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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 04:35

 

 

 

Bozizé gros plan 


14/01/2013 à 18h:09 Par Christophe Boisbouvier

 

Officiellement, Paris ne veut pas intervenir dans les affaires centrafricaines. Concrètement, les 580 soldats français compliquent la tâche des rebelles.


« Près de un militaire par Français, c'est une protection exceptionnelle ! » fait remarquer un diplomate en poste à Bangui. De fait, 580 soldats français veillent actuellement sur les quelque 800 expatriés encore présents dans la capitale centrafricaine. D'où l'inévitable question : à quoi joue l'armée française ? « Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts, et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d'un pays. Ce temps-là est terminé », a lancé François Hollande le 27 décembre.


Il reste que ce dispositif complique sérieusement la tâche des rebelles. 1 - La présence française à l'aéroport de Bangui M'Poko rassure les pays voisins (Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon), qui, du coup, envoient chacun une compagnie en Centrafrique pour « s'interposer ». 2 - En cas d'offensive rebelle sur Bangui, ces soldats français ne resteront pas qu'à l'aéroport. Ils tiendront les principaux axes de la capitale pour sécuriser l'évacuation des étrangers. Déjà en 1996, lors d'une mutinerie anti-Patassé, le chef des mutins, le capitaine Solé, avait lancé aux Français : « Laissez-nous un couloir pour aller jusqu'à la présidence. » Sans succès.

 

Le sort des opposants

 

En février 2008, la décision de Nicolas Sarkozy de tenir le périmètre de l'aéroport de N'Djamena avait bien aidé Idriss Déby Itno face à ses rebelles. Le scénario va-t-il se répéter à Bangui ? En fait, la différence de Hollande se situe sur le terrain politique. Le lendemain de la bataille de N'Djamena, Sarkozy s'était totalement désintéressé du sort des trois opposants - dont Ibni Oumar Mahamat Saleh - arrêtés par le pouvoir tchadien. Aujourd'hui, Hollande fait savoir au régime centrafricain qu'il est très préoccupé par la sécurité de l'opposition civile à Bangui. Sans doute l'a-t-il dit très directement à François Bozizé le 31 décembre. Lors de cet entretien téléphonique d'une vingtaine de minutes, le président centrafricain a répété qu'il ne serait pas candidat en 2016. C'est précisément ce que voulait entendre Hollande... 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Peut-on sauver le soldat Bozizé 


14/01/2013 à 15h:48 Par François Soudan JA


Menacé par une rébellion qui contrôle encore plus de la moitié du pays, le président centrafricain est en position délicate. Sa chance : le Séléka est un attelage improbable. Retour sur les événements qui ont secoué le pays, depuis le 10 décembre.


(Cet article a été publié dans Jeune Afrique n°2713, daté du 6 au 12 janvier 2013, soit avant les pourparlers de paix de Libreville, qui ont abouti à un accord entre la rébellion, l'opposition politique et le pouvoir centrafricain. 


François Bozizé sera-t-il encore le président de la Centrafrique le 15 mars prochain, dixième anniversaire de son accession au pouvoir ? On le sait tenace, physiquement courageux, avec une capacité de résilience frisant l'entêtement. On le sait aussi habile à diviser ses adversaires, à souffler le chaud et le froid, le français et le sango, le nationalisme et l'angélisme, l'apo­strophe et la contrition, absolument déterminé à ne pas se « laisser tondre comme Patassé », dit-il, faisant allusion à son prédécesseur, qu'il renversa en son absence. Mais cette fois, ce général de 66 ans a affaire à forte partie. Jamais depuis celle qu'il mena lui-même il y a dix ans une rébellion ne s'était approchée si près de Bangui que le Séléka, dont les avant-postes campent à une centaine de kilomètres de la capitale.


Rébellion hétéroclite, sans programme ni idéologie, déjà en proie aux querelles de chefs, mais bien armée, mobile, se nourrissant sur la bête au fur et à mesure de son avancée - diamants à Bria, tonnes de sucre à Bambari, véhicules 4x4 partout où elle en trouve - et suffisamment intelligente pour dissimuler ses rezzous derrière un écran de poudre aux yeux médiatique. Tout le contraire des forces loyalistes, en somme, qui ne sont jamais parvenues à faire rimer pillage avec efficacité.


Car c'est bien de cela qu'il s'agit, dans un pays oublié de Dieu où très rares sont les personnalités politiques à échapper aux accusations, passées ou présentes, de corruption, d'incompétence et de tribalisme, au point que nul ou presque n'a de leçon de bonne gouvernance à dispenser aux autres. Une comédie désespérante, une valse mortifère de postes, de pouvoir et surtout de prébendes. « Je cherche un homme », répétait Diogène en parcourant Athènes en plein jour avec sa lanterne. « Je cherche un patriote honnête », dirait le même en arpentant ce pays où sans cesse l'Histoire se répète. En pire.


C'est la périphrase employée par François Bozizé lors de son message de voeux le 31 décembre au soir pour qualifier la résurgence d'un cauchemar qui le hante depuis son accession au pouvoir : la rébellion. Attelage improbable de cinq mouvements politico-militaires dont deux sont des dissidences et deux des créations quasi ex nihilo inconnues avant les récents événements, le Séléka (« alliance », en sango) n'est au départ qu'une plateforme revendicative des oubliés du programme de démobilisation des milices. Il recrute pour l'essentiel au sein des ethnies goula et rounga du Nord-Est, proches des confins tchado-soudanais ouverts à tous les trafics, islamisées dans leur grande majorité et qui ont toujours évolué en marge de la vie nationale.


Le Séléka, qui s'est donné pour chef un ancien fonctionnaire sexagénaire formé à Moscou, originaire de la Vakaga et ex-consul à Nyala, dans le Sud-Darfour, Michel Djotodia (lequel avait déjà participé à une rébellion fin 2006 avant de trouver refuge au Bénin), déclenche une offensive le 10 décembre par la prise de la localité de Ndélé. Ses exigences sont alors purement pécuniaires. Ce n'est qu'après s'être emparés, une semaine plus tard, de la ville diamantifère de Bria, partiellement mise à sac au passage (tout comme le seront Kaga Bandoro et Bambari, où l'unique sucrerie du pays a été scrupuleusement pillée), que les « généraux » rebelles autoproclamés vont durcir leurs revendications, menacer la capitale et envisager la chute du président Bozizé.


Même si tout se joue sur un terrain qu'il ne connaît guère et sur lequel il n'a aucune prise, l'un des trois ou quatre porte-parole de la rébellion en France, Éric Néris Massi, va, de par ses capacités d'expression médiatique, jouer un rôle dans cette radicalisation. Ancien ministre d'Ange-Félix Patassé puis de François Bozizé avant de basculer lui aussi dans la rébellion, son beau-père Charles Massi a disparu début 2010 entre les mains des Faca (Forces armées centrafricaines) du côté de Bossembélé. Dire qu'il a un compte à régler avec le pouvoir est donc un euphémisme.


Panique à Bangui


Dès la chute de Ndélé, le 10 décembre, le général François Bozizé endosse le treillis et va lui-même inspecter ses troupes sur le front de Bria. Le spectacle est pathétique : armement disparate, absence totale de motivation, équipement en lambeaux (beaucoup de soldats n'ont pas de chaussures), encadrement défaillant, approvisionnement aléatoire, notamment en carburant. Une ambitieuse loi de programmation militaire avait certes prévu de faire passer les effectifs des Faca de 6 500 à 10 500 hommes en 2013, mais le financement promis (notamment par la France) n'est jamais venu, et le peu d'argent disponible a été détourné.

 

De retour à Bangui, Bozizé écarte le chef d'état-major Guillaume Lapo et place son fils Jean-Francis, 42 ans, ministre délégué à la Défense récemment promu général et ancien caporal-chef de l'armée française (il a notamment servi au sein du 6e RPIMa à Sarajevo), à la tête des opérations. Objectif : tenir coûte que coûte le verrou de Bambari, le temps de faire venir armes et renforts de l'extérieur. Dans la capitale, qui commence à se vider de ses expatriés, l'atmosphère s'alourdit brusquement le 23 décembre à l'annonce de la chute de Bambari. Des manifestants s'en prennent aux ambassades de France, des États-Unis et du Tchad à qui ils reprochent de « lâcher » le soldat Bozizé ou, dans le cas d'Idriss Déby Itno, de s'en tenir au strict minimum. Dans un discours enflammé en sango, au « kilomètre zéro », dans le centre de Bangui, François Bozizé, micro en main, en appelle aux mânes de Barthélemy Boganda et des résistants de la guerre du Kongo Wara, la grande révolte anticolonialiste de la fin des années 1920. Un peu partout, des comités d'autodéfense armés d'arcs, de flèches et de machettes surveillent les quartiers musulmans soupçonnés d'abriter la cinquième colonne des rebelles. On signale çà et là des bavures, voire des enlèvements, ainsi que la traversée depuis Zongo de supplétifs venus de RD Congo et installés à la Villa Houphouët, au nord de Bangui.


Le président Bozizé, qui a de bonnes relations avec les Sud-Africains depuis l'époque Thabo Mbeki (lequel lui avait fourni des spécialistes pour former sa sécurité rapprochée), lance un SOS à Jacob Zuma, en quête d'armes, de conseillers militaires privés et de munitions. Il en cherche ailleurs, au Rwanda, en Ouganda, partout où une main se tend et peu importe si c'est celle du diable. On craint alors le scénario du pire dans une ville où, à l'exception d'une poignée de fidèles dont son conseiller en communication, le Camerounais Henri Pascal Bolanga, la plupart des ministres et collaborateurs du chef ont quitté leur domicile et se sont mis aux abris, téléphones coupés.


Les voisins montent au front

 

Réunis le 21 décembre à N'Djamena en présence de François Bozizé, les chefs d'État du Congo, du Gabon et du Tchad ne cachent pas leur agacement. À leurs yeux, le président centrafricain est un personnage à la fois secret - « cet homme est un mystère, y compris pour lui-même ! » s'était exclamé le défunt Omar Bongo Ondimba après avoir examiné sa... signature - et têtu. « Il ne nous écoute pas, il ne bouge pas, c'est difficile », confiait il y a peu Idriss Déby Itno.


Trop indépendant, François Bozizé ? Obstiné à coup sûr et capable depuis toujours de dissimuler ses intentions, y compris à ses proches. Mais cette fois, il lui faut céder et promettre la tenue de négociations avec les rebelles, en échange d'un cessez-le-feu. Avait-il le choix ? Denis Sassou Nguesso, le président congolais, qui fait office de médiateur incontournable sur ce dossier, vient en effet de lui refuser le gros-porteur Iliouchine qu'il sollicitait pour aller chercher des hommes et du matériel à Kampala. « On ne peut à la fois négocier et contre-attaquer, lui a-t-il dit, tu dois t'asseoir et discuter. » Sage recommandation.


Le problème est que de son côté le Séléka, qui n'a pas été associé au sommet de N'Djamena et qui compte dans ses rangs un certain nombre de combattants venus du Tchad et du Soudan, n'en a cure. Après Bambari, il s'empare de Sibut et se rapproche de Damara, à deux heures de pick-up de Bangui. Son objectif est désormais clair : faire tomber Bozizé, au risque d'ensanglanter une nouvelle fois la capitale, comme lors des mutineries et tentatives de putsch de 1996, 1997, 2001 et 2003. Une telle perspective inquiète au plus haut point les chefs d'État de la région. Ils ne veulent pas qu'une rébellion certes militairement efficace mais peu fiable et acéphale, dont ils ne connaissent pas les vrais leaders - si tant est qu'ils existent - fasse main basse sur le pouvoir.


La visite à Bangui, manifestement coordonnée avec l'Élysée, du président en exercice de l'Union africaine, le Béninois Thomas Boni Yayi, au terme de laquelle un François Bozizé dos au mur concède la formation d'un gouvernement d'union nationale avec les rebelles et jure qu'il ne se représentera pas en 2016, les conforte dans leurs appréhensions. Perdre la main au profit d'une solution « dictée » depuis Paris : et si cela faisait jurisprudence ? Le brusque durcissement des voisins de la Centrafrique à l'encontre des rebelles, sommés de s'arrêter aux portes de Damara, ainsi que le renforcement des contingents tchadien, camerounais, congolais et gabonais placés en interposition autour de Bangui ne s'explique pas autrement. Si les préventions à l'égard de l'insaisissable président Bozizé n'ont pas varié, le risque de le voir chuter est considéré par ses voisins comme plus dommageable pour eux que son maintien.


Négocier, oui. Mais négocier quoi ?


Avant les pourparlers de Libreville, censés s'ouvrir vers le 10 janvier, tant le Séléka que l'opposition dite démocratique - dont les leaders les plus connus sont l'ancien Premier ministre de Patassé Martin Ziguélé, Joseph Bendounga, Nicolas Tiangaye et Jean-Jacques Demafouth, lesquels ont pris en marche le train d'une rébellion qui n'entend pas les voir tirer les marrons du feu à sa place - semblent s'être accordés sur une exigence commune : le départ de François Bozizé et la mise en place d'un exécutif de transition. S'agit-il d'une posture maximaliste, donc négociable, ou d'une condition sine qua non ? Dans le second cas, elle se heurtera sans nul doute au refus des chefs d'État de la région et bien sûr à la volonté de Bozizé de demeurer en place jusqu'au terme de son mandat. Après avoir limogé le 2 janvier son propre fils Jean-Francis, qui manifestement n'a pas apprécié les critiques acerbes de son père à l'encontre d'une armée dont il était le responsable, le président centrafricain a repris lui-même en main ce qui reste de ses troupes. Ceux qui le connaissent savent qu'il ne pense qu'à une seule chose : reconquérir la moitié de son pays perdue en trois semaines. Toutefois, si le Séléka n'est pas, aux yeux de beaucoup de Centrafricains, l'armée de libération qu'elle prétend désormais être - ne serait-ce que par la composition ethnique et religieuse de la plupart de ses membres -, le rapport des forces n'est pas, tout au moins pour l'instant, en faveur du chef de l'État. François Bozizé le sait. Aussi compte-t-il sur le temps, avec lequel il est passé maître dans l'art de jouer, pour effriter la détermination des rebelles et être son meilleur allié. 

 
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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 04:23

 

 

 

Boz gros plan

 


http://www.linfodrome.com    15 janvier 2013

 

Sous l'égide de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), les frères ennemis centrafricains ont trouvé un accord le week-end dernier. La cohabitation politique imposée à Bozizé s'annonce bien difficile.


La cohabitation comme solution aux querelles politiques entre pouvoir et opposition fait de plus en plus des émules sur le continent. La recette a été expérimentée au Zimbabwe entre le président Robert Mugabe et l'opposant Morgan Tsvangirai, au Kenya entre le président Mwai Kibaki et l'opposant Raila Odinga et bien entendu en Côte d'Ivoire entre l'ex- président Laurent Gbagbo et l'opposition civilo-militaire. C'est le cas ivoirien qui vient, à quelques variantes près, d'être préconisé en Centrafrique.


Pris à la gorge par la rébellion du Séléka arrivée pratiquement aux portes de Bangui, le président François Bozizé n'avait pas d'autre choix que de négocier une cohabitation avec l'opposition, condition sine qua non de son maintien au pouvoir. Le vendredi 11 janvier 2013 à Libreville, devant ses pairs du Congo Brazzaville, de la Guinée équatoriale, du Tchad et du Gabon, pays hôte du sommet, le président centrafricain a signé un accord avec la coalition de l'opposition politique et de la rébellion du Séléka. Les termes de cet accord sont clairs: Bozizé devrait désormais cohabiter avec un Premier ministre issu de l'opposition qu'il va nommer, mais qu'il ne pourra révoquer.


En plus, il s'est engagé à ne plus se représenter à la prochaine présidentielle, au terme de son mandat actuel qui prend fin en 2016. Par ailleurs, l'opposition armée du Séléka revendique le portefeuille de la Défense qui serait aussi un acquis du sommet de Libreville. Si l'unanimité semble avoir été faite autour de la personne du célèbre avocat, Me Nicolas Tiangaye comme futur Premier ministre, rien ne semble acquis pour le détenteur du maroquin de la Défense. La rébellion qui a facilement défait les Forces armées centrafricaines (FACA), revendique de droit ce poste pour s'assurer une certaine garantie.


Or, on voit mal comment François Bozizé peut confier à ses adversaires «l'arme fatale» dont ils pourront se servir pour l'écarter du pouvoir. Avant l'échéance 2016, il coulera de l'eau sous les ponts. Bozizé qui a certainement beaucoup appris de la crise ivoirienne, manœuvre déjà. Aussi bien à son départ pour les pourparlers de Libreville qu'à son retour, il a mobilisé la rue qui tirait à boulets rouges sur ses adversaires. «Boz», comme l'appellent ses sympathisants, a lui aussi ses «jeunes patriotes», à l'instar de l'Ivoirien Laurent Gbagbo, actuellement pensionnaire du pénitencier de Scheveningen à La Haye (Pays Bas).


A chaque fois qu'il sera en difficulté, il pourrait jeter ces inconditionnels dans les rues. Quant à l'opposition, sa cohésion risque d'être mise à rude épreuve, car le nectar du pouvoir pourrait faire entre temps son effet, en créant la division en son sein. Si au terme de son mandat en 2016, Bozizé arrive à semer suffisamment la zizanie parmi ses adversaires politiques, il pourrait se permettre un passage en force pour un éventuel troisième mandat, avec hélas pour conséquence, le réveil des vieux démons de la guerre.

 

Charles d'Almeida

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 04:20

 

 

Nkosazana-Dlamini-Zuma-15-juillet-2012

 

 

 

http://www.peaceau.org/  ON TUESDAY 15 JANUARY 2013

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 350ème réunion tenue le 14 janvier 2013, a suivi une communication du Commissaire à la Paix et à la Sécurité la décision sur la situation en République centrafricaine (RCA). Le Conseil a également suivi une communication du Représentant permanent du Tchad auprès de l’UA, au nom de la présidence de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).


Le Conseil a rappelé sa ferme condamnation de recours à l’insurrection armée comme moyen de règlement de différends politiques, ainsi que toute tentative de prise du pouvoir par la force.


Le Conseil a exprimé sa profonde appréciation aux dirigeants de la CEEAC pour les efforts prompts et soutenus qu’ils ont déployés, afin de stabiliser la situation en RCA et de faire aboutir les négociations. Le Conseil a, en particulier, remercié les Présidents Idriss Déby Itno de la République du Tchad, Président en exercice de la CEEAC, Ali Bongo Ondimba, de la République gabonaise, et Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, pour leur rôle dans le règlement de la crise en RCA.


Le Conseil a salué l’Accord politique de sortie de crise, le cessez-le-feu et la Déclaration de principes signés à Libreville, le 11 janvier 2013, par le Gouvernement centrafricain, l’opposition démocratique, les mouvements politico-militaires et la coalition SELEKA, en vue de mettre un terme à la grave crise politique et sécuritaire qui secoue la RCA depuis décembre 2012.


Le Conseil a félicité toutes les parties centrafricaines pour leur sens du compromis, et les a exhortées de mettre en œuvre scrupuleusement et de bonne foi les engagements pris.


Le Conseil a lancé un appel à tous les États membres et aux partenaires internationaux pour qu’ils fournissent le soutien requis à la mise en œuvre de l’Accord politique et du cessez-le-feu.


Le Conseil a demandé à la  Présidente de la Commission de lui soumettre, aussi rapidement que possible, un rapport exhaustif sur la situation en RCA et le rôle de l’UA dans la mise en œuvre et le suivi des Accords conclus  par les parties centrafricaines. 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 04:13

 

 

moscou008.jpg

 

http://www.chretiente.info   RIA Novosti , le 14 janvier 2013 à 18:00  


La Russie salue les résultats des négociations qui se sont achevées le 11 janvier au Gabon entre les autorités de la République centrafricaine, les représentants de l’opposition politique et la coalition de groupes armés Séléka, indique un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères mis en ligne lundi sur son site.

 

« Il est très important que les démarches rapides et autonomes des acteurs subrégionaux ont abouti à une solution visant à normaliser la situation. Nous soulignons également les efforts de médiation déployés par l’Union africaine et l’ONU en vue de régler la crise en République centrafricaine, ainsi que le rôle stabilisateur des contingents de paix envoyés dans ce pays par les Etats de la région », lit-on dans le communiqué.

 

Selon Moscou, la stabilisation en République centrafricaine ne sera assurée que si toutes les parties en conflit respectent leurs engagements et appliquent les normes du droit humanitaire.

 

Les négociations entre les autorités centrafricaines et les représentants de l’opposition se sont déroulées à Libreville (Gabon) sous l’égide de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les négociateurs sont parvenus à une série d’ententes. Ainsi, aux termes de l’accord conclu entre les parties, des élections législatives anticipées auront lieu en Centrafrique au cours des 12 prochains mois. Le président François Bozizé restera à la tête de l’Etat, mais la direction du gouvernement sera confiée à un représentant de l’opposition démocratique.

 

L’accord prévoit également le retrait de tous les contingents militaires étrangers, à l’exception de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) qui compte environ 400 soldats.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:44

 

 

 

Bozizé Yangou

 


http://www.camnews24.com   journal du cameroun   Lundi, 14 Janvier 2013 16:32

 

Tout commence le 25 mars 2005. Des rebelles attaquent Djohong et Ngaoui.  Ces deux localités camerounaises sont situées dans le département du Mbéré, à la limite de la région de l'Adamaoua et de la Rca. Pendant cette attaque, les rebelles tuent le chef du village de Yarman III dans le voisinage de Djohong. Peu avant, à Baboua, à 10 km de Djohong, ces malfaiteurs enlèvent cinq enfants qu’ils promettent de remettre contre le paiement d'une rançon.

 

Le lendemain, dans les villages camerounais d'Ouro-Ade et Djabori, deux autres villageois sont tués et une dizaine d'enfants enlevés. Selon le lamido de Djohong, Marius Yaya Doumba, « il s'agirait d'anciens militaires tchadiens qui ont aidé François Bozizé à prendre le pouvoir en Centrafrique. Déclarés persona non grata en Rca et au Tchad, ils ont trouvé un terrain fertile dans cette partie de notre territoire pour perpétrer leurs crimes ». Pour le Hcr à Yaoundé, le fait que 15.000 Camerounais et 3000 Centrafricains soient déplacés par peur à la suite de cette montée de l'insécurité rendait cette situation sérieuse.

 

Pour autant, ces forces armées incontrôlées ne sont pas les seules menaces à la paix à la frontière du Cameroun et de la Centrafrique. En mars 2001 déjà, au prétexte que la frontière avait été « déplacée » par les autorités camerounaises, des militaires centrafricains conduits par le préfet de Bouar avaient franchi la frontière à l’Est du Cameroun, sans grande conséquence heureusement. Le gouverneur de l'Est à l'époque, Martin Tanyi-Tiku Baye Arikai, expliquait alors qu'il aurait été difficile de s'en prendre aux populations civiles camerounaises, « parce que ce sont les mêmes familles qui vivent des deux côtés de la frontière ». Une communauté ethnique qui sert parfois à masquer l'immigration clandestine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:38

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

ALLIANCE POUR LA RENAISSANCE ET LA REFONDATION (A2R)

 

A2R /n° 013 du 14 Janvier 2013

 

 

COMMUNIQUE OFFICIEL

 


 

Depuis quelques jours, des informations erronées sont distillées dans les médias laissant entendre que l’Alliance pour la Renaissance et la Refondation (A2R) aurait rejoint la coalition Seleka.


A l’évidence, l’A2R poursuit le même objectif avoué par Seleka à savoir bouter hors du Palais de la Renaissance le général François Bozizé Yagouvounda, véritable tare pour la cohésion sociale et le développement de la RCA.


Naturellement des contacts ont été établis avec certains acteurs de Seleka sans que l’Alliance n’ait adhéré à ladite coalition.


Pour preuve :


1°) L’A2R n’a pas pris part au mariage du borgne et du paralytique de Libreville qualifié d’accord politique ; ni en tant qu’entité, ni sous la bannière de la coalition Seleka.


D’ailleurs l’Alliance se demande comment des éminents juristes présents à ces pourparlers ont-ils pu ainsi se faire rouler dans la farine ?


2°) Les documents régulièrement publiés par les responsables de Seleka mentionnent exclusivement « UFDR CPJP CPSK FDPC » et nulle part ailleurs le nom de l’Alliance pour la Renaissance et la Refondation (A2R).


L’Alliance tout en dénonçant cet amalgame tend la main à toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains bafoués par ce qu’il est convenu d’appeler « accord politique de Libreville », ainsi qu’aux amis de la République Centrafricaine pour qu’ensembles nous puissions créer une synergie nécessaire à la renaissance et à la refondation d’une Nation prospère, où il fera bon vivre.

 

Fait à Brazzaville le 14 janvier 2013

 

Le coordonnateur de l’Alliance

 

Salvador EDJEZEKANE

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:34

 

 

 

 

Bozizé l'air hagard

 

 

Afrik.com    LUNDI 14 JANVIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

(De notre correspondant)

 

Selon l’accord de principe de Libreville suite aux négociations centrafricaines du 9 au 11 janvier dernier, le président de la République doit immédiatement dissoudre le gouvernement et mettre en place un gouvernement d’union nationale dont le Premier ministre sera d’office issu de l’opposition démocratique. D’un commun accord, les leaders de l’opposition ont porté leur choix sur Me Nicolas Tiangaye pour être le chef du gouvernement et Bozizé hésite encore.

 

Et pourtant, ce n’est pas une condition, la nomination d’un Premier ministre issu de l’opposition. Et pourtant le choix de Me Nicolas Tiangaye est le vœu consentant de ses pairs de l’opposition. Pourquoi Bozizé s’entête et hésite à confirmer ce dernier à la primature ? Répondre à cette question demanderait de faire le tour du degré de collaboration entre les deux hommes en présence dans la sphère politique centrafricaine.


Me Tiangaye est un opposant, président du parti Convention républicaine pour le progrès social (CRPS). Il est aussi le coordonnateur du Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 (FARE-2011) mis en place, juste après ces élections, avec l’initiative du défunt président Feu Ange Félix Patassé dont le but justement est d’obtenir l’annulation des élections qui ont conduit Bozizé aux affaires. Ses prises de positions sont radicales, au point qu’il est devenu insupportable pour le régime de Bozizé à la différence des autres opposants qui mettent de l’eau souvent dans leur vin. L’on se souviendra que pour des questions de dérapages et insuffisances de la CEI (Commission électorale indépendante) constatées dans l’organisation des dernières élections centrafricains, Me Tiangaye est le premier à demander à ses candidats à se retirer.


Par contre Bozizé qui s’est inscrit dans une dynamique de tout ou rien, n’entend pas un seul instant, mettre à contribution ses amis du contre-pouvoir. C’est ainsi que lorsqu’il a été question de dialoguer avec les autres forces vives de la nation après les élections très contestées de 2011, il n’a pas voulu. Même lorsqu’il a été question de constituer le gouvernement, il a coopté des flottants opposants qui ont démissionné au sein de leurs partis, c’est-à-dire ayant perdu le statut d’opposants, pour en faire les membres du gouvernement au nom de l’opposition. C’est tout de même ce qu’il a fait avec les politico-militaires où il a évité de discuter avec les vrais responsables des mouvements dont l’une des conséquences flagrantes a été la naissance de Séléka.


Le contraste d’idée entre quelqu’un qui veut tout et le principe du partage de pouvoir ont bloqué Bozizé dans le choix du premier ministre qui doit conduire le gouvernement d’union nationale à mettre en place. Si un nom autre que celui de Tiangaye était proposé, la tâche aurait du être facile à Bozizé. Les leaders de l’opposition ayant compris le jeu, l’ont pris en étau en lui proposant un seul nom, celui de Me Tiangaye Et Bozizé hésite. Il a fourni la raison selon laquelle, il attend seulement l’arrivée de la délégation de Séléka qui devrait elle aussi présenter deux candidats, afin qu’il choisisse le premier ministre. Entre temps, l’ex-premier ministre Faustin Archange Touadéra a été démis, le 12 janvier dernier de ses fonctions. Tout le peuple centrafricain est debout, attendant impatiemment la nomination de son premier ministre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:31

 

 

 

 

Carte RCA préfectures

 

 

 

OUBANGUI PERSPECTIVES

 

POUR SAUVER LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DES GRIFFES DE BOZIZE.

 

SOYONS VIGILANTS SUITE AUX ACCORDS DE LIBREVILLE

 

Depuis le 10 décembre 2012 la République centrafricaine traverse l’une des crises les plus graves de son histoire.

 

Il est évident que chaque Centrafricain souhaite que notre pays se sorte de cette crise dans la paix et doté de bases solides en vue de sa reconstruction.

 

Cette crise militaro- politique est le résultat de l’entêtement, de la mauvaise volonté, de la surdité, de la cécité  et de l’obsession d’un homme agrippé à son siège de Président dont il ne s’est jamais servi à bon escient pour son pays, mais qu’il est décidé à conserver contre vents et marées, même en tuant père et mère s’il le faut, tant pis si au bout du compte, après moultes éliminations physiques de ses ennemis supposés, il ne reste plus personne dans le pays.

 

Cet homme qui depuis 10 ans, avec l’appui de ses enfants, frères, cousins, épouse, cousins, maîtresses et autres proches, pille, vole, assassine, arrête, séquestre, torture etc, essaie aujourd’hui – l’intervention de la communauté internationale semble lui donner des ailes -, de transférer sur d’autres têtes la responsabilité de la situation chaotique qu’il s’est appliqué à créer par son incompétence notoire et ses manigances en  tous genres : tantôt sur la tête de l’opposition légale, tantôt sur celle de la rébellion, tantôt sur celle des ETATS-UNIS ou de la France, tantôt enfin sur celle de forces extérieures occultes qui en voudraient aux nombreuses richesses de la Républiques Centrafricaines.

Quand BOZIZE et sa clique cherchent à se soustraire à leur responsabilité, quand ils s’évertuent à dissimuler leurs carences énormes que le monde entier découvre avec effarement depuis plusieurs semaines, ils ne manquent pas d’imagination.

 

La communauté internationale serait apparemment intraitable sur la question de la prise du pouvoir par les armes.

 

On fait comme si BOZIZE et sa clique étaient des démocrates convaincus, des enfants de chœur mus par le salut et le bonheur de leurs concitoyens et comme s’ils avaient accédé au pouvoir après des élections démocratiques et transparentes.

 

Mais faut-il rappeler à cette même communauté internationale :

 

Que BOZIZE lui-même a accédé  au pouvoir par une rébellion, en évinçant Ange-Félix PATASSE qui avait été démocratiquement élu et qui, d’ailleurs avait fait de lui un chef d’état major.

 

Qu’à l’époque, il avait promis qu’après avoir remis de l’ordre, il se retirerait

Depuis, on sait ce s’est passé.

 

Non seulement il s’est maintenu au pouvoir, le considérant comme une prise de guerre non susceptible de partage dont il s’est cru autorisé à jouir et abuser à sa guise.

 

Il s’est même octroyé un second mandat à l’issue d’élections fort contestables qu’il a bien entendu remportées.

 

On sait aujourd’hui qu’il s’apprêtait à commettre un autre hold-up, en organisant une marche de ses partisans qui aurait visé à faire croire que son peuple réclamait une modification de la constitution pour lui permettre de briguer un troisième mandat, projet qui, heureusement a connu un coup d’arrêt avec  la percée spectaculaire des rebelles.

 

Faut-il encore rappeler à cette communauté internationale tous les accords que BOZIZE a ignoré avec beaucoup de dédain ?

 

Les principes démocratiques ne peuvent avoir pour finalité première de protéger un autocrate en dépit des atteintes multiples qu'il porte aux droits fondamentaux des personnes : atteinte grave aux libertés, à l'intégrité physique et à la vie.

 

Les seules apparences de démocratie ne peuvent conduire la communauté internationale à soutenir un autocrate au mépris du sort de populations martyrisées, réduites au silence, terrorisées et dans l'incapacité de se défendre.

 

Une légitimité, par ailleurs usurpée, ne suffit pas à justifier le maintien d'un régime en dépit du rejet de son peuple.

 

Un père de famille, malgré la légitimité que lui confèrent la nature, la société et les lois ne peut exciper de ce seul titre pour s'arroger un droit de vie ou de mort sur les membres de sa famille. Il est d'autant plus reconnu dans son rôle de père qu'il veille au bien-être et au bonheur de sa famille. C'est pour cette raison que les lois dans une société civilisée sanctionnent durement un père qui porte atteinte à l'intégrité physique et/ou morale, et/ou à la vie des membres de sa famille, allant jusqu'à frapper de déchéance des parents qui manquent gravement à leurs devoirs et obligations à l'égard de leurs enfants.

 

Aucune légitimité ne peut être considérée comme intangible, inattaquable ou absolue.

 

En l'espèce, la seule protection qui vaille face à la gravité des faits dont BOZIZE et son équipe se sont rendus coupables pendant ces dix années de terreur est celle des populations et non de leur bourreau.

 

Aussi, nous appelons la communauté internationale,  tous les hommes de bonne volonté et tous les amis de la République Centrafricaine à faire preuve de vigilance et de fermeté face a BOZIZE et à son régime.

 

Il ne faut en aucun cas donner à BOZIZE et à son équipe une seule chance de se remettre en selle pour le malheur du peuple centrafricain qui aurait alors à craindre les pires atrocités.

 

Jugez-en par ces nouvelles rapportées par Centrafrique Presse

 

« Depuis quarante et huit heures, Radio Centrafrique, dont d’ordinaire les émissions s’arrêtent à minuit, a continué d’émettre jusqu’au matin et a été transformée en « Radio Milles Collines » de Kigali de tristement célèbre mémoire et faisait tourner en boucle les mots d’ordre et autres slogans de haine contre Me Nicolas Tiangaye ciblé comme bête noire, ennemi public numéro 1 de la bozizie.

 

Ce jeudi matin, la place de la République PK 0 de Bangui a été prise d’assaut par les hordes de partisans de Bozizé pour un sit-in conformément aux appels lancés la veille depuis Libreville et relayés par Radio Centrafrique en direct à l’antenne pour soutenir Bozizé et désigner Nicolas Tiangaye à la vindicte populaire. Ces partisans de Bozizé reprenaient en chœur une chanson en sango qui dit ceci : « Oh Tiangaye, yé so a ouara Massi, fadé a ouara mo ! »  Traduction : « Tiangaye, ce qui est arrivé à Massi t’arrivera aussi ! »

 

Les menaces de mort que profère Bozizé à ces leaders de l’opposition est une façon de défier la communauté internationale et particulièrement les chefs d’état de l’Afrique centrale qui ont exigé la tenue du dialogue de Libreville. Bozizé leur fait savoir qu’ils ne l’impressionnent pas du tout et qu’en Centrafrique il fait ce qu’il veut. Cette attitude de Bozizé dont l’équilibre mental est de plus en plus problématique fragilise chaque jour un peu plus les castings consistant à le laisser au pouvoir tout en le dépouillant du maximum de ses pouvoirs.

 

Cet entêtement à se maintenir coûte que coûte au pouvoir, conscient qu’il est que s’il n’y est plus la CPI lui mettra la main dessus, plaide vraiment pour son départ définitif du pouvoir dans ce pays. Faute de cela, aucun premier ministre de transition ne peut travailler avec Bozizé, tant l’individu est retord et a d’autres préoccupations que celles du développement de la République centrafricaine et le bien-être de sa population »(Voir Centrafrique Presse du 11 janvier 2013). »

 

 

Souvenons-nous que la semaine dernière déjà, le fameux Lévy YAKITE, chef des milices bozizéennes, prenant pour cible la communauté musulmane accusée d’être responsable de la crise militaro-politique, lançait ses troupes rassemblées :

 

Ala fa oko, I fa balé oko

 

Ala fa balé oko, I fa ngbangbo

 

Ce qui signifie ;

 

S’ils en tuent un, nous en tuons 10.

 

S’ils en tuent 10, nous en tuons 100.

 

Souvenons-nous qu’au moment de la disparition de Charles MASSI, BOZIZE n’a pas hésité a déclaré devant son peuple médusé :

 

« Ala so a gui yanga ti mbi mbi yèkè doroko ala oko na oko. Mbéni oko a yékè na ya ti maboko ti mbi. (tous ceux qui me provoquent, Je les dépècerai un par un. J'en ai (déjà) un entre mes mains  »).

 

Récemment encore, à destination de tous ceux qui critiquent son régime :

 

« Ala adè a inga mbi apè, mbi yèkè koungbi go ti ala oko na oko (ils ne me connaissent pas encore, je leur tordrai le coup un par un »).

 

La menace et le danger sont réels.

 

N’attendons pas l’avènement du pire, car des monstruosités se dessinent clairement.

 

 

AGISSONS MAINTENANT POUR PROTEGER LE PEUPLE CENTRAFRICAIN.

 

Un accord est intervenu à Libreville qui permet de maintenir à son poste BOZIZE et prévoit la formation d’un gouvernement d’union nationale avec à sa tête, un Premier Ministre issu de l’opposition et un ministre de la défense choisi dans les rangs de SELEKA.

 

L’accord prévoit également  l’interdiction faite au Premier et aux membres de son gouvernement de se présenter aux prochaines élections présidentielles.

 

L’Assemblée Familiale mise en place aux « forceps » par BOZIZE sera dissoute dans un an.

 

Autre disposition, le retrait progressif des forces de SELEKA.

 

Sur ce dernier point, il convient d’attirer l’attention de tous ceux qui devront veiller à l’application de cet énième accord de Libreville sur la propension désormais bien connue de BOZIZE à la conspiration et à la manigance.

 

Il faut veiller à ce que le retrait des forces de SELEKA ne commence qu’après une reprise en mains totale des Forces de défense et de sécurité, partout sur le territoire centrafricain, par le Gouvernement de transition,

 

Il faudra également s’assurer que toutes les milices de BOZIZE sont bien désarmées de leurs machettes, arcs, flèches et lances,  leurs chefs Lévy YAKITE et Javan Papa ZAMA neutralisés, arrêtés et poursuivis pour appel public et incitation au meurtre, afin de dissuader toutes les personnes qui seraient tentées, au nom d’une action partisane, de commettre de tels actes.

 

Une vigilance constante est impérative pour déjouer tout complot de BOZIZE et de ses hommes qui viendrait remettre en cause l’application des accords de Libreville.

 

OUBANGUI PERPECTIVES réitère son appel en faveur de nos compatriotes victimes des abus de pouvoir de BOZIZE et à la création d’un conseil de Surveillance des Lieux Privatifs de Liberté.

 

 

A Poitiers Le 12 janvier 2013

 

Le Président,

 

Maître Ignace OUNDA-MEYBI

  

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:26

 

 

 

 

fauteuil de Bozizé

 

Cher Juste-Adrien,

 

Jamais en près de dix ans de pouvoir du général François Bozizé, l’actuel président de mon pays, la République Centrafricaine, une rébellion ne s’était ainsi approchée de Bangui, le centre du pouvoir, comme la coalition Séléka, (alliance en Sango) – notre  belle langue nationale -, dont les unités avancés sont signalés aux portes de la capitale.

 

Depuis le 10 décembre donc, un attelage improbable de cinq groupes rebelles s’est emparé de cinq chefs-lieux de préfecture du pays. Après Ndélé, Bria, Bambari et Kaga-Bandoro, ces rebelles sans programme ni idéologie si ce n’est la haine du calife et la volonté de s’emparer de son fauteuil à tout prix, occupent depuis le 29 décembre la localité de Sibut, à environ 160 kilomètres de Bangui.

 

J’avoue que j’ai essayé de me tenir loin de cette énième crise, refusant de m’exprimer publiquement. Mais comme tu l’auras constaté, je n’ai pas pu. J’étais, devais-je plutôt dire, je suis, comme tout le monde, inquiet de l’inlassable descente aux abîmes de la terre de mes pères, une contrée abandonnée où très rares sont les causes collectives, celles-là même qu’on placerait au-dessus des intérêts personnels de politiciens affamés. Je suis allé à quelques réunions à Paris dans l’espoir de m’accorder avec ceux qui savent ou peuvent argumenter sans haine ni mépris afin de proposer une solution de sortie de crise qui tient compte des aspirations profondes du peuple centrafricain. Cela n’a débouché sur rien de concret.

 

Et pour cause ! La relation entre certains Centrafricains recrutés dans la classe politique et la République Centrafricaine relève presque de la fable, dont il nous faudra trouver un jour ou l’autre la morale. Ces politicards évitent en effet l’épreuve historique – ou du moins étouffent souvent maladroitement leur ambition démesurée – mais murmurent toutefois leurs reproches respectifs lorsque tombe la nuit. Ils forment, avec les différents régimes qui se sont succédé à la tête du pays, un couple qui a du mal à masquer en public leur incompatibilité d’humeur, se promettant toujours de laver le linge sale en famille devant un juge des affaires matrimoniales agacé par un dossier qui traine dans ses tiroirs depuis plusieurs années. Ces époux ont-ils réellement un domicile ?  J’en suis malgré tout convaincu. Pourtant, ils choisissent toujours de se rencontrer ailleurs, préférant se croiser dans les coins de ruelles. À chaque fois, ils gèrent leurs différends à la hâte, se promettent de tout se dire et de se mettre d’accord. Mais l’un des deux n’est jamais de bonne foi.

 

Pour coller à la fable, Cher Juste, je dirais que le juge des affaires matrimoniales du couple centrafricain avait réuni son cabinet le 21 décembre à N’Djamena, au Tchad, et a ordonné aux époux de se retrouver à Libreville. C’est ainsi que rebelles du Séléka, leaders de l’opposition dite démocratique, membres de la société civile et représentants du pouvoir de Bangui, réunis dans la capitale gabonaise sont parvenus, nous a-t-on dit,  à un accord ce 11 janvier.

 

Cette fois, le juge, aidés par de pseudo-experts et de journalistes complaisants qui ont tôt fait de présenter ces pourparlers comme étant difficiles, a forcé la main aux époux afin qu’ils se mettent d’accord sur un texte mal ficelé, parce que écrit à la va-vite, dans lequel est logé le diable de la division et du blocage.

 

Or, devant l’ampleur des querelles et le nombre des sujets d’incompréhension dans ce couple, il aura fallu deux à trois jours supplémentaires pour élaborer un texte moins amphigourique, comportant peu d’absurdité, comme le fait d’énoncer que  le prochain gouvernement est chargé entres autres de restaurer la « paix et la sécurité » et d’affirmer plus loin que « le président de la République est garant de la sécurité », de sorte que l’on demande, comble de contradiction, à ce même président dépouillé de ses prérogatives, notamment sécuritaires, de garantir la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire. Ou le fait d’avoir conservé l’actuelle Assemblée nationale, maintenue dans ses prérogatives, et soutenir plus haut que le prochain gouvernement ne pourra être révoqué par le président de la République, dont le parti dispose de la majorité absolue au parlement et qui pourra donc, par une simple motion de censure, congédier l’équipe gouvernementale. Pourtant, une phrase dans ces accords de Libreville aurait permis d’exclure cette hypothèse qui n’a rien de farfelue. On devait prendre le temps de balayer ces détails, de fermer définitivement des interprétations et de jeter la clef dans l’Oubangui, afin de dissuader les petits-malins qui seraient tentés d’instrumentaliser les non-dits à des fins personnelles.   

 

Hélas, ces juges matrimoniaux voulaient se présenter en sauveur d’une Nation centrafricaine en perdition qu’ils ont confondu célérité et précipitation. Chacun entendait tirer la couverture vers soi. Et les impératifs de politiques intérieures de ces juges n’ont pas été étrangers à cet empressement. Ils ont eu tort de crier victoire et de sabler le champagne : trop d’allégresse annonce souvent de prochaines intempéries. À force de jubiler, ils n’ont pas vu qu’ils avaient négligé l’essentiel.

 

Mais pour toi, mon fils, il s’agit de comprendre en quoi cette situation pourrait compromettre ton avenir et celui de ta descendance. Car, quand la conscience est hantée par la haine, elle a tendance à se réfugier dans le déni ou le mythe et, du mythe à la mythomanie, le pas est vite franchi.      

 

Vois-tu mon petit, pour un pays qui a subi tout ce que l’histoire a connu de plus sombre, les pourparlers de Libreville devaient pourtant être enfin le moment de relever la tête, de prendre notre destin en main. Au lieu de ça, nous avons passé notre temps à nous vilipender, à nous diaboliser les uns et les autres, à faire l’inventaire de ce qui devait être, oubliant de nous pencher sur ce qui est, et ce qui doit être. Nous avons oublié que l’existence se construit en conjuguant nos verbes au présent. Cette maladresse a donc arrangé les affaires de ceux qui veulent nous maintenir dans la misère. Ils étaient naturellement contents, ceux qui veulent que notre pays ressemble à une ombre mouvante, gouverné par des ogres dont l’appétit croit au rythme de nos angoisses.

 

Je t’ai donc adressé cette missive comme une sonnette d’alarme afin que tu ne tombes jamais dans le camp de l’égarement, celui de la réflexion en raccourci, ce camp plutôt intéressé par les avantages et les privilèges que procure l’incurie collective.

 

Certains te diront qu’il faut en vouloir à telle ou telle personne, la charger de tous les péchés  du monde. Pour ma part, je suis de ceux qui soutiennent que l’histoire de notre pays reste à écrire avec patience, avec sérénité. Ne faire pencher la balance ni d’un côté, ni de l’autre. Parce que, pour ce qui est d’assumer, les hommes politiques centrafricains ont laissé plus de pauvres que de riches, plus de malades que de guéris et surtout un État fantôme.

 

La réalité, c’est que nous sommes à la fois responsables et comptables de notre faillite. Par notre silence, par notre inertie, par nos calculs de courte vue, par notre manque cruel de patriotisme, par notre démission collective, par notre indécision, nous avons permis l’émergence des pantins épileptiques qui entrainent nos populations dans le gouffre, avec pour point de non-retour l’occupation du sol national par plusieurs armées étrangères. Ces zouaves ont pu prospérer parce que nous les avons laissé faire,  comme nous allons encore laisser faire des aventuriers de tout-poil, à qui l’on confiera des postes de ministres dans le prochain gouvernement. Ce qui donnera des idées à d’autres aventuriers qui prendront à leur tour des armes contre les institutions républicaines, d’assassiner au passage nos frères et sœurs, histoire d’être conviés au bal macabre où se partage le bifteck de la République. Nous faisons ainsi entrer dans un cycle d’éternel recommencement.    

 

C’est pourquoi jour après jour, ce pays m’interroge. Je le croyais mûr, je le découvre éclaté, ruiné, et hanté par ces démons qui se sont tous réveillés à la mi-décembre. Je voulais croire en son éclat, j’aperçois son obscurantisme. Je tentais de m’attacher à sa tendresse, je suis rattrapé par sa violence. Cela a sans doute quelque chose à voir dans le manque de vision de ses élites.        

 

Fiston, notre salut n’est pas dans la commisération ni dans l’aide. Par conséquent, l’idée saugrenue que les solutions à nos problèmes viendraient de l’étranger est une chimère soudée par l’irresponsabilité et la démission collective. Demande-toi donc ce que tu pourras apporter à cette patrie sans pour autant attendre d’elle une quelconque récompense.

 

Ton père.

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 03:19

 

 

 

 

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NOUS VOULONS CHANGER NOTRE PAYS ET NON CHANGER DE PAYS


                     
 Texte déjà publié en 2005,mais reste d'actualité 


       OUI ENSEMBLE NOUS POUVONS CHANGER NOTRE VIE

 

  N'en déplaise aux spécialistes de la cosmétique politique, défenseurs inconditionnels et très intéressés du statu quo, la République Centrafricaine est un pays sous développé qui a tout fait pour l'être et pour le rester. L'essor économique et sociale remarquable, réalisé depuis plusieurs années maintenant, par des pays d'Europe et d'Asie à un niveau de développement similaire à celui de notre pays au début des années soixante, et ayant fait les mêmes choix que lui à cette époque, est là pour nous faire la démonstration de notre grande et incontestable responsabilité dans notre sous développement.


   La R.C.A n'a- t-elle pas souscrit, au lendemain de son indépendance, à la libre initiative, à l'économie de marché et à la justice sociale? la R.C.A n'était elle pas à tout point de vues, précurseur par rapport à tous ces pays dans la mise en place des outils de la démocratie comme mode de gouvernance?. Si l'écart de développement entre les dits pays et la R.C.A est estimé aujourd'hui à plusieurs décennies, c'est parce que les premiers ont appliqués à la lettre et dans les délais qu'ils se sont fixés, les choix pour lesquels ils ont adoptés, alors que la R.C.A, lui, s'est ingénié moyennant des stratégies savantes, des montages sophistiqués et la mobilisation d'une énergie inouïe, à faire dans tous les domaines , pratiquement le contraire de ce qu'elle disait et de ce qu'elle prétendait être . Démocratie de show, économie de rente et disparité insultante, en lieu et place donc de nos choix annoncés. avec des corollaires évidents: le discrédit, le doute, le coup d'état, la méfiance, la rumeur, la médiocrité, l'abus de pouvoir et de privilèges, les passe-droits, l'égoïsme, le "je menfoutisme", l'inefficacité, le manque de compétition et de combativité, l'incapacité d'anticipé ou d'innover, le chômage massif des jeunes de plus en plus qualifiés, l'exclusion, la pauvreté vertigineuse, la précarité, l'analphabétisme, la détérioration des valeurs, la dépravation et le manque de consensus.


        Grand Dieu heureusement, notre pays a enregistré, malgré tout, des avancés dans des domaines, qui constituent aujourd'hui ses antidotes efficaces contre des départages suicidaires. Mais force est de constater que ces avancés n'ont malheureusement pas atteints la masse critique qui soit de nature à renverser structurellement les tendances et à générer le niveau de développement salvateur. Nous gisons donc dans le sous développement jusqu'à la moelle et nous nous en apercevons avec d'avantage d'acuité à cause ou plutôt grâce à la parabole qui nous montre l'écart de plus en plus profond et multidimensionnel qui nous sépare des nations non plus brillantes que nous.


        Ceci dit, le défaut d'espoir et de visibilité et la tentation forte et même naturelle d'oxygénation sous des cieux cléments, doivent-ils suffir pour que l'on change de pays? nous avons remarqué que "quitter le pays avec ou sans visa, mais d'une façon définitive, dans l'espoir de mieux vivre est devenue l'objectif prioritaire d'un nombre très élevé de Centrafricains. ll est un fait certain que des jeunes et même des moins jeunes, étouffés par la pression d'un chômage de longue durée ou par un système qui motive plutôt la médiocrité, ont décidé de prendre le large. Mais il est un fait tout aussi certains que ce phénomène, combien affligeant, qui nous préoccupe et nous atteint dans notre chair et notre dignité collective ne traduit malheureusement pas la volonté de millions de Centrafricains qui ont décidé, eux de changer leurs pays au lieux de changer de pays . Des forces vives de la société civile tout à fait conscientes de l'ampleur des dégâts, mais refusant que leur patrie et celle de leurs enfants, soit lâchée à son sort et devienne une curiosité archéologique digne d'une bonne place dans l'ère médiévale, mène une bataille in situ contre nos archaïsmes, nos paradigmes sclérosants et notre sous développement. Leur conviction partagée est que le moment n'est pas de se demander ce que leur pays peut faire pour eux, mais de tout faire pour sauver leur pays qui ne sera encore demain que ce que nous y ferons aujourd'hui.


        Les grands et réels espoirs insufflés par ses fils et les atouts indéniables de la R.C.A dont principalement une jeunesse formée et au fait des défis endogènes et exogènes, sont des raisons qui renforcent au quotidien la détermination de ces forces vives à agir sur le temps et les événements afin de contribuer à forcer, dans les délais les plus courts, l'édification d'un Centrafrique prospère pour tous les Centrafricains.


         La volonté de mettre notre pays sur les rails du développement et de la modernité est forte et largement partagée, et la détermination à défendre son droit à l'avenir au niveau de toutes les instances internationales, aussi bien à caractère politique qu'économique, est sans faille. Pour appuyer cette volonté et cette détermination, la R.C.A a l'obligation de rompre avec des pratiques rétrogrades et humiliantes qui ne doivent plus avoir droit de cité chez nous en ce début de troisième millénaire. C'est à ce prix que la démocratie ne sera plus un luxe ni une charité, que la responsabilité ne sera plus une source de rente ou d'abus de pouvoir, que la création de la richesse ne sera plus l'exclusivité de privilégiés ni son équitable partage un geste de mendicité, que l'esprit libre initiateur, créatif, novateur, anticipatif, rationnel et efficace ne sera plus le propre d'une "race" que nous ne sommes pas. N'en déplaise à nos gouvernants, ceci ne compromettra ni nos fameux équilibres macro-économiques ni encore moins politiques et sociaux. Ils doivent  tout simplement être porté et mené sous l'égide des hommes politiques déterminés, compétents, courageux et fous de leur pays.

 

Un Nouvel An pour un Nouvel élan


Tous unis nous Vaincrons.  


                                Vive la république.

 

      ODOM Chigozie Anthony

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