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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 23:47

 

 

 

15/12/14 (AFP) Le parquet national financier en France a ouvert une enquête préliminaire après une plainte de la Centrafrique, qui accuse son ancien président François Bozizé de s'être constitué un riche patrimoine au préjudice de son pays, a appris l'AFP lundi de source judiciaire.

 

La plainte, déposée à la mi-novembre, vise notamment un ensemble de propriétés immobilières en France appartenant à François Bozizé, à son entourage ou à d'anciens alliés politiques, ainsi que des véhicules de luxe et des avoirs bancaires.

 

Elle rappelle de précédentes affaires dites de "biens mal acquis" où des juges enquêtent sur les riches patrimoines en France de chefs d’États africains, comme Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) ou le défunt président gabonais Omar Bongo.

 

L'enquête est ouverte pour détournements de fonds publics, corruption d'agents publics étrangers et blanchiment de ces délits, a précisé la source judiciaire.

 

"On se réjouit de cette première décision, rapide, d'ouvrir une enquête", s'est félicité l'avocat de la Centrafrique dans ce dossier, Me William Bourdon.

 

Arrivé au pouvoir en 2003 après avoir renversé Ange-Félix Patassé, François Bozizé avait été lui-même chassé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien.

 

Après des mois de violences communautaires et interreligieuses, qui ont vu la France intervenir sous mandat de l'Onu, le chef des rebelles Michel Djotodia avait démissionné en janvier 2014, remplacé par une présidente de transition, la maire de Bangui Catherine Samba Panza.

 

Selon une source proche du dossier, les autorités centrafricaines jugent, dans leur plainte, "fort probable (...) que ce patrimoine (de Bozizé) a été financé par des moyens illicites" et que les comptes bancaires ont "été alimentés par des revenus frauduleux".

 

Selon cette source, la plainte évoque des pots-de-vin qui auraient pu être versés dans le cadre de contrats miniers et de cession de droits d'exploitation, dont l'un concerne Areva et la société minière Uramin.

 

La plainte évoque aussi une commission qui aurait été versée au député-maire de Levallois-Perret (banlieue parisienne), en rétribution d'une médiation dans un conflit entre Areva et les autorités centrafricaines, a expliqué la source. Sollicité lors du dépôt de plainte, Patrick Balkany, membre du parti de droite UMP dirigé par l'ancien président Nicolas Sarkozy, n'avait pas donné suite.

 

"Compte tenu de l'imbrication de plusieurs dossiers, d'autres décisions devront être prises", a estimé William Bourdon. Des juges sont en effet déjà saisis à Paris d'une enquête sur le patrimoine de Patrick Balkany et des investigations sont en cours sur le rachat par Areva de la société Uramin.

 

 

Lu pour vous :

 

Anti-Balaka et ex-Séléka réservés face au retour possible de l’ex-président Bozizé

 

Par AA, Sylvestre Krock et Constantin Ngoutendji - 15/12/2014

 

François Bozizé a affirmé dans "une lettre à la nation" que sa présence politique était nécessaire pour sortir la Centrafrique du chaos

 

La lettre de l’ex-président centrafricain François Bozizé, à l’attention de la nation diffusée, mercredi, et qui laisse entendre la possibilité d’un retour sur la scène politique de ce dernier, a suscité des divergences au sein des anti-Balaka (milices chrétiennes) et le rejet des ex-Séléka (milices musulmanes), selon des propos recueillis jeudi par Anadolu.


Bozizé, président de la RCA à la suite du coup d'État du 15 mars 2003 qui l'a porté au pouvoir, mais renversé le 24 mars 2013, par la coalition Seleka présidée par Michel Djotodia, est actuellement exilé au Cameroun d’où il a envoyé sa lecture de la situation socio-politico-économique de la Centrafrique, selon la lettre dont Anadolu a reçu copie.


Cette sortie de l’ombre de l’ex-président a laissé perplexe certaines entités politiques, surtout que Bozizé a laissé entendre, à plusieurs reprises dans cette déclaration, que son retour sur la scène politique était envisageable, en vue, notamment, de se présenter aux élections de 2015.


«Il faudra bien passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables du chaos centrafricain, à commencer par Michel Djotodia; Sinon, je ne vois pas comment la RCA pourra en sortir », a-t-il également avertit.

Pour, Igor Lamaka porte-parole des Anti-Balaka, les éléments de la milice chrétienne «ne se reconnaissent pas dans la déclaration de Bozizé» et ne le soutiendront pas.

«Nous sommes une émanation du peuple Centrafricain et non pas de l’ex-président. Nous sommes pour le développement, c’est pourquoi notre mouvement est devenu un parti politique», a-t-il ajouté à Anadolu.

 

Par contre, le capitaine Joachim Kokaté, également élément anti-Balaka, a estimé dans une déclaration à Anadolu, que le retour de Bozizé sur la scène politique ne pose «aucun problème».


«Bozizé est un centrafricain qui jouit de tous ses droits civiques et politiques, en ce sens et jusqu’à preuve du contraire, il ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Donc, quoi qu’on dise, il y a la présomption d’innocence. Si la Présidente de la transition (Catherine Samba-Panza) envoie des émissaires vers Djotodia et vers Bozizé cela veut dire qu’ils ont leur place dans le jeu politique en RCA. Par conséquent, si au sommet de l’Etat, la place de ces personnalités est reconnue, plus rien ne s’oppose à ce qu’elles jouent leur partition. C’est pourquoi, nous ne voyons pas d’inconvénient au retour de Bozizé sur la scène politique », a-t-il ainsi déclaré.


En revanche, du côté de la milice à majorité musulmane, Seleka, « le régime de l’ancien président, et sa période de gouvernance constituent l’ère la plus sombre de toute l’histoire du pays », selon Gotran Djono Aba vice-président, contacté par Anadolu.


«Le peuple centrafricain a été piégé. C’était lui, et ses parents qui jouissaient des ressources du pays et jamais autant de centrafricains n’ont été tués, massacrés, mutilés, traités de manière inhumaine ou forcés à fuir à l’étranger comme l’on voyait sous le régime de Bozizé», a-t-il ajouté.


Le gouvernement centrafricain, n’a pas officiellement commenté cette adresse à la nation jusqu’à jeudi après-midi.

Biens mal acquis: enquête ouverte après la plainte de la Centrafrique contre Bozizé
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 23:44

 

 

French.china.org.cn  16-12-2014

 

Le Conseil des affaires étrangères de l'Union européenne (UE) a exprimé lundi son soutien à l'extension de la période de transition en République centrafricaine jusqu'en août 2015.

 

La tenue d'élections les plus inclusives possibles est une étape cruciale, il faut donc que le scrutin soit bien préparé et l'UE appuie l'extension de la période de transition jusqu'en août 2015, ont estimé les ministres des Affaires étrangères des 28 dans une conclusion.

 

Pour une sortie de crise durable, ils ont encouragé les autorités de transition centrafricaines à "s'investir, dans la plus grande cohésion, pour mettre en œuvre les réformes nécessaires", tout en préconisant l'importance de l'attachement des Centrafricains à la cohabitation pacifique entre les différentes communautés et religions.

 

Les ministres des Affaires étrangères ont aussi appelé la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) à son déploiement complet dans les plus brefs délais. Le soutien de la communauté internationale est primordial pour aider les autorités de transition à renforcer leurs capacités et pour maintenir une dynamique de changement, ont-ils indiqué.

 

Le Forum de Bangui sur le dialogue politique et la réconciliation nationale "doit être large, inclusif et conduit par des acteurs locaux afin d'être durable et apporter une vraie valeur ajoutée. Il doit permettre aux acteurs centrafricains d'aboutir eux-mêmes à des solutions durables aux défis interdépendants de sécurité, de gouvernance et de développement auxquels le pays est confronté", ont déclaré les ministres des Affaires étrangères.

 

Ils ont insisté sur la nécessité d'une stratégie claire sur la façon de traiter les groupes armés. Comme la crise actuelle est largement alimentée par l'impunité persistante, les auteurs des violations des droits humains et du droit international humanitaire doivent être tenus responsables, ont déclaré les ministres des Affaires étrangères, invitant les autorités de transition centrafricaines à contribuer activement au rétablissement de la chaîne pénale, à accélérer l'adoption de la législation pour la Cour criminelle spéciale et à coopérer avec la Cour pénale internationale dans le cadre de la lutte contre l'impunité.

 

"En vue d'une stabilisation du pays à long terme, les réflexions sur un programme de désarmement, démobilisation et réintégration et la réforme du secteur de sécurité doivent se poursuivre dans le cadre du processus politique en cours. Dans ce contexte, l'UE souligne l'importance d'une coordination étroite des efforts internationaux et de la poursuite de la médiation internationale, menée sous l'égide du Congo-Brazzaville et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), de l'Union africaine et des Nations Unies, en associant pleinement les autorités de transition", ont indiqué les ministres des Affaires étrangères, après avoir salué les contributions de la MINUSCA, de la force française Sangaris et de l'opération EUFOR RCA.

 

Ils ont réitéré l'engagement de l'UE à déployer une mission militaire PSDC, d'une durée d'une année, basée à Bangui et avant la fin du mandat de l'EUFOR RCA, pour fournir aux autorités de transition centrafricaines des conseils d'experts dans la perspective de la réforme des forces armées centrafricaines en une force armée républicaine, professionnelle et multi-ethnique.

 

Source: Agence de presse Xinhua

L'UE appuie l'extension de la période de transition centrafricaine jusqu'en août 2015
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 18:29

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-15 15:12:03 La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, arrivée la veille à Bangui pour une visite de travail de quarante heures , a co-présidé ce lundi la pose de la première pierre du Centre culturel et sportif du Boy-Rabe, situé dans le 4è arrondissement de la capitale centrafricaine.


D'un coût de deux-cents millions de FCFA entièrement supportés par les agences du système des Nations unies (Minusca, Pnud, Unfpa, et Unesco) ce centre culturel sportif comprend deux aires de jeux : une pour le football et l'autre pour basketball. Il comprend également un théâtre de 600 places.


L'érection du centre va contribuer à la création d'emplois d'urgence axés sur les travaux de construction d'infrastructures de base ciblant les communautés vulnérables impliquant 500 jeunes, à travers la mise en œuvre du processus de la réconciliation nationale et la cohésion sociale .


‘'Les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes et c'est dans l'esprit des hommes qu'il faut ériger les défenses de la défense de la paix'', a souligné le représentant résident du PNUD, Aurélien Agbonency.


‘'Ce que nous faisons aujourd'hui, c'est construire une Centrafrique nouvelle fondée sur l'éducation et la participation inclusive des jeunes. La construction d'un centre de formation est en elle-même un élément fondateur. Puisque le centre est un instrument de culture'', a affirmé, pour sa part, la directrice de l'Unesco, Mme Bokova.


‘'A partir de ce centre, nous espérons que vous montrerez à tous les jeunes centrafricains que vous avez su bannir le désespoir et qu'une autre manière de vivre sa jeunesse est possible'', a lancé la ministre de l'Education nationale, Gisèle Bédan, à la jeunesse de Boy-Rabe, dans le 4è arrondissent de Bangui.


Dimanche, la directrice générale de l'Unesco a visité le Musée Boganda.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812204#sthash.hdKCktd2.dpuf

Pose de la première pierre d'un Centre sportif et culturel à Bangui
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 18:18

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 15/12/14 - La présidente intérimaire de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a lancé lundi à Bangui un appel à la paix, demandant à ce propos à ses compatriotes de s’’’inventer un nouvel art de vivre ensemble’’.


« La paix étant un travail de tous les jours et de longue à haleine dans les esprits et les mentalités il faudrait donc inventer un nouvel art de vivre ensemble. Et dans ce processus, les préfets, les maires, les autorités coutumières et religieuses, la jeunesse, les femmes doivent en être le fer de lance'' a affirmé la cheffe de l'Etat de transition Catherine Samba-Panza.

 

Elle s'exprimait à l'ouverture des travaux de la Conférence des maires de Centrafrique, axé sur le thème : « La paix réconciliation nationale et du retour des déplacés internes''.

 

D'une durée de deux jours, les travaux se tiennent sous le parrainage de l'Association internationale des maires francophones (AIMF).

 

Pour la présidente Catherine Samba-panza, c'est à travers « une nouvelle manière d'être et de faire'' que les autorités centrales et déconcentrées pourront obtenir la confiance et l'adhésion totale de la population dans toutes les actions qu'elles entreprennent.

 

« Il n'y a pas mieux que nous maires, pour mesurer la profondeur de la plaie infligée à nos populations, à nos concitoyens privés du minimum vital et contraints à l'errance du fait des différentes guerres à répétition'', a déclaré, pour sa part, le député maire de Brazzaville et vice-président de l'AIMF, Hugues Ngouelondélé.

 

Il a ajouté : « Il n'y a pas mieux que nous maires, pour apprécier comment ce qui a été construit patiemment soit réduit à néant par les destructions et les pillages aveugles et inciviques »

En parrainant cette conférence, a indiqué, Hugues Ngouelondélé, l'AIMF n'a pu échapper à une hantise à savoir apporter au peuple centrafricain tout entier une note d'espérance et de solidarité dont la bêtise humaine l'a tant privé pendant des années durant.

 

A en croire le parrain de cette conférence, la rencontre internationale est une thérapie de proximité, de solidarité et de fraternité que « nos villes ont tenu à apporter ici et maintenant ».

 

Pour le diplomate français, Charles Malinas, l'enjeu de cette rencontre est important car elle est « la manifestation de l'implication des collectivités locales dans le processus politique nationale de réconciliation''.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=812210#sthash.xxrGiHiV.dpuf

 

 

Catherine Samba-Panza appelle les Centrafricains à inventer ''un nouvel art de vivre ensemble''
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 18:14

 

 

 

Bangui 15/12/2014 à 10:21 (APA ) - Les mouvements de grève, l’arrestation de l’ex-chef de guerre Baba Ladé et ses conséquences, et le souhait de la société civile de voir le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, le général Babacar Gaye, quitter le pays, sont les sujets développés ce lundi par la presse centrafricaine.


« La transition politique perturbée par des mouvements de grève ou d’agitation sociale » titre Le Confident se posant cette question : « Pourquoi cette série actuelle de mouvements de grève ou agitation sociale tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays ?

 

Le journal fait remarquer que « ces derniers temps, « ce sont les retraités de l’Etat (…) qui manifestent devant le bâtiment du Trésor Public érigeant des barricades sur les intersections des voies pour réclamer le versement de leur pension de retraite. A l’intérieur du pays, c’est le personnel de la société Centrapalm qui manifeste, eux aussi ».

 

En tout état de cause avertit ce journal, ces mouvements persistants de grève ou d’agitation sociale qui perturbent la transition politique ne sont pas de bon signe pour une fin apaisée de cette période.

 

« Les Centrafricains partagés entre l’extradition ou le jugement sur place de Baba ladé » affiche Centrafric Matin, là où Le Démocrate met en exergue l’inquiétude des Centrafricains suite à l’arrestation de Baba Ladé.

 

Pour Le Démocrate, les populations du Nord sont partagées entre un sentiment de joie et de crainte. Car si Baba ladé est arrêté, ses hommes sont encore dans la nature. A l’image de ce qui s’est passé avec l’arrestation d’Abdoulaye Miskine et l’épisode qui s’en est suivi.

 

« L’essentiel n’est pas seulement d’arrêter Baba Ladé. Il faut et surtout que la Minusca assure la protection des populations qui sont encore dans le secteur. Que les erreurs d’Abdoulaye Miskine avec le Cameroun ne se répètent plus (…). Car avec des séries de prises d’otages, les éléments d’Abdoulaye Miskine ont fini par avoir satisfaction », a averti Le Démocrate.

 

Dans L’Agora « La société civile demande le départ sans condition du général Babacar Gaye ».

 

Alors qu’ils clôturaient ce 9 décembre un atelier sur la crise en Centrafrique, les membres du groupe de travail de la société civile ont demandé le départ sans condition du général Babacar Gaye pour les raisons suivantes : « d’abord il renie sa mission quand il dit publiquement qu’il n’a aucun mandat pour désarmer en Centrafrique, ensuite lorsque le représentant du Secrétaire général des Nations unies veut donner un coup à un jeune Centrafricain, c’est du jamais vu. Pire encore quand Babacar Gaye tient des propos désobligeants à l’endroit des membres du gouvernement centrafricain ».

 

Catherine Samba-Panza et la communauté internationale si vous ne pouvez pas, sachez que la société civile centrafricaine peut, indique-t-il.

 

Copyright : © APA

Les agitations sociales, l’arrestation de l’ex-chef de guerre Baba Ladé et la Minusca à la Une à Bangui
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 13:58

 

 

 

Invité Afrique

 

 

Par Christophe Boisbouvier   RFI  lundi 15 décembre 2014

 

En Centrafrique, la présidentielle est prévue au mois d'août prochain. Et Nicolas Tiangaye est un probable candidat. Le célèbre avocat au barreau de Bangui a été successivement le Premier ministre de François Bozizé et de Michel Djotodia. C'est lui qui a dirigé le gouvernement pendant l'année la plus tragique de l'histoire de la Centrafrique, l'année 2013. Après un an de silence, le président de la Convention républicaine pour le Progrès social, la CRPS, est au micro de RFI.

 

RFI : Est-ce que vous croyez à des élections présidentielle et législatives transparentes au mois d’août prochain ?

 

Nicolas Tiangaye : Pour que ces élections puissent avoir lieu en août, il faut absolument que la sécurité revienne, mais la sécurité implique, à mon avis, le désarmement des forces négatives c'est-à-dire les anti-balaka et les Seleka. Si nous allons aux élections sans que la question principale du désarmement ne soit réglée, et bien, il y aura une perturbation du processus électoral. C'est-à-dire que les campagnes seront perturbées par les forces négatives et même si les élections avaient lieu, ses forces négatives qui sont les seules à posséder les armes peuvent déstabiliser les institutions qui seront issues du suffrage universel. D’autre part, elles pourraient aussi consacrer la partition, de facto, du pays.

 

Et vous n’êtes pas sûr que l’on pourra voter en août prochain ?

 

Notre préoccupation est que nous sortions le plus rapidement possible de cette parenthèse qui commence à trop durer.

 

Justement qu’est-ce que vous pensez de la façon dont la présidente, Catherine Samba-Panza, gère cette parenthèse ?

 

Je n’ai pas de jugement de valeur à apporter sur la gestion de madame Samba-Panza, puisque vous savez qu’elle gère une situation excellemment difficile, j’en sais quelque chose. C’est pour ça que mon parti, ainsi que les autres partis de l’AFDT (alliance des forces démocratiques pour la transition), soutiennent le processus de transition pour que nous puissions sortir de cette période le plus rapidement possible.

 

Mais vous qui avez toujours lutté contre la corruption, qu’est-ce que vous pensez de la disparition du quart d’un prêt angolais de quelque 10 millions de dollars ?

 

Bien entendu, cette somme devrait transiter par le Trésor, ça, c’est les règles élémentaires de comptabilité publique, ça n’a pas été fait. Nous avons dénoncé cette situation. Aujourd’hui, il y a la Cour des comptes qui se penche sur cette question, nous pensons que le rapport sera déposé et puis on avisera.

 

Avant ces élections du mois d’août prochain est prévu un grand forum de réconciliation en février, est-ce que vous en attendez beaucoup ou est-ce que vous êtes septique ?

 

Ce forum de réconciliation est une nécessité, la première phase était le forum de Brazzaville. Je pense que la deuxième phase, c’est le dialogue à la base, au niveau de cette préfecture de la République centrafricaine, pour apaiser les cœurs. Après quoi nous pouvons nous retrouver pour le forum national à Bangui, pour la réconciliation nationale dans le pays.

 

Justement, Nicolas Tiangaye, on ne sait pas encore s’il y aura un forum par préfecture.

 

C’est la position unanime des forces politiques et sociales du pays. Nous avons estimé que l’on ne peut pas sauter cette phase, la deuxième phase, qui nous semble la plus importante. Il faut absolument qu’il y ait un dialogue à la base parce qu’il faut tenir compte des aspirations des populations qui ont connu le drame dans leur chair pour nous permettre de tirer les conclusions au forum des réconciliations nationales à Bangui.

 

Quand vous êtes devenu Premier ministre en janvier 2013, les chrétiens et les musulmans vivaient encore en paix, un an plus tard quand vous avez quitté ce poste, chrétiens et musulmans se massacraient. A qui la faute ?

 

A nous tous ! Vous savez c’est un drame et le président Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville) parlait d’un « naufrage collectif », que la responsabilité des uns et des autres est engagée. C’est pour ça aussi qu’il faut aussi que la solution aussi soit collective, nous devons chacun assumer sa part de responsabilité pour que ce genre de drame ne se reproduise plus.

 

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent d’être resté pendant neuf mois le Premier ministre d’un régime qui faisait régner la terreur ?

 

Je n’étais pas le Premier ministre ni de Bozizé, ni de Djotodia, j’étais un Premier ministre issu de l’accord politique du 11 janvier 2013, qui a bien indiqué que le poste de Premier ministre revenait à l’opposition démocratique. Mais je n’étais pas un Premier ministre nommé discrétionnairement, ni par monsieur Bozizé, ni par monsieur Djotodia, je n’étais pas révocable à tout moment, mais j’ai été Premier ministre sur la base d’un accord politique.

 

Et du coup, est-ce que vous n’avez pas servi de caution démocratique à Michel Djotodia et au chef de la milice Seleka ?

 

J’étais la première personnalité politique de mon pays à avoir demandé le 15 mai 2013, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le désarmement forcé de la coalition Seleka. Je ne vois pas en quoi je devrais être la caution de ce régime, j’ai été même la victime, je ne veux pas beaucoup en parler parce qu’il y a des gens qui ont vécu des situations plus dramatiques, mais tout le monde savait très bien que, entre Djotodia et Tiangaye, l’entente n’était pas au beau fixe.

 

Vous avez été menacé ?

 

Non seulement menacé, mais mon domicile a été attaqué par la Seleka, mes gardes du corps ont été assassinés au Camp de Roux par les éléments de la Seleka. Je ne comprends pas comment on peut dire que je suis quelqu’un qui serait de connivence avec la Seleka.

 

Pourquoi n’avez vous pas démissionné ?

 

Ca n’aurait réglé aucun problème parce qu’en cas de démission, le poste de Premier ministre reviendrait toujours à l’ancienne opposition démocratique et cela n’aurait rien réglé du tout, parce que mon remplaçant se serait heurté à la même austérité du régime de Djotodia.

 

Aujourd’hui, Michel Djotodia vit en exil au Bénin. A New York, les experts du Comité de sanctions des Nations unies recommandent de le mettre sous sanction, qu’est-ce que vous en pensez ?

 

Mais, il l’aurait mérité c’est tout, il faut aller plus loin, il faut que les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité fassent l’objet de poursuites pénales devant la juridiction nationale ou internationale. Je suis pour les sanctions contre tous ceux qui ont été les auteurs des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, dont le peuple centrafricain a souffert.

 

Y compris Michel Djotodia ?

 

Y compris Michel Djotodia.

 

Est-ce que vous serez candidat à la présidentielle du mois d’août prochain ?

 

Cette question sera évoquée au congrès de mon parti en mars 2015.

 

Et si la CRPS vous demande d’être candidat ?

 

Je ne me déroberai pas à mes responsabilités.

Nicolas Tiangaye sur RFI :«les élections dépendent du retour de la sécurité» en RCA
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 13:02

 

 

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cyril Bensimon (Bria, envoyé spécial)

 

« Ben Laden » est installé chez le préfet de Bria. Le général Tom Adam a rasé la barbe qui lui a valu ce surnom, mais son arrivée mi-novembre avec quatre autres chefs militaires de lex-Séléka (la rébellion majoritairement musulmane venue du Nord) a fait naître la psychose dans la préfecture de la Haute-Kotto, située à 600 kilomètres au nord-est de Bangui.

 

Après avoir tergiversé sur l’opportunité de laisser ou non passer ces officiers de l’ex-rébellion venus de Kaga-Bandoro, une localité plus au nord, les forces internationales, casques bleus de la Minusca et militaires français de l’opération « Sangaris », ne se sont finalement pas opposées à l’entrée de ces nouveaux venus, lourdement armés.

 

Depuis, la ville retient son souffle dans la crainte d’affrontements fratricides entre les hommes de la bande des cinq généraux et ceux du commandant de la zone, le colonel Adoum Moctar. « On sent que la pression monte et que cela peut très vite dégénérer », constate le capitaine Ulrich, le chef du détachement de « Sangaris ». « Il y a l’apparence que tout va bien mais les braquages se multiplient le soir. C’est encore vivable mais la peur est là. Nous sommes sur un volcan », s’alarme Josué, un habitant de la ville. Par précaution, des citadins sont partis se réfugier dans les champs bien que la campagne environnante ne soit plus un abri sûr. Avec le début de la période de transhumance, des éleveurs peuls, en armes, circulent dans la zone avec leurs troupeaux et la crainte d’affrontements avec les agriculteurs augmente.

 

Bria n’a pas explosé comme sa voisine Bambari, où les tueries se succèdent depuis plusieurs mois, mais elle concentre nombre des problèmes actuels de la République centrafricaine (RCA) : les divisions entre ex-Sélékas, les conflits entre pasteurs et cultivateurs et la course aux diamants, alors que le pays, sous embargo, ne peut exporter ses pierres précieuses.

 

Des divisions politiques et économiques

 

Depuis qu’elle a lâché le pouvoir en janvier 2014, l’alliance formée par les anciens rebelles a volé en éclats mais les tensions ne se fondent plus sur des ressorts ethniques. Pendant des années, les communautés goula et rounga se sont affrontées, mais aujourd’hui les divisions portent principalement sur des considérations politiques et économiques.

 

Désormais, deux camps s’opposent : d’un côté, ceux qui sont restés fidèles à l’ex-chef de l’Etat Michel Djotodia, exilé au Bénin, et à son chef militaire Nourredine Adam et de l’autre, ceux qui se sont placés sous l’autorité de Herbert Djono Ahaba, le neveu de M. Djotodia, et du général Zakaria Damane, le père fondateur des rébellions du nord de la Centrafrique. Si les portes de la réconciliation ne sont pas fermées, la guerre intestine au sein de l’ex-Séléka a des allures de querelle familiale où les différends peuvent se régler dans le sang.

 

Les cinq généraux appartiennent à la première tendance, celle des durs, renommée Front populaire pour la renaissance centrafricaine (FPRC), et le moment choisi de leur arrivée à Bria n’a rien d’innocent. Ceux-ci ont pénétré dans la ville quelques jours avant que le second groupe, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), tienne son assemblée générale. Ses conclusions ont été aussitôt rejetées par les tenants d’une ligne sans concession avec les autorités de transition.

 

« La paix à rude épreuve »

 

A 35 ans, le général Arda Hakouma a déjà une solide carrière de rebelle derrière lui. Engagé depuis 2006 dans les rébellions centrafricaines, il a conduit la colonne qui en mars 2013 a pris Bangui et fait le coup de feu avec les insurgés tchadiens qui en 2008 furent tout près de renverser Idriss Déby. Le chef d’état-major du FPRC semble avoir abandonné l’idée d’une partition de la RCA sur des critères religieux mais il ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’agit de qualifier ses anciens partenaires. « Djono, c’est un égoïste qui veut manger l’argent de Samba-Panza [la présidente de transition]. Il prend l’argent mais ne redistribue rien. » « Lors de cette assemblée générale sans valeur, ils ont manipulé Damane qui est analphabète et n’a rien dans la tête. » Le général Damane a depuis quitté la ville.

 

L’autre branche, le RPRC, ne dispose pas des mêmes moyens militaires mais elle bénéficie de la bienveillance de la communauté internationale. « Michel [Djotodia] ne reviendra plus et Nourredine [Adam] n’a pas le visage clair. Il faut se mettre derrière celui qui nous conduira à bon port », estime le général Issa Issaka, qui après s’être rangé derrière M. Djono Ahaba, est arrivé, dimanche 14 décembre, à Bria dans un avion des Nations unies pour conduire une mission de bons offices.

 

Aujourd’hui, les deux camps disent attendre le « forum de réconciliation » qui doit se tenir début 2015 à Bangui pour faire valoir leurs volontés. Cependant, ils partagent, avec des méthodes différentes, une même position : le retour de l’Etat centrafricain n’est pas encore le bienvenu dans les zones qu’ils contrôlent. A Ndélé, un préfet, un commissaire et un administrateur ont été blessés par balles par les hommes du FPRC. A Kaga-Bandoro, les mêmes ont interrompu brusquement une cérémonie de levée des couleurs. A Bria, le colonel Adoum Moctar se présente comme un fonctionnaire apolitique et s’inquiète de « l’arrivée de ces forces non conventionnelles qui mettent la paix à rude épreuve », mais il tient encore une bonne partie de l’administration et considère que « si la présidente envoie de nouveaux agents, cela pourrait créer un soulèvement ». La menace est à peine voilée.

 

Embargo

 

Pour les ex-Séléka, tenir Bria « la scintillante » est stratégique. Les eaux fangeuses en périphérie de la ville regorgent de diamants. Les ex-rebelles n’ont pas imposé un contrôle strict de la filière mais bon nombre d’entre eux sont d’anciens exploitants miniers. Les gemmes n’ont jusque-là apporté aucun développement à la localité mais ici tout tourne autour de ce commerce. Depuis mai 2013 et l’interdiction faite à la RCA d’exporter ses diamants, même si des pierres continuent de sortir illégalement, selon les experts de l’ONU, l’économie de Bria n’en est pas moins sinistrée.

 

Al Hadji Mahamat Wada, le plus gros collecteur de la ville, a fait construire une grande mosquée et finance plus de trois cents « creuseurs ». Derrière son comptoir, le vieil homme étale ses doléances : « A cause de l’embargo, nous n’avons plus les moyens de financer des chantiers. Le prix de vente a baissé de plus de 15 % car les acheteurs ne peuvent plus revendre à l’étranger. » Le discours est le même avec José Ferreira, un Portugais représentant à Bria de Badica, l’un des principaux bureaux d’achat. « Avant l’embargo, j’achetais facilement 2 500 carats par mois. Aujourd’hui, pas plus de 150. C’est la catastrophe », dit-il. Sa société s’est retrouvée accusée d’exporter frauduleusement des pierres en Belgique mais lui considère qu’il s’agit d’« un complot parce que mon patron est musulman ».

 

En moins de deux ans, les ex-rebelles auront affiché une somme d’incapacités : gérer le pouvoir, provoquer par leurs exactions la vengeance de miliciens sur les communautés musulmanes qu’ils étaient censés protéger, maintenir la cohésion dans leurs rangs et désormais offrir des perspectives aux zones qu’ils contrôlent encore malgré leurs déchirures.

 

Cyril Bensimon (Bria, envoyé spécial)

 
Journaliste au Monde

 

 


NDLR : Après le dossier sur le diamant centrafricain publié fin novembre dernier dans l'Express sous la plume de Vincent Hugeux suite à un excellent reportage sur le terrain en Centrafrique, cet article du journaliste du Monde vient dédouaner en quelque sorte la société Badica. A l'évidence, l'effondrement du chiffre d'affaire et la baisse substantielle d'activités de cette société, notamment à Bria, dont les propos du représentant, José Ferreira, déjà rapportés dans le reportage de l'Express et encore répétés ici, plaident en faveur de Badica et fragilisent plutôt quelque peu les accusations proférées par le groupe d'experts des Nations Unies dans leur rapport de fin octobre dernier. El Hadj Mahamat Danzoumi, le PDG de Badica y est pas moins mis en cause comme un des soutiens financiers de la Séléka. Ce fils du pays qui a débuté très jeune et bâti toute sa vie dans la filière diamantifère n'avait nullement besoin de la coalition rebelle Séléka pour faire prospérer son entreprise. Bien au contraire, sa société n'a nullement été épargnée par l'ouragan des razzias Séléka car les preuves sont là qui montrent que les bureaux d'achat de Badica à Boda, Carnot, Berbérati, Nola, Bria et autre Sam Ouandja, ont aussi été pillés et mis à sac sur presque toute l'étendue du territoire national. Les sanctions du Processus de Kimberley sur le diamant centrafricain sont venues aggraver les choses. Comment peut-on sérieusement être motivé à faire preuve de générosité avec de telles personnes qui sont la cause de vos malheurs ! S'il est vrai que certains responsables Séléka ont pu emprunter quelques fois les aéronefs de la compagnie aérienne de Badica pour se rendre dans certaines villes et dans les zones minières, il n'est pas moins vrai que tous les régimes qui se sont succédé au pouvoir à Bangui depuis le président David Dacko en passant par André Kolingba, Ange-Félix Patassé et François Bozizé, ont travaillé avec El Hadj Mahamat Danzoumi et ses sociétés Badica et Minair.

La société Sodiam à qui le rapport des experts des Nations Unies a pourtant décerné un satisfécit en quelque sorte, a été récemment prise la main dans le sac à l'aéroport Bangui Mpoko en train de tenter de vouloir sortir frauduleusement plusieurs carats de diamants et une forte somme d'argent vers l'Afrique du Sud. Tout cela doit conduire à relativiser certaines situations dans cette filière diamantifère fort complexe et où la vérité ne se trouve pas forcément du côté qu'on croît.

 

 

Lu pour vous : En RCA, les factions se disputent Bria et ses diamants
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:38

 

 

 

15/12/14 (Afrique Actualité)

 

La Fédération centrafricaine d'athlétisme a organisé dimanche à Bangui un semi-marathon dont le but principal est d'appuyer les efforts du gouvernement dans le processus de réconciliation nationale, du retour de la paix et du vivre-ensemble en Centrafrique.

 

«La manifestation était ouverte à toutes les catégories de femmes et d'hommes, sans distinction d'ethnie et de religion venus des différents arrondissements de la capitale. Au sortir des situations difficiles que connaît la RCA, il est question de promouvoir le sport et de le laisser jouer son rôle », a indiqué Bruno Konga, président de la Fédération centrafricaine d'Athlétisme.

 

Les participants qui sont un mélange d'athlètes et de volontaires ont couru sur une distance de 16 km dans les catégories vétérans, séniors et juniors. C'est une première grande rencontre sportive qui vient briser la persistance des violences intercommunautaires qui fragilise ce pays depuis un long moment déjà.

 

«Pour cette 1ère édition, nous avons décidé de retenir une distance de 16 km compte tenu des ponts qui sont cassés dans la ville suite aux événements douloureux intervenus dans le pays. A la seconde édition, nous pourrons organiser la course sur 42 km», explique Bruno Konga.

 

C'est au rond-point PK0 en plein centre-ville de Bangui que le top a été donné par le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, le commandant Armel Mingatoloum Sayo. «Le peuple centrafricain n'attend qu'une chose : retrouver le vivre-ensemble. Seul le sport est le socle de tout», a-t-il déclaré devant des milliers de personnes venus de tous les coins de Bangui pour vivre cet évènement.

 

Kétura Ndoyétinzapa, âgée de 16 ans, a battu le record en catégorie junior femme. Elle a fait le parcours en 1h03 mn. « J'invite mes pairs jeunes à s'adonner au sport. C'est bien pour leur santé et ça leur permet de s'unir, de sortir du pays et de ramener des médailles », confie-t-elle.

 

L'évènement a mobilisé diverses couches sociales. L'imam Kobine Layama, président du Comité islamique de Centrafrique (CICA) faisait partie des invités. Il croit à la force du sport pour restaurer l'unité dans une Centrafrique déchirée. «Notre pays a été déchiré par les crises militaro-politiques. Seule par la voie du sport, nous pouvons refaire le brassage, la cohésion sociale et renouer avec le vivre-ensemble», a-t-il indiqué.

 

Les trois premiers de chacune des 3 catégories de la course, ont reçu des enveloppes de la part de la fédération d'Athlétisme.

Un semi-marathon pour la paix en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:34

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-14 12:12:44 La conférence des maires de Centrafrique, réunis au sein de l’Association des maires de Centrafrique (AMCA), s’ouvre lundi au siège du Conseil national de transition (CNT) à Bangui sous le patronage de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza.


Placée sous le signe de la paix, de la réconciliation nationale et le retour des déplacés internes, la manifestation qui jouit de l'appui de l'Association internationale des maires francophones (AIMF), verra la participation des quelques maires africains ainsi qu'une délégation de l'AIMF.


‘'Cette conférence est une occasion pour les maires centrafricains de partager leurs vécus, de dresser l'état des lieux de leurs communes respectives mais également de regarder résolument en avant par rapport à ce qu'il y a lieu de faire'', a indiqué la maire de Bangui, Hyacinthe Wodobode.


Trois jours durant, les participants à cette conférence aborderont plusieurs thématiques telles que la paix, le rôle des autorités locales, la reconstruction pour le développement local et le retour des déplacés internes.


L'agenda de la délégation de l'AIMF conduite par le député-maire de Brazzaville, Hugues Ngouelendelé, prévoit en marge des travaux, des visites de terrain et des remises des kits à des familles de personnes déplacées internes de la capitale.

La conférence des maires de Centrafrique a été reportée à deux reprises et le denier rendez-vous reculé était celui du 17 au 20 octobre derniers.

 

 http://apanews.net/news/fr/article.php?id=812116#sthash.yObakY8u.dpuf

 

 

Centrafrique : « les maires sont les acteurs clés de la réconciliation »

 

http://afrikarabia.com   14 déc 2014 par Christophe RIGAUD

 

Ce lundi s’ouvrira à Bangui la première Conférence des maires de Centrafrique. Yacinthe Wodobodé, la maire de Bangui, estime que ses collègues « peuvent influencer positivement le processus de réconciliation ». Tout en reconnaissant « qu’il y a des zones du pays dont nous ignorons pratiquement tout ». Interview.

 

Afrikarabia – Entre le 7 et le 17 octobre 2014, un regain de violence à Bangui faisant 6 morts et plus de 240 blessés vous poussait à reporter la tenue de la Conférence des maires de Centrafrique. Deux mois plus tard, quelle est la situation dans la capitale centrafricaine ?

 

Yacinthe Wodobodé – Bangui est beaucoup plus calme qu’au début du mois d’octobre. Nous avons pris des dispositions avec les éléments de la Minusca, de Sangaris et d’Eufor pour sécuriser la capitale. Tout devrait bien se passer.

 

Afrikarabia – Vous êtes à l’initiative de cette Conférence des maires de Centrafrique. Pourquoi une telle réunion et quelles sont ses objectifs ?

 

Yacinthe Wodobodé – L’idée vient de Catherine Samba-Panza lorsqu’elle était maire de Bangui et j’ai poursuivi le projet. Les maires sont plus proches des populations et sont les mieux informés de tout ce qui se passe sur le territoire national. L’objectif est de faire un état des lieux de la situation. Les médias parlent beaucoup de ce qui se passe à Bangui, mais le plus important c’est l’intérieur du pays. Il y a des zones reculées dont nous ignorons pratiquement tout du drame que vivent les populations. Nous allons donc faire le point avec tous ces maires pour préparer l’avenir et reconstruire notre pays. Des décisions seront prises afin d’anticiper le Forum de Bangui de janvier 2015. Nous allons voir comment les maires peuvent contribuer au mieux dans la préparation des futures élections. Les maires sont également en lien avec les acteurs économiques, les notables, les chefs coutumiers, les familles, les autorités religieuses, la société civile… Ce sont donc des atouts considérables pour organiser la réconciliation et la cohésion sociale. Les maires sont des acteurs clés dans leurs localités. Ils peuvent influencer positivement le processus de réconciliation.

 

Afrikarabia – Il y a des fortes disparités entre les villes de l’Ouest du pays qui sont encore sous la coupe des anti-Balakas et celles de l’Est où les ex-Séléka sont encore très présents. Que sait-on de ces zones ?

 

Yacinthe Wodobodé – Fin septembre par exemple, le maire de Ngakobo a été lâchement assassiné par un membre de l’ex-Séléka. Vous évoquez les anti-Balakas, vous évoquez les ex-Séléka, mais il y a aussi la LRA (Lord Résistance Army de Joseph Kony, ndlr) qui sévit encore dans l’extrême Sud-Est de la Centrafrique. D’une manière générale, l’arrière-pays n’est pas suffisamment sécurisée par rapport au dispositif des Nations unies qui est en train de se mettre en place. Notre voeu, c’est que ces contingents se déploient rapidement pour pouvoir redonner confiance aux populations rurales.

 

Afrikarabia – Est-ce que vous craignez comme certains, un risque de partition de la Centrafrique ?

 

Yacinthe Wodobodé – Je ne le crains pas, tout simplement parce que je ne veux pas de partition de mon pays. C’est un projet funeste. Je ne veux même pas y penser. Ceux qui veulent la partition ont trouvé un pays entier en arrivant, pourquoi maintenant veulent-ils des morceaux de pays ?

 

Afrikarabia – Des élections présidentielle et législatives sont prévues pour juin 2015. Au regard de la situation actuelle, ce délai est-il tenable ?

 

Yacinthe Wodobodé -  Une chose est d’organiser des élections, une autre chose est de savoir ce que l’on veut obtenir de ces élections ? Est-ce que le Centrafricain qui ne mange pas suffisamment à sa faim, qui dort à la belle étoile, dont l’enfant ne peut pas aller à l’école… est-ce que l’expression de son suffrage peut lui ouvrir un horizon meilleur ? C’est la question que l’on peut se poser.

 

Afrikarabia – Qu’attendez-vous de la montée en puissance de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) qui se met progressivement en place depuis septembre ?

 

Yacinthe Wodobodé – Je suis de ceux qui fondent un grand espoir sur la mission des casques bleus en République centrafricaine. Mais il y a une forte impatience de la population. Le drame que vivent les Centrafricains aujourd’hui appelle une méthodologie des opérations beaucoup plus efficace pour soulager les souffrances du peuple.

 

Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

Ouverture lundi à Bangui de la conférence des maires de Centrafrique
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:30

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-14 12:37:20 Plus de deux-cents enfants, pensionnaires du Centre des enfants malnutris, ont reçu des jouets offerts par Sylvain Patassé, ancien candidat à l’élection présidentielle de la transition de 2014 et par ailleurs fils du défunt président, Ange Félix Patassé.


‘'La Noël est une grande fête des enfants. C'est pour cela que je suis venu aujourd'hui donner des jouets à ces enfants malnutris qui ont aussi droit à s'amuser comme les autres'', a lancé Sylvain Patassé, au cours de la cérémonie de remise des cadeaux tenue au Complexe pédiatrique de Bangui, en présence du staff dirigeant de l'Hôpital.


Placé sous le signe de ‘'Centrafrique nouvel élan'', ce don selon les initiateurs a pour objectif d'attirer l'attention du gouvernement et des partenaires non seulement sur les souffrances de ces enfants malnutris, vivant dans des conditions déplorables mais également sur l'état de dénuement quasi-total de leurs parents.


Le don de jouets vient après celui de lait thérapeutique offert au mois de février 2014 aux enfants malnutris.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812119#sthash.hoOKyhLZ.dpuf

RCA : un ancien candidat à la présidentielle offre des cadeaux à 200 enfants malnutris
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