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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:19

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

ALLIANCE POUR LA RENAISSANCE ET LA REFONDATION (A2R)

 

A2R /n° 012 du 12 Janvier 2013

 

 

COMMUNIQUE OFFICIEL

 

L’Alliance, remercie les Chefs d’Etats ainsi que les responsables de la CEEAC pour leur disponibilité à voler au secours du peuple centrafricain. Tout en prenant acte des accords et déclarations issus des rencontres de Libreville, elle tient à exprimer son désappointement quant au compromis chimérique qui ne saurait mettre terme aux récurrentes crises politico-militaires en République Centrafricaine.

 

Du 25 janvier 1997 à ce jour, que d’accords signés et de déclarations publiées sans que le quotidien du centrafricain ne s’en trouve amélioré. L’Alliance aurait pu croire que le rendez-vous de Libreville serait le lieu où un bilan sans complaisance de ce qui a prévalu aurait été fait. Or il n’en a été qu’un enfantement odieux, laissant présager de lendemains les plus périlleux pour le pays.

 

Pour l’A2R, le rendez-vous de Libreville n’aura été qu’un bal macabre de fossoyeurs car les questions de fonds n’auront pas été abordées et tranchées. La question d’un gouvernement d’union nationale d’une durée d’un an, institué sur les cendres d’une constitution maintes fois violées par son géniteur, celle du fondement de la mission dudit gouvernement ainsi que des termes de cette mission dans le temps ne sont pas clairement énoncées. Excepté que ledit gouvernement ne pourra être démis par le président de la république pendant sa durée, tout autre aspect juridique est occulté.

 

S’il est évident qu’aux termes dudit accord, le général Bozizé ne peut révoquer le gouvernement d’union nationale pendant sa durée, rien n’empêchera son Assemblée monocolore avant une hypothétique dissolution de le faire. L’A2R aurait voulu que cet accord décidât clairement de:

 

- La transition politique d’ici à 2016

- La suspension de la Constitution et l’instauration d’un régime d’exception jusqu’en 2016

- La dissolution immédiate de l’Assemblée et la mise en place d’une constituante (le CNT)

- L’institutionnalisation du contre seing du 1er ministre sur les tous Décrets présidentiels

- Le renouvellement de la Cour Constitutionnelle devenue caduque et l’organe des élections

 

Au demeurant que pourra bien faire un Gouvernement d’union national dans un état en quasi faillite, où les institutions sont fantomatiques, s’il ne bénéficie pas d’un cadre légal pouvant fonder son action et le prémunir d’un Président vorace, retors et véreux? Pour l’A2R, l’accord politique de Libreville est mort né car à peine arrivé à Bangui, le général Bozizé crache déjà sur celui-ci.


Fait à Bimbo le 12 janvier 2013

 

Le coordonnateur de l’Alliance

 

Salvador EDJEZEKANE

 

 

Alliance pour la Renaissance et la Refondation/Mouvement politique alternatif en RCA

courriel : renaissancerefondation@gmail.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:05

 

 

 

Tiangaye Nicolas CRPS

 

 


BANGUI AFP / 13 janvier 2013 10h37- L'opposition centrafricaine a désigné à l'unanimité l'opposant et avocat Nicolas Tiangaye comme futur Premier ministre du gouvernement d'union nationale qui doit être formé conformément aux accords de paix de Libreville entre le pouvoir et la rébellion, a appris l'AFP dimanche auprès de l'opposition.



J'ai été désigné à l'unanimité par mes pairs. Nous avons envoyé le courrier avec mon nom au président de la République (François Bozizé) samedi à 18H00 (17H00 GMT) et nous attendons donc ma nomination, a affirmé Me Tiangaye.



Un des principaux opposants, Martin Ziguélé, a confirmé cette information: Nous avons choisi M. Tiangaye à l'unanimité. Nous sommes tous unis derrière lui.



Aux termes de l'accord de sortie de crise signé vendredi à Libreville, un nouveau Premier ministre issu de l'opposition démocratique sera nommé. Le texte prévoit que Bozizé restera en place jusqu'à la fin de son mandat en 2016 mais qu'il ne pourra pas révoquer le nouveau Premier ministre pendant la période de transition de 12 mois.



La désignation de Me Tiangaye était un secret de polichinelle depuis samedi soir mais l'opposition attendait d'en avoir informé la présidence avant de la rendre publique.



Une fois nommé, Me Tiangaye aura la difficile tâche de former un gouvernement où devront figurer à la fois des membres de l'opposition et du pouvoir mais aussi de la rébellion Seleka, ainsi que d'ex-rebelles ayant signé des accords de paix auparavant et de la société civile.



Me Tiangaye s'est rendu célèbre en défendant l'ex-empereur Bokassa en 1986-1987, en plaidant au Tribunal pénal international pour le Rwanda, mais aussi en se défendant lui-même en 1991 lors du procès intenté contre lui par le régime du président André Kolingba.



Ancien président de la ligue centrafricaine des droits de l'Homme, il a été président du Conseil national de transition (CNT, parlement de transition) en 2003 après la prise de pouvoir de Bozizé et a surtout été un des principaux rédacteurs de la Constitution adoptée en 2004.

Il est porte-parole du Front pour l'annulation et la reprise des élections de 2011, le FARE-2011.


(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 02:11

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

Les centrafricains peuvent-ils être fatigués ? C'est la question majeure qui devrait se poser après la tournure qu'a prise la résolution de la dernière épreuve politique et militaire dont le CENTRAFRIQUE a été l'épicentre, le théâtre et la victime. De négociations en négociations, de dialogues en dialogues, la classe politique centrafricaine n'a jamais cessé de parcourir les salles de conférence, que ce soit à LIBREVILLE au GABON ou à BANGUI en CENTRAFRIQUE et cela depuis des années, en sollicitant la médiation de nos voisins et frères d'AFRIQUE CENTRALE, pour tenter de mettre d'accord, au regard de la gouvernance du pays, les régimes en place et les partis de l'opposition politique.

 

La deuxième question qui se pose est celle de savoir si après plus d'une cinquantaine d'années d'indépendance, le CENTRAFRIQUE n'a toujours pas réussi à former des cadres valables, des hommes capables de lire l'histoire, de la comprendre pour être capables de l'analyser, de l'interpréter, en vue d'être aptes à corriger les erreurs de parcours qui pourraient survenir et mettre le pays sur les rails d'un développement économique et social incontestable.

 

Courir tout le temps à LIBREVILLE ou ailleurs, ou faire venir des intervenants extérieurs pour vous aider à trouver des solutions aux problèmes qui se posent en CENTRAFRIQUE et qui sont souvent des problèmes inter-centrafricains est la preuve d'une carence latente qui ne dit pas son nom et que les CENTRAFRICAINS devraient chercher à démasquer s'ils veulent vraiment l'éradiquer.

 

A l'entrée de l'ère de l'indépendance, le CENTRAFRIQUE était un pays uni, une vraie NATION avec une réelle solidarité entre ses différentes composantes, sociales ou ethniques, une langue divine qui a servi à la consolidation de cette NATION. Qu'a-t-on fait de cet héritage ?

 

La mégalomanie a vu le jour pour pousser certains à se remplir le ventre avec la nourriture des autres. Cette même mégalomanie à encourager la famille à se ranger derrière le « grand » mangeur pour se satisfaire des miettes qui tombaient de sa table, et l'assistance de la famille s'est élargie à l'ethnie, qui n'a pas attendu longtemps pour se mettre à table.

 

Aucun CENTRAFRICAIN au jour d'aujourd'hui, si l'on peut accepter la redondance, ne peut nier cette triste réalité.

 

Combien de nos frères sont morts tout simplement parce qu'ils ne voulaient pas que leurs frères vivent cette effroyable injustice ? Combien ? Et combien dans chaque famille ? Dans une famille à OBO, une autre à BIRAO, une autre à BANGASSOU, une autre à BAMBARI, BOUAR, BERBERATI, M'BAIKI et ailleurs, sur tout le territoire CENTRAFRICAIN ? Combien sont morts parce qu'ils n'acceptaient pas de voir cette injustice s'enraciner dans leur pays, pour semer la division ?

 

Continuerons-nous à éliminer nos frères à cause de leurs pensées et de leur façon de parler ? Continuerons-nous à prendre les armes parce que nos autorités ne nous entendent pas ?

 

Et ces autorités, continueront-elles à mater le peuple parce qu'elles veulent un pouvoir incontesté, en dépit des erreurs qu'elles mêmes commettent et qu'elles refusent de reconnaître et de corriger ?

 

Continueront-elles à s'infantiliser en acceptant d'organiser des pourparlers avec l'aide de l'extérieur quand il était possible d'écouter les revendications des uns et des autres pour trouver des solutions idoines, sans provoquer l'emploi de la force et sans faire appel à l'aide extérieure ?

 

Si le limogeage du premier ministre survient quelques heures seulement après les négociations de LIBREVILLE, ceci ne constitue en rien la garantie du fait que ce qui va suivre sera le strict respect des résolutions prises lors de ces négociations. L'histoire nous l'a prouvé à maintes reprises.

 

Les CENTRAFRICAINS doivent être conscients de l'image qu'ils présentent à l'AFRIQUE CENTRALE et au monde. Une image qui se reflète dans un cadre de honte. La honte de savoir que le pays ne manque pas d'hommes valables, capables de donner en très peu de temps, un autre profil au pays, pour le sortir de l'enlisement dans lequel il se cantonne depuis qu'une politique émergeant des hommes obscurs, médiocres et incapables a contribué à enclaver davantage les ressources de ce pays.

 

C'est dire la tâche à laquelle le futur VRAI PREMIER MINISTRE et son équipe devront s'atteler, une tâche dont les priorités seront bien arrêtées et suivies de très près pour permettre d'asseoir une politique qui pourra se poursuivre par la suite, une politique comprise par les populations et susceptible d'être appuyée par les forces de celle-ci. Mais avant tout, la nomination de ce PREMIER MINISTRE sera un élément déterminant, tout comme le sera la composition de l'équipe chargée de mener la transition à un bon terme, une équipe dont la composition ne devra pas non seulement tenir compte des compétences et de l'intégrité des hommes mais aussi et cela est très important, de la répartition géographique de cette équipe gouvernementale.

 

Souhaitons bon vent à la nouvelle ère qui s'ouvre pour le CENTRAFRIQUE et pour son PEUPLE.

 

LAKOUE TENE APEH 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 01:34

 

 

Nicolas Tiangaye

 

 

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Par RFI  dimanche 13 janvier 2013

 

En Centrafrique, conformément à l’accord signé vendredi 11 janvier à Libreville, le Premier ministre a remis sa démission et tout le gouvernement a été dissous. Cependant, le nouvel exécutif de transition se fait toujours attendre.

 

Grâce à l’assouplissement du couvre-feu, quelques noctambules ont pu s’amuser jusqu’à 23 heures, mais même ces oiseaux de nuit se sont endormis sans connaître l’identité de leur nouveau Premier ministre. Hier soir, une personnalité faisait figure de grand favori pour occuper la primature : Nicolas Tiangaye.

 

Selon plusieurs sources, les partis d’opposition et les rebelles de la Seleka se sont accordés pour proposer au chef de l’Etat le nom de cet avocat, ex-président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme. Nicolas Tiangaye était à la tête de la délégation de l’opposition à Libreville et, dans un passé plus lointain, il a présidé le Parlement de transition après la prise de pouvoir de François Bozizé.

 

Si cette étape de la primature semble être en mesure d’être franchie sans difficulté, d’autres questions devraient, elles, susciter davantage de tensions. Quel sera le format de ce gouvernement de transition ? Comment se fera la répartition des portefeuilles et notamment qui occupera les postes les plus stratégiques, à l’instar du ministère de la Défense revendiqué par la Seleka ? Quel sera le réel pouvoir de décision des ministres issus de l’opposition ou de la rébellion face à un président qui, inévitablement, tentera de conserver des prérogatives ?

 

Comme l’explique une personnalité politique locale, « l’heure de la grande cuisine où chacun devra faire des compromis a commencé ».

 

Source : http://www.rfi.fr/afrique/20130112-rca-libreville-nouveau-premier-ministre-transition-nicolas-tiangaye

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 01:28

 

 

 

 

 

BANGUI : LA SOCIÉTÉ CIVILE RÉCLAME UN DIALOGUE INTER-CENTRAFRICAIN

 

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Bangui, 12 janv. 13 (RJDH) – Les organisations de la société civile réclament la tenue à Bangui d’un dialogue inter-centrafricain pour la résolution des crises depuis 1980 jusqu’à  ce jour. Après celui qui s’est déroulé à Libreville au Gabon, cette demande  est exprimée, le vendredi 11 janvier, par Maître Edith Douzima-Lawson, coordonnatrice de cette structure lors d’un point de presse.


Maitre Edith Douzima-Lawson explique que ce dialogue réclamé par la société civile va permettre à toutes les couches sociales de parler des problèmes qui entravent  le développement de la République centrafricaine depuis les indépendances.


Selon elle « en dehors du séminaire national de réflexion organisé par l’ancien David Dacko, toutes les initiatives successives de dialogue organisées  à Bangui ont  échoué, à cause du  manque de sincérité des acteurs dans  le souci de tout caporaliser. Le  manque du respect de la parole donnée ceci par la  faute des mécanismes de suivi, ou de mobilisation conséquente des ressources nécessaires ».


Dans ses interventions,  elle a  par ailleurs dénoncé le cas d’enlèvements, d’exactions et d’assassinats commis par les deux parties en conflits durant la crise déclenchée le 10 décembre. Le  discours à la haine de certains responsables des ONG de la jeunesse non reconnues par les textes juridiques du pays, l’installation des barrières  par des jeunes sur les principales artères de Bangui ont été également déplorés par la coordonnatrice de la société civile.


Me Douzima  a appelé  les protagonistes centrafricains qui se sont rendus à Libreville à  impliquer la société civile dans le comité de suivi des accords qui ont été signés. Elle a par la même occasion demandé l’ouverture des couloirs humanitaires afin de permettre aux structures d’assister la population civile victime des conflits, ainsi que la fixation d’une date pour un dialogue entre centrafricains.


S’agissant de  la question du non-participation de la société civile centrafricaine aux pourparlers de Libreville, Maitre Douzima  a réaffirmé à la presse que la place réservée à cette structure n’est pas du tout digne, toute fois une délégation composée de trois personnes sont parties à Libreville apporter le message de la société civile.

 


 

BANGUI : AVIS PARTAGÉ DES CENTRAFRICAINS SUR LES RÉSOLUTIONS DE LIBREVILLE

 

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Bangui, 12 janv. 13 (RJDH) – Les avis des centrafricains sont partagés sur l’accord signé vendredi entre le gouvernement, la rébellion et l’opposition démocratique. Une partie de la population se réjouit de la signature d’une série d’Accord, après les pourparlers de Libreville, notamment la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, tandis que certaines personnes se montrent  sceptiques quant à la volonté réelle manifeste de la mise en œuvre de  ces Accord.


Interrogées par le RJDH, ce samedi, certaines personnes se disent contentes et pensent que la résolution émanant du dialogue de Libreville constitue un début de solution de sortie de crise en Centrafrique.


« Je salue la résolution qui a été dégagée lors des assises de Libreville, cela témoigne effectivement la cessation des hostilités. La formation d’un gouvernement d’union nationale et la dissolution de l’Assemblée Nationale sont autant de solutions salutaires pour la sortie définitive de la crise. Nous ne pouvons que nous réjouir de tout cela. Nous demandons aux autorités centrafricaines d’appliquer à la lettre les différentes exigences issues de ces assises », a souligné Boris Douagui, étudiant en Droit Public et habitant de Bimbo.


Selon Brice Kaka, habitant le quartier Benz-vi, l’Accord de Libreville constitue pour lui un pas vers la démocratie en ce sens qu’il y avait eu crise qui depuis un mois a paralysé tout le pays mais en fin de compte les différentes parties se sont retrouvées et se sont serrées les mains. Elles ont accepté de mettre en place un gouvernement d’union nationale.


Dans la même lancée, la jeunesse est mise en exergue par le vice-président du Conseil National de la Jeunesse de Centrafrique, Jean Félix Riva,  qui pense que les crises récurrentes en République centrafricaine paupérisent davantage les jeunes et les femmes que les autres couches sociales. D’une manière ou d’une autre, les jeunes sont toujours les premières victimes.


« Je pense que quand deux frères se battent, l’ennemi récolte la moisson. Les gens sont devenus responsables au niveau de Libreville. Les belligérants doivent penser que le pays est plus grand qu’eux et leurs intérêts partisans. En tant que jeune, je crois à ce dialogue et à la formation du gouvernement d’union nationale, puisque c’est tous les filles et fils du pays qui viendront travailler. Si ceux-là travaillent bien, je crois que les principaux bénéficiaires seront les jeunes »,  a-t-il fait savoir.


La population a acclamé l’arrivée des délégations de Libreville


La population de Bangui et des périphéries ont accueilli dans la soirée, le retour de la délégation du pouvoir  et de l’opposition démocratique du retour de Libreville  après les pourparlers de trois jours entre des membres du  gouvernement, l’opposition démocratique, les groupes politico-militaires, et les leaders de la  coalition séléka.


Dans ses mots  adressés à la population à l’aéroport international de Bangui M’poko et à la place de la République, le président de la République François Bozizé, a appelé les centrafricains au calme, car selon lui la paix est revenue. Il a également annoncé la dissolution du gouvernement ce samedi, afin de permettre la mise en place du gouvernement d’union nationale longtemps promis.


Pendant ce temps d’autres personnes restent encore sceptiques. Celles-ci font allusion aux différents Accords signés dans le passé  en Centrafrique  et que la mise en œuvre de ces textes pose problème.


« Je me demande si les parties en conflits vont vraiment s’entendre ? C’est notre pays à nous tous. Est-ce qu’on a toujours besoin de faire recours aux armes pour nous exprimer ? Je suis encore sceptique concernant la durée de la paix après ces assises. Les centrafricains ont la gâchette facile. A moindre mésentente, je suis sûre que ceux-là vont encore dégainer les armes », a souligné Emma Ebi du quartier Yassara II.


« Nous sommes en train de faire du ‘’Sur-place’’ », a déclaré Reine Mologbama une habitante du quartier Bruxelles, qui poursuit en disant que les élections partout ailleurs et même en Centrafrique demandent beaucoup d’argent. A peine deux ans du mandat actuel des députés, on remet tout en cause. « Avec ce rythme, notre pays ne va pas avancer. Le financement en Centrafrique si ce n’est pour les élections, c’est pour les dialogues et les différentes assises concourant à la paix. Quand est-ce que nous allons avoir une paix définitive ? », a-t-elle susurré.


Elle conclue pour dire qu’après 50  ans de l’indépendance,  nous sommes restés à la case départ.


Après trois jours de pourparlers sur  la crise qui secoue la Centrafrique depuis un mois, les protagonistes  centrafricains ont finalement signé un accord de sortie de crise à Libreville au Gabon. Cet accord prévoit un cessez-le-feu immédiat, le maintien du président François Bozizé au pouvoir et la formation d’un gouvernement d’union nationale. Les membres de la coalition rebelles de la Séléka seront également invités dans ce gouvernement d’Union nationale.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 01:23

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 12 Janvier 2013 14:09

 

« Je m’engage à respecter les recommandations issues des pourparlers de Libreville sur la crise centrafricaine. Il n’y aura plus de querelles, plus de division au sein de la classe politique centrafricaine, prônons la paix ». C’est en ces termes que le président de la République Centrafricaine François Bozizé s’est exprimé le 11 janvier à la place de la République à Bangui. Il s’est ainsi adressé dans la soirée, à une immense foule venue l’attendre à son retour du Gabon.

 

Selon le Président de la République, « des grandes décisions ont été prises à Libreville par les Dirigeants de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) en faveur d’une paix dans le pays. L’urgence, c’est la mise en place d’un gouvernement d’Union nationale dirigée par l’Opposition démocratique. Dès que tous les acteurs seront à Bangui, chaque entité proposera 2 noms pour le choix du Premier ministre. L’’actuel gouvernement sera dissout dans un bref délai ».

 

Au sujet de la dissolution de l’Assemblée Nationale, François Bozizé a indiqué « que ce geste politique sera fait dans un an comme prévu au Gabon. Il pourrait peut-être avoir un report et il n’y a pas à s’inquiéter à ce sujet ».

 

Pour la population de la République Centrafricaine, « je reste toujours son président jusqu’en 2016 si Dieu le veut. Mon objectif demeure le même : aider les centrafricains à vivre dans de bonnes conditions, a mentionné le président de la République ».

 

« Le mot d’ordre à ce jour, c’est la paix, rien que la paix. Nous nous sommes battus pour nos ressources minières notamment le ciment, l’uranium, et le pétrole. Nous inviterons les chinois à venir exploiter notre pétrole pour le bonheur de tous », a-t-il ajouté.

 

A propos de ce mot d’ordre qu’est la paix, certains banguissois qui ont pris d’assaut les principales artères de la ville à l’arrivée du Chef de l’Etat, ont  partagé sur Radio Ndeke Luka la même opinion que le Chef de l’Etat. « Nous sommes heureux du dénouement pacifique des pourparlers du Gabon. Notre seul souci, c’est de voir notre pays redécoller. C’est à ce prix que nous pourrons aspirer à un développement durable, ont précisé d’autres ».

 

La réaction sur les derniers accords de Libreville ne s’est pas fait attendre du côté Commission Episcopale Justice et  Paix. Par la voix de maître Mathias Morouba, vice-président de cette entité religieuse, « l’accord de cessez-le-feu mérite d’être salué. L’essentiel à ce jour est que le pays et les zones occupées reprennent leurs activités quotidiennes. A ce titre, il faut revenir à l’ordre légal : ceux qui sont autorisés à porter les armes, les tiennent et les autres non concernés doivent les déposer à la poudrière, pour une paix durable. Nos frontières sont perméables. Si nous ne faisons pas attention, nous risquons de retourner à la case départ ».

 

Il est noté que d’autres des points essentiels issus des pourparlers du Gabon ont  été le retrait des toutes les Forces étrangères du pays à l’exception de la FOMAC et le cessez-le-feu accepté par les rebelles de la coalition Séléka. Séléka qui, au cours des discussions avait exigé le départ de François Bozizé du pouvoir.

 

Aux dernières nouvelles, François Bozizé vient de limoger  le Premier ministre Faustin Archange Touadera. Le décret a été lu ce samedi sur les ondes de la Radio nationale. Le même décret a dissout le gouvernement de Touadera III.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:27

 

 

 

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BANGUI (AFP) - 12.01.2013 20:07 - Par Patrick FORT à Bangui et Jean-Pierre CAMPAGNE à Libreville

 

Le Premier ministre centrafricain Faustin Archange Touadera a été démis de ses fonctions samedi, avant la nomination d'un chef de gouvernement issu de l'opposition, première étape prévue par l'accord de sortie de crise signé à Libreville entre pouvoir et rébellion.

 
"Le présent décret abroge (...) le décret du 10 avril 2011, portant nomination du Premier ministre, chef du gouvernement", indique un décret présidentiel lu à la radio nationale. Le nouveau Premier ministre, issu de l'opposition, devrait être nommé en fin de journée, selon les milieux d'opposition à Bangui.

 

Le futur Premier ministre pourrait être, selon ces mêmes sources, l'avocat Nicolas Tiangaye, chef de la délégation de l'opposition aux pourparlers de paix de Libreville. Le nom d'un autre avocat opposant, Henri Pouzère, est également avancé.


Cette future nomination, qui doit être suivie de la formation d'un gouvernement d'union nationale, est la première étape politique prévue par l'accord de sortie de crise signé vendredi à Libreville entre le pouvoir, la rébellion du Séléka et l'opposition démocratique, après trois jours de difficiles négociations, et un mois d'affrontements armés.


L'offensive de la coalition rebelle, lancée le 10 décembre, lui avait permis de s'emparer de la majeure partie du pays, après avoir balayé l'armée régulière.


Le calme régnait samedi à Bangui, les habitants appréciant les perspectives d'un retour de la paix dans le pays.


"Nous sommes contents. Ca veut dire qu'on aura la paix et c'est ce que nous voulons",s'est réjouie Marina Modere, coiffeuse.


Signe d'une détente, le ministre de l'Administration territoriale, Josué Binoua, a indiqué à l'AFP que le couvre-feu imposé jusque-là dès 19H00 locales (18H00 GMT), est allégé et ne commence plus qu'à 23H00 locales. L'heure de levée (O5H00 du matin) n'est pas modifiée.

 
L'accord a été obtenu par la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC).


Les présidents congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur, et tchadien Idriss Deby ont rejoint dans la capitale gabonaise leur homologue Ali Bongo, hôte des pourparlers.


Idriss Deby, président en exercice de la CEEAC, avait aidé en 2003 le général François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d'Etat à Bangui, renversant Ange-Félix Patassé.


Cet accord prévoit aussi un cessez-le-feu immédiat et une période de transition d'un an avant la tenue de législatives. Il maintient au pouvoir le président Bozizé, malgré les demandes réitérées de la rébellion qui exigeait son départ.


Très vite après le début de l'offensive du Séléka, François Bozizé s'était engagé à ne pas se présenter de nouveau à l'élection présidentielle de 2016 et avait accepté l'idée d'un gouvernement d'union nationale.


En position de force, le Séléka, qui demandait en début de négociations la traduction de M. Bozizé devant la Cour pénale internationale (CPI) "pour crimes de guerre", a obtenu la libération "des personnes arrêtées en relation avec la crise".


Il s'est engagé "à se retirer des villes occupées et à abandonner la lutte armée".
Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est félicité dès vendredi de la conclusion de l'accord et en a demandé l'application rapide.


Dans une déclaration adoptée par ses 15 membres, il "souligne la nécessité d'appliquer promptement ces accords et invite toutes les parties à les appliquer de bonne foi".


Le Conseil "demande aussi instamment à toutes les parties d'autoriser dès que possible un accès sécurisé et sans entrave aux populations qui ont besoin d'une aide humanitaire". Il exige la "libération immédiate de tous les civils détenus par des groupes armés".


La déclaration souligne aussi l'inquiétude de l'ONU face aux violations des droits de l'homme, notamment les "attaques contre des minorités ethniques" et le recrutement d'enfants-soldats.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:05

 

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 22:42

 

 

 

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:49

 

 

 

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Libération 12 janvier 2013 à 14:50

 

Des dizaines de salles de classe vides fermées par des cadenas: à l'image de beaucoup d'établissements de Bangui, le lycée Marie-Jeanne Caron, réservé aux jeunes filles, n'ouvre pas ses portes en attendant le retour de la paix.


La rébellion de l'Alliance Séléka, qui a lancé une offensive le 10 décembre et contrôle de nombreuses villes du pays, campe à quelques dizaines de kilomètres. Certes les négociations de Libreville entre Séléka et régime du président François Bozizé viennent de se terminer vendredi par un accord de cessez-le-feu mais la prudence reste de mise.


Un secrétaire a beau assurer que tout est "normal", que les professeurs remplissent les bulletins scolaires, les salles de classes sont vides, faute d'élèves et de professeurs.


"Les rebelles sont près de la ville. J'ai peur que ma fille se fasse violer. Je lui ai dit de rester à la maison", affirme Amadou Mustafa, mal-voyant venu chercher un certificat de scolarité avec son fils d'une dizaine d'années qui le guide.


Sur un terrain poussiéreux, cinq gamins du quartier jouent au basket. Ils devraient être en cours au lycée des Martyrs. "On n'a pas cours depuis la rentrée (du 3 janvier), alors on joue ici. C'est à cause des rebelles du Séléka qui veulent prendre mon pays", explique Achille Balo, 15 ans et en 6e, partagé entre le plaisir des vacances forcées et "le retard à l'école".


Quelques centaines de mètres plus loin, au lycée Barthélemy Boganda, le plus grand établissement de la Centrafrique avec 10.500 étudiants, des élèves de terminale attendent leurs professeurs sur un banc.


"On a eu cours de philosophie hier mais aujourd'hui on est venu pour rien. Le professeur de mathématiques et celui de français ne sont pas là", raconte Arnaud Paleke, qui vit à environ une heure de transport en commun du lycée. "C'est embêtant. On passe le bac à la fin de l'année, et on aura des difficultés plus tard".


"C'est grave. On aura des insuffisances", renchérit Arthur Gonoporo, autre élève de terminale. "Les professeurs ont peur. Nous aussi, mais nous voulons étudier".


"Certains étudiants, mais aussi certains professeurs, ont peur et ne viennent pas", convient le proviseur du lycée Sylvestre Keteguia.


"Le matin, 80% des élèves sont là, mais l'après-midi, à peine 50% sont présents. Il est difficile d'avoir le coeur net, d'avoir l'esprit libre avec ce qui se passe. Beaucoup de parents disent à leurs enfants de rester à la maison", explique-t-il.


"Ceux qui habitent loin, ceux du PK 26 (point kilométrique à partir de Bangui sur la route du Nord où sont les rebelles) mettent beaucoup de temps à venir et à rentrer, alors, en raison du couvre-feu à 19h, ils restent chez eux. Je comprends les parents", ajoute-t-il.


"Mais nous avons demandé aux enseignants d'assurer les cours même s'il n'y a que la moitié des élèves dans la classe", poursuit le proviseur.


Le problème est similaire dans les administrations où de nombreux fonctionnaires ne se rendent pas à leur travail ou le quittent, bien avant la fin de leur service, admet un fonctionnaire du ministère du Commerce.


"C'est vrai qu'il y a une sorte de démobilisation. Pour travailler, il faut avoir la paix, l'esprit tranquille mais il y a aussi des fainéants qui se servent de la situation comme excuse. (Négociations de) Libreville ou pas, nous avons l'obligation de former les enfants centrafricains", souligne José Malot, chargé de mission au ministère de l'Education nationale.


"Si on ne forme pas les jeunes, le pays n'avancera jamais", conclut-il.

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