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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 18:17




 

APA-Bangui 2009-09-07 13:19:26 (Centrafrique) Le Collectif de l’opposition centrafricaine a annoncé lundi, au cours d'un point de presse, avoir suspendu sa participation à la mise en place de la Commission électorale indépendante (CEI) jusqu’à la décision de la Cour Constitutionnelle saisie pour se prononcer sur le projet de loi portant Code électoral.

Le Collectif de l’opposition fait remarquer à ce sujet que "ce n'est pas par fantaisie" qu'elle a saisi la Cour Constitutionnelle mais pour des raisons de transparence, ajoutant que "la transparence, on n’en parle pas qu’après les élections".

De plus, a poursuivi le Collectif « ce n’est pas l’opposition qui au départ a saisi la Cour Constitutionnelle au sujet du projet de loi portant Code Electoral ».

 « C’est le Président François Bozizé qui, soucieux de la conformité des dispositions de ce Code avec celles de la Constitution, a demandé à la Cour Constitutionnelle de vérifier si le projet de loi respectait la Constitution de la République Centrafricaine ».

En revanche, le Collectif de l’opposition appelle tous les partis politiques, syndicats, associations, à se joindre à ce mouvement en gestation pour former un front dont la plate forme tourne autour de la défense de la Constitution d’une part et d’autre part le respect des recommandations du Dialogue politique inclusif, lesquelles constituent des acquis inaliénables de la lutte du peuple centrafricain.

Le Collectif de l’opposition est constitué de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), de l’Association de la Solidarité pour le Développement (ASD), de l'Association Londö et d'autres partis tels que le Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (Patrie), le Forum Civique (FC) et la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS).

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 18:10




       Cyriaque Gonda et JJ Demafouth

 BANGUI - (Xinhuanet 07/09/2009) - Le président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), rébellion active dans le Nord du République centrafricain depuis fin 2005, M. Jean-Jacques Demafouth, a demandé samedi au gouvernement d'apporter une assistance à son mouvement pour faire cesser les tracasseries faites aux populations civiles.

"Nous souhaitons que le gouvernement fasse un acte qui permette de prendre en charge les éléments", a déclaré M. Démafouth, qui a revendiqué un effectif d'environ 5 000 hommes au cours d'une conférence conjointe avec le ministre d'Etat chargé de la Communication et de la Réconciliation nationale, M. Cyriaque Gonda.

L'assistance sollicitée par le chef de l'APRD devrait permettre à ses hommes d'assurer leur quotidien en attendant la phase opérationnelle du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

Vice-présidents du comité de pilotage du programme DDR, MM. Demafouth et Gonda ont achevé par un meeting, vendredi à Tiringoulou (1048 km au nord de Bangui), une tournée destinée à sensibiliser les ex-rebelles et les populations à la nécessité de soutenir le programme DDR, censé ramener une paix durable dans le pays avant des élections présidentielles et législatives prévues pour mars 2010.

Lancée le 13 août dernier par le président François Bozizé, la campagne de sensibilisation sur ce programme, qui devrait s'achever le 13 septembre prochain, a conduit les organisateurs dans 5 des préfectures du Nord du pays affectées par des affrontements armés dus à l'existence de plusieurs groupes armés depuis la fin de l'année 2005.

Pour mémoire, le gouvernement centrafricain a signé, le 21 juin 2008 à Libreville, au Gabon, avec les groupes armés un accord global prévoyant la fin des hostilités, le cantonnement des troupes et la mise en oeuvre d'un programme DDR.

© Copyright Xinhuanet

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 18:05




 

 

par Madior FALL | SUD QUOTIDIEN  lundi 7 septembre 2009

Après l’ère des pères de la Nation, celle des putschistes galonnés, les conférences nationales, le multipartisme intégral, voici venue l’heure des héritiers présomptifs ! Kabila fils au Congo démocratique, Faure Gnassingbé au Togo hier, Ali Bongo Odimba au Gabon aujourd’hui. Demain, lequel des autres fils de…roi prendra la place du père ? Après le discours de La Baule et ses conférences nationales suscitées, le multipartisme intégral et les alternances démocratiques, la dynastie est en marche en Afrique. C’est l’avènement des fils de chefs.

C’est parti ! Même si au Gabon, la rue que la défaite essuyée par les « Panthères » devant les « Lions indomptables » du Cameroun en éliminatoire de la Coupe du monde samedi dernier a encore attisée dans certaines villes du pays refuse de se calmer au lendemain de la présidentielle. Elle s’en prend violemment à ce qu’elle considère comme une forfaiture, un déni de justice, une fraude massive pour cautionner la « succession dynastique » au pouvoir à la suite d’un simulacre d’élection à un tour. Qu’à cela ne tienne, Ali Bongo a été déclaré président de la République. Avant lui, Faure Gnassingbé au Togo. Kabila « fils » avait lui, réussi au Congo démocratique le parricide parfait.

L’ère des dynasties est-elle ainsi de retour en Afrique ? Kabila, Gnassingbé, Bongo, Mohamed Kadhafi, l’aîné, fils d’un premier mariage, président de l’organisme libyen des télécommunications ou encore Hannibal Kadhafi et/ou encore Seif el Islam Kadhafi, le plus impliqué sur le plan politique des fils du « roi » libyen. Seif est surtout connu pour son rôle dans l’indemnisation des familles des victimes de l’attentat de Lockerbie et du DC-10 d’UTA abattu par des Libyens en 1988. Il dirige la fondation Khadafi10. Gamal le fils du Raïs égyptien : Hosni Moubarak a été nommé secrétaire chargé de l’orientation politique du Parti national démocrate (Pnd, au pouvoir) par son père et demain les Wade au Sénégal ? Un certain Bourgi, avocat franco-libano-africain de son état et affairiste patenté assure, renseignent des sources généralement bien informées de milieux diplomatiques du continent, qu’il a une nouvelle mission : celle d’installer les fils de chef au pouvoir. Mission « hautement » lucrative si cela se trouve dont il se vanterait sur tous les vols en destination du continent.

Les Pères de la nation

Au début était l’ère des Pères de la nation. Ils sont ainsi nommés pour avoir acquis l’indépendance de leur pays et fondé la nation comme communauté politique dans un Etat de personnes libres et égales en droit. On peut citer parmi ces pères de la Nation, l’Américain Washington, l’Indien Gandhi, le Tunisien Bourguiba. En Afrique qui nous occupe, de fortes individualités que sont : les figures binaires Lumumba-Kasavubu du Congo-Kinshasa, actuel Congo démocratique, auparavant Zaïre de Mobutu, Ruben Um Nyobé-Amadu Ahidjo du Cameroun. Apithy-T. Ahomadegbe du Dahomey, actuel Bénin, ou les quatre du Nigeria : N. Azikiwe-A. Tafawa Balewa-Obafemi-Awolo-A. Bello.

Le couple sénégalais : Léopold Sédar Senghor-Mamadou Dia, l’Ivoirien Houphouët-Boigny, le Guinéen Sékou Touré, le Malien, Modibo Keïta pour ne citer qu’eux, la liste n’est point exhaustive, furent les précurseurs de l’histoire post-indépendance de leurs pays respectifs. Ils ont donné la cadence et impulsé la marche. Leur modèle était le monocentrisme absolu. Une seule nation, un seul Etat, un seul peuple, un seul chef. L’unité de moyen : un parti, une doctrine idéologique. La concentration des fonctions : le président est celui du parti et de la République, souvent même et du conseil de gouvernement.

Le chef de l’État est en même temps le chef suprême des armées, parfois ministre de la Défense. Une conception : curieux mélange du centralisme démocratique soviétique et de la chefferie traditionnelle africaine, qui structure le discours autour du développement comme action et processus de transformation sociétale. Un discours fondateur, structure idéologique efficace. Un discours qui révèle un chef qui est tour à tour architecte de la construction nationale, stratège conduisant la guerre contre le sous-développement, pédagogue enseignant les valeurs cardinales d’unité, de travail, de paix et d’harmonie, poète chantant et l’amour et l’Afrique, justicier hiérarchisant les peines et les récompenses, voire prophète annonçant l’âge d’or. Me Wade le touche à tout en est-il le dernier sur le continent ?

Les putschs

Si dans quelques États où la succession a été régulière, on a échappé jusqu’ici au parricide : Gabon (1967), Kenya (1978), Sénégal (1980), Cameroun (1982), Tanzanie, cet acte de mise à mort politique qui évince le père du pouvoir plutôt que de le détruire. Il n’en est pas toujours ainsi. Mais avant les « parricides », les putschs des galonnés. C’est ainsi qu’en Guinée Conakry à la mort du président Sékou Touré l’armée prit le pouvoir. En Guinée-Bissau les coups d’Etat militaires rythment la marche de la nation depuis 1974. Au Mali, en Mauritanie, au Burkina Faso. En Gambie voisine, en Sierra Léone, au Libéria en Côte d’Ivoire avec le général Guéi. Au Niger et au Nigeria. Le Ghana etc. Plus loin de nous en Centrafrique, au Congo Brazzaville… Partout les officiers généraux, supérieurs, officiers et sous officiers ont pris la place des Pères de la Nation. Le Sénégal fait figure d’exception qui confirme la règle dans la sous-région.

N’empêche l’Afrique continue sa transition vers la démocratie même si le pouvoir Kaki paraît servir de clé à cette transition. Mais aujourd’hui après les putschs et autres coups d’Etat militaires des années 1970 à 1990, les conférences nationales à la suite du discours de La Baule de 1991 et le multipartisme intégral, on semble assister au retour de la dynastie. Chaque chef d’Etat nourrissant ou caressant l’idée de se faire remplacer par son fils. Et cela d’autant plus que plusieurs d’entre eux se sont surpris à se prendre pour le dernier des… pour ne pas y avoir pensé plutôt en se rendant compte que le « simple sergent » analphabète du Togo, Gnassingbé Eyadema avait planifié sa succession.

La preuve ! Au Sénégal cependant, autant on met en relief l’exception de n’avoir jusqu’ici connu un coup d’Etat militaire, autant on y souligne « l’impossibilité » d’une dévolution monarchique du pouvoir même revêtu du manteau de la démocratie. Simple vœu pieux de démocrates ou traits caractéristiques d’un peuple qui commerce avec la République depuis longtemps ? Toujours est-il que le fils a maintenant une fonction ministérielle et d’Etat pour faire bonne mesure. Il ne cache nullement ses ambitions présidentielles même si les urnes du 22 mars dernier semblent avoir douché ce projet. En ce qui le concerne, de Conseil spécial de son père, président du Conseil de surveillance de l’Anoci, il arbore aujourd’hui le grade envié de ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Infrastructures, des Transports aériens et de l’Aménagement du territoire. Excusez du peu ! Tremplin pour prendre la suite du père ? L’avenir le dira.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 01:21




 

Selon des informations vérifiées et parfaitement dignes de foi d’une source ayant souhaité garder l’anonymat pour d’évidentes raisons de sécurité, il y a trois mois lorsque l’actuel ministre centrafricain délégué à l'élevage, Youssoufa Mandjo a fait venir tous les chefs peuhls des communes d’élevage du pays à Bangui pour prendre part à une réunion de campagne électorale qui ne voulait pas dire son nom, présidée d’ailleurs personnellement par Bozizé soi-même,  il leur a exigé de lui remettre cinquante boeufs par campement peuhl afin qu'il puisse les offrir au président Bozizé, à la demande pressante de ce dernier. Résultat des courses, ce sera plusieurs milliers de têtes de bétail qu'il aura ainsi rackettées aux peuhls. Même si certains éleveurs ont catégoriquement refusé cette forme d’impôt et ont émigré au Cameroun.

Ainsi, en dormant et sans le moindre effort, Bozizé - et sans doute son intermédiaire le zélé Youssoufa Mandjo également mais avec un nombre moindre – se retrouve à la tête d’un considérable cheptel de boeufs. Cela est un véritable scandale d’une exceptionnelle gravité dont l’opinion doit être informée et qui doit être énergiquement dénoncé. Bozizé a promis à certains chefs peuhls et à d’autres remis un véhicule 4x4 par chef peuhl.  Il est déjà en campagne électorale auprès des chefs éleveurs peuhls. L’objectif inavouable par Bozizé est de contrer d’avance la campagne qu’il redoute déjà, du candidat du MPLC dans les communes d’élevage peuhl, Martin Ziguélé ayant sur lui l’inestimable avantage de s’exprimer parfaitement en langue Foulbé.

Il n’y a pas longtemps, Centrafrique-Presse avait déjà révélé sans le moindre démenti des concernés, que plusieurs dignitaires du régime de Bangui, en particulier presque tous les hiérarques des Forces armées centrafricaines, depuis le ministre actuel de la défense, qui n’est autre que Francis le fils de Bozizé, jusqu’aux différents chefs d’état major des Faca, à commencer par François Bozizé, puis le général Jules Bernard Ouandé, actuellement ministre de la sécurité, le ministre des affaires étrangères le général Antoine Gambi et celui actuellement en exercice le général François Mobébou, sont tous propriétaires de cheptels de bœufs rackettés aux éleveurs peuhls.

De même, lorsque la mère du président Bozizé était décédée le 9 février dernier, c’est un secret de polichinelle à Bangui que plusieurs éleveurs peuhl avaient été aussi rudement mis à contribution pour l’alimentation en viande durant la période du deuil, lors des veillées mortuaires organisées à plusieurs endroits à la fois. Ces inqualifiables et inadmissibles pratiques sont d’un autre âge et doivent cesser. Il y a manifestement des procès qui se perdent dans ce pays.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 01:07




 

NE NOUS LAISSONS PAS DISTRAIRE !


Face à certains déferlements médiatiques de ces derniers jours sur des radios internationales, repris par des journaux ici et ailleurs, quelques camarades, amis et sympathisants se posent ou me posent la question de savoir ce que je pense, ce que le Parti pense de toutes ces déclarations fracassantes. Alors je voudrais ici et maintenant les rassurer en leur rappelant les deux points suivants :
 

- Le Congrès extraordinaire de notre Parti, régulièrement convoqué et réuni à Bangui le 13 juin 2009, a bien désigné un candidat et un seul, votre serviteur Martin ZIGUELE, pour nous représenter aux élections présidentielles de mars 2010. Cette décision a fait l’objet d’une résolution votée par acclamation par les congressistes, qui à l’occasion ont également désigné le seul adversaire  politique du MLPC : il s’agit de François BOZIZE YANGOUVONDA, par ailleurs Président Fondateur de KNK.
 

- Plus loin, le IIIème Congrès Ordinaire de notre Parti, régulièrement convoqué et tenu à Bangui du 21 au 23 juin 2007, a mis en place les structures de direction actuelle du Parti avec votre serviteur Martin ZIGUELE comme Président, pour un mandat de trois ans, expirant en juin 2010. Certaines personnes ont cru devoir contester cette décision du Congrès devant les tribunaux centrafricains et ont été déboutées aussi bien en grande instance qu'en appel. Maintenant, elles ont introduit un pourvoi en cassation, pour demander la suspension par la Cour de Cassation de l’exécution de ce jugement qui leur interdit notamment de parler et d’agir au nom du MLPC, en attendant un examen au fond de leur requête. Comme tous les étudiants de droit le savent, le pourvoi en cassation ne suspend pas les effets de la décision de la Cour d’Appel.


En conclusion, j’exhorte tous les camarades, amis et sympathisants à ne pas se laisser distraire dans des combats d'arrière garde, et nous ne nous trompons pas d'adversaire, car notre seul adversaire est François BOZIZE YANGOUVONDA.


Continuons à nous organiser et à nous mobiliser, car la victoire de notre Parti sera le résultat de note engagement et de notre travail sur le terrain, dans tous les recoins de la RCA et à l’extérieur, c’est-à-dire  partout où vivent et travaillent nos compatriotes.
 

 Je demande donc à toutes et à tous de ne pas se laisser distraire car l'histoire ne se répète pas.


Martin ZIGUELE
 

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 00:56




 

05-09-2009    Source : gaboneco

Bruno Ben Moubamba, candidat à l'élection présidentielle du 30 août dernier qui s'était illustré par une grève de la faim durant toute la campagne électorale pour dénoncer l'«illégalité» du scrutin, dénonce le 5 septembre rôle des réseaux français dans le «coup d'Etat électoral» en cours au Gabon. Dans une lettre reprenant le célèbre «J'accuse» de Victor Hugo, que nous publions in extenso, Bruno Ben Moubamba affirme que certains réseaux français, impliquant notamment un des «parrain» de la Françafrique, Robert Bourgi, seraient impliqués dans la falsification et la légitimation des résultats donnant la victoire à Ali Bongo Ondimba, le fils du défunt président et candidat du parti au pouvoir.

 

«Selon nos sources, les autorités françaises ont anticipé le fait que la continuité du système PDG causerait la mort d'un millier de Gabonais. Nous en avons une première illustration en ce moment même à Port-Gentil.

 
Le sang des Gabonais a commencé à couler parce que nous n'acceptons pas le coup de force, parce que nous n'acceptons pas le coup de force électoral et parce que, comme tous les êtres humains, nous voulons vivre libres et mener une existence normale sur une terre enfin normalisée. Aujourd'hui des Gabonais tuent des Gabonais et nous sombrons peu à peu dans une spirale infernale.


Le 5 juin 2009, à l'Assemblée Nationale française, j'ai appelé la France à faire preuve de compréhension envers les peuples Africains, à commencer par le peuple Gabonais, car nous ne sommes pas des primates à peine évolués mais des personnes à part entière qui, de surcroît, ont payé le prix de la liberté du peuple Français.

 
En rappelant la célèbre formule d'André Malraux qui, en rendant hommage au résistant Jean Moulin lors du transfert de ses cendres du Panthéon s'était écrié : «Entre ici Jean Moulin !», je pensais du fond de mon cœur que la France Libre allait comprendre l'aspiration des Africains en général, et des Gabonais en particulier, à vivre libérés.


Je suis au regret de le dire mais, ce soir, la France me déçoit et déçoit le peuple Gabonais. Nous avons le sentiment que le sang d'un Gabonais ne pèse rien devant un baril de pétrole. La France a choisi de couvrir, en le niant, le coup de force électoral au Gabon, organisé avec l'aide de Robert Bourgi, un mafieux international qui s'est déjà tristement illustré en RDC - l'ex Zaïre - auprès du maréchal Mobutu et qui, malgré ses échecs, est prêt à recommencer au Gabon pour 30 ou 40 ans de plus.


Aujourd'hui à Port-Gentil, on tue des Gabonais comme on tue des singes dans la forêt. Et ce faisant la France éternelle que nous aimons prend la lourde responsabilité de se voiler la face et de persister dans son autisme politique.


Si la France perd son âme et laisse tuer les Africains, je le dis solennellement, elle perdra le Gabon comme elle est déjà en train de perdre la Côte d'Ivoire. Les tueries à venir, celles du peuple et celles des leaders que nous sommes, n'empêcheront pas la destruction progressive de la françafrique et la disparition de l'influence française sur l'Afrique francophone. Les intérêts français ne seront pas préservés dans le renoncement à l'éthique et à la morale internationale.

Je l'ai dit également au Forum de Reims le 4 avril dernier : les enfants des anciens indigènes, ceux dont les morts reposent dans la terre de l'Est de la France, réclament un retour d'ascenseur. Nos pères ont libéré par deux fois la France de la servitude, elle nous doit au minimum que nous soyons enfin libérés de l'esclavage, de la dictature, de la corruption et de la mauvaise gouvernance.


L'enrichissement à venir de millions d'Africains, et l'apaisement social qui va avec, réduira l'émigration vers l'Europe, il créera une nouvelle classe moyenne et de nouveaux consommateurs performants, la crise financière internationale sera réduite, la part qui revient au Gabon étant mieux gérée, les multinationales seront plus performantes et le sentiment anti-français baissera dans notre sous-région.


Moi, Bruno Ben Moubamba, j'accuse la France d'être derrière le coup d'Etat en cours au Gabon et je dis au Président français Nicolas Sarkozy qu'il n'est pas dans l'intérêt de la France d'agir comme elle le fait pour le moment.


Nous sommes contraints d'admettre, avec horreur et écœurement face aux morts, face au sang qui a commencé à couler au Gabon, que notre problème ne s'appelle pas seulement Ali Bongo Ondimba ou Pascaline Mferi Bongo. Notre problème au Gabon s'appelle aussi Total, Areva, Eramet, Bolloré, etc.


Je l'affirme parce que la France, ce grand pays, peut supporter la vérité. Je l'affirme parce que je n'ai pas l'intention de vendre mon âme pour plaire à on ne sait qui pour on ne sait quoi. Je l'affirme parce que je crois du fond de mon cœur que la seule solution est un nouveau partenariat gagnant-gagnant.


Ma francophilie n'est plus à démontrer. J'aime la France de Clovis à Victor Hugo en passant par l'Abbé Pierre, sans oublier de Gaulle ou Mitterrand, mais je n'accepterai jamais le comportement des réseaux français de l'ombre qui salissent l'âme de la France, patrie des Droits de l'Homme, qui organisent en sous main la confiscation de la démocratie, le massacre d'un peuple et la fin de l'espérance pour toute une génération.


Que les Français fassent ce qu'ils veulent, qu'ils nous traitent comme ils l'entendent, mais nous refusons de céder devant le coup d'Etat électoral et nous ne craignons pas la mort.

L'Histoire jugera entre nous et les autorités françaises qui ont laissé, dans un silence assourdissant, Robert Bourgi et ses «amis» organiser la mort de l'espoir au Gabon».





Une des premières victimes de Port-Gentil


3ème jour de violence à Port Gentil, l'oppostion accuse le gouvernement

Koaci.com Libreville 5 sept 2009

Alors que les violences n’ont cessé cette nuit de samedi à dimanche à Port Gentil malgré l’appel au calme du nouveau président Ali Bongo, le « front du refus » a vu le jour à Libreville.

Toute l’opposition était rassemblée ce samedi après midi aux alentours de 16h (gmt+1) dans le quartier « ancienne sobraga » de Libreville au siège de l’UGDD, le parti du candidat Zacharie Myboto. Tous les candidats dits de l’opposition, excepté le candidat indépendant Oyama qui avait plus tôt reconnu la victoire d’Ali Bongo, avaient répondu présents. Ils se sont donc réunis afin d’apporter chacun ses revendications et arguments quant à la fraude électorale qu’eux tous dénoncent activement depuis l’annonce, jeudi dernier, des résultats par le Ministre de l’intérieur et de la défense Jean François Ndougou. Pierre Mamboundou de l’UPG était représenté par son directeur de campagne Fidèle Waura.

A 18h, l’ancien premier ministre et candidat indépendant à l’élection Jean Eyeghé Ndong a, lors d’une conférence de presse donnée à la suite de cette réunion, annoncé la mise en place de trois commissions qui constitueront « le Front du refus » dont une de comparaison des Procès verbaux (pv), une de centralisation des résultats et la dernière de recensement des irrégularités. Ce dernier a aussi, au nom de l'ensemble, accusé le gouvernement d’être à l’origine des violences à cause de la proclamation de résultats jugés faux. En effet, entre autre, selon le collectif, le décompte des voix de la province de l’Estuaire n’aurait pas été achevé par la CENAP et de nombreuses anomalies auraient été constatées dans les provinces de l’Ngounié et du Haut Ogooué. Il a aussi indiqué que les 3 représentants de l’opposition à l’intérieur de la CENAP, un vice président, un rapporteur et un assesseur n’auraient pas signé le document final de proclamation des résultats qui créditait rappelons le Ali Bongo de 41,73% des suffrages exprimés.

Il reste désormais 8 jours à l'opposition pour mener protestation devant la cour constitutionnelle, reste à savoir si ce délais sera suffisant afin de reprendre le décompte des pv, pour l'heure la situation est toujours tendue et confuse au Gabon au lendemain de l'élection d'Ali Bongo.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 00:53




 

AFP 05/09/2009 | Mise à jour : 20:38

Les résultats de l'élection présidentielle du 30 août au Gabon remportée par Ali Bongo, "sont faux", ont réaffirmé samedi à Libreville plusieurs candidats malheureux au scrutin, dont l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, classé deuxième dans le scrutin.

"Nous savons que les résultats annoncés par le ministre de l'Intérieur sont faux", a déclaré à la presse l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, qui s'était désisté en faveur de André Mba Obame avant le scrutin.

Jean Eyéghé Ndong s'exprimait devant la presse au nom de plusieurs candidats. Certains d'entre eux ou leurs représentants étaient réunis au siège de campagne de l'opposant Zacharie Myboto.

André Mba Obame, qui n'était pas apparu depuis la dispersion d'un sit-in de l'opposition jeudi matin, était présent et n'avait pas de blessures apparentes. Sollicité, il n'a pas souhaité s'exprimer.

En revanche, l'opposant historique Pierre Mamboundou, classé troisième au scrutin et qui n'avait pas non plus été vu en public et n'avait fait aucune déclaration depuis jeudi, était absent, mais représenté à cette rencontre.

 

Gabon: nouvelle mission d'un émissaire de l'UA pas justifiée

LIBREVILLE - Une nouvelle mission de "diplomatie préventive" au Gabon de Moustapha Niasse, émissaire de l'Union africaine, "ne se justifie pas", a souligné le gouvernement gabonais, affirmant qu'un calme progressif s'installait dans le pays après des violences post-électorales.

Dans un communiqué publié samedi soir, le gouvernement gabonais affirme apprécier "l'intérêt" de la Commission de l'Union africaine (UA) qui "envisage de dépêcher à nouveau (au Gabon) Monsieur Moustapha Niasse (ex-Premier ministre sénégalais) à la tête d'une délégation en vue de continuer à apporter une contribution à l'aboutissement heureux de la transition ouverte le 8 juin", au décès du président Omar Bongo Ondimba.

"En l'état actuel de la situation (...), la venue d'une telle mission ne se justifie pas. Aussi, il n'apparaît pas nécessaire de la part de la Commission de l'UA d'initier une mission dont la vocation concerne les pays membres en crise", poursuit le communiqué.

L'UA avait indiqué vendredi dans un communiqué qu'elle prévoyait "de dépêcher" M. Niasse à Libreville "dans la poursuite de ses démarches de diplomatie préventive", après une première mission effectuée du 24 au 29 août, veille de l'élection présidentielle.

Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo Ondimba, a été déclaré élu avec 41,73% des voix à l'issue du scrutin, ce que conteste l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame (classé 2e) et l'opposant Pierre Mamboundou (classé 3e).

Depuis l'annonce de son élection, jeudi, des troubles ont eu lieu à Libreville mais surtout à Port-Gentil (ouest), capitale pétrolière du pays placée depuis sous couvre-feu de 19H00 à 05H00 GMT et où au moins deux personnes sont mortes.

Selon le gouvernement gabonais, "la situation dans la ville de Port-Gentil, qui était, en effet, préoccupante revient progressivement à la normale et le calme y règne désormais" et "le couvre-feu décrété sera très prochainement levé".

Vendredi, le ministre de l'Intérieur et de la Défense avait indiqué que le couvre-feu était instauré "jusqu'à nouvel ordre".

"Les forces de sécurité poursuivent leur mission de prévention et de sécurité à Port-Gentil. Quant à Libreville, la situation s'est normalisée au lendemain de l'annonce des résultats" du scrutin, poursuit le gouvernement gabonais, assurant notamment que "la libre circulation des personnes et des biens (était) entièrement observée".

Dans son communiqué, la Commission de l'UA avait invité les Gabonais à "faire preuve de la plus grande retenue". Cette institution est dirigée par Jean Ping, ex-ministre gabonais des Affaires étrangères.

Le président en exercice de l'UA, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a félicité par téléphone Ali Bongo pour son élection, a rapporté samedi l'agence officielle libyenne Jana.

(©AFP / 05 septembre 2009 21h50)

 

 

On achève mal la Françafrique

Analyse

La victoire d’Ali Bongo apparaît comme une occasion ratée de rompre avec les usages du passé.

Par CHRISTOPHE AYAD, THOMAS HOFNUNG Libération 04/09/2009 à 00h00

La «rupture» prônée par Nicolas Sarkozy et les anciennes colonies françaises en Afrique n’a pas duré le temps d’un mandat : le président français a beau multiplier les déclarations, promettre une remise à plat des accords de défense, assurer qu’il veut couper le cordon ombilical, le «pré carré» lui colle aux basques comme le sparadrap du capitaine Haddock. Il a suffi de quelques gestes, de quelques maladresses et d’un peu de peur, en tout début de mandat, pour que les Africains comprennent le message subliminal : pas plus que ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy n’entend rompre - ou ne parvient à le faire - avec les délices vénéneux de la «Françafrique», alors qu’il avait proclamé, dès 2006 à Cotonou, sa volonté de «rompre avec les pratiques du passé» et d’entamer un échange d’égal à égal, basé sur les seuls intérêts de chacun.

«Conseils». Premier acte : le 6 mai 2007, Omar Bongo est le premier chef d’Etat à saluer au téléphone le nouveau président français. Mais, le lendemain, il donne, sur RFI, une version autrement croquignolesque de cet échange. Ce serait Sarkozy qui aurait appelé le doyen des chefs d’Etat africain et non le contraire, pour le «remercier de ses conseils» durant la campagne électorale. L’Elysée ne dément pas.

Deuxième acte : en juillet 2007, Nicolas Sarkozy veut effectuer une première minitournée africaine. L’Elysée songe à l’Afrique du Sud, au Ghana, tous deux anglophones et exemplaires à des titres divers mais, faute de temps, rien n’est «booké». On se rabat alors sur le pré carré, toujours disponible et prêt à recevoir.

Affront. Pour ne pas perdre de temps, Nicolas Sarkozy en profite pour effectuer au préalable une tournée en Libye, afin de remercier Muammar Kadhafi, qui vient de libérer les infirmières bulgares. Dans la foulée, il prononce le catastrophique discours de Dakar sur l’homme africain qui ne serait pas «assez entré dans l’histoire» et termine par une escale ennuyée au Gabon, chez le patriarche Bongo. Ce dernier aurait fait comprendre qu’une première tournée africaine sans passer par le palais du bord de mer à Libreville serait un affront irréparable. Sarkozy a cédé, sans masquer son peu d’intérêt pour la chose. Trop tard, le message est passé auprès des opinions africaines.

Troisième acte : les pieds nickelés de l’Arche de Zoé sont arrêtés au Tchad à la suite de leur projet de faire venir en France des centaines d’orphelins du Darfour, en fait des petits Tchadiens… Emprisonnés et jugés, ils sont devenus une monnaie d’échange. Idriss Déby les gracie au lendemain d’un assaut avorté des rebelles sur la capitale N’Djamena, en février 2008, que l’armée française a aidé à repousser, alors que le président est en train de convoler avec Carla Bruni. La boucle est bouclée.

Pourquoi la volonté initiale de rupture s’est-elle délitée aussi rapidement ? Par inexpérience, à cause de la force des habitudes - les acteurs africains, dirigeants comme opposants, continuent de solliciter le soutien de Paris, vu comme un précieux sésame - mais aussi en raison de la volonté de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, de gérer en direct les affaires étrangères en général et africaines en particulier.

La succession d’Omar Bongo aurait pu offrir l’occasion, pour Paris, de marquer la rupture promise, mais le rendez-vous a été manqué, comme lors de la succession de feu Eyadéma au Togo, en 2005, sous Chirac. Même si l’Elysée s’en défend, les Gabonais ont acquis très vite la conviction que Paris soutenait Ali Bongo. A tort, assurent certains conseillers du Président.

Sifflets. Voire. Ali Bongo n’a-t-il pas été reçu à l’Elysée à l’été 2008 ? Oui, répond-il à l’hebdomadaire Jeune Afrique, mais «dans le cadre de mes fonctions de ministre de la Défense». L’argument ne convainc pas. L’avocat Robert Bourgi, très proche de Claude Guéant et de Nicolas Sarkozy, a publiquement soutenu le fils Bongo. Et au printemps, lors du séjour d’Ali Bongo à Paris pour une intervention chirurgicale, Claude Guéant s’est porté à son chevet.

Ce soutien affiché par le premier cercle du président français n’a pas échappé aux Gabonais. Lors des funérailles de «papa Bongo», des sifflets avaient accueilli Nicolas Sarkozy à Libreville. L’incident avait été préparé, et le chef de l’Etat l’avait imputé aux médias français qui auraient eu le tort d’annoncer trop tôt la mort d’Omar Bongo

En réalité, son fils a su rassurer Paris sur la défense de ses intérêts, économiques et stratégiques, au Gabon. Ignorant le ressentiment de la population qui aspire à un réel changement, le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, avait appelé, à l’avance, les Gabonais à accepter les résultats. Autrement dit : la victoire inéluctable du fils Bongo.

 

 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 00:09




 

Source: Government of the Central African Republic (Govt. CAR)

Date: 03 Sep 2009


La cérémonie de signature de l'Accord de Base entre le gouvernement de la République Centrafricaine représenté par le Ministre Affaires Etrangères, de l'Intégration et de la Francophonie M. Antoine GAMBI et le PAM par la Représentante de cette Agence Mme KAI-KAI, a eu lieu le mercredi 02 septembre 2009 au Ministère des Affaires Etrangères sous la supervision de Son Excellence Sylvain MALIKO, Ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale.

Deux discours ont ponctué cette cérémonie. Le premier a été prononcé par la Représentante du PAM qui a mentionné dans son intervention que l'heureux aboutissement de l'événement est un long processus de travail entrepris par les cadres de l'une des Agences du Système des Nations –Unies en RCA dont elle a la charge et les Experts des Départements du Plan, des Finances et des Affaires Etrangères.

Mme KAI-KAI a rappelé que cet Accord de 1969 a permis la mise en exécution de différents programmes et projets dans les secteurs de l'Education, de la santé, des Affaires Sociales, de l'Agriculture et des opérations d'urgence suite aux troubles politico-militaires dont le pays avait souffert durant cette décennie. Pour la Représentante du PAM, l'évolution du monde apporte avec elle de nouvelles réalités qui imposent de nouvelles dispositions et par conséquent, des textes plus à même de répondre aux nouveaux défis lancés. La République Centrafricaine qui ne saurait être en marge de l'évolution, franchit ce jour ces pas décisif et historique.

Elle a renchéri en disant que la signature de cet Accord, renforcera la chaine d'un réel partenariat devant permettre au gouvernement et au PAM de mettre en place de nouveaux programmes et projets pour réduire la pauvreté en RCA et ainsi atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Elle a dit qu'elle saisit l'opportunité que lui offre cette tribune pour rendre un hommage particulier à leurs Excellences, Monsieur le Ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale et à Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration et de la Francophonie dont les contributions ont permis l'élaboration de ce texte qui définit le nouveau cadre de coopération entre la RCA et le PAM.

Mme KAI-KAI a terminé ses propos en exprimant toute sa gratitude à tous les cadres nationaux et internationaux qui n'ont ménagé aucun effort pour que ce document, cadre juridique adapté à la nouvelle donnée de partenariat RCA/PAM, soit produit dans le temps.

Pour le Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration et de la Francophonie Antoine GAMBI, depuis l'établissement des liens de coopération entre la République Centrafricaine et le Programme Alimentaire Mondial intervenu le 31 janvier 1969 suite à la conclusion d'un accord, il est donc utile d'envisager la révision de cet instrument juridique devenu désuet, afin de l'adapter à l'évolution actuelle de la coopération entre les deux parties pour rendre le PAM plus efficace dans l'exécution de ses taches.

Le membre du gouvernement a ajouté que la RCA, pays post conflit, a bénéficié de l'attention particulière de la Communauté Internationale, qui n'a ménagé aucun effort pour lui apporter tout l'appui nécessaire dans la résolution de ses problèmes de développement socioéconomique.

M. GAMBI, poursuivant son allocution, a souligné que le gouvernement apprécie à sa juste valeur le concours multiforme du Programme Alimentaire Mondial (PAM) en faveur des populations centrafricaines. Cette aide a permis la réalisation de divers programmes d'action entrepris et des projets dans le cadre de la mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP).

Toujours dans le même ordre d'idées, le Ministre GAMBI a indiqué que l'intensification des opérations de secours d'urgence démontre de l'intérêt que les organismes du Système des Nations-Unies en général et en l'occurrence le PAM accorde à la promotion économique de la République Centrafricaine .Il a dit à la Représentante de compter sur son soutien et de celui du Ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale pour l'accompagner dans l'accomplissement de sa mission.

Pour terminer son intervention, le Ministre GAMBI a fait savoir qu'en procédant à la conclusion de cet Accord de base, le gouvernement entend ainsi offrir un nouveau cadre juridique approprié, susceptible de permettre aux parties de relever le défi majeur de développement qui se pose à la République Centrafricaine, et demeure convaincu que celui-ci renforcera davantage les relations de coopération entre la RCA et le PAM et surtout de les inspirer à concevoir de nouveaux projets pouvant être mis en chantier, aux fins de la réhabilitation des conditions de vie des populations centrafricaines en milieu rural.

La signature et l'échange des documents ont mis fin à la cérémonie qui a regroupé les cadres du Ministère du Plan, des Affaires Etrangères et ceux du PAM.

 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 00:01




 

LEMONDE.FR | 04.09.09 | 15h34  •  Mis à jour le 04.09.09 | 15h45

Odile Biyidi, présidente de l'association Survie


La commission électorale gabonaise a désigné Ali Ben Bongo comme vainqueur de l'élection présidentielle. Il succédera à son père qui avait dirigé le pays pendant 41 ans. Des émeutes ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, dénonçant des fraudes lors du vote. Les manifestants s'en sont aussi pris à des symboles de la présence française dans le pays, en attaquant une station essence Total et le consulat français à Port-Gentil. Odile Biyidi, présidente de l'association Survie – qui mène des campagnes d'information pour une réforme de la politique de la France en Afrique – dénonce elle aussi un coup de force et la perpétuation d'un système d'influence entre la France et l'Afrique.

Pour vous, l'élection d'Ali Ben Bongo à la place que tenait son père depuis 1967 est entachée d'irrégularité ?

Oui. Les premières constatations dans les bureaux montraient une avance considérable des deux candidats d'opposition (Pierre Maboundou et Andre Mba Obame) et Ali Bongo arrivait assez loin en troisième position. Ce résultat est un coup de force. Il n'a même pas été annoncé à l'unanimité car le procès verbal n'a pas été signé par tous les membres de la commission. Il y a eu beaucoup d'affrontement au sein de cet organe qui a longtemps tergiversé pour remettre les résultats. Quoi qu'il en soit, la décision finale n'apparaît pas très correcte et légale. Mais aujourd'hui, il n'y a pas de possibilité de vérification car rien n'est transparent dans la procédure de dépouillement ou dans les chiffres. Ces derniers apparaissent très partiels et on n'a même pas de chiffre de la participation. Rien n'est correct dans ces résultats.

Après 41 ans de règne sans partage, on attendait beaucoup de la première élection réellement pluraliste du Gabon. Est-ce un espoir déçu ?

On a le témoignage de Marc Ona, un leader tout à fait reconnu de la société civile, qui dit que la victoire d'Ali Bongo était déjà annoncée avant même le dépouillement. C'est dans la continuité totale des années précédentes. C'est ça qui est le plus désolant, l'absence de changement dans les pratiques de fraude, de mainmise sur tous les organes du pouvoir, de la justice à la commission électorale. Avant les élections, Ali Bongo ne voulait même pas démissionner de son poste de ministre de la défense. Il a fallu qu'il y soit contraint, mais en fait c'est resté formel. Il détenait toujours tous les rouages du pouvoir pendant la campagne.

Les manifestants s'en prennent notamment aux "intérêts français" au Gabon. Pourtant Paris s'est défendu de toute ingérence.

Les Français peuvent croire les déclarations d'Alain Joyandet [secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la francophonie] selon lesquelles la France est restée neutre. Mais les Gabonais y voient une sacrée plaisanterie. Pour eux la présence des intérêts français est tellement évidente dans leur pays. La présence écrasante du contingent français reste intimidante pour les manifestations de l'opposition. Il y a aussi des intérêts dans le pétrole, le bois et l'uranium. Bolloré vient par exemple de créer une société de service et de transport pour aider les entreprises à venir exploiter les ressources du Gabon, notamment les entreprises chinoises. Et c'est Pascaline Bongo qui est présidente de cette société. On voit bien là les intrications d'intérêt des Français avec le clan Bongo.

Là encore, pour vous on est dans une certaine continuité, mais quel est l'intérêt de la France à voir au pouvoir un candidat plutôt qu'un autre ?

La France a envoyé des observateurs complaisants qui ont déclaré avant même le moindre contrôle que les élections s'étaient bien passées. Un certain nombre de proches de Bongo sont venus se faire "briefer" en France avant les élections. De toute façon se sont des gens qui passent toutes les semaines en France, qui y ont des résidences, des proches. Leur staff est français. Tout ceci est dans la continuité d'une complicité qui repose sur beaucoup de trafics inavouables. Il n'y a pas que les activités commerciales "normales" comme le bois où le pétrole. Il y a tout le système occulte des commissions et rétro-commissions. S'il y avait un changement, beaucoup de choses pourraient être déterrées. Avec Bongo, il n'y aura aucun changement.

 

Propos recueillis par Antonin Sabot

 

Au Gabon les dernières convulsions de la Françafrique

Isabelle Lasserre Le Figaro
04/09/2009 | Mise à jour : 07:


Cent cinquante militaires français ont pris position jeudi devant le consulat général incendié dans le sud-ouest du pays. Les Français résidant sur place sont invités à rester chez eux.

 

Malgré les tentatives récentes de l'Élysée pour défaire les liens intimes qui ont si longtemps uni le pouvoir français à ses an­ciennes colonies africaines, les vieilles habitudes de la «Françafrique» sont tenaces… Les violences qui ont éclaté jeudi au Gabon viennent de le rappeler.

Quatre-vingts militaires français ont dû intervenir jeudi matin pour secourir le consul de France de Port-Gentil, dont les bureaux avaient été incendiés par des opposants à Ali Bongo, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle. Les installations de Total et de Schlumberger ont également été prises à partie. Une employée du groupe franco-américain a été «sérieusement blessée» par des partisans du candidat Bruno Moubamba, qui accusent la France d'avoir imposé le fils de l'ancien président Omar Bongo, dont ils contestent l'élection. Cent vingt soldats français, appartenant pour l'essentiel au 6e bataillon d'infanterie de marine, étaient toujours en alerte jeudi soir dans cette ville du sud-ouest du pays. Alors que la situation restait très volatile, certains craignaient que les intérêts nationaux ne soient à nouveau pris pour cible, dans ce pays qui héberge environ 9 500 résidents français. Vendredi matin Bernard Kouchner a exhorté les Français habitant au Gabon à la prudence. "Nous leur disons de rester chez eux pour le moment", a-t-il déclaré sur RTL.

 Ce n'est pas la première fois que les forces armées françaises doivent intervenir à Port-Gentil, la deuxième ville du pays et le fief de l'opposition. En 1990, de violentes émeutes avaient ébranlé le pouvoir du président Omar Bongo. C'est François Mitterrand qui avait alors ordonné aux soldats français de rétablir l'ordre…

 Redéfinir les accords de défense

 Le Gabon a toujours été le meilleur allié de la France sur le continent africain et, de tous les présidents de la région, Omar Bongo - 41 ans de règne - fut celui qui entretint les liens les plus intimes avec les cercles du pouvoir français. «L'Afrique sans la France, c'est la voiture sans le chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant», avait-il coutume de dire.

En arrivant à l'Élysée, Nicolas Sarkozy avait promis de mettre fin à ces relations quasi incestueuses. Il avait notamment promis de redéfinir les accords de défense conclus entre Paris et ses anciennes colonies, dont certaines clauses secrètes autorisaient les forces armées françaises à se porter au secours des régimes en cas de crise grave. La France, estime le président français, ne doit plus se comporter en «gendarme de l'Afrique».

Deux de ces accords jugés «obsolètes» et qui ont trop souvent servi à justifier des interventions controversées dans les années 1980 et 1990, ont d'ores et déjà été renégociés, au Togo et au Cameroun. En ouvrant une base militaire à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, Nicolas Sarkozy a également opéré un recentrage stratégique de la présence française à l'étranger. Au détriment de l'Afrique : l'implantation militaire en Côte d'Ivoire a été ramenée à 900 hommes et l'une des deux bases françaises d'Afrique de l'Ouest - au Sénégal ou au Gabon, justement - doit être fermée. À terme, la France ne devrait plus maintenir que trois bases militaires permanentes en Afrique : une dans l'Ouest, une dans le centre, l'autre dans l'Est.

Si la situation dégénère…

 En attendant, l'élection gabonaise pourrait rattraper une nouvelle fois la France, au moins momentanément. Un petit millier de militaires français sont basés au Gabon et ce contingent pourrait être renforcé s'il fallait évacuer les résidents français. Mais que se passera-t-il si la situation dégénère vraiment et que le président officiellement élu, Ali Bongo, demandait l'aide des militaires français, alors que l'accord de défense liant Paris à Libreville n'a pas encore été renégocié ?

 




Gabon Déclaration de presse de l’Union du Peuple Gabonais (UPG)

Alfred MBA ASSEKO
Vendredi, 04 Septembre 2009 17:41

DECLARATION DE PRESSE


Mesdames, Messieurs,

Déterminés à installer définitivement au GABON, l’ordre héréditaire du clan BONGO, une unité de bérets rouges, composée par des éléments spécialement choisis au sein de la frange la plus conservatrice de l’ethnie TEKE, et dirigée par les généraux Roch ONGANGA et Paul OPERA, a engagé, le 3 septembre 2009, une opération militaire aux conséquences incalculables.

Pour faire échec au coup d’Etat électoral élaboré dans les officines du candidat du Pouvoir, qui entendait dépêcher un commando au siège de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente, les partisans du changement on entrepris de faire pression sur ladite commission, en occupant pacifiquement le chemin d’accès à cette institution.

Cette manifestation citoyenne, parfaitement encadrée par les forces de gendarmerie nationale et les éléments de la garde républicaine de faction, n’a connu, toute une nuit durant, aucun débordement.

C’est dans ces conditions et contre toute attente, que l’unité de bérets rouges, dirigés par le colonel ONGANGA Roch, a débarqué sur des lieux parfaitement sécurisés, pour agresser de paisibles manifestants, parmi lesquels Messieurs Pierre MAMBOUNDOU, André MBA OBAME, mais aussi plusieurs candidats à la dernière élection présidentielle, ainsi que des personnalités politiques éminentes.

Au regard des brutalités infligées sans ménagements, y compris aux premiers responsables politiques présents sur les lieux, les militants de l’Union du Peuple Gabonais expriment aujourd’hui leurs plus grandes préoccupations pour la vie de leur leader, celle de ses collaborateurs et celle de ses collègues.

L’Union du Peuple Gabonais qui n’a aucune information au sujet de Monsieur Pierre MAMBOUNDOU, s’inquiète des conséquences du traitement dont il a été l’objet, traitement qui de l’avis de nombreux témoins, peut aujourd’hui nous faire craindre la mort.

Face à une telle issue, l’Union du Peuple Gabonais lance un appel pressant à toutes les forces du changement ainsi qu’à tous les démocrates sincères, afin qu’ils se mobilisent partout ils le peuvent, pour défendre l’ordre républicain, désormais apprivoisé par les tenants de l’ordre héréditaire.

Dans l’urgence et pour des raisons humanitaires, l’Union du Peuple Gabonais lance, ici et maintenant, un appel urgent à l’endroit de la communauté nationale et internationale, aux fins d’identifier le lieu où se trouve le Président MAMBOUNDOU, lui apporter les soins nécessaires, et surtout, le sécuriser d’avantage du comportement imprévisible des auteurs du coup d’état électoral, qui répondront de toutes les conséquences fâcheuses devant le Peuple gabonais.

D’ores et déjà, l’Union du Peuple Gabonais réfute les résultats annoncés par la CENAP, qui ne reflètent en aucune manière la vérité des urnes.

A ce propos et sans délai, l’UPG va engager une concertation générale au sein de l’Alliance pour le Changement et la Restauration, pour envisager de manière collective, toutes les mesures qu’exigent la situation du moment.

Face à l’oppression imposée par les forces héréditaires, l’UPG se prévaut de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen, qui en pareille circonstance, légitime le recours à la résistance.

Ensemble nous vaincrons.

Fait à Libreville le 3 septembre 2009

Le Secrétaire Politique chargé des Questions électorales et des organes locaux

Vendredi 04 septembre à 19h59

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 23:52




 

Edito du Monde | 04.09.09 | 14h54  •  Mis à jour le 04.09.09 | 14h54


Après quarante-deux ans de règne de l'autocrate Omar Bongo, les Gabonais méritaient d'élire librement son successeur. L'annonce, jeudi 3 septembre, de la victoire de son fils Ali n'est une bonne nouvelle ni pour eux ni pour la démocratie en Afrique.

Tout porte à croire que le score de 41,73 % attribué à M. Bongo junior ne reflète nullement le véritable verdict des urnes de cette élection à tour unique. Alors que, dans ce petit pays assis sur une nappe de pétrole, les résultats auraient normalement dû être connus dans la soirée de dimanche, jour du vote, il aura fallu trois longs jours de tractations entre les tendances du clan Bongo pour rendre public un score à la fois sans appel et considéré comme présentable.

De bout en bout, le processus électoral aura montré à quel point le Gabon reste marqué par les travers de l'ère Bongo. Médias publics accaparés par le "candidat Ali", disparité abyssale des moyens financiers, listes électorales gonflées, achat des voix : rien n'aura été négligé pour que rien ne change dans le système de captation des richesses du pays, qui, avec la bénédiction de la France, maintient les habitants de cet "émirat pétrolier" dans la misère depuis un demi-siècle.

Certes, les adversaires d'Ali Bongo, incapables de dépasser leurs querelles d'ego, de s'unir et de présenter une plateforme commune en faveur du développement, ont facilité l'avènement de ce qu'ils prétendaient combattre : une succession quasi monarchique, sous couvert de processus électoral. Certes, la démocratie ne peut surgir spontanément dans un pays qui ne l'a jamais connue, surtout après quatre décennies de système Bongo : celui-ci a perverti profondément le débat politique en pratiquant, à grande échelle et avec succès, l'achat des opposants, leur offrant postes, revenus et honneurs pour les soumettre et les faire taire. Malheureusement, l'intronisation de Bongo II et les proclamations simultanées de victoire de ses deux challengers confortent l'opinion répandue selon laquelle l'Afrique n'est pas mûre, voire pas faite, pour la démocratie.

La France, officiellement neutre, a oeuvré pour obtenir le résultat proclamé jeudi, au nom de la préservation de la stabilité. Une occasion de mettre en oeuvre les nouveaux rapports avec l'Afrique revendiqués par Nicolas Sarkozy a été manquée, et le régime gabonais, qui symbolise caricaturalement la "Françafrique", va donc perdurer. Pour combien de temps ?

 

Article paru dans l'édition du 05.09.09

 


Formé en France, Ali Bongo l’héritier, est "africain dans l'âme" selon un de ses proches

LE MONDE | 04.09.09 | 11h44

Libreville, envoyé spécial


Omar Bongo s'était bien gardé de désigner publiquement un dauphin. Depuis des lustres, méthodiquement, il n'avait pourtant rien négligé pour que son fils aîné, Ali, prenne sa suite.

Dans sa corbeille d'enfant gâté, l'héritier avait trouvé le poste de ministre des affaires étrangères alors qu'il n'avait pas atteint la trentaine.

Pour ses quarante ans, il avait reçu le très stratégique ministère de la défense, qu'il a conservé jusqu'à ces dernières semaines. Jeune quinquagénaire, il vient d'être élu président du Gabon.

Son père avait soigné les détails : un mandat de député dans le berceau paternel de Bongoville, un poste dirigeant au sein de l'ultradominant Parti démocratique gabonais (PDG). Sans oublier une rencontre avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, en décembre 2008, perçue comme un adoubement.

Lorsqu’Ali Bongo entame ce parcours rectiligne, il ne se prénomme pas Ali mais Alain, prénom qu'il abandonnera en se convertissant à l'islam, en même temps que son père, en 1973.

Né le 9 février 1959 à Brazzaville (Congo), il a hérité de sa mère, Patience Dabany, chanteuse de talent, un goût prononcé pour la musique. Formé entièrement en France – une école protestante à Alès, le collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, puis le droit à l'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) –, il esquisse une carrière musicale, enregistre quelques disques et acquiert une réputation de fêtard, avant de rentrer dans le rang en intégrant le cabinet de son père comme "représentant personnel".

PROCHE DE MOHAMMED VI

Avec son ami André Mba Obame, son rival à l'élection présidentielle, il fait partie des jeunes loups, les "rénovateurs" chargés par Omar Bongo de renouveler les cadres du PDG.

Attiré à la fois par le monde arabe – il est proche depuis longtemps du roi du Maroc Mohammed VI – et par les Etats-Unis – il a organisé le passage de Michael Jackson au Gabon –, Ali Bongo est présenté par l'un de ses proches comme "un personnage cultivé mais austère, de culture française mais africain dans l'âme".

Longtemps, nombre de Gabonais ont estimé que son manque de charisme, son ignorance des langues locales et son impopularité lui laisseraient peu de chance d'accéder à la magistrature suprême. La dispendieuse campagne électorale qu'il vient de mener – un budget de 90 millions d'euros est évoqué – a révélé un homme qui, derrière une image pataude, sait mener un meeting et répondre à ses adversaires.

L'avenir dira si la population gabonaise, en pleine paupérisation, parviendra à s'identifier à un homme qui, d'après l'enquête sur les "biens mal acquis" menée par la police française en 2008, possède un appartement avenue Foch, à Paris, et deux Ferrari.

Peu avare de promesses, il a juré, pendant la campagne présidentielle, de "mettre fin définitivement au règne de l'impunité, du laxisme, du laisser-aller, de la paresse, des magouilles, des combines" et de construire "un Gabon où les fruits de nos richesses communes sont partagés entre tous équitablement".

 

Philippe Bernard

Article paru dans l'édition du 05.09.09

 

 

 

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