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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 14:24




LILLE / EXPULSION

 

Nord éclair samedi 26 septembre 2009 à 06h00

La mobilisation contre l'expulsion des parents du petit Lillois Ariel ne faiblit pas malgré un jugement mis en délibéré avec avis négatif hier lors de l'audience au tribunal administratif.

LISE DOMINGUEZ > lise.dominguez@nordeclair.fr

Depuis la réception en janvier dernier d'un courrier de la Préfecture leur annonçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la mobilisation autour de Sandra Ndilné et Kevin Loudégué s'est amplifiée au fil des mois, au point que la salle d'audience du tribunal d'administratif était quasiment comble hier matin par la seule présence des soutiens aux parents d'Ariel, un petit Lillois de 6 ans scolarisé depuis la rentrée 2009 en CP à l'école Anatole France de Saint-Maurice-Pellevoisin.

Le collectif de soutien de l'école, des amis, des membres du Réseau éducation sans frontières, et cinq élus parmi lesquels on comptait Dominique Plancke, Maurice Thorez, Michel Ifri, Dalila Dendouga et Martine Aubry en personne avaient fait le déplacement pour soutenir les parents du petit Ariel, deux sans-papiers originaires de Centrafrique arrivés en France en 2001 pour y poursuivre des études en économie-gestion.

Hier matin, le rapporteur public a souligné en audience leur situation irrégulière de 2003 à 2007, les accusant de ne vivre que d'expédients avant de rendre un avis négatif à leur demande de régularisation et de maintenir l'OQTF pour les deux dossiers.

« Leur avocat a bien fait valoir que leur intégration est largement prouvée par la mobilisation des gens à leur égard depuis plusieurs mois, mais cela n'a pas empêché un avis négatif d'être prononcé, a déclaré après l'audience Jacques Claude, membre du Réseau éducation sans frontières. On leur a reproché aussi de ne pas avoir fait de demande d'asile à l'origine mais le coup d'état en Centrafrique s'est produit en 2003, soit deux ans après leur arrivée. Ils sont aujourd'hui abattus mais toujours battants. » « C'est incompréhensible, proteste encore Sandra Ndilné, la maman d'Ariel, qui accuse le coup mais reste confiante. Mais on n'est pas seuls et l'avis peut ne pas être suivi par les juges. Nous avons fourni des récépissés de demande de titre de séjour et avons chacun deux promesses d'embauche par des employeurs prêts à nous salarier dès que nous serons régularisés ! »

La décision du délibéré sera rendue dans moins d'un mois. D'ici là la mobilisation se poursuit et un parrainage par des élus dont Dominique Plancke, Dalila Dendouga, Maurice Thorez, des deux sans-papiers est prévu le 23 octobre prochain à l'hôtel de ville.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 14:24




LILLE / EXPULSION

 

Nord éclair samedi 26 septembre 2009 à 06h00

La mobilisation contre l'expulsion des parents du petit Lillois Ariel ne faiblit pas malgré un jugement mis en délibéré avec avis négatif hier lors de l'audience au tribunal administratif.

LISE DOMINGUEZ > lise.dominguez@nordeclair.fr

Depuis la réception en janvier dernier d'un courrier de la Préfecture leur annonçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), la mobilisation autour de Sandra Ndilné et Kevin Loudégué s'est amplifiée au fil des mois, au point que la salle d'audience du tribunal d'administratif était quasiment comble hier matin par la seule présence des soutiens aux parents d'Ariel, un petit Lillois de 6 ans scolarisé depuis la rentrée 2009 en CP à l'école Anatole France de Saint-Maurice-Pellevoisin.

Le collectif de soutien de l'école, des amis, des membres du Réseau éducation sans frontières, et cinq élus parmi lesquels on comptait Dominique Plancke, Maurice Thorez, Michel Ifri, Dalila Dendouga et Martine Aubry en personne avaient fait le déplacement pour soutenir les parents du petit Ariel, deux sans-papiers originaires de Centrafrique arrivés en France en 2001 pour y poursuivre des études en économie-gestion.

Hier matin, le rapporteur public a souligné en audience leur situation irrégulière de 2003 à 2007, les accusant de ne vivre que d'expédients avant de rendre un avis négatif à leur demande de régularisation et de maintenir l'OQTF pour les deux dossiers.

« Leur avocat a bien fait valoir que leur intégration est largement prouvée par la mobilisation des gens à leur égard depuis plusieurs mois, mais cela n'a pas empêché un avis négatif d'être prononcé, a déclaré après l'audience Jacques Claude, membre du Réseau éducation sans frontières. On leur a reproché aussi de ne pas avoir fait de demande d'asile à l'origine mais le coup d'état en Centrafrique s'est produit en 2003, soit deux ans après leur arrivée. Ils sont aujourd'hui abattus mais toujours battants. » « C'est incompréhensible, proteste encore Sandra Ndilné, la maman d'Ariel, qui accuse le coup mais reste confiante. Mais on n'est pas seuls et l'avis peut ne pas être suivi par les juges. Nous avons fourni des récépissés de demande de titre de séjour et avons chacun deux promesses d'embauche par des employeurs prêts à nous salarier dès que nous serons régularisés ! »

La décision du délibéré sera rendue dans moins d'un mois. D'ici là la mobilisation se poursuit et un parrainage par des élus dont Dominique Plancke, Dalila Dendouga, Maurice Thorez, des deux sans-papiers est prévu le 23 octobre prochain à l'hôtel de ville.

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 22:25





NDLR : Voici la décision rendue ce jour par la Cour constitutionnelle de Bangui suite à la requête que lui avait adressée les partis de l'opposition démocratique au sujet de certains articles du code électoral qu'ils ont contestés mais néanmoins promulgués en l'état par Bozizé. Ce contentieux avait entraîné la suspension des partis de l'opposition du processus électoral, notamment de la mise en place de la Commission Electorale Indépendante.




COUR CONSTITUTIONNELLE                            REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

                                                                                             Unité- Dignité -Travail

 

DECISION N°006/09/CC DU 25 SEPTEMBRE 2009

***************

Saisine aux fins d'annulation de la loi n° 09.009 du 03 août 2009 portant Code Electoral de la République Centrafricaine

AU NOM DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

LA COUR CONSTITUTIONNELLE

 

            Vu       la Constitution du 27 Décembre 2004 ;

            Vu       la loi n° 05.014 du 29 Décembre 2005 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle;

            Vu       la requête des huit partis politiques, enregistrée le 1er septembre 2009 sous le n° 007 au Greffe de la Cour Constitutionnelle, tendant à solliciter de la Cour, l'annulation de la loi n° 09.009 du 03 août 2009 portant Code Electoral;

            Vu       le mémoire en défense du Président de la République, par la plume de son conseil, Maître Emile BIZON, Avocat au Barreau de Centrafrique, enregistré le 11 septembre 2009 sous le n° 133 ;

LE RAPPORTEUR AYANT ETE ENTENDU

Considérant que par requête du .28 juillet 2009, enregistrée au Greffe de la Cour Constitutionnelle le 1er septembre 2009 sous le n° 007 à 12 h 04 mn, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), le Rassemblement Démocratique Centrafricain (ROC), le Forum Civique (FC), l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), le Parti Africain pour une Transformation Radicale et pour l'Intégration des Etats (PATRIE), l'Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD) et l'Action Politique LONDO, ont saisi la Haute Juridiction aux fins d'annulation de la loi n° 09.009 portant Code Electoral promulguée le 03 août 2009 ;

Considérant qu'à l'appui de leur requête, les représentants des partis politiques soutiennent:

A/ Que la Cour Constitutionnelle, dans sa décision du 30 juillet 2009, a déclaré contraire à la Constitution l'article 197 tiret 1 de la loi portant code électoral; que de même, dans cette décision, la Haute Juridiction a également déclaré partiellement conformes à la Constitution les articles 165 alinéa 1 et 203 alinéa 1 ;

Qu'elle a, par la suite, eu à relever l'erreur matérielle qui dénature le sens de la loi et a décidé de la rectification du mot « disposées » en ces termes: « Les candidatures sont déposées, conformément aux dispositions des articles 45, 46, 47 et 48 » ;

Qu'en outre, les requérants soulignent d'une part, que le Président de la République a promulgué la loi sans l'expurger de cette disposition inconstitutionnelle, sans avoir procédé à la correction susmentionnée ni renvoyé à l'Assemblée Nationale pour un nouvel examen de la loi conforme à la décision de la Cour Constitutionnelle;

Que d'autre part, en promulguant la loi portant code électoral, sans se soumettre à la décision de la Cour Constitutionnelle, le Président de la République a ostensiblement transgressé l'article 77 de la Constitution:

B/ Considérant que les demandeurs invoquent j'article 191 alinéa 4 du projet de loi qui dispose: « Un texte réglementaire détermine le découpage électoral sur proposition de la CEI» ; que selon eux, le rapport de la Commission Intérieur, Lois et Affaires Administratives sur le projet de loi portant code électoral ne porte aucune mention d'un quelconque amendement relatif à l'article 191 alinéa 4 ;

Que par ailleurs, ces différentes formations politiques estiment que cette modification est contraire à l'article 59 du Règlement Intérieur de l'Assemblée Nationale et qu'elle enfreint les dispositions de l'article 60 alinéas 1 et 2 dudit règlement qui stipulent: « Les amendements sont mis en discussion avant le texte adopté en commission auquel ils se rapportent et d'une manière générale, avant la question principale» ;

Qu'ils soulignent aussi que la modification de l'article 191 alinéa 4 n'ayant été ni débattue ni votée par les députés, n'a aucun caractère législatif et viole l'article 19 alinéa 2 de la Constitution qui énonce: « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par voie de référendum ou par ses représentants» ; qu'ils en déduisent que l'exécutif, en usurpant les prérogatives de l'Assemblée Nationale, a violé le sacro-saint principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs;

C/- Considérant qu'enfin les requérants précisent que l'article 193 alinéa 2 de la loi promulguée qui vise à moraliser la vie politique en sanctionnant le « vagabondage » politique est immédiatement contredit par l'alinéa 3 voté à la suite d'un amendement qui énonce: « Tout député exclu par son parti politique conserve son siège à l'Assemblée Nationale », alors que l'alinéa 2 du même article dispose que: « Tout titulaire élu député sous la bannière d'un parti politique ou d'une association politique et qui quitte son parti, est considéré comme démissionnaire de l'Assemblée Nationale. Dans ce cas, il doit être remplacé par son suppléant qui est astreint aux mêmes obligations » ;

Que de ce fait, les requérants allèguent que l'alinéa 3 de l'article 193 est une prime à l'immoralité et crée une situation d'injustice et d'inégalité dÈ1ttant la loi; qu'en définitive, les demandeurs affirment que cet alinéa transgresse l'article 5 de la Constitution qui stipule que « tous les êtres humains sont égaux devant la loi sans distinction de race, d'origine ethnique, de région, de sexe, de religion, d'appartenance politique et de position sociale» ;

Qu'en conclusion, les huit formations politiques demandent à la Cour:

-          de déclarer la requête recevable;

-          de déclarer les dispositions querellées contraires à la Constitution du 27 décembre 2004,

-          de décider qu'elles sont nulles et de nul effet et qu'elles ne peuvent pas être appliquées:

-          et enfin de les autoriser à faire des observations orales â l'audience.

Considérant que notification de cette requête a été faite au Président de la République le 04 septembre 2009 et au Président de l'Assemblée Nationale le 15 septembre 2009 ;

Considérant que le Président de la République, par la plume de son Conseil, Maître Emile BIZON, Avocat, a fait parvenir à la Cour son mémoire en défense le 11 septembre 2009, enregistré le même jour sous le n° 133 ;

Considérant que dans ses observations, Maître BIZON soulève, d'une part, l'irrecevabilité pour défaut d'intérêt et, d'autre part, l'irrecevabilité en vertu de la maxime latine « NON BIS IN IDEM» ;

Considérant que concernant l'irrecevabilité pour défaut d'intérêt, le Conseil du Président de la République reproche à ses contradicteurs de ne pas prouver en quoi la présente loi promulguée a lésé leurs intérêts et de surcroît lesquels;

Que leur demande va à l'encontre de l'expression du suffrage qui a pour but de choisir le projet de société d'un parti ou d'un citoyen aux fins de gouvernance de la nation;

Qu'il estime enfin que l'annulation du Code électoral, loin de promouvoir l'expression du suffrage et l'animation de la vie politique concourt à leur annihilation;

Considérant que l'irrecevabilité en vertu de la règle « non bis in idem» exige que le juge ne puisse statuer deux fois sur la même cause;

Qu'il soutient que la Cour, ayant déjà statué le 30 juillet 2009, ne saurait se contredire sur ce point;

Que c'est pourquoi il sollicite de la Cour:

- de déclarer l'irrecevabilité de la requête des partis politiques MLPC et consorts et de les renvoyer à mieux se pourvoir ainsi qu'ils aviseront;

Subsidiairement

- de dire et juger que seules les dispositions jugées contraires à la Constitution seront annulées;

- de donner acte au concluant de ce qu'il entend faire des observations orales à l'audience publique par le truchement de ses conseils à l'appui du présent mémoire en défense;

ANALYSE JURIDIQUE

A - EN LA FORME

1)- Sur la compétence de la Cour

Considérant que conformément à l'article 73 alinéa 2 de la Constitution du 27 décembre 2004 « (Outre ces attributions et celles qui lui sont conférées aux articles 25, 28, 29, 30, 31,32, 34, 65, 68, et 72, la Cour Constitutionnelle interprète la Constitution, juge de la COl7stitutionalité des lois ordinaires et des lois organiques promulguées ou en instance de promulgation, ainsi que du Règlement Intérieur de l'Assemblée Nationale» ;

Considérant que par ailleurs, l'article 12 alinéa 2 de la loi organique n° 05.014 du 29 décembre 2005 sur la Cour Constitutionnelle dispose: «La Cour Constitutionnelle est saisie de la constitutionnalité des lois ordinaires et organiques promulguées ou en instance de promulgation» ;

Qu'au regard de ces dispositions, la Haute Juridiction se déclare compétente;

2)- Sur j'objet de la requête

Considérant qu'il est important de relever la contradiction qui apparaît entre l'intitulé de la requête introductive d'instance et le dispositif proposé par les requérants;

Considérant qu'en effet, le recours est intitulé: « Requête aux fins d'annulation de la loi n°09.009 portant Code Electoral de la République Centrafricain » alors que le dispositif, quant à lui, est ainsi libellé:

 « Au fond:

  Déclarer les dispositions querellées contraires à la Constitution du 27 décembre 2004 ;

- Décider qu'elles sont nulles et de nul effet ;         

- Décider qu'elles ne peuvent être appliquées».

Considérant que les attributions de la Cour étant limitativement et expressément énumérées par l'article 73 de la Constitution, il n""entre pas dans la sphère de compétence de la Haute Juridiction de procéder à l'annulation d'une loi;

Considérant qu'ainsi, à s'en tenir à l'intitulé de la requête, la Cour aurait dû se déclarer incompétente;

Considérant cependant, qu'à la lecture de la requête, il s'avère que c'est bien d'un contrôle de constitutionnalité par voie d'action dont il s'agit;

Qu'en conséquence, la Cour se déclare compétente;

3)- Sur la recevabilité du recours

Considérant qu'aux termes de l'article 34 de la loi n° 05.014 du 29 décembre 2005 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle qui dispose: « Les lois ordinaires, promulguées ou en instance de promulgation, les ordonnances peuvent également être déférées à la Cour Constitutionnelle par le Président de la République, le Président de l'Assemblée Nationale, un tiers des députés ainsi que tout intéressé» ;

Considérant, dès lors que les requérants, étant des représentants des partis politiques légalement constitués, ayant la qualité d'agir en lieu et place de leur groupement respectif, satisfont aux critères prévus à l'article 34 susvisé;

Qu'en conséquence, la Cour déclare leur requête recevable;

B - AU FOND

1 °/_ Sur le moyen tiré de la violation de l'article 77 de la Constitution

Considérant qu'aux termes de l'article 77 alinéas 1 et 2 de la Constitution: « Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toute personne physique ou morale

« Tout texte déclaré inconstitutionnel est nul et de nul effet; il ne peut être ni promulgué ni appliqué» ;

Considérant que les requérants reprochent au Président de la République de n'avoir pas respecté la décision de la Haute Juridiction en promulguant la loi sans avoir procédé à la correction et à la reformulation des termes telles que décidées par la Cour;

Considérant que ce faisant, affirment-ils, il a ostensiblement transgressé l'article 77 alinéas 1 et 2 de la Constitution;

Considérant que la Cour rappelle que dans sa décision n° 003/09/CC du 30 juillet 2009, elle a effectivement déclaré que les articles 197 tiret 1 et 265 alinéa 2 sont contraires à la Constitution du 27 décembre 2004, et que les dispositions censurées sont séparables de l'ensemble de la loi déférée;

Qu'en effet, l'article 6 de cette décision précise, qu'il est loisible au Président de la République soit de promulguer la loi amputée de toutes les dispositions déclarées inconstitutionnelles, soit de renvoyer le texte de la loi à l'Assemblée Nationale pour un nouvel examen, conforme à la décision de la Cour Constitutionnelle;

Que de même, concernant les caractères partiellement conformes à la Constitution des articles 165 alinéa 1 et 203 alinéa 1 sous réserve de reformulation, la Cour renvoie le Gouvernement à la décision précitée;

Que les décisions de la Cour, étant insusceptibles de tout recours, sont par conséquent opposables à tous;

Que dès lors, la Cour invite le Gouvernement à s'en tenir expressément à l'exécution de la décision rendue le 30 juillet 2009 dans toute sa rigueur; qu'à défaut, toute promulgation des articles censurés est sanctionnée par les dispositions de l'alinéa 2 de j'article 77 de la Constitution qui précise: « Tout texte déclaré inconstitutionnel est nul et de nul effet; il ne peut être ni promulgué ni appliqué» ;

Qu'il s'ensuit que ce moyen est fondé;

2°/- Sur les autres griefs relatifs à la violation des articles 5, 19 et 20 de la Constitution et du principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs

Considérant que les partis politiques, auteurs de la saisine, affirment d'une part, que le projet de loi déposé sur le Bureau de l'Assemblée Nationale dispose en son article 191 alinéa 4 : « Un texte réglementaire détermine le découpage électoral sur proposition de la CEI » ;

Considérant que selon les requérants, l'article 191 alinéa 4 a été subrepticement modifié enfreignant les articles 59 et 60 alinéas 1 et 2 du Règlement Intérieur de  l'Assemblée Nationale et 60 de la Constitution et violant ainsi le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs;

Considérant que d'autre part, les demandeurs allèguent que l'alinéa 2 de l'article 192 qui vise à moraliser la vie politique en sanctionnant le  « vagabondage» politique est immédiatement contredit par l'alinéa 3 voté à la suite d'un amendement, transgresse l'article 5 de la Constitution qui stipule que « tous les êtres humains sont égaux devant la loi sans distinction de race, d'origine ethnique, de région, de sexe, de religion, d'appartenance politique et de position sociale» ;

Considérant que la Cour rappelle encore que depuis le 27 juin 2009, date de l'adoption de cette loi portant code électoral par l'Assemblée Nationale, parmi les représentants des requérants qui ont participé à tous les débats sur le projet de loi, aucun n'a saisi la Haute Juridiction; que cette dernière, sur requête du Président de 12 République, a rendu la décision du 30 juillet 2009, dont dispositif rappelé plus haut;

Qu'en conséquence, la Cour rejette les moyens qui auraient dû intervenir avant la décision du 30 juillet 2009, décision qui, d'une manière substantielle, a déclaré cette loi conforme à la Constitution à l'exception des dispositions jugées anticonstitutionnelles;

DECIDE

Article 1er: La Cour est compétente.

Article 2: La requête introduite par les huit formations politiques est recevable.

Article 3 : Les moyens tirés de la violation de l'article 77 de la Constitution sont fondés.

Article 4 : Les moyens tirés de la violation des articles 5, 19 et 20 de la Constitution sont rejetés.

Article 5 : La décision de la Cour du 30 juillet 2009 s'impose à tous.

Article 6 : La présente décision sera notifiée aux huit partis politiques, au Président de la République, Chef de l'Etat, au Président de l'Assemblée Nationale et publiée au Journal Officiel de la République Centrafricaine;

Ainsi délibéré et décidé par la Cour Constitutionnelle en sa séance du 25 septembre 2009 où siégeaient:

Marcel MALONGA, Président

Damienne NANARE,  Vice-Président

Albert KOUDA, Membre

Jean KOSSANGUE, Membre

Rachel DEA NAMBONA, Membre

Bernard VOYEMAKOA, Membre

Arlette SOMBO-DIBELE, Membre             .

Augustin KONGA TOUA-KOSSONZO, Membre

Brigitte IZAMO·BALIPOU GUINO, Membre

Assistés de Maître Florentin DARRE, Greffier en Chef

 

 Le GREFFIER EN CHEF                                                         LE PRESIDENT

 

Florentin DARRE                                                                  Marcel MALONGA

 

 

 

 

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 01:30




              Bozizé et Ndoutingai




                           Emmanuel Touaboy

NDLR C.A.P. Selon des informations de sources dignes de foi, le jugement dans le contentieux opposant l’Etat centrafricain à Jack Grynberg patron de la société Grynberg Petroleum,  porté devant le Centre international de la Banque mondiale pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), aurait été rendu le 20 août dernier et Bozizé, l’ex ambassadeur de Centrafrique aux USA, Emmanuel Touaboy ainsi que le ministre d’Etat chargé des mines Sylvain Ndoutingai, auraient été condamnés à verser la somme de (6) six millions de dollars US au plaignant, Grynberg Petroleum. Toujours d’après notre source, c’est vraisemblablement la raison pour laquelle Bozizé a préféré renoncer à se rendre à la 64ème Assemblée générale des Nations Unies à New York où il pourrait s’exposer à quelques ennuis suite à ce jugement. C’est le premier ministre Faustin Archange Touadera et plusieurs ministres qui l’ont remplacé. Ci-dessous, quelques coupures de presse sur l’affaire ainsi que des extraits d’une interview accordée par Bozizé à jeune Afrique l’Intelligent en février 2005 sur le contentieux avec Grynberg Petroleum.

 

CENTRAFRIQUE - 5 février 2006 DU 5 AU 11 FEVRIER 2006- PROPOS RECUEILLIS À BANGUI PAR FRANÇOIS SOUDAN (JAI)

Outre le diamant - dans l’exploitation duquel vient de s’engager la major sud-africaine De Beers - l’uranium, l’or, le bois et quelques autres matières premières, la Centrafrique recèlerait du pétrole dans sa partie nord-ouest. Où en est-on de ce dossier ?


Depuis les forages prometteurs réalisés par Conoco en 1979, rien ou presque n’a progressé. Nous savons qu’il y a du pétrole, c’est tout. Le régime Patassé a certes accordé à la compagnie américaine Grynberg, dans des conditions opaques, un permis d’exploration sur tout le Nord-Ouest, mais cet accord est arrivé à expiration fin novembre 2004, sans que Grynberg ait démarré la moindre activité. J’ai rencontré les dirigeants de cette société en septembre 2005 à New York, et nous nous sommes mis d’accord pour que nos techniciens examinent en détail les tenants et aboutissants de ce permis - lequel n’avait même pas été traduit en français. Depuis, et sans que nous sachions très bien pourquoi, Grynberg a intenté un procès à l’État centrafricain. Nous en sommes là.


D’autres sociétés vous ont-elles approché ?

Tout à fait. Des Russes, des Chinois, des Malaisiens, des Libyens, etc. Mais tant que l’hypothèque Grynberg n’est pas levée, il est difficile d’aller plus loin. Et puis, ce n’est pas mon genre de bercer les Centrafricains avec des perspectives à long terme. Pour l’instant, le pétrole n’existe pas. Nous verrons bien s’il jaillit un jour.

 

Emmanuel Touaboy a servi comme ambassadeur de la République centrafricaine à l'US depuis le 14 Février, 2001. Né le 4 août 1951, Touaboy obtenu un diplôme de bachelier en géographie à l'Université d'Abidjan en Côte-d'Ivoire et d'un doctorat en relations internationales à l'Institut des relations internationales du Cameroun. Bien que Touaboy travaillé pour l'ancien Président centrafricain Ange-Félix Patassé, il était également bien placé lorsque Patassé a été renversé en 2003 par François Bozizé, et l'un de ses jeunes frères Landry Touaboy était un garde du corps de Bozizé. Au début de son mandat aux États-Unis, Touaboy a été un partisan de premier plan de la firme pétrolière américaine Grynberg Petroleum. En Mars 2008, Touaboy s'est joint au conseil consultatif du Groupe de gestion Jarch, qui espère mettre au point les réserves de pétrole dans le sud du Soudan. Touaboy va quitter son poste à Washington, DC en Juillet pour devenir ambassadeur de la RCA en Chine.

 

Jack Grynberg


Premier "pétrolier" à s'implanter en Centrafrique sous le régime du président Ange-Félix Patassé, l'américain Jack Grynberg, patron de Grynberg Petroleum, s'est rendu lui-même le mois dernier à Bangui pour faire valoir ses droits sur le permis qu'il avait obtenu le long de la frontière centrafricano-tchadienne..   

  Centrafrique : À quand le pétrole ?

Le contentieux qui oppose le gouvernement centrafricain à la compagnie pétrolière américaine RSM Production Corporation, que dirige Jack Grynberg, continue de bloquer toute reprise des explorations dans le nord-ouest du pays. À l’origine du différend, un contrat - qualifié aujourd’hui à Bangui de « léonin » - signé en décembre 1999 à Denver (Colorado) entre Grynberg et des représentants du régime, aujourd’hui déchu, d’Ange-Félix Patassé.



Bientôt un arbitrage sur le Nord

En souffrance depuis un an et demi, le différend qui oppose l'Etat centrafricain et la junior pétrolière  Grynberg   Petroleum  va enfin être examiné par l'International Centre for Settlement of Investments Disputes (ICSID), l'instance d'arbitrage qui dépend de la Banque Mondiale. 



Bozizé affronte Grynberg

LA LETTRE DU CONTINENT N°512 - 22/02/2007


Le 18 janvier 2007, RSM Production Corporation a déposé plainte contre l'Etat centrafricain à l'International Centre for Settlement of Investments Disputes (ICSID), un tribunal d'arbitrage qui dépend de la Banque mondiale.  

Bangui tente de chasser Grynberg - AFRICA ENERGY INTELLIGENCE

Jack Grynberg s'est vu attribuer son permis en 1999 par le président Ange-Félix Patassé. ... au pouvoir François Bozizé, Grynberg a placé son permis sous force majeure. ... a déposé en octobre dernier une demande d'arbitrage devant l'International ... un homme d'affaires noir sud-africain très actif dans l'immobilier. Avec l'aide du sud-africain PanAfrican, Bangui a essayé sans succès de trouver de nouvelles firmes prêtes à développer le permis de Grynberg Petroleum, au nord du pays.

Une société américaine, Grynberg Petroleum, a demandé un arbitrage par le Centre international de la Banque mondiale pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), dans les différends relatifs aux investissements entre sa filiale, RSM Production Corporation (RSM), et le gouvernement. Le différend a trait à l'incapacité du gouvernement à reconnaître

Nouveau blocage avec Grynberg

N°541 - 20/09/2006


Lors d'une rencontre en juin dernier à New York entre  Jack   Grynberg  et le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé, les deux hommes ont convenu de proroger de trois ans le permis de RSM Production, filiale de  Grynberg  Petroleum, dans les bassins de Doseo et de Salamat, au nord de la Centrafrique (AEI nº538).   

  Golfe et investisseurs chinois Joignent leurs forces

Intelligence Online N ° 45107/11/2007

Dans leur recherche de possibilités de pétrole en Afrique et ailleurs, il était probablement inévitable que les investisseurs des pays du Golfe et les compagnies pétrolières chinoises pourraient un jour unir leurs forces. Et c'est effectivement ce qui se passe dans le nord de la République centrafricaine, où un groupe chinois a acquis une concession avec un conglomérat palestiniens opérant à partir du Qatar.

 

 

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 17:50




 


[ 24/09/09  - 13H00 - AFP  ]


La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) a perdu quelque 50 millions d'euros entre 2004 et 2008 en investissements hasardeux et détournements, selon l'hebdomadaire Jeune Afrique dont les chiffres ont été en partie confirmés par le gouverneur de la Banque.

Jeune Afrique a révélé la semaine dernière que la BEAC, qui regroupe les six pays de l'Afrique centrale (Congo, Cameroun, Gabon, Centrafrique, Guinée équatoriale et Tchad) avait perdu 25 millions dans un investissement "toxique" auprès de la
Société générale en 2006, et a vu une somme totale de 28 millions détournée entre 2004 et 2008.


Le gouverneur de la BEAC, Philibert Andzembé, a confirmé dans une interview mercredi au quotidien gabonais Gabon Matin, l'investissement +toxique+ de 16 milliards de F CFA (25 millions d'euros), le qualifiant de "montant énorme". "Les Chefs d'Etat de la Cemac (Communuaté économique et monétaire de l'Afrique centrale) ont été informés et ont commandé un audit", a-t-il précisé.


"La
Société générale nous a proposé un produit appelé Dépot à terme indexé (DATEI) qui comportait en son sein plusieurs autres fonds de placements dont le produit action pour 20%", a expliqué M. Andzembé, qui est de nationalité gabonaise.

En ce qui concerne le détournement de 19 milliards de F CFA (28 millions d'euros) avancés par Jeune Afrique, M. Andzembé parle lui de "15 milliards (22 millions)".

 



Mauvais placements et fraudes: la BEAC admet plus de 40 M EUR de pertes


LIBREVILLE (AFP) -
jeudi 24 septembre 2009 - 16h48 - La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) a perdu plus de 40 millions d'euros dans des investissements hasardeux et des détournements, a admis jeudi son gouverneur confirmant partiellement un article de l'hebdomadaire Jeune Afrique. 

 


D'après Jeune Afrique la semaine dernière, la BEAC - qui regroupe les six pays de l'Afrique centrale (Congo, Cameroun, Gabon, Centrafrique, Guinée équatoriale et Tchad) - a perdu 25 millions dans un investissement "toxique" auprès de la Société générale en 2006, et vu un total de 28 millions détournés entre 2004 et 2008.


Le gouverneur de la BEAC, Philibert Andzembé, confirme dans une interview au quotidien gabonais Gabon Matin, l'investissement "toxique" de 16 milliards de F CFA (25 millions d'euros). "Les chefs d'Etat de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) ont été informés et ont commandé un audit", a-t-il précisé.


"La Société générale nous a proposé un produit appelé Dépot à terme indexé (DATEI) qui comportait en son sein plusieurs autres fonds de placements dont le produit action pour 20%",

a expliqué M. Andzembé, qui est de nationalité gabonaise.


"Nous étions persuadés que le placement était à même de permettre l'amélioration de nos réserves (...) Un rapport met en évidence un manque de vigilance de notre part mais aussi et surtout de la Société générale, qui avait proposé un produit en omettant volontairement d'en présenter toutes les composantes",
ajoute-t-il.


En ce qui concerne le détournement de 19 milliards de F CFA (28 millions d'euros) avancés par Jeune Afrique, M. Andzembé parle lui de "15 milliards (22 millions EUR)".


Selon lui, la BEAC s'est "trouvée en 2000 dans l'impossibilité de concilier les écritures entre les relevés de la Société générale qui gère les comptes et la comptabilité de notre Banque (...) On n'arrivait pas à faire la lumière sur 400 millions de F CFA (600.000 euros)".


"Au fur et à mesure, ce montant augmentait. En 2004-2005, ce +gap+ a atteint 1,4 milliard (2,1 millions d'euros). Quand je suis arrivé en 2007 (date de sa nomination), les services m'ont signalé cet écart qui est aujourd'hui de 15 milliards",
explique-t-il.


"J'ai saisi le cabinet Mazars (...) qui a révélé qu'il y avait des détournements de fonds. Ce rapport (de Mazars) a réussi à identifier les moyens utilisés (...): chèques, virements et prélèvements en espèces. Des sociétés ont bénéficié de ces prélèvements, ces sociétés sont dans la mouvance de ceux qui ont géré la comptabilité au siège (...) L'enquête se poursuit", souligne M. Adzembe


Selon plusieurs journaux de la sous-région, les dirigeants des six pays de la Banque envisagent de limoger prochainement M. Andzembé.



   
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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 17:47




APA-Kigali 2009-09-24 12:39:03 (Rwanda) Le président de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, Bahame Tom Mukirya Nyanduga, a déploré jeudi à Kigali le caractère cruel, inhumain et dégradant de la peine capitale qui refuse aux victimes le droit à la vie garanti par les organismes internationaux de défense de droits de l’homme.

Selon M. Bahame s’exprimait face à des délégués venus des pays de l’Afrique australe, de l’est et du centre dans le cadre d’une conférence dans la capitale rwandaise sur l’abolition de la peine de mort.

“Les études révèlent que les pays qui appliquent encore la peine de mort comme moyen de réduire la criminalité enregistrent des taux plus élevés que ceux qui ont aboli cette pratique. Nous ne plaidons pas pour l’impunité des criminels mais plutôt pour une autre forme de punition », a-t-il indiqué.

Il a souligné que l’objectif de toute peine étant de punir les auteurs de crimes mais la mort ne saurait en aucun cas servir de punition car elle dénie au condamné toute chance de se repentir.

Les délégués ont ainsi invité les pays africains qui n’ont pas aboli cette pratique de prendre des mesures politiques et légales pour réguler son application en vue de son abolition définitive.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 17:44




 

Par Alix Fétué - 24/09/2009 Journalducameroun.com

Elle est en concert ce jeudi 24 septembre au CCF de Douala

 Alors ce qu’on sait de vous c’est que vous êtes centrafricaine, qu’est ce qu’on ne sait pas d’autre?


Comme vous venez de le dire, Idylle Mamba est une jeune chanteuse centrafricaine qui vit au Cameroun, depuis maintenant deux ans, et qui a commencé à faire la musique à l’âge de cinq ans. Après j’ai intégré à l’âge de 14 ans un groupe de jeunes filles qui s’appelle Focus Masseka et qui a eu l’opportunité de participer au festival Massao en 1999, et la même année a participé au festival Abog-Ingoma, et comme j’étais déjà lead vocal dans ce groupe j’ai décidé de prendre ce chemin là puisque ce qui me passionnait le plus c’était la musique. Donc j’ai décidé de suivre mon chemin à part et j’ai commencé à intégrer différents groupes centrafricains. Par la suite j’ai participé au concours de la chanson française avec l’alliance française de Bangui en 2003 et j’ai gagné le premier prix avec la chanson de Lokua Kanza "partir au bout du monde". Après j’ai obtenu une bourse de la coopération française qui m’a permis d’intégrer une école de musique à Toulouse, et à la fin de la formation j’ai voulu descendre au Cameroun pour pouvoir amorcer une carrière solo.

Et pourquoi le choix du Cameroun?

J’avais déjà cette sonorité centrafricaine, mais comme la musique que je fais est un mélange de plusieurs sonorités, on y trouve du jazz, du blues, la basse qui est forcément la musique africaine et après c’est ouvert sur toutes sortes de sonorités qui peu exister dans le monde en musique, y compris le Cameroun. Raison pour laquelle je suis venue ici.

Toute jeune, vous avez déjà travaillé avec des artistes confirmés, Lokua, Tiken Jah, quel a été leur apport dans votre carrière?

La rencontre était brève, on va le dire ainsi. Mais ils m’ont apporté beaucoup d’encouragement et cela m’a permis encore plus de croire en ce que je fais, et surtout de continuer, de suivre leur chemin et j’espère qu’un jour…

Est qu’il y a un artiste qui de façon particulière vous a influencé?

Lokua Kanza en premier. C’est mon idole! J’ai grandi avec ses musiques. Il y a aussi Ismael Lô. Il y en a plusieurs mais bon il y a ces deux là qui me viennent à l’esprit en ce moment, et franchement Lokua Kanza j’adore ! J’adorais même avant de le rencontrer, je pense que c’est même ça qui a fait que je le rencontre par la suite, tellement j’en rêvais que le destin a fait cela. J’ai vraiment été ravie de cette rencontre.

 Comment cela s’explique que l’on fasse la musique à 5 ans?

Je suis née dans une famille d’artistes, ma mère était présidente d’une chorale, donc je dirais que c’est un peu naturel. J’ai suivi ma mère et mes sœurs qui étaient déjà dans cette chorale là, et par la suite je pense que la musique c’est quelque chose qui est en tout être humain, on est né avec, on a été bercé avec, et du coup, tu choisis de prendre ce chemin là ou pas. Et mon père faisait du théâtre avant, mon grand frère fait du théâtre, donc j’ai grandi dans ce milieu ; c’est tout naturellement que je me suis penchée vers cet art.

Et la formation à Toulouse. Que vous a -t-elle apporté de plus?

Tout à l’heure je disais que chanter c’est naturel, mais après il y a les techniques vocales qui sont là, il faut savoir placer ses souffles, placer la voix et tout. Donc c’est cela qui me manquait en fait, de mettre le nom sur ce que je savais déjà. Parce que je savais déjà chanter mais je ne savais pas comment il fallait par exemple se tenir. Il a fallu que j'apprenne ces techniques et j’ai eu cette opportunité de m’ouvrir les yeux sur les choses que je connaissais déjà un peu.

Vous vivez au Cameroun depuis maintenant deux ans, vous collaborez avec des artistes d’ici, des jeunes comme vous?

Oui. Exactement j’ai chanté sur l’album de la camerounaise qui s’appelle Kareyce Fotso (finaliste du prix Découvertes RFI 2009), j’ai aussi fait un titre avec un rappeur qui s’appelle B136, j’ai rencontré le groupe Macase, je travaille avec Cory qui est d’ailleurs mon agent et j’ai rencontré plusieurs autres dont les noms ne me viennent pas à l'esprit.

[b Ce soir vous êtes au Centre Culturel français de Douala, qu’est ce que le public va découvrir ?

Le public va découvrir de la musique centrafricaine déjà, la langue centrafricaine qui est le Sango, la langue nationale, je pense que c’est le seul pays au monde qui a une langue locale comme langue nationale, et donc toutes mes chansons sont basées sur cette langue là et un tout petit peu en français aussi. Vous allez découvrir Idylle Mamba la centrafricaine tout simplement.

Comment définissez-vous votre musique?

C’est un mélange de sonorités africaines, centrafricaines, des sonorités blues, jazz, en bref on va dire la musique du monde.

Vos projets c’est par rapport au Cameroun, à la Centrafrique ou ailleurs?

C’est par rapport au monde entier. Je vais là où le vent m’emporte et si ça doit se faire au Cameroun ça se fera au Cameroun comme c’est entrain de se faire au Cameroun, Sinon ce sera en Centrafrique ou ailleurs. C’est le souhait de tout artiste de pouvoir faire découvrir son talent, sa musique, ses œuvres à l’extérieur.

Sur quoi vous travaillez actuellement?

Je travaille sur un single de deux titres qui va sortir à la fin de l’année et j’espère que tout va bien se passer.

C’est quoi votre rêve ? Devenir Lokua Kanza?

Non non ! Devenir Idylle Mamba ! Puisque Lokua Kanza est déjà ce qu’il est. Je vais prendre un peu de ce qu’il est pour faire de moi ce que je serais.

Vous vous sentez bien au Cameroun on dirait!

Super bien. On est en Afrique, c’est juste à coté de chez moi. J’ai été bien accueillie, peut être parce que je suis une fille (éclats de rire) ; mais je me sens très bien, pour ne pas dire comme un poisson dans l’eau.

 

 

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 00:26







BANGUI : Un beau Falcon 900 pour François Bozizé ?

 Le président centrafricain François Bozizé rêve de s'offrir un beau Falcon 900 VIP. Selon nos informations, l'un de ses conseillers officieux, le Sénégalais Diagne Bacar, a approché le groupe français Dassault pour monter le projet. Une poignée de diamants devrait suffi re... Diagne Bacar a par ailleurs introduit le consultant Laurent Foucher (Interco-Monaco) auprès du chef de l'Etat centrafricain pour le volet financier de l'acquisition du bel oiseau.


Lettre du Continent n° 572 du 24 septembre 2009


NDLR : Où Bozizé trouve-t-il tous ces milliards ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 21:40





NDLR C.A.P: Le président François Bozizé est attendu vendredi prochain à Paris en route pour Caracas au Venezuela où il va prendre part au 2ème sommet Amérique latine-Afrique, sur invitation du président Hugo Chavez. Malheureusement pour Bozizé, il doit trancher l’épineux problème de son délinquant de rejeton qui n’arrête pas de sévir en région parisienne, le dénommé Jean François Bozizé, que les autorités françaises sont vraiment décidées à expulser cette fois-ci. Déjà multirécidiviste, Jean François Bozizé s’est encore fait récemment arrêter par la police à un barrage routier, conduisant un véhicule sans assurance et sous une fausse identité.

Fils de président, Jean François Bozizé a pu bénéficier jusqu’ici, malgré toutes les infractions et délits à son actif, d’immunités diplomatiques dont l’ambassade de Centrafrique à Paris s’est portée garante. Mais devant la multiplication des actes de délinquance de Bozizé junior, les autorités françaises ont décidé de son expulsion. Il est en attente quelque part dans un cachot. Il devrait même être expulsé en principe sur le vol régulier d’Air France de mercredi soir 23 septembre vers Bangui mais la perspective d’arrivée à Paris de son père vendredi matin prochain a vraisemblablement fait repousser la chose. Bozizé père est placé devant ses responsabilités paternelles. S’il veut que son rejeton continue de rester sur le territoire français, il doit lui assurer les moyens de se prendre en charge. Faute de cela, il regagnera son pays, sans doute à bord du même vol régulier d’Air France qu’il doit prendre lui-même le mercredi 30 septembre prochain pour regagner Bangui après son escapade chez Hugo Chavez. Bozizé qui a pourtant une nombreuse progéniture, est connu pour ne pas bien s'en occuper.

Ci-dessous, différents articles de presse ayant couvert les frasques du fils Bozizé. Même la Libre Belgique n’est pas en reste.

 

Le fils du président centrafricain interpellé pour tentative d'escroquerie

Délinquance - Melun (Seine-et-Marne)

Denis Courtine | 22.03.2005

 

 

 

C'est sous un autre nom que le fils du président centrafricain se rend mardi vers 9 h 30 dans une banque de Moissy-Cramayel. Très digne et accompagné d'une dame, Jean François Bozizé se présente au guichet pour un retrait. Il tend un relevé d'identité bancaire et une carte d'identité. Comme le compte du jeune homme n'est pas enregistré dans cet établissement, l'employé procède aux vérifications d'usage. Et là, il apprend que cette fausse identité a été utilisée au moins à deux reprises dans d'autres banques. Bref, ce client est défavorablement connu. A la sortie, les policiers l'interpellent et le conduisent au poste. Placé en garde à vue, il va dans un premier temps soutenir sa fausse identité.

 

Très vite, les fonctionnaires le confondent. Doute sur l'immunité diplomatique C'est à ce moment-là que le jeune homme dévoile son atout maître : « Je suis le fils du président centrafricain. » Comme il n'a aucun papier qui prouve cette identité, les fonctionnaires sourient et le gardent au chaud, car l'excuse paraît grosse. Tout l'après-midi, les policiers, craignant un éventuel incident diplomatique, multiplient les coups de fil au ministère. Mais, quand la nuit tombe, personne ne peut affirmer que le suspect bénéficie de l'immunité diplomatique. Ce n'est que le lendemain matin que l'ambassadeur est formel : il s'agit bel et bien du fils du président centrafricain. Il faut le libérer. Reste un doute : l'immunité diplomatique de Jean François Bozizé est-elle valable au moment des faits ? « Des vérifications sont toujours en cours », indiquait hier un magistrat. Dans moins de deux semaines, quand le président, qui jouit d'une confortable avance, sera sans doute réélu, cette formalité administrative ne sera sans doute qu'un détail.

Le Parisien




Interpellation en France du fils du président centrafricain


Jean François Bozizé
, fils du président centrafricain, a été placé en garde à vue dans un commissariat de la région parisienne pour une tentative d'escroquerie présumée, avant d'être relâché en vertu de son immunité diplomatique. Il avait été interpellé le 15 mars après avoir tenté de retirer de l'argent dans une banque de Moissy-Cramayel au moyen d'une fausse carte d'identité et d'un relevé d'identité bancaire. Les employés de la banque avaient alerté les policiers.


© La Libre Belgique 23/03/2005

 

 

Les Faits Divers

Bozizé Jr gardé en vue 24h en France pour escroquerie présumée

Il a été relaché pour cause...d'immunité diplomatique

Jean François Bozizé, fils du président centrafricain, a été placé en garde à vue au commissariat de Moissy-Cramayel (région parisienne) pour une tentative d'escroquerie présumée, avant d'être relâché en vertu de son immunité diplomatique, a-t-on appris mardi de source policière.

Le fils du président Jean François Bozizé, âgé de 25 ans, avait été interpellé le 15 mars dernier après avoir tenté, selon la même source, de retirer de l'argent dans une banque de Moissy-Cramayel au moyen d'une fausse carte d'identité et d'un relevé d'identité bancaire, confirmant ainsi une information publiée par le quotidien Le Parisien.

Les employés de la banque, alertés par le fait que des retraits avaient été effectués sur ce compte par une autre personne que son titulaire, ont prévenu les policiers.

La garde à vue de Jean François Bozizé a duré plus de 24 heures, le temps pour le commissariat de vérifier l'identité du prévenu, selon cette source.

Ce dernier a d'abord soutenu que la carte d'identité en sa possession était la sienne, avant de révéler qu'il était le fils du président centrafricain. Il n'était pas en possession de son passeport diplomatique, celui-ci étant en cours de renouvellement.

Le commissariat, qui a obtenu du ministère des Affaires étrangères confirmation de l'identité du gardé à vue, en a alors avisé le 16 au matin le parquet de Melun qui a demandé la levée de la garde à vue.

Il subsiste toutefois un doute sur la validité de l'immunité de Jean François Bozizé et l'enquête se poursuit, a souligné le parquet.

Le Quai d'Orsay (ministère français des Affaires étrangères) a indiqué mardi qu'il était en train de "vérifier exactement la situation de M. Bozizé Jr. au moment des faits".

"Les immunités sont liées à l'exercice d'une mission diplomatique qu'il s'agisse d'un poste en ambassade ou d'une mission ponctuelle. Tout cela est en cours de vérification" a précisé le porte-parole du ministère Hervé Ladsous.

 

Procès

Le fils du président centrafricain jugé pour escroquerie

Melun (Seine-et-Marne)

Denis Courtine Le Parisien 28.12.2005

 

LE STATUT de chef de l'Etat de son père lui avait permis de sortir de garde à vue avec les excuses des policiers. Mais, cette fois, Jean François Bozizé, 25 ans, ne pourra pas se réfugier derrière une prétendue immunité diplomatique. Cet après-midi, le fils du président centrafricain, qui porte exactement le même nom que son papa, comparaît devant le tribunal correctionnel de Melun pour escroquerie et tentative d'escroquerie.

 

L'affaire remonte au 15 mars dernier. Très digne et accompagné d'une amie, Jean François Bozizé junior se présente au guichet d'une banque de Moissy-Cramayel pour un retrait. Il tend un relevé d'identité bancaire et une carte d'identité. Comme le compte du jeune homme n'est pas enregistré dans cet établissement, l'employé procède aux vérifications d'usage. Et là, il apprend que cette fausse identité a été utilisée à deux reprises dans d'autres banques. A la sortie, les policiers l'interpellent et le conduisent au poste. Une partie de poker menteur C'est à ce moment-là que commence une partie de poker menteur qui va durer plusieurs mois.

 

Première manche : le bluff. Jean François Bozizé jure aux policiers que l'identité qu'il a donnée au banquier est exacte. La ruse tombe à l'eau. Les fonctionnaires le confondent au bout de cinq minutes. Deuxième manche : il étale son jeu sur la table. « Je suis le fils du président centrafricain », affirme-t-il. Mais, comme le suspect n'a pas ses vrais papiers sur lui, les enquêteurs ne le croient pas. Troisième manche : la vérification. Préférant tout de même éviter une mauvaise surprise, les policiers multiplient les coups de fil au ministère des Affaires étrangères.

 

En vain. Personne ne sait si cet escroc présumé bénéficie ou non d'une immunité diplomatique. Au petit matin, un représentant du Quai d'Orsay appelle le commissariat de Moissy : « Vous avez bel et bien interpellé le fils du président centrafricain. Relâchez-le tout de suite. » François Bozizé peut sortir en vainqueur du commissariat. Pour la petite histoire, son père sera réélu quelques semaines plus tard à la présidence de Centrafrique.

 

Quatrième manche : la deuxième vérification. Le parquet de Melun demande à son tour des comptes au Quai d'Orsay. Cette fois, le ministère des Affaires étrangères est plus hésitant. Finalement, quelques mois plus tard, il livre au parquet de Melun la version définitive. Contrairement à son père, Jean François Bozizé junior ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique. Résultat des courses, le jeune homme sera donc bel et bien jugé aujourd'hui comme n'importe quel justiciable.

 

Justice

Immunité pour le fils du président centrafricain

Le Parisien 23.03.2005

 

 

L'IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE de Jean François Bozizé, le fils du président centrafricain, est bien prouvée. Après l'avoir placé en garde à vue pour tentative d'escroquerie, le commissariat de police de Moissy-Cramayel vient d'en avoir la preuve. Un document officiel reçu par fax de l'ambassade lève le doute. Autrement dit, son immunité le protège. Libre comme l'air, il a d'ailleurs encore été vu hier après-midi dans un centre commercial en train de se promener bien tranquillement.

 

Déjà connu pour une affaire de vol à main armée dans le Val-de-Marne et pour laquelle il avait été condamné par le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) à une peine de quatre ans de prison - son père à l'époque n'était pas président -, il ne sera pas cette fois-ci poursuivi pour s'être présenté mardi dans une banque de Moissy-Cramayel muni d'une fausse carte d'identité pour un retrait. Une fausse identité utilisée au moins à deux reprises dans d'autres banques. « Son immunité le couvre. C'est choquant certes, reconnaît un magistrat, mais cela fait partie d'une tradition diplomatique. L'immunité ne peut lui être retirée que par le gouvernement du pays auquel il appartient et s'il estime que les faits sont graves. »

 

C'EST quand même pratique l'immunité diplomatique. Voilà ce que devait se dire Jean François Bozizé, un des fils du président centrafricain, en faisant ses courses hier après-midi dans un centre commercial de Seine-et-Marne. Mercredi dernier, après une nuit en garde à vue au commissariat de Moissy-Cramayel pour une tentative d'escroquerie, ce jeune homme de 25 ans, déjà connu pour une affaire de vol à main armée dans le Val-de-Marne, a été libéré sur-le-champ grâce à un coup de fil haut placé. Et mieux valait qu'il n'y ait pas de vagues car le père lutte en ce moment pour sa réélection.
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:26




COMMUNIQUE DE PRESSE N° 002/PR/FPR/09

 

 

Dans l’intérêt du Programme Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) en République Centrafricaine, Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) Force Positive tient à annoncer à l’opinion nationale et internationale le retrait dans les 72 heures qui suivent de tout son Etat Major du village de Gondava dans la préfecture de la Nana Gribizi (RCA).

 

Quant aux éléments chargés de la Sécurité du Président du FPR leur retrait sera effectif dès le retour à la base du Général Baba Laddé actuellement en mission de paix à Bangui.

 

Par ailleurs, le FPR saisit cette opportunité pour annoncer le ralliement de plus d’une centaine d’homme de la communauté DAGAL sur ses positions.

 

Fait à Bangui, le 23 septembre 2009

 

 

                                                                      

            Le Président du FPR

 

Général Baba Laddé

 

 

 

 

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