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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:16

 

 

Urgent

 

Me Nicolas Tiangaye

 


BANGUI AFP / 17 janvier 2013 14h00- L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, selon un décret signé jeudi par le président François Bozizé au terme d'une cérémonie réunissant toutes les parties du conflit centrafricain à Bangui.


Nous allons nommer Me Nicolas Tiangaye; Tiangaye veut de ce poste et nous lui souhaitons bonne chance a affirmé le président Bozizé juste avant de signer le décret en présence de la presse, des rebelles du Séléka, de l'opposition et de la société civile.



(©) 

 

 

 

Centrafrique: L'opposant Nicolas Tiangaye nommé Premier ministre


BANGUI AFP / 17 janvier 2013 15h03 - L'opposant et avocat Nicolas Tiangaye a été nommé Premier ministre du gouvernement d'union nationale de la Centrafrique, comme proposé par l'opposition civile et rebelle, selon un décret signé jeudi par le président François Bozizé au terme d'une cérémonie réunissant toutes les parties du conflit centrafricain à Bangui.


Nous allons nommer Me Nicolas Tiangaye; Tiangaye veut de ce poste et nous lui souhaitons bonne chance a affirmé le président Bozizé juste avant de signer le décret en présence de la presse, des rebelles du Séléka, de l'opposition et de la société civile.


C'est un soulagement pour le peuple centrafricain, nous voyons la paix poindre à l'horizon, a déclaré pour sa part Nicolas Tiangaye.


Le problème que le gouvernement doit résoudre en urgence, c'est la pacification du pays et la restructuration de l'armée, a ajouté le nouveau Premier ministre, juriste réputé et défenseur des Droits de l'homme respecté de tous.


Sa nomination, attendue depuis plusieurs jours, faisait l'objet d'un consensus entre l'opposition démocratique et les rebelles du Séléka, qui ont confirmé ce choix lors d'une rencontre avec le président (médiateur) congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville mardi.


Je ne peux pas vous dire quand la liste du gouvernement sera rendue publique, on en discutera, il faut entamer les négociations (...) avec toutes composantes qui étaient présentes à Libreville, a précisé M. Tiangaye.


Les négociations dans la capitale gabonaise avaient réuni la semaine dernière le pouvoir, l'opposition démocratique, la société civile et les rebelles qui avaient conquis une grande partie du pays après leur soulèvement le 10 décembre.


L'accord de sortie de crise signé le 11 janvier à Libreville prévoyait la nomination d'un nouveau Premier ministre issu de l'opposition.


Le texte prévoit également que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne pourra pas révoquer le nouveau Premier ministre pendant la période de transition de 12 mois.


Ancien président de la ligue centrafricaine des droits de l'Homme, Me Tiangaye a notamment défendu l'ex-empereur Bokassa en 1986-1987 mais aussi... François Bozizé, accusé d'un complot sous le régime d’André Kolingba en 1989.


Il a été président du Conseil national de transition (CNT, parlement de transition) en 2003 après la prise de pouvoir de Bozizé et a surtout été un des principaux rédacteurs de la Constitution adoptée en 2004.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:32

 

 

Bozizé perdu

 

 

RCA: le nouveau Premier ministre devrait enfin être nommé officiellement ce jeudi


RFI  jeudi 17 janvier 2013


En Centrafrique, alors qu’une délégation de quatre chefs de la rébellion de la Seleka est arrivée mardi à Bangui, le président Bozizé n’a toujours pas nommé le Premier ministre qui sera chargé de conduire la transition. Ce pourrait être chose faite ce jeudi 17 janvier.


La crise centrafricaine devrait connaître, ce jeudi, une nouvelle avancée. Ce matin, la présidence doit accueillir une cérémonie en présence de toutes les entités signataires de l’accord de Libreville. Sont donc conviés au palais de la Renaissance des représentants du pouvoir, de l’opposition, de la rébellion de la Seleka, des mouvements politico-militaires non combattants et de la médiation congolaise.


L’initiative de cette cérémonie a été prise, mercredi soir, à l’issue d’une rencontre entre le président Bozizé et Emile Ouosso, l’émissaire de Denis Sassou Nguesso. Le ministre congolais est-il venu forcer la main du chef de l’Etat centrafricain pour qu’il nomme l’opposant Nicolas Tiangaye Premier ministre de transition ? C’est ce que pensent certaines sources.


« Le président Bozizé ne fait pas de blocage mais, avant de prendre une décision aussi importante, il veut s’assurer que cette nomination ne pose aucun problème », assurent de leur côté plusieurs personnalités proches du chef de l’Etat.


Dans les faits, François Bozizé ne semble guère ravi de nommer à la primature l’un de ses principaux détracteurs, mais aujourd’hui, on voit mal comment il pourrait éviter un tel scénario. Nicolas Tiangaye a été désigné pour le poste par l’opposition politique. Et la Seleka lui a publiquement apporté son soutien après que le chef de l’Etat a demandé à la coalition rebelle de se prononcer sur le nom de celui qui devra conduire la transition.

 

 

 

 

Bozizé annonce une réunion jeudi matin avec toutes les forces vives


BANGUI Jeudi 17 janvier 2013 | 06:53 UTC (Xinhua) - Le président de la République centrafricaine François Bozizé va tenir une réunion avec toutes les forces vives du pays jeudi matin sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, a annoncé la radio nationale mercredi soir.


Samedi dernier, Bozizé a dissout le gouvernement dirigé par le Premier ministre Faustin Archange Touadéra, au lendemain de la signature d'une série d'accords signés entre les protagonistes centrafricains à Libreville au Gabon.


Selon l'accord, le poste du Premier ministre va revenir à l'opposition démocratique. Il s'agit de l'opposition démocratique, de la société civile, des autres politico-militaires et de la coalition Séléka qui a déclenché les hostilités depuis le 10 décembre dernier et qui continue de contrôler une dizaine des villes centrafricaines.


La radio nationale a aussi annoncé que Bozizé a reçu, dans la journée de mercredi, un émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso et une délégation de la "Séléka". Rien n'a été communiqué sur les résultats de cette audience.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 03:26

 

 

 

Boz gros plan

 

http://www.latribune-online.com 15-01-2013

 

Alors que la cohabitation entre Bangui et l’opposition s’annonce déjà difficile

 

Synthèse de Lyès Menacer

 

Près d’une semaine après la signature de l’accord de sortie de crise à Brazzaville, entre les autorités de Bangui et les rebelles Séléka, le président de la République de Centrafrique, François Bozizé, n’a toujours pas nommé le nouveau Premier ministre issu de l’opposition, Nicolas Tiangave. Ce retard commence sérieusement à inquiéter aussi bien l’opposition que les médiateurs africains et internationaux qui disent ne pas comprendre l’attitude du chef de l’Etat centrafricain. 


«Ça va être réglé. La nomination va sortir. Ils font durer inutilement le plaisir», a déclaré un membre influent de l’opposition, assurant que la nomination de Me Tiangaye par le président François Bozizé devrait intervenir prochainement, a rapporté l’AFP. Me Tiangaye, désigné samedi par l’opposition démocratique comme son choix en tant que Premier ministre, s’est déjà mis en mouvement. «Je vais partir de suite pour Brazzaville. Je reviendrai demain (hier mardi) à Bangui avec Michel Djotodia», le chef de l’Alliance rebelle Séléka, a-t-il déclaré. 


Une partie de la délégation rebelle s’est rendue à Brazzaville, après la signature vendredi de l’accord, pour s’entretenir avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui dirige le comité de suivi. Toujours méfiants vis-à-vis du gouvernement de M. Bozizé, les rebelles armés n’ont pas déserté totalement le terrain et occupent toujours certaines de leurs positions stratégiques dans les villes du nord-est et du centre. Ayant déjà vécu le même scénario pour les accords signés entre 2007 et 2011 et qui ont motivé leur reprise des armes le 10 décembre dernier, les rebelles de la coalition Séléka pourraient donc reprendre la lutte armée si François Bozizé renonce à respecter l’accord de sortie de crise signé vendredi dernier, sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU. «Tous ne sont pas encore arrivés. Maintenant, notre regard est fixé sur la formation du gouvernement. Nous sommes d’accord sur la nomination de Tiangaye et nous donnons une semaine pour voir si les accords (de Libreville) sont respectés», a averti un chef militaire du Séléka. 


«À Libreville, il a été décidé que nous obtenions le ministère de la Défense. C’est obligatoire. Notre sécurité repose là-dessus», a-t-il précisé, confirmant l’arrivée aujourd’hui de Michel Djotodia à Bangui. Toutefois, d’après des sources diplomatiques et certains rebelles, des dissensions sont apparues au sein de l’Alliance. Dès la signature de l’accord, certains avaient avoué «qu’on leur avait forcé la main».


Une autre source rebelle a souligné sous le couvert de l’anonymat : «C’est vrai qu’il y a des divisions au sein du Séléka. Ça commence déjà à partir en vrille, mais le mot d’ordre c’est de se calmer et d’attendre», a repris l’AFP. «Djotodia a signé l’accord, mais ceux qui étaient à Libreville n’étaient pas tous d’accord. Il faut voir maintenant s’il réussira à convaincre les commandants militaires sur le terrain», a ajouté cette source, concluant que «l’objectif était le départ de Bozizé, ce n’est pas fait. Des crimes ont été commis, des gens ont été arrêtés et tués. Une poignée de main ne va pas régler tout ça.

 

Les victimes attendent quelque chose». De son côté, Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l’Union européenne, a appelé «tous les signataires à respecter entièrement et de bonne foi l’accord auquel ils ont souscrit et à le mettre en œuvre sans délai».
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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 03:06

 

 

Bozizé et ses partisans

 

 

Mercredi 16 janvier 2013 | 08:46 UTC (Par Francis Kpatindé)

 

BANGUI (© 2013 Afriquinfos) - A y regarder de près, le conflit en République centrafricaine est, à bien des égards, un remake de la crise ivoirienne.

 

Les événements qui se sont déroulés en décembre en République centrafricaine ont finalement un air de déjà vu. Les similarités sont pour le moins troublantes avec la situation qui a prévalu en Côte d’Ivoire à partir du dernier trimestre de 2002. Profitant de l’absence du chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, en visite officielle en Italie, de jeunes militaires ont essayé, en vain, de prendre le pouvoir avant de battre en retraite vers Bouaké, dans le centre, et de prendre le contrôle de la moitié nord du pays. Le président Gbagbo, rentré précipitamment de Rome, réussira à préserver son emprise sur ce que certains appellent encore aujourd’hui la « Côte d’Ivoire utile », un raccourci pour désigner une zone englobant Yamoussoukro, la capitale politique et administrative, une bonne partie de l’Ouest, dont le port cacaoyer de San Pedro, l’Est et, surtout, le Sud où plastronne la mégapole d’Abidjan.

 

dondo-maman-ti-Seleka.JPG


En Centrafrique, au terme d’une offensive fulgurante, la rébellion de la Seleka (coalition, en sango) s’est appropriée l’essentiel d’un pays pratiquement deux fois plus grand que la Côte d’Ivoire, laissant au régime du président François Bozizé - maigre consolation - une bande de terre centrale menant directement à Bangui, « la coquette », surnom de ce gros village qui sert de capitale à la Centrafrique.


Jusqu’au dénouement de la crise ivoirienne, le 11  avril 2011, les rebelles n’ont jamais cédé une once de la portion du territoire qu’ils contrôlaient. On voit mal, dans ces conditions, la Seleka, rétrocéder, sans garanties et réelles contreparties, ses conquêtes au pouvoir central, au risque de fragiliser sa prééminence et de perdre son unique moyen de pression sur Bangui, d’autant plus que François Bozizé, qui a perdu une bataille et non pas la guerre, n’a sans doute pas dit son dernier mot. A l’image de Gbagbo, il contrôle l’agglomération où se trouvent concentrés les attributs apparents de tout pouvoir qui se respecte : le Palais de la Renaissance, le Parlement, les ministères, la radio et la télévision nationales, l’Aéroport international Mpoko et les chancelleries étrangères. Il conserve jusqu’à terme (2016) le fauteuil présidentiel, même si l’Accord politique de Libreville rétrocède nombre de prérogatives du « domaine réservé » au Premier ministre issu de l’opposition.

 

Christian Guenébem

Christian Guénébem


Laurent Gbagbo a eu plusieurs Premier ministres proches ou franchement de l’opposition : Seydou Elimane Diarra, Charles Konan Banny et Guillaume Soro. François Bozizé a dorénavant comme chef du gouvernement MNicolas Tiangaye, jusque-là coordonnateur des neuf partis politiques de l’opposition républicaine.

 

Lévy Yakité

Lévy Yakité

 

Abidjan a eu Charles Blé Goudé et ses « patriotes » du Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), des groupes d’autodéfense chargés de protéger la patrie (et Laurent Gbagbo) face au « diktat » des Nations unies et de l’ancienne puissance coloniale, la France. S’inspirant du précédent ivoirien, Bangui a également les siens, regroupés dans une Coalition citoyenne contre les rébellions armées (COCORA). Répondant aux mots d’ordre de leur chef, Lévy Yakité, ils ont, au plus fort de la crise, érigé des barrages dans la capitale, soumise, surtout la nuit, à leur bon-vouloir, avant d’en accepter le démantèlement dès l’annonce de l’arrivée sur place d’un fort contingent de soldats sud-africains.


Et ce n’est pas tout. A ses débuts, et avant de se fondre dans une structure unique baptisée les Forces Nouvelles, la rébellion ivoirienne était trigonocéphale : le Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), le Mouvement populaire ivoirien pour le grand Ouest (MPIGO) et leMouvement pour la justice et la paix (MJP), contrôlant, chacun, une principauté dans le septentrion et la région Ouest. Cette dispersion et les rivalités entre comzones (commandants de zones) susciteront de vives tensions, parfois accompagnées de purges violentes, à l’image de la liquidation, sans autre forme de procès, de Félix Doh, le chef de file du MPIGO, en avril 2003.

 

Cocora.JPG

un milicien de Cocora

 


La Seleka a préféré, pour ce qui la concerne, partir à la bataille en rang serré, regroupée dans une coalition hétéroclite de six ou sept mouvements militaro-politiques. Pour autant, elle n’est pas épargnée par les velléités schismatiques et les querelles de chefs, comme en attestent les récentes algarades entre le porte-parole de la coalition, Eric Neris Massi, 41 ans, et le jeune coordonnateur et délégué pour l’Europe de la Convention patriotique pour le salut du kodro (CPSK, composante de la Seleka), Nelson Ndjadder, 22 ans. Cette passe d’armes à mettre sur le compte d’une question de préséance donne un avant-goût des tiraillements à venir.  


Les protagonistes de la crise ivoirienne eurent les assises de Linas-Marcoussis, un centre d’entraînement pour rugbymen, en région parisienne, censées trouver une issue à la crise. Les Centrafricains – c’est l’époque qui le veut – ont préféré d’emblée se retrouver en terre africaine, à Libreville. Marcoussis et les différentes réunions d’Accra n’ont pas empêché que la crise ivoirienne connaisse un épilogue sanglant. Les Centrafricains sauront-ils, eux, en faire l’économie ?


Après avoir longtemps pratiqué l’omerta sur ses soutiens politiques et ses bailleurs de fonds étrangers, l’ex-rébellion ivoirienne admet désormais, mezza-voce, beaucoup devoir au Burkina, qui lui a servi de sanctuaire. La Seleka laisse planer, elle aussi, le doute sur tout ce qui touche à la genèse du mouvement, à ses parrains, au profil de ses différents chefs, l’origine des armes et des équipements qui lui ont permis, en quelques semaines, de prendre le contrôle d’une grande partie du territoire centrafricain. Certains évoquent, sans en apporter la preuve, la « complicité » du Soudan avec la rébellion et « l’ambiguïté » du Tchad vis-à-vis de François Bozizé, que Ndjaména contribua à installer par les armes au pouvoir en 2003, avant de se brouiller avec lui les mois précédents l’avènement de la Seleka. « Les prolongements extérieurs de la rébellion ivoirienne étaient identifiables, c’est moins le cas en République centrafricaine », analyse Albert Bourgi, professeur de Droit public à l’Université de Reims, au nord-est de la France.


Devant la foudroyante avancée de la Seleka, le président français, François Hollande, a clairement opposé une fin de non-recevoir à l’appel à l’aide de son homologue centrafricain. Jacques Chirac n’a pas fait autre chose dès l’annonce du coup d’Etat du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire. Il s’est contenté d’appeler les protagonistes au calme et de demander à Laurent Gbagbo de venir en exil en France, comme pour bien signifier que le sort du turbulent président ivoirien était scellé. Refus poli de l’intéressé qui regagna Abidjan, en plein tumulte, non sans avoir lancé en direction des membres de sa délégation, à Rome : « Qui m’aime me suive ! » On connaît la suite…

 

Source : http://www.afriquinfos.com/articles/2013/1/16/centrafrique-comme-hier-cote-divoire-216118.asp

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 02:25

 

 

 

Bozizé gros plan

 

 

 

OUBANGUI PERPECTIVES

 

TOUJOURS SE MEFIER DES FOURBERIES DE BOZIZE

 

 

Depuis notre première réaction sur la crise militaro-politique que connaît notre pays, nous n’avons cessé de mettre en garde contre le caractère fourbe et sournois de BOZIZE.

 

Nous aurions aimé ne pas avoir raison, mais les tergiversations de celui-ci aux lendemains des accords de Libreville, notamment sa lenteur à nommer Maître Nicolas TIANGAYE au poste de Premier Ministre conformément au choix commun de l’opposition et de SELEKA, laissent augurer, si BOZIZE reprend son souffle, de ce qu’il adviendra de ces jours où nous, centrafricains pourrions raisonnablement, enfin, espérer la création de conditions propices à l’édification d’un PAYS digne de ce nom.

 

Comme dit la voix de la sagesse, « IL NE FAUT JAMAIS DINER AVEC LE DIABLE, MEME AVEC UNE LONGUE CUILLERE ».

 

En l’espèce, les accords de Libreville nous obligent à composer avec le diable ou, au moins, avec le crocodile qui a la réputation de ne dormir que d’un œil. L’un et l’autre peuvent se montrer hautement nocifs.

 

Si le diable ne peut vous atteindre parce que ses cornes sont tenues à bonne distance par votre défiance, le crocodile, qui peut tromper votre vigilance par sa posture faussement immobile et parfois indolente, vous surprendra et vous atteindra mortellement, à coup sûr, par une attaque foudroyante, si vous n’y prenez garde.

 

Nul ne peut croire que BOZIZE et sa clique aient définitivement renoncé au projet d’une perpétuation de leur pouvoir.

 

Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils paniquent à l’idée de perdre ce précieux pouvoir dont les avantages pour eux, jusqu’à présent, étaient illimités.

 

Ils sont d’autant plus dangereux que, pour eux, perdre le pouvoir aura assurément de nombreuses conséquences, pas nécessairement réjouissantes, au regard de leur passif dont la consistance n’est plus à démontrer.

 

Tout en apportant notre soutien au choix de Maître Nicolas TIANGAYE comme Premier Ministre, nous ne pouvons que renouveler notre appel à la vigilance.

 

Dans l’intérêt de la République Centrafricaine, nous demandons à Monsieur BOZIZE de se hâter et de tenir compte du choix opéré par l’opposition et SELEKA en nommant Maître Nicolas TIANGAYE au poste de Premier Ministre.

 

Fait à Poitiers le 16 janvier 2013

 

Le Président

 

 

Maître Ignace OUNDA-MEYBI

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 02:21

 

 

Godfroy

 

 

Le pouvoir de nomination  en matière politique recouvre à la fois la capacité de nommer à des hautes  fonctions politiques  ainsi que  la liberté de choisir les hommes qui exerceront les fonctions clefs au sein des institutions républicaines.


Il est détenu principalement par le président de la République qui dispose d'un large pouvoir d'appréciation, mais compte tenu de certaines circonstances qui  sont parfois des situations de crise profonde, son pouvoir de nomination lui échappe et devient  dans ce cas  un pouvoir de nomination consensuel pour sauvegarder l’unité nationale.


 Depuis la date du 10 Décembre 2013, le déclenchement des hostilités par la force de coalition Séléka, une rébellion provenant du Nord- Est de la République centrafricaine, après trois semaines d’attaques la plus part des villes sont tombées sous le contrôle de la Séléka.


A l’issue d’une conférence des Chefs d’Etats de la CEEAC tenue à N’DJAMENA, il ressort de la dite conférence une forte recommandation de la tenue d’un dialogue sans délais entre les parties belligérantes.


Malgré la décision des Chefs d’Etats de la CEEAC, les différentes campagnes d’annexions des villes n’ont pas connu  de fin par la Séléka pour preuve la prise de la ville de Sibut et ses environs  est une confirmation.

Pour interdire une éventuelle progression des rebelles  le Général de la force  de FOMAC a interdit systématiquement  aux forces rebelles de ne pas marcher sur la ville de DAMARA et de BANGUI.

Devant une telle pression, le verbe pourparler a finalement  fait son incursion  désormais dans le langage du gouvernement Centrafricain.


Face à cette situation, les forces rebelles ont accepté d’aller au dialogue sans condition à Libreville au GABON sous la médiation du Président Congolais Denis Sassous –Nguessous, durant la session d’ouverture les rebelles et l’opposition démocratique ont demandé la démission du président de la République, la suspension de la Constitution, la traduction du Chef d’ Etat François Bozizé devant la Cour pénale internationale et la mise en place d’une transition en place. 


Après un  long débat très rude, entre les parties belligérantes un accord de cessez le feu a été signé le 11 Janvier 2013.  


Dans cet accord il convient de soulever qu’au passage, la diplomatie a pris le dessus sur les armes en accouchant d'un accord de sortie de crise, qui prévoit un cessez-le-feu, le maintien de François Bozizé au pouvoir jusqu'à la fin de son actuel et dernier mandat en 2016 sans sa représentation aux prochaines élections présidentielles, la formation d'un gouvernement d'union nationale et la réorganisation des élections législatives dans les douze mois. Le Premier ministre de la transition est issu de l’opposition démocratique, il est aussi  irrévocable par le Président de la République et ne doit pas aussi se présenter comme candidat aux élections présidentielles conclut l’accord.


Les choses sont même allées vite avec la démission, le 12 janvier, du Premier ministre, Faustin Archange Touadera, en poste depuis avril 2011.


Au moment où ces lignes étaient tracées dans l'après-midi, l'opposition avait désigné l'avocat Nicolas Tiangaye comme candidat au poste de Premier ministre. Finalement l’acteur principal de cette crise qui est la Séléka  a soutenu la nomination de Nicolas TIANGAYE comme premier ministre.


Brutalement, un vent des calculs politiciens vient fatalement entrer dans  la cadence de  cette nomination du Premier ministre de consensus.  Du coup, la liste des Premiers ministrables s’augmentent  par la candidature d’un Jean-Jacques Demafouth, le patron de l’ex rébellion de L’ APRD, un BONIBA du Parti Mouvement de Libération Démocratique  sans oublier aussi un GAZAMBETI ancien Ambassadeur de la République centrafricaine en Chine issu dans le rang des politico- militaires.


Il faut alors un referendum pour élire un premier ministre  en République centrafricaine? Certainement  la réponse est strictement non.

 Compte tenu du climat politique de l’heure, les accords de Libreville sont actuellement  le seul support politique de sortie de crise consensuelle. Mais pourquoi obtenir une signature pour la nomination d’un Premier ministre est devenu un véritable  mythe instutituionnel ? 


Si  le principe  de la cohabitation semble être la méfiance pour le pouvoir actuel sans doute aucune dérogation ne peut s’obtenir au regard des accords préalablement établies à Libreville.


Pour éviter le rebasculement dans une nouvelle crise nouvelle, je mets à contribution :


La signature du décret de nomination de Maître Tiangaye comme Premier ministre,

La mise en place d’un gouvernement d’union nationale avec toute tendance confondue,

La dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale,


 «Traditionnellement un pouvoir est passager, mais les institutions de la république demeurent »

 

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert- Analyste en gestion des crises politico- militaires.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 01:58

 

 

 

 

BANGUI : COMPTE RENDU DE LA SOCIÉTÉ CIVILE SUR LES NÉGOCIATIONS DE LIBREVILLE

 

signature des accords de Lbv

 

 

Bangui, 16 janv. 13 (RJDH) – La société civile de Centrafrique, partie prenante des Accords de Libreville, vient de faire son retour à Bangui. Elle a tenu une conférence de presse, ce mardi 16 Janvier pour faire le point sur la mission qu’elle a effectué auprès des différents protagonistes de la crise Centrafricaine.


« Deux éléments de la société civile avaient été désignés pour participer aux assises de Libreville comme observateurs. Notre mission consistait à faire un plaidoyer auprès des principaux protagonistes. C’est pourquoi nous y sommes allés pour influencer un peu la prise des décisions afin que nous pouvions obtenir un cessez-le feu définitif, obtenir l’ouverture d’un couloir humanitaire, de demander aux parties prenantes de privilégier l’intérêt général et national et enfin de penser déjà à la tenue d’un dialogue national, inter centrafricain », a déclaré Brice Kévin Kakpayene, coordonnateur de l’ONG enfant sans frontière qui a fait partie de la délégation de Libreville.


Il se félicite des Accords conclus entre les protagonistes à Libreville, et affirme que la société civile de Bangui se voit prête d’entrer dans le futur gouvernement d’union nationale qui se profile à l’horizon.


« D’après nos informations, deux places sont réservées à la société civile dans le gouvernement, mais nous allons nous concerter pour voir ce qu’il y a lieu de faire », a-t-il ajouté.


Mais bien avant de rentrer sur Bangui, ils ont fait un tour à Kampala, en Ouganda pour s’imprégner de l’expérience de la société civile ougandaise afin de préparer le prochain dialogue inter centrafricain de Bangui.


« Nous avons une grande mission à accomplir après les assises de Libreville, celle d’abord de vulgariser les accords de Libreville, puisque nous nous sommes rendus compte que les premiers accords n’ont pas été vulgarisés. Ce qui a occasionné la rechute des hostilités en Centrafrique. Enfin, la poursuite à la justice de tous les auteurs présumés des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Centrafrique depuis les mutineries jusqu’à nos jours », a-t-il conclu.


Pour Me Bruno Hyacinthe Gbiébga qui a aussi participé aux travaux de Libreville, il y a aucune disposition qui prévoit l’amnistie des auteurs des crimes perpétrés pendant cette période de conflit. « Ils doivent répondre de leurs actes devant la justice, car un pays se construit également par un procès juste et équitable. Il n’y a pas de paix sans une justice véritable », a souligné Me Bruno Hyacinthe Gbiégba.


La société civile demande enfin l’indemnisation des toutes les victimes des conflits en Centrafrique.

 

 

 

KAGA-BANDORO : DES DÉPLACÉES TÉMOIGNENT

 

Carte RCA préfectures

 

 

Bangui, 16 janv. 13 (RJDH) – En dépit de l’accord de cessation d’hostilité signé entre le gouvernement et la rébellion de la Séléka, certains habitants de la ville de Kaga-Bandoro (centre) continuent d’évacuer la ville. Plusieurs centaines de personnes sont arrivées samedi à Bangui à bord des véhicules militaires des éléments de la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac).


La majorité de ces personnes est constituée des religieux de la mission Catholique des fonctionnaires et agents des secteurs publics et privés. Les déplacés ont témoigné avoir traversé des moments difficiles depuis la prise de la ville de Bandoro, par les rebelles de la Séléka. Ils ont également affirmé que la ville de Kaga-Bandoro, n’a plus son image d’il y a quelques mois.


Un religieux a confié ce matin au RJDH sous l’anonymat que « nous avons profité de la mission des éléments des Forces Multinationales en Afrique Centrale pour sortir de cette terreur. C’était une occasion rare et inespérée que nous avons reçue. A cet effet, nous n’avons pas hésité une seconde pour revenir à Bangui ».


Il précise que la Fomac a accepté de les transporter, parce qu’ils sont des religieux. Pour les fonctionnaires, c’est parce qu’ils ont des enfants et ne sont pas en sécurité dans la ville à cause des éléments de la Séléka.

Il poursuit son témoignage en disant que « la ville de Kaga-Bandoro est à l’heure actuelle très déserte. Toute la population se retrouve soit au champ ou dans la forêt. Les rebelles de Séléka ont tout détruit. Les bâtiments administratifs et les maisons des particuliers qui travaillent dans le secteur public ou privé sont systématiquement pillées et saccagées dès leur entrée dans la ville. Seul l’hôpital préfectoral de la ville et la mission catholique, la bâtisse de l’évêché qui sont encore en état de fonctionner, puisque beaucoup de démunis en ont fait leur refuge ».


L’un des déplacés a fait savoir que « non seulement les rebelles ont commis des exactions sur la population, mais il y a eu aussi des cas d’exécutions sommaires de certains fonctionnaires et commerçants de la ville doigtés par les jeunes désœuvrés ». Il précise que même jusqu’à son départ de la ville, les cadavres jonchent encore les ruent et les artères. Certains cadavres sont dévorés par les porcs et les chiens, puisqu’aucune personne ou ONG, ne s’en est occupé.


« La population ne peut circuler que uniquement le jour. Et les déplacements sont réduits à leur strict minimum et effectué pour des besoins nécessaires. La nuit, tout le monde est sur le qui-vive. Nous portons tous nos pantalons Jeans, nos blousons et nos paires de palladium pour nous permettre de détaler facilement si l’alerte est donnée », a-t-il ajouté.


« Je ne suis pas surpris de voir toutes les villes que nous avons traversées soient désertes, même le jour. Je parle de la ville de Dékoa et Sibut. Quant aux villages, les gens détalent dans la brousse en écoutant le bruit du moteur de véhicule », a-t-il tancé.


Il a conclu que « c’est avec un grand ‘’ouf’’ de soulagement que j’ai mis pied à Bangui. Je plains le sort de tous ceux qui sont encore restés sur place dans ces villes sans assistance humanitaire de tout genre, avec le lot quotidien de la famine, des maladies et épidémies ».


L’accord signé le 11 janvier à Libreville exige un cessez-le-feu immédiat et prévoit la formation d’un gouvernement d’Union nationale, des élections législatives anticipées d’ici à 12 mois et aussi le retrait de toutes les forces militaires étrangères de Centrafrique, à l’exception de la Fomac et la poursuite du désarmement des rebelles.

 

 

 

NOLA : L’INSÉCURITÉ RESSURGIE DANS LA RÉGION

 

Nola, 16 janv. 13 (RJDH) – Des cas d’agression à main armée ont été enregistrés dans la nuit du dimanche à lundi 14 janvier dans certains quartiers de la ville de Nola (Sud-ouest). Une situation qui inquiète la population qui affirme que ces cas deviennent de plus en plus récurrents dans la localité.


D’après des témoignages recueillis, trois gardiens de nuit qui assurent la sécurité d’une société d’exploitation forestière appelé FBACA, ont été agressés par une bande armée non identifiée.


Les victimes ont réussi à mettre la main sur un des voleurs. Celui-ci a été conduit à la gendarmerie pour être libéré quelques heures après sous la pression de ses parents. Mécontents de cette libération les jeunes du quartier Mambéré3 ont décidé de prêter main forte aux gardiens de nuit, en assurant eux aussi la sécurité pendant la nuit.


Par ailleurs, un jeune homme âgé de 27 ans, qui vendait du pétrole, a été poignardé le dimanche 13 janvier par un inconnu. D’après les informations la victime a reçu trois  coups de couteau dont un au niveau de la nuque, l’autre  à la poitrine  et à la jambe.


« J’étais en train de vendre du pétrole lorsque j’ai écouté quelqu’un m’appelé, c’est quand je me retournais que quelqu’un m’a frappé au niveau de la nuque puis au niveau de la poitrine et la jambe », a relaté la victime.


Le présumé agresseur a été arrêté et conduit à la gendarmerie par des jeunes qui font la ronde dans le quartier. Il a réussi à s’échapper après quelques heures de détention.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 20:03

 

 

 

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Les différentes secousses et turpitudes qui ont émaillé l'histoire de CENTRAFRIQUE, et cela depuis son accession à l'indépendance après la mort de son père fondateur, secousses et turpides nourries par les différents types de gouvernance nés de manière anarchique à la suite des coups de force qui ont caractérisé la plupart d'entre eux, trouvent leurs fondements essentiellement dans la complicité et parfois dans l'incompétence notoires de ceux qui ont collaboré à faire vivre longtemps ces politiques insensées.

 

A QUI LA FAUTE ?

 

Partant de ce que nous savons, les pauvres paysans CENTRAFRICAINS, véritablement CENTRAFRICAINS jusqu'à la moelle de leurs os, n'ont jamais gouverné ce pays, s'ils n'avaient été que de simples observateurs, des figurants dirait-on dans le domaine cinématographique, qu'on sollicitait souvent pendant les différentes cérémonies et fêtes nationales, pour se ranger le long des rues et acclamer, le ventre parfois vide, la tête tourmentée par des maux de tête, leurs fils « enceintes » devenus ministres, députés ou maires.

 

Les régimes dictatoriaux ont régné en CENTRAFRIQUE à cause des différents collaborateurs qui ont entouré les différents « SATRAPES » qu'a connus le pays après son émancipation. Ces collaborateurs, qui ne sont pas moins que des hommes instruits et qui souvent se sont pris et se prennent pour des intellectuels, n'étaient pas souvent, volontairement comme on peut le croire, capables de faire les bons choix pour le pays. Les secousses et le turpitudes du pays sont nées du fait que ces hommes, dénués de toute honnêteté intellectuelle et de tout esprit d'objectivité, ont ou avaient fermé les yeux sur les dérives de politique générale conduite sous les gouvernements passés, par pur fanatisme peut-être, ou par le simple comportement qui consiste à défendre coûte que coûte un certain nombre d'intérêts, ceux le plus souvent personnels ou ethniques en l'occurrence.

 

Les CENTRAFRICAINS sont malades de la culture des titres, qu'ils soient honorifiques ou universitaires. Ils adorent les galons militaires, les titres honorifiques ou universitaires qu'ils impriment comme parties intégrantes de leur nom de famille, convaincus de l'indéniable respectabilité que ces avantages flatteurs leur conféreraient. C'est bien d'avoir des barrettes sur les épaulettes, c'est bien d'avoir des étoiles sur le képi, tout comme c'est bien d'avoir des parchemins universitaires exhibés dans tous les lieux publics du pays ou accrochés au mur principal du salon de sa villa, c'est encore mieux de faire ses preuves sur le terrain, car nulle part au monde, les barrettes, les étoiles, les parchemins n'ont construit un pays. Ce sont les hommes qui amènent les idées au jour, font des rêves des réalités

 

Les négociations de LIBREVILLE concernant la crise CENTRAFRICAINE à peine terminées, l'on n'a pas manqué de voir la cohorte d'hommes affamés de titres et de postes politiques se manifester pour courir à la cantine à peine en construction, en avançant des idées et des projets tous parfois aussi saugrenus les uns que les autres. Le CENTRAFRIQUE n'a plus besoin de cela. Il a besoin d'hommes forts, dans le sens qu'ils seront capables d'imprimer des idées nouvelles, capables d'éduquer le peuple centrafricain dans ce qui lui manque, à savoir l'esprit de discernement, qui lui permettra de ne plus continuer à soutenir aveuglément l'insoutenable, comme on l'a souvent habitué à le faire, l'amenant à certains moments de son histoire à accepter d'ériger son pays en EMPIRE ou à transformer sa représentation nationale en un concert familial, des exemples parmi tant d'autres, qu'il ne convient plus de répéter.

 

Des hommes diplômés, il en faut, le pays en a besoin. Des hommes, mais pas des diplômes, même s'il faut bien former les hommes, car les titres universitaires ne remplaceront jamais les hommes, mais les aideront plutôt dans les choix qu'ils auront à faire, à travers leur instruction et leur savoir-faire.

 

Le CENTRAFRIQUE a trop souffert de ses diplômés, qui n'ont jamais ou qui ont très peu fait leurs preuves sur le terrain. La preuve la plus patente est celle de constater qu'à plusieurs reprises, les CENTRAFRICAINS « dits responsables » n'ont jamais été capables de résoudre leurs propres problèmes, sans l'aide de l'extérieur, comme si, par l'incompréhensible, il n'y avait pas d'hommes suffisamment mûrs et réfléchis pour anticiper les problèmes auxquels le pays était confronté et pour en trouver, au moment opportun, les solutions.

 

Ce n'est pas dire que le CENTRAFRIQUE manque d'hommes de cette trempe, mais la mauvaise mentalité qui a fait s'enraciner la cupidité, l'égoïsme, la gabegie et autres systèmes basés sur le tribalisme, l'autoritarisme et l'aveuglement, a rendu ces hommes incapables de bons sens.

 

Les négociations de LIBREVILLE ont conclu du choix d'un PREMIER MINISTRE issu de l'opposition politique. Ce choix a été fait et doit être respecté par les uns et par les autres. Même si la nomination de cette personnalité traîne encore à être officialisée, elle le sera nécessairement.

 

L'inquiétude des CENTRAFRICAINS devrait résider dans la composition du futur gouvernement et du travail que celui-ci devra abattre pour ramener à tout un chacun, la confiance, la solidarité, l'assurance de vivre dans un pays de droits donc de justice, la notion d'appartenir réellement à une nation. C'est dire combien dure sera la tâche du PREMIER MINISTRE et de son équipe gouvernementale. C'est dire aussi qu'il faut laisser le temps au PREMIER MINISTRE, pour faire le bon choix des hommes qui l'entoureront demain dans la conduite des affaires du pays, des hommes qui ne devront plus être des « béni-oui-oui » ni des « rebelles à volonté » décidés coûte que coûte à saboter l’œuvre de redressement dont le pays a tant besoin, mais des travailleurs, de vrais bâtisseurs de l'édifice CENTRAFRICAIN, le genre d'édifice que souhaitait de ses vœux BARTHELEMY BOGANDA, père de cette nation CENTRAFRICAINE.

 

Avec tous les souhaits de paix, de bien-être et d'un futur meilleur pour le CENTRAFRIQUE et son PEUPLE.

 

Adolphe PAKOUA

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:06

 

 

 

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(Guinée News 16/01/2013) 


Pour avoir été représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies avant de se lancer en politique dans son pays, Louncény Fall passe aujourd’hui comme l’un des fins connaisseurs du dossier de la RCA.


« Mon dernier poste à l’étranger a été dans ce pays. Lorsque j’étais représentant spécial, nous avons signé l’Accord global de paix à Libreville entre le gouvernement et les groupes rebelles. A l’époque, on avait franchi une étape importante. Il y a eu un dialogue politique inclusif qui a été organisé avant mon départ. Certainement que l’inclusion de ce dialogue politique et de l’accord global n’ont pas été respectés après et, nous retombons aussi dans un cycle de violences en Centrafrique’’, a déclaré Louncény Fall dès l’entame de ses propos sur la question de la crise centrafricaine.


Il précisera que la règle première est qu’en Afrique, on ne puisse jamais prendre le pouvoir par la force. Fall soutient qu’aucun gouvernement ne peut entretenir la prise du pouvoir par la force quelles que soient les données.

Car, il se dit persuadé que c’est par le dialogue et par la concertation seulement qu’on peut trouver des solutions aux problèmes posés à l’intérieur des États. « La Communauté des États de l’Afrique Centrale (CEAC), qui était réunie le jeudi 10 décembre au niveau des chefs d’État, est en train de gérer la question de Centrafrique », a-t-il rapporté.


Nous sommes loin de Centrafrique, dira Fall et de préciser que ce pays appartient à une organisation sous régionale très active qui a déjà envoyé des troupes pour sécuriser Bangui et faire en sorte qu’il y ait un dialogue politique entre les groupes rebelles ou les politico-militaires, l’opposition démocratique qui est à Bangui et le gouvernement central.


« Nous espérons en tant que pays africain que nous suivrons cette évolution et la position de la Guinée était que toutes les conditions doivent être remplies dans ce pays pour un dialogue constructif entre toutes ces entités pour que le pays retrouve son harmonie et poursuivre dans la voie de la légalité et de la souveraineté. Afin qu’une solution normale puisse gérer ce pays. Donc, nous suivons la situation en Centrafrique avec beaucoup d’intérêt et nous espérons que les consultations qui ont lieu actuellement à Libreville déboucheront. Déjà, il y a l’idée du cessez-le-feu, ce qui est déjà une avancée. Après le cessez-le-feu, c’est le règlement politique qui vient et nous souhaitons que ce règlement politique puisse mettre tous les acteurs politiques autour de la table et qu’ils trouvent une solution pour le présent et pour l’avenir de Centrafrique », a-t-il souhaité. 



Amara Moro Camara 

 

© Copyright Guinee News

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 15:55

 

 

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(Cameroun-Info.Net 16/01/2013) 

 

Le président camerounais a préféré se rendre en Suisse, plutôt qu'au sommet des chefs d'Etat pour résoudre les problèmes de son voisin. 


La République Centrafricaine (RCA) est en proie depuis début décembre de l'année dernière, à une crise politico-militaire qui met aux prises une rébellion armée du nom de Seleka (alliance en langue locale) et le gouvernement du président François Bozize au pouvoir à Bangui depuis une décennie. 


Face à l'avancée des rebelles, qui contrôlent ce jour les 2/3 du pays et pointe à une centaine de kms de la capitale centrafricaine, les chefs d'Etats de la sous-région de la Communauté économique des états de l'Afrique centrale (CEEAC) ont convoqué les belligérants et tous les acteurs politiques de la RCA pour se retrouver à Libreville, la capitale gabonaise, pour négocier une paix. 


A l'exception notable de Paul Biya du Cameroun dont le pays à lui seul pèse 40% du PIB de la sous-région, les autres chefs d'Etats ont répondu présents à l'invitation lancée par le président gabonais Ali Bongo Ondimba, hôte du sommet. A Ndjaména quelques jours auparavant, le président du Cameroun a déjà brillé par son absence à la réunion convoquée d'urgence par le président en exercice de la CEEAC, le Tchadien Idriss Deby Into


Le jour où s'ouvraient les pourparlers de Libreville entre les différentes parties centrafricaines et à la veille du conclave des chefs d'États, Paul Biya a pris l'avion avec son épouse pour les Bords du lac Léman en Suisse, boudant ostensiblement la réunion de crise de Libreville. Ce double camouflet diplomatique à ses pairs de la sous-région a soulevé dans la capitale gabonaise, quelques interrogations osées et donné lieu à des commentaires peu amènes de la part des autorités centrafricaines sur l'attitude du chef de l'Etat camerounais. 


Le 9 janvier 2013, sans nommer personne, le directeur général de la presse présidentielle de François Bozize, Zama Javan Papa, a très diplomatiquement «regretté l'absence de certains chefs d'Etats (à Libreville) au moment où aucun effort n'est de trop pour résoudre la crise». Cependant que certains médias locaux à l'image du quotidien Le Démocrate, fustigeaient «la dérobade de certains amis de Bozize» 


Fragilisation 

Selon des sources concordantes, le refus de Paul Biya de siéger à Libreville tient en partie aux mauvaises relations qu'entretiendraient, depuis «l'affaire Ntsimi», Yaoundé et Bangui. Même si de source diplomatique à Yaoundé on affirme le contraire. «Les relations entre les deux pays sont bonnes et cordiales», affirme une source au ministère des Relations extérieures. On se souvient que le 21 mars 2011, le Camerounais Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Cemac, avait été refoulé sans ménagement de l'aéroport de Bangui Mpoko où il était arrivé par vol régulier de la compagnie Ethiopian airlines, sur ordre express du président François Bozize


Cette affaire, qui a jeté un froid dans les relations entre les deux pays, n'a été désamorcée que par un intense ballet diplomatique sous la médiation du président congolais, Denis Sassou Nguesso, et l'abandon de son poste par le Camerounais quelques mois plus tard sur requête insistante de la partie centrafricaine. Paul Biya n'a toujours pas digéré cette humiliation. Cette affaire s'est ajoutée à une atmosphère déjà viciée entre les deux pays, avec par exemple la fermeture de la frontière depuis 2008 entre les deux Etats au niveau de la ville camerounaise de Gari-Gombo après des incursions de rebelles centrafricains à l'Est du Cameroun, avec notamment l'enlèvement des citoyens camerounais dans la région de Garoua-Boulai; toujours à l'Est du pays au début novembre 2011. Selon nos informations, c'est sur demande expresse du chef de l'Etat gabonais que le président camerounais a envoyé 120 hommes de son armée sur la «ligne rouge» de la ville centrafricaine de Damara dans le cadre du déploiement des forces d'interposition de la CEEAC, pour contenir les rebelles de la Seleka. 


Le ressentiment envers François Yangouvonda Bozize tiendrait aussi, selon une source dans la capitale centrafricaine, aux choix diplomatiques régionaux de Bangui qui privilégie les capitales tchadienne et gabonaise (Ndjamena et Libreville respectivement) pour la tenue des réunions de réconciliation inter centrafricaines. A Yaoundé, cela semble avoir été perçu comme une «tentative de marginalisation de la diplomatie camerounaise, sous fond d'ingratitude et de rivalités sous-régionales», note le politologue Paul Séverin Matou Djamen, enseignant de droit public dans une université de Douala.



Alphonse Sinkam | L'Actu

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