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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 16:24





La population de Paoua contre une candidature de Patassé


La Patasserie, qui n’est autre chose que frasques et bouffonneries de l’ex président de la République Ange-Félix Patassé (1993-2003), continue de couler encre et salive.

La dernière réaction en date vient de Paoua, localité située dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, qui oppose une fin de non recevoir à l’idée même d’une prochaine candidature de l’ex « barbu national », présenté comme le seul responsable des malheurs récurrents des populations de cette zone.

Ci-dessous le texte intégral d’une déclaration au vitriol de la population de Paoua parvenu à la rédaction de L’Indépendant.


DECLARATION DES POPULATIONS DE PAOUA 

******************

Nous, populations de l’Ouham-Pendé, avons appris avec inquiétude l’intention annoncée par l’ex président Ange PATASSE d’être encore candidat à l’élection présidentielle de 2010 et tenons à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale notre opposition catégorique à cette candidature. A cause de PATASSE nos régions ont été brûlées en 1985 par le pouvoir du général André KOLINGBA.

A cause du même PATASSE nous avons payé un lourd tribut à la rébellion du général BOZIZE qui a amené les Zakawa nous tuer et piller nos usines d’égrenage de coton à Pendé, Ndim, Bozoum, l’hôpital que l’Allemagne nous a construit et équipé à Paoua, ainsi que la base de DROP à Bozoum.

Toujours à cause de PATASSE nous avons été chassés de nos maisons avec nos femmes et nos enfants pour vivre en brousse comme des animaux pendant des années et des années. BOZIZE a rayé cette sous/préfecture de la carte de la République centrafricaine. Pendant presque dix ans qu’il était président, on n’a vu PATASSE qu’une seule fois à l’occasion de l’inauguration de l’hôpital de Paoua. Il n’a rien fait pour cette région qui était pourtant la sienne. Paoua est toujours montré du doigt à tort par les autres frères d’autres préfectures simplement parce qu’il est né ici.

Nous sommes écoeurés d’apprendre aujourd'hui son projet d’épouser la veuve du défunt Pr Simon BEDAYA NGARO qui l’avait rejoint entre temps au Togo et se  trouve même à l'heure actuelle avec lui en  Libye. Ils ont chassé les enfants du Pr NGARO de la maison de leur père pour venir y habiter. C’est indigne et très honteux de la part d'un homme de son rang. Où est la morale ? Pour la petite histoire, PATASSE n'en est pas à son premier forfait. Il avait déjà fait la même chose avec la veuve de son grand frère EPONDI qui n’était autre que son chef de cabinet lorsqu’il fut ministre dans les années BOKASSA. Trois mois  seulement  après la mort accidentelle de EPONDI, il a enceinté sa veuve qu’il a même installée carrément ensuite chez lui. Il aura finalement deux enfants avec celle-ci.   

Depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003, le général BOZIZE a classé l’Ouham-Pendé parmi les préfectures qui ne l’aiment pas. Il a envoyé son armée pour nous tuer et brûler tous nos villages. Qu’avons-nous fait pour mériter de tels traitements et un tel sort ? Nous sommes de pauvres paysans qui demandons seulement à avoir la paix et la tranquillité pour vaquer à nos travaux champêtres.

A cause de la politique de KOLINGBA, PATASSE et BOZIZE, nous continuons de souffrir jusqu’aujourd’hui. Notre région est occupée par des rebelles qui ont pris la relève de ces politiciens et nous font subir leur loi, nous humiliant et volant nos maigres biens et le peu de récoltes et nourriture que nous produisons.

Si PATASSE parle de revenir faire encore la politique, nous risquons toujours de payer pour lui. Trop c’est trop ! L'Ouham-Pendé mérite plus que de n'être qu'un simple tremplin électoral  aux assoiffés du pouvoir C’est pourquoi nous refusons sa candidature qui est synonyme de division, et obéit à son seul esprit revanchard.  Assez de faire les frais pour les politiciens! Il faut que cela cesse! L'heure de la retraite a sonné.  Que Patassé  lise Jérémie 17 !

Fait à Paoua le 4 octobre 2009

POUR LA POPULATION DE PAOUA (OUHAM-PENDE)

  

Bernard NINGATOLOUM

                                                 (Cultivateur à Paoua)


Source : lindependant-cf.com

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 15:33




 

 
ADDIS ABEBA (AFP) - mercredi 14 octobre 2009 - 16h17 - Le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, doit être jugé "pour crime contre l'humanité", à la suite de la répression sanglante du 28 septembre à Conakry, a déclaré mercredi le Commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire.

"Le leader du coup d'Etat doit rendre compte de ses actes devant un tribunal pour crime contre l'humanité", a estimé Karel de Gucht lors d'une conférence de presse au siège de l'Union africaine (UA).

"La répression du 28 septembre a été d'une brutalité jamais vue. On est véritablement confronté à un crime contre l'humanité. Et il y a une idée de principe qui est que, partout, quand il se passe un crime contre l'humanité, ces crimes soient jugés", a-t-il expliqué.

"La justice internationale doit aussi être universelle, sinon elle perd sa crédibilité", a-t-il insisté.

La violente répression d'une manifestation de l'opposition à Conakry le 28 septembre a soulevé l'indignation de la communauté internationale.

La junte affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées, tandis que l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées, dont de nombreuses femmes violées. Les Nations unies ont fait état de plus de 150 morts.

M. de Gucht s'exprimait à l'issue d'une réunion UA-UE qui a notamment évoqué les questions de paix et sécurité en Afrique, et des changements inconstitutionnels de pouvoir.

Le capitaine Camara a pris le pouvoir lors d'un coup d'état sans effusion de sang en décembre 2008, après la mort de Lansana Conté, qui dirigeait le pays depuis 1984.

L'UA a fixé au 17 octobre la date limite pour que le chef de la junte renonce à se présenter à la présidentielle prévue en janvier, ainsi que tous les membres de la junte.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA a prévu de se réunir jeudi après-midi pour se prononcer sur cette question.

"Je ne vois pas pourquoi il y aurait opposition entre l'UA et l'UE sur ce sujet. Notre communiqué est la réflexion d'un consensus international", a précisé le Commissaire du département Paix et sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra au cours de cette conférence de presse.

"Ce que nous voulons, c'est remettre sur les rails le processus de transition en Guinée", a-t-il indiqué, rappelant que "dans les prochaines 48 heures, le CPS devra se prononcer" sur les sanctions, si les responsables de la junte ne se sont pas engagés par écrit à ne pas se présenter à la prochaine élection.



Guinée: les Etats-Unis demandent à la junte de quitter le pouvoir

WASHINGTON - Les Etats-Unis demandent à la junte du capitaine Dadis Camara de quitter le pouvoir en Guinée, a déclaré mercredi un porte-parole du département d'Etat.

"Nous avons dit clairement dans les discussions, tant à Washington qu'à Conakry, que la junte actuelle conduite par le capitaine Dadis Camara doit quitter le pouvoir et ouvrir la porte à des élections légitimes afin que puisse se former un gouvernement légitime, dûment élu par le peuple de Guinée", a indiqué Philip Crowley lors du point de presse quotidien de la diplomatie américaine.

"Nous pensons que la junte doit s'effacer. Ils doivent partir pour ouvrir la porte à des élections que pourront contrôler des observateurs internationaux", a-t-il insisté.

Washington réclame également "une enquête internationale sur les récents événements ayant abouti à la mort de plus de 150 personnes", a-t-il poursuivi en allusion au massacre du stade de Conakry le 28 septembre.

"Nous faisons pression pour qu'apparaisse une meilleure gouvernance, pour que la corruption soit traitée. C'est notre objectif central aujourd'hui concernant la Guinée", a-t-il ajouté.

(©AFP / 14 octobre 2009 19h59)

 

Répression en Guinée : "examen préliminaire" du procureur de la CPI

LA HAYE (AFP) - mercredi 14 octobre 2009 - 19h44 - Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi procéder à un "examen préliminaire" de la situation en Guinée afin de déterminer si des crimes relevant de la compétence de la Cour ont été commis lors de la répression du 28 septembre.

"Un examen préliminaire de la situation" a été "engagé afin de déterminer si des crimes relevant de la compétence de la CPI ont été perpétrés", a indiqué le bureau du procureur dans un communiqué.

"Le bureau du procureur a pris connaissance d’allégations graves concernant les événements du 28 septembre 2009 à Conakry et a reçu des informations relatives à ces événements", poursuit le communiqué.

"Des informations que nous avons reçues, des images que jai vues, il apparaît que des femmes ont été violées ou en tout cas brutalisées sur la pelouse du stade de Conakry, apparemment par des hommes en uniforme qui ont même utilisé leur arme", a déclaré Fatou Bensouda, procureure adjointe de la CPI, citée dans le communiqué.

"Tout ceci est révoltant, insoutenable. Cela ne doit plus jamais se reproduire et les responsables devront rendre des comptes", a-t-elle ajouté.

La Guinée étant un Etat partie au statut de la CPI depuis 2003, la Cour a compétence pour les crimes de guerre, contre l’humanité ou génocide pouvant y être commis, "y compris les meurtres de civils et des violences sexuelles", souligne le bureau du procureur.

Le Commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire, Karel de Gucht avait déclaré plus tôt mercredi à Addis Abeba que le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, devait être jugé pour crime contre l'humanité, à la suite de la répression du 28 septembre à Conakry.

La junte affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées, tandis que l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées, dont de nombreuses femmes violées. L'ONU a fait état de plus de 150 morts.

Des examens préliminaires sont actuellement menés par le bureau du procureur concernant les situations en Afghanistan, en Colombie, en Côte d’Ivoire, en Géorgie, au Kenya et en Palestine notamment.

Basée à La Haye, la Cour pénale internationale est le premier tribunal international permanent compétent pour juger les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

 

 

 
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 15:22




 

 

LIBREVILLE (AFP) - mercredi 14 octobre 2009 - 16h15 - La coalition des principaux candidats de l'opposition à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon a exprimé mercredi "rejet" et "dégoût" après la décision de la Cour Constitutionnelle de valider l'élection du fils du défunt président Omar Bongo.

"Nous (...) exprimons notre rejet de ces décisions (de la Cour constitutionnelle) et le dégoût qu'elles nous inspirent, tant elles rappellent les sombres heures de notre Histoire récente et nous désolent du crédit à accorder aux institutions de notre pays", a affirmé l'ancien Premier ministre et candidat malheureux Jean Eyeghe Ndong, président de la coalition.

La coalition rassemble les principaux candidats dont l'opposant historique Pierre Mamboundou et l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, arrivés respectivement 2e et 3e, selon le nouveau comptage, ainsi que l'opposant Zacharie Myboto (4e) ou un autre ancien Premier ministre Casimir Oye Mba.

L'élection d'Ali Bongo comme successeur d'Omar Bongo Ondimba décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a été confirmée lundi soir par la Cour constitutionnelle gabonaise. Elle a rejeté ou déclaré irrecevables les 11 recours en annulation du scrutin déposés par neuf candidats et une citoyenne.

D'après la Cour, M. Mamboundou arrive en deuxième position avec 25,64% des voix devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, crédité de 25,33% des suffrages.

 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 21:59




 

 BANGUI, 12 oct 2009 (AFP) - Le gouvernement centrafricain a ordonné l'expulsion du général Baba Laddé, chef d'un groupuscule rebelle tchadien, le Front populaire pour le rassemblement (FPR), selon un arrêté ministériel remis lundi à l'AFP.

   Selon Makaila Nguebla, un journaliste tchadien opposant installé au Sénégal et proche du général Laddé, ce dernier a été convoqué samedi au ministère de la Défense centrafricaine. "On est sans nouvelle de lui depuis. On craint qu'il n'ait été arrêté", a indiqué le journaliste.

   Une source policière centrafricaine sous couvert de l'anonymat a affirmé à l'AFP que le général Laddé n'avait pas répondu à la convocation et avait "sans doute quitté le pays sans en aviser personne".

   Selon le décret du ministre de la Sécurité publique le général Jules -Bernard Ouandet, le général Laddé est expulsable pour "séjour illégal en territoire centrafricain, avec plus d'une centaine d'hommes armés qui ont provoqué un affrontement le 3 octobre dernier à Sido".

   Le général Laddé avait affirmé à l'AFP début octobre avoir eu un accrochage avec l'armée tchadienne, alors que ses hommes poursuivaient des coupeurs de route près de Sido, autour de la frontière tchado-centrafricaine. Selon lui, un de ses hommes avait été blessé et fait prisonnier par les Tchadiens alors qu'un soldat tchadien avait été tué.

   Aucune source indépendante n'avait confirmé cet accrochage. Jointes par l'AFP, les autorités à N'Djamena ne l'avaient pas non plus confirmé.

   Basé à Gontaba dans la préfecture de la Nana Gribizi, au nord-ouest de la Centrafrique, le chef rebelle avait été reçu fin septembre par Cyriaque Gonda, ministre d'Etat de la Communication et porte-parole du gouvernement, dans le cadre d'une possible ouverture de négociations entre son mouvement et les autorités de N'Djamena.



NDLR : Les autorités de Bangui inaugurent ces temps derniers la sordide pratique de faire disparaître des gens et de leur faire prendre une destination inconnue. Ce fut le cas des deux éléments du FDPC d'Abdoulaye Miskine qui, aux dernières nouvelles, sont bien en vie contrairement à leur exécution par la garde présidentielle qu'une source nous avait fait annoncer dans une de nos précédentes parutions. Ils étaient amenés au tribunal vendredi dernier et certains membres de leur famille ont même été libérés mais eux demeurent en détention, le procureur ayant promis de les libérer plus tard. S'agissant de Baba Laddè, la question se pose bien de savoir vers quel pays va-t-il être expulsé ou l'a-t-il déjà été ? Pourquoi les autorités de Bangui entretiennent un mystère sur son sort. Est-t-il expulsable ou déjà expulsé ?Le ministre d'Etat Cyriaque Gonda qui l'avait pourtant reçu dès le lendemain de son arrivée à Bangui observe curieusement un silence assourdissant.

 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 18:20




APA Bangui 13-10-2009 (Centrafrique) Le Révérend Pasteur Joseph Binguimalé a été élu président de la Commission électorale indépendante (CEI) en Centrafrique, a appris APA.

Le Révérend Binguimalé, qui faisait partie des quatre personnalités dont la candidature a été proposée par le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre, conformément au code électoral, a été élu par 19 (65% des suffrages) des 25 membres de la CEI qui en compte 30 ayant pris part au vote.

Il a devancé Abel Balénguélé, qui a obtenu cinq voix soit 19% des suffrages, et Mathias Morouba, une voix (soit 4%).

Le 10 octobre dernier, le président François Bozizé a désigné les membres de la CEI, lesquels doivent prêter serment devant le tribunal de grande instance de Bangui avant de prendre fonction.




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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 18:01




 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 005/PR/FPR/09

 

Conduit par la Force Multinationale de la CEMAC (FOMAC) à des pourparlers de paix devant avoir lieu le 10/10/2009 aux Camp Béal à Bangui sous les auspices du Gouvernement de la Centrafrique, le Général Baba Laddé a été kidnappé et conduit vers une destination inconnue.

 

A ce jour, le Front Populaire pour le Redressement (FPR) fait face aux mutismes des deux Gouvernements qui se refusent à livrer des informations sur la situation du Général qui était venu à Bangui pourtant pour négocier la paix.

 

Le FPR condamne avec vigueur cette forfaiture indigne d’un Etat de droit qu’est censé être le Tchad et la RCA qui utilisent encore des méthodes d’un autres temps pour liquider les opposants.

 

Eu égard à cet état de fait, le FPR prend à témoin l’opinion nationale et internationale de cette tragédie et lance un ultimatum de 48 heures aux auteurs de cet acte de le libérer sans condition.

 

Fait à Bangui, le 13 octobre 2009

 

 

Pour le Président

PO Le Secrétaire Général,

 

YAYA Idriss

 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 17:55




 

Afrique centrale info 13 Octobre 2009 - Plus d'une dizaine de rebelles ougandais de la LRA ont été tués par les militaires ougandais le 1er octobre dans le sud-est de la Centrafrique lors d'une opération qui a permis de libérer une trentaine d'otages centrafricains, a indiqué mardi une source militaire centrafricaine. Militaires et rebelles se sont affrontés "entre Obo et Djéma", localités distantes de 250 km, alors que l'armée ougandaise menait "une opération contre l'Armée de résistance du seigneur (LRA)", a indiqué cette source.

L'objectif était de "libérer des civils centrafricains retenus en otages par la LRA" à une quarantaine de kilomètres de Djéma dans une base des rebelles, a-t-elle poursuivi.

"Au cours de cette opération, au moins trente personnes ont été libérées et plus d'une dizaine d'éléments de la LRA tués", a affirmé cette source militaire, sans donner de chiffre plus précis. "L'armée ougandaise a enregistré deux blessés qui ont été évacués à Kampala", a-t-elle précisé.

Selon cette source, "ce dernier affrontement a entraîné des déplacements de plus d'un millier de civils fuyant Djéma et les villages de la région de Obo, vers le centre de Obo et les régions voisines".

Dirigée par Joseph Kony, la LRA, une des guérillas les plus brutales au monde, a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda.

En 2005, ses combattants se sont éloignés de leurs bases traditionnelles pour s'installer dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Depuis plusieurs mois, ils ont multiplié les attaques contre les populations dans l'est de la Centrafrique. En août, l'armée ougandaise s'est déployée avec l'accord de Bangui dans cette région pour traquer les rebelles.

Le 14 septembre, elle a affirmé avoir tué un commandant ainsi que quatre autres membres de la rébellion lors d'une opération menée à 15 km au nord-est de la ville d'Obo.

Elle n'a cependant pas pu empêcher l'attaque, fin septembre, d'un véhicule de l'ONG italienne Cooperazione internationale (Coopi) au cours de laquelle deux employés centrafricains de l'organisation non gouvernementale ont été tués.

 

 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 01:59




Avec le régime du président François Bozizé qui se dit lui-même pasteur de l’Eglise du Christianisme céleste, les « pasteurs » ont le vent en poupe. Le mélange des genres a non seulement droit de cité mais continue de plus belle en Centrafrique. Il y a quelques quinze jours, Bozizé a nommé par décret un pasteur, Louis Oguéré comme ambassadeur de Centrafrique au Cameroun.

En escale à Paris de retour du Venezuela la semaine dernière, Bozizé a reçu longuement à l’hôtel Hilton de l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy, un autre pasteur qui fut du reste déjà, on ne sait par quel concours de circonstances, vice président du présidium du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008 à Bangui, Joseph Binguimalet. Comme par hasard, ce pasteur vient d’être désigné, en fait imposé, à la tête de la Commission Electorale Indépendante (CEI) dont la composition vient d’être rendue publique peu avant le week-end dernier.

Le parcours de ce « pasteur » est assez étrange. Il fut dans les années 80, chauffeur auprès de l’ambassade de Centrafrique à Paris avant de prendre le large et se proclamer un de ces quatre matins « pasteur » d’une « église » qui se trouve quelque part dans le département de la Seine Saint Denis en région parisienne.

Quel pacte a-t-il secrètement conclu avec Bozizé pour se retrouver comme par enchantement à la tête de la CEI ? Un poste d’ambassadeur ou de ministre à la clé  au cas où Bozizé rempilerait comme il s’y emploie frénétiquement ? De l’argent comme Bozizé en a tellement aujourd’hui ? Manifestement la politique intéresse beaucoup les pasteurs en Centrafrique, toutes confessions confondues, qui ont soif de pouvoir et sont perpétuellement en quête d’enrichissement et de biens matériels.

 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 00:05




Actu-Environnement.com - 12/10/2009

A deux mois de Copenhague, les négociations sur le climat se sont achevées le 9 octobre à Bangkok sans grandes avancées, autres que techniques, sur la réduction des émissions de GES et le financement de l'aide aux pays en développement

A deux mois de la conférence internationale de Copenhague (Danemark) qui doit aboutir à un nouveau traité post-Kyoto, après deux semaines de pourparlers, les négociations de Bangkok (Thaïlande) sur le climat ont enregistré des ''avancées'' sur le plan technique mais aucun objectif chiffré sur la réduction d'émissions de GES et sur le financement de l'aide aux pays en développement n'a encore été avancé par les pays industrialisés.

Si cette session de négociations, qui s'est achevée le 9 octobre, a permis d'entrer ''dans le vif du sujet et de raccourcir les textes de moitié, les points clés de la négociation sont loin d'être résolus'', ont observé vendredi dernier, dans un communiqué, plusieurs ONG environnementales parmi lesquelles le WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre et le Réseau Action Climat France. Rappelons que l'objectif de la réunion des émissaires était de raccourcir le projet de texte de 200 pages qui serait aujourd'hui passé à un document d'environ 120 pages, en soulignant les options pour lutter contre le réchauffement.

Parmi les autres ''avancées'' réalisées, celles concernant ''l'adaptation, le transfert de technologie et le renforcement des capacités pour gérer les projets sur le climat dans les pays en développement'', a souligné le directeur exécutif de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) Yvo de Boer.

Blocage sur des objectifs climatiques chiffrés

En revanche, aucun progrès ''sur les points politiques clés'' n'a été enregistré, a-t-il déploré dans un communiqué. Les dirigeants des pays industrialisés ne sont toujours pas parvenus à se prononcer sur ''des objectifs ambitieux'' de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et des ''financements significatifs pour aider les pays en développement à accroître leurs efforts''. S'il n'y a pas d'avancée sur ces sujets, il sera ''très difficile pour les négociateurs de continuer leur travail'', a-t-il prévenu. De son côté, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a alerté que la communauté internationale était ''dangereusement proche d'une impasse'' à moins de deux mois du sommet sur le climat.

Rappelons que les pays industrialisés ont jusqu'ici proposé des réductions de 15% à 23% de leurs émissions par rapport à 1990 d'ici 2020. Mais ces chiffres restent loin des 25% à 40% de réduction, qui selon les écologistes sont nécessaires pour éviter une hausse de la température mondiale supérieure à 2°C, attendus dans les recommandations du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC). Quant aux Etats-Unis, ils n'ont avancé aucun chiffre de réduction de leurs émissions dans les négociations internationales, alors que la bataille autour du projet de loi climat vient de débuter au Sénat américain et que l'attribution vendredi du prix Nobel de la paix au président Obama doit, selon M. de Boer, constituer, ''un encouragement pour lui à s'engager fortement en faveur d'un accord à Copenhague'', a-t-il indiqué à l'AFP.

Par ailleurs, si les Etats-Unis, l'Australie et l'Union européenne veulent que ce texte engage davantage les pays en développement (Chine, Inde,…) à limiter leurs émissions de CO2, ces derniers se disent prêts à participer à l'effort mais refusent toujours des objectifs contraignants de baisse des émissions et demandent aux pays riches de réduire leurs émissions de 40% d'ici à 2020.

Concernant la question du financement, le flou persiste. Si la Commission européenne a estimé en septembre les besoins des pays en développement à 100 milliards d'euros par an d'ici à 2020, la répartition de l'effort de financement au sein de l'UE est source de tensions, en raison notamment des réticences de certains pays de l'Est. Tandis que, selon Elise Buckle du WWF France, ''la proposition américaine s'apparente à une tentative de séduction des pays pauvres, en leur promettant une gouvernance équitable et l'accès direct aux financements, tout en défendant la Banque Mondiale avec du maquillage et des paillettes !''.

Pour Romain Benicchio d'Oxfam France - Agir ici, ''les pays riches doivent remplir leur part du contrat et s'engager à financer l'adaptation et l'atténuation au Sud. Ils doivent mobiliser de l'argent public et non pas recycler l'aide publique au développement déjà existante. Sans une telle dynamique, aucun accord ambitieux ne sera possible à Copenhague'', a-t-il prévenu.

L'Afrique demande 65 milliards de dollars par an

A l'occasion du Forum mondial sur le développement durable organisé à Ouagadougou (Burkina Faso) qui s'est clôturé hier, les pays africains, les premiers touchés par le réchauffement, ont exigé des ''réparations et dédommagements'' en demandant que les pays industrialisés ''pollueurs'' soient les ''payeurs''. Les pays africains ont ainsi évalué les besoins annuels de financement des programmes d'adaptation et d'atténuation des changements climatiques : ''Nous pensons qu'il faut 65 milliards de dollars (44 milliards d'euros) pour pouvoir faire face à ces phénomènes'', a indiqué vendredi dernier à l'AFP le ministre de l'environnement du Burkina Faso, Salifou Sawadogo, à l'ouverture du Forum. Les responsables africains ont fait valoir ''le devoir de solidarité'' des pays riches envers les plus vulnérables. ''Dernièrement, le premier ministre éthiopien [Meles Zenawi] a été catégorique. Si rien n'est fait, l'Afrique quittera la salle [des négociations]'', a rappelé M. Sawadogo.

Dans une déclaration finale, les six chefs d'Etat africains (Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Congo, Mali et Togo), présents au forum ont également décidé de ''soutenir la prise des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990 pour les pays industrialisés''. Ils ont également lancé un appel ''pour l'allègement des procédures et l'assouplissement des conditions d'accès des pays africains aux ressources du Mécanisme pour un développement propre (MDP)''. Selon le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping, sur 1.600 projets MDP dans le monde, seuls 30 sont africains, dont 15 en Afrique du Sud.

La dernière session préparatoire se tiendra à Barcelone, du 2 au 6 novembre avant la conférence des Nations unies sur le climat, en décembre, dans la capitale danoise qui devra déboucher sur un accord mondial.


R. BOUGHRIET

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 23:52




 

 LIBREVILLE (AFP) - mardi 13 octobre 2009 - 0h19 - La Cour constitutionnelle gabonaise a validé lundi l'élection d'Ali Bongo à la présidence de la République du Gabon à l'issue de l'examen des 11 recours en annulation du scrutin du 30 août déposés par 9 candidats et une citoyenne, a annoncé sa présidente.


"L'élection de Monsieur Ali Bongo Ondimba en qualité de président de la République gabonaise est confirmée",
a déclaré Marie-Madeleine Mborantsuo, à l'issue d'une heure et trente minutes de lecture de la décision de l'institution.

Selon la Cour, qui avait procédé fin septembre à un nouveau recomptage des voix, Ali Bongo, le fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a remporté le scrutin avec 41,79% des voix.

L'opposant historique Pierre Mamboundou est désormais 2e du scrutin, avec 25,64% des voix et passe ainsi devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, crédité de 25,33% des suffrages.

D'après les résultats annoncés le 4 septembre par la Cour, Ali Bongo avait été élu avec 41,73% des suffrages devant M. Mba Obame avec 25,88% et M. Mamboundou avec 25,22%.

La Cour constitutionnelle a rejeté onze requêtes en annulation du scrutin, déposées par une citoyenne et neuf candidats, dont MM. Mba Obame et Mamboundou qui s'estiment chacun vainqueur.




Ali Bongo succède officiellement à son père

RFI 12/10/2009 Dernière mise à jour le 12/10/2009 à 22:08 TU

La Cour constitutionnelle a finalement validé lundi soir l'élection d'Ali Bongo à la tête du pays. Il y avait eu 11 requêtes en annulation déposées par 9 candidats et une citoyenne.

Jusqu'au bout, Ali Bongo a essayé de légitimer sa victoire contestée par les principaux opposants. En effet, onze recours en annulation du scrutin avaient été déposés par neuf des dix-huit candidats. Ils invoquaient des fraudes massives.

Ali Bongo avait à l'époque deux possibilités. Soit  passer en force et se faire investir rapidement, au risque de rallumer l'incendie de la contestation, ou alors gagner du temps, en jouant la carte constitutionnelle. Il a choisi la seconde solution.

Si le fils du défunt président, Omar Bongo, a choisi d'aller jusqu'au bout de cette logique constitutionnelle des recours, c'est sans doute pour faire oublier la polémique consécutive à sa victoire.

Pendant deux semaines, la Cour constitutionnelle a compté et recompté les suffrages du 30 août. Elle a examiné les procès-verbaux des 2 815 bureaux de vote. Mais à Libreville, les adversaires d'Ali Bongo ne se faisaient guère d'illusions sur le verdict de cette cour. Ils avaient même réclamé la démission de la présidente de cette cour, jugée trop proche du régime et de l'ancien président.

La victoire d'Ali Bongo est donc confirmée. Mais dans l'opposition, l'ancien ministre de l'Intérieur ne pourra pas se prévaloir du statut de premier opposant au régime. André Mba Obame a été rétrogradé par la Cour constitutionnelle de la deuxième à la troisième place. André Mba Obame qui a décidé de gâcher la fête de l'investiture en annonçant qu'il entamait ce lundi une grève de la faim.

 

 
NDLR : Pouvait-il en être autrement. Quelqu'un avait dit avec justesse qu'au Gabon, la cour constitutionnelle penche toujours du même côté comme la Tour de Pise en Italie. Obliger les contestataires à recourir à la constitutionnelle en sachant bien que cela ne changerait rien sur le fond.Pourquoi organise même -t-on des élections en Afrique lorsqu'on connaît d'avance les vainqueurs ? C'est ainsi qu'on réunit malheureusement les conditions de rébellions qui empoisonnent la vie de certains pays africains. Le Gabon n'a pas encore vu le bout du tunnel. 

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