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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:13

 

 

 

 

APA publié le : 09/10/2014 à 13:42

 

Les affrontements entre les anti-balaka et les sélékas qui se sont déroulés mardi et mercredi à Bangui ont fait sept morts et plusieurs blessés, a-t-on appris jeudi dans la capitale centrafricaine dont les principales artères sont hérissées de barricades, entrainant ainsi le blocus du transport urbain.

 

Ces barricades érigées par des manifestants viennent consolider la grève des taximen déclenchée la veille suite à l’assassinat d’un des leurs au KM5 par des musulmans armés.

 

Après l’ultimatum lancé lundi par le coordonnateur du mouvement patriotique des anti-balaka, Patrice Edouard Ngaissona à la présidente de démissionner pour incompétence, c’est au tour, ce jeudi 9 octobre de l’état-major de la coalition séléka basé à Bambari d’exiger la démission de la cheffe de l’état de transition Catherine Samba-Panza.

 

Selon le chef de cabinet de l’état-major de cette coalition, le lieutenant Younouss, Catherine Samba-Panza, en demandant à l’état-major de séléka de quitter la ville de Bambari, ‘’a remis en cause la nationalité ou la citoyenneté des séléka », d’où, a-t-il martelé ces derniers exigent ‘’simplement et purement la démission de la cheffe de l’état de transition et de son gouvernement et l’élection d’un nouveau président ».

 

’C'est un grand complot qui est lancé contre le peuple centrafricain. Nous étions au courant de la préparation de ce complot depuis longtemps et tous les moyens ont été utilisés pour le mettre en exécution », a répondu, pour sa part, le Premier ministre Mahamat Kamoun.

 

Selon le chef du gouvernement, l’assassinant d’un séléka est un signe avant-coureur. ‘’C'est à partir d’un cas de meurtre au niveau du quartier Gobongo (4è arrondissement) que la situation s’est embrasée. Et c’est dommage », a-t-il regretté.

 

D’après le programme de la session ordinaire du Conseil national de Transition, le gouvernement devrait s’expliquer demain devant les conseillers nationaux sur le don angolais.

 

Copyright : © APA

Sept morts dans des affrontements à Bangui entre Sélékas et anti-Balaka
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 16:46

 

 

 

 


Bangui - AFP / 09 octobre 2014 17h08 - Les anciens rebelles de la Séléka ont demandé jeudi la démission de la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza, alors que de nouvelles violences intercommunautaires ont fait au moins sept morts depuis mardi à Bangui.


L'état-major des forces républicaines ex-Séléka demande purement et simplement que la présidente de transition et son gouvernement démissionnent de leurs fonctions, a déclaré à l'AFP Younous Ngardia, conseiller à l'état-major de l'ancienne rébellion majoritairement musulmane qui avait pris le pouvoir en Centrafrique de mars 2013 à janvier 2014. 


L'état-major de l'ex-Séléka a été surpris mercredi par la visite de cinq membres du gouvernement venus transmettre le message de la présidente de la République dans lequel elle exige le départ de l'ex-Séléka de Bambari, une ville du centre du pays où des affrontements intercommunautaires ont fait au moins 25 morts la semaine dernière, a-t-il précisé.


La coordination des anti-balaka, milices centrafricaines à dominante chrétienne qui s'étaient rendues tristement célèbres pour avoir pourchassé et massacré les musulmans centrafricains après la chute de la Séléka, avait également demandé au début de la semaine la démission de Mme Samba Panza, pour d'autres raisons. Les anti-balaka protestaient notamment contre le retour de soldats tchadiens pour assurer sa protection et la disparition présumée de plusieurs millions de dollars donnés par l'Angola. 


Les autorités sont accusées d'être incapables de ramener l'ordre à Bangui, où une nouvelle flambée de violences a fait au moins sept morts depuis mardi soir, dont deux tués dans la nuit de mercredi à jeudi, selon la force de l'ONU Minusca.

Au moins cinq personnes avaient été tuées et plusieurs blessées dans des violences intercommunautaires survenues mardi et mercredi.


Un motard musulman a attaqué des passants à la grenade en pleine rue, tandis qu'au quartier KM5, un jeune conducteur de taxi a été tué par des hommes armés, également musulmans, qui ont incendié des dizaines de maisons, selon une source onusienne.

En réaction, des barricades ont été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka sur certaines grandes avenues du centre-ville et dans les quartiers nord, leur fief.

Nous sommes sur le terrain, et c'est un peu tout le monde qui tire, indiquait jeudi matin une source de la gendarmerie locale. Le calme n'était pas revenu dans l'après-midi.

Les autorités de transition n'ont pour l'instant fait aucune déclaration officielle sur ces violences, les plus meurtrières qu'a connues la capitale depuis la fin août, lorsque cinq personnes avaient été tuées au cours d'accrochages entre des soldats européens de l'Eufor-RCA et des hommes armés.


La Croix-Rouge centrafricaine a parallèlement fait savoir que ses personnels avaient été la cible de menaces ouvertes et directes, dues à une mauvaise perception de ses activités de récupération des corps des victimes par une partie de la population, qui a ainsi bloqué son action.


Elle se déclare encore extrêmement préoccupée par ces menaces, qui l'empêchent de mener ses activités de secours. De ce fait, de nombreuses victimes se retrouvent abandonnées à leur sort dans les quartiers de la capitale, déplore-t-elle. 


Les menaces doivent cesser. Nous demandons à la population de faciliter le travail des volontaires de la Croix-Rouge, a insisté dans un communiqué Jean-François Sangsue, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans la capitale centrafricaine.


Si ces menaces continuent, nous serons obligés de cesser toute activité de secours, laissant ainsi de nombreuses victimes livrées à elles-mêmes, a-t-il conclu.


Bangui, ravagée depuis un an et demi par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart ses habitants musulmans traqués par les milices anti-balaka, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=525703 

Centrafrique: nouveaux heurts à Bangui, la Séléka appelle la présidente à la démission
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 16:39

 

 

 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) - 2014-10-09 15:00:00 - Le Président angolais, Jose Eduardo dos Santos, avec une fortune de 20 milliards de dollars US (10.000 milliards FCFA) est le Chef d’Etat africain le plus riche de l’année 2014, selon le magazine économique américain Forbes, consulté, jeudi, par APA.


José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 34 ans, qui pèse 10.000 milliards FCFA, caracole en tête du classement du journal américain, précisant qu'au moment où la majorité d'Angolais dont 70% vivent dans la pauvreté, la fille de Jose Eduardo dos Santos (Isabel) est l'Africaine la plus riche et la femme noire la plus riche au monde.

Loin derrière le No1 angolais, se classent, successivement, le Roi Mohamed VI du Maroc avec 1250 milliards FCFA, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Equatoriale avec 300 milliards FCFA. Le carré est complété par Uhuru Kenyatta, chef de l'Etat kenyan dont la fortune s'élève à 250 milliards FCFA.


En 5è, 6è et 7è position, viennent dans l'ordre, le Camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis 31 ans (100 milliards FCFA), le roi du Swaziland, King Mswati III (50 milliards FCFA) et Goodluck Jonathan du Nigéria (50 milliards FCFA) au pouvoir depuis 2010. 


Le Président Idriss Déby du Tchad occupe la huitième place avec une richesse évaluée à 50 millions de dollars américains soit 25 milliards FCFA quand Robert Mugabe, président du Zimbabwe depuis 1987, ferme le top 9 avec 10 millions de dollars US (5 milliards FCFA). 


Forbes qui a publié ce classement est un magazine économique américain fondé en 1917 par Bertie Charles Forbes. Le magazine est réputé pour ses différentes listes publiées sur des personnalités, des entreprises, des pays ... 

 

http://www.apanews.net/article_read-806529-joseduardo-dos-santos-le-chef-d--etat-africain-le-plus-riche-avec-10-000-milliards-fcfa.html#sthash.ULrT2DCb.dpuf  

José Eduardo dos Santos, le chef d'Etat africain le plus riche avec 10 000 milliards FCFA
José Eduardo dos Santos, le chef d'Etat africain le plus riche avec 10 000 milliards FCFA
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 14:30

 

 

 

 

Par Fridolin Ngoulou-RJDH - 08/10/2014

 

Au moins 300 ex-Séléka désarmés, «démobilisés» et cantonnés au camp du Régiment de Défense Opérationnelle du Territoire (RDOT), seront transférés dans les prochaines heures à Bambari et Bria. L’opération, planifiée par le Ministère d’État en charge de la Défense Nationale et la MINUSCA, sera exécutée par l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), après une courte consultation de quelques heures effectuée par cette structure internationale dans la localité auprès des autorités locales et des acteurs humanitaires et sécuritaires, il y a quelques semaines. Une consultation qui pré-date de quatre jours les affrontements interconfessionnels meurtriers qui ont enflammé la ville la semaine dernière, mais ne remettent visiblement pas pour autant en question l’agenda de transfert des éléments du RDOT. Nombre d’acteurs locaux et internationaux présents dans la localité ont exprimé leur inquiétude face au manque de préparation de cette opération devant débuter ce mercredi, 08 ou jeudi, 09 octobre.

 

Selon le Colonel Haroun, l’un des chefs des ex Séléka du camp RDOT, ces ex-combattants «quitteront le jeudi. Les uns resteront à Grimari, Bambari, Bria, Bangassou, Alindao…pour attendre le processus de DDR. Quant à ceux de Bangui, ils vont rester ici un peu pour attendre leur tour.» Selon le colonel Haroun, tous ces ex-Séléka ont été désarmés et partiront sans effets militaires « comme des civils ».


Informé du transfert des éléments du RDOT plus tôt cette semaine, le préfet de la Ouaka, El Hadji Abakar Ben Othman, a réuni les habitants de la localité en matinée. Alors qu’il salue le transfert des ex-Séléka, qui sera accompagnée selon lui d’un appui financier de l’OIM «pour les utiliser dans le domaine de l’assainissement des lieux publics, des écoles, des hôpitaux en attendant le DDR», le préfet a néanmoins exprimé quelques inquiétudes. Notamment à la suite du transfert récent des déplacés de PK12 par l’OIM au printemps dernier, considérés par certains habitants de la localité comme plus extrémistes que la norme. «Je demande à ces ex-combattants de ne pas agir comme les déplacés de PK12 une fois arrivés à Bambari. Ils ne doivent pas se lancer dans les actes délictuels sinon, ça ne marchera pas», a indiqué le préfet.


D’après une autorité locale, dont les propos tenus lors de la réunion de ce matin sont rapportés par le correspondant du RJDH à Bambari, «l’arrivée des déplacés de PK12 a causé du tort à la population car ils se sont livrés à des actes illicites. Transférer des ex-combattants maintenant, c’est synonyme d’empirer la tension dans la ville.» Selon certains ex-Séléka, une fois transférés en dehors de Bangui, il n’y a aucun plan convainquant pour leur prise en charge, en attendant la réinsertion dans leurs communautés. Et à Bambari, nombreux sont les acteurs locaux et internationaux qui notent la libre-circulation et prolifération des armes aux mains des deux groupes d’ex-Sélékas toujours mobilisés dans la localité. Rien, a priori, n’empêchera les ex-Séléka désarmés prochainement transférés à Bambari de réintégrer les rangs de leur ancienne formation rebelle. 


Du côté de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), on soutient que le projet est géré par le «Gouvernement de la République Centrafricaine en coordination avec la MINUSCA» et que l’OIM ne fournit qu’un «appui technique». Questionnée sur l’accueil qui sera réservé aux ex-Séléka une fois transférés vers Bambari - une ville tendue où une large part de la population vit toujours dans des camps de déplacés vulnérables aux attaques des groupes armés civils comme paramilitaires -la structure internationale indique que « le Gouvernement de la RCA, soutenu par la communauté internationale, continuera à mobiliser les ressources nécessaires pour accompagner le processus de retour des combattants dans leurs communautés. Pour faciliter le début d’un processus d'intégration, l'OIM avec ses partenaires facilitent des projets socio-économiques pour la communauté. C'est une processus inclusif et participatif.»


Selon Anne Kathrin Schaefer, gestionnaire de programme de l’OIM, «le processus de retour est un processus volontaire basé sur la déclaration de leur volonté à retourner vers leurs communautés d’origine. Le Gouvernement, la MINUSCA et l'OIM vont faire tout en leur possible pour assister le processus de retour d’une manière efficace, digne et volontaire». Mme Anne Kathrin Schaefer note de plus que chaque retour est accompagné par un désarmement, des séances de sensibilisation, des vérifications médicales, des séances psychosociales et des activités spécifiques pour les femmes et des enfants associés aux groupes armés avec l’appui de l’UNICEF.


Cette opération de transfert des ex-Séléka vers les villes de Bambari et Bria, la troisième du genre depuis le début septembre 2014, intervient une semaine après de récents affrontements meurtriers entre communautés musulmane et chrétienne dans le chef-lieu de la Ouaka.

Centrafrique: Bambari et Bria accueilleront des ex-Séléka du camp RDOT
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 14:18

 

 

 

 


Le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine ont été menacés et empêchés de faire leur travail à Bangui, alors qu'une nouvelle flambée de violence s'est emparée de la capitale centrafricaine. Les deux organisations ont demandé que ces menaces cessent.


"Sans sécurité, nous ne pouvons pas travailler et sauver des vies. Les menaces doivent cesser. Nous demandons à la population de faciliter le travail des volontaires de la Croix-Rouge", a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR à Bangui.



"Si ces menaces continuent, nous serons obligés d'arrêter toute activité de secours, laissant ainsi de nombreuses victimes livrées à elles-mêmes", a-t-il averti.


Une nouvelle flambée de violence s’est emparée des rues de la capitale centrafricaine, Bangui, faisant plusieurs morts et blessés. Des maisons et des commerces ont en outre été saccagés et incendiés, a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).


Tension croissante

 

Des tirs de mitrailleuses et d'armes lourdes ont retenti dans la nuit et la matinée à Bangui, la capitale de la Centrafrique, ont rapporté des témoins. Ces tirs surviennent après plusieurs jours de tension croissante entre les communautés chrétienne et musulmane.


Les rues ont été rapidement désertées par les habitants pris de panique. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge appelle au respect de la vie et de la dignité humaine et à la protection de la population civile.


Mercredi, les volontaires et les équipes de secours de la Croix-Rouge centrafricaine ont été la cible de menaces ouvertes et directes, dues à une mauvaise perception de ses activités de récupération des corps des victimes par une partie de la population, selon un communiqué du CICR.



La Croix-Rouge se dit extrêmement préoccupée par ces menaces, qui l’empêchent de mener ses activités de secours. De nombreuses victimes se retrouvent abandonnées à leur sort dans plusieurs quartiers de la capitale.



(ats / 09.10.2014 14h03) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=525607 

La Croix-Rouge dénonce les menaces à son encontre
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 13:35

 

 

 

PRIMATURE                                                            RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE                         *******                                                                    Unité - Dignité - Travail 

DIRECTION DE CABINET                                                                        *******                                                      

                   ********

 

 

 

 

CELLULE DE COMMUNICATION   

 

 

 

RÉACTION À LA DÉCLARATION DE L’AFDT

RELATIVE À LA GESTION DU DON ANGOLAIS 

 

 

Au prétexte de réagir aux rumeurs malveillantes sur la supposée affaire du détournement d’une partie du don angolais qui défraie la chronique nationale ces derniers temps, l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) a porté des accusations attentatoires à l’encontre des plus Hautes Autorités de la Transition. 

 

Il n’est ni sérieux ni responsable de la part de partis fussent-ils membres de l’AFDT qui ont eu à présider aux destinées du pays par le passé et qui ont tous échoué de fonder une prise de position politique de cette nature sur des rumeurs ou sur des informations de presse dont on connait les origines fallacieuses. 

 

Aujourd’hui, tout le monde sait que le fameux « angolagate » n’est que l’alibi dont usent ces partis politiques pour déstabiliser la Transition en cours. Il s’agit au fond de l’arbre qui cache très mal les véritables intentions de ces leaders pouvoiristes en totale perte de vitesse au regard de l’opinion publique nationale. 

 

Par ailleurs, la leçon de morale et d’intégrité en matière de gestion de la chose publique ne peut venir des gens qui ont eu à gérer ce pays et qui ont échoué justement à cause de la mal gouvernance et de nombreux détournements impunis de deniers publics, y compris le don taïwanais de 45 milliards de FCFA. 

 

Le devoir de mémoire nous impose ici de savoir regarder dans le rétroviseur avant de jeter l’opprobre sur autrui, selon la logique du voleur qui crie au voleur. 

 

Face à cette logique de complot permanent, les plus Hautes Autorités de la Transition appellent la population centrafricaine à la sérénité, demandent à toutes et à  tous de continuer à leurs faire confiance.     

 

 

 

La Cellule de Communication de la Primature 

Le gouvernement réagit à la déclaration de l'AFDT sur le détournement du don angolais
Le gouvernement réagit à la déclaration de l'AFDT sur le détournement du don angolais
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 13:09

 

 

 

Des tirs à l’arme lourde ont été entendus ce matin à Bangui alors que l’ultimatum des anti-balaka appelant la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, à la démission, s’expirait. Au moins quatre morts enregistrés.


Une manifestation hostile des Musulmans s’en est suivie.

 

Le bilan des violences était d’au moins quatre morts d’après nos correspondants dans la capitale centrafricaine.

 

Tout est pari du meurtre d’un musulman au quatrième arrondissement. Le président du collectif 236 habitant le même quartier a expliqué à l’un de nos correspondants qu’il s’agissait d’une violente réaction de musulmans.

 

« La réaction des musulmans ne ‘est pas faite attendre à la vue du corps complètement d’un des leurs, » a dit Azar Djaber, le président dudit collectif.


Ailleurs, un autre incident a été à l’origine d’émeutes. Il s’agissait d’un membre l’ex-milice de la Seleka qui a été tué après avoir dégainé une grenade qu’il a balancée dans un marché au niveau du quartier Gobongo.

 

A la suite de ces violences, les conducteurs des bus et taxis sont entrés en grève, paralysant la ville Bangui.

 

Deux autres corps jonchaient la rue, d’après Djaber.

 

Cette forte tension constatée à Bangui est, par coïncidence, tombée au jour où l’ultimatum de la Seleka appelant à la démission la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza. Samba-Panza a déjà indiqué qu’elle ne s’occupera pas de l’ultimatum des Balaka.

 

La situation était encore tendue malgré la présence des troupes onusiennes.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/centrafrique-tirs-a...

 

 

 

Des tirs de mitrailleuses et d'armes lourdes ont retenti dans la nuit et jeudi matin à Bangui, la capitale de la Centrafrique, ont rapporté des témoins.

 

On ignore qui sont les auteurs de ces tirs, qui surviennent après plusieurs jours de tension croissante entre les communautés chrétienne et musulmane.

 

Un journaliste de Reuters dit avoir entendu des tirs au mortier en provenance du quartier PK5.

 

Les rues ont été rapidement désertées par les habitants pris de panique. Une travailleuse humanitaire dit avoir reçu pour instruction de rester chez elle.

Centrafrique. Tirs d'armes lourdes à Bangui dans la nuit
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 13:04

 

 

 

FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme

 

LDH - Ligue française des droits de l'Homme et du citoyen

 

OCDH - Observatoire congolais des droits de l’Homme

 


Communiqué de presse conjoint


 

Paris, Brazzaville, le 9 octobre 2014 - La Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a confirmé aujourd'hui la mise en examen pour crimes contre l'humanité de Norbert Dabira, ancien inspecteur général des armés congolais.

Une demande d'annulation avait été introduite par ses avocats à la suite de sa mise en examen en août 2013. Elle a aujourd'hui été rejetée. La défense invoquait le fait que M. Dabira, avait été acquitté à Brazzaville en août 2005 des faits qui lui sont reprochés en France et qu'il ne pouvait par conséquent être jugé une deuxième fois pour la même affaire. Une requête similaire avait déjà été adressée par la défense de Norbert Dabira à deux reprises, en 2007 devant la Cour de cassation et en 2010 devant la juge d’instruction de Meaux, et avait été rejetée dans les deux cas. 

« Les manœuvres dilatoires de la défense dans cette affaire ont une fois de plus été écartées » ont déclaré nos organisations.« La procédure doit se poursuivre en France et mener à un procès, c’est le seul espoir de justice pour les victimes et les proches des disparus, qui ne sont jamais parvenus à obtenir justice dans leur pays »


L’affaire des disparus du Beach de Brazzaville est ouverte depuis 2001 devant la justice française, date à laquelle la FIDH, la LDH et l’OCDH avaient déposé une plainte visant à établir les responsabilités pénales individuelles dans la disparition de plus de 350 personnes durant les premières semaines de mai 1999 au port fluvial du Beach de Brazzaville. Cette plainte avait conduit à l’ouverture d’une information judiciaire en France, en février 2002, en application du principe de compétence universelle des juridictions nationales, pour crimes contre l’humanité, disparitions forcées et torture. Près de 80 victimes rescapées ou membres de famille de victimes participent en tant que parties civiles à la procédure.


En 2005, les autorités congolaises avaient organisé un procès au cours duquel l’État avait bien été reconnu responsable des crimes perpétrés à Brazzaville en mai 1999 mais qui avait surtout été l'occasion d’acquitter tous les présumés responsables visés dans la procédure française. Ce procès visait manifestement à invoquer en France le principe de droit selon lequel on ne peut pas être jugé deux fois pour les mêmes faits (non bis in dem).


En 2012, l’instruction avait été rapatriée au sein du pôle spécialisé dans les crimes contre l’humanité, crimes de génocide, crimes de guerre et torture nouvellement créé au sein du Tribunal de grande instance de Paris.


« Après 13 ans de procédures et de multiples rebondissements, cette affaire sensible pour le pouvoir au Congo-Brazzaville nécessite un action résolue des autorités françaises afin d'identifier et faire entendre les personnes suspectées dans se dossier qui continuent de se rendre sur le territoire français sans être inquiétées » ont rappelé nos organisations. 


Rappel des faits


Entre le 5 et le 14 mai 1999, des Congolais (du Congo-Brazzaville) réfugiés du fait de la guerre civile dans la région du Pool ou en République démocratique du Congo (RDC), sont revenus vers Brazzaville par le port fluvial, suite à la signature d'un accord tripartite entre la RDC, la République du Congo et le Haut Commissariat aux réfugiés, définissant un couloir humanitaire censé garantir leur sécurité. A leur arrivée à Brazzaville, des centaines de personnes ont été arrêtées par des agents publics pour interrogatoire et ont disparu, sans que l'on sache, encore aujourd'hui, ce qui leur est arrivé.

 
Pour plus de détails sur ces événements et sur les procédures judiciaires passées et en cours, voir le récapitulatif de l'affaire élaboré par la FIDH.



--FIN--

Contacts presse : 


Audrey Couprie , FIDH, presse@fidh.org , +33 6 48 05 91 57 (Français, Anglais, Espagnol) 
Andreas Schueller, ECCHR, info@ecchr.eu, +49 30 40048590 (Français, Anglais, Allemand)

 

La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH milite pour tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

 

La justice française confirme la mise en examen d'un général congolais accusé de crimes contre l'humanité (FIDH)
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 13:02

 

 

 

 

09/10/14 (AFP)

 

Les traits tirés, ils rentrent par petites vagues à bord de camions affrétés par des organisations humanitaires. Pour de nombreux musulmans ayant dû fuir les violences inter-religieuses du début de l'année, une nouvelle vie commence en Centrafrique, non sans appréhension.

 

Réfugiés dans des pays voisins, nombre d'entre eux disent qu'ils n'avaient d'autre choix que de rentrer au pays. A cause des difficultés rencontrées dans leur exil forcé.

 

"C'était très dur, vraiment dur, au Tchad. Nous étions en sécurité, mais pas du tout libres de tous nos mouvements", confie Ahmat Adoum, un jeune quincailler qui revient à Bangui.

 

Comme plusieurs dizaines de milliers de civils musulmans, il avait dû tout abandonner du jour au lendemain pour sauver sa peau. D'autres sont allés au Cameroun surtout, mais aussi au Mali, en Guinée, au Burkina Faso, et jusqu'au Sénégal.

 

"Je n'accepterai jamais de souffrir à l'étranger alors que ma terre natale, c'est la Centrafrique", raconte Asta, une vendeuse de kola (un type de noix), visiblement éprouvée.

 

"A la frontière avec le Cameroun, j'étais prise en charge avec tous mes enfants. Mais les conditions étaient déplorables. J'ai perdu deux de mes enfants. Je ne pouvais pas rester là-bas, c'est pourquoi je suis revenue dans mon pays", confie-t-elle.

 

Avec difficulté, Asta raconte en sango (la langue nationale centrafricaine) son quotidien dans le camp de réfugiés camerounais qui a vu mourir de malnutrition ses deux enfants les plus jeunes: la pénurie et les rationnements de nourriture, les files d'attentes interminables lorsque les vivres arrivaient enfin...

 

"Il fallait aussi se battre" pour voir un médecin, souligne la jeune femme.


- Les boubous au placard -

 

Beaucoup ont hâte de redécouvrir ce qu'est devenue leur ville, maintenant que le danger n'est plus si grand.

 

Les quartiers nord de Bangui s'enflamment toujours régulièrement, on entend tirer toutes les nuits et la criminalité empoisonne la vie quotidienne dans la capitale centrafricaine. Mais les exactions des rebelles de la Séléka --majoritairement musulmans--, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013, puis celles des miliciens anti-balaka --majoritairement chrétiens--, qui ont contribué à les chasser en janvier, ont cessé.

 

Considérant les civils musulmans comme complices de la Séléka, les anti-balaka s'étaient livrés à un véritable nettoyage ethnique, les forçant à fuir s'ils voulaient garder la vie sauve. Aucune organisation ne s'est hasardée à établir un bilan complet du nombre de victimes.

 

La plupart de ceux qui reviennent croient en la restauration de la paix. Seule compte maintenant la reprise de leurs activités, et notamment le commerce: vente des pièces détachées d'automobiles et autres engins, d'oléagineux, de denrées de première nécessité, de tissus, de chaussures... Ce sont eux qui faisaient marcher l'économie de la capitale avant leur exode, et leur absence s'est fait durement sentir, ne serait-ce que parce que les prix se sont envolés sur les marchés.

 

"Nous attendons beaucoup de la part de la communauté internationale. J'avais un commerce de plus de 2 millions de francs CFA (3.000 euros, ndlr). Je suis allé vivre au Tchad comme un pauvre, alors j'ai décidé de rentrer. Puisque je n'ai rien et comme la paix semble de retour dans mon pays, j'attends une aide de la communauté internationale", insiste Issa, un commerçant.

 

"Etant de retour, on a rouvert notre boutique avec le peu dont on dispose", ajoute Aliou Moctar, un autre commerçant. Rentré du Cameroun, il s'est réinstallé au PK5, au nord de Bangui, dans un quartier encore régulièrement secoué par des violences intercommunautaires.

 

Preuve que l'appréhension demeure, les boubous chatoyants des musulmans banguissois sont remisés au placard, au profit des tenues plus discrètes portées par la majorité chrétienne.

 

"On a encore peur, parce que certaines personnes veulent toujours continuer à faire régner la violence. Je suis parti du Tchad au Cameroun, pour regagner Bangui. C'est le pardon qui compte maintenant. On n'a plus besoin de tout cela", dit d'un air pensif Ousséni, un boucher qui a lui aussi presque tout perdu.

 

par Christian PANIKA

 

Le difficile retour des réfugiés musulmans en Centrafrique
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 12:58

 

 

 

 

Par RFI 08-10-2014 à 23:20

 

En République centrafricaine, un regain de tension sévit à Bangui depuis 24 heures. Les chauffeurs de taxi ont bloqué, ce mercredi 8 octobre, plusieurs places de la ville en protestation après l'agression d'un taximen au PK5, l'enclave musulmane de Bangui. Parallèlement, les habitants du PK5 ont manifesté devant le siège de la Minusca après la mort d'un musulman assassiné la veille.

 

C'est devenu cyclique à Bangui. Un crime entraine d'autres crimes jusqu'à paralyser la ville et plonger ses habitants dans la peur et la confusion.

 

Mardi soir, dans une rue du quartier Gobongo, des hommes jettent des grenades sur une foule. Cet acte criminel blesse vingt-quatre personnes dont cinq gravement. Dans la foulée, un homme, présenté comme l'un des auteurs de ce crime, est lynché et son corps calciné. C'est un habitant du PK5, un musulman, et en apprenant la nouvelle, mercredi matin, l'enclave musulmane s'embrase.

 

Les manifestants en colère s'en prennent à plusieurs chauffeurs de taxi. Dans les heurts, l'un d'entre eux est assassiné ainsi que deux passagers. Immédiatement, les chauffeurs de taxi se mobilisent, dressent des barricades et occupent les carrefours.

 

L'ambiance est si tendue à Bangui que la coordination des mouvements anti-balaka renonce à sa marche pacifique prévue, jeudi, afin de « ne pas ajouter de la confusion à la confusion », selon son leader Edouard Patrice Ngaissona.

 

Cette dernière flambée de violences intervient dans un contexte politique marqué par l'affaire des fonds angolais qui font parler le tout-Bangui. Le gouvernement a promis de s'expliquer en détail sur l'utilisation de ces fonds, vendredi, devant les membres du parlement de transition.

 

 

 

Centrafrique : Tirs à l’arme lourde et violences à Bangui

 

http://www.lavoixdelamerique.com/    jeudi, octobre 09, 2014 Heure locale: 09:58 

08.10.2014 15:42

 

Des tirs à l’arme lourde ont été entendus ce matin à Bangui alors que l’ultimatum des anti-balaka appelant la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, à la démission, s’expirait. Au moins quatre morts enregistrés.

 

Une manifestation hostile des Musulmans s’en est suivie.

 

Le bilan des violences était d’au moins quatre morts d’après nos correspondants dans la capitale centrafricaine.

 

Tout est pari du meurtre d’un musulman au quatrième arrondissement. Le président du collectif 236 habitant le même quartier  a expliqué à l’un de nos correspondants qu’il s’agissait d’une violente réaction de musulmans.

 

« La réaction des musulmans ne ‘est pas faite attendre à la vue du corps complètement d’un des leurs, »   a dit Azar Djaber, le président dudit collectif.

 

Ailleurs, un autre incident a été à l’origine d’émeutes. Il s’agissait d’un membre l’ex-milice de la Seleka qui a été tué après avoir dégainé une grenade qu’il a balancée dans un marché au niveau du quartier Gobongo.

 

 A la suite de ces violences, les conducteurs des bus et taxis sont entrés en grève, paralysant la ville Bangui.

 

Deux autres corps jonchaient la rue, d’après Djaber.

 

Cette forte tension constatée à Bangui est, par coïncidence, tombée au jour où l’ultimatum de la Seleka appelant à la démission la présidente de la transition centrafricaine, Cathérine Samba-Panza. Samba-Panza a déjà indiqué qu’elle ne s’occupera pas de l’ultimatum des Balaka.  

 

La situation était encore tendue malgré la présence des troupes onusiennes.

RCA: des violences à Bangui, encore sous tension
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