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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:10

 

 

 

Jean-Christian-Patasse.JPG

 

19 MARS 2O13


 

 

Nous venons d’apprendre par la voie de la presse la   retenue des cinq ministres de la coalition SELEKA qui font partie du nouveau gouvernement d’union nationale(GUN ) dirigé par l’ancien PRESIDENT du Conseil National de Transition de 2OO3 à 2OO5, période où le général-président venait de faire son coup d’état contre le Président Ange Félix-PATASSE .

 

Point n’est besoin de se douter de ce qui allait advenir avec ce gouvernement issu des accords du 11Janvier  2O13 à Libreville et qui a vu imposer l’ex-bâtonnier Nicolas TIANGAYE à l’autoproclamé « démocratiquement élu ». Dès le départ, le président BOZIZE ne voulait pas nommer celui-ci à la tête du Gouvernement de coalition. Il a fallu la pression du médiateur de cette crise centrafricaine Denis SASSOU-NGUESSOU et tous les CHEFS D’ETAT de la CEEAC pour qu’il entérine la décision prise collectivement au GABON. Il prétextait que l’opposition devait lui proposer quatre noms afin qu’il choisisse  un pour l’élever au sommet du Gouvernement. Après cette tergiversation, le Roi a fini par se rendre à l’évidence pour entériner le bon choix TOUT EN CREANT UN désordre à sa manière pour multiplier les postes ministériels à ses partisans pour ne pas être inquiété à l’exercice du pouvoir.


      Force est de constater que le Général-Président continue de narguer la communauté nationale et internationale sans être inquiété d’aucune manière. Nous rappelons à l’opinion que cet officier a pris une option sérieuse pour la destruction de notre pays car c’est à cause de lui qu’un grand nombre des fils et filles de Centrafrique ont péri avec sa déclaration radiophonique en mars 1982, les tentatives des diverses mutineries ou de coups d’état de 1996, 1997-1998, 2OO1, 2OO2 et 2OO3 sont là pour démontrer que nous ne nous fondons pas sur du néant pour étayer notre remarque. Ces villages (28) dans la sous-préfecture de Paoua et la totalité des quartiers et village de MARKOUNDA ont connu  la même sanction par le pouvoir dirigé par le Président André KOLINGBA.


                      Nous dénonçons avec vigueur toutes ces atrocités imposées au peuple Centrafricain par son comportement indigne d’un officier général qui ne respecte jamais les institutions républicaines et qui, de surcroit déclare aux journalistes et à la population qu’il a conquis son pouvoir par les armes et ceux qui voudraient le faire partir devraient utiliser la même voie(sic). Faut-il s’étonner de ce qui se passe actuellement sur le pré-carré  de Centrafrique ? Vous venez d’écouter encore pour la énième fois sa déclaration radiodiffusée le 15 mars 2O13 en Sango  l’une des langues nationales centrafricaines qu’il se représenterait aux élections présidentielles et législatives de 2O16 alors qu’il venait  d’apogée  sa signature à l’accord du 11 Janvier 2O13.Jugez-vous  même, cet homme  qui continue de semer la zizanie  en trompant le monde entier.que la communauté nationale et internationale tirent la conclusion de la mise en application d’un tel accord ? Evidemment, le maintien des troupes Sud-Africaines et les rebellions sur l’ensemble du territoire lui permet de créer ces désordres pour  s‘autoproclamer l’Empereur de GAGA à l’instar de son maître à penser Jean-Bedel BOKASSA mais lui au moins a eu l’honneur de diriger son pays sans désordre sur son territoire.

                      Nous demandons au premier ministre Maître Nicolas TIANGAYE de prendre ses responsabilités pour ramener la paix et la concorde sur l’ensemble du territoire national afin de soulager la souffrance de la population qui est la proie de toutes les rébellions opérées jusqu’ici. Nous ne comprenons toujours pas la position ambigüe de l’actuel gouvernement dont il a la charge de conduire à son terme et les instances internationales appelées pudiquement la communauté internationale face à la crise centrafricaine qui connaissent la situation désastreuse dans laquelle ce pays est astreint de par la multiplicité des rebellions venues d’ailleurs comme celle de KONY qui n’a pas de frontière avec la République Centrafricaine ou ceux qui l’ont accompagné pour s’emparer du pouvoir de l’Etat et qui sont encore dans ses rangs et dont SELEKA inclus dans ses revendications sur les onze points cités par cette coalition


            La SELEKA dit avoir libéré les prisonniers de guerre détenus par cette coalition lors des hostilités de décembre dernier alors que le Général qui a procédé aux arrestations des familles des membres de SELEKA  ont été  assassinés par les bourreaux de M. BOZIZE et la mise en exécution des accords de paix de LIBREVILLE coince à cause de cette distorsion. Nous insistons pour la mise en application intégrale des termes des accords du 11 Décembre 2O12 avec la dissolution de l’assemblée nationale monocolore, le nettoyage du fichier général des élections, le recensement de la population et enfin la mise en place des organes de transition car nous avons déjà perdu assez de temps pour l’exécution de la feuille de route. Le SELEKA doit comprendre   que leurs pressions sur la population  sont incompatibles avec les accords signés à LIBREVILLE et qu’il doit tout mettre en œuvre pour protéger  celle-ci dans le strict respect de la loi fondamentale et des institutions ET SURTOUT RESPECTER LA FORME DE LA REPUBLIQUE QUI  EST  LA  LAICITE ET NON S’EN PRENDRE AUX EGLISES OU A LA STRUCTURE ETATIQUE., socles d’un pouvoir fort d’une nation.                                                                                                                                          

 

                                                            Fait à PARIS, LE 19 MARS  2013

 

                                                                 Jean-Christian PATASSE           
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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 19:50

 

 

 

combattants Séléka à Sibut

 

 

 

YAOUNDE Mardi 19 mars 2013 | 18:16 UTC (Xinhua) - Une déclaration du Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition centrafricain, Nicolas Tiangaye, aura lieu dans les prochaines heures sur les revendications de la coalition rebelle Séléka qui a fait prisonniers ses cinq ministres membres de ce cabinet, a confié à Xinhua le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba.

 

Le chef de file de l'opposition centrafricaine nommé chef du gouvernement à la faveur des accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon en vue de la résolution de la crise entre le pouvoir du président François Bozizé et Séléka qui avait pris les armes en décembre pour le renverser, n'avait pas fait de déclaration publique depuis la formation de son équipe le 3 février.

 

 Sa communication attendue ce mardi sera une réaction aux revendications de la rébellion qui a décidé de séquestrer depuis dimanche ses ministres dont son propre leader lui-même Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale qui venait de rentrer trois jours auparavant d'un déplacement pour des soins médicaux au Gabon. La Séléka a publié une liste de onze revendications au pouvoir de François Bozizé de non-respect de certains termes des accords de Libreville tels la libération des prisonniers politiques et le retrait des forces sud-africaines et ougandaises alliées de Bangui.

 

"Il y a eu des revendications. On les examine à la lumière de l'accord de Libreville du 11 janvier", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Mboli Goumba, ministre de l'Equipement, pour qui la position des autorités du pays se résume à un appel au dialogue et à la paix à destination des " frères" de la Séléka. Selon lui, la déclaration imminente à la nation du Premier ministre devra mettre en évidence l'esprit de cet accord qui est de régler les problèmes pour un retour définitif à la paix en République centrafricaine (RCA).

 

 

 

NDLR : Les revendications de Séléka, qu'on le sache, ont surtout et d'abord été adressées à BOZIZE et non au Premier Ministre. C'est donc à BOZIZE dont l'attitude politique de refus d'appliquer les Accords de Libreville en ce qui le concerne a été stigmatisée par la rébellion de répondre aux termes de l'ultimatum.  Il ne peut se retrancher dans un silence assourdissant car c'est de sa réponse claire à ces revendications que les hostilités militaires reprendront ou non. Il ne sert à rien qu'il se cache derrière son petit doigt comme il a l'habitude de le faire et laisser le chaos s'installer dans le pays. Sa roublardise n'a que trop duré. Veut-il le retour d'une paix durable dans ce pays ou non ? C'est lui seul qui doit apporter les réponses à ces lancinantes questions.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 18:22

 

 

 

Louis-Michel.JPG

 

 

March 19, 2013

 

L'ADLE se félicite de la nomination de Louis Michel (MR, Belgique) comme Envoyé spécial pour le suivi de la situation politique en République Centrafricaine au titre de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L'ancien ministre belge des Affaires étrangères, défenseur infatigable de la cause africaine, aura pour mandat de permettre à la Francophonie de contribuer à la mise en œuvre des accords de Libreville de réconciliation nationale.

 

 

Francophonie : Louis Michel envoyé spécial de l'OIF en Centrafrique

 

lavenir.net - 19/03/2013

 

Ancien ministre des Affaires étrangères belge et un ancien commissaire européen

 

L’eurodéputé Louis Michel a été désigné comme envoyé spécial de la Francophonie pour faciliter la mise en œuvre des accords de paix de Libreville qui ont débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale en République centrafricaine (RCA), a annoncé mardi son parti, le MR de Belgique. Ce mandat, qui lui a été confié par le secrétaire général de la Francophonie, l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, fait suite à la conclusion des accords de Libreville, le 11 janvier dernier, qui a permis la formation d’un gouvernement d’union nationale auquel participe la rébellion Séléka. «Il doit permettre à la Francophonie de contribuer à leur mise en œuvre», a souligné le MR sur son site internet.

  

M. Louis Michel, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien commissaire européen, aura notamment pour mission de faciliter la mise en œuvre des accords de Libreville. Il devra effectuer, en fonction d’un agenda à définir, de courtes missions en République centrafricaine ou dans la sous-région pour rencontrer les autorités nationales, les acteurs politiques et sociaux ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Il devra également faire des propositions à Diouf «en vue de conforter l’action de la Francophonie dans le cadre du processus de transition en cours» en RCA, précise le MR.



Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé l’accord de Libreville, la capitale du Gabon, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale. La rébellion n’a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 16:11

 

 

 

logo MLPC

 

 

 

Ziguele-Martin.JPG

 

 

 

DECLARATION DU PRESIDENT DU MLPC LORS DE LA REUNION DU COMITE AFRIQUE DE L'INTERNATIONALE SOCIALISTE A NIAMEY-NIGER- 17-18 MARS 2013

 

 

Le MLPC tient à réaffirmer son soutien politique total et sans réserve au peuple malien dans l'épreuve en cours, et salue l'intervention des troupes françaises, appuyée par des forces africaines, pour permettre à ce pays frère d'échapper  aussi bien à la balkanisation qu'à une recolonisation par des forces criminelles et obscurantistes.


Ce qui est fait pour le Mali aujourd'hui grâce à la solidarité à la fois internationale et interafricaine est un motif d'espoir pour tous les républicains et les démocrates africains. Cela nous rassure dans l'espoir que le pire n'est jamais sûr, si les femmes et les hommes de bonne volonté, décident de prendre leurs responsabilités devant l'histoire.


Cependant, il est clair qu'il appartient aux forces politiques maliennes, et principalement à la grande famille des forces politiques progressistes maliennes, de rendre irréversible, dans l'unité, le processus de refondation de l'Etat malien. J'ai pu vérifier sur le terrain, en toute humilité, qu'un très grand nombre de démocrates et de républicains maliens œuvrent pour cet objectif. Le soutien de mon parti le MLPC, ainsi que mon modeste soutien leur sont acquis. Parce que soutenir le Mali aujourd'hui, c'est nous soutenir nous -même,  car il ya d'autres Mali qui s'ignorent en Afrique subsaharienne, et que l'opinion africaine et internationale oublie. C'est le cas de mon pays, la République centrafricaine. 


  En effet, en décembre 2012, quatre mouvements de rébellion localisés dans le Nord-est de mon pays la République centrafricaine, ont repris les hostilités contre le pouvoir central de Bangui, motifs pris du fait que les engagements pris par le gouvernement centrafricain dans le cadre des Accords de Paix de Libreville de 2007 et 2008 n'étaient pas respectés.


En moins de deux semaines, les forces rebelles coalisées ont pris plus d'une dizaine de villes, occupant onze préfectures sur les seize que compte le pays, et il a fallu l'interposition d'urgence des forces tchadiennes à moins de 100 kms de Bangui, pour empêcher la chute de la capitale. Aujourd'hui encore, ce sont ces forces, appuyées par celles d'autres pays de la CEEAC dans le cadre de la MICOPAX, qui tentent de faire respecter l'accord de cessez-le-feu signé à Libreville le 11 janvier 2013, en même temps qu'un Accord Politique.


Cet Accord Politique qui vise principalement à ramener la paix et la sécurité sur toute l'étendue d'un territoire national à réunifier, afin de soulager les populations civiles en détresse, prévoit les principales dispositions suivantes:


- la désignation d'un Premier Ministre issu de l'opposition démocratique, et qui ne peut être démis pendant une période de transition d'une année renouvelable;


- la composition d'un Gouvernement d'Union nationale composées des parties prenantes aux négociations de paix que sont: la majorité présidentielle, l'opposition démocratique, la coalition rebelle SELEKA, la société civile, et les politico-militaires non combattants;


- l'organisation des élections législatives anticipées dans un délai d'un an;


- l'interdiction faite au Président actuel de la République, au Premier Ministre et aux membres du Gouvernement d'Union nationale d'être candidats aux élections présidentielles de 2016.

 

Le Premier Ministre, issu de l'opposition démocratique dont il était le Coordonnateur, a été nommé en la personne de Maître Nicolas TIANGAYE. Celui-ci a formé un Gouvernement d'Union Nationale composé des parties prenantes à la crise centrafricaine, mais déjà pour la formation de ce gouvernement, le Général Président François BOZIZE a délibérément signé un décret officialisant un gouvernement en plusieurs points différents de la proposition faite par le Premier Ministre. Ceci fut la première violation de l'Accord de Libreville, et sera suivie d'autres violations dont la liste suivante n'est pas exhaustive:


l'insécurité dans la ville de Bangui entretenue par des milices se réclamant ouvertement du pouvoir alors que les Accords de Libreville ont formellement demandé aux parties signataires, dont la Majorité Présidentielle, de dissoudre toutes les milices;


la reprise d'une rhétorique de guerre totalement aux antipodes des termes et de l’esprit des Accords de Libreville et qui ne peut que faire le lit de nouveaux affrontements armés ;


du blocage de toutes natures du fonctionnement de l'appareil d'Etat, tels que l'unilatéralisme des actes  présidentiels pris en dehors des conseils de Ministres et en tout cas non contresignés par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le  refus de certains agents de l'Etat d'obéir à leurs ministres, l'interdiction "manu militari" faite au Ministre de la Communication d'accéder à la station de la Radio d'Etat qui est pourtant sous sa tutelle ; et enfin de la déperdition organisée des recettes fiscales de l'Etat.

 

En fait, le Général Président François BOZIZE , par ses actes et ses déclarations diverses, a clairement pris l'option de fragiliser le Gouvernement d'Union Nationale, dans le secret espoir de revenir au statu quo ante, c'est-à - dire à la situation antérieure aux Accords de Libreville

 

La situation s'est brusquement détérioré hier dimanche 17 mars 2013, avec le retrait des ministres membres de la Coalition rebelle SELEKA qui ont quitté Bangui pour rejoindre leurs troupes stationnés à moins de deux cent kms de Bangui, et ont lancé un ultimatum de trois jours au pouvoir pour satisfaire leurs revendications, faute de quoi cette Coalition rebelle marcherait sur Bangui.

 

La situation est à ce point grave que sans une intervention forte et immédiate des Chefs d'Etat de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) et sans une impulsion robuste donnée par la Médiation, le processus de reconstruction de notre pays risque de s'enliser et de tourner court.


Le prix de cet échec sera d'abord bien sûr payé par le peuple centrafricain,  qui a déjà trop souffert depuis près de dix ans de troubles majeurs à sa sécurité. En cherchant de manière délibérée et orchestrée à faire échouer et à disqualifier l'issue politique patiemment élaborée par de bonnes volontés nationales et internationales pour faire face à la grave crise que connait notre pays, les forces conservatrices à l'œuvre contre le Gouvernement d'Union Nationale prennent la très lourde responsabilité de remettre à l'ordre du jour de nouveaux affrontements guerriers et une recrudescence de l'insécurité sur tout le territoire centrafricain.


Notre Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain appelle solennellement et très respectueusement les partis frères de l'Internationale Socialiste, à user de leur influence pour amener dès aujourd'hui les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC à se réinvestir en urgence dans le dossier centrafricain et à compléter l'accord obtenu grâce à eux le 11 janvier 2013 à Libreville par une série de décisions qui permettraient d'obtenir les résultats suivants:


- la libération des prisonniers politiques;


- la dissolution effective de toutes les milices, notamment dans la capitale, et de redonner effectivement le monopole de la restauration de la loi et de l'ordre aux Forces de Défense et de Sécurité, qui doivent rester sous le contrôle du pouvoir politique et non d'un parti politique ou d'un clan particulier;

 
- la récusation de tout oukase sur les nominations des responsables civils et militaires de l'Etat, et de réaffirmer le droit pour tous les membres du Gouvernement d'Union Nationale à choisir leur cabinet en accord avec le Premier Ministre, Chef du gouvernement;


- le respect du principe républicain selon lequel les nominations au sein de l'appareil d'Etat doivent faire l'objet d'un consensus entre le Président de la République chef de l'état et le Premier Ministre, Chef du gouvernement;


- le réaménagement technique du gouvernement pour faire justice aux différentes plaintes émanant des composantes du Gouvernement d'Union Nationale, et faciliter la poursuite de l'objectif essentiel qui est la réalisation du cahier des charges défini par les Accords de Libreville ;


- la réitération des engagements de toutes les parties, notamment ceux portant sur une politique appropriée de développement du Nord-est de notre pays et un processus de Désarmement- Démobilisation et Réinsertion(DDR) responsable et généreux;


- l'appui sans réserve au processus de reconstruction de l'appareil d'Etat sur l'ensemble du territoire qui passe nécessairement par un travail interministériel intense coordonné par le Premier Ministre, Chef du gouvernement dont l'autorité doit être reconnue par toutes les parties. Cet objectif ne peut être atteint dans une démarche délibérée et entretenue de division accrue et d'insubordination de l'appareil  d'Etat.


La légitimité du Gouvernement d'Union Nationale étant issu des Accords de Libreville parrainés par la CEEAC, avec le soutien politique constant de l'Union Africaine (UA), de l'Union Européenne(UE), de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et de l'Organisation des Nations-Unies (ONU), le  MLPC redit avec force que seule une implication urgente et renouvelée des chefs d'Etat de la CEEAC dont les initiatives heureuses de décembre 2012 et janvier 2013 ont évité à la République centrafricaine de basculer dans le chaos, appuyée par la communauté internationale, permettra d'avancer dans cette voie de la réunification, de la pacification et de la stabilisation de notre pays, et à terme de redonner la parole et sa fierté au peuple centrafricain meurtri, divisé et déboussolé.

                                                                 

                                                                        Niamey, Niger

                                                                        18 mars 2013

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 15:54

 

 

 

rebelles-artilleurs-Seleka.JPG

 

 

LIBREVILLE Mardi 19 mars 2013 | 13:31 UTC (AFP) - La rébellion Séléka, qui retient depuis dimanche cinq ministres rebelles du gouvernement d'union nationale centrafricain, menace de reprendre les armes "dans 24 heures" si ses revendications ne sont pas respectées, a affirmé mardi à l'AFP un chef rebelle.

 

"Nous avions donné 72 heures (dimanche), il reste maintenant 24 heures. Si nos revendications ne sont pas respectées, si rien n'est fait, nous reprendrons les armes, c'est automatique", a déclaré le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires rebelles sur le terrain, joint par téléphone satellitaire à Sibut (160 km au nord de Bangui).

 

"Nous retenons toujours les ministres à Sibut. Ils sont bien traités, ce sont nos leaders mais ils en peuvent pas partir. Ils restent avec nous, ce n'est plus leur gré", a précisé M. Narkoyo.

 

Le colonel Narkoyo a rappelé que les rebelles demandaient "la libération de tous les prisonniers politiques, le départ des forces étrangères sud-africaines et ougandaises du pays et la levée des barrages (policiers et de partisans du président François Bozizé) à Bangui".

 

"Nous avons demandé tout cela le 11 janvier lors de l'accord de Libreville", qui avait mis fin aux combats entamés le 1O décembre alors que la rébellion était aux portes de Bangui. "Depuis, rien n'a été fait. Les forces sud-africaines et ougandaises ne font pas partie de la Cemac (Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale) ou de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale). Qu'est-ce qu'elles font là? Nous ne voulons pas d'elles ici", a précisé M. Narkoyo.

 

"Si Bozizé avait la volonté de faire la paix, il aurait fait quelque chose depuis (l'accord du 11 janvier) mais il veut reprendre comme avant. Ce n'est pas un homme de parole", a ajouté M. Narkoyo.

 

"Nous ne disons pas que nous attaquerons demain (mercredi) mais on reprendra les armes et on se réunira pour décider ce qu'on fait", a précisé M. Narkoyo.

 

Parmi les cinq ministres retenus par leurs propres éléments figurent le chef officiel de la rébellion, le vice-Premier ministre Michel Djotodia et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane.

 

Des dissensions au sein de la rébellion se font sentir depuis plusieurs semaines, alors que des factions du Séléka ont attaqué le 11 mars l'une des principales villes du sud du pays, Bangassou.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 15:48

 

 

 

Leonard-Noel-Essongo.jpg

général congolais Noel Léonard ESSONGO

 

 

Afrik.com MARDI 19 MARS 2013 / PAR FRED KROCK

 

Le 17 mars 2013, le représentant du médiateur de la crise centrafricaine, Léon Essongo a effectué une mission à Sibut, ville située à 185 kilomètres de Bangui sur la route de Damara où sont regroupés les combattants du Séléka (ceux de l’axe Damara). Seulement, les ministres du Gouvernement d’Union nationale qui accompagnaient le représentant du médiateur ont été mis sous séquestre par les ex-combattants.

 

 

Ils étaient ministres du gouvernement d’union nationale à avoir été bloqués à Sibut, préfecture de Kémo, par les ex-combattants de la coalition séléka. Il s’agit de Christophe Gazam-Betty, ministre de la Communication, Michel Djotodjia, vice Premier-ministre, ministre de la défense, Mohamed Daffahne, ministres des Eaux et forêts, Amalas Amias Aroune, ministre du commerce et Herbert Djono Ahaba, ministre de la recherche minière.

 

En effet, la résolution de la crise centrafricaine, du moins la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu et l’accord politique signés à Libreville le 11 janvier 2013 avait, à un moment donné, pris du plan dans l’aile. Les parties signataires, principalement le pouvoir et le séléka, s’accusent mutuellement de ne pas afficher la volonté de faire avancer le processus. Le séléka exige la libération immédiate des prisonniers politiques, alors que le président Bozizé s’oppose à cette revendication. Ainsi, chacun campe sur sa position et les choses trainent en longueur.

 

Une fois saisi de ce statut quo, le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a dépêché son représentant Léon Essongo à Bangui, en vue de s’enquérir des facteurs du blocage. M. Essongo a tout d’abord fait savoir aux ex-combattants de la Séléka que le président Sassou tient beaucoup, au nom de ses homologues de la CEEAC, à ce que la République centrafricaine puisse se développer à la même allure que les autres pays de la sous-région. Par ailleurs, le but de sa mission est exclusivement d’écouter les uns et les autres sur les raisons du blocage du processus.

 

Entre temps, il a déjà fait cinq jours d’entretien et de contacts avec les acteurs politiques dans les deux rangs que ce soit du côté séléka que du pouvoir, ainsi que les autres parties prenantes aux négociations de Libreville à Bangui. « Les choses n’avancent plus » a indiqué Léon Essongo. Mais le déplacement de Sibut s’inscrit dans le but exclusif de recenser les revendications formulées par la base de séléka, ce qui devait se poursuivre sur tout l’ensemble des zones occupées par le séléka.


Onze revendications

 

Selon les ex-combattants, « le président Bozizé n’a pas manifesté sa volonté pour mettre en œuvre les accords de Libreville » a martelé le colonel Sylvain Bordas qui a parlé au nom de ses pairs. C’est pourquoi, ils ont formulé des revendications auxquelles, « si Bozizé manifeste sa volonté de faire avancer les choses nous mèneront des actions positives ». Il s’agit des onze points suivants :

 

La Bonne application des accords de Libreville signés le 11 janvier 2013 ; 


 Le retrait immédiat des forces extérieures en dehors de la CEEAC dont les forces sud-africaines ; 


 La cessation des violences de la part des FACA sur la population civile au nom du Séléka ; 


 La ré-attribution des dix postes ministériels demandés par la coalition Séléka ; 


 L’enlèvement immédiat des toutes les « barrières balaka » sur les routes ; 


 La libération immédiate des prisonniers politiques ; 


 L’intégration immédiate de mille ex-combattants de la séléka dans les forces de défense et de sécurité, en vue d’assurer la protection de leurs ministres au sein du gouvernement ;

 
 La confirmation par décret des galons des ex-combattants qui ont opté pour être insérés dans les forces de défense et de sécurité ; 


 Le rejet des allégations d’Abakar Sabone, qu’aucun de ses éléments ne se trouve dans les forces Séléka ; 


 Le rejet des zones de cantonnement au-delà de Sibut ;

 
 Tous les ministres Séléka, faisant partie de la mission du médiateur resteront à Sibut.

 

Le représentant du médiateur a affirmé, avoir pris bonne note de toutes les revendications qui seront soumises à une analyse et qu’une réponse sera très bientôt sur la table des ex-combattants. Mais, il se réserve de répondre à quelconque question sur le champ. Toutefois, il a rassuré les ex-combattants d’une suite favorable de la part du médiateur, étant donné que « dans vos revendications, il y a déjà des poches de solutions » a assuré le médiateur aux ex-combattants.

 

Par contre, sur le dernier point des revendications relatif au séquestre des membres du gouvernement à Sibut, Essongo a déclaré ne pas pouvoir « rentrer à Bangui si un membre de la mission reste ici ». Histoire de mettre la pression pour que les ministres soient libérés. Malheureusement, les négociations qui ont suivi à ce sujet ont été vaines. Seulement, le ministre de l’Administration du territoire, Léon Dibéret, n’étant pas naturellement du séléka était autorisé à rentrer à Bangui avec l’équipe du médiateur et les journalistes, ainsi que les représentants des organisations internationales (PNUD, Union africaine, CEEAC, Union européenne) qui ont fait le déplacement. Les ex-combattants, en se comportant ainsi, ont estimé que le discours du chef de l’Etat à l’occasion de la célébration de son 10ème anniversaire du sursaut patriotique de 2003 a été « très incendiaire » et par conséquent, présenterait une réelle menace pour les ministres séléka à Bangui. Donc, leurs ministres seraient plus en sécurité parmi les siens qu’à Bangui.

 

Entre temps, les ex-combattants ont donné un ultimatum de 72 heures au président Bozizé pour poser un acte qui puisse démontrer sa bonne volonté à appliquer les accords de Libreville, sinon ils marcheraient sur Bangui.

 

Des deux côtés, l’heure est plutôt à l’apaisement, et non plus à une reprise des hostilités. Comme le représentant du médiateur a promis que des contacts seront pris pour concilier les uns et les autres, le peuple centrafricain n’attend que cela pour qu’une paix durable revienne en République centrafricaine.

 

Quel rôle doivent jouer les experts dans le règlement des sinistres ?

 

Le rôle auquel les experts sont appelés à jouer dans les cas des sinistres est présentement au centre d’un atelier de formation, à l’hôtel JM Résidence à Bangui. C’est une initiative de l’Institut international des Assurances dans l’optique de former et sensibiliser les professionnels qui interviennent dans le circuit de l’assurance, aux fins d’une efficacité dans leurs rôles respectifs. C’est le ministre délégué au budget, Dieudonné Tokofeissé, assisté d’Abdias Saba, directeur d’assurance banque et micro-finance, qui ont ouvert le séminaire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 15:27

 

 

 

RFI.JPG

 

Rolland-Marchal.JPG

 

Roland Marchal, chercheur au CNRS

 

RFI Invité Afrique  MARDI 19 MARS 2013 Par Nicolas Champeaux

 

La Centrafrique est de nouveau traversée par une crise. La rébellion Seleka, qui avait menacé la capitale Bangui en décembre, retient depuis ce dimanche 17 mars, cinq ministres du gouvernement et menace de reprendre les hostilités si ses revendications ne sont pas satisfaites en urgence. Une situation préoccupante qui risque de se dégrader selon Roland Marchal, ce chercheur au CNRS et spécialiste de la Centrafrique.

 

RFI : Roland Marchal Bonjour, la situation en Centrafrique se dégrade et vous êtes assez pessimiste à court terme ?

 

Roland Marchal : Je pense que les accords de Libreville signés au mois de janvier étaient incomplets, c’est-à-dire qu’il leur manque un peu des conditions additionnelles sur le fonctionnement courant de l’appareil de l’état et également une franchise beaucoup plus grande des acteurs politiques si bien qu’un certain nombre de conditions des clauses de l’accord ne peuvent être remplies aujourd’hui ou d’autres provoquent des tensions qui nous amènent à l’impasse actuelle.

 

RFI : Donc vous prenez au sérieux les menaces de la rébellion Séléka de reprendre les hostilités ?

 

RM : Très au sérieux

 

RFI : Vous ne croyez pas que la présence de 250 soldats sud-africains à Bangui va dissuader la Séléka,  ils ont été déployés en janvier à la demande du président Bozizé ?

 

RM : Alors le départ des troupes sud-africaines est l’une des conditions non remplies des accords de Libreville ; Je crois surtout qu’il faut se rappeler que les forces sud-africaines ne pourront pas intervenir dans un conflit entre Centrafricains, ce serait ruiner l’image politique de l’Afrique du Sud donc les forces sud-africaines peuvent protéger la présidence et peut-être dissuader des actions irresponsables dans Bangui certes et peut-être même c’est positif de ce point de vue-là, mais que sur le fond soit la Séléka est capable de prendre d’autres villes et de couper la route vers le Cameroun qui est quand même un axe essentiel d’un point de vue économique est menacé et que évidemment derrière cela, on a la perspective d’une crise humanitaire d’ampleur dans un pays qui a peine à attirer l’attention internationale. Donc ça risque d’être une catastrophe pour la population centrafricaine et tout cela dans une relative négligence internationale.

 

RFI : Quelle est la part de responsabilité du président Bozizé. Est-ce que cette situation le dessert vraiment ?


RM : Ecoutez je crois que l’une des ambiguïtés des accords de Libreville c’est qu’il n’est pas exactement dans la position d’un président honorifique et que rentré à Bangui après la signature des accords en janvier, il a usé de tous les pouvoirs qui lui restaient et ils sont considérables, pour se rétablir politiquement à la fois à l’intérieur du nouveau gouvernement, puisqu’il a toujours le contrôle des ministères importants ou il a des ministres délégués dans les autres ministères, et à la fois dans tout ce qui est de l’appareil de sécurité et puis également il a su jouer des divisions de ses adversaires pour largement regagner le terrain perdu. L’opposition lui reproche et avec raison donc d’une part de n’avoir pas respecté la lettre de l’accord sur la présence des troupes sud-africaines et surtout il y a une énorme inquiétude sur le statut des prisonniers politiques dont on ne sait pas aujourd’hui s’ils sont encore vivants ou s’ils auraient été exécutés dans un moment d’exaltation des soutiens du président.  

 

RFI : On reproche à la Séléka de ne pas avoir transmis la liste des détenus qu’elle souhaite voir élargis. La rébellion n’est-elle pas en partie responsable de la situation ?

 

RM : Elle est en partie responsable de la situation, d’abord dans sa désorganisation d’un point qu’on voit d’un point de vue militaire, qu’on a vue déjà dans la première phase du conflit, dans son traitement des civils et je crois aussi derrière il y a derrière ça, une forte désorganisation qui fait que eh bien les gens continuent d’être arrêtés dans Bangui et là aussi il faut remarquer que les Nations-Unies ne protestent pas et je crois que la Séléka a une aussi responsabilité pour ne pas et les lister et fournir ses listes aux médias centrafricains de façon à ce que la discussion avec le gouvernement et la présidence se passe non pas sur des dénonciations politiques mais sur le statut d’ individus disparus.

 

RFI : Est-ce que cette désorganisation déteint sur Martin Ziguélé pressenti pour représenter les mécontents et l’opposition lors de la prochaine présidentielle en 2016 ?

 

RM : Ecoutez je crois que 2016 c’est quand même très loin. Là on est dans une situation où dans deux mois la saison des pluies va commencer et disons que toutes les inquiétudes qu’on peut avoir sont dans les jours et les quelques semaines qui viennent avant la saison des pluies. Le premier ministre peut absolument rétablir son influence et son autorité. Peut-être que dans chacun des deux camps les gens qui sont les plus raisonnables peuvent faire valoir leurs arguments. Peut-être que les états de la région notamment le Congo Brazzaville qui est le médiateur et le Tchad joueront enfin le rôle qu’on attend d’eux comme facilitateur de cet accord de paix. Mais il faut aussi envoyer des messages et soutenir ce nouveau gouvernement d’union nationale mais est-ce que la France fait tout ce qu’elle peut, de ce point de vue là on peut se poser la question.

 

RFI : Paris aurait dû inviter le Premier Ministre de transition ?

RM : Ah oui je crois que non seulement il aurait dû l’inviter mais il aurait surtout dû le faire savoir. Paris est tout à fait sensible et voit ce Premier Ministre avec de la sympathie. Je crois qu’il est important que la population centrafricaine sache de ce point de vue-là ce n’est pas simplement une invitation formelle c’est aussi un message politique à son gouvernement tout entier au-delà du Premier Ministre, et puis évidemment la population centrafricaine qui entend tout et n’importe quoi sur le rôle de la France dans ce pays.

 

RFI Roland Marchal je vous remercie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:54

 

 

 

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Depuis les accords politiques de Libreville en Janvier dernier, tout se passe en Centrafrique comme s’il n’y avait pas eu la coalition rebelle SELEKA aux portes de Bangui.


L’action vigoureuse des Chefs d’Etat de la sous-région d’Afrique Centrale et la volonté des belligérants, le Pouvoir et la SELEKA, ont conduit à l’adoption des accords dits de Libreville sur lesquels reposent tous les espoirs de Paix, par le dialogue, dans notre Pays.


Depuis la mise en place du Gouvernement d’union nationale, lequel  marque le début de l’application de ces accords, tout se passe comme si la SELEKA, seule,  devait être responsable de ses échecs qui se dessinent à l’horizon.


 Les prisonniers détenus par la SELEKA ont tous été libérés conformément aux accords de Libreville alors que le Gouvernement, à ce jour, n’a toujours pas procédé à la libération des prisonniers politiques et des personnes arrêtées parce qu’elles sont soupçonnées  de connivence avec la rébellion ou sont des parents des membres de cette coalition rebelle. Ces prisonniers sont-ils toujours en vie ? C’est désormais la question que se posent les familles et une bonne partie des Centrafricains. Y a-t-il une réelle volonté de les libérer s’ils sont bien vivants ? Ils seraient emprisonnés à la célèbre prison de Bossembele, au camp de Roux et à Béréngo. Pourquoi ne pas les libérer conformément aux accords de Libreville et ainsi répondre aux attentes légitimes de la SELEKA et de toute la population ?


Pendant que la SELEKA attend et conditionne son cantonnement au respect des accords,  notamment au départ des troupes étrangères Sud-africaines,  Ougandaises et à la libération des leurs, la milice COCORA, exclusivement favorable au Chef de l’Etat, et  moins partiale s’organise en se substituant  aux forces de l’ordre dans la capitale pour filtrer la circulation et procéder encore et toujours à l’arrestation des personnes jugées suspectes ou en lien avec la SELEKA et ce, au mépris des accords de Libreville et encouragée par le pouvoir public au travers de son silence complice.


La distribution de kalachnikovs, armes de guerre et de machettes à la population civile proche du Pouvoir exécutif et aux  miliciens de COCORA qui fouillent des véhicules et arrêtent des citoyens Centrafricains soupçonnés d’appartenance aux ethnies d’une partie de notre Nation au simple motif qu’ils sont issus de la région d’où est partie la rébellion, doit nous rappeler le génocide du RWANDA. Nous ne dirons pas que nous ne le savions pas ! Ne pas se lever dès à présent  pour condamner et combattre ces dérives criminelles organisées, planifiées nous rendrait complices devant l’histoire et devant les générations futures.


Les Centrafricains quels qu’ils soient ne peuvent pas continuer à assister, dans l’inaction, à l’échec programmé des accords de Libreville et à la descente aux enfers de leur Pays. Le travail de la Transition devant conduire à l’unité nationale est rendu impossible par les mêmes qui nous ont conduits dans cette crise.

La SELEKA et encore moins les rumeurs de division au sein de celle-ci, ne doivent pas être une excuse  pour ceux qui ont beaucoup de responsabilités dans la situation actuelle Centrafricaine.


La diabolisation excessive et déséquilibrée de la SELEKA par rapport aux agissements du pouvoir public, à savoir, les actes non posés et le choix de l’option militaire pour reprendre la main, signe très clairement une instrumentalisation politique dans les médias.


Comment peut-on condamner, et à juste titre, les dérives  de la SELEKA sans condamner le discours, les propos inacceptables des responsables de la milice COCORA, se fondant sur la haine, la violence et la xénophobie ? Il faut rappeler que la milice COCORA devrait être dissoute depuis les accords de Libreville. Ce qui se passe dans notre Pays est assimilable à un affront pour les Chefs d’Etat de la sous-région qui se sont mobilisés pour sauver un pouvoir qui était aux abois et à une prise en otage organisée de la population déjà suffisamment meurtrie par des années d’instabilité et d’insécurité en tout genre.


Les récentes actions militaires de la SELEKA sur le terrain, même si elles sont compréhensibles, ne peuvent pas être admises après les accords de Libreville. Il faut rappeler que Libreville a abouti et a scellé le cessez le feu pour permettre au Gouvernement d’union nationale d’œuvrer sereinement afin de réaliser les objectifs de la transition voulue par toutes les parties et approuvée par une grande partie de la population. Tout se passe comme si le pouvoir avait enclenché une stratégie de pourrissement qui a pour objectif de pousser la population à se soulever au seul motif que la SELEKA serait responsable de son asphyxie et de son agonie.  Après les accords de Libreville, aucune option militaire visant à régler la crise Centrafricaine ne doit être tolérée.


Les récentes déclarations  du Gouvernement qui ne prend en compte que les agissements de la SELEKA, en passant sous silence les raisons de ces agissements d’une part,  ne condamnant pas les agissements de la milice COCORA dans la capitale où les forces de police et de gendarmerie peuvent encore agir conformément à la loi, d’autre part, ne permettent pas de croire à une réelle volonté d’œuvrer selon les accords de Libreville dans un esprit d’unité nationale pour la réussite attendue de sa mission.


Par ailleurs, comment accepter que certains politiques, toujours versatiles, comparent ce qui se passe en Centrafrique à ce qui s’est passé au Nord Mali ou au Nigeria en citant Boko Haram ? Il s’agit d’une déclaration inacceptable qui ressemble non seulement à du mépris pour tous ceux et celles qui œuvrent véritablement pour la restauration de la Paix mais aussi à de l’irresponsabilité politique. Ces déclarations qui proviennent de ceux qui savent pourtant très bien ce qui se passe, ressemblent à de la provocation et ne favorisent guère l’installation d’un climat propice au dialogue permanent qui demeure la seule voie pour retrouver la Paix et la sécurité dont notre Pays a besoin.


 Nous devons maintenir le dialogue entre nous comme mode de règlement de nos conflits et placer l’honneur et la vertu au cœur de nos actions politiques, en toutes circonstances.


Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) doivent être mobilisées et dotées de tous les moyens dont elles ont besoin pour protéger le territoire national contre les invasions et intrusions étrangères. Il y a des années que la LRA de Joseph KONY sème la terreur et la désolation au sein de la population sans que les volontaires de la répression militaire ne s’engagent auprès des FACA pour la bouter hors du territoire national.


C’est la stricte application des accords de Libreville qui permettra progressivement le retour de la Paix dans une République qu’il faudra construire avec tous et pour tous. Le gouvernement doit être un instrument devant permettre cette application. Les politiques doivent cesser d’être versatiles parce que c’est en nous que résident les solutions à nos problèmes, solutions que nous devons défendre quoi qu’il en coûte. Sauf à considérer que Le Président de la République doit démissionner et avec lui, toute la classe politique qui gouverne.


Nous devons arrêter de considérer que seul le Président de la République est responsable de l’échec programmé des accords de Libreville. Rien, mais absolument rien ne doit empêcher le Gouvernement d’union nationale de procéder à l’application de ces accords, le premier ministre étant inamovible et sa mission connue. Le peuple saura alors laquelle des entités, Exécutif, Gouvernement, SELEKA,  est responsable de la situation depuis les accords de Janvier dernier à Libreville.


Le Gouvernement doit procéder immédiatement à la libération des prisonniers concernés par les accords de Libreville. Il doit décréter la dissolution sans délai de la milice COCORA et faire respecter cette décision par les forces de police et de gendarmerie. Les forces armées centrafricaines doivent cesser de subir les humiliations d’où qu’elles viennent. Elles ont besoin du soutien des pouvoirs publics, des encouragements de leurs Chefs et de l’appui des forces de la FOMAC pour retrouver toute leur place dans le processus du rétablissement de l’ordre et de la Paix sur le territoire national.


Les deux tiers du territoire Centrafricain sont sous contrôle rebelle et Bangui, la capitale, est sous contrôle de miliciens et de mercenaires. Il est plus que temps pour que nos forces armées nationales, la police et la gendarmerie retrouvent leurs places et jouent leurs rôles. Le territoire national doit revenir sous le contrôle de la République.

Nous avons tous besoin de réaliser la Concorde Nationale. Cette nouvelle alliance nationale devra dépasser les accords de Libreville et être la nouvelle pierre qui servira à la construction de la fondation de notre édifice national au sein duquel chaque centrafricain  retrouvera  toute sa place.


Retrouvons le sens de l’intérêt général, de l’honneur et de la dignité. Nous devons œuvrer pour que l’unité nationale ne soit pas qu’un vain slogan, laquelle passe nécessairement par des actions concrètes en faveur de la réconciliation nationale, en commençant par nos attitudes et nos paroles.  Nous devons retrouver le sens de l’honneur au travers de notre capacité à respecter nos engagements et à nous conduire comme des citoyens dans une République. Notre dignité sera retrouvée grâce à la réconciliation nationale que nous aurons réalisée et qui offrira aux yeux du monde l’image de la nouvelle Centrafrique au sein de laquelle règneront  la Paix et la Sécurité qui seront des garanties de rentabilisation des capitaux à investir pour mettre tout le monde au Travail.


 Nous devons nous retrouver pour chanter ensemble notre hymne national, la RENAISSANCE.

 Nos ancêtres nous appellent à ce devoir.

 

Fait à Paris, le 16 Mars 2013


Saturnin NDOMBY

Président du FODEM

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 03:04

 

 

 

 

combattants Séléka près de Damara

 

 

19.03.2013 à 08h16( Xinhua )

 

Après avoir pris en otage dimanche ses cinq responsables membres du gouvernement d'union nationale et de transition formé le 3 février, la coalition rebelle centrafricaine Séléka presse le président François Bozizé d'appliquer sans délai les accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon, sous peine de reprise des hostilités dans les prochains jours.

 

Les dirigeants militaires de l'alliance rebelle qui avait pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président Bozizé n'ont pas épargné dans leur décision de détenir leur propre leader, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale au sein du cabinet dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.



"Il fait partie des cinq ministres de notre mouvement. On les a invités pour discuter sur ce qui se passe à Bangui et de la paix. La négociation s'est soldée par un échec et nous sommes obligés de les retenir avec nous", a expliqué à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de cette rébellion qui avait déjà fait parler d'elle avec de nouvelles attaques et la prise de nouvelles villes.


M. Djotodia et sa délégation ont été capturés dimanche à Sibut, une ville du centre de la République centrafricaine (RCA) située à quelque 187 km de Bangui, la capitale, a précisé le colonel Narkoyo, ancien gendarme de deuxième classe dans les Forces armées centrafricaines (FACA) promu au grade de colonel dans la rébellion.


Les téléphones des otages ont été coupés. Ainsi, les tentatives de Xinhua de joindre le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty se sont avérées vaines.


Aucune réaction n'a été enregistrée dans le camp présidentiel. Les multiples initiatives en direction du ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba, n'ont pas non plus été fructueuses.



Les dirigeants militaires rebelles accusent le président Bozizé de ne pas respecter les clauses des accords de paix de Libreville qui, selon eux, ont prévu la libération des prisonniers politiques, le retrait des forces étrangères (sud-africaines et ougandaises) non issues de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) puis la levée des barrières de sécurité à Bangui.



"Tout ce qu'on a donné comme revendications, rien n'est respecté. On leur a donné 72 heures. Si rien n'est fait, nous serons obligés de passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire que nous allons reprendre les armes", a menacé Michel Narkoyo.


Le ton est monté depuis la formation du gouvernement d'union nationale pour lequel ce combattant et d'autres responsables revendiquaient un plus grand nombre de postes, "au moins sept pour satisfaire tout le monde", avait-il réclamé.



Des désaccords sur la question ont alors créé une fracture entre les cinq ministres et la hiérarchie militaire de Séléka, une fracture amplifiée avec l'opération de cantonnement en vue de leur désarment également prévu par les accords de Libreville, rejetée par les troupes.

 

Pour l'heure, le seul geste manifesté par celles-ci a consisté au retrait il y a deux semaines de Damara, localité distante de 90 km de Bangui et où l'offensive rebelle vers la capitale avait été stoppée par les forces de paix de la CEEAC, pour Sibut, l'une des sept villes aujourd'hui sous contrôle de l'alliance.



De sources officielles à Pretoria, l'Afrique du Sud avait déployé 400 soldats en RCA pour aider à préserver la paix et la stabilité de ce pays d'Afrique centrale, avait-on justifié. Après la signature des accords de Libreville parrainés par les chefs d'Etat de la CEEAC, Séléka avait lancé un ultimatum de 72 heures pour leur retrait, y compris celui des troupes ougandaises présentes dans l'Est pour traquer le chef rebelle Joseph Kony de l'Armée de résistance du seigneur (LRA).



Le ministre de la Communication Gazam Betty avait, dans un entretien récent à Xinhua, souligné que la présence sud-africaine découlait des accords de coopération entre Bangui et Pretoria et que le retrait exigé ne devait pas constituer une condition pour l'application des accords de paix. 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 02:44

 

 

 

Bozizé en difficulté

 


Bangui, 19 mars 2013 (CAP) -  Alors qu’il est incapable de gérer la crise en cours dans le pays,  Bozizé Yangouvonda qui prend tout le monde pour des dupes, a annoncé sans détour dans son message adressé en langue nationale sango à la population le 15 mars dernier au stade 20.000 places à Bangui, qu’il veut se présenter une fois de plus à la présidentielle de 2016. « (…) S’ils veulent être présidents, ça doit être par la voie des urnes et ils doivent d’abord me battre en 2016 » a ouvertement et clairement dit François Bozizé. Voilà qui est dit et tous ceux qui croyaient que BOZIZE quitterait le pouvoir en 2016 doivent en être pour leurs frais.  



A travers cette prise de position, on a vu les Yambete et consorts très galvanisés à poursuivre leur mission qui consiste à modifier la constitution de la République centrafricaine. En utilisant la jeunesse. C’est ainsi que Yambété vient de mettre à la tête du Conseil national de la jeunesse un autre Gbaya du nom de Kpéfio sous la bénédiction de Riva afin de mener à bien leur mission.



On les voit d’ailleurs se lécher les babines après s’être partagés même inégalement les 80 millions de Bozizé car, sur 100 millions de F CFA sortis du trésor public et donnés par Bozizé à Yambété, ce dernier a présenté seulement 20 millions officiellement à la jeunesse lors de cette fameuse conférence-débat qui s’est terminée en queue de poisson au stade. Et c’est toujours cette jeunesse qu’on a tendance à duper à tous les coups sur laquelle on veut marcher pour grimper au sommet. 

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