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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 15:14




          Monique et François Bozizé

HANOÏ, 18 mai (Xinhua) -- Le président de la République  centrafricaine (RCA), François Bozizé Yangouvonda, ainsi que son  épouse, effectueront une visite officielle au Vietnam du 18 au 21  mai, à l'invitation de son homologue vietnamien, Nguyen Minh Triet, a annoncé lundi le gouvernement vietnamien dans un communiqué  publié sur son site Internet. 

     Cette visite vise à approfondir la coopération économique entre les deux pays, particulièrement dans le domaine de l'agriculture,  selon le communiqué qui a ajouté que le président Bozizé profitera de cette occasion pour s'enquérir des expériences vietnamiennes  dans le développement économique et la création d'emplois au  profit des soldats démobilisés. 

     Lors du séjour du président Bozizé au Vietnam, les deux parties devraient signer un accord cadre qui constituera la base des  relations économique et commerciale bilatérales. 

     La RCA, qui assume actuellement la présidence tournante de la  Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (CEMAC), est aussi à la recherche d'un mode de coopération  trilatéral entre la Vietnam, la Francophonie et la CEMAC. 

     Bangui, de même que nombre d'autres pays africains, espère  importer directement du riz du Vietnam afin de se passer des coûts intermédiaires. 

     En 2008, le volume des échanges commerciaux entre le Vietnam et la RCA s'est élevé à 14,5 millions de dollars américains.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 01:21









     L'argentier Sylvain Ndoutingaï

Lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEMAC qu’il avait convoqué fin janvier dernier à Libreville en tant que président en exercice de cette institution sous régionale, Bozizé avait réussi à faire accepter par ses pairs le principe et l’accord d’accorder un prêt exceptionnel de huit (8) milliards de F CFA au gouvernement centrafricain pour accompagner les recommandations issues du dialogue politique inclusif notamment par le financement du programme de DDR.


Selon des informations crédibles provenant du proche entourage même du président Bozizé, certains pays de la CEMAC ont déjà versé leur contribution dans le cadre de ce prêt. C’est ainsi que dès fin février dernier, le Cameroun a viré la somme de un (1) milliard F CFA à la BEAC à Bangui. Le gouvernement centrafricain l’a aussitôt retirée en espèces sonnantes et trébuchantes. Qu’est ce qu’il en a fait ? Mystère et boule de gomme ! Début avril dernier, le virement, également d’un (1) milliard du Congo Brazzaville est effectué à la BEAC. Fin avril, la BEAC met aussi en place trois (3) milliards, ce qui fait en tout quatre (4) milliards F CFA. 


Dès que les autorités de Bangui l’ont appris, Sylvain Ndoutingaï en personne s’est pointé à la BEAC et a retiré la somme en espèces d’un milliard neuf cents millions (1.900.000.000) F CFA. Toujours d’après nos sources et selon Ndoutingaï, cette enveloppe servirait à rembourser l’argent qu’ils auraient emprunté auprès de quels bailleurs on ne le sait, et qui avait permis d’organiser les funérailles de la mère du président Bozizé Mme Martine Kofio, décédée le février dernier. Ndoutingai d’ajouter qu’avec le reliquat, ils allaient construire un mausolée pour la même Martine Kofio à Bézambé.


Peu après, début mai, lors d’une réunion de trésorerie que Bozizé a pris l’habitude de présider, en présence du ministre des finances Albert Besse, de Sylvain Ndoutingaï, ministre d’Etat aux mines et grand argentier du clan et du DG du Trésor, ils ont décidé de prendre possession du reliquat resté à la BEAC, c’est à dire les deux milliards cent millions (2.100.000.000) F CFA, toujours en espèces sonnantes et trébuchantes. Cet argent a pris à ce jour, une destination totalement inconnue.
 

A l’heure actuelle, Bozizé et son gouvernement ne cessent de mettre la pression sur le gouvernement équato-guinéen en faisant des pieds et des mains pour obtenir qu’il verse rapidement sa part du (1) milliard F CFA. Restent le Gabon et le Tchad sur lesquels Bozizé n’est pas très sûr qu’ils puissent verser leur contribution tout en ayant des scrupules à le leur réclamer on ne sait trop pourquoi.


Deux questions se posent : ou bien Bozizé et sa clique se foutent éperdument du sort du pays et des Centrafricains ainsi que des bailleurs de fonds en faisant ainsi ce que bon leur semble ; ou bien ils savent qu’ils n’en ont plus pour longtemps à la tête du pays donc il leur faut ramasser tout ce qui leur tombe sous la main et ils font ce qu’ils font. Il n’y a pas d’autre explication possible à un tel comportement qui consiste à se servir de la politique et de la gestion du pays pour se servir ainsi. 

 

NDLR : Toutes les informations sur les agissements de Bozizé et sa clique dont la rédaction de Centrafrique-Presse se fait l’écho et rend publiques agacent et irritent passablement le président centrafricain qui aurait déclaré récemment à ses visiteurs qui lui en faisaient état : « je ne veux plus lire les torchons de Prosper N’douba » dixit Bozizé.


Il n’empêche que
Bozizé et son clan se posent réellement mille et une questions sur les sources d’informations de Centrafrique-Presse. Ils sont totalement sidérés et désarçonnés par la véracité, la précision et la fiabilité des informations les concernant dont nous faisons état parution après parution. La rédaction de Centrafrique-Presse est disposée et se fera même un plaisir de publier tout démenti de la présidence par rapport à toute information dont elle ferait état et qu’elle estimerait être fausse ou inexacte.

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 01:14






               colonel Charles Massi

Selon des informations dignes de foi et de sources concordantes, le président du mouvement rebelle la Convention des Patriotes pour la justice et la paix (CPJP) le colonel Charles Massi, aurait été arrêté par les autorités tchadiennes à environ une soixantaine de kilomètres de la frontière centrafricaine en territoire tchadien, dans la préfecture du Salamat.


Charles Massi dont le mouvement s’était déjà signalé depuis l’échec du dialogue politique inclusif de Bangui par des actions et des combats contre la garde présidentielle de Bozizé dans la région de Ndélé en Centrafrique, était vraisemblablement à la recherche d’un couloir géographique transfrontalier pouvant lui permettre d’accéder à ses hommes sur le terrain côté centrafricain. La région du Salamat tchadien chef lieu Am Timan, fait face aux préfectures du Bamingui-Bangoran chef lieu Ndélé et de la Vakaga chef lieu Birao, côté centrafricain.

Nous publions ci-dessous, un document daté du 15 mars dernier par lequel les hommes de la  CPJP sur le terrain demandaient clairement au colonel Charles Massi de les rejoindre. Ceci peut donc expliquer cela. Malgré les propos tenus dans cette déclaration, Charles Massi a fini par être désigné le 9 avril dernier président du conseil politique de la CPJP. Ce mouvement avait revendiqué l’attaque contre la garnison de Bossembélé du 13 février dernier et n’a eu de cesse depuis, de lancer de menaçants avertissements à Bozizé, exigeant notamment la dissolution du gouvernement de Touadéra 2 qualifié « d’électoral » formé le 19 janvier 2009 après le dialogue politique inclusif ainsi que l’abrogation du décret muet, ayant nommé l’escroc Saifee Durbar vice ministre des affaires étrangères et de la coopération.


Reste maintenant à connaître le sort qu’Idriss Déby Itno, empêtré lui-même dans une situation politico-diplomatico-militaire inextricable et d’actualité, va vouloir réserver au captif. Le livrera-t-il à Bozizé, le gardera-t-il en prison ou l’expulsera-t-il du Tchad et vers quel pays ? Ce que décidera Idriss Déby sera un bon indice pour jauger la solidité de ses relations avec son vassal de Bangui dont certains disent qu’elles ne seraient plus au beau fixe. On en saura sans doute un peu plus dans les heures et jours à venir.

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 00:57

 




    Le Hall d'entrée du Plazza Athénée


Le président Bozizé est effectivement arrivé vendredi 15 mai aux premières heures du matin à Paris où il a pris ses quartiers dans une suite à plus de 6000 euros la nuit dans l’hôtel de grand luxe parisien,  le Plazza Athénée en bord de Seine. Le temps de déposer ses valises, le voilà reparti très vite de l’aéroport du Bourget dans un coucou privé pour Liège en Belgique comme nous l’avions précédemment annoncé. Arrivé à Liège où il a été accueilli par le consul honoraire de Centrafrique, le fameux Dimitri Mozer dont nous avons déjà parlé dans nos précédentes parutions, le voilà parti pour Bruxelles où il a pu rencontrer Charles Michel, fils de M. Louis Michel, le commissaire au développement et à l’action humanitaire de l’Union Européenne qui connaît bien Bozizé. Charles Michel est ministre wallon de la Coopération au Développement dans le gouvernement belge mais il travaille sous la tutelle du ministre des affaires étrangères M. Karel de Gucht qui est Flamand, celui-là même qui avait refusé la décoration que Bozizé avait voulu lui remettre lors de son passage à Bangui l’année dernière estimant qu’il avait les mains souillées de sang. Louis Michel est Wallon et tête de liste pour le Mouvement des Réformateurs aux prochaines élections européennes et n’avait sans doute ni le temps ni l’envie de rencontrer Bozizé.

C’est donc sans doute lui qui a vraisemblablement suggéré à son fils de recevoir le président centrafricain, qualifié à la Commission de développement de l’Union Européenne de « mendiant ». Après la fin de sa mission classée « secret défense » à Liège mais dont on devine qu’elle a dû avoir comme point focal d’obscures affaires d’armes et de diamant, Bozizé a regagné le Plazza Athénée à Paris où il a résidé jusqu’au dimanche. C’est en fin d’après midi du dimanche qu’ils ont quitté Paris, lui et sa délégation composée dit-on du général Antoine Gambi ministre des affaires étrangères, de Mme Emilie Béatrice Epaye ministre du commerce, de Youssoufa Mandjo, ministre délégué à l’élevage, de Hetman Rosalem conseiller économique à la présidence, des aides de camp et éléments de sécurité pour le Viet Nam. Au Plazza Athénée, Bozizé et sa délégation ont occupé presque tout un étage, les suites 106, celle occupée par Bozizé et son épouse, les chambres 107, 108, 130, 131, 132, 142 et 154.

Selon les informations recueillies auprès de l’hôtel et de certains membres de la délégation, l’occupant de la chambre 132 s’est particulièrement distingué en vidant systématiquement le mini bar et qu’il fallait souvent le réapprovisionner en boissons alcoolisées. La note de toutes les suites et chambres aurait été réglée on ne sait par quel mécène, jusqu’au lundi 18 mai avant midi.

Bozizé est censé regagner Bangui le vendredi 22 mai prochain par l'avion privé mis à sa disposition pour aller à Liège car le lendemain 23 mai devraient avoir lieu les obsèques officielles du Pr Abel Goumba auxquelles il a tenu à prendre part. Il est en principe attendu à Doha au Qatar juste après son retour à Bangui et une fois Abel Goumba porté en terre.


Voici à toutes fins utiles, les tarifs 2009 d’une nuitée au Plazza Athénée :

Single Room - à partir de 595 €
Room Superior - à partir de 740 €
Room De luxe - à partir de 860 €
Suite Junior - de 1 000 €
Suite De luxe Junior - de 1 200 €
Suite Junior Prestige - de 1 400 €
Suite Superior - à partir de 1 500 €
Suite de luxe - à partir de 2 100 €
Suite Prestige - de 3 500 €
Suite présidentielle - à partir de 4 700 €
Suite Eiffel - à partir de 6 000 €
Suite Eiffel Terrasse - à partir de 8 000 €
Suite Royale - 20 000 €

Petit déjeuner continental 38 € *
Le petit-déjeuner 50 € *


* Servi en chambre ou au restaurant Alain Ducasse
Les prix sont compris TVA incluse. Hors Taxe de séjour à 1.50 € par nuit et par personne

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 23:54

AFRIQUEDUCATION n° 276 - Du 16 au 31 mai 2009 - www.afriqueeducation.com

Rubrique TOP SECRET page 4



Antoine Gambi et François Mobébou, voleurs de bétail ?


 
     Le Général Antoine GAMBI
    actuel ministre des affaires étrangères




       le général François MOBEBOU
       actuel Chef d'état major des Faca

Plusieurs hauts responsables militaires centrafricains, au niveau de l’état major des Forces armées centrafricaines (FACA), sont fortement impliqués dans les trafics de boeufs avec des commerçants tchadiens véreux.


Ils bénéficient d’autre par t directement du fruit de divers vols de bétail auxquels ils se livrent. C’est ainsi que l’actuel ministre des Affaires étrangères, le général Antoine Gambi, qui fut un moment chef d’état major des FACA, ainsi que son successeur actuel, le général François Mobébou, sont devenus propriétaires d’un important cheptel de boeufs. Ce dernier a été constitué à la suite des différents et multiples rackets commis par les « en haut en haut » des FACA sur les éleveurs peuhl, mais aussi, des dons d’intéressement effectués par certains commerçants tchadiens de la filière vivant à Bangui dans le but de continuer à bénéficier de leur complicité et protection.


Résultat : Gambi et Mobébou, généraux de leur état, peuvent du jour au lendemain se retirer de l’armée avant l’heure de la retraite. Ils ont de quoi faire pour leurs derniers jours. On comprend pourquoi la RCA (sous Bozizé) ne pourra jamais aller à la paix, même si c’est Ban Ki-Moon en personne qui venait présider le prochain et inévitable Dialogue politique inclusif après l’échec de celui de décembre dernier dont la gestion fut confiée au Major Pierre Buyoya, après qu’on l’eut enlevé de son quasi-chômage au Burundi. Accusé de s’être laissé corrompre par Bozizé (qui avait obtenu un trésor de guerre pour l’organiser), le Major a fermé les yeux là où il aurait dû les laisser grandement ouverts.


C’est aussi par ce racket savamment organisé que l’actuel ministre délégué à la Défense nationale qui n’est autre que le fils du président Bozizé, a pu bénéficier d’un « don » de plusieurs dizaines de boeufs résultant d’un récent vol par braquage de plus de cent boeufs appartenant à des éleveurs bororo. Officiellement dépossédés par des « coupeurs de route » armés par Francis Bozizé lui-même, ces Bororo ont, avec d’autres éleveurs dépossédés, dénoncé cette vaste escroquerie couverte par le président Bozizé en disant que «trop c’est trop ». Conséquence, des affrontements sanglants ont éclaté le dimanche de Pâques au marché au bétail du PK 13, à la sortie Nord de Bangui, où on a déploré plus d’une vingtaine de morts et plusieurs dizaines de blessés par balles, à l’aide des couteaux et des flèches empoisonnées.

Ces affrontements sanglants concernaient les éleveurs bororo, les commerçants et autres voleurs de bétail d’origine tchadienne.



NDLR Centrafrique-Presse : En réalité, le président Bozizé lui-même est à la tête d'un important cheptel de boeufs piqués par-ci par là à des éleveurs peuhls.



FRANCE CENTRAFRIQUE

 

AFRIQUEDUCATION n° 276 - Du 16 au 31 mai 2009 - www.afriqueeducation.com

page 6
Bras de fer entre Paris et Bangui à propos de Saifee Durbar



Nicolas Sarkozy impuissant devant François Bozizé


                 Saiffe Durbar

E
n nommant le 19 janvier dernier le sulfureux homme d’affaires d’origine indopakistanaise, Saifee Durbar, vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération avec résidence à Londres, François Bozizé a feint d’ignorer qu’il était sous le coup d’une condamnation pour escroquerie à trois années d’emprisonnement ferme par la justice française qui réclame son extradition.


En fait, il a déclenché l’ire de Nicolas Sarkozy qui a vu dans cette nomination, une attitude inamicale du fait de l’obstacle juridico-diplomatique délibérément dressé par Bangui dansle dossier de demande d’extradition de l’homme d’affaires.


Sarkozy
a aussi vu la preuve par neuf de la mauvaise gouvernance du président centrafricain, toujours prompt à se laisser fasciner par des escrocs de tout poil qui se
bousculent à son portillon pour lui miroiter des perspectives mirobolantes d’investissement et d’enrichissement personnel.


A titre d’information, en l’espace de 6 années à la tête de la RCA (République centrafricaine), François Bozizé est devenu le citoyen le plus riche du pays. Pour cacher son magot, il a soigneusement évité les places financières trop voyantes comme Paris, Monaco, Londres, Frankfort ou les paradis fiscaux. Il a intelligemment
choisi les pays discrets voire insoupçonnables comme le Burkina Faso de son ami Blaise Compaoré dont les banques logeraient une demie dizaine de ses milliards de f cfa, mais aussi et sur tout l’Asie. Et c’est ici que Saifee Durbar tire ses vrais galons auprès du président François Bozizé car c’est lui qui s’occupe du placement et de la gestion en Asie de l’argent centrafricain détourné par Bozizé. Il s’agit d’un métier à risque depuis que la justice internationale se mêle de ce qui ne la regarde pas forcément. Pour le mettre à l’abri de toutes sortes de poursuites car il pourrait tout raconter à la première police qui l’interrogerait, François Bozizé l’a carrément nommé ministre du gouvernement centrafricain.


Lui, l’Indo-Pakistanais qui ne sait même pas dire Bonjour en langue sangho. On est ici en pleine république bananière comme seule l’Afrique noire en compte encore cinquante ans après les indépendances : « Son excellence» Saifee Durbar ne se fait
pas piquer par les moustiques de Bangui la soirée venue. Il vit tout simplement à Londres.


Son extradition de Londres comme le souhaite Sarkozy, est une affaire de vie ou de
mort pour Bozizé. Pour décourager les Français dont la justice commence à devenir un peu trop fouineuse, les autorités de Bangui ont récemment fait distribuer des tracts dénonçant certains diplomates français en poste dans la capitale centrafricaine : la France était invitée à se tenir tranquille sous peine de voir ses intérêts sur place menacés. Le 26 mars 2009, une marche fut d’ailleurs organisée par les représentants d’une prétendue et mystérieuse « Jeunesse centrafricaine» qui avait abondamment diffusé des slogans ouvertement anti-français, tout en prenant la défense de Saifee Durbar. Un hasard ? Mais il faut noter que quelques jours avant la marche en question, Bozizé avait fait savoir à l’Elysée le 21 mars par écrit que Durbar a « toujours témoigné de l’intérêt pour mon pays et m’a proposé de mobiliser des financements en vue de son développement économique ».


Et de poursuivre : c’est « à titre honorifique que je lui ai accordé un rang ministériel. Mon intervention n’a jamais été de le faire bénéficier d’une immunité de juridiction » et qu’il n’assistait du reste pas aux conseils des ministres. Mensonges, mensonges, mensonges ! Saifee est l’homme des multiples trafics (diamants, uranium, or, espèces sonnantes et trébuchantes, etc. de Bozizé). Point final.


Sarkozy
doit savoir dans son vaste bureau de l’Elysée qu’il se fait royalement rouler dans la farine. Le juge britannique en charge du dossier de la demande d’extradition, aussi.


Le sujet de fond dans cette nomination, ce sont, encore une fois, les trafics de toutes
sortes de Bozizé que couvre Durbar. Quand on pense que ce général 4 étoiles qui disait être un homme d’honneur en arrivant au pouvoir par un coup d’état le 15 mars 2003, va se faire réélire en mars 2010 pour un autre mandat de cinq ans (cinq nouvelles années de trafics), que devrait-on penser d’un jeune officier droit dans ses bottes, sorti de la première caserne, qui lui réglerait son compte, sans se soucier des qu’en dira-t-on ? Ne mériterait-il pas le soutien des peuples d’Afrique ?

 

 

 

CENTRAFRIQUE


Les officiers vont-ils se rebiffer contre leur chef François Bozizé ?

page 7


            Le capitaine Joachim Kokaté

E
n publiant le 29 mars 2009 un Appel signé de son porte parole, le capitaine Joachim Kokaté, aux éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), un Collectif des officiers centrafricains républicains libres a manifestement appuyé là où ça fait mal. L’Appel a été essentiellement diffusé sur internet par certains sites centrafricains, et à Bangui, le 2 avril 2009, par le quotidien L’Hirondelle. Il n’en fallait pas plus pour déclencher la furie de Cyriaque Gonda, ministre d’Etat chargé de la Communication, qui s’en ira saisir par écrit le président du Haut conseil de la communication, Pierre Sammy Mackoy, pour exiger qu’il soit infligé une suspension de trois mois au quotidien concerné.
 

Le 3 avril 2009, le journal L’Hirondelle, a publié dans ses colonnes deux textes en guise de droit de réponse, émanant de Francis Bozizé, ministre délégué à la Défense, et de son cabinet. Visiblement, cela n’a pas suffi à apaiser les foudres des tenants du pouvoir.

Pour preuve, l’Hirondelle a quand même fait l’objet de suspension pour quinze jours à compter de mardi 21 avril 2009. La raison invoquée par le Haut conseil de la communication, serait que le quotidien aurait violé l’article 29 de la loi sur la communication qui interdit à tout journaliste de mettre la souveraineté du pays en danger.
 

Le document publié et incriminé appellerait à la sédition des FACA selon le Haut conseil. D’autre part, le directeur de ladite publication, Judes Zossé, a été convoqué à se présenter lundi 20 avril à la Section de recherche et d’investigation la police politique du régime. Un véritable acharnement qui traduit le désarroi du pouvoir de Bangui que dénonce le document du Collectif des officiers, en fait, un réquisitoire contre la mauvaise gouvernance menée par le régime du général Bozizé.


Le 21 avril 2009, un autre quotidien de la place, Le Confident, a publié à son tour, non seulement, le texte de l’Appel du Collectif des officiers mais aussi les deux droits de réponse du ministre délégué Francis Bozizé sans susciter pour autant les foudres du pouvoir.

 

Dans tous les cas, les problèmes qui gangrènent l’armée centrafricaine et qui sont dénoncés dans le document du Collectif des officiers, sont bien connus et demeurent. Ils ont pour noms : corruption et affairisme effrénés des galonnés, promotions discriminatoires reposant essentiellement sur des critères tribalistes ou d’appartenance au clan Bozizé, autant de facteurs qui expliquent le manque actuel de motivation qu’on enregistre de plus en plus dans les rangs de la troupe.


Ndlr Centrafrique-Presse : Le capitaine Kokaté qui, par son appel jugé séditieux, a été à l'origine de cette cascade de sanctions du pouvoir de Bangui contre certains titres  de la presse banguissoise, a pourtant été traité de nul par Francis Bozizé dans ses multiples droits de réponse.  Il fait à présent l'objet de toute une campagne de séduction de la part de Bozizé. Plusieurs de ses émissaires tentent d'approcher le capitaine pour lui faire des propositions mieleuses en échange de son silence et d'un éventuel ralliement au pouvoir de Bangui. Celui-ci se refuse à toute discussion avec les nombreux émissaires bozizistes et a mis au défi Francis Bozizé de demander de ses nouvelles au colonel Ludovic Ngaiféi, actuellement chef d'état major adjoint qui l'a bien connu à l'école d'officier au Sénégal. 



AFRIQUEDUCATION n° 276 - Du 16 au 31 mai 2009 - www.afriqueeducation.com pages 20-21


Après le Dialogue politique inclusif  le silence coupable de Bozizé



Cinq mois après la tenue du Dialogue politique inclusif qui a eu lieu du 8 au 20 décembre 2008 à Bangui, qu’a fait François Bozizé ? De quoi a réellement accouché ce forum sur lequel beaucoup d’espoir avait été fondé tant par les Centrafricains que la communauté internationale qui a du reste largement contribué à son financement ?


François Bozizé
, on le sait, n’a en réalité jamais voulu de l’organisation d’un Dialogue politique inclusif (DPI). Il a fini par s’y résoudre, tant les pressions sur lui étaient fortes. A quelques jours de son ouverture, il a répondu, ceci, à un journaliste qui lui posait la question de savoir ce qu’il allait faire après : « après les bavardages, on verra ». En clair, pour Bozizé, le DPI ne devait être qu’une réunion de bavards.

Or, pour tenter de mettre fin à l’insécurité endémique et aux rébellions récurrentes qui empoisonnent la vie des populations rurales de la RCA, surtout, dans les provinces du Nord, la classe politique de ce pays ainsi que certains mouvements armés ont fini par faire de l’organisation de ce DPI, leur exigence principale et la seule voie susceptible de réunir tous les protagonistes de la crise centrafricaine.


Objectif : faire taire définitivement les armes et ramener durablement la paix dans ce pays.

Malgré la tabaski, le patriarche Omar Bongo Ondimba qui est en charge du dossier centrafricain dans l’espace CEMAC, n’a pas hésité à se rendre à Bangui pour parrainer en ouvrant et en clôturant les travaux de ce dialogue dont il a aussi grandement contribué au financement, sans compter les nombreux rounds de négociations et de signatures d’accord entre le gouvernement de Bangui et certains mouvements armés que Libreville n’a eu de cesse d’abriter.


Le dialogue politique inclusif a eu à adopter par consensus plusieurs recommandations dont la mise en oeuvre ne devrait pas poser de problèmes particuliers. Mais c’est sans compter avec le sens de la roublardise de François Bozizé et des faucons de son clan qui poursuivent, en réalité, d’autres objectifs inavouables qui n’ont rien à voir avec les intérêts de la RCA. Au lieu de désigner par concertation le premier ministre et former un gouvernement « réunissant toutes les entités ayant pris part au dialogue » comme le recommandait l’une des principales conclusions du forum, Bozizé a tergiversé longtemps et fini par reconduire non seulement l’ineffable Faustin Archange Touadéra comme premier ministre mais aussi, la plupart des ministres incompétents et tant décriés du premier gouvernement de ce dernier. Pour le reste, quelques personnalités qui ne représentent qu’elles-mêmes et en mal de strapontins, ont été débauchées ici et là pour les besoins de la cause. On le voit, Bozizé est davantage préoccupé par les préparatifs d’une nouvelle victoire électorale en 2010 que par la pacification du pays.




Abakar Sabone et Abdoulaye Miskine à Tripoli

Le nouveau ministre de l’Administration du territoire, un certain Elie Ouéfio qui est son parent, est régulièrement absent de Bangui, parfois, pour plusieurs semaines. Il se concentre beaucoup plus à la vérification et à la restructuration des cellules du parti KNK de Bozizé dans la perspective des élections prochaines. C’est donc un gouvernement qui n’a rien à voir avec celui recommandé par le DPI. Il n’est donc pas étonnant que depuis lors, la violence armée et les affrontements entre la garde présidentielle, les forces armées centrafricaines et les rébellions, aient repris de plus belle dans l’arrière-pays.

La Convention des patriotes pour la justice et la paix (C.P.J.P.) a déjà revendiqué quelques attaques à Bossembélé, près de la capitale, et aussi, à Bria et Ndélé. Quant au capitaine Abakar Sabone du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) qui résidait naguère à Cotonou, il se trouve désormais depuis la fin des travaux du dialogue à Tripoli. Il a même cosigné un communiqué avec le général Abdoulaye Miskine et son mouvement, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), dont les hommes font régulièrement parler d’eux à Batangafo, Kabo et Kaga-Bandoro, en infligeant, souvent, de lourds bilans aux éléments de la garde présidentielle de Bozizé malgré les communiqués de presse triomphalistes du ministère de la Défense.


Or pour Bozizé, le dialogue ayant déjà eu lieu, la priorité doit être, désormais, le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des combattants rebelles. Pour cela, il s’était rendu courant janvier dernier à Bruxelles afin de rencontrer le commissaire européen au Développement, Louis Michel, pour solliciter de lui, le financement du programme DDR. A la question de savoir de quel montant il avait besoin, Bozizé s’est gratté la tête et a fini par avancer le montant exorbitant de 42 millions de dollars. Son interlocuteur a dû lui répondre qu’un tel montant relevait plutôt des Nations-Unies, à New York, que de l’Union Européenne. Louis Michel qui a fait au demeurant comprendre au président centrafricain que le budget de l’UE était déjà bouclé, a fini par demander à Bozizé son contact téléphonique afin de le rappeler éventuellement plus tard au cas où il parviendrait à dégoter quelques sous sur cer taines lignes de son budget.

Ensuite, Bozizé a convoqué dans la foulée, en tant que président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), un Sommet extraordinaire des chefs d’Etat, à Libreville, où il a pu arracher de ses pairs, un prêt exceptionnel de huit milliards de F CFA dans le but d’appuyer le suivi du dialogue inclusif, notamment, le volet du Programme DDR. Aux dernières nouvelles, un premier décaissement partiel de cette enveloppe d’un montant de cinq milliards a même déjà eu lieu en espèces sonnantes et trébuchantes via la direction nationale de la BEAC au profit du trésor public de Bangui. On prête aux autorités de Bangui l’intention de vouloir en faire un autre usage que celui de financer le DDR. Tout cela ressemble beaucoup à une fuite en avant pendant que les escarmouches et les accrochages entre l’armée et les combattants de divers groupes rebelles continuent de se produire régulièrement dans le Nord.


Autre volet où là aussi, le train des choses ne paraît pas cadrer avec le chronogramme recommandé par le DPI : la préparation des prochaines élections de mars 2010. Tout porte à croire que Bozizé fait tout pour que le pays se retrouve à la fin officielle de son mandat sans que son successeur ait été désigné par le suffrage universel, autrement dit, dans un vide juridico-constitutionnel tout en demeurant illégalement et illégitimement au pouvoir comme dans le cas ivoirien. On ne peut expliquer autrement le retard dans la mise en place des structures ad hoc chargées de réviser le code électoral et d’installer la commission électorale indépendante.


Certains textes qui doivent passer devant les députés ne sont toujours pas présentés par le gouvernement alors que l’actuelle session parlementaire ordinaire prendra fin ce mois de mai. Quant à l’actualisation des listes électorales, elles ne semblent
pas constituer le souci de l’heure du ministre chargé de l’Administration du territoire.


Voilà l’état actuel de la situation de la RCA quelques cinq mois après que le DPI ait eu lieu. On peut dire sans risque de se tromper que ce forum a encore été une occasion manquée de plus qui confirme ce qu’un observateur des problèmes politiques centrafricains a résumé en disant que « les Centrafricains passent leur temps à se réconcilier ». En fait, de réconciliation, il n’y en a de grandes étreintes et effusions que pendant l’ouverture et la clôture des travaux de ce genre d’assises. Une fois dehors, les hostilités, la haine et les manigances politiciennes reprennent leur cours habituel.

C’est aussi cela la RCA...

 

D’après une correspondance particulière de Bangui

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 00:48




Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 11 May 2009


Points saillants


- Incident dans la Vakaga

- 11 centres médicaux pour une santé de qualité

- Foire de l'alimentation, dynamique agricole


Contexte et sécurité


Incident sur l'axe Birao-Am Dafok


Le mardi 5 mai à 12 km de Birao, des hommes armés ont attaqué et volé la voiture d'une équipe du Comité International de la Croix Rouge (CICR).

Cet incident s'est déroulé quand cette équipe du CICR se rendait de Birao pour Am Dafok.

Ces hommes armés ont fait descendre l'équipage et continué quelques kilomètres avec le chauffeur du véhicule avant de le libérer.

A part la perte de ce véhicule, les passagers et le chauffeur sont saints et saufs.

Les activités du CICR dans le pays se déroulent normalement.

 

Incident au parc national Saint Floris 


Le vendredi 8 mai au parc national Saint Floris sur l'axe Ndélé-Gordil, des hommes armés ont encore attaqué une équipe d'une ONG internationale.

Ils ont fait une première sommation en tirant en l'air puis une seconde fois sur la voiture dans laquelle se trouvait l'équipe.

Seul le véhicule ayant eu des traces de balles, l'équipage n'a déploré aucune victime. 

 

Actualités


Atelier en techniques de plaidoyers pour les ONG


Du 6-9 mai s'est tenu à Bangui l'atelier sur les techniques de plaidoyers à l'intention des leaders de la société civile. Cet atelier a permis le renforcement des capacités de ces leaders sur le plaidoyer et le partenariat avec les ONG internationales et les agences des Nations Unies en vue du transfert de compétence.


Suite à l'analyse de la situation des ONG réalisée par le Conseil Inter ONG en Centrafrique (CIONGCA) en 2006 suivi de l'étude sur les ONG nationales réalisée par le Ministère du Plan et l'Union Européenne en 2008, cet atelier a pour but d'enrayer les faiblesses dont souffrent ces leaders en matière de plaidoyer pour mobiliser les moyens financiers et techniques.


Organisé par le CIONGCA avec l'appui de l'ONG Cordaid, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du Ministère du Plan, les travaux ont permis de voir les différents types de plaidoyers et les éléments fondamentaux selon les contextes.


Venant en appoint après celui organisé en Août 2008 sur "la gouvernance démocratique", cet atelier a influencé positivement le processus de prise de décision de ces différentes organisations.

Pour plus d'informations : Ngombala Kolo Francis, CIONGCA, (236) 75 50 66 47, ciongca@yahoo.fr


Cantines scolaires pour stimuler la scolarisation 


35 écoles avec 5 047 élèves ont reçu chacune des vivres fournis dans le cadre du programme cantines scolaires réalisées à Markounda par l'ONG Jesuit Refugee Service (JRS) avec l'appui du sous bureau du Programme Alimentaire Mondial (PAM) de Paoua.


120 écoles avec 40 00 élèves ont aussi reçu chacune ces mêmes vivres à Paoua par l'ONG Cooperazione Internazionale (COOPI) avec l'appui de ce sous bureau.

L'objectif de ces cantines scolaires est de stimuler une meilleure fréquentation des classes ce qui réduit le taux d'abandant, d'appuyer l'accès à l'éducation primaire et réduire les inégalités entre les deux sexes. 

Pour plus d'informations : Callixte Kayitare, PAM, (236) 72 20 59 17,

 callixte.kayitare@wfp.org


Santé


11 centres médicaux pour la surveillance sanitaire


Le dimanche 3 mai a eu lieu à Kaga Bandoro, chef lieu de la Préfecture de la Nana-Gribizi, la cérémonie de remise et d'ouverture officielles des centres médicaux réalisés par l'ONG Merlin. Ces centres, dotés de capacités de surveillance des maladies à potentiels épidémiques, sont équipés de lits, de matériels médicaux (stéthoscope, thermomètre, tensiomètre, incinérateur, …) et de médicaments.

Deux des centres, ceux de Ndomété et de Dissikou, ont été équipés de panneaux solaires et de radio HF.

La cérémonie d'ouverture officielle de ces 11 centres construits ou réhabilités a été faite en présence du Ministre de la Santé, des notables et de la population de la Nana Gribizi. Ces centres comprennent chacun 2 latrines et une maternité qui contribuent à la réduction de la mortalité maternelle et infantile.

Les objectifs visés à travers ces réalisations sont la réduction de la morbidité et de la mortalité pour les

60 949 bénéficiaires concernés. Elles visent aussi l'augmentation de l'accessibilité aux soins de santé de qualité et enfin le renforcement des capacités du personnel médical des centres appuyés.
 

Avec l'appui de partenaires comme l'UNICEF, d'autres programmes ont été développés tels le programme de soins de santé primaire initié en faveur des femmes enceintes et les enfants de 0 à 5 ans, la nutrition à assise communautaire et l'accord de primes aux personnels de santé de ces centres soutenus.

Par ces réalisations les populations éloignées ont accès aux centres de santé.


Agriculture


Foire alimentaire, circuit de commercialisation


L'agropastorale, 70% de la population centrafricaine active, 40% du Produit Intérieur Brut (PIB) a été célébrée à l'occasion de la foire de l'alimentation du 7-10 mai au village Toungoufara à 15 km de Bangui.

Suite à deux années de campagnes de sensibilisation à la culture et à la révolution verte menées par la Préfecture de l'Ombella M'Poko, la population s'est retrouvée avec la mévente de ses produits agricoles.

Dans le but d'écouler ces produits et redynamiser la population, la Préfecture a organisé cette foire avec l'aide de ses partenaires tels le Fonds des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), le Ministère du développement rural, Orange téléphonie et la Sucaf.


Venus de Bogangolo, de Boali, de Damara, de Bossembele, de Yaloké, de Bimbo et même de Bangui, les participants ont présenté leurs différentes productions dans leur stand respectif.

En plus de la vente, cette foire a permis la sensibilisation contre le VIH/Sida et a mis en valeur les potentialités culturelles de l'Ombella M'Poko.
 

Honorée à son ouverture par le Président de la République et la 1ère dame, entourés des membres du gouvernement, cette foire a permis de créer un circuit de commercialisation des produits agricoles et d'évacuer en quantité ces produits afin de ravitailler la ville de Bangui. 

Au moins 350 exposants des différents groupements soit plus de 3 000 bénéficiaires ont, grâce à cette foire, tiré profit des revenus de la vente et créé des greniers de soudure dans les différentes communes afin d'assurer l'auto suffisance alimentaire.


Cette foire a pris fin par la remise des trophées de meilleur éleveur, de meilleur artisan et de meilleur agriculteur qui ont tous été gagnés par la Sous Préfecture de Bogangolo.

Pour plus d'informations : Me Malo Ningahoung, Préfecture de l'Ombella M'Poko, (236) 75 20 26 64, benoit0011@yahoo.fr


Pour toutes informations, veuillez contacter:
UN OCHA RCA | Boris Ngouagouni, ngouagouni@un.org|+236 70.18.80.61 Find more information on http://www.hdptcar.net/blog/

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 00:43

 Banque de développement des Etats d'Afrique centrale (BDEAC) : « Il faut relayer le gros travail fait par la BAD »

        Anicet-georges DOLOGUELE


13 Mai 2009

 

 

Cinq des six pays de la zone CEMAC sont producteurs de pétrole. Quel est l'impact de la crise mondiale sur leurs économies ?


La crise économique a eu un impact sur les six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). En premier lieu, parce que cinq d'entre eux sont producteurs de pétrole, mais il y en a aussi, sur les six pays, cinq qui sont producteurs de bois et un qui est producteur de diamant. Comme vous avez pu le constater, le prix du baril de brut est passé de 140 dollars à moins de 50 dollars. Dans ces conditions, les prévisions qui avaient été faites pour 2009 ont bien évidemment été revues à la baisse. Par voie de conséquence, les recettes budgétaires dans la plupart des cinq pays producteurs de pétrole ont diminué de moitié. Quant aux pays qui ont voulu engranger davantage de revenus grâce à un début de boom pétrolier, afin de réaliser des investissements dans les infrastructures, ils sont aujourd'hui obligés d'arrêter leurs programmes, à commencer par celui du développement. Certains de ces producteurs de pétrole sont en même temps exportateurs de bois. Or les grumes se vendent mal et ne rapportent plus de revenus substantiels. La conséquence est facile à imaginer : une chute des recettes de l'Etat et une destruction de nombreux emplois. Ces pays ont besoin d'un appui budgétaire à court terme. C'est notamment le cas de la République Centrafricaine qui, elle, ne produit pas encore de pétrole. Elle vivait jusque-là de ses exportations de diamant et de bois. Ces deux filières sont aujourd'hui sinistrées. Lorsqu'on sait que le pays avait déjà du mal avec une production normale, on peut aisément imaginer la situation qui est maintenant la sienne. Avec la chute de leurs recettes budgétaires, les autres pays de la zone CEMAC ont aussi besoin d'argent frais.


Comment la BDEAC peut-elle joindre ses efforts à ceux de la Banque africaine de développement (BAD) pour aider les pays de la zone CEMAC à faire face à la crise ?


Nous souhaitons réellement être le relais de grandes institutions comme la BAD, la BEI et la Banque mondiale dans le domaine des infrastructures. Ces institutions peuvent financer de grands projets d'infrastructures. A côté, il y a aussi des infrastructures de moyenne portée pour lesquelles la BDEAC peut être très opérationnelle. Pour développer par exemple l'agriculture - ce qui est une bonne chose en ces temps de crise - il faut des pistes rurales. Celles-ci coûtent cher. Mais les grandes organisations ne sont pas organisées pour suivre ce type de projets. Avec de bonnes lignes de crédits concessionnels qui nous permettent de traiter directement avec les Etats, nous pouvons assurer le suivi sur le terrain. Nous pouvons aussi entamer un dialogue permanent avec les Etats de sorte que ces investissements servent véritablement à l'agriculture. Et qu'il y ait une création d'emplois et de richesses à l'intérieur du pays. Autre rôle de la BDEAC : le soutien au secteur privé. Plus nous prêtons à certains opérateurs privés, plus nous créons les conditions d'une bonne création de richesses et d'emplois. En générant de nouveaux impôts, ces activités profiteront aussi à l'Etat. Nous animons, enfin, certains thèmes qui contribuent à orienter les politiques nationales vers certains secteurs qui auraient pu être marginalisés alors qu'ils peuvent être porteurs.


Qu'attendez-vous concrètement de ces assemblées 2009 de la BAD qui ont un thème d'actualité ?


Réponse : Les assemblées produisent des résolutions et des solutions financières concrètes. On y explicite le rôle concret que peuvent jouer les banques sous-régionales de financement du développement. Il faut relayer le gros travail qui est en train d'être fait au niveau de la BAD pour relancer nos économies.


Site web des Assemblées annuelles


Contact

Yvan Cliche

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:57


 


A l’attention de :


La Communauté Internationale

 
Les Institutions Politiques Nationales


Les Organisations de défense des Droits de l’Homme


Les Organisations humanitaires

 
La Cour Pénale Internationale

 

Objet : Dénonciation d’un plan de génocide

 

Nous, populations de la Sous-préfecture de Kabo, décidons de rompre le silence, car la situation s’annonce grave pour nous. Il ne fait plus de doute qu’une menace réelle de génocide pèse désormais sur la population de Kabo en général et plus particulièrement sur l’ethnie Ngama.

Pour preuve, le jeudi 23 avril 2009 à 21 heures, sur les ondes de radio Centrafrique, à l’occasion d’une émission : « Magazine des armées », le lieutenant Moussa, Commandant le détachement militaire à Kabo, s’en est vertement pris à cette population en disant : « c’est l’ethnie Ngama avec ses jeunes qui mettent à mal la paix en République centrafricaine. Nous connaissons bien la position de leurs parents où qu’ils se trouvent dorénavant, les militaires vont bientôt s’occuper d’eux, si leurs fils continuent dans le banditisme », a-t-il martelé.

Face à une telle déclaration aux conséquences extrêmement graves, nous ne pouvons rester muets. Aussi, voudrions-nous attirer l’attention de la Communauté nationale et internationale sur tout ce qui pourrait advenir.

 
En effet, il vous souviendra qu’en fin 2001, le général Bozizé avait choisi d’installer la base de sa rébellion à Kabo lorsqu’il était en rupture de banc avec le président Patassé. C’est alors qu’Abdoulaye Miskine fut enrôlé pour le chasser de la ville. Notons que ce dernier appartient à l’ethnie Ngama et l’on comprend aisément le pourquoi de cette haine nourrie. Nul n’ignore que les deux protagonistes de l’époque 2002-2003, à savoir Bozizé et Miskine ont recruté, chacun de son côté, des jeunes de la localité, toute ethnie confondue, pour s’affronter alors que la population de Kabo, naguère pacifique et laborieuse, ignore tout de la rébellion et moins de la guerre.

 

Comment vient-on aujourd’hui faire imputer la paternité et la responsabilité de la rébellion et de l’insécurité à la population de Kabo ? En définitive, c’est Patassé et Bozizé qui ont fait de notre localité, le premier laboratoire d’expérimentation de la rébellion et la poudrière des armes légères en RCA.

 
A l’heure actuelle, la Sous-préfecture de Kabo est devenue comme le Darfour soudanais ou le Kivu congolais. Malheureusement personne ne prête attention aux multiples exactions flagrantes perpétrées par les hommes en armes de tout bord : les crimes, meurtres ciblés, incendies répétés des villages, exactions de toutes sortes avec menace d’extermination d’une ethnie à travers des propos génocidaires d’un officier de l’armée, ne sont pas à négliger.

La situation est grave et interpelle la vigilance de tous, sinon la surprise sera grande. Déjà, entre 2002 et 2003, il y eu des dizaines, voire des centaines de personnes tuées, dont les notables comme : Banibe Pascal, Betorngaye Philippe, l’Abbé Kilamong Jean Claude, Dounia Soalbaye, Djimtombaye Ville, tous de l’ethnie Ngama, pour ne citer que ceux-là. Cependant la situation persiste depuis 2006 à ce jour et la violence reprend de plus belle avec de nouvelles victimes. Mais personne n’ose en parler.


Nous assistons ainsi impuissants à une situation d’ethnocide sanglant, cynique, impitoyable et gratuit. Les derniers événements en date sont ceux produits aux villages Bokayanga et Kabo les 13 et 18 avril 2009 et sur l’axe Sido où tout est réduit en cendre, laissant les populations sans abri ainsi que plusieurs jeunes, tués, considérés à tort comme des rebelles. Toute personne appartenant à l’ethnie Ngama doit son salut dans un refuge dans la brousse.

Au sujet de tous ces événements, nous lançons un cri pathétique à l’endroit de la Communauté internationale, aux Organisations humanitaires d’intervenir pour que soit mis fin aux massacres de la population de la Sous-préfecture de Kabo.


Aussi, devant cette situation aux conséquences particulièrement graves, nous, populations de la Sous-préfecture de Kabo, élevons de vives protestations et dénonçons sans ambages :

Le plan de génocide organisé mis en marche contre la population de Kabo,
La déclaration du Lieutenant Moussa, commandant le détachement militaire de Kabo,
Demandons à la Médiature et au Comité de Suivi des recommandations du Dialogue Politique Inclusif de :

 
- se rapprocher des formations rebelles afin de négocier le retour définitif de la paix
- d’empêcher les Forces de sécurités basées à Kabo de tuer gratuitement les populations sous prétexte de parents de rebelles.


Enfin, demandons qu’une enquête indépendante soit ordonnée aux fins de déterminer les responsabilités des auteurs des crimes et autres violations, et de les traduire en justice.

Fait à Kabo, le 1er Mai 2009

 

Pour la population de Kabo

 


Kodmane Sagorowo Simon



Ampliations :

Médiature
Toutes chancelleries
BONUCA
LCDH
OCDH
ACAT
Presse

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:52



Bangui, 15 mai (ACAP)- Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, M .Elie Ouéïfio, a créé, par un Arrêté Jeudi 14 Mai 2009, un comité ad’hoc chargé de la révision du Code électoral centrafricain.


Ce comité, coordonné par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et présidé par M. David Zokoué, président de l’ONG ICDI, est constitué des entités suivant : pouvoirs publics, partis politiques (Majorité Présidentielle), parti politique (Opposition Démocratique), autres partis, mouvements politico-militaires et société civile. Il dispose de quinze jours(15) pour déposer son rapport.

Au terme de cet Arrêté, le Comité ad-hoc chargé de la révision du code électoral peut faire appel à toutes personnes ressources dans l’accomplissement de sa mission.

Le bureau se présente de la manière suivante : 

Président : David Zokoué,
1er-vice Président, Rigobert Vondo,
2ème vice président, Timothée Malendoma,
Rapporteur Général : Marcel Loudégué,
Rapporteur Général Adjoint Yves Bienvenu Dotocko
Térésorier Général : Ernest Boembinti Ndahipo

Membres
Ernest Mandakombo
Mme Djamila Kalité
François Nanaré
Dénis Kossi-Bella
Léon-Clotaire Thierry Bemolinda
Maître Lucile Mazangué

 

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:48





vendredi 15 mai 2009


Il y a quinze jours Survie envoyait au ministère des Affaires étrangères, à la secrétaire aux droits de l’Homme Rama Yade et au ministre Bernard Kouchner la lettre ci-jointe. Cette lettre appelait l’attention des autorités françaises sur l’état de santé inquiétant du député de l’opposition tchadienne Ngarjely Yorongar, nécessitant son évacuation sanitaire pour d’évidentes raisons d’efficacité et de sécurité.


Nous considérons en effet qu’il est du devoir de la France de porter secours, dans les situations critiques qu’ils peuvent vivre, aux élus, opposants démocrates des pouvoirs dictatoriaux. C’est le minimum qu’on peut faire en faveur des droits de l’Homme, notamment en Afrique. Au Tchad la France assume l’évacuation sanitaire des blessés de l’armée tchadienne engagés dans une guerre civile contre les différentes rébellions. Elle ne peut faire moins pour les représentants légitimes de la société civile tchadienne.


Notre lettre n’a reçu aucune réponse à ce jour, même pas une fin de non recevoir. Cela traduit plus que tout l’abîme qui sépare les rodomontades publiques de la réalité d’une attitude cynique de mépris.


Nous réitérons donc publiquement notre requête. Dans le cas de Ngarjély Yorongar comme dans celui de tout défenseur de la liberté en péril, nous demandons que la France fasse ce qu’il lui est facile de faire. Bruno Ossébi (citoyen franco-congolais) vient de mourir à Brazzaville, faute d’avoir été mis rapidement à l’abri de la vindicte du pouvoir congolais. Ibni Oumar Mahamat Saleh, autre opposant démocratique tchadien, n’a pas donné signe de vie depuis plus d’un an, alors qu’il se trouvait aux mains du pouvoir tchadien. Dans chaque cas le pouvoir français pouvait faire quelque chose et n’a rien fait ni pour prévenir ces disparitions, ni pour les éclaircir par souci de justice.


Si cette passivité amenait une issue funeste pour Ngarjély Yorongar, on constaterait une fois de plus que le sort des défenseurs de la liberté et des droits de l’Homme laisse la France indifférente lorsque cela se passe dans les pays des dictateurs qu’elle soutient.


Contact presse :

Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication


stéphanieduboisdeprisque(a)survie.org Tél. : 01 44 61 03 25

 

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