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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 22:47

 

 

 

Florian Bédaya Ndjadder buste

 

 

 

DECLARATION OFFICIELLE DU PRESIDENT DE L'UNION DES FORCES REPUBLICAINES (UFR) DE LA COALITION SELEKA A PROPOS DES ACCORDS LIBREVILLE DU 11 JANVIER 2013 ET DE LA PRETENDUE FORMATION DU GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE (VERSION BOZIZE)

 


OBJET : APPEL A L’IMPLICATION DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONAL POUR UNE PAIX DURABLE EN CENTRAFRIQUE.

 


Les Accords de Libreville du 11janvier 2013, ont été obtenus aux forceps par les les Chefs d'États de la CEEAC en vue de permettre aux Centrafricains d'entrevoir une sortie de crise heureuse.


Nous tenons à féliciter tous ces éminents Chefs d'États pour les efforts incessants qu'ils mènent pour aboutir à un début de processus de Paix dans la sous-région d'Afrique Centrale en général, et en Centrafrique en particulier.  L'intégration sous régionale en dépend:


Son Excellence, Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du TCHAD, Président en exercice de CEEAC pour son attachement aux valeurs de la paix, de la stabilité de la sous-région d'Afrique Centrale.

Son Excellence, Monsieur DENIS SASSOU NGUESSO, Président de la République du CONGO, Président du Comité de Suivi, pour son engagement personnel et son sens élevé d'altruisme dans la résolution de cette crise centrafricaine


Son Excellence, Ali BONGO ODIMBA, Président de la République du Gabon pour avoir accepté la tenue de ce dialogue dans son pays pour la énième fois


Son Excellence, Monsieur TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Équatoriale, qui a accepté de faire le déplacement de Libreville malgré ses lourdes charges.


La France notre ami de toujours, et sur la base des liens historiques qui unissent nos deux États, s'est résolument engagé à soutenir tous ces efforts pour la stabilité de la Centrafrique.


C’est ici l'occasion de rendre hommage au Président de la République Française, Monsieur François HOLLANDE, pour sa détermination à appuyer les africains et non à leur imposer des solutions toutes faites.


Nous saluons aussi l'engagement de toutes les partenaires venu au chevet de mon Pays la République Centrafricaine, le grand malade et sous perfusion, à savoir les Représentant des Nations Unis, l’Union Africaine, qui se sont mobilisés à nos côtés pour trouver les solutions durables à cette crise dont les causes sont profondes, qui, ajoutée à bien d'autres, ont mis en péril l'Unité Nationale et empêche notre pays de se développer.


Mais force est de constater que malgré la bonne volonté des Forces Vives de la Nation à faire d'importantes concessions au nom de la Paix, Monsieur François BOZIZE se croyant très rusé, sournois ; violent ; méprisant et mauvais, vient comme à l'accoutumée de violer ces Accords :


Rappelons tout d'abord qu'une myriade d’Accords n'ont jamais été appliqués dans leur intégralité:


Les Recommandations du Dialogue National 2003

Les Accords de Paix de 2007.

L’Accords Global Inter Centrafricain de Libreville du 21 juillet 2008 ;

Le Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008 ;

Le Holdup Electoral du 23 janvier 2011au mépris de l'appui financier international…etc.

 

Alors que la Coalition SELEKA au terme du dernier Accord du 11.01.2013, a déjà procédé promptement a la libération des prisonniers de guerre FACA qu’elle détenait et les a même remis au CICR, à l’inverse François BOZIZE n’a encore jusqu’ici libéré aucun prisonnier. Par contre il reste déterminer à ne pas démanteler les milices COCORA, à distribuer des machettes à ses partisans, à s'acheter des armes pour mâter la Révolution de SELEKA avec l'appui des mercenaires Sud-Africain et Angolais.


Dans les tous les cas BOZIZE prépare comme on a vu au Rwanda un scénario du type où on a vu des frères décapiter leurs propres frères et sœurs, leurs propres amis et voisins sans le moindre tressaillement d'horreur. BOZIZE n'éprouve qu'une haine viscérale pour la Nation Centrafricaine.


Les tergiversations ayant précédé la nomination du Premier Ministre Nicolas TINAGAYE, étaient des signaux avant-coureurs de l'irresponsable attitude de Monsieur BOZIZE vis à vis de son peuple mais aussi et surtout de la Communauté Internationale qui a pesé de tout son poids pour son maintien au pouvoir malgré les graves crimes relevant de la cour pénale internationale dont il est auteur avec son clan.

 

Comme cela ne suffisait pas, habitué à la roublardise et à la manipulation, BOZIZE n’en a fait qu’à sa tête en faisant diffuser prématurément une liste du gouvernement d'union nationale à lui dans laquelle plusieurs portefeuilles n’ont pas fait l’objet d’entente préalable avec Nicolas TIANGAYE et pire ,avec une méthode criminelle de dédoublement des postes favorable à lui, d'où l'instauration d'un Gouvernement de conflit.

 

BOZIZE a nommé dans son quota des personnes de moralité douteuse telles que des voleurs et autres escrocs quasiment analphabètes et illettrés afin de siéger au gouvernement de la République simplement pour assouvir ses ambitions démesurées quand on connait la profondeur de cette crise.

 

Face à cette cacophonie digne d'une république bananière, l’UFR constate malheureusement que c'est un Gouvernement fantoche et mort-né, objet d'arrangement politiciens et qui n'est pas à la hauteur de la gravité de la crise actuelle.


Ce gouvernement composé de manière unilatérale par le Président BOZIZE avec le consentement implicite de Maitre NICOLAS TIANGAYE, est truffé de personnes incompétentes, analphabètes, illettrées et de moralité douteuse pour des faits de vols et d'escroqueries avérés. Le pire des cas c'est que des étrangers assument des fonctions dont la constitution le leur interdit.


L'UFR avait naïvement cru que la désignation de Maître TIANGAYE, Homme de droit donc juriste, permettrait d'entrevoir des lendemains propices à une véritable alternance Démocratique et l'amorce d'un processus de Paix durable.


La posture effacée de ce dernier depuis sa nomination, a surpris plus d'un alors qu'il prétendait sur Radio France Internationale que nous citons:


«… la question des convictions philosophiques mérite d’être écartée de ce débat. Il s’agit ici d’une question politique et, de ce point de vue, le gouvernement qui est constitué est un gouvernement d’Union Nationale. Ce n’est pas un gouvernement de TIANGAYE ou bien de gens qui appartiennent à une certaine confrérie. Il appartient à toutes les forces politiques et sociales du pays de se battre pour sortir le pays de la crise. Parce que nous sommes au bord du gouffre»…  fin de citation.


Comment le Premier Ministre peut- il expliquer le monopole par le Président BOZIZE des postes dits de souveraineté et qui contrôle en tout 22 Ministères au total sur 31 ?

Au nom de quel principe, le Premier Ministre qui jouit d'une légitimité dans une période de crise exceptionnelle, doit-il rester constamment en retrait et garder un silence face à des grands enjeux du destin Centrafricain ?


Le Premier Ministre et les neuf partis politiques d'opposition qui veulent s'accommoder aux diktats de BOZIZE doivent prendre leur responsabilité et boire le vin jusqu'à la lie.


En conséquence, l’UFR prend acte de l'échec des Accords de Libreville et appelle tous les compatriotes à envisager une vraie Transition Démocratique en Centrafrique.


En Accord avec la base, et sur le Principe Universel du droit des Peuples Opprimes consacres par les Instruments Juridiques Internationaux, l’UFR déclare solennellement que les revendications qui précèdent les Accords de Libreville à savoir :


La Démission sans condition de BOZIZE et l’ouverture d’une enquête Internationale sous l'égide de la Cour Pénale Internationale (CPI) reste et demeure valable et demande au Médiateur le Président Dénis SASSOU NGUESSO de transmettre sans délai ces dossiers à la CPI pour que Justice soit rendue aux victimes du Président François BOZIZE.

 

Fort de ce qui précède, l’U FR invite les Chefs d'États de la CEEAC, à être du côté du Peuple Centrafricain dans sa quête d’une Paix durable en Centrafrique et dans la sous-région qui passe par le départ du Président François BOZIZE... Il est l’arbre qui cache la Forêt.

 

Nous voulons une Paix durable avec le concours de la Communauté Internationale, les partenaires habituels de la RCA, les pays Amis comme la France et les États Unis d'Amérique, les institutions que sont l'Union Africaine, l'Union Européenne et les Nations Unies, afin de s’impliquer dans cette crise aux côtés des pays membres de la CEEAC et du Médiateur, Le Président Dénis SASSOU NGUESSO, pour une sortie de crise définitive et global comme au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

 

Fait à Libreville le 07.02.2013

 

Le Président de l’UFR de la Coalition SELEKA.

 

Colonel Florian François BEDAYA-N'DJADDER

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 22:04

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 18:35

 

 

 

 

localisation-de-la-ville-de-mobaye

 

 

KINSHASA (AFP) - 08.02.2013 10:48 - Plus de 2.300 personnes, dont des militaires, ont quitté jeudi la Centrafrique pour se réfugier de l'autre côté du fleuve Oubangui dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo, craignant une avancée présumée des rebelles de la Séléka, a-t-on appris vendredi de source locale congolaise.


Plus de 2.300 personnes, dont des militaires, ont quitté jeudi la Centrafrique pour se réfugier de l'autre côté du fleuve Oubangui dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo, craignant une avancée présumée des rebelles de la Séléka, a-t-on appris vendredi de source locale congolaise.


Jeudi, "2.325 personnes, dont 172 hommes, 347 femmes et 1.806 enfants", ont quitté par bateau la localité centrafricaine de Mobay-Mbonga pour regagner celle congolaise de Mobay-Mbongo, a déclaré à l'AFP Willy Isekusu, commissaire de district du Nord-Ubangi, dans le Nord-Ouest de la RDC.


"Nous avons 25 éléments des Faca (Forces armées centrafricaines) ainsi que leur famille qui sont toujours coincés sur un Îlot, a-t-il ajouté. Ils ne veulent partir mais on est en train de négocier pour qu'ils puissent venir chez nous."


Mobay-Mbanga est une localité proche de plusieurs positions du mouvement rebelle Séléka, et notamment de Bambari, une ville stratégique aurifère du centre de la Centrafrique.


Willy Isekusu avait expliqué jeudi matin que "depuis 06h00 (05h00 GMT) (...) la Séléka occupe Mobay-Mbanga" et qu'une centaine de personnes avait fui. Un commerçant centrafricain réfugié avait pour sa part rapporté l'entrée de "rebelles", et avoir lui-même entendu des "coups de feu".


D'après le commissaire du Nord-Ubangi, qui partage 800 kilomètres de frontière avec la Centrafrique, les tirs de jeudi ont rapidement cessé "mais c'est plutôt la peur de l'inconnu" qui a poussé les habitants à trouver refuge en RDC, chez des proches ou des religieuses.


Mi-décembre, la coalition de rebelles du Séléka a pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant Bangui. Après un accord de paix signé le 11 janvier à Libreville, ils ont accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

 

© 2013 AFP

 

 

 

 

Centrafrique: la rébellion reconnait un incident mais dit y avoir mis fin

 

Séléka rebelles

 


LIBREVILLE, 08 fév 2013 (AFP) - La coalition rebelle Séléka a reconnu vendredi à l'AFP que certains de ses éléments étaient entrés dans une localité de la Centrafrique à la frontière de la République démocratique du Congo mais a assuré qu'ils avaient rebroussé chemin après en avoir reçu l'ordre.


"Il y a eu des éléments du Séléka qui sont entrés dans Mobaye (150 km au sud de Bambari, place forte rebelle dans le centre sud de la Centrafrique). En raison des mauvaises communications, ils ont cru que nous n'étions plus au gouvernement. Mais, on leur a dit de rebrousser chemin et ils sont revenus à Alindao", au sud-est de Bambari, a affirmé par téléphone le général Mohamed Moussa Dhaffane, nouveau ministre des Eaux, forêts, chasse et pêche du nouveau gouvernement d'union nationale centrafricain.


Des tirs entendus jeudi matin avaient fait fuir des habitants vers le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo voisine, où ils espéraient échapper à une arrivée présumée des rebelles.


Plus de 2.300 personnes, dont des militaires, s'étaient réfugiés jeudi de l'autre côté du fleuve Oubangui dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi de source locale congolaise


Le général Dhaffane a assuré que les ministres Séléka étaient "au travail" mais "attendaient une réponse" du médiateur de la crise le président congolais Denis Sassou Nguesso quant à leurs griefs sur la composition du gouvernement.


Mi-décembre, la coalition de rebelles du Séléka avait pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant de prendre Bangui. Après un accord de paix signé le 11 janvier à Libreville, au Gabon, les rebelles ont accepté de participer à un gouvernement d'union nationale


Mais le Séléka estime que ce gouvernement ne respecte pas l'accord et accuse notamment le président Bozizé d'avoir imposé plusieurs ministres délégués, fragilisant l'action gouvernementale.


"On s'est fait violence pour aller au gouvernement et travailler. On ne peut pas aller contre la volonté de notre base, contre celle du peuple centrafricain ou celle de la communauté internationale",a ajouté le général Dhaffane.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 18:11

 

 

Bozizé et ses partisans

 

http://www.slateafrique.com 08/02/2013

 

Né de l'accord de Libreville de janvier 2013, le fragile processus de paix en Centrafrique entre la rébellion Séléka et François Bozizé est mis en péril par l'attitude du camp présidentiel, selon le journaliste sénégalais Assane Diop pour SlateAfrique.

 

Le 11 janvier 2013, l’armée française opérait ses premières frappes aériennes dans le centre du Mali pour stopper le raid éclair des groupes djihadistes vers Bamako. Le même jour, on signait à Libreville au Gabon, les accords sur la Centrafrique.


Le succès de la médiation du président congolais, Denis Sassou Nguesso mandaté par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) en présence de ses homologues gabonais Ali Bongo et tchadien Idriss Deby, a été voilé dans les médias par les feux de la guerre dans les sables maliens.


Aujourd’hui, le pacte de Libreville est menacé par l’une des principales parties prenantes. Le Président François Bozizé est ouvertement accusé dans une déclaration du 6 février de la rébellion de la Séléka datée de ne pas respecter «l’esprit de la lettre des accords de Libreville».


En vertu du pacte, on sait que le général président centrafricain s’est engagé à ne pas briguer un troisième mandat à l’échéance de son deuxième mandat et 2016 et a accepté la formation d’un gouvernement d’union nationale de transition ainsi que des élections législatives anticipées dans un délai de 12 mois.


Mais, sous les cendres des accords de Libreville couve le feu d’une reprise des hostilités en Centrafrique. La Séléka et l’opposition démocratique centrafricaine reprochent en chœur au Président Bozizé de tenter de se dérober à ses engagements.


«Le reniement de la parole donnée est une seconde nature chez Bozizé» lui décoche aussi un de ses anciens ministres.


Il rappelle que «certaines factions de la Séléka ont repris les armes contre lui récemment car il avait trahi les précédents accords de Libreville en 2008» sous les auspices de l’ancien Président gabonais Omar Bongo.


Un pacte, auquel se réfère largement dans son introduction le document du nouvel accord de paix acté dans la capitale gabonaise, le 11 janvier 2013.


Bozizé a constamment menti à l'ONU


Autre signe de la précarité de la situation en Centrafrique: le mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans le pays a été prolongée d’un an, le 24 janvier 2013, par le Conseil de sécurité. Dans la foulée le Conseil a pressé les signataires des récents accords de Libreville «de s'acquitter de bonne foi de leurs obligations».


«Le message est à d’abord l’intention de François Bozizé, car il a constamment menti aux représentants de l’ONU qui se sont succédés à Bangui pendant ses dix ans de règne», précise un diplomate ouest africain qui a travaillé avec l’organisation sur le dossier centrafricain.


Les premières lignes de fractures qui menacent les accords sont apparues lors des tractations sur la formation du gouvernement d’union nationale. Il a fallu en effet attendre le 3 février pour qu’il soit enfin mis en place.


Car «le gouvernement patiemment formé par le Premier ministre Nicolas Tiangaye (issu de l’opposition démocratique) a été remanié par François Bozizé tout seul avant de signer. Les postes devaient faire l’objet d’un consensus, ce qui n’est pas le cas» déplore Martin Ziguélé, le chef du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).


Les nouvelles élections seront un double test


Dans son communiqué du 6 février, la Séléka reproche au camp présidentiel les mêmes «violations répétées des accords» tout en faisant de la propagande «sur les ondes de la radio nationale».


Si le président Bozizé a finalement été contraint de céder sous la pression des ministères de ses partisans au sein du gouvernement d’union nationale, ses adversaires redoutent ses volte-faces. D’autant plus que la principale tâche politique du cabinet sera de préparer et d’organiser les prochaines élections législatives anticipées. Or, la hantise du chef de l’Etat est de perdre le futur scrutin alors que son parti avait raflé la totalité des élections contestées de 2011.


Les nouvelles élections seront un double test. Elles permettront de cerner l’influence des principales forces politiques centrafricaines et de mesurer la volonté des dirigeants politiques centrafricains face à la communauté internationale et en particulier à la médiation de la CEEAC.


Il conviendra d’être d’autant plus vigilant que le camp du président Bozizé garde la main sur le ministère de l'Intérieur qui a été scindé en deux dans le gouvernement d’union nationale. D’une part le ministère de la Sécurité Publique qui revient au camp présidentiel, d’autre part le Ministère de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation attribué à une personnalité de la société civile «mais qui est un proche de Bozizé» d’après un dirigeant de l’opposition démocratique. 


Or c’est ce dernier ministère qui est chargé à niveau administratif de la gestion des élections en coordination avec l'Autorité nationale des Elections, une instance indépendante.


Puisque le mandat du Bureau de l’ONU a été prolongé d’une année, il pourrait concentrer ses activités à la préparation et au bon déroulement de ces élections en liaison avec les autorités centrafricaines et la médiation de la CEEAC. Mais, le but est encore très loin d’être atteint. Rien que le nombre pléthorique de 33 ministres dans le gouvernement d’union laisse augurer le pire. En vérité, on est moins face à un gouvernement d’union qu‘à un gouvernement de cohabitation et marchandages.


L'opposant Martin Ziguélé songe déjà à 2016


D’après nos informations, de nombreux portefeuilles ont fait l’objet d’âpres négociations. La concession de taille du président Bozizé a été de voir nommer un ministre proche de la Séléka au ministère des Mines. Rien ne justifie non plus à nos yeux que le ministère chargé de la gestion des principales ressources économiques du pays soit attribué au camp de la rébellion.


Plus pittoresque, le MLPC présenté comme la principale force de l’opposition démocratique, n’a hérité que du ministère de l’Education nationale. Il est vrai que son leader, Martin Ziguélé, songe déjà à la présidentielle de 2016 à laquelle ne pourront pas se présenter les membres de la présidence et du gouvernement de la transition.


Enfin, une autre menace continue à peser sur le fragile processus de paix centrafricain. Et elle est très inquiétante. Le désarmement et la mobilisation des troupes de la Séléka stationnées à plus d’une centaine de kilomètres de Bangui depuis les dernières fêtes de Nouvel an et la dissolution des «milices pro-Bozizé» formées notamment de jeunes désœuvrés particulièrement agressifs, n’ont toujours pas commencé. Dans son propre camp, la Séléka a aussi reconnu la présence «d’éléments incontrôlés».


Par ailleurs, pour tenir les élections, «la sécurisation et le rétablissement d’une administration digne de ce nom sur toute l’étendue du territoire demanderont encore plus de temps», admet Martin Ziguélé tout en disant que «c’est à l’opposition démocratique de demeurer lucide pour mener le combat démocratique devant déboucher sur l’alternance tant attendue par le peuple centrafricain».


Autant dire, que Denis Sassou Nguesso et ses homologues gabonais et tchadien qui ont parrainé les accords de Libreville sur la Centrafrique, le 11 janvier dernier, ont encore du pain sur la planche pour sortir la Centrafrique du trou noir politique dans lequel elle est enlisée depuis son indépendance.


Assane Diop

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 17:17

 

 

 

Nominations 

 

Directeur de Cabinet du PM

Emmanuel Kosse (Magistrat)

 

Directeur de Cabinet du Ministre de l’Economie et du Plan (Enoch Dérant Lakoué)

Joseph Mabingui (Chimiste retraité) ancien SG du RDC


 

DG du Fonds d’Entretien Routier

 

Marylin-Mouliom-Roosalem.jpg


Maryline Roosalem (ex-Ministre du Commerce) en remplacement de Marie-Claire Bitouanga 

 

 

 

NDLR : Il faut s'attendre à ce que Bozizé recase tous ses hommes et femmes qui ont été balayés du gouvernement Touadéra 3. C'est le cas de cette Roosalem, officiellement trésorère du KNK, qu'il a n'a pourtant cessé d'engueuler au conseil de ministres et dont les liens intimes avec Sylvain Ndoutingaï étaient un secret de polichinelle.  A quand le retour en piste du même Ndoutingaï ? 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 17:10

 

 

 

Parfait-Anicet-Mbay-Bouar-copie-1.JPG

 

 

C’est avec beaucoup de regret que j’ai pris connaissance de la lettre adressée à Prosper N’Douba et Centrafrique-Presse par un groupe de rigolos de la famille M’Bay. Les termes de cette lettre me choquent à tel point que j’ai abandonné pendant quelques temps ce que je fais pour gagner ma vie afin de répondre à cette salade et affirmer haut et fort mon soutien à Centrafrique-Presse.


Cette lettre est une litanie de confusions des genres, généralement entretenue par des ignares qui pensent que la gestion d’un pays est une histoire de famille. « Faire rendre gorge » à Centrafrique Presse? J’espère qu’ils iront jusqu’au bout de leur menace et ne se défileront pas, s’ils ont encore un minimum de dignité à faire valoir. Je leur promets aussi qu’ils ne feront jamais rendre gorge à Centrafrique-Presse.


Si leur frère voulais être tranquille en supposant qu’il a les moyens intellectuels pour cela, il aurait dû chercher à gagner sa vie autrement qu’en nettoyant les pompes d’un dictateur et en jouant au ministre kleptocrate dans un pays en faillite. C’est parce que votre frère est minable sans vrai talent de compétiteur sur le marché mondial du travail qu’il sert la soupe à François Bozizé, ne le croyez-vous pas? Famille? Non mais je rêve ou quoi?, je me calme. Ceci est une réaction à chaud.


Cordialement


JK

 

 

PS: Il est temps de commencer à financer des enquêtes sur le terrain sur ce Parfait M'Bay.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:52

 

 

logo-A2R.JPG

 

 

A2R /n° 015 du 07 février 2013


COMMUNIQUE  OFFICIEL

 


Le dimanche 3 février, le Général Bozizé a prononcé l’oraison funèbre des accords de Libreville.


A ceux qui ont dansé au bal des fossoyeurs; à ceux qui ont cru et fait accroire que la bonne foi était redevenue une nature centrafricaine, à ceux qui se sont invités aux noces du borgne et du paralytique, le Général vient de leur servir un plat de punaises et de morpions en commettant, une fois de plus un autre crime de lèse légitimité dont il est coutumier.


Des signes avant-coureurs auraient dû alerter et éveiller les esprits : tergiversation et baroud d’honneur à l’occasion de la nomination du Premier ministre, les nominations hâtives au sein des Forces Armées Centrafricaines etc…


Le général Bozizé incarne et personnifie par sa gestion, les ombres centrafricaines qu’il a mises dans la lumière avec le dernier gouvernement. Des ombres nourries de comportements de concussion, de calculs inavoués, d’omerta et d’influences occultes. In fine, la tragédie qui se joue en RCA ressemble à un sacrifice humain à grande échelle dont le dessein est de satisfaire les visées occultes des auteurs et leurs complices.


De ce qui précède, l’A2R avait rappelé à l’opinion nationale et internationale, que le mirage de Libreville sera un ersatz d’accord qui n’apportera rien de positif au quotidien du Centrafricain. Un accord qui depuis la gestation jusqu’à sa signature a subit nombre abus et violations pour venir s’abimer dans les bottes de son principal assassin : François Bozizé.


Alors que sous d’autres cieux les loges, les confréries et les obédiences ont été des vecteurs de progrès significatifs des sociétés humaines, en RCA elles participent d’un spectacle de bêtise et de honte, comme si le Centrafricain est un étalon humain d’espèce désuète. Pour preuve, pendant que la situation du peuple se dégrade irrémédiablement, c’est au nom de ces loges, confréries ou obédiences qu’un groupuscule « d’initiés » s’engraisse, s’enrichit ignoblement sous le regard impuissant d’une grande frange de la communauté nationale.


Depuis 2006, le quotidien des Centrafricains n’a été rythmé que par des souffrances et des morts (civils et militaires). Ces compatriotes, éternels oubliés n’ont jamais eu droit ni à une plaque commémorative érigée en leur mémoire, ni à une minute de silence lors de ce qu’il est convenu d’appeler le dialogue de Libreville. Le repas étant servi, à bas les souffrances infligées aux familles, au peuple, vive l’axiomatique du ventre.


Alliance pour la Renaissance et la Refondation/Mouvement politique alternatif en RCA courriel : renaissancerefondation@gmail.com


A ce jour, les causes profondes des incessantes crises politico-militaires ayant rythmé la vie du pays, n’ont jamais été réellement explorées et aucune solution véritable n’y a été proposée.


L’Alliance constate avec effroi que la finalité des soulèvements armés à ce jour ainsi que des agissements politiques n’a été que la compromission et l’appât du gain.


L’A2R demeure convaincue, au regard de ce qui prévaut que la Centrafrique ne pourra plus faire l’économie d’une constituante dans l’optique de revisiter les fondements de la Nation et aborder l’avenir avec sérénité


Elle renvoie les acteurs d’hier et fossoyeurs d’aujourd’hui aux conclusions de la rencontre Kodro général Bozizé du 07 décembre 2002 à Gonesse : « les participants décident de créer une coordination et adhèrent à un programme politique qui se donne pour objectif la mise en place d’une transition consensuelle pour reconstruire le pays dans l’unité, la paix, la sécurité et la liberté.


Plus de dix années après, le constat est triste. Le pays n’a jamais autant régressé sur tous les plans et nous nous retrouvons à la case départ.


Fait à Juba le 07 février 2013


Le coordonnateur de l’Alliance


Salvador EDJEZEKANE

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:35

 

 

 

Seleka-rebelles.jpg

 


KINSHASA (AFP) - 08.02.2013 10:48 - Plus de 2.300 personnes, dont des militaires, ont quitté jeudi la Centrafrique pour se réfugier de l'autre côté du fleuve Oubangui dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo, craignant une avancée présumée des rebelles de la Séléka, a-t-on appris vendredi de source locale congolaise.


Plus de 2.300 personnes, dont des militaires, ont quitté jeudi la Centrafrique pour se réfugier de l'autre côté du fleuve Oubangui dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo, craignant une avancée présumée des rebelles de la Séléka, a-t-on appris vendredi de source locale congolaise.


Jeudi, "2.325 personnes, dont 172 hommes, 347 femmes et 1.806 enfants", ont quitté par bateau la localité centrafricaine de Mobay-Mbonga pour regagner celle congolaise de Mobay-Mbongo, a déclaré à l'AFP Willy Isekusu, commissaire de district du Nord-Ubangi, dans le Nord-Ouest de la RDC.


"Nous avons 25 éléments des Faca (Forces armées centrafricaines) ainsi que leur famille qui sont toujours coincés sur un Îlot, a-t-il ajouté. Ils ne veulent partir mais on est en train de négocier pour qu'ils puissent venir chez nous."


Mobay-Mbanga est une localité proche de plusieurs positions du mouvement rebelle Séléka, et notamment de Bambari, une ville stratégique aurifère du centre de la Centrafrique.


Willy Isekusu avait expliqué jeudi matin que "depuis 06h00 (05h00 GMT) (...) la Séléka occupe Mobay-Mbanga" et qu'une centaine de personnes avait fui. Un commerçant centrafricain réfugié avait pour sa part rapporté l'entrée de "rebelles", et avoir lui-même entendu des "coups de feu".


D'après le commissaire du Nord-Ubangi, qui partage 800 kilomètres de frontière avec la Centrafrique, les tirs de jeudi ont rapidement cessé "mais c'est plutôt la peur de l'inconnu" qui a poussé les habitants à trouver refuge en RDC, chez des proches ou des religieuses.


Mi-décembre, la coalition de rebelles du Séléka a pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant Bangui. Après un accord de paix signé le 11 janvier à Libreville, ils ont accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

 

© 2013 AFP

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 15:56

 

 

 

Zarambaud

 

 

 

 

VIVE LA NUIT SANS LUMIERE

 

Las de tant de malheurs et même de la vie

Ombre de lui-même, victime des nervis

Errant sans aucun but, proie de la perdition

Le Peuple tout groggy cherche consolation

*

Nuit consolatrice, mangeuse des malheurs

Toi qui de cette vie tempères les rigueurs

Mère de tous les gueux que tu prends sous tes ailes

Prends pitié du Peuple qui t’invoque avec zèle

*

Dans ton ventre de suie, les malheurs digérés

Ne tortureront plus nos esprits ulcérés

Et enfin libéré du joug de la lumière

Le Peuple chantera dans toutes les chaumières

*

Emmène – le bien loin, au beau Pays des rêves

Ce Pays enchanté où personne ne crève

Où l’on mange à sa faim, où le dialogue est roi

Et les armes jetées dans de grands feux de joie,

*

Un beau Pays où nul sur la loi ne s’asseoit,

Qu’il soit gueux, sac au dos ou se prétende Roi

Où tous les Tribunaux, en toute indépendance

Loin de se dérober, clament leur compétence

                                    *

Nuit consolatrice, mangeuse des malheurs

De ce Peuple éploré qui t’adresse ses pleurs

Veuille prendre pitié et le faire accéder

A ton monde enchanté pour de joie l’inonder

                         *

Nuit ténébreuse, que grâce te soit rendue

D’avoir vite exhaussé nos prières tendues.

Dans ton noir royaume désormais nous vivons

Sans électricité, sans manioc, sans savons

                        *

Le Pays tout de noir est en effet vêtu

Réjouissant présage d’avenir sans vertu

Et de longue marche à rebours vers le passé

Ce cycle de douleur qu’il n’a pas surpassé

                        *

Les hôpitaux bondés de mourants sans espoir

Grands mouroirs ténébreux comme des abattoirs

Assistent impuissants aux sinistres tournées

Du nouveau médecin qu’est la mort déchaînée

                        *

Evoluant dans le noir comme un poisson dans l’eau

Sortant des cachettes leurs fusils et couteaux

De farouches braqueurs opèrent sans encombre

Transformant les quartiers en amas de décombres

                        *

Saisissant spectacle que ces restes horribles

Victimes muettes de batailles terribles

Fruits du champ de haine que cultivent les hommes

Dans leurs cœurs endurcis, des cœurs sans cœur, en somme

                        *

Dans l’arrière-pays, fief des zaraguinas

Le Peuple abandonné chante des hosannas

Et tourne vers les cieux un regard caverneux

Où triomphe la mort qui ricane en ses yeux

                        *

Le Pays tout entier est un vaste tombeau

De vivants et de morts en pâture aux corbeaux

Qui disputent aux vers ces gisants frelatés

Aux ventres boursouflés et aux yeux dilatés

                         *

Tel un lapin qui fuit en voyant un chasseur

Et s’abrite derrière un buisson protecteur

La paix s’est envolée vers des cieux plus cléments

Fuyant cette terre souillée par des déments

                          *

Elle s’effraie du projet terrifiant et loufoque

D’une amnistie généreusement réciproque

Qui couvrira des crimes non encore commis

Appelant à d’autres crimes les ennemis

                          *

Comme l’or par le feu fond et se purifie

Ainsi grandit l’espoir qu’à travers ce défi

Bangui la coquette retrouvera la paix

Baume miraculeux qui pansera ses plaies

 

                                  *

Puisse la paix tant désirée et tant attendue

N’être enfantée qu’après la justice rendue

Soit après tous les crimes odieux reconnus

Paix sans justice n’étant que peine perdue

                                                                    *

Blanchir sans justice les assassins odieux

Qui ont prématurément envoyé aux cieux

Tant de martyrs dont le sang réclame justice

C’est s’illusionner avec une paix factice

                     *

Bercés par nos rêves, nous entendons au loin,

Tels des bœufs condamnés et bien repus de foin

Les trompeurs éhontés, Maîtres des calembours

Debout sur nos malheurs et pissant leurs discours

                      *

Bernés par ces discours dont eux-mêmes s’enivrent

Piégés par le Peuple qui fait semblant de suivre

Leurs fausses promesses d’un avenir de miel

Ils seront engloutis par un volcan de fiel.

 

Bangui, le 16 Juillet 2008

 

Un amoureux de l’obscurité.

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 03:11

 

 

 

Christophe-Gazam-Betty

 

 

BANGUI Jeudi 7 février 2013 | 13:58  (Xinhua) - Les membres de la coalition Séléka nommés au poste ministériel dans le gouvernement d'Union nationale ont décidé de prendre service dans leurs ministères respectifs, selon l'annonce du mercredi par le porte-parole de cette rébellion et ministre de la Communication, Christophe Gazambéti.


"Après avoir conféré avec le Premier ministre, chef du gouvernement, suite à une requête introduite auprès du haut médiateur, le président congolais Dénis Sassou Nguéssou, la Séléka prend ce jour une décision historique d'assumer pleinement ses responsabilités auprès du gouvernement en demandant à ses membres de procéder dès que possible à leur prise de service respectif", a déclaré le porte-parole de la Séléka.


Christophe Gazambéti a mentionné que la coalition Séléka prend à témoin l'opinion internationale des risques de dérapage majeur "qui relèveraient à l'avenir des actes de déclaration et autres posture en rupture avec les accords de Libreville", a-t-il souligné.


En sa qualité de ministre de la Communication, Christophe Gazambéti a fait savoir qu'il va se battre afin que les journalistes soient des hommes libres à faire leur travail. "En amont, il se pose un problème d'éthique dans l'exercice du métier des journalistes. Pour cela je dois me battre pour  que ces derniers comprennent qu'ils sont libres et capables de mener à bien leur fonction", a ajouté le porte-parole de la Séléka.


La coalition Séléka avait décidé de suspendre l'entrée effective des ses membres dans le gouvernement d'union nationale de transition, depuis le dimanche 3 février, selon le porte-parole de cette rébellion, "le partage juste et équilibré aussi bien qualitativement et quantitativement ne s'est pas retrouvé dans la structure du gouvernement ainsi constituée".

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