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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:05

 

 

 

 

Jean-Pierre-Redjekra.JPG

 

 

 

« On ne naît pas femme, on le devient… » Simone De Beauvoir

Depuis presque deux décennies, femmes, filles de Centrafrique vous êtes de plus en plus violées, bafouées, piétinées, effrayées, terrorisées, refoulées, esclavagisées, violentées, méprisées…et privées de tous les droits humains les plus élémentaires sur tout le territoire de notre pays. Vous payez le prix fort des mutineries, des coups d’Etat réels et supposés, des rébellions, de la voyoucratie d’Etat ou pas. Pourtant ce n’est pas pour un tel sort que vous vous êtes mobilisées au début des années 1990. Vous le savez mieux que quiconque, des échéances à fort enjeux approchent et il convient de s’interroger.

En 2016, les institutions de la res publica devraient être renouvelées par le biais d’élections dont la crédibilité est menacée par de nombreuses distorsions, des velléités de confiscation, de manipulation, de tripatouillage de tous ordres et de tous types : élections présidentielles, parlementaires et peut être municipales (les dernières municipales remontent à 1988). D’ici aux échéances normales, combien de femmes auront été violées, combien auront subi le droit de « cuissage », combien souffriront du regard condescendant et infériorisant, au grand dam de l’association des femmes juristes, commerçantes, wali gara et autres ?

Le problème de fond est que l’horizon 2016 est chargé d’incertitude pour un peuple souffrant de nombreux maux. Un peuple à la recherche silencieuse d’issues durables aux malheurs qui le frappent, par la faute collective de ses dirigeants et de ses aspirants dirigeants. Un peuple qui ne croit plus en la parole  et en la crédibilité des politiques. Tous ces aspects ont plus de sens pour les femmes de Centrafrique, des villes, des villages, des espaces ruraux et péri-urbains criminalisés.

Il est de notre responsabilité citoyenne, de dessiner les pistes de la rupture, les conditions du changement. Et si les femmes étaient l’une des forces motrices majeures de l’espérance, voire d’une  Renaissance indispensable déjà rêvée par Barthélémy Boganda au moment de la proclamation de la République Centrafricaine le 1er décembre 1958. Cet hymne de la Renaissance est devenu également un leitmotiv relayé en ce moment de l’histoire nationale, par une part croissante de centrafricaines et de centrafricains, de l’intérieur et de l’extérieur du pays.  Il est devenu une matrice et un horizon politique à partager avec tous depuis le 13 août 2012, date de la création d’une plate-forme novatrice nommée Conseil National de la Renaissance Centrafricaine, Finî Beâfrica CNRC-FB. C’est dans cette perspective que je m’adresse à vous.

Femmes de Centrafrique, vous êtes les piliers qui tiennent la famille et notamment l’éducation et les soins aux enfants, quand les hommes s’adonnent à d’autres choses plus légères…

Vous centrafricaines, vous êtes caractérisées par votre courage, votre détermination, votre jusqu’auboutisme. Vous étiez seules à enterrer les morts à des moments tragiques de l’histoire de notre pays «  a koli a kpè ! ». Vous êtes désormais les garants de la dignité, de l’humanité et peut être du changement. 

A l’instar de vos consœurs d’Afrique, vous avez su créer un nouveau mode de résistance, la grève du sexe ! Vous avez ainsi un moyen de pression pour manifester avec humour et conviction, les exigences sociales.  Interpeller les consciences individuelle et collective, vous êtes les vecteurs vertueux de la lutte démocratique sans recourir à la violence. J’ose vous proposer d’expérimenter ce mode d’action de revendication le moment venu. Pour le respect de la constitution et notamment pour imposer la stricte application des dispositions limitant le nombre de mandats. Je vous invite à rejoindre la construction d’un espace qui travaille à définir un projet politique permettant de relever notre pays, au-delà des formations partisanes existantes qui sont décrédibilisées.

Dans ce projet, des politiques spécifiques doivent être portées pour les femmes de Centrafrique, nos grands-mères, nos mères, nos épouses, nos sœurs et nos filles. Quelques pistes à cet égard, que je verse au débat pour la Renaissance Centrafricaine :

Le viol doit être élevé au rang de crime quel qu’en soit l’auteur. Il devra être imprescriptible et assorti de plus lourdes peines.

La priorité nationale donnée à l’Education et à la Formation, doit dégager un indicateur d’objectif chiffré de scolarisation et d’alphabétisation des filles. Elles ont le droit par ailleurs d’être des élites pour le management des secteurs public et privé. Eduquer une femme c’est éduqué une nation ne dit-on pas chez nous !

Un projet de loi qui inscrira l’obligation de quota au profit de femmes dans les organisations politiques, les entreprises, et les postes éligibles municipaux, régionaux et nationaux, les postes dans les organismes internationaux au titre des quotas de la RCA .

Ce que je crois et que je propose à votre réflexion :

Vous devez prendre la plus grande place possible dans la mobilisation et la vigilance actuelle, pour organiser et préparer les conditions du changement qui est nécessaire et ne qui peux attendre.

Je suis convaincu que vous serez à l’initiative concrète des grandes évolutions dans notre pays, dans les domaines de l’éducation, de l’économie, de la défense et de la sécurité nationale, la culture et le social…Vous êtes ce que Gisèle Halimi, brillante avocate tunisienne appelle « le moteur et l’aile marchante à part entière avec l’homme ».

Parce que vous n’êtes pas en situation de décision, notre nation a erré sur les sentiers du tribalisme, de la division, de l’incompétence, des violences de tous ordres et de tous types. L’on peut constater l’affaiblissement du sens patriotique et du bien commun. De plus votre absence, a également joué sur la capacité des partis politiques à prendre en charge la mobilisation populaire, pour rétablir la dignité des citoyens et la respectabilité de notre pays.

Vous étes réduites au rang « d’applaudimètres » et « d’actrices folkloriques » pour meubler la galerie et donner vos votes sans contrepartie de promesse de progrès social, économique et humain…A vous et à vous seules de rompre avec ce manque de considération !

Pour innover nous avons besoin de vous, pour refonder et renouveler la confiance en la politique (la gouvernance des affaires communes), nous avons besoin de vous…

Pour insuffler un nouvel élan à notre démocratie chèrement acquise au début des années 1990, il faut que les affaires de la res publica soient avant tout les vôtres. Arithmétiquement, si toutes les femmes en âge de voter s’engagent dans la gestion du village, du quartier, de la commune, de la région et du pays, les arbitrages et les décisions changeront de nature et seront empreintes de pragmatisme. On le constate au Libéria, reconstruit après la guerre par une femme, une grande africaine Sir Hellen Jhonson…

Je compte sur votre ténacité pour qu’une vraie coalition de l’opposition, opposition véritablement alternative soit mise en place : un regroupement, un projet et un programme d’actions assorti d’une transition démocratique indispensable à la déconfiture actuelle, des groupes de travail et des groupes d’actions inter-partis traversant tout le pays. C’est l’idée centrale d’un Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine ouvert aussi à celles et ceux qui n’étaient pas engagés jusque-là ! N’ayez pas peur car vous êtes les moteurs et les gardiennes de l’espérance. 

Je fais le pari en cette fin d’année 2012, que la Renaissance culturelle, sociale, économique et politique de la République Centrafricaine dépend des femmes centrafricaines, qui se lèvent et feront jaillir un autre avenir.

 

 

Jean-Pierre Redjekra

Conseiller National à la stratégie, à la mobilisation, à l’organisation

Plate-forme du Conseil National de la Renaissance Centrafricaine, Finî Beâfrica – CNRC-FB

(Ces réflexions n’engagent que son auteur)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:02

 

 

 

RCA hydrographie nord ouest

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Novembre 2012 07:32

De violents affrontements entre les FACA et des éléments non identifiés ont fait 8 assaillants tués et deux tués et des blessées côté Forces Armées Centrafricaines (FACA). Le combat a eu lieu dans la journée du 26 novembre 2012 à 100 kilomètres de Kabo localité située sur l’axe Moïssala vers le Tchad (nord de la République Centrafricaine).

L’information a été confirmée dans la journée de ce mardi à Radio Ndeke Luka par les autorités militaires de la région. Selon ces sources, « il s’agit des échanges de tirs entre des hommes armés assimilés aux éléments du général rebelle tchadien Baba Ladé du Front populaire pour le Rassemblement (FPR). Ils ont été associés avec à ceux de Abdoulaye Miskine du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) une autre faction rebelle du pays ».

« Les FACA ont mis en déroute les assaillants. Deux véhicules des FACA sur quatre ont été brûlés par les assaillants avant de prendre la fuite. », rapportent ces autorités.

« L’armée nationale contrôle la totalité de la ville de Kabo et la population vaque librement à ses occupations quotidiennes. Selon ces autorités, la population n’a pas coopéré avec les FACA.

Abdoulaye Miskine a été pourtant, l’un des signataires de l’Accord de Paix global de Libreville en 2008 avec le pouvoir de Bangui. Au sujet des éléments du FPR, Baba Ladé et une partie de sa troupe ont été extradés au Tchad en octobre dernier. Une extradition intervenue quelques jours après la reddition de Baba Ladé aux FACA à Ippy (centre-est de la RCA).

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 03:58

 

 

 

 

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Bangui 28 nov (CAP) - Avec Bozizé Yangouvonda ses parents et amis, on aura tout vu. La semaine dernière, le sulfureux Cyriaque Gonda président du PNCN s'est marié en grande pompe à Bangui avec Patrice Edouard Ngaïssona comme témoin majeur. La cérémonie civile s'est déroulée à l'Assemblée Nationale. La bénédiction nuptiale à la cathédrale de Bangui par Monseigneur Dieudonné Nzapalainga.


Ensuite Gonda a privatisé le jardin du cinquantenaire pour un vin d'honneur où il y avait toute la jet set KNK et apparentée de Bangui. Puis c'est le stade de 20.000 places qui fut privatisé pour la soirée de gala.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 03:45

 

 

 

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Nous apprenons le décès le lundi 26 novembre 2012 dans sa soixante troisième année, à l'Hôpital Ste Perrine à Paris des suites d'une longue maladie de Simon KOULOUMBA, ingénieur pétrochimiste, ancien DG de PETROCA, ancien Conseiller à la présidence en matière d’énergie du président Ange-Félix PATASSE.

 

La rédaction de Centrafrique-Presse présente à sa famille et proches du disparu, ses condoléances les plus attristées

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 01:24

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK


 

 

La brutale décision de mise à la retraite du général de police  Joël Sinféi Moidamsé, son chef de cabinet particulier, prise par Bozizé peu après les limogeages des deux demi-dieux Ndoutingaï et Findiro, aurait été motivée en réalité par Francis Bozizé. Selon des informations dignes de foi parvenues à la rédaction de Centrafrique-Presse, Bozizé s’apprêterait à nommer bientôt le même Joël Sinféi Moidamsé à une importante fonction dans la bozizie.


Cela d’autant plus que l’intéressé, d’après nos informations, aurait adressé à Bozizé peu après la diffusion du décret l’envoyant à la retraite, une lettre d’allégeance et d’aplatissement afin de toujours mériter la confiance de son maître et ménager son avenir. Il réaffirmait à Bozizé dans cette lettre, sa disposition à continuer de travailler pour lui sous-entendu, à fouiner dans Bangui et à faire des fiches de délation pour lui.


Comme par hasard, par ces temps de fortes turbulences du bateau de la bozizie, il est de plus en plus question que Joël Sinfei Moidamsé prenne la succession de Claude Richard Gouandja comme ministre de la sécurité publique de même que du retour d’Elie Ouefio, ancien secrétaire général du KNK et de la présidence et actuellement ambassadeur de Centrafrique en RDC, au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation à la place de Josué Binoua, Bozizé ayant toujours tendance à tribaliser encore davantage son pouvoir quand la situation devient de plus en plus incontrôlable pour lui.


C’est ainsi que toujours d’après nos informations, il est aussi question de la nomination d’Aristide Briand Reboas, ex DG de Bureau National de la Documentation (Service de Renseignements du régime) entre temps parti en formation de détective, comme Chargé de mission pour les questions de Joseph Kony et de la LRA.

Quant au ministre actuel de la Sécurité publique, Claude Richard Gouandja, pour avoir réussi à limoger le très corrompu commissaire de l’aéroport Bangui-M’poko qui n’est autre que le frère cadet du fameux Joël Sinféi Moidamsé, il s’est attiré la haine des gbaya boys autour de Bozizé, notamment celle de Landry Touaboy un des aides de camp de Bozizé, et le tristement capitaine Vianney Semndiro. Ils seraient allés jusqu’à promettre de faire la peau à Claude Richard Gouandja qu’ils considèrent comme un « dangereux ambitieux » dont ils ne cachent pas leur intention d’obtenir aussi le départ de ce ministère.

 

Toujours selon nos sources, après son limogeage, l’ex commissaire de l'aéroport Moïdamse, serait passé auprès de différentes agences des compagnies aériennes (Kenya Airways, Taag, Royal Air Maroc etc..) pour retirer et encaisser à son profit personnel, les chèques destinés au ministère de la sécurité publique. Aux dernières nouvelles, Fidèle Gouandjika alias le milliardaire de Boy-Rabe, perçu par la bozizie comme tête de pont des Ngbaka-Mandja de Damara, dernièrement accusé et menacé par Bozizé de préparer aussi son renversement, n'est pas encore limogé du gouvernement.


La rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 00:06

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Kabo : Deux soldats centrafricains tués dans une attaque

 

 

FACA drapeau

 

Kabo, 27 novembre (RJDH) – Les activités reprennent timidement dans la ville de Kabo (nord), ce matin, après un affrontement entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et une bande armée à environ 25 kilomètres de la ville sur l’axe Sido. Cette attaque a fait deux morts, un blessé et deux véhicules incendiés du côté des forces loyalistes, d’après le bilan provisoire.


D’après les  faits rapportés, les éléments des FACA se sont lancés à la poursuite de ce groupe armé qui commet des exactions depuis plus de deux mois dans la région. « Ils ont pris quatre véhicules.  Arrivés à  environ sept kilomètres,  deux véhicules ont devancé les autres. Une fois que les FACA ont ouvert le feu sur leur base, une autre équipe a attaqué les deux autres véhicules qui sont restés », a témoigné un habitant sous couvert de l’anonymat.


Une source proche de la préfecture  a expliqué que le groupe armé  a tué deux éléments des FACA et un autre a été grièvement  blessé.  Ils ont par la même occasion, brûlé les deux véhicules appartenant à l’armée centrafricaine. « L’affrontement s’est produit à une vingtaine de kilomètres de la ville, donc nous n’avons pas eu le bilan du côté des assaillants », a-t-elle ajouté.


Les corps des militaires tués  au cours de ces affrontements sont en route pour Bangui. Selon la population, cette bande armée serait les dissidents de la Convention des patriotes pour la justice et la paix fondamentale qui ont attaqué les villes de Damara et de Sibut en septembre dernier.

 

Ces hommes armés sont campés dans un village abandonné à quelques kilomètres de la ville de Kabo, où ils commettent des exactions. Il y a trois semaines, des conducteurs de motos-taxis se sont fait dépouillés par une dizaine d’hommes armés à 10 kilomètres de la ville de Kabo.

 

La présence de ce même groupe a été signalée dans la ville de Batangafo et la commune  de Wango, située à 93 kilomètres de la ville.

 


 

Batangafo : Une assistance alimentaire pour les déplacés

 

Batangafo, 27 novembre (RJDH) –Plus de 5 000 déplacés internes ont reçu une aide alimentaire de la part d’une mission conjointe du Comité internationale de la Croix-Rouge, du Programme alimentaire mondial et du ministère du plan. La distribution des produits a commencé le 24 et prendra fin le 30 novembre.


Il s’agit de la deuxième phase de distribution après celle du mois d’octobre dans la ville de Batangafo (nord). Les vivres distribués sont  composés de riz, de haricot, de sel et de l’huile.


Chaque ménage bénéficie de trois sacs de riz accompagnés des autres produits devant couvrir une période de trois mois. Cette distribution concerne les trois sites de déplacés de la sous -préfecture de Batangafo.

Les déplacés de ces sites sont des personnes dont les villages, les maisons et les greniers  ont été brûlés par des éleveurs transhumants en début d’année.

 

 

 

Bouar : Rétablissement de l’électricité

 

Bouar, 27 novembre (RJDH)–La population de la ville de Bouar (ouest) a manifesté sa joie, le dimanche 25 novembre, après le rétablissement de l’électricité après sept ans d’obscurité. C’est en prélude à la célébration de la  proclamation de la République centrafricaine, le 1er décembre prochain, prévue à Bouar.

Le soir, à 18 heures de cris de joie se font entendre dans tous les quartiers de la ville. Les habitants sortaient de tous les coins pour admirer la lumière.


« Lorsque la lumière a resplendi, j’étais emporté par la joie, brusquement je me suis retrouvé sous le pont  qui relie le centre-ville au quartier Gouna, à la sortie est de la ville. J’ai reçu des égratignures », a expliqué Jean Séléba. Pour lui le retour de l’électricité est une très bonne nouvelle parce que la population a vécu pendant des années dans l’obscurité, exposée à l’insécurité.


D’après Blaise-Tanguy Tomba, directeur de projet et transport à la société Energie centrafricaine (ENERCA)  le coût de la réhabilitation du centrale thermique de Bouar  s’élève à 380 millions de FCFA.

« Bouar est la deuxième ville du pays à recevoir l’installation du réseau électrique après la capitale Bangui en 1952 », a-t-il rappelé. Les techniciens de l’énergie centrafricaine, appellent la population à assurer la protection de ces équipements qui sont un  patrimoine national.


Si la lumière est rétablie, nombreux sont des habitants de la ville de Bouar qui doutent de la survie de ces installations et de l’électricité après la fête du 1er décembre

 


 

Mbaïki : De vieux édifices publics détruits par des jeunes

 

Mbaïki, 27 novembre (RJDH)–Dans la ville de Mbaïki (sud), les jeunes détruisent les fondations des vieux bâtiments administratifs non occupés, rassemblent les moellons et les revendent à des personnes qui veulent construire des maisons.


 Cette pratique constitue pour ceux-ci une activité génératrice de revenu. Mais les autorités municipales qui considèrent cette activité comme une destruction du patrimoine, ont  effectué une descente ce mardi 27 novembre sur les lieux pour en faire interdiction à crs jeunes.


L’adjoint au maire de la commune de Mbaïki, Dido Sallé, entend tout mettre en œuvre pour empêcher à cette activité et menace de poursuivre en justice ceux qui continueraient à se livrer à cette pratique.


« Je compte sur la collaboration de la population afin d’arrêter cet acte de vandalisme », a-t-il dit. Lors de la descente sur le terrain, les autorités communales ont procédé à la saisie de quatre tas de pierres constitués par ces jeunes.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:31

 


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"Une telle ambition aura non seulement l’avantage de créer du travail, de la richesse et d’améliorer le cadre de vie des Centrafricains, mais aussi la légitimité historique de jeter des passerelles nouvelles en Centrafrique, au-delà de tout ce que nous avons connu.

Le défi qui se présente à nous, est celui du mode de développement, du choix de société et de l’héritage à donner aux Centrafricains de demain." CBM  (2) 

   

Introduction


Les 11 et 12 octobre 2012 s'est tenue à Bangui, une table ronde autour du projet de rénovation de l'aéroport international Bangui-Mpoko. Si l'initiative est louable, son objet l'est moins.

En effet, l’histoire des pays développés, émergents ou en voie d’émergence nous instruit que la dynamique d’un pays se traduit par celle de sa principale ville et la qualité de ses infrastructures globales reproduite à l’échelle nationale.


Or le Doing Business 2013 place la République Centrafricaine au dernier rang des nations mondiales et Africaines. Déjà en 2011, le Classement mondial du Cabinet MERCER plaçait Bangui à la 220ème place/221 dans son enquête mondiale sur les villes.


Face à cette dégradation permanente (voulue et entretenue) des conditions d’existence des Banguissois voire des Centrafricains, un projet comme celui de la rénovation de l’Aéroport International Bangui-Mpoko ne peut se faire comme celui d’un vulgaire abri de stockage agricole.


Bangui est-il notre avenir ?


Tels sont les termes d’une interrogation initiée le 26 juin 2010 (3) à l'occasion du cent-vingt et unième anniversaire de la fondation de la ville de Bangui. Depuis, les différentes catastrophes humaines et naturelles qui s’y sont déroulées ont renforcé cette perception et convaincu de la nécessité de repenser Bangui. En effet, si nous sommes incapables de trouver des solutions aux maux de Bangui, nous serons incapables, qu'importe les moyens à disposition, de régler ceux de la RCA.


 Les maux de Bangui sont ceux de la République Centrafricaine. Trouver des solutions à ceux-ci, c'est trouver la méthode pour solutionner ceux de la RCA. De ce postulat, l'unique possibilité est donc d'intégrer les approches au sein d'un schéma global.


S'il est vrai (voire urgent) que l'aéroport international Bangui-Mpoko doit être mis aux normes OACI, est-ce que sa rénovation est la solution appropriée ?


A peine peuplé de 2000 habitants en 1911, la ville de Bangui selon les dernières estimations démographiques comptera 1.200.000 habitants en 2020 c’est-à-dire dans 8 ans seulement  soit 25% de la population nationale et 46% de la population urbaine.

 

 

La population actuelle et à venir sera confrontée aux mêmes problèmes :

1.    la crise de l'énergie (difficulté d'approvisionnement en bois, principale source d’énergie domestique);

2.    l'accès à l'eau potable;

3.    l'accès et l'approvisionnement régulier en électricité;

4.    un habitat décent;

5.    des infrastructures hospitalières insuffisantes;

6.    une insalubrité quasi-industrielle;

7.    au péril fécal et chimique (présence d'industries polluantes en ville) ;

8.    au déboisement et à la déforestation;

9.    à la sous-alimentation;

10. à la pauvreté, au chômage et sous-emploi;

11. à une offre scolaire et universitaire inadaptée et insuffisante;

12. à un mauvais état des routes et une organisation archaïque des transports en commun;

13. à une urbanisation sauvage (occupation des terres, ghettos-refuges, inondation...);

14. à l'insécurité…

 

Savoir, c'est avoir conscience. Et lorsqu'on a conscience de tous ces facteurs, l'on est en droit de s'interroger si l'option prise pour la rénovation de l'aéroport International Bangui-Mpoko est la bonne  face aux nombreux défis auxquels sont confrontés les Banguissois et les Centrafricains. Ce projet de Rénovation me rappelle ces nombreux monuments de mauvais gout mais de grosses factures qui ont vu le jour ici et là dans la ville ces dernières années mais qui n'ont pas participé à l'amélioration de la qualité de vie des Banguissois. Car c'est de cela dont il est question et c'est uniquement cela que doivent poursuivre non seulement les autorités municipales mais aussi et surtout les responsables gouvernementaux, Bangui étant encore la capitale administrative de notre pays (PS).


Mis en service en 1967 à une période où la ville de Bangui comptait moins de 200.000 habitants et dont les bassins de peuplement Nord/Ouest et Sud/Ouest ne sont pas identiques à ceux que nous connaissons aujourd'hui. Le projet de la rénovation de l’Aéroport International Bangui-Mpoko doit non seulement faire appel à toutes les expériences vécues et les techniques acquises mais aussi et surtout à une évaluation de son impact sur le quotidien du Centrafricain et l’économie de son pays.


 

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Aéroport International Bangui-M’poko et le domaine aéroportuaire. Google Earth.


" l’analyse fonctionnelle indique que ces infrastructures ne répondent plus aux besoins d’exploitation d’un aéroport international moderne en termes notamment de disponibilité des surfaces, de capacité d’accueil, de traitement des passagers de délai de livraison des bagages, de facilitation, de commodités offertes aux exploitants et d’encombrement de l’aire de stationnement des aéronefs. Comme exemples patents de la saturation de l’infrastructure aéroportuaire de Bangui M’Poko, il semble utile d’évoquer  l’exiguïté de la salle d’embarquement qui n’offre que 90 places assises quand l’avion critique (Airbus A340) a une capacité de deux cents cinquante-six (256) sièges. De même, le temps de livraison des bagages avoisine fréquemment 2  à 3 heures au lieu des 45 mn généralement admis à compter du stationnement du vol Air France. Afin de remédier à tous ces disfonctionnements, il  devient nécessaire et urgent d’investir massivement pour moderniser et mettre aux normes les infrastructures aéroportuaires de Bangui M’Poko afin qu’elles puissent être en adéquation parfaite avec l’ambition de la République Centrafricaine pour son secteur de l’Aviation Civile et du Transport Aérien " Tel est le verbatim du ministre délégué au transport aérien et à l'aviation civile. (4)


Si le diagnostic est juste, l'on peut constater que la solution proposée n'est pas satisfaisante. Et Bangui dans tout ça? Que deviennent les populations des trois arrondissements qui jouxtent la zone aéroportuaire? Arrondissements les plus peuplés de la ville de Bangui et par conséquent les concentrations humaines les plus denses de la République Centrafricaine. Quelles leçons tirées de mars 1986 ?(5) Que deviennent ces routes, ponts et passerelles impraticables qui conduisent à l'aéroport? Toutes ces interrogations demeurent muettes puisque dans l'actuel projet, aucune approche ne les prend en compte.


En intégrant les réponses à ces interrogations, l'on s'aperçoit qu'une autre solution existe.

 

 

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Maquette de la nouvelle aérogare de l’aéroport International Bangui-M’poko. Ministère de l’Aviation civile. 


Le Grand Bangui


Au départ poste de pénétration coloniale, Bangui devint chef-lieu du territoire qui deviendra la République Centrafricaine après Possel (anciennement Fort-Possel). Fondé par Dolisie et conçu sur un triple cercle dont le centre est l'actuelle place de la république. La ville de Bangui n'était pas destinée dans l'esprit de ses fondateurs à accueillir sa population actuelle.


Autour du centre-ville, quelques zones tampons existaient pour tenir loin de celui-ci en l'isolant, les populations dites "indigènes". Ainsi, dont ses limites originelles, l'ancien aéroport (aérodrome est le terme exact) de Bangui se situe sur l'actuelle avenue des martyrs soit à moins de 3 kilomètres du centre-ville.


Au hasard de la colonisation et à la faveur de l'indépendance, Bangui est devenu la capitale administrative, politique et économique de la RCA. Sa fondation et son extension ne répondent pas aux principes qui régissent la construction d'une ville moderne, à fortiori capitale politique et administrative d'un pays.

123 années plus tard, face aux nombreux défis auxquels elle est confrontée et aux choix à faire, il est utile et urgent de s'assoir pour concevoir une nouvelle cité.


De 2 km² en 1912, la superficie de la ville de Bangui et son agglomération a été multiplié par 47 en cent ans pour atteindre 94 km² en 2010. Cette extension spatiale pose non seulement le double problème de la croissance démographique et territoriale mais aussi et surtout celui de l'urbanisation sauvage.


Dès lors, le préalable à tout aménagement urbain majeur de la ville de Bangui ou la réalisation d'un projet d'envergure comme celui de la rénovation de l'aéroport International Bangui-Mpoko est une relecture de la loi du 19 janvier 1996 et une requalification des ordonnances des 12 et 19 février 1998 (6).

De là:

1.    Les Communes de Begoua et Bimbo seront fusionnées avec celle de Bangui ;

2.    Le Chef-lieu de la Préfecture de l'Ombella-Mpoko transféré à Bossembélé;

3.    Les limites de la nouvelle ville seront :

·         Au Sud : le fleuve Oubangui et l’Île des Singes;

·         A l'Ouest : la boucle de la rivière MPOKO jusqu'au Pont du PK26);

·         Au Nord: le village Guerengou;

·         A l'Est: la plage de la PAMA

L’extension du périmètre urbain permettra de faire face à :

1.    l’inconstructibilité des ¾ de l’actuel site de Bangui,

2.    l’urbanisation sauvage,

3.    la croissance démographique et spatiale,

4.    l’organisation planifiée de l’occupation des sols : habitations, infrastructures, industries, écoles, commerces, espaces verts, etc…

5.    la définition de la zone d’influence économique et financière de la ville de Bangui,

6.    la définition d’une aire d’intercommunalité (7)

Le droit de savoir :

 

Il eut l’Île des Singes et la Cité à 350 milliards de Fcfa dite « Cité Lumière KNK ». Mais la cité ne vit jamais le jour et la lumière se fait toujours attendre.

Des airs, une promesse survint…avec l’impressionnant nom de HERCULE C130…mais depuis, c’est le calme plat et le retour au garage.

Puis Il eut Saïfee Durbar et son chemin de fer de l’Atlantique à la Mer Rouge, de  Douala à Port Soudan. Mais  le Centrafricain attend toujours le passage de la 1ère locomotive.

 

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 Maquette « Cité Lumière KNK-Ile des Singes ».Le Moniteur. 

 


Du Sud de la ville apparût comme par enchantement le projet de réhabilitation de l’avenue Boganda, don de la « China International Fund » paraît-il. Mais cette artère centenaire est comme toutes les autres de la capitale : en mauvais état et en dégradation permanente

De l’extrême nord du pays, résonnent encore les échos du chemin de fer Nyala-Birao, de l’Université de Birao…que les Centrafricains attendent toujours.                                

Enfin, Il y a eu la Sonatu, la Cimenterie de Nzila et toutes les affaires entourant le montage financier, la gestion des fonds et celle de l’entreprise.                  

Face à ces innombrables  effets d’annonce et de projets aux contours flous, non seulement nous sommes en droit de savoir ce dont il est question mais nous, Peuple de Centrafrique, exigions à ce que le meilleur choix soit effectué.                                                           

 

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Panneau représentant la nouvelle avenue Boganda en 2010.

(H Donossio).                                                                                                                 

 

L’argument principal des initiateurs du projet de rénovation de l’aéroport international Bangui-MPoko est son montage financier. Le génie ici mis en avant est le fait que sur les 60 milliards de Fcfa nécessaires à la réalisation dudit projet, le gouvernement centrafricain ne débourserait pas un seul  Fcfa. Dans le merchandising de ce projet, il a été porté à la connaissance des Centrafricains et des partenaires l’équation suivante : 120.000 Passagers/an x 20.000Fcfa= Remboursement des 60 milliards Fcfa. Le chiffre de 120.000 passagers n’est pas une prévision de trafic mais des données statistiques enregistrées paraît-il.

 

Or le 18 mai 2011 lors de sa déclaration de Politique Générale devant l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre Faustin Archange Touadera déclara : « L’effet induit en a été que le nombre des passagers transportés en 2005 qui était de 52854 a atteint 67500 passagers en fin 2010 et une forte croissance du volume du trafic fret. »(8) De là, on peut projeter qu’annuellement depuis 2005, l’Aéroport International Bangui-M’poko reçoit environ 2930 passagers de plus par an. Sur la foi de cette projection, on peut estimer le volume en 2011 à 70430 passagers sans oublier que le trafic au niveau de Bangui a très certainement connu un ralentissement du fait de la cessation des activités d’Afriqiyah Airways. Sur cette base, même dans 7 ans, Bangui-M’poko ne comptera que 80.000 passagers/an. (9)


Soit le 1er Ministre a meublé son discours de politique générale avec de fausses données et cela peut être considéré comme un parjure qui non seulement appelle à sa démission et à la dissolution de l’Assemblée Nationale qui a fait preuve d’une grande légèreté dans son vote de confiance.

Ou les initiateurs du Projet de Rénovation de l’Aéroport International Bangui-Mpoko ont conçu, présenté et défendu leur projet sur une base incorrecte. Or celle-ci est l’élément central car encadrant le schéma de remboursement du prêt.

 

 

Béréngo, l'autre solution


 

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Piste de l’Aéroport de l’ancienne Cour Impériale de Béréngo. Google Earth.


À soixante-quatorze (75) kilomètres au sud-ouest de Bangui se trouve l’ancienne cour impériale de Béréngo. À l’intérieur de ce domaine il y a  l’ancien aéroport Impérial dont la piste fait 2200mX35m soit seulement 400 mètres de moins que celle de Bangui-M’Poko sur sa longueur et 20 mètres de moins sur sa largeur. Cet endroit semble tout indiqué pour  accueillir le nouvel Aéroport International de la  Région de Bangui. Projetons-nous :


1.    Les travaux au niveau du site 

ü  Délimitation, sécurisation du domaine aéroportuaire  et Réalisation d’un lotissement vers Bobangui pour l’accueil des familles délocalisées à cause du domaine aéroportuaire ;

ü  Rénovation de la piste existante ;

ü  Extension de la piste de 1000m sur la longueur et 20m sur la largeur ;

ü  Construction d’une aire de Stationnement (tarmac) ;

ü  Construction  d’une aérogare et d’une tour de contrôle ;

ü  Construction de la zone de fret, des services de la sureté et des pompiers ;

ü  Construction  d’une Zone d’Activité Economique et Commerciale ;


2.    Les travaux au niveau de la Région :


ü  Réalisation d’une Centrale hydroélectrique au fil de l’eau sur la Lobaye (10)

ü  Sécurisation de la RN6 et Renforcement de la Signalisation ;


ü  Rénovation et relance des activités du Centre de Recherches Agronomiques de Boukoko ;


ü  Rénovation et Extension de l’ISDR et ouverture d’un Campus Universitaire à Mbaïki par le transfert de la Faculté de Droit, de Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Bangui ;


ü  Réalisation d’une étude de faisabilité d’une voie de chemin de fer Mongoumba-Zinga-Mbaïki-Berengo-Kpalongo ;


ü  Construction d’une nouvelle bretelle de sortie de Bangui : KM5 (croisement Georges Koudoukou)-Cattin-Boeing-Kpalongo [environ 11km] ;

ü  Construction  d’une gare (Terminus, aire de Stationnement Bus-Taxi, aire de Repos, Centre Commercial…) à Kpalongo ;


Atouts de l’installation de l’aéroport à Béréngo


ü  Infrastructure aéroportuaire et conditions météorologiques existant ;


ü  Foncier disponible ;


ü  Durée de réalisation des travaux inférieure à celle de Bangui-Mpoko : environ 20 mois avec une cadence de 2x7h ;


ü  L’actuelle enveloppe destinée aux travaux de rénovation de Bangui-Mpoko couvrirait tous les travaux sur site plus la sécurisation et le renforcement de la signalisation sur la RN6 ainsi que la réalisation d’une étude de faisabilité d’une voie ferrée Mongoumba-Zinga-Mbaïki-Berengo-Kpalongo ;


ü  Potentialité et activités économiques du Sud-Ouest : Bois, Mines, Tourisme…

ü  Zone d’impact de l’Aéroport International Bangui-Berengo : Environ 1.500.000 personnes en Centrafrique et 1.400.000 en République Démocratique du Congo (Mbandaka-Libenge-Gemena-Zongo) ;


ü   La construction d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau sur la Lobaye permettra d’électrifier l’ensemble du Sud/Ouest centrafricain de Salo à Berengo ainsi que tous les sites industriels de la région  car le potentiel hydroélectrique de la rivière Lobaye est six fois supérieur à celui de la Mbali (Boali) ;


ü  La construction dans un second temps d’une voie ferrée entre Zinga et Kpalongo en passant par Béréngo pour réguler le trafic et la circulation permettra aussi de palier à la rupture de la navigabilité entre Zinga et Bangui au moment de la saison sèche ;

 

Béréngo : domaine des Bokassa ou Propriété de l’état centrafricain ?


Au terme d’un décret pris à l’occasion du 1er  décembre 2010 par le général François Bozizé, Jean Bedel Bokassa condamné à mort puis gracié par le général André Kolingba fut réhabilité dans tous ses droits. Cette réhabilitation  efface ses condamnations pénales et notamment les amendes et les frais de justice, et fait cessé pour l'avenir toutes les incapacités qui en résultent. Cependant le même décret précise que cette réhabilitation  « ne préjudicie pas au droit de l'administration et des tiers ». En clair, le jugement rendu au nom du peuple de Centrafrique en juin 1987 et qui confisquait toutes les propriétés de monsieur Jean Bedel Bokassa au bénéfice de l’état centrafricain est toujours valable. Par conséquent, l’Etat centrafricain est donc légalement propriétaire des lieux.

 

Que deviendra  Bangui-M’poko ?


D’après les termes du projet de rénovation de l’Aéroport International Bangui Mpoko présenté les 11 et 12 octobre 2012, celui-ci ne fermerait pas durant la période des travaux. Cette réalité permet de lever l’hypothèque d’une éventuelle declassification de Bangui-M’poko si des aménagements mineurs sont réalisés pour atténuer l’effet de la vétusté de l’aéroport.


 Quel avenir ?


1. Pendant la construction de Bangui-Béréngo :


ü  Installation d’un hall d’accueil temporaire du public (chapiteau ou structure en panneaux de bois) ;

ü  Réorganisation de la salle d’embarquement ;

ü  Contrôle de l’étanchéité de la toiture et réparation ;

ü  Sécurisation de la chaussée aéronautique : colmatage ;

 

2. Après Bangui-Béréngo :


Vu du ciel, le domaine aéroportuaire de Bangui-Mpoko environ 7km² soit près de 7,5% de la superficie de la ville est une ligne droite entre le nord et le sud de la ville. Vu sa position et les défis de l’extension ainsi que de la modernisation de Bangui, l’actuel domaine aéroportuaire est tout indiqué pour recevoir le nouveau quartier administratif de la ville.

 

Sortir la Présidence, les ministères, les administrations (offices, tribunaux, agences nationales…)  de l’actuel centre-ville y compris la Primature de l’avenue des Martyrs et le ministère des Affaires étrangères, les regrouper en un seul endroit dans des infrastructures modernes est un pari qu’il faut prendre pour un avenir meilleur. C’est aussi un symbole d’unité car la cohésion des deux pôles de la ville (Nord/Sud) a été durablement mise à l’épreuve lors des différentes crises de 1996 à ce jour.


Le transfert de la Présidence, de la primature, des ministères et de toutes les administrations du centre-ville vers le plateau Bangui-Mpoko permettra de faire de l’actuel centre-ville le quartier des affaires de la ville de Bangui et de l’Avenue des Martyrs (section Monument des Martyrs-ENS), le quartier de l’Université.


Cette réorganisation spatiale de la ville de Bangui devra aussi permettre sa démilitarisation  par la fermeture du Fort du Camp de Roux, du Camp Kassaï, du Camp Fidèle Obrou, du Régiment de Soutien, de l’Escadrille Bangui-Mpoko, du Génie militaire et du Camp Béal. Seules les casernes de la gendarmerie resteront dans la ville ainsi que des commissariats d’un type nouveau.


Pour faire face à la démilitarisation de la ville, deux garnisons seront à construire :

ü  Une garnison dans la plaine de la Konga à environ 15 km à l’Ouest de la ville avec un héliport et une piste d’atterrissage ;


ü  Une garnison à Bobaya à environ 20 km au sud/est de la ville au bord de l’Oubangui ;

Après le transfert de l’Aéroport International Bangui-Mpoko vers Bangui-Béréngo, l’actuel domaine aéroportuaire deviendra le nouveau quartier administratif de la ville et l’actuelle aérogare réaménagée, servira de nouveau palais présidentiel.


Conclusion 

 

Notre pays qui cherche à sortir de cette longue période d'instabilité se doit de planifier ses efforts de développement en répartissant ses actions de manière intégrée afin de :

1.       réorganiser l'état (administration, politique, sécurité); 

2.       relancer l'économie; 

3.       assainir les finances publiques; 

4.       développer les infrastructures; 

5.       redynamiser l'agriculture et l'élevage; 

6.       redresser le système éducatif; 

7.       améliorer les infrastructures sanitaires et scolaires ; 

8.       promouvoir la jeunesse, la femme, les arts et les sports.

  

C'est uniquement au prix de cette planification intégrée que nous pourrons d'abord rattraper le train du développement, ensuite celui de l'intégration régionale et africaine et enfin entrer dans la modernité c'est à dire le 21ème siècle. Tout autre schéma participerait à reproduire les erreurs du passé et à pérenniser le cycle de la gouvernance à vue tout en continuant à faire du "Banguicentrisme"(11) l'unique prisme du développement de la RCA.

 

 

 

Clément DE BOUTET-M’BAMBA.

 

 

 

 

Post-Scriptum : Depuis mai 2003, je milite pour le transfert de la Capitale administrative de la République Centrafricaine de Bangui à Bambari. Je suis toujours convaincu de la pertinence d’un tel projet et de l’urgence de sa réalisation. Mais je suis aussi conscient qu’il faut lancer le chantier de la modernisation de l’agglomération Banguissoise et de tous les centres urbains de Centrafrique. Cette vue de l’esprit du transfert de l’aéroport International Bangui Mpoko de Bangui à Béréngo et toutes les infrastructures périphériques à mettre en place appelle j’en suis conscient à une mobilisation financière plus élevée que celle prévue dans l’actuel projet. C’est le prix à payer pour que la RCA entre dans la modernité.


1 : Je propose que cet aéroport soit nommé : AEROPORT INTERNATIONAL BANGUI-BERENGO ;


2 : « DEMANTELER LE KILOMETRE 5 POUR RELANCER L’ECONOMIE CENTRAFRICAINE.  MAMADOU MBAÏKI : l’antithèse de l’Economie MODERNE », Paris 27.11.2007  http://www.sozowala.com/palabre/reflexions/r20071126001.htm 


3: « Bangui est-il notre avenir ? ». Paris 26.06.10. http://www.sozoala.com/palabre/reflexions/r20100626001.htm 


4 : In Afrique Nouvelle. http://www.afriquenouvelle.fr/Aeroport-Bangui-M-poko-bientot-la-grande-mutation_a1192.html 


5 : le 27 Mars 1986, un avion (jaguar) de l’armée française s’écrase sur le quartier Gbaya dombia à la périphérie de l’aéroport international Bangui-Mpoko  au décollage faisant 20 morts.


6 : Loi du 13 janvier 1996 sur la décentralisation et la régionalisation (Bangui devient la 7ème région de la RCA). Ordonnances des 12 et 19 février 1996 place l’administration de la  7ème Région sous l’autorité d’un Préfet.


7 : L’avenir de la région de Bangui passe aussi par une intercommunalité. Celle-ci permettra d’arrimer à la dynamique de Bangui, les communes limitrophes. Dynamique qui n’est qu’une vue de l’esprit pour le moment. Cette intercommunalité pourra se mettre en place entre Bangui, Mbaïki, Boali et Damara voire Zongo en République Démocratique du Congo.


8 : Discours de Politique Générale du 1er Ministre Faustin Archange Touadera, 18 mai 2011 -et-   Table du Ledger Plaza, Document Présentation, Bangui 11/12 octobre 2012.


9 : Le remboursement du prêt des 60 milliards Fcfa débutera dans 7 ans.

 

10 : « Carte Orohydrographique de la RCA », Pr Yves Boulvert, ORSTOM, Paris 1987.


11 : « Banguicentrisme ».  Ce néologisme n’est pas de moi. Il s’agit de la contribution d’un compatriote à une tribune publiée en 2010 et qui traduit la supposée supériorité de Bangui et/ou des Banguissois sur le reste de la RCA. Il peut aussi signifier l’abandon du reste de la RCA qui dans l’esprit des gouvernants et pouvoiristes de Bangui voire certains Banguissois, se limite et se suffit à « La République de Bangui ».

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:26

 

 

 

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La prudence voudrait qu'on ne traite pas d'un problème qui n'existe pas. Or un dicton populaire relève qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Les rumeurs qui font état d'un rêve de l'homme fort de BANGUI de modifier la constitution pour se donner le droit d'un troisième mandat se font de plus en plus pressantes et de plus en plus précises, détaillées.

 

La FRANCE a connu un véritable changement en menant à bon port sa révolution. Et la vie pacifique du peuple français, sa liberté de choix, sa liberté d'expression sont le fruit de cette révolution.

 

Aujourd'hui, nous n'allons pas demander au peuple CENTRAFRICAIN de faire exactement ce que le peuple français avait fait en son temps pour se libérer de son joug impérial.

 

Les CENTRAFRICAINS, tout comme tous les autres AFRICAINS, ont fait les mêmes études que ceux qui gouvernent la FRANCE aujourd'hui pour avoir compris les fondements et les orientations politiques d'un régime en place. Ils ont suffisamment étudié pour savoir comment mener une lutte pacifique pour renverser un régime contesté. Et quand nous parlons de lutte, nous parlons bien de cette lutte moderne, en matière de politique et qui réside dans la pluralité et la démocratie : c'est la lutte des mots, la lutte des stratégies politiques, qui est bien loin de celle consistant à détruire l'adversaire politique par la force des armes, des armes qui souvent celles de l'État, celles chargées cependant et sans conteste, de protéger les citoyens d'une même nation.

 

La FRANCE vit tranquille aujourd'hui à cause de sa démocratie, en dépit des problèmes politiques qui peuvent opposer les uns aux autres. C'est d'ailleurs cela qui justifie l'existence d'une démocratie : la coexistence d'un parti au pouvoir et d'un groupe de l'opposition.

 

Là où on a envoyé des bombes, des chars et des canons pour déloger un président à la suite d'un vote dont les résultats étaient vivement contestés, cela ne peut se passer qu'en AFRIQUE. Ici, on voit bien comment au sein d'un même parti, l'opposition face à une injustice peut être féroce, sans jamais faire appel aux armes nucléaires, si ce ne sont que celles de la démocratie qui sont la puissance des mots et celle des stratégies politiques.

 

Aujourd'hui, nous avons un exemple exceptionnel de ce qu'au sein d'un même parti, l'opposition peut voir le jour en plein jour quand il s'agit de défendre les convictions auxquelles on tient. On voit comment on mène la bataille, pour rétablir la vérité des faits. Et l'on apprend que même dans un même camp, la lutte peut se faire pour rétablir la vérité telle qu'elle est. C'est dire en définitive que dans un même camp, on ne peut pas toujours s'unir derrière un seul homme ( en pensant tout simplement qu'on est dans un processus démocratique ) lorsque l'on sait que cet homme bafoue vos droits les plus élémentaires, bafoue les droits les plus élémentaires de son peuple, ferme les yeux devant la misère qui est le lot quotidien de ce peuple, remplit le ventre de tous ses enfants de la pitance du peuple, reste sourd aux cris de détresse de ces parents d'OBO, du MBOMOU, de BIRAO ou d'ailleurs sans oublier ceux non loin de BANGUI, qui doivent d'une minute à l'autre passer de vie à trépas pour la simple raison qu'ils ont voulu effectuer un petit déplacement pour rentrer chez eux ou pour aller rendre une visite à leurs parents habitant dans une autre localité.

 

Les députés du CENTRAFRIQUE devaient avoir honte d'eux mêmes s'ils ont encore un peu de bon sens. Est-ce peut-être c'est parce qu'à BANGUI, on devient tellement aveugle qu'on ne voit plus les choses de la même manière et telles qu'elles sont, qu'on ne voit plus rien du tout ?

 

Les maux qui rongent le CENTRAFRIQUE aujourd'hui ne viennent pas du fait que sa loi fondamentale est inadaptée et ne permet aucune évolution. Et ce n'est donc pas par là qu'il faut aller chercher le microbe qui tue.

 

Nous espérons que les rumeurs qui courent sur les intentions de l'homme fort de BANGUI ne sont que du vent et qu'elles ne pourront jamais voir le jour. Il y a quand même au sein du parti au pouvoir, des gens qui ont été à l'école pour savoir qu'on ne peut pas éternellement laisser le CENTRAFRIQUE croupir dans l'état de misère chronique volontairement provoquée qui est le sien, et que ces « instruits » du parti au pouvoir, et toutes les plumes qui couvrent les deux ailes de ce pouvoir, qui ont donc été à l'école pour comprendre les choses, ne permettront pas que ce cauchemar de la modification de la loi fondamentale, devienne un jour, réalité.

 

BOGANDA A VERSE SON SANG POUR EVITER A SON PEULPE LA MISERE ET LA TYRANNIE.  AYONS UNE PENSEE POUR LUI, DANS NOS ACTES.

 

I KOUE ZO

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:23

 

 

 

 

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QUE SIGNIFIE CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE ?

 

Le 12 novembre 2002, je publiais un article sur le site  Sangonet.com intitulé « Oui pour le dialogue inter centrafricain ».

 

Force est de constater que 10 années plus tard, la problématique n'a pas changé alors que certaines personnes osent parler de changement en Centrafrique depuis 2003. Qu'est ce que en fait ce changement dont on parle à Bangui? Un changement d'hommes à la tête de l'État? Pas sûr puisque ce sont les mêmes qui sont aux affaires depuis l'ère Bokassa qu'on retrouve encore aujourd'hui dans la gestion de l'État. Un changement de politique? Encore moins car l'égoïsme prédomine toujours au détriment de l'intérêt collectif avec toutes les conséquences connues jusqu'alors. On a l'impression de vivre une histoire sans fin, un éternel recommencement. Je vous fais lire ou relire le texte intégral de 2002. Pour moi, RIEN n'a changé depuis 2003 et que cet article est encore valable aujourd'hui. Pourquoi un dialogue supplémentaire alors qu’à chaque fois les décisions ne sont pas mises en œuvre ? Le dernier dialogue politique inclusif est encore valable à mon sens. Pourquoi ne pas faire appliquer les conclusions ? Rappelez-vous de cette citation de Winston Churchill: « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu'il ne nous prenne par la gorge ».

 

 

OUI POUR LE DIALOGUE INTER CENTRAFRICAIN

 

Chers compatriotes,

 

Face à la gravité sans précédent de la situation socio-pôlitique en Centrafrique, devant l'inertie suicidaire de nos dirigeants politiques (en particulier leur refus de prendre des mesures nécessaires à cette crise paroxystique), il s'avère que rester silencieux serait pour nous tous (filles et fils de ce pays), se rendre complice d'un crime majeur contre le peuple centrafricain.

 

Cette situation a de nombreuses causes parmi lesquelles la faible ou l'inexistante volonté politique de nos leaders et leur manque de conscience du bien commun national.

Mais il n'y a pas que les leaders politiques qui soient responsables:le manque de dynamisme est de la responsabilité de tous et de chacun.

 

L'heure est plus que grave. Nous devons donc faire notre examen de conscience politique. Accepter de voir la réalité comme telle qu'elle est, même si cela fait mal, est la première attitude qu'on peut attendre d'un homme ou d'une femme qui se veut acteur de son histoire et de celle de son pays, solidaire pour un développement réel.

 

L'idée d'un dialogue inter centrafricain proposée par certains compatriotes nous paraît salutaire si l'on veut mettre un terme à ces maux qui gangrènent et qui fragilisent gravement la société centrafricaine et si nous voulons enfin donner la chance à ce beau pays de réaliser son développement.


Ce grand débat doit se situer au delà de toutes considérations (ethnique, politiques, religieuses...): seul l'intérêt national devrait être privilégié. Oser regarder ses propres difficultés n'est pas trahir sa culture, sa famille, sa région, son parti,sa religion; au contraire, c'est la seule attitude qui permette la vraie fierté, celle qu'on peut avoir sans mentir, celle qui permet d'assumer son passé pour avancer vers demain la tête haute.

 

Lors de cette assise qui ne devrait pas se transformer en un grand procès national, le plus important serait de mesurer l'ampleur des choses, des enjeux qui se présentent à nous, les hommes et les femmes de centrafrique. Cela nous permettrait de voir ce qui ne va pas pour y faire face en s'organisant. Au terme de ce dialogue et contrairement aux différentes assises qui ont déjà eu lieu dont les dispositions finales n'ont jamais été respectées, nous devons entrer dans une véritable dynamique de l'histoire c'est à dire un mouvement de changement véritable.

 

Ce temps du regard est le temps de l'analyse et de l'appropriation. Il ne doit pas être trop court pour ne pas être trop caricaturant comme l'est l'expert parachuté. Il doit être au rythme de la réalité et être un temps pour sentir et comprendre, pour découvrir et se sentir lié au devenir d'un peuple, d’une NATION. C'est le temps des racines et celui du réveil, d’une maturation qui ne se scléroserait pas en habitude.


Chers compatriotes, non à la disparition de l'Etat centrafricain. Nous avons des ressources importantes mais nous passons de plus en plus d'une richesse sous développée à une pauvreté développée. Si nous acceptons que la pauvreté ne soit pas une fatalité alors nous pouvons la combattre à la seule condition que tout le monde le veuille. Brisons la loi du silence. Dans un monde dit démocratique les choses ne peuvent s'arranger que si nous acceptons de véritables débats qui pourront déboucher sur des solutions concrètes.

 

Merci

MarcelloIMAYAKA


Marcello m.energy@caramail.com

 

(12 Nov 2002 18:23:49 GMT+1)

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:10

 

 

 

 

 

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27 nov. 2012 (AFP) - Un haut responsable de l’armée centrafricaine annonce aujourd’hui que deux militaires centrafricains ainsi que huit rebelles ont été tués hier dans des affrontements à une quinzaine de kilomètres de la localité de Kabo, au nord du pays, après que la base militaire de la ville ait été attaquée par un groupe rebelle.


« La base du détachement militaire à Kabo a fait l'objet d'une attaque surprise lundi aux environs de 9 heures. Les assaillants se sont (...) emparés de quatre véhicules militaires équipés de mitrailleuses lourdes avant de se retirer. Mais ils ont été aussitôt pris en chasse. (...) À 15 km (de Kabo) des affrontements ont eu lieu pendant près d'une heure », explique le responsable militaire.


Selon cette même source, ce commando appartiendrait au Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, un groupe rebelle auquel se sont joints les anciens membres de l’ex-groupe rebelle d’Abel Kadder Baba Laddé, un leader rebelle d’origine tchadienne qui s’est rendu à l’armée centrafricaine en septembre 2012.


Le FDPC avait été l’un des premiers groupes rebelles centrafricains à signer un accord de paix, en février 2007, avec le régime de Bangui. Quelques mois plus tard, ce groupe rebelle avait néanmoins repris les hostilités contre le régime centrafricain, dénonçant la violation constante des accords établis entre les deux parties.


 

http://www.operationspaix.net/31423-details-actualite-centrafrique-au-moins-dix-morts-dans-lattaque-dune-base-de-larmee.html

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