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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:14

 

 

La Centrafrique au bord du "chaos" selon 5 ONG françaises

 

Bangui 09 juillet 2013 18h26 (AFP) — Cinq ONG françaises ont dénoncé mardi l'"abandon" de la Centrafrique - où "l’État n'existe plus" et où la pénurie alimentaire menace - par une communauté internationale qui conditionne son aide à un improbable retour de la sécurité.

 

Dans un communiqué commun, Médecins sans frontières (MSF), Action contre la faim (ACF), Médecins du monde (MDM), Première urgence-Aide médicale internationale (PU-AMI) et Solidarités International (SI), ont fustigé "l'insuffisance de la présence des Nations unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds", dont certains "conditionnent leurs financements à venir à une ré-instauration de la sécurité", un statu quo "aussi incompréhensible qu'inacceptable".

 

Et la pénurie alimentaire menace, préviennent les ONG. "En 2012, les récoltes n'ont pas été bonnes" et "les réserves sont peu importantes", a expliqué Bérengère Tripon, de SI, lors d'une conférence de presse commune.

 

Ces réserves ont ensuite souvent été pillées, soit par des nomades, soit par la rébellion Séléka qui a pris le pouvoir en mars et multiplie les exactions (pillages, rackets, viols, meurtres). "On estime que la récolte 2013 couvrira un mois de besoins alimentaires alors qu'elle devrait en couvrir au moins six", selon Mme Tripon.

 

Toute la population est menacée par la faim. Thierry Mauricet, directeur général de PU-AMI, estime que "147.000 personnes sont déjà en restriction alimentaire sévère", sur 4,5 millions d'habitants.

 

Et depuis début 2013, indique Alain Coutand d'ACF, "le nombre d'enfants admis dans nos centres nutritionnels a doublé" par rapport à 2012. La malnutrition sévère des enfants entraîne souvent des séquelles neurologiques irréversibles.

 

"Dans n'importe quel pays, on parlerait de catastrophe humanitaire. En Centrafrique, ça tombe dans l'oubli", s'est-il désolé.

 

Quant au système de santé, il agonise, l'approvisionnement en médicaments et fournitures médicales étant interrompu, l'accès aux soins impossible par endroits.

 

Une flambée de paludisme a occasionné 60.000 consultations au premier trimestre dans les structures soutenues par MSF, soit +38% par rapport à 2012, tandis que rougeole et pneumonie sont en augmentation.

 

Depuis des années, la Centrafrique, qui a la deuxième espérance de vie la plus basse au monde (48 ans), connaissait un taux de mortalité trois fois plus élevé que le seuil d'urgence définissant une crise humanitaire (un mort pour 10.000 habitants par jour). Et ce taux "est pire aujourd'hui", estime Mego Terzian, président de MSF, sans pouvoir le chiffrer.

 

La prise de pouvoir par la Séléka n'est que le dernier épisode d'une longue série de coups d'Etat et de rébellions depuis l'indépendance en 1960. Les rebelles Séléka sont eux-mêmes divisés et d'autres groupes armés sévissent.

 

Résultat, les agences onusiennes et beaucoup d'ONG ont fui. "Les ONG présentes ont toutes été pillées au moins une fois et l’État n'existe plus", a expliqué Thierry Mauricet (PU-AMI).

 

"Nous pouvons opérer actuellement", a ajouté Alain Coutand (ACF), "mais c'est très cher et très compliqué".

 

"La communauté internationale doit considérer la Centrafrique comme une de ses priorités. (...) La situation est pire qu'elle n'a jamais été", a résumé André Munger, de MSF.

 

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

La Centrafrique plongée dans le chaos et abandonnée, selon MSF

 

BANGUI 09-07-2013 à 19h31  (Reuters) - La situation humanitaire et sanitaire s'est gravement détériorée en Centrafrique depuis la prise du pouvoir par les ex-rebelles du Séléka en mars, déclare Médecins sans Frontières (MSF) mardi.

 

"Au plus fort de l'offensive rebelle, les populations ont fui les affrontements et exactions pour se cacher en brousse. Certaines y vivent toujours sans accès aux soins, abri, eau ou nourriture", écrit l'organisation dans un appel lancé aux Nations unies et aux bailleurs de fonds, en partenariat avec quatre autres ONG (Action Contre la Faim, Médecins du Monde, Première Urgence-Aide Médicale Internationale et Solidarités International).

 

Cet appel intervient avant la venue jeudi à Bangui de Valerie Amos, responsable des opérations humanitaires de l'Onu.

 

"Nombre de structures de santé ont été pillées ou détruites et ont été désertées par le personnel médical", écrit MSF dans son communiqué.

 

Selon Action Contre la Faim, le risque de dégradation de la sécurité alimentaire est par ailleurs réel, de nombreux champs ayant été abandonnés et des stocks de céréales pillés.

"Une crise aiguë s'est superposée à une urgence chronique", écrit MSF, qui ajoute que les services publics et médicaux sont au bord de l'effondrement.

 

PAYS DANS L'IMPASSE

 

"Les attaques et pillages sont monnaie courante à Bangui, où le gouvernement intérimaire (...) a échoué à maintenir l'ordre. Le pays est aux prises avec l'urgence humanitaire alors que la communauté internationale reste indifférente", poursuit Médecins sans Frontières.

 

Depuis son entrée en fonction en avril, le président par intérim Michel Djotodia n'est pas parvenu à garder le contrôle de ses combattants, accusés d'assassinats et d'atrocités à l'encontre de leurs adversaires.

 

"Les agences onusiennes et beaucoup d'organisations non gouvernementales se sont retirées dans la capitale, laissant la majeure partie du pays sans aucune aide (...) Les gens ont effectivement été abandonnés au moment même où ils ont le plus besoin d'aide", ajoute MSF.

 

La directrice de mission de MSF, Ellen van der Velden, a précisé que le nombre de cas de paludisme avait augmenté d'un tiers par rapport à l'année dernière.

 

Le gouvernement centrafricain par intérim n'a pas souhaité commenter l'appel lancé par MSF.

 

Dans ce contexte, les ONG appellent les Nations Unies à "respecter leurs engagements et à réinvestir rapidement l'espace humanitaire en RCA" et "les bailleurs de fonds à financer les activités en place et à venir des ONG".

 

Selon l'OMS, la Centrafrique détient la deuxième espérance de vie la plus faible du monde -48 ans- et des taux de mortalité trois fois plus élevés que le "seuil d'urgence" qui définit une crise humanitaire.

 

Bate Felix; Hélène Duvigneau pour le service français

 

 

La Centrafrique oubliée: les humanitaires en colère

 

http://www.lavoixdelamerique.com  mercredi, juillet 10, 2013 Heure locale: 08:55

 

Il est «inacceptable» de conditionner l’aide extérieur au rétablissement de la sécurité alors que la population est menacée de pénurie alimentaire, s’insurgent des ONG.

 

Trois mois après la prise du pouvoir par la rébellion Séléka, la République Centrafricaine est en proie à une grave crise humanitaire, sous le regard indifférent de la communauté internationale, déplorent cinq organisations; Médecins du Monde, Action Contre la Faim, Médecins Sans Frontières, Première Urgence-Aide Médicale Internationale et Solidarité Internationale.


La Centrafrique est au bord du chaos et le pays demeure politiquement instable, soulignent les ONG dans un communiqué commun, déplorant que la population soit abandonnée au moment où elle a le plus besoin d’être soutenue, voire secourue. Elles fustigent notamment « l'insuffisance de la présence des Nations Unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds », rappelant que ces derniers conditionnent, pour la plupart, leur aide au rétablissement de la sécurité ; une position jugée « inacceptable » par les humanitaires.


Le pays est menacé de pénurie alimentaire, alertent ces organisations internationales, soulignant que la récolte 2012 a été mauvaise, et que les réserves sont quasiment inexistantes ou pillées par divers groupes, y compris l’ex rébellion Séléka qui a pris le pouvoir en mars dernier, ont précisé les responsables humanitaires lors d’une conférence de presse à Bangui.


 

Violaine Gagnet de Médecins du Monde, au micro de Camille Grosdidier

 

La Centrafrique plongée dans le chaos et abandonnée, selon MSF
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Centrafrique-Presse.com
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:02

 

 

 

 

 le 09-07-2013 à 14h31

 

Par Céline Lussato

 

 

Alors que cinq ONG appellent à l'aide pour la Centrafrique, le chirurgien Bernard Leménager, qui revient de Paoua, décrit la situation sanitaire dans le pays.

 

Quelle est la situation en ce moment dans le pays ?

 

- J'étais à Paoua qui se trouve dans le Nord-Ouest de la Centrafrique, pas très loin de la frontière avec le Tchad, dans un hôpital que MSF a repris il y a 5 ou 6 ans, un endroit qui avait été sinistré par la rébellion locale en 2008 mais n'a pas été tellement touché par les événements fin mars. On peut donc dire qu'il reflète l'état général du pays où tout est désorganisé : il n'y a plus d'Etat, plus d'administration, une insécurité permanente… Notre hôpital fonctionne parce qu'il s'agit d'un hôpital MSF avec du personnel local payé par MSF, du ravitaillement MSF, de la logistique MSF… Mais j'ai reçu un gamin hospitalisé 15 jours avant à Bozoum, la grande ville du Nord-Ouest, après avoir été pris dans un éboulement. Il avait une luxation de hanche, donc un problème qui se voit à l'œil nu, et il n'avait pas eu de radio parce qu'à Bozoum il n'y a pas de radio possible ! Le système de santé est inexistant.

 

Et puis, on commence aussi à ressentir la malnutrition, même si le pire reste à venir. Et avec l'arrivée de la saison des pluies ces jours-ci, le paludisme connaît une recrudescence.

 

Le paludisme se soigne assez bien en principe maintenant…

 

- Oui, ça se soigne. Mais à condition d'avoir accès à un système de santé. Si on considère les infrastructures de MSF par exemple : nous avons l'hôpital central à Paoua où les gens de la ville peuvent venir facilement. Nous avons ensuite les centres de santé à 50 km. Mais entre les centres, il y a aussi 50 km. Les gens dans la campagne ont donc un accès difficile aux centres de soin. Les gens qui viennent en catastrophe chez nous arrivent en moto, il n'y a pas d'ambulance… y compris des femmes enceintes dont le travail a commencé depuis des heures, qui constatent qu'il y a un problème et qu'on installe sur une moto. Vous imaginez l'état dans lequel les patients nous arrivent…

 

Malgré le manque de financement international, il est possible de travailler en RCA?

 

- La situation est un peu biaisée parce que MSF fonctionne avec des fonds propres, ceux de nos donateurs. Nos programmes continuent, avec les difficultés liées au pays – nous nous sommes fait piquer tous notre matériel à Bangui au moment des derniers événements par exemple, mais nous parvenons à joindre les deux bouts. En revanche, les autres ONG, qui fonctionnent sur fonds institutionnels n'ont pas cette liberté de continuer à exercer depuis que les institutionnels se sont désengagés. Et nous avons beaucoup de mal à mobiliser pour ce pays où vivent 4,5 millions de personnes étalées sur un pays aussi grand que la France. Pourtant, ces gens magnifiques sont dans une détresse folle. Il ne faut pas qu'ils restent les grands oubliés.

 

Propos recueillis par Céline Lussato – Le Nouvel Observateur

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130709.OBS8661/les-centrafricains-ne-doivent-pas-rester-les-grands-oublies.html

 

 

 

CENTRAFRIQUE. "Pour les Nations unies, c'est wait and see"

 

09-07-2013 à 01h02 - Mis à jour à 12h02

 

Par Céline Lussato

 

 

Le président de Médecins sans frontières ne décolère pas : "Ce système attentiste n'est pas en adéquation avec la réalité du pays".

 

Mégo Terzian est président de Médecins sans frontières. Avec quatre autres ONG (1), il appelle à lever le voile sur la très grave crise qui secoue le pays, et l'inaction des Nations unies et autres bailleurs de fonds.

 

En quoi la situation humanitaire s'aggrave encore en République centrafricaine (RCA) ?

 

- La situation est encore pire. C'est une crise sous une autre crise. L'approche des Nations unies et des autres bailleurs de fonds c'est : wait and see – on attend et on verra bien. Ce système attentiste n'est pas en adéquation avec la réalité d'aujourd'hui. Certains disent attendre le retour d'une stabilité sécuritaire et politique pour agir. Le Conseil de sécurité attendait une réponse africaine pour agir et n'a pas bougé. Tous les autres acteurs se sont également renvoyés la balle...

 

A cet attentisme s'ajoute un autre problème : lorsqu'il y aura un gouvernement stable, les acteurs du développement risquent de dire que ce dernier ne sera pas en capacité d'utiliser des fonds pour la santé. L'UE qui est en train d'établir son programme de développement 2014-2020 n'a, par exemple, pas inscrit la santé en priorité pour la Centrafrique. L'UE reconnaît qu'il y a un énorme problème de santé dans le pays et il y aura sans doute des fonds débloqués, mais pas en priorité !

 

Le manque de financement de ce secteur est criant. 21 millions de dollars d'aide internationale consacrée à la santé étaient programmés pour 2013. Pourtant, fin juin, seulement 2,8 millions avaient été déboursés, soit 13% du montant global.

 

Comment expliquer le silence qui pèse sur la RCA et l'inaction internationale ?

 

- Je ne connais pas les vraies raisons de cette situation. Il me semble que la majorité de la communauté internationale n'y voit pas d'intérêt politique ou économique. Mais aujourd'hui, on ne peut plus réduire les aides financières consacrées pour ce pays, étant donnée la situation sanitaire. A MSF, nous enregistrons dans nos centres de santé des chiffres alarmants : il y a par exemple en ce moment 40% de cas de paludisme en plus que l'année dernière, une maladie facilement traitable mais qui reste la première cause de décès.

 

Que pronostiquez-vous en cas de poursuite de l'inaction internationale en Centrafrique ?

 

- Les risques sont majeurs en terme de santé. S'il n'y a pas plus de fonds et plus d'actions en dehors de Bangui, dans les régions, les problèmes sanitaires vont s’accroître. Déjà, 70% au moins des patients séropositifs ont rompu leurs médicaments en raison des ruptures d'approvisionnement. De même pour 50% des tuberculeux qui ne trouvent plus leurs médicaments. Les centres de santé en périphérie n'ont plus de médicaments pour prendre en charge les diarrhées ou le paludisme, et le nombre de décès évitables va se démultiplier. Sans compter la malnutrition infantile qui se profile. Or, les quelques rares acteurs qui restent sur le terrain, dont nous sommes, MSF, ne pourront pas assurer les fonctions d'un véritable ministère de la Santé.

 

La venue à Bangui de Valérie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires, est-elle de bon augure pour un accroissement de l'aide onusienne ?

 

- Si elle se décide à venir à Bangui, c'est sans doute qu'elle est consciente des difficultés de ce pay. Je veux être optimiste sur sa décision d'augmenter les aides destinées à la République centrafricaine.

 

Propos recueillis par Céline Lussato – Le Nouvel Observateur

 

(1) Action contre la faim (ACF), Médecins du monde, Première urgence et solidarités international.

 

 

 

 

"Les Centrafricains ne doivent pas rester les grands oubliés"
"Les Centrafricains ne doivent pas rester les grands oubliés"
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Centrafrique-Presse.com
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:19

 

 

 

 

 

http://www.peaceau.org/fr/article/communique-de-la-2eme-reunion-du-groupe-international-de-contact-sur-la-republique-centrafricaine-gic-rca#sthash.f754DdvO.dpuf

 

1. Le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA) a tenu sa deuxième réunion, le lundi 8 juillet 2013, à Addis Abéba, sous la co-présidence de SEM Basile Ikouebe, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Congo et de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA).


2. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les allocutions de l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA; SEM Basile Ikouebe, Ministre des Affaires étrangèreset de la Coopération de la République du Congo; SEM Moussa Faki Mahamat, Ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine de la République du Tchad et de M. Taye Zerihun, Sous-Secrétaire Général des Nations unies pour les Affaires politiques. Le Groupe s’est félicité de la qualité et du niveau de participation à cette 2ème réunion. Les pays suivants ont été représentés au niveau ministériel: République du Congo, Tchad, Rwanda, RCA. Ont également participé aux travaux les représentants des pays et organisations ci-après: Algérie, Afrique du Sud, République démocratique du Congo, Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, Togo, Nigéria, Ouganda, Ethiopie, Libye, France, Etats unis d’Amérique, Royaume uni, Japon, Luxembourg, Russie, Chine, Nations unies, Union européenne (UE), Organisation internationale de la francophonie (OIF), Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Banque africaine de développement (BAD), Banque mondiale.

 

3. La réunion a passé en revue la situation en République centrafricaine à la lumière de «l’Appel de Brazzaville» du 3 mai 2013 et autres décisions pertinentes de la CEEAC, de l’UA et d’autres organisations internationales ainsi que sur la base des communications faites par le Premier Ministre du Gouvernement d’Union nationale de Transition, Me Nicolas Tiangaye, notamment sur les aspects politiques, sécuritaires, socio-économiques et humanitaires. La réunion a également pris connaissance des efforts régionaux et internationaux déployés depuis la réunion inaugurale du 3 mai 2013, en particulier ceux déployés par la CEEAC, en vue de doter la MICOPAX d’un effectif de 2000 hommes, d’un mandat, d’un concept d’opération et d’un budget appropriés et ceux déployés par la Commission de l’UA relatifs au projet de mise en place d’une Mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine (MISCA).

 

De la situation en République centrafricaine

 

4. Le GIC a noté les récents développements politiques et la fragilité de la situation sécuritaire et humanitaire sur l’ensemble du territoire et à Bangui, couplée par les contraintes logistiques, matérielles et financières auxquelles se trouve confronté le processus de reconstitution d’un noyau des forces de défense et de sécurité centrafricaines. La sécurité et l’ordre public continuent d’être perturbés par les agissements de certains éléments incontrôlés de la Seleka. Le GIC a en outre été informé du volume particulièrement important et urgent des besoins en appui budgétaire pour le versement des salaires des fonctionnaires et des travailleurs du secteur public et en assistance économique pour une relance significative de l’activité économique dans le pays.

 

5. Le GIC a marqué sa préoccupation face à la situation toujours alarmante des personnes réfugiées et déplacées, l’absence d’une réponse adéquate et l’urgence pour les agences humanitaires de prendre les mesures nécessaires pour répondre aux besoins d’assistance toujours croissants des réfugiés et des déplacés à l’intérieur du pays.

 

6. Le GIC a reconnu qu’en dépit des difficultés réelles auxquelles les autorités de Transition restent toujours confrontées, des efforts notables ont été enregistrés, relativement à la Feuille de route proposée par le 4ème sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC et dans l’esprit de l’Appel de Brazzaville. En particulier, le GIC a été informé de la formation d’un gouvernement plus inclusif, de l’élargissement du Conseil national de Transition (CNT) à 135 membres, de l’adoption et de la promulgation de la Charte de la Transition, et de l’engagement du Chef d’Etat de Transition à apporter le soutien continue de la RCA à l’Initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de résistance du Seigneur (ICR-LRA) et la disponibilité du Gouvernement centrafricain à lui apporter sa contribution.

 

7. Le GIC a souligné la nécessité d’une meilleure collaboration entre les institutions de la Transition afin de réussir la mise en œuvre de la Feuille de route et faciliter l’appui de la communauté internationale. A cet effet, le GIC a réitéré la nécessité pour les autorités de la Transition d’impliquer la communauté internationale et de solliciter davantage son expertise.

 

Des efforts régionaux et internationaux

 

8. Le GIC s’est félicité des efforts entrepris par la CEEAC pour l’élaboration et l’adoption d’un mandat, d’un concept d’opérations et d’un budget pour la MICOPAX 2, dotée d’un effectif envisagé de 2000 hommes ainsi que des démarches entreprises en vue d’obtenir un financement au sein de la région ainsi qu’auprès de l’Union européenne (UE) en vue de la couverture des besoins de la MICOPAX. Le GIC se félicite de la décision prise par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) d’apporter une contribution financière de 25 milliards de FCFA, à l’occasion de leur sommet extraordinaire, tenu à Libreville, le 14 juin 2013. Le GIC a salué le prêt de 25 milliards de francs CFA accordé par la République du Congo à la RCA et qui a permis l’apurement de deux mois d’arriérés de salaire des fonctionnaires et agents des services publics de la RCA.

 

9. Le GIC a salué la décision prise par le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de soutenir, en principe, la mise en place d’une Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), lors de sa 380ème réunion, le 17 juin 2013 et encourage les consultations en cours avec la CEEAC et d’autres contributeurs de troupes et de police ainsi qu’avec les partenaires internationaux concernés, notamment l’UE, les Nations unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en vue d’élaborer un concept d’opération et un concept de soutien logistique. Dans ce contexte, le GIC a salué les actions entreprises par la Commission en application de la décision de la 380ème réunion du CPS, en particulier la tenue, à Addis Abéba, du 2 au 5 juillet 2013, de la réunion technique pour l’élaboration d’un projet de concept d’opération, et d’harmoniser ainsi les efforts régionaux. Le GIC se félicite de la perspective de la mise sur pied et de l’opérationnalisation effective de la MISCA dans les meilleurs délais possibles.

 

De la voie à suivre

 

10. Le GIC encourage la Commission de l’UA et la CEEAC à poursuivre leur collaboration, avec l’appui des nations unies, de l’UE, de l’OIF et d’autres acteurs régionaux et internationaux afin d’accélérer le processus d’intégration de la MICOPAX dans la MISCA et de faciliter le déploiement de cette Mission. Le GIC a souligné la nécessité de donner un mandat robuste à la MISCA, de réunir les moyens financiers requis et de veiller à un équilibre régional des troupes, de l’armement de l’architecture de paix et des équipements qui pourraient être déployés ainsi qu’un niveau adéquat de moyens habilitants et de multiplicateurs de force à la dimension des défis. Des décisions pertinentes doivent être prises en temps opportun afin d’éviter l’interruption des flux financiers à la MICOPAX 2 / MISCA. Le GIC exhorte les Nations unies à examiner les formes sous lesquelles elles pourraient soutenir et faciliter ledit déploiement. A cet égard, le GIC-RCA encourage le CPS à autoriser la MISCA et à lui apporter le soutien politique et diplomatique requis.

 

11. Par ailleurs, le GIC a souligné la nécessité de rendre effectif le Fonds fiduciaire tel que contenu dans l’Appel de Brazzaville du 3 mai 2013, et s’est félicité de l’annonce faite par la Commission de l’UA de soumettre très prochainement un concept de gestion dudit Fonds ainsi que les références bancaires afin de permettre aux membres du GIC-RCA d’y contribuer de manière concrète. Le GIC a par conséquent encouragé tous ses membres à y contribuer généreusement, ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux à mettre en œuvre des programmes d’assistance à la RCA en tenant compte de l’urgence des besoins et des efforts en cours visant à restaurer l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire.

 

12. Les membres du GIC ont réitéré la nécessité pour les autorités de la transition de mettre en œuvre toutes les actions stipulées dans la Feuille de route culminant avec la tenue des élections aux dates limites prévues.

 

13. Les membres du GIC-RCA ont renouvelé leur engagement à continuer de soutenir toutes les initiatives visant à résoudre durablement la crise centrafricaine et sont convenus de tenir prochainement leur 3ème réunion à Bangui dans les meilleurs délais possibles, à une date à fixer après consultation afin d’évaluer les progrès accomplis s’agissant en particulier de l’assistance économique et financière à apporter à la RCA, à la situation des réfugiés et des déplacés, à la mise en place de la MISCA et aux différentes contributions au Fonds fiduciaire.

 

14. Les Membres du GIC-RCA ont exprimé leurs remerciements à Mme NKOSAZANA DLAMINI Zuma, Présidente de la Commission de l’Union africaine, pour l’accueil de cette 2ème réunion et pour avoir réuni les conditions de son succès.

 

Communiqué de la 2ème réunion du Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA)
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Centrafrique-Presse.com
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:13
Annonce de ROYIMPEX GROUP
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Centrafrique-Presse.com
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 19:59

 

 

 

 

 

 

            Le jeudi 27 Juin 2013, au grand jour, une horde d’éléments de SELEKA a fait irruption à l’Ecole Nationale des Arts (ENA) et y a enlevé une personne, qui habite le quartier GOBONGO. Le lendemain 28 Juin 2013, cette personne a été découverte assassinée.

 

            Légitimement, le même jour, 28 Juin 2013, la population de GOBONGO a exprimé sa colère, en se déversant dans les rues et en brûlant des pneus. Comme toute réponse, SELEKA a foncé sur le quartier, a tiré à l’arme lourde sur la paisible population, faisant plusieurs morts, comme ce fut déjà le cas à plusieurs reprises, notamment de celui d’un pousseur du quartier combattant. SELEKA en a profité, comme à son habitude, pour piller les nombreux magasins du marché local.

 

            Pour paraphraser Voltaire, que pensez-vous qu’il arriva ? Ce fut la population que la Présidence de l’Etat de Transition accusa . . . d’avoir osé s’attaquer à ses hordes de tueurs et de pilleurs, prétendument avec les armes distribuées naguère par l’ex-Président François BOZIZE YANGOUVOUNDA. De l’assassinat de la malheureuse victime, il ne fut même pas question, une question aussi futile étant évidemment sans intérêt.

 

            La Présidence de la Transition a même insinué que la population de GOBONGO a été manipulée par on ne sait quelles forces obscures, comme s’il fallait qu’on soit manipulé pour dénoncer un assassinat.

 

            On attend que, dans le cas du carnage de GOBONGO comme dans tous les autres, le Procureur de la République, faisant application des articles 29 ainsi que 34 à 41 du code de procédure pénale, se saisisse « proprio motu » (de son propre chef) et procède ou fasse procéder à tous les actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale.

 

            On attend qu’à défaut, dans le cas du carnage de GOBONGO comme dans tous autres, le Ministre de la Justice fasse application de l’article 25 du code de procédure pénale, comme il l’a fait dans l’affaire contre BOZIZE et autres. Cet article dispose : « Le Ministre de la Justice peut dénoncer au Procureur Général les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre par instructions écrites versées au dossier d’engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de toutes réquisitions écrites que le Ministre juge opportunes ».

 

            Compte tenu de la terreur ambiante qui dans cette situation d’anarchie et de chaos, n’épargne personne, pas même les Autorités, fussent-elles de SELEKA (des Ministres en fonction ont été pillés et un autre a fait état d’une tentative d’enlèvement), le Procureur de la République et le Ministre de la Justice pourront-ils exercer leurs prérogatives ?

 

            Les Présidents des Etats de la CEMAC et de la CEEAC avaient eu raison de dénier à Michel DJOTODIA AM NONDROKO le titre de Président de la République, car il n’y a plus de République, pour l’affubler du titre « sui generis » (propre en son genre) de Président de l’Etat de Transition. Dès lors, on ne devrait plus parler de la RCA, mais du ou de CA. En réalité, il n’y a même plus d’Etat, puisqu’on ne peut concevoir un Etat digne de ce nom sans administration, sans justice, sans armée, sans police, sans collectivités territoriales exerçant effectivement leurs prérogatives.

 

            Dans le non – Etat de Transition, toutes ces prérogatives sont accaparées par une force sans statut légal dénommée SELEKA qui s’est substituée à toutes les Institutions et qui assassine, tue, viole, passe à tabac impunément.

 

            Face à cette force barbare surarmée, une résistance pacifique : désobéissance civile, journées villes mortes comme ce fut le cas Lundi, concerts de casseroles et de sifflets, en attendant des marches pacifiques de protestation.

 

ZARAMBAUD Assingambi.

 

                                                                                La Haye (Hollande) le 02 Juillet 2013

 

 

 

  

                               ILS PAIERONT !

 

 

1-    En ce début de siècle aux clartés prometteuses

Des peuples hier soumis, sortant de nuits aphteuses

Marchent avec fierté, d’espoir illuminés,

Vers les beaux lendemains de combats acharnés.

*

2-    Sur un terrifiant vol à décalage horaire

Où l’on passe des nuits sans qu’aucun jour n’éclaire

Avec des cauchemars que l’on vit éveillé

Ô pays bien aimé, ils t’ont précipité.

*

3-    Eux, monstres des humains singeant corps et visages

Exécrables tueurs jaillis du fond des âges

Armés de longs couteaux, de fusils, de canons,

Massacrent tes enfants et pillent tes maisons.

*

4-    Taupes des talibans profanant chaque église,

Frappant les serviteurs de Jésus à leur guise,

Ils veulent installer un monde sans cerveau

Qui se nourrit de morts ainsi qu’un grand caveau.

*

5-    Ils tuent ouvertement, violent, pillent, saccagent

Pour que, tétanisés, tes fils se découragent

Ou deviennent leurs supplétifs applaudisseurs

Tels les caméléons aux changeantes couleurs.

*

6-    Qui l’eût cru, si ce n’est Lucifer en personne,

Que ce pays pour qui le lugubre glas sonne,

Que ce vaste abattoir dont l’homme est le bétail,

Que ce bateau qui dérive sans gouvernail,

*

7-    Qui l’eût cru, si ce n’est en cauchemar horrible,

Que ce pays dont BOGANDA, l’irréductible,

Dans l’unité, la paix, libéra la nation

Au lourd prix de sa vie, de toute soumission,

*

8-    Qui l’eût cru devenu, comme par maléfice,

« Un pays sous tutelle » et le simple appendice

D’un sulfureux voisin, un champ d’entraînements

Ouvert aux talibans et rempli d’ossements ?

*

9-    Peu à peu cependant, l’ouragan de révolte,

Attisant les ardeurs de chaque patriote

Les projette au sommet de leurs Tours de Babels

Où, par Dieu confondus, ils livreront des duels.

*

10-                      Duels sanglants de sanguinaires hier acolytes

Qui seront divisés, perdus, hétéroclites,

S’auto-massacreront jusqu’au dernier truffion

Et à la rédemption, enfin, de la Nation.

*

11-                      Ces génies malfaisants, d’eux-mêmes les victimes,

Après paiement ci – bas de leurs horribles crimes,

Iront cuire en enfer, l’éternelle prison,

Tels des empoisonneurs mourant de leur poison.

 

 

ZARAMBAUD Assingambi

La Haye (Hollande) le 27 Juin 2013.

GOBONGO : LA PRESIDENCE COUVRE LES ASSASSINS, IGNORE LA VICTIME ET ACCUSE LA POPULATION ! par Me ZARAMBAUD Assingambi
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 11:09

 

 

 

 

RFI   lundi 08 juillet 2013 à 08:20

 

A Bangui, des proches de Mohamed Daffhane, éphémère ministre arrêté il y a 8 jours et soupçonné de détournements de fonds, dénonce une chasse aux sorcières. Hier, samedi 8 juillet, c'est sa belle-soeur qui a été interpellée. « Pour les raisons de l'enquête », explique aujourd'hui le procureur de la République. D'après Alain Tolmo, il n'y a pas de chasse aux sorcières.

 

Quant à Mohamed Daffhane, ses proches craignent une inculpation dans les toutes prochaines heures. Son avocat, qui n'a pu rencontrer son client depuis huit jours, dénonce, quant à lui, une détention illégale.

 

Alain Tolmo

Procureur

 

« Il y a des dénonciations sur des faits, qui concernent soit sa belle-soeur, soit cette personne proche, soit d'autres personnes, qui ont des informations sur des armes et autres. Celui qui n'a rien à se reprocher par rapport aux faits pénaux peut se tirer d'affaire»

Centrafrique : le procureur dément toute chasse aux sorcières dans l'affaire Daffhane
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 11:02

 

 

 

 

2 juil, 2013 par kangbi-ndara 

 

« Je suis optimiste même si les défis sont importants », tel a été le message d’au revoir de Margaret Vogt, représentante spéciale Secrétaire Général des nations unies en Centrafricaine et Chet du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique, le 1er juillet 2013 à Bangui. Elle doit quitter la Centrafrique pour un nouveau poste au sein des Nations Unies à New York. Son remplaçant le sénégalais Babacar Gaye arrivera à Bangui dans les jours prochains.

 

C’est à l’occasion d’un point de presse tenu à Bangui que la Représentante spéciale du Secrétaire des Nations Unies en Centrafrique a dit son au revoir à la République Centrafricaine. Conférence de presse pendant laquelle elle a passé en revue les actions menées depuis ses deux années de fonction dans ce pays marqué par l’instabilité générale.

 

Satisfaite en dépit de tout de la réussite de certaines priorités fixées lors de sa prise de fonction en 2011, relativement à la sécurité, la consolidation de la réconciliation nationale, la protection des femmes et des enfants, les droits de l’homme, Margaret Vogt  s’est dite consciente de la situation actuelle du pays. « Aujourd’hui la République Centrafricaine se trouve à un carrefour de son histoire. Son plus grand défi est qu’elle réussisse cette phase de transition délicate. Cela exige un travail dans un esprit consensuel entre les leaders de la transition dans le respect des accords de Libreville, réaffirmé à N’Djamena et à Brazzaville par les Chefs d’Etat de la CEEAC», a-t-elle souligné.

 

Toutefois, elle a indiqué que certaines actions qui ont été réalisées ne doivent pas être oubliées en raison de la crise actuelle à savoir :la réussite des opérations de désarmement, démobilisation et le début de réinsertion dans le nord-ouest, la signature de l’Accord de paix entre la CPJP et l’UFDR et la caravane de paix qui a été organisée au nord-est, l’appui au renforcement des capacités nationales et locales en médiation, la recherche des fonds pour les opérations du DDR, l’appui politique, logistique et technique qui a permis le rapatriement de Baba Ladde, l’appui ayant facilité la rencontre de Libreville et la signature des Accords, le monitoring assuré pour le renforcement des capacités des acteurs et l’appui institutionnel et les efforts poursuivis dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

 

Pour  finir, la diplomate onusienne d’origine nigériane a exprimé  sa gratitude aux peuple centrafricain, aux partenaires nationaux et internationaux, aux représentations diplomatiques, les organisations internationales et aux professionnels de médias centrafricains pour le courage dont-ils font preuve malgré les conditions difficiles dans lesquelles ils travaillent.

 

Kangbi-ndara.net

 

 

NDLR : A signaler qu’un déjeuner a été offert à l’honneur de Mme Margaret Vogt par le Président Michel Djotodia au Palais de la Renaissance u cours duquel il a remis un cadeau à la diplomate après l’avoir également au grade de commandeur dns l’Ordre de la reconnaissance centrafricaine. Le Premier Ministre Nicolas Tiangaye et quelques membres de son gouvernement et de son cabinet  ainsi que ceux du cabinet présidentiel de même que  le corps diplomatique et plusieurs représentants des agences du système des Nations Unies avaient pris part à cette cérémonie. 

Diplomatie : Margaret Vogt fait ses adieux à la Centrafrique
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 10:49

 

 

 

 

 

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 02.07.2013 à 15h34 • Mis à jour le 02.07.2013 à 19h09  Par Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)

 

Le premier procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo, avait un leitmotiv : "Apportez-moi les preuves !" L'Argentin comptait sur l'ONU, les ONG, les victimes, les Etats pour lui fournir des éléments qu'il aurait dû lui-même récolter. En poste depuis un an, celle qui lui a succédé, Fatou Bensouda, n'a, semble-t-il, pas changé de stratégie.

 

L'enquête est le parent pauvre de la politique pénale de la Cour. Les juges l'ont rappelé à l'accusation début juin, lui demandant de revoir son dossier contre l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Son dossier était exclusivement nourri par des rapports d'ONG et de l'ONU, ont critiqué les magistrats...

 

Le procureur de la CPI enquête par procuration. Partout, Etats, ONG, organisations internationales et victimes sont sollicités. A eux d'identifier preuves et témoins. Les enquêteurs semblent parfois agir comme de simples postiers, chargés de relever le courrier. Et les résultats sont désastreux : sur quinze affaires présentées devant les juges depuis la mise en place de la Cour en 2002, cinq non-lieux ont été prononcés. Et sur les deux jugements rendus en onze ans, la Cour a prononcé un acquittement, "faute de preuves solides".

 

Certes, la Cour ne peut pas travailler sur le territoire d'Etats souverains comme une force de police classique. Lors des premiers pas de l'institution, un responsable du bureau du procureur imageait ainsi la stratégie : "Nous n'allons pas monter une armée de drones. Nous utiliserons ceux des Etats-Unis, de l'Argentine et d'ailleurs. Nous voulons renforcer les réseaux avec les différents Etats." Mais ces derniers ne sont pas prêts à coopérer ou à ouvrir leurs portes et leurs archives. "Lorsque nous parlons coopération avec les Etats, ils nous répondent "Combien avez-vous d'interprètes ?", une façon de botter en touche."

 

Les Etats peuvent retenir ou livrer les preuves, au gré des cibles visées par le procureur. Si elles leur conviennent, ils sont volontaires, comme l'a été la France dans l'affaire Gbagbo. En revanche, pour la Libye, le procureur a dû compter, lors de la guerre, sur les seuls rebelles du Conseil national de transition, auteurs eux aussi de crimes de guerre, et sur quelques ONG.

 

RÉSEAUX D'INTERMÉDIAIRES

 

Le patron de la Coalition des ONG pour la CPI, William Pace, reconnaissait dans un entretien que "les organisations de droits de l'homme sont de piètres enquêteurs criminels. Elles ne produisent pas de preuves scientifiques pouvant être utilisées par un procureur". Au Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU, à Genève, on soupire : "Les enquêteurs de la CPI viennent constamment ici. Mais nos pièces ne peuvent pas constituer un dossier en soi, le procureur doit aussi enquêter."

 

Sur le terrain, lors de la chute de Tripoli, le chercheur de Human Rights Watch Peter Bouckaert pestait. "Ils devraient être là depuis longtemps. C'est beaucoup plus difficile de reconstituer un massacre quatre mois après." L'avancée des rebelles sur Tripoli a été rythmée par la découverte régulière de charniers, mais aucun légiste de la CPI n'était sur place. Dans la capitale libyenne, les preuves des crimes commis par le régime de Kadhafi s'empilaient dans des armoires ouvertes à tous les vents. L'Egypte avait bien proposé au procureur de lui ouvrir ses frontières, mais sans succès. Souvent, l'accusation affirme, comme en Libye, ne pas aller sur le terrain pour ne pas faire courir de risques aux témoins rencontrés. Plus discrètement, on affirme que personne ne veut mettre les enquêteurs en danger.

 

Appelée à la barre dans le procès du milicien congolais Germain Katanga, l'une des enquêtrices, déposant sous pseudonyme, avait expliqué les risques encourus : "Nous travaillons en grande partie dans les zones de conflit. Il y a aussi eu des annulations de missions en raison de risques de santé, comme le paludisme, le choléra ou même le virus Ebola !"

 

En vertu du principe de précaution, les enquêteurs se sont appuyés, au Congo, sur des réseaux d'intermédiaires, chargés de récolter les preuves et d'identifier les témoins.

 

Parmi eux, des membres d'ONG et même un agent des services de renseignement qui expliquera à la Cour être "toujours resté fidèle à [son] gouvernement". Certains de ces intermédiaires ont "acheté" des témoins, leur promettant qu'ils iraient "au pays des Blancs". La faiblesse des enquêtes fait vaciller toute l'architecture de la Cour, minant sa crédibilité. Et sans autorité, elle ne peut dissuader les candidats au crime ni lutter contre l'impunité.

CPI : enquêteurs passifs et sans moyens pour procédures bâclées
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 10:46

 

 

 

 

RFI  dimanche 07 juillet 2013 à 14:14

 

Une semaine après le lancement des opérations de désarmement des éléments de l’ex-rébellion de la Seleka, un semblant de calme revient à Bangui. Lancées depuis le 1er juillet dernier par la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac) et les ex-rebelles, avec le concours de l’armée française, elles sont saluées par la population, qui attend cependant plus d'efforts à l'intérieur du pays.

 

Sous une pluie battante, l’équipe conduite par le commandant Adolphe Ndigo traverse les quartiers de Bangui, ce samedi 6 juillet au matin, sous le regard incrédule des badauds. Des blindés et véhicules tout terrain ont été mobilisés.

 

Après quelques minutes de route, l’équipe appréhende deux hommes en uniforme. Ils sont aussitôt désarmés et embarqués dans un camion préparé pour ces opérations. « Ces personnes sont en générale désarmées, mises à disposition des forces de défense et de sécurité centrafricaines pour identification », explique le commandant Ndigo.

 

En sept jours d'opérations, une centaine d’éléments de la Seleka ont été désarmés et cantonnés sur des sites préparés par les nouvelles autorités. Les effets sont aussi immédiats : un semblant de calme revient à Bangui. Les habitants en témoignent et demandent la poursuite dans les villes de province.

 

Bangui d'abord, les provinces ensuite

 

« J’ai constaté que beaucoup d’éléments de la Seleka n’ont plus d'armes en main, témoigne une habitante. Mais mon inquiétude se situe au niveau des provinces. Il y a encore plein d'éléments de la Seleka qui détiennent des armes. Et si ces opérations se poursuivent dans les provinces, cela amènera le calme total dans le pays. »

 

La réponse de la Fomac face à la préoccupation de la population est catégorique : Bangui est le fief du pouvoir, il faut d’abord la sécuriser, avant d’aller dans l'arrière pays. Le commandant Ndigo estime qu'il « va falloir sécuriser d’abord entièrement Bangui, y ramener la paix. Et ensuite, apporter la paix loin dans le pays. Notre mandat est prévu pour vingt mois jusqu’à la fin de la transition et les élections démocratiques, libres et transparentes ».

 

Depuis la prise du pouvoir par la Seleka le 24 mars dernier, la situation sécuritaire s’était sensiblement dégradée en Centrafrique. Une partie des anciens rebelles, toujours armés, se livrent à des exactions sur la population civile. La communauté internationale a conditionné l’aide à la transition en cours dans le pays, au retour de la sécurité.

RCA : Bangui retrouve un semblant de calme avec le désarmement progressif de la Seleka
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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 22:34

 

 

 

 

Agence France-Presse  BANGUI  05 juillet 2013 à 11h52  http://www.lapresse.ca


 

La présidence centrafricaine a annoncé vendredi le versement de deux mois d'arriérés de salaire aux fonctionnaires, dans un communiqué lu à la radio nationale.

 

«Les salaires des mois d'avril et mai sont disponibles dans les banques, et guichets», annonce le communiqué a l'intention des fonctionnaires qui n'avaient pas touché leurs salaires depuis la prise de Bangui par la coalition rebelle Séléka en mars.

 

Pour pallier les difficultés de trésorerie de la Centrafrique, pays pauvre enclavé au coeur du continent africain, le Congo Brazzaville a concédé à Bangui un prêt de 25 milliards de francs CFA (51 millions de dollars) en mai.

 

Depuis son arrivée, le nouveau pouvoir peine à remettre en route un appareil de production délabré, alors que le pays reste en proie à l'insécurité et aux pillages.

 

Centrafrique: les fonctionnaires reçoivent un arriéré de salaire
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