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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 00:36





 

Autres développements [reseau-cpi]

 

Jeudi 2 Juillet 2009 22h57mn 45s De: "Linda Gueye" <gueye@iccnow.org>



À: "reseau-cpi@yahoogroups.com" <reseau-cpi@yahoogroups.com>

 

Chers Amis,


Veuillez trouver ci-dessous les derniers développements relatifs à la situation en République centrafricaine (RCA).


Vous trouverez entre autres des articles de presse en rapport avec l'issue de l'audience publique du 29 juin 2009 visant à examiner la détention de Jean-Pierre Bemba.


I. La Cour pénale internationale lance son premier programme radio de sensibilisation en sango en République centrafricaine


II. Affaire Bemba


(1) Liberté provisoire : le sort de J.P. Bemba sera connu le 10 juillet


(2) La Défense de Bemba veut le voir en liberté


III. Autres développements


(1) Décès à Bruxelles du sénateur congolais Bemba Saolona, père de Jean-Pierre Bemba

Veuillez noter le Règlement de la Coalition sur les renvois et poursuites des situations devant la Cour (plus bas), qui stipule de manière explicite que la CCPI ne prendra pas position sur des situations éventuelles, en cours, ou en phase d’analyse. La Coalition continuera cependant de fournir les derniers développements relatifs à la CPI.


Bien à vous,


Secrétariat de la CCPI


communications@iccnow.org


I. LA COUR PENALE INTERNATIONALE LANCE SON PREMIER PROGRAMME RADIO DE SENSIBILISATION EN SANGO EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

"Le lundi 6 juillet 2009, débutera le premier programme radio de sensibilisation lancé par la Cour pénale internationale (CPI) en République centrafricaine. Ce programme radio s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation menée depuis janvier 2009. Ce programme vise à informer la population centrafricaine sur le rôle, le mandat, le fonctionnement et les activités de la Cour pénale internationale.


Ce programme, exclusivement en sango, est intitulé « Mieux comprendre la Cour pénale internationale » ; il est divisé en 13 épisodes et est organisé sous forme de questions-réponses. M. Gervais Bodagay, Assistant chargé de la sensibilisation pour la CPI à Bangui, répond aux questions les plus fréquemment posées aux fonctionnaires de la Cour.


Durant les 50 sessions de sensibilisation organisées dans la capitale centrafricaine entre janvier et juin 2009, le personnel de la section d’information du public a en effet répondu à quelques 1000 questions formulées par la population banguissoise. Le programme radio proposé a été conçu et réalisé pour répondre à ces interrogations.


Ce programme sera diffusé en partenariat avec les médias radiophoniques centrafricains : radio Centrafrique, radio Ndeke Luka, radio ICDI, radio Tropique, radio Néhémie, radio Voix de la Paix, radio ESCA, radio Linga et radio Notre-Dame. La radio Notre-Dame s’appuiera également sur son réseau de radios communautaires à l’intérieur du pays (radio Maria, radio Mambéré Kadeï, radio Maïgaro, radio Siriri, radio Bé Oko) pour diffuser ce programme de sensibilisation.


Chaque radio partenaire diffusera les 13 épisodes de la manière suivante :


• Episode 1- Brève introduction sur la Cour pénale internationale


  Semaine du 6 juillet au 12 juillet 2009


• Episode 2 - Les crimes relevant de la compétence de la Cour


  Semaine du 13 juillet au 19 juillet


• Episode 3 - Comment la Cour fonctionne-t-elle?


  Semaine du 20 juillet au 26 juillet


• Episode 4 - La Structure de la Cour


  Semaine du 27 juillet au 2 août


• Episode 5 - Renvois, analyses et enquêtes


  Semaine du 3 août au 9 août


• Episode 6 – Délivrance de mandat d’arrêt ou de citation à comparaitre, et arrestations


  Semaine du 10 août au 16 août


• Episode 7 - La confirmation des charges avant le procès


  Semaine du 17 août au 23 août


• Episode 8 - Le procès


  Semaine du 24 août au 30 août


• Episode 9 – Le jugement et les peines


  Semaine du 31 août au 6 septembre


• Episode 10 - Les droits des suspects


  Semaine du 7 septembre au 13 septembre


• Episode 11 - Les victimes devant la CPI


  Semaine du 14 septembre au 20 septembre


• Episode 12 - Les témoins devant la CPI


  Semaine du 21 septembre au 27 septembre


• Episode 13 - Les situations en cours


  Semaine du 28 septembre au 4 octobre


La Section d’Information du Public de la Cour Pénale Internationale, ainsi que ses partenaires, donne donc rendez-vous aux auditrices et auditeurs chaque semaine, durant trois mois, pour suivre ce premier programme radio de sensibilisation en sango.


Pour de plus amples informations, veuillez contacter Fabienne Chassagneux, Coordinatrice chargée de la sensibilisation sur le terrain, à Bangui, au + 236 75 76 36 09 ou par courriel à l’adresse suivante : InfoRCA@icc-cpi.int.

Voir le communiqué de la CPI:


1. "La Cour pénale internationale lance son premier programme radio de sensibilisation en sango en République centrafricaine" - CPI - 2 juillet 2009 http://www.icc-cpi.int/NR/exeres/CFE71A30-B630-4F25-8FE3-5736E126B5D1.htm

II. AFFAIRE BEMBA


(1) Liberté provisoire : le sort de J.P. Bemba sera connu le 10 juillet


Tout est possible. Le sénateur Jean-Pierre Bemba pourrait bénéficier d’une libération provisoire. Mais il faut retenir son souffle jusqu’au 10 juillet, date à laquelle la juge de la Cour pénale internationale pourra, oui ou non, accéder à la demande de avocats de Bemba. Le compte à rebours a commencé.


Le sort du président national du Mouvement de libération du Congo (MLC), le sénateur Jean-Pierre Bemba, sera connu au plus tard, le 10 juillet 2009. C’est du moins, ce qui ressort de l’audience de la Cour pénale internationale (CPI) tenue, le lundi 29 juin à La Haye. A l’issue de cette audience, la juge de la Cour, Trenda Cilova, a indiqué : « La CPI se prononcera dans un délai raisonnable sur la libération provisoire ou non ». Entre-temps, elle a rendu une ordonnance demandant aux autorités du Portugal, de la France, de la Belgique et des Pays-Bas de soumettre avant le 10 juillet prochain leurs observations sur la requête de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba ainsi que sur les conditions que ces pays pourraient lui imposer s’ils l’accueillaient sur leurs territoires en cas de liberté provisoire, a-t-on appris des médias étrangers.


En d’autres termes, ces pays devront présenter toutes les garanties qu’ il n’y aurait pas de fuite et être à même de renvoyer Bemba à La Haye dans l’hypothèse de la poursuite du procès pour qu’ il comparaisse cette fois-là en homme libre. Il s’agit là, à en croire certains juristes, d’une forme de mise sous surveillance judiciaire.


A en croire le chargé de communication de la CPI en RDC, Paul Madidi, cité par radiookapi.net, toutes les parties ont présenté leurs arguments au cours de cette audience. Pour la défense, il y a lieu de remettre Jean-Pierre Bemba en liberté, parce qu’elle estime que le risque de fuite n’a jamais existé et les charges contre lui ont changé. En revanche, l’accusateur estime que le prévenu devrait rester en détention.


Selon ses avocats, le sénateur Jean-Pierre Bemba a souhaité être accueilli dans ces pays pour des raisons diverses. Par exemple, en Belgique, pour ses propriétés, ses comptes bancaires et aussi parce que ses enfants y sont scolarisés. Ou encore, en France, pour ses liens sociaux importants. [...]"


Voir l'article:


1. "Liberté provisoire : le sort de J.P. Bemba sera connu le 10 juillet" - LP/MCN - 1er juillet 2009 http://mediacongo.net/show.asp?doc=12958


Voir également:


2. "CPI : Jean-Pierre Bemba, audience publique sur la demande de la liberté provisoire" - Radio Okapi - 29 juin 2009 http://www.radiookapi.net/index.php?i=53&a=23833


3. "CPI: la défense de Jean-Pierre Bemba a demandé sa remise en liberté" - AFP - 29 juin 2009 http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jIQr1_t5p6_mwYdcXxUP8WoEnUeA
3. "La CPI examine la possibilité de remettre en liberté Jean-Pierre Bemba" - Afrik.com - 30 juin 2009
http://www.afrik.com/breve16660.html

 
4. "Belgique, France ou Portugal: Bemba sur le chemin de la liberté !" - La Prospérité (RDC) - 1er juillet 2009
http://www.laprosperiteonline.net/show.php?id=1756&rubrique=La%20Une

(2) La Défense de Bemba veut le voir en liberté


i. “Selon Paul Madidi, chargé de communication de la Cpi en Rdc, au cours de l’audience, toutes les parties ont présenté leurs arguments. Pour la défense, il y a lieu de remettre Jean Pierre Bemba en liberté, parce qu’elle estime que le risque de fuite n’a jamais existé et les charges contre lui ont changé. En revanche, l’accusateur estime que le prévenu devrait rester en détention [...]”


“Il faut rappeler que la séance de lundi entre dans le cadre de la procédure normale à la Cour pénale internationale qui veut qu’après une année de détention d’un prévenu, les juges procèdent à l’analyse de la possibilité d’accorder à ce dernier une liberté provisoire. Et les avocats du président du Mlc ont plusieurs fois introduit cette requête auprès de la cette haute juridiction qui l’avait toujours rejetée.”


Voir l’article:

1. "Cpi : Jean-Pierre Bemba, très bientôt la décision pour ou contre sa libération provisoire" - Radio Okapi - 30 juin 2009 http://www.digitalcongo.net/article/59215


ii. “L'avocat de Jean-Pierre Bemba a demandé la remise en liberté de son client, accusé de crimes imputables à sa milice en Centrafrique de 2002 à 2003. L'accusation craint que l'ancien vice-président de la RDC, s'il recouvre la liberté, tente de fuir [...]”


"Il y a lieu de remettre Jean-Pierre Bemba en liberté", a déclaré son avocat, Me Aimé Kilolo, lors d'une audience sur le maintien en détention de l'ancien vice-président de la RDC [...]”

"Nous ne sommes plus en face d'un criminel qui a commis personnellement des crimes atroces mais d'une personne qui aurait dû prendre plus de mesures pour empêcher des crimes commis par des tiers", a-t-il dit [...]”


“En cas de libération, Jean-Pierre Bemba souhaite être accueilli par la Belgique, le Portugal ou la France. Il possède notamment des propriétés et des comptes bancaires en Belgique où ses enfants sont scolarisés, et a des "liens sociaux importants" en France, selon Me Kilolo.”

"Le risque de fuite, allégué par le bureau du procureur, n'a jamais existé", a affirmé l'avocat, selon lequel Jean-Pierre Bemba est prêt à comparaître volontairement devant la CPI.”


Voir l’article:


i. "Bemba pourrait être remis en liberté" - AFP - 30 juin 2009


http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20090630103844/-CPI-Pierre-Bemba-mandat-d-arret-crimes-contre-l-humanite-Bemba-pourrait-etre-remis-en-liberte.html

III. AUTRES DEVELOPPEMENTS


(1) Décès à Bruxelles du sénateur congolais Bemba Saolona


"Le sénateur congolais Jeannot Bemba Saolona, père de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l'hôpital Saint-Jean de Bruxelles, où il avait été conduit après un malaise dans la soirée, a rapporté l'agence congolaise de presse (ACP).

Cet ancien homme d'affaires, qui fut longtemps président de la confédération patronale zaïroise, était âgé de 67 ans.


Lundi, il avait encore assisté à La Haye à l'audience de la Cour pénale internationale (CPI) qui devait statuer sur une demande de libération provisoire introduite par la défense de son fils, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République et président du Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ex-rébellion muée en parti politique). [...]"


Voir l'article:


1. "Décès à Bruxelles du sénateur congolais Bemba Saolona" - 7sur7 - 2 juillet 2009
 
http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/913694/2009/07/02/Deces-a-Bruxelles-du-senateur-congolais-Bemba-Saolona.dhtml
 
-----------------------------------------------------------

Règlement de la CCPI sur les renvois et poursuites de situations devant la CPI:


La Coalition pour la CPI n’est pas un organe de la Cour. La Coalition pour la Cour pénale internationale milite et continuera de militer pour une Cour pénale internationale (CPI) juste, efficace, et indépendante. La Coalition continuera de fournir au jour le jour des informations sur le processus de la CPI et aidera à la coordination au plan mondial, d’actions en vue de la mise en œuvre efficace du Statut de Rome. La Coalition s’efforcera aussi de répondre aux questions et d’informer sur les mécanismes et procédures de déclenchement de la CPI, au fur et à mesures que ceux-ci se dérouleront. La Coalition en tant que telle et son secrétariat n’entendent cependant pas s’impliquer/promouvoir des enquêtes ou des poursuites spécifiques, ou prendre position dans les cas ou situations éventuelles, en cours ou en phase d’analyse devant la Cour. La Coalition s’efforcera au mieux de sensibiliser les populations sur la CPI, sa procédure, ses investigations etc., au fur et à mesures que celles-ci se dérouleront. Par ailleurs, plusieurs organisations membres de la Coalition ainsi que des individus pourraient s’impliquer à des renvois, fournir une assistance juridique et autres soutiens aux enquêtes, ou travailler à cet effet avec des ONG locales.



Pour toute Communication à la CPI s’adresser à :


Cour Pénale Internationale (CPI)


P.O Box 19519


2500 CM La Haye


Pays -Bas

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 22:38




Les juges de la Cour Pénale Internationale

Mediacongo.net

Tout est possible. Le sénateur Jean-Pierre Bemba pourrait bénéficier d’une libération provisoire. Mais il faut retenir son souffle jusqu’au 10 juillet, date à laquelle la juge de la Cour pénale internationale pourra, oui ou non, accéder à la demande de avocats de Bemba. Le compte à rebours a commencé.

Le sort du président national du Mouvement de libération du Congo (MLC), le sénateur Jean-Pierre Bemba, sera connu au plus tard, le 10 juillet 2009. C’est du moins, ce qui ressort de l’audience de la Cour pénale internationale (CPI) tenue, le lundi 29 juin à La Haye. A l’issue de cette audience, la juge de la Cour, Trenda Cilova, a indiqué : « La CPI se prononcera dans un délai raisonnable sur la libération provisoire ou non ». Entre-temps, elle a rendu une ordonnance demandant aux autorités du Portugal, de la France, de la Belgique et des Pays-Bas de soumettre avant le 10 juillet prochain leurs observations sur la requête de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba ainsi que sur les conditions que ces pays pourraient lui imposer s’ils l’accueillaient sur leurs territoires en cas de liberté provisoire, a-t-on appris des médias étrangers.

En d’autres termes, ces pays devront présenter toutes les garanties qu’ il n’y aurait pas de fuite et être à même de renvoyer Bemba à La Haye dans l’hypothèse de la poursuite du procès pour qu’ il comparaisse cette fois-là en homme libre. Il s’agit là, à en croire certains juristes, d’une forme de mise sous surveillance judiciaire.

A en croire le chargé de communication de la CPI en RDC, Paul Madidi, cité par radiookapi.net, toutes les parties ont présenté leurs arguments au cours de cette audience. Pour la défense, il y a lieu de remettre Jean-Pierre Bemba en liberté, parce qu’elle estime que le risque de fuite n’a jamais existé et les charges contre lui ont changé. En revanche, l’accusateur estime que le prévenu devrait rester en détention.

Selon ses avocats, le sénateur Jean-Pierre Bemba a souhaité être accueilli dans ces pays pour des raisons diverses. Par exemple, en Belgique, pour ses propriétés, ses comptes bancaires et aussi parce que ses enfants y sont scolarisés. Ou encore, en France, pour ses liens sociaux importants.

Il faut rappeler que la séance de lundi entre dans le cadre de la procédure normale à la Cour pénale internationale qui veut qu’après une année de détention d’un prévenu, les juges procèdent à l’analyse de la possibilité d’accorder à ce dernier une liberté provisoire, rapporte la source. A noter que les avocats du président du MLC ont plusieurs fois introduit cette requête auprès de la CPI qui l’avait toujours rejetée.

Pour rappel, Jean-Pierre Bemba a été arrêté, le 24 mai 2004 en Belgique, qui exécutait un mandat délivré contre lui par la CPI.

 

Jean-Pierre Bemba accueilli en Belgique?






(belga) 30/06/09 13h37

Le gouvernement belge devra remettre d'ici le 10 juillet à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye un avis sur une éventuelle remise en liberté de l'opposant congolais et sur son accueil en Belgique, a-t-on appris mardi de bonne source.

M. Bemba, accusé de crimes commis par sa milice en Centrafrique en 2002-2003, a comparu lundi devant la CPI et les avocats de l'ancien vice-président congolais ont demandé sa remise en liberté, arguant du fait que les charges retenues par le procureur dans l'acte d'accusation ont été "réduites significativement" par la Cour.

En cas de libération, M. Bemba - qui est toujours sénateur congolais - souhaite être accueilli en Belgique, au Portugal ou en France. Il possède notamment des propriétés et des comptes bancaires en Belgique où ses enfants sont scolarisés, et a des "liens sociaux importants" en France, a déclaré son avocat, Me
Aimé Kilolo

Selon la radio onusienne Okapi, la juge de la CPI a rendu une ordonnance demandant aux autorités du Portugal, de la France, de la Belgique et des Pays-Bas de soumettre au plus tard le 10 juillet prochain leurs observations sur la requête de mise en liberté provisoire de M. Bemba et sur les conditions que ces pays devraient lui imposer pour qu'il soit admis sur leur territoire en cas de libération.

A Bruxelles, on confirme de bonne source que la Belgique été saisie d'une telle demande et qu'elle compte y répondre dans le délai imparti, après une consultation impliquant plusieurs ministères (Intérieur et Affaires étrangères), mais aussi le parquet fédéral et les services du Premier ministre.

M. Bemba, qui dirige toujours le Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ancienne milice muée en parti politique d'opposition), avait été arrêté à Rhode Saint-Genèse le 23 mai 2008 en exécution d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI et transféré à La Haye début juillet 2008.

Vivant alors habituellement au Portugal, il avait quitté Kinshasa sous escorte de blindés de l'ONU dans la nuit du 11 avril 2007, quelques semaines après de sanglants combats, les 22 et 23 mars, entre l'armée congolaise et sa garde rapprochée, qui avait été totalement défaite au prix de plusieurs centaines de morts.

(belga)

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 22:06




 

Afrique-Asie Août-Septembre 2009

Six mois après la fin du Dialogue politique inclusif, peu de progrès ont été accomplis dans la consolidation de la paix. Le comité de suivi chargé de veiller à ses recommandations devait se réunir fin juin, à Bangui, pour tirer les conséquences de l’impasse. Alors que, depuis deux mois, le président François Bozizé dispose de la première tranche des fonds versés par la Cemac, l’organisation régionale d’Afrique centrale (5 milliards de francs CFA), pour lancer les opérations de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des anciens rebelles, aucune démarche n’a été entreprise.

Du coup, la tension monte. Jean-Jacques Demafouth, président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le principal groupe d’ex-rebelles, entend exiger du chef de l’État le décaissement de ces fonds afin de démarrer la campagne de sensibilisation en vue de la DDR. Il a déjà communiqué un projet de budget lors de la réunion du groupe technique du comité de pilotage.

Ce climat d’incertitude s’est encore accru après le décès d’Omar Bongo, qui fut le médiateur – et bailleur de fonds – du processus de paix. François Bozizé et Jean-Jacques Demafouth étaient d’ailleurs aux obsèques du « doyen » africain. Aucun de ses successeurs probables ne paraît en mesure de poursuivre une médiation dont le succès tenait tant à la connaissance de Bongo des divers protagonistes de la crise qu’à son engagement personnel. Les répercussions sur la Centrafrique de l’interminable crise tchadienne s’ajoutent aux incertitudes.

Après la dernière attaque, des rebelles tchadiens ont trouvé refuge dans le nord-est de la Centrafrique, pas loin des unités des anciens rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), de Zakaria Damane, qui connaît actuellement une nouvelle dissension. Deux autres éléments sont de nature à fragiliser encore davantage le pouvoir de Bozizé : le procès de Jean-Pierre Bemba et le retour définitif d’Ange-Félix Patassé de son exil togolais.

 

 NDLR : Après le décès du Président Omar Bongo, la question se pose de la désignation de son successeur en tant que Président du comité ad hoc dans l'espace CEMAC sur la question de Centrafrique. En outre, c'était lui aussi  qui assurait la présidence du comité de suivi de l'Accord de paix global de Libreville. Jusqu’ici, les mouvements politico-militaires signataires de l'Accord de paix ne soulèvent pas le problème de qui va lui succéder et on parle encore de la signature vendredi 3 juillet prochain à Syrte par le FDPC d'Abdoulaye Miskine en présence du président de l'APRD Jean Jacques Demafouth, du fameux Accord de paix global.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 17:36





 

Le FMI et la Banque mondiale conviennent que la République centrafricaine a atteint le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés et approuvent un allégement de la dette au titre de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale

BANGUI, République Centrafricaine, 1er juillet 2009/African Press Organization (APO)/ — L’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont convenu que la République centrafricaine a accompli des progrès suffisants et a pris les mesures nécessaires pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). La République centrafricaine est le 25ème pays qui atteint le point d’achèvement de l’initiative.

L’allégement de la dette accordé par tous les créanciers de la République centrafricaine au titre de l’initiative PPTE renforcée a été révisé à la baisse par rapport à l’estimation effectuée au point de décision, de 583 millions de dollars EU à 578 millions de dollars EU en valeur actuelle nette (VAN). L’allégement de la dette au titre de l’initiative PPTE s’élève, en VAN, à 207 millions de dollars EU de la part de l’IDA et à 17,19 millions de DTS (26,77 millions de dollars EU) de la part du FMI.

En atteignant le point d’achèvement de l’initiative PPTE, la République centrafricaine devient aussi admissible à un allégement de dette supplémentaire du FMI, de l’IDA et du Fonds africain de développement au titre de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). L’allégement au titre de l’IADM net de l’aide PPTE entraînerait une réduction nominale de la dette vis-à-vis de l’IDA et du FMI de 182 millions de dollars EU et de 1,9 million de DTS (2,9 millions de dollars EU) respectivement.

Pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE, la République centrafricaine a pris un certain nombre de mesures visant à élaborer et à appliquer une stratégie nationale de réduction de la pauvreté et à préserver la stabilité macroéconomique. En outre, les autorités ont bien avancé dans l’exécution des mesures dans la transparence, les réformes structurelles dans les secteurs forestier et minier, la réforme de la fonction publique, la gestion de la dette publique, les secteurs sociaux et la lutte contre le VIH/sida.

 « Nous sommes très heureux que les conseils d’administration de la Banque mondiale et du FMI aient approuvé un allégement total de la dette de la République centrafricaine au titre de l’initiative PPTE et de l’IADM », a déclaré Mary Barton-Dock, Directrice des opérations pour la République centrafricaine à la Banque mondiale. « Cela confirme que la République centrafricaine est déterminée à améliorer la gouvernance, à renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques et de la dette, à accélérer les réformes dans les secteurs forestier et minier, et à renforcer les programmes sociaux, comme en témoigne le respect des conditions du passage au point d’achèvement. Ces réformes sont essentielles pour accélérer la croissance économique et améliorer le niveau de vie en République centrafricaine. Mes collègues du FMI et moi-même félicitons les autorités nationales pour ce succès. Par ailleurs, nous les engageons vivement à maintenir leur marche vers les objectifs de leur stratégie nationale de réduction de la pauvreté. »

 Martin Petri, chef de mission du FMI pour la République centrafricaine, a noté qu’« il convient de féliciter les autorités d’avoir franchi cette étape importante. En dépit d’un contexte difficile au sortir d’un conflit, elles ont opéré des réformes importantes pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. L’allégement de la dette réduira sensiblement la charge de la dette du pays et permettra de dégager des ressources pour financer des dépenses dans des domaines essentiels en vue d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. »

 

ANNEXE

Initiative en faveur des PPTE

 En 1996, la Banque mondiale et le FMI ont lancé l’initiative en faveur des PPTE pour créer une structure dans laquelle tous les créanciers, y compris les créanciers multilatéraux, peuvent accorder un allégement de la dette aux pays les plus pauvres et les plus lourdement endettés du monde, et ainsi réduire les contraintes exercées par la charge du service de la dette sur la croissance économique et la lutte contre la pauvreté dans ces pays. Trois améliorations ont été apportées à l’initiative en 1999 :

 Un allégement plus élevé en faveur d’un plus grand nombre de pays. Les seuils de la dette extérieure ont été abaissés par rapport au mécanisme initial. En conséquence, davantage de pays ont été admis à recevoir un allégement de la dette et certains sont devenus admissibles à un allégement plus élevé.

 Un allégement plus rapide. Certains créanciers ont commencé à accorder un allégement intérimaire de la dette immédiatement au point de décision. En outre, le nouveau mécanisme a permis aux pays d’atteindre le point d’achèvement plus rapidement.

 Un lien plus étroit entre l’allégement de la dette et le recul de la pauvreté. Les ressources libérées doivent être utilisées à l’appui de stratégies de réduction de la pauvreté établies par les autorités nationales à l’issue d’un vaste processus de consultations.

 À ce jour, 35 PPTE ont atteint le point de décision, et 25 d’entre eux (dont la République centrafricaine) ont atteint le point d’achèvement.

 Initiative d’allégement de la dette multilatérale

 Lors de leur sommet de juillet 2005 à Gleneagles, en Écosse, les dirigeants des pays du G-8 ont promis d’annuler la dette des pays les plus endettés du monde, dont la plupart sont africains. L’objectif de cette initiative d’allégement de la dette multilatérale était de réduire davantage la dette des PPTE et de leur fournir des ressources supplémentaires pour les aider à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.

 L’IADM est distincte de l’initiative PPTE, mais elle y est liée d’un point de vue opérationnel. Dans le cadre de l’IADM, trois institutions multilatérales (IDA, FMI et Fonds africain de développement) accordent un allégement de 100 % de la dette admissible aux pays ayant atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Contrairement à l’initiative PPTE, l’IADM ne concerne pas tous les créanciers. Elle ne fait pas appel aux créanciers bilatéraux officiels ou commerciaux, ni aux institutions multilatérales autres que celles susmentionnées.

 

SOURCE : International Monetary Fund (IMF)

 

NDLR : Cette décision des institutions de Bretton Woods est incontestablement un mauvais signal et une prime à la mauvaise gouvernance donnés aux autorités de Bangui dont ce n’est pourtant un secret pour personne qu’elles sont loin d’être un modèle de bonne gestion des finances publiques. Que pensent les institutions de Bretton Woods du fait que Bozizé préside le comité de trésorerie ? Que pensent-elles des milliards qui sortent du trésor national pour payer la réparation d’une épave d’avion Hercules C 130 déjà acheté à plus de 3 milliards F CFA avec l’argent du trésor pour satisfaire les caprices de Bozizé ? Que pensent le FMI et la Banque Mondiale de la liste des dépenses dites exceptionnelles (1,9 milliards F CFA) pour l’acquisition de motos d’escorte et de voitures Mercedes pour la présidence ?  Que pensent le FMI et la Banque Mondiale de la fermeture de nombreux bureaux d’achat de diamant et des nombreux collecteurs de diamant rackettés dans les zones minières ce qui entraîne la paupérisation des artisans miniers dont les enfants et familles souffrent maintenant de malnutrition et meurent de faim ? La RCA est-elle un pays en post-conflit ou toujours en conflit ?  Que pensent-ils du code minier Ndoutingai ?

On a vraiment l'impression que plus Bozizé et sa clique excellent dans la mauvaise gouvernance, davantage ils sont soutenus par le FMI et la Banque Mondiale. Cette  décision intervient au moment où le comité de suivi des recommandations du Dialogue Politique Inclusif dont le président est un conseiller spécial de Bozizé, vient de dénoncer le peu de volonté politique dont Bozizé fait montre dans l'application des dites recommandations ainsi que les modifications unilatérales du code électoral devant régir les prochaines élections.  

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 16:05




 
BANGUI 01/07/09 14:56 - La nouvelle représentante spéciale de l'ONU et chef du Bureau d'appui des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (Bonuca), l'Ethiopienne Sahle-Work Zewde, est arrivée mardi à Bangui, a affirmé mercredi à l'AFP une source onusienne.

"Elle apporte des années d'expérience en ce qui concerne les initiatives de l'Union africaine (UA) en matière de prévention des conflits et de consolidation de la paix", a déclaré cette source ayant requis l'anonymat.

"En tant que représentante de son pays auprès du Conseil de paix et de sécurité de l'UA", Sahle-Work Zewde, 59 ans, a été "impliquée dans les délibérations sur la situation en Centrafrique", a-t-elle ajouté.

"Elle a une bonne compréhension du partenariat étroit entre les Nations unies et l'Union africaine pour résoudre les conflits ainsi que des efforts en matière de maintien de la paix en Afrique", a estimé la même source.

Nommée en mai par le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, elle remplace le Guinéen François Fall, démissionnaire. Elle doit prendre fonction officiellement après une rencontre avec les autorités centrafricaines, à une date non précisée.


Le nouveau chef du BONUCA à Bangui 

APA Bangui (Centrafrique) 01-07-2009 - Le nouveau représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, l’Ethiopienne Shale-Work Zewde, est arrivée mardi à Bangui pour prendre ses fonctions de chef du Bureau d’appui des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA), a appris APA.

Mme Shale-Work Zewde a été nommée à la tête du BONUCA, le 3 juin dernier, par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en remplacement du diplomate guinéen François Lonseny Fall dont le mandat a pris fin après la tenue du Dialogue politique inclusif (DPI), la grande concertation ayant regroupé la classe politique centrafricaine en février dernier à Bangui.

Le nouveau chef du BONUCA qui deviendra le Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA) à partir de janvier 2010 a passé 20 ans en diplomatie. Mme Zewdé a été ambassadeur de l’Ethiopie en France et la Représentante permanente de son pays auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), ainsi qu’auprès de l’Inter-Gouvernmental Authority for Dévelopment (IGD).

Elle a été également accréditée auprès de la Tunisie et du Maroc, de 2002 à 2006, et à Djibouti de 1993 à 2002 (...).Mme Zwede est diplômée en sciences naturelles de l’Université de Montpellier en France. Mère de deux enfants, elle parle couramment l’Amharique, le Français et l’Anglais.

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 16:02




 


 BRUXELLES, Royaume de Belgique, 1er juillet 2009/African Press Organization (APO)/ — Louis Michel, Commissaire européenne au Développement et à l’aide humanitaire, a exprimé sa préoccupation au sujet de la crise en cours au Niger.


“Je suis très inquiet quant à l’évolution de la situation politique au Niger. Il s’agit d’un pays qui a joui d’une stabilité intérieure dans les dernières dix années et aujourd’hui tout risque d’être remis en question. Tout changement de la Constitution, notamment dans ses articles fondamentaux, ne devrait pouvoir se faire en absence d’un cadre consensuel et inclusif. Par ailleurs afin d’assurer le fonctionnement démocratique de l’Etat il tout aussi essentiel que les institutions républicaines, comme la Cour Constitutionnelle, puissent jouer leur rôle de garants des règles et que leurs arrêts soient respectés à la lettre par tout le monde.”


M. Michel a ajouté, “Je souhaite faire part de cette préoccupation directement au Président Tandja, à qui je suis dans l’obligation de rappeler que les décisions de ces derniers jours remettent gravement en question les éléments essentiels de l’Accord de Cotonou signé entre l’Union Européenne et le Niger, ce qui pourrait avoir des conséquences directes sur notre coopération.”


Cette déclaration fait suite à la suspension de la Cour Constitutionnelle par le Président nigérien, trois jours après que ce dernier se soit octroyé des pouvoirs exceptionnels au titre de l’article 53 de la Constitution du Niger, en empêchant ainsi la Cour de se prononcer sur une telle décision prise en absence d’une Assemblée Nationale en exercice. L’Assemblée Nationale avait été dissoute par le même Président Tandja en mai dernier suite aux divergences sur la possibilité de procéder à un referendum modifiant la Constitution dans le sens d’autoriser un troisième mandat présidentiel.

 

SOURCE : European Commission

 

NIGER : LES MANŒUVRES DU PRESIDENT TANDJA PROVOQUENT L’IRE DE PARIS

 Désireux de s'adjuger les pleins pouvoirs et de prolonger son mandat de trois ans, le chef de l'État nigérien, Mamadou Tandja, a dissous la Cour constitutionnelle lundi. Non sans susciter l'inquiétude de Bruxelles et de Paris.

 La France s'est élevée avec vigueur mardi contre la dissolution de la Cour constitutionnelle du Niger par le président Mamadou Tandja, qui s'est adjugé les pleins pouvoirs dans la perspective d'un référendum qui pourrait lui permettre de prolonger son mandat de trois ans.

« Nous sommes inquiets de la décision du président Tandja de dissoudre la Cour constitutionnelle nigérienne, qui constitue un signal négatif pour la démocratie nigérienne et la stabilité du pays », dit un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

« Cette décision (...) se situe en dehors du cadre constitutionnel », souligne le Quai d'Orsay.

Le président Tandja, 71 ans, achève le 22 décembre un second mandat de cinq ans, sans possibilité de briguer sa réélection aux termes de la constitution en vigueur depuis 1999. Cette Loi interdit également toute modification de la durée du mandat.

Mais le chef de l'Etat a convoqué les électeurs aux urnes le 4 août pour qu'ils se prononcent par référendum sur une nouvelle constitution devant légaliser son maintien au pouvoir, alors même que la Cour constitutionnelle a jugé un tel scrutin contraire à la constitution.

Mamadou Tandja a limogé lundi les sept juges qui s'opposaient à son projet de référendum et suspendu à titre provisoire les compétences de la Cour en matière constitutionnelle et électorale. La haute juridiction est aussi temporairement privée de ses prérogatives de contrôle de la régularité et de la transparence des référendums et élections politiques.

La France, ancienne puissance de tutelle du Niger, en est l'un des principaux investisseurs. Le groupe français Areva s'est ainsi engagé à consacrer 1,2 milliard d'euros au développement de la mine d'uranium d'Imouraren.

« La France est très attachée au respect des acquis démocratiques et au maintien de la stabilité au Niger, et suit avec la plus grande attention l'évolution de la situation », poursuit le Quai d'Orsay.

A Bruxelles, la Commission européenne a mis en garde Tandja contre les conséquences possibles de son projet sur l'aide européenne. « Les décisions de ces tout derniers jours soulèvent de graves questions sur les principales clauses de l'accord de Cotonou entre l'UE et le Niger », a réagi le commissaire européen au Développement, Louis Michel.

Le président nigérien a remanié son gouvernement lundi, maintenant à son poste le Premier ministre Seini Oumarou et nommant huit nouvelles personnalités appartenant toutes à des organisations soutenant le projet de référendum constitutionnel.

 Le projet a suscité des manifestations de l'opposition et des syndicats. Il a aussi été dénoncé par des institutions régionales comme la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

 30  juin  2009

Source : http://www.france24.com

 

 

 

 

 

 

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 03:42



Ndjaména, 30 juin 09 (PANA) - L’exploitation du pétrole depuis 2003 au Tchad a généré plus de 4,3 milliards de dollars US de recettes, « dépassant largement les estimations de départ », a indiqué ce lundi à N’Djamena le secrétaire éxécutif du Groupe international consultatif du Projet d’exportation pétrolière et d’oléoduc Tchad-Cameroun, Jacques Gérin.

M. Gérin, qui présentait un rapport bilan de l’activité pétrolière au Tchad, a indiqué que malgré un profil de production en deçà des attentes, le pays a largement bénéficié de l’évolution des cours du pétrole sur le marché international ces dernières années, pour atteindre un niveau record de recettes en 2008.

« C’est une manne précoce puisque que cette recette représente sur 5 ans plus de 250% des recettes attendues sur 25 ans par le Tchad, alors que les programmes de capacitation à la gestion des ressources pétrolières ne sont pas encore assimilés », a-t-il estimé.

« Cette manne pourrait offrir de belles perspectives de réduction de la pauvreté et de développement pour le pays si cela est géré efficacement et durablement. Mais à moins de nouvelles découvertes pétrolières majeures, elle risque de ne pas durer », a-t-il ajouté.

M. Gérin a prévenu que dès 2009, les revenus pétroliers du Tchad menacent de baisser drastiquement.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 02:38




          Bozizé hilare, lors du DPI

  APA Bangui (Centrafrique) 30-06-2009 - Le Président du comité de suivi des recommandations du Dialogue politique inclusif (DPI), M. Henri Maïdou, a déploré, au cours d’une conférence de presse, lundi à Bangui, la non application des recommandations de la grande concertation de la classe politique centrafricaine qui s’est déroulée du vendredi 20 au samedi 21 février 2009.

Sur un total de 116 recommandations, 31 soit 27% ont exécutées, 2 soit 2% l’ont été en partie, 54 soit 47% sont en cours d’exécution et 29 soit 25% sont encore non exécutées, a indiqué M. Maïdou, ancien premier vice-président de la République et ancien ministre conseiller spécial du chef de l’Etat.

« Nous avons comme l’impression que certaines recommandations qui auraient dû être mises en œuvre ne l’ont pas été à cause du manque de volonté des autorités compétentes », a-t-il déclaré.

« Mais on ne peut pas déterminer de manière concrète ce manque de volonté, c’est un problème tout a fait abstrait et il nous est absolument impossible de l’apprécier », a-t-il ajouté. M. Maïdou a dénoncé la modification unilatérale par le gouvernement du projet de loi sur le code électoral élaboré par le comité ad hoc chargé de la révision de ce code, au risque d’engendrer des dérapages dans le processus électoral en cours.

« Nous ne pouvons pas à mon avis aller au-delà puisque les textes que nous mettons en place ne nous ont pas donné un pouvoir de cœrcition sur une entité donnée », a-t-il poursuivi.

Il a également déploré le retard accusé dans la mise en œuvre du programme du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants qui conditionne pourtant le respect du processus électoral ainsi que le retard accusé dans l’organisation des tables-rondes sectorielles nécessaires à la mise en œuvre du DDR.

« Le Comité de suivi attire l’attention de tous que l’application des recommandations du DPI doit observer scrupuleusement le principe de l’immuabilité et de l’intangibilité des recommandations du DPI, afin de consolider la paix et la stabilité des institutions nationales », a conclu M. Maïdou.



 NDLR : On croît rêver ! Franchement, dans quel pays sommes nous ? On a quelque mal à penser que les déclarations rapportées dans cette dépêche sont bien sorties de la bouche du président du Comité de suivi des recommandations du DPI. Cette personnalité est pourtant bel et bien actuellement, conseiller spécial du président Bozizé à qui s'adressent directement ces statistiques et les propos du président de ce comité de suivi. A moins qu'il s'agisse d'une distribution de tâches ou un jeu de rôle savamment orchestré mais il y a de quoi perdre son latin. Une chose est sûre et il n'y a pas besoin de chercher de midi à quatorze heures : Bozizé n'a pas la volonté politique d'appliquer les recommandations du DPI. Les Centrafricains et la communauté internationale ont compris cela depuis longtemps.


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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 16:09




 

BANGUI (AFP) - mardi 30 juin 2009 - 14h53 - Les fonctionnaires centrafricains de Birao (nord-est) ont entamé une grève illimitée pour exiger d'être mis en sécurité, après des attaques armées qui y ont fait des dizaines de morts en juin, a affirmé mardi un policier ayant fui la ville.

"Les fonctionnaires de l'Etat affectés à Birao sont entrés en grève depuis le 25 juin, et ils exigent que le gouvernement les évacue à cause de l'insécurité", a déclaré ce policier, en expliquant sous couvert d'anonymat avoir lui-même décidé de mettre sa famille à l'abri à Bangui, la capitale.

Aucune source officielle n'a pu être jointe pour commenter cette information.

Selon le policier, environ 100 agents de l'Etat devaient être en service en période normale à Birao, mais une grande partie d'entre eux n'y ont pas fait le déplacement. Ceux qui y sont "ont tous arrêté le travail pour une durée indéterminée", a-t-il assuré.

"Moi même, je risque des ennuis au plan professionnel (...) mais je n'entends pas reprendre service à Birao", a-t-il dit.

Selon le policier, les fonctionnaires réclament également leurs salaires.

En mai, le gouvernement avait sommé tous les agents de l'Etat "de se rapprocher des banques pour ouvrir un compte" pour désormais percevoir leurs salaires.

Le 6 juin, des dizaines d'hommes armés ont attaqué à Birao un site de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR, ex-rébellion), faisant au moins 27 morts selon des témoins. Le 21 juin, un autre assaut y a fait dix morts, selon l'ex-rébellion.

Le policier interrogé par l'AFP a fait état de 43 morts et 16 blessés, incluant combattants et civils.

L'UFDR engagée dans le processus de paix a attribué ces deux attaques à des Kara, ethnie minoritaire en son sein, qui contestent la direction de Zakaria Damane, chef du mouvement.

En avril 2007, l'UFDR a signé avec Bangui un accord de paix, s'engageant notamment à cesser les hostilités dans une large part du nord-est centrafricain dont elle contrôlait plusieurs localités. Un de ses responsables a fait son entrée en janvier au gouvernement sur recommandation d'un forum sur la paix dans ce pays.

 

 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:17





 

Linternationalmagazine.com, publié le 30/06/2009

L’assassinat le 2 mars dernier du Président bissau-guinéen, Bernardo Joao "Nino" Vieira, a été le dernier sur cette longue liste macabre de chefs d’Etat tués dans l’exercice de leur fonction.

Au total, 31 chefs d’Etat africains ont été assassinés en moins de 40 ans après les indépendances, a déploré dimanche à Syrte le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, à l’ouverture de la 15ème session du Conseil exécutif de l’UA.

Cette moyenne approximative d’un Chef d’État tué par an marque une "évolution politique régressive, inquiétante et qui appelle une réponse cohérente de la part des instances compétentes de notre union" a fait savoir Jean Ping.

Cette évolution malheureuse appelle aussi a une réflexion profonde sur le métier de Chef d’État en Afrique, du statut et de sa sécurité du Chef d’État africain. L’atroce assassinat du Président bissau-guinéen, Bernardo Joao "Nino" Vieira, le 2 mars dernier, a été le dernier sur cette longue liste macabre de chefs d’Etat tués dans l’exercice de leur fonction.

Jean Ping est aussi revenu sur la situation actuelle à Madagascar, en Mauritanie, ou encore en Guinée.

Parlant de Madagascar, le Chef de l’exécutif africain a fait clairement comprendre que ce pays a basculé en mars dernier dans une situation anticonstitutionnelle ce qui a entrainé sa suspension de toutes les activités de l’Union Africaine. L’auteur du coup d’État n’étant pas reconnu par la communauté internationale.

En Mauritanie, le processus de sortie de crise consensuelle vient d’aboutir avec la signature vendredi dernier du décret nommant le gouvernement de transition qui va conduire le pays aux élections du 18 juillet prochain. Ce décret a été signé par le Président renversé, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

En ce qui concerne la Guinée, Jean Ping a souligné la préoccupation du Groupe de contact international face aux incertitudes qui entourent la conduite de la transition et le peu de progrès réalisé dans le chronogramme accepté par les parties vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel et la tenue des élections avant la fin 2009.

Le Niger et la somalie : des bombes à retardement

Le Président de la Commission de l’Union africaine a aussi noté que les récents événements autour de la Constitution du Niger "ne peuvent manquer d’interpeller l’UA, eu égard aux risques de dérapages éventuels".

Dans ce pays en effet, un homme, le Président Mamadou Tandja, veut réviser la Constitution pour briguer un troisième mandat à la tête du pays. Une situation dénoncée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a lancé un appel aux autorités nigériennes pour qu’elles veillent au respect de la Constitution et de l’Etat de droit. Mais le Président Tandja préfère privilégier ses ambitions personnelles, au risque de précipiter le pays dans une guerre civile.

Concernant la Somalie, le Président de la Commission de l’UA avoue que les "derniers développements sont préoccupants car tendant à saper le processus de réconciliation, de même que la stabilité régionale".

Quant à la situation au Darfour, dans l’ouest du Soudan, Jean Ping souligne que beaucoup reste à faire pour "restaurer la paix et la sécurité dans cette région meurtrie". Mais il ajoute que l’action de la mission hybride des Nations unies et de l’Union africaine commence à porter ses fruits.

Des recommandations concrètes de l’UA

Lors de la 12ème conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, qui s’est tenue en février dernier à Addis- Abeba, en Ethiopie, les dirigeants africains avait demandé à la Commission de l’UA de présenter des recommandations concrètes pour la mise en œuvre de mesures préventives adéquates contre les changements anticonstitutionnels de gouvernement.

Jean Ping a informé le Conseil exécutif qu’une réflexion préliminaire sur la question a été préparée par sa Commission. Les travaux du Conseil exécutif de l’UA seront sanctionnés, mardi, par des décisions ainsi que des propositions à soumettre à l’adoption des chefs d’Etat et de gouvernement qui débuteront leur session, mercredi à Syrte.

 

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