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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 13:31


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     Le gl sénégalais Mouhamadou Kandji
     commandant la MINURCAT

Tchad et Centrafrique: la mission de l'Onu cible de toutes les critiques

N'DJAMENA (AFP) - jeudi 17 décembre 2009 - 11h05 La Mission des Nations unies au Tchad et en Centrafrique (Minurcat) est cible de toutes les critiques alors que la situation sécuritaire des centaines de travailleurs humanitaires et des 450.000 réfugiés et déplacés dans la zone inquiète.

Seulement 2.385 des 5.200 soldats prévus (46%) sont présents actuellement au sein de la Minurcat, qui a pris officiellement la relève de l'Eufor, la force de l'Union européenne (UE) dans la région, le 15 mars. Mais le représentant spécial de l'ONU au Tchad, Victor Angelo, promet un déploiement complet d'ici fin janvier, justifiant le retard par un problème de logistique aujourd'hui surmonté.

Un épisode est symbolique: le contingent népalais de cette force internationale est arrivé sans munitions. "Ils pensaient qu'ils venaient faire du camping", ironise un membre d'une ONG. M. Angelo reconnaît: "Il y a eu des problèmes d'autorisations pour survoler les pays" entre le Népal et le Tchad avec du matériel militaire.

Les personnels humanitaires ne veulent pas se mettre à dos leur partenaire onusien et refusent de parler ouvertement de la Minurcat. Sous couvert de l'anonymat, les langues se délient.

"La Minurcat reste dans ses camps et n'en sort pas, surtout pas si ça tire", affirme un membre d'une organisation non gouvernementale. "C'est un comble: on en vient à regretter l'Eufor dont on trouvait l'action inadaptée", ajoute un autre. "Ils (les soldats) ne font pas ou peu de patrouilles. Quand ils se déplacent, c'est avec une colonne de blindés pour accompagner deux (agents) de l'ONU pendant une heure dans une ville. Ca devient ridicule", souligne également une membre d'une agence onusienne.

"On n'a pas le même niveau quand on remplace les soldats et les moyens des armées professionnelles européennes par des contingents asiatiques ou africains mal équipés", souligne un autre agent onusien.

Le représentant de l'ONU au Tchad rétorque qu'"on est injuste envers les militaires du tiers-monde". "Par exemple, le Togo, un pays sans grandes ressources, nous a envoyé des soldats exceptionnels qui sont tout le temps sur le terrain." "On fait plus de patrouilles", assure M. Angelo. "On sécurise des marchés et les routes qui y mènent. Il y a des zones où la sécurité s'est améliorée mais il y a eu d'autres endroits où il y a une aggravation."

Le chef de mission d'une ONG affirme qu"il faut arrêter de raconter que ça s'améliore doucement" car, dit-il "la situation se dégrade".

Mais un militaire français tempère: "Il n'y a pas brusquement une augmentation du nombre d'incidents et des enlèvements parce que la Minurcat a remplacé l'Eufor. Il y a de nombreux autres facteurs" à l'augmentation de l'insécurité, comme la démobilisation de certains rebelles tchadiens de l'est du pays qui pourraient être tentés de mener des activités crapuleuses pour survivre.

Les autorités tchadiennes, qui ont plusieurs fois évoqué la possibilité ne pas reconduire le mandat de la Minurcat censé se terminer le 15 mars mais reconductible, ne cachent pas leur agacement. "On ne voit pas beaucoup ses soldats sur le terrain. Ils sont encore en sous-effectifs. L'Eufor faisait bien son travail mais la Minurcat est une machine lourde. On ne doute pas de leur bonne foi mais...", analyse le représentant spécial du président tchadien auprès de la Minurcat, le général Oki Dagache.

Autre critique: les 768,2 millions de dollars de l'opération pour l'exercice 2009-2010. "On manque souvent de moyens: imaginez ce qu'on pourrait faire avec cet argent", relève une humanitaire.

"C'est un vieux débat. Cet argent provient du tiroir +opération maintien de la paix+ des Etats membres, il ne peut servir à des projets de développement", répond M. Angelo. "Il est possible d'instaurer un climat de sécurité à l'est du pays", assure-t-il. "Il faut une conjugaison des différents instruments: police, information, coordination avec les autorités".

NDLR : Au nez et à leur barbe, on enlève des travailleurs humanitaires. A quoi sert donc la MINURCAT si ce n'est tout simplement un gouffre financier pour le plus grand bonheur de certains ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 01:10


Ban-Ki-Moon-SG.jpg

 

Ces derniers temps, une véritable pluie de financements, de l’ordre de plusieurs de dizaines de milliards s’est abattue sur le pouvoir de Bangui. Cette pluie de milliards était également accompagnée d’un décernement sans précédent de satisfécits accordés notamment par les institutions de Bretton Woods au régime de Bozizé et aux efforts déployés par son gouvernement qui ne pouvait en demander tant.

La nigériane Obiageli Ezekweseli, vice présidente de la région Afrique de la Banque Mondiale, a effectué une visite officielle en RCA du 10 au 12 décembre pour faire un bilan des différents projets financés par son institution. Les financements de la Banque Mondiale sont passés de 82 millions de dollars en 2006 à 197,6 millions d’US dollars en 2009. Elle a signé avec le gouvernement une convention de financement de divers projets de développement d’un montant de 76,8 millions de dollars US soit 35 milliards de F CFA ; les résultats de son audit ne sont pas connus.

Côté Fonds Monétaire International, le 21 novembre dernier, via la BEAC, un virement d’allocations de 26 milliards de F CFA a été effectué dans les caisses du Trésor public national à Bangui. Le représentant résident du FMI à Bangui a précisé ces jours-ci que  dans le projet de budget 2010 qui lui a été communiqué par le gouvernement centrafricain, il n’était plus question de 1 milliard de F CFA mais de 2,5 milliards CFA  qui devaient revenir au processus électoral. Certaines informations dignes de foi font aussi état d’une enveloppe de 25 millions d’US dollars dont cinq seraient destinés aux forces de sécurité pour des travaux d’infrastructure.

M. Bo Schack,  Le nouveau représentant résident du PNUD a annoncé que le fonds fiduciaire destiné à réunir les contributions des bailleurs de fonds pour la préparation des élections était en place depuis le 2 décembre 2009. Il est plus que temps de faire le point de cette pluie de milliards sur les autorités de Bangui depuis le début de cette année qui finit car avec Bozizé, on n’est  pas à l’abri de malversations et autres détournements. L’exemple des 5 milliards de F CFA de la CEMAC pour le DDR est là pour nous en convaincre.


L’Ambassadeur Jan Grauls qui a exprimé sa satisfaction des progrès accomplis depuis quelques mois sur la voie du processus électoral a affirmé qu’il n’est pas question de reporter ces élections tout en déclarant qu’elles doivent se dérouler néanmoins dans des conditions de transparence acceptable. Il a également annoncé par ailleurs que le fonds de consolidation de la paix débloquerait une deuxième tranche d’un montant tout à fait significatif dont le montant serait annoncé en priorité au gouvernement centrafricain.

Ce qui est surprenant c’est cette extraordinaire indulgence et complaisance dont font preuve les bailleurs de fonds et la communauté internationale à l’égard du régime de Bozizé. Plus Bozizé se lamente, plus on lui en donne et moins on n’en voit pas les traces, moins on lui en demande. Exemple : Ce qui s’est passé vers Paoua le 3 décembre dernier qui est d’une extrême gravité semble passer inaperçu.

L’ambassadeur belge à l’ONU, Jan Grauls, par ailleurs Président de la Commission de la Consolidation de la Paix en RCA, accompagné de la Représentante Spéciale du Secrétaire générale des Nations Unies Mme Sahle Work Zwede, a été empêché de se rendre dans la zone de Paoua dont l’accès est contrôlé par les éléments l’APRD qui ont prétexté de l’absence d’ordre de la part de leur président Jean Jacques Demafouth.  On n’a enregistré de la part du BONUCA, ni du gouvernement centrafricain, ni des Nations Unies, ni de l’Ambassadeur Grauls lui-même, la moindre observation ni protestation par rapport à cet incident qui est tout de même d’une rare gravité.

On comprend maintenant le pourquoi de tout le retard pris dans la réalisation du programme DDR ne permettra jamais l’obtention d’une démobilisation et désarmement du pays avant les élections. Selon certaines informations d’une source Faca qui a requis l’anonymat, les Faca auraient été récemment en position très favorable pour écraser la rébellion de la CPJP vers Ndélé mais Bozizé en personne a refusé de les autoriser à passer à l’action démontrant ainsi sa volonté de continuer à entretenir une certaine insécurité dans certaines zones du pays à des fins de politique politicienne. Ne veut-t-il pas qu’il y ait des élections dans certaines régions du pays ou qu’il n’y ait pas d’élections du tout, ou faire reporter les élections ? Autant de questions auxquelles seul lui-même peut et doit répondre.  



Economie: L'UE accorde une aide budgétaire à 11 pays ACP

Bruxelles - Pana 16/12/2009 La Commission européenne a décidé d'accorder une aide budgétaire de 215 millions d'euros à 11 pays du Groupe des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), pour leur permettre de faire face aux effets de la crise financière mondiale.

Un communiqué publié mercredi à Bruxelles, en Belgique, indique que parmi les bénéficiaires figurent le Bénin, le Burundi, la Centrafrique, les Comores, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Malawi, l'île Maurice et les Seychelles.

Cette aide doit permettre aux 11 pays "de maintenir leurs niveaux de dépense publique dans les secteurs prioritaires, dont le secteur social".

Les ACP sont liés à l'Union européenne par l'Accord de Cotonou, signé en juin 2000, pour 20 ans.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 00:04


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Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


BODA, 16 Décembre 2009 (IRIN) -- Bien qu'elle aidait à mener une campagne de vaccination en Juillet, agent de santé et sage-femme, Victorine Yangakola a pris connaissance d'une grave crise alimentaire à Boda et dans les villages environnants en région de Lobaye occidentale. «Je revenais parmi les enfants aux cheveux roux et au ventre ballonné" se souvient Yankagola. «Il était clair pour moi qu'il s'agissait d'une grave malnutrition."

Alerté par le ministère de la Santé, Médecins Sans Frontières a établi un programme d'urgence à Boda en août. Le Coordinateur de terrain de MSF Luis Tello a déclaré l’intention initiale de MSF de séjourner pendant trois mois mais l'agence cherche à présent à maintenir une présence dans Boda au moins jusqu'en Mai 2010. Une partie du problème est que les champs sont négligés en faveur de la chasse aux diamants.

"On ne pouvait pas parler de Boda sans parler de diamants», explique le sous-préfet Joseph Denam Gueknekini. "Même le bureau de la mairie où je me trouve présentement a été financé par l'argent d’une entreprise de diamant."

Mais Gueknekini, un ancien professeur de Boda, dit que la dépendance excessive au diamant a fait payer un lourd tribut aux communautés locales. «Avant, quand les diamants étaient bons et il y avait beaucoup d’argent en circulation, vous trouverez beaucoup de jeunes abandonner l'école et partir pour chercher le diamant. Comme on dit ici : « La pioche est plus légère que la plume ». Les jeunes hommes pensent qu'ils peuvent devenir millionnaires grâce à l'exploitation du diamant. Cela me semble une option beaucoup plus intéressante que de cultiver un champ de manioc. "

Les agriculteurs de toute la Lobaye se plaignent de la baisse des prix du manioc, un manque d'outils de base, une pénurie de crédit et un manque de structures de coopération. De nombreux agriculteurs ont négligé leurs champs en faveur des chantiers, les zones minières.

Enfants vulnérables

Beaucoup d'enfants pris en charge par MSF dans Boda et les villages environnants, sont extrêmement vulnérables et présentent des signes clairs de kwashiorkor. "Les chiffres ne diminuent pas comme nous nous attendions», reconnaît Tello. " Résoudre entièrement le problème sera difficile."

Les tactiques de MSF pour lutter contre la malnutrition des enfants comprennent l'octroi d'une formule de lait de base pour les nouveaux arrivants à la clinique de Boda, puis l’attribution à ces enfants touchés par la nutrition d'alimentation thérapeutique, avant de leur donner de la nourriture locale. Tello dit qu'il devrait y avoir une période de suivi de six à huit semaines pour que l'enfant se rétablisse progressivement. MSF offre un service de proximité, la conduite, si possible, dans les villages périphériques pour offrir des soins médicaux sur le terrain et le convoyage des enfants malnutris à Boda.

«Les mères doivent amener leurs enfants dans des cliniques pour les vaccins et les traitements anti-parasitoses", avance Yangakola. "Les mères devraient obtenir des enseignements de base sur la façon de s'occuper de leurs bébés. Au lieu de cela, vous les trouvez donnant à leur bébés de trois mois du manioc et de l'eau, qui n’arrange en rien leur état nutritionnel." Mais Yangakola avertit que les préoccupations nutritionnelles ne sont pas réservées aux femmes. «Souvent, on voit des mères arriver en consultations pré-natales qui pèsent moins de 35 kg. En raison des coutumes locales, de nombreuses mères accouchent à la maison. Ils n'ont pas accès aux antibiotiques, au fer et au type de bonne nourriture dont vous avez besoin après l'accouchement ".

Problème d’alimentation

Yangakola est fortement critique sur les habitudes alimentaires dans la Lobaye, en faisant valoir que la dépendance au manioc a contribué de manière significative à la hausse du kwashiorkor dans l'ouest. "Ils ont tout ici, oranges, papayes, arachides, légumes, maïs, mais ils veulent toujours le manioc, souvent cuit avec juste de l'eau, pas d'huile et sans sel», se plaint un agent de santé.

«J'ai travaillé en République centrafricaine depuis 1975 et le taux d'analphabétisme et la malnutrition sont les pires que j'ai vus dans le pays», dit un missionnaire italien Adelino Bruneli. "La nourriture ici a très peu de valeur nutritive.

Sur le marché local, il y a un commerce très prospère ici dans la farine de manioc et le koko, une plante verte récoltée dans la forêt locale. "le koko et le manioc font un repas facile», explique Christine Diango, une mère de sept enfants. «Ce n'est pas ce que les mères devraient préparer, mais la viande, le poisson et les légumes sont tous très chers ici." Une grande partie de la production vient de Bangui, 145 km à l'est, avec les coûts de transport qui font monter les prix.

Tandis que les agents de santé comme Yangakola parlent de la nécessité d'une campagne populaire d'information sur l'alimentation et la nutrition, la lutte contre la malnutrition dans Boda a lieu dans un contexte de dégradation des infrastructures et le déclin marqué de l'économie. Les équipements médicaux en Lobaye sont disséminés, avec un hôpital sous-équipé du chef lieu de la préfecture, Mbaiki, pourtant point focal d'un service de santé délabré. Le réseau routier est médiocre, avec de nombreuses régions inaccessibles pendant la saison des pluies. Tello de MSF soutient qu'une analyse coûts-intérêts du programme de redressement, avec des patients facturés beaucoup plus qu'ils ne peuvent se permettre de traitement et de médicaments de base, crée une dépendance dangereuse aux guérisseurs traditionnels.

Perdre leur éclat

Comme ailleurs en RCA, l'extraction du diamants dans la Lobaye qui a commencé dans les années 1930, est exclusivement artisanale, avec toute la production provenant de produits alluvionnaires de sable, de gravier et d'argile. Mais les recettes du diamant ont été durement touchées par la baisse des prix mondiaux, a déclenché en partie par la crise financière mondiale.

L'industrie fait intervenir un réseau complexe d'acteurs réglementés et informels, y compris les excavateurs, les propriétaires du site et les maisons d'achat ou «bureaux d'achat". Le gouvernement a fermé la plupart de ces bureaux d’achat en 2008 dans le cadre d'une campagne très médiatisée pour nettoyer le secteur, en éliminant les pratiques illicites et établir de meilleurs contrôles réglementaires. L'un des principaux acheteurs de diamants de la RCA, ADR, continue d'opérer à Boda, mais d'autres maisons ont été fermées. Une grande partie des achats sont effectués par des collectionneurs locaux, dont certains sont en même temps les propriétaires du site et "chefs de chantier", supervisant le travail de dizaines de mineurs qui sont obligés de revendre leurs surplus de pierres au propriétaire plutôt que de vendre ailleurs.

A Banagbélé, un site de diamants à 14 km de Boda, au large de la route principale menant à Mbaiki, les hommes creusent et les tamisent. Il y a un village ici avec des baraquements pour les travailleurs. La plupart sont venus de Boda ou les villages avoisinants et beaucoup vont voir leurs familles qu'une fois par semaine. Augustin Teng, 39 ans, dit qu'il peut gagner entre 50.000 et 100.000 francs (100 $ US et 200 $) dans un bon mois, mais d'autres sont sur le taux quotidien de seulement 1.000 ou 1.500 francs (1 $ ou 2 $).

Teng dit qu'il complète ses revenus du chantier en gardant ses champs de manioc, le maïs et l'arachide et dit que d'autres mineurs devraient le suivre compte tenu notamment de la baisse des prix du diamant. "C'est ce que nous avons ici en Centrafrique: du diamant et la terre», dit Teng. "Mais vous n’en obtiendrez pas beaucoup pour le moment."

Une sélection de rapports IRIN sont publiés sur ReliefWeb. Trouver plus de nouvelles IRIN et d'analyse au http://www.irinnews.org

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 23:07


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AFP 16/12/2009 à 17:08 - mis à jour le 16/12/2009 à 17:39

PARIS - Nicolas Sarkozy a reçu mercredi à déjeuner à l'Elysée les dirigeants des pays africains du bassin du Congo pour les enrôler dans sa croisade en faveur d'un accord ambitieux à la conférence de Copenhague sur le climat, qui doit s'achever vendredi.

"La chose est claire, nous voulons aider les pays du bassin du Congo, qui représentent la 2e forêt du monde. Il s'agit d'un patrimoine de l'humanité (...) la façon la plus efficace et la plus économe de limiter les émissions de carbone, c'est de lutter contre la déforestation", a répété M. Sarkozy à la presse à l'issue du déjeuner.

"Ces pays ne peuvent pas seuls entretenir une forêt qui est le patrimoine de l'humanité. Toute l'idée, c'est qu'à Copenhague nous mobilisions des moyens extrêmement importants pour les aider", a poursuivi le chef de l'Etat.

"C'est l'intérêt de l'Afrique, mais c'est aussi notre intérêt à nous Européens (...) Qui peut penser que le désastre de l'Afrique n'aurait pas des conséquences catastrophiques pour l'Europe ?", a-t-il lancé.

Devant les chefs d'Etat, de gouvernement et ministres des onze pays du bassin du Congo, le président français s'est réjoui qu'il existe une "position commune entre l'Afrique et l'Europe" sur la nécessité de mettre en place un financement immédiat (dit "fast start") de 10 milliards de dollars par an de 2010 à 2012 pour aider les pays émergents à lutter contre le réchauffement.

"S'il y a des efforts dans le court terme, il faut bien plus de lisibilité au-delà de 2012", a fait remarquer le président congolais Denis Sassou Nguesso. "Souvent, on a dit que l'Afrique, c'est le problème (...) mais nous avons dit que cette fois, l'Afrique peut être considérée comme la solution", a-t-il ajouté.

Son collègue tchadien, Idriss Deby Itno, a mis en garde contre "une catastrophe écologique et humanitaire si nous ne faisons rien pour sauver le lac Tchad", menacé par la progression du désert. "Les solutions sont là, mais c'est cher", a-t-il dit.

Evoquant la position de la Chine, devenue l'un des principaux investisseurs en Afrique mais qui rechigne à s'engager à Copenhague, M. Sassou Nguesso a assuré que les pays africains allaient "discuter, discuter ouvertement" avec eux "pour obtenir qu'ils avancent dans la bonne direction".

Nicolas Sarkozy a également promis aux pays du bassin du Congo (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et Tchad) d'accroître l'aide française pour "gérer la forêt" et de soutenir financièrement le Tchad "dans son juste combat pour sauver le lac Tchad".

"L'Europe et l'Afrique, c'est la même famille", a-t-il dit, "il nous faut tourner la page du débat sur la colonisation (...) Ce qui compte c'est le développement, la protection de l'environnement et une stratégie commune".

Avec 200 millions d'hectares, les forêts d'Afrique centrale constituent le deuxième "poumon vert" de la planète derrière l'Amazonie. La déforestation contribue à hauteur de 20% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:53


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Toulouse7.com décembre 16, 2009

 

Le succès des élections prévues pour avril 2010 en République centrafricaine ainsi que la mise en oeuvre effective du programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) vont déterminer le destin politique du pays, a déclaré mardi la Représentante spéciale du Secrétaire général en République centrafricaine, Sahle-Work Zewde, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

L’Organisation internationale de la Francophonie

Une Commission électorale indépendante a été établie en octobre dernier et les Nations Unies ont signé un mémorandum d’accord avec le gouvernement centrafricain pour assurer une assistance au processus électoral, « un effort soutenu par l’Union européenne (UE), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Union africaine (UA) », a relevé Mme Sahle-Worke Zewde, qui est également chef du Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA).

Elle a cependant mis en garde contre les divers facteurs susceptibles de compromettre le calendrier électoral. « Certains acteurs politiques tentent de créer un vide constitutionnel pour demander une prorogation de l’administration en place », a-t-elle dit, ajoutant que d’autres dirigeants incitaient à la haine et aux divisions. La Représentante spéciale a en outre déclaré que l’insécurité générée par les groupes armés ayant refusé de se joindre aux processus de paix, les mouvements de l’Armée de libération du Seigneur (LRA) dans certaines zones du pays et le retard pris dans la mise en oeuvre de volets du programme de DDR représentaient une menace grave à la poursuite de l’ensemble du processus de paix en République centrafricaine.

« Un échec du programme de DDR risque de compromettre le processus électoral et de déstabiliser le pays », a averti, de son côté, Jan Grauls, Président de la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix et Représentant permanent de la Belgique auprès des Nations Unies. Toutes les conditions politiques et de sécurité préalables ne semblent pas encore en place, a estimé M. Grauls, citant les récents accrochages à Ndélé qui « témoignent de la persistance de tensions interethniques dans le nord-est » du pays, alors que, dans le nord-ouest, des embuscades exposent à des risques le déploiement d’observateurs militaires.

M. Grauls a appelé le gouvernement centrafricain à « redoubler ses efforts de dialogue et de médiation » entre les groupes ethniques et armés afin de créer « l’environnement propice » pour assurer le succès du programme de DDR qui doit « démarrer comme prévu avant la fin de l’année » et sans lequel, la tenue, « dans le calme », des élections d’avril 2010 ne pourra être envisagée.


NDLR : Si ces éléctions sont si cruciales, on ne doit point se permettre de les bâcler. Tout doit être donc fait pour les réussir à tout prix afin que les résultats ne soient point contestés. Si elles sont d'abord une affaire qui concerne les Centrafricains, les partenaires de la communauté internationale doivent aussi y veiller et surtout éviter d'être complaisants avec Bozizé et son clan qui cherchent par tous les moyens à frauder et font de leur mieux pour que la insécurité persiste dans le pays. Le comportement de Bozizé au sujet du DDR en est un précieux indicateur.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:41


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Zig en meeting

 

Du lundi 7 au mardi 15 décembre 2009, à la tête d’une délégation de son parti composée de Gabriel Jean-Edouard KOYAMBOUNOU, Premier Vice Président du Parti et chargé des Affaires Politiques, Jacquesson MAZETTE, Deuxième Vice Président du Parti et chargé des Organes de Base et Superviseur pour la Ouaka, BARROT Claude Rufin, Membre du Bureau Politique, Premier Vice Président du Bureau National du MLJC et Superviseur pour la Basse-Kotto, BINGA BEMBI Michel, Membre du Bureau Politique et Superviseur pour le Mbomou, MBAYE Delphine, Présidente Fédérale MLFC de Bangui I et Membre  du Bureau National du MLFC et El Hadj Amadou WAZIRI, Conseiller Politique National pour la Mambéré-Kadéi, le Président et candidat du MLPC à la prochaine élection présidentielle, Martin Ziguélé  a effectué une tournée marathon de mobilisation, sensibilisation et redynamisation des structures du MLPC qui l’a conduit dans plusieurs villes et localités de l’arrière pays, successivement  dans les préfectures de la KEMO, de la OUAKA, de la BASSE-KOTTO et du MBOMOU.

En ayant ainsi sillonné le pays profond, Martin Ziguélé a pu prendre la mesure de l’immensité des difficultés et problèmes de toutes sortes dus au quasi abandon général de ces contrées du monde rural national qui pour certaines d’entre elles, ne sont pourtant pas si éloignées que cela de la capitale mais dont la détresse vous prend aux tripes.

Déjà à 50 km de Sibut, chef lieu de la préfecture de la Kémo (180 km de Bangui), Martin Ziguélé et sa suite ont marqué un arrêt au village Mabo pour remettre un soutien financier au nom du MLPC au responsable d’une ONG locale qui gère un centre de soins qui lutte contre la malnutrition endémique des enfants en bas-âge. Douze (12) enfants étaient déjà morts de kwashiorkor depuis l’ouverture du centre.

Puisqu’une tournée de Martin Ziguélé est prévue début 2010 dans la Kémo, la Nana-Gribizi et le Bamingui-Bangoran, à Sibut, une séance de travail a pu néanmoins avoir lieu avec le responsable fédéral du MLPC de la Kémo avant que la délégation de Ziguélé ne continue son chemin dans la Ouaka où  un arrêt est observé à Grimari pour une importante assemblée générale des militants présidée et animée par Martin Ziguélé lui-même. Puis ce fut Bambari, capitale de la Ouaka. Le lendemain mardi 8 décembre, le cortège de Ziguélé se rend  à Bakala où une importante assemblée générale de militants s’est tenue. L’accueil des militants et de toute la population était particulièrement enthousiaste. Sur leur chemin de retour vers Bambari, les sections MLPC des villages Yamalé et Togo ont exigé aussi des assemblées générales que Ziguélé et sa suite ont été obligés de tenir  au son des danses et des chansons improvisées.

Le lendemain mardi 8 décembre, arrivée à Malloum, chef  lieu de la commune Ouroudjafou, vaste et importante commune d’élevage. Tenu d’une très importante assemblée générale avant de continuer à Ippy où l’accueil était festif et délirant, avec majorettes à l’entrée de la ville et danses populaires pour accueillir le MLPC.

Retour dans la soirée à Bambari et  le lendemain  mercredi  9 décembre, tenue d’une importante assemblée générale avec les militants et la population. A noter que le bureau sous-fédéral de Kouango a fait le déplacement de Bambari pour rencontrer et participer à l’assemblée générale. La mobilisation des militants MLPC et de la population de Bambari pour cette assemblée générale était très forte malgré le comportement outrageusement provocateur et partisan du maire de la ville qui a cru devoir faire diffuser deux communiqués radio pour dissuader la population de venir à la réunion du MLPC.

Le jeudi 10 décembre, la délégation a quitté Bambari pour une première assemblée générale au village Gbokolobo, puis un important meeting à Alindao qui s’est transformé en fête populaire, avec force danses et chants.

Départ d’Alindao la nuit tombée pour joindre Mobaye où les militants ont attendu tard dans la nuit. Le vendredi 11 décembre au matin, après une visite aux autorités préfectorales de la Basse-Kotto et une descente au barrage sur l’Oubangui, tenue d’un des plus enthousiastes meetings de la tournée : chants et danses populaires suivis d’une grande réception offerte par le Président fédéral Tchabando. Au menu,  poissons frais directement sortis du fleuve Oubangui, cabris braisés et vin de palme « péké » à volonté. Après cette fête, tenue d’une assemblée générale à Kongbo, et Dimbi. Puis arrivée tard dans la nuit à Bangassou, chef lieu de la préfecture du Mbomou, ville du Sultan du même nom.  Le lendemain samedi 12 décembre,  déplacement à Bakouma pour une grande assemblée générale dans la ville de la défunte  Ruth Rolland. La population a demandé à Ziguélé et sa suite de rester passer la nuit mais compte tenu de leur programme très serré, ils sont revenus à Bangassou.

Importante  assemblée générale le dimanche 13 décembre à Bangassou en présence des militants de. de la ville voisine de Rafaï venus à vélo pour y participer et pouvoir rencontrer Martin Ziguélé et sa délégation. Le discours des militants de Rafaï au sujet de leur isolement et celui de leur ville était poignant. Ziguélé leur a promis une visite fin janvier 2010, lors de sa tournée prévue dans  le Haut-Mbomou.

Dès après l’assemblée générale de Bangassou, départ pour Ouango. La route est dans un état indescriptible, avec des ponts emportés par la pluie ou complètement détruits par l’usure du temps. Les populations sont isolées, abandonnées à elles- mêmes et coupées du monde. Arrêt dans trois villages entre Bangassou et Ouango pour assister modestement et compatir financièrement avec les habitants de leur situation désespérée.

Après une assemblée générale dans la ville de Ouango, départ sur Béma. A souligner que sur l’axe Ouango-Bema, nombreux arrêtes pour parler aux populations de tous les villages qui ovationnaient à tout rompre Martin Ziguélé et sa suite.

Lundi 14 décembre au matin, assemblée générale très enthousiaste à Bema avec les militants et la population de la ville. Accueil très chaleureux et fraternel. Après le meeting, départ sur Gambo après deux réunions dans deux grands villages sur l’axe Ouango-Gambo.

Après le meeting de Gambo, départ sur Dimbi pour rencontrer la sous-fédération de Satéma qui était venue y attendre la délégation. Ensuite seconde réunion à Pavika après Kongbo, puis enfin à Nzélété avant de rejoindre Bambari.

Le lendemain mardi 15 décembre, départ de Bambari pour deux derniers meetings aux villages Mandja-Hoto, et Gbakomalekpa, avant de regagner Bangui dans la nuit.

 

Correspondance particulière pour la rédaction de CAP

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 17:53


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Par Vincent Hugeux, L’Express  le 16/12/2009 à 11:55

Dans un entretien recueilli par RFI, l'ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara explique son geste. Et livre sa version du carnage du 28 septembre.

Un attentat préventif. Voilà en quelque sorte comment le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, décrit la tentative d'assassinat qu'il a commise le 3 décembre à l'encontre du chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara, soigné depuis lors dans un hôpital militaire de Rabat (Maroc).

Dans l'entretien diffusé ce mercredi par Radio France Internationale (RFI), l'ancien aide de camp du capitaine putschiste tend à confirmer l'hypothèse émise le 8 décembre sur lexpress.fr : c'est bien parce qu'il redoutait de se voir imputer la responsabilité du carnage du 28 septembre -plus de 150 tués dans un stade de Conakry, théâtre d'un meeting d'opposants- qu'il a ouvert le feu sur son supérieur, le blessant selon ses dires à la nuque. 

"J'ai tiré sur lui, indique Toumba au journaliste Olivier Rogez, parce qu'à un certain moment, il y avait trahison totale à mon égard. Il a essayé de (faire) reposer toutes les charges des événements du 28 septembre (sur moi). Il est venu me chercher à Koundara -camp militaire de Conakry, NDLR- avec tout son cortège dans l'intention de m'arrêter".

Après un bref échange, raconte Toumba, joint par téléphone, "j'ai ouvert le feu sur lui". "Il est tombé, je l'ai laissé; son chef des opérations est parti prendre une arme lourde pour tirer sur moi. On a commencé à se bagarrer."

En revanche, l'ex-aide de camp demeure évasif quant aux circonstances de sa fuite, menée à bien en dépit de la présence sur les lieux de l'escorte armée de "Dadis".   

La tuerie du 28 septembre a été planifiée, selon lui

S'agissant de la tuerie du stade, Toumba soutient qu'elle a été planifiée par le patron de la junte. Lequel, assure-t-il, "a fait venir 250 nouvelles recrues du Centre d'instruction de l'Armée de mer, habillées en tenue civile, armée en armes blanches et qui ont causé d'énormes massacres".

Le lieutenant, aperçu sur les lieux de la tragédie par de nombreux témoins, affirme qu'il s'y est rendu "pour sauver les leaders (de l'opposition)". "Ce jour-là tous les corps habillés -forces de l'ordre- se sont mal comportés. Mon adjoint a agressé tous les leaders politiques. Moi-même, j'ai reçu des coups et j'en ai donné aussi à certains militaires, policiers et gendarmes."

L'officier en cavale, qui se cache en un lieu tenu secret, n'a nullement l'intention de sortir de la clandestinité. "Je ne compte pas me livrer, précise-t-il encore dans l'interview recueillie par RFI, parce qu'ils -allusion aux leaders d'une junte conduite aujourd'hui par le ministre de la Défense Sékouba Konaté- ne veulent pas que la vérité soit connue. Ils préfèrent me tuer."


L’aide de camp guinéen admet avoir tiré sur le capitaine Camara

 

Par Reuters, publié le 16/12/2009 à 17:28

 

CONAKRY - Le lieutenant Aboubacar "Toumba" Diakité, ancien aide de camp du chef de la junte militaire guinéenne, a reconnu avoir tiré le 3 décembre sur le capitaine Moussa Dadis Camara par crainte d'être tenu pour responsable du bain de sang du 28 septembre à Conakry.

"Je lui ai tiré dessus parce que (...) Camara a commis un acte de trahison", a-t-il confié à RFI à partir d'un lieu tenu secret.

"Il a tenté de me faire porter l'entière responsabilité de ce qui s'est passé le 28 septembre. C'est cet acte de trahison qui m'a amené à agir", a-t-il dit en faisant allusion à la répression sanglante (plus de 150 morts et de nombreux viols) par les bérets rouges de la garde présidentielle d'une manifestation pacifique de l'opposition.

Dans cet entretien diffusé mercredi, il a nié être l'instigateur de la tuerie du stade du 28 septembre.

Le capitaine Camara, touché à la nuque, a été transféré d'urgence à l'hôpital militaire de Rabat où il se trouve toujours. Il ne s'est pas adressé à ses compatriotes et son état de santé demeure un secret d'Etat en Guinée.

La tentative d'attentat contre le chef de la junte a coïncidé avec la présence à Conakry d'une mission d'enquête des Nations unies chargée de faire la lumière sur la tuerie du 28 septembre. L'Onu doit présenter les conclusions de ses investigations d'ici à la fin du mois.

"Toumba" Diakité a assuré sur les ondes de RFI qu'il comptait rester dans le maquis.

La Guinée, premier pays exportateur mondial de bauxite, est provisoirement dirigée par le ministre de la Défense et n°2 du régime, Sékouba Konaté.

 

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 15:10

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Macotedivoire.info-15/12/2009


La France n’est plus aussi souveraine en Afrique que par le passé. Des îlots de contestation s’érigent dans certains pays du continent qui mettent à mal la toute puissance de l’ancienne métropole.

Pour que la luciole ne se contente pas de tout juste briller, c’est dans l’union que les Africains trouveront les moyens de leur indépendance.


Le premier secrétaire de l’ambassade de France au Togo, Eric Bosc, a été expulsé de Lomé pour activités incompatibles avec sa fonction, selon Lomé. Des sources concordantes font état de ses accointances avec Koffi Yamgnane, ancien député du Finistère et ancien maire de Saint Coulitz et probable candidat à la présidentielle togolaise. Ce qui explique qu’il ait été viré par les autorités togolaises. En réponse, la France a prié un diplomate togolais de regagner son pays. Une sorte de réponse du berger à la bergère qui ne va pas sans dire que quelque chose a changé ou est en train de changer dans les rapports entre la France et certaines de ses anciennes colonies.


En effet des années en arrière, il eût été impensable que cela se produisit. Qu’un pays d’Afrique prenne sur lui de demander le départ d’un diplomate de l’hexagone. Bien avant, le Rwanda était allé jusqu’à rompre les relations diplomatiques avec la France chiraquienne, en guise de protestation contre des mandats d’arrêt qui avaient été émis par le juge Bruguière contre des proches du président Kagamé, dans l’affaire de l’avion abattu du président Habyarimana. Récemment, le ministre guinéen de la Communication, Idrissa Chérif, a ouvertement mis en cause la France dans la tentative d’assassinat de Moussa Dadis Camara. Même s’il a été contredit sur la question par son homologue des Affaires étrangères, pour sans doute sauver les apparences, le fait est que la toute puissance de la France s’en trouve écornée. Du reste, il a réitéré ses accusations après la sortie du responsable de la diplomatie guinéenne.


Ce n’est guère une remise en cause totale de l’influence française en Afrique, mais il convient d’admettre qu’il y a comme une sorte de ras-le-bol de l’Afrique libre contre les pratiques néocoloniales d’un pays qui a fait et défait bien des régimes sur le continent. Certes, ce n’est pas demain la veille que les régimes africains pourraient se défaire de la tutelle française, mais il faut noter que partout en Afrique, le désir de libération est bien réel. Mais pour que cela soit, les pays africains doivent s’en donner les moyens. Comment être indépendant si pour vivre, il faut faire appel à des subventions d’équilibre ?


La Centrafrique vient d’en faire l’amère expérience. Le général Bozizé a récemment essuyé la colère de la France qui a menacé de lui couper les vivres, s’il ne limogeait pas l’Indo-pakistanais Saifee Durbar qu’il avait nommé, le 19 janvier 2009, vice ministre des Affaires étrangères et de la Coopération pour permettre à ce dernier de bénéficier de l’immunité diplomatique, alors qu’il avait été condamné à trois ans de prison pour escroquerie et montages financiers douteux. Non seulement le président centrafricain s’est exécuté, il a même procédé à l’extradition de M. Saifee qui a été aussitôt écroué dès son arrivée en France, à la prison de Fleury-Mérogis en région parisienne. « Comment tolérer, s’insurgeait Paris, qu’un escroc notoire, jugé et condamné comme tel par la justice française, se voit confier le département de la Coopération simplement pour bénéficier d’une immunité diplomatique, alors que la France dépense chaque année plusieurs dizaines de millions d’euros pour aider la Centrafrique!» Un camouflet qui montre que la plupart des Etats africains ne disposent pas de moyens de contestation de l’hégémonie de la France, un pays qui les aide à boucler leur budget.


Pour ainsi dire, même si les choses bougent, elles sont timides. Mais c’est en étant fortes que les « protonations » africaines s’offriront les moyens de leur indépendance. Celle-ci passe par la construction d’économies fortes. D’où la nécessaire union des pays africains pour faire pièce à la toute puissance des pays occidentaux.


STS

souleymanetsenn@yahoo.fr

 

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 15:03


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Copenhague : "Un projet d'accord franco-africain"... pour quelle Afrique, quels Africains ?

L'accord franco-africain de Copenhague sera-t-il encore une légitimation internationale de l'alliance séculaire qui unit le (s) locataires de l'Elysée aux tyrans africains (BIYA, DEBY, BOZIZE, SASSOU, BONGO...), que Nicolas Sarkozy reçoit à déjeuner aujourd'hui, mercredi 16 décembre 2009 à 13h00 au Palais de l'Elysée?

Ou alors cet accord visera effectivement à compenser les paysans africains victimes au quotidien de la pollution et de la déforestation occasionnées par l'exploitation anarchique des forêts d’Afrique Centrale par les proches des tyrans conviés à l'Elysée ce midi, notamment leurs propres rejetons (tel Frank BIYA au Cameroun et Francis BOZIZE...), avec la complicité évidente de grands opérateurs français ?

Alors un accord pour quelle Afrique Monsieur Sarkozy? pour quels Africains? On aimerait bien  savoir...

Qui va-t-on compenser ou enrichir à nouveau? BIYA, DEBY, BOZIZE, SASSOU, BONGO (leurs familles)..., ou les paysans africains?...par Copenhague interposé.

http://www.camer.be/index1.php?art=8226

 

Centrafrique

Les fils dans la forêt

http://survie.org/billets-d-afrique/2008/166-fevrier-2008/Les-fils-dans-la-foret

1er février 2008 par Odile Tobner

Pillages des ressources Bois, forêt

Comment les rejetons des présidents camerounais et centrafricains se vont vu attribuer des permis forestiers alors qu’ils sont impliqués dans le scandale de l’exploitation illégale des ressources forestières.

  Le 25 octobre 2007, l’ONG Pour la paix et la bonne gouvernance, domiciliée à Bangui (RCA) et à Yaoundé (Cameroun), envoie une note urgente à Louis Michel, chargé du développement et de l’humanitaire auprès de la Commission européenne. On y expose les conditions douteuses de l’attribution des permis forestiers situés à Bayanga et Salo dans la préfecture de la Sangha Mbaéré (RCA). En effet, alors que la commission d’attribution procède normalement à l’étude des dossiers, le 12 octobre, « à la surprise générale de la majorité des membres de la Commission, un haut responsable du ministère en charge des forêts les informe que, par décision politique de la présidence de la République, ils doivent entériner le choix de la société La centrafricaine des bois tropicaux (LCBT) pour Bayanga et le choix de Société d’exploitation forestière d’Afrique centrale (SEFAC) pour Salo. »

  Le dossier la LCBT n’avait pas été jugé recevable par la commission faute d’avoir fourni les documents nécessaires. Cependant la commission s’incline devant l’oukase. Pourquoi ? L’ONG donne les explications suivantes : « A l’origine, Ingénierie forestière du Cameroun, qui appartient à un holding Financier, la Société africaine d’investissement, a créé dans un premier temps Ingénierie forestière de Centrafrique avant de se raviser et de changer de dénomination pour prendre le nom de La centrafricaine des bois tropicaux. La Société africaine d’investissement et Ingénierie forestière du Cameroun appartiennent à M. Franck Biya, (fils du président). Les parts sociales de LCBT sont partagées entre Franck Biya et Francis Bozizé (fils de François). La société Ingénierie forestière du Cameroun traîne un passé sulfureux. À la demande de la Banque mondiale et de l’Union européenne, un observateur indépendant « Global Witness » a relevé les multiples infractions forestières commises au Cameroun par la société Ingénierie forestière qui a préféré changer de dénomination en RCA »

  Sur les agissements de cette société au Cameroun on ajoute : « La Banque mondiale a fait des enquêtes où il apparaît que les sommes dues par Ingénierie forestière à l’État (taxes, impôts, etc.) s’élèvent à plusieurs milliards de francs CFA. Ingénierie forestière est en quasi faillite. […] Le scandale des exploitations illégales et la mauvaise gestion des ressources forestières par Ingénierie forestière ont été dénoncées par toutes les organisations (Greenpeace, Fonds mondial pour la nature de la Banque mondiale, du WWF, de Global Witness, etc.) qui opèrent au Cameroun. [… S’y ajoutent] le refus de signer un quelconque plan d’aménagement forestier avec l’Autorité en charge de l’Environnement et [… ] la création d’une société commerciale Forestry Inc. basée au Delaware (États-Unis) pour mieux frauder le fisc camerounais ». Quant au permis de Salo attribué à la société SEFAC ? « Derrière la SEFAC, il y a une dame citoyenne de Côte d’Ivoire qui est l’épouse du ministre d’État, conseiller spécial à la présidence de la RCA et autrefois également ministre dans son pays d’origine. Sont également dans la SEFAC des Asiatiques qui, à l’époque, avaient soumissionné pour un permis forestier.  » 

 

Le 16 décembre Alain Girma, ambassadeur de France, représentant de la présidence de l’Union européenne en République centrafricaine et Jean-Claude Esmieu, chef de la délégation de la Commission européenne en République centrafricaine ont adressé une lettre à son président, François Bozizé. Après les compliments d’usage, notamment l’assertion passablement présomptueuse que le secteur forestier « a été jusqu’ici administré de façon exemplaire », les excellences assènent : « Cependant, les partenaires au développement de la république centrafricaine ont récemment appris que les permis n° 188 et 189 avaient été attribués par décrets présidentiels n° 07311 et n° 07312 du 2 novembre dernier respectivement à la LCBT et la SEFAC.

Or, il apparaît clairement, selon des informations concordantes et fiables, que les entreprises attributaires ne répondent pas aux standards internationaux de bonne gouvernance en matière d’exploitation et de commercialisation du bois, notamment au regard des critères de la Banque mondiale. » [2]

  Cette conversion à la vertu, venant des « partenaires au développement », est probablement due au fait que, derrière les attributaires proches des pouvoirs, l’exploitation sera pratiquée par des Asiatiques. Le style de gestion de Franck Biya, dans l’exploitation de la forêt camerounaise, qui a conduit sa société à la déconfiture, alors qu’il doit des sommes considérables à l’État camerounais, n’avait jusqu’à présent choqué personne et ne l’avait nullement empêché de s’installer tranquillement en France dans une villa de milliardaire à Roquebrune-Cap Martin.

Mais, sans doute, mieux vaut tard que jamais.

Odile Tobner (Survie)

 

 

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 03:14


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LIBREVILLE - Les ministres des Finances de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) ont demandé la poursuite des auditions de personnes citées dans l'affaire de détournements à leur banque régionale, la BEAC, dans un communiqué reçu mardi par l'AFP à Libreville.

Le comité des ministres des Finances de la Cémac "a demandé que le programme des auditions des personnes citées dans l'affaire des malversations au Bureau extérieur de Paris (BEP, succursale de la Banque des Etats de l'Afrique centrale-BEAC) se poursuive par les quelques auditions restantes", indique ce texte publié après une réunion le 9 décembre à Bata (Guinée équatoriale).

Le communiqué, qui ne fournit aucun détail sur ces auditions, ajoute que leurs procès-verbaux "seront annexés en l'état au rapport du comité d'audit à présenter" au sommet des chefs d'Etat de la Cémac (six pays), annoncé pour janvier à Bangui.

En septembre, l'hebdomadaire panafricain Jeune Afrique avait révélé des détournements à la BEAC, institution affectée quelques mois auparavant par le scandale d'investissements "toxiques" qui ont fait perdre à la Cémac environ 25 millions d'euros avec la crise financière internationale.

Ces détournements ont ensuite été confirmés fin octobre par un rapport interne de la banque, selon lequel 25 millions d'euros normalement dédiés au fonctionnement du BEP et au règlement de factures de la BEAC ont été détournés de manière frauduleuse par des employés entre 2004 et 2009.

Le document soulignait que le travail des enquêteurs était "loin d'être exhaustif".

Lors d'une réunion le 7 décembre à Douala (Cameroun), le conseil d'administration de la BEAC a adopté la modification du statut du BEP, révèle par ailleurs un communiqué de la banque.

En septembre, Jeune Afrique écrivait que le BEP était "le seul de tous les centres extérieurs de la banque à être rattaché directement au gouverneur" et qu'il faisait "office de bureau d'achat tant pour le siège (...) que pour les six directions nationales et la vingtaine d'agences et de centres de la BEAC".

Les administrateurs de la BEAC ont "décidé de banaliser le rattachement administratif du BEP" et "de recentrer" ses activités, en réclamant un projet de texte sur son organisation, ses attributions et son fonctionnement, selon leur communiqué du 7 décembre.

Ils ont également demandé "la stricte application" d'un programme décidé "en relation avec les services du FMI (Fonds monétaire international)" afin de "restaurer la crédibilité de l'institut d'émission".

Selon la BEAC, après la révélation des malversations, le FMI avait suspendu ses programmes et décaissements en faveur des Etats membres de la Cémac qui regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Cette suspension a été levée le 12 novembre "consécutivement à l'application (...) des mesures convenues avec cette institution internationale".

Fin octobre, les ministres des Finances de la Cémac avaient annoncé que le Gabonais Philibert Andzembé quitterait ses fonctions de gouverneur de la BEAC au prochain sommet de la Cémac. Auparavant, le Gabon avait décidé de le rappeler "en vue de son remplacement".

(©AFP / 15 décembre 2009 23h49)

 

NDLR : Les multiples reports du sommet des chefs d’Etat de la CEMAC de Bangui repoussent ipso facto le sursis du Gouverneur de la BEAC qui est pourtant aussi épinglé dans ces affaires de malversation et détournement et qui aurait dû immédiatement céder son fauteuil, ce qui n’est pas forcément une bonne chose pour cette banque des banques de l’Afrique centrale.

 

 

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