Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 03:10




Koaci.com Libreville. 03/09/2009 | 03:20:21 - Le nom du futur Président se fait attendre, ici des partisans de l'UPG ce mercredi devant le siège de la CENAP

L’information a été transmise par la télévision nationale, la RTG1 ce mercredi soir, les résultats de l’élection présidentielle devraient être proclamés ce jeudi sans pour autant donner plus d’indication précise quant à l’heure.

La CENAP qui devait initialement proclamer les résultats de l’élection présidentielle, tant attendus par les gabonais, ce mercredi soir a demandé une rallonge de temps. Des retards dus, selon nos informations, à un processus de comptage des voix qui ne serait pas totalement achevé seraient à la base de ce changement de planning.

Ce mercredi se tenait une réunion plénière au siège de la CENAP à la cité de la démocratie de Libreville. Des centaines de personnes, dont pour la plupart des sympathisants de l’UPG rejoints ensuite par ceux d’André Mba Obame, s’étaient massés à l’appel du parti de Pierre Mamboundou pour dénoncer et prévenir de toute forme de sabotage du processus électoral au profit du candidat du parti au pouvoir Ali Bongo.

Le suspens continue, les gabonais devront donc encore attendre pour connaitre le nom de leur nouveau président. A cette heure beaucoup d'interrogations de tout genre, on s'attend même à un autre report. Une situation inhabituelle, à l’époque du Président Bongo , les résultats étaient donnés le soir même, ce scénario annoncerait t’il déjà le changement tant attendu par le peuple ?

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:37




Par Georges Malbrunot le Figaro 1 septembre 2009 16h19



Malheurs d’un émir !


La superbe résidence d’été de Cheikh Hamad al-Thani à Chateauneuf-de-Grasse dans les Alpes Maritimes a été cambriolée, mi-août. Une partie du mobilier de valeur a été dérobée. Aussitôt après, l’Elysée et le Quai d’Orsay ont demandé au responsable local de la gendarmerie d’agir très vite. « Il faut absolument retrouver le ou les voleurs », lui a-t-on répété au cours de nombreux appels téléphoniques.


Finalement, le coupable a été retrouvé : il s’agit d’un employé de maison de l’émir, originaire d’un pays du Sud-est asiatique. « L’homme a très probablement voulu se payer sur la bête », ironise un connaisseur du Moyen-Orient. Souvent, les domestiques asiatiques sont sous-payés par leurs patrons dans les monarchies du Golfe ou au Liban, quand ils ne sont pas carrément maltraités par leurs employeurs.


Grand ami de la France, Cheikh Hamad a acquis au printemps dernier une propriété dans ce village de Chateauneuf-de-Grasse, qui offre un beau panorama jusque dans la baie de Cannes. Avec son épouse, cheikha Moza, Hamad al-Thani y est venu passer quelques jours de vacances cet été.


Ces dernières années, le richissime émirat du Qatar a beaucoup investi en France. Grâce à ses gigantesques réserves de gaz, Doha a acquis l’Hôtel Raphaël à Paris. Il est entré à hauteur d’un quart dans le capital de la Société fermière du casino municipal de Cannes. Doha l’an dernier est également devenu le partenaire titre de la célèbre course hippique du Prix de l’Arc de triomphe. Et très récemment le deuxième actionnaire du groupe Vinci. Sans compter le charmant Hôtel particulier que le Premier ministre, Hamed Ben Jassem, a acheté rue de Courcelles, à deux pas de l’Elysée, où il vient parfois dîner avec Nicolas Sarkozy. En 2007, le Qatar aurait encore contribué au règlement financier du dossier des infirmières bulgares, détenues en Libye. 


L’émir, Cheikh Hamad, est un francophile de longue date. Il compte parmi ses amis un Français, résident à Doha depuis plus de vingt ans : son ancien professeur de plongée qui est devenu l’un de ses conseillers en investissements immobiliers.

 



Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:34





Ouest-France mercredi 02 septembre 2009


A Libreville, la Commission électorale (CENAP) vient de commencer la réunion de synthèse au terme de laquelle elle devrait proclamer les résultats officiels de l’élection présidentielle de dimanche dernier.

« Nous sommes rassemblés autour du siège de la Commission pour éviter que la Commission ne soit investie par la force et qu’on l’oblige à donner des résultats falsifiés », a expliqué, au téléphone, Pierre Mamboundou, l’opposant qui revendique la victoire avec 39,8 % des voix, devant Ali Bongo (28 %) et André Mba Obame (27 %). « Les soldats sont tout autour, dans toutes les rues adjacentes »


Ces militaires, qu’on avait vu un peu plus tôt quitter les artères principales de la ville, se sont donc massés autour du siège de la CENAP. S’agit-il de le protéger en assurant une mission de maintien de l’ordre ? S’agit, comme l’affirment les opposants, de tenter un coup de force ?

Si cette deuxième hypothèse devait se vérifier, il est clair que des affrontements avec les manifestants seront inévitables.


"Il y aura des mauvais perdants"


« Quel que soit le nom du nouveau chef de l’Etat, il y aura des mauvais perdants, expliquait, hier après-midi, un fonctionnaire gabonais. Si c’est Ali Bongo qui est élu, les militants de l’UPG ou les jeunes Fang qui soutiennent André Mba Obame vont descendre dans la rue. Si Ali ne l’emporte pas, son camp risque de tenter un coup de force ».


Les plus virulents des militants anti-Bongo ont d’ailleurs appelé à une paralysie du pays en cas d’annonce d’une victoire d’Ali Bongo. Coupure des lignes électriques, mise en place de barrages dans les rues, préparation de cocktails Molotov pour riposter aux forces de l’ordre : le spectre des actions envisagées était à la mesure de la détermination des opposants à rompre avec 42 années de règne Bongo.
 


Est-ce que le Gabon peut s’embraser ce soir ?


France24.com


Les résultats de la présidentielle gabonaise devraient être annoncés tard dans la soirée. L'un de nos Observateurs dans le pays nous explique que les trois jours qui ont séparé le vote de l'annonce des résultats ont pu donner l'occasion de commettre des fraudes. Il s'inquiète par ailleurs des violences qui pourraient surgir après l'annonce de ce soir.


Nicaise Moulombi
est le président de l'ONG Croissance saine environnement. Il vit à Libreville.


Il est vrai qu'il aurait été difficile d'annoncer les résultats de l'élection plus rapidement. Le Gabon est un pays assez vaste, avec neuf provinces, et où les infrastructures de transports ne sont pas bonnes. Il faut donc du temps pour que les résultats arrivent à Libreville. Et puis il y avait 18 candidats et 4 000 bureaux de vote : le dépouillement est forcément long.


Mais trois jours avant d'annoncer les résultats, cela laisse le temps de distribuer des 'sandwichs chargés'. C'est-à-dire de verser des pots-de-vin à ceux qui transmettent les procès-verbaux. Pourquoi n'a-t-on pas communiqué les tendances par province pour rassurer les citoyens sur le fait que l'élection se déroule sans fraude ? Mon inquiétude, c'est que des fraudes soient commises lors de la transmission des résultats au niveau national. Mais il est vrai que, cette fois, les candidats avaient anticipé les tripatouillages possibles. Ils avaient demandé à leurs équipes de leur faire parvenir les photos des PV de dépouillement en province. Il sera donc plus difficile de falsifier les résultats à Libreville.


La situation est très tendue ici et il va falloir que les trois principaux candidats contrôlent leurs militants au moment de l'annonce des résultats. Je pense qu'ils devraient se parler dès maintenant et qu'ils adoptent une position commune pour éviter l'embrasement. J'espère qu'ils ne feront pas passer leurs intérêts individuels avant l'intérêt du peuple gabonais. 


Marc Ona, héros de la société civile, fustige la "mascarade" électorale au Gabon


LE MONDE | 02.09.09 | 14h29  •  Mis à jour le 02.09.09 | 16h30


Libreville Envoyé spécial


A quelques heures de la publication des résultats de l'élection présidentielle gabonaise, Marc Ona est en alerte. "Si on proclame la victoire d'Ali Bongo, ce sera un mensonge. Le clan Bongo est prêt à tout pour conserver ses privilèges, et ça risque de se passer mal", lançait, mardi 1er septembre, cette figure de proue de la société civile – militant de la transparence des revenus pétroliers, défenseur de la forêt tropicale et pourfendeur des "biens mal acquis".


L'"homme de paix" qu'il dit être ne masque pas son inquiétude. Dans une ville livrée à d'incessantes rumeurs aussi alarmantes qu'invérifiables, où les Cassandre ressemblent souvent à des pyromanes stipendiés, l'avertissement serait à négliger s'il ne venait pas d'une des rares personnalités dont les proclamations d'indépendance ne prêtent pas à sourire.


Alors que le pays s'est mobilisé dimanche pour participer au premier scrutin ouvert de son histoire, ce père de famille de 46 ans, qui dit se battre pour la démocratie, n'a pas été voter. "Je n'ai pas voulu jeter ma voix dans cette mascarade", explique-t-il, en stigmatisant l'organisation précipitée du scrutin, les listes électorales gonflées, l'énorme déséquilibre financier et médiatique, ainsi que la fraude.


"CONSCIENCES ENDORMIES"


Aucun des trois principaux candidats ne trouve grâce aux yeux de Marc Ona. Ni André Mba Obame, ancien ministre de l'intérieur, "un fin démagogue qui ose demander pardon dans ses meetings pour ce qu'il a fait sous Bongo". Ni Pierre Mamboundou, "un homme à l'ego surdimensionné, pris en otage par les Eglises pentecôtistes". Ni surtout Ali Bongo, "cet arrogant qui croit avoir tous les droits sous prétexte qu'il est le fils d'Omar Bongo".


Un rejet général qui reflète la difficulté, pour un pays sortant de quatre décennies d'un régime expert en débauchage d'opposants, à générer des hommes politiques intègres. "Pendant quarante-deux ans le "bongoïsme" a pillé le pays, confisqué les libertés, endormi les consciences, résume-t-il. Nos dirigeants sont incapables de choisir entre les affaires et la politique."


L'homme qui joue ainsi les procureurs n'a rien d'un provocateur. Mais il entend tenir le rôle de "trouble-fête". En l'écoutant et en le regardant, on est tenté de relier sa défense des libertés au combat d'un homme qui a perdu l'usage de ses jambes à la suite d'une polio contractée à l'âge de 6 ans, et se trouve cloué dans un fauteuil roulant. Mais qui, à force de dextérité, relève le défi qu'il s'est donné : "Faire oublier à mes interlocuteurs qu'ils ont un handicapé en face d'eux."


Le handicap, lui, ne l'a pas oublié, marquant chaque étape de sa vie. Son enfance, avec un père, petit cultivateur de cacao, qui le portait pour l'emmener en classe. Sa scolarité d'élève méritant dans une des meilleures écoles de Libreville. Son renoncement au métier d'avocat, la faculté de droit n'étant pas accessible à son fauteuil. "Je passe ma vie à relever des défis", glisse ce chrétien non pratiquant en souriant derrière d'épaisses lunettes.


Dès la fin des années 1990, Marc Ona comprend le rôle que va jouer Internet dans le débat politique. Employé par l'ONU, il anime un forum sur la gouvernance qui déplaît aux autorités gabonaises. Alors que les organisations non gouvernementales (ONG) peinent à trouver à Libreville des relais fiables et indépendants, il multiplie les engagements. Président de l'ONG environnementale Brainforest, Marc Ona a mis sur la place publique en 2007 le contrat léonin accordé à un consortium chinois pour l'exploitation de la mine de fer de Bélinga, et obtenu la révision de ce projet, aujourd'hui suspendu.


Avec la coalition "Publiez ce que vous payez", il a révélé le montant des recettes que le Gabon tire de l'exploitation pétrolière. Et soutenu la plainte en cours d'examen à Paris, destinée à obtenir la restitution à l'Etat gabonais des appartements parisiens dont plusieurs membres de la famille Bongo - dont Ali - sont propriétaires.

 

Philippe Bernard

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:28




Europe 1 02/09/2009 | Mise à jour : 21:15


Le Collectif des associations et citoyens gabonais de France a dénoncé ce soir des tentatives de fraude en faveur du candidat Ali Bongo dans les bureaux de vote installés à l'ambassade du Gabon à Paris
, lors du scrutin du 30 août.


Nous "avons assisté à une tentative de fraude électorale impliquant personnellement notre ambassadrice, Félicité Ongouori-Ngoubili", écrit dans un communiqué le collectif. Le vice-président de la Commission consulaire électorale de Paris, Jean-Claude Kombila, a déclaré à l'AFP qu'un sac contenant "143 cartes d'électeurs" avait été saisi le 30 août à l'ambassade.



Gabon : tension avant les résultats de l'élection présidentielle


03.09.2009, 00h16 | Mise à jour : 00h17


Les Gabonais étaient dans l'expectative à l'approche de la publication, initialement prévue pour mercredi soir, des résultats de l'élection présidentielle, tandis que la détermination des camps de trois candidats revendiquant la victoire fait craindre des troubles.


André Mba Obame
, ex-ministre de l'Intérieur (indépendant), Pierre Mamboundou, opposant historique, et Ali Bongo, ex-ministre de la Défense et fils du président défunt, Omar Bongo, devront veiller pour connaître ces chiffres officiels.


L'assemblée plénière de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap), instance de décision de la Cénap en période électorale, devait initialement publier vers 1 heure du matin. Le début de
la réunion a été décalé et l'annonce des résultats pourrait n'intervenir qu'en pleine nuit de mercredi à jeudi, entre 3 h et 5 h (heure française).


Des centaines de partisans de l'opposant Pierre Mamboundou, qui s'affirme victorieux de la présidentielle gabonaise, se sont rassemblés dans l'après-midi Libreville devant la commission électorale. Jusqu'à mercredi soir, aucun heurt n'avait émaillé le sit-in, organisé en présence d'un important dispositif de gendarmes antiémeutes pendant que la Garde républicaine, qui gère l'accès aux lieux, avait fermé le grand portail et en interdisait l'accès.


La tension était palpable dans la ville comme le soulignait en Une le quotidien national L'Union, évoquant la faiblesse des activités à Libreville depuis le jour du scrutin, dimanche. «Peur» et incertitude étaient les sentiments les plus exprimés dans le pays où les appels à l'apaisement se sont multipliés et dont les autorités se sont portées garantes de la sécurité. Lundi, des forces de l'ordre ont été mises en place aux carrefours stratégiques de Libreville.


Ces appels et assurances semblaient cependant avoir peu convaincu, en l'absence de résultats officiels. La
France a, elle, «appelé au calme», demandant aux candidats de «respecter ce qui va être dit par la commission».


»Il faut absolument que les candidats qui n'auront pas gagné respectent les résultats du scrutin, et que celui qui a gagné appelle au rassemblement des forces gabonaises. En tout cas, la
France appelle au calme et vraiment au respect des institutions«, a déclaré le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet sur la chaîne de télévision LCI.


Le camp de Mba Obame a assuré dans un SMS avoir gagné avec »50,1%« des voix. Celui de Mamboundou a déclaré à la presse être en tête avec »39,15%« des voix. Bongo fils a affirmé être »largement gagnant ».


Mercredi, l'envoi de SMS a été suspendu chez les trois opérateurs de téléphonie mobile du Gabon.

Une station satellitaire mobile de la télévision Go Africa, à vocation internationale appartenant à Mba Obame, a été mitraillée par des hommes cagoulés dans la nuit de mardi à mercredi à Libreville, selon Go Africa.


Les jours précédents, les entourages d'André Mba Obame et de Pierre Mamboundou avaient indiqué avoir pris les dispositions pour »protéger« leurs procès-verbaux des quelque 3.000 bureaux de vote ouverts dans le pays et à l'étranger.


Des observateurs de l'Union africaine et d'une ONG panafricaine ont jugé mardi le scrutin conforme à la loi, en dépit d»'irrégularités« et de »faiblesses«.


Leparisien.fr



Gabon : faire échec par tous les moyens au hold-up électoral


Koaci.com Libreville. Le désormais favoris des tendances, Pierre Mamboundou de l'UPG, déterminé à ce que l'on s'en tienne objectivement aux décomptes des pv


C’est peut être vers une paralysie du pays que l’on s’achemine au Gabon, au regard de la détermination de l’opposition à refuser une nouvelle victoire électorale volée.

L’heure est grave, a notamment déclaré à la presse devant plusieurs centaines de ses partisans l’opposant Pierre Mamboundou, qui a lancé une invitation au peuple à la mobilisation derrière l’ensemble de leurs représentants pour mettre en déroute le coup tordu électoral, qui consisterait pour la commission électorale nationale autonome et permanente CENAP, de proclamer ce mercredi soir Ali Bongo Ondimba vainqueur de la présidentielle de dimanche dernier avec plus de 52% des suffrages exprimés. Des résultats précisait Pierre Mamboundou, qui sont très loin de refléter les données contenues dans les procès verbaux des représentants des candidats dans les bureaux de vote.


La principale stratégie adoptée, est la mobilisation monstre des politiques et de la population jusqu’à la proclamation des résultats officiels, devant les préfectures dans les départements, devant chaque gouvernorat au niveau des provinces et pour la capitale Libreville, le lieu de mobilisation est le rond point de la démocratie, non loin du siège de la commission électorale nationale autonome et permanente, histoire de faire pression pour que soit respecté le verdict des urnes. Une proposition de pression accueillie avec allégresse les partisans du changement, visiblement prêts à ne faire machine arrière, face à tout artifice de trafic d’influence.

L’opposant Pierre Mamboundou a dénoncé avec la dernière énergie, les manœuvres d’intimidation qui se multiplieraient ces derniers jours, citant au passage, le domicile à Libreville de maître Séraphin Ndaoh Rembongo, directeur de campagne de la plate forme politique qui l’a investi à la présidentielle, Alliance pour le Changement et la Restauration, domicile qui a été criblé de balles dans la nuit du mardi 1 au mercredi 2 Septembre en cours. L’une des balles recueillies à même été solennellement présentée à la presse nationale et internationale, lors d’un échange visant à réfuter tous résultats truqués en faveur du candidat du parti démocratique gabonais au pouvoir, le PDG, Ali Bongo Ondimba. De source digne de foi selon les opposants, les responsables de maisons de téléphonie mobile subiraient des pressions visant à interrompre momentanément le service de la messagerie téléphone, un outil souvent très sollicité en pareille circonstance pour prévenir des magouilles en cours d’exécution. De membres de états majors politiques de l’opposition, déclarent avoir reçu des menaces de poursuites judiciaires, s’ils utilisaient le service de leur messagerie téléphonique à des fins électorales.


La tension monte de plus belle, alors que l’on reste encore dans l’attente de la proclamation des résultats officiels de la présidentielle anticipée à un tour du dimanche 30 Août dernier. Plus que jamais engagés à ne plus cautionner de hold-up électoraux, jeunes, moins jeunes et adultes des deux sexes font montre de vigilance accrue. Ces mobilisations contre des résultats électoraux truqués, s’organisent sous le sceau’’ Les force de l’ordre avec nous’’, toute chose qui est une sorte de clin d’œil à l’endroit des hommes habillés, qui eux également ne sont à l’abri de l’héritage social légué après 42 ans de gestion du parti démocratique gabonais.

Si rien n’est fait pour respecter la sincérité du vote de dimanche dernier, dont les données issues des procès verbaux des bureaux de vote placent en tête les candidats Pierre Mamboundou et André Mba Obame, le Gabon pourrait basculer dans un avenir proche ou lointain, dans des lendemains sombres qui ne profiteront malheureusement à personne. Plus que quelque temps, et les gabonais seront édifiés sur l’identité de leur prochain chef de l’Etat élu ou coopté au détriment de la volonté du peuple.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:24




Au départ, un petit article publié vendredi dernier dans le quotidien français Ouest France… A l’arrivée, une tempête médiatique au Cameroun. Il faut dire que l’information, telle que formulée par Ouest France, est assez saisissante : « Alors que la France vient de réitérer son aide au Cameroun, écrit le journal, en confirmant le versement de 537 millions d’euros sur cinq ans (…), Paul Biya et son épouse prennent du bon temps à La Baule. Voilà déjà deux semaines qu’ils résident aux hôtels Royal et Hermitage du groupe Barrière. 43 chambres, précise Ouest France, soit 42 000,00 euros par nuit, thalasso, casino et séances de shopping : les dépenses se chiffrent en millions. »


Entreprise de démolition ?


L’information est reprise par quelques médias locaux, et surtout, déboule sur le net. Hier, colère des autorités camerounaises qui accusent les médias français de mentir pour ternir l’image de Paul Biya qui serait victime d’un complot médiatique. Une colère relayée par le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune : « sous prétexte d’exercer leur sacro-saint devoir d’impertinence, fulmine le journal, des journalistes français se livrent depuis quelques jours à une entreprise de démolition en règle de la crédibilité d’un homme d’Etat, ami de la France. (…) A travers la toile et les colonnes des journaux, voici donc créée de toutes pièces une énième affaire Biya, celle des +vacances à tout prix+. Le scénario est le même, s’indigne Cameroon Tribune : à la base, des pseudo-faits, narrés et déformés, de manière à monter en épingle un aspect +scandaleux+ en l’occurrence la taille de la délégation et le coût du séjour. Puis c’est la reprise mécanique et servile de ce ramassis de colportages. »


« Secret… dépense »


Analyse tout à fait différente dans Mutations. Mutations qui note la réaction vigoureuse des autorités camerounaises. Mais, constate le journal, celles-ci n’apportent pas d’éléments de réponse aux accusations portées par la presse française. Et Mutations s'interroge : « le chef de l’Etat séjourne-t-il effectivement à La Baule avec une quarantaine de personnes ? » Et quel est le montant de la facture ? « Le communiqué du gouvernement, remarque le quotidien camerounais, ne répond à aucune de ces questions, n’apporte aucun démenti officiel. » Pour Mutations, il s’agit donc là d’un « secret… dépense ».  


Gabon, l’insoutenable suspense


« Libreville retient son souffle » : c’est le grand titre des Dépêches de Brazzaville, au Congo. Un grand titre qui traduit bien tout le formidable suspense de cette élection présidentielle gabonaise. « Qui va l’emporter ? », titrait hier L’Union, principal quotidien gabonais, avec la photo des trois prétendants. On devrait avoir la réponse ce mercredi. En tout cas, pour le site d’information GabonEco, « quel que soit l’élu, il est impératif que la patrie soit l’unique vainqueur de cette élection. » Le futur président, précise le site, ne devra pas « se lancer dans une chasse aux sorcières. » Et les deux candidats battus « devront faire preuve de fairplay. (…) Le Gabon d’aujourd’hui, comme celui de demain, conclut GabonEco, a besoin de dirigeants capables de discernement, de dépassement et de sursaut patriotique pour sauvegarder l’essentiel, c'est-à-dire l’intérêt supérieur de la Nation. »


« Ce 2 septembre est à la fois un jour attendu et redouté au Gabon, constate Le Pays au Burkina. (…) Les deux perdants accepteront-ils leur défaite ? Vont-ils simplement se contenter de crier à la fraude ou appeler leurs partisans à descendre dans la rue pour contester ce qu’ils considéreront comme la confiscation de leur victoire ? », s’interroge Le Pays. Le Pays qui lui aussi, lance une forme d’appel au calme : « les prétendants à la magistrature suprême gabonaise se sont montrés démocrates depuis le début de la vacance du pouvoir. Ils doivent le rester jusqu’au bout. Cela suppose que ceux qui seront battus doivent être bons perdants et prendre leur défaite avec philosophie et fairplay. »


Des fraudes à quelle échelle ?


Enfin, en France, le quotidien La Croix fait le point sur le compte-rendu très attendu des observateurs étrangers. « Plusieurs organisations internationales, souligne le journal, ont pointé les nombreuses irrégularités de l’élection présidentielle, sans rapporter toutefois de cas de fraudes organisées. »


Les critiques les plus vives sont venues des observateurs camerounais et… gabonais qui ont dénoncé pêle-mêle « l’absence de scrutateurs dans certains bureaux de vote, l’absence de représentants de tous les candidats, ou encore l’absence de scellés sur certaines urnes… » Enfin, remarque La Croix, cette confession d’un observateur anonyme : « le plus grave, affirme-t-il, ce sont les listes électorales. Il est impossible qu’un pays de 1,2 million de citoyens compte 813 000 électeurs. C’est de là, poursuit cet observateur, que peut provenir une fraude éventuelle à grande échelle. »

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:55


(afriquecentrale.info) - 1 September 2009 - L'avion du vice-président d'Afrique du Sud, de retour de Libye, a dû atterrir d'urgence, sans encombre, lundi sur un aéroport non balisé du nord-ouest de la RD Congo, à la suite d'un problème de carburant, a-t-on appris mardi auprès des autorités congolaises. L'avion, un DC9 qui devait se rendre en Afrique du sud, n'a pu faire une escale technique prévue à Bangui, en Centrafrique, pour cause de mauvais temps.


"Il ne lui restait plus que 35 minutes de vol
.


Le pilote était donc obligé d'atterrir dans l'aéroport le plus proche", ce qu'il a fait en "urgence sur la piste non balisée de Gbadolite", près de la frontière avec la Centrafrique, a expliqué le ministre congolais des Transports, Matthieu Pita. Il n'y a eu ni dégât ni blessé, a-t-il ajouté.


Le vice-président sud-africain Kgalema Motlanthe qui voyageait notamment avec son ministre de la Défense Lindiwe Sisulu, revenait du sommet extraordinaire de l'Union africaine à Tripoli.


"Ils ont passé la nuit à Gbadolite et seront acheminés soit à Kinshasa soit à Bangui par un jet que nos avons mis à leur disposition en attendant le ravitaillement de l'avion par la Mission de l'ONU en RDC", selon M. Pita.


L'aéroport de Gbadolite (province de l'Equateur), utilisé en son temps par l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko qui avait une résidence dans la ville, n'est plus balisé depuis plus de dix ans.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:45





Bangui (02/09/2009) Afp -  Le conseiller diplomatique du président centrafricain François Bozizé, Joseph Kitiki-Kouamba, a été porté à la tête du parti présidentiel créé la semaine dernière, a annoncé à l'AFP cette formation. M. Kitiki-Kouamba dirige le bureau politique restreint du Kwa Na Kwa ("le travail, rien que le travail", en langue nationale sango), avec pour mission de préparer son premier congrès du parti, a indiqué la vice-présidente de la formation, Marie Solange Pagonendji Ndakala, par ailleurs ministre du tourisme. La date de ce congrès "n'est pas fixée pour le moment", a-t-elle précisé, indiquant que M. Kitiki-Kouamba se trouvait "présentement en France pour des raisons sanitaires", sans plus de détails.

L'assemblée générale constitutive du KNK s'est tenue du 21 au 23 août à Boali (95 km à l'ouest de Bangui). A travers la création de ce parti, selon les observateurs, le président Bozizé se prépare pour l'élection présidentielle prévue en 2010. Ce scrutin se tiendra en même temps que des législatives à une date non encore déterminée. Jusqu'ici et notamment pour la présidentielle de 2005, M. Bozizé s'appuyait sur une coalition de partis et d'associations rassemblés dans la Convergence nationale Kwa na Kwa. La Centrafrique compte une cinquantaine de partis politiques, dont environ dix siègent à l'Assemblée nationale.



Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:58





Koaci.com La rédaction


Nous avons reçu ce matin le témoignage exclusif d’un des membres de la CENAP qui, pour des raisons de sécurité à tenu à garder l’anonymat, l'ordre a été donné de ne pas communiquer de tendance.


Ce dernier nous a révélé : « Nous avons quasiment reçu la totalité des pv et le décompte est je dirais au 4/5eme des votes. La tendance Mamboundou se confirme, Mba Obame le suit mais je ne peux dire précisément si l’écart est important mais ça en a l’air. Ali Bongo se retrouve en troisième position mais là apparemment avec un écart important, je pense que le résultat sera proclamé demain mercredi, ici tout le monde est à pied d’œuvre pour ça si je parle et prend ce risque c’est pour l’amour de mon pays ».


Tous les sondages récents donnent effectivement cette tendance qui n’est pas sans provoquer des remous et une ambiance particulière entre joie et crainte dans le pays « ici à la CENAP règne une tension terrible, moi-même je stress, je n’ose même pas sortir dehors on se croirait dans un cimetière tellement c’est calme… » ajoute notre source.


En attendant la proclamation des résultats officiels par la CENAP, le pays retient son souffle pour connaitre le nom de celui qui aura le destin de la nation dans les mains pour les sept années à suivre.

 



Koaci.com Libreville 2 sept 2009  : Le favori, Pierre Mamboundou de l'UPG déterminé à ce que l'on s'en tienne objectivement aux décomptes des pv


C’est peut être vers une paralysie du pays que l’on s’achemine au Gabon, au regard de la détermination de l’opposition à refuser une nouvelle victoire électorale volée.


L’heure est grave, a notamment déclaré à la presse devant plusieurs centaines de ses partisans l’opposant Pierre Mamboundou, qui a lancé une invitation au peuple à la mobilisation derrière l’ensemble de leurs représentants pour mettre en déroute le coup tordu électoral, qui consisterait pour la commission électorale nationale autonome et permanente CENAP, de proclamer ce mercredi soir Ali Bongo Ondimba vainqueur de la présidentielle de dimanche dernier avec plus de 52% des suffrages exprimés. Des résultats, précisait Pierre Mamboundou, qui sont très loin de refléter les données contenues dans les procès verbaux des représentants des candidats dans les bureaux de vote.


La principale stratégie adoptée, est la mobilisation monstre des politiques et de la population jusqu’à la proclamation des résultats officiels, devant les préfectures dans les départements, devant chaque gouvernorat au niveau des provinces et pour la capitale Libreville, le lieu de mobilisation est le rond point de la démocratie, non loin du siège de la commission électorale nationale autonome et permanente, histoire de faire pression pour que soit respecté le verdict des urnes. Une proposition de pression accueillie avec allégresse les partisans du changement, visiblement prêts à ne faire machine arrière, face à tout artifice de trafic d’influence.


L’opposant Pierre Mamboundou a dénoncé avec la dernière énergie, les manœuvres d’intimidation qui se multiplieraient ces derniers jours, citant au passage, le domicile à Libreville de maître Séraphin Ndaoh Rembongo, directeur de campagne de la plate forme politique qui l’a investi à la présidentielle, Alliance pour le Changement et la Restauration, domicile qui a été criblé de balles dans la nuit du mardi 1 au mercredi 2 Septembre en cours. L’une des balles recueillies à même été solennellement présentée à la presse nationale et internationale, lors d’un échange visant à réfuter tous résultats truqués en faveur du candidat du parti démocratique gabonais au pouvoir, le PDG, Ali Bongo Ondimba.

De source digne de foi selon les opposants, les responsables de maisons de téléphonie mobile subiraient des pressions visant à interrompre momentanément le service de la messagerie téléphone, un outil souvent très sollicité en pareille circonstance pour prévenir des magouilles en cours d’exécution. De membres de état majors politiques de l’opposition, déclarent avoir reçu des menaces de poursuites judiciaires, s’ils utilisaient le service de leur messagerie téléphonique à des fins électorales.


La tension monte de plus belle, alors que l’on reste encore dans l’attente de la proclamation des résultats officiels de la présidentielle anticipée à un tour du dimanche 30 Août dernier. Plus que jamais engagés à ne plus cautionner de hold up électoraux, jeunes, moins jeunes et adultes des deux sexes font montre de vigilance accrue. Ces mobilisations contre des résultats électoraux truqués, s’organisent sous le sceau’’ Les force de l’ordre avec nous’’, toute chose qui est une sorte de clin d’œil à l’endroit des hommes habillés, qui eux également ne sont à l’abri de l’héritage social légué après 42 ans de gestion du parti démocratique gabonais.

Si rien n’est fait pour respecter la sincérité du vote de dimanche dernier, dont les données issues des procès verbaux des bureaux de vote placent en tête les candidats Pierre Mamboundou et André Mba Obame, le Gabon pourrait basculer dans un avenir proche ou lointain, dans des lendemains sombres qui ne profiteront malheureusement à personne. Plus que quelque temps, et les gabonais seront édifiés sur l’identité de leur prochain chef de l’Etat élu ou coopté au détriment de la volonté du peuple.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 03:04




                    Omar Fotor

 

Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


BIRAO, 1 septembre 2009 (IRIN) - En tant que chef du village, Omar Fotor se sent responsable des plus de 40 familles qui se sont réfugiées dans un camp improvisé à Birao, à l'extrême nord du pays. « Nous sommes bloqués ici », a dit M. Fotor à IRIN. « Il est dangereux de s'éloigner de Birao, même si ce n'est que de deux kilomètres. Je suis très malheureux ici. Il n'y a pas assez à manger. Les enfants sont traumatisés. Ce n'est pas ici qu'ils dorment habituellement. Leur école a été détruite. »

La pêche et l'agriculture à petite échelle qui rassemblaient sa communauté ne sont plus possibles. « Plus rien ne fonctionne », a-t-il souligné.


Situé à cinq kilomètres de Birao, son village, Toumo, ainsi que les villages voisins ont été incendiés par des hommes armés lors de ce que M. Fotor décrit comme « les événements du 6 juin ». Des informations provenant du nord-est à ce moment-là faisaient état d'une attaque à l'aube par des membres armés de l'ethnie Kara. Les attaquants avaient pris pour cibles un camp militaire à Birao et les villages voisins.

La Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), qui dispose d'un contingent militaire à Birao, a mis ces violences sur le compte des nouvelles tensions entre les groupes ethniques Goula et Kara.

L'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), un ancien groupe rebelle qui dépendait principalement du soutien des Goula par le passé, a accusé les combattants Kara de vouloir déstabiliser le nord-est en sabotant un processus de paix déjà fragile. L'UFDR s'est associée aux troupes des Forces armées centrafricaines (FACA) dans une opération de nettoyage, reprenant le contrôle de Birao et de ses environs. Mais des centaines de villageois ont été déplacés par les combats et ont fui à Birao ou dans la brousse. La plupart ne sont pas encore rentrés chez eux. De nouveaux incidents ont été signalés le 21 juin, faisant au moins trois victimes.


Besoins alimentaires


Le préfet à Birao, le colonel Dieudonné Sereggasa, qui a pris ses fonctions en juillet, est conscient des relations difficiles qu'entretiennent depuis longtemps les Kara et les Goula. « Cette guerre ne date pas d'hier. Elle a commencé il y a bien longtemps et elle se poursuit de génération en génération. Une étincelle suffit à rallumer les tensions. » Mais le colonel Seregassa a ajouté qu'elles s'étaient apaisées à Birao après plusieurs réunions et que la population circulait désormais librement. Il a fait remarquer le regain des activités commerciales. « Allez dans les magasins ou sur le marché et vous trouverez bien plus de produits », a-t-il dit à IRIN. « Nous assistons à un retour à la normalité. »


Mais le colonel Sereggasa et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) ont tous deux insisté sur le besoin d'un apport supplémentaire immédiat en aide alimentaire. En effet, les autorités locales affirment de manière catégorique que les approvisionnements sont insuffisants. La représentante du PAM en République centrafricaine (RCA), Sitta Kai-Kai, a expliqué que le PAM aurait besoin de 500 000 dollars américains pour acheminer par avion 250 tonnes métriques de vivres à Birao en septembre. Les transports par camion, peu commodes et coûteux, deviennent impossibles pendant la saison des pluies, qui dure jusqu'en novembre.

En avril, le PAM avait déjà stocké des vivres pour six mois afin de répondre aux besoins de 11 000 bénéficiaires de la région de Birao. Mais après les combats du mois de juin, 13 000 personnes ont eu besoin d'aide. « Nous n'avions pas prévu cela », a dit Mme Kai-Kai à IRIN. « Nous allons rester à Birao pour un certain temps, pas seulement aujourd'hui ou demain. Les habitants n'ont fait de culture cette année, ce qui signifie qu'ils n'auront pas de nourriture l'an prochain ». Mme Kai-Kai a expliqué que la capacité de la population à subvenir à ses propres besoins alimentaires dépendait des garanties de paix et de sécurité.


Inquiétudes en matière de sécurité


Birao a été pratiquement vidée de ses habitants et détruite par les combats en novembre 2006 et en mars 2007, lorsque l'UFDR s'est battue pour le contrôle de la région contre les troupes gouvernementales soutenues par l'armée française. L'accord de paix signé par l'UFDR et le gouvernement en avril 2007 a conduit à une période de relative stabilité.

Mais, suite aux attaques du mois de juin, on craint que l'insécurité ne s'aggrave à Birao et dans d'autres zones de la préfecture de Vakaga, au nord-est du pays, ce qui aurait de graves conséquences humanitaires.


« Pour le moment, la saison des pluies protège Birao »,
  a indiqué Jérôme Voisin, de Triangle, à IRIN, laissant entendre que les groupes armés qui représentent théoriquement l'ethnie Kara avaient déjà envoyé des avertissements pour des attaques plus près de la capitale régionale. Triangle, qui distribuait de l'huile, du sel et du maïs pour le PAM, a abandonné ses opérations de développement dans la région de Birao pour se concentrer exclusivement sur les besoins urgents. M. Voisin a dit qu'il s'entretiendrait avec la MINURCAT et d'autres partenaires pour essayer de rester actif et en sécurité dans la région.


Attaques de la LRA


Mme Kai-Kai a expliqué que les organisations telles que le PAM devaient constamment prendre en compte de nouvelles urgences et de nouveaux problèmes de sécurité dans leurs prévisions en prenant en note les avis de récentes attaques du groupe [de rebelles] ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) près d'Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est du pays.


Selon Alexis Mbolinani, de la Jeunesse unie pour la protection de l'environnement et le développement communautaire (JUPEDEC), une organisation active dans le sud-est du pays, les attaques de la LRA ont eu des conséquences désastreuses. « Quand la LRA passe, elle emporte tout sur son passage », a dit M. Mbolinani à IRIN. « Ils sèment la terreur parmi la population. Ils enlèvent des gens et violent nos femmes. Personne ne vit à plus de trois kilomètres d'Obo. Ils ont emporté toutes les réserves de nourriture. On assiste à un réel problème de sécurité alimentaire. »


Selon Sylvain Maliko, ministre d'État au Plan, à l'Économie et à la Coopération internationale de la RCA, les récents événements dans le sud-est ont mis en évidence la vulnérabilité du pays face à l'instabilité de ses voisins instables. « Nous n'avons pas la capacité de résoudre ces conflits », a dit M. Maliko à IRIN, en soulignant toutefois que la sécurité interne en RCA s'était nettement améliorée.




 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 02:47
 



Les Brèves de N’djaména : Deby très affairé à Amdjeress


Que fait notre IdI national dans son réduit d’Amdjeress à plus de 1500KM de la capitale ? Selon nos infos, Deby est entouré des éléments de la garde rapprochée et du protocole d’Etat, triés sur le volet et appartenant uniquement à son clan. Amdjeress est pratiquement interdit aux autres tchadiens.


Pas question de déranger le chef. Les membres du gouvernement et autres conseillers n’ont qu’à se débrouiller avec le PM, il ne leur est pas permis de faire de déplacement à Amdjeress. Le perroquet national en a fait l’amère expérience : arrivé sans être invité pour soumettre quelques dossiers à son patron, il a été refoulé comme un mal propre. Seuls les envoyés spéciaux ou les personnalités du genre l’ex Président Goukouni, ont droit à un bref séjour à Amdjeress.

Alors, de quoi sont-elles faites les journées de notre guide éclairé ? Il semblerait que deux sujets le préoccupent énormément et il passe tout son temps à les débattre : Premier sujet, l’avenir du MJE. Le champ d’action de ce dernier se rétrécie, ainsi que ses éléments militaires. L’UFR ayant abandonné Hadjer Marfaïn (attention à ceux qui, derrière leurs ordinateurs en Europe ou en Amérique, pompent des communiqués « fait » à Hadjer Marfaïn, il n’y a personne à H M !) et rapproché d’avantage des positions de l’armée et du MJE sur la frontière beaucoup plus au NE.

Ainsi le MJE est obligé de se replier en profondeur au Tchad et traverser la frontière pour mener des opérations au Soudan lui est devenu très risquant. Il y a des interminables réunions entre Idi et le Chef du mje. Plusieurs scenarii seraient proposés : intégrer les éléments du Mje dans l’armée tchadienne, ou faire déplacer ses éléments au nord de la RCA de Bozizé à partir duquel ils peuvent harceler les forces soudanaises et combattre aussi les rebelles centrafricains. Dans ce cas Bozizé prendra entièrement en charge tous les frais y afférant avec un petit bonus à Deby en tant qu’intermédiaire. La base du Mje serait farouchement opposée à tous les deux scenarii.


Second sujet de préoccupation, celui là accessoire, le cas d’Eldjineidi, son Cemga. Depuis qu’il l’a nommé à ce poste, il y a semble t il un enrôlement massif dans l’armée des jeunes arabes venant de tous les coins du Tchad. « C’est pour combattre les rebelles ou c’est pour autre chose », se sont demandés Deby et son entourage. Le cas d’Eldjineidi est désormais sur le tapis. Des noms sont avancés : Tahir Erda, Dirmi Haroun, etc.

Enfin une dernière préoccupation serait aussi à l’ordre du jour. YSA étant sur la sellette, le moment est propice pour sonder les potentiels candidats loin des curieux yeux des N’djaménois.


Beremadji Félix


N’djaména
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE