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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 22:34

 

 

Elie-Oueifio.jpg

 

     Le ministre boziziste Elie Oueifio

 

 

 

LE MINISTRE DE L'ADMINISTRATION DU                            REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION                                                     Unité - Dignité – Travail

 

 DIRECTION DE CABINET

 

DIRECTION GENERALE DE

L'ADMINISTRATION  DU TERRITOIRE

 

DIRECTION DES AFFAIRES POLITIQUES -

            ET ADMINISTRATIVES

SERVICE DES AFFAIRES SOCIO-ECONOMIQUES

 

                                               DECISION N°_'_'_)'/MATD.DIRCAB.DGAT.DAPA.SASE.

                                                           PORTANT AGREMENT D'UNE ASSOCIATION,  

             

LE MINISTRE DE L’ADMINISTRATION DU

TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION

***************

VU La Constitution du 27 Décembre 2004,

VU La Loi n°61.233 du27 Mai 1961 règlementant les associations en République Centrafricaine ;

VU Le Décret n°09.017 du 19 Janvier 2009, portant nomination du Premier Ministre.

            Chef du Gouvernement;         

VU Le Décret n°09.018 du 19 Janvier 2009, portant nomination des membres du Gouvernement et ses modificatifs subséquents;

VU Le Décret n°02.269 du 25 Novembre 2002, portant organisation et fonctionnement du Ministère de l'Intérieur et fixant les attributions du Ministre:

VU La demande n°069 en date du 07 Janvier 2010;

 

DECIDE

ART.1er : Il est accordé à l'association dénommée: «BOZIZE doit RESTER » dont le siège est à Bangui, enregistrée au Ministère de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation (Direction des Affaires Politiques et Administratives) sous le n° MATD.DIRCAB.DGA T.DAPA.SASE du 11 02 2010  l'agrément d'exercer sur le territoire centrafricain les activités énumérées en conformité avec les objectifs et buts à savoir:

-          Conserver le Président BOZIZE au pouvoir;

-          Soutenir le Président BOZIZE à sortir la République Centrafrique du sous­développement;

-          Soutenir le Président BOZIZE à faciliter le désenclavement des infrastructures routières ;

-          Matérialiser la philosophie de « KWA NA KWA » par le travail, le développement et l'éducation pour tous.

ART. 2 : Cette association est tenue de se conformer aux dispositions de la loi n061.233 du 27 Mai 1961, réglementant les associations en République Centrafricaine et de communiquer dans le mois au Ministère de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation tous changements survenus dans son Administration ou sa Direction, ainsi que les modifications intervenues dans les Statuts et Règlement Intérieur.

ART.3: L'insertion au Journal Officiel d'un extrait de la Décision contenant la date de déclaration. Le titre et l'objet ainsi que l'indication des Statuts sera effectuée par le Ministère de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation aux frais de : « BOZIZE doit RESTER ».

ART. 4 : La présente Décision qui prend effet à compter de la date de signature sera enregistrée et communiquée partout où besoin sera. /-

Ampliations:

PRIMA TURE……… ……………2

MATD.DIRCAB…….. ………….2

SGG VT/MINIFI/COOP. INT ...... .3

J .O/ARCH.DAP A……. …………3

 

Fait à Bangui, le 11 FEV 2010

 

Elie OUEIFIO

 

 

NDLR : Faut-il désespérer de la République centrafricaine ? La démarche des initiateurs de cette association est du foutage de gueule. Il s’agit de quelques crève la faim qui veulent prendre un peu d’argent à Bozizé à la veille des élections. Sérieusement, depuis sept ans que Bozizé est à la tête de ce pays, combien de kilomètres de route a-t-il fait bitumer ? Combien de villes ont elles été électrifiées ou vu la réalisation d’adduction d’eau ?

C’est lorsque quelqu’un fait des efforts qu’on peut le soutenir or Bozizé n’est qu’un prédateur venu profiter des ressources en diamant, bois et autre uranium du pays, pour garnir ses comptes bancaires dans les paradis fiscaux aux Caraïbes. Bozizé n’a aucune vision ni ambition pour le pays qu’il prétend diriger.

Il a toujours déclaré que ni lui ni ses enfants n’ont mis pied à l’université et qu’il n’en a rien à foutre de la grève des enseignants de l’université. Comment un président qui tient de tels propos doit-il conserver le pouvoir ?

Conserver le pouvoir pourquoi faire ?

Pour continuer à « dépecer » les Centrafricains comme il le proclame ?

Conserver le pouvoir pour poursuivre le stockage d’armes de guerre ?

Conserver le pouvoir pour continuer à brûler les villages ?

Conserver le pouvoir pour que la capitale Bangui continue de demeurer dans l’obscurité ?

 Conserver le pouvoir pour que lui et Ndoutingai continuent à s’enrichir de façon aussi éhontée en spoliant les collecteurs et bureaux d’achat de diamant ?

Conserver le pouvoir pour que la famine et la malnutrition infantile continuent de sévir dans nos zones rurales !  

 Conserver le pouvoir pour continuer à regarder les populations du Sud Est se faire indéfiniment massacrer dans l’indifférence totale ?

NON ! NON ! NON ! Les Centrafricains ont plutôt intérêt et veulent voir Bozizé quitter le fauteuil présidentiel au plus vite et au profit d’un autre fils du pays plus capable de présider à leurs destinées. Pour les Centrafricains Bozizé n'est qu'un vulgaire prédateur et un incompétent. C'est aussi surtout parce qu'il est un incapable et une véritable calamité nationale qu'IL DOIT PARTIR car avec lui, la RCA ne pourra jamais s'en sortir ni décoller.  

Aux dernières nouvelles, même Joseph Kiticki-Kouamba, Vice Président du KNK, a dû publier un communiqué pour condamner l'initiative de cette association - qu'il assimile à une tentative d'escroquerie - à qui le ministre Elie Oueifio s'est dépêché, comme par hasard, d'accorder l'agrément.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 22:29

 

 

urne.jpg

 

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE

                                             (SECTION DE FRANCE)

 

                                                                        Paris, le 24 Mars  2010

 

                                                             A  S.E. Monsieur le Président Abdou DIOUF

                                                               Secrétaire Général de  l’Organisation                                      

                                                                        Internationale de la Francophonie

                                                                        28, rue de Bourgogne

                                                                        75007 Paris

 

OBJET : Elections générales en Centrafrique

 

Monsieur le Président,

 

     L’année 2010 est celle des élections législatives et de l’élection présidentielle en République Centrafricaine,  le mandat des députés expirant le 3 Juin 2010 et celui du Président de la République le 10 Juin 2010. Un décret convoquant le corps électoral le 25 Avril 2010 a été  pris par le Président de la République sans le rapport de la Commission Electorale Indépendante (CEI) chargée légalement  d’organiser les élections,  donc d’en  déterminer la date .

 

     Or, les conditions matérielles et politiques préalables à l’organisation d’une élection crédible ne sont pas remplies :

 

-          Non achèvement du programme de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR),

-          Des déplacements des populations à l’intérieur et à l’extérieur du pays qui sont estimés à 438 134 par le Haut Commissariat aux Réfugiés et les ONG humanitaires. En effet, sur seize préfectures, huit connaissent les mouvements de rébellion armée,

-          L’inexistence des listes électorales  viables et incontestables,

-          Découpage électoral non équitable,

 

     En outre, le Président de la Commission Electorale Indépendante est partial, dévolu au Président de la République et pratique une mauvaise gestion des fonds de la Commission.

 

      Les élections constituent pour un pays en transition démocratique comme la République Centrafricaine un moment important, car elles doivent être transparentes et incontestables, reflétant le vote de chaque citoyen. C’est la condition de la paix durable et du développement  économique.

 

      Compte tenu du rôle important que joue la Francophonie dans ce processus électoral, nous vous prions d’intervenir auprès du Président François BOZIZE  pour :

 

-          Abroger le décret convoquant le corps électoral,

-          Prendre en compte les exigences de l’opposition sur le fonctionnement de la CEI.

 

 

Nous vous prions, Monsieur le Président, de croire à notre haute considération.

 


ENTITES SIGNATAIRES :

 

1)- ENTITE : OPPOSITION DEMOCRATIQUE

ADP : Clément BELIBANGA

MLPC : Jean Didier KABRAL

 

2)- ENTITE : AUTRES PARTIS

CRPS : Serge-Simplice SOLET BOMAWOKO

PATRIE : Benjamin BELOUM

 

 3)- ENTITE : MOUVEMENTS POLITICO-MILITAIRES

NAP /APRD : Aubin-Roger KOMOTO

 

 

 

 

P.0/Le porte-parole

 

 

Clément BELIBANGA

Ancien Ministre

 

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 21:49

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

BANGUI - AFP / 30 mars 2010 21h23 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

"Le corps électoral de la République centrafricaine est convoqué le 16 mai 2010, en vue des élections législatives et présidentielle", selon le texte qui précise que le décret a été pris "sur proposition du président de la Commission électorale indépendante (CEI)".

"La campagne électorale est ouverte le 3 mai, elle est close le vendredi 14 mai à minuit", selon le décret.

"Le scrutin se déroulera sans interruption de 6 à 16h sur l'étendue du territoire national" pour la présidentielle et les législatives, ainsi que dans les consulats et représentations diplomatiques pour la présidentielle, selon le texte.

En raison du retard pris dans la préparation des élections, le report du scrutin était donné pour acquis depuis plusieurs jours, l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France -- principaux bailleurs de fonds des élections -- y étant favorables.

Il restait à en fixer la date. Des sources officielles avaient évoqué le 11 juin, qui marquera la fin du mandat du président François Bozizé selon le délai constitutionnel. Le comité de pilotage proposait de repousser l'échéance au-delà de cette date, mais François Bozizé avait annoncé qu'on ne pouvait la dépasser.

La CEI a finalement décidé de proposer une date plus rapprochée.

Le général Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, est candidat à sa succession. Ses plus grands rivaux devraient être l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé.

L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassen (indépendante) complètent la liste des candidats.

Secouée par des années d'instabilité politico-militaire marquées par des exactions de rebelles, de coupeurs de route et de l'armée, la Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix. Des élections transparentes et justes sont jugées comme un élément déterminant du processus, par de nombreux observateurs.

(©)

NDLR : Bozizé et Binguimalé le président de la CEI continuent avec leur jeu d’enfants et récidivent avec leur méthode malhonnête et illégale consistant à se mettre d’accord tous les deux à leur propre niveau pour fixer des dates qui ne sont ni la proposition de la CEI ni le reflet du niveau d’avancement et de préparation des élections. Les dispositions du code électoral sont pourtant claires. Ce n’est pas sur proposition du président de la CEI mais sur rapport de la CEI. Il y a plus qu’une nuance. Binguimalé tout seul n’est pas la CEI. Or chaque fois, Bozizé se contente de deux feuillets de courrier en guise de rapport que lui adresse Binguimalé et prend des décrets irréalistes qu’il sera contraint de rapporter quelque temps après. Ce décret est publié alors que le Comité de pilotage des élections qui renferme les Nations Unies à travers le BINUCA, l’UE, la France, les USA, et les bailleurs de fonds, recevait  pour les entendre, le Collectif des Forces du Changement. Le mercredi, ce sera le tour de la CEI d’être reçue par le Comité de pilotage. On ne comprend donc pas dès lors la précipitation de Bozizé de signer ce décret portant à nouveau convocation du corps électoral pour le 16 mai alors que le constat est unanimement fait que rien n’est prêt pour la tenue des élections dans l’immédiat ni dans trois mois. Cet empressement cache mal son impatience à réaliser vite fait son hold-up électoral et traduit également son désarroi face à la perspective qu’il redoute, d’entrée du pays dans un vide juridique et constitutionnel après l’expiration de son mandat le 11 juin prochain à minuit.

 

JJD 30/03/2010 - 18:33

Centrafrique: L'élection présidentielle reportée

L'élection présidentielle prévue le 25 avril en République centrafricaine a été repoussée au 16 mai, selon un décret du chef de l'Etat, François Bozizé rapporte Reuters. La Commission électorale indépendante du pays ainsi que des pays donateurs avaient fait valoir que l'établissement des listes électorales n'était pas achevé et que le gouvernement devait encore réunir les neuf milliards de CFA (18,5 millions de dollars) nécessaires pour organiser les opérations de vote. Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup de force, a remporté la dernière présidentielle en 2005.

 

Centrafrique: élections reportées

AFP
30/03/2010 | Mise à jour : 20:58

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

"Le corps électoral de la République centrafricaine est convoqué le 16 mai 2010, en vue des élections législatives et présidentielle", selon le texte qui précise que le décret a été pris "sur proposition du président de la Commission électorale indépendante (CEI)".

En raison du retard pris dans la préparation des élections, le report du scrutin était donné pour acquis depuis plusieurs jours à la fois par le pouvoir et l'opposition, ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France --principaux bailleurs de fonds des élections.  Il restait à en fixer la date. Des sources officielles avaient évoqué le 11 juin mais la CEI, qui propose les dates, a finalement opté pour une date plus rapprochée.

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 17:48

 

 

Joseph-Kony.jpg

 

LeMonde.fr avec AFP

Une série d'attaques de la rébellion ougandaise de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ont fait 26 morts, dont 10 civils, à la fin mars dans le sud-est de la Centrafrique, affirme, mardi une source militaire centrafricaine.

Les hommes de la LRA ont attaqué le village d'Agoumar le 21 mars, celui de Karmadar le 25 puis celui de Dembia le 28, affirme un officier centrafricain. 'L'attaque d'Agoumar a entraîné la mort de onze personnes, dix civils centrafricains dont une femme brûlée vive par les rebelles, et un élément de la LRA a été tué par les villageois qui s'organisent désormais en autodéfense', a affirmé cette source. A Dembia, 'les éléments de la LRA ont été pris en chasse par l'armée ougandaise, qui a abattu au moins quinze rebelles', selon cette source militaire. L'attaque de Karmadar n'a pas fait de victimes, a-t-il assuré.

Les rebelles ont utilisé lors de chaque attaque 'les mêmes procédés de porte-à-porte, faisant des otages au sein de la population, et emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions'. L'organisation Human Rights Watch a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre 'planifié' par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la République démocratique du Congo.

 

 

Centrafrique : 26 morts dont 10 civils lors d’attaques de la LRA

BANGUI — (AFP) 30 mars 2010 –  Des attaques fin mars de la rébellion ougandaise de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ont fait 26 morts dont 10 civils dans le sud-est de la Centrafrique, a affirmé mardi une source militaire centrafricaine, alors qu'un autre massacre de par la LRA en RDC vient d'être révélé.

La rébellion de la LRA, réputée pour être une des plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.

Les hommes de la LRA ont attaqué le village d'Agoumar le 21 mars, celui de Karmadar le 25 puis celui de Dembia le 28, a affirmé sous couvert de l'anonymat un officier centrafricain à Bangassou (principale ville du sud-est), joint au téléphone par l'AFP mardi depuis Bangui.

"L'attaque d'Agoumar a entraîné la mort de onze personnes, dix civils centrafricains dont une femme brûlée vive par les rebelles, et un élément de la LRA tué par les villageois qui s'organisent désormais en autodéfense", a affirmé cette source militaire.

A Dembia, "les éléments de la LRA ont été pris en chasse par l'armée ougandaise, qui a abattu au moins quinze rebelles", a-t-elle affirmé.

Les rebelles ont utilisé lors de chaque attaque "les mêmes procédés de porte-à-porte, faisant des otages au sein de la population, et emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions", selon l'officier.

Plus de quarante personnes auraient été prises en otage dans ces trois villages, a indiqué à l'AFP, également sous couvert de l'anonymat, un fonctionnaire de Bangassou, où 400 personnes se sont réfugiées, fuyant les combats.

Les habitants de Bangassou ont manifesté mardi dans les rues de la ville à l'appel des autorités, dont le préfet Rémy Semndouto, pour exiger le départ des forces ougandaises qui opèrent régulièrement en Centrafrique depuis juin 2009.

Selon eux, il existerait une complicité entre l'armée ougandaise et les rebelles de la LRA, parce que ces derniers attaquent les villages aussitôt après le passage des militaires ougandais.

Interrogé mardi par l'AFP sur ces allégations, un haut responsable militaire centrafricain à Bangui a déclaré que "sans la présence de ces frères (ougandais) qui nous aident, les dégâts seraient beaucoup plus graves encore".

Cet officier supérieur a toutefois reconnu: "Le 7 mars dernier, le chef de l'Etat (le président François Bozizé) a demandé qu'un bataillon soit envoyé en renfort dans la région. Mais seulement 15 hommes, sous-équipés ont pu être déployés. Et cela irrite la population".

Les attaques de la LRA se sont multipliées dans la région depuis le mois de février.

L'organisation Human Rights Watch (HWR) a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre "planifié" par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la République démocratique du Congo.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE – Les atrocités de la LRA en Centrafrique: le témoignage de …

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE – Les atrocités de la LRA en Centrafrique: le témoignage de …

Bangassou (Agence Fides) fides.org: 10:56 30-03-2010 – L’Armée de résistance du Seigneur (LRA), le groupe ougandais qui a été accusé récemment par le dossier de Human Rights Watch de très graves atrocités dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, est actif aussi dans le Soudan et en République Centrafricaine.

Le 21 mars, un groupe de la LRA a frappé la ville de Rafai dans le Sud-Est de la Centrafrique (cf. Fides 23/3/2010). Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, a envoyé à Fides le témoignage suivant.

« La ville de Rafai se trouve à 150 km de Bangassou (Afrique centrale), le diocèse où je suis évêque depuis 12 ans. Si Raphaël signifie « médicament de Dieu », Rafai est devenue dimanche 21 mars le prélude de la brutalité. Encore une fois les rebelles de la LRA (Lord’s Resistance Army), qui ne sont pas une armée, ne représentent aucune résistance, ne sont pas du Seigneur, mais sont simplement des barbares criminels qui piétinent mon peuple, ont enlevé des enfants, ont violé et tué des personnes sans défense dans l’impunité totale.

Quand le petit groupe de gendarmes locaux a vu arriver une quarantaine d’ougandais exaltés, tatoués, recouverts d’amulettes « anti-projectiles », qui hurlaient à pleins poumons, toute volonté de résister à l’attaque s’est évanouie en eux. La LRA à Rafai a balayé les vies et les biens des personnes comme un rouleau compresseur écrase l’herbe sur la route. Les guérilléros ont saccagé les cultures, brûlé les maisons, achevé les blessés à coups de machette.
La nuit après l’attaque, les survivants étaient en proie à l’hystérie collective et au désespoir.

Le petit nombre qui n’avait pas fui dans la forêt ne savait pas si les disparus s’étaient cachés ou s’ils avaient été enlevés. Le lendemain, le père franciscain qui dirige la mission locale a organisé les funérailles des victimes, catholiques et protestants ensemble, dans la même tombe, car les pasteurs des différentes églises avaient fui dans la jungle. Le père franciscain a enseveli les huit victimes tout seul, en avalant ses larmes et en restant en alerte pour noter les activités suspectes.

J’ai envoyé une voiture pour tirer de cet enfer cinq religieuses congolaises de la mission. C’est la seconde fois en deux semaines que je suis contraint de retirer des sœurs de la région. L’école où elles enseignaient a été fermée temporairement jusqu’à tant que le voudra la LRA ou ceux qui peuvent résoudre cette situation qui depuis trois ans nous met à genoux ». (L.M.)

(Agence Fides 29/4/2010).
fides.org

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 17:34

 

 

RAM

 

 

APA-Bangui 30-03-2010 (Centrafrique) Le vol inaugural de la Royal Air Maroc (RAM) a atterri mardi à Bangui, accueilli par le ministre d’Etat, chargé des Transports et de l’Aviation, le colonel Parfait Anicet Mbay et l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Centrafrique, Moulay El Alaoui

L’appareil de la RAM, un Boeing 748 pouvant transporter 157 passagers, desservira Bangui via le Maroc et la France, deux fois par semaine, à un tarif préférentiel de deux (200) cent milles francs.

Le directeur général de l’Aviation civile, Philippe Kénédy Kétafio, a souligné que l’ouverture d’une ligne aérienne entre le Maroc et la République centrafricaine vient renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les deux peuples avec des effets induits sur le plan économique.

Il convient de noter que ce vol inaugural est l’aboutissement d’une coopération fructueuse entreprise depuis l’année 2005 entre les experts de l’aéronautique civile du Royaume du Maroc et de la République Centrafricaine.

 

NDLR : A signaler que l’ambassadeur de Centrafrique à Rabat Ismaïla Nimaga, a privé ses compatriotes au royaume chérifien des trois places sur les cinq mises à leur disposition par la compagnie Royal Air Maroc pour effectuer ce vol inaugural, au profit de son épouse et sa fille. Pourtant, plusieurs étudiants centrafricains qui ont achevé leurs études parfois depuis plusieurs années, languissent toujours au Maroc à défaut de billet d’avion pour regagner le pays, l’Etat centrafricain étant incapable de les prendre en charge. C’est ce qui met davantage en évidence le manque de scrupule et l’attitude égoïste de l’ambassadeur Nimaga, particulièrement détesté et haï par la communauté centrafricaine vivant au Maroc.  

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 00:09


Jean-Francis-Boziz-.jpg

Chaque jour qui passe apporte son lot d’intrigues et de manœuvres sordides que mettent en place Bozizé et sa clique pour tenter de neutraliser ses principaux challengers et réaliser leur hold-up électoral. Désormais ils n’hésitent devant rien. Les méthodes déloyales, la délation, les mensonges, la corruption de conscience et autres manipulations des citoyens, l’intimidation, les menaces de mort, bref, tout y passe. C’est bien la preuve du désarroi du candidat Bozizé qui ne sait pas où donner de la tête. Il règne un indescriptible désordre et une zizanie sans pareil au sein de son parti KNK. Plusieurs députés sortant et caciques du KNK ont démissionné du parti pour aller aux élections législatives en candidats indépendants parce qu’on leur a imposé des primaires où d’autres candidats adoubés par le clan familial de Bozizé leur ont été opposés et retenus en définitive.  

Selon nos informations d’une source digne de foi ayant requis l’anonymat, sous la houlette de Jean Francis Bozizé fils de son père et ministre délégué chargé de la défense et le général de police Joel Sinfei Moidomsé, chef de cabinet particulier et véritable patron des services de renseignements de Bozizé, une importante réunion a eu lieu dans un premier temps à Sassara et poursuivi ensuite jeudi dernier au palais autour de ces deux bozizistes et en présence d’un autre parent de Bozizé généralement en charge de certaines affaires d’argent, un certain Nico, avec plusieurs jeunes de certains quartiers populaires de Bangui. Le but de cette rencontre est d’organiser ces jeunes afin de traquer pour le compte du pouvoir de Bozizé ceux qui sont considérés comme étant ses principaux ennemis durant la période de campagne électorale.

Certains de ces jeunes avaient été déjà recrutés lors des élections de 2005 pour cette sale besogne. Après la mascarade électorale, quelques uns parmi eux, essentiellement ceux qui sont d’ethnie Gbaya avaient été retenus et envoyés en Libye pour une formation dans le domaine des renseignements. Le reste de ces jeunes qui avaient été purement et simplement délaissés depuis lors, sont de nouveau rappelés par Jean Francis Bozizé pour les besoins de la cause.  

Dès ce lundi, des téléphones portables devraient être remis à ces jeunes pour effectuer le sale boulot qu’on leur demande et tous les jeudis se tiendra au palais de la présidence, une réunion autour du fameux Nico pour faire le point des renseignements récoltés. Toujours selon nos sources, l’ennemi principal du clan Bozizé serait Martin Ziguélé, président et candidat du MLPC, qui est considéré comme son plus grand danger. Bozizé et les siens sont même convaincus que Martin Ziguélé rendrait des visites nocturnes au candidat indépendant Ange Félix Patassé pour une stratégie commune. Pour Bozizé et son clan, il y aurait bien un plan de coup d’Etat impliquant un certain nombre de politiciens dont Ziguélé et Demafouth autour de Patassé. Celui-ci viendrait en seconde position dans l’échelle des dangers que craint Bozizé pour les élections. Le troisième danger enfin serait Jean Jacques Demafouth président de l’APRD.

 Il est donc clair que ce n’est pas sur son bilan qui est très loin d’être reluisant que Bozizé compte pour se faire réélire mais essentiellement sur ses capacités à corrompre ses concitoyens affamés et en mal de moyens de subsistance, son pouvoir  d’intimidation puisque possédant une soldatesque et un stock considérable d’armes de guerre, et sur les calculs politiciens machiavéliques.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:48


urne.jpg


Un fils Bozizé se trouve à Douala pour passer commande d’urnes électorales

Des informations d’une source digne de foi font état de la présence depuis une semaine à Douala de Socrate Bozizé, un des fils du président centrafricain. Raison de ce déplacement dans la capitale économique du Cameroun : passer commande d’urnes électorales. Il serait même en contentieux avec un premier fournisseur de qui il avait préalablement reçu une facture pro-forma, pour s’adresser à un second déclenchant ainsi le mécontentement du premier.

La question se pose de savoir en quelle qualité Socrate Bozizé, qui est pourtant lui-même candidat aux électives à Gambo dans le Mbomou, s’occupe ou est-il chargé de la fourniture des urnes destinées aux élections législatives et présidentielles ? Est-il membre de la Commission électorale ? A quel titre et dans quelles conditions a-t-il obtenu ce marché ? Autant de questions qui demeurent à l’heure actuelle sans réponse mais une chose est déjà sûre. Tout ce désordre est délibérément organisé par le vrai faux pasteur pour qui les différents besoins à satisfaire de la CEI sont traduits en termes de juteux marchés à distribuer à ses proches et à divers individus qui gravitent dans la galaxie bozizéenne. La technique bien connue du bourrage des urnes est enclenchée par un fils de son père. Qui vous a dit que Bozizé accepterait des élections transparentes. Voici la preuve du contraire... 


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Vol inaugural de Royal Air Maroc Casablanca-Bangui : le manque de scrupule de l’ambassadeur Nimaga

La compagnie aérienne Royal Air Maroc qui doit effectuer son vol inaugural Casablanca – Bangui le 30 mars, a offert cinq places aux Centrafricains du Maroc. Malheureusement sans le moindre scrupule, l’ambassadeur de la RCA à Rabat, sieur Ismaïla Nimaga qui veut profiter de ce vol pour faire un tour gratis au pays, a décidé  de se faire accompagner d’office par sa chère épouse ainsi qu’une de leur fille. Il ne reste donc plus que deux maigres places pour le reste de nos compatriotes vivant au Maroc dont certains, ayant fini leurs études depuis des lustres, attendent en vain un titre de rapatriement qui n'arrive pas afin de regagner le bercail.  


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Joseph Binguimalé


Malgré les gestilations de son président, la CEI est à financièrement à sec

Malgré les rodomontades de son président le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé, la commission électorale n’a plus les moyens de sa politique, du moins pour l’instant. A force de claquer à tour de bras les centaines de millions de F CFA dans l’attribution fantaisiste et irrégulière des marchés, il ne reste plus qu’environ 60 millions de F CFA seulement pour non seulement verser des indemnités aux chefs de villages et autres notables qui ont contribué à la mise en place des comités locaux de la CEI mais aussi démarrer l’important travail de recensement du corps électoral. Il faudrait en tout pour cela environ 600 millions de F CFA. La réunion plénière de la CEI au grand complet qui a démarré samedi dernier avec comme objet entre autre d’adopter un projet de chronogramme à soumettre au comité de pilotage, s’est poursuivie dimanche mais en l’absence du vrai faux pasteur Binguimalé de plus en plus dépassé par les événements. Il a en effet prétexté être souffrant pour se défiler. 

On ne comprend pas dès lors l'empressement de Binguimalé et Bozizé à voir les élections se tenir coûte que coûte en juin alors que rien n'est prêt. Sauf à avoir des élections bâclées, non transparentes et non crédibles, on ne voit pas objectivement, même en juin, comment elle peuvent se faire. Même au Tchad voisin où il y a encore davantage de problèmes et de difficultés, l'opposition et le pouvoir en place se sont mis au moins d'accord pour reporter les élections et les préparer dans le consensus. Pourquoi cela ne serait pas possible en Centrafrique ? 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:46


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Radio Vatican 29/03/2010 7.27.32

Les rebelles de la LRA en fuite de l'Ouganda terrorisent les populations des zones situées à la frontière entre la République Démocratique du Congo et la Centrafrique. Des bandes d'hommes armées prennent régulièrement d'assaut des villages, pillent les marchés, prennent des hommes et des femmes en otage. Le 21 mars dernier, les rebelles de la LRA ont attaqué un village près de Dungu au Nord-Est de la RDC, à proximité de la Centrafrique et du Soudan.

Les populations sans défense vivent en permanence dans la peur de nouvelles attaques, sans que les autorités ne soient en mesure de contrer ces assauts inopinés et violents. Fin février, la localité centrafricaine de Zacko a été prise pour cible. L’abbé Michel Chidaine, prêtre fidei donnum originaire de Clermont-Ferrand en France, était sur place au moment des faits. Il témoigne.

La zone frontalière entre la République démocratique du Congo et la République centrafricaine subit régulièrement l’attaque de groupes de rebelles ougandais de la LRA, l’armée de libération du Seigneur. Le 21 mars dernier, ils ont attaqué un village près de Dungu au Nord-Est de la République démocratique du Congo, près de la République centrafricaine et du Soudan. L’évêque de Dorma-Dungu a aussitôt condamné et demandé que les membres de la LRA soient considérés comme des terroristes. Depuis janvier, leur attaques sont fréquentes : au Nord est de la République démocratique du Congo et en Centrafrique.


Dossier réalisé par Marie Duhamel.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:38


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Boganda lors de la proclamation de la RCA le 1er décembre 1958



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                  Mausolée Boganda à Bobangui


Prêtre, homme politique, député, maire de Bangui, président du Grand Conseil de l'AEF, promoteur des Etats-Unis d'Afrique Barthelemy Boganda fut l'un des leaders les plus entreprenants d'Afrique.


L’Oubangui sous domination coloniale

Au milieu des années 1880-1890 français et allemands s’étaient mis d’accord pour que les terres de l’Oubangui « découvertes » deviennent françaises. En 1899, les terres de l’Oubangui étaient partagées entre 26 sociétés concessionnaires.

 Un an plus tard, un bon nombre d’aventuriers débarquent dans les villages situés près de la Lobaye : jeunes dévoyés ou inadaptés sociaux, fonctionnaires révoqués, repris de justice, agents du Congo léopoldien expulsés pour meurtres.

Des exactions et pillages ne tardèrent pas à être commises par les employés des sociétés minières, ce qui provoqua une révolte des villageois. Trois expéditions militaires (1904, 1906, 1909) « rétablirent l’ordre colonial ». Les villageois subissent un quasi-esclavage. L'Oubangui est sous le contrôle de compagnies concessionnaires exploitant ses ressources naturelles et la force physique de ses habitants.

En 1908, un juge constatait près d’un millier de meurtres commis délibérément par les agents d’une société concessionnaire, une affaire qui fit grand bruit. Le chef de service judiciaire accusait : « l’ordre était de tuer toujours et quand même, si les villageois étaient abandonnés, si les indigènes s’enfuyaient, s’ils ne rapportaient pas la quantité de caoutchouc souhaitée ».

La jeunesse et la formation de Boganda

Le gouverneur général demanda au ministre de trouver une « solution conciliant la justice avec les nécessités de la colonisation », ce qui le conduisit à ordonner la reconquête des pays oubanguiens, qui se refusaient à « leurs nouveaux maîtres ». Il prescrivait de « substituer aux méthodes de colonisation pacifique une occupation active ». L’année 1910 année de naissance marque l’apogée de cette répression aveugle.

C’est à cette époque que naît le petit Boganda, qui a à peine le temps de connaître sa mère qui périt sous les coups d’employés de société concessionnaire car elle est coupable de ne pas avoir rapporté la quantité de caoutchouc exigé. En 1921, le petit Boganda est recueilli par le père Herriau, un missionnaire français qui l’emmène avec lui à Betou où il devient rapidement le meilleur élève de sa classe. Transféré à la mission St-Paul de Bangui, Boganda fut baptisé le 24 décembre 1922 et reçut en même temps le prénom de Barthélémy.

Pour le jeune Boganda, devenir prêtre signifie à l’époque s’émanciper des coutumes ancestrales et devenir frère de l’humanité même s'il n'est pas sur qu'il existe beaucoup de prêtres de sa couleur. Pendant plus de 10 ans, Boganda va effectuer ses études en dehors de l’Oubangui. A Brazzaville auprès de Spiritains français, à Kisantu auprès de jésuites belges. Il rencontre au cours de ses séjours des camarades dont certains deviendront des personnalités dans leurs pays, comme André Marie Mbida, futur premier ministre du Cameroun ou Monseigneur Etoga, futur évêque de Yaoundé. De retour à Bangui, Boganda est ordonné prêtre le 17 mars 1938.

Au cours de ses études à l’étranger, Boganda n’est retourné que très rarement chez lui. La situation s’est d’ailleurs dégradée car la hausse des cours du caoutchouc a entraîné de la part des agents de la société concessionnaire « La Forestiere » des exactions semblables à celles qui avaient eu lieu au début du siècle. (Ce sont notamment ces exactions que dénoncera André Gide dans « Voyage au Congo » distribué en 1928 à tous les membres de la société des Nations et assorti d’une demande de condamnation du travail forcé dans les colonies françaises).

 Boganda perdit certains membres de sa famille lors de ces exactions et lut André Gide, Albert Londres ou Marcel Homet qui dénonçait dans un pamphlet les souffrances des habitants du village de Boganda.

Très à l’écoute des populations, Boganda dira plus tard qu’il « est très instructif de surprendre les causeries des anciens à la veillée du soir. Avec quelle amertume ils dépeignent aux enfants la servitude à laquelle au nom de la civilisation, ils ont été soumis pendant plus d’un siècle et avec quelle force ils inculquent à leur postérité la méfiance et la haine de l’occupant »

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le territoire oubanguien est représenté au parlement par un officier français. Sur insistance de ses amis, l’abbé Barthélemy Boganda décide de se présenter. Il est élu député le 10 novembre 46, une élection qui marque le début de la lutte du peuple oubanguien pour l’émancipation.

Le député crée le MESAN

Boganda se rend donc pour la première fois en France et entreprend de faire connaître les revendications oubanguiennes, notamment l’application d’une loi votée le 11 avril 46 interdisant de façon absolue le travail forcé. Il décrit également la situation de l’Oubangui devant le parlement : arrêt de la réquisition de main d’œuvre, arrestations arbitraires, travail non rémunéré, salaires insuffisants, interdiction aux Noirs de fréquenter certains lieux publics. Ces revendications restent sans effet tant en métropole que localement. Boganda décidé alors de porter la bataille dans les villages afin que les paysans secouent eux-mêmes « le joug qui tombe sur eux ».

En septembre 1949, Boganda fonde le MESAN (Mouvement d’Evolution Sociale de l’Afrique Noire), un parti ne dépendant d’aucun parti politique de métropole, qui a pour ambition de s’adresser à tous les Noirs du monde et de promouvoir le plein développement de la société africaine suivant l’esprit et la physionomie propres à l’Afrique Noire.

Le mouvement de Boganda devient très rapidement populaire, notamment auprès des villageois. Les fonctionnaires semblent moins enthousiastes. Selon Boganda, c’est parce que beaucoup d’entre eux sont trop serviles à l’égard de l’occupant qu’ils cherchent à imiter. Ces fonctionnaires sont selon lui des "Blancs-Noirs" (« Mboundjou-Voko »).

Une popularité qui grandit : Boganda leader politique incontesté

Lors du premier trimestre 1951, une altercation avec des commerçants colons sur un marché vaut à Boganda et son épouse (Michelle Jourdain, une française secrétaire parlementaire du MRP qu'il a épousée en 1950) une condamnation de respectivement 2 mois et 15 jours. Boganda n’effectue pas le séjour en prison, mais l’incident contribue à accroître sa popularité.

En juin 51, il est de nouveau réélu député, et en mars 52, les élections de l’assemblée territoriale donnent la majorité au MESAN. Fin 53, un nouvel incident éclate dans la ville de Berberati lorsqu’un agent européen des travaux publics, récemment sanctionné pour sa brutalité à l’égard des manœuvres déclare la mort de son cuisinier et de l’épouse de ce dernier. Une émeute éclate et le gouverneur général décide d’envoyer des parachutistes tandis que des blindés font mouvement dans la ville. Après avoir hésité à se rendre dans une ville qui ne constitue pas un de ses fiefs, Boganda arrivé à Berberati et déclare aux émeutiers que la justice sera la même pour « les Blancs et les Noirs ». La foule se dispersa dans le calme. Boganda se posait en véritable guide du pays vers l’autonomie, et l’incident avait en outre montré sa capacité à rassembler.

Le gouverneur général reconnut dans ses instructions du 2 mai au chef de territoire que le racisme des Blancs envers les Noirs était « un des problèmes majeurs de l’Oubangui Chari ». En janvier 56, le MESAN recueillait 84, 7 % des suffrages, en novembre il était élu maire de Bangui, et en 1957 devenait président du Grand Conseil de l’AEF. Son audience s’étendait désormais en dehors des frontières de l’Oubangui. 

Les prémices de l'Indépendance

La loi Cadre Deferre votée en 1956 qui devait donner plus d’autonomie aux colonies dans la gestion de leurs affaires s’avérait compliquée à mettre en œuvre dans la pratique car des fonctionnaires obéissaient toujours au gouverneur général représentant la France tout en recevant des instructions d’un conseil de gouvernement (équivalent de ministres) composé presqu’exclusivement de centrafricains. La décolonisation n’en était qu’à ses débuts et personne ne voulait envisager son aboutissement logique : la naissance de nouveaux Etats.

Certains commentaires ironiques nés de la piètre situation économique en Oubangui Chari valurent une réplique de Boganda« on m’a dit également, et devant témoins, que votre pays coûte plus cher à la France qu’il ne lui rapporte ». « Si vous prenant au mot, je décidais demain, pour ne plus être à la charge de la France, de me rattacher à la république de St-Domingue, ou au Kamtchatka, ou moins loin, -regardez donc la carte de l’AEF- vous enverriez l’armée contre nous, comme en Indochine ou en Algérie...»

Fin janvier, Le Figaro qui ne porte semble t-il pas Boganda dans son cœur décrit l’Oubangui de la façon suivante : « Eparpillés entre les bêtes sauvages, un million cent mille êtres humains cherchent à assurer leur existence misérable…Des tribus qui figurent parmi les plus primitives d’Afrique » et ajoutait que le régime de Boganda était « une dictature de facto ». Quel étrange résultat pour la politique de la loi cadre votée à Paris à l’effet de démocratiser les institutions africaines » continuait le journal...

Les Etats-Unis d'Afrique Latine ?

A la suite du coup de force d’Alger en mai 58 qui accéléra l’évolution de toute l’Afrique Noire, les délégués de Boganda se rangèrent parmi les partisans de l’indépendance rapide lors du congrès de Cotonou en juillet 58. Boganda de son côté annonçait devant l’assemblée territoriale que « la loi-cadre étant aujourd’hui dépassée, le MESAN réclame aujourd’hui pour l’Oubangui, et pour l’Afrique Noire le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et l’indépendance totale dans l’interdépendance volontaire et librement consentie, dont nous avons à étudier les modalités. »

Le 13 juillet 58, Boganda revenait à la charge : « l’heure de la révolution a sonné pour l’Afrique Noire. Le MESAN la veut pacifique et constructive. Elle est juste, elle est nécessaire, elle est urgente. Elle est possible. Donc nous devons la faire sinon d’autres la feront. Et alors elle se fera dans le sang, elle se fera sans nous et, partant, contre nous. »

Boganda était d’avis que si l’Oubangui accédait de façon isolée à l’indépendance, ce serait une catastrophe car les ex-colonies étaient trop peu peuplées et trop faibles économiquement. Pour lui, l’AEF devait accéder groupée à l’indépendance, et c’est qu’il appelait « République centrafricaine ». Cette république centrafricaine n’étant dans son esprit que le premier pas vers un projet plus ambitieux. Il entendait en effet rajouter à cette république centrafricaine la rive droite du Congo, puis les deux Congo unifiés, puis créer les Etats-Unis d’Afrique latine (RCA, Congo Belge, Rwanda-Urundi, Angola, Cameroun).

Un projet torpillé par les africains

Boganda a conscience que son projet est ambitieux et urgent : « Puisque ce projet est réalisable, nous devons le réaliser, sinon nous serons jugés et condamnés par la postérité comme traîtres à notre mission. C’est aujourd’hui qu’il faut bâtir la république centrafricaine, demain ce sera trop tard. Les positions se cristalliseront. Des engagements seront pris, le Tchad et l’Oubangui ne manqueront pas d’être sollicités par d’autres voix et d’autres voies ».

Le projet rencontra l’adhésion du président Opangault du Congo, mais le défection d’un de ses partisans entraîna sa chute et l’arrivée au pouvoir de l’abbé Fulbert Youlou. Boganda envoya des émissaires à Fort-Lamy (Tchad), à Libreville (Gabon) et Brazzaville (Congo) pour prendre le pouls concernant son projet d’Union entre ex territoires colonisés. Au Tchad, on trouva le projet d’Union prématurée, au Gabon la délégation fut purement et simplement éconduite. Le 24 novembre, le Gabon, le Tchad et le Moyen Congo condamnent la balkanisation de l’AEF, mais se prononcent dans le même temps pour une dissolution immédiate.

Le 1er décembre 1958, Boganda proclame la constitution d’un Etat limité au seul territoire de l’Oubangui Chari auquel il donne le nom de république centrafricaine. Le rêve d’union a fait long feu. Le 2 décembre, il prend la tête d’un nouveau gouvernement. Deux leaders émergent à ses côtés en l’occurrence David Dacko et Abel Goumba.

Une mort mystérieuse

En avril 59, des élections législatives doivent avoir lieu, mais Barthélemy Boganda trouve la mort dans un bien mystérieux accident d’avion le 23 mars 59. L’avion qu’il a pris s’écrase sur la rive gauche de la Lobaye. Ses obsèques ont lieu le 2 avril et créent une émotion immense dans le pays. Les circonstances de l’accident étaient mystérieuses : ainsi l’hebdomadaire l’Express du 7 mai 59, faisant état d’une explosion était saisi.

 Tous les exemplaires parvenus en Oubangui étaient rachetés par le commissaire. Le rapport technique qui avait retenu l’hypothèse de l’accident sans préciser la défaillance qui l’avait entraîné ne devait jamais être publié dans le journal officiel de la république française. 

Ainsi s’achevait l’histoire et l’ascension de l’un des leaders africains les plus entreprenants à la veille des indépendances.


Source : http://www.grioo.com/pinfo7957.html


NDLR : Le rapport d'enquête sur l'accident du Nord Atlas à bord duquel Boganda a trouvé la mort est désormais accessible et consultable depuis 1989, soit trente après, aux Archives nationales de France à Fontainebleau. Feu le gouverneur de l'Oubangui Sanmarco avait pu y jeter un coup d'oeil avant de prendre part au colloque sur Boganda organisé par le CHEAM en 1989 à la Documentation Française.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 22:12


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 Les prochaines élections en République Centrafricaine sont présentées par certains observateurs comme des élections de tous les dangers. D’une part le péril de ces consultations réside dans leur enjeu puisque l’impopularité du président candidat sortant, François Bozizé, offre l’occasion à ses principaux challengers de l’opposition de pouvoir l’éjecter pacifiquement du fauteuil présidentiel par la voie des urnes.


D’autre part, il résulte aussi de la volonté farouche de celui qui a pris le pouvoir par les armes le 15 mars 2003 de demeurer coûte que coûte au pouvoir. N’ayant pas un bilan reluisant à présenter au peuple après avoir passé sept ans à la tête du pays, il mise essentiellement sur la fortune colossale qu’il a en revanche rapidement amassée pour acheter les consciences de ses pauvres compatriotes qu’il a tenus des années durant dans la pauvreté et la misère - situation qui pourrait contraindre certains à vendre leur âme -  et l’arsenal d’armes de guerre qu’il n’a eu de cesse d’accumuler pour le cas échéant, mâter toute éventualité ou velléité de contestation post électorale.

La période pré-électorale qui a démarré en fait depuis bien longtemps, est caractérisée par une grande polarisation de la vie politique nationale. Le clan de Bozizé au pouvoir qui s’était déjà illustré lors de la mascarade électorale de 2005 par la terreur armée, comptent réitérer sa pratique qui lui avait si bien réussi puisqu’elle a permis le hold-up électoral de leur vedette. A l’époque, des énergumènes tels que l’ex-« libérateur » et défunt lieutenant Célestin Dogo et d’autres anciens compagnons de rébellion de Bozizé, armés jusqu’aux dents, s’étaient répandus dans la capitale les jours de scrutin, allant de bureau de vote en bureau de vote pour menacer et intimider les citoyens afin d’influencer leur vote. Leur slogan était : « sengué kouè é mou, na ngangou kouè é mou… » Traduction : « pacifiquement nous gagnons, par la force aussi nous gagnons».  

Bozizé, son clan et sa soldatesque se plaisent à répandre l’effroi dans le pays, plus particulièrement dans la capitale Bangui où la violence a atteint son paroxysme. Une psychose de peur s’est installée sur la capitale. Cherchent-t-ils à créer à dessein une atmosphère de crainte, une ambiance de surchauffe afin d’intimider et influencer à leur faveur les citoyens électeurs le moment du vote ?

Outrageusement avantagé par les milliards de ses différents trafics mafieux et autres pots de vin qu’il a engrangés dans ses comptes bancaires domiciliés dans les paradis fiscaux des Iles Vierges aux Caraïbes, étant en plus au pouvoir, le président Bozizé dispose de tous les moyens de l’État dont il use à satiété. En comparaison des maigres moyens de ses adversaires déjà déclarés ou en voie de l’être, il s’agit d’un combat à armes inégales. Mais la cause de Bozizé n’est pas juste. Son bilan à la tête du pays est extrêmement désastreux, surtout en matière de droits de l’homme. La liste des assassinats de certains fils du pays, commis dans la ville de Bangui par ses anciens compagnons de rébellion qui demeurent à ce jour impunis, est scandaleusement longue. Plusieurs familles qui ont perdu des êtres chers sont toujours meurtries et la plupart d’entre elles n’osent même pas saisir la justice de peur de représailles.

Dans la nuit du mercredi 15 octobre 2008, le Commissaire Hervy Trépassé est froidement abattu par une rafale de Kalachnikov par un commando de tueurs venus jusqu’à son domicile à moto dont tout indique qu’il était commandité. Alors que le Procureur de la République avait promis informer l’opinion de l’évolution de l’enquête prétendument ouverte, plus d’un an après, plus personne ne parle de ce mystérieux assassinat.

Le 06 Mars 2009, le Commissaire de Police Daniel Sama est publiquement passé à tabac en plein jour jusqu’à ce que mort s’en suive par le lieutenant Olivier Koudémon alias Gbangouma et sa bande.  Cet ex –« libérateur » qui s’est rendu coupable de plusieurs crimes, circule jusqu’à présent librement dans la ville de Bangui et nargue tout le monde comme s’il était au-dessus de la loi, parce que protégé par Bozizé.

Quant aux braquages et autres menaces et intimidations diverses de certaines personnalités, ils sont légion.  

Dans la nuit du 10 juin 2009, Mme Marie-Reine Hassen, pourtant alors Ministre déléguée à la Présidence de la République chargée du Développement Régional, est la cible d’un commando armé. Le portail d’entrée et la façade de son domicile sont criblés de balles tirées avec des fusils d’assaut Kalachnikov. Les assaillants laissent sur les lieux des tracts où on peut lire «... Voilà le sort que nous réservons aux amis de l’Occident, de la France et de la Libye. Ceci tient lieu de mise en garde pour la France qui n’a pas tenu compte de l’avertissement déjà lancé en février 2009… ». Lors de la manifestation anti-libyenne et anti-française organisée à Bangui en mars 2009 par une coordination prétendant être le "représentant la Jeunesse centrafricaine", des slogans et mot d’ordre sont lancés appelant à la vigilance  "afin de barrer la route aux ennemis de la nation, assoiffés du pouvoir qui se laissent instrumentaliser par les forces du mal et les mains invisibles contre le peuple centrafricain."

Une autre personnalité, Eloi Anguimaté, candidat aux prochaines élections présidentielles,   reçoit le 21 janvier 2010 d’abord nuitamment puis dans l’après-midi, la visite d’un commando d’hommes en uniforme et en armes, visiblement en service commandé pour enlever le propriétaire des lieux. 

Le jeudi 18 février à Paoua, sur un ton belliqueux, Bozizé s’en prend ouvertement et publiquement au président de l’APRD, vice président du comité de pilotage du DDR, Jean Jacques Demafouth ainsi qu’à son ministre d’Etat Cyriaque Gonda, chargé de la communication et réconciliation, président du PNCN. Ils ont tous deux la charge du pilotage du programme du désarmement, démobilisation et réinsertion des ex rebelles. Bozizé les accuse d’avoir détourné les fonds destinés au DDR afin d’acheter des armes pour le renverser. Il lance un avertissement à tous ceux qui voudront faire un coup d’Etat.

En août 2009, de retour d’un déplacement en France, le candidat du MLPC Martin Ziguélé est subitement convoqué par le Premier Ministre Faustin Touadéra. Il se retrouve en présence du général Bernard Ouandé qui sort de sa poche et lui donne lecture d’une prétendue fiche de renseignement qui l’accuse de vouloir préparer un coup d’Etat parce qu’on l’aurait vu à Paris flanqué d’un homme blanc avec qui il serait en train de comploter avec la bénédiction des autorités françaises. avait également été accusé récemment de chercher à renverser le régime de Bangui avec l’aide de la France.

En proie a la paranoïa des coups d’Etat, Bozizé et son clan sont en train de déploiyer une stratégie pour confisquer le pouvoir à l’issue des prochains scrutins. Dans sa panoplie, on trouve des décrets anticonstitutionnels, la corruption des citoyens, les menaces, la délation et les intimidations de toutes sortes contre ceux qui peuvent constituer un quelconque obstacle à un nouveau mandat de Bozizé à la tête du pays. Les accusations et la confusion au sein des forces armées centrafricaines font inévitablement de ces élections, des élections réellement périlleuses.

Le 13 mars 2010, le ministre de la sécurité publique Jules Bernard Ouandé, annonce à la radio nationale avoir déjoué un projet de coup d'Etat dont il tente maladroitement d’en faire porter le chapeau à l'ex-président Ange Félix Patassé tout en promettant de « faire son affaire des officiers et sous-officiers » dont il aussi refusé de donner les noms et qui seraient selon lui, impliqués dans cette affaire qui de toute évidence, paraît montée de toute pièce.

Le 19 mars 2010, l'épouse de son ex-ministre d’Etat devenu chef rebelle, Charles Massi, décède à Paris des suites d'un "hématome cérébral", minée qu’elle était par une crise d’angoisse aiguë dont elle était l’objet depuis la disparition de son mari, sans doute décédé à l’issue des abominables tortures que la soldatesque de Bozizé lui a infligées. Denise Massi qui luttait pour faire la lumière sur le sort de son mari a fini par succomber elle-même de torture morale, Bozizé l’ayant expulsée manu militari de la RCA qui est aussi pourtant, son pays.

Dans le pays où l’insécurité demeure endémique et préoccupante, la situation est électrique et les prochaines élections seront des plus périlleuses dans l’histoire de la RCA. La tension est à son comble et un rien peut remettre le feu aux poudres. La RCA est plongée dans la sauvagerie et la barbarie.

Pour Navy Pillay Haut commissaire aux droits de l’Homme des nations Unies qui visité récemment le pays, la violation criarde et presque officielle des droits de l’Homme en RCA, participe à l’érosion du tissu social. «L’impunité et les violations des droits de l’Homme constituent toujours un des plus grands défis de la République centrafricaine. » avait elle laissé tombé à l’issue de son séjour centrafricain. Et d’ajouter comme un véritable réquisitoire contre le régime de Bozizé : « Les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les arrestations et détentions arbitraires sont des problèmes liés aux institutions étatiques de sécurité et de défense, et des efforts considérables devront être faits pour mettre fin à ces abus de pouvoir extrêmement graves ». Avec un tel tableau, on comprend difficilement que Bozizé ose demander le suffrage de ses concitoyens.

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