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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 02:08

 

 

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Bangui, 4 av (ACAP)-Le Haut Conseil de la Communication (HCC) a adressé, samedi 4 avril 2010, une mise en demeure à l'ancien président de la République, Ange Félix Patassé, ainsi qu'aux quotidien ‘’L’Agora’’ et ‘’Médias Plus’’, les invitant au respect du Code de Bonne Conduite signé par les différents acteurs du processus électoral en mars dernier.

L'instance de régulation des médias centrafricains reproche aux deux journaux et à l'ancien président, candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle, d'avoir publié les résultats d'un sondage qualifié d'aventureux et susceptible de jeter le trouble dans les esprits.

Sous le couvert d’un « récapitulatif provisoire de la situation des comités de soutien au candidat indépendant Ange-Félix Patassé », celui-ci produit le résultat d’un sondage sans fondement, donc « de nature à jeter des troubles dans les esprits des électeurs, comme il est précisé à l’article 7 du Code de Bonne Conduite, et les deux journaux cités ci-dessus ont publié ce sondage dans leurs livraisons n°508 du 16 mars 2010 (L’Agora) et n°042 du 24 mars 2010 (Médias Plus) », indique le HCC.

Les indications figurant dans les publications susmentionnées portent à croire que si les élections avaient lieu maintenant, l'ancien président Patassé l'emporterait dès le premier tour avec plus de 50% des suffrages.

Rappelant que le Code de Bonne Conduite "vise à rétablir la confiance entre les acteurs politiques, à assurer un climat serein et un comportement responsable pendant la campagne électorale, le jour des scrutins et après les élections et, notamment jusqu’à la mise en place des nouvelles Institutions républicaines", le HCC "attire l’attention des uns et des autres sur sa détermination à faire respecter ce Code de Bonne Conduite adopté par les dirigeants gouvernementaux, les partis politiques, au nom de leurs membres et sympathisants, les acteurs de la société civile, les Médias et professionnels des médias, les candidates et candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives de 2010".

Aucune réaction officielle de la part des acteurs épinglés par le HCC n'était disponible samedi à Bangui.

Rappelons pour mémoire qu'à l'initiative du HCC, les différents acteurs du processus électoral ont adopté, le 26 février dernier, un code de bonne conduite censé normaliser l'utilisation des médias pendant les prochaines élections.

 Ce code stipule que ‘’pendant la période préélectorale qui se situe à un mois avant la date du démarrage effectif de la campagne électorale, les médias ne focaliseront davantage leurs programmes que sur des émissions de large sensibilisation des électeurs à l’exercice de leur droit civique et à la culture citoyenne lors du déroulement des élections. Ils s’interdisent tout sondage hasardeux et tout pronostic fantaisiste de nature à jeter des troubles dans les esprits des électeurs".

Initialement prévues pour le 25 avril prochain, les élections présidentielles et législatives viennent d'être reportées au 16 mai 2010.

 

NDLR : Il est temps que ce Haut Conseil de la Communication se réveille. Les prétendus sondages en question ne sont pas seulement hasardeux mais ne sont ni crédibles et n’ont aucun  fondement scientifique. C’est dans les pays développés et encore pas dans tous, que la technique des sondages d’opinion est généralement de nos jours, relativement maîtrisée. Il n’existe à Bangui aucun institut ni structure quelconque digne de ce nom susceptible d'effectuer des sondages d’opinion répondant aux standards et normes techniques et scientifiques appropriés. Les chiffres des pseudos sondages dont Patassé se prévaut dans ces journaux en mal de sensationnel qui se prêtent à ces jeux avec complaisance, ont été purement et simplement fabriqués et inventés pour les besoins de la cause par l’illuminé Bengué-Bossin qui fait partie à présent, de l’équipe de campagne du candidat indépendant. Tout cela n’est que de l'esbroufe, du bluff et de la manipulation de conscience car  ne reposant sur rien de sérieux.   

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 17:17

 

 

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Paris 03.04.2010 13h57 (Xinhua) - Le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, effectuera la semaine prochaine une visite en République centrafricaine, a annoncé vendredi un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

M. Joyandet "passera en revue un certain nombre de documents de coopération bilatérale" concernant la France et la Centrafrique, a précisé le porte-parole, lors d'un point de presse.

Il rencontrera le président centrafricain François Bozizé, et signera le document-cadre de partenariat, un document qui fixe des objectifs communs en matière d'aide au développement et de coopération technique entre la France et la Centrafrique, a poursuivi le porte-parole.

A l'instar de l'Union européenne (UE), des Etats-Unis, la France est l'un des principaux bailleurs de fonds de la Centrafrique.

"Cette visite permettra aussi à Alain Joyandet d'évoquer la perspective des élections et de rappeler l'attention que porte la France sur l'organisation de ce scrutin", a ajouté le porte-parole.

La Centrafrique, qui tente de mener à son terme un processus de paix, envisage d'organiser le 25 avril ses prochaines élections présidentielles et législatives. Mais en mars dernier, l'ONU, les Etats-Unis, l'UE et la France se sont prononcés pour un report de ces élections générales en raison de leur impréparation.

Avant sa visite en Centrafrique, M. Joyandet doit se rendre d'abord au Rwanda pour représenter la France à la cérémonie de la commémoration du génocide de 1994, qui devrait tomber le 7 avril.

Source: xinhua

 

France: Alain Joyandet en visite au Rwanda et en Centrafrique

Paris 03/04/2010 (Pana) - Le secrétaire d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, entame mardi par Kigali, au Rwanda, une mini- tournée de 72 heures qui le conduira ensuite en Centrafrique, a appris vendredi la PANA auprès de son cabinet. M. Joyandet prendra part, dans la capitale rwandaise, à la commémoration du génocide du 7 avril 1994.

En Centrafrique où il est attendu jeudi, le secrétaire d'Etat français à la Coopération signera avec les autorités centrafricaines les nouveaux accords de défense franco-centrafricains. Il procédera également à la signature d'un nouveau cadre prioritaire de coopération entre Paris et Kigali pour les cinq prochaines années.

 

NDLR : La venue à Bangui d’un membre du gouvernement français pratiquement la veille de l’expiration du mandat du président Bozizé signifie bien l’échec de ce dernier dans sa politique de coopération avec la France. Depuis fort longtemps, aucun ministre français n’a mis pied à Bangui. La venue d’Alain Joyandet a été plusieurs fois reportée et pour cause. Son homologue centrafricain fut à un moment donné, l’escroc homme d’affaire indo-pakistanais Saifee Durbar que Bozizé a cru devoir par amitié mafieuse, nommer vice ministre des affaires étrangères et de la coopération avec résidence à Londres alors que la France réclamait son extradition pour le jeter en prison pour qu’il purge sa condamnation par sa justice pour diverses escroqueries dont il s’était rendu coupable. Tant que durait cet imbroglio diplomatico-judiciaire, Alain Joyandet ne pouvait se rendre à Bangui.

Durant son escale, le responsable français devrait enfin sans doute, signer avec les autorités centrafricaines, les nouveaux accords de défense dont Bozizé a fait traîner la conclusion, cherchant vainement à y voir inclure, à défaut de clauses secrètes du moins des dispositions visant à lui assurer une certaine protection de son pouvoir en cas de crise intérieure, privilège avec laquelle Sarkozy voudrait enfin définitivement rompre désormais avec les roitelets africains.

Cette visite d'Alain Joyandet intervient aussi à un moment où on apprend selon notre confrère de la Lettre du Continent n° 585 du 1er avril, que Bozizé aurait récemment adressé un courrier à Nicolas Sarkozy pour demander à ce qu'Areva construise une centrale nucléaire près du site d'exploitation des mines d'uranium de Bakouma.

L'argument à l'appui de la requête du général président centrafricain serait que "Cinquante près les indépendances, il est plus que temps que les Etats africains bénéficient de la valeur ajoutée industrielle de leurs matières premières". On se demande si c'est un poisson d'avril que Bozizé fait à Sarkozy et Areva ou s'il est vraiment sérieux. C'est sans doute sa façon à lui d'obtenir qu'Areva l'aide à résoudre la crise énergétique de la RCA et des coupures et autres délestages sauvages de l'ENERCA à Bangui.

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 06:14

 

 

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PM Faustin Touadéra

 

Source : Elmoudjahid.com 2 avril 2010

 

Plus de 200 personnes ont été tuées dans des violences perpétrées par la rébellion ougandaise de l'armée de la résistance du seigneur (LRA) en République Centrafrique depuis 2008, a indiqué hier une association locale.  Dans une lettre adressée au Premier ministre centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, l'association des ressortissants du Haut Mbomou (Assoredehmbo) a affirmé qu'à ce jour "le nombre des personnes enlevées par les rebelles de la LRA dépasse 400, et le nombre des personnes tuées pendant leurs attaques dépasse 200" depuis février 2008.

 

NDLR : Cette association se fait totalement d'illusion et se trompe de porte. Ce Premier Ministre de Bozizé n'est Premier Ministre que de nom et pour la forme. C'est un potiche et un faire valoir qui n'est pas respecté par ses ministres. Il n'arrête pas de s'en plaindre lui-même. S'il avait un minimum du sens de l'honneur, il y a longtemps qu'il aurait même dû remettre sa démission. Il n'a pas voix au chapitre sur les questions de sécurité qui ne se traitent qu'entre Bozizé et son fils Jean Francis. On se demande même à quoi sert-il en réalité.

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 06:11

 

 

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BANGUI 2 avril 2010 (AFP) - L'armée centrafricaine assure avoir tué trois rebelles au cours d'un accrochage vendredi dans la région de Ndélé (Nord-est) avec la rébellion de Charles Massi, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), un mouvement qui n'a pas signé les accords de paix.

"On a dénombré trois morts parmi les rebelles", a affirmé à l'AFP un officier à Bangui.

"Les rebelles de la CPJP ont profité d'une marche de protestation des enseignants pour lancer cette attaque qui a été aussitôt repoussée par les FACA (forces armées centrafricaines)", a-t-il dit.

Les enseignants protestaient contre la mort mardi de la femme enceinte d'un enseignant, abattue par des hommes de la CPJP lors d'une attaque dans un village situé près de Ndele, selon cet officier.

Contrairement à la plupart des mouvements politico-militaires du pays, la CPJP dont le leader, l'ancien ministre Charles Massi, est donné pour mort, n'a pas signé les accords de paix de 2008 et 2009 ni intégré le Dialogue politique inclusif.

La famille et les proches de Charles Massi soutiennent qu'il a été arrêté le 19 décembre en territoire tchadien, puis remis fin décembre par le Tchad à la Centrafrique.

Citant des sources au sein de l'armée et dans l'entourage de l'actuel président, François Bozizé, ils ont indiqué qu'il était mort le 8 janvier des suites de tortures à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui).

Le gouvernement centrafricain a démenti ces affirmations. Le président Bozizé a, quant à lui, assuré ignorer si Charles Massi était mort ou en vie.

Au mois de novembre 2009, la CPJP avait attaqué et occupé pendant quelques heures Ndélé, avant d'en être chassée par l'armée. Les combats avaient fait une quinzaine de morts dont trois soldats centrafricains.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 05:50

 

 

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REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

 

 

 

             COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

  

 (SECTION DE FRANCE)

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°2

 

       

 

        Le 2 Avril 2010, une délégation de deux membres du Collectif des Forces de Changement, Section de France a été reçue à sa demande, à l’Elysée par Monsieur Rémi MARECHAUX, Conseiller technique chargé de l’Afrique subsaharienne du  Président Français Nicolas SARKOZY.

 

               Nous avons sollicité cette rencontre pour remettre au Conseiller, une lettre qui est destinée au Chef de l’Etat Français  sur la situation des élections générales en Centrafrique.

 

               Nous lui avons présenté le contenu de la lettre à savoir :

 

-          L’abrogation du décret qui fixe au 16 mai 2010 les élections générales alors que les conditions matérielles et politiques ne sont pas réunies : Non achèvement du programme de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR); l’inexistence de listes électorales fiables.

-          La démission du Président de la commission électorale indépendante pour sa partialité et sa mauvaise gestion.

 

           Nous avons eu avec le Conseiller une discussion riche et constructive sur ces questions. Il a insisté qu’il revient à la commission électorale indépendante de déterminer la date des élections, ce n’est ni au Président François BOZIZE, ni à l’opposition de le faire.

 

          Il a rassuré la délégation  que des initiatives seront prises très prochainement par la communauté internationale qui s’est constituée autour de Madame SAHLE WORK ZEWDE, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, une diplomate compétente et respectée sur le plan international et qui est à la tête du BINUCA (Bureau d’intégration des Nations Unies pour le Centrafrique).

          

         Notre interlocuteur  est revenu sur la disparition de Charles Massi. Il a affirmé que la France tient à ce que toute la lumière soit faite sur ce cas au nom du respect de l’Etat de droit.

 

 

 

                                                                            Fait à Paris, le 2 Avril 2010

                                   

Le porte parole

 

Clément BELIBANGA

Ancien Ministre

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 13:53

 

 

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    REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE  

Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix

Communiqué de presse N° 013/ CPJP /CS/P/04-10

 

   Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /2010 13:45

 

Nous avons le regret de constater que la trêve unilatérale observée jusqu'ici par la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP)  est interprétée par le pouvoir de Bangui comme une faiblesse.

Tout ce temps donné au Gouvernement centrafricain n'a pas permis de faire évoluer les choses d'un iota. Il s'entête dans son mutisme. La communauté nationale et internationale attendent des actions concrètes du Gouvernement mais rien n'est fait.

Depuis que nous avons demandé une négociation franche et sincère, le Gouvernement utilise des manœuvres malhonnêtes en vue de nous affaiblir et nous isoler, il croit dans sa naïveté que l’usure aura raison de nous.

Le Président BOZIZE doit faire appel à sa mémoire, a-t-il oublié comment nous avons procéder pour l'amener au pouvoir ? Il croit maîtriser suffisamment le processus des tractations et des négociations secrètes pour déjouer le reversement de son pourvoir. Il est sage d’être lucide, il a beaucoup à apprendre.

Nous ne voulons pas entrer dans les détails et espérons que le message est clair pour lui. Nous lui demandons de cesser d'être prisonnier de son entourage.

Ce matin à 8 heures, un détachement conduit par le Colonel Issa Isaye a pris la ville de N'DELE. C'est la fin de trêve. Nos combattants ont buté à une résistance mais ont pu finalement prendre la ville et la sécurité de la population est assurée.

Nous allons continuer le combat jusqu'à ce que nos exigences soient acceptées.

Il s'agit de :

- La clarification de la situation du Colonel Charles MASSI;

- L'ouverture des négociations directes, franches et sincères avec la CPJP;

- La concertation avec toutes les entités avant de fixer la date des élections;

- la mise en place d'un plan de sécurisation de notre territoire contre toute intrusion des forces étrangères non conventionnelles.

Tant que nos exigences ne seront pas acceptées, il n'y aura plus de trêve jusqu'à la victoire finale.

 

Fait au Camp de la Liberté, le 02 avril 2010

Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole,
 

Assan M’bringa Togbo

 

 

NDLR : Voilà une situation qui vient souligner les côtés dérisoire et irréaliste du décret illégal de Bozizé et Binguimalé qui veulent ignorer cette criante réalité que la moitié du territoire centrafricain est sous occupation et qu'objectivement, on ne voit pas comment les citoyens de ces zones sous contrôle des mouvements politico-militaires pourraient exercer librement leur devoir électoral. On le voit, la fuite en avant ne paie pas. Tant que le programme de DDR ne sera pas correctement achevé, des élections dignes de ce nom ne sauraient avoir lieu. Que Bozizé le veuille ou non, il sera toujours rattrapé par cette incontournable réalité. A lui de choisir.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 03:58

 

 

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Scandaleux et indécents panneaux publicitaires

de la CEI en plein centre ville de bangui PK 0

 

Les multiples controverses et les reports successifs de dates des élections présidentielles et législatives en Centrafrique sont incontestablement le reflet de l’ambiance malsaine qui prévaut dans ce pays autour du type de gestion du pouvoir mise en place par François Bozizé, faite de filouterie, de fuite en avant permanente, bref de médiocrité. Cette situation qui a prévalu avant, pendant et après les travaux du fameux Dialogue Politique Inclusif qui se sont déroulés à la fin de l’année 2008, est malheureusement en train de se reproduire à présent autour de la Commission Electorale dite Indépendante mise en place pour préparer les prochaines élections dont tout le monde reconnaît, qu’elles devraient être déterminantes pour l'avenir de ce pays dans les prochaines années.

Tant que l’on n’a pas présent à l’esprit que la pauvreté et la misère constituent l’incontournable décor de tout ce qui se passe en Centrafrique, on ne peut pas convenablement cerner certaines choses ni saisir ce qui se passe réellement au sein de la classe politique de ce pays. L’occasion des élections a toujours constitué une source d’enrichissement pour certains crève-la-faim. Le paiement de diverses indemnités et de per diem pour les travaux de préparation de ces élections attire énormément de gens et font de l’appartenance à la commission électorale un réel enjeu qui donne lieu à beaucoup de bousculade et de lutte. Comme pour le DPI, la composition de la CEI est majoritairement favorable à Bozizé. Le principe de fonctionnement par consensus rend difficile par exemple, le vote d’une motion de défiance contre Binguimalé dont la gestion tant administrative que politique est d’une totale opacité mais qui persiste à s'accrocher à la précieuse fonction.

Ce n’est pas par hasard qu’un premier groupe de représentants de l’opposition au sein de la CEI ont été convaincus de corruption et limogés. Ayant pris conscience qu’ils venaient de perdre une situation alléchante, ils ont tout fait pour offrir leurs services au pouvoir qui a ainsi compris leur faiblesse et accepté aussi pour les besoins de sa cause, de faire d’eux des experts auprès de la CEI, tout cela afin de continuer à bénéficier de per diem et de certains avantages liés à l’appartenance à la CEI. En clair, à la CEI, les préoccupations politiques sont quelque peu reléguées en arrière-plan par rapport aux questions d’argent liées aux per diem, frais de mission, véhicules de fonction, location de véhicules, attribution de marchés de toutes sortes et autres. Dans ces conditions, Bozizé et son clan sont toujours à l’affût pour éventuellement soudoyer et corrompre tous ceux qui sont susceptibles de l’être et de vendre leur âme. C’est triste à constater mais c’est hélas la réalité.

En décrochant la présidence de la CEI après un long entretien à tête à tête que Bozizé lui a accordé dans son hôtel à Roissy revenant d’un séjour en Chine, Joseph Binguimalé, un ancien chauffeur à l’ambassade de la RCA à Paris, reconverti en pasteur sans avoir mis pied dans une école biblique ni une faculté de théologie quelconque, adoubé par Bozizé, s’est brusquement retrouvé dans une situation où il doit gérer quasiment tout seul un budget de plusieurs milliards de F CFA. Cela l’a littéralement rendu fou ! Il s’est mis à attribuer de gré à gré des tas de marchés pour le compte de la CEI, à plusieurs dizaines voire de centaines de millions de F CFA à certaines personnes qui recherchaient cela depuis longtemps, moyennant sans doute de juteuses rétro-commissions à lui reverser.

Dans un pays comme la RCA aujourd’hui où la famine sévit presque partout et où plusieurs centaines de milliers d’enfants meurent chaque jour de malnutrition sévère, une commission électorale se permet de payer on ne sait à combien de millions, une indécente campagne de communication avec des panneaux publicitaires géants comme ceux implantés ces jours-ci en plein centre ville de Bangui (voir photos), afin de vanter la qualité du travail qu’effectue la CEI pour que puissent effectivement se tenir les élections. Absolument rien ne saurait justifier une telle énormité sinon la cupidité de ceux-là mêmes qui, comme Joseph Binguimalé et ses complices tel que Maxime Kazagui pour ne citer que celui-là, en mal d’argent, ont cru faire du budget de la CEI une source de leur enrichissement personnel.

De ce point de vue, on ne comprend pas pourquoi les conclusions de l’audit qui avait été ordonné depuis le 30 janvier dernier par Bozizé lui-même, ne soient toujours pas rendues publiques jusqu’à présent, si tant est qu’il ait été effectivement effectué. Se sachant bien protégé par Bozizé et bien que récusé par l’opposition, Binguimalé, affiche une insupportable attitude d’arrogance et de désinvolture. Il se cramponne fermement à son juteux poste et pour rien au monde, n’entend remettre son tablier comme l’exige l’opposition. Une chose est sûre, tant que Bozizé continuera à faire l’autiste et la sourde oreille et Binguimalé à poser des actes en son nom tout en disant que c’est au nom de la CEI, on tournera en rond et rien dans les véritables préparatifs des élections, ne progressera. L'appât du gain facile à la CEI fausse la donne et les paramètres politiques qui, même au sein de cette structure rassemblant toute la classe politique, ne devraient pas se dissiper pour autant. C'est malheureusement une situation qui permet à Bozizé de continuer à rester toujours maître du jeu alors qu'il est un candidat à sa succession comme tous ceux qui aspirent aussi légitimement  à lui succéder.

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:50

 

 

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AFRICAN UNION  UNION AFRICAINE1

UNIÃO AFRICANA

Addis Ababa, Ethiopia, P.O. Box: 3243 Tel.: (251-1) 513 822 Fax: (251-1) 519 321

Email: oau-ews@telecom.net.et

Communiqué de Presse

 

Le Président de la Commission de l’Union africaine, M. Jean Ping, suit avec une vive attention et une profonde préoccupation les informations relatives à des actions menées par des éléments des Forces armées contre des personnalités gouvernementales et Institutions de la Guinée Bissau.

Face à ces développements qui attestent de la fragilité de la situation dans le pays, ainsi que de l’urgente nécessité de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, le Président de la Commission appelle tous les éléments concernés des Forces armées de Guinée Bissau au plein respect de la discipline républicaine et les exhorte à s’abstenir de tout acte susceptible d’avoir un effet déstabilisateur sur le fonctionnement normal des Institutions démocratiquement élues.

Le Président de la Commission, qui continue à suivre de près la situation, réitère l’appui de l’UA aux institutions démocratiquement élues, et son engagement à accompagner les autorités de la Guinée Bissau dans leurs efforts de redressement du pays, en concertation avec la CEDEAO, les Nations unies et la communauté internationale dans son ensemble.

Addis Abéba, le 1er avril 2010

 

 

 

NDLR : Le vrai problème de l'Union Africaine est son incapacité à prévoir et anticiper au moyen d'une diplomatie préventive efficae, les événements et diverses sources de conflits sur le continent africain. Tant qu'elle n'aura pas compris cela, elle sera toujours placée devant les faits accomplis et condamnée à ce genre de réaction qui ne fait ni chaud aux gens déterminés à résoudre leur contradiction par les moyens qu'ils estiment convenir à la situation en face d'eux. Actuellement par exemple, on n'entend pas l'Union Africaine sur la crise qui couve en centrafrique au sujet du calendrier électoral et le hold-up que prépare Bozizé. L'UA a pourtant ouvert voici quelques mois déjà, un bureau à Bangui et même désigné une représentante spéciale du Président de sa Commission. Où est cette dame à présent ?

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:39

 

 

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 Paris, France (PANA) - 30/03/2010 - Un ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, Acheikh Ibn Oumar, a estimé à Paris que le bilan des pays africains après 50 ans d'indépendance est «très négatif» même s'il y a eu quelques succès.

«Il faut reconnaître qu'il y a eu quelques succès : le colonialisme portugais et l'Apartheid ont été vaincus, le pluralisme est devenu un principe incontournable, la vaccination a enrayé beaucoup de maladies, la scolarisation a fait de grands progrès. Néanmoins nous avons tous le sentiment que le bilan des années d'indépendance est globalement très négatif», a-t-il déclaré

S'exprimant au cours d'un entretien accordé à la PANA, M. Ibn Oumar a souligné que « dans certains domaines, il y a eu même une régression par rapport aux acquis de la colonisation ».

A ce propos, il a évoqué « la déprofessionnalisation de corps importants de l'Etat comme l'armée, la justice, la diplomatie, l'administration territoriale, les atteintes à la laïcité et surtout le profond mépris de l'orthodoxie financière ».

 

«Les pouvoirs africains sont des créatures mutantes qui échappent à toute typologie : des yeux et des oreilles énormes pour tout voir et tout entendre, un ventre immense pour tout avaler et une cervelle minuscule incapable d'appréhender d'autres réalités que celles de l'instant immédiat», a-t-il dit.

Concernant, M. Ibn Oumar a affirmé que si dans certains pays africains il y a une centaine de partis politiques peu représentatifs, d'autres pays du continent ont fait des progrès avec des formations politiques en nombre raisonnable et assez représentatives.

"Pour ce qui est des rébellions armées en Afrique, on trouve des situations très dissemblables comme pour les partis politiques : il y a des contextes où, sous couvert de rébellion, on trouve une multitude de groupes aux motivations diverses, parfois de simples relais de réseaux internationaux de trafiquants, et d'autres situations où le blocage de l'alternance politique associé à une répression massive et sans discrimination, consacre la lutte armée comme seul terrain de contestation ou simplement d'expression politique possible", a ajouté l'ancien ministre tchadien.

Parlant de la société civile qu'il qualifie de «Cendrillon de la construction démocratique», M. Ibn Oumar a estimé qu' « elle est trop jeune et trop démunie, soumise aux pressions du pouvoir et de l'opposition qui l'accusent, chacun de son côté, de faire le jeu de l'adversaire, alors que le corps social s'en méfie, car la soupçonnant de remettre en cause des valeurs traditionnelles au profit de la ‘’chose des blancs’’ ».

Pour améliorer la situation des pays africains, M. Ibn Oumar a préconisé «d'appuyer les efforts, non pas des jeunes en général, comme on le dit parfois, mais de la fraction la plus éclairée et la plus déterminée de la jeunesse, l'aider donc à construire des organisations politiques et civiles de type radicalement nouveau et surtout, mener un travail de refondation intellectuelle similaire au mouvement des Lumières en Europe au 18ème siècle».

Il a soutenu que « des centaines de réformes sont nécessaires au niveau de la gestion gouvernementale tout en citant la lutte contre l'enrichissement illicite, l'investissement dans l'éducation des filles synonymes de certains progrès sociaux et économiques rapides et l'exportation des produits manufacturés et non seulement des matières premières en commençant par des choses simples, à la portée des capacités matérielles et humaines des producteurs africains et sur des créneaux porteurs. »

M. Ibn Oumar a été, entre autres, président du conseil des ministres de l'OUA en 1990, ambassadeur aux Etats-Unis et représentant de son pays à l'ONU en 1993.

Actuellement il est l'un des responsables de l'opposition politico-militaire tchadienne et représentant en Europe de l'Union des forces de la résistance, une coalition de mouvements rebelles qui combat le régime du président Idriss Déby Itno.

 

 

 

NDLR : Il faut espérer que la France, patrie de la Révolution française et des Droits de l’homme, n’invite pas le sanguinaire François Bozizé aux cérémonies du cinquantenaire des indépendances africaines en mai prochain en France. Si la France a pris la précaution de ne pas adresser d’invitation au soudanais El Bechir qui est recherché par la Cour Pénale Internationale, le dictateur centrafricain Bozizé devrait être logé à la même enseigne. Est-il besoin de rappeler que c’est le dictateur de Khartoum qui est en train de financer actuellement la prochaine réélection du tyran de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:26

 

 

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  BANGUI (AFP) - jeudi 01 avril 2010 - 14h06 - Massacre en RDC en décembre, attaques répétées depuis février en Centrafrique: la rébellion ougandaise de l'armée de la résistance du seigneur (LRA) se joue des frontières et profite de l'absence de forces de sécurité pour s'en prendre aux populations civiles.

Avec au moins neuf attaques depuis le début du mois de février, l'est de la Centrafrique est en proie à un harcèlement incessant. A chaque fois le modus operandi est le même: les rebelles de la LRA font du "porte-à-porte" dans les villages et prennent "des otages emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions", selon un officier centrafricain basé à Bangassou (principale ville du sud-est de Centrafrique).

"Nous n'avons jamais connu une telle cruauté. Des jeunes, des adultes et vieillards, des deux sexes confondus, systématiquement abattus selon les humeurs des rebelles", raconte à l'AFP Eusèbe Moutizon, fonctionnaire, habitant de Rafai actuellement réfugié à Bangassou.

Le bilan en RCA est difficile à établir mais il se chiffrerait en dizaines pour les morts et centaines pour les otages. Des centaines d'habitants ont déjà fui leurs villages pour se réfugier dans des villes mieux protégés.

"C'est une guerre qui nous est imposée", a affirmé à l'AFP Jean-Francis Bozizé, ministre Délégué à la Défense nationale centrafricaine, soulignant "Nous vivons une situation qui n'est pas propre à notre pays".

La LRA, réputée pour être une des plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.

L'organisation Human Rights Watch (HWR) a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre "planifié" par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la RDC.

"Nous faisons de notre mieux pour renforcer le dispositif mis en place, malgré nos ressources matérielles et humaines limitées. Nous essayons de sécuriser au maximum les centres urbains, et c'est ce qui fait que les villages isolés sont souvent attaqués", affirme le ministre Bozizé.

Un haut responsable militaire centrafricain à Bangui a reconnu: le président François Bozizé "a demandé qu'un bataillon soit envoyé en renfort dans la région. Seulement 15 hommes, sous-équipés ont pu être déployés".

La RCA, déjà très instable sur le plan politico-militaire avec l'existence de nombreuses rébellions aux quatre coins du pays, a donné son feu vert en juin 2009 pour que l'armée ougandaise poursuive la LRA sur son territoire.

"Sans la présence de ces frères (ougandais), les dégâts seraient beaucoup plus graves encore", affirme l'officier supérieur centrafricain

Le chef de la LRA, Joseph Kony, recherché pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale, "circule entre le Darfour, Bahr-al-Gazal (deux provinces du Soudan) et la RCA", explique le porte-parole de l'armée ougandaise le lieutenant colonel Felix Kulayigye.

La Centrafrique est pour la LRA un terrain plus favorable que le Soudan semi-désertique pour se cacher ou pour voler des vivres dans les villages, a-t-il ajouté. "Cela fait un certain temps qu'il joue ce jeu".

Des sources proches du dossier s'interrogent sur l'utilité de la Micopax (la force de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) et qui n'est pas intervenue alors qu'une des attaques est survenue à Yalinga à 120 km de sa base de Bria. Il est vrai que sa mission est d'aider à stabiliser le pays et pas de faire face à des rebelles étrangers.

Certains militent pour le déplacement de la Mission des Nations Unies en RCA et au Tchad (Minurcat) de Birao (nord) dans la zone. Là encore, on est loin du mandat prévu par les Nations Unies.

 

 

 

 

 

NDLR : En réalité, c'est parce que les agissements et le banditisme de Joseph Kony et sa prétendue armée de libération du Seigneur au Sud Est centrafricain ne menacent pas directement le pouvoir de Bozizé dans la capitale que lui et son fils, le ministrion dont cette dépêche rapporte les propos, ne cherchent pas à enrayer définitivement cette calamité de la LRA. Tant que ce sont les pauvres populations du Haut Mbomou, distant de près de 1000 km de la capitale Bangui qui font les frais des razzias des hordes de la LRA, Bozizé et son fils n'en ont rien à foutre.  Si leur régime était directement sous la menace de Joseph Kony, il y a bien longtemps qu'ils allaient demander l'aide militaire de la France en faisant valoir les clauses des accords de défence des années soixante. C'est la triste vérité.

 

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