un mandat adéquat, en vue d’accompagner les efforts du Gouvernement de Transition tant en ce qui concerne le maintien de la sécurité que la restructuration des Forces de défense et de sécurité. Enfin, le Sommet a demandé le respect par le Gouvernement de Transition de tous les engagements internationaux de la RCA, notamment ceux relatifs à l’ICR-LRA.

 

9. Le Sommet a, en outre, adopté la Déclaration dite de Ndjamena, qui affirme que l’Accord politique de Libreville est et demeure le noyau central des arrangements politiques durant la période de transition. Celle-ci apporte des précisions sur les pouvoirs du Premier ministre et l’impossibilité pour le chef de l’État de le révoquer pendant la Transition; la durée de la Transition, fixée à 18 mois;la nature inclusive du Gouvernement d’union nationale et ses principales tâches; le rôle du CNT; et la mise en place d’une Cour constitutionnelle de Transition. La Déclaration stipule que le chef de l’État, le Premier ministre et les membres du Gouvernement de Transition, ainsi que le Président et les membres du Bureau du CNT, ne peuvent se présenter aux prochaines élections. En outre, la Déclaration a engagé le Gouvernement de la RCA, la CEEAC, l’UA, les Nations unies, l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)à se consulter, dans les meilleurs délais, sur les arrangements sécuritaires devant soutenir la période de transition, y compris ceux de nature à renforcer l’efficacité de la MICOPAX. À cet égard, le Sommet a demandé à la Commission de l’UA de prendre les mesures appropriées en vue de l’évaluation des besoins de la MICOPAX en effectifs, équipements et financements, ainsi qu’en termes de génération de forces, en fonction d’un concept d’opération et d’un concept de soutien logistique bénéficiant de l’appui de l’Afrique et de la communauté internationale.

 

10. Le Conseil se souviendra que lors de sa 366ème réunion tenue le 16 avril 2013, il m’a demandé d’initier les consultations nécessaires avec toutes les parties prenantes concernées, notamment la CEEAC et d’autres acteurs africains, en vue de la mise en place d’un Groupe international de contact sur la RCA, afin de mobiliser le soutien le plus large possible en faveur des efforts du continent visant à restaurer l’ordre constitutionnel sur la base des instruments pertinents de l’UA et à promouvoir durablement la paix, la sécurité, la stabilité et la bonne gouvernance en RCA. Lors de son 4èmeSommet extraordinaire, la CEEAC a aussi convenu de la création du Groupe international contact en vue de mobiliser les appuis nécessaires à la réussite de la Transition.

 

11. En application de ces décisions, la Commission et la République du Congo, en sa qualité de pays assurant la présidence du Comité de suivi de la CEEAC, ont organisé, à Brazzaville, le 3 mai 2013, la réunion inaugurale du GIC-RCA, sous les auspices du Président Denis Sassou Nguesso et en présence du Président Jacob Zuma de la République de l’Afrique du Sud. Dans l’Appel dit de Brazzaville adopté à l’issue de la réunion, les participants ont réaffirmé leur volonté d’accompagner la RCA pour que le pays sorte définitivement du cycle récurrent d’instabilité et de changements anticonstitutionnels de gouvernements qui l’affectent. Ils ont demandé à tous les acteurs centrafricains de mettre scrupuleusement en œuvre les engagements auxquels ils ont souscrit aux termes des Accords de Libreville, et souligné la responsabilité pénale des individus impliqués dans de graves violations des droits de l’homme. Ils ont aussi demandé aux autorités de la Transition de respecter et de mettre en œuvre tous les instruments juridiques régionaux, continentaux et universels auxquels la RCA est partie, ainsi que tous les autres engagements, y compris ceux relatifs à l’ICR-LRA. Ils ont lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle apporte un appui multiforme à la Transition, y compris à travers la création d’un Fonds d’affectation spécial pour la réactivation des services administratifs et publics, ainsi que pour le financement de la préparation et du déroulement des opérations électorales. Dans le communiqué de sa 375ème réunion cité plus haut, le Conseil a salué la tenue de la réunion du GIC-RCA et encouragé le Président Denis Sassou Ngesso à poursuivre ses efforts en vue de la mise en œuvre de la Feuille de route de la Transition.

 

12. Dans la période qui a suivi, les États membres et le Secrétariat général de la CEEAC ont intensifié leurs efforts en vue de renforcer les acquis obtenus. Le Tchad et la République du Congo ont dépêché des troupes supplémentaires en RCA (respectivement 170, en janvier 2013, et 180, en mai 2013). Le Secrétariat de la CEEAC a convoqué une session extraordinaire de la Commission Défense et Sécurité (CDS) à Libreville, du 13 au 18 mai 2013, afin de convenir des modalités de renforcement de la MICOPAX. La Commission a pris part à cette réunion. Pour sa part, le Conseil, lors de sa réunion du 10 mai 2013,a demandé l’accélération de l’application des mesures envisagées pour le cantonnement des éléments de la Seleka, ainsi que pour la reconstitution d’un noyau de forces de police et de gendarmerie. Le Conseil a demandé à la Commission d’assurer le suivi requis pour l’opérationnalisation des arrangements sécuritaires envisagés dans les meilleurs délais possibles. Le Conseil s’est, enfin, réjoui de l’envoi en RCA d’une Mission militaire d’évaluation dirigée par l’UA, et a affirmé attendre avec intérêt les recommandations que lui soumettra la Commission.

 

13. Au cours de la période sous examen, ma Représentante spéciale pour la RCA, Hawa Ahmed Youssouf, a maintenu des contacts étroits avec les acteurs centrafricains, ainsi qu’avec les partenaires internationaux, notamment la Représentante spéciale et Chef du Bureau intégré des Nations unies en RCA (BINUCA), Margaret Vogt. Sous la direction de cette dernière, le BINUCA a continué de jouer un rôle crucial dans les efforts en cours.

 

IV. MISSION MILITAIRE D’ÉVALUATION DE LA MICOPAX

 

14. Comme indiqué plus haut, la Mission militaire d’évaluation de la MICOPAX dépêchée par la Commission en RCA s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre des mesures contenues dans la Déclaration du 4ème Sommet extraordinaire de la CEEAC. Outre l’UA, qui en a assuré la direction, la Mission comprenait des représentants de la CEEAC, des Nations unies et de l’OIF. Elle a séjourné à Bangui du 2 au 7 mai 2013.

 

15. La Mission a noté qu’en dépit de nombreux efforts et initiatives entrepris jusqu’à ce jour, la situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante. À cet égard, elle a relevé de nombreux de facteurs qui contribuent à cet état de fait :

 

- la décomposition de Forces armées centrafricaines (FACA): Estimées environ à 6000 hommes, les FACA sont essentiellement constituées d’unités concentrées à Bangui, d’où elles peuvent être projetées dans d’autres zones. Démoralisées et craignant les exactions et actes de représailles de la Seleka, elles se sont fondues dans la population depuis l’entrée des rebelles dans la capitale. Près de 10% seulementdeses effectifs auraient repris le travail en dépit de nombreux appels des autorités de fait les invitant à reprendre service. Il en est de même des effectifs de la police. Le vide sécuritaire créé par leur dislocation doit être comblé de toute urgence;

 

- l’absence de cohésion au sein de la Seleka: La Mission estime que la Seleka, qui a porté Michel Djotodia au pouvoir, comprend, outre plusieurs groupes centrafricains, de nombreux éléments étrangers. Composée selon les estimations de 10 000 à 20 000 hommes, dont près de 4 000 à Bangui, la Seleka est désorganisée et sans commandement unifié, les factions qui la composent n’obéissant qu’aux ordres de leurs chefs respectifs. Elle s’est illustrée par des viols etautres violations des droits de l’homme et actes de pillage, y compris dans les églises, commis par ses éléments. La probabilité d’une confrontation entre des factions Selekane peut être totalement écartée;

 

- l’émergence de groupes d’auto-défense et de milices anti Seleka: L’émergence de groupes anti-Seleka est de nature à compliquer davantage la situation sécuritaire et le processus de stabilisation que la région, l’UA et le reste de la communauté internationale appellent de leurs vœux;

 

- la prolifération d’armes légères et de petit calibre: Un autre facteur d’insécurité qui pourrait contribuer de manière significative à l’instabilité dans le pays est lié la prolifération d’armes légères et de petit calibre. Certains des éléments des FACA se sont enfuis avec armes et munitions. En outre, le régime du Président Bozizé avait distribué des armes à ses partisans pour contrecarrer l’entrée de la Seleka à Bangui. Ce groupe a également distribué des armes à son entrée à Bangui, notamment dans les quartiers « Combattants » et « PK5 ». Cet arsenal, combiné aux armes détenues par des éléments incontrôlés de la Seleka, a considérablement augmenté le nombre d’armes légères et de petit calibre qui échappent au contrôle officiel, créant un environnement propice à la perpétuation de la violence; et

 

- la désorganisation du tissu économique et la détérioration de la situation humanitaire: De nombreuses entreprises ont fermé, l’activité économique est au point mort. La partie centrafricaine du corridor de transport qui relie la RCA au Cameroun, par lequel transitent la quasi-totalité des produits tant à l’importation qu’à l’exportation, n’est pas sécurisée. Ceux des commerçants qui s’y sont aventurés ont été pillés, quand ils n’ont pas tout simplement été assassinés. Il en a résulté une augmentation du coût de la vie. L’insécurité a également perturbé la campagne agricole, ce qui crée des pénuries alimentaires. De fait, la situation humanitaire reste on ne peut plus préoccupante.

 

16. La MICOPAX a été déployée par la CEEAC en 2008. Elle a pris la relève de la Force multinationale de l’Afrique centrale (FOMUC) qui opérait sous l’autorité de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Avec un effectif initial de 730 hommes, la MICOPAX est constituée de détachements provenant de la RDC, du Congo Brazzaville, du Cameroun et du Gabon, déployés à Bangui, ainsi que dans les localités de Kaga-Bandoro, Ndele et Paoua. La MICOPAX a pour missions principales la sécurisation de la capitale et du reste du pays, ainsi que l’appui aux actions humanitaires et au processus DDR. Son financement est assuré par les pays de la région et l’UE, dans le cadre de la Facilité pour la paix en Afrique. Elle jouit également d’un appui logistique de la France.

 

17. La MICOPAX a déployé des efforts soutenus, et les pays contributeurs de troupes doivent être félicités pour leur engagement et les sacrifices consentis. Toutefois, la Mission fait face à plusieurs défis, liés notamment à l’inadéquation de son mandat au regard du contexte sécuritaire actuel; à l’absence de clarté dans sa chaine de commandement; à l’insuffisance des moyens logistiques et financiers; à l’absence de clarté dans le plan de sécurisation de Bangui; et à l’effectif disproportionné de son État-major par rapport à la taille de la Mission.

 

18. Au regard de la dégradation sécuritaire sur l’ensemble du territoire de la RCA, et à Bangui en particulier, la Mission militaire d’évaluation a souligné la nécessité de rétablir l’ordre public et la sécurité, afin de protéger les populations civiles contre les violences, les abus, les viols et autres formes de violence sexuelle. La Mission a proposé le renforcement de la présence sécuritaire internationale actuellement fournie par la MICOPAX. L’objectif serait de soutenir le Gouvernement de transition dans la restauration de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire centrafricain, dans le cadre d’un mandat robuste visant, dans une première phase, à rétablir l’ordre public et la sécurité à Bangui.

 

19. De façon plus spécifique, les tâches à entreprendre consisteraient, dans la limite des capacités disponibles et dans les zones d’opération convenues, à:

- contribuer à la protection de la population civile et des biens;

- conduire des patrouilles robustes, en vue de prévenir des actes de violence et toutes autres formes d’activités illicites;

- contribuer à la protection et à la sécurisation des institutions nationales;

- aider, en tant que de besoin, à la protection des représentations diplomatiques et des institutions internationales;

- assurer le suivi et l’observation de la mise en œuvre des accords de cessation des hostilités;

- établir une ceinture (périmètre) de sécurité autour de la ville de Bangui;

- faciliter la libre circulation des personnes et des biens;

- conduire des actions de police et de mentorat pour la police centrafricaine;

- faciliter les opérations humanitaires;

- appuyer, le moment venu, les processus de réforme du secteur de la sécurité (SSR), ainsi que de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR); et

- soutenir la réorganisation, l’instruction et la formation de nouvelles forces de défense et de sécurité.

 

20. L’effectif initial de la Mission proposée est estimé à 3437 hommes en uniforme, dont 1025 policiers. Toutefois, cet effectif et sa ventilation pourraient être revus après une évaluation et une analyse plus poussées eten fonction de l’évolution de la situation sécuritaire en RCA. Initialement, la force internationale limiterait ses opérations à Bangui, en vue d’y accélérer le retour à la normale, avant de se projeter hors de la capitale.

 

V. OBSERVATIONS

 

21. Près de trois mois après la prise illégale du pouvoir par la Seleka, la situation en RCA demeure particulièrement préoccupante. La sécurité est loin d’être rétablie, et les risques d’une détérioration supplémentaire de la situation ne peuvent être écartés. D’où la nécessité d’efforts soutenus pour hâter le retour à la normale et faciliter la restauration rapide de l’ordre constitutionnel.

 

22. Dans ce contexte, je voudrais réitérer l’appréciation par la Commission des efforts des dirigeants de la région, qui se sont mobilisés de façon exemplaire pour faciliter une solution négociée à la crise. Je voudrais, en particulier, relever l’engagement des Présidents Idriss Déby Itno du Tchad, qui assure la présidence en exercice de la CEEAC, et Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, qui préside le Comité de Suivi de la CEEAC sur la RCA. Je rends hommage à tous les pays de la CEEAC qui ont contribué des troupes à la MICOPAX, ainsi qu’à ceux d’entre eux qui accueillent, dans un esprit de fraternité africaine, des réfugiés centrafricains.

 

23. Dans les mois à venir, l’action africaine devrait continuer de se focaliser sur les aspects politique, humanitaire et sécuritaire de la situation. Sur le plan politique, il s’agit de poursuivre les efforts engagés en vue de l’aboutissement du processus de restauration de l’ordre constitutionnel. Les Sommets successifs de la CEEAC et les conclusions de la réunion inaugurale du GIC-RCA offrent des repères appropriés. La mise en œuvre intégrale des engagements pris par les acteurs centrafricains doit continuer à mobiliser la région et le continent.

 

24. S’agissant des aspects humanitaires, il importe que les États membres se mobilisent davantage pour venir en appui aux populations affectées par la crise. À cet égard, je lance un appel pressant à tous les États membres pour qu’ils contribuent aux efforts actuels. J’en appelle également aux partenaires internationaux pour qu’ils renforcent leur assistance. De façon connexe, la Commission continuera d’accorder toute l’attention requise à la situation particulièrement préoccupante des droits de l’homme en RCA. Dans le prolongement du communiqué de presse adopté par le Conseil, lors de sa 366ème réunion tenue le 16 avril 2013, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples travaille au lancement d’une enquête sur les exactions commises depuis la reprise des hostilités en RCA en décembre 2012, à l’initiative de la rébellion Seleka.

 

25. Enfin, sur le plan sécuritaire, il est plus que jamais urgent de renforcer la présence internationale en RCA. Sur la base des conclusions et recommandations de la Mission d’évaluation militaire entreprise sous la direction de l’UA, je me propose d’entreprendre des consultations avec la CEEAC et d’autres acteurs internationaux, notamment les Nations unies et l’UE, pour convenir des modalités d’une présence internationale renforcée, qui s’appuierait sur les forces de la CEEAC et inclurait des contributions d’autres États africains disposés à aider à la restauration de la sécurité et à l’accomplissement d’autres tâches connexes en RCA. Sur la base de ces consultations, la Commission élaborera un concept d’opération et soumettra des recommandations détaillées sur le mandat, le modus operandi et le commandement de la Mission renforcée proposée, ainsi que sur les modalités de son financement. Dans ce contexte, je recommande que le Conseil prenne la décision de la création d’une Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

26. Toutes les actions envisagées plus haut requièrent le soutien des partenaires internationaux. À cet égard, le GIC-RCA continuera à jouer un rôle crucial dans la mobilisation de la communauté internationale en appui aux efforts de l’Afrique. En particulier, il est attendu des Nations unies et des autres partenaires internationaux, notamment l’UE, qu’ils contribuent à la mobilisation du soutien logistique et financier nécessaire pour assurer une présence sécuritaire internationale renforcée sur le terrain. Je salue l’action soutenue du BINUCA sur le terrain et l’engagement remarquable dont a fait preuve son chef, Margaret Vogt, tout au long de son mandat en RCA. Je salue également l’action persévérante que mène le Bureau de Liaison de l’UA à Bangui sous la direction de ma Représentante spéciale, Mme Hawa Youssouf.

 

 

- See more at: http://www.peaceau.org/fr/article/rapport-de-la-presidente-de-la-commission-sur-la-situation-en-republique-centrafricaine-1#sthash.jSjKv6hh.xAQurEfi.dpuf

Rapport de la Présidente de la Commission de l'UA sur la situation en République Centrafricaine
Repost 0
Centrafrique-Presse.com