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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:27




 

Libération 28/09/2009 à 00h00

Par  DANIEL SCHNEIDERMANN

Or donc, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, décida un jour de partir en vacances. Son choix se porta sur la riante cité de Biarritz. Il y séjourna quelques jours à l’hôtel du Palais. Et sacrilège : il advint qu’un journal sénégalais, le Quotidien, publia les notes d’hôtel du Président et de sa suite, avec une précision confondante. «Le Président et sa suite occupent onze chambres dont une suite impériale, révéla l’impertinent organe. Ce sont les numéros 119, 318, 319, 320, 337, 343, 348, 404, 407, 421 et 422. Nous avons pu savoir que, pour les cinq premiers jours, la délégation présidentielle avait décaissé 63 484,52 euros. Ce qui représente environ 41 582 360 francs CFA. Et les montants cités ne prennent pas en compte les repas, ni autres extras. Sur ce dernier point, il est indiqué que le président Wade en était déjà hier, à 984,30 euros en extras.»


Résultat : le journaliste signataire de cette enquête fut interrogé, six heures durant, par la police sénégalaise, désireuse de savoir comment il était au courant en temps réel, et à la décimale près, du montant des extras présidentiels. Ayant tenu bon, il fut relâché. Le Quotidien, qui ne lâchait pas l’affaire, en profita pour titrer : «L’Etat harcèle la presse». Comment le savons-nous ? Par une jeune blogueuse française, Justine Brabant, par ailleurs journaliste stagiaire au Quotidien, et qui vient d’ouvrir, sur le site de Libération, un blog intitulé
«Dakar entre quatre yeux».


L’épisode jette une lumière intéressante sur les rapports entre médias et pouvoir, dans une démocratie comme le Sénégal. Il est communément admis que la presse est plus libre, tellement plus libre, dans les pays développés, que dans les républiques bananières africaines. Mais dans quel pays les journalistes ont-ils longtemps bataillé, en vain, pour connaître le montant de l’augmentation de salaire présidentielle ? Dans quel pays un candidat à la présidentielle a-t-il pu promettre, devant toute la presse, de publier le montant de son patrimoine, avant de n’en rien faire (et d’être élu tout de même) ? Dans quel pays un (ancien) président a-t-il pu, des années durant, passer ses vacances en toute discrétion dans un palace de Haute-Egypte ? Dans quel pays une totale opacité entoure-t-elle les notes de frais des parlementaires ? Relisons bien le paragraphe du Quotidien : ce luxe de détails, cette impertinence, seraient-ils imaginables dans un quotidien français ?


Quelles leçons en tirer ? Que la presse sénégalaise est mieux informée, avec davantage de précision, que la presse française, sur les loisirs des dirigeants, et leur coût. Que la police sénégalaise est certes à la disposition du pouvoir, et réagit promptement à ses états d’âme, mais pas vraiment davantage que la justice française, telle qu’elle apparaît ces jours-ci, instrumentalisée par le président en exercice, pour servir sa vendetta contre un ancien concurrent.


Sans même parler d’un étrange épisode, que l’on voit en ce moment se développer dans l’édition et dans la presse : une campagne souterraine, toute en insinuations et en sous-entendus, contre un dirigeant de premier plan.


«Il ne tiendrait pas une semaine. On a des photos, elles existent ! On les fera circuler, ça ne plaira pas aux Français !»
Qui parle ainsi ? Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. De qui parle-t-il ? De Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, et candidat socialiste possible à l’élection présidentielle. A qui s’adresse-t-il ? A deux journalistes (l’un travaille à Canal +, l’autre à Europe 1), auteurs d’un livre, Hold-uPS, arnaques et trahisons (éd. du Moment) consacré aux mille turpitudes socialistes. Croit-on que ces journalistes demandent des précisions à M. Lefebvre sur ces «photos» qu’il détiendrait contre DSK ? Non. Ils prennent note, et impriment. Et ils ne sont pas les premiers. Quelques semaines plus tôt, le directeur de l’un des principaux hebdomadaires français, Christophe Barbier (l’Express), assurait dans un éditorial qu’en cas de candidature DSK, alors «la droite se déchaînerait et débloquerait tous les dossiers qui peuvent exister dans ses cartons sur l’ami Dominique Strauss-Kahn».


Quels «dossiers» ? Christophe Barbier les a-t-il vus ? Sait-il ce qu’ils contiennent ? Et si oui, pourquoi ne les a-t-il pas publiés dans son journal ? Tout cela passe tranquillement, et s’imprime dans les mémoires. Il faut qu’un journaliste, Bruno Roger-Petit, sur son blog, pointe ces petites manigances, pour que Lefebvre démente avoir dit ce qu’il a dit (mais qui restera imprimé dans le livre à succès).

Tant qu’à faire, on préfère l’investigation à la sénégalaise.

 

 

 

 

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 02:26




par  RFI

le 29/09/2009 Dernière mise à jour le 29/09/2009 à 01:11 TU

Les militaires ont utilisé lundi leurs armes et tiré à balles réelles sur les manifestants qui s'étaient regroupés dans le plus grand stade de Conakry pour dénoncer la possible candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle prévue en janvier. Le bilan est très lourd : au moins 87 morts, selon une source policière. Ancienne puissance coloniale, la France a condamné « avec la plus grande fermeté » cette « répression violente » et les Etats-Unis se sont déclarés « profondément inquiets ».

Des tirs à balles réelles

Selon des témoins que nous avons contactés, des personnes ont été abattues à bout portant et des femmes ont été violées par des soldats.

Une fois dehors, les manifestants étaient encore poursuivis par les militaires. Des coups de feu étaient toujours signalés dans divers quartiers de la capitale plusieurs heures après ces événements.

Plusieurs leaders de l'opposition ont été blessés dans la répression. Ils ont été hospitalisés et placés sous la surveillance des militaires.

Dans un entretien accordé à RFI, le chef de la junte Moussa Dadis Camara a déclaré attendre qu'on lui donne les chiffres des morts.

Le chef de la junte, Moussa Dadis Camara

« Effectivement, il y a eu des morts, mais j'attends encore les chiffres [...] J'attends qu'on me fasse le point de la situation pour voir comment nous allons procéder. Mais très franchement, je suis très désolé. »

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 01:04




 

Une manifestation a été réprimée dans le sang par les forces de l'ordre lundi à Conakry, en Guinée. Au moins 87 personnes hostiles à la junte au pouvoir ont été tuées par balles, selon une source policière.

C'est la première fois que la junte écrase une manifestation dans la violence depuis qu'elle a pris le pouvoir il y a neuf mois. La journée de lundi a été la plus meurtrière de ces dernières années en Guinée.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a appelé la communauté internationale à "réagir fermement". Ancienne puissance coloniale, la France a condamné "avec la plus grande fermeté" cette "répression violente" et les Etats-Unis se sont déclarés "profondément inquiets".

Lundi à la mi-journée, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour dire leur opposition à l'éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle prévue en janvier.

Après l'intervention des forces de sécurité, venues évacuer le stade, "il y a 87 corps qui ont été ramassés dans et autour du stade après le passage des militaires", a indiqué un responsable de la police sous couvert de l'anonymat.

(ats / 29 septembre 2009 01:53)

 

Guinée: au moins 87 morts lors de la manifestation réprimée

CONAKRY - Au moins 87 personnes ont été tuées lundi à Conakry lors de la très violente répression d'une manifestation de l'opposition par les forces de sécurité, selon un nouveau bilan donné lundi soir à l'AFP de source policière.

"Il y a 87 corps qui ont été ramassés dans et autour du stade (du 28-septembre de Conakry) après le passage des militaires", a indiqué un responsable de la police sous couvert de l'anonymat. Le précédent bilan faisait état de 58 morts.

"En ce moment, il y a 47 corps au camp (militaire) Samory Touré (à Conakry), dont quatre femmes, qui seront enterrés cette nuit (de lundi à mardi)", a précisé cette source.

(©AFP / 29 septembre 2009 00h13)

 


NDLR : Des Guinéens qui tuent d'autres Guinéens ! Il faut que ce genre de spectacle au macabre bilan  cesse un jour en Afrique. Qu'est ce qui finalement différencie le déséquilibré mental de Moussa Dadis Camara du défunt Lansana Conté ? Il vient de franchir la ligne jaune et porte une lourde responsabilité devant un tel bilan. Que diront à présent ceux qui comme Abdoulaye Wade, se faisaient des illusions sur ce capitaine sorti du néant, illustre inconnu, devenu maintenant un vulgaire dictateur sanguinaire ? La réaction de la communauté internationale doit être d'une grande fermeté dans la condamnation et dépasser le cadre de simples inquiétudes et préoccupations à caractère diplomatique que certains pays commencent déjà à exprimer.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 19:15




Guinée: près de 60 tués après un rassemblement de l'opposition

Au moins 58 personnes ont été tuées dans la capitale guinéenne Conakry après un grand rassemblement de l'opposition réprimé par les forces de l'ordre, a-t-on appris de sources médicales. L'armée tenterait de "dissimuler" les corps des victimes.

Selon un membre de la Croix-Rouge, "les dirigeants de l'armée ont demandé que tous les cadavres collectés soient apportés au camp (militaire Alpha Yaya Diallo, siège de la junte, ndlr) et non pas dans les morgues". Pour cet humanitaire, il y a "une volonté de dissimuler les corps des victimes" de la répression.

Dans un autre établissement sanitaire de Conakry, l'hôpital Ignace Deen, une source médicale avait auparavant assuré qu'un camion militaire était venu pour ramasser des "dizaines de corps", emmenés vers "une destination inconnue".

(ats / 28 septembre 2009 19:49)


 

PARIS - La France a condamné lundi "avec la plus grande fermeté" la "répression violente" exercée par l'armée guinéenne au cours d'une manifestation pacifique à Conakry, et appelé les militaires à réaffirmer leur volonté de rendre le pouvoir aux civils.

"Si l'on ne veut pas que la situation dégénère, cela nécessite que soit réaffirmée par les militaires leur volonté de rendre le pouvoir aux civils le plus rapidement possible en organisant les élections et en n'y participant pas", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie Alain Joyandet à l'AFP.

"La France condamne avec la plus grande fermeté la répression violente exercée par l'armée contre les forces vives de Guinée au cours d'une manifestation pacifique organisée à Conakry", selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

Le quai d'Orsay a relevé que "cette répression sanglante aurait fait plusieurs dizaines de morts parmi les manifestants" et que "plusieurs responsables de l'opposition et de la société civile auraient été blessés".

La France appelle "à la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées au cours de cette manifestation".

Paris "consulte ses partenaires au sein de l'Union européenne et du Groupe international de contact sur la Guinée afin d'"étudier les conséquences à tirer rapidement de ces événements", a conclu le Quai d'Orsay.

(©AFP / 28 septembre 2009 19h52)

 

Guinée: Washington "inquiet" appelle la junte au pouvoir à la modération

WASHINGTON - Les Etats-Unis sont "profondément inquiets" des violences survenues lundi en Guinée et appellent la junte au pouvoir à faire preuve de modération, a indiqué un responsable du département d'Etat.

"Nous sommes avant tout profondément inquiets (...) nous demandons instamment au gouvernement guinéen de faire preuve de modération et d'assurer la sécurité des Guinéens et des étrangers", a déclaré à l'AFP un diplomate américain ne souhaitant pas être cité nommément.

"Nous appelons aussi les autorités à conduire une enquête crédible et, si les faits l'exigent, à punir les responsables de cet usage excessif de la force", a-t-il poursuivi.

"Finalement, nous appelons la junte à tenir sa promesse d'organiser dans le délai prévu des élections libres, justes et transparentes, auxquelles ne participera aucun membre de la junte", a conclu ce responsable américain.

Au moins cinquante-huit personnes hostiles à la junte au pouvoir en Guinée ont été tuées par balles lundi, selon une source médicale, et deux chefs de l'opposition blessés lors d'une sanglante répression par les forces de l'ordre d'une manifestation à Conakry.

Ces violences interviennent au moment où la communauté internationale fait pression sur le chef des putschistes, au pouvoir depuis le coup d'Etat du 23 décembre 2008, pour qu'il respecte ses engagements de ne pas se présenter à l'élection et de laisser le pouvoir aux civils.

C'est la première fois que la junte militaire réprime dans le sang une manifestation d'opposants, depuis son arrivée au pouvoir il y a neuf mois.

(©AFP / 28 septembre 2009 22h54)

 

Guinée: "je n'ai pas pris cette nation pour un affrontement"

DAKAR - Le capitaine Moussa Dadis Camara, à la tête de la Guinée depuis neuf mois, a affirmé lundi qu'il n'avait pas pris le pouvoir pour aboutir "à un affrontement", après la répression sanglante de manifestations d'opposants ayant fait au moins 58 morts.

"Je voulais sortir pour aller (sur le terrain), tellement que j'étais vraiment écoeuré quand on m'a informé", a-t-il déclaré dans une interview accordée à la radio sénégalaise RFM.

"J'ai dit que je vais aller (sur le terrain) si effectivement les gens... je préfère alors mourir, parce que je n'ai pas pris cette Nation pour un affrontement", a dit le chef de la junte, qui s'exprimait d'une façon décousue et confuse, sans finir la plupart de ses phrases.

Sans pouvoir confirmer le bilan de 9 morts alors avancé par RFM, le capitaine a semblé dépassé par les évènements: "A un certain moment donné, j'ai demandé à aller sur le terrain pour voir ce qui s'est passé, mais les gens m'ont dit de rester et qu'ils sont en train de faire le point de la situation".

"Le matin, vers 10H00 (locales et GMT), je me réveille, j'apprends qu'il y a des gens qui sont en train d'aller vers le stade en masse (...) Ils ont défoncé le portail du stade du 28-septembre, ils ont saccagé le commissariat de police où ils ont pris même certaines armes" a-t-il dit.

"Les leaders (de l'opposition) sont tous partis pour le stade (...) Ils (les manifestants) ont saccagé, il n'y avait plus d'ordre (...) J'ai dit de ne rien faire à ces leaders, que je ne voudrais pas qu'il y ait une goutte de sang", a assuré le chef de la junte.

Un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers d'opposants, que la junte avait interdit, a été réprimé lundi dans le sang par les forces de l'ordre, dans le plus grand stade de Conakry.

Au moins 58 manifestants ont été tués par balles, selon une source hospitalière, et deux dirigeants de l'opposition blessés par les militaires.

La foule de manifestants exprimait notamment son opposition à une éventuelle candidature du capitaine Dadis Camara à la présidentielle prévue en janvier.

Le chef de la junte a jugé de son côté que le "seul problème, c'est le simple fait qu'une bonne partie de la population demande ma candidature: ça ne met pas à l'aise les leaders (de l'opposition) et c'est ce qui fait qu'ils ont coupé le dialogue".

"Ils disent que le président Dadis ne doit pas être candidat (...) mais je ne me suis même pas encore officiellement déclaré candidat" a-t-il insisté.

Ces derniers mois, le capitaine Dadis Camara soulignait sans cesse que l'armée avait pris le pouvoir "sans effusion de sang", le 23 décembre 2008, au lendemain du décès du président Lansana Conté qui régnait sans partage sur le pays depuis 1984.

(©AFP / 28 septembre 2009 21h50)

 

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 16:30




 

Source: Mercy Corps  26 septembre 2009

par Cassandra Nelson

Je suis allé passer l'après-midi avec l'un des partenaires de Mercy Corps pour le programme d'émancipation des femmes dans une zone de bidonvilles à la périphérie de Bangui. Le groupe est appelé Terrespoir, qui se traduit par la terre et l'espoir. Il s'agit d'une coopérative de femmes qui se concentre sur des projets agricoles pour générer des revenus pour les femmes. Ils travaillent aussi avec les filles-mères dans leur communauté, en essayant de les aider et les aider à devenir autosuffisantes.

En République centrafricaine, il y a beaucoup de jeunes filles-mères et elles ont souvent une vie très difficile. Dans de nombreux cas, la famille vont rejeter leurs filles et les forcer à quitter la maison si elles tombent enceintes et ne sont pas mariées. La jeune fille est contrainte d'arrêter l'école, si elle a la chance d'aller au début, et elle doit trouver un moyen de se débrouiller par elle-même et son enfant nouveau-né.

Mercy Corps travaille avec le groupe la terre et l'espoir pour les aider à démarrer de nouveaux projets et améliorer leur fonctionnement et l'efficacité globale et mieux servir les femmes dans la communauté.

Lorsqu’avec Denis Akino, Facilitateur du Programme Mercy Corps nous sommes arrivés au centre communautaire, nous avons été accueillis par un groupe de femmes chantant en frappant les mains avec enthousiasme.

Les femmes, réveillez-vous !

Femmes, levez-vous !

Femmes, soyez forts !

Nous nous sommes réveillés, nous nous sommes réveillés !

Nous luttons pour la paix

Nous, tous ensemble,  sommes réveillées!

 

Et, comme je l'ai vite appris, les paroles de leurs chansons étaient vraies!

Alors que Denis a travaillé avec le groupe et se déroule une formation, j'ai rencontré Elodie Feitounon, de 19 ans, mère célibataire.

Elodie n'avait que 17 ans et à l'école quand elle a eu son bébé, Dominique. Quand sa famille a appris qu'elle était enceinte, tout a changé et beaucoup de ses rêves. Elle avait travaillé dur pour ne pas se faire écraser par la réalité. Sa famille l'a chassée de la maison et voulait rien savoir d’elle. Le père de son enfant a nié en être le parent. Elodie a été laissée toute seule, sans un sou et enceinte.

Les femmes de la terre et l'Espérance sont venues à l'aide d'Élodie. Elles l’ont aidée financièrement et lui ont parlé avec sa famille au sujet de la situation et essayé de les aider à résoudre leurs différends. Elles ont également appris à Elodie comment faire des confitures et des conserves pour qu'elle puisse gagner suffisamment d'argent pour subvenir à ses besoins et son bébé.

Maintenant, avec l'appui du groupe, Elodie et sa famille se sont réconciliées. Elle a pu retourner à l'école pour obtenir son diplôme et son entreprise de confiture a donné son indépendance financière. Elle prévoit d'aller à l'université et ainsi elle peut obtenir un meilleur emploi dans l'avenir.

Et comme pour les femmes de la terre et l'espoir, elles travaillent avec Mercy Corps pour démarrer un nouveau projet qui vous apprendra davantage de jeunes femmes, notamment les mères célibataires, des compétences professionnelles afin qu'elles puissent subvenir à leurs besoins et leurs enfants. Ces femmes sont vraiment réveillées et se lèveront pour leur avenir!

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 15:56




Source: AlertNet 24 septembre 2009

par George Fominyen

Si la République centrafricaine ne pas recevoir de toute urgence un soutien accru des donateurs, il va commencer à régresser après trois ans de progrès à un moment où le problème de l'aide humanitaire a été soulevé par les agences humanitaires.

Pendant des années, les agences humanitaires ont déclaré que les donateurs ne donnent pas suffisamment de fonds pour les personnes dont un million de civils sont touchés par les violences dans le nord du pays.

"Peu de gens ont entendu parler de la République centrafricaine, en étant jamais conscient dans l'esprit de la situation alarmante du pays ", m'a dit Bruno Fugah, directeur de l'organisation médicale Merlin dans le pays.

Ceci, malgré l'attention portée sur le conflit au Darfour proche et les réfugiés à la frontière du Tchad, des incursions de rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ou de l'armée ougandaise qui chasse ces rebelles.

La République centrafricaine est classé 178 sur 179 dans l'indice de développement humain des Nations Unies. Près d'un cinquième des enfants meurent avant leur cinquième anniversaire et les infrastructures sanitaires sont médiocres.

Cependant, les analystes affirment qu'il est difficile d’obtenir l'appui des bailleurs de fonds parce que les problèmes que connaît le pays - le manque de services sociaux, l'éducation, les établissements de santé, les infrastructures et l'absence d'activité économique - sont considérés comme une crise du développement qui exige engagement à plus long terme que les donateurs ne peuvent pas se permettre en ce moment.

Certains analystes estiment que certaines situations d'urgence humanitaire auxquelles le pays est confronté - comme la malnutrition alarmante dans certaines parties du sud parce que les gens ont perdu leur emploi après la fermeture des mines de diamant et d'or - ont beaucoup à voir avec l'effondrement économique.

"Vous avez besoin d'une certaine forme de développement pour la région à offrir aux personnes ayant un emploi et les aider à gagner leur vie», a déclaré David Noguera, un gestionnaire d'intervention d'urgence pour Médecins Sans Frontières.

La République centrafricaine a généralement pris du retard, même dans l'aide au développement. Entre 1985 et 2005, l'aide à l'Afrique subsaharienne a augmenté de 90 pour cent, mais a chuté de 50 pour cent pour la République centrafricaine.

Toutefois, la sensibilisation par les organisations humanitaires en 2007 a porté ses fruits avec les engagements des donateurs pour atteindre 110 millions de dollars en 2008, 4,5 fois plus qu'en 2006, selon un rapport du gouvernement.

Pour plus de nouvelles humanitaire et d'analyse, s'il vous plaît visitez www.alertnet.org

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 15:23




 

CONAKRY - Au moins une dizaine de personnes ont été tuées par balles lundi à Conakry par les forces de l'ordre qui sont intervenues dans un stade pour évacuer des manifestants opposés à la candidature du chef de la junte à la présidentielle, a constaté le correspondant de l'AFP.

(©AFP / 28 septembre 2009 16h17)


CONAKRY - Au moins une dizaine de personnes ont été tuées par balles lundi à Conakry par les forces de l'ordre qui sont intervenues pour évacuer de force un stade où s'étaient réunis des opposants à l'éventuelle candidature du chef de la junte à la présidentielle, a constaté l'AFP.

Au moins une dizaine de cadavres portant des traces de balles étaient couchés à même le sol, dans l'enceinte du stade du 20-septembre, après que la garde présidentielle ait évacué par la violence les opposants qui y étaient rassemblés, a-t-on constaté sur place.

Auparavant de nombreux tirs avaient été entendus provenant du stade du 28-septembre, où plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées selon une estimation de l'AFP.

Alors qu'il couvrait l'évènement, le correspondant de l'AFP, qui travaille également pour Radio France Internationale (RFI), Mouctar Bah, a lui-même été forcé de se mettre à genoux par un militaire de la garde présidentielle.

Son matériel (micro, magnétophone) a été confisqué et brisé par des militaires. Son confrère de la BBC, le journaliste Amadou Diallo, a également été brutalisé.

(©AFP / 28 septembre 2009 16h37)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:07




Artistes ivoiriens bloqués à Bangui : Jusqu`où conduit le manque de professionnalisme

lundi 28 septembre 2009 - Par Nord-Sud

Après le calvaire des artistes ivoiriens en Centrafrique, des professionnels du show-biz se prononcent sur ce « drame ».

Durant plusieurs jours, 26 artistes ivoiriens (chanteurs et comédiens compris) ont été bloqués dans la capitale centrafricaine Bangui. Invités à participer à un concert, ils ont été victimes d'un promoteur de spectacle véreux, qui à pris la poudre d'escampette, une fois le spectacle terminé. Après quelques jours de galère, ils ont rejoint la capitale économique grâce à une implication personnelle du président de la République, Laurent Gbagbo, qui a mis à leur disposition un avion spécial. Les faits font ressortir que les artistes avaient été sollicités pour participer à un Festival à but humanitaire. Le concert fini, leur interlocuteur a disparu. C'est ainsi qu'ils ont décidé de retourner au pays sans la seconde moitié de leurs cachets. Mais à la grande surprise, l'agence de voyage qui leur a fourni les billets d'avion, leurs apprend que le chèque qui a servi au payement est sans provision.

Ils ont donc eu recours à l'ambassade de Côte d'Ivoire au pays de Bozizé qui est rentrée en contact avec les autorités ivoiriennes. Suite à cette affaire, certains promoteurs de spectacles et managers d'artistes, dénoncent le manque de professionnalisme des créateurs ivoiriens. Selon eux, à y voir de près, aucune des stars n'a pris le temps d'aviser son manager. Qui en réalité, est la personne indiquée pour régler toutes les questions afférentes aux contrats relatifs à la participation de son artiste à un spectacle. Et même si cela a été fait, ce dernier n'a pas pris le temps d'analyser le dossier en profondeur. Pour Youl Sayal, manager d'artistes, certaines explications démontrent l'inorganisation des participants au voyage.

« Comment comprendre, selon lui, que des '' professionnels'' acceptent-ils des billets d'avion aller, sans avoir les garanties d'un retour ». Il pense que certains artistes dans bien des cas, signent les contrats sans que le manager ne soit averti. De ce fait, ne connaissant pas les tenants et les aboutissants de telles affaires, ils s'exposent à des situations désagréables comme ce qui vient de se produire. Il pense donc que c'est l'attachement à l'argent qui fait que les artistes s'érigent en leur propre manager. Ce qui compromet durement leur carrière. «Les chanteurs ivoiriens n'ont dans la bouche que le terme ''gombo''. Alors qu'un artiste structuré doit se rassurer de toutes les dispositions pratiques avant de se déplacer pour honorer une invitation.

Et ce travail se fait en amont par un manager », déplore-t-il. Pour Zach, promoteur de spectacles, l'analyse de certains contours peut amener l'artiste et son manager à se mettre à l'abri de promoteurs malhonnêtes. « Le manager d'artiste ou l'artiste lui-même ne peut pas honorer un spectacle sans avoir certaines informations. A savoir, des idées précises sur ce pour quoi il quitte son pays. Tels que : à quel type de spectacle est-il invité ? Qui en est le promoteur ? Quelle réputation a-t-il ? S'il n'a pas des réponses satisfaisantes, qu'il ne se déplace pas », précise-t-il. Pour ce qui est de la déconvenue de Bangui, les artistes avaient selon lui, de bonnes raisons de ne pas se faire gruger.

D'autant plus que c'était une œuvre humanitaire. Ils devaient au moins avoir l'assurance que les billets d'avion retour avaient été réglés bien avant leur voyage. Joint au téléphone, Bohori Michel qui s'est prononcé au nom des artistes à leur retour, signale que les contrats ont été négociés individuellement et que des managers ont été associés aux négociations. Ce qui lui fait dire que les artistes ivoiriens sont bien encadrés. Seulement, ils pensent qu'ils ont été victimes de leur bonne foi.

 
S.A.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 13:05




 

28 septembre 2009 MSF

Une crise économique aggrave la situation des habitants dans le sud-ouest de la République Centrafricaine (RCA), une déjà extrêmement vulnérable.

Alertée par les autorités locales, les équipes de Médecins Sans Frontières ont ouvert, en un mois, quatre centre nutritionnels au sud ouest de la République Centrafricaine (RCA), à Carnot, Boda, Nola et Gamboula, et ont mis en place des dispensaires mobiles dans toute la zone.

En à peine un mois et demi, plus de 1300 enfants, souffrant la plupart de malnutrition sévère, ont été admis dans les programmes MSF.

A Boda et Nola un grand nombre de patients souffrant de complications médicales ont dû être hospitalisés. « C'est difficile de trouver des patients qui souffrent uniquement de malnutrition. En effet, nombre d'entre eux souffrent d'autres maladies et arrivent ici dans un état critique.

Nous voyons beaucoup de personnes souffrant du paludisme, de diarrhée, de tuberculose ou encore du sida, autant de maladies qui s'ajoutent à l'état déjà très fragile des enfants », explique Clara Delacre, coordinatrice MSF à Nola.

« De nombreux facteurs peuvent expliquer cette situation. Parmi eux, la crise qui touche le secteur minier, principale source de subsistance pour la majorité de la population de la région », ajoute Clara Delacre.

La crise a privé un grand nombre d'hommes de leur emploi, les laissant sans aucune autre source de revenu. De plus, de nombreux bureaux d'achat d'or et de diamant ont dû fermer ces derniers mois.

Cependant, la crise économique n'est qu'un facteur conjoncturel qui vient s'ajouter aujourd'hui aux difficultés chroniques que connaît la région : un régime alimentaire pauvre basé sur le manioc, le manque d'accès aux soins pour la majorité de la population et la saison des pluie qui augmente le risque de propagation du paludisme et d'autres maladies.

Dans la région, l'aliment de base est le manioc. D'autres aliments basiques tels que la viande sont aujourd'hui rares. Selon les habitants de la région, le problème a commencé il y a quelques années lorsque des groupes de bandits ont menacé les éleveurs de bétail. Les éleveurs ont dû alors fuir vers le Cameroun et ne sont toujours pas revenus.

En outre, un des facteurs déclencheurs de la crise est le manque d'accès aux soins. Les gens doivent en effet payer pour recevoir les soins et les médicaments, ce qu'ils ne peuvent pas se permettre. Cela, a été aggravé par la perte récente des sources de revenu de nombreuses familles et la fermeture de nombreux centres de santé.

« MSF est venue ici en réponse à une urgence pour soigner les cas les plus sévères. Mais certains problèmes de fond nécessiteront une réponse plus large », conclue Clara Delacre.


MSF travaille en République depuis 1997. Actuellement, l'organisation met en place des projets pour fournir des soins aux populations touchées par la violence dans le nord-ouest du pays, à Kabo, Batangafo, Boguila, Markounda, Maitikulu, Paoua et Bocaranga.

 

 

RCA : « A Carnot, un hôpital et une ville délaissés »

01 septembre 2009 MSF

Depuis le 23 juillet, des équipes MSF prennent en charge la malnutrition dans la région de Carnot, une ville du sud-ouest de la République Centrafricaine (RCA). Annie Gadan a fait partie de la première équipe, chargée de mettre en place le projet. Elle nous raconte ici les premières étapes de cette mission.

 Comment avons-nous su que la situation nutritionnelle était inquiétante dans la région ?

 

Vers la mi-juin, le médecin chef de l'hôpital de la ville de Carnot lance deux appels à la radio locale pour passer un message d'alerte. Lorsqu'il prend son poste en mai, il découvre une situation nutritionnelle très alarmante dans la région, qui se traduit à l'hôpital par des cas de malnutrition sévère.

Suite à ses messages radio, beaucoup de gens se présentent à l'hôpital. Les équipes médicales s'organisent et prennent en charge gratuitement plusieurs dizaines d'enfants malnutris sévère.

En RCA, les soins de santé sont normalement payants. Il faut payer pour les médicaments, pour l'infirmier qui consulte ou éventuellement le médecin, et pour les hospitalisations aussi.

Au niveau de Bangui, le ministère de la Santé réunit plusieurs acteurs de l'aide présents dans le pays. Action Contre la Faim (ACF) et Médecins Sans Frontières (MSF) décident de mener une rapide évaluation nutritionnelle début juillet. Celle-ci rapporte un taux de malnutrition sévère très alarmant, au-dessus de 20%.

Même si ce chiffre ne peut pas être généralisé à l'ensemble de la population de la sous-préfecture de Carnot, il s'agit d'un taux de malnutrition sévère extrêmement inquiétant. La crise aurait affectée toute la préfecture de Mambéré-Kadéï et d'autres interventions sont en cours dans les sous-préfectures voisines.

Que se passe-t-il à votre arrivée à Carnot ?

Nous sommes arrivés à Carnot le soir du 22 juillet, avec le matériel nécessaire pour la prise en charge environ 72 enfants, en hospitalisation et en ambulatoire. On a apporté avec nous des aliments thérapeutiques, du lait, des médicaments, du matériel logistique comme des tentes, parce qu'on ne savait pas ce que l'on allait trouver sur place.

A notre arrivée, l'équipe de l'hôpital nous a accueillis chaleureusement, les gens semblaient soulagés de nous voir arriver. Nous sommes mis au travail dès le lendemain. Les logisticiens ont mis en place le nécessaire pour l'hospitalisation des enfants, les médecins ont consulté leurs premiers patients, et moi j'ai fait le tour des autorités.

J'ai alors découvert une ville "far-west ", presque déserte, où la majorité des commerces sont fermés... Avant d'arriver, on s'était renseignés sur la région, et on avait entendu dire que Carnot, ville diamantifère, connaissait une situation économique difficile, que l'exploitation et le commerce du diamant étaient en crise.

En traversant la ville, on s'en est vite rendu compte. Si la ville avait connu une période faste, ce n'était visiblement plus le cas aujourd'hui. L'ambiance était celle d'une ville et d'un hôpital complètement délaissés...

A l'hôpital, comment se passe l'installation ?

A l'hôpital, nous avons déjà 42 enfants sévèrement malnutris accompagnés de leur famille. Les médecins font un premier tour de consultation. Près de la moitié de ces enfants peuvent être soignés à domicile et ne nécessitent pas d'être hospitalisés.

Mais pour ceux qui en ont besoin, l'équipe met en place un centre de nutrition thérapeutique. Dès les premiers jours, les consultations et les admissions augmentent. A partir du 1er août, on décide d'évaluer à nouveau la situation nutritionnelle, à la fois dans la ville de Carnot et dans les zones rurales.

On obtient un taux d'environ 10% de malnutrition sévère aiguë dans la ville de Carnot, mais dans les villages alentours, les chiffres collectés paraissent beaucoup plus bas. Actuellement, une enquête nutritionnelle avec une étude de mortalité rétrospective, ainsi qu'une évaluation de sécurité alimentaire sont en cours.

Comment les gens décrivent-ils leur situation ?

Partout où nous sommes allés, les gens mentionnent en premier leurs difficultés économiques, évoquent la crise mondiale et l'effondrement du prix du diamant.

De nombreux habitants de Carnot tiraient leurs revenus des activités minières. Or la la fermeture de nombreux bureaux d'achat du diamant à la fin de l'année dernière a poussé la population à réorienter ses activités sur l'agriculture. Dans cette région, la culture principale étant le manioc, beaucoup n'ont pas eu les moyens de diversifier leur semis avec des haricots, des courges, des arachides, etc.

Dans les périodes de forte activité minière, les produits alimentaires sont importés massivement d'autres régions (manioc, légumes etc..). Mais en ce moment, le marché est inondé de la production locale de manioc et le prix de vente s'est effondré.

Aujourd'hui, le régime alimentaire de ces populations est peu diversifié, essentiellement composé de manioc et de feuilles cuites à l'eau. La viande est hors de prix sur le marché et d'autres aliments indispensables comme l'huile sont très chers. Il y a donc certainement un problème d'accessibilité à la nourriture pour les foyers affectés par la crise économique.

Y a-t-il d'autres facteurs pouvant expliquer cette dégradation nutritionnelle ?

La saison des pluies a débuté en juin, avec un mois de retard. Les femmes racontent que le mois de mai a été particulièrement sec, et l'impact sur les cultures très négatif. Mis à part le manioc, il n'y a quasiment pas de réserve alimentaire dans les foyers actuellement. Au mois d'août, la récolte des arachides et du mais a eu lieu, pour ceux qui en ont planté en début d'année.

L'autre problème, c'est l'élevage. On voit peu d'animaux dans ce coin-là. Trouver des œufs par exemple, n'est pas toujours facile et quand on en trouve, ils sont chers. Pourtant, la viande ferait partie des habitudes alimentaires des gens.

En saison sèche, les Peuls amenaient habituellement leurs troupeaux en pâture dans la région. Ils ont cessé de le faire depuis 2007, lorsque des coupeurs de route, commettant des actes de banditisme, ont sévi aux alentours de Carnot. Il semble que les gens aient beaucoup souffert de cette insécurité. De nombreux habitants des zones rurales ont migré vers la ville de Carnot suite à ces événements, et ne sont pas repartis depuis lors.


A la fin du mois d'août, près de 530 enfants malnutris sévère avaient été admis dans le projet, dont plus de 190 avaient dû être hospitalisés. Autour du 20 août, trois centres de traitement en ambulatoire avaient été ajoutés aux structures de prise en charge initiales.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 12:50




 

CONAKRY - 28 septembre 2009 13h02 (AFP) - Au moins 11 opposants ont été blessés lundi à Conakry, dont trois gravement, lors de la dispersion par les forces de l'ordre d'un rassemblement contre une éventuelle candidature du chef de la junte à l'élection présidentielle de janvier, a constaté un journaliste de l'AFP.

Trois jeunes étaient couchés devant le commissariat du stade, près du lieu du rassemblement qui avait été interdit par la junte. L'un d'eux présentait une double fracture à une jambe.

Un correspondant de l'AFP a vu également huit autres personnes blessées, dont certaines à la tête et une trentaine ont été arrêtées et emmenées dans des fourgons vers une destination inconnue.

Les forces de l'ordre ont violemment dispersé les opposants à l'aide de matraques et de grenades lacrymogènes mais en fin de matinée plusieurs jeunes revenaient aux alentours du stade.

Le correspondant de l'AFP, qui travaille également pour Radio France Internationale (RFI), Mouctar Bah, a été brièvement interpellé. Des hommes en uniforme ont pris son matériel (un micro et un magnétophone) avant de le fracasser par terre.

Plusieurs leaders de l'opposition qui souhaitaient se rendre au rassemblement près du stade ont été bloqués par des policiers au niveau de l'université, selon des témoignages. Il s'agit notamment de Cellou Dalein Diallo, Sydia Touré et François Fall.

Les jeunes avaient commencé à se rassembler, avec des pancartes où on pouvait lire "non à Dadis" et "à bas l'armée au pouvoir", devant le plus grand stade de la ville, qui avait été fermé et aux alentours duquel un important dispositif de forces de l'ordre avait été déployé.

La junte avait interdit dimanche ce rassemblement pour ne pas troubler l'ordre public avant la fête de l'indépendance le 2 octobre mais les "forces vives" (partis politiques, syndicats et société civile) avaient maintenu le mot d'ordre.

Lundi matin, un important dispositif avait été déployé dans tous les grands carrefours de la capitale, avec des voitures de police et des véhicules militaires.

Seuls de de rares véhicules circulaient, les stations services était fermées tout comme de nombreuses boutiques.

Le gouvernement a par ailleurs décrété ce lundi comme jour férié, en commémoration du 28 septembre 1958 où la Guinée à voté non à la proposition française de rester dans la communauté française, selon un communiqué lu sur les médias d'Etat.

(©AFP /)

 

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