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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:26

 

 

 

 

 

 

BANGUI : FRANÇOIS BOZIZÉ APPELLE LES MINISTRES À SE METTRE AU TRAVAIL

 

Bozizé l'air hagard

 


Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) - Le président centrafricain François Bozizé a appelé ce jeudi 14 février, les nouveaux membres du gouvernement à se mettre au travail, pour le développement de la République centrafricaine. L’appel lancé sur les ondes de la radio nationale survient après le premier conseil des ministres du gouvernement de transition, tenu le mercredi 13 février.


« Autrefois, la plupart de ces ministres étaient de simples citoyens. Mais maintenant, ils sont investis d’une grande mission, celle de la gestion de leur département respectif. J’ai pris ce moment pour les conseiller, leur dire de ne pas se comporter  en homme irresponsable », a dit le président de la République.


Il leur a demandé par ailleurs au ministre de travailler avec abnégation. Pour lui, « un bon ministre n’est pas celui qui reste tout le temps dans son bureau. Il est un homme de terrain. C’est sur le terrain qu’on se rend compte du réel problème de la population ».


« J’ai demandé aux ministres de venir au travail à l’heure, parce que la question de la ponctualité fait beaucoup défaut aux agents et aux fonctionnaires de l’Etat en Centrafrique. Je leur ai dit que c’est à eux de donner les bons exemples à leurs administrés dans la ponctualité et le respect des horaires du travail », a-t-il affirmé.


Il a également mentionné  certaines difficultés que traverse le pays notamment la question de sécurité et le cantonnement des éléments de la rébellion Séléka.


Il s’agit de la première déclaration faite par le président François Bozizé après la nomination des nouveaux membres du gouvernement d’union nationale de transition.

 

 

NDLR : Comme par hasard BOZIZE n'évoque pas la question de la libération des prisonniers politiques. Premier conseil des ministres après pratiquement deux mois de crise politico-militaire. BOZIZE doit maintenant apprendre à signer les décrets après examen en conseil de ministres et non plus faire ce que bon lui semble. 


 


BANGUI : LE SILENCE DES AUTORITÉS POLITIQUES REND LA SITUATION SÉCURITAIRE ET HUMANITAIRE INQUIÉTANTE

 

seleka au gvt


Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) – Les autorités centrafricaines tardent à se prononcer sur une volonté réelle de venir en aide à la population des villes du pays qui continuent de subir des exactions commises par les éléments dits « incontrôlés » de la rébellion Séléka. Ce silence pour beaucoup de Centrafricains, nourrit la forfaiture vis-à-vis de la nation et encourage l’impunité dans le pays.


La population s’inquiète  toujours des actes de viols, pillages et exactions de la Séléka, malgré la signature depuis plus d’un mois des accords de sortie de crise. « Le gâteau est déjà partagé mais pourquoi ceux qui constituaient les anciens protagonistes continuent d’hypothéquer notre vie en prenant tout le pays en otage ? », s’est indigné Roland Ngoundéré, un agent de l’Etat, interrogé par le RJDH.


Pour certains analystes, c’est parce que les leaders de la coalition Séléka sont tous à Bangui dans le gouvernement d’union nationale, qu’ils ont perdu le contrôle de leurs troupes sur le terrain. Une situation que les éléments ont récupérée pour défier l’autorité de leurs chefs en occupant des nouvelles villes et en commettant des exactions sur les populations.


Un enseignant à l’Université de Bangui qui requiert l’anonymat écarte pour lui le terme d’éléments incontrôlés de la Séléka. « Ce que la population de l’intérieur du pays est en train de subir est à mon avis la continuation des hostilités créés par des éléments de la Séléka et non des simples éléments incontrôlés », a-t-il dit.


La solution à ces hostilités ne peut provenir que de la volonté politique


Même si la population de Bangui se félicite et encourage l’initiative des autorités religieuses qui veulent mettre la pression sur les belligérants, elle reste cependant dans l’inquiétude et critique le silence des autorités nationales. Elle pense par ailleurs que la solution à tous ces problèmes ne peut venir que du nouveau gouvernement d’union nationale mise en place depuis plus de dix jours.


« Seules les autorités politiques peuvent nous apporter une solution à ces problèmes d’exactions dans nos provinces. Nous attendons plus d’elles. Mais malheureusement, c’est le silence total de leur part. La déclaration de l’archevêque, de l’imam et du pasteur nous a un peu calmés mais ce ne sont pas eux qui vont mettre fin à ces hostilités », a affirmé Augusta Séndéma, étudiante en science politique à l’Université de Bangui.


Pour Jean Bruno Rongaï, un habitant de quartier Gobongo, seul  l’Etat  centrafricain a le moyen de  résoudre ce problème. Car c’est lui qui dispose de tous les pouvoirs régaliens. « S’il se prononce, il peut donner une lueur d’espoir à la nation. Mais là maintenant, rien. C’est le silence total. Il fait comme si il cautionne les exactions commises sur la population dans les arrières pays », a-t-il ajouté.


L’Etat a perdu le contrôle de certaines villes du pays avant les attaques de Séléka


Un leader de la société civile a fait ce constat : « Depuis plusieurs décennies déjà, les foyers de crises militaro-politiques sont pour la plupart de temps dans les provinces de la République centrafricaine, loin de véritables pouvoirs et institutions de l’Etat. Depuis tous ces temps, les activités socioéconomiques tournent au ralenti dans ces villes où les rebelles occupent régulièrement. Les premières et les principales victimes de ces hostilités restent les paysans, les cultivateurs, les éleveurs et les artisans. Ils sont régulièrement tués, assassinés, violés, dépossédés de leurs biens et maltraités. Ils vivent dans une situation précaire, sans nourriture, ni eau potable et sans assistance sanitaire ».


Pour d’autres, au-delà de tous ces problèmes, « l’autorité de l’Etat centrafricain a disparu depuis longtemps dans certaines régions qui sont en proie aux attaques sporadiques et régulières des coupeurs de route, des braconniers ou des bandits du grand chemin venus des pays voisins sans compter les multiples rébellions et groupes armés ».


Après la signature des accords de Libreville, les hommes de la coalition continuent de s’emparer des villes centrafricaines. Ils commettent des exactions, la ville de Mobaye est tombée aux mains de ces rebelles la semaine passée. Cette situation a provoqué le déplacement d’une partie de la population vers le Congo démocratique.


Interrogés sur ces attaques, les leaders de la coalition Séléka parlent des ‘’éléments incontrôlés et promettent des sanctions. Des sanctions qui tardent à venir et met la population dans un désespoir.

 

 

 

 

BANGUI : LES ACTIVITÉS REPRENNENT AU MARCHÉ KILOMÈTRE 5 APRÈS DES PERTURBATIONS DU MERCREDI

 

 

marche-centrafricain.jpg

 

 

Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) Les activités ont repris ce matin au marché kilomètre 5, dans le troisième arrondissement de Bangui, après l’occupation des lieux par les forces de l’ordre, le mercredi 13 février, empêchant les vendeurs d’étaler les marchandises sur les chaussées. Ceux-ci ont résisté dans un premier temps face aux policiers et gendarmes avant de quitter les lieux.


D’après le constat fait par le RJDH, les trottoirs où les vendeurs installent leurs marchandises sont libres, la circulation est revenue à la normale. On note également la présence des éléments de force de l’ordre qui assure la circulation des véhicules et la sécurité des lieux.


La police était intervenue hier pour déguerpir les vendeurs qui occupent les chaussées. Cette initiative de la mairie de Bangui n’est pas appréciée par une partie de la population, toute fois certains déplorent la manière d’agir des forces de l’ordre.


« C’était à notre grande surprise que nous avons vu les hommes en tenue empêchant les commerçants de faire leurs activités. Nous sommes dans un pays de droit et quand il y a un problème, il faut informer les intéressés pour que des mesures soient prises. Mais ce qui n’était pas le cas », a expliqué Issène Yaya, délégué des vendeurs du marché kilomètres 5.


Il a par ailleurs précisé que les policiers et gendarmes ont utilisé la force contre les commerçants et certains ont perdu leurs marchandises et d’autres ont été arrêtés.


Certains conducteurs de taxis et bus se disent soulagés, car enfin ils vont librement circuler. Cependant, ceux-ci soulignent que leur collectif n’est pas informé de la déviation de la route, au moment de l’intervention des forces de l’ordre, une situation qui  a entrainé des perturbations.


« Je félicite la police qui vient de poser un acte citoyen. Pour nous conducteur de taxis et bus, cela mérite un encouragement. Les commerçants occupaient les trottoirs et ce qui  fait que la circulation est vraiment difficile ici », a déclaré, Eric Ngougno un conducteur de taxi.


La même source se plaint de la nouvelle place pour le stationnement qui est désormais au niveau du Béa-Rex et demande au gouvernement de réparer cette avenue pour permettre aux conducteurs de taxis et bus de circuler librement.


Le Directeur général de la police Wanzé Linguissara, précise que l’objectif de cette opération est de rendre la circulation fluide dans cet important centre commercial du pays.


« Les commerçants de ce marché ne veulent pas  vendre leurs marchandises à l’intérieur du marché et pourtant il y a encore de la place. Ces derniers préfèrent rester dehors aux risques des accidents. Donc il est de notre devoir en tant que forces de l’ordre, d’amener ces commerçants à la raison », a-t-il ajouté.


Selon lui, la mairie du 3ème arrondissement avait procédé à plusieurs reprises à une campagne de sensibilisation de ces commerçants. Mais ces derniers n’ont pas voulu obtempérer.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:03

 

 

 

Ahmat-Mahamat-Bachir.JPG

 



N'DJAMENA, 14/02/2013 15h33 GMT (AFP) - Le président tchadien Idriss Deby Itno a limogé sans donner de raison officielle jeudi les deux ministres chargés de l'Intérieur, selon un décret lu à la radio nationale.

 

"Il est mis fin aux fonctions de Bachir Ahmat Mahamat, ministre de la Sécurité et de l'Immigration, et de Bachar Ali Souleyman, ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation", selon le texte du décret.

 

D'après une source proche du pouvoir, "le ministre de la Sécurité" paie "une mauvaise gestion des moyens de la police" et un mauvais recrutement.

 

"Le ministre de la Décentralisation, ancien directeur général de la police avant d'entrer dans le gouvernement, fait également les frais de sa gestion de la police", estime la même source.

La police, dont l'image n'est pas bonne au sein de la population, est souvent accusée de corruption par les habitants.

 

Fin janvier, le président Deby avait changé de Premier ministre, remplaçant Emmanuel Nadingar, en poste depuis trois ans, par Djimrangar Dadnadji. Bachir Ahmat Mahamat avait alors conservé son poste lors du remaniement.

 

Les remaniements au sein du gouvernement sont fréquents dans ce pays sahélien tenu d'une poigne de fer par le président Deby, au pouvoir depuis 1990.

 

 

 

NDLR :  En bozizie, les recrutements entachés de corruption, chaotiques et discriminatoires à la police, à la gendarmerie et dans l'armée ne donnent jamais lieu à limogeage des ministres responsables. On s'interroge toujours sur c'est qu'est devenu le pactole constitué des 5000 F CFA récoltés par Francis BOZIZE pour les recrutements des jeunes qui n'ont pas été retenus dans les FACA. De ce point de vue, le Tchad peut servir d'exemple. 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:00

 

 

 

Yoweri-Museveni.jpg

 

 

(BBC Afrique 14/02/2013)

 

Le président ougandais Yoweri Museveni a jugé “honteux” l’”attentisme” des pays africains au sujet de l'intervention militaire au Mali.


"C'est honteux pour les armées africaines de ne pouvoir défendre leur propre territoire", s'est offusqué le président ougandais dans une interview avec la BBC.


Il a vivement critiqué le fait que les Africains aient attendu l'intervention de l'armée française contre les islamistes avant de mobiliser leurs troupes.


“Le fait que les Africains ne puissent pas défendre leur propre territoire, je trouve cela honteux. C’est honteux qu’on doive faire appel aux Français ou autres. A quoi servent les armées africaines? Le Mali est indépendant depuis 50 ans, et le pays est dirigé par des hommes en uniforme. A quoi sert cette armée si elle ne peut pas défendre le pays?”, a déclaré Yoweri Museveni.


“Si l’armée malienne ne peut pas”, ajoute-t-il, “qu’en est-il des autres armées de la sous-région alors? Pourquoi n’ont-elle pas aidé?”.


“Je remercie les Français, parce que eux au moins ont empêché que Bamako ne tombe”

Mahama explique le retard

 

Le président ghanéen John Dramani Mahama.


En revanche, le président ghanéen John Dramani Mahama a estimé qu'il existait des raisons légitimes qui pourraient justifier le retard du déploiement des forces africaines au Mali.

“C'est le résultat de plusieurs facteurs”, a déclaré John Dramani Mahama.


”Depuis de nombreuses années, tous nos pays ont réduit leurs budgets en matière de défense, et donc l'état de nos forces armées en termes d'équipement et de logistique n'est pas optimal. Vous ne pouvez pas blâmer nos pays.


"Avec les économies que nous avons, nous devions nous concentrer sur les dépenses sociales, pour donner accès à la santé, à l'éducation à nos peuples. Mais cela nous ramène à la réalité: oui, vous pouvez fournir des services sociaux, et vous pouvez avoir des gouvernements constitutionnels, mais en même temps, vous devez être préparés à faire ce qu'il faut pour maintenir la sécurité”.


“Vous savez bien sûr qu'il y a des implications financières et des préparations logistiques qui ne sont pas faciles”, a ajouté le président du Ghana.


“Mais je suppose que ce qui se passe au Mali et ailleurs rend ceci d'autant plus urgent. La forme que cette force devrait voir, c'est ce sur quoi nous devons nous mettre d'accord à présent. Mais je pense qu'il y a une volonté politique dans ce sens, et avec les progrès que nous avons réalisés dans nos contextes sous régionaux et régionaux, je crois que cela deviendra une réalité dans un futur proche.

 

© Copyright BBC Afrique

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 17:30

 

 

 

Ziguele-Martin.JPG

 


Le Confident Mercredi 13 Février 2013 à 14:50


L’Opposition Démocratique Centrafricaine, depuis son entrée au Gouvernement d’Union Nationale (GUN), ne fléchit pas dans sa lutte. Elle demeure conséquente avec elle-même et se construit pour les échéances à venir. Elle est en voie d’élaborer une charte construite méticuleusement par ces leaders. Selon M. Martin Ziguelé que nous avons rencontré, l’Opposition Démocratique Centrafricaine est consciente de ses faiblesses depuis l’instauration du multipartisme de 1991 à nos jours. Cette fois, le Collectif des partis politiques de l’Opposition, qui regroupe pour l’heure, plusieurs formations et associations politiques, qui ont décidé d’unir leurs efforts, veut avoir une lisibilité par rapport aux autres regroupements souvent fragilisés par boulimie de gain de leurs adhérents. Face à ce qui se passe dans notre pays, après Libreville, prêche la paix, l’intérêt général, la sécurité, la libre circulation des personnes et des biens, qui sont les substrats des Accords de Libreville du 11 Janvier 2013.

 

Le Confident : M. Martin Ziguelé, votre parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est membre du Front Pour l’Annulation et la Reprise des élections (FARE-2011). Que devient le FARE-2011, puisque beaucoup de ses leaders sont entrés au gouvernement d’Union Nationale (GUN) ? 



Je vous remercie et je pense que vous voulez parler du Collectif des partis d’opposition qui regroupe quatre (4) structures : Le FARE-2011, qui comprend cinq (5) partis politiques. Il y a la plate-forme ‘‘Sauvons le Centrafrique’’, qui comprend trois (3) partis politiques et deux (2) autres partis politiques qui ont adhéré à titre individuel, l’UDPP de M. Maïtard Djim-Arem et le MDREC de Joseph Bendounga. L’ensemble de ces partis et de ces organisations politiques forment ce que nous appelons l’Opposition Démocratique. Le FARE-2011 n’est qu’une entité de cet ensemble qui forme l’Opposition Démocratique. Vous nous demandez quel est l’avenir de cette opposition ? 


Vous étiez très attentif à la situation politique de notre pays, bien avant les hostilités et ensuite les négociations de Libreville, l’ensemble des leaders du Collectif des partis politiques de l’opposition ont animé en commun une conférence de presse au cours de laquelle, ce collectif avait déjà annoncé qu’il allait étudier une forme de regroupement des partis de l’Opposition Démocratique. Et cela est en marche et avant Libreville, nous avions discuté d’un projet de charte. Et au moment même où je vous parle, le débat continue pour asseoir définitivement un collectif des partis politiques qui lutte à la fois pour la République, pour la démocratie et aussi pour l’alternance démocratique. 



S’agissant particulièrement du FARE-2011, maintient-il encore ses exigences d’annulation et de reprise des élections de 2011 ? 



Oui le FARE-2011 s’appelle effectivement Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011. Il y a eu une évolution politique notable après les Accords de Libreville, parce que d’une part, nous avons signé un accord qui fixe les élections présidentielles à 2016 et d’autre part demande qu’il y ait des élections législatives anticipées. Nous pensons donc (et sur ce plan, je m’exprime à titre personnel), que nous devons réadapter notre organisation par rapport à la nouvelle situation politique. Le débat se poursuit au sein de l’opposition politique et je pense les jours qui suivront, nous apporterons une réponse peut-être lors d’une conférence ou d’un point de presse, pour vous annoncer la nouvelle donne au sein de l’Opposition Démocratique. 



Mais en entrant au Gouvernement, l’Opposition Démocratique n’a-t-elle pas perdu sa raison d’être ? 



Non. Je pense qu’il ne faut pas aller vite en besogne. Nous sommes dans un pays qui a connu une grave crise politique et militaire. Cette grave crise a trouvé son dénouement dans des négociations qui ont abouti à la signature d’un accord, qui est l’Accord de Libreville. Il en est issu un gouvernement d’Union Nationale, qui est présidé par un premier ministre, qui est issu des rangs de l’Opposition démocratique. Naturellement, comme je le disais tout à l’heure la vitesse de tous ces événements n’ont pas permis encore à l’Opposition de discuter sereinement sur la nouvelle forme organisationnelle. Mais ce qui est certain, dans l’esprit, nous sommes des républicains, nous travaillons pour le renforcement de la démocratie dans notre pays. Il n y a pas de démocratie sans alternance et donc ces partis politiques continuent à porter ces valeurs et nous trouvons et le contenu et l’appellation qui s’adaptent certainement à cette nouvelle donne. 



Si on se projette en 2014, la Charte que vous élaborez adoptera-t-elle la stratégie pour les élections législatives ? 



Vous savez, dans l’Opposition Démocratique, on fonctionne de manière démocratique, c’est-à-dire qu’on n’impose pas une démarche, on n’impose pas un concept. C’est pour cela que l’esprit de Charte avait été annoncé avant les négociations de Libreville. Nous avons demandé à notre Secrétariat Commun, de saisir les Etats-majors de chaque parti avec le projet pour que le texte soit enrichi par les bureaux politiques de chaque parti, membre de la Coalition et nous nous retrouverons au cours d’un conclave pour travailler dans la sérénité et de manière méthodique pour mettre en place la nouvelle organisation. Nous sommes dans ce processus là et ce processus s’achèvera dans les semaines qui viennent. Donc ce que je vous dire, c’est la démarche qui est très méticuleuse, parce que nous sommes soucieux de respecter les valeurs que nous partageons au sein de l’Opposition, et les résultats, vous en serez informés. Ce que je puis vous dire en mon nom propre, c’est que nous avons décidé plus que jamais d’œuvrer ensemble. 



Œuvrer ensemble même pour les élections présidentielles de 2016 ? 



Nous sommes en démocratie. Nous travaillons avec tous les sujets qui nous concernent y compris. Ceux liés à la vie de notre pays, à la sécurité de notre pays, à l’avenir donc aux élections. Nous débattons de ces questions sereinement. Nous ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Nous finissons les discussions à l’intérieur de chaque parti. Nous nous retrouvons en plénière pour adopter la Charte y compris les questions concernant les élections. 



La question a été posée compte tenu du comportement de l’Opposition lors des élections de 2011, qui a préféré y aller en ordre dispersé ?

 

Mais je peux vous rassurer. Nous avons remonté jusqu’en 1991 pour faire l’analyse des différents regroupements dans notre pays. Vous savez que l’Opposition démocratique n’est pas née dans ce pays des dernières pluies. Nous avons des personnes ressources qui ont vécu l’histoire depuis les débuts que par formation et par culture politique sont attachées à la culture de l’évaluation pour construire l’avenir, il faut toujours tirer les leçons du passé. Nous ne sommes pas sur un terrain que les romains appellent une terre nue, qui n’appartient à personne. C’est une terre où vivent les hommes et les femmes, qui ont conjugué plusieurs expériences politiques. Et l’opposition en tant que concept, a eu à se regrouper depuis 1991, pendant que le RDC était au pouvoir, peu après pendant que le MLPC était au pouvoir, puis après pendant la Transition sous Bozizé et après les élections de 2005. Donc à des degrés divers, nous avons été soit au pouvoir soit dans l’opposition. Donc nous avons toutes les expériences qu’il faut pour les analyses et de bâtir un concept dans lequel les Centrafricains se sentent concernés. 



Et si on demandait au président Matin Ziguelé, ses sentiments par rapport à l’application des Accords de Libreville ? 



Je veux aller très franchement comme je l’ai toujours fait. Je serai très naïf, si je vous disais qu’au lendemain des accords de Libreville, nous serions aux paradis. Il est clair que lorsque vous mettez ensemble des personnes qui avaient des vues diamétralement opposées, qui ne se parlaient pas, je dirais qui se retrouvent de par ces Accords et suite à des négociations difficiles dans une même structure gouvernementale, sous la direction d’un premier ministre, issu lui-même de l’Opposition Démocratique, il est naturel de s’attendre à des réactions de résistance au changement. C’est dans la nature de l’être humain de refuser d’abord le changement même si c’est dans son intérêt. Et donc, il faut avoir beaucoup de philosophie, beaucoup de patience également dans la construction de ce vivre en commun. Moi, je pars toujours du principe que nous sommes des Centrafricains, qui avons été ensemble, dans les mêmes écoles, nous travaillons ensemble, vivons ensemble dans les quartiers et nous avons partagé des luttes même ensemble autour de certaines valeurs, pourquoi nous ne pouvons pas nous retrouver ensemble pour construire notre pays ? C’est la question ?

 

Naturellement, il y a des forces centrifuges dans l’histoire de l’humanité, dans l’histoire de notre pays, qui démontrent qu’il y a des personnes qui résistent toujours au changement et qui sont nues par des velléités de restauration d’une vision autocratique de la Société. Et, il ne faut pas sous-estimer ces forces-la. Il faut les comprendre, pour les traiter, dans l’intérêt du pays. Ne regardons pas le passé. L’Accord de Libreville en lui seul ne transformera pas la RCA sans la volonté des Centrafricains d’aller de l’avant. Et il y a quelque chose de très important que je veux vous rappelle avec solennité et très gravement. La particularité de la République Centrafricaine, c’est le caractère géographiquement extraverti de la ville de Bangui. Aujourd’hui à Bangui, nous avons la fausse impression (parce qu’il n’y a pas de guerre à Bangui), que nous avons un pays, qui existe et qui avance, alors cela est totalement faux. Les trois (3) quarts de notre pays sont sous occupation militaire, c’est-à-dire échappent au contrôle de l’Etat avec les souffrances de nos populations. C’est à elles que nous devons penser lorsque nous parlons d’intérêt national. Et c’est par rapport à celles que nous devons inscrire toutes nos actions, c’est-à-dire les querelles intestines, nous devons les oublier et privilégier la restauration de la paix, de la sécurité, de la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’entendue de notre territoire. Et ce n’est pas gagner d’avance. Donc, pour une fois, pensons à l’intérêt général et c’est ça le message qu’il faut retenir de Libreville.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:47

 

 

 

VAB-FOMAC.jpg

 

14/02/2013 à 12h:52 AFP


Des soldats de la force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) et des hommes de la rébellion Séléka, vont effectuer pour la première fois une mission conjointe de sécurisation dans les zones du centre et du sud du pays où les populations se plaignent de pillages, a appris l'AFP auprès de la Fomac jeudi.


"Une mission est partie vers Mobaye (frontière avec la RD Congo, 150 km au sud de Bambari, place forte rebelle dans le centre sud de la Centrafrique), Bangassou et ce secteur. La mission devrait durer plusieurs jours", a affirmé une source de la Fomac à l'AFP à Libreville.


"Il s'agit de se renseigner sur qui fait quoi. Il y a de nombreux pillages et il faut savoir qui en sont les auteurs et les faire cesser", a ajouté cette source.


Des membres du Séléka, dont Ali Mahamat, un des principaux dirigeants de la rébellion et qui avait participé aux négociation de l'accord de paix de Libreville, font partie de la mission.


Le rebelle Christophe Ghazam Betty, ministre de la Communication du gouvernement d'union nationale, a assuré mercredi en soirée: "Il y a une mission de sécurisation en cours. Elle va progresser jusqu'à Mobaye pour sécuriser Mobaye, Alindao (entre Bambari et Mobaye), et elle va revenir pour remonter jusqu'à Kabo (350 km nord Bangui)".


Depuis plusieurs semaines, les habitants dans les zones contrôlées par les rebelles se plaignent de la poursuite d'exactions et de pillages.


A Mobaye, des habitants de la région "dénoncent avec véhémence" dans un communiqué d'un collectif "les exactions et les violations flagrantes des droits de l'homme (. . . ), rendant les dirigeants du Séléka au plus haut niveau responsables de cette situation".


Ils "demandent au gouvernement d'union nationale de mettre fin à l'occupation" et accusent le Séléka de "pillage systématique, minutieux et organisé".


Selon une source locale congolaise, plus de 8. 500 personnes ont fui la Centrafrique depuis le 7 février pour réfugier dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo.


Mi-décembre, le Séléka a pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant Bangui. Après un accord de paix le 11 janvier à Libreville, il a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:44

 

 

 

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KINSHASA AFP / 14 février 2013 15h18 - Plus de 8.500 personnes redoutant des violences ont fui la Centrafrique depuis le 7 février et se sont réfugiées dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo voisine, selon une source locale congolaise.


Le 13 février, leur nombre était de 8.646 personnes (qui) ont fui Mobaye, une localité centrafricaine proche de plusieurs positions de la coalition rebelle Séléka, qui a signé mi-janvier un accord de paix avec Bangui, a déclaré à l'AFP Willy Isekusu, commissaire de district du Nord-Ubangui.


Selon plusieurs sources, nous avons maintenant plus de 11.000 réfugiés centrafricains en RDC dans plusieurs localités du Nord-Ubangui, a pour sa part expliqué à l'AFP Simplice Kpandji, chargé de communication au bureau régional du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) à Kinshasa.


Nous avons une estimation de 15.000 nouveaux réfugiés centrafricains en RDC, répartis dans la province de l'Equateur (Nord-Ouest) et la province Orientale (Nord-Est), a-t-il a ajouté.


Il a souligné qu'une grande partie des réfugiés sont des enfants, pour beaucoup non-accompagnés, a précisé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). Confirmant la forte présence d'enfants, Willy Isekusu a appelé à une assistance humanitaire rapide.

Les agences de l'ONU ont commencé jeudi une mission d'évaluation et de vérification, notamment pour déterminer la permanence de créer un site - de nombreuses familles sont en famille d'accueil - étudier la mise en place d'un point de transit et organiser l'assistance.


Les réfugiés ont commencé à affluer le 7 février dans le Nord-Ubangui, qui partage 800 km de frontière avec la Centrafrique. Ils ont traversé le fleuve Oubangui pour fuir des tirs attribués aux rebelles de la Séléka, qui a reconnu vendredi l'incident et dit y avoir mis fin.


Selon Willy Isekusu, les tirs avaient rapidement cessé et c'est plutôt la peur de l'inconnu qui poussait les habitants à s'exiler. Mais mercredi, rapportant les propos de réfugiés, il a indiqué que l'exode se poursuivait à cause des assaillants qui commettent des exactions, des pillages.


Les récents mouvements de population sont consécutifs à une activité des rebelles de la RCA (République centrafricaine) dans les villages qu'ils continuent d'occuper. Les populations fuient les pillages et la violence, a expliqué à l'AFP une source onusienne proche du dossier.

La force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) a déclaré jeudi à l'AFP qu'elle allait effectuer avec la Séléka, pour la première fois, une mission de sécurisation dans les zones du centre et du sud de la Centrafrique pour vérifier les accusations.


Mi-décembre, la coalition de rebelles du Séléka a pris les armes en Centrafrique contre le régime du président François Bozizé, menaçant Bangui. Après un accord de paix signé le 11 janvier à Libreville, ils ont accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:34

 

 

 

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entrepôt du HCR pillé de Bambari

 

 

L'entrepôt du HCR à Bambari en République centrafricaine a été pillé par des hommes armés également impliqués dans des actes d'intimidation sur les villageois. L'entrepôt contenait des biens de secours pour les réfugiés et les déplacés internes.

 

GENÈVE, 12 février (HCR) – Une équipe conjointe, composée d'employés du HCR et de Mercy Corps, s'est rendue pour une mission d'évaluation à Bambari en République centrafricaine, à environ 400 kilomètres au nord-est de Bangui, la capitale.


L'équipe a découvert de nombreux déplacements de population à l'approche de Bambari. Les villages situés le long d'une bande de 100 kilomètres de long entre Grimari et Bambari étaient complètement déserts, la plupart de leurs habitants s'étant enfuis pour aller se cacher dans la brousse.


Dans un point de presse auprès des journalistes à Genève mardi, Adrian Edwards, porte-parole du HCR, a indiqué que cette mission était la première dans la région depuis la prise des principales villes dans le nord et le centre du pays, à la mi-décembre 2012, par la coalition rebelle seleka.


Lors d'entretiens avec des employés du HCR, des villageois ont fait état d'attaques menées par des groupes armés qui cherchent de l'essence, de l'argent et de la nourriture. Les raids de ces groupes armés sont parfois accompagnés par la violence à l'encontre des hommes et des femmes, y compris des passages à tabac avec des câbles électriques. Un chef de village a rapporté avoir été flagellé le 3 février par des rebelles qui essayaient de lui faire avouer où les villageois avaient caché leurs possessions.


« Situé à 10 kilomètres de la ville de Bambari, le camp de Pladama Ouaka, où vivent quelque 2 000 réfugiés soudanais, n'a pas été épargné », a indiqué Adrian Edwards. Les installations communautaires, le centre de distribution et l'entrepôt d'une ONG partenaires ont tous été pillés. Des lampes solaires, qui étaient utilisées pour éclairer le camp, ont également été emportées.


A Bambari, les bureaux des Nations Unies, y compris ceux du HCR et d'ONG internationales, continuent à être pillés et saccagés. Il y a eu également un pillage généralisé, y compris l'entrepôt du HCR. Tous les biens de secours ont été volés, et notamment des bâches goudronnées, des couvertures, du savon, des moustiquaires, des matelas, des jerrycans, des seaux, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires pour 3 000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone.


Une situation similaire est signalée à Kada Bandoro. Selon le HCR, la perte de son matériel de secours combinée avec les dommages dans ses bureaux de Kaga Bandoro et Bambari s'élève à 316 000 dollars.


« L'accès pour l'aide humanitaire en République centrafricaine demeure très limité du fait du manque de garanties pour la sécurité, à la fois pour les travailleurs humanitaires et pour les personnes dans le besoin », a indiqué Adrian Edwards. « Dans ce contexte, il reste difficile de livrer une assistance aux réfugiés et aux déplacés, et de mener des activités pour les protéger. »


Le HCR appelle le gouvernement et les rebelles seleka à faciliter un meilleur accès pour le personnel humanitaire au bénéfice des populations dans le besoin, a ajouté Adrian Edwards


Avant la crise ayant actuellement cours, on comptait quelque 51 000 déplacés en République centrafricaine. Il y a davantage de déplacés depuis le début de la crise et, malgré des contraintes de sécurité et d'accès, des évaluations sont menées pour recenser les déplacés. Le pays accueille également 17 000 réfugiés, pour la plupart congolais. (www.unhcr.fr)

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:38

 

 

 

bozize

 

 

Dans la liste des cadres de l’administration territoriale publiée il y a quelques jours à peine par notre confrère LE DEMOCRATE que nous reprenons volontiers ci-dessous pour édifier nos lecteurs, on découvre avec effarement la présence de nombreux retraités et de fonctionnaires de toute provenance comme par exemple des techniciens d’élevage ou des zootechniciens, des techniciens d'assainissement, qui sont nommés sous-préfets et surtout parmi les préfets, un ancien magistrat « radié du corps judiciaire pour indélicatesses ». Que vient faire dans la prestigieuse préfectorale d’antan, un pareil individu ? Tout indique que seuls des critères tribalistes de « Gbaya power », d’appartenance au KNK, de copinage et de coterie avec certains dignitaires, ont prévalu pour ces nominations fantaisistes destinées davantage à récompenser, à plaire et non à servir les intérêts du pays et de sa bonne gestion. Comme le préconise vivement notre confrère dans ce papier, le gouvernement d’union nationale doit revoir au plus vite cette fâcheuse situation car la restauration de l’autorité de l’Etat passe évidemment par la présence dans nos provinces, de préfets et sous-préfets crédibles et respectables à qui des moyens doivent être fournis par l’Etat pour l’accomplissement de leurs importantes missions.

 

La Rédaction

 

 

 

Pleins feux sur la question de la réorganisation de l’administration territoriale : une des clauses de l’Accord politique de Libreville

 

En prélude aux prochaines élections législatives anticipées, la réforme de l’administration territoriale s’avère une nécessité impérieuse faisant partie des urgences immédiates. On ne le dira jamais assez, on va le dire et le redire, l’évocation de la problématique de la mauvaise gestion des ressources humaines au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation est décriée par tous.


A titre d’illustration pour s’en convaincre, scrutons à cet effet la configuration des personnels de l’administration provinciale.


Préfets :


Préfet de l’Ombella Mpoko, Mlle Clotilde Namboï, attachée d’administration

Préfet de la Lobaye, Colonel Gabriel Baïpo

Préfet de la Sangha Mbaéré, Mr Lazare Morales Ngaya, administrateur civil adjoint

Préfet de la Mambéré Kadéi, Mr Rémy Féidanamo, hors statuts

Préfet de la Nana mambéré, Mr Léon Sosthène Dengbé, administrateur civil

Préfet de l’Ouham Pendé, Mr Elie Bertin Béoroféi, administrateur civil

Préfet de l’Ouham, Mr Rufin Brice Molomadon, hors statuts

Préfet de la Nana Grézibi, Mr Augustin Yangana Yahoté, inspecteur du fondamental 1

Préfet de la Kémo, Mr René Arsène Daté, ancien magistrat radié du corps judiciaire pour indélicatesses

Préfet de Bamingui Bangoran, Colonel André Kada, retraité

Préfet de la Ouaka, Mme Lydie Marthe Yangba, institutrice

Préfet de la Haute Kotto, Mr David Dendou, instituteur

Préfet de la Basse Kotto, Mr Jean-Marie Sakila, inspecteur des postes, retraité

Préfet du Mbomou, Mr André Sibalé administrateur civil

Préfet du haut Mbomou, Mr Boris Albert Mbagalé, instituteur

Préfet de la Vakaga, Colonel Lazare Docko, retraité

Préfet de Ngaoundaye,  Mr David Gali-Bassi, brigadier de police

Préfet de Bossemptélé, Mr Adolphe Koé, hors statut


Sous-Préfets :

 

1.      Sous-préfet de Bossembélé , Mr David Namguérewi, inspecteur des postes

Sous-préfet de Boda, Mr Joseph Denam Guenekini, professeur certifié

Sous-préfet de Boganda, Mr Daniel Kpassinam, assistant culturel

Sous-préfet de Mongoumba, Mr Jean Bosco Moussa Yagata, instituteurretraité

Sous-préfet de Boganangone, Mr Wanaté Zao Akoza, contrôleur du travail

Sous-préfet de Bambio, Mr Victor Pascal Ouiabona Yankombona, attaché d’administration

Sous-préfet de Bayanga, Mr Alain Feya, technicien supérieur d’assainissement

Sous-préfet de Berberati, Capitaine Dieudonné Baka, retraité

Sous-préfet de Carnot, Mr Nicaise Yakendé, commandant de police

Sous-préfet de Amada Gaza, Mr Dieudonné Youngaïna, adjudant-chef retraité

Sous-préfet de Gadzi, Mr Jacques Namagnina, instituteur retraité

Sous-préfet de Gamboula, Mr Bernard Mokom, instituteur retraité

Sous-préfet de Bouar, Mr Michel Yambété, instituteur retraité

Sous-préfet de Abba, Mr Joseph Gaombalet, contrôleur financierretraité

Sous-préfet de Baboua, Mr Jean Pierre Goumbi, brigadier de police

Sous-préfet de Paoua, Mr Jean Gouffi, assistant de presse

Sous-préfet de Bocaranga, Mr Lambert Malingué, gendarme retraité

Sous-préfet de Batangafo, Mr Edouard Sako, instituteur

Sous-Préfet de Kabo, Mr Albert Bangro, retraité

Sous-Préfet de Markounda, Mr Antoine Demba, retraité

Sous-Préfet de Nanga Boguila, Mr Samuel Ndofara, greffier

Sous-Préfet de Moyenne Sido, Mr Bernard Féïdangaï, instituteur

Sous-Préfet des Mbrés, Mr Pierre Ousmane, technicien d’agriculture retraité

Sous-Préfet de Sibut, Mr Jean de Dieu Sepopode, inspecteur adjoint du travail

Sous-Préfet de Ndjoukou, Mr Yapouiéla Youffi, professeur de CEG

Sous-Préfet de Bamingui, Mr Pierre Dila Didyle, professeur de lettres, retraité

Sous-Préfet de Ippy, Mme Denise Madina Deukoé, hors statut

Sous-Préfet de Bakala, Mr Mathieu Namkona, instituteur

Sous-Préfet de Yalinga, Mr Noël Mokonam-Lekaye, instituteur

Sous-Préfet de Mobaye, Mr Victor Ambêche, technicien supérieur d’élevage

Sous-Préfet de Kembé, Mr Edouard Mboka ; conseiller pédagogique

Sous-Préfet de Mingala, Mr Moïse Grégbia, professeur de lettres

Sous-Préfet de Zangba, Mr Elysée Guéret, zootechnicien

Sous-Préfet de Gambo, Mme Albertine Marogot, technicienne supérieure des affaires sociales, retraitée

Sous-Préfet de Ouadda Djallé, Mr Macaire Mamadou Féïkouma, instituteur

 

 

A la lumière de cette présentation indicative, en rappel, il y a lieu de constater avec amertume que ce sont là des nominations de complaisance au détriment de nombreux cadres qualifiés, ressortissants de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature qui croupissent depuis assez longtemps déjà dans les couloirs du ministère de l’Administration du territoire pour des raisons déplorables de politique, d’exclusion ainsi que des jeunes diplômés universitaires sans emploi alors qu’on clame partout qu’on ne tourne pas le dos à la jeunesse.


Aussi paradoxal que cela puisse paraître, que signifie encore le concept « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » dès lors que les retraités qui ont refait surface du fait du cumul de salaires qu’ils perçoivent, émargent doublement sur le budget de l’Etat, car non seulement ils continuent à toucher leurs pensions mais également, ils bénéficient du traitement de leur solde inhérent aux fonctions de responsabilité en violation flagrante de la loi des finances.


Au regard de tout ce qui précède, dans la perspective du redéploiement d’une administration efficace, efficiente et performante de développement devant organiser et superviser les élections libres, transparentes et confiantes, il serait hautement souhaitable que le gouvernement de transition s’emploie à faire valoir les critères de compétence, d’expérience professionnelle avérée, de technicité administrative dans l’optique d’une bonne gouvernance locale avec l’avènement des préfets et sous-préfets chevronnés, astreints à la neutralité politique et à l’obligation de réserve aux fins de l’administration territoriale, une feuille de route du gouvernement d’union nationale.

 

Everest Notoloum

 

LE DEMOCRATE n° 2884 du 11 février 2013

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:32

 

 

 

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Ce matin, dans le cadre d'une enquête sur les biens mal-acquis, une perquisition a été menée dans le quartier de Cimiez dans 2 villas (avec piscine) appartenant à l'ex-président de la République gabonaise, par plusieurs policiers spécialistes de la délinquance financière.

 

Yves Lebaratoux et Didier Brignand

 

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      Cette perquisition qui s'inscrit dans le cadre de l'enquête sur des biens mal-acquis a été menée par des policiers de l'Office Central contre la Délinquance Financière, de la Division Economique et Financière, de la Plate-Forme d'Identification des avoirs criminels et d'un magistrat.

La justice s'intéresse aux biens détenus sur le territoire français par Omar Bongo, décédé en juin 2009, mais aussi à ceux de Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo et de Teodoro Nguema Obiang (TNO), dit Teodorin, fils du Président de Guinée Équatoriale.

 


http://cote-d-azur.france3.fr/2013/02/13/nice-perquisition-dans-2-villas-au-nom-d-omar-bongo-l-ex-president-de-la-republique-gabonaise-199423.html

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:18

 

 

 

localisation-de-la-ville-de-mobaye

 


Le Potentiel  11 FÉVRIER 2013


Plus de trois mille habitants de Mobaye-Banga, en République Centrafricaine, se sont réfugiés, depuis le vendredi 8 février, dans le territoire congolais de Mobayi Mbongo (Province de l'Equateur). Et pour cause. Ils disent avoir fui l'occupation de leur ville par les rebelles centrafricains de la coalition de la Séléka. Sur place à Mobayi-Mbongo, rapporte radiookapi.net.

 

Selon la source, ces réfugiés éprouvent des difficultés de survie. Préoccupé, le commissaire du district du Nord-Ubangi en appelle à l'aide du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), afin de secourir les réfugiés.


A en croire les autorités congolaises, les populations centrafricaines continuent à arriver en République démocratique du Congo, indique la source. Avant de noter que parmi ces réfugiés, le bureau du territoire de Mobayi-Mbongo dit avoir enregistré trois officiels, soit un bourgmestre, un commandant de gendarmerie et un responsable de la migration centrafricaine.


Interrogée, Célestine Mamine, responsable au service de migration à Mobaye-Banga, dit avoir fui avec ses enfants, à cause de l'insécurité qui prévaut dans cette ville, après son occupation par les rebelles. De leur côté, les autorités congolaises ont fait savoir qu'elles n'ont pas de moyens pour prendre en charge ces réfugiés, dont quelques-uns sont hébergés au bureau du secteur et d'autres à l'hôpital général de Mobayi-Mbongo.


DES RÉVÉLATIONS


Le commissaire du district du Nord-Ubangi, Willy Isekusu, indique avoir déjà saisi sa hiérarchie ainsi que le bureau du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en vue de venir en aide à ces vulnérables. Pour rappel, des milliers de réfugiés centrafricains sont arrivés sur le sol congolais depuis le début des combats qui ont opposé l'armée centrafricaine et la coalition rebelle de la Séléka en République Centrafricaine en août 2012.


En janvier dernier, près de 300 Centrafricains s'étaient déjà réfugiés à Mobayi Mbongo. Un mois plus tôt, plus de mille autres, enregistrés à Zongo, toujours dans la province de l'Equateur, vivaient dans des conditions difficiles. Plus de mille réfugiés centrafricains, ayant fui la rébellion de la Séléka ont été enregistrés à Zongo dans l'extrême Nord de la province de l'Equateur par la Croix-Rouge locale.


Quelques-uns sont regroupés au site d'hébergement de Worobe, une localité située à 18 kilomètres de la ville de Zongo et la plupart d'entre eux vivent dans des familles d'accueil. Se confiant à la presse, une réfugiée a déclaré : « Nous avons été accueillis par nos frères en Christ. Ils nous ont logés. Mais, nous mangeons difficilement et dormons dans de mauvaises conditions ».


Pour sa part, le chef de bureau intérimaire du HCR en poste à Libenge, Bari Abasi, cité par la même source, a indiqué qu'une équipe de son agence travaille en permanence à Zongo depuis une semaine.

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