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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 17:59

 

 

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BANGUI - AFP / 01 avril 2010 17h44 - L'opposition et les rebelles centrafricains ayant signé les accords de paix ont demandé jeudi à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) "d'intervenir" pour reporter les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, déjà reportées du 25 avril au 16 mai.

"Compte tenu du rôle important que joue la Francophonie dans ce processus électoral, nous vous prions d'intervenir auprès du président François Bozizé pour abroger le décret convoquant le corps électoral", écrit le Collectif des forces du changement.

Le collectif regroupe à la fois la principale coalition d'opposition l'Union des forces vives de la nation (UFVN), les "Autres Partis" (coalition de partis d'opposition non-membres de l'UFVN), et les mouvements politico-militaires ayant intégré le processus de paix.

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

Le collectif estime que "les conditions matérielles et politiques préalables à l'organisation d'une élection crédible ne sont pas réunies".

Le collectif dénonce notamment le "non achèvement du Programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion des groupes rebelles), les déplacements des populations à l'intérieur et à l'extérieur du pays, qui sont estimées à 438.134 (personnes), (...) l'insécurité du fait des rébellions dans huit préfectures sur seize, l'inexistence des listes électorales fiables et incontestables, le découpage électoral non équitable".

Le collectif estime aussi qu'il faut "prendre en compte les exigences de l'opposition sur le fonctionnement de la CEI (Commission électorale indépendante", accusant son président d'être "partial, dévolu au président de la République" et de "pratiquer une mauvaise gestion des fonds de la Commission".

"Les élections constituent pour un pays en transition démocratique comme la RCA, un moment important, car elles doivent être transparentes et incontestables, reflétant le vote de chaque citoyen. C'est la condition de la paix durable et du développement économique", conclut le collectif.

(©)

 

 

NDLR : La question se pose vraiment de savoir pourquoi un individu comme le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé, dont la preuve a été suffisamment faite que c'est l'homme de main de Bozizé, continue de représenter et parler au nom de la CEI et de distribuer de juteux marchés à coup de centaines de millions de F CFA à des complices qui lui ristournent dessus des commissions. Les autres membres de la CEI n'ont qu'à voter à son encontre une motion de défiance. Le décret de Bozizé est totalement illégal car il n'est pas fondé sur un rapport en bonne et due forme de la CEI. Binguimalé fait sa cuisine tout seul avec Bozizé, cela est inadmissible. Ils ne veulent pas voir la triste réalité du pays dont la moitié des préfectures est occupée par des rébellions. On apprend de bonne source qu'en rentrant de leur prestation de serment de Batangafo, les membres du comité local de la CEI de Sido ont été pris en otage par les éléments du FDPC d'Abdoulaye Miskine. Bozizé fait de la fuite en avant parce qu'il veut acheter d'avance les résultats de ces élections. On ne doit pas le laisser faire. Il est temps que l'OIF se réveille et prenne ses responsabilités. 

 

 

 

Centrafrique: la date des élections déclarée légale par la commission électorale


BANGUI (AFP) - 01.04.2010 15:40 - La nouvelle date des élections présidentielle et législatives le 16 mai est légale, a déclaré jeudi à l'AFP Rigobert Vondo, rapporteur général de la Commission électorale indépendante, en réponse à un membre de l'opposition qui estimait la date "pas valable".

"Le chronogramme (calendrier, ndlr) des élections de la CEI a été adopté en plénière et par consensus, mais je précise que c'est avec amendements", a déclaré M. Vondo, précisant que les amendements concernaient non pas la nouvelle date choisie, mais le "redéploiement des coordonnateurs de la CEI sur le terrain en vue de la révision de la liste électorale, et des moyens devant être mis à leur disposition".

"Les obstacles à l'adoption de cette date ont donc été élagués. C'est ainsi que le président de la CEI a proposé la date du 16 mai au président de la République", a ajouté le rapporteur général.

Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN, principale coalition de l'opposition), avait affirmé mercredi à l'AFP que le décret présidentiel instaurant la nouvelle date n'était "pas valable" parce que la proposition de la CEI n'avait pas été prise en réunion plénière, assurant avoir contacté des membres de l'UFVN au sein de la CEI.

Une affirmation démentie par M. Vondo: "Me Henri Pouzère n'est pas membre de la Commission électorale indépendante et c'est pourquoi je suis convaincu qu'il lui échappe certaines choses. Je ne suis pas certain que les représentants de l'UFVN à la CEI puissent être d'accord avec ce qu'il dit".

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

Mais l'opposition et les rebelles ayant signé les accords de paix ont demandé jeudi à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) "d'intervenir" pour les reporter encore.

"Compte tenu du rôle important que joue la Francophonie dans ce processus électoral, nous vous prions d'intervenir auprès du président François Bozizé pour abroger le décret convoquant le corps électoral", écrit le Collectif des forces du changement.

Le collectif regroupe à la fois la principale coalition d'opposition l'Union des forces vives de la nation (UFVN), les "Autres Partis" (coalition de partis d'opposition non-membres de l'UFVN), et les mouvements politico-militaires ayant intégré le processus de paix.

Le collectif estime que "les conditions matérielles et politiques préalables à l'organisation d'une élection crédible ne sont pas réunies".

Le collectif dénonce notamment le "non achèvement du Programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion des groupes rebelles), les déplacements des populations à l'intérieur et à l'extérieur du pays, qui sont estimées à 438.134 (personnes), (...) l'insécurité du fait des rébellions dans huit préfectures sur seize, l'inexistence des listes électorales fiables et incontestables, le découpage électoral non équitable".

 L'UFVN milite pour un report de la date initiale du 25 avril au-delà du délai constitutionnel du 11 juin (fin du mandat du président François Bozizé). "Toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale. Il est irréaliste d'aller aux élections le 16 mai", estime Me Pouzère.

Par ailleurs, M. Vondo a précisé que "conformément aux dispositions du Code électoral, qui stipulent que +le dossier de candidature doit être déposé pour enregistrement trente jours avant l'ouverture des campagnes électorales pour les élections présidentielle et législatives+ (...) la date de clôture de dépôt des candidatures est fixée au 3 avril 2010 à minuit".

Le général Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, est candidat à sa succession. Ses plus grands rivaux devraient être l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé.

L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassen (indépendante) complètent la liste actuelle des candidats déclarés.


© 2010 AFP

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 17:23

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

Continentalnews.fr

La classe politique centrafricaine continue de se quereller au sujet du calendrier électoral. Le président François Bozizé a pris un décret reportant au 16 mai les élections générales. Ce n’est pas valable, s’insurge l’opposition centrafricaine réunie au sein de l’Union des forces vives de la nation. 

Son coordinateur, Me Henri Pouzere, demande que les élections soient repoussées à la fin 2010, voire début 201. « La République centrafricaine est, aujourd’hui, occupée ; nous avons dit qu’il y a une rébellion intérieure qui continue à sévir », a-t-il souligné. 

Il y a actuellement 162 000 déplaces en Centrafrique du fait des différentes rébellions selon la représentation locale du Bureau pour les affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), à Bangui. « Il y a encore pas mal de zones dans le pays, et pas seulement celles où la LRA sévit toujours, qui, globalement, se détériorent ; il y a une zone assez peuplée toujours sous contrôle d’un groupe rebelle », a expliqué Jean-Sébastien Munié, représentant d’OCHA en RCA.

Source : VOA

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 16:09

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

NDLR : Ci dessous, la réponse du porte parole du Quai d'Orsay lors de son point de presse quotidien à la question qui lui a été posée sur le décret de Bozizé portant convocation du corps électoral pour le 16 mai

 

 

 

République centrafricaine

 

PARIS, France, 1er avril 2010/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 31 mars 2010.

 (…)

 (Quelle est votre réaction au report des élections en Centrafrique ?)

 

« Nous constatons que le décret reportant la date des prochaines élections, législatives et présidentielles, du 25 avril au 16 mai ne tient pas compte des recommandations émises dans le rapport d’étape de la Commission électorale indépendante, rendu public le 24 mars dernier.

 Ce rapport concluait à la nécessité de disposer de douze semaines pour la révision des listes électorales.

 Les partenaires internationaux ont récemment exprimé à la Commission électorale indépendante et au président de la République centrafricaine leur inquiétude s’agissant des préparatifs nécessaires à un bon déroulement des scrutins à venir.

 Comme l’ensemble de la communauté internationale, la France est très attachée au succès du processus électoral en cours en RCA, qu’elle soutient.”

 

SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 16:06

 

 

LRA-soldats

 

 

1er avril

Sources : RFI, France 24, La Croix, Le Faso

La LRA (Armée de Résistance du Seigneur) n’en fini pas d’annoncer des massacres. Après avoir admis, Samedi 27 Mars, le meurtre de plus de 300 personnes en République Démocratique du Congo, la LRA revendique, aujourd’hui, le meurtre de 26 personnes dont 10 civils en République de Centrafrique. L’organisation militaire ougandaise est active en RDC et en Centrafrique depuis 2005. Elle se livre actuellement a de véritables razzias sur les petits villages : Agoumar, le 21 Mars, Kamadar le 25 et Dembia le 28.

L’ONG Human Rights Watch (HRW) dénonce, dans cette affaire le manque de coopération des institutions des pays concernés : « Ni l’armée ougandaise, ni l’armée congolaise n’ont vraiment parlé de ce massacre. Ils avaient des informations. » Pourtant l’armée ougandaise affirme avoir tué 15 rebelles à Dembia.

De son côté, Lessa Bambi Luzolo, Ministre de la Justice congolais est accusé d’avoir minimiser les massacres. Il avait annoncé que « le nombre total de victimes civiles ne dépassait pas 25 » et que les chiffres communiqués à la fois par la LRA, l’ONU et HRW étaient « manifestement exagérés ».

La Centrafrique se trouve en difficulté pour lutter contre un groupe qui se déplace entre le sud Soudan, l’Ouganda et la RDC. La population centrafricaine refuse, néanmoins, de voir le nombre de soldats ougandais sur son sol augmenter. Elle estime qu’il existerait des complicités entre l’armée régulière et les rebelles de la LRA. Actuellement, environ 250 personnes seraient prisonnières de l’Armée de Résistance du Seigneur. Son leader, Joseph Koni, veut mener une politique de terreur qui dure depuis 1986.

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 02:37

 

 

Bozize171108275.jpg

 

 

Tout dans les actes que pose au quotidien le président centrafricain François Bozizé qui s’est déclaré candidat à sa succession montre à suffisance qu’il ne veut pas d’élections transparentes et crédibles dans le pays. Il n’entend pas se présenter à ces consultations pour que ce soit quelqu’un d’autre que lui qui sorte des urnes pour lui succéder à la tête de l’Etat centrafricain.  On peut comprendre dès lors tout le mal qu’il se donne pour brouiller les cartes et piper les dés. Une de ses cartes maîtresses est le personnage du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qu’il a pu dénicher et imposer à la tête de la Commission Electorale dite Indépendante qui est totalement à ses ordres, acquis à sa cause et à résolument à son service.

Comme le dit un adage populaire, qui paie commande. C’est ce que Bozizé veut faire. Il s’est mis dans la tête depuis fort longtemps que la communauté internationale qui, dans le cas des pays comme la RCA, le financier des élections, poserait certaines conditions avant de décaisser les fonds nécessaires au financement des élections. Tant et si bien qu’il s’est préparé en conséquence en anticipant les choses. Il a sollicité et obtenu le soutien financier de certains chefs d’Etat afin de contourner les bailleurs de fonds traditionnels que sont les Nations Unies, l’Union Européenne, la France, les USA etc…Il a même secrètement dépêché début février pour cela son homme de paille et président de la CEI Binguimalé à Khartoum.

C’est ainsi que selon nos informations d’une source crédible ayant requis l’anonymat, Bozizé aurait obtenu de son homologue de Khartoum qui s’apprête lui aussi à aller aux urnes, la bagatelle de cinq (5) milliards de F CFA pour financer les élections centrafricaines. Toujours d’après notre source, il aurait donc mis ce mercredi 31 mars, la somme de 900 millions de F CFA à la disposition de la Commission électorale pour lui permettre d’acquérir le matériel électoral. Ce n’est pas par hasard que son fils Socrate se trouve depuis plus d’une semaine à Douala au Cameroun pour commander et prendre livraison des urnes électorales. Autrement dit, plus besoin des bailleurs de fonds et de la communauté internationale.

Il s’agit pour Bozizé, d’ôter aux bailleurs de fonds habituels qu’il accuse d’être de connivence avec certains leaders et de soutenir l’opposition d’une manière générale, le prétexte de l’argent avec lequel ils pourraient prendre en otage le processus électoral. Ainsi pour Bozizé, à partir du moment où c’est lui qui finance les élections, pourquoi laisserait-il à d’autres, le loisir d’en fixer les dates. Dès lors, il n’hésite même plus à prendre systématiquement le contre-pied de toutes les actions de la communauté internationale et des bailleurs de fonds. Dans une certaine mesure, sa tactique vise à décourager et à désemparer les diplomates et autres représentants des bailleurs de fonds membres du comité de pilotage du processus électoral.

 Ceux-ci étaient en pleine réunion mardi dernier quand Bozizé leur a fait une virgule dans le dos en signant et publiant le décret portant à nouveau convoquant du corps électoral à la grande surprise de tout le monde. La seule complicité qui lui est acquise dans ce sacré coup de Jarnac est celle de l’étrange et inénarrable président de la CEI. Les deux n’obéissent qu’à leur seule logique qui est celle de prendre tout le monde à rebrousse poil et de réaliser à tout prix leur hold-up électoral le jour J comme le dit non sans cynisme Binguimalé.

On le voit, si la communauté internationale ne tape pas du poing sur la table et laisse Bozizé poursuivre son manège et dérouler tranquillement son dispositif de fraude, les résultats des élections présidentielles en Centrafrique sont déjà connus d’avance. A la limite, à quoi sert-il même de les tenir puisque le vainqueur doit être le candidat et président sortant, François Bozizé.

C’est maintenant que le sort de ces élections centrafricaines se joue. C’est maintenant que l’Union Africaine, l’OIF, la CEMAC, la CEEAC doivent intervenir. Leur sérieux et leur crédibilité doivent se mesurer à l’aune des pertinentes solutions de sortie de crises qu’elles doivent être en mesure de proposer dans ce genre de situation. Elles doivent s’emparer de la problématique électorale en Centrafrique et tout faire pour ramener Bozizé sur le droit chemin. Or, malheureusement, ces institutions sont désespérément muettes à l’heure actuelle. On ne peut que comprendre ni encore moins accepter que le singleton Bozizé puisse résister à toutes ces institutions et imposer son diktat. Mahamadou Tandja a osé le faire au Niger, on a vu ce qui est advenu de lui. Bozizé a besoin qu’on le lui rappelle… !

C.A.P

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 02:20

 

 

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  LA HAYE (AFP) - mercredi 31 mars 2010 - 18h09 - Le procureur de la Cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo a été autorisé mercredi par les juges de la CPI à mener une enquête pour crimes contre l'humanité sur les violences post-électorales commises au Kenya fin 2007-début 2008.

"La chambre préliminaire II, à la majorité des juges, a fait droit à la requête du procureur aux fins de l’ouverture dune enquête sur les crimes contre l’humanité qui auraient été commis sur le territoire de la République du Kenya", a annoncé la CPI dans un communiqué.

La décision des juges "revêt une importance toute particulière", a réagi M. Moreno-Ocampo. "Elle signifie qu’aucune impunité ne sera accordée aux principaux responsables des crimes commis lors de la flambée de violence qui a fait suite aux élections", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les violences politico-ethniques qui avaient suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki le 27 décembre 2007, accusé de fraude électorale par l'opposition menée par Raila Odinga, ont fait, selon l'accusation, environ 1.200 morts, 3.561 blessés et 350.000 déplacés.

Le bureau du procureur avait entamé en février 2008 un examen préliminaire, destiné à établir si la CPI pouvait poursuivre les principaux responsables des violences, si le Kenya ne le faisait pas lui-même.

Les juges de la CPI ont souligné mercredi le "manque de procédures nationales au Kenya ou dans tout autre Etat tiers" et la "réticence" des autorités kényanes à "traiter" les violences post-électorales.

Le gouvernement de coalition kényan s'est déclaré à plusieurs reprises prêt à "coopérer" avec la CPI. Mais le président Kibaki et son Premier ministre Raila Odinga n'entendaient pas, selon les observateurs kényans, saisir eux-mêmes la CPI et prendre ainsi le risque d'être perçus comme étant à l'origine de poursuites judiciaires contre des membres de leurs camps respectifs.

Le procureur avait remis aux juges le 3 mars une liste confidentielle comprenant les noms de vingt personnes ayant soutenu, selon lui, les violences post-électorales.

Selon M. Moreno-Ocampo, ces personnes, hommes politiques ou hommes d'affaires, sont associées au Parti de l'unité nationale (PNU) du président Kibaki ou au Mouvement orange démocratique (ODM) de Raila Odinga.

"Le procureur va commencer à recueillir des témoignages, et il va solliciter ceux qui pensent être sur la liste des suspects pour qu'ils viennent donner leur version des faits", a expliqué à l'AFP Béatrice le Fraper, conseillère spéciale de M. Moreno-Ocampo.

"Une demande de mandat d'arrêt ou une citation à comparaître ne peut pas intervenir avant la fin de l'été", a-t-elle indiqué.

La décision de la CPI représente un "pas important vers la fin de l'impunité au Kenya", a estimé la délégation de l'Union européenne à Nairobi, tout en rappelant que l'enquête de la CPI ne devrait viser que les principaux commanditaires des violences et "ne changera pas l'urgente nécessité (de créer) un tribunal spécial local pour juger les autres cas".

"Une enquête fructueuse par l'accusation pourrait marquer la fin de l'impunité pour les violences liées aux élections au Kenya", a déclaré à l'AFP Param-Preet Singh, une porte-parole de l'ONG Human Rights Watch. "Ca pourrait marquer une rupture avec le passé".

La CPI, seul tribunal international permanent chargé de juger les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide, a ouvert des enquêtes en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda, en Centrafrique et au Soudan.

 

NDLR : Le triste exemple de violences post-électorales du Kenya avec ses fâcheuses et dramatiques conséquences qui aboutissent aujourd'hui à la CPI, devrait servir de dissuasion pour ceux qui ont en charge d'organiser des élections. En Centrafrique actuellement, si on permet à Bozizé et Binguimalé de marcher sur les règles en la matière et des dispositions adéquates dans la préparation d'élections transparentes, la forfaiture qu'il concocte débouchera à n'en pas douter sur des résultats frauduleux, susceptibles d'entraîner des contestations et de générer des troubles post-électoraux. Cela peut et doit être évité à condition que Bozizé soit ramené à temps sur le droit chemin. La communauté internationale est-elle prête et disposée à le faire ? Il est permis d'en douter. Sinon comment expliquer le mutisme actuel de l'Union Africaine, l'OIF, la CEMAC et la CEEAC ? 

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 02:05

 

 

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Des tueries de l’Ouganda à la République centrafricaine en passant par le Soudan et la RDC   

Bangassou/Kinshasa, 30 mars 2010 (Apic) La sanglante "Armée de Résistance du Seigneur" (LRA), le groupe armé ougandais fondé en 1998 par Joseph Kony et accusé récemment par l’ONG "Human Rights Watch" d’avoir commis de très graves atrocités dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, est également actif au Soudan et en République Centrafricaine.

Le 21 mars, un groupe de la LRA a frappé la ville de Rafai, dans le Sud-Est de la Centrafrique. Mgr Juan José Aguirre Munos, évêque de Bangassou depuis 12 ans, a donné des détails de ce raid sanglant à l’agence vaticane "Fides". La ville de Rafai, à 150 km de Bangassou, en République centrafricaine (RCA), a été attaquée le dimanche 21 mars par les rebelles de la LRA (Lord’s Resistance Army).

"Ce ne sont que des barbares criminels"

 

 

RDC: Le "massacre" de la LRA

JDD 29 Mars 2010  

Considérée comme l'une des milices les plus violentes du monde, l'Armée de résistance du seigneur (LRA), qui organise la rébellion contre le pouvoir ougandais, est accusée, par l'ONG Human Right Watch (HRW), d'avoir perpétré un massacre en RDC. Ce qu'elle nie fermement.

LRA, trois lettres qui font trembler en Afrique australe. Emmenée par son sanguinaire chef Joseph Kony - poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) - la milice ougandaise est considérée comme l'un des violentes au monde. Responsable de plusieurs milliers de morts depuis 1983 et le début de son soulèvement, elle est notamment accusée d'enlever des enfants pour en faire de combattants ou des esclaves sexuels. Depuis plus de vingt ans, la LRA cherche à s'emparer du pouvoir afin de soumettre l'Ouganda aux Dix commandements bibliques. Pourchassés par l'armée régulière ougandaise - aidée dans sa tâche par une force multinationale (Monuc) sous mandat de l'ONU – ses combattants sont aujourd'hui éparpillés dans plusieurs pays: au Soudan, en République centrafricaine et surtout en République du Congo, où elle a pris pied en 2005.

Or, c'est précisément dans le nord-est du pays que ces "fous de Dieu" auraient commis un véritable "massacre" entre le 14 et le 17 décembre derniers. Selon l'ONG Human Right Watch, la LRA aurait tué plus de 300 personnes et en aurait enlevé 250 lors de raids menés dans plusieurs villages. "Ces quatre jours d'atrocités démontrent que la LRA reste une menace grave pour les civils et non un groupe affaibli, comme le prétendent les gouvernements ougandais et congolais", en conclu l'organisation qui réclame, dans un rapport publié dimanche, davantage d'efforts humains et matériels pour venir à bout de la rébellion. Se tournant, notamment, vers les Etats-Unis – qui possèdent eux un commandement militaire dans la région, l'Africom - HRW réclame "une attention de tous les instants et des mesures audacieuses nécessaires au développement et à la mise en place d'une stratégie régionale globale qui dissiperait la menace de la LRA".

La LRA contre-attaque

La veille, l'ONU avait, au contraire de l'armée ougandaise, plus sceptique, confirmé elle-aussi l'existence d'exactions dans la région de Makombo, dans le district du Haut Uélé, à la mi-décembre. "Nous avons la confirmation d'au moins 290 morts et 150 enlèvements", déclarait la responsable onusienne, Liliane Egounlety. Plus largement, les Nations unies ont fait état de plus de 1.200 civils tués par la LRA depuis 2008. Dernière tuerie en date, le 22 mars dernier, une série de raids dans l'extrémité orientale de la République centrafricaine a provoqué la mort d'au moins dix personnes. Autant dire, à la lumière de ces événements, que la situation est loin d'être sous contrôle dans cette vaste région d'Afrique australe, alors que le retrait progressif des soldats de la Monuc doit débuter au plus tôt à partir de juin 2011.

Un départ évidemment souhaité par une LRA, qui, lundi, rejette en bloc les accusations portées contre elle durant le week-end. "Ces accusations de massacres qui arrivent avec quatre mois de retard sont fabriquées de toutes pièces par les ONG prônant la guerre", a déclaré Justine Labeja, porte-parole de la milice, basée à Nairobi. "Les Nations unies sont en train de se faire chasser du Congo contre leur volonté mais ils cherchent à nous utiliser comme excuse pour rester", enchéri le colonel Michael Anywar, un responsable de la LRA lui aussi basé à Nairobi, qui accuse ici l'ONU de stationner en RDC au seul motif que le pays possède de riches ressources en minerai…

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 13:32

 

 

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Bangui, AFP - le 31 mars 2010, 12h41 - L'opposition centrafricaine a estimé mercredi que le report par un décret pris mardi des élections présidentielle et législatives au 16 mai n'est "pas valable", et demande le report du scrutin, initialement prévu le 25 avril, au-delà des délais constitutionnels le 11 juin.

"Pour l'UFVN (Union des forces vives de la nation, principale coalition de l'opposition), ce décret n'est pas valable et la date qui est fixée pour les élections n'est pas valable du tout", a déclaré mercredi à l'AFP, Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'UFVN.

"Pour l'opposition démocratique, la date des élections doit être fixée au-delà des délais constitutionnels (fin du mandat du président François Bozizé le 11 juin) parce que toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale", a-t-il poursuivi.

M. Pouzère a précisé que l'opposition allait se réunir "dans les jours qui suivent pour prendre position" et déterminer sa marche à suivre.

L'UFVN regroupe le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), l'Alliance pour la solidarité et le développement (ASD), la Convention nationale (CN), et l'association Londo.

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

 

 

 

Centrafrique : les élections présidentielles et législatives reportées au 16 mai 2010

Bangui, 31 mars 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a signé un décret repoussant au 16 mai 2010 la tenue des élections présidentielle et législatives, initialement prévues pour le 25 avril prochain.

Aux termes de ce décret, pris "sur proposition du président de la Commission électorale indépendante (CEI)", la campagne électorale débuterait le vendredi 30 avril pour s'achever le vendredi 14 mai.

La fixation d'une nouvelle date pour les élections intervient environ 24 heures avant la prestation de serment devant la Cour d'appel de Bangui des membres des comités locaux de la CEI pour Bangui, la capitale de la République Centrafricaine.

On indique, de source proche de la CEI, que pour certains représentants de l'opposition au sein de l'organe chargé d'organiser les élections, il s'agit d'une nouvelle "virgule dans le dos" fait par le président Joseph Binguimalé. L'opposition avait déjà demandé un report des élections à la fin 2010 dans le meilleur des cas, estimant que les conditions n'étaient pas encore réunies pour l'organisation d'élections libres et transparentes.

Elle avait notamment relevé le retard pris dans la mise oeuvre du programme de désarmement (DDR) et la confection des listes électorales.

Recevant les représentants des diplomates qui lui ont également demandé le report des élections en échange d'une prolongation consensuelle de son mandat, qui s'achève le 11 juin prochain, le président Bozizé avait réaffirmé son attachement "au respect et à la défense de la Constitution", ajoutant qu'un éventuel report était du ressort de la seule CEI et ne devrait pas dépasser le 11 juin 2010.

Annonçant sa candidature à sa propre succession, le 15 mars dernier, le général Bozizé, avait indiqué qu'un report des élections ouvrirait une période de vide constitutionnel et donc d'incertitude peu propice à la stabilité du pays.

Source: xinhua

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 03:46

 

 

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En Centrafrique les élections sont reportées au 16 mai

 

Latifa Mouaoued/RFI mercredi 31 mars 2010

Par RFI

Le premier tour des élections présidentielle et législatives est finalement reporté en Centrafrique. Au lieu du 25 avril, les électeurs seront appelés aux urnes le 16 mai prochain, le 13 juin pour le second tour. Une décision du président François Bozizé, rendue publique hier mardi 30 mars par la radio nationale. Selon le décret présidentiel, la campagne électorale sera ouverte le lundi 3 mai.

Le décret du président Bozizé a surpris tout le monde à Bangui. Les représentants de la communauté internationale recevaient lundi la coalition des partis de l'opposition centrafricaine, le collectif des forces du changement. Ils évoquaient justement la question du calendrier des élections et des retards du programme DDR de désarmement des ex-rebelles (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion).

« Nous avons discuté pendant plus de deux heures et nul n'était au courant que la date des élections venait d'être fixée par le chef de l'Etat », s'exclame un opposant. Le comité de pilotage devait d'ailleurs recevoir les représentants de la commission électorale ce mercredi pour que la CEI leur présente son projet de calendrier. D'après une source diplomatique, la réunion est maintenue.

Joint au téléphone en fin d'après midi, l'opposant Gabriel Koyambounou qui est le premier vice-président de la commission électorale assure qu'il n'est au courant de rien, que la CEI n'a jamais adopté en plénière son chronogramme définitif.

Mais le pasteur Binguimalé, le président de la CEI se réjouit plutôt que ses recommandations aient été suivies par le chef de l'Etat « Nous serons fin prêt pour le jour J», assure-t-il.

 

 

NDLR : On ne sait trop à quel jeu jouent Bozizé et Binguimalé qui surprennent et se moquent de tout le monde. Ils prétendent tous les deux être des pasteurs mais pour des pseudos hommes de Dieu, leur malhonnêteté n’a d’égale que la facilité avec laquelle ils complotent à deux dans le dos de toutes les structures chargées de la préparation, de l’organisation et du financement des élections à venir. On se demande s’ils ont un peu conscience du caractère totalement illégal des actes qu’ils posent et des décisions qu’ils prennent. Même si Binguimalé raconte des bobards à Bozizé, celui-ci en tant que chef de l'Etat, a la possibilité de mieux s’informer par d’autres canaux afin de prendre les bonnes décisions. Voilà encore un décret qui va être rapporté dans quelques semaines puisqu’il est totalement impossible de tenir les élections dans les délais mentionnés dans le décret en question. Comment Binguimalé expliquera tout à l'heure sa combine au cours de la réunion avec les bailleurs de fonds qui l'attendent de pieds fermes pour lui demander quelques explications sur sa façon d'engager la CEI alors qu'aucun rapport n'a été adopté par cette structure. Selon nos informations, bien qu'invité formellement à cette réunion, il aurait l'intention de ne pas s'y rendre, prouvant ainsi une fois de plus, sa parfaite mauvaise foi et sa filouterie. Que craint-il alors ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 01:04

 

 

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Lu pour vous dans lindependant-cf.com du 31 mars 2010

Si en Centrafrique le sulfureux Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, le célébrissime Firmin Findiro est un véritable demi-Dieu, il est heureusement Dieu merci, très loin d'être pris comme tel en France. Mal lui en a pris en effet lorsqu'il a cru devoir assigner en référé auprès du TGI de Tours (Indre et Loire France) pour une prétendue diffamation dont il aurait fait l'objet dans une de ses parutions,  Adrien Poussou, Directeur de publication du journal l'Indépendant qui paraît sur la toile tout en ayant une version papier diffusée à Bangui. 

A l'issue dudit référé dont notre confère rend compte dans l'article ci-dessous, notre Proc de Bangui semble avoir laissé quelques plumes et eu l'occasion d'en apprendre encore un peu plus en matière de droit. Son caquet a dû être quelque peu rabattu par la Présidente du Tribunal de Tours. C'est malheureusement le Directeur de publication du quotidien banguissois Le Démocrate Ferdinand Samba qu'il avait fait arbitrairement entre temps interpeler et mettre en geôle à la SRI qui risque d'en faire les frais. Notre confrère Adrien Poussou et le droit ont incontestablement gagné une manche...  

La Rédaction de C.A.P

 

Firmin Findiro renvoyé dans les cordes ou la désillusion d’un homme en perdition

Cinglant camouflet pour le procureur près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, Firmin Findiro. Le président du Tribunal de Grande Instance de Tours devant lequel il a assigné L’Indépendant ainsi que son directeur de publication n’a pas suivi son argument. En attendant, il doit désormais se vanter moins, et moins souvent, pour ne pas avaler d’autres couleuvres et apparaître comme un simple plaisantin.

Retour sur la saga d’un procureur de la République pas comme les autres.

Revenons à la case départ. Nous sommes le 18 mars 2010. Le directeur de publication du quotidien banguissois Le Confident chez qui L’Indépendant à son siège, reçoit la visite d’un agent d’exécution qui lui décharge une « citation directe devant le Tribunal correctionnel de Tours pour le lundi 29 mars à 16 heures 30 minutes ». Le Confident n’est en rien concerné par cette citation destinée à L’Indépendant.

Ce même jour, un huissier de justice sonne au domicile nantais du directeur de publication de  L’Indépendant et lui donne une citation identique à celle qui a été remise à Bangui.

Quelques cinq jours plus tard, le 24 mars, le même huissier de justice se présente encore au domicile nantais de monsieur Adrien Poussou et lui donne cette fois non pas une citation qui annule celle du 18 mars mais aussi une « assignation devant le président du Tribunal de Grande Instance de Tours siégeant en référé en date du mardi 30 mars ».

En référé, Firmin Findiro a demandé au président du Tribunal  « d’ordonner la suppression du site internet du journal L’Indépendant des articles qui le mettaient en cause », « d’ordonner également la publication du jugement de condamnation sur le site internet du journal pendant une durée qui ne pourra être inférieure à la durée écoulée entre la diffusion du premier article soit le 9 février 2010 et la décision à intervenir, le tout sous astreinte de 500 euros par jour de retard à partir dudit jugement » et de « condamner les défendeurs in solidum à lui verser la somme de 5000 euros ».

Et en correctionnel, notre pro-cireur, oh pardon, procureur, a sollicité du Tribunal de « déclarer Adrien Poussou, autant en sa qualité d’auteur qu’en sa qualité de directeur de publication, et le journal L’Indépendant, coupables de l’infraction de diffamation publique », de « condamner Adrien Poussou à lui payer la somme de 15000 euros à titre de dommages et intérêts et aussi de lui verser en sus 5000 euros ».

Comme il fallait s’y attendre, les deux parties étaient ce mardi 30 mars devant le président du Tribunal de Grande Instance de Tours, qui, sans passer par le dos de la cuillère,  a signifié aux conseils de Firmin Findiro, la nullité de la procédure. La juge a « accédé à tous les moyens soulevés » par le brillant avocat de L’Indépendant, le très rigoureux Édouard KOBO. Elle a conseillé à l’avocat du requérant (Firmin Findiro) de se désister purement et simplement pour éviter toute condamnation. Ce que l’autre a accepté. Et le très tatillon  Édouard KOBO, pour le coup très gentil, de « prendre acte » du désistement de son confrère. Commentaires de ce dernier, « Poussou a gagné ».

Nous publierons avec son autorisation bien sûr, les moyens soulevés par maître Édouard KOBO du barreau d’Orléans. 

L’amateurisme

Même s’il est sorti de l’école de Seidou (un quartier de Bangui où se trouve l’école nationale de la magistrature), pour emprunter une expression du bâtonnier Zarambaud Assingambi, comment un procureur de la République, juriste de son État, si ce n’est de son état, peut-il se faire avoir ainsi comme un bleu ? Du haut de son fameux master 2 en droit, Firmin Findiro a démontré au grand jour ses insuffisances réelles et ses carences avérées. En tout cas, la présidente du Tribunal de Grande Instance de Tours vient de prouver à François Bozizé auprès duquel Firmin Findiro joue également le rôle de « conseiller juridique » nocturne que ce dernier est un piètre juriste. Au lieu de s’en prendre chaque fois aux Magistrats qui seraient contre lui,  le président centrafricain a déjà l’une des raisons de l’incapacité de l’État à gagner des procès qu’il intente lui-même parce que les limites de son représentant sautent même à l’œil d’un aveugle. Les magistrats de Bangui devant lesquels il a assigné notre confrère Ferdinand Samba du Démocrate le 15 avril prochain, devraient suivre l’exemple de leur collègue de Tours. Nous les savons assez compétents et courageux pour dire le droit rien que le droit au nom du peuple centrafricain.

De l’honneur d’un procureur

L’honneur d’un procureur a-t-il un prix ? Sommes-nous en droit de nous interroger. Puisque dans ses deux requêtes devant le Tribunal de Grande Instance de Tours, Firmin Findiro nous a exigé pas moins de 25000 euros. On le voit, sa gourmandise est sans commune mesure et son amour de l’argent dépasse le bon sens.

L’évocation de la prétendue atteinte à sa vie privée prête plutôt à sourire. Car, entre la vie privée d’un procureur dont la réputation sulfureuse n’est plus à démontrer et le droit à l’information, le choix est sans ambages. 

Est-ce encore sa vie privée si l’on venait à révéler un échange de courriel entre lui et un cadre centrafricain de la BEAC (Banque des États de l’Afrique centrale) qui ne laisse guère de doute sur son trafic d’influence et ses divers abus de pouvoir ?

Morceaux choisis des courriels : «… suite à notre conversation téléphonique du mercredi 30 avril 2008, je te prie de trouver ci-joint mon curriculum vitae détaillé. Je suis à ta disposition pour toutes informations complémentaires… pour ce qui concerne les autres compétiteurs au poste de Directeur National de la BEAC à Bangui, je me permets de t’envoyer discrètement et confidentiellement les noms suivants : madame Limbio, actuellement 1ière adjointe et assurant l’intérim du Directeur Nationale, monsieur Marius Feimonazoui, actuellement chef de service informatique à la Direction Nationale de Bangui, monsieur Camille Kéléfio, actuellement chef de service gestion à l’agence BEAC de Douala, monsieur Sembo Backonly, actuellement adjoint au délégué du Gouverneur de la BEAC à Paris ainsi que monsieur Jacob Mbaïtadjim, actuellement 2ième adjoint au Directeur National à Bangui… l’organe compétent pour la nomination des Directeurs Nationaux est le Conseil d’Administration de la BEAC tout en sachant que, c’est le Président de la République qui désigne son poulain, candidat… à toute fin utile, je t’informe que le prochain Conseil d’Administration de la BEAC se tiendra à Brazzaville pendant la première quinzaine du mois de juillet 2008. De la sorte, le Gouverneur de la BEAC doit recevoir au plus tard fin mai 2008, le nom de l’heureux élu… sur ce grand frère, je te quitte tout en espérant d’une part que tu veilleras sur ton poulain et que d’autre part le président de la République examinera avec mansuétude ma candidature… en conscience, j’ai confiance en toi… merci infiniment ».   

Question à 25 F CFA, combien ce curieux procureur de la République qui se transforme ici  nous ne savons à quelle éminence grise, a-t-il extorqué à ce brave compatriote ? That is question. À suivre…

 

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