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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:58


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 Au fur et à mesure, les preuves de complicité des deux larrons que sont les deux vrais faux pasteurs Bozizé et Binguimalé apparaissent petit à petit au grand jour. C’est ainsi qu’on sait désormais que c’est flanqué de son soi-disant dircab un ex-gendarme du nom Eloge Goyémidé et le DG Adjoint de la police nationale centrafricaine un certain Yves Gbéyoro, que le vrai faux pasteur s’est secrètement rendu début février dernier à Khartoum afin de remettre aux plus hautes autorités soudanaises le budget prévisionnel des élections, Bozizé ayant préalablement sollicité en marge du dernier sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba, le concours financier de son homologue Omar El Bachir.

 

Plusieurs autres chefs d’Etat tels que Téodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale, Abdelaziz Bouteflika d’Algérie et l’incontournable Guide libyen, ont également été ciblés par Bozizé pour être démarchés en vue d’obtenir aussi leur contribution pour le financement des élections centrafricaines afin de lui permettre de faire l’impasse sur les enveloppes annoncées par les bailleurs de fonds habituels de la communauté internationale (USA, UE, France et autres) mais toujours non décaissées car soumises à des conditionnalités non satisfaites, situation qui donne de l’urticaire à Bozizé.

 

S’agissant du fameux rapport qui a sous tendu le décret illégal de Bozizé convoquant le corps électoral pour le premier tour de la présidentielle le 25 avril prochain dont le Collectif des Forces du Changement a exigé la publication, n’a d’existence que dans l’imaginaire du président de la CEI, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé et de son mentor Bozizé. Ils ne peuvent donc jamais pouvoir le mettre à la disposition des autres membres de la CEI ni le publier. Le vrai faux pasteur est bel et bien un homme de main de Bozizé chargé d’œuvrer secrètement pour le prochain hold-up électoral de ce dernier. Selon des informations distillées par une source proche de Binguimalé ayant requis l’anonymat, Bozizé leur aurait dit mais mis en garde de ne pas le répéter, qu’il va imposer de gré ou de force les élections aux opposants qui d’après lui, sont incapables de mobiliser du monde et de traduire en acte leur discours fumant. Sa décision est prise : les élections auront lieu, que les conditions soient réunies ou non.

 

Autre scandale qui en dit long sur la volonté et la détermination de Bozizé et Binguimalé d’aller jusqu’u bout de leur logique de contrôler entièrement toutes les phases du processus électoral pour le vicier à leur profit, c’est l’usage qu’ils font à présent de la bande des cinq ex-délégués de l’UFVN auprès de la CEI qu’ils ont corrompus jusqu’à la moelle avec des enveloppes de 500.000 F CFA et des promesses d’octroi de voitures. Au cours d’une récente réunion de la CEI, un d’entre eux, en l’occurrence Clément Erégani qui y prenait part, s’était présenté comme « expert national » désigné à la CEI. Un texte muet aurait en effet désigné tous les cinq corrompus comme experts nationaux à la CEI.

 

Bozizé a tardivement pris conscience des risques réels de se retrouver dans un vide juridique constitutionnel que l’expiration de son mandat le 11 juin prochain sans que des élections devant désigner son successeur aient eu lieu. Il n’aurait plus de légitimité et serait contraint de gérer un régime de transition pour préparer la tenue des élections. Or c’est un secret de polichinelle qu’il n’a jamais voulu jusqu’ici entendre parler d’un gouvernement dont il ne serait pas tout seul maître du jeu. Gonflé donc à bloc par son entourage de caciques du KNK qui lui ont mis dans la tête les dangers pour lui qui se profilent à l’horizon et fait toucher du doigt les cas de figure qui sont loin d’être des hypothèses d’école,  veut maintenant faire de la fuite en avant en tentant un passage en force électoral.

 

Par ailleurs, chose extrêmement grave, Bozizé, sur le plan militaire, vient de faire partir de la capitale un bataillon entier pour se déployer à Kaga-Bandoro chef lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, à Paoua et Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Ce déploiement correspond comme par hasard, aux régions sous contrôle de l’APRD dont le président n’est autre que Jean Jacques Demafouth. Celui-ci semble être désormais dans son collimateur. Il l’a récemment, dans une allocution en langue nationale sango prononcée à Kaga-Bandoro et à Paoua, nommément accusé, ainsi que son propre ministre d’Etat Cyriaque Gonda le président du parti PNCN et du comité de pilotage du DDR, d’avoir détourné une partie 340 millions de F CFA des fonds de cet important programme qu’il leur aurait « donné »  (ndlr :comme si c’était son argent), pour acheter des armes et s’en servir pour le renverser.

Autre information Bozizé a décidé de se bunkeriser en allant désormais habiter la résidence présidentielle du camp militaire de Roux tombée en ruine depuis le départ en 1993 du président André Kolingba, dont un financement libyen à permis la réhabilitation. C’est même le président camerounais Paul Biya qui a inauguré ladite villa en l’occupant lors du récent sommet des chefs d’Etat de la CEMAC de Bangui en mi-janvier dernier.

Toutes ces informations montrent clairement que Bozizé tient à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens, d’une part avec l’argent volé au pays dont il a garni ses nombreux comptes bancaires çà et là dans les paradis fiscaux des Caraïbes, et surtout par la force des armes car il ne fait plus mystère de ses intentions d’écraser dans le sang, toutes velléités de résistance aux actes dictatoriaux qu’il pose au quotidien. Il faut bien qu’il crée maintenant des situations pour se donner l’occasion de faire usage des nombreuses armes de guerre qu’il n’a jusqu’ici, eu de cesse d’acheter et stocker par-ci par-là dans le pays. Va-t-on le laisser faire toujours couler impunément le sang des Centrafricains ? Il est temps de l’arrêter dans ses funestes intentions… !

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:52


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08-03-2010

 

La République centrafricaine devrait recevoir un appui budgétaire de 5 milliards de FCFA de la part de la Banque mondiale, pour aider le pays à faire face aux effets de la crise financière.

 

Selon le chef de la délégation de la Banque mondiale, Mme Meike Van Ginneken, « cet appui est imminent ».

 

« Après les discussions, d'ici le mois de juin, il est possible que la première tranche soit débloquée dès juillet 2010 », a-t-elle précisé, en estimant que « l'économie du pays reste encore très fragile, d'où l'importance du coup de pouce de la Banque mondiale ».

 

Source :
http://www.lesafriques.com/centrafrique/rca-la-banque-mondiale-devrait-accorder-un-appui-budgetaire-de-5-milliards.html?Itemid=229?article=227430


NDLR : Que pense la Banque Mondiale des préparatifs de guerre auxquels s'active Bozizé qui veut s'accrocher au pouvoir par la force des armes ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:46


Femme-centrafricaine.jpg



Une femme meurt toutes les minutes des causes dues à une grossesse. 61% des décès maternels ont lieu surviennent après l'accouchement.

Les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) atteignent 5 fois plus de femmes que d'hommes.

Dans le monde entier, 130 000 000 de fillettes et de jeunes femmes ont subi la Mutilation Génitale Féminine (MGF).

A l'échelle de la planète, au moins 1/3 des femmes ont été battues, contraintes à des rapports sexuels ou maltraitées de quelque autre manière, la plus souvent par une personne de sa connaissance (mari, membre masculin de la famille).

Près de 50% des femmes dans le monde ont été battues ou maltraitées physiquement à un certain moment de leur vie par leur partenaire. Une femme sur quatre est maltraitée durant la grossesse.

Pas moins de 5 000 femmes et filles sont victimes, chaque année, des " crimes d'honneur", souvent pour le déshonneur d'avoir été violées, dont 1 000 pour le seul Pakistan.

On évalue à 4 000 000 par an, dans le monde entier, le nombre de femmes et de fillettes achetées et vendues à un mari, un proxénète ou un marchand d'esclaves.

Les 2/3 des 300 000 000 enfants qui n'ont pas accès à l'éducation sont des filles et les 2/3 des 880 000 000 d'analphabètes sont des femmes.

Au moins 60 000 000 de filles meurent chaque année du fait d'avortements, d'infanticides ou d'absence de soins en raison de leur sexe.

2 000 000 de fillettes âgées de 5 à 15 ans sont livrées chaque année à la prostitution.

Aux Etats-Unis, une femme est battues toutes les 15 secondes par son partenaire.

Sur 613 femmes victimes de sévices au Japon, près de 60% avaient subi de leur partenaire des sévices physiques et sexuels ainsi que des actes de cruauté mentale. De même, à Leon (Nicaragua), les chercheurs ont établi que, sur 188 femmes maltraitées par leur partenaire, cinq seulement n'avaient pas subi d'agression sexuelle.

Aux Etats-Unis, 1/3 des femmes battues passent par de graves crises de dépression. Une étude a établi que dans ¼ des cas, les tentatives de suicide survenaient à la suite de violences.

Chaque année, selon l'UNICEF, au moins 10 000 fillettes et femmes de pays limitrophes pauvres entre en Thaïlande où elles finissent travailleuses dans l'industrie de sexe.

D'après la banque mondiale, dans les pays industrialisés, agressions et violences sexuelles privent les femmes de 15 à 44 ans de près d'une année de vie en bonne santé sur 5.

Au Canada, les coûts sanitaires de la violence contre les femmes s'élèvent chaque année à 900 000 000 de dollars. Aux Etats-Unis, l'impact de la violence à l'égard des femmes sur l'économie s'élève à 4 Milliards de Dollars.

Dans 22 pays africains, et neuf pays asiatiques, le taux de scolarisation des filles est de 80% inférieur à celui des garçons.

Les pays où l'accès à l'enseignement est le plus ouvert, comme en Afrique australe, en Amérique latine et dans la grande partie de l'Asie de l'est, les filles sont plus nombreuses que les garçons.

Dans une douzaine de pays, aucune femme ne siège encore au parlement et, dans 8, au moins, elles n'ont pas le droit de vote.

Les femmes représentent 13% des parlementaires du monde entier, contre 7% en 1975. Dans 9 pays seulement la proportion de femmes au parlement national atteint au moins 30% (objectif fixé par la quatrième Conférence mondiale sur les femmes). C'est pays sont : Afrique du sud, Allemagne, Danemark, Érythrée, Finlande, Islande, Norvège, Pays-Bas et Suède (avec plus de 40 %).

* Plusieurs autres pays en développement ont vu la place des femmes au parlement augmenter très nettement au cours des 25 dernières années, à savoir l'Ouganda (de 1 % à 18 %), l'Équateur (de 1 % à 17 %), les Bahamas (de 4 % à 20 %) et la Barbade (de 4 % à 20 %).

* Les femmes occupent 30 % au moins des postes de niveau ministériel dans six pays seulement : Barbade, Érythrée, Finlande, Liechtenstein, Seychelles et Suède. Dans 10 autres pays d'Europe occidentale et des Caraïbes, cette proportion est comprise entre 20 % et 30 %. Quarante-huit pays environ n'ont pas de femme ministre.

* En Afrique du sud, 52 000 femmes dénoncent chaque année un viol dont elles ont été victimes. Les forces de polices évaluent, de leur côté, une proportion de 1/36 le nombre de victimes qui signalent l'agression !

* En comparaison, l'Afrique du sud compte 129 viols signalés pour 100 000 personnes par an. Aux Etats-Unis, le taux est de 36 femmes pour 100 000, au Royaume-Uni, 8,7.

* Une augmentation de 1% de la scolarisation secondaire des filles se traduirait par une augmentation de 0,3% de la croissance économique.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:32


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COMMUNIQUE DE PRESSE DU CANDIDAT INDEPENDANT ELOIS ANGUIMATE

 Réunie en sa session extraordinaire le 01 mors 2010, la Coordination nationale de la compagne du candidat indépendant à l'élection présidentielle Elois ANGUIMATE, prenant acte du Décret n° 10.041 du 25 février 2010 portant convocation du corps électoral pour la journée du 25 avril 2010, soulève les vices qui y sont contenus et lui ôtent toute crédibilité :

Ce décret fixe la dote des élections au 25 avril 2010 et ne prévoit pas la date du second tour comme s'il était entendu que le scrutin sera à un tour;

En principe la dote de la tenue des élections devrait être fixée au moins 60 jours avant le scrutin « Sur rapport du président de la CEI » conformément à l'article 54 de la Loi n° 09.009 du 03 août 2009, portant Code électoral de la République Centrafricaine et non « Sur simple proposition du président de la CEI» comme cela est mentionné dons ce décret.

L'accord de sortie de crise intervenu dernièrement entre les groupes de l'opposition, la CEI et le gouvernement sous l'égide du Médiateur de la République stipule que toute décision ou sein de la CEI doit être prise par consensus. Ce décret est pris en même temps que celui modifiant partiellement les dispositions du décret na 09.323 du 09 octobre 2009 portant nomination des membres de la CEI. Or, ces derniers n'ont ni prêté serment ni pris service et par conséquent n'ont pas été associés à cette décision ce qui viole donc l'esprit du consensus.

Les articles 23, 25 et 62 du Code électoral disposent que les opérations d'inscription, la publication des listes électorales, l'établissement et la délivrance des cartes d'électeur, la mise en place des comités locaux, le nombre et la localisation des bureaux de vote et de dépouillement sont arrêtés et publiés soixante jours avant le démarrage de la compagne ce que ce décret ne respecte pas une fois encore.

Au regard à ces graves manquements, la Coordination Nationale de la Compagne du candidat Indépendant à l'élection présidentielle Elois ANGUIMATE:

-          rejette purement et simplement le décret n° 10.041 du 25 février 2010 convoquant le corps électoral;

-          invite instamment le Chef de l'Etat et son gouvernement, hantés par l'échéance du 10 juin prochain alors que c'est depuis fort longtemps qu'ils auraient dû y penser, à revoir leur copie en se tenant stricto sensu aux dispositions de la Loi n° 09.323 du 09 octobre 2009 en vigueur;

-          dénie au président de la CEI tout pouvoir de proposition convoquant le corps électoral;

-          appelle les Centrafricains à veiller à la sauvegarde de cet aspect de la démocratie gravement menacée;  

-          appelle l'opposition à faire bloc face à ce péril.

-          appelle une fois de plus la Communauté Internationale, qui ne ménage aucun effort pour nous accompagner dans nos turpides, à s'engager à nos côtés pour barrer la route à ce nouveau Coup d'Etat;

En tout état de couse, la Coordination nationale de la campagne du candidat indépendant à l'élection présidentielle Elois ANGUIMATE se réserve le droit de saisir le Tribunal Administratif si rien n'est fait.

 

Fait à Bangui, le 01 mars 2010

Le Directeur de Campagne

 

Saturnin de Chékouth MBATA NGUIMANE

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:28


soldatesque-du-Togo.jpg

AFP 07/03/2010 | Mise à jour : 22:48

L'opposition togolaise emmenée par Jean-Pierre Fabre a appelé ce soir à "la résistance" et a annoncé une marche mardi à Lomé "pour protester contre les résultats frauduleux", selon elle, du scrutin présidentiel du 4 mars, remporté par le président sortant Faure Gnassingbé.

"Le Front républicain pour l'alternance et le changement au Togo (FRAC, alliance de trois formations soutenant M. Fabre, ndlr) invite les populations togolaises et toutes les forces démocratiques à une marche qu'elle organise mardi à travers les rues de Lomé pour protester contre les résultats frauduleux du scrutin présidentiel du 4 mars proclamé par la Céni", la Commission électorale, indique un communiqué de l'opposition. "Le président élu Jean-Pierre Fabre et les responsables du FRAC lancent un appel à la résistance. Ils demandent aux uns et aux autres de ne pas faiblir", ajoute le texte.

Selon les chiffres officiels annoncés samedi soir, Faure Gnassingbé a remporté le scrutin présidentiel avec 60,92% des voix, contre 33,94% à M. Fabre. Ce dernier conteste ces résultats et affirme avoir remporté l'élection. Une manifestation de l'opposition dimanche, à laquelle participait M. Fabre, a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes. Selon la loi électorale togolaise, les résultats du scrutin doivent être transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours, durant lequel des recours peuvent être introduits.

 

Togo : l’opposition conteste la réélection de Gnassingbé

Le Figaro 07/03/2010 | Mise à jour : 17:56

Le président sortant Faure Gnassingbé aurait reçu 60,9% des voix, mais l'opposition dénonce une «procédure illégale». Dimanche, une nouvelle manifestation a essuyé des tirs de lacrymogènes.

Le Togo va-t-il renouer avec ses vieux démons ? Deux jours après le scrutin pour la présidentielle, la commission électorale a annoncé samedi soir que le chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé avait été réélu président avec 60,9% des voix. Jean-Pierre Fabre, le principal candidat d'opposition, a catégoriquement contesté dimanche cette «prétendue victoire».

«Je conteste absolument les chiffres publiés car la procédure utilisée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est illégale», a déclaré le candidat à la presse, en promettant de «ne pas se laisser faire». «Je veux que les résultats véritables soient publiés, car j'ai obtenu entre 55 et 60% des voix sur tout le territoire national», a-t-il affirmé depuis le siège de son parti, l'Union des Forces de Changement (UFC). «Nous allons multiplier les manifestations. Je n'ai jamais eu l'idée de faire de la violence mais si on me vole je ne baisserai pas les bras», a averti Jean-Pierre Fabre devant une centaine de jeunes militants surexcités.

Quelques heures plus tard, tenant sa promesse, Fabre est descendu dans la rue en compagnie de 200 à 300 partisans, dans une ambiance électrique. Immédiatement, des escouades de gendarmes casqués et matraque en main se sont déployées face aux manifestants. Et très vite, le cortège a dû essuyer des tirs de grenades lacrymogènes venant des forces de l'ordre.

Selon le président de la commission électorale, Issifou Tabio, le fils de l'ancien dictateur Gnassingbé Eyadéma a pourtant recueilli 1,2 million des suffrages exprimés jeudi, contre 692.584 à Jean-Pierre Fabre, le candidat du premier parti d'opposition. Très loin derrière en troisième position, l'ancien premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes. Le taux de participation à cette élection a été de 64,68%.

«Irrégularités constatées»

Mais depuis le scrutin et avant même la publication des premiers résultats, chacun des deux principaux camps avait proclamé sa victoire. «Nous avons gagné la présidentielle du 4 mars 2010», avait affirmé vendredi Jean-Pierre Fabre. L'opposant avait également évoqué des «irrégularités constatées» dans le processus de vote, notamment des «bourrages d'urnes». Quelques heures plus tard, c'était au tour du porte-parole du gouvernement, Pascal Bodjona, d'annoncer sur la radio RFI que le président sortant Faure Gnassingbé, du RPT (Rassemblement du peuple togolais), avait «largement remporté» l'élection. «Je pense que c'est une plaisanterie, avait-t-il déclaré à propos de l'annonce du camp adverse. Je pense que l'UFC a connu une déroute totale au regard de tout ce qu'on a comme procès verbaux».

Il y a cinq ans, une vague de violences avait éclaté dans la capitale togolaise après l'annonce de la victoire contestée à la présidentielle de Faure Gnassingbé. Il succédait ainsi à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, mort quelques mois plus tôt et qui a régné sans partage sur le Togo pendant 38 ans. Les violences avaient fait 400 à 500 morts selon l'ONU. Selon Amnesty international, des militaires avaient attaqué les domiciles de présumés opposants avant et après le scrutin, les frappant à coups de gourdin ou les tuant par balles.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:40


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leparisien.fr  07.03.2010, 00h04 | Mise à jour : 00h09

 

Le chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur de la présidentielle au Togo. Les résultats du scrutin sont contestés, le pays est sous tension. Officiellement Faure Gnassingbé a remporté l'élection avec 60,92% des voix, contre 33,94% des suffrages à son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, a annoncé samedi soir la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Très loin derrière, le troisième candidat (sur 7 au total), l'ex-Premier ministre Yawovi Agboyibo, a obtenu 2,96% des voix.

Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), avait été élu président en 2005, lors d'une élection contestée, et, en quête de légitimité, briguait un second quinquennat. «Le président est porté par une dynamique populaire, nous l'annoncions, nous en avons la preuve», s'est félicité Solitoki Esso, secrétaire général du Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir.

Immédiatement après l'annonce des résultats, l'ambiance était calme devant le siège du RPT. Seuls de jeunes hommes juchés sur des deux-roues criaient «Faure ou rien».  L'annonce de la victoire de M. Gnassingbé est intervenue deux jours après le scrutin, pendant lesquels la tension est peu à peu montée à Lomé, où la présence des forces de l'ordre a été considérablement renforcée.

Grenades lacrymogènes

Juste avant que la Commission électorale publie les résultats, le porte-parole du gouvernement togolais, Pascal Bodjona, a mis en garde contre toute manifestation de violence.  «Si les jeunes sortent pour manifester de façon pacifique, il n'y aura pas de problème, mais s'ils sortent pour détruire, nous n'allons pas faiblir», a déclaré à quelques journalistes M. Bodjona.«Les auteurs subiront les rigueurs de la loi», a-t-il ajouté.

Samedi après-midi à Lomé, une manifestation de l'Union des forces de changement (UFC), à laquelle participait M. Fabre, a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes par la police. M. Fabre, qui a crié victoire dès vendredi, n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et certains de ses jeunes partisans ont plusieurs fois menacé de manifester violemment contre une éventuelle reconduction du président sortant.

Toutefois, samedi en fin de soirée, le calme régnait aux abords du siège de l'UFC, où une dizaine de personnes attendaient, l'air abattu. «Ce sont de faux résultats qu'ils ont donnés», s'est indigné Jean Adikossi, un chauffeur de 27 ans.

3,2 millions de Togolais étaient appelés jeudi aux urnes. Cette élection était perçue comme un test dans un pays traumatisé par les violences électorales, notamment lors de la présidentielle de 2005, où 400 à 500 personnes avaient été tuées selon l'ONU.




Faure Gnassingbé l'emporte avec 60,92% des voix (CENI)

Le président sortant du Togo Faure Gnassingbé a remporté l'élection présidentielle du 4 mars avec 60,92% des voix. Son principal adversaire, Jean-Pierre Fabre, a obtenu lui 33, 94% des suffrages, a annoncé samedi la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Faure Gnassingbé, 43 ans, a recueilli 1.243.044 voix lors de ce scrutin à un tour, et son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, 692.584 voix (33,94%), sur 2.040.546 suffrages exprimés, selon un document transmis à la presse par la CENI. Très loin derrière, arrivé en troisième position, l'ancien premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes.

"Ces résultats seront transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours. Les recours pourront être introduits", a indiqué le président de la Céni, Issifou Taffa Tabiou.

Le taux de participation à cette élection, qui s'est déroulée jeudi sans heurts, a été de 64,68%. Quelque 3,2 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes pour choisir leur président parmi sept candidats. Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le petit pays ouest-africain d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), briguait un second quinquennat.

Installé dans le fauteuil présidentiel par l'armée en février 2005, juste après le décès de son père, Faure Gnassingbé avait finalement été élu président du Togo, une nation de 6,5 millions d'habitants, à l'issue d'une élection contestée, suivie de violences faisant 400 à 500 morts, selon l'ONU.

L'opposition n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et depuis plusieurs jours de jeunes partisans de M. Fabre ont menacé de manifester violemment au cas où le président sortant obtiendrait un nouveau mandat.

(ats / 06 mars 2010 23:51)

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:20
Sylvain-Ndoutinga--lt-Cl.jpg

Sylvain Ndoutingaï ministre des mines
et grand argentier de Bozizé
 



L’uranium déchaîne déjà la passion en Centrafrique alors qu’il est loin d’être extrait… Dans une lettre adressée le 28 janvier à Henri de Dinechin PDG d’Areva Ressources Centrafrique, la DGA centrafricaine de la société, Marie-Clotilde Nambona-Boybo, se plaint ainsi de subir mille et une vilénies. Tenue à l’écart des recrutements et des contrats de services dont elle est en fait responsable, elle critique également « le ralentissement intentionnel des travaux pour ne pas aboutir à l’exploitation avant 2010 » en violation des accords signés et « le non respect des engagements de la société » (constructions du centre de santé de Bakouma, en particulier). Marie-Clotilde Nambona-Boybo évoque au sein de l’entreprise un « climat de méfiance », un « manque total de franchise dans la collaboration » et « rétention délibérée des informations nécessaires à partager dans l’intérêt de la société ». Elle demande également de revoir le montant de son salaire « en y incluant tous les accessoires afin de permettre le plein épanouissement  selon la définition du mot ». Fin décembre, c’est Sylvain Ndoutingaï  himself qui avait lancé deux « missiles » sur Areva (LC n° 580). Tous les ingrédients d’un « enrichissement » de l’uranium centrafricain sont à maturation !

Lettre du Continent n° 583 du 4 mars 2010


NDLR : Encore une parente de la galaxie Bozizé qui se lamente pour mauvais traitement par Areva...et de ne pas bouffer assez...

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:17


drapeau-francafricain.png

militaires-francais-en-Afrique.jpg

Source : hautetfort.com 06.03.2010 Le petit Blanquiste de Bretagne

Nicolas Sarkozy s'est rendu récemment au Gabon, pays qui a été dirigé pendant quarante et un ans par Omar Bongo - "l'ami" de tous les présidents de la République française. [1]

En confirmant, sur place, le maintien de la base militaire de Libreville, Nicolas Sarkozy a montré qu'il ne se distingue pas de ses prédécesseurs. La politique néo-coloniale française - la "Françafrique" et ses turpitudes - continue.

Cette base militaire (950 hommes actuellement) continuera donc de garantir la continuité du régime gabonais "ami" (dirigé aujourd'hui par Ali Bongo - le fils d'Omar) ainsi que la sécurité des 10.000 ressortissants et des 120 entreprises françaises opérant sur place (dont le pétrolier Total).

Cette base pourra aussi servir de point d'appui pour des interventions dans la région : le Golfe de Guinée (et son pétrole !) et les pays d'Afrique de l'Ouest (Côte d'Ivoire, Guinée, Niger) comme d'Afrique centrale (Tchad, Centrafrique, Cameroun, les deux Congo ...).

Nicolas Sarkozy s'était engagé à associer le Parlement à l'élaboration des nouveaux accords de défense avec les pays africains. Il n'en a rien été, et les députés et sénateurs n'ont, de leur côté, pas été trop exigeants...

De fait - parmi les politiciens français - qui s'intéresse vraiment au devenir des peuples africains ?

Sur cette question, c'est le consensus : au pouvoir, la gauche comme la droite se sont livrés à la même ingérence politique et militaire qui a maintenu "nos" ex-colonies dans la sujétion et dans la misère.

 

En apparence, le nouvel accord de défense signé avec le Gabon a éliminé la clause des accords précédents qui prévoyait une intervention automatique de la France en cas de "menace" extérieure comme intérieure. Cependant, il dissimule une multitude d'accords dits "techniques" qui permettent de le contourner sans forcément engager les troupes françaises de manière directe et frontale.

Ainsi, il est prévu que la France puisse fournir des matériels de guerre, des renseignements militaires voire des "conseillers" susceptibles de planifier des opérations militaires.

De plus, le déploiement des troupes françaises restera toujours possible en prenant pour prétexte l'évacuation de ressortissants ou des opérations humanitaires.

Notre responsabilité

Beaucoup de Français aiment s'indigner contre les politiciens africains qui sont parvenus au pouvoir après les "indépendances" ; ils les voient le plus souvent comme des autocrates corrompus et les tiennent pour responsables de la misère de leurs populations.

Mais c'est trop facile et trop hypocrite !

Car, en définitive, si beaucoup de ces politiciens sont là où ils sont c'est d'abord parce que la France les y a installés et maintenus contre la volonté de leurs propres peuples.

Or, la France ce sont des gouvernements, tous élus par une majorité de Français.

Rien ne sert donc d'en appeler aux droits de l'homme et aux grands principes démocratiques. Rien ne sert de compatir avec la misère africaine et de multiplier les oeuvres caritatives.

Il faut s'attaquer aux causes de la situation, ce qui ne passe pas uniquement - peut-être pas du tout - par des élections...

Il faut faire en sorte qu'en Afrique il n'y ait plus de gouvernements français qui - EN NOTRE NOM - continuent à perpétrer une politique d'ingérence meurtrière.

Le reste n'est que diversion... confortable !

JPD

Source principale : Philippe Leymarie, "La France fidèle à la dynastie Bongo", Le Monde diplomatique, 25 février 2010.

[1] Au Gabon, le groupe de Vincent Bolloré, qui convoitait la mine de fer de Belinga, avait placé la fille d'Omar Bongo à la tête de sa filiale Gabon Mining Logistics. (Thomas Detombe, "Vincent Bolloré et la Françafrique", Le Monde diplomatique, Manière de voir n° 108)

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 15:16


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                             Antonio Guterres

 

samedi 06 mars 2010

Par Emmanuel D'Abzac RFI

« J'ai été frappé par l'extrême générosité du peuple camerounais. Les réfugiés du Centrafrique ne sont pas dans des camps. Ils partagent la vie de la communauté camerounaise, ils sont dans les villages... et reçoivent ainsi une protection bien plus efficace. »

Antonio Gutteres, le Haut représentant aux réfugiés des Nations Unies, vient de passer trois jours au Cameroun afin de mesurer la situation de près de 80 000 réfugiés centrafricains installés dans l’Est camerounais. Ce sont principalement des populations d’éleveurs Bororos, victimes de racket et d’enlèvements. Les conditions de leur retour dans leur pays d’origine ne sont toujours pas réunies. M. Gutteres poursuit sa tournée régionale. Il est à présent en RCA pour trois jours.



NDLR : Au lieu de faire de la fuite en avant en fixant de façon si précipitée la date des élections, comment Bozizé compte-t-il résoudre la question de la participation de ces près de 80.000 citoyens réfugiés à l’Est du Cameroun du fait des conséquences de sa mauvaise gouvernance et de l’insécurité, aux prochaines élections ? Quand la CEI pourra-t-elle se rendre sur les lieux pour procéder à leur recensement ?Autant de questions incontournables que Bangui ne saurait éluder.

 

LE HAUT COMMISSAIRE DU HCR EN VISITE AU CAMEROUN.

 

Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 20:06

 

S.E ANTONIO GUTERRES EST VENU DISCUTER AVEC LES AUTORITES CAMEROUNAISES ET CENTRAFRICAINES DES DEFIS A RELEVER ET DES ACTIONS A PRENDRE EN FAVEUR DES REFUGIES.



C'est le 2 mars 2010 que le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés est arrivé au Cameroun. Son séjour sera marqué par des rencontres  de haute importance, notamment avec le ministre des relations extérieures Henri Eyebe Ayissi, Marafa Hamidou Yaya, en charge de l'administration territoriale et de la décentralisation, le vice- premier-ministre, ministre de la justice garde des sceaux Amadou Ali ,  M.Yang Philemon, premier ministre, chef du gouvernement et son Excellence Paul Biya, président de la république , chef de l'état. Au cours de la conférence de presse donnée à l'hôtel Hilton de Yaoundé, le haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés s'est dit satisfait des mesures prises par le Cameroun pour améliorer les conditions de vie des réfugiés. Il a aussi remercié le président Paul Biya pour son en engage ment en faveur de la sécurité et de l'épanouissement des réfugiés vivant au Cameroun. Il faut dire qu'au 31 décembre 2009, le Cameroun abritait environ 101269 réfugiés. La République centrafricaine arrive  en tête avec 80,880 réfugiés basés dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua; le Tchad vient en deuxième position avec 3,626 réfugiés basés dans le camp Langui, et le Nigeria avec 2,871 réfugiés localisés dans le Nord -ouest et l'Adamaoua. En outre le Cameroun abrite 12,580 réfugiés urbains et 1,312 demandeurs d'asile  des pays tels que la RCA, le Tchad, le Rwanda, la République Démocratique du Congo(RDC) et d'autres nationalités révèle le HCR.


M. Antonio Guterres accompagné de la Représentante du HCR au Cameroun, Mme Aida Hailé Mariam et du Coordonnateur résident du système  des Nations Unies, M.Thierry Mertens, a rencontré les réfugiés Centrafricains installés dans le site de Boulembe, situé à 30 km au nord de Bertoua,  puis celui de Manjou banlieue de Bertoua à l'Est Cameroun. Le Haut Commissaire du HCR, ancien premier ministre Portugais de 1996 à 2002, a aussi eu des entretiens avec le gouverneur de cette région, M. Adolphe Lele Lafrique Tchoffo Deben. Durant ce périple, son Excellence Antonio Guterres a pu toucher du doigt les réalités du quotidien des réfugiés majoritairement  originaire de la Centrafrique. C'est la raison pour laquelle l'escale de Bangui est prévue dans le programme du Haut Commissaire du HCR. Du 5 au 9 mars 2010 à Bangui, il aura des entretiens avec les autorités Centrafricaines certainement dans l'optique de trouver les solutions aux problèmes des réfugiés et évoquer naturellement la possibilité d'un rapatriement volontaire, avec en prime la mise en oeuvre des conditions d'accueil et de réinsertion de ces hommes, femmes et enfants qui ont fui leur pays pour diverses raisons. Le Cameroun reste le pays qui accueille actuellement le plus grand nombre de réfugiés. Le pays est réputé pour son hospitalité légendaire, mais un exode massif des réfugiés au Cameroun peut s'accompagner de graves  problèmes de santé, d'alimentation et surtout d'insécurité.



camerouninfos.overblog.com      

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:27


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A ces Messieurs de la Politique Centrafricaine,

 

Je suis surprise de voir que l’ensemble de la classe politique centrafricaine qui s’assoit aujourd’hui à la table du Président de la C.E.I. dont elle a demandé hier la démission, ne fasse pas de la disparition du Colonel Charles Massi, Leader Politique, Président fondateur du Forum Démocratique pour la Modernité, Député de Baboua, l’une de ses revendications.

 

Ses prises de positions et ses actes politiques lui ont coûté la vie. Faut-il en plus que le silence de ses amis du FRUD, de l’UFAP, du GPO, du CPPO, de L’UFVN et du CNT ne l’assassine à nouveau et que vous donniez l’occasion au Président BOZIZE de se laver les mains dans le sang de Charles MASSI ou de GOUNGAYE WANFIYO ?

 

Si tel avec été le cas pour un seul d’entre vous, le Colonel Charles Massi se serait levé contre l’impunité et l’injustice dans ce Pays.

 

De tout temps, ils se sont battus à vos côtés pour faire respecter la démocratie, la justice et l’équité.

 

Chaque homme a ses idées et a le droit de les exprimer, mais nul n’a le droit de laisser dans l’oubli ces Hommes qui ont subi les actes odieux d’enlèvement, de séquestration et de tortures jusqu’à ce que mort s’ensuive de la part de celui que vous allez élire demain.

 

Aussi, à la veille de vos élections présidentielles et législatives, permettez-moi, Messieurs les politiques, de m’interroger sur le devenir de votre pays.

 

En vous comportant de la sorte, vous ne faites que consolider la réélection déjà volée de François BOZIZE.

 

Aujourd’hui, vous criez au scandale et demandez le report pour cause d’irrégularité ! Mais, souvenez-vous, Messieurs les politiques, que Charles Massi, en précurseur, avait dénoncé le risque d’un Dialogue Politique et d’un Programme de D.D.R. mal préparés sur les ondes d’Africa N°1 à la fin de l’année 2008. Le « coup d’épée dans l’eau » visionnaire de Charles Massi est malheureusement d’actualité.

 

Alors, Messieurs les politiques, combien de temps encore allez-vous trembler devant les bourreaux de la Nation, qu’attendez-vous pour vous soulever comme un seul homme et exiger que le corps d’un des vôtres vous soit rendu et que la vérité soit établi sur la mort d’un autre ?

 

Que chacun se pose la question : à qui le tour, demain ?

 

Le 4 Mars 2010

 

Claudine PaillardA

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