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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 02:10

 

 

 

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PAR RSK, 28 FÉVRIER 2013

 

Environ 22 500 ressortissants centrafricains sont identifiés à l'Equateur et en Province Orientale. C'est ce que révèle la note d'information du Bureau de coordination humanitaire des Nations unies en RDC (OCHA) faisant état de la situation humanitaire en RDC à la date du mercredi 27 février 2013.

 

 

Citant une mission conjointe d'évaluation qui a séjourné dans les deux localités du 14 au 21 février, OCHA indique que quelque 21 300 réfugiés centrafricains ont été identifiés dans la cité de Mobayi-Mbongo et dans la ville de Gbadolite, district du Nord-Ubangi, province de l'Equateur, signalent les données statistiques obtenues auprès de la Direction générale de migration (DGM).


La mission conjointe a procédé à une évaluation multisectorielle des besoins humanitaires pour mieux préparer la réponse, notamment dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la nutrition, de la sécurité alimentaire et de la protection.


Le bureau de coordination humanitaire note, par contre, qu'en Province Orientale, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) fait état de près de 1 200 ressortissants centrafricains vivant dans des familles d'accueil à Ango dans le district du Bas-Uélé.


Ces derniers ont quitté leur pays à cause du contexte politique et de l'activisme des rebelles de la LRA. Cette présence pèse sur les familles d'accueil qui ne disposent pas d'assez de moyens pour subvenir aux besoins de ces réfugiés.


C'est ainsi que le HCR et le Programme alimentaire mondial (PAM) viennent de planifier une assistance en abris, articles de ménages essentiels et vivres au profit de ces Centrafricains.


Sous un autre registre, OCHA note plus de 10.000 personnes déplacées du Maniema dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu. Fuyant l'insécurité dans la province du Maniema notamment dans la zone de Kasese, ces dernières sont arrivées depuis fin janvier dans les localités à l'Est de Walikale Centre.


Ces personnes vulnérables, souligne-t-on, bénéficient de soins de santé gratuits grâce aux cliniques mobiles déployées par l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) et à l'appui de l'ONG International Medical Corps (IMC) aux centres de santé des localités d'accueil. Cependant les besoins en vivres et en articles ménagers essentiels (AME) demeurent non couverts.


Par ailleurs, à Punia, dans le Maniema, la population commence à retourner timidement dans la cité, mais continue de rapporter des tracasseries de la part des éléments de l'armée nationale.


Les éléments FARDC qui avaient occupé certaines écoles, ont évacué et les cours ont pu reprendre. Avant les affrontements entre l'armée nationale et le groupe armé Raïa Mutomboki, la cité de Punia comptait environ 53 000 habitants et hébergeait près de 40 000 personnes déplacées.


S'agissant de l'assistance, OCHA rapporte qu'environ 3 500 familles déplacées et d'accueil bénéficient de semences et d'outils aratoires dans la région de Mulamba dans le territoire de Walungu.


L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a, à travers son partenaire la Fondation AVSI, distribué la semaine dernière des semences et outils aratoires à plus de 3540 familles déplacées et d'accueil à Mulamba et Nzibira dans le territoire de Walungu. Laquelle assistance vise à aider les bénéficiaires à retrouver leurs moyens de subsistance.


De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a distribué le 21 février des articles ménagers essentiels à plus de 2.260 familles retournées à Nzibira, tandis que l'ONG International Rescue Committee (IRC) a débuté le même jour la construction de 200 latrines familiales sur les 300 initialement prévues pour améliorer l'assainissement de la localité de Mulamba.


L'on rappelle qu'au début du mois de janvier, des affrontements entre FARDC et Raïa Mutomboki dans la région de Mulamba avaient causé le déplacement de plus de 29 000 personnes notamment vers Nzibira. Celles-ci ont commencé à retourner chez elles suite à une accalmie dans la zone.


Dans le même cadre, OCHA affirme que Plus de 4 000 personnes ont bénéficié d'une assistance alimentaire du PAM à Bweremana au Nord-Kivu.


L'on signale que c'est depuis le début du conflit, fin mai 2012, que ces personnes déplacées venues du Territoire de Masisi n'ont plus accès à leurs champs à cause de l'insécurité.


A cet effet, le PAM en partenariat avec l'ONG locale CEDERU, a apporté le 20 février 2013 de l'aide alimentaire à 4 500 personnes déplacées à Bweremana.


Cette aide de 37 tonnes de nourriture, composée de farine de maïs, de petits pois, de l'huile végétale et du sel iodé, a été faite pour couvrir les besoins alimentaires de ces déplacés pendant 15 jours.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 01:53

 

 

 

 

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http://www.leprogres.fr   02/03/2013 à 23:41

 

Islamisme. Le Tchad a annoncé hier avoir tué un second chef d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), après Abou Zeid. Mokhtar Belmokhtar, dit « le borgne », avait pris ses distances en octobre avec Aqmi, et avait revendiqué la sanglante prise d’otages sur le site gazier d’In Amenas, en janvier, au sud de l’Algérie.

 

Alors que la mort du cheikh d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Abou Zeid, n’était toujours pas confirmée hier soir, l’armée tchadienne annonçait que ses soldats « ont détruit totalement la principale base des djihadistes dans le massif de l’Adrar des Ifoghas », et ont tué le chef Mokhtar Belmokhtar. Surnommé « le Borgne », celui-ci avait revendiqué l’attaque contre le complexe gazier d’In Amenas en Algérie, quelques jours après l’intervention française au Mali.

 

Les annonces de décès de chefs islamistes se succèdent en provenance du Tchad. Pour Abou Zeid, c’est le président tchadien Idriss Déby en personne qui a proclamé sa mort. Paris se refuse pour sa part à tout commentaire, ce qui laisse planer le doute quant à la situation réelle sur le terrain.

 

Le doute persiste sur la mort des deux hommes

 

Matthieu Guidère, professeur d’islamologie à l’université Toulouse 2, que nous avions déjà interrogé hier, se montre dubitatif. Il note qu’aucun réseau islamiste ne confirme le décès d’Abou Zeid. Or, souligne-t-il, « l’expérience montre que les djihadistes ne cachent jamais leurs morts et en font immédiatement un martyr ». L’universitaire pense que l’objectif de cette nouvelle, si elle se révélait fausse, pourrait être d’obliger Abou Zeid à communiquer pour dire qu’il est toujours vivant, ce qui permettrait de le localiser. Les Américains ont déjà repéré et abattu, par drones interposés, des chefs talibans en Afghanistan et au Pakistan grâce à une telle ruse. Le président russe Eltsine avait également fait tuer par un missile tiré d’un avion son homologue tchétchène Djokhar Doudaïev, en 1996. Le missile avait été guidé par les ondes du téléphone satellitaire de Doudaïev…

 

Quoi qu’il en soit, l’annonce de ces deux morts relance les inquiétudes sur les otages français au Sahel dont au moins six sont détenus par Aqmi. Matthieu Guidère souligne que « quand les djihadistes sont attaqués, les représailles sur les otages sont quasi systématiques ».

 

« L’action militaire met en danger les otages, clairement », renchérit René Robert, grand-père de Pierre Legrand, un des otages français.

 

« Nettoyer la zone»

 

Les Tchadiens qui annoncent avoir abattu les deux chefs islamistes, ont eux-mêmes subi de lourdes pertes ces derniers jours dans la région, où les combats font rage à l’abri de toute couverture par la presse. Selon Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), l’armée française, avec l’aide des Tchadiens, des Maliens et des Algériens, « est en train de nettoyer toute la zone, et les jihadistes mettront du temps à s’en relever... s’ils s’en relèvent ».

 

P. F.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 01:25

 

 

 

Deby-veste-froissee.jpg 

 

APA Ndjamena (Tchad) (2013-03-01 17:39:32) Par Miskine Sakit - Depuis plusieurs mois, le Tchad occupe la scène ; d’abord sous-régionale avec la crise centrafricaine puis africaine avec la crise malienne et la relance de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) dont le dernier sommet extraordinaire s’est tenu à N’Djamena, à l’initiative du chef de l’Etat tchadien le général Idriss Déby Itno.



La Cen-Sad créé en 1998 par Kadhafi a cessé pratiquement d'exister depuis la mort de ce dernier.

 

En République centrafricaine, c'est l'armée tchadienne qui est allée stopper la fulgurante avancée des forces rebelles de la Seleka sur Bangui en les obligeant de négocier avec le Général Francois Bozizé qui n'avait plus que le contrôle de Bangui la capitale.



Au Mali, bien que n'étant pas de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Tchad y a envoyé plus de 2 000 hommes.



Il faut se dire que dans la région, l'armée tchadienne a une expérience notoire de la guerre du désert mais surtout elle est une des plus puissantes armées actuellement en Afrique disposant, outre des hommes aguerris, de nombreux avions et d'hélicoptères de combats en plus de l'artillerie lourde et autres quincailleries de guerre, acquises avec l'argent du pétrole.



Depuis février 2008, le pouvoir du général Idriss Déby Itno n'a pas presque jamais été inquiété par une rébellion quelconque.



La coalition du général Nouri, de Timan Erdimi et des Colonels Adouma Hassaballah et Abbdelwahid Aboud Mackaye a été défaite ce 3 février 2008 aux portes du Palais Présidentiel, elle qui, pourtant, a défait l'armée gouvernementale après un raid de 1000 Km et encerclé le Palais présidentiel.



Depuis lors, mise à part l'occupation pendant 4 ans environ par un rebelle tchadien du nord de la RCA, le Général quadragénaire Abdelkader Baba Laddé, aucune menace sérieuse ne planait sur le pouvoir d'Idriss Deby Itno ; le Général Baba Laddé d'ailleurs a regagné le bercail dans le second semestre de l'année dernière après une médiation du prélat centrafricain Mgr Paulin Pomodimo, médiateur national de la République centrafricaine.


N'Djamena débarrassé de ses rebelles et fort de ses ressources pétrolières veut désormais jouer dans la cour des grands si ce n'est jouer au grand tout court. La mort du Président Omar Bongo Ondimba et du Guide libyen Mouammar Al Kadhafi lui ouvre d'ailleurs largement la voie.



Idriss Déby Itno commence d'abord à s'imposer dans sa sphère immédiate, la CEMAC (Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale) qui regroupe six pays de l'Afrique centrale à savoir le Tchad, la République centrafricaine, le Cameroun, le Congo, la Guinée Equatoriale et le Gabon. Aucune institution de cette organisation sous-régionale n'échappe à l'heure actuelle au diktat du Tchad.



Puis c'est au tour de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Afrique centrale, la CEEAC, de subir la montée en puissance du Tchad.



Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 22 ans, impose en février 2012 tout bonnement son ancien Premier ministre le judoka Nassour G. Ouaïdou, en remplacement du Congolais Louis Sylvain Goma, comme Secrétaire général de cette organisation sous-régionale qui regroupe l'ensemble de onze pays de l'Afrique centrale en partant de l'Angola au Tchad en passant par la République démocratique du Congo, le Sao Tomé, le Burundi, le Congo Brazzaville, le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine et la Guinée Equatoriale.



L'offensive de la diplomatie tchadienne est sortie du cadre sous-régional pour atteindre maintenant l'exécutif de l'Union africaine.



Au dernier sommet de l'organisation qui a vu le départ de Jean Ping et l'arrivée de Nkosazana Dlamini-Zuma, c'est la Tchadienne Fatimé H. Acyl qui est élue en juillet 2012 commissaire de l'Union Africaine au Commerce et à l'industrie et remplace ainsi à ce poste la Camerounaise feu Mme Elisabeth Tankeu.



Mme Fatimé H. Acyl est la grande sœur de la trentenaire Hinda A. Acyl, élevée par décret présidentiel en 2005 au rang de Première Dame de la République du Tchad parmi les épouses du Général Idriss Déby Itno.



C'est aussi le Tchadien Mahamat Saleh Annadif, ancien ministre des Affaires Etrangères et ancien Secrétaire Général de la Présidence du Tchad, qui est depuis moins de six mois désigné patron de la Mission de l'Union Africaine en Somalie.



C'est cette montée en puissance du pays du Général Déby Itno qui lui permet d'abriter depuis au moins trois ans le siège de l'Agence de la Grande Muraille Verte, cette institution des pays sahéliens qui ambitionne dresser une muraille verte de Dakar à Djibouti contre l'avancée du désert. Si le professeur sénégalais Abdoulaye Dia est bien le secrétaire général de l'institution, ce sont là encore les Tchadiens qui dictent leur loi.


La montée en puissance du Tchad se ressent aussi aux Nations Unies. C'est le Tchadien Abou Moussa qui est depuis 2011 le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU et chef de bureau des Nations Unies pour l'Afrique centrale(UNOCA), avec pour siège à Libreville.



Cette apparente fulgurante montée en puissance du Tchad cache cependant de nombreuses faiblesses intérieures.



Sur le plan social, le régime vient d'affronter la plus grave crise sociale de l'histoire du Tchad avec la grève déclenchée par la puissante centrale syndicale, l'UST (Union des Syndicats du Tchad) pendant trois mois, une grève très largement suivie. Aujourd'hui la centrale a suspendu la grève qui sera reprise le 1er Avril prochain.



Sur le plan des droits de l'Homme, le régime traine de nombreuses casseroles dont l'enlèvement et la disparition du porte-parole de l'opposition, le Dr Ibni Oumar depuis février 2008. Le Dr Ibni Oumar a été enlevé par les forces loyalistes lors du raid rebelle sur la capitale en février 2008.



Sur le plan politique, il y a rupture depuis plus de quatre mois de tout dialogue avec l'opposition politique interne auquel il faut ajouter un réel déficit démocratique dont le dernier exemple s'est manifesté la semaine dernière avec la modification de la constitution supprimant l'inamovibilité des juges.



Il faut déjà relever que la Constitution avait été modifié en 2005 pour faire sauter le verrou de la limitation des mandats, ce qui avait causé le départ en rébellion de nombreux ténors du régime dont Timane Erdimi, neveu du Général Déby Itno et Raspoutine du Palais Présidentiel, du Général Mahamat Nouri, ministre de la Défense du Président Déby Itno et du Colonel Ahmat Hassaballah Soubiane, ambassadeur du Tchad aux Etats Unis d'Amérique.



Sur le plan économique, le Tchad traine une mauvaise réputation en matière du climat des affaires : la corruption et le népotisme ont fait leur lit au pays et aucune mesure forte contre ces fléaux n'a jusque-là été observée.



La création du ministère de la Bonne gouvernance et de la Moralisation a plutôt permis de poursuivre et d'emprisonner de menus fretins alors que les gros poissons n'ont point été inquiétés.

 

Bien plus, le Tchad qui avait pourtant atteint le point de décision de l'initiative PPTE au début des années 2000 n'a point atteint le point d'achèvement et donc ne bénéficie pas de cette initiative : la mauvaise gouvernance en est la cause principale.



Et pour conséquence, le pays du Général Idrisss Déby Itno n'a pratiquement aucun programme en cours avec le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:57

 

 

 

centrafrique-sido

 

Eric Massi Séléka

 

 


LIBREVILLE AFP / 02 mars 2013 21h48 - Un porte-parole de la coalition rebelle Séléka, Eric Massi, a qualifié samedi de simple incident et de malentendu l'attaque jeudi de Sido, une localité du nord de la Centrafrique, par une faction de la rébellion et affirmé qu'il n'y avait eu aucun mort.



« A Sido, des éléments des forces armées centrafricaines (Faca) qui y étaient stationnés se sont ralliés au Séléka. Nous avons envoyé des véhicules pour formaliser les choses, mais lorsqu'ils sont arrivés, une partie des éléments Faca ont tendu une embuscade. Nos éléments ont tiré en l'air et les Faca ont pris la fuite. C'est un malentendu qui n'a pas fait de mort, ni de blessé », a affirmé M. Massi par téléphone à l'AFP.



« Ce n'était pas une attaque en règle, il ne s'agissait que de rejoindre les 14 Faca qui souhaitaient se rallier, et qui sont actuellement à Sido avec nos hommes (...) c'est vrai que ça a suscité un peu de panique, cela nous a surpris aussi, mais ce n'est qu'un simple incident », a souligné le porte-parole.



Cependant, une figure importante du Séléka le Général Mohamed Dhaffane, ministre dans le gouvernement d'union nationale centrafricain, a condamné avec la plus grande fermeté cet acte qui aurait pu mettre un arrêt au processus de paix né des accords de Libreville, dans un communiqué, samedi.



De source militaire centrafricaine, sous couvert d'anonymat, vendredi, « des éléments du Séléka, en provenance du Tchad, ont attaqué jeudi la localité de Sido, qui fait frontière avec le Tchad. L'attaque a visé la sous-préfecture, la base des forces armées centrafricaines, la gendarmerie, le poste des douanes, le commissariat ».



« Toutes les autorités locales, les éléments des Forces armées centrafricaines (Faca) basés sur place ont été surpris par l'attaque et ont fui vers le Tchad, de même que la population civile. La localité est présentement occupée par les rebelles », a ajouté la même source.



Sur une radio locale, le ministre de la Communication et l'un des responsables du Séléka, Christophe Gazam Betty, a confirmé qu'il y avait eu une attaque et l'a aussitôt condamnée, qualifiant celle-ci de dérapage.



M. Gazam Betty devrait éviter de jeter de l'huile sur le feu, a pour sa part commenté M. Massi.

 

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:48

 

 

 

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APA – Douala (Cameroun) 2013-03-02 14:24:22 - Le projet de construction du chemin de fer Cameroun-Tchad prend de plus en plus corps, les deux pays discutent actuellement les modalités de réalisation de cet ouvrage.


Long de 400 kilomètres, le tronçon entre Ngaoundéré (Cameroun) et Moundou (Tchad) devra coûter 1160 milliards de francs CFA.


Les discussions en cours entre les responsables des deux pays entre en droite ligne des engagements pris par les présidents Paul Biya du Cameroun et Idriss Déby Itno du Tchad de la visite officielle de ce dernier au Cameroun il y a quelques mois.


Le partenaire technique, la société CAMRAIL, propriété du groupe Bolloré, a déjà mis sur pied, le programme d'extension soumis à l'approbation des gouvernements camerounais et tchadiens.

Après la première qui desservira la ville industrielle de Moundou dont le tracé aurait déjà été approuvé par le deux parties, les autorités tchadiennes entrevoient d'étendre le réseau ferroviaire à Ndjamena, la capitale, soit un tronçon supplémentaire de 350 kilomètres.


La construction d'une voie ferrée entre le Cameroun et le Tchad favorisera une meilleure circulation des personnes et des biens, pour ce pays dépourvu d'une façade maritime.


Par ailleurs, près de 80 pour cent du volume des exportations et des importations tchadiennes transitent par le port de Douala, tandis que le brut tchadien passe par le terminal de Kribi, soit 1500 km de pipe-line reliant les deux pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:33

 

 

BANGUI : LA SÉCURITÉ RENFORCÉE DANS LA CAPITALE AUXPOINTS STRATÉGIQUES

 

soldats-patrouillant-a-Bangui.jpg

 

 


Bangui, 2 mars 2013 (RJDH) Les patrouilles militaires se multiplient et la présence des hommes en armes est renforcée aux frontières maritimes et à l’entrée de la capitale Bangui, après la reprise des hostilités par une aile dissidente de la Séléka au début de la semaine.


Pour les noctambules, ils ont dû remarquer les va-et-vient incessants des véhicules des éléments de Forces armées nationales et de Forces armées Sud-africaines. Ces véhicules lourdement armés font de relais dans la capitale en allant d’un point à un autre pour marquer leur présence.


« Je suis surpris hier nuit du dispositif mis en place par les FACA pour patrouiller dans la ville même avant les heures du couvre-feu. A chaque quart d’heure, un véhicule de la garde présidentielle doit passer et à bord duquel plus d’une quinzaine de soldats bien équipés. Ce fait a renait notre psychose déjà latente depuis un certain temps », a expliqué un habitant du quartier Damala, dans le 8ème arrondissement de Bangui.


En longeant le fleuve Oubangui, la force navale renforcée par d’autres corps a également pris position pour sécuriser le fleuve. « Des rumeurs circulaient dans ces derniers temps faisant état de l’infiltration des rebelles de la coalition Séléka dans la capitale par le fleuve. Je ne suis pas étonné de voir des militaires au bord du fleuve pour contrôler les entrées et les sorties », a confirmé un piroguier, habitants du quartier Ouango dans le 7ème arrondissement.


Le lundi 25 février, les quelques 1700 éléments de la Séléka qui avaient été stoppés à une dizaine de kilomètres de la ville stratégique de Damara, avaient voulu briser les accords de paix de Libreville pour entrer dans la capitale centrafricaine. « Ce sont les mêmes personnes qui avaient voulu commettre ce forfait qui continuent d’orchestrer ces choses. Leur objectif est clair, faire perdurer l’instabilité en Centrafrique », a fait savoir le ministre de la communication et membre de l’autre branche de la Séléka qui a intégré le gouvernement d’Union nationale, Christophe Gazam-Betty.

 

 

 

SIDO : L’ATTAQUE DE LA SÉLÉKA A FAIT DES DÉPLACÉS

 

 

centrafrique-sido

 

 

Sido, 2 mars 2013 (RJDH) – Des habitants de la ville de Sido (extrême nord) commencent à quitter la localité après l’incursion des éléments de la coalition Séléka le 1er mars. Ces populations se dirigent vers le Tchad. D’après les informations reçues par le RJDH, le Haut -commissariat aux réfugiés (HCR) du Tchad commence à recenser ces personnes ce mardi 2 mars.


Selon le témoignage d’un jeune de la ville de Sido joint ce matin par le RJDH et qui se trouve également du côté du Tchad, des centaines de personnes ont quitté la localité. Il explique que les rebelles se sont livrés au vol des bœufs, des moutons et tous les biens de la population. « Ils vont jusqu’à voler les lits sur lesquels nous dormons », a-t-il relaté.


Ne pouvant plus supporter ces pillages et d’autres actes crapuleux des rebelles, la population est  obligée de quitter les lieux pour se réfugier de l’autre côté de la rivière qui sépare la Centrafrique du Tchad.


« Certains habitants de Sido-Centrafrique, des éléments des Forces  armées centrafricaines  et ceux de la gendarmerie  qui ont trouvé refuge au Tchad hier, ont passé la nuit dans la base des  militaires tchadiens, une partie est logée dans une école », a ajouté la source.


Une autre personne jointe également par le RJDH, précise que le HCR du Tchad procède depuis ce matin au recensement des réfugiés centrafricains. Mais ces derniers refusent de camper à  Maro, localité située à 34 Kilomètres de la frontière qui est un site des réfugiés centrafricains venant de la ville Kabo.


Selon ces déplacés, les habitants de la ville de Kabo qui ont fui l’attaque du 19 décembre, perpétrée par les hommes de la Séléka, ont été campés à Maro, où « ils ont été mal entretenus. C’est pourquoi nous refusons de les rejoindre, de peur de subir les mêmes traitements », a expliqué un des déplacés.


La ville de Sido, extrême nord de Centrafrique, est tombée dans la nuit du 28 au 1er mars, entre les mains des éléments de la coalition Séléka. Des cas de pillage ont été enregistrés. A Bangui  les responsables de cette rébellion parlent de la scission au sein de la rébellion Séléka.

 

 

 

BANGUI : LES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA CONTINUENT

 

éléments-de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-février-

 

 

Bangui, 2 mars 2013 (RJDH) Les habitants des villes occupées par la rébellion de la coalition Séléka continuent de subir les exactions commises par ces rebelles. Un jeune commençant de la ville de Kabo (nord) est ligoté et passé à tabac ce samedi 2 mars. Un conducteur de mototaxi a été également  battu et sa moto emportée,  le mercredi 27 février à 25 kilomètres de la ville de Damara (centre) par  des éléments de la coalition Séléka.


D’après les faits relatés par un habitant de la ville de Kabo joint ce matin par le RJDH, la victime a été accusée d’être de connivence avec  les éléments des forces armées centrafricaines et de garder les affaires des agents de l’Etat de cette zone qui sont en fuite.


« Ce jeune homme se trouve encore entre les mains de ces rebelles. Ils exigent à ses parents de leur verser une somme d’argent comme rançon, avant sa libération », a témoigné cet habitant.


Dans les villes sous contrôle rebelle, il ne se passe pas un seul jour sans que ces derniers commettent des exactions sur la population, selon des témoins.


A Damara, un jeune homme conducteur de taxi-moto a subi les mêmes sorts. D’après les témoignages de la victime qui est transférée dans un hôpital à Bangui pour des soins, la scène s’était déroulée devant une barrière érigée par les rebelles de la Séléka. « Quand j’étais arrivé devant la barrière, un des rebelles m’a demandé de faire les formalités. Il m’a également demandé de lui donner une somme de 10 000 FCFA. Comme je n’avais pas cette somme, les rebelles se sont rués sur moi. J’ai reçu des coups de crosse. C’est ainsi qu’ils ont pris ma moto », a-t-elle relaté.


Allongé sur son lit de l’hôpital de l’hôpital, la victime présente  des blessures au niveau de la tête, à l’épaule, au dos et sur les plants de pied.


La même source a souligné que ces rebelles qui se trouvent dans la ville de Damara se livrent à plusieurs cas d’exactions sur la population et des pillages des églises et des bâtiments administratifs. « Les rebelles de la Séléka ont tout détruit. La population est dans la brousse.  Ils violent les femmes et les jeunes filles », a-t-elle fait savoir.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:18

 

 

 

 

macaron-depute-RCA.jpg

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Mars 2013 13:33

 

La première session ordinaire de l’Assemblée Nationale au titre de l’année 2013 a débuté le 1er mars 2013 au sein de l’hémicycle à Bangui et va durer 3 mois. Elle regroupe plusieurs députés.  Au total, 12 projets et 4 propositions de Loi déposées sur leur table  depuis le mois de décembre 2012 devront être examinés.

 

«  Nous avons hérité de la précédente session, 12 projets et 4  propositions de Loi et dont l’examen devra reprendre immédiatement au niveau des commissions permanentes », a expliqué  le Président de l’Assemblée Nationale, Célestin Le Roy Gombalet dans son allocution de circonstance. Selon ce dernier, la grande crise politico-sécuritaire due à l’avènement de la coalition Séléka qui a secoué la République Centrafricaine depuis le 10 décembre 2012, est à l’origine de ce retard.

 

le Président de l’Assemblée Nationale qui déclare avoir adressé une correspondance au Premier ministre Maître Nicolas Tiangaye, indique que le chef du gouvernement a estimé à juste titre que : « ces projets de texte fassent l’objet d’un réexamen et d’une sélection qui tiennent compte de la nature des missions assignées au Gouvernement d’Union Nationale ( GUN) et des axes prioritaires définis dans l’accord de Libreville ». Il souhaite pour sa part une réaction rapide du côté du  gouvernement pour éviter un retard dans  les travaux ordinaires.

 

Les projets de loi sont entre autres « relatifs au code de la décentralisation; au code électoral, au code foncier agropastoral. Un autre fait état de la loi instituant la parité  entre les hommes et les femmes. Il y a également un projet de loi portant création d’une commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et un autre, constitutionnel portant création du Senat, auxquels il faut ajouter les 4 propositions de loi ».

 

Il convient de signaler qu’en application de l’article 51 de la constitution du 27 décembre 2004, les élus de la nation dont les mandats prendront fin d’ici 2014 conformément à l’Accord politique de Libreville,  procéderont dans quelques jours, au renouvellement annuel partiel du Bureau de l’Assemblée Nationale.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 20:36

 

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 

 

 

OUBANGUI PERSPECTIVES


GOUVERNEMENT DE TRANSITION ET PARTIS POLITIQUES

 

L’OPPOSITION DITE LEGALE : UN SILENCE ETONNANT.

 

Les Centrafricains commencent de plus en plus à se demander qui gouverne en Centrafrique.


Depuis la mise en place du gouvernement dit d’union national qui aurait dû permettre de poser les bases d’une sortie de crise prometteuse d’espoir pour notre pays, on s’aperçoit, chaque jour qui passe, que BOZIZE  se réinstalle progressivement à la manœuvre.


Plusieurs signent qui ne trompent pas, montrent très clairement qu’il saisit chaque occasion pour affirmer son ascendance sur un gouvernement dont la composition, finalement, est d’inspiration fortement bozizéenne et, ce n’est pas le seul camouflet que cet épouvantable tyran se réjouit d’avoir infligé à tous ceux qui pouvaient encore croire aux promesses salvatrices des accords de Libreville.


D’autres signes devraient alerter les conciliateurs de tout poil qui sont encore tentés de lui faire confiance/

Mouvements importants dans les forces de défense et de sécurité ;


Nominations à coloration ouvertement ethniques des préfets et sous-préfets ;


Absence de libération de prisonniers par le régime en dépit des accords susmentionnés et de promesses scélérates ;


Multiples voyages du fils BOZIZE dont on sait qu’ils ont pour objectif le réarmement du clan et le recrutement de mercenaires en vue d’imposer une solution militaire de la crise au bénéfice du clan de vautours du repère de Benzambé, etc.


Encore récemment, BOZIZE que je refuse d’appeler chef d’Etat parce qu’il n’en a aucune caractéristique, après que le Ministre de la communication ait interdit la diffusion d’émissions appelant à la haine entre Centrafricains, a fait interdire à celui-ci l’accès de Radio Centrafrique progressivement transformée en « radio mille collines ».


Que constate-t-on ?


Plus on s’éloigne du 11 janvier, jour de la signature des accords de Libreville, plus BOZIZE s’enhardit, ne prenant même plus la peine d’avancer masqué.


Désormais, ayant flanqué le Premier Ministre et certains membres importants du fameux gouvernement d’hommes et de femmes de son cru en même temps qu’il s’est arrogé d’autres ministères clés, BOZIZE dispose des moyens de paralyser à sa guise toute action gouvernementale jugée contraire à ses intérêts.


Il n’échappe plus à personne, que le monstre de Benzambè et les siens, tout en fourbissant leurs armes, se payent le luxe suprême de jouer le pourrissement de la situation, leur carte maîtresse dans le dispositif infernal qu’ils élaborent au vu et au su de tout le monde.


Ils n’ont plus qu’à braquer les projecteurs, à coup de propagande sur les seuls dérapages de la Séléka qui n’arrivent plus à contrôler ses troupes et, une fois celle-ci décrédibilisée, attendre d’apparaître peu à peu comme irremplaçables.


BOZIZE et les siens ont tout simplement compris qu’en face d’eux la résistance n’est pas significative.


Sur tous ces faits dont le caractère préjudiciable pour le pays se passe de commentaire, ne suscitent ni désapprobation, ni réaction publique d’aucune sorte de la part du Premier Ministre,  de membres du gouvernement ou de l’opposition légale.


Les seules réactions remarquées sont celles de la Séléka, insuffisantes à susciter chez les Centrafricains la conscience aigüe du danger que représentent les agissements d’un régime aux abois qui considère n’avoir désormais rien à perdre et qui joue à fond son « va-tout » en vue d’une survie furieusement désirée.


Alors que le Premier Ministre et l’opposition dite légale se réfugient dans un mutisme incompréhensible, BOZIZE et ses hommes s’activent.


Si une telle apathie se poursuit, elle risque de ruiner toutes les chances de se débarrasser de l’autocrate le plus dangereux que notre pays ait connu et sera forcément interprétée par nos compatriotes, non seulement comme une faiblesse, mais encore comme une complicité active de la part de ceux qui n’auront pas su exploiter, mais auront gâché une occasion unique de sortir la République Centrafricaine d’une situation catastrophique à tout point de vue.


Que le gouvernement et son chef se taisent, contraints au silence par un contexte politique aux ressorts complexes et par la nécessité de soustraire l’action gouvernementale aux passions exacerbées des regards intrus qui sont les nôtres, on peut encore, sans l’excuser,  malgré nous, le concéder même si ce n’est que du bout des lèvres, mais il est très étonnant que les partis politiques de l’opposition dite légale se montrent aussi inexistants, à un moment aussi déterminant pour l’avenir de notre pays.


Dès lors, on peut légitimement se demander si les partis politiques d’opposition se sentent particulièrement contraints au silence par le fait d’être représentés au gouvernement.


Je ne peux souscrire à une telle résignation car je ne peux admettre que des partis politiques, à un moment où  le combat politique, notamment contre un régime négation incarnée de toute valeur humaine, s’enferment dans une position attentiste, laissant le champ libre à un ennemi mortel dont ont connaît la toxicité et, par conséquent, la capacité de nuisance.


A quoi sert de s’opposer politiquement des années durant, si l’on se dérobe aussi facilement en renonçant à user de son indépendance de parti politique pour faire connaître son désaccord face à un adversaire politique – ennemi politique en l’espèce, compte tenu de la nature de la créature monstrueuse dont il s’agit – qui ne s’embarrasse d’aucune règle humaine pour arriver à ses fins ?


Pourtant, la dénonciation légitime par l’opposition des actions et comportements contre-productifs de BOZIZE et de ses hommes, loin d’être une gêne pour le Premier Ministre et son gouvernement, constituerait au contraire une aide et un soutien de nature à sortir ceux-ci d’un tête-à-tête mortifère avec ce régime barbare.


Nous ne sommes pas aujourd’hui, dans le cadre d’un jeu normal d’institutions politiques issues d’élections démocratiques qui conduirait des partis politiques formant une majorité de gouvernement à se ranger, tout d’un bloc, par l’effet d’un discipline majoritaire, derrière une politique consensuelle. Le pays vit une situation politique d’exception où un régime non représentatif honni de tous s’est vu imposer, par des textes d’exception, une limitation draconienne de ses pouvoirs  sans limites et fondés sur l’usage systématique de la violence.


Il s’agit donc de cantonner à un rôle marginal, jusqu’à son expulsion de la scène politique, un régime qui a brillé pendant de trop nombreuses années par des actions systématiquement contraires aux intérêts d’un pays réduit au silence et condamné à une paupérisation galopante.


Cette situation d’exception exige de l’opposition une vigilance constante et une veille permanente. Une telle posture nécessite que les partis d’opposition se montrent plus qu’en d’autres périodes, sourcilleux quant à l’expression de son indépendance.


Or de plus en plus de Centrafricains s’aperçoivent que l’opposition dite légale est de moins en moins présente, après la course aux postes ministériels.


BOZIZE, plus que quiconque, a conscience qui si le Premier Ministre et le gouvernement arrivaient à exercer en tout indépendance la totalité de leurs pouvoirs conformément à l’esprit et à la lettre officiels des accords de Libreville, la transition irait à son terme, ce qui le contraindrait inévitablement à se démettre. Or il n’y trouve aucun intérêt. Alors il multiplie les initiatives propres à le rendre totalement maître d’un processus qu’il s’applique à tenir à sa merci.


Eu égard à ce danger réel, le mutisme du Premier Ministre et de l’opposition devient un grave problème.


Certains leaders de l’opposition auraient-ils fait le choix de fermer les yeux sur les menées de BOZIZE et sa clique pour laisser aller jusqu’à la fin de la transition, donc jusqu’aux prochaines élections présidentielles, un gouvernement qu’ils savent embarcation précaire inefficace, mais très utile pour leurs ambitions personnelles ?


En effet, si ce gouvernement reste en place jusqu’aux prochaines échéances présidentielles, ses membres dont le premier d’entre eux, seraient exclus de la course puisque les accords de Libreville leur interdisent d’être candidats.


Les membres de l’opposition dite légale qui, eux, ne sont pas au gouvernement verraient automatiquement le nombre d’adversaires potentiels se réduire considérablement.


En revanche si le processus s’arrête prématurément, ce calcul sera réduit à néant. Alors, que vogue la folle galère et advienne que pourra !


Il ne s’agit pas de porter des accusations. Ces conjectures méritent cependant d’être faites compte tenu des enjeux qui sont très importants pour notre pays.et qui dépassent les considérations liées à notre « petite personne ».


Il faut espérer que nos interrogations ne sont pas fondées.


Mais comment comprendre que, de toutes les parties ayant pris part aux négociations de Libreville, seule la Séléka manifeste ses inquiétudes concernant  l’application des accords qui ont été conclus ?


Que BOZIZE remette en état précipitamment des hélicoptères, que son fils s’active pour recruter des mercenaires ou pour se procurer des armes, que le ministre de la communication se fasse interdire l’accès de la radio, que BOZIZE accepte sans débat que les eaux de l’Oubangui soient détournées au profit d’un lac en perdition dans un pays voisin, avec très certainement des conséquences environnementales graves pour la République Centrafricaine, en termes d’impacts pour les hommes et pour l’écosystème, SILENCE ABSOLU AUSSI BIEN DE LA PART DU PREMIER MINISTRE QUE DES PARTIS D’OPPOSITION.


On est en droit de se poser des questions sur l’attitude curieuse des chefs d’Etat parrains desdits accords et surtout de l’opposition centrafricaine qui a pourtant tout à craindre de l’échec du processus initié au GABON, étant aux premières loges pour subir les foudres de la vengeance inévitable de ce régime aux méthodes barbares et sanguinaires.


Aujourd’hui, les Centrafricains peuvent avoir l’impression que BOZIZE se paie à bon compte une promenade de santé à l’issue de laquelle il accroîtra nécessairement ses chances, soit de se maintenir au pouvoir, soit de nous coller son fils comme il l‘a déjà laissé entendre.


Si l’ogre de BEZAMBE et ses partisans sortent renforcés de cette crise, ils auront sans nul doute l’assurance que, désormais, ils pourront faire ce qu’ils veulent de notre pays et se voir offrir sur un plateau en or massif, grâce à l’incurie et aux calculs sordides de quelques uns, une rédemption qu’ils ne méritent pas.


On voit déjà certains des serviteurs de BOZIZE emboucher les trompettes de la fraternité et de la paix entre Centrafricains pour endormir quelque auditoire naïf. Mais ceux qui ont réduit ce pays à un état végétatif permanent, ne méritent pas que s’expriment à leur égard des sentiments de fraternité, de paternité, de maternité ou simplement de compassion pour le prochain. Ils doivent, pour le salut de notre pays rendre des comptes. C’est le seul moyen de dissuader pour l’avenir les comportements anti- nationaux.


Croire que la République Centrafricaine s’en sortira un jour en faisant l’économie d’une clarification des comptes politiques passés, n’est que vision onirique porteuse des risques d’un perpétuel recommencement de pratiques politiques dont nous n’arrivons pas à nous débarrasser depuis plus de 53 ans. Or, solder réellement les comptes du passé est l’unique voie qui permettra à notre pays de rompre la chaîne du malheur et d’espérer, enfin, prendre un nouveau départ.


La paternité et/ou la fraternité constituent la soupe commode aux vertus soporifiques que ce type de régime et ses adeptes servent systématiquement, lorsqu’ils sont pris la main dans le sac et qu’ils sont en difficulté. C’est alors qu’ils découvrent subitement tous ces sentiments dont à aucun moment ils n’ont fait montre à l’égard de leurs concitoyens pendant qu’ils se gavaient, aux dépens de ceux-ci, des fruits de leurs forfaits.


Les sentiments fraternels entre Centrafricains, totalement étrangers à ces rapaces, leur apparaissent comme le sauve-conduit privilégié qu’ils brandissent pour espérer se faire pardonner, revenir en grâce et commettre à nouveau, dès que l’occasion leur est donnée, à l’encontre de leurs concitoyens ainsi bernés, des actes attentatoires encore plus graves aux droits humains les plus élémentaires, notamment le droit à une vie décente.


Face aux risques d’aggravation de la crise centrafricaine du fait des comportements irresponsables et dangereux de la clique de BOZIZE, nous en appelons donc au Premier Ministre et aux partis de l’opposition dite légale. Ces risques sont réels puisqu’on vient d’apprendre la reprise des hostilités par une des factions de la Séléka.


Les Centrafricains ont le droit de savoir ce qui se passe.


Ils ont besoin d’être assurés que des actions  seront menées pour que BOZIZE et les siens ne puissent plus nuire aux intérêts de notre pays.


Ils ont besoin de savoir si seront enfin appliqués les accords de Libreville qui limitent les pouvoirs de BOZIZE et déterminent les obligations (notamment la libération des prisonniers et le départ des troupes étrangères)  des protagonistes de la crise militaro-politique que traverse notre pays.


 Les Centrafricains ont besoin de savoir si l’action du gouvernement n’est pas entravée par les manœuvres inquiétantes de BOZIZE et sa famille et quelles sont les mesures prises pour faire échec à la conspiration de ces criminels qui n’acceptent visiblement pas la perspective d’être chassés du pouvoir et dont les actes du moment ont de quoi inquiéter des observateurs lucides


Les Centrafricains ne peuvent se satisfaire du silence du Premier Ministre et de l’opposition dite légale.


Des marchés ont-ils été conclus dans le dos des Centrafricains ? Par qui ? Quels en sont les termes ?


Y a-t-il dans le processus en cours une répartition de rôles entre les différentes parties impliquées dont certaines modalités resteraient cachées au peuple centrafricain ?


Existe-t-il une contre lettre aux accords de Libreville ?


Les chefs d’Etat de la sous-région, parrains de ces accords jouent-ils réellement un jeu sincère ? Qui a intérêt au maintien du statu quo et par conséquent du chaos en Centrafrique ?


Pourquoi les Centrafricains ont-ils le sentiment d’être marginalisés dans leur propre pays, privilèges et richesses étant entièrement dévolus aux seuls étrangers ? Ceci n’expliquerait-il pas cela ?


Il est légitime que les Centrafricains exigent des clarifications.

 

Latillé le 1er mars 2013


Maître Ignace OUNDA-MEYBI   

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 20:14

 

 

 

 

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                               COMMUNIQUE DE PRESSE

                                                                 relatif à l’incursion dans la ville de Sido

 


Le 1er mars 2013 un groupe d’hommes armés a pris d’assaut la ville de SIDO, ville frontalière avec le Tchad.


La Direction politique de la SELEKA ainsi que tout son Commandement militaire, choqués et surpris, condamnent avec la plus grande fermeté cet acte qui aurait pu mettre un arrêt au processus de paix né des Accords de Libreville.


Des renseignements de terrain ont établi que cette unité appartient à l’une des composantes de la SELEKA qui avait pris part aux assises de Libreville. Nous affirmons qu’à l’état actuel des choses, toute dissidence armée unilatérale ne peut être tolérée ni par la Communauté nationale ni par la Communauté internationale et encore moins par les Chefs d’Etat de la CEEAC qui se sont engagés personnellement dans la résolution de cette crise Centrafricaine.


Des négociations internes qui avaient été entreprises auparavant se poursuivent pour tenter de résoudre le problème posé. Les revendications sont les mêmes. D’ors et déjà, instruit, l’Etat Major Militaire de la SELEKA a mis en place un dispositif spécial de défense.


Aussi, nous profitons de l’occasion pour réitérer notre grande inquiétude car, lors de la formation du Gouvernement, les attentes de la SELEKA ont été simplement balayées d’un revers de main sans discussion ni justification. Ayant réclamé sept (7) portefeuilles ministériels dont celui des Finances et des Mines, seulement cinq (5) lui sont accordés dont quatre (4) assortis de Ministres délégués. Ainsi par mesure d’équilibrage politique et par nécessité de paix, la SELEKA demande le réaménagement technique du gouvernement, étant donné que la réponse de la Haute Médiation Congolaise est attendue à ce sujet.

 

Enfin, la SELEKA rappelle que depuis la signature des Accords de Libreville, plusieurs conditions prioritaires pour le rétablissement de la confiance sont et demeurent inaccomplies à ce jour, notamment :


La libération immédiate des prisonniers politiques, et l’arrêt de nouvelles arrestations et autres tortures enregistrés ça et là,


Le démantèlement des milices et des barrières illégales, ainsi que les intimidations politiques qui persistent encore et toujours,


L’ouverture des couloirs humanitaires (surtout entre Bangui et Damara), puisque les zones SELEKA sont accessibles sans tracasseries,


Le départ progressif des troupes étrangères à la CEEAC du Territoire national. Là au contraire, on remarque plutôt le renforcement des dispositifs militaires sud africain et ougandais, la création d’un pont aérien avec remise à l’état des hélicoptères de guerre et un réarmement par le convoyage de plusieurs conteneurs stockés à Bossembélé, Bossangoa, Salo, Bangui et autres.


Toujours disposée à œuvrer pour la paix, la sécurité et la relance économique pour la reconstruction nationale, la SELEKA demande l’appui de la Communauté internationale pour éradiquer toute forme de blocage à l’application des Accords de Libreville.

 

Fait à Bangui le 02 mars 2013

 

Pour la SELEKA,


PO/ Général Mohamed M. DHAFFANE,

Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche,

de l’Environnement et de l’Ecologie

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 20:08

 

 

 

Nelson Ndjadder

 

 

CONVENTION PATRIOTIQUE POUR LE SALUT DU KODRO

(CPSK)

 

DEMISSION

 

 


Chers Compatriotes ;


La seule chose que nous sommes tous appelés à conserver après avoir tout perdu reste notre Nation. Même au moment où j’écris ces quelques lignes, un autre propriétaire de la Nation Centrafricaine est en train de naître. Je veux juste montrer que personne ne peut interdire un Compatriote à se sentir mieux et à s’épanouir chez lui, dans son propre pays. Lorsque je décidais de prendre mes responsabilités face à la situation chaotique dans laquelle nous a plongé François BOZIZE, responsabilités qui m’ont conduit à co-créer la coalition SELEKA, à travers le mouvement CPSK dont je suis le coordonnateur Délégué Europe, je prenais conscience du mal que ressent tout le peuple Centrafricain et à la nécessité de tenir avec BOZIZE le seul langage qu’il peut comprendre, « celui des armes ». Malgré mon jeune âge j’ai fait confiance à mes ainés, dans le respect de nos traditions, pour prendre la tête de la lutte avec pour objectif principal « LE DEPART DE BOZIZE DU POUVOIR ».


Force aujourd’hui est de constater, avec regret, que j’ai été naïf au point de penser que ces ainés à qui j’ai fait confiance ressemblaient aux autres et qu’ils ne visaient en substance que le bout de pain que BOZIZE allait leur tendre et sur lequel ils devraient plonger sans se poser de question, je veux ici citer la bande des DJOTODJA ; DHAFFANE ; GAZA-MBETY et autres. « A MALIN ; MALIN ET DEMI », les voilà coincés au point de renier leur principe et leurs objectifs.


Aujourd’hui, j’annonce solennellement, ma démission de la coalition SELEKA version DJOTODJA, DHAFFANE et suite, j’apporte tout mon soutien inconditionnel aux vaillants combattants qui ont délogé ces militaires figurants de SIDO (Ville frontalière avec le Tchad). La communauté internationale et tous nos frères de l’Afrique Centrale ont parfaitement compris que BOZIZE n’a aucune intention de pacifier notre pays, ils ont aussi compris que BOZIZE est le principal facteur d’insécurité dans la sous-région.


Jamais notre pays ne réussira à se construire avec un BOZIZE à sa tête.

 

François Nelson NDJADDER
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