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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 00:06

 

 

 

Bozizé dépassé

 


BANGUI (AFP) - 03.02.2013 19:57 - Par Célia LEBUR

 

Le président centrafricain François Bozizé a nommé dimanche un gouvernement d'union nationale attribuant le poste stratégique de la Défense aux rebelles du Séléka, qui menacent de ne pas intégrer la nouvelle équipe gouvernementale, faute de "consensus".

"C'est un sentiment de soulagement que nous éprouvons après avoir mis en place un nouveau gouvernement, ça a été long (...) parce qu'il y a beaucoup d'entités: la majorité présidentielle, la société civile, les politico-militaires non combattants, Séléka et l'opposition démocratique", a déclaré le président Bozizé à la radio nationale dimanche soir, précisant qu'"il fallait équilibrer les choses".

Mais l'annonce dimanche de la composition du nouveau gouvernement a provoqué une levée de boucliers parmi les représentants politiques du Séléka.

"Nous ne nous reconnaissons pas dans ce gouvernement et nous n'avons pas assez de ministères", a déclaré à l'AFP Mohamed Moussa Dhaffane, personnalité clé du Séléka qui vient d'être nommé ministre des Forêts.

Après plusieurs jours de tractations intenses sur la composition du nouveau gouvernement, les rebelles ont obtenu le portefeuille de la Défense, attribué au président du Séléka, Michel Djotodia, également nommé premier vice-Premier ministre. Le Premier ministre, qui lui est issu des rangs de l'opposition, Nicolas Tiangaye, s'est vu confier le ministère des Finances.

Laissant entendre que le camp présidentiel avait opéré un passage en force, M. Dhaffane a déploré le non-respect de l'accord de paix signé le 11 janvier à Libreville. Cet accord prévoyait la formation d'un gouvernement d'union nationale composé de toutes les parties au conflit.

Le président Bozizé avait accepté ce compromis après l'offensive éclair entamée le 10 décembre qui avait mené les hommes du Séléka, composé de factions rebelles dissidentes qui réclament notamment le respect d'accords de paix signés entre 2007 et 2011 avec le pouvoir, aux portes de Bangui.

Un autre responsable du Séléka s'est également déclaré "très surpris" de la liste qui vient d'être rendue publique.

"Bozizé a doublé tous les postes"

"Les propositions que nous avions faites au Premier ministre n'ont pas du tout été prises en compte (...) nous avions proposé 7 ou 8 noms pour la Défense, les Affaires étrangères ou encore la Coopération internationale", a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat.

Les rebelles, qui ont obtenu satisfaction sur l'une de leurs principales revendications, le poste de la Défense, ont également décroché les ministères de la Communication et des Forêts dans le nouveau gouvernement composé de 32 membres.

"Bozizé a doublé tous les postes qui l'intéressent (...) ce n'est pas un gouvernement qui peut rétablir la confiance", a dénoncé depuis Paris Eric Massi, l'un des porte-parole du Séléka, joint par l'AFP.

Parallèlement aux ministres titulaires, le président Bozizé a en effet créé plusieurs postes de ministres délégués, une nouveauté par rapport au précédent gouvernement.

Le ministre délégué de la Défense, le général Antoine Gambi, proche du pouvoir, sera notamment chargé de mettre en oeuvre le programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) des anciens rebelles.

Le camp présidentiel a conservé les ministères des Affaires étrangères, l'Economie et la Sécurité publique, mais aussi le ministère des Mines, poste stratégique dans un pays riche en ressources minières.

Vendredi, la coalition rebelle du Séléka avait affirmé attendre la formation d'un gouvernement d'union nationale de transition, accusant le camp du président François Bozizé de faire de "la surenchère", pour conserver les ministères stratégiques.

Selon des sources concordantes, le camp présidentiel avait demandé de contrôler la plupart des ministères dits de "souveraineté (Défense, Intérieur, Finances) et indiqué qu'il allait revendiquer un nombre important de portefeuilles.

M. Bozizé avait déjà tardé plusieurs jours avant de nommer Nicolas Tiangaye Premier ministre, après l'accord de paix avec la rébellion Séléka.

"On va consulter la base pour voir ce que l'on va faire", a déclaré Mohamed Moussa Dhaffane, laissant planer le doute sur la passation de pouvoir qui doit avoir lieu la semaine prochaine.

De son côté, le pouvoir a accusé à plusieurs reprises le Séléka de pillages et d'exactions dans les villes du nord et du sud-est où les rebelles sont toujours présents depuis l'accord de Libreville, qui prévoyait un cessez-le-feu et le retrait des zones occupées.

Selon l'accord de paix de Libreville, Nicolas Tiangaye devait conduire une période de transition d'un an jusqu'à la tenue d'élections législatives, le président Bozizé ayant obtenu de rester au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat en 2016.

 

© 2013 AFP

 

 

 

NDLR : Aux dernières nouvelles, Séléka et le Premier Ministre ont été reçus par l’émissaire du Président Sassou Nguesso, le Médiateur de la crise centrafricaine chargé du comité du suivi ainsi que le « Représentant spécial » de ce dernier à qui une requête sera adressée par Séléka sur la manière pour le moins cavalière avec laquelle Bozizé a fait publier le décret non finalisé du gouvernement. En attendant, la coalition dit suspendre sa participation au gouvernement.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 13:44

 

 

 

Bozizé en difficulté

 

 

 

Un décret portant composition du gouvernement d’union nationale a été diffusé très tôt ce matin sur les antennes de la radio nationale. Ce gouvernement dont Centrafrique-Presse a initialement publié la composition avant de la retirer, s’avère n’être pas le gouvernement d’union nationale tel que voulu par le Premier Ministre Nicolas Tiangaye qui en principe devrait revoir Bozizé ce matin pour finaliser les choses de façon définitive. Malheureusement, Bozizé n’en a fait qu’à sa tête en faisant diffuser prématurément sa liste à lui dans laquelle plusieurs portefeuilles n’ont pas fait l’objet d’entente préalable avec Nicolas Tiangaye. Bozizé s’arroge par exemple le droit de nommer un ministre délégué au Budget alors que c’est le PM qui est ministre des finances et qui doit désigner son ministre délégué.

 

Du coup, Séléka menace de se retirer.  Joseph Bendounga aussi menace de démissionner si la liste de Bozizé est maintenue. Le Premier Ministre Tiangaye qui désapprouve évidemment cette liste Bozizé  s'est immédiatement rendu chez le "Représentant spécial » du Médiateur, le général congolais Léonard Essongo arrivé à Bangui vendredi soir dernier. On le voit, Bozizé est malhonnête et mauvais joueur jusqu’au bout. Contraint d’officialiser le choix d’un Premier Ministre qu’on lui a imposé et il fait tout  pour que les accords de Libreville échouent. Il ne veut que la guerre comme solution à la crise centrafricaine. C’est clair que c’est lorsque des élections présidentielles transparentes et crédibles éliront un vrai président de la République dans ce pays que celui-ci pourra désigner un vrai premier ministre qui pourra former un vrai gouvernement digne de ce nom.

 

Le gouvernement d’union nationale objet d’arrangements politiciens d’état-major interminables autour d’obscures entités comme on est en train de vivre ne peut qu’entraîner de grandes frustrations voire déception en tout genre. Comment comprendre que des voleurs et autres escrocs quasiment analphabètes et illettrés puissent être proposés au gouvernement de la République simplement pour le plaisir de constituer un gouvernement d’union nationale ! Affaire à suivre...!

 

La Rédaction 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 10:12

 

 

 

Nicolas Tiangaye PM

 

 

Décret N° 13.035 du 03 Février 2013


- Premier ministre, Chef du Gouvernement, Ministre des Finances et du Budget, Me Nicolas Tiangaye ;

 
- 1er Vice-premier ministre, Ministre de la Défense nationale, de la restructuration de l’Armée, des anciens combattants et des victimes de guerre, Michel Am Nondroko Djotodjia ;

 
- 2ème Vice-premier ministre, Ministre des Affaires Etrangères, de l’intégration africaine, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger, Colonel Parfait Anicet Mbay ;

 
- Ministre d’Etat chargé de l’Economie, du Plan et de la coopération internationale, Enoch Derant Lakoue ;
- Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Léon Diberet ;

 
- Ministre de la Sécurité, de l’Emigration-Immigration et de l’ordre public, Josué Binoua ;

 
- Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé de la réforme judiciaire, Jacques Mbosso ;

 
- Ministre des Postes, Télécommunication et des Nouvelles Technologies, Me Henri Pouzere ;


- Ministre des Eaux, Forets, Chasse et Pêche, de l’Environnement et de l’Ecologie, Mohamed Moussa Daffhane ;


- Ministre du développement des projets miniers et énergétiques, Prince Emilien YEGUIDA Danguéné ;


- Ministre de la Géologie, de la recherche minière et de l’Hydraulique, Herbert Djono Ahaba ;


- Ministre du développement rural, Mme Aimée Dorothée Malenzapa ;


- Ministre des Transports et de l’aviation civile, Theodore Jousso ;


- Ministre de la Santé publique, de la population et de la lutte contre le VIH/Sida, Dr Marie-Madeleine Nkouet ;


- Ministre de l’Equipement, des travaux publics et du désenclavement, Me Crépin Mboli Goumba ;


- Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marcel Loudegué ;


- Ministre de la communication, de la promotion de la culture civique et de la réconciliation nationale, Christophe Gazam Betty ;


- Ministre de la Fonction publique, du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Sabin Kpokolo ;


- Ministre du commerce et de l’Industrie, Amalas Amias Aroune ;


- Ministre du développement du Tourisme et de l’Artisanat, Abakar Sabone ;


- Ministre de la promotion de petites et moyennes entreprises et de l’amélioration du climat des affaires, Joachim Kokaté ;


- Ministre des affaires sociales, de la solidarité nationale et de la promotion du Genre, Mme Marie-Madeleine Moussa Yadouma ;


- Ministre de l’Urbanisme, du cadastre et de la réforme foncière, André Ringui Le Gaillard ;


- Ministre de l’Habitat, du logement et de la reconstruction des édifices publics, Davy Yama ;


- Ministre de la Jeunesse, des Sports, des arts et de la culture, Edouard Patrice Ngaissona ;


- Ministre chargé du Secrétariat général du Gouvernement et des relations avec les Institutions, Maurice Yondo ;
- Ministre Délégué aux finances, chargé du Budget, Dieudonné Tokofeissé ;


- Ministre Délégué à la Défense nationale, chargé de la reconstruction de l’Armée et du programme de Désarmement, Démobilisation et de Réintégration (DDR), Général de Division Antoine Gambi ;


- Ministre Délégué à l’Economie, au plan et à la coopération internationale, chargé des pôles de développement, Christophe Mbremaidou ;


- Ministre Délégué au développement rural, chargé de l’élevage Joseph Bendounga ;


- Ministre Délégué à l’Education nationale chargé de l’enseignement fondamentale et confessionnelle, Djibrine Sall ;


- Ministre Délégué à l’Urbanisme, chargé de la réforme foncière, Honoré Douba ;


- Ministre Délégué aux Eaux et Forêts, chargé de l’Environnement et de l’Ecologie, Michel Doko.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 03:35

 

 

 

FH

bozize-2

 

 

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 25.01.2013 à 15h02 • Mis à jour le 29.01.2013 à 10h12

 

Par Christophe Châtelot

 

Guerre au Mali, discours "fondateur" de la politique française en Afrique à Dakar, leçon de démocratie au Sommet de la francophonie à Kinshasa, envoi de paras en République centrafricaine (RCA), opération commando en Somalie... Rarement, au cours de ces dernières années, l'agenda africain d'un président français aura été aussi chargé en aussi peu de temps. Surtout pour quelqu'un dont on disait avant son élection, le 6 mai 2012, qu'il ne connaissait pas le continent noir, auquel il ne s'intéressait d'ailleurs guère. Les analystes se seraient donc trompés : tant d'événements en aussi peu de temps... L'Afrique serait donc une priorité de François Hollande ? A moins, plus probablement, que l'Afrique n'ait rattrapé le nouveau président d'un pays qui, au regard de son passé colonial, ne pourra jamais prétendre entretenir des relations "normales" avec ce continent. Il n'empêche, s'il ne maîtrise pas le cours des événements, François Hollande a commencé à imprimer sa marque, différente de celle laissée par Nicolas Sarkozy ou de la "Françafrique à la papa" de leurs prédécesseurs.


Certaines apparences sont pourtant trompeuses. Prenons le cas de la dernière crise en RCA. Début janvier, le président François Bozizé est aux abois, menacé par la poussée d'une rébellion arrivée quasiment aux portes de Bangui. Comme d'autres avant lui, le "général-président" appelle alors au secours "les cousins français" pour repousser les rebelles et sauver un régime discrédité, corrompu, népotique, installé dix ans plus tôt à la force des kalachnikovs avec la bénédiction de Paris.


Quelques jours après l'appel de Bangui, 600 paras français débarquent dans la capitale centrafricaine. A bord de Jeep ou de camions soulevant des nuages de latérite, les bérets rouges du 8e RPIMa (re)font leur apparition dans les rues de la capitale. La rébellion stoppe sa marche en avant à une soixantaine de kilomètres de la capitale. François Bozizé a sauvé sa tête. Grâce à Paris ? Comme aux plus belles heures de la France "gendarme de l'Afrique" ?


Le passé plaiderait pour cette version. En 1979, l'extravagant et meurtrier despote Jean-Bedel Bokassa,qui s'était couronné empereur deux ans plus tôt lors d'une cérémonie ruineuse calquée sur celle de Napoléon en 1804 et dont la France avait réglé l'intendance, est renversé. C'est l'opération "Barracuda", conduite par des commandos français et le Service action de la DGSE. En 1996, des troupes françaises interviennent à trois reprises pour sauver le pouvoir d'Ange-Félix Patassé contre des soldats mutinés. Rebelote en 1997 et en 2001. Puis en 2006, pour secourir l'actuel président.


Pourtant, six ans plus tard, François Hollande profite de cette énième crise en RCA pour marquer sa différence. Le SOS de François Bozizé"Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts, et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d'un pays, en l'occurrence la Centrafrique (...). Ce temps-là est terminé", martèle François Hollande. De fait, si l'on ne peut négliger l'effet dissuasif du déploiement des paras français auprès des rebelles, la France n'est pas venue pour "sauver le soldat Bozizé". Au contraire, Paris soutient le plan de sortie de crise concocté par les pays voisins de la RCA réunis au sein de la Communauté économiques des Etats d'Afrique centrale (CEEAC). L'accord dépouille Bozizé, cruellement surnommé l'"autiste de Bangui" par certains diplomates, de l'essentiel de ses pouvoirs au profit d'un gouvernement d'union nationale dirigé par un opposant et dans lequel figurent des ministres rebelles.


Dans ce pays où la France n'a pas d'intérêts économiques majeurs à défendre, le président centrafricain n'est plus dans la ligne. Il a été réélu au premier tour en 2011 au terme d'un simulacre électoral. Avec un Parlement quasi monocolore où sa famille et ses proches occupent un quart des sièges, il est la caricature des dérives népotiques et de la mauvaise gouvernance sur le continent. L'inverse des valeurs sur lesquelles François Hollande entend fonder les relations entre la France et l'Afrique.


Trois mois avant François Bozizé, Joseph Kabila avait lui aussi goûté à la "rupture" française, du moins pour la tonalité, par rapport à l'époque de Nicolas Sarkozy. A la veille de son déplacement, longtemps incertain, à Kinshasa pour participer au XIVe Sommet de la francophonie, François Hollande avait qualifié "la situation" en République démocratique du Congo (RDC) de "tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition". Il y a propos plus diplomatiques.


En marge du sommet, le président français avait aussi battu froid ses homologues Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Paul Biya (Cameroun), tous deux accrochés au pouvoir depuis des lustres. Ali Bongo, le chef de l'Etat gabonais, avait quant à lui pu mesurer auparavant le changement de ton à Paris. "Le président Bongo est furieux contre la France", glissait l'un de ses proches à Kinshasa. Quant à Idriss Déby Itno, président tchadien dont le régime a été plusieurs fois sauvé par la France, il avait préféré se faire porter pâle plutôt que de se rendre à Kinshasa. Il aurait, lui aussi, pu y entendre tout le mal que l'on pense dorénavant de ses manquements à la démocratie, même s'il est sollicité, aujourd'hui, pour dépêcher des troupes au Mali...


"Ce n'est pas une posture. Rappelez-vous que, dès 2002, François avait publiquement pris ses distances avec le "camarade" Laurent Gbagbo [alors président de la Côte d'Ivoireà une époque où beaucoup, au PS, le soutenaient encore", rappelle un proche du président français. "Notre ligne n'est pas de rompre les relations avec eux mais nous ne leur déroulerons pas le tapis rouge", ajoute-t-on à l'Elysée à l'égard des chefs d'Etat africains qui prennent des libertés avec leurs engagements.


Pour que le message soit bien clair, Paris chouchoute les "bons démocrates", tels que le président sénégalais Macky Sall, tombeur d'Abdoulaye Wade,ou le Nigérien Mahamadou Issoufou, élu à la régulière. Une attitude qui résonne comme un lointain écho du discours de La Baule de François Mitterrand, qui, en 1990, se voulait fondateur d'une nouvelle ère de démocratisation en Afrique : "La France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté." Il oubliera sa promesse.


Aujourd'hui, l'objectif de cette franchise - "Nous devons tout nous dire, sans ingérence mais avec exigence", a dit François Hollande à Dakar - n'est pas seulement d'encourager la démocratie. Il s'agit aussi de faire passer le message de la rupture. Sont ainsi visés des présidents emblématiques de la Françafrique, ce système opaque hérité de la décolonisation où les relations personnelles et privilégiées entre dirigeants et la défense d'intérêts particuliers prenaient le pas sur les principes républicains.


Pour faire taire ceux qui pensent que Paris se priverait de relais utiles en Afrique, l'Elysée met l'accent sur la transparence et le développement du multilatéralisme. En opposition aux relations bilatérales parfois incestueuses du passé. C'est du reste l'un des axes de la politique de François Hollande vers l'Afrique : favoriser la recherche de solutions africaines aux problèmes africains en s'appuyant sur les organisations régionales, l'Union africaine, ou sous-régionales, CEEAC pour l'Afrique centrale, Cedeao pour les pays de l'ouest du continent. L'avantage est multiple : responsabiliser et mutualiser les risques, mais aussi les coûts, en ces temps de disette budgétaire. "Le futur de l'Afrique se bâtira par le renforcement de la capacité des Africains à gérer eux-mêmes les crises africaines", expliquait ainsi le président Hollande dans son discours de Dakar, le 12 octobre. La méthode est en action en Centrafrique ou dans l'est de la RDC, en proie à une instabilité chronique.


Mais, au regard de la crise malienne, un mot du président prend tout son sens :"futur". Car, le 11 janvier 2013, ce sont bien des avions de chasse français qui sont intervenus au Mali, et non des avions africains. Depuis, plus de 2 000 soldats français d'élite ont été déployés au sol, dont une partie est en première ligne pour traquer djihadistes étrangers et islamistes touareg qui contrôlent le nord du pays depuis près d'un an et menaçaient, grâce à une percée début janvier, de descendre sur Bamako.


Pour autant, cette intervention n'a rien à voir avec celles du passé. "Au Mali, explique Jean-François Bayart dans Le MondeParis jette ses forces non contre l'une des factions qui se déchirent ce qui reste d'Etat, mais contre des mouvements armés en partie étrangers qui remettent en cause l'intégrité territoriale du pays et ne cachent pas leur intention de recourir à l'action terroriste contre les "croisés"." "En outre, ajoute ce directeur de recherche au CNRS, François Hollande a répondu à l'appel explicite de son homologue malien, dans un cadre légal préalablement défini par des résolutions des Nations unies."


Même si la question de la légalité de l'intervention peut faire débat, personne ou presque, en France comme à l'étranger (à l'exception de l'Egypte et de la Tunisie), n'en conteste la légitimité. Tout d'abord parce qu'elle brandit l'étendard de la lutte, très consensuelle, contre le terrorisme. Cet argument, développé par François Hollande depuis le début de la crise au Mali, a d'ailleurs pris toute sa signification mi-janvier avec la prise d'otages meurtrière d'In Amenas, en Algérie, revendiquée par Mokhtar Belmokhtar, l'un des djihadistes algériens les plus recherchés installé de longue date dans le nord du Mali.


Le 26 septembre 2012 à l'ONU, François Hollande avait tenu des propos qui campaient le débat : "Ce qui se produit au Nord-Mali n'est pas un défi pour les autorités de ce pays seulement, c'est une menace pour l'Afrique de l'Ouest et le Maghreb. C'est également un risque pour l'ensemble de la communauté internationale. Car, quand un territoire grand comme la France est occupé par des groupes terroristes dont le but n'est pas simplement de contrôler une population, de la punir, de la soumettre, mais de constituer une base arrière pour mener des offensives de même nature terroriste sur les Etats de la région, alors nous sommes devant une menace qui concerne l'ensemble du monde."


On ne peut donc pas accuser Paris d'avoir agi unilatéralement. Depuis des mois, les diplomates français épaulent leurs collègues de la Cedeao dans la rédaction des textes adoptés à l'ONU. Ils sillonnent l'Europe pour alerter du danger et mobiliser moyens et énergies. De plus, c'est la Cedeao, communauté de 15 pays dont le Nigeria anglophone, poids lourd politique et économique du continent hors de la sphère d'influence française, qui la première a demandé une intervention militaire d'urgence. Initiative soutenue par Paris qui, dès le printemps 2012, a dépêché des spécialistes de la planification militaire pour aider la Cedeao à mettre sur pied le contingent africain, soit près de 6 000 hommes issus de 9 pays, réunis au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) commandée par un général nigérian.


Mais, à supposer que cette mobilisation internationale entraînée dans le sillage de la France chasse les djihadistes du nord du Mali, une autre partie, aussi difficile, se jouera : reconstruire un pays failli, plongé dans un chaos institutionnel depuis le coup d'Etat du 22 mars 2012. Passé le temps d'apprécier la capacité de l'armée française à se projeter sur un théâtre d'opérations, il s'agira alors de juger de l'efficacité d'un autre volet, essentiel, de la politique française en Afrique, celui de l'aide au développement. Et il n'est pas là question que du Mali.


La refonte de ce secteur, sinistré sous la présidence de Sarkozy, est en chantier. En novembre se sont ouvertes les Assises du développement et de la solidarité internationale pilotées par Pascal Canfin, ministre délégué au développement, et associant tous les intervenants en ce domaine (Etat, ONG, syndicats, entreprises, fondations, collectivités territoriales, parlementaires, organismes de recherche). Les conclusions de ces assises ne seront connues qu'en mars, mais l'organisation non gouvernementale Survie fait part de ses doutes. "Les grandes lignes de la politique gouvernementale sont déjà bien définies et ancrées dans la continuité en matière monétaire, économique ou diplomatique, et les rares propositions réformatrices soigneusement balisées", dénonce l'ONG.


Ces dernières années, l'inclusion des annulations de dettes massives dans les chiffres de l'aide publique au développement (APD) a permis de gonfler artificiellement des statistiques qui, malgré cela, restaient en deçà des 0,7 % du PIB que la France s'est engagée à y consacrer. Ces annulations vont bientôt prendre fin, et l'on peut douter, en cette période de crise, que la France racle le fond de ses caisses pour développer l'APD. La question est pourtant cruciale pour François Hollande, s'il ne veut pas, demain, se trouver confronté à d'autres Mali.


Christophe Châtelot

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 03:27

 

 

 

Bozizé avec l'émir du Qatar QNA EmirCentAfr191921112011

 

 

« Bozize ne demeure probablement au pouvoir qu'en raison de l'absence d'une alternative viable pour les pouvoirs impérialistes ».

 

Ceci n'est qu'une phrase relevée dans un article publiée le 02 Février 2013, et qui répond avec une évidence criante, à la question que nous utilisons comme titre de cette analyse.

 

Depuis son accession à l'indépendance, les crises, le CENTRAFRIQUE en a connu un bon nombre. Des difficultés qu'il a surmontées, bon an mal an, aux détours de combien de dialogues et de conférences nationaux et nationales, à l'issue desquels et desquelles des résolutions souvent dignes de bon sens ont été arrêtées, mais qui n'ont pas été suivies d'effets, tout simplement parce que dans ce pays, les hommes parlent et écrivent beaucoup. Et comme on le dit si couramment, « les écrits restent mais les paroles s'envolent » ; Et dans ce pays, on a appris à faire que les écrits s'envolent eux aussi, en même temps que les paroles.

 

Aujourd'hui, l'on ne peut guère s'étonner que depuis un peu plus de deux semaines, plus de deux semaines après la nomination d'un nouveau PREMIER MINISTRE, le CENTRAFRIQUE soit le seul pays au monde à pouvoir vivre sans gouvernement. C'est bien la démonstration que ce pays peut se passer de toute administration publique, de tout système politique car toutes les expérimentations politiques y ont été et y sont possibles.

 

Le pays a connu la dictature du parti unique, il a accepté d'évoluer dans la sphère des pays modernes à travers l'organisation d'élections libres, justes et transparentes, mais en ayant comme principe d'organiser des élections « fortement encadrées » pour faire croire à une pratique démocratique potable. La couleuvre a été bien avalée par tout le monde.

 

A cause d'une crise très grave qui pouvait avoir de très fortes répercussions dans la sous-région, les Chefs d’État de l'Afrique centrale n'ont pas hésité à venir au secours du malade CENTRAFRICAIN, pour lui administrer la perfusion qui lui permettrait de traverser le pic de sa maladie, avant de recouvrer sa pleine santé.

 

Force est de constater que la maladie qui ronge le CENTRAFRIQUE tire ses racines de très loin, et que le plâtre des chefs d’État d'Afrique centrale, n'est que de la poudre qui ne peut résister au passage du moindre zéphyr. Pour ne pas faire trop de littérature, il faut seulement avouer que tant que le CENTRAFRIQUE ne se dotera pas d'hommes politiques solides et clairvoyants, il ne sera jamais au bout de ses crises.

 

Lors des accords de Libreville, connaissant la façon d'agir des uns et des autres, il aurait fallu fixer tous les cadres de gestion du gouvernement de transition, qui auraient permis d'avoir une lisibilité claire dans le délai de formation de ce gouvernement, dans la répartition générale des départements ministériels et dans la dimension de ce gouvernement, pour faciliter la tâche au PREMIER MINISTRE choisi.

 

Les chefs d’État d'Afrique centrale présents à l'élaboration de ces accords ne pouvaient bien évidemment pas se permettre de faire ce travail, car il incombait aux centrafricains eux-mêmes de pouvoir s'entendre pour sortir leur pays de l'impasse dans laquelle il se trouvait. C'était la porte qui leur était ouverte pour faire la preuve de leur maturité politique, la porte qui leur permettait de sortir tous la tête haute, d'un traquenard qui aujourd'hui, leur rend la vie difficile, et plombe le pays dans un état de latence sans commune mesure.

 

Le CENTRAFRIQUE est orphelin de sa classe dirigeante. Il est orphelin car nul ne peut croire à cette vacance de pouvoir prolongé dans aucun pays au monde. Vu l'ampleur de la crise dans laquelle le CENTRAFRIQUE a été plongé, il faut certes un peu plus de temps au PREMIER MINISTRE pour composer son équipe gouvernementale. Mais les longues tergiversations qui empêchent la composition assez rapide de ce gouvernement n'honorent personne, mais démontrent à suffisance, pour ceux qui jusqu'à présent ne l'ont pas compris, que ceux qui en sont les responsables sont ceux-là-mêmes pour qui le bien-être du CENTRAFRIQUE et de son PEUPLE ne compte que pour du beurre.

 

TROP C'EST TROP, dit un dicton populaire. Quand est-ce que les CENTRAFRICAINS finiront d'être la risée du continent pour ne pas dire du monde ? Le ridicule ne tue pas dit-on. Mais la honte, quand est-ce qu'on finira d'avoir honte, non pas du pays, mais de ce que nous faisons, et de ce que nous faisons de ce pays ? A moins que nous ne nous sentions pas vraiment de ce pays !!!!

 

Le PREMIER MINISTRE ne doit pas être abandonné tout seul entre les mains du pouvoir défaitiste qui a amené le CENTRAFRIQUE dans la crise actuelle. Il doit être appuyé par tous les partis politiques d'opposition, la coalition SELEKA et ceux à la dernière minute qui se réclament de la société civile, cette société civile qu'on n'a pas entendue si longtemps quand bien même les exactions du pouvoir moribond étaient à leur comble. Et si tout le monde a retrouvé la voix, il faut la faire entendre MAINTENANT ET FORTEMENT, pour aider le CHANGEMENT dans ce pays.

 

Etienne MOWORO  

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 20:53

 

 

 

Bozizé gros plan

 

 

 

Afrik.com  SAMEDI 2 FÉVRIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

(De notre correspondant)

 

La constitution du gouvernement Tiangaye, un véritable secret de polichinelle. Pendant que le Premier ministre dresse toute la République sur la majorité présidentielle pour avoir retardé la liste de leurs représentants, en vue de mettre en place son gouvernement ; voilà que la majorité déclare avoir remis sa liste depuis le 26 janvier dernier. Alors où se trouverait le blocage ?

 

Blocage dans la mise en place du gouvernement Tiangaye. Les Centrafricains en parlent partout, dans les caves, sur la route, dans les lieux publics et privés, etc. En face, le pays marche au ralenti, les membres du gouvernement dissout, du moins ceux qui n’ont pas fui la chasse aux sorcières des milices du pouvoir qui les assimilent aux rebelles du Séléka, n’évacuent que des affaires courantes. La pauvre population qui ne sait à quel saint se vouer, brûle d’impatience en se posant la question : « à quand la mise en place du gouvernement ? ».

Il aura fallu attendre le 25 janvier dernier pour que le Premier ministre, Me Nicolas Tiangaye situe l’opinion sur l’état d’avancement de la constitution de son gouvernement. Selon le chef du gouvernement, sur les cinq entités devant constituer le gouvernement, quatre ont déjà proposé des noms et des postes souhaités. Il s’agit du Séléka, l’opposition démocratique, politico-militaire non armée et la société civile. Seule la majorité présidentielle n’avait pas encore envoyé sa liste. Il a ainsi, tacitement pointé du doigt, la majorité présidentielle d’être à la cause du retard enregistré dans la formation du gouvernement.

 

Le paradoxe

 

Le statu quo a perduré jusqu’à ce jour. Toujours pas de gouvernement. Mais, une révélation faite le 31 janvier dernier à la radio nationale par l’un des milices du président Bozizé, notamment le coordonnateur de la Coalition citoyenne d’opposition aux rebellions armées (COCORA) M. Lévy Yakité, correspond à s’y méprendre. A en croire son intervention, un jour seulement après la conférence de presse du Premier ministre, c’est-à-dire le 26 janvier 2013, la majorité présidentielle a déposé la proposition des noms de ses ministrables et les postes souhaités sur la table de Me Tiangaye. Il s’est même posé la question de savoir les causes de ce blocage « machiavéliques » selon ses termes. Il a même suspecté une certaine influence sur le Premier ministre d’où sa mise en garde à l’endroit de Me Tiangaye : « Nous pensons que le Premier ministre est un homme de droit. Qu’il ne devienne pas l’otage de certaines personnes qui ne cherchent que leurs intérêts égoïstes ».


Alors dans ce jeu de ping-pong que gagne le pauvre citoyen qui n’a besoin de sa liberté pour vaquer à ses activités traditionnelles qui lui donnent son pain quotidien ? Par ailleurs, il s’est avéré que le blocage se situe au niveau des quatre postes de souveraineté, à savoir celui des Finances et du budget, des Mines, des Affaires étrangères et de l’Aviation civile. A la lecture de la déclaration du coordonnateur de COCORA, au nom de la majorité, semblerait-il que les postes en question ont été déjà sollicités par les autres entités.


Or, à en croire M. Yakité, si l’accord de paix de Libreville, notamment en son article 1 confère au président de la République le pouvoir de conduire le pays jusqu’à 2016, c’est-à-dire que la Constitution n’a pas été suspendue, c’est ce dernier qui doit pourvoir les portefeuilles de souveraineté.


Finalement, le point de blocage de la formation du gouvernement Tiangaye se résume aujourd’hui en partage des postes de souveraineté de l’Etat. Alors, qui de Bozizé et de l’opposition fera concession ? Tant on sait que Bozizé n’est pas du genre à céder dans ces cas et que l’opposition, avec comme tête de pont, Me Tiangaye, exagérément galvanisée avec les accords de Libreville, campe sur sa position.

 

 

 

NDLR : Si à Libreville Séléka et l’opposition démocratique savaient que de retour à Bangui Bozizé allait recommencer à faire le zouave comme actuellement, ils n’auraient certainement pas signé les fameux accords dont Bozizé et son clan font une interprétation si fantaisiste. Si les accords de Libreville ont décidé d’empêcher Bozizé de destituer dorénavant le PM du gouvernement d’union nationale de transition, c’est bien en raison de l’utilisation abusive par lui de certaines dispositions de la constitution qui lui reconnaissent beaucoup trop de pouvoir. Or le pays est actuellement en crise, crise due à sa mauvaise gouvernance. Pour sortir de cette crise, les dispositions et attributions constitutionnelles du président de la République dont Bozizé abuse doivent être revues. C’est ce qui a été mis sur la table des discussions de Libreville et corrigé en partie. C’est ainsi que les principes de « pouvoir discrétionnaire » et de « portefeuilles régaliens » dans le gouvernement d’union nationale de transition ne veulent  plus rien dire et Bozizé et son clan sont malvenus de continuer à s’y cramponner.    

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 18:57

 

 

 

Bozizé et Thomas Yayi Boni

 


Oublié, la visite de Thomas BONI YAYI Président en exercice de l’UA venu à Bangui ce dimanche 30 décembre 2012 lui demander de quitter le pouvoir ;


Passé, l’époque où François Bozizé aux abois appelait son « cousin » le président de la République Française François Hollande et son « frère » Barack OBAMA à son secours ;


Oublié aussi ces nuits d’insomnies qu’il passait où avec l’imminence annoncée d’un assaut des troupes de la Séléka sur la capitale Banguissoise, la préoccupation majeure du tyran était d’évacuer ses multiples maîtresses et rejetons dans les capitales voisines ;


Oublié enfin, le temps où la Séléka et l’opposition démocratique faisaient de son départ du palais de la renaissance et de sa traduction devant la Cour Pénale Internationale un préalable à toute négociation ;


Sauvé désormais par ses pairs de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) grâce à la signature à Libreville le 11 janvier 2013 d’un accord de cessez le feu et d’un accord politique sur la résolution de la crise politico-militaire .


Aujourd’hui trois semaines après la signature de ces accords, alors que tout le monde le disait réduit, François Bozizé comme dans un instinct de survie revêt à nouveau son treillis et bombe le torse prêt au combat foulant au pied au passage comme à l’accoutumer les engagements pris devant la communauté internationale.


On voit bien que la résolution de la crise militaro-politique centrafricaine traîne en longueur, avec toute une myriade d’accords (Accords de Paix Global le 21 juillet 2008 Libreville ; Dialogue Politique Inclusif le 8 décembre 2008 Bangui), parce que François Bozizé n’a jamais voulu respecter un seul instant, les accords signés, encore moins, consentir au moindre partage de pouvoir.


En effet, je prétends qu’on a rien compris à la nature de l’homme sournois ; violent ; méprisant et mauvais qu’est François Bozizé, pour penser qu’au regard de la manière dont il est parvenu au pouvoir, il puisse se débarrasser de son instinct de dictateur.


Plutôt que d’aider à trouver une solution négociée et durable à la crise sécuritaire et sociale afin d’améliorer le bien être de ses citoyens, François Bozizé fait de son maintien pouvoir une fixation, à tel point qu’il prend aujourd’hui le peuple centrafricain et la communauté internationale en otage en retardant la formation du nouveau gouvernement d’union nationale que doit diriger le Premier ministre de transition Me Nicolas TIANGAYE. En se comportant de la sorte, François Bozizé fait montre d’une volonté délibérée de braver et fouler aux pieds les accords de Libreville et par-delà, d’aller vers un affrontement avec la rébellion et l’opposition démocratique centrafricaine grâce à l’appui des troupes sud-africaines que Jacob ZUMA lui a promptement dépêchées selon d’obscurs accords de défense qui les lient.


Nous avons chaque jour au moins une nouvelle et tangible occasion d'en vérifier la véracité et la liste commence à être longue. Il y a notamment le maintien encore en détention des prisonniers politiques réclamé en vain par Séléka et pourtant exigé dans les accords de Libreville ; la présence dans la capitale centrafricaine des soldats sud africains et ougandais plus de sept (7) jours après la signature des accords demandant leur retrait .


Sa volonté de vouloir coûte que coûte conserver tous les ministères de souveraineté mais aussi celui des finances et des mines où l’opacité est érigée en mode de gestion par son clan, de façon à réduire toute marge de manœuvre du nouveau Premier Ministre qui dispose de réelles prérogatives de l’exécutif que lui confère les accords de Libreville.


Le Président François Bozizé refuse les concessions indispensables à l’instauration d’une démocratisation véritable en République centrafricaine, au point d’apparaître aujourd’hui aux yeux de la communauté internationale  comme la cause et la solution du mal centrafricain.  Sa volonté de cadenasser le Gouvernement d’Union Nationale et de torpiller la transition voulue par les chefs d’Etat de la sous-région, mais aussi par la France et l’Union Européenne a pour conséquence la montée perceptible de température ces dernières heures dans la capitale centrafricaine qui, si elle ne redescend pas, pourrait enrayer définitivement ces fragiles efforts de paix initiés à Libreville.


Otage d’un premier cercle de parents, de ses enfants et quelques partisans jusqu’au-boutistes et irréductibles, coupables de graves exactions mais qui jouissent encore hélas d’une totale impunité par sa seule présence à la tête de l’état.


Maintenant, reste à savoir jusqu’à quant  durera la patience de la coalition Séléka qui contrôle 80% du territoire du pays et qui préserve encore intacte sa puissance de feu? Les jours passent et se ressemblent à Bangui ; le « pasteur » de la secte du christianisme céleste François Bozizé croit en toute inconscience gagner du temps, attitude qui commence de plus en plus à irriter voire agacer ses pairs de la sous-région qui n’ont cessé de ménager leurs efforts pour lui sauver son fauteuil et qui se sentent aujourd’hui trahis, mais aussi également Paris, qui avec la perspective d’un passage de flambeau aux forces africaines au Mali, n’hésiterait pas le cas échéant à face à l’entêtement et aveuglement de François Bozizé à siffler la fin de la récréation avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

Gervais MOKOM NGAÏNDIRO (Paris)

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 16:46

 

 

 

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http://www.topsante.com  Vendredi 1 Février 2013


Un composé de la bière aurait des effets positifs insoupçonnés contre le diabète, la prise de poids et même certaines formes de cancers, selon une étude de l’université de Washington.


Les humulones, composé présent dans la bière et qui lui donnent son goût amer, pourraient être utilisés dans de nouveaux médicaments pour soigner le diabète, diminuer une inflammation ou aider à mincir.


Dans cette nouvelle étude, publiée dans la revue Angewandte Chemie International Edition, les chercheurs américains ne vont pas jusqu’à prôner une consommation de bière pour se mettre à l’abri du diabète et d’autres soucis de santé. 


Les scientifiques se sont focalisés sur la configuration précise des humulones. L’objectif : déterminer comment des humulones isolés et leurs dérivés pourraient être prescrits comme médicaments à terme.

 

Bière : toujours avec modération !


Les bénéfices d’une consommation modérée ( !) de bière ont déjà été mis en avant dans une précédente étude. Des chercheurs espagnols ont suggéré que boire deux bières peu alcoolisées par jour pour les hommes et une bière pour les femmes, permettait de réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et même de perdre du poids. Les polyphénols contenus dans la bière seraient à l’origine de ces atouts santé. Néanmoins, l’étude avait insisté sur l’importance d’associer un régime alimentaire méditerranéen (composé de poissons, d’huile d’olive, de fruits et de légumes) et de l’exercice physique à une consommation modérée de bière.


Néanmoins, certaines études se contredisent. Des chercheurs canadiens ont mis en garde contre un risque accru de cancer notamment de l'oesophage lié à la consommation régulière de bière. Il est donc bon de rappeler que la bière, comme toute boisson alcoolisée, doit rester occasionnelle.

 

Emilie Cailleau

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 16:24

 

 

 

Bozizé Yangou

 


L’obstination de Bozizé à conserver coûte que coûte le ministère des mines dans le gouvernement Nicolas dont il continue de bloquer et retarder la parution est forcément quelque chose de suspect et plusieurs raisons peuvent l’expliquer.


La première est que grâce à sa mainmise sur ce ministère dont il a d’emblée confié les rênes à son proche parent Sylvain Ndoutingaï dès lendemain de son putsch du 15 mars 2003 – et celui-ci en demeurera le patron quasiment jusqu’à son limogeage en juillet 2012 - lui a permis de s’assurer un fulgurant enrichissement sans cause. L’homme va très rapidement se  métamorphoser. On n’a plus affaire au pauvret général qui, après son échec aux présidentielles de 2003 où il n’avait récolté qu’un ridicule 1 % de suffrages, et était réduit pendant cette traversée du désert à faire du taxi brousse pour joindre les deux bouts.


On doit maintenant  compter plutôt avec un nouveau riche qui se permet de distribuer à la volée par la fenêtre de sa voiture ou de son hélicoptère, des liasses de billets de 500 F CFA craquant et tout neufs aux badauds. D’où provient cette fortune subitement acquise ? Essentiellement de la contrepartie en dessous de table et bonus que lui et Ndoutingaï ont perçue pour la délivrance des permis miniers et autres licences d’exploitation délivrées aux bureaux d’achats et de collecteurs pour l’or, le diamant et l’uranium ainsi que pour l’exploitation des forêts centrafricaines.


Il faut ajouter à cela la véritable opération de gangstérisme d’état de novembre 2008 qui a consisté en un racket à une vaste échelle des diamantaires dans toutes les villes et zones minières que compte le pays. Un important butin en diamant et en espèces sonnantes et trébuchantes a été engrangé par Bozizé et son parent Ndoutingaï. Les diamants ont été naturellement écoulés à l’étranger et sans doute fait également l’objet de troc contre des armes de guerre dont raffole Bozizé, en Chine, en Ukraine et Afrique du Sud.


Les acquisitions immobilières qu’on attribue à Bozizé et Ndoutingaï au Burkina Faso, en Afrique du Sud, au Botswana et en France, n’ont été rendu possibles que grâce à cette manne gagnée par le biais du ministère des mines. Après la forêt, l’or, le diamant et l’uranium, les calculs à court terme de Bozizé reposent évidemment sur l’exploitation qu’il espère très prochaine du pétrole dont regorge aussi le sous-sol centrafricain tant sa partie septentrionale commune avec les gisements de Doba que dans le sud-ouest du pays. C’est aux Chinois qu’il a confié le chantier du pétrole centrafricain de Boromata-Gordil pour boucler la boucle.


Malheureusement pour lui, le déclenchement inattendu en décembre 2012 de la rébellion de Séléka de Michel Djotodia et la prise immédiate des villes situées précisément dans la zone pétrolifère, risque de compromettre ses prévisions financières alors qu’il n’arrête pas déjà de se pourlécher les babines. Sa crainte majeure à l’heure actuelle est qu’en raison de l’insécurité grandissante dans ce périmètre où travaillent les Chionis de la Chinese National Petroleum Company (CNPC), ces derniers ne puissent être contraints à plier définitivement bagage et que cette manne ne lui file sous le nez. D’où les multiples tentatives de Bozizé pour amadouer Michel Djotodia.  


La seconde raison pour laquelle il est crucial pour Bozizé de contrôler absolument le ministère des mines réside dans l’engagement qu’il a pris solennellement de ne pas se présenter à la présidentielle de 2016.  En clair, cette décision lui impose de s’en mettre les poches au maximum avant de quitter le fauteuil présidentiel faute de quoi, il risque de se retrouver à devoir faire encore du taxi brousse pour vivre, perspective si traumatisante à laquelle il n’ose plus imaginer. Pour s’en mettre plein les poches comme il le souhaite, seule l’exploitation du pétrole de la région de Birao pourrait lui permettre de le faire rapidement si les Chinois font jaillir les premiers barils.


D’où la campagne forcenée de Bozizé et ses partisans qu’il instrumentalise et manipule contre l’homme d’affaire américain Jack Grynberg et la France, injustement accusés tous les deux de financer et soutenir la rébellion de Séléka afin de compromettre l’exploitation du pétrole centrafricain. Bozizé dont le calamiteux bilan et la mauvaise gouvernance a plongé le pays dans les abysses du sous-développement, de l’extrême  pauvreté et de la misère crasse, retrouve des élans démagogiques, populistes et nationalistes avec ce thème du pétrole centrafricain autour duquel il veut rassembler le maximum des Centrafricains et faire oublier ses responsabilités et les conséquences désastreuses de sa gestion catastrophique du pays.


On le voit, le ministère des mines est pour Bozizé une véritable ruche qui permet de récolter à tout moment du miel à sucer. En perdre donc le contrôle au gouvernement est donc forcément synonyme de dèche et de perte de pouvoir. C’est cette logique et cette conception du ministère des mines qui conduisent Bozizé à refuser le projet de gouvernement que lui propose depuis plusieurs jours le Premier Ministre Tiangaye dans lequel ce portefeuille doit échoir à quelqu’un d’autre qu’un homme lige de son clan. Voilà les préoccupations réelles de Bozizé qui sont aux antipodes des problèmes du pays et des Centrafricains. Pour Bozizé, ne pas contrôler les ministères des finances et des mines reviendrait à lui couper les vivres en quelque sorte. Autant lui dire de quitter le pouvoir hic et nunc. C’est pourtant bien ce que Séléka et l’opposition démocratique lui exigeaient à Libreville avant de céder à la fin sous pression des chefs d’état de la CEEAC et signer les accords de la capitale gabonaise que Bozizé s’emploie méthodiquement à violer.  

 

La Rédaction

 

 

 

Lu pour vous  : Centrafrique : très chers diamants

http://www.lesafriques.com  28-01-2013

Les rebelles de la Séléka, qui ont envahi la RCA par le Nord, sont surveillés étroitement par le processus de Kimberly. Un éventuel classement de ces pierres précieuses dans la catégorie «diamants du sang» risque de contraindre François Bozizé à d’importantes révisions budgétaires. D’où cette pression discrète du Palais de Bangui via des réseaux de la société civile afin que le processus de Kimberly considère la situation dans toute sa dimension
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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 13:30

 

 

 

bozize-djotodia

 

 

http://cameroonvoice.com   02/02/2013 03:36:17

 

Le réalignement politique qui est enclenché est dicté par le gouvernement français qui vise à réaffirmer son contrôle sur son ancienne colonie riche en ressources et à contrer l’influence grandissante de la Chine. L’opération en Centrafrique fait partie d’une décision plus large de l’impérialisme américain et français d’étayer leur domination stratégique en Afrique par le biais d’interventions militaires directes. La dernière en date implique une offensive terrestre dirigée par la France au Nord Mali et le stationnement de drones américains et de troupes françaises au Niger voisin.

 

Après avoir déployé le mois dernier plusieurs centaines de soldats en République centrafricaine, le gouvernement français a supervisé la signature d’un accord de paix entre le président François Bozizé et les dirigeants des milices rebelles qui avaient menacé d’envahir la capitale Bangui.

 

En plus d’avoir accepté de ne pas briguer un nouveau mandat présidentiel après 2016, Bozizé a congédié l’ensemble de son gouvernement et nommé comme premier ministre Nicolas Tiangaye, désigné par les rebelles. Tiangaye prévoit la mise en place rapide d’un gouvernement d’union nationale en préparation des élections législatives de l’année prochaine.

 

Bozizé, un ancien général, s’était lui-même nommé président en 2003 après avoir dirigé un coup d’Etat qui avait été soutenu par le gouvernement français. Il a ensuite été tributaire du soutien français pour garder le pouvoir dans ce pays appauvri et chroniquement instable. En 2006 et en 2007, les forces militaires françaises stationnées dans le pays avaient lancé des frappes aériennes et des attaques terrestres contre les milices rebelles, les empêchant de mettre à exécution leur menace de s’emparer de la capitale et de renverser le gouvernement. En décembre dernier, une coalition hétéroclite de milices anti-gouvernementales appelée Séléka (« alliance » en sango, la langue usuelle de la RCA) avait lancé une nouvelle offensive en s’emparant de vastes étendues de territoires dans le Nord et l’Est du pays.

 

Le gouvernement français a réagi en faisant plus que doubler les 250 soldats déjà déployés en Centrafrique pour les porter à près de 600. Mais, à la différence de 2006 et 2007, Paris a refusé de soutenir Bozizé contre des rebelles. Les soldats français – aux côtés de ceux faisant partie de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac) qui a été formée par plusieurs Etats avoisinants – ont donc sécurisé la capitale contre une nouvelle avancée des rebelles tandis que le gouvernement français a exigeait des pourparlers de paix.

 

L’accord du 11 janvier, signé au Gabon en Afrique de l’Ouest, a conduit Bozizé à faire ses premières concessions politiques majeures en dix ans de présidence autocratique.

 

Le gouvernement français est en train de développer de nouveaux mécanismes en République centrafricaine (RCA). Des dépêches diplomatiques américaines publiées par WikiLeaks ont détaillé la rupture des relations entre Paris et le régime Bozizé. Plusieurs dépêches de 2009 révèlent l’hostilité à l’égard de certaines entraves rencontrée par l’entreprise française Areva alors qu’elle tentait de s’assurer les droits d’exploiter l’uranium dans un site situé dans le Sud du pays.

 

Le 17 juin 2009, l’ambassadeur américain Frederick Cook avait envoyé un câble disant, « relations France-RCA sérieusement sous tension, » en concluant : « Bozizé semble croire avoir réussi à être le moindre mal dans le paysage politique de la RCA. Il s’imagine donc être indispensable pour ses voisins et les Français, une supposition que l’ambassade américaine (« AmEmbassy ») à Bangui croit être une erreur grossière. »

 

Une autre dépêche envoyée cinq mois plus tard était intitulée « L’influence chinoise grandissante en RCA est évidente. » Elle précisait dans quelle mesure tant les intérêts américains que français étaient en train de céder du terrain à Beijing qui était en train d’« accroître sa coopération militaire, sa diplomatie publique et ses efforts de développement. » Le câble soulignait qu’alors qu’il n’y avait que quatre agents diplomatiques résidant à l’ambassade américaine de Bangui, l’ambassade chinoise comptait une quarantaines d’employés. Il ajoutait qu’environ 40 officiers de l’armée de la RCA étaient formés tous les ans en Chine, contre les deux ou trois officiers qui allaient aux Etats-Unis et les 10 à 15 en France.

 

En montrant clairement les calculs prédateurs qui se cachent derrière la présence américaine et française en République centrafricaine, le câble faisait référence aux « riches ressources naturelles inexploitées » du pays en prévenant : « Les investissements français étant moribonds et l’influence française de façon générale en déclin, les Chinois en toute probabilité se positionnent comme étant le principal bienfaiteur de la RCA en échange de l’accès aux vastes dépôts d’uranium, d’or, de fer, de diamants et probablement de pétrole. »

 

L’ambassadeur américain a aussi mis en garde que Bozizé « salue cette relation comme étant une alternative aux relations plus restrictives avec la France et l’Occident » en se « rapprochant [probablement] de plus en plus de la Chine comme alternative aux bienfaiteurs français et occidentaux. »

 

Le 27 décembre, Bozizé a prononcé un discours dans lequel il a laissé entendre que ce qui se cachait derrière la crise c’était l’opposition française émise plus tôt contre de l’octroi de contrats d’exploration de pétrole à des entreprises chinoises. « Avant de donner le pétrole aux Chinois, j’ai rencontré à Paris [l’entreprise pétrolière] Total et leur ai dit de prendre le pétrole, » a-t-il déclaré. « Rien ne s’est passé. J’ai donné le pétrole aux Chinois et c’est devenu un problème. »

 

Selon la Voix de l’Amérique, au moment même où Bozizé signait le 11 janvier l’accord de partage du pouvoir, il déclarait vouloir « œuvrer pour renforcer les liens avec la Chine et promouvoir l’exploration et le développement pétrolier. »

 

Bozizé ne demeure probablement au pouvoir qu’en raison de l’absence d’une alternative viable pour les pouvoirs impérialistes. Les rebelles de la Séléka sont une coalition conflictuelle comprenant diverses milices ayant des programmes différents. Certaines de ces milices ont été formées par des partisans de l’ancien président Ange-Félix Patassé, d’autres prétendent représenter la minorité musulmane du pays tandis que d’autres encore sont organisées par différentes communautés tribales qui se défendent elles-mêmes contre les forces de sécurité brutales de Bozizé. Il est difficile de dire si toutes ces milices accepteront les termes de l’accord du 11 janvier qui impliquent que les rebelles renoncent au contrôle des villes qu’elles ont capturées aux forces gouvernementales.

 

Toute rupture du soi-disant accord de paix pourrait rapidement déclencher une intervention plus vaste de la France et des Etats-Unis.

 

Patrick O’Connor

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